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09/06/2022

Tous électrifiés en selle

0.jpgLe 3 juin, c'était le jour de fête du vélo.

En juillet 2014, j'écrivais "Le futur du vélo" dans lequel je ressentais ce qui allait se passer à son sujet.

L'évolution y était déjà, point par point et elle s'est confirmée avec quelques variantes et de nouvelles opportunités sur deux roues.

"Le vélo ira loin", écrivait aussi Zen en 2014.

Raison de plus de remettre le couvert sans devoir tout répéter.


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Ce 3 juin 2022, la radio avec cette conclusion: Le vélo électrique est un adolescent qui progresse avec des crises:podcast

Déjà quelques remarques après cet interview du patron de "Morning Cycles".

  • Un belge sur trois prend son vélo pour aller travailler en vélo-taffeur en effectuant jusqu'à 20 kilomètres en moyenne tous les jours. Aller au boulot, je l'ai fait quelques fois à l'époque, sans faire plus de 6 kms aller et retour. Le porte-bagage ne permettait pas toutes les tailles d'ordinateurs qu'il me fallait transporter.
  • Une peur de la sécurité... En fait, tout dépend du trajet à effectuer. Si le parcours est sécurisé par des pistes cyclables séparées de la route, la sécurité est assurée.
  • La chaîne de production des composants provient d'Asie ne suit plus (cela revient déjà dans mon premier billet de 2005)... La question est pourquoi uniquement à partir de la Chine? Est-ce seulement parce que nous sommes tous responsables d'acheter des vélos bon marchés en provenance de la Chine?
  • Les vélos électriques sont plus chers et sont plus rentables pour les commerçants qui en vendent mais plus de la moitié du nombre de vélos ne sont pas encore électriques. J'ai toujours un vélo "normal" non électrique. Un jour, je l'électrifierai peut-être pour pouvoir grimper plus facilement mais j'aime mieux rouler à vélo sur du terrain plat.
  • Le marché du vélo est donc comme un adolescent, à la fois en croissance et en crise en cherchant ses marques avec de nouveaux acteurs comme les assurances et c'est au consommateur à adapter son vélo en fonction de ses besoins. Retraité le vélo n'est plus là pour moi que pour le plaisir de garder la forme.
  • Il faut faire du chiffre avec des vélos de haute gamme en faisant des économies d'échelle et en travaillant en réseaux.
  • Très urbain, le vélo s'installe aussi dans la ruralité. Je suis encore citadin...

Pas étonnant que les vélos ressortent des caves en cette période de printemps frisant l'été météorologique.

Pas étonnant non plus, que l'on trouve plus de vélos comme moyen de transport quand les terrains à traverser sont plus plat comme dans le Platte Land et au Nord-Ouest de Bruxelles, où les vélos ont pris la prédominance dans les transports.

Bruxelles n'est pas une ville plate. Elle est au contraire très vallonée avec l'altitude maximale de 100 mètres. Beaucoup de faux plats font partie du parcours du cycliste bruxellois. 

Pour visiter le centre de Bruxelles, le vélo reste le moyen le plus efficace. Les rues sont souvent étroites ou à sens unique pour les voitures mais pas pour les vélos.

Le vol de vélo est en plein boom et les assurances sont une des solutions. Plus les vélos sont chers, plus ils attirent les convoitises des voleurs.

0.jpgIl est possible de louer des "Villo" sur les rues de Bruxelles depuis plusieurs années non électrifiés. Plus récemment, les vélos électrifiés de location ont fait leur apparition mais, pas très longtemps. Il faut dire qu'ils sont très lourds, mais ce n'est pas cela qui a été déterminé l'évolution.

Ce sont les trottinettes électriques à louer qui ont envahi les rues, juste avant de voir reparaître des Vespa à louer du temps jadis.

Les trottinettes électriques en stationnement sont devenues la plaie sur les trottoirs autour desquelles, le piéton doit faire du slalom. 

Il y en a en vert TIER ou Bolt, en bleu DOTT, en gris BIRD et en rose VOI.

Tous électriques, mais faire de la trottinette, ce n'est plus vraiment du sport.

L'endorphine produite par le sport, la participation aux soucis et aux respects de l'environnement n'y sont plus assurés. C'est même tout le contraire.  

A moins que le fait de chuter sur le sol soit un sport d'aventure.

C'est un moyen de transport comme un autre avec les mêmes risques.

Les petites roues d'une trottinette n'ont pas beaucoup de chance de garder la bonne marche dans les trous...

Au sujet des trottinettes électriques, on se posait déjà quelques bonnes questions.

