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12/05/2018

Le passé, le présent et l'avenir

Envie de printemps.JPGNous sommes déjà mi-mai et mi-printemps.

Le printemps, est synonyme de renouveau.

"Irrésistible printemps", écrivais-je l'année dernière par un parcours en passant par le Japon. 

Nous avons besoin de renouveau, de futur mais, peut-être encore vintage, garder une certaine nostalgie du passé pour ne pas perdre ses acquis.

Cette fois, je me suis fait aider par un invité, Don Quichotte


Commençons par l'humour, parce qu'après c'est pas sûr de le retrouver...

Cette année, pour le début du mois de mai, Cyndia Lazelli construisait son petit agenda haineux de ce qu'on allait détester en mai mais qu'on ferait quand même comme les barbecues dans le jardin avec la sauce ad-hocpodcast

Thomas Gunzig disait "Halte à la routine de la course électorale. Il faut des surprises et pas n'importe lesquelles, mais de bonnes surprises: podcast.

 

Entre les paradis artificiels et l'intelligence artificielle,

le nombre de pas entre les deux diminue mais ils ne sont pas nuls

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Paul Jorion fait partie d'un coin du Carré de Vadot ci-dessus.

En avril, Paul a présenté une conférence à l’école de design "Strate" à Sèvres, en découpant le temps en trois épisodes le passé, le présent et l'avenir dans le cadre de la défense et de illustration du genre humain.

Cela entrait parfaitement dans les objectifs du billet suivant "Le printemps pour passer de l'avant et changer l'après" qui tentait de trouver un lien entre l'avant et l'après et qui le retrouvait d'une manière plus désenchantée avec un autre invité dans un dialogue qui virait à l'aigre à cause de partis pris inconciliables.

Le projet de donner un reflet d'une époque par rapport à une autre dans un ordre croissant, devient complexe quand, il y a les conjonctures des situations occasionnelles qui s'ajoutent aux conjectures qui comprennent hypothèses ou postulats.

Avec le recul du temps, des conclusions peuvent se tirer par des historiens et pas par des économistes.

Paul est anthropologue de formation mais s'est dirigé vers l'économie.

Cela n'en reste pas moins intéressant de joindre ces deux bouts.

Située à l'articulation entre les différentes sciences humaines et naturelles, l'anthropologie étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques et culturels.

L'économie, elle, reste cantonnée à l'administration des richesses matérielles.

 

Le passé selon Paul

Les historiens ont souvent représenté les populations ancestrales en tant que sauvages et puis de barbares.

Ils utilisaient très peu d'outils mais qui leur étaient suffisants pour appréhender le monde avec une technologie simplifiés, mais il s'avère qu'ils s'en contentaient.

Deux cultures s'opposèrent: l'occidentale indo-européenne et l'orientale chinoise

La première classifiant son entourage par analogie des formes en relations symétriques de propriétés en descendant et anti-symétriques si on les remonte.

La pensée du dissident Socrate, transmise ensuite à Platon et puis à Aristote s'est créée une théorie de la raison et de la logique par des syllogismes.

L'esprit d'ordre matérialiste et mercantile a prédominé.

Les conseils pour l'organisation humaine donnés par Machiavel par l'intermédiaire de son pamphlet "Le Prince", aux dirigeants Médicis, individualise les relations humaines. 

J.J. Rousseau a institué le droit à la propriété privé et la conscience de notre mortalité.

La seconde, l'orientale, s'organise par analogie du fond par les sentiments qu'ils inspirent, dans des relations anti-symétriques par une méthode administrative de fonctionnaires mandarins dans un empire à forte densité avec l'harmonie cosmologique qui dominerait à partir de dirigeants, de dieux vivants représentants la population, tout comme celle qui existe entre le ciel et la terre après Confucius en tant que promoteur sous forme de cycles.

 

Le présent selon Paul

Voici, le résumé de Don Quichotte sur les trois épisodes de la présentation de Paul:

  1. La capacité de charge d’une espèce par rapport à son environnement est le facteur déterminant. (Biologie)
    1. Dégradation de l’environnement (air, mer, terre)
    2. Déplacements massifs de population et pas seulement à cause des guerres; 
    3. Quel est l’utilité du transhumanisme si la capacité de charge est déjà dépassée? 
  2. Les différences de cultures (asiatique, occidentales et autres) dictent des choix et approches différentes. En contenu et en priorité. 
  3. Le choix de solidarité (mammifères sociaux) ou d’individualisme nous dirigent soit vers des adaptations solidaires soit vers des cataclysmes. 
    1. Moins de 10% des demandes citoyennes se retrouvent traduite dans des lois  de régime « dit » démocratique. Les 90% des lois sont le fait de groupes de pressions financiers et économiques. Le citoyen n’a rien à dire au final d'après une Étude Suisse-Zurich réalisées par une école d’ingénieurs.
    2. Le capital humain dans sa terminologie capitaliste:
      • Karl Marx: argent prêté. Donc pour uniquement celui qui en a et qui mène à l'accumulation de capitaux par une minorité.
      • Cette accumulation de capital apporte l’appauvrissement de la plupart et s’accélère avec le pouvoir d’achat maintenu +/- principalement par des prêts à la consommation. Les revenus des travailleurs ne permettent plus de maintenir certains grands équilibres financiers et en pratique, apporte le résultat que:
        • 82% de la richesse produite est destinée à 1% de la population en 2017; 
        • pas ou peu de ruissellement de la « richesse »; 
        • le patrimoine de 40% des Américains: 40% ne possède rien dont:
          • 30% ont des dettes 
          • 10% possèdent 1% du patrimoine et compensent à peine 30% des dettes.
          • 30% survivent grâce aux aides de l’État. 
          • en 2000, 2,7% possède 50% possède 2,7% de la richesse et seulement 1,5% en 2017.
        • Les plus riches achètent et investissent mais comme il y a trop peu de gens en mesure d’acheter tout l’argent disponible ne peut être investit et est utilisé dans la spéculation:
          • 2008, première année de la récession. Le prix du baril de pétrole est triplé alors qu’il y moins d’activité économique et moins de demande. Certains parlent du pic pétrolier alors que la réalité est que le Pentagone porte plainte sans budget suffisant pour acheter le Kérosène nécessaire. Une enquête parlementaire retourne à des fonds liquides d’investissement confiés aux Hedges Funds qui spéculent sur le marché des matières premières et achète et vend 80x les réserves d’or en spéculant à la hausse et à la baisse des valeurs en déséquilibrant les marchés qui enfonce la risque au niveau systémique.
    3. Les réseaux de pouvoir se divisent en institutions de 250 entreprises qui prennent 75% des décisions et 147 autres, 45% des décisions.
      • Une oligarchie de 90 personnes décide  et crée un régime censitaire  et une certaine censure de fait.
        De nouveaux médias mis en place par B. Hamon ou JL Mélenchon sabotent
      • Selon une Étude, si une oligarchie disparait, c'est à l'initiative d'un de ses membres mais jamais par le peuple.
  4. Les dictatures sont parfois mieux armées pour changer rapidement de cap à grande échelle sans se soucier des citoyens et en deviennent plus efficace comme en Chine avec les actions drastiques pour réduire la pollution, pour créer et utiliser des énergies renouvelables.
  5. L'absence de conscientisation du monde politique empêche d'établir des règles de droits et de devoirs en rapport aux nouvelles technologies et mène à :
    1. une robotique au service des guerres
    2. une concentration des pouvoirs
    3. au service de l'argent

