Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/09/2019

Langue belge sauce Madère

0.JPGUn deal win-win à la suite du billet "Sauce Madère"?

La vie du voyageur d'occasion semble encore plus aléatoire qu'il y a onze ans en perpétuel changement.

Cette fois, que vais-je raconter à son sujet?

Avec le fond, pas de problème, mais sous quelle forme le présenter?

Pourquoi pas en utilisant des expressions françaises de Belgique avec un Madérien qui parle en globish?


Une rencontre du 3ème type...

Que vont aimer ou détester des aliens qui atterriraient dans une "Alien Adventure" en vue d'y trouver un endroit pour s'y installer?

 

- Hi Alien, stranger of the day and the night in our space. Let us visit Madeira together which is not alike this vidéo. I'm your guide....
0.JPG- It was for the fun. Let's go together... En langue portugaise, je suis nul. Parle globish et j'introduirai quelques expressions en langue française typiquement belges comme "faudra pas me raconter de carabistouilles" (=sottises), comme "qu'il drache" (= il pleut averses) dans nos nuages, alors qu'à Funchal, il fait toujours "douf" (=étouffant) et que ça "spitte" (=éclabousse) de partout. Non, "j'ai eu bon" (=c'était bien) à Madère.
- Right. Did you eat the "bolo do caco" with sweet potato, yams toasted with garlic butter and the "espada" served with bananas, can they compete with your tongue with madeira sauce?
- Non peut-être (=oui assurément) et ça m'a bien goûté (=cela m'a plu). Notre langue de bœuf à la sauce Madère, c'est pas mal non plus. L'espetada, la brochette de bœuf avec la viande enfilée sur une branche de laurier, cela pourrait exister dans un de nos fritkots (=friterie). Faut pas croire que je suis un zoiseau pour le chat ou un zoiseau sans tête qui spitte sur la taque de cuisson et que tu essuieras avec ta lavette. La Belgique, pour toi, c'est un petit peu Hout-si-plou (=très loin) mais on ne garde pas toutes nos frites ne sont pas dans le même sachet. Je ne suis pas dur de comprenure (=pas long à la détente). Mais si tu veux faire de ton nez (=râler), tu risques de tomber à pouf (=pas au bon moment).  Vas-y. Pas question de se disputer pour des queues de cerises même si cela peut arriver dans le foot. Faut-il d'ailleurs protéger l'insulte de stade?

0.JPG
- You have the Red devils and we have a Ronaldo.
Ne cherche pas misère (=la querelle). Je sucerais bien mon pouce si celui-là fait ou ne fait pas "squetter" la baraque. Non, partageons nos idées half en half (=moitié moitié)
Rappelle-nous ce qu'on trouve encore à Funchal.
-
The Jardim Botanico, the Quinta Jardin de Imperador, the Sé, the Museo A Cidade do Acucar, the Museo de Historia Natural and it was the feast of the wine in the begin of September
.
In Madeira, you find what you are looking for, on the land, the sea and in the air. This is cocktail of nature, culture and religion.

This time, what will you remember from Funchal?

0.JPG

0.JPG

0.JPG

0.JPG

0.JPG

0.JPG

0.JPG

2.JPG

0.JPG

- Je pourrais répondre comme Métropolis l'a fait en disant que tout est bien dans le meilleur des mondes podcast, mais j'ai lu le livre de Dan Brown "Origine" qui m'a donné beaucoup d'imagination et d'idées parodiques.
En 2008, j'avais lu le livre de Dan Brown "Déception point" qui n'était pas vraiment adapté à l'endroit
.
Cette année, ce fut "Origine", un autre livre de Dan Brown qui lui est parfaitement adapté dans l'esprit de ce retour sur l'île.
C
'est l'histoire d'un futurologue et spécialiste en nouvelles technologies qui tient une conférence révolutionnaire à Bilbao et qui apporte la réponse à des questions fondamentales sur l'origine et l'avenir de l'humanité avec résultats basés évidemment sur de réelles recherches scientifiques qui ne ne s'accordent pas avec l'idée d'un Dieu créateur de l'univers en apportant une réponse aux deux questions fondamentales de l'humanité : d'où vient l'homme et où va-t-il ?

- Where are we coming from ? And what was the conference explaining.
- D'où venons-nous? Dans le livre "Origine" rappelle l'expérience ratée de Miller-Urey mais y ajoute la physique de l'entropie qui viendrait à sa rescousse en transformant les objets à partir de son énergie potentielle ordonnée qui en se convertissant en énergie cinétique devient désordonnée et chaotique pour dissiper son énergie en force incubatrice de la vie. L'étincelle de vie y est simulée par le biais de la science de l’abiogenèse qui reproduit les briques de l'ARN et de l'ADN.

- And now what about the question "where are we going to"?

- Où allons-nous? Question de prestige et d'ambition personnelle. Je dirais qu'on va vers un avenir d'hybridation de l'homme avec la machine dans un nouveau moteur de l'évolution. L'entropie au sens de Claude Shannon dit qu'il y a un rapport entre l'augmentation d'entropie et le gain d'information puisqu'elle donne une mesure de l'information minimale que l'on doit conserver afin de représenter ces données sans perte.

 

-  Do you know that at the Museu de Arte Sacra, you could think you were in Belgium. Flemish art is celebrated as a result of commercial contacts with Antwerp
- Ça c'est tof (=c'est bien) d'y avoir pensé de leur part. Raconte-moi. 
- In the past, the rich Madeirans sent shipments of our products and in return, they received from Flanders paintings to win a small place in paradise
- Madère est très catholique. Les églises sont à tous les coins de rues et les gens y vont avant d'aller travailler et on y prie.
- They probably pray to win more euros or not to lose them.
0.JPG-
C'est peut-être comme chez nous. Il y a un autre livre qui me vient en mémoire, celui d'une écrivaine belge Amélie Nothomb qui disait que son dernier livre "Soif" était le livre de sa vie. Elle parle de Jésus en son nom comme d'un homme ordinaire qui après un procès, se savait coupable et condamné à mort pour avoir pensé comme ce scientifique, avoir une mission de faire le bien autour de lui, qui s'est trompé et y a perdu la vie. Tous deux n'étaient pas plus intelligents, n'avaient de fantasme d'égalité ou de supériorité avec abnégation. Tous deux, morts à la suite de leur sacrifice, ont reçu la célébrité à titre posthume organisée par d'autres. Répandre la foi intransitive en un dieu ou en la science est toujours hallucinant quand on dépasse les limites de sa propre foi et devient une politique de religion. La résurrection devient alors bancale en pensant pouvoir changer le monde des hommes. Croire doit rester au sens absolu et penser avoir une sens de la béatitude. Nothomb termine son livre par cette phrase "Je me regarde dans le miroir et ce que j'y vois, personne ne peut le savoir dans ma solitude".

