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12/05/2018

Le passé, le présent et l'avenir

Envie de printemps.JPGNous sommes déjà mi-mai et mi-printemps.

Le printemps, est synonyme de renouveau.

"Irrésistible printemps", écrivais-je l'année dernière par un parcours en passant par le Japon. 

Nous avons besoin de renouveau, de futur mais, peut-être encore vintage, garder une certaine nostalgie du passé pour ne pas perdre ses acquis.

Cette fois, je me suis fait aider par un invité, Don Quichotte


Commençons par l'humour, parce qu'après c'est pas sûr de le retrouver...

Cette année, pour le début du mois de mai, Cyndia Lazelli construisait son petit agenda haineux de ce qu'on allait détester en mai mais qu'on ferait quand même comme les barbecues dans le jardin avec la sauce ad-hocpodcast

Thomas Gunzig disait "Halte à la routine de la course électorale. Il faut des surprises et pas n'importe lesquelles, mais de bonnes surprises: podcast.

 

Entre les paradis artificiels et l'intelligence artificielle,

le nombre de pas entre les deux diminue mais ils ne sont pas nuls

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Paul Jorion fait partie d'un coin du Carré de Vadot ci-dessus.

En avril, Paul a présenté une conférence à l’école de design "Strate" à Sèvres, en découpant le temps en trois épisodes le passé, le présent et l'avenir dans le cadre de la défense et de illustration du genre humain.

Cela entrait parfaitement dans les objectifs du billet suivant "Le printemps pour passer de l'avant et changer l'après" qui tentait de trouver un lien entre l'avant et l'après et qui le retrouvait d'une manière plus désenchantée avec un autre invité dans un dialogue qui virait à l'aigre à cause de partis pris inconciliables.

Le projet de donner un reflet d'une époque par rapport à une autre dans un ordre croissant, devient complexe quand, il y a les conjonctures des situations occasionnelles qui s'ajoutent aux conjectures qui comprennent hypothèses ou postulats.

Avec le recul du temps, des conclusions peuvent se tirer par des historiens et pas par des économistes.

Paul est anthropologue de formation mais s'est dirigé vers l'économie.

Cela n'en reste pas moins intéressant de joindre ces deux bouts.

Située à l'articulation entre les différentes sciences humaines et naturelles, l'anthropologie étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques et culturels.

L'économie, elle, reste cantonnée à l'administration des richesses matérielles.

 

Le passé selon Paul

Les historiens ont souvent représenté les populations ancestrales en tant que sauvages et puis de barbares.

Ils utilisaient très peu d'outils mais qui leur étaient suffisants pour appréhender le monde avec une technologie simplifiés, mais il s'avère qu'ils s'en contentaient.

Deux cultures s'opposèrent: l'occidentale indo-européenne et l'orientale chinoise

La première classifiant son entourage par analogie des formes en relations symétriques de propriétés en descendant et anti-symétriques si on les remonte.

La pensée du dissident Socrate, transmise ensuite à Platon et puis à Aristote s'est créée une théorie de la raison et de la logique par des syllogismes.

L'esprit d'ordre matérialiste et mercantile a prédominé.

Les conseils pour l'organisation humaine donnés par Machiavel par l'intermédiaire de son pamphlet "Le Prince", aux dirigeants Médicis, individualise les relations humaines. 

J.J. Rousseau a institué le droit à la propriété privé et la conscience de notre mortalité.

La seconde, l'orientale, s'organise par analogie du fond par les sentiments qu'ils inspirent, dans des relations anti-symétriques par une méthode administrative de fonctionnaires mandarins dans un empire à forte densité avec l'harmonie cosmologique qui dominerait à partir de dirigeants, de dieux vivants représentants la population, tout comme celle qui existe entre le ciel et la terre après Confucius en tant que promoteur sous forme de cycles.

 

Le présent selon Paul

Voici, le résumé de Don Quichotte sur les trois épisodes de la présentation de Paul:

  1. La capacité de charge d’une espèce par rapport à son environnement est le facteur déterminant. (Biologie)
    1. Dégradation de l’environnement (air, mer, terre)
    2. Déplacements massifs de population et pas seulement à cause des guerres; 
    3. Quel est l’utilité du transhumanisme si la capacité de charge est déjà dépassée? 
  2. Les différences de cultures (asiatique, occidentales et autres) dictent des choix et approches différentes. En contenu et en priorité. 
  3. Le choix de solidarité (mammifères sociaux) ou d’individualisme nous dirigent soit vers des adaptations solidaires soit vers des cataclysmes. 
    1. Moins de 10% des demandes citoyennes se retrouvent traduite dans des lois  de régime « dit » démocratique. Les 90% des lois sont le fait de groupes de pressions financiers et économiques. Le citoyen n’a rien à dire au final d'après une Étude Suisse-Zurich réalisées par une école d’ingénieurs.
    2. Le capital humain dans sa terminologie capitaliste:
      • Karl Marx: argent prêté. Donc pour uniquement celui qui en a et qui mène à l'accumulation de capitaux par une minorité.
      • Cette accumulation de capital apporte l’appauvrissement de la plupart et s’accélère avec le pouvoir d’achat maintenu +/- principalement par des prêts à la consommation. Les revenus des travailleurs ne permettent plus de maintenir certains grands équilibres financiers et en pratique, apporte le résultat que:
        • 82% de la richesse produite est destinée à 1% de la population en 2017; 
        • pas ou peu de ruissellement de la « richesse »; 
        • le patrimoine de 40% des Américains: 40% ne possède rien dont:
          • 30% ont des dettes 
          • 10% possèdent 1% du patrimoine et compensent à peine 30% des dettes.
          • 30% survivent grâce aux aides de l’État. 
          • en 2000, 2,7% possède 50% possède 2,7% de la richesse et seulement 1,5% en 2017.
        • Les plus riches achètent et investissent mais comme il y a trop peu de gens en mesure d’acheter tout l’argent disponible ne peut être investit et est utilisé dans la spéculation:
          • 2008, première année de la récession. Le prix du baril de pétrole est triplé alors qu’il y moins d’activité économique et moins de demande. Certains parlent du pic pétrolier alors que la réalité est que le Pentagone porte plainte sans budget suffisant pour acheter le Kérosène nécessaire. Une enquête parlementaire retourne à des fonds liquides d’investissement confiés aux Hedges Funds qui spéculent sur le marché des matières premières et achète et vend 80x les réserves d’or en spéculant à la hausse et à la baisse des valeurs en déséquilibrant les marchés qui enfonce la risque au niveau systémique.
    3. Les réseaux de pouvoir se divisent en institutions de 250 entreprises qui prennent 75% des décisions et 147 autres, 45% des décisions.
      • Une oligarchie de 90 personnes décide  et crée un régime censitaire  et une certaine censure de fait.
        De nouveaux médias mis en place par B. Hamon ou JL Mélenchon sabotent
      • Selon une Étude, si une oligarchie disparait, c'est à l'initiative d'un de ses membres mais jamais par le peuple.
  4. Les dictatures sont parfois mieux armées pour changer rapidement de cap à grande échelle sans se soucier des citoyens et en deviennent plus efficace comme en Chine avec les actions drastiques pour réduire la pollution, pour créer et utiliser des énergies renouvelables.
  5. L'absence de conscientisation du monde politique empêche d'établir des règles de droits et de devoirs en rapport aux nouvelles technologies et mène à :
    1. une robotique au service des guerres
    2. une concentration des pouvoirs
    3. au service de l'argent

0.JPGPaul a fait un état des lieux de notre époque et Don Quichotte a bien résumé ce chapitre "présent"..

Démocratie avec 3 pouvoirs indépendants 3.JPG reposants sur le suffrage universel. Économie de marché avec le système libéral qui a effacé la monarchie.

Recherche de moins d’État et plus de liberté.

Il est clair que la force s'est toujours immiscée pour déchirer les codes de la diplomatie.

Emmanuel Macron fête sa première année sous le signe jupitérien en subissant les grèves en France.

Tout en se représentant bien à l'extérieur de la France, il a déçu à l'intérieur. Certains disent qu'il a dévalorisé le travail et les retraités se ont été chargés par de nouvelles taxes.

Comme disait un journaliste, un an de présidence, ce sont les noces frêles de coton et qu'à la fin de son mandat, ce seront les noces dures de bois, le moment d'actualiser et de solder les comptes de résultats, budgétés au départ.

Salle temps pour la planète...

 

 

L'avenir selon Paul.

"Qui n'avance pas, recule", entend-on.

Qui avance sans tenir compte du passé trébuche comme un apprenti sorcier qui n'a rien appris de ses erreurs.

Dans la nature, tous les êtres vivants, espèce par espèce, trouvent des palliatifs à une situation qui leur est néfaste, mais cela prend du temps dans l'évolution. 

La population mondiale est toujours en augmentation, ce qui crée toujours plus de besoins de croissances à différents niveaux.

L'explosion technologique devrait engendrer la méfiance.

L'immortalité voulue par les transhumanistes rendrait peut-être plus responsable, pensait Paul.

Paul retient cinq scénarios de sciences fictions.

Quatre pessimistes souvant américains:

Le film de 1959, "Le dernier rivage" réactualisé dans ce documentaire

Le film "Elysium"

Film Interstellar

La série des "Terminator"

et un film français plus optimiste :

"La belle verte"

Les films de science fiction ont toujours recherché des solutions à nos nostalgies du passé, à nos stress de l'actualité et à nos rêves de futur.

 

Conclusions et constatations:

"Il y a beaucoup d’éléments de réflexions même si parfois, il y a une sorte de contradiction entre certains d’entre eux.
Il est vrai à sa décharge qu’il aborde énormément de sujets en très peu de temps. Même si près de quatre heures au total semble long. 
Il sera donc hasardeux de trop résumer mais bon c’est le « prix » à payer.
J'ai retenu quelques éléments qui me semblent fondamentaux", concluait Don Quichotte

Les trois exposés ont eu chacun une approche intéressant mais peut-être trop éloignés l'une de l'autre avec peu de flashback comme références.

Était-ce une gageure de séparer les tenants et les aboutissants, de partir de la source pour arriver à l'échéance?