0.JPGPaul a fait un état des lieux de notre époque et Don Quichotte a bien résumé ce chapitre "présent"..

Démocratie avec 3 pouvoirs indépendants 3.JPG reposants sur le suffrage universel. Économie de marché avec le système libéral qui a effacé la monarchie.

Recherche de moins d’État et plus de liberté.

Il est clair que la force s'est toujours immiscée pour déchirer les codes de la diplomatie.

Emmanuel Macron fête sa première année sous le signe jupitérien en subissant les grèves en France.

Tout en se représentant bien à l'extérieur de la France, il a déçu à l'intérieur. Certains disent qu'il a dévalorisé le travail et les retraités se ont été chargés par de nouvelles taxes.

Comme disait un journaliste, un an de présidence, ce sont les noces frêles de coton et qu'à la fin de son mandat, ce seront les noces dures de bois, le moment d'actualiser et de solder les comptes de résultats, budgétés au départ.

Salle temps pour la planète...

 

 

L'avenir selon Paul.

"Qui n'avance pas, recule", entend-on.

Qui avance sans tenir compte du passé trébuche comme un apprenti sorcier qui n'a rien appris de ses erreurs.

Dans la nature, tous les êtres vivants, espèce par espèce, trouvent des palliatifs à une situation qui leur est néfaste, mais cela prend du temps dans l'évolution. 

La population mondiale est toujours en augmentation, ce qui crée toujours plus de besoins de croissances à différents niveaux.

L'explosion technologique devrait engendrer la méfiance.

L'immortalité voulue par les transhumanistes rendrait peut-être plus responsable, pensait Paul.

Paul retient cinq scénarios de sciences fictions.

Quatre pessimistes souvant américains:

Le film de 1959, "Le dernier rivage" réactualisé dans ce documentaire

Le film "Elysium"

Film Interstellar

La série des "Terminator"

et un film français plus optimiste :

"La belle verte"

Les films de science fiction ont toujours recherché des solutions à nos nostalgies du passé, à nos stress de l'actualité et à nos rêves de futur.

 

Conclusions et constatations:

"Il y a beaucoup d’éléments de réflexions même si parfois, il y a une sorte de contradiction entre certains d’entre eux.
Il est vrai à sa décharge qu’il aborde énormément de sujets en très peu de temps. Même si près de quatre heures au total semble long. 
Il sera donc hasardeux de trop résumer mais bon c’est le « prix » à payer.
J'ai retenu quelques éléments qui me semblent fondamentaux", concluait Don Quichotte

Les trois exposés ont eu chacun une approche intéressant mais peut-être trop éloignés l'une de l'autre avec peu de flashback comme références.

Était-ce une gageure de séparer les tenants et les aboutissants, de partir de la source pour arriver à l'échéance?

Tous projets entrent dans des cycles, lancés parfois avec enthousiasme, puis arrivent à une apogée et redescendent la pente par obsolescence ou par erreur de conception pour finir par mourir ou renaitre dans un autre cycle avec une autre version espérée améliorée.

Les optimistes et les pessimistes s'affrontent pour expliquer leur ressenti du temps.

Difficile de faire ouvre d'historien et de rester objectif sans laisser poindre un peu de subjectivité.

Vendre du pessimisme est souvent plus facile en période de crises multiples par la culture de la peur.

La collapsologie parle de la société déjà en train de s'effondrer. 

[ Pour info: La chaîne ABXPLORE explore l'idée du Doomsday en provenance des USA dans 10 scénarios de fin du monde avec un retour dans le passé comme appui à cette thèse. Le 5 mai, ce fut le "Sursaut de rayons de gamma" et le 12 mai, les "Éruptions solaires".]

Les humains sont des êtres sociaux, dit Paul.

Sociaux mais pas avec un instinct grégaire, comme pourraient l'être, les animaux.

Endémiques partout sur notre Terre, les humains y exploitent leurs qualités mais aussi leurs défauts.

L'opportunisme n'est pas une propriété uniquement humaine. Il fait partie de l'évolution de tous les êtres vivants qui cherche à trouver la meilleure manière pour exister. L'évolution invente, teste et utilise ce qui fonctionne le mieux ou rejette ce qui ne fonctionne pas. 

Un système égalitaire par une interaction entre ses membres pour créer de la richesse et non par ruissellement de la richesse pour créer un équilibre, est proposé par Paul.

Les dettes ont manifestement pris le pouvoir dans les attitudes et les pensées de notre monde des humains.

Le sacro-saint équilibre budgétaire intervient immédiatement dans des débats sans fin:podcast.
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Le socialisme, soutenu par les syndicats, aurait-il creusé les déficits en haute conjoncture par les excès de dons non compensés par une production pour régner en maître sur le peuple?

La censure sociale, obligée de suivre un destin en tant que son propre entrepreneur comme capital humain, proposée par le libéralisme, aurait-elle été déterminante?

C'est le bicentenaire de la naissance de Karl Marx et de nouveaux débats se produisent:podcast

La population chinoise est cotée par le gouvernement dans pour déterminer quels sont ceux qui sont considérés comme bons ou mauvais citoyens. Les "bons" sont récompensés et les "mauvais" sont réprimés. Ce qui crée un esprit de compétition.Pour les "mauvais", voyager devient interdit.podcast

"Un casque permettrait même à des entreprises de savoir ce que ressentent leurs employés en captant leurs émotions", révèle cet article dans lequel il est dit que "Pour améliorer la productivité et l’efficacité en connaissant l’état de stress ou de fatigue, l'Intelligence Artificielle détecte dans ce but des pics émotionnels pouvant être provoqués par une dépression, de l’anxiété ou de la rage".