- Ok. And what is the relationship with your jogging?
- Une métaphore comme relation. J'explique. Lors d'un jogging, il m'en était arrivé une belle (=une chose étonnante)  lorsqu'après une course "volle petrol" (=plein gaz), une transpiration et une soif incontrôlables par une force incubatrice, l'imagination m'est survenue. "Pour éprouver la soif, il faut être vivant", écrit Nothomb et elle a raison, car j'avais plus soif que d'habitude
Les hôtels sont tous plantés au sommet à l'ouest de Funchal et une longue descente de l'Avenida Do Infante rejoint le centre-ville installé dans une cuvette en amphithéâtre. Lors de la descente, la vitesse du joggeur, aidée par la pesanteur augmente. La transpiration s'accentue, devient chaotique. Désordonné, je suis arrivé en bout de course. La vie et le jogging évoluent de la même façon en se complexifiant, s'adaptant à l'environnement, à la conquête de nouveaux territoires avec excitation et sueur.
L
a remontée de la même Avenida a été, par contre, une étape bien plus rude pour retrouver l'ordre perdu dans la descente. Que dis-tu de ça? 
- Metaphoric, indeed... and now, the relationship with Madère
- Quand le PNB de Madère est réalisé en premier par le tourisme, Madère se doit d''être aux petits soins avec le touriste. Le touriste, lui, finit par influencer l'avenir de l'île, dupliquant ses habitudes, sa manière de vivre, recherche ce qui est le plus efficace à ses yeux pour lui donner l'énergie potentielle la plus forte pour la perdre par des exercices physiques. 

En chemin, il découvre le fossé entre riches et mendiants qui s'entrechoquent vaille que vaille. Il imagine que ce fossé pourrait se combler à l'avenir grâce à la créativité pour effacer ses maux et même dépasser ses rêves. Et il se trompe peut-être mais encore, en y réfléchissant...
Funchal a dépassé un seuil de tolérance envers le tourisme. Vu les déclivités de ses rues en pentes de 15° à 20°, c'est plus une ville plus destinée aux jeunes que pour les vieux. Cela ferait une belle jambe de dire au petit vieux que monter et descendre, c'est bon pour sa santé et son cœur si les émanations pestilentielles de mazout auront raison de lui.
En Belgique, la politique, c'est du stuut (=contrariété) en affaires très courantes.
0.JPGAu vu des manifestations et des drapeaux qui les précèdent, j'ai vu que Madère est en période d'élections. Résoudre les problèmes de la mobilité faisait partie des projets. Cela ne peut jamais mal d'y penser. L'espace des affiches de partis se partagent donc pour un temps.
1.JPGCette semaine, l'ancien président français Jacques Chirac vient de mourir et on dit de lui qu'il était de droite avec des pulsions de gauche. Ses déclarations, ses gaffes  reprises dans son "cactus" plein d'humour qui ne lui déplairait probablement paspodcast. Puisse la maladie d'Alzheimer dont il était atteint, lui avoir fait oublier qu'il allait s'endormir une dernière fois.

0.JPG


Le motif est une séquence organisée que l'on trouve partout dans la nature tandis que le code est porteur d'une information véhiculant un sens non spontané qui résulte d'une action consciente, derrière une intention dépendante du point de vue et de convictions qui s'offrent le luxe de devoir s'engager pour des causes dont on ne connait pas toutes les finalités.
Le but principal du riche futurologue et spécialiste en nouvelles technologies du livre de Brown était de promettre un futur paradisiaque sur Terre en vilipendant tous les cultes des hommes en disant "The future is better than you think. What technology wants. The singularity is near".
La vedette du livre "Origine" n'est pas humaine mais une intelligence artificielle de dernière génération nommée "Winston" qui agit en symbiose entre biologie et technologie et intervient dans toutes les étapes de l'histoire. Si ce Winston interpelle par son cynisme, son pragmatisme et sa logique délirante, c'est parce qu'il interprète la partition d'un ordinateur quantique en modélisant la complexité de la soupe primitive et en réunissant les lois de la physique cinétique, de la thermodynamique, de la gravitation et de la conservation de l'énergie.
La nature, elle, dans des poches d'énergie représente la vie, crée des organismes vivants pour mieux les dissiper en fonction de la population, du positionnement, de la compétition interspécifique et de l'environnement en favorisant le désordre. 
 
- I never have such presentation of Funchal matters. Incredible. I'll read this book. We were thinking about God to create. We'll never reach this point of mind. 
0.JPG- Bien sûr, mais tu y arriveras. Évidemment, Ce n'est pas de Madère dont il était question dans le livre. Un créateur a peut-être tout décidé selon toi. Mais les hommes sont aussi des dieux par la connaissance et la science. Le documentaire "La fabrique du cerveau"  démontre que la science pourrait améliorer la créature humaine que même un dieu n'aura pas pensé dans tes proportions infinies. Une fois que ta personnalité, ton esprit et les données des pays à visiter, seront transférés sous forme d'avatar virtuel. Cela pourrait entraîner l'idée de supprimer les déplacements. Tous nous voyageront avec tous nos sentiments et nos émotions via nos cinq sens voyageraient sans se déplacer auront été mémorisé sous forme digitale. Pour certains voyageurs, l'important, c'est d'arriver le plus vite possible à destination puisque le voyage est devenu pour eux éprouvant. Le casque de réalité virtuelle déjà utilisé n'est qu'une étape. Il s'agira alors d'une vraie téléportation quantique avec son intrication. Tu seras ainsi toujours conscient d'être en vacances, à volonté, quelque part avec le niveau de luxe désiré, sans tracas, sans maladie, sans pollution, sans sueur et sans dépenser un seul euro ni un gramme de carbone, tout en gardant ton énergie potentielle en ordre de marche pour réaliser autre chose.
Les êtres vivants, le climat et la planète seront peut-être ainsi sauvés avec ce genre d'idées technologiques. Je ne suis pas bleu (=pas fou) de cette petite Greta Thunberg pourtant comme Nicolas Vadot, j'ai dû rêver d'elle.