Tous projets entrent dans des cycles, lancés parfois avec enthousiasme, puis arrivent à une apogée et redescendent la pente par obsolescence ou par erreur de conception pour finir par mourir ou renaitre dans un autre cycle avec une autre version espérée améliorée.

Les optimistes et les pessimistes s'affrontent pour expliquer leur ressenti du temps.

Difficile de faire ouvre d'historien et de rester objectif sans laisser poindre un peu de subjectivité.

Vendre du pessimisme est souvent plus facile en période de crises multiples par la culture de la peur.

La collapsologie parle de la société déjà en train de s'effondrer. 

[ Pour info: La chaîne ABXPLORE explore l'idée du Doomsday en provenance des USA dans 10 scénarios de fin du monde avec un retour dans le passé comme appui à cette thèse. Le 5 mai, ce fut le "Sursaut de rayons de gamma" et le 12 mai, les "Éruptions solaires", la "Terre qui perd son orbite et tombe sur le soleil".]

Les humains sont des êtres sociaux, dit Paul.

Sociaux mais pas avec un instinct grégaire, comme pourraient l'être, les animaux.

Endémiques partout sur notre Terre, les humains y exploitent leurs qualités mais aussi leurs défauts.

L'opportunisme n'est pas une propriété uniquement humaine. Il fait partie de l'évolution de tous les êtres vivants qui cherche à trouver la meilleure manière pour exister. L'évolution invente, teste et utilise ce qui fonctionne le mieux ou rejette ce qui ne fonctionne pas. 

Un système égalitaire par une interaction entre ses membres pour créer de la richesse et non par ruissellement de la richesse pour créer un équilibre, est proposé par Paul.

Les dettes ont manifestement pris le pouvoir dans les attitudes et les pensées de notre monde des humains.

Le sacro-saint équilibre budgétaire intervient immédiatement dans des débats sans fin:podcast.
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Le socialisme, soutenu par les syndicats, aurait-il creusé les déficits en haute conjoncture par les excès de dons non compensés par une production pour régner en maître sur le peuple?

La censure sociale, obligée de suivre un destin en tant que son propre entrepreneur comme capital humain, proposée par le libéralisme, aurait-elle été déterminante?

C'est le bicentenaire de la naissance de Karl Marx et de nouveaux débats se produisent:podcast

La population chinoise est cotée par le gouvernement dans pour déterminer quels sont ceux qui sont considérés comme bons ou mauvais citoyens. Les "bons" sont récompensés et les "mauvais" sont réprimés. Ce qui crée un esprit de compétition.Pour les "mauvais", voyager devient interdit.podcast

"Un casque permettrait même à des entreprises de savoir ce que ressentent leurs employés en captant leurs émotions", révèle cet article dans lequel il est dit que "Pour améliorer la productivité et l’efficacité en connaissant l’état de stress ou de fatigue, l'Intelligence Artificielle détecte dans ce but des pics émotionnels pouvant être provoqués par une dépression, de l’anxiété ou de la rage".Le monde du vivant au complet est souvent organisé selon le modèle hiérarchique avec des leaders à plusieurs étages qui tireront leurs propres groupe de coopérants idéologiques soit par facilité, par dévouement, par manque d'idées constructives.

La compétence et la motivation sont souvent avancés comme principes de sécurité du système avec la responsabilité munie d'un parapluie ou même d'un pare-soleil.

5.JPGVu l'imprévisibilité de Donald Trump, il faut s'attendre à des hauts et des bas en cascade.

La Corée du Nord a fait planer un risque de guerre pendant des semaines avant de s'apaiser.

0.JPGLe pacte signé avec l'Iran par son prédécesseur, annulé et cela remet de l'huile sur le feu avant de trouver une autre alternative.

Nous nous retrouvons, vu du haut, avec une influence édictée à partir du sommet appelée "élite" face à un monde agissant qui n'a pas souvent de droits pour prendre la parole en dehors d'être mécontent de son sort en le manifestant au travers du droit de grève.

La production de la Terre dont on connait aujourd'hui les limites en potentiel, est aujourd'hui dépassée par les événements pour le compenser, dès le mois d'août et est toujours en recul dans l'année. Nous consommons plus que la terre ne peut produire. C'est vrai que 1% seulement de la population du monde se partage la richesse globale.

3.JPGMais, posons le problème à l'envers.

Est-ce que si les richesses maintenues dans les mains de 1% de la population mondiale, seraient-elles plus profitables à la planète, si elles étaient réparties de manière égalitaire dans toute le population mondiale?

Plus de pauvres. Plus de riches.

Uniquement des classes moyennes comme le proposait Paul dans un de ses chapitres.

Cette question mériterait une sérieuse étude indépendante exemptes de partis pris avec statistiques à la clé.

Déjà, la semaine dernière, je parlais d'habitude avec l'utilisation de la voiture et qui dérivent à addictions.

Un autre indice pourrait être apporté par la constatation de l'augmentation fulgurante des voyages et des déplacements en avion grâce au low-cost.

2017 a été un bon millésime dans le secteur de l'aviation avec 41,8 millions de vols pour 4,1 milliards de passagers grâce aux tarifs des billets d'avion à petit prix pour les vols long-courriers qui restent inférieurs à la classe économique.

Ce consumérisme se produit de plus en plus souvent dans des déplacements lointains sous forme de "City-trips" de très courtes durées qui ne permettent plus de profiter du bienfait que les voyages sont sensés apporter. 51% des vacanciers s'intéressent aux curiosités à destination tandis que 49% seulement au soleil.

Pourtant, amortir les kilomètres dans les heures et les jours de prestations, serait une solution pour augmenter le plaisir de la rencontre avec d'autres manières de vivre et pas uniquement pour des raisons écologiques.

La rationalisation du secteur du tourisme n'a pas encore eu lieu.

Le projet "voyage" est toujours en phase ascendante.

Rationaliser le transport passe évidemment en recentrant les activités dans des secteurs d'espaces plus limités.0.JPG

Un article du dernier "Monde diplomatique" raconte la situation de la ville moyenne de Montluçon, localisée en plein centre de la France.

Au 19ème siècle, dans cette ville, fut conçue la "Bourbonnaise", la mère des locomotives françaises.

A sa suite, la petite ville est devenue une cité industrielle au développement important.

Les cinq voies de transports en trains n'en sont plus aujourd'hui que deux avec les activités restreintes d'autant.

La réduction du temps imparti pour les projets se poursuit par des actions réalisées dans un temps trop court à leur parfait achèvement.

Ingratitude du temps?  

Serait-ce la théorie d'Einstein qui établissait la relation entre l'espace et le temps et qui disait que plus on a d'espace, moins on a de temps et vice et versa?

Ce n'est pas une question, mais une constatation logique conjoncturelle d'une situation allergique à un espace fini et un temps déterminé. 

"On ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf", dit un vieux principe.

Encore faut-il apprendre ce qu'est un œuf, comment il faut le casser et à quoi il faut l'agrémenter pour qu'il ait le meilleur goût.

En d'autres mots, il faut réapprendre à apprendre et utiliser l'intelligence la plus performante possible pour y arriver. 

Dans le genre humain, on distingue des logiques, des aspirations et des philosophies totalement différentes.

Chercher un bonheur commun par des artifices communs dans une sorte de bonheur intérieur brut pour contrebalancer le produit intérieur brut, sera voué à l'échec.

Même la procréation de l'espèce humaine qui existe chez tous les êtres vivants ne s'accordent pas.

L'intelligence artificielle est dépendante du programmeur qui la conçoit.

En tenant comptes de paramètres du passé, de l'actualité et de structure, l'IA pourrait prendre le pas avec plus d'efficacité sur l'intelligence naturelle.

Le concept de faire plus avec moins faisait, à l'origine, partie du paradigme du capitalisme en produisant plus au moindre coût.

Il pourrait aller dans le même sens que l'écologie nécessaire à la planète en faisant mieux avec moins.

C'est peut-être par cette alternative que l'on pourrait concevoir une décroissance intelligente puisque le travail a disparu.


Réformer n'est souvent accepté qu'en conservant ses acquis octroyés pendant les périodes d'euphories et qu'en les augmentant. Là, réside peut-être l'erreur.

La nature renait se renouvelle dans un cycle de vie éternelle.

Ce printemps, rédacteur Nabum avait remarqué que le monde devenait silencieux par le constatation que nos hirondelles ne passaient plus en France.

Cette année, rien n'enraye le déclin.

Quelque 40% des espèces communes d'oiseaux sont en déclin à Bruxelles.

8.JPGDepuis 1992, sur 36 espèces analysées,  12 populations d'oiseaux augmentent, 10 sont stables et 14 déclinent, observé depuis 114 "points d'écoute" disséminés à Bruxelles.

Entre les idées libertaires des paradis artificiels apportés en mai 68 et l'intelligence artificielle de 2018 réside encore beaucoup de pas de différences.

"Alors que les oracles de l’informatique et les maîtres du capitalisme vert revendiquent le monopole des lendemains qui chantent, la gauche déserte les grands projets d’avenir. A défaut d’espérer changer le monde, elle raccroche ses espoirs à ses souvenirs, en particulier ceux des années d’après-guerre. Mais peut-on concilier progressisme et nostalgie ?" écrit le Monde diplomatique dans l'article "L'histoire ne repasse pas les plats".

L'évolution est en marche qu'on la crée ou qu'on l'enraye.

Qu'elle soit de gauche ou de droite, dans l'espace ou dans le temps, à la recherche de son autre.

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Hommage à Maurane, décédée lundi (Paris Match)

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Eriofne,

 

13/5/2018: Les décodeurs sur la démocratie dans les médiaspodcastpodcastpodcast

14/5/2018: Le coût environnemental du tourismepodcast

8/6/2018: Réédition de "1984" de George Orwellpodcast

Commentaires

?????Démocratie avec 3 pouvoirs indépendants reposants sur le suffrage universel. Économie de marché avec le système libéral qui a effacé la monarchie. Recherche de moins d’État pour acquérir plus de liberté.