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Au niveau des chutes, avec elle, dès qu'on dépasse les 25 km/h acceptés, bonjour les dégâts et l'hôpital si ce n'est pas plus grave encore. Rouler à deux sur une trottinette, interdit, mais pas encore de casques obligatoires.

L'aventure à deux au bout du guidon de la mobylette pourrait se terminer de manière inespérée. 

Une pub amusante, mais non rémunérée pour l'occasion, m'a fait sourire:

...

Touring remet le couvert

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"Comme d'autres sports, le vélo abaisse les niveaux de cortisol et d'adrénaline dans l'organisme, réduisant ainsi le stress. L'activité physique favorise la circulation sanguine, le métabolisme et un sommeil de meilleure qualité. Les muscles sont tonifiés. On atteint presque 80% des déplacements sur une distance entre 5 et 15 km... sans embouteillage et sans recherche de parking". 6.jpg     

Il est dit "par tous les temps" dès la première image.

Là, je ne suis pas pour. Quand il pleut, je préfère l'exercice du jogging. 

Sous la neige ou pire quand la glace insidieuse recouvre le sol, le vélo n'est pas l'idéal.

Mais c'est vrai, il faut être équipé en fonction du climat et protéger la tête par un casque.

Les dérapages sont souvent incontrôlables sur deux roues.

"Dans les pays scandinaves, on dit que le sale temps n'existe pas. Il n'y a que des vêtements inappropriés" est-il dit dans l'analyse.

D'accord, mais dans ce cas, je reste me suffire à l'exercice de mes seules jambes et pieds fixées au sol et ce n'est pas plus mal. 

Des chutes à vélo, j'en ai connues quelques-unes mais heureusement, sans gravité.

Les cales-pieds vélo du type "Quick lock", je ne m'y suis jamais fait. 

Rappel de quelques notions au sujet du vélo podcast 

J'ai une très vieille anecdote de promenade à vélos à trois qui revient à point nommé bien des années après, rappelé par le troisième larron de la "farce", en l'occurrence mon beau-frère qui a aujourd'hui 90 ans.

Un jour, le premier larron, moi, pris dans une conversation avec une attention diminuée, je chute. Je reprends le vélo après quelques soins primaires. Un peu plus tard, le deuxième larron, crève le pneu d'une roue. Il n'a aucun moyen de réparation la chambre à air. Mais, honteux, il continue la route sur la jante sans même ôter la chambre à air. Vu le bruit qu'il fait, les passants le lui font remarquer le problème en pointant le doigt vers le pneu défaillant, l'un après l'autre. Furieux, après le troisième, il fait en réponse un bras d'honneur sans répondre. 

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Avant le départ, peut-être, une petite vérification de la pression artérielle, mais certainement, celle des pneus et la charge de la batterie. Comme le froid a un impact sur l'autonomie de la batterie, même bien chargée quelques mois avant, lors des premières sorties à vélo électrique après l'hiver, une vérification de l'état de santé de la batterie (SoH) s'impose.

Dans dix jours, le 19 juin, c'est le Bruxelles Tour en Bike race autour de la ville.

Alors, préparons cela dans les règles de l'art.

0.jpgTous en selle et bon vent.

Enfin, "bon vent" sans moteur et sans électricité, ne pas oublier que, dans ce cas-là, le vent peut devenir un ennemi.

Si en partant, le vent est dans le dos, au retour, le retrouver de face, cela craint un peu plus de parcourir le même nombre de km dans le même temps. 

Voyez-vous, la Petite Reine donne parfois des surprises et des caprices surtout sur un chemin qui n'est pas organisé pour l'aventure comme dans cette photo:

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Pour terminer, un hommage à Bourvil qui aurait eu 105 ans par un Karaoké de sa chanson "A bicyclette" qui a été créé la même année de ma naissance en 1947...
un peu réactualisée, cela devient:
" A l'électrique"
Je m'en allais chercher la voie
Du côté des Bruxellois
A l'électrique.
Soudain qui vois-je devant moi ?
Un' belle fille au frais minois
A l'électrique
En arrivant à sa hauteur,
J'y fais' un sourire enchanteur
A l'électrique.
Ell' rit aussi, on parle alors
Et ell' me dit dans nos transports
A l'électrique.
Est-c'que vous êt's coureur !
Non j'ne suis pas coureur.
Ah ! c'que vous êt's menteur !
Moi je suis promeneur.
Avez-vous fait le tour ?
Non, mais j'ai des tours,
Des détours des contours
Et même d'autres tours...
Des tours de quoi qu'em' dit.
Des tours d'vélo, pardi !
Vous êtes un blagueur.
Ah ! c'que vous êt's coureur !
En ville, chantaient les camions,
Le soleil dardait ses rayons
De bicyclette.
Ell' voulait que je chante un brin,
Mais à cela j'ai mis un frein
De bicyclette.
Près d'un tournant y'avait un bois
Où l'on se dirigea, ma foi
A l'électrique.
Mais comme ell' roulait près de moi
Voilà qu'èm' dit presqu'à mi-voix
A l'électrique.
Ah ! c'que vous êt's coureur !
Moi... j'ne suis pas coureur.
Ah ! c'que vous êt's menteur !
Moi je suis baladeur.
Vous savez fair' la cour !
Oui, j'y réponds, car pour
Ce qui est de fair' la cour.
Je la fais chaque jour.
La cour à qui ? qu'em dit.
La cour d'la ville pardi !
Vous êtes un blagueur.
Ah ! c'que vous êt's coureur !
(Parlé :) Vous parlez d'un raisonnement.
Dans la ville, j'y disais "Voyez donc,
Sans boussole nous nous guidons,
De bicyclette.
Mais ell' répétait, plein d'ardeur,
Que j'étais un coureur, coureur
A l'électrique.
Je l'étais pas, ça c'est couru,
Mais le vélo, il est devenu
A l'électrique.
Et comm' je courais vers le but
Voilà qu'èm' fait, comme au début
A l'électrique.
Ah ! c'que vous êt's coureur !
Mais j'ne suis pas coureur.
Ah ! c'que vous êt's menteur !
Moi je suis relayeur,
J'y redis en courant,
Car j'continuais d'courir
Vers l'but à conquérir
(Vous êtes au courant)
Moi à forc' de courir,
Parcourir, discourir,
L'vélo s'est dégonflé
Et j'suis pas arrivé.
Moralité : Rien ne sert de courir
Il faut partir à point...
Comme l'a si bien dit La F.. La F.. la tortue.


Mais, électrique ou non, il ne faut pas être comme Raoul Taburin pour la fagount


 

PS: Un préversion de ce billet sur Agoravox qui n'a pas révélé des cyclistes expérimentés

(*) Quelques photos ont été prises chez IMP Bike

Allusion

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23/6/2022: Le vélo de Ravel revient et Cacus en parle 
podcast

26/6/2022: Le recyclage des batteries
podcast 

Commentaires

C'est une réalité à laquelle les services de secours sont désormais confrontés: les incendies de véhicules électriques ou hybrides, des engins qui sont de plus en plus nombreux sur nos routes. Et pour les pompiers, ce sont des interventions bien plus complexes, gourmandes en eau et polluantes qu'il n'y parait.

Il y a quelques jours, à Flémalle, les pompiers de Liège ont ainsi dû lutter pendant 3 heures alors qu'une telle intervention prend au maximum une demi-heure pour un véhicule traditionnel. Il a fallu vider une autopompe, appeler en renfort un camion citerne, et comme ça ne suffisait toujours pas, il a aussi fallu qu'ils se raccordent à une borne d'incendie. "Les interventions sur des incendies de véhicules électriques ou hybrides prennent effectivement bien plus de temps que celles sur les véhicules conventionnels et il faut utiliser plus d'eau car le feu est plus intense", confirme le major Sébastien Babette, des pompiers de Liège. Et si les batteries des véhicules ont été échauffées mais n'ont pas brûlé, il faut être encore plus vigilant. "Il est déjà arrivé qu'un véhicule complètement éteint reprenne feu plusieurs heures plus tard. Actuellement, les deux options qu'on a, c'est d'entreposer le véhicule dans une zone isolée et de surveiller toute reprise de feu ou de l'immerger dans un conteneur rempli d'eau pendant 24 heures". Toutes les zones de secours ne disposent cependant pas de tels conteneurs et le système à ses limites et inconvénients: "Il faudrait du matériel en suffisance car vu l'augmentation du nombre de véhicules de ce type, on n'aura pas toujours à gérer qu'un incendie à la fois. Et puis en terme de dimensionnement, on ne pourra jamais mettre un bus hybride ou un tram dans un conteneur! Il y a aussi la problématique de la gestion des eaux d'extinction. Elles sont polluées car elles ont été mises en contact avec les batteries et le conteneur. Elles ne peuvent donc pas être rejetées dans la nature et doivent être traitées".

Bref, les véhicules électriques ou hybrides en cas d'incendie, c'est très énergivore pour les pompiers et pas très écologique. Ils seront pourtant de plus en plus nombreux à l'avenir puisque la vente de véhicules thermiques sera interdite dans l'Union européenne d'ici 2035.

https://www.rtbf.be/article/au-feu-les-pompiers-il-y-a-ma-voiture-electrique-qui-brule-des-incendies-qui-pompent-beaucoup-d-energie-et-beaucoup-d-eau-11024826

Écrit par : Allusion | 04/07/2022

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