0.JPG

0.JPGD'après elle, on a volé l'enfance, les rêves et l'enfance en lançant ses invectives à l'ONU pour les gens qui souffrent et qui meurent, pour les écosystèmes entiers qui s'effondrent en ce début d'extinction de masse. Ainsi elle ne tirerait plus la tronche. Elle retournerait à l'école. Il n'y aurait plus de sècheresse, plus de tempêtes, plus de virus, plus de maladie et même plus de morts.0.JPG 
On apprenait cette semaine que l'entreprise zombie Thomas Cook n'avait pas eu de rentabilité suffisante pour couvrir les paiements d'intérêts et était en faillite. Thomas "cooked",pourrait entraîner un effet domino sur d'autres sociétés. Neckermann est attachée à Thomas Cook et son offre est basée sur des prix bas qui n'apportent pas de rentabilité suffisante avec l'argent trop bon marché. Thomas Cook, alors, un colosse aux pieds d'argile avec une perte de 1,7 milliards d'euros?

La naissance du tourisme de masse a été réalisée par Thomas Cook, lui-même, mais le but initial était tout autre.
Derrière le nom du voyagiste britannique, qui a annoncé sa faillite ce lundi, se cache un pionnier au destin hors normes. Thomas Cook (à ne pas confondre avec son compatriote le navigateur James Cook qui, au XVIIIe siècle, explora le Pacifique) fut un visionnaire. Né le 22 novembre 1808 à Melbourne, au nord de Londres, il est âgé de 33 ans quand il organise son premier voyage groupe : la venue en train de Leicester à Lougbourough de 16 kilomètres avec 570 militants se rendant à un meeting antialcoolique
alors que l'alcoolisme ravage l'Angleterre. Rien à voir donc avec le tourisme bien qu'il en a fait sa fortune après avoir créé la première agence de voyage: podcast0.JPG. L'histoire du tourisme date du 19ème siècle.
P
our qu'il y ait tourisme, quatre paramètres essentiels doivent être réunis:

  1. le goût de l'exotisme, de la découverte d'autres cultures ;
  2. de l'argent disponible pour des activités non-essentielles ;
  3. du temps libre ;
  4. des infrastructures et moyens de communication sécurisants et facilitant le voyage et le séjour.

Je ressors pour l'occasion, cette petite vidéo qui dit "Enfants, faut-il céder à la grande menace?

0.JPG

Aujourd'hui, l'industrie du tourisme est un secteur qui entraîne des millions de personnes dans son sillage et emploie tout autant de personnes.

0.JPGL'Organisation mondiale du tourisme (OMT) annonçait un nouveau record d’arrivées de touristes internationaux avec le chiffre brut de 1,322 milliard en 2017, soit une hausse de 7 %, l'Europe accueillant 671 millions de personnes, soit la moitié des touristes internationaux. Il s'agit de la huitième année de croissance depuis la crise économique de 2008.
Est-ce que cette industrie du tourisme lointain, souvent le plus rentable, pourrait-elle entrer dans une phase en déclin si l'on en croit ce billet qui dit que l’industrie du tourisme est le théâtre d’une guerre larvée depuis un certain temps, avec pour toile de fond, une baisse dans le nombre d’arrivées touristiques depuis janvier 2019, surtout venant de Chine. Ce serrait peut-être aussi à cause ces différents aléas qu'occasionnent les départs en vacances, du réchauffement climatique qui impose de limiter les déplacements et qui n'impose plus de rechercher le soleil dans des pays du sud aux gens du nord? Il suffirait d'un nouveau risque terroriste pour que la baisse de fréquentation reprenne le dessus. Alors, si des moyens technologiques venaient en plus enrayer le processus du voyage, ce serait
un renversement drastique des habitudes et des mentalités pour concevoir le voyage. Les agences de voyages qui n'avaient pas vraiment connu la crise, devraient tirer leur plan (=se débrouiller) autrement. A un Yin, correspond un Yang. Comme disait quelqu'un, le virtuel est souvent plus convaincant que le réel mais le réel est parfois plus pénible à vivre que le virtuel à supporter. 

0.JPGPour en revenir à Madère, actuellement, la vedette ou "dieu du foot" que l'on vénère, est Christiano Ronaldo. Il est placardé partout. Sa fortune n'intéresse personne bien qu'elle dépasse certains seuils de la compréhension. Elle est seulement constituée de prestige, de compétence et parfois d'idioties de ses fans.
0.JPGDevant son hôtel Pestana-CR7 sur le port, une statue prône à son effigie de star du ballon rond de 3m40 de haut et pesant plus de 800 kilos qui se déteindrait au niveau du sexe à cause de ses fans féminines. L'aéroport, rebaptisé avec son nom, présente un autre buste de sa personne.
Un million de touristes par an transite par cet aéroport, alors qu'avec 400.000 habitants sur l'île, c'est la moitié qui s’agglutinent dans sa capitale Funchal.
C'est beaucoup pour une si petite île de 800 km2. 
Un jour, on pourra devenir artificiellement, un Ronaldo ou un autre dieu pour créer un monde meilleur comme le voulait ce futurologue avec cette nouvelle conscience de ce qu'est la vie.

En attendant, sortons de Funchal, prenons l'air et de l'altitude pour une excursion dans l'Est de l'île.

0.JPG

L'enregistrement de la journée guidée par David commençait dans le nuages en pleine nature et on a encore l'impression rien que par le son qu'on y est encore...
podcastpodcastpodcastpodcast
Puis, il restera toujours le folklore...

0.JPG

Tandis que la pensée faisait demi-tour vers mes pénates, en percevant l'infime vibration de l'avion TUI sous mes pieds, je suis arrivé à bon port au bout de mon voyage qui n'avait rien de virtuel, dans ma chaumière pleutouletanaise mais avec des microbes en provenance du conditionnement d'air que, généreux, j'ai refilé à gauche et à droite que je n'aurais pas eu si...