La chanson de Jean Ferrat me revient en mémoire:


 

Le monde du vivant au complet est souvent organisé selon le modèle hiérarchique avec des leaders à plusieurs étages qui tireront leurs propres groupe de coopérants idéologiques soit par facilité, par dévouement, par manque d'idées constructives.

La compétence et la motivation sont souvent avancés comme principes de sécurité du système avec la responsabilité munie d'un parapluie ou même d'un pare-soleil.

5.JPGVu l'imprévisibilité de Donald Trump, il faut s'attendre à des hauts et des bas en cascade.

La Corée du Nord a fait planer un risque de guerre pendant des semaines avant de s'apaiser.

0.JPGLe pacte signé avec l'Iran par son prédécesseur, annulé et cela remet de l'huile sur le feu avant de trouver une autre alternative.

Nous nous retrouvons, vu du haut, avec une influence édictée à partir du sommet appelée "élite" face à un monde agissant qui n'a pas souvent de droits pour prendre la parole en dehors d'être mécontent de son sort en le manifestant au travers du droit de grève.

La production de la Terre dont on connait aujourd'hui les limites en potentiel, est aujourd'hui dépassée par les événements pour le compenser, dès le mois d'août et est toujours en recul dans l'année. Nous consommons plus que la terre ne peut produire. C'est vrai que 1% seulement de la population du monde se partage la richesse globale.

3.JPGMais, posons le problème à l'envers.

Est-ce que si les richesses maintenues dans les mains de 1% de la population mondiale, seraient-elles plus profitables à la planète, si elles étaient réparties de manière égalitaire dans toute le population mondiale?

Plus de pauvres. Plus de riches.

Uniquement des classes moyennes comme le proposait Paul dans un de ses chapitres.

Cette question mériterait une sérieuse étude indépendante exemptes de partis pris avec statistiques à la clé.

Déjà, la semaine dernière, je parlais d'habitude avec l'utilisation de la voiture et qui dérivent à addictions.

Un autre indice pourrait être apporté par la constatation de l'augmentation fulgurante des voyages et des déplacements en avion grâce au low-cost.

2017 a été un bon millésime dans le secteur de l'aviation avec 41,8 millions de vols pour 4,1 milliards de passagers grâce aux tarifs des billets d'avion à petit prix pour les vols long-courriers qui restent inférieurs à la classe économique.

Ce consumérisme se produit de plus en plus souvent dans des déplacements lointains sous forme de "City-trips" de très courtes durées qui ne permettent plus de profiter du bienfait que les voyages sont sensés apporter. 51% des vacanciers s'intéressent aux curiosités à destination tandis que 49% seulement au soleil.

Pourtant, amortir les kilomètres dans les heures et les jours de prestations, serait une solution pour augmenter le plaisir de la rencontre avec d'autres manières de vivre et pas uniquement pour des raisons écologiques.

La rationalisation du secteur du tourisme n'a pas encore eu lieu.

Le projet "voyage" est toujours en phase ascendante.

Rationaliser le transport passe évidemment en recentrant les activités dans des secteurs d'espaces plus limités.0.JPG

Un article du dernier "Monde diplomatique" raconte la situation de la ville moyenne de Montluçon, localisée en plein centre de la France.

Au 19ème siècle, dans cette ville, fut conçue la "Bourbonnaise", la mère des locomotives françaises.

A sa suite, la petite ville est devenue une cité industrielle au développement important.

Les cinq voies de transports en trains n'en sont plus aujourd'hui que deux avec les activités restreintes d'autant.

La réduction du temps imparti pour les projets se poursuit par des actions réalisées dans un temps trop court à leur parfait achèvement.

Ingratitude du temps?  

Serait-ce la théorie d'Einstein qui établissait la relation entre l'espace et le temps et qui disait que plus on a d'espace, moins on a de temps et vice et versa?

Ce n'est pas une question, mais une constatation logique conjoncturelle d'une situation allergique à un espace fini et un temps déterminé. 

"On ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf", dit un vieux principe.

Encore faut-il apprendre ce qu'est un œuf, comment il faut le casser et à quoi il faut l'agrémenter pour qu'il ait le meilleur goût.

En d'autres mots, il faut réapprendre à apprendre et utiliser l'intelligence la plus performante possible pour y arriver. 

Dans le genre humain, on distingue des logiques, des aspirations et des philosophies totalement différentes.

Chercher un bonheur commun par des artifices communs dans une sorte de bonheur intérieur brut pour contrebalancer le produit intérieur brut, sera voué à l'échec.

Même la procréation de l'espèce humaine qui existe chez tous les êtres vivants ne s'accordent pas.

L'intelligence artificielle est dépendante du programmeur qui la conçoit.

En tenant comptes de paramètres du passé, de l'actualité et de structure, l'IA pourrait prendre le pas avec plus d'efficacité sur l'intelligence naturelle.

Le concept de faire plus avec moins faisait, à l'origine, partie du paradigme du capitalisme en produisant plus au moindre coût.

Il pourrait aller dans le même sens que l'écologie nécessaire à la planète en faisant mieux avec moins.

C'est peut-être par cette alternative que l'on pourrait concevoir une décroissance intelligente. 

Réformer n'est souvent accepté qu'en conservant ses acquis octroyés pendant les périodes d'euphories et qu'en les augmentant. Là réside peut-être l'erreur.

La nature renait se renouvelle dans un cycle de vie éternelle.

Ce printemps, rédacteur Nabum avait remarqué que le monde devenait silencieux par le constatation que nos hirondelles ne passaient plus en France.

Cette année, rien n'enraye le déclin.

Quelque 40% des espèces communes d'oiseaux sont en déclin à Bruxelles.

8.JPGDepuis 1992, sur 36 espèces analysées,  12 populations d'oiseaux augmentent, 10 sont stables et 14 déclinent, observé depuis 114 "points d'écoute" disséminés à Bruxelles.

Entre les idées libertaires des paradis artificiels apportés en mai 68 et l'intelligence artificielle de 2018 réside encore beaucoup de pas de différences.

"Alors que les oracles de l’informatique et les maîtres du capitalisme vert revendiquent le monopole des lendemains qui chantent, la gauche déserte les grands projets d’avenir. A défaut d’espérer changer le monde, elle raccroche ses espoirs à ses souvenirs, en particulier ceux des années d’après-guerre. Mais peut-on concilier progressisme et nostalgie ?" écrit le Monde diplomatique dans l'article "L'histoire ne repasse pas les plats".