La réalité est très différente de cette présentation idyllique. La France et les USA par exemple ont un système électoral qui ne correspond en rien aux votes d’une majorité. Aux USA on est élu alors que le perdant obtient par exemple près de 4 millions de votes de plus que le gagnant! En France avec leur système à deux tours des millions de votes s’évaporent dans l’espace sidéral séparent les deux tours. Les systèmes électoraux mis en place assurent que rien ou pas grand chose pourrait changer suite à une élection.
Moins d’état pour acquérir plus de liberté est une vue en total contradiction avec la réalité. C’est seulement plus de liberté pour ceux qui possèdent le pouvoir de l’argent et bcp moins de cette liberté pour ceux dont la vie et survie dépend de n’importe quel qualité de « job, job » accordé par ceux qui ont la vraie liberté de choix.
Depuis trente ans on constate un transfert majeur des revenus du travail vers les revenus financiers (Etude de l’équipe Thomas Piketty approuvée par des prix Nobel d’économie comme Stiglitz et Paul Krugman); est-cela le «plus de liberté » grâce au moins d’état??

Écrit par : Don Quichotte | 12/05/2018

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Bravo. Bonne réaction, bonne rectification.
J'ai tenté de séparer ce qui avait été dit par Paul lui-même pendant ces trois épisodes et je n'ai ajouté que des critiques ou conclusions dans un bloc séparé.
Parfois, même les historiens ne sont pas objectifs et dépassent leur rôle de notaire.
Comme je l'ai souvent écrit, l'objectivité et la réalité ne sont pas faciles à écrire et encore moins à décrire.
L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs. C'est un fait.
Elle dépend du temps, mais aussi de l'endroit d'où les étapes sont décrites.
Ce lien entre le temps et l'espace qu'avait présenté Einstein, n'est pas exclusivement réservé avec une vision sur le Cosmos.
Il est universel.
Paul surfe sur la vague du mécontentement et du manque de repères comme un nouveau prophète..
Il a très bien compris l'intérêt qu'il pouvait tirer de ses connaissances apprises en anthropologie et en économie de terrain qu'il a acquise dans le milieu de le finance aux Etats-Unis.
Je connais depuis longtemps Paul avec sa vision que l'on peut généraliser par un "Cassandre" moderne.
Je me suis opposé à lui dans ce sens.
Pour motiver les jeunes, ce n'est pas en annihilant leur volonté d'améliorer une situation actuelle, en dénigrant le réalisme.
Je l'ai écrit souvent et je le répète: Trois choses mènent le monde: le pouvoir, l'argent et le sexe. Parfois dans un ordre aléatoire.
Mai 68 a été un leurre de liberté. Bizarrement, comme je l'ai écrit ailleurs, le "8" comme dernier chiffre de l'année, a donné des changements significatifs pour un nouveau cycle après un système en crise.
En Belgique, ce fut 1958, en France, 1968,
2008 les crises du capitalisme aux États-Unis et aussi avec en 2008 les JO pendant laquelle la Chine a voulu se présenter au monde comme une vitrine de sa manière de vivre ...
1988, l'arrivée progressive du Web. La communication qui s'ouvrait au monde entier. Alors que l'informatique, si elle voyait Internet, ne le voyait pas institutionnalisé à tous les publics. Du moins, on le pensait. Parce que souvent c'est devenu un minitel évolué à cause du problème des langues.
Est-ce que 2018, en sera une nouvelle?
Les religions prennent souvent la relève dans ces périodes de remises en question suite à des désillusions, en manque de repères.
Des kamikazes se réveillent un peu partout, comme ce fut le cas encore hier.
Vivre est devenu difficile en périodes creuses de projets sentis comme communs.
La conquête de l'espace ne fait même plus rêver comme elle le faisait à ses début.
Le "job, job, job" pour vivre heureux est périmé aujourd'hui et il le sera encore bien plus dans l'avenir.
Nous avons vu de près avant qu'il ne le devienne ce nouveau paradigme appelé "numérique".
Il renvoie les humains à leurs tendres études.
Il rejette tout ce qui ne le concerne pas.
La notion de "travail" que l'on retrouve dans son origine est obsolète.
Ce sont les machines qui prendront la main qu'on le veuille ou non.
On retournera sensiblement à sa notion plus en rapport avec ces quelques neurones de plus que l'homme a reçu par l'évolution dans le monde vivant.

Piketty intervient dans le podcast que j'ai introduit dans l'article.
Jean Ferrat était un fervent défenseur de la cause communiste.
Il a reconnu son "errance" et s'est posé une nouvelle question dans cette chanson "La jungle ou le zoo".
Toujours le même problème, avec la Chine, dont la corruption est reprise en main par la méthode forte dictatoriale.
Aucun régime communiste n'a existé autrement que dans la manière forte.
L'homme est un gaz parfait.
Il prend l'espace qu'on lui donne sans se poser de question.
L'allusion avec les mini-trips n'était pas fortuite.
Quand on donne la possibilité par l'éducation de devenir plus critique, comment peut-on encore penser qu'il n'y aura pas de dissidents, de critiques dans n'importe quel système?
L’État n'est là que pour rationaliser en cherchant à créer des jobs puisque c'est son moyen de rassembler des taxes. Il est une partie intégrante d'un système de globalisation qui ne parviendra jamais à imposer une voie unique.
La recherche du bonheur pour l'institutionnaliser au niveau mondial dans un cliché uniforme a déjà été réalisé dans une étude menée par Stiglitz en 2010 au temps de Sarkozy. http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/01/10/le-bib.html
Le bonheur n'existe pas de manière universelle mais il est peut-être en soi dans ses gènes.

Les prix Nobel ne sont attribués que par des notaires de "bonnes ou de mauvaises" résolutions.
Le Nobel de l'économie, il ne faut pas oublié qu'il est très souvent en relation avec les théories qui ont le jeu comme point de ralliement.
Il n'existait pas pas dans la tête de Nobel lui-même et a été ajouté bien plus tard.
Le Nobel de la Paix est encore plus sujet à caution.
Obama l'avait reçu bizarrement au début de son mandat.
Il y a des Américains qui proposent aujourd'hui, Trump, parce qu'il a résolu "en principe" la crise en Corée par la force.
Ce n'est pas ces derniers trente ans que cela se passe.
Cela a toujours été comme ça.
Cela portait d'autres noms comme la féodalité, l'assujettissement sous toutes ses formes avec une tête bien ou mal faite du seigneur au sommet avec en dessous de lui des vassaux dans des hiérarchies du pouvoir.
Il faut peut-être lire le livre de Michel Serres "C'était mieux avant" pour se donner du courage.
L'optimisme est une technique de combat, pour lui comme il dit dans cette vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=UUMl_Sp6eb0

Écrit par : L'enfoiré | 13/05/2018

Mon sujet avoué était la démocratie ou ce que l'on nomme aujourd'hui la démocratie.
Ta réponse est très longue mais finalement très orientée et donc tendancieuse.
Elle vise principalement à désavouer systématiquement ce qui est dénoncer.
"Cela a toujours été comme cela et ne changera", ce principe est plus un lien de support presque explicite à l'inévitabilité des actions de ceux qui nous dirigent et nous exploitent. C'est du Darwin à l'échelle humaine.
Une simplification du discours de Jean Ferrat telle que tu l'as proposé est celui de qq qui ne le connait absolument pas. C'est de la caricature. Le même style de caricature est appliqué lorsque tu parles de Stiglitz et Paul Krugman. Ceci est très désolant et inapproprié.
Mais il y a un élément commun dans ce discours, que tu le veuilles ou non ce sont des mots embryons à la régularisation de facto d'une sorte de fascisme inéluctable. Pour notre bien à tous (ou à certains) pcq cela a toujours été comme cela.
Ce dimanche matin sur La Première (radio belge), quelle coïncidence, j'écoutais l'interview de personnes qui viennent de tenter une approche différente au métier de journalisme et d'information. Et un film (autre coïncidence je t'assures) dont le titre est "Démocratie(s)?". A voir absolument dans son intégralité pour éventuellement encore mieux comprendre le système non démocratique dans lequel nous survivons. Il ya bcp d'espoirs et surtout de pistes d'espoir dans ce film qui se termine par une déclaration d'une députée Islandaise en fin de mandat, elle dit ceci:
*****Je repars avec ces mots : "I have seen the signs : the end of the world as we know it has begun. It might look terrifying on the surface, but inside every human being, a choice. To go under or act." La démocratie est un risque à prendre, et je suis prêt à le prendre.
Et le lien vers ce film "gratuit":
https://www.youtube.com/watch?v=RAvW7LIML60
Le contenu est tout le contraire d'une piste toute tracée vers un inéluctable fascisme de type darwinien.

Écrit par : Don Quichotte | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Faut-il être court pour ne pas être tendancieux?
Court, je ne l'ai jamais été. Je hais les tweets qui n'explique rien qu'une réflexion à chaud sans aucune réflexion.
Expliquer jusqu'au moment où un message passe, est une entreprise qui doit se donner en plusieurs variantes.
Si pas compris, on recommence par une voie.
Darwin n'a rien inventé. Il a seulement constaté dans le monde animal et la nature.
Dans la nature, comme je l'ai écrit, le progrès est lent, presque insensible.
L'homme qui ne fait que très peu de temps à l'échelle du temps de la terre, avec ses technologies veut aller plus rapidement et brûler les étapes.
A caricature correspond souvent une autre caricature sous forme de cliché.
Si c'est désolant, pour mon interlocuteur, je n'y peux rien.
Mon blog est un journal personnel à la base.
Je n'ai plus rien à vendre, rien à envier. Tout le monde y est bien venu.
Ce n'est pas pour mes beaux yeux que mon site est devenu vraiment multimédias, avec podcasts dont certains ne parlent même pas alors que tout y est dit pour confirmer les textes écrits.
Nous ne sommes plus à exprimer les choses avec son propre texte mais en y associant même les dissidences même si c'est dur à accepter.