1.JPG

- I'll try to speak like you: I'll say, you are a "peïe belge" but not a "klet tombé de la dernière pluie"
 - Thank you for your appreciation. En 1983, j'ai été pour la première fois à Madère à l'âge de 36 ans. Je suis donc revenu après 36 ans en cette année 2019. 
 Si j'y ajoute une nouvelle période de 36 ans pour suivre la cadence, nous serons entrés dans une humanité 2.0., et moi, qui sait, je serai devenu un avatar...

0.PNG

1.PNG

9.PNG

 

Eriofne

 

28/9/2019: Une vidéo qui montre l'organisation Greta Thunberg: une ligne pour les haters


30/9/2019: Greta a raison sur au moins certains plan-là: la disparition des zones humides: les tourbières podcastet la biodiversité de nos arbrespodcast

 

Commentaires

Message de Santé Nature Innovation

Chère lectrice, cher lecteur,
Toutes les télévisions du monde ont relayé le bouleversant message de la petite Greta Thunberg à l’ONU :
« Vous avez volé mes rêves et mon enfance ! », s’est-elle écriée, en larmes, aux chefs d’Etat du monde entier venus l’écouter.
« Je ne devrais pas être là, je devrais être à l'école, de l'autre côté de l'océan. »
« Vous avez volé mes rêves et mon enfance ! », s’est écriée Greta Thunberg devant les grands dirigeants, lors d’un discours à l’ONU sur le climat.
Dans la foulée, elle a porté plainte contre la France, et d’autres pays, pour atteintes aux droits de l’enfant à cause de la destruction de la planète.
Sa démarche est soutenue par l’UNICEF et un cabinet d’avocats international.
Difficile de ne pas avoir les larmes aux yeux
Difficile de ne pas avoir nous-aussi les larmes aux yeux en voyant cette courageuse petite. Elle a le ton, la dignité, la conviction, d’une Jeanne d’Arc.
Greta Thunberg a raison quand elle dit :
« Les gens souffrent, ils meurent. Des écosystèmes entiers s'effondrent, nous sommes au début d'une extinction de masse. »
Elle a aussi raison quand elle leur dit :
« Vous nous avez laissé tomber. Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison » et d’autre propos très négatifs sur l’état actuel du monde et le comportement des adultes.
Là où, par contre, son discours pose problème, c’est qu’elle ne voit qu’un côté de la médaille.
La réalité a toujours deux faces : le Yin et le Yang
Une médaille a toujours deux faces.
Oui, les adultes "ont laissé tombé les jeunes" par certains comportements. Ils les ont par certains aspects "trahis".
Mais tous n'ont pas fait que cela.
Beaucoup se préoccupent aussi de les protéger, les vêtir, les nourrir, les éduquer et d'agir pour l'environnement.
En Orient on parle de la nature « Yin-Yang » de toute chose. On ne peut pas se contenter de dire "la Nature est bonne, la Civilisation mauvaise, et l'Homme est en train de tout détruire".
Prenez la Nature : d’une part, elle nous donne les fleurs, les fruits, les arbres, les beaux paysages, les belles montagnes, les rayons bienfaisants du soleil ; d’autre part, elle nous donne les sécheresses, les tempêtes, les fauves, les virus, les maladies, la mort…
De même la Culture ou civilisation : elle nous opprime, avec des lois injustes, des excès, des contraintes qui nous étouffent, nous exploitent ; mais elle nous donne aussi certaines protections, des biens matériels et culturels, des lois, des droits, des traditions, des connaissances qui nous permettent de mieux vivre ;
Quant à l’être humain, il est lui aussi pétri de paradoxes : capable du pire comme du meilleur, de défendre la veuve et l’orphelin, d’inventer les éoliennes et les panneaux solaires, mais aussi de s’en prendre aux plus faibles pour son plaisir, de brûler trop de pétrole, d’être pédophile, etc.
C’est à partir de là qu’on peut établir un dialogue constructif, pour trouver des solutions aux problèmes complexes comme ceux de l'environnement.
Déterminer les aspects, positifs ou négatifs, qui prédominent. Prendre les bonnes décisions, équilibrées, pour maximiser le bien de tous.
Faire comme s'il n'existait qu'un aspect, une seule face à la médaille, que du Yin et pas de Yang, cela conduit à l'idéologie, non à la réflexion.
Greta Thunberg hérite de nombreux problèmes, comme tous les enfants du monde, à toutes les époques
Greta Thunberg hérite, comme tous les enfants du monde, à toutes les époques, de nombreux problèmes créés par leurs parents.
Mais elle hérite aussi de certains bienfaits :
Les découvertes médicales, les champs défrichés et cultivés, les maisons, l’industrie textile qui l’habille, les écoles, le bateau sur lequel elle a pu se rendre à New-York, et l’avion qui la ramènera en Suède…
Bien sûr, le monde a des aspects négatifs, voire très négatifs pour les enfants.
Quand ils naissent en période de guerre, dans un bidonville, pendant une famine, ou dans une famille qui se déchire. Aujourd’hui, il est inquiétant pour eux de naître dans une civilisation qui consomme trop et abîme trop la Nature.
Mais cela ne veut pas dire que les enfants doivent maudire les adultes et le monde qui les a fait naître.