L'évolution est en marche qu'on la crée ou qu'on l'enraye.

Qu'elle soit de gauche ou de droite, dans l'espace ou dans le temps, à la recherche de son autre.

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Hommage à Maurane, décédée lundi (Paris Match)

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Eriofne,

 

13/5/2018: Les décodeurs sur la démocratie dans les médiaspodcastpodcastpodcast

14/5/2018: Le coût environnemental du tourismepodcast

Commentaires

?????Démocratie avec 3 pouvoirs indépendants reposants sur le suffrage universel. Économie de marché avec le système libéral qui a effacé la monarchie. Recherche de moins d’État pour acquérir plus de liberté.

La réalité est très différente de cette présentation idyllique. La France et les USA par exemple ont un système électoral qui ne correspond en rien aux votes d’une majorité. Aux USA on est élu alors que le perdant obtient par exemple près de 4 millions de votes de plus que le gagnant! En France avec leur système à deux tours des millions de votes s’évaporent dans l’espace sidéral séparent les deux tours. Les systèmes électoraux mis en place assurent que rien ou pas grand chose pourrait changer suite à une élection.
Moins d’état pour acquérir plus de liberté est une vue en total contradiction avec la réalité. C’est seulement plus de liberté pour ceux qui possèdent le pouvoir de l’argent et bcp moins de cette liberté pour ceux dont la vie et survie dépend de n’importe quel qualité de « job, job » accordé par ceux qui ont la vraie liberté de choix.
Depuis trente ans on constate un transfert majeur des revenus du travail vers les revenus financiers (Etude de l’équipe Thomas Piketty approuvée par des prix Nobel d’économie comme Stiglitz et Paul Krugman); est-cela le «plus de liberté » grâce au moins d’état??

Écrit par : Don Quichotte | 12/05/2018

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Bravo. Bonne réaction, bonne rectification.
J'ai tenté de séparer ce qui avait été dit par Paul lui-même pendant ces trois épisodes et je n'ai ajouté que des critiques ou conclusions dans un bloc séparé.
Parfois, même les historiens ne sont pas objectifs et dépassent leur rôle de notaire.
Comme je l'ai souvent écrit, l'objectivité et la réalité ne sont pas faciles à écrire et encore moins à décrire.
L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs. C'est un fait.
Elle dépend du temps, mais aussi de l'endroit d'où les étapes sont décrites.
Ce lien entre le temps et l'espace qu'avait présenté Einstein, n'est pas exclusivement réservé avec une vision sur le Cosmos.
Il est universel.
Paul surfe sur la vague du mécontentement et du manque de repères comme un nouveau prophète..
Il a très bien compris l'intérêt qu'il pouvait tirer de ses connaissances apprises en anthropologie et en économie de terrain qu'il a acquise dans le milieu de le finance aux Etats-Unis.
Je connais depuis longtemps Paul avec sa vision que l'on peut généraliser par un "Cassandre" moderne.
Je me suis opposé à lui dans ce sens.
Pour motiver les jeunes, ce n'est pas en annihilant leur volonté d'améliorer une situation actuelle, en dénigrant le réalisme.
Je l'ai écrit souvent et je le répète: Trois choses mènent le monde: le pouvoir, l'argent et le sexe. Parfois dans un ordre aléatoire.
Mai 68 a été un leurre de liberté. Bizarrement, comme je l'ai écrit ailleurs, le "8" comme dernier chiffre de l'année, a donné des changements significatifs pour un nouveau cycle après un système en crise.
En Belgique, ce fut 1958, en France, 1968,
2008 les crises du capitalisme aux États-Unis et aussi avec en 2008 les JO pendant laquelle la Chine a voulu se présenter au monde comme une vitrine de sa manière de vivre ...
1988, l'arrivée progressive du Web. La communication qui s'ouvrait au monde entier. Alors que l'informatique, si elle voyait Internet, ne le voyait pas institutionnalisé à tous les publics. Du moins, on le pensait. Parce que souvent c'est devenu un minitel évolué à cause du problème des langues.
Est-ce que 2018, en sera une nouvelle?
Les religions prennent souvent la relève dans ces périodes de remises en question suite à des désillusions, en manque de repères.
Des kamikazes se réveillent un peu partout, comme ce fut le cas encore hier.
Vivre est devenu difficile en périodes creuses de projets sentis comme communs.
La conquête de l'espace ne fait même plus rêver comme elle le faisait à ses début.
Le "job, job, job" pour vivre heureux est périmé aujourd'hui et il le sera encore bien plus dans l'avenir.
Nous avons vu de près avant qu'il ne le devienne ce nouveau paradigme appelé "numérique".
Il renvoie les humains à leurs tendres études.
Il rejette tout ce qui ne le concerne pas.
La notion de "travail" que l'on retrouve dans son origine est obsolète.
Ce sont les machines qui prendront la main qu'on le veuille ou non.
On retournera sensiblement à sa notion plus en rapport avec ces quelques neurones de plus que l'homme a reçu par l'évolution dans le monde vivant.

Piketty intervient dans le podcast que j'ai introduit dans l'article.
Jean Ferrat était un fervent défenseur de la cause communiste.
Il a reconnu son "errance" et s'est posé une nouvelle question dans cette chanson "La jungle ou le zoo".
Toujours le même problème, avec la Chine, dont la corruption est reprise en main par la méthode forte dictatoriale.
Aucun régime communiste n'a existé autrement que dans la manière forte.
L'homme est un gaz parfait.
Il prend l'espace qu'on lui donne sans se poser de question.
L'allusion avec les mini-trips n'était pas fortuite.
Quand on donne la possibilité par l'éducation de devenir plus critique, comment peut-on encore penser qu'il n'y aura pas de dissidents, de critiques dans n'importe quel système?
L’État n'est là que pour rationaliser en cherchant à créer des jobs puisque c'est son moyen de rassembler des taxes. Il est une partie intégrante d'un système de globalisation qui ne parviendra jamais à imposer une voie unique.
La recherche du bonheur pour l'institutionnaliser au niveau mondial dans un cliché uniforme a déjà été réalisé dans une étude menée par Stiglitz en 2010 au temps de Sarkozy. http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/01/10/le-bib.html
Le bonheur n'existe pas de manière universelle mais il est peut-être en soi dans ses gènes.