Toujours plus et plus vite, cela a toujours été le cas chez l'homme.
C'est dire qu'il oublie son histoire et invente une autre qui lui sied mieux après coup.
Si on veut imprimer ce qu'on dit du mot "démocratie" à partir de n'importe quelle encyclopédie comme l'est aussi Wiki ( https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie ), il vaut mieux prendre une liasse de papier de réserve si on n'en a trop de nécessaire pour le papier chiotte.
Exprimer cela en tweet m'amuserait d'ailleurs.
Demander à quelqu'un qu'est-ce qu'il entend par ce mot, aura tellement de clichés en réponse en ne respectant que "son" idée de la démocratie s'il en a une évidemment..
N'importe quel travailleur, s'il reçoit une augmentation de plaisir sous forme de salaire, deux mois après, il en espère une autre et casse un budget préétabli.
L'équilibre est tellement difficile à trouver qu'il y a des assurances à prendre pour les déficits à prévoir.

Moi, je ne veux donc rien.
Je n'ai rien à vouloir sinon à vivre comme on m'a appris à le faire ou que je l'ai appris moi-même.
Je n'ai qu'à constater et compter les points, jusqu'au point Godwin et puis en déduire des attitudes à prendre.
J'ai toujours respecté l'opinion de mes interlocuteurs. Curieux, il faut me aimer pour cela lire tout, aussi bien ce qui ne me correspond pas.
Je ne vois rien de désolant ni d'inapproprié si ce n'est pas la mienne dans un débat que l'on veut constructif et que l'on ferme quand les circuits de connexion en réseaux d'esprits multiples plus possible.
Au départ, plus il y a d'opinions, mieux c'est.
Des intégristes, que j'ai dit aussi dangereux, j'en ai connu quelques uns. Il n'accepte aucune opposition.
J'ai un esprit très numérique qui dit qu'il y a un momentum à tout.
Un moment où on initialise un projet, suivi par l'appréciation de son coût et de sa rentabilité, la décision de le lancer et à l'échéance, son contrôle d'efficacité.
Je n'ai rien dit d'autre.
Dans le futur, les CDI, les appointés n'existeront plus que très rarement.
Les jeunes souvent sous forme de startups, deviendront des entrepreneurs de leur propre destin avec plusieurs clients.
J'ai connu cette époque de startup pendant quelques années avant d'entrer dans la société des "Company men" du nom du film qui en a été tiré.
Avoir des "sur-alternes" et des subalternes est un spectacle de la comédie humaine.
Merci pour l'info sur la Première au sujet du métier de journaliste.
Je les ai podcasté et j'introduis en commentaire.
Kiosque de ce jour ( http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-33853-ACCORD-NUCLEAIRE-IRANIEN-LA-PRESSE-MAI-68.htm ), émission que je suis toujours parce que c'est une vue internationale, en parle au sujet du Canada, qui n'a qu'une population de 3,62 habitants par km2.

La Presse:
Le journal de Montréal La Presse compte désormais sur la philanthropie et les aides publiques pour survivre. La presse écrite au Canada est-elle au pied du mur, face à la crise sans précédent dans les médias ?
MAI 68
Que reste-t-il de Mai 68 ? Cinquante ans après les "événements", leur interprétation fait polémique. Quel est l'héritage de Mai 68 dans la société, en France et ailleurs ? Et qui rêve aujourd'hui de changer le monde ?
Mai 68 est rappelé pour la Belgique, qui était du communautaire entre flamands et francophones, Donc, tout à fait autre chose

C'est presque comparer des pommes et des poires en trouvant qu'après coup, ce sont tous les deux des fruits.

Pour les médias, j'ai reçu pour la Belgique, la aussi réponse en 2016 et dont j'avais fait un billet avec podcast
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/01/19/l-influence-des-medias-et-des-reseaux-sociaux-a-l-ere-du-num-5747091.html

Toujours, le même problème du temps et de l'espace ou environnement à prendre en considération.

Les problèmes les plus ardu, je les ai très souvent résolu avec humour et réflexion.

Encore une fois Darwin est un observateur, sans plus.
Il a même eu très peur de ses découvertes qui n'ont été édité que plusieurs années après.
Il été dénigré, hué, ridiculisé ensuite.
Au sujet des médias, c'est un sujet qu'il faut relativiser encore une fois en fonction de la superficie.

Voir Darwin identique avec du neo-darwinisme c'est un amalgame plutôt ridicule.
Le temps est un paramètre qui a une importance primordiale.

Écrit par : L'enfoiré | 13/05/2018

Le coût environnemental du tourisme

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/02/2213089070.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 14/05/2018

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Essai sur la société des citoyens responsables - de la relation entre coopération et compétition

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/essai-sur-la-societe-des-citoyens-204203

Écrit par : L'enfoiré | 14/05/2018

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C’est clair que le futur se sert du passé pour avancer mais je pense que c’est la 1ière fois que les données ne sont plus linéaires.
On a un gros souci pour les années à venir avec la surconsommation.
Et çà c’est récent…..on n’a pas de recul !
La croissance démographique est occupée à se régulariser mais la consommation des denrées et des énergies ….çà c’est terrifiant !
Avec un déséquilibre de tous les écosystèmes , rien ne va plus.
En plus l’homme est un épicurien de nature ….donc difficile de se priver pour ce qui n’est pas encore arrivé.
La seule solution , prendre des mesures draconiennes sans laisser le choix !

Écrit par : Léopoldine | 15/05/2018

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Un article qui me parait intéressant: Pour une IA augmentée par l'Humain de François GEUZE

Sciences 3.0 et 2.0 sans Conscience 1.0 n’est que ruine de l’âme. Il n’est pas un jour ou un article, une étude ou une nouvelle ne fait pas bruisser le petit monde des R.H. À écouter certains des oracles autoproclamés de la fusion des RH et des technologies, la majorité des recrutements passe par les réseaux sociaux, les jobboards sont morts, le CV d’un autre âge et les robots recruteurs sont à nos portes. Toujours à les écouter, les salariés plébisciteraient très largement l’utilisation des nouvelles technologies dans le travail. Tout ceci n'est pas sans poser nombre de questions.
Permettez-moi de rester sceptique et d’essayer de replacer le débat des RH 2.0 sur le plan des usages et des valeurs qu’en tant que professionnels RH nous nous devons de défendre. L’occasion de questionner la encore l’absence d’un code de déontologie de la fonction RH (mais on va bien finir par y arriver).

L’esprit critique, une posture nécessaire…
Si j’avais une chose à retenir de l’observation et d'une longue présence sur les réseaux sociaux, c’est que la formidable puissance de ces outils est malheureusement parasitée par une majorité de discours et d’études que je qualifierais de circonstance et de fantaisistes, au service d’ambitions marketing. Mais ne "jetons pas le bébé avec l’eau du bain", car ces outils et modalités technologiques font partie de l’écosystème de la "veille RH". Ce "bruit", majoritaire et récurrent doit toutefois nous pousser à rester vigilant et à travailler la lecture critique des informations que nous recevons ainsi.
De manière générale, il est évident de souligner que les nouveaux usages impulsés par les technologies ont pour objet de modifier en profondeur les modalités de communication, d’interaction (le 2.0 pour simplifier) et de prise de décision entre les acteurs d’un processus (le 3.0 pour simplifier la encore). Leur application dans le monde des Ressources Humaines conduit donc tout naturellement à l’évolution de nos pratiques et à l’émergence de nouveaux usages.
Appliquons maintenant notre esprit critique et dépassons l’idée reçue que la technologie est nécessairement bonne et utile. Il est intéressant de constater qu’il existe une certaine forme d’amalgame entre R.H. 2.0 et les nouveaux modes de recrutement, la quasi-totalité des communications étiquetées R.H. 2.0 étant en fait relatives au recrutement. Recrutement dont les pratiques sont tout particulièrement décriées sur les réseaux sociaux par nombre de candidats écartés, déçus ou parfois scandalisés par la manière dont il a été fait peu de cas de leurs candidatures ou de leurs attentes. Un premier enseignement à tirer de cette situation pourrait se résumer ainsi : nouveaux usages, nouvelles attentes.

Ta responsabilité professionnelle tu questionneras…
En tant que Professionnels des Ressources Humaines, nous sommes responsables de la création de valeur au sein des organisations que nous servons et nous contribuons au développement des valeurs et de l’éthique de celles-ci. Nous devons accepter la responsabilité professionnelle qu’impliquent nos actions et décisions personnelles. Nous nous devons également d’être exemplaires notamment dans le rapport à autrui et dans l’attention que nous portons à l’ensemble des changements qu’impliquent nos décisions. Intégrer les technologies nécessite de s’interroger sur l’impact de celles-ci sur un ensemble de pratiques relevant de :
- La prévision
- La prise de décision
- L’organisation des ressources (humaines, matérielles, financières, etc.)
- La mobilisation des ressources (motivation, engagement, planification, etc.)
- L’évaluation
Pratiques pour lesquelles la mise en place de systèmes à base de technologies de type 2.0 sont des questions essentielles. Pour chacun des processus RH concernés, il convient de les ré-interroger dans leur ensemble. Au-delà des modalités de communication, il faudra travailler sur la place de l’ensemble des parties prenantes et sur la redéfinition des critères de qualité (notamment par l’individualisation de la relation) et de performance attendus (par une approche collective des situations).
Par exemple, dans le cas d’un processus de type "formation du collaborateur" il pourra être envisagé de modifier les modalités de recueil des besoins en associant plus étroitement la chaine hiérarchique, la prise de décision pourra être élargie au-delà de la chaine hiérarchique dans une logique de type gestion de projet, les modalités pédagogiques pourront associer des outils collaboratifs de type groupware, wiki ou réseau social d’entreprise afin de partager largement les connaissances acquises et l’évaluation des compétences pourra s’effectuer en associant le collaborateur, l’encadrement, les clients, etc.
Ceci est d’autant plus essentiel que la notion même d’organisation évolue et que la répartition des pouvoirs et des rôles en est bouleversée puisque sous l’impulsion des technologies nous passons d’une organisation pyramidale claire ou le pouvoir est réparti dans les boites de l’organigramme à un chaos ou le pouvoir est réparti non plus dans les boites, mais dans les liaisons entre les boites…