Mon message aux parents de Greta Thunberg
Si je pouvais m’adresser aux parents de Greta Thunberg, je leur dirais :
« Chers Parents,
Vous avez mis au monde une merveilleuse petite fille. Son courage, sa détermination, son intelligence, la grande beauté de son regard aussi, m’impressionnent. Ma gorge se serre d’émotion et d’admiration chaque fois que je l’entends.
Quelle belle chose que des parents comme vous élèvent leur fille dans le souci du bien commun ! Il nous faut des enfants tournés vers l’avenir de tous, conscients des grands enjeux mondiaux.
Mais pour aller encore plus loin, pour le bien de Greta, il est important qu’elle découvre l’autre aspect du monde.
A savoir que la Nature, pour belle qu’elle soit, n’est pas seulement un cocon protecteur et bienfaisant ; que notre Culture, malgré tous ses défauts, nous est nécessaire pour vivre et que, s’il est urgent de l’améliorer, il est aussi nécessaire d’en garder les bons aspects.
Que les adultes sont souvent égoïstes, méchants, mais que, malgré tous nos défauts et nos manquements, nous faisons aussi parfois des choses positives pour nos enfants et pour l’avenir.
Oui, ces choses positives sont trop rares. Oui, il faut en faire plus, et plus vite. C’est vrai.
Mais si l’on veut faire avancer les choses dans le bon sens, il est important de collaborer dans le respect mutuel, la reconnaissance honnête et sincère de ce que chacun peut apporter.
La vie est compliquée, les défis nombreux, les obstacles souvent considérables. Il est important que Greta en prenne conscience, sans quoi les solutions qu’elle propose se retourneront contre elle.
Pour bien défendre la planète, les animaux, les océans, le climat, il faut prendre en compte l’expérience des adultes qui cherchent à améliorer les choses. Ils existent. Ils sont nombreux. Par leurs impôts et leurs taxes, tous les citoyens des pays développés participent déjà à l’effort, et beaucoup en font plus, en essayant d’améliorer leurs habitudes de vie.
Ce n’est pas assez, pense Greta. Elle a raison.
Il est important de faire encore plus, mais aussi de ne pas trop se précipiter. Les enjeux sont complexes et la mise en œuvre prend du temps. Attention à ne pas tout casser parce qu’on estime que ça ne va pas assez vite. Greta, en particulier, semble opposée à l’argent, mais il faudra forcément au moins un peu d’argent pour résoudre les problèmes.
Greta a l’enthousiasme de la jeunesse, c’est formidable. Elle a un caractère entier, c’est une force.
Mais pour son bien, il serait bon que ses parents, éducateurs, amis, l’aident à appréhender, dans toute leur complexité, les défis de l’âge adulte.
Une bonne chose pour elle serait d’essayer, à son niveau, de faire quelque chose de positif pour la Nature.
Sans lui demander de construire elle-même un panneau solaire encore plus efficace que ceux qui existent aujourd'hui, ni une maison réellement neutre sur le plan énergétique, ni cesser d'utiliser des moyens de transport comme l'avion ou la voiture, elle pourrait, par exemple, déjà essayer de créer un potager bio dans son jardin.
Découvrir comment les graines germent, mais aussi comment les limaces, les maladies, les pucerons, le froid ou le chaud, l’excès d’eau et l’excès de sécheresse, détruisent les récoltes.
Elle devra résister à la tentation d’utiliser du Round-Up et désherber à la main, retourner sa terre à la bêche et non au motoculteur, faire son compost plutôt que de jeter une poignée d’engrais chimique, se lever tôt le matin et sortir tard le soir pour arroser, clôturer pour empêcher les lapins, chevreuils ou sangliers (s’il y en a près de chez elle) de ravager.
Elle devra acheter des outils, des semences, des tuteurs, et elle devra pour cela trouver de l’argent. Elle réalisera la difficulté et le temps que cela prend.
Elle connaîtra des moments de joie et de découragement. Des moments d’espoir et de colère.
Mais quel bonheur pour elle, le jour où elle récoltera, pour la première fois, ses propres petits pois, quelques poireaux, ou quelques tomates.
Greta aura alors progressé pour appréhender la complexité du monde et les défis qui se posent aux adultes.
Elle pourra alors, encore mieux qu’aujourd’hui, contribuer à proposer des solutions aux grands problèmes de notre temps. »
A votre santé !
Jean-Marc Dupuis

Écrit par : L'enfoiré | 28/09/2019

Répondre à ce commentaire

Conclusion: Le discours de Greta est d('une extrême maladresse. Brandit un effondrement collapsologique et culpabiliser à outranced ne fera jamais avancer le monde surtout sans citer là où cela va bien et où cela va mieux et sans donner des solutions personnelles pour que cela prennent cette deuxième option.
C'est ça le problème de la jeunesse révolutionnaire mais qui n'a pas le background de l'expérience de l'âge.

Écrit par : L'enfoiré | 30/09/2019

L'impact du changement climatique pour la Flandre: rehausser une nouvelle fois ses digues.
Des centaines de millions d'euros pour protéger sa côte.
Les appartements inférieurs perdront leur vue sur la mer...

2007: Le bâton et plus beaucoup de carottes
( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/08/04/le-baton-et-plus-beaucoup-de-carottes.html )

Écrit par : L'enfoiré | 30/09/2019

L'adolescente militante n'a pas froid aux yeux. Même si sa surmédiatisation fait d'elle une cible, Greta Thunberg reste droite dans ses bottes. Et si la jeune autiste était aussi à l'aise sous les feux des projecteurs parce qu'elle a déjà une expérience avec la célébrité ? La maman de Greta Thunberg est en effet Malena Ernman, une chanteuse d'opéra très connue en Suède, son pays natal, et en Europe où elle s'est produite sur les plus grandes scènes. La cantatrice de 48 ans a aussi représenté le royaume scandinave au Concours de l'Eurovision en 2009 avec la chanson La Voix.
Pourtant, aujourd'hui, Malena Ernman fait plus parler d'elle pour des polémiques que par ses performances vocales. Dans un livre intitulé Scènes de coeur sorti en 2018, elle évoque ainsi les talents de sa fille : "Greta est aussi capable de voir ce que les autres ne voient pas, elle peut percevoir le CO2 à l’œil nu. Elle l’observe s’échapper des cheminées et se transformer en dépotoir dans l’atmosphère". Une déclaration qui crée évidemment la controverse, le dioxyde de carbone étant un gaz invisible. Malena Ernman devient aussi le sujet de moqueries sur Twitter après une publicité où elle fait ses courses au supermarché en robe de soirée et accompagnée d'amis un peu particuliers. Des sorties médiatiques qui ne sont pas passées inaperçues.