Les prix Nobel ne sont attribués que par des notaires de "bonnes ou de mauvaises" résolutions.
Le Nobel de l'économie, il ne faut pas oublié qu'il est très souvent en relation avec les théories qui ont le jeu comme point de ralliement.
Il n'existait pas pas dans la tête de Nobel lui-même et a été ajouté bien plus tard.
Le Nobel de la Paix est encore plus sujet à caution.
Obama l'avait reçu bizarrement au début de son mandat.
Il y a des Américains qui proposent aujourd'hui, Trump, parce qu'il a résolu "en principe" la crise en Corée par la force.
Ce n'est pas ces derniers trente ans que cela se passe.
Cela a toujours été comme ça.
Cela portait d'autres noms comme la féodalité, l'assujettissement sous toutes ses formes avec une tête bien ou mal faite du seigneur au sommet avec en dessous de lui des vassaux dans des hiérarchies du pouvoir.
Il faut peut-être lire le livre de Michel Serres "C'était mieux avant" pour se donner du courage.
L'optimisme est une technique de combat, pour lui comme il dit dans cette vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=UUMl_Sp6eb0

Écrit par : L'enfoiré | 13/05/2018

Mon sujet avoué était la démocratie ou ce que l'on nomme aujourd'hui la démocratie.
Ta réponse est très longue mais finalement très orientée et donc tendancieuse.
Elle vise principalement à désavouer systématiquement ce qui est dénoncer.
"Cela a toujours été comme cela et ne changera", ce principe est plus un lien de support presque explicite à l'inévitabilité des actions de ceux qui nous dirigent et nous exploitent. C'est du Darwin à l'échelle humaine.
Une simplification du discours de Jean Ferrat telle que tu l'as proposé est celui de qq qui ne le connait absolument pas. C'est de la caricature. Le même style de caricature est appliqué lorsque tu parles de Stiglitz et Paul Krugman. Ceci est très désolant et inapproprié.
Mais il y a un élément commun dans ce discours, que tu le veuilles ou non ce sont des mots embryons à la régularisation de facto d'une sorte de fascisme inéluctable. Pour notre bien à tous (ou à certains) pcq cela a toujours été comme cela.
Ce dimanche matin sur La Première (radio belge), quelle coïncidence, j'écoutais l'interview de personnes qui viennent de tenter une approche différente au métier de journalisme et d'information. Et un film (autre coïncidence je t'assures) dont le titre est "Démocratie(s)?". A voir absolument dans son intégralité pour éventuellement encore mieux comprendre le système non démocratique dans lequel nous survivons. Il ya bcp d'espoirs et surtout de pistes d'espoir dans ce film qui se termine par une déclaration d'une députée Islandaise en fin de mandat, elle dit ceci:
*****Je repars avec ces mots : "I have seen the signs : the end of the world as we know it has begun. It might look terrifying on the surface, but inside every human being, a choice. To go under or act." La démocratie est un risque à prendre, et je suis prêt à le prendre.
Et le lien vers ce film "gratuit":
https://www.youtube.com/watch?v=RAvW7LIML60
Le contenu est tout le contraire d'une piste toute tracée vers un inéluctable fascisme de type darwinien.

Écrit par : Don Quichotte | 13/05/2018

Répondre à ce commentaire

Faut-il être court pour ne pas être tendancieux?
Court, je ne l'ai jamais été. Je hais les tweets qui n'explique rien qu'une réflexion à chaud sans aucune réflexion.
Expliquer jusqu'au moment où un message passe, est une entreprise qui doit se donner en plusieurs variantes.
Si pas compris, on recommence par une voie.
Darwin n'a rien inventé. Il a seulement constaté dans le monde animal et la nature.
Dans la nature, comme je l'ai écrit, le progrès est lent, presque insensible.
L'homme qui ne fait que très peu de temps à l'échelle du temps de la terre, avec ses technologies veut aller plus rapidement et brûler les étapes.
A caricature correspond souvent une autre caricature sous forme de cliché.
Si c'est désolant, pour mon interlocuteur, je n'y peux rien.
Mon blog est un journal personnel à la base.
Je n'ai plus rien à vendre, rien à envier. Tout le monde y est bien venu.
Ce n'est pas pour mes beaux yeux que mon site est devenu vraiment multimédias, avec podcasts dont certains ne parlent même pas alors que tout y est dit pour confirmer les textes écrits.
Nous ne sommes plus à exprimer les choses avec son propre texte mais en y associant même les dissidences même si c'est dur à accepter.

Toujours plus et plus vite, cela a toujours été le cas chez l'homme.
C'est dire qu'il oublie son histoire et invente une autre qui lui sied mieux après coup.
Si on veut imprimer ce qu'on dit du mot "démocratie" à partir de n'importe quelle encyclopédie comme l'est aussi Wiki ( https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie ), il vaut mieux prendre une liasse de papier de réserve si on n'en a trop de nécessaire pour le papier chiotte.
Exprimer cela en tweet m'amuserait d'ailleurs.
Demander à quelqu'un qu'est-ce qu'il entend par ce mot, aura tellement de clichés en réponse en ne respectant que "son" idée de la démocratie s'il en a une évidemment..
N'importe quel travailleur, s'il reçoit une augmentation de plaisir sous forme de salaire, deux mois après, il en espère une autre et casse un budget préétabli.
L'équilibre est tellement difficile à trouver qu'il y a des assurances à prendre pour les déficits à prévoir.

Moi, je ne veux donc rien.
Je n'ai rien à vouloir sinon à vivre comme on m'a appris à le faire ou que je l'ai appris moi-même.
Je n'ai qu'à constater et compter les points, jusqu'au point Godwin et puis en déduire des attitudes à prendre.
J'ai toujours respecté l'opinion de mes interlocuteurs. Curieux, il faut me aimer pour cela lire tout, aussi bien ce qui ne me correspond pas.
Je ne vois rien de désolant ni d'inapproprié si ce n'est pas la mienne dans un débat que l'on veut constructif et que l'on ferme quand les circuits de connexion en réseaux d'esprits multiples plus possible.
Au départ, plus il y a d'opinions, mieux c'est.
Des intégristes, que j'ai dit aussi dangereux, j'en ai connu quelques uns. Il n'accepte aucune opposition.
J'ai un esprit très numérique qui dit qu'il y a un momentum à tout.
Un moment où on initialise un projet, suivi par l'appréciation de son coût et de sa rentabilité, la décision de le lancer et à l'échéance, son contrôle d'efficacité.
Je n'ai rien dit d'autre.
Dans le futur, les CDI, les appointés n'existeront plus que très rarement.
Les jeunes souvent sous forme de startups, deviendront des entrepreneurs de leur propre destin avec plusieurs clients.
J'ai connu cette époque de startup pendant quelques années avant d'entrer dans la société des "Company men" du nom du film qui en a été tiré.
Avoir des "sur-alternes" et des subalternes est un spectacle de la comédie humaine.
Merci pour l'info sur la Première au sujet du métier de journaliste.
Je les ai podcasté et j'introduis en commentaire.
Kiosque de ce jour ( http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-33853-ACCORD-NUCLEAIRE-IRANIEN-LA-PRESSE-MAI-68.htm ), émission que je suis toujours parce que c'est une vue internationale, en parle au sujet du Canada, qui n'a qu'une population de 3,62 habitants par km2.