La vie privée du candidat/collaborateur tu respecteras…
L’utilisation, même si elle reste encore marginale, des réseaux sociaux fait apparaître un nouveau concept, difficile à cerner et que l’on pourrait qualifier de "vie privée publique". Un nouveau droit est en train de se construire avec toutes les parties prenantes (collaborateurs, organisations, candidats, institutions représentatives du personnel, conseils…) à coup de plaintes et de décisions quant à l’utilisation de données et d’informations issues des réseaux sociaux, des courriels personnels ou professionnels, de la publication de documents sur les intranets, etc.
Mais au-delà de ce qui émergera des positions divergentes, il apparaît nécessaire que nous puissions tenir une ligne politique relevant d’une simple logique de précaution : la vie privée du candidat ou d’un collaborateur lui appartient et ce qui n’est pas explicitement professionnel n’a pas à être utilisé ou retenu.
En ces temps de RGPD, je m’attarderais ici simplement sur le thème de la réglementation sociale. Elle n’est pas qu’un ensemble d’obligations et de contraintes conçues pour nous empêcher de fonctionner, elle est la résultante de la confrontation d’un ensemble de points de vue et de positionnements. La connaissance de la réglementation sociale nécessite une attention de tous les instants et l’accroissement de la place des technologies nous impose de développer une veille sur de nouveaux acteurs pour la fonction RH telle que la CNIL.
Par exemple, qui d’entre nous a véritablement connaissance des recommandations de la CNIL concernant l’utilisation des techniques et méthode de sélection par le biais de processus automatisés (questionnaires, analyse sémantique, etc.) ou concernant les modalités d’information relatives aux personnes sélectionnées (ou non) pour des dispositifs de type "Hauts potentiels" ?
Tout ceci nous amène à formuler qu’en tant que professionnels des Ressources Humaines, nous devons prendre en compte et protéger les droits des personnes, notamment au regard de l’acquisition, du traitement et de la diffusion de l’information en étant les garants de la véracité des informations communiquées. Mais ne nous trompons pas, ce n'est pas une obligation découlant du RGPD ou de la loi Informatique & Liberté, c'est une obligation morale qui nous incombe.

L’intelligence de ton interlocuteur tu respecteras…
Le discours marketing entourant les technologies R.H. est omniprésent. Il se nourrit de belles histoires, de "business cases" censés nous persuader que telle ou telle pratique est l’alpha et l’oméga de la fonction RH (comment avions-nous d’ailleurs pu vivre sans jusqu’à présent ?). Mais au-delà de cette communication, toujours prompte à mettre en avant les avantages et à gommer les inconvénients, nous nous devons de travailler dans le cadre de la gestion du changement à une communication qui ne puisse être assimilée à une manipulation, qui fasse appel à une compréhension objective des enjeux. L’utilisation de techniques de type "storytelling" étant en définitive bien souvent contre-efficace sur le moyen/long terme.
Un champ complet et relativement nouveau s’ouvre ici aux professionnels des Ressources Humaines et de la communication, que ce soit pour la gestion et l’accompagnement du changement, la marque employeur ou le développement effectif de communautés de pratiques par exemple.

La justice et l’éthique tu défendras
En tant que professionnels de la fonction Ressources Humaines, nous sommes moralement responsables de la recherche et de la promotion de l’équité et de la justice pour tous les employés et leurs organisations. En quoi la mise en place de processus de type 2.0 vient-elle modifier les rapports sociaux dans l’organisation, notamment en matière d’accès à l’information ? Comment garantir le maintien de comportements permettant de garantir égalité et équité de traitement et l’ensemble des grands équilibres dont nous sommes normalement les garants ?

Ta connaissance tu développeras…
Enfin, en tant que professionnels RH, nous nous devons de garantir la justesse et la qualité de nos actions et recommandations. Ceci doit nous inciter à renforcer continuellement nos compétences. Je retiendrais trois champs prioritaires pour les professionnels RH : la gestion des organisations ainsi que la maitrise du changement changement, car ces thématiques sont essentielles au regard de ce que nous avons vu précédemment et la réglementation sociale, car elle donne un cadre à notre activité et peut nous être opposée.
L'on comprendra alors que face à développement de ce que l'on nomme IA et surtout de l'apprentissage artificiel (voir ici) l'on est bien loin d'avoir des machines ou des algorithmes recruteurs. Plus important encore, l'expertise métier des uns et des autres ne sera pas augmentée par l'IA mais que par une parfaite connaissance du contexte c'est l'IA qui sera augmentée par les expertises humaines. Alors, investissons dans l'IA certes, mais surtout investissons dans l'expertise de nos collaborateurs et collaboratrices.
Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions. Elles sont de toute façon intimement liées à l’histoire et aux enjeux de chaque organisation, mais se poser ces questions est déjà une partie de la solution aux problèmes de l’intégration des technologies dans les RH. Maintenant, ayant utilisé les réseaux sociaux et les technologies pour diffuser ces quelques idées et en application de ce que j’indiquais en début d’article, vous n’êtes pas obligé de me croire.

https://www.linkedin.com/pulse/pour-une-ia-augment%C3%A9e-par-lhumain-fran%C3%A7ois-geuze/?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-9-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=0s4pcFafSPbEg1

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2018

Intelligence artificielle tout ce que vous vouliez savoir sans oser le demander (bernard jomard)

Demain des algorithmes décideront ils pour nous. L’Intelligence artificielle gérera-t-elle notre vie?

L’étude récente «iLife» de l’agence de communication BETC Digital menée auprès de plus de 12 000 adultes dans 32 pays, nous révèle que, 56 % des Millénials dans le monde, pensent que l’intelligence artificielle sera bénéfique pour la société, ils sont seulement 33 %, en France, 53 % aux états unis et 89 % en Chine. 48 % des Prosumers mondiaux pensent eux que l’intelligence artificielle sera un fer de lance du progrès ils sont seulement 39 % en France , 40% aux états unis et 70% en Chine. La Chine qui vise la première place du monde de l’IA en 2025, est semble-t-il la plus enthousiaste.
Chaque invention générant des effets collatéraux, la question aujourd’hui n’est pas de savoir si l’IA est bonne, mais de savoir si la sagesse des hommes sera suffisante pour évaluer et maîtriser les éventuelles conséquences négatives.
L’IA c’est tout d’abord un « buzz word » qui nous est servi à longueur de journée par beaucoup de marketeurs et autres leaders d’opinion, pour nous montrer qu’eux, ils maîtrisent et utilisent intensément les algorithmes et l’IA
En fait on devrait plutôt parler d’intelligence augmentée ou d’utilisation très intensive de data ou « dataisme » ou « infobésité ». Mais tout d’abord qu’est-ce que l’Intelligence artificielle ?

Définition :
On peut résumer l’IA à un système, des logiciels ou algorithmes qui traiteront des taches qui ne peuvent être traitées par l’humain pour des questions de coûts de délais ou de qualités.
IA ou Intelligence augmentée, permet avant tout de répertorier de très nombreux faits, actions, et engagements, et d’analyser les interactions entre différentes sollicitations, les corréler et d’en tirer des enseignements qui déboucheront sur une réaction une adaptation ou une prévision.
IA ou Intelligence augmentée est à la fois descriptive c’est-à-dire qu’elle analyse ce qui c’est déjà produit, mais est aussi prédictive c’est-à-dire qu’elle exploite l’existant et en tire des enseignements qui permettant d’anticiper un événement . l’IA est en fait la corrélation de technologies, de sciences dures, et de neurobiologie computationnelle permettant d’imiter certaines fonctions dites cognitives.
L’IA permet avant tout de gérer un colossal volume de données. Plus la quantité d’expériences est importante plus le modèle est performant, plus le niveau de fiabilités de la prédiction augmente.
La seule Différence entre l’Humain & l’IA ou Intelligence augmentée, c’est donc cette capacité de Stockage d’informations qui est quasiment illimitée pour les systèmes, et bien sur la différence de puissance et rapidité de calcul entre l’humain et l’IA ou Intelligence augmentée

https://www.linkedin.com/pulse/intelligence-artificielle-tout-ce-que-vous-vouliez-savoir-jomard?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-10-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=0Qx25zHBTfbEg1

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2018

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Ne gâchez pas des milliers d'années d'évolution
Avez-vous déjà réfléchi au fait que vous étiez le fruit de centaines de millions d’années de sélection naturelle ?
Si vous êtes là, en train de me lire, c’est que tous vos ancêtres, sur des milliers et des milliers de générations, ont réussi à survivre, avoir au moins un enfant, qui lui-même a survécu jusqu’à l’âge adulte pour avoir un enfant à son tour, et ainsi de suite jusqu’à vous.
Vos ancêtres ont tous, absolument tous réussi à survivre à toutes les catastrophes, toutes les maladies, toutes les guerres, et ce sur 84 000 générations depuis le premier hominidé !
C’est dire si vous pouvez être fier d’eux, et de vous. Vous avez été sélectionné parmi des milliards par le processus de « sélection naturelle » qui élimine les individus insuffisamment adaptés à leur environnement au profit d’une toute petite élite, constituée des plus résistants – dont vous faites partie.
C’est une performance car la plupart des espèces vivantes ne peuvent pas en dire autant : 99,99 % des espèces apparues sur Terre depuis l’origine ont disparu (et la plupart avaient déjà disparu avant même l’apparition de l’homme).
Mais pour que l’aventure puisse continuer, encore faut-il ne pas jeter aux orties les modes alimentaires, les remèdes naturels, les habitudes de vie qui ont fait le succès de vos ancêtres.
Les mauvaises expériences du passé
A la fin du XIXe siècle, des savants ont imaginé que, grâce à la Science, ils allaient inventer de la nourriture de synthèse qui fonctionnerait mieux que les produits naturels.
On venait de découvrir les trois éléments énergétiques de base de notre alimentation (protéines, lipides, glucides). Divers expérimentateurs essayèrent de nourrir du bétail uniquement avec des protides (protéines), des graisses (lipides) et du sucre (glucides), complétés d’eau et de sel.
Sage précaution de n’avoir pas expérimenté tout de suite cette idée sur des êtres humains !
Les bêtes dépérissaient et ne pouvaient plus se reproduire. En revanche, leur état s’améliorait fortement si l’on ajoutait à ce régime du jaune d’œuf et du lait entier. C’est ainsi que l’on commença à soupçonner l’existence d’autres substances, présentes en quantités infinitésimales dans l’alimentation, mais qui n’en étaient pas moins indispensables à la survie : les vitamines,les minéraux, les oligo-éléments.
Et pourtant, un siècle plus tard, l’importance vitale de ces nutriments, qui ne sont apportés que par une alimentation saine et bio, est toujours largement ignorée par la médecine académique, qui ne fait réellement confiance qu’aux médicaments chimiques pour guérir les malades.