Écrit par : L'enfoiré | 02/10/2019

Climat : l’ampleur réelle du problème (Santé Nature Innovation)
Des choix de plus en plus compliqués pour le climat (Sommes-nous absolument certains que nous avons le problème bien en main ??)
Pour ralentir le réchauffement, il faut mieux isoler nos maisons, circuler en véhicule électrique, ne plus manger de viande.
Mais cela va-t-il suffire ?
Je suis prêt à faire tous les efforts nécessaires, et beaucoup partagent ma motivation en Europe, aux Etats-Unis, en Australie…
Mais n’oublions pas que ces pays ne comptent plus, aujourd’hui, que 15 % de la population mondiale.
Ils ne sont, en outre, plus du tout aussi « riches » par rapport aux autres : les pays occidentaux représentent une part constamment décroissante de l’économie, avec des populations vieillissantes et de plus en plus marginalisées financièrement.
Plus de 85 % de la population mondiale se trouve dans le reste du monde (Chine, Inde, Afrique, Brésil, Mexique…) qui connaissent une explosion de leur consommation en énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), de très forts taux de croissance et de plus en plus... de multimillionnaires qui ne paraissent pas concernés outre-mesure par ces problèmes dont on nous dit pourtant que leurs concitoyens sont les premières victimes (voir ci-dessous).
Tandis que nous nous équipons de voitures électriques, où vont nos vieilles voitures polluantes ?
Des centaines de millions de vieilles voitures, qui ne répondaient plus aux critères de propreté toujours plus drastiques de l’Union européenne, ont quitté nos routes.
On les remplace, à grands frais, par des véhicules propres, hybrides, voire tout électriques.
Mais où sont-elles, maintenant ?
Elles sont parties, dans leur immense majorité, en Afrique, en Europe de l’Est, en Asie, où elles roulent toujours !!
Les autobus et les camions de notre enfance, qui lâchaient une épaisse fumée noire toxique, ont eux aussi été exportés.
Ils sont rafistolés, remis en route, par des prodiges de bricolage, dans les grandes villes africaines, en Asie centrale, en Russie, en Inde, au Pakistan et ailleurs, où ils continuent d’émettre des gaz nocifs à grande échelle.
De même pour les rafiots qui ne répondaient plus aux normes de la marine moderne dans nos pays. Ils ont été vendus à ces pays et restent en circulation pour polluer allègrement les océans.
Ce phénomène se produit aussi aux Etats-Unis et au Canada, qui envoient leurs vieux véhicules en Amérique latine.
Nous partageons tous la même atmosphère !
Nous avons bonne conscience parce que nous démantelons nos industries polluantes qui partent sur les autres continents.
Mais nous oublions un peu vite que nous partageons tous la même atmosphère. Le CO2 émis en Chine, en Inde et en Afrique contribue tout autant que le nôtre à l’effet de serre.
Ce n’est pas parce que les autres ne font rien que nous devons rester inactifs. C’est vrai !
Mais il est un peu prétentieux aussi d’agir sans tenir compte du contexte global.

Que font les multimillionnaires des pays « pauvres » ?
Alors que le Français moyen va au camping sur les bords de la Loire (ou reste chez lui), les milliardaires russes, saoudiens, indiens et chinois naviguent sur des yachts pharaoniques en Méditerranée.
On peut les voir dans les hôtels cinq-étoiles de nos capitales, où plus un Français ne loge. Ils rachètent les plus beaux châteaux d’Europe, volent en jet privé, etc.
Ils viennent de pays qui représentent, je le répète, 85 % de la population mondiale.
Peut-on attendre d’eux qu’ils fassent, eux aussi, quelques sacrifices pour le climat ? Se sentent-ils concernés autant que nous ?
A Bombay, le milliardaire indien Mukesh Ambani a dépensé 23,9 milliards de dollars pour se faire construire cette « maison », pour sa femme et ses deux enfants. Les six premiers étages sont un « parking » pour ses centaines de voitures. 600 personnes à temps plein sont nécessaires pour l’entretenir, selon le journal India Today.
Non à la vision néocolonialiste de l’environnement !
Ceci dit, j’en appelle aussi à la méfiance, vis-à-vis d’une forme de pensée « néocolonialiste » nous conduisant à imposer notre mode de pensée et nos « solutions » à tous les peuples, alors que leurs problématiques sont différentes, voire opposées.
N’oublions pas que le réchauffement climatique ne fait pas que des malheureux.
Un exemple tout simple : nous voudrions protéger les habitants des pays chauds. Mais pour cela nous risquons d’oublier les pays froids, qui gagnent des terres cultivables.
Augmentation phénoménale de l’étendue des terres arables
En effet, le réchauffement climatique entraîne une augmentation phénoménale des surfaces cultivables.
Une équipe internationale de scientifiques a estimé que les terres arables vont progresser de 44 % d’ici la fin du siècle. C’est comme si deux nouveaux continents habitables et cultivables étaient ajoutés à la Terre [2].
Si vous regardez un globe terrestre, vous constaterez que les terres émergées sont mal réparties. La plupart se trouvent dans l’hémisphère Nord et dans le Grand Nord, aujourd’hui trop froid pour l’agriculture : Sibérie, Canada, Alaska, Groenland, Scandinavie.
Avec le réchauffement climatique, les déserts glacés, qui sont immenses, reculent.
D’un côté cela provoque des perturbations. De l’autre, cela augmente la végétation.
Il est difficile de savoir quel côté va l’emporter, si tant est que nous ayons les moyens véritables de changer les tendances.
Augmentation des précipitations
Cela est d’autant plus vrai que le réchauffement climatique entraîne aussi une augmentation des précipitations.
Un climat plus chaud provoque, en effet, une évaporation plus forte des océans et donc une atmosphère plus humide.
Dans une étude publiée dans Nature, des scientifiques ont établi que les changements climatiques se traduiront par une hausse des pluies au niveau mondial.
Si le centre des continents connaîtra également une plus forte évaporation et donc plus de sécheresse, l’ensemble des zones côtières, qui représentent l’essentiel des surfaces habitées et cultivables, seront mieux arrosées, donc plus fertiles [4].
Cet élément là vient compliquer la donne.
Depuis 1982, les zones couvertes d'arbres ont progressé d’une surface équivalente à cinq fois la France
Ces changements ont déjà une conséquence visible, qui est l’augmentation des zones couvertes d'arbres.
Malgré la forêt qui brûle en Amazonie, la surface globale d'arbres a progressé de 7 % depuis 1982, ce qui est énorme puisque cela représente 2,4 millions de kilomètres carrés, soit cinq fois la France !!
Même si ces zones arborées, qui peuvent êtres des plantations, n’ont pas la biodiversité de la forêt tropicale, elles contribuent néanmoins à l’absorption de CO2, la production d’oxygène et la formation de matière organique.
En d’autres termes, les ours polaires et les pingouins souffrent, mais les insectes, les oiseaux, les petits mammifères, les sangliers, les cervidés et les grizzlis qui mouraient de faim et de froid autrefois dans les zones boréales (au nord du cercle polaire) trouvent aujourd’hui de la nourriture et peuvent survivre…
Comment savoir quel sera le résultat final ??
Aujourd’hui, par un curieux phénomène d’inversion, le moral de la population occidentale baisse lorsque le soleil se met à briller. Les adultes dépriment, les enfants des écoles se font un sang d’encre.
C’est le soulagement quand le thermomètre plonge ; on se réjouit presque de la pluie, de la grisaille – sans s’inquiéter de la hausse de consommation d’énergie et donc d’émissions de CO2 pour alimenter les chaudières.
A force de sacrifices financiers colossaux, les pays européens, l’Amérique du Nord et le Japon pourraient parvenir à réduire à presque zéro leur bilan carbone. La prise de conscience est désormais bien avancée.
Mais comment savoir, pourtant, quel sera le résultat de tout cela ? Les autres pays vont-ils suivre ? Et s’il y a des arbitrages à faire, qui doit décider de favoriser les uns au détriment des autres ?
Est-ce forcément les Européens (ou les Américains) qui doivent montrer le chemin ? Et, si oui, qui nous dit que les autres n’iront pas dans le sens opposé si, par exemple, les Russes décident qu’ils ont intérêt à ce qu’il fasse un peu moins froid en Sibérie ?
Qui sait si, à la suite d'une baisse inopinée de l'activité solaire entraînant une brutale baisse des températures, nous ne serons pas sauvés par les 7°C en plus qu'on nous promet d'ici la fin du siècle ?
Je caricature un peu. Je prends des exemples extrêmes, qui ont peu de chance de se produire. Mais c'est juste pour rappeler que le monde est vaste. Compliqué.
Souvenons-nous des cuisantes erreurs que nous avons faites, parfois ou souvent, dans le passé pour imposer notre vision du « progrès » ou des « bienfaits de la civilisation occidentale ».
Les meilleures intentions, les projets les plus louables donnent parfois, sur le long terme, des résultats inverses aux bienfaits escomptés.
Car l'Homme est épouvantablement mauvais pour faire des prévisions sur les phénomènes complexes.
Souvenons-nous qu'en 1920-1930, les grands scientifiques et les politiques ont imaginé des "mesures fortes" pour éviter les différentes catastrophes qui, pensaient-ils, menaçaient l'humanité.
La foule enthousiaste les a écoutés. La suite, nous la connaissons...