La Presse:
Le journal de Montréal La Presse compte désormais sur la philanthropie et les aides publiques pour survivre. La presse écrite au Canada est-elle au pied du mur, face à la crise sans précédent dans les médias ?
MAI 68
Que reste-t-il de Mai 68 ? Cinquante ans après les "événements", leur interprétation fait polémique. Quel est l'héritage de Mai 68 dans la société, en France et ailleurs ? Et qui rêve aujourd'hui de changer le monde ?
Mai 68 est rappelé pour la Belgique, qui était du communautaire entre flamands et francophones, Donc, tout à fait autre chose

C'est presque comparer des pommes et des poires en trouvant qu'après coup, ce sont tous les deux des fruits.

Pour les médias, j'ai reçu pour la Belgique, la aussi réponse en 2016 et dont j'avais fait un billet avec podcast
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2016/01/19/l-influence-des-medias-et-des-reseaux-sociaux-a-l-ere-du-num-5747091.html

Toujours, le même problème du temps et de l'espace ou environnement à prendre en considération.

Les problèmes les plus ardu, je les ai très souvent résolu avec humour et réflexion.

Encore une fois Darwin est un observateur, sans plus.
Il a même eu très peur de ses découvertes qui n'ont été édité que plusieurs années après.
Il été dénigré, hué, ridiculisé ensuite.
Au sujet des médias, c'est un sujet qu'il faut relativiser encore une fois en fonction de la superficie.

Voir Darwin identique avec du neo-darwinisme c'est un amalgame plutôt ridicule.
Le temps est un paramètre qui a une importance primordiale.

Écrit par : L'enfoiré | 13/05/2018

Le coût environnemental du tourisme

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/02/2213089070.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 14/05/2018

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Essai sur la société des citoyens responsables - de la relation entre coopération et compétition

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/essai-sur-la-societe-des-citoyens-204203

Écrit par : L'enfoiré | 14/05/2018

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C’est clair que le futur se sert du passé pour avancer mais je pense que c’est la 1ière fois que les données ne sont plus linéaires.
On a un gros souci pour les années à venir avec la surconsommation.
Et çà c’est récent…..on n’a pas de recul !
La croissance démographique est occupée à se régulariser mais la consommation des denrées et des énergies ….çà c’est terrifiant !
Avec un déséquilibre de tous les écosystèmes , rien ne va plus.
En plus l’homme est un épicurien de nature ….donc difficile de se priver pour ce qui n’est pas encore arrivé.
La seule solution , prendre des mesures draconiennes sans laisser le choix !

Écrit par : Léopoldine | 15/05/2018

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Un article qui me parait intéressant: Pour une IA augmentée par l'Humain de François GEUZE

Sciences 3.0 et 2.0 sans Conscience 1.0 n’est que ruine de l’âme. Il n’est pas un jour ou un article, une étude ou une nouvelle ne fait pas bruisser le petit monde des R.H. À écouter certains des oracles autoproclamés de la fusion des RH et des technologies, la majorité des recrutements passe par les réseaux sociaux, les jobboards sont morts, le CV d’un autre âge et les robots recruteurs sont à nos portes. Toujours à les écouter, les salariés plébisciteraient très largement l’utilisation des nouvelles technologies dans le travail. Tout ceci n'est pas sans poser nombre de questions.
Permettez-moi de rester sceptique et d’essayer de replacer le débat des RH 2.0 sur le plan des usages et des valeurs qu’en tant que professionnels RH nous nous devons de défendre. L’occasion de questionner la encore l’absence d’un code de déontologie de la fonction RH (mais on va bien finir par y arriver).

L’esprit critique, une posture nécessaire…
Si j’avais une chose à retenir de l’observation et d'une longue présence sur les réseaux sociaux, c’est que la formidable puissance de ces outils est malheureusement parasitée par une majorité de discours et d’études que je qualifierais de circonstance et de fantaisistes, au service d’ambitions marketing. Mais ne "jetons pas le bébé avec l’eau du bain", car ces outils et modalités technologiques font partie de l’écosystème de la "veille RH". Ce "bruit", majoritaire et récurrent doit toutefois nous pousser à rester vigilant et à travailler la lecture critique des informations que nous recevons ainsi.
De manière générale, il est évident de souligner que les nouveaux usages impulsés par les technologies ont pour objet de modifier en profondeur les modalités de communication, d’interaction (le 2.0 pour simplifier) et de prise de décision entre les acteurs d’un processus (le 3.0 pour simplifier la encore). Leur application dans le monde des Ressources Humaines conduit donc tout naturellement à l’évolution de nos pratiques et à l’émergence de nouveaux usages.
Appliquons maintenant notre esprit critique et dépassons l’idée reçue que la technologie est nécessairement bonne et utile. Il est intéressant de constater qu’il existe une certaine forme d’amalgame entre R.H. 2.0 et les nouveaux modes de recrutement, la quasi-totalité des communications étiquetées R.H. 2.0 étant en fait relatives au recrutement. Recrutement dont les pratiques sont tout particulièrement décriées sur les réseaux sociaux par nombre de candidats écartés, déçus ou parfois scandalisés par la manière dont il a été fait peu de cas de leurs candidatures ou de leurs attentes. Un premier enseignement à tirer de cette situation pourrait se résumer ainsi : nouveaux usages, nouvelles attentes.

Ta responsabilité professionnelle tu questionneras…
En tant que Professionnels des Ressources Humaines, nous sommes responsables de la création de valeur au sein des organisations que nous servons et nous contribuons au développement des valeurs et de l’éthique de celles-ci. Nous devons accepter la responsabilité professionnelle qu’impliquent nos actions et décisions personnelles. Nous nous devons également d’être exemplaires notamment dans le rapport à autrui et dans l’attention que nous portons à l’ensemble des changements qu’impliquent nos décisions. Intégrer les technologies nécessite de s’interroger sur l’impact de celles-ci sur un ensemble de pratiques relevant de :
- La prévision
- La prise de décision
- L’organisation des ressources (humaines, matérielles, financières, etc.)
- La mobilisation des ressources (motivation, engagement, planification, etc.)
- L’évaluation
Pratiques pour lesquelles la mise en place de systèmes à base de technologies de type 2.0 sont des questions essentielles. Pour chacun des processus RH concernés, il convient de les ré-interroger dans leur ensemble. Au-delà des modalités de communication, il faudra travailler sur la place de l’ensemble des parties prenantes et sur la redéfinition des critères de qualité (notamment par l’individualisation de la relation) et de performance attendus (par une approche collective des situations).
Par exemple, dans le cas d’un processus de type "formation du collaborateur" il pourra être envisagé de modifier les modalités de recueil des besoins en associant plus étroitement la chaine hiérarchique, la prise de décision pourra être élargie au-delà de la chaine hiérarchique dans une logique de type gestion de projet, les modalités pédagogiques pourront associer des outils collaboratifs de type groupware, wiki ou réseau social d’entreprise afin de partager largement les connaissances acquises et l’évaluation des compétences pourra s’effectuer en associant le collaborateur, l’encadrement, les clients, etc.
Ceci est d’autant plus essentiel que la notion même d’organisation évolue et que la répartition des pouvoirs et des rôles en est bouleversée puisque sous l’impulsion des technologies nous passons d’une organisation pyramidale claire ou le pouvoir est réparti dans les boites de l’organigramme à un chaos ou le pouvoir est réparti non plus dans les boites, mais dans les liaisons entre les boites…

La vie privée du candidat/collaborateur tu respecteras…
L’utilisation, même si elle reste encore marginale, des réseaux sociaux fait apparaître un nouveau concept, difficile à cerner et que l’on pourrait qualifier de "vie privée publique". Un nouveau droit est en train de se construire avec toutes les parties prenantes (collaborateurs, organisations, candidats, institutions représentatives du personnel, conseils…) à coup de plaintes et de décisions quant à l’utilisation de données et d’informations issues des réseaux sociaux, des courriels personnels ou professionnels, de la publication de documents sur les intranets, etc.
Mais au-delà de ce qui émergera des positions divergentes, il apparaît nécessaire que nous puissions tenir une ligne politique relevant d’une simple logique de précaution : la vie privée du candidat ou d’un collaborateur lui appartient et ce qui n’est pas explicitement professionnel n’a pas à être utilisé ou retenu.
En ces temps de RGPD, je m’attarderais ici simplement sur le thème de la réglementation sociale. Elle n’est pas qu’un ensemble d’obligations et de contraintes conçues pour nous empêcher de fonctionner, elle est la résultante de la confrontation d’un ensemble de points de vue et de positionnements. La connaissance de la réglementation sociale nécessite une attention de tous les instants et l’accroissement de la place des technologies nous impose de développer une veille sur de nouveaux acteurs pour la fonction RH telle que la CNIL.
Par exemple, qui d’entre nous a véritablement connaissance des recommandations de la CNIL concernant l’utilisation des techniques et méthode de sélection par le biais de processus automatisés (questionnaires, analyse sémantique, etc.) ou concernant les modalités d’information relatives aux personnes sélectionnées (ou non) pour des dispositifs de type "Hauts potentiels" ?
Tout ceci nous amène à formuler qu’en tant que professionnels des Ressources Humaines, nous devons prendre en compte et protéger les droits des personnes, notamment au regard de l’acquisition, du traitement et de la diffusion de l’information en étant les garants de la véracité des informations communiquées. Mais ne nous trompons pas, ce n'est pas une obligation découlant du RGPD ou de la loi Informatique & Liberté, c'est une obligation morale qui nous incombe.

L’intelligence de ton interlocuteur tu respecteras…
Le discours marketing entourant les technologies R.H. est omniprésent. Il se nourrit de belles histoires, de "business cases" censés nous persuader que telle ou telle pratique est l’alpha et l’oméga de la fonction RH (comment avions-nous d’ailleurs pu vivre sans jusqu’à présent ?). Mais au-delà de cette communication, toujours prompte à mettre en avant les avantages et à gommer les inconvénients, nous nous devons de travailler dans le cadre de la gestion du changement à une communication qui ne puisse être assimilée à une manipulation, qui fasse appel à une compréhension objective des enjeux. L’utilisation de techniques de type "storytelling" étant en définitive bien souvent contre-efficace sur le moyen/long terme.
Un champ complet et relativement nouveau s’ouvre ici aux professionnels des Ressources Humaines et de la communication, que ce soit pour la gestion et l’accompagnement du changement, la marque employeur ou le développement effectif de communautés de pratiques par exemple.

La justice et l’éthique tu défendras
En tant que professionnels de la fonction Ressources Humaines, nous sommes moralement responsables de la recherche et de la promotion de l’équité et de la justice pour tous les employés et leurs organisations. En quoi la mise en place de processus de type 2.0 vient-elle modifier les rapports sociaux dans l’organisation, notamment en matière d’accès à l’information ? Comment garantir le maintien de comportements permettant de garantir égalité et équité de traitement et l’ensemble des grands équilibres dont nous sommes normalement les garants ?

Ta connaissance tu développeras…
Enfin, en tant que professionnels RH, nous nous devons de garantir la justesse et la qualité de nos actions et recommandations. Ceci doit nous inciter à renforcer continuellement nos compétences. Je retiendrais trois champs prioritaires pour les professionnels RH : la gestion des organisations ainsi que la maitrise du changement changement, car ces thématiques sont essentielles au regard de ce que nous avons vu précédemment et la réglementation sociale, car elle donne un cadre à notre activité et peut nous être opposée.
L'on comprendra alors que face à développement de ce que l'on nomme IA et surtout de l'apprentissage artificiel (voir ici) l'on est bien loin d'avoir des machines ou des algorithmes recruteurs. Plus important encore, l'expertise métier des uns et des autres ne sera pas augmentée par l'IA mais que par une parfaite connaissance du contexte c'est l'IA qui sera augmentée par les expertises humaines. Alors, investissons dans l'IA certes, mais surtout investissons dans l'expertise de nos collaborateurs et collaboratrices.
Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions. Elles sont de toute façon intimement liées à l’histoire et aux enjeux de chaque organisation, mais se poser ces questions est déjà une partie de la solution aux problèmes de l’intégration des technologies dans les RH. Maintenant, ayant utilisé les réseaux sociaux et les technologies pour diffuser ces quelques idées et en application de ce que j’indiquais en début d’article, vous n’êtes pas obligé de me croire.

https://www.linkedin.com/pulse/pour-une-ia-augment%C3%A9e-par-lhumain-fran%C3%A7ois-geuze/?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-9-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=0s4pcFafSPbEg1

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2018

Intelligence artificielle tout ce que vous vouliez savoir sans oser le demander (bernard jomard)

Demain des algorithmes décideront ils pour nous. L’Intelligence artificielle gérera-t-elle notre vie?

L’étude récente «iLife» de l’agence de communication BETC Digital menée auprès de plus de 12 000 adultes dans 32 pays, nous révèle que, 56 % des Millénials dans le monde, pensent que l’intelligence artificielle sera bénéfique pour la société, ils sont seulement 33 %, en France, 53 % aux états unis et 89 % en Chine. 48 % des Prosumers mondiaux pensent eux que l’intelligence artificielle sera un fer de lance du progrès ils sont seulement 39 % en France , 40% aux états unis et 70% en Chine. La Chine qui vise la première place du monde de l’IA en 2025, est semble-t-il la plus enthousiaste.
Chaque invention générant des effets collatéraux, la question aujourd’hui n’est pas de savoir si l’IA est bonne, mais de savoir si la sagesse des hommes sera suffisante pour évaluer et maîtriser les éventuelles conséquences négatives.
L’IA c’est tout d’abord un « buzz word » qui nous est servi à longueur de journée par beaucoup de marketeurs et autres leaders d’opinion, pour nous montrer qu’eux, ils maîtrisent et utilisent intensément les algorithmes et l’IA
En fait on devrait plutôt parler d’intelligence augmentée ou d’utilisation très intensive de data ou « dataisme » ou « infobésité ». Mais tout d’abord qu’est-ce que l’Intelligence artificielle ?

Définition :
On peut résumer l’IA à un système, des logiciels ou algorithmes qui traiteront des taches qui ne peuvent être traitées par l’humain pour des questions de coûts de délais ou de qualités.
IA ou Intelligence augmentée, permet avant tout de répertorier de très nombreux faits, actions, et engagements, et d’analyser les interactions entre différentes sollicitations, les corréler et d’en tirer des enseignements qui déboucheront sur une réaction une adaptation ou une prévision.
IA ou Intelligence augmentée est à la fois descriptive c’est-à-dire qu’elle analyse ce qui c’est déjà produit, mais est aussi prédictive c’est-à-dire qu’elle exploite l’existant et en tire des enseignements qui permettant d’anticiper un événement . l’IA est en fait la corrélation de technologies, de sciences dures, et de neurobiologie computationnelle permettant d’imiter certaines fonctions dites cognitives.
L’IA permet avant tout de gérer un colossal volume de données. Plus la quantité d’expériences est importante plus le modèle est performant, plus le niveau de fiabilités de la prédiction augmente.
La seule Différence entre l’Humain & l’IA ou Intelligence augmentée, c’est donc cette capacité de Stockage d’informations qui est quasiment illimitée pour les systèmes, et bien sur la différence de puissance et rapidité de calcul entre l’humain et l’IA ou Intelligence augmentée

https://www.linkedin.com/pulse/intelligence-artificielle-tout-ce-que-vous-vouliez-savoir-jomard?trk=eml-email_feed_ecosystem_digest_01-recommended_articles-10-Unknown&midToken=AQF7f9BmLATQeA&fromEmail=fromEmail&ut=0Qx25zHBTfbEg1

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2018

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Ne gâchez pas des milliers d'années d'évolution
Avez-vous déjà réfléchi au fait que vous étiez le fruit de centaines de millions d’années de sélection naturelle ?
Si vous êtes là, en train de me lire, c’est que tous vos ancêtres, sur des milliers et des milliers de générations, ont réussi à survivre, avoir au moins un enfant, qui lui-même a survécu jusqu’à l’âge adulte pour avoir un enfant à son tour, et ainsi de suite jusqu’à vous.
Vos ancêtres ont tous, absolument tous réussi à survivre à toutes les catastrophes, toutes les maladies, toutes les guerres, et ce sur 84 000 générations depuis le premier hominidé !
C’est dire si vous pouvez être fier d’eux, et de vous. Vous avez été sélectionné parmi des milliards par le processus de « sélection naturelle » qui élimine les individus insuffisamment adaptés à leur environnement au profit d’une toute petite élite, constituée des plus résistants – dont vous faites partie.
C’est une performance car la plupart des espèces vivantes ne peuvent pas en dire autant : 99,99 % des espèces apparues sur Terre depuis l’origine ont disparu (et la plupart avaient déjà disparu avant même l’apparition de l’homme).
Mais pour que l’aventure puisse continuer, encore faut-il ne pas jeter aux orties les modes alimentaires, les remèdes naturels, les habitudes de vie qui ont fait le succès de vos ancêtres.
Les mauvaises expériences du passé
A la fin du XIXe siècle, des savants ont imaginé que, grâce à la Science, ils allaient inventer de la nourriture de synthèse qui fonctionnerait mieux que les produits naturels.
On venait de découvrir les trois éléments énergétiques de base de notre alimentation (protéines, lipides, glucides). Divers expérimentateurs essayèrent de nourrir du bétail uniquement avec des protides (protéines), des graisses (lipides) et du sucre (glucides), complétés d’eau et de sel.
Sage précaution de n’avoir pas expérimenté tout de suite cette idée sur des êtres humains !
Les bêtes dépérissaient et ne pouvaient plus se reproduire. En revanche, leur état s’améliorait fortement si l’on ajoutait à ce régime du jaune d’œuf et du lait entier. C’est ainsi que l’on commença à soupçonner l’existence d’autres substances, présentes en quantités infinitésimales dans l’alimentation, mais qui n’en étaient pas moins indispensables à la survie : les vitamines,les minéraux, les oligo-éléments.
Et pourtant, un siècle plus tard, l’importance vitale de ces nutriments, qui ne sont apportés que par une alimentation saine et bio, est toujours largement ignorée par la médecine académique, qui ne fait réellement confiance qu’aux médicaments chimiques pour guérir les malades.

Suite à cette adresse
https://www.santenatureinnovation.com/comment-la-nature-vous-a-selectionne/#respond?utm_source=Emailing&utm_medium=Daily&utm_campaign=20180515-Selection

Écrit par : L'enfoiré | 16/05/2018

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