Suite à cette adresse
https://www.santenatureinnovation.com/comment-la-nature-vous-a-selectionne/#respond?utm_source=Emailing&utm_medium=Daily&utm_campaign=20180515-Selection

Écrit par : L'enfoiré | 16/05/2018

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Un chercheur du MIT avertit d'une "vague de destruction créative" chinoise qui menace les entreprises occidentales

Willy Shih, un économiste américain de la Harvard Business School, a mis en garde contre "une vague de destruction créatrice" émanant de la Chine, qui menace de "transformer ou de faire disparaître des secteurs entiers".
Selon ce professeur, pendant des années, les entreprises du secteur de la technologie comptaient sur leurs innovations et leur avance pour conserver leur leadership sur leur marché, mais elles y parviennent de moins en moins facilement. De nos jours, il est relativement facile pour des startups de développer rapidement des capacités de développement et de production. Il n’est donc plus si rare que les poids-lourds d’un marché qui le dominaient de longue date s’en fassent déloger par de nouveaux arrivants qui leur ravissent ce leadership en à peine une décennie.

Les Chinois dans le viseur
Et cela est particulièrement vrai avec les startups chinoises, dit-il. Ces firmes acquièrent souvent des innovations technologiques pour les transformer en produits de base bon marché. Ces acquisitions de savoir-faire peuvent prendre 3 formes :
La copie pure et simple de propriété intellectuelle (brevets);
Les autorités chinoises exercent des pressions pour obliger les firmes occidentales à partager leur technologie en échange de l’accès à l’énorme marché chinois;
Le déplacement de connaissances qui se produit lorsque des salariés des multinationales chinoises se rendent dans les entreprises chinoises.

Les co-entreprises, un outil privilégié
"La joint-venture (co-entreprise) a été l'outil privilégié de ces transferts dans la mesure où les entreprises étrangères souhaitant accéder au marché chinois n'ont longtemps pas eu d'autres choix que de s'associer à un partenaire chinois", explique le journal économique français les Échos. Pendant longtemps, les entreprises occidentales ont accepté la création de ces co-entreprises qui leur donnaient l’accès au gigantesque marché chinois. Mais même lorsqu’il était convenu dès le départ que les compétences ne devaient pas sortir de ces entreprises, on constate que celles-ci finissent toujours par se propager.
De nos jours, ces co-entreprises demeurent obligatoires dans les secteurs de l'automobile, de l'énergie, de la finance ou de certains transports. Désormais, les transferts de technologie se produisent également à la suite du dépôt d’un brevet en Chine. Souvent, ces brevets déposés en Chine sont attribués à des entreprises chinoises qui demande l’exclusivité de son exploitation sur le territoire chinois. Les entreprises chinoises peuvent aussi mettre la main sur des technologies particulières au regard des acquisitions d’entreprises à l’étranger. Un cas emblématique de ce procédé est l’acquisition de 9,69 % des parts de Daimler, le constructeur allemand qui détient entre autres la marque Mercedes Benz par le Chinois Geely en février.

Sauter la case coûteuse de la recherche lourde
Dans tous les cas, le résultat est le même : les entreprises chinoises s’emparent des brevets des firmes étrangères, les obligeant ainsi à renoncer à l’exclusivité de leurs savoir-faire. Les entreprises occidentales sont alors confrontées à un autre défi : la marchandisation et la banalisation de leurs innovations, parfois résultant de décennies de travaux de recherche, et d'investissements financiers considérables.
Des startups peuvent ainsi éviter de passer par ces phases d’investissement, et s’imposer quasi-instantanément comme une sérieuse menace concurrentielle sur le marché des entreprises établies, parce qu'elles n'ont pas ces années de recherche et ces investissements à amortir,et peuvent donc offrir des prix défiant toute concurrence.
Les entreprises chinoises peuvent également acheter des brevets auprès de firmes occidentales qui ont mis des années à les développer, mais qui les revendent pour rentabiliser les investissements importants et les risques qu’elles ont pris.

La standardisation de procédés de fabrication normalement complexes
De nombreux procédés de fabrications sont basés sur des outils de production et d'automatisation sophistiqués, qui ont nécessité des années de R & D. Ces outils permettent de faciliter la production d’objets difficiles à produire à l’origine, parce qu’ils sont minuscules, par exemple, et font de celle-ci une routine. L’adoption de ces outils transforme la technologie en une "une simple recette": ils permettent de standardiser un processus de fabrication en éliminant la variabilité et les risques.

Cela peut entraîner une banalisation rapide de toute une gamme de produits.
En acquérant les bons outils, ces firmes chinoises ont "abaissé les barrières à l'entrée dans les secteurs à forte intensité d'ingénierie, automatisé le processus d'innovation cumulative et ont ainsi pu se placer au sommet d'une pyramide d'innovations antérieures".

Le secteur automobile particulièrement concerné
Shih explique que ses conclusions sont basées sur plus de 50 études de cas de 2009 à 2017, et de rencontres avec des dizaines d'entreprises. “Il devient beaucoup plus difficile pour les entreprises américaines de conserver leur leadership technique”, conclut l’économiste.
Le problème est particulièrement aigu dans les secteurs manufacturiers de haute technologie tels que les semi-conducteurs, les écrans plats à cristaux liquides (LCD) et les diodes électroluminescentes (LED), mais on peut aussi observer ce phénomène dans des domaines aussi variés que les outils d'assemblage de précision, le séquençage de gènes et les effets spéciaux générés par ordinateur pour les films, précise le chercheur.
Cela est particulièrement visible dans le secteur automobile. Shih prend pour exemple les firmes chinoises BYD et Dongfeng, qui ont réalisé d’immenses progrès et sont entrées dans la compétition internationale en intégrant des innovations développées par Volkswagen, Honda et GM. Il cite les transmissions automatiques à double embrayage à six vitesses, les turbocompresseurs et d'autres développements qui auraient normalement dû leur nécessiter “une génération d'expérience en ingénierie”.

https://fr.express.live/2018/06/05/un-chercheur-du-mit-avertit-dune-vague-de-destruction-creative-chinoise-qui-menace-les?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=les_500_jours_de_trump_ce_quil_a_realise_ou_non_lue_devrait_payer_litalie_pour_son_accueil_des_migrants_les_perspectives_de_la_zone_euro_se_sont_brutalement_degradees_en_mai&utm_term=2018-06-05

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2018

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"La transition énergétique menace de provoquer un gigantesque krach mondial"

L’économie mondiale est menacée par une grave récession en raison du passage à l’énergie verte, et de l’éclatement soudain de la "bulle carbone" que nous connaissons actuellement, conclut une étude, menée par l’Université de Cambridge. Elle affirme qu’une transition trop rapide vers des sources d'énergie renouvelables est susceptible de provoquer une crise financière mondiale.
Les auteurs de l’étude, publiée dans Nature Climate Change, ont modélisé les changements économiques et environnementaux mondiaux en tenant compte de l'évolution des technologies à faible émission de carbone.

La "bulle carbone"
Ils constatent que les actifs liés au sources d’énergie fossiles sont actuellement surévalués, en raison de l’impératif de réduire les gaz à effet de serre auquel le monde est confronté. Il existe donc une “bulle carbone”, vouée à éclater, comme le sont toutes les bulles économiques.
Les combustibles fossiles sont traditionnellement un investissement financier sûr, et compte tenu des hausses de prix prévues jusqu'en 2040, et de l’opposition de certains pays à adhérer à l'Accord de Paris, la confiance des investisseurs devrait rester élevée.

Une transition énergétique rapide
Pourtant, de nouvelles recherches suggèrent que l’engouement pour les énergies vertes entraînera une baisse spectaculaire de la demande pour ces combustibles dans un proche avenir. La transition vers les énergies vertes progresse actuellement au rythme annuel de 8% et celle vers les voitures électriques, de 10 % par an. Elle pourrait ainsi condamner les vastes réserves de carburant des compagnies pétrolières à l’obsolescence et la dévaluation dès 2035, une échéance bien plus rapide que beaucoup d’analystes ne l’avaient prévu. En conséquence, le cours des carburants fossiles pourrait s’effondrer brutalement lorsque les investisseurs le réaliseront.
L’éclatement de l’énorme bulle des actifs pourrait se solder par l’envol en fumée de 1.000 à 4.000 milliards de dollars américains (de 850 milliards à 3.400 milliards d’euros) d’actifs de l’économie mondiale. A titre de comparaison, le krach de 2008 a mené à une perte globale de 250 milliards de dollars américains (environ 213 milliards d'euros).
De façon remarquable, l’étude suggère que le déclin rapide de la demande de combustibles fossiles ne dépend plus de politiques des gouvernements du monde entier. Les simulations des chercheurs montrent que cette baisse aurait lieu, même si les grandes nations n'adoptaient pas de nouvelles politiques climatiques, ou revenaient sur certains engagements antérieurs.