Jean-Marc Dupuis

Écrit par : L'enfoiré | 04/10/2019

Les hommages pour Jacques Chirac parsemés de souvenirs se sont poursuivis, au moins jusqu'à hier dans la presse ou ailleurs.
Comme il était écrit "Chirac un drôle de paroissien" avec le portrait d’un homme « boulimique bouffeur » qui entretenait savamment son image de « beauf » mais dont la culture et les connaissances artistiques, les lettres et la poésie en particulier, étaient immense. Mais qui n'avait pas l'oreille musicale.
Tout comme pour la nourriture, il méprisait les hauts et reprisait les bas.

https://plus.lesoir.be/250437/article/2019-09-30/chirac-un-drole-de-paroissien

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2019

Répondre à ce commentaire

Il y a 3 au moins 3 manières de voyager.
1. Le voyageur avec un petit budget qui compte se débrouiller pour organiser lui-même son voyage de A à Z.
2. Le voyageur au budget moyen qui n'a pas l'envie, ni le temps pour organiser son voyage sinon par Internet.
3. Le voyageur au budget moyen ou élevé qui veut un voyage sur mesure avec des conseils qu'il recevra par une agence de voyage spécialisée en profitant des garanties et des services de confort complémentaires personnalisés offerts.
Cela ne se trouve plus que dans la catégorie souvent dénommée VIP qui offre un accueil spécial à l'aéroport; une prise de cpntact permanente avec les équipes sur place ou à partir de la Belgique Sans lignes de crédit auprès des fournisseurs, les prestations sont payées à l'avance de part et d'autres, ce qui réduit le risque de faillite à l'inverse des gros TO comme Best Tours et Thomas Cook

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2019

Répondre à ce commentaire

Se moquer des puissants renforcerait-il leur pouvoir ?
Une opinion de Guillaume Grignard, chercheur FNRS en sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles (1).

Le décès de Jacques Chirac le 27 septembre 2019 a rappelé à quel point l’ancien président français avait été populaire dans les médias, notamment dans certaines émissions satiriques comme Les Guignols de l’info (diffusée en France sur Canal+ du 31 août 1988 au 22 juin 2018). À tel point que le chroniqueur Yann Barthès (TF1) s’est récemment demandé si l’émission n’avait pas permis d’augmenter considérablement le capital sympathie de l’homme politique auprès de l’électorat français.
Ce mythe du président propulsé par des humoristes est tenace. Il a été répété à de multiples reprises dans les discours d’hommage comme dans l’interview du candidat à la maire de Paris, Cédric Villani, qui fait de Jacques Chirac dans les Guignols son principal souvenir de l’ homme qu’il était . Il faut pourtant rappeler qu’il n’y a pas l’ombre d’une relation causale pour expliquer le lien entre la popularité de l’ancien président et l’émission des Guignols. Cela en dit long sur le pouvoir que les médias attribuent aux humoristes.