L'Europe relativement épargnée
Le Canada, les États-Unis et la Russie seraient les pays les plus touchés par cette crise, en raison de l’importance des industries de combustibles fossiles dans leur économie. “Les pays de l'OPEP seront les seuls à pouvoir produire des combustibles fossiles à bas prix, et les exportateurs comme les États-Unis et le Canada seront incapables de soutenir la concurrence”, expliquent les chercheurs. Ils avertissent que l’impact sera encore plus grand si les gouvernements en place continuent de négliger les énergies renouvelables, et de privilégier les énergies fossiles.
En revanche, le Japon, la Chine et de nombreux pays de l'UE qui dépendent actuellement des importations de combustibles fossiles, et subissent leur coût élevé, seraient moins affectés. Cette crise aurait des conséquences politiques, avertissent les auteurs : "Le chômage de masse des industries basées sur le carbone pourrait nourrir le désenchantement public et la politique populiste", prédisent-ils. Ils appellent à une transition “prudemment gérée” vers des investissements et des politiques sobres en matière d’énergie fossile pour dégonfler cette “bulle carbone” en douceur.

https://fr.express.live/2018/06/05/la-transition-energetique-menace-de-provoquer-un-gigantesque-krach-mondial?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=les_500_jours_de_trump_ce_quil_a_realise_ou_non_lue_devrait_payer_litalie_pour_son_accueil_des_migrants_les_perspectives_de_la_zone_euro_se_sont_brutalement_degradees_en_mai&utm_term=2018-06-05

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2018

La nouvelle traduction qui réactualise "1984", le chef-d’œuvre de George Orwell

En 2019, "1984" de George Orwell tombera dans le domaine public. Avant cette date fatidique, Gallimard souhaitait publier une version "maison". Une nouvelle traduction vient de sortir que l’on doit à Josée Kamoun.
Outre le souhait de la maison d’édition de s’assurer sa propre traduction avant que "1984" ne tombe dans le domaine public, il faut bien se rendre à l’évidence que la législature pour le moins fantaisiste du président américain Donald Trump a grandement contribué à remettre à l’avant-plan l’œuvre visionnaire de l’écrivain britannique George Orwell (1903-1950). "On n’a jamais autant parlé de ce roman, relève Josée Kamoun. Sous Trump, les faits alternatifs, les nouveaux rapports à la vérité et la dénonciation des fake news ont pris une ampleur insoupçonnée. On peut aussi se tourner vers la Chine et ses 600 millions de caméras de surveillance à reconnaissance faciale qui seront mises en place dès 2020. Elles permettront de traquer les comportements déviants, incivilités et délits mineurs et vaudront aux coupables des retraits de points. Un nombre de points ‘de vie’ insuffisant empêchera le titulaire d’obtenir divers avantages, comme un logement, des crédits, etc. En un mot, la société de surveillance que font craindre les big data et autres dispositifs met plus que jamais le ‘Big Brother is watching you’ à l’ordre du jour."
Aux yeux de la traductrice, il n’était pas superflu de retraduire "1984" afin de faire émerger la dimension littéraire de l’œuvre. Pour ce faire, elle a opté pour l’indicatif présent, changement le plus manifeste, mais il en est d’autres.
George Orwell a écrit "1984" au "simple past". En 1950, Amélie Audiberti l’avait traduit, naturellement, par le passé simple. Ce qui frappe, d’emblée, dans votre traduction, c’est l’emploi de l’indicatif présent.

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/02/2431782225.MP3

http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/la-nouvelle-traduction-qui-reactualise-1984-le-chef-d-oeuvre-de-george-orwell-5b1949645532a2968864b774

Écrit par : L'enfoiré | 08/06/2018

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Les entreprises saoudiennes doivent appliquer la préférence nationale pour leurs recrutements, et voici le résultat

En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane a décidé de “saoudiser” l’économie, c’est à dire, de contraindre les entreprises à respecter des quotas d’emploi de Saoudiens qui existaient déjà, mais qui n’étaient pas réellement appliqués jusqu’ici. Mais les employeurs saoudiens qui ont toujours eu recours à la main d’œuvre étrangère rencontrent de grandes difficultés pour les respecter.
Le prince héritier Mohammed ben Salmane veut radicalement transformer son pays, pour l’affranchir de sa dépendance au pétrole, et diversifier ses activités. Cette transformation passe par le dégraissage du secteur public, qui emploie actuellement les deux tiers des travailleurs saoudiens. Il est donc nécessaire de les reclasser dans le secteur privé. Cet objectif se combine avec l’objectif de réduction du taux de chômage, qui approchait les 13 % à la fin de l’année 2017, et que le Royaume veut ramener à 7 % d’ici 2030.

Ces quotas existaient déjà
Pendant des années, les employeurs d’Arabie saoudite ont eu recours à des travailleurs expatriés de pays comme l'Inde et les Philippines pour occuper les emplois dont les Saoudiens ne voulaient pas dans les cuisines, sur les chantiers et derrière les comptoirs.
Les Saoudiens eux-mêmes préféraient travailler dans les administrations étatiques, où ils bénéficiaient d'emplois peu exigeants, bien rémunérés, et protégés. En conséquence, ils n'ont pas forcément les compétences, ou la motivation nécessaires pour occuper des emplois du secteur privé, alors que l’offre d’emplois dans les secteurs publics s’est drastiquement réduite.
Les quotas de personnel saoudien existaient déjà avant son arrivée au pouvoir, mais le prince les a durcis. À partir du mois de septembre, 100% des travailleurs des boulangeries, des magasins d'électronique et des magasins de meubles en Arabie Saoudite devront être des citoyens saoudiens. Les quotas différents qui s’appliquent dans d’autres secteurs devront également être scrupuleusement respectés à partir de cet automne, sous peine de se voir infliger des amendes très salées.
Le gouvernement a multiplié les contrôles pour s’assurer que les entreprises respectent les quotas, et il a surenchéri le coût d’obtention des visas pour dissuader les entreprises de faire appel à la main d’œuvre étrangère.

Les entreprises échouent à trouver les employés saoudiens pour respecter les quotas
Mais si l’intention est louable, les entreprises saoudiennes tenues de respecter ces quotas sont confrontées à de grosses difficultés pour trouver ces salariés saoudiens. “C'est incroyablement difficile. L'état d'esprit est : ‘Je vaut mieux que ça’”, explique le directeur d’un hôtel.
Les sociétés augmentent donc les salaires à l’embauche, et réduisent les heures de travail pour se rendre plus attractives. Certaines se risquent même à embaucher des Saoudiens afin de les faire entrer dans leurs effectifs sur le papier, tout en leur demandant de rester chez eux. Le Wall Street Journal cite l’exemple d’une entreprise de logistique dont la moitié des effectifs est composée de ces faux-salariés. “Notre entreprise ne peut pas survivre sans travailleurs étrangers, car il y a des emplois que les Saoudiens n’occuperont jamais, comme la conduite de camions”, explique Abdulmohsen, l’un des dirigeants de cette entreprise.
Les Saoudiens qui répondent à ces offres d’emploi sont très peu nombreux à accepter les postes qui leur sont proposés, découragés par les horaires de travail et les restrictions sur les congés. Une grande partie des rares recrues démissionnent rapidement, en dépit des avantages offerts. En conséquence, un certain nombre d’entreprises, privées d'employés, se retrouvent au bord de la faillite.

Une évolution en cours
Toutefois, des signes montrent que l’état d’esprit est en train d’évoluer. Le gouvernement a récemment réduit le subventionnement de l'eau, du carburant et de l'électricité, et a introduit une TVA de 5%. Les Saoudiens sont de plus ne plus nombreux à effectuer des courses pour Uber ou son concurrent local, Careem. Des jeunes Saoudiens éduqués acceptent des emplois à temps partiel dans les cafés branchés.

https://fr.express.live/2018/06/20/les-entreprises-saoudiennes-doivent-appliquer-la-preference-nationale-pour-leurs?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=facebook_impose_les_videos_publicitaires_dans_messenger_la_hongrie_veut_criminaliser_laide_apportee_aux_refugies_les_entreprises_saoudiennes_doivent_appliquer_la_preference_nationale_pour_leurs_recrutements_et_voici_le_resultat&utm_term=2018-06-21

Écrit par : L'enfoiré | 21/06/2018

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Populisme, maladie de la démocratie ou symptôme d'une démocratie malade?

C’est une tendance lourde de nos démocraties occidentales. Partout, les mouvements populistes gagnent du terrain en ce moment : élection de Donald Trump aux États-Unis, présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle française, constitution d’un gouvernement anti-système en Italie… La liste est longue !
Mais qui sont ces leaders et ces mouvements populistes qui conjuguent souvent simplismes, nationalisme et xénophobie ? Sont-ils une gangrène de notre démocratie ou au contraire le symptôme d’une démocratie malade ?

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_populisme-maladie-ou-symptome-de-notre-democratie?id=9976510

Écrit par : L'enfoiré | 21/07/2018

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Ce 1er aout nous avons atteint l'overshoot day

https://www.overshootday.org/

Écrit par : L'enfoiré | 01/08/2018

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Une banque suédoise va remplacer la moitié de son personnel par des robots

Quelque chose d'intéressant a eu lieu dans le secteur de la finance suédoise au dernier trimestre. Nordea Bank, la seule grande banque ayant réussi à réduire ses coûts, se retrouve également derrière l'un des plans les plus audacieux de l'industrie : remplacer les humains par des robots, écrit Niklas Magnusson, correspondant suédois de l'agence de presse Bloomberg.
Casper von Koskull, le PDG de Nordea Bank AB; affirme que d'ici dix ans, la moitié des emplois actuels auront disparu. La banque a déjà annoncé la suppression de 6.000 emplois.

Compétitivité
Selon von Koskull, cet ajustement est la seule manière de rester compétitif dans le futur. L'automatisation et les robots prendront le relais de toutes les activités : de la gestion d'actifs à la réponse aux communications des clients.
Nordea a vu ses coûts totaux chuter de 11% au deuxième trimestre par rapport à l'année précédente. Ses effectifs ont été réduits à 29.300 employés, soit une diminution de 8% par rapport à la même période de l'année précédente. À titre de comparaison, la banque britannique Barclays Plc, qui a à peu près la même valeur marchande que Nordea, comptait près de 80.000 collaborateurs à fin 2017, explique Niklas Magnusson.
Les autres grandes banques suédoises Skandinaviska Enskilda Banken, Svenska Handelsbanken AB et Swedbank AB reconnaissent également que l'ajout de technologie est la clé. Cependant, ces institutions ont des idées différentes sur la manière dont les humains doivent être remplacés par des robots. Ces banques ont été également beaucoup plus réticentes que Nordea en ce concerne les suppressions d'emplois. Certaines ont même embauché des spécialistes de la technologie et des informaticiens.

Suppression d'emplois
La baisse des coûts de Nordea a contribué à une augmentation annuelle de 31% de son bénéfice d'exploitation au quatrième trimestre, la meilleure performance des quatre principales banques suédoises. "Cela a également incité la concurrence à accélérer l'automatisation de ses activités", explique le journaliste de Bloomberg. D'autres banques suédoises essaient maintenant d'automatiser leurs activités plus rapidement.
John Torgeby, directeur général de Skandinaviska Enskilda Banken, affirme qu'il ne fait aucun doute que la nouvelle technologie "a des conséquences sur les comportements des clients et perturbe les modèles commerciaux existants des banques.. Selon lui, la technologie finira par prendre en charge toutes les activités pouvant être confiées à l'automatisation dans la pratique.
Enfin, les médias suédois ont signalé que la banque Svenska Handelsbanken AB aurait des plans pour supprimer deux mille emplois. Anders Bouvin, PDG de l'institution, a cependant déclaré qu'il ne souhaitait pas mettre ses employés au chômage.

https://fr.express.live/2018/08/05/une-banque-suedoise-va-remplacer-la-moitie-de-son-personnel-par-des-robots?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=maduro_vise_par_un_attentat_au_venezuela_les_parents_de_jeff_bezos_amazon_sont_aussi_milliardaires_voici_les_10_pays_les_plus_pauvres_du_monde&utm_term=2018-08-05

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2018

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Démocratie en question(s)

Élections manipulées, apparition de démocraties dites "illibérales", poussée des populismes, défiance des citoyens et montée de l'abstention électorale… Plusieurs faits d’actualité amènent à le constater : la démocratie est réellement en question aujourd’hui. Voire, selon certains observateurs, en faillite.

Sur la base de ces constats, convoque expertises et points de vue autour de questions centrales : La démocratie peut-elle s’auto-détruire ? Le populisme est-il la cause du problème ou un de ses symptômes ? Allons-nous demain être gouvernés par un algorithme ? L’Union européenne est-elle… une catastrophe démocratique ? Disposons-nous encore d’un véritable espace public, ou sommes-nous isolés dans une bulle de solitude ? Un autre modèle de démocratie est-il possible ?

Chaque épisode rassemble des éléments de réponses collectés auprès d’experts -parmi lesquels Vincent de Coorebyter, Cynthia Fleury, Paul De Grauwe, Raffaele Simone, Antoinette Rouvroy…- et appuyés d’illustrations sonores.

1. Et si la démocratie était en train de faire faillite? - Episode diffusé le 07/07
Il y a quelques mois, le philosophe italien, Raffaele Simone recensait, dans un essai – couronné du prix du livre européen – tous les dangers qui pèsent, selon lui, sur nos démocraties occidentales : dégringolade voire désintégration des partis traditionnels, irruption de mouvements populistes, évaporation du pouvoir politique en dehors du cadre d’action des états, défi migratoire... Pour lui l’affaire est entendue, notre démocratie est arrivée à la fin d’un cycle.
Alors, dans ce premier épisode de "Démocratie en question(s)", nous avons mis la question sur la table : notre démocratie sociale-libérale pourrait-elle purement et simplement disparaître ? Avis croisés de l’écrivain David Van Reybrouck, de la psychanalyste Cynthia Fleury, de l’économiste Paul De Grauwe, du philosophe du droit Benoît Frydman, du président du CRISP, Vincent de Coorebyter, de la rectrice de la VUB, Caroline Pauwels et de Raffaele Simone. Tous se rejoignent sur un point : il est urgent de prendre conscience des dangers qui pèsent sur la démocratie pour inventer des solutions nouvelles.

2. Migrations, insoluble problème politique? - Episode diffusé le 14/07
Depuis 2015, la question migratoire s’est progressivement imposée comme LE débat politique le plus polarisant dans nos démocraties occidentales. Une crise de l’accueil devenue une politique et sur laquelle capitalisent, en particulier, les partis populistes et les partis d’extrême droite.
Mais quel est exactement le problème ? A-t-on affaire à une crise ou à une vague de fond ? Pourquoi l’islam fait-il tellement peur à une large partie de la population ? Quelles solutions au plan global et au plan national ?
Pour ce deuxième épisode de "Démocratie en question(s)" nous avons recueilli les avis de la psychanalyste Cynthia Fleury, du philosophe du droit Benoît Frydman (ULB), de président du CRISP Vincent de Coorebyter,de l’économiste Paul De Grauwe (London School of Economics) et de l’écrivain italien Raffaele Simone. Tous soulignent l’enjeu essentiel que constitue ce défi migratoire, pour les années qui viennent.

3. Populisme, maladie de la démocratie ou symptôme d'une démocratie malade? - Episode diffusé le 21/07
C’est une tendance lourde de nos démocraties occidentales. Partout, les mouvements populistes gagnent du terrain en ce moment : élection de Donald Trump aux États-Unis, présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle française, constitution d’un gouvernement anti-système en Italie… La liste est longue !
Mais qui sont ces leaders et ces mouvements populistes qui conjuguent souvent simplismes, nationalisme et xénophobie ? Sont-ils une gangrène de notre démocratie ou au contraire le symptôme d’une démocratie malade ?
En 40 minutes, ce documentaire radio prend le temps de répondre à ces questions, en croisant les avis de la psychanalyste Cynthia Fleury, de l’écrivain flamand David Van Reybrouck, du philosophe du droit Benoît Frydman (ULB), de Caroline Pauwels (professeure de sciences de la communication à la VUB), du président du CRISP, Vincent de Coorebyter, et de l’économiste Paul De Grauwe (London School of Economics).

4. Le capitalisme aura-t-il la peau des états ? - Episode diffusé le 28/07
Historiquement, le capitalisme et la démocratie sont nés dans le même creuset du libéralisme politique. Mais aujourd’hui, alors que les états semblent souvent bien désarmés face aux grandes multinationales, obligés à une course vers le bas qui grève leurs finances publiques, on peut se demander si le capitalisme et la démocratie ne sont pas en train de devenir contradictoires. Avec la globalisation et la révolution technologique, les lois du marché s’exercent à une échelle mondiale alors que le pouvoir des états s’arrête à leurs frontières.
Le capitalisme aura-t-il, dès lors, la peau des Etats ? Démocratie en question(s) tente d’y répondre en croisant les avis de Paul De Grauwe (professeur à la London School of Economics), du philosophe du droit Benoît Frydman (ULB), du président du CRISP Vincent de Coorebyter, et de l’écrivain David Van Reybrouck.

5. L’Union Européenne : une illusion de démocratie ? - Episode diffusé le 04/08
L’Union Européenne est au cœur de tous les enjeux dans la crise de nos démocraties occidentales : accueil des migrants, aspirations à davantage de justice sociale et fiscale, peur d’une perte de souveraineté, d’une dissolution des identités,… Face à cela, les institutions européennes peinent à convaincre. Elles sont considérées, par les citoyens, comme désincarnées, peu démocratiques et peu lisibles.
Alors, l’Europe est-elle une illusion de démocratie ? Dans ce 5ème épisode de "Démocratie en question(s)", nous posons la question à la philosophe Cynthia Fleury, à Benoît Frydman, président du centre Perelmann de Philosophie du droit à l’ULB, à Paul De Grauwe, professeur à la London School of Economics, à Vincent de Coorebyter, président du CRISP ainsi qu’à l’écrivain David Van Reybrouck.

6. Google, Facebook,… Glisse-t-on vers une algorithmocratie ? - Episode diffusé le 11/08
Dans tous les secteurs de nos vies, nous laissons des données qui permettent à de grands acteurs de l’internet (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft,…) d’établir nos profils de consommateurs, d’électeurs ou encore d’assurés. Face à cela, les états apparaissent souvent bien en retard et désarmés. L’affaire Cambridge Analytica l’a démontré à souhait.
Alors, est-on en train de progressivement glisser vers une algorithmecratie ? Nous avons posé la question à Antoinette Rouvroy, chercheuse au FNRS et à l’Université de Namur, c’est LA spécialiste de la "gouvernementalité algorithmique", un concept qu’elle prend le temps de nous détailler dans ces 40 minutes de documentaire radio.

7. La Suisse, une démocratie idéale ? - Episode diffusé le 18/08
A l’heure où beaucoup de citoyens aspirent à revoir nos modèles de démocratie pour y insuffler davantage de participation, le modèle Suisse vient immanquablement sur la table. Au fil de leur histoire, les Suisses ont en effet développé un système de démocratie semi-directe très abouti qui place, entre les mains des citoyens, une série de "garde-fous" pour la démocratie parlementaire.
Pourtant, ce système n’a pas empêché le populisme de se développer. Le premier parti de Suisse, l’UDC, qui compte pratiquement un tiers des voix aujourd’hui, est un parti nationaliste et xénophobe, connu pour ses campagnes chocs, notamment sur l’Islam.
Alors, la Suisse est –elle vraiment une démocratie idéale ? Nous sommes allés sur place pour trouver réponse à cette question.

8. Comment réenchanter la démocratie ? - Episode diffusé le 25/08
Au huitième et dernier épisode de cette série "Démocratie en question(s)", on se projette dans l’avenir, en quête de solutions. Depuis un moment déjà, l’écrivain flamand David Van Reybrouck préconise de revoir notre démocratie représentative fondée sur des élections. Selon lui, "nous sommes devenus des fondamentalistes du vote, ce qui est une bizarrerie de l’histoire".
Alors, faut-il ajouter, à côté du parlement élu, une assemblée citoyenne qui pourrait délibérer et même légiférer sur des sujets de société ? Dans ces 40 minutes de documentaire radio, nous croisons le point de vue de David Van Reybrouck avec ceux de Vincent de Coorebyter (président du CRISP), Cynthia Fleury (philosophe et psychanalyste) et Benoît Frydman (professeur de philosophie du droit à l’ULB).


https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_democratie-en-question-s-9-episodes-a-ecouter-des-maintenant?id=9979663

Écrit par : L'enfoiré | 12/08/2018

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