Les cibles des humoristes
Les humoristes complices des politiques ? Cette question m’a interpellé dans le cadre de mes recherches doctorales dont je livre ici mes premiers résultats. Le contexte que j’ai étudié est celui des élections présidentielles françaises de 2017. J’ai plus précisément observé de qui les humoristes de radio et de télévision se moquent.
En observant leurs cibles, j’ai émis un certain nombre d’hypothèses qui remettent en question le caractère subversif du travail des humoristes.
Mon corpus comprend les sketchs radio de Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek, Si tu écoutes, j’annule tout mais aussi les chroniques de Guillaume Meurice, Daniel Morin, Frédéric Sigrist, Frédéric Fromet, Pierre-Emmanuel Barré, Nicole Ferroni, Laurent Gerra et Nicolas Canteloup, de septembre 2016 à juin 2017, soit un total de 1 323 billets d’humour.
Quand on observe les cibles des humoristes (le nombre de cibles différentes) et leurs occurrences (leur nombre d’apparitions) sur la période étudiée, on constate que les humoristes se moquent en grande partie des hommes et des représentants des deux grands partis des dernières décennies : le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR).
En moyenne, les femmes prises pour cibles représentent 19,81 % de mon échantillon. Au niveau de la représentation politique, en moyenne 63,27 % des cibles politiques étaient issues du PS ou LR. Toutes les autres formations politiques doivent se contenter de proportion bien moindre. Ainsi, les deux tiers de l’espace politique comique sont consacrés à des moqueries envers deux partis historiquement aux commandes de la France ces dernières années.
Pour s’en rendre compte, je propose un classement lissé des candidats à la présidentielle ciblés par les humoristes. J’ai compté les occurrences des candidats à l’élection présidentielle chez chaque humoriste et les ai agencé pour que chaque humoriste ait la même représentativité. Autrement un humoriste qui est à l’antenne au quotidien compterait bien plus qu’un autre qui n’a qu’une chronique par semaine.
Dans ce tableau, tous les humoristes de mon échantillon ont été recensés comme s’ils avaient tous faits 100 billets d’humour. On obtient alors la distribution suivante :
Un tableau montre une nette différence entre les grands et les petits candidats. Il témoigne aussi d’un problème à la gauche de l’échiquier politique : les occurrences cumulées de Benoît Hamon et Jean‑Luc Mélenchon n’atteignent même pas celles de Manuel Valls, pourtant éliminé de la course aux présidentielles.
De plus, Jean‑Luc Mélenchon et François Fillon ont obtenu un score comparable au premier tour de l’élection présidentielle alors qu’ils sont à des distances astronomiques dans ce classement. Le nombre d’occurrences très faible de Jean‑Luc Mélenchon soulève plusieurs questions. Pourquoi les humoristes se moquent-ils si peu de personnalités de gauche radicale ? Est-ce parce qu’ils en sont proches ? Ou bien plutôt parce qu’il n’y a pas d’éléments aussi drôles à en retirer ? En tout cas Jean‑Luc Mélenchon, tout comme Benoît Hamon ont été beaucoup moins pris pour cibles par rapport à leurs concurrents "de droite".

Le calendrier importe
Au-delà de la distribution, la période à laquelle les humoristes se moquent de certaines personnalités politiques surprend aussi. Mes analyses montrent que les humoristes ne parviennent pas à se distancier de l’agenda médiatique. Ils l’accompagnent.
Cela signifie que le calendrier électoral de l’élection et des différentes primaires a eu un impact important sur le choix des cibles des humoristes. Les Républicains ont été omniprésents de septembre à mi-novembre, moment où avait lieu leur primaire.
Les socialistes ont eu plus de visibilité en décembre et en janvier. Ensuite, toute l’actualité politique a concerné François Fillon et les affaires auxquelles il a été mêlé, ce qui explique son très grand nombre d’occurrences dans le classement présenté ci-dessus.
La plus impressionnante de ces trajectoires est sans aucun doute la courbe de François Fillon. Elle démontre à la fois l’« effet primaire » (octobre et novembre) et les conséquences de ses « affaires » en février et mars, période à laquelle il n’y a pas un humoriste en France qui ne parle pas de lui.
La courbe très constante d’Emmanuel Macron croît régulièrement jusqu’à devenir la plus forte à partir du moment où il est élu et que la menace de Marine Le Pen est écartée.
On voit également le très faible score des candidats de gauche avec Benoît Hamon dont personne ne parle avec le mois de mars et Jean‑Luc Mélenchon qui est constamment resté invisible.
Enfin, dernière observation plutôt cocasse : Jean Lassalle est le seul « petit » candidat à avoir vraiment transpercé le plafond de verre. En avril, les humoristes ont tellement parlé de lui qu’il a même égalé le score d’occurrences de Marine Le Pen. Il se situe alors nettement au-dessus de Benoît Hamon ou Jean‑Luc Mélenchon.

Le mythe de l'humour subversif
La description des cibles des humoristes et leur répartition dans le calendrier laissent entrevoir des constats qui mettent à mal la thèse d’un humour subversif qui a vocation à casser les codes sociaux et politiques.
Sous cet angle, les humoristes apparaissent plutôt comme prévisibles, reproduisant le rapport de force en place au lieu de le contester.
Les humoristes, hommes ou femmes, chroniqueurs sur radios publiques ou privées, ont tous comme point commun de concentrer leur satire sur des cibles politiques qui appartiennent au Parti socialiste ou aux Républicains dans la période étudiée. Soit les deux plus grands partis au pouvoir lors des dernières décennies.
Cette promesse d’un versant subversif de l’humour n’est cependant en rien une trahison de leur part. Ils n’ont jamais prétendu vouloir changer le monde et tous les entretiens que j’ai effectués auprès d’eux soulignent que l’importance première pour un comique c’est d’être drôle bien avant être rebelle, désobéissant ou révolutionnaire.
C’est plutôt un certain univers intellectuel qui nous fait rêver de cette figure du comique qui dérange le pouvoir.
Elle s’est fortement cristallisée en France suite aux attentats contre Charlie Hebdo et a inspiré beaucoup d’auteurs pour écrire une grande histoire politique du comique français.
Il faut pourtant aller au-delà du mythe. Si l’humoriste peut produire un discours caustique et piquant face au pouvoir, quand il s’exprime dans un média il n’en reste pas moins un acteur du système qui commente l’actualité que d’autres font pour lui.
Sa subversion ne peut outrepasser sa situation d’employé par un média, et de figure sanctionnée par le public actif sur les réseaux sociaux. L’humoriste doit plaire à son employeur et à son public qui remplit ses salles de spectacle. C’est probablement ce qui lui retire toute réelle force d’opposition face à un système qui, sous couvert d’amusement, se joue de lui

https://www.lalibre.be/debats/opinions/se-moquer-des-puissants-renforcerait-il-leur-pouvoir-5d95a533f20d5a27814b90d3

Écrit par : L'enfoiré | 05/10/2019

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire