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10/02/2007

Laïc, c'est le hic

Un monde qui sans le dire ouvertement mais qui se retrouve dans les faits et les statistiques, de moins en moins laïc, sera-t-il toujours aussi ouvert et prêt à accepter l'autre qui ne pense pas comme tout le monde, qui met les compteurs à zéro et qui refuse de laisser penser les autres à sa place? Comment cette laïcité pourra-t-telle survivre?



Dernièrement, une affiche placardée sur un kiosque prônait la réconciliation entre les religions et appelait les fidèles à un meeting organisé dans le but louable d'exprimer la solidarité et la tolérance entre tous les mouvements de pensées.

Le quartier multiculturel dans lequel je me trouvais, nécessite très certainement une telle initiative d'apaisement dans les temps troublés que nous connaissions du côté idéologique.

Mon article "A fleur de peau" exprimait déjà cette tendance de manque de communion.

medium_Laic_c_est_le_hic_20.3.jpgOù était donc le « lézard », cette fois?

Les instances religieuses de toutes confessions étaient invitées à se rencontrer, mais, en dernière position, en plus petits caractères et comme si l'on se demandait si c'était nécessaire, dans la liste des invités, on trouvait, en fin de liste, un appel destinés aux laïcs, très discètement, en se rappelant in extremis qu'il y avait "autre chose".

Reflet exact de ce que représente aujourd'hui la laïcité dans nos pays démocratiques d'Occident. En France, pays laïc dans l'âme de la République l'est pourtant en surface également. Les idées défendent bien sûr cette volonté de neutralité, mais il n'en demeure pas moins vrai que les églises ne désemplissent pas le dimanche.

Je n'irais pas jusqu'à chercher une situation de parallèle ailleurs. Je n'aime pas être déçu.

Dans le passé encore, avec "Le ciel pour horizon", j'avais eu le plaisir de faire part en trois parties de mon rapport avec les cultes et la religion caholique en particulier que je connais le mieux.

L'ouverture d'esprit et la tolérance ne s'inventent pas, elles se construisent par la réflexion et la raison. On n'aime pas, par défaut, être contré dans son idéologie et on est prêt à s'offusquer à la moindre poussée de neutralité avouée.

Il n'y a pas si longtemps, Hugo Chavès, devant le parterre de l'ONU n'a pas hésité à débuter son discours par un signe de croix remarqué et ostensible comme s'il était normal d'afficher son appartenance à une religion aux yeux de tous les pays de la terre.

Régulièrement, Georges Bush annonce fièrement la "couleur" à chaque incident de parcours de son mandat de président en priant celui qui apporterait, selon lui, secours et assistance dans ses décisions en lui donnant force et courage.

medium_Laic_c_est_le_hic_AbbePierre.jpgLe 26 janvier dernier, l'Abbé Pierre, paix à son âme, a été pleuré et honoré par des funérailles nationales à Paris. Il le mérite. Sa vie a été exemplaire. Il était devenu l'icône rassemblant riches et pauvres, religieux et laïcs. Mais, c'est néanmoins sous le "chapeau" de l'église, que cet événement a pu prendre une telle ampleur. En serait-il de même pour tout autre volontaire laïque de faire le bien autour de lui? Aurait-il eu les honneurs dont il a réellement jouis et qu'il aimait visiblement en dehors de la protection de l'église? Réflexion iconoclaste ou réflexion morale? A chacun de mettre le veto qu'il veut. L'historien Gilles Dal rappelait que si on l'applaudit, on en oublie beaucoup d'autres bienfaiteurs plus discrets qui sont parvenus à des résultats moins éclatants mais aussi sensibles. (Il cite Pierre Laroque, fondateur de la Sécurité Sociale française). Les médias ont donné le commentaire selon lequel, "Il" aurait été content d'avoir tout ce monde autour de lui. Je dirais que je ne suis pas si sûr. Son humilité lui aurait empêché de penser ainsi.

Cette semaine, revoilà les caricatures qui reviennent à l'actualité avec un procès contre le journal "Charlie Hebdo" qui avait continué la publication. Oui, il y a eu une dérive et oui, une réaction était normale.

Est-ce qu'il fallait aboutir à de telles extrémités? Ce débat n'a pas encore trouvé son épilogue ou, du moins, n'a pas été conclu par un calumet de la paix. Indiens d'Amérique, je vous aime !

Le fait de prendre du recul et l'acceptation de l'autodétermination sont, dit-on, des preuves de sagesse.

La laïcité, au milieu de toutes ces manifestations de ferveur, n'a pas vraiment droit de parole.

Son pire défaut est de ne pas montrer de couleur bien définie. Comment la définir? Une liberté de conscience ne subventionnant aucun culte? Un respect des croyances mais sans donner la sienne.

En Belgique, la laïcité reste un réel combat pour exiger sa reconnaissance.

En France, la commission Machelon met de côté la laïcité en ne réunissant que les relations des cultes avec les pouvoirs publics. Sous des idées d'impartialité, d'égalité citoyenne, on ne parle pas de moyens juridiques ou économiques clairement identifiés pour la partie laïque de la population. La présentation du projet semble pourtant porter la laïcité républicaine comme principale intéressée. L'Etat assure ou devrait le faire en garantie par souci d'intégration dans des frontières entre "public" et "privé". L'esprit républicain devrait protéger une égalité de pouvoir en recherchant la pacification, la solidarité en rejetant toutes traces de fanatisme, d'intégrisme, de dogmatisme, d'obscurantisme ou de fondamentalisme.

Peut-on vivre sans religion, sans Dieu?

La réponse est personnalisée à chacun.

La Chine en est un exemple flagrant d'absence. On ne croit pas en Dieu et depuis 5000 ans d'histoire. Confucius n'est pas un Dieu, c'est une école de sagesse pas une religion.

Agnostiques, athées, philosophes du concret plus terre à terre doivent se cacher.

L'athée serait celui qui voterait "non" à l'existence d'un Dieu et l'agnostique, sans opinion, qui s'abstiendrait de voter.

Le Nihilisme n'est pas à suivre car il ne veut rien de moins que de tout abolir, de tout casser sans aucune morale.

Une vue à la Spinoza est certes plus productrice d'un progrès pour l'humanité.

Des mystères de notre existence et de la vie sont reconnus de tous. Pas d'explication avant très longtemps si jamais on y arrive.

medium_Laic_c_est_le_hic_Geluck.jpgPourquoi faut-il absolument y accrocher un autre nom et lui afficher l'étiquette "Dieu, propriété privée"?

Le "parler neutre" n'est pas trop apprécié. On ne brûle plus les gens exempts de foi religieuse, on les ignore.

Certains scientifiques, n'ayant pas trouvé les raisons ultimes à toutes leurs découvertes apportées par le raisonnement et les études, se réfugient même dans la philosophie religieuse. Pas de contre indication. Bien sûr.

Il vaut d'ailleurs toujours mieux avoir plusieurs clés à son trousseau. De flèches pour son arc, pas vraiment.

En point d'orgue et de ralliement, la tolérance devrait être la mère de la sagesse. La refuser, s'est se tromper amèrement à cause de l'amertume qui ne manquerait pas de se générer en silence.

Pour raison d'équité, l'espoir de sortir de cet anonymat ne serait, pour les laïcs, que justice.

En plus, ils ne prennent pas trop de place, ces oiseaux rares sans foi et ils ne sont pas chers: pas d'églises, ni de mosquées, ni de temples à édifier et à entretenir. Une école avec cours de moral intégral, c'est à peu près tout.

En odeur de "sainteté" pour ce microcosme, la nature dans toute sa splendeur a des titres de noblesse et de vénération. Un ciel bleu, une mer irisée dans la tourmente, un paysage de verdure, un soleil en feu, un arc en ciel, voilà leurs couleurs, leurs drapeaux. Heureux d'y être, d'être vivant dans un décor de fêtes perpétuelles, ce sont ses désirs intimes, très simplistes mais non simplets de celui qui s'est greffé dans le cerveau cette étincelle de morale laïque.

Ils sont simplement contents que l'esprit humain ait pu se développer à la force de la volonté de l'homme, pour en apprécier en finale le résultat tout en beauté de notre planète bleue. Le respect de celle-ci est bien sûr partagé avec d'autres, mais son culte est plus platonique, plus précieux aussi car il constitue son credo unique et les raisons de ses prêches.

Certains osent aller plus loin et parle de “combat politique”. En France, 27 associations (nationales et régionales) de défense et de promotion de la laïcité ont décidé de réunir leurs forces pour rallier plus de monde et apporter un meilleur écho. Une loi de 1905 ouvrait déjà la voie vers un schisme entre politique et religion en apportant la liberté de conscience, d'expression, de critique et poussant le délit de blasphème dans l'obsolète. La séparation de l'Etat et de l'Eglise n'est pourtant pas totale et n'a pas encore gravi la moindre marche au niveau national et international. L'affrontement arrive souvent entre les communautés d'obédience différente. La domination du plus fort, du "parti" le mieux implanté dans les consciences prend ensuite la suprématie et s'organise pour s'attirer le plus de couverture sur les pieds. Dogmes et injonctions mono culturelles, monobloc surgissent de cette congrégation. Une échéance électorale est souvent le meilleur moment pour s'affirmer et remettre en cause l'existence d'une autre pensée. Certains religieux ne cachent pas leur prosélytisme. Ils considèrent les laïcs comme des ennemis » avec la promotion du radicalisme.

En Belgique, il existe aussi un « Centre de l’action laïc ». Le financement des cultes n’est pas étranger aux projets qui ont été présentés par les candidats à l’élection de mars dernier à la recherche de valeurs communes libres exaministes. D’après le message diffusé de ce côté-là, voiles et représentations religieuses n’auraient pas leur place dans l’espace public en même temps que le créationnisme. Le « cahier des charges des écoles » avec son enseignement doit être mis en relation avec le financement réactualisé avec la mission de service public citoyen. L’évangélisation des grandes villes lancée l’année dernière par l’église catholique peut être interprétée comme une étape dans la marche inverse.

En Algérie, celui qui ferait une publicité contraire à l’Islam se verrait condamné d’après la loi.

Aux Etats-Unis, seulement 2% se disent athées, 4% agnostiques d'après des statistiques qui datent de juin 2005. "The church of the Non Believers" ne fait pas beaucoup recette et difficile de se reconnaître dans la marée adverse.

Les laïcs en réseaux, par leurs actions, revendiquent un espace-temps de liberté le plus large possible.

Pour le laïc, n'appartenir à personne, se retourner contre soi-même pour toute erreur de parcours sont ses libertés, assumées avec précaution et plénitude sans aucune vocation, mais comme seul choix de vie. La nature ou l’homme avec un grand « H » sont des visions comme les autres qu’il ne faut pas sous-estimer.

Alors, conclusion : le dialogue pur et dur avec les croyants laïcs, mais toujours pacifique avec des compromis bien promis. Cela pourrait ne sera plus être le « hic » ensuite.

Pour finir cet article et pour faire tout "à l'envers", si on incluait un commentaire d'une lectrice bien dans la note de l'article avec le sel et le poivre nécessaire. Je lui avais promis une suite à "Le ciel pour horizon". Je ne vous dis pas de qui il s'agit. L'humilité naturelle qui la caractérise m'empêcherait de la dévoiler. Mais elle avait, néanmoins, sa place ici.

Alors, voilà sa réaction à chaud, épidermique, avant l'heure:

"J’ai l’impression que le « vrai » laïc aujourd’hui n’existe plus ! Il y a autant de croyance en ce domaine, qu’il y a d’êtres humains pour les interpréter à la manière qui leur convient le mieux à un moment donné et sur un sujet précis !

Finalement qui détient LA VERITE ? Ceux qui pensent que de laisser certains choix aux communs des mortels sont meilleurs, que de décider pour eux ? Ceux qui estiment que chacun est libre de penser et d’interpréter sa manière de penser ? Celui qui se dit non-croyant, mais qui doit jurer sur la bible, dans un tribunal, est-ce un exemple d’une justice laïque ?

N’appartenir à aucuns « mouvements » de pensées nous « cantonne » la plus part du temps, a paraître comme des marginaux, des originaux, pour des chrétiens ou des infidèles pour des islamistes !

«-Pour l’amour du ciel, reviens ici !» « Pour l’amour de dieu, ne faites pas cela ! » Des phrases pas très laïques ! « Nom de Dieu ! »

La tolérance ? Ce mot me dérange ! Car malheureusement « être toléré » c’est déjà être dans un certain déni pour quelqu’un ! Cela fait un peu : Vous pouvez restez ici, mais nous vous prions de vous taire ! Surtout, ne pas déranger !

Je crois que celui qui revendique la laïcité, dérange les passionnés, les fous de Dieu !

On nous balance, en direct, des funérailles télévisuelles quand elles sont chrétiennes mais pour les autres ? La télévision, est-elle laïque ?

Sujet très intéressant, brûlant même et comme d’habitude, tu as déjà sortis les points essentiels, le décor est planté, les acteurs présentés, alors laisses les langues se délier…”.



 

L’Enfoiré,

 

Un coup de semonse a donner sur Agoravox, peut-être,



 

Citations:



  • "L'église ne reconnaît qu'une sorte de laïcs : les siens.", Carl Dubuc
  • "La chance est la forme laïque du miracle", Paul Guth
  • " La bonne foi est une vertu essentiellement laïque, que remplace la foi tout court.", André Gide
  • "Ce qui manque le plus à l'instruction laïque, c'est qu'elle n'enseigne pas à mourir.", Remy de Gourmont

Pas encore convaincu? En voilà encore d'autres

Commentaires

Que pourrais-je ajouter de plus, si ce n'est que répéter ce qui a déjà été dis... !
Je pourrai, si j'étais " pratiquante" m'exclamer : "Bon Dieu, il l'a fait "!

Mais alors ,que dire quand on ne l'est pas ?

Si formuler "bon Dieu" en prônant "le bon, le bien" nous semblent évident, qui serait assez "mal saint" pour s'exclamer " Sale Dieu "!!! Dieu est il forcément bon? Bon, pour tout le monde? Sale? Mauvais? Chez les grecs et les romains, ils avaient plusieurs dieux et déesses à prier et à adorer et visiblement, tout ce petits monde s'en "sortait" pas trop mal, voir même pas pire qu'aujourd'hui!

Qui peut prétendre du fond du coeur et en toute conscience, que ces dieux de la Mythologie, grecque ou romaine par exemple, comme Zeus, Jupiter, Vénus ( une divinité féminine, oui, oui!!!) et Mars étaient forcément moins bien que le "Dieu" des chrétiens? Mars était le dieu de la guerre et la guerre n'est pas à proprement parler "bonne"! Cela-dit "certains" à notre époque, se situant sur le soi-disant "Axe du bien" sont également capable de lancer dans une guerre "illégale" en demandant à "Dieu" de les bénir et de bénir tous ce qui est entrepris pour cette cause, même l'intolérable... quant aux autres, en face, aller se battre pour Allah, nous semble forcément et légitimement être intolérable! Mais finalement , Allah, Dieu, c'est qui?C'est quoi? Bon Dieu de M....!
Miss canthus

Ecrit par : Miss Canthus | 10/02/2007

Bien vu que tout cela. Je suis resté dans le présent et ton flash back dans l'histoire n'apporte pas plus "de bon goût". Dans la semaine, j'ai vu le beau film à gros budget "Troie". Cela m'a rappelé ma fascination que j'avais (et que j'ai encore) pour l'histoire avec un grand "H" et celle plus proche des gens. "Troie" avec son cheval, dieu de traîtrise. Les lieux du "drame", ceux découvert par Schliemann, je ne les ai pas vu. Mycènes, j'y suis allé 2 fois. Ok. Revenons, à nos "bons vieux" dieux. Cette volonté de ce retourner vers un "autre" qui aurait par définition plus de force, ne date pas d'hier. Pas de problème, quand cela ne passe pas comme on a prié, le fautif est désigné. C'est déjà ça de gagner. Achille avec sa seule faille, son talon lui permet de redevenir "homme" en finale. N'est-ce pas une bonne manière de revenir sur terre?

Ecrit par : L'enfoiré | 10/02/2007

C'est la notion même de la laïcité qui me semble un peu confuse. C'est un concept beaucoup plus présent et discuté en France que dans d'autres pays, et l'interpretation n'est pas la même dans chaque pays. Le Français n'est pas ma langue maternelle, mais si je ne me trompe pas la laïcité veut dire la séparation des pouvoirs spirituel et temporel - la séparation de l'Eglise et l'Etat. Le mot (et le concept) ne signifie nullement l'athéisme. Le concept concerne le pouvoir et non pas la religion. Quand on dit "je suis laïc" (phrase d'ailleurs intraduisible dans une autre langue car seul un Etat peut être laïc non pas une personne!) ça ne peut vouloir dire que "je suis en faveur de la laïcité", et non pas que je suis athée. Un catholique dévot peut très bien être "laïc", c'est à dire en faveur de la laïcité. Laïque ne veut pas dire irreligieux et une discussion sur la laïcité n'est pas une discussion sur la religion. Ce sont deux sujets liés mais distincts.
Quand à la religion il me semble que l'athéisme est un, peu prétentieux, car il prétend savoir l'inconnaissable. C'est comme affirmer catégoriquement qu'il n'y a pas de vie sur une autre galaxie. Affirmation invérifiable et donc prétentieuse. On peut croire qu'il n'y a pas de Dieu, mais c'est une croyance comme une autre. La seul position raison-nable est l'agnosticisme. Et l'agnosticisme n'est pas du tout catégorique, mais laisse la question ouverte et s'accommode façilement d'un lueur de croyance quelquepart dans son for intérieur. Il respecte aussi les religions (sauf l'Islam qui n'est pas respect-able! - mais ça c'est un autre débat). Mise à part les Musulmans la vaste majorité de l'humanité est en faveur de la laïcité, que d'ailleurs n'est pas un concept inventé en France mais déjà à l'aube de notre ère - déjà dans la Bible le Christ recommand de "donner à César ce qui est à César". La version française est bien entendu plus stricte et ne toçlère aucun écart comme, par exemple, jurer sur la Bible devant le tribunal, practique courrante dans pas mal de pays.
Voilà, c'est tout ce que je voulais dire: signaler la confusion courrante sur le concept de la laïcité.

Ecrit par : Frank | 21/05/2007

Bonjour,

Je suis tout à fait d'accord avec votre interprétation du mot "laïc" et surtout de la compréhension qui en est faite ailleurs.
En France, la laïcité est une volonté de s'astreindre à rester en dehors des religions pour décider des affaires de l'Etat.

La séparation des pouvoirs spirituel et temporel, comme tu le dit. Une manière de prendre en charge les 3 autres pouvoirs.
Nous associons les deux avec l'idée de qui fait le plus fait le moins. L'athée, l'agnostique ne jugera jamais de la même manière une affaire où l'église entre en jeu.

Sa "religion", car il en a une aussi, le poussera à trouve des alternatives qui ne font aucunes ingérences sur son esprit. Libre de toutes contraintes en dehors du respect de l'Homme sans dieu comme intermédiaire, voilà sa manière de voir.

Un Etat et... une personne... peuvent dont être parfaitement laïcs. "Je suis en faveur de la laïcité, et non pas que je suis athée". Oui, c'est sûr.

Un catholique dévot peut très bien être "laïc", c'est à dire en faveur de la laïcité. Oui, aussi.

Mais un "athée" et un "agnostique" ne pourraient voter pour un parti laïc qui aurait dans ses statuts une connotation ou des principes religieux.

L'athée et à fortiori l'agnostique, dans ma conception n'est jamais prétentieux, car justement il ne prétendra jamais savoir l'inconnaissable. De la vie sur une autre galaxie, j'en suis sûr. Statistiquement, c'est impossible.

Les religions qui conteste l'évolution sont parfaitement inconscientes et de plus volontairement, ce qui est pire.

L'invérifiable n'est jamais prétentieux.

Ne pas croire est aussi croire. Mais croire un peu plus en soi et aux possibilités de l'Homme. Croire n'est pas uniquement passer par un intermédiaire. Ce qui rend irresponsable. Le salut et sa planche....

La seul position raisonnable est l'agnosticisme. C'est vrai.

Il respecte aussi les religions avec l'Islam qui est pas respectable aussi, si la conviction ne force pas l'autre à se plier à ses dogmes. La vaste majorité de l'humanité est en faveur de la laïcité, mais oublie très vite les principes.

Le Christ recommande de "donner à César ce qui est à César". Voilà une bon dogme.

"Jurer sur la Bible devant le tribunal, pratique courante dans pas mal de pays.". Voilà bien une chose à abolir.

La confusion courante sur le concept de la laïcité est tout à fait normale. Mais je crois que cette fois, c'est plus clair.

Je te conseille d’aller lire mes 3 articles « Le ciel pour horizon ». (URL)

Ecrit par : L'enfoiré | 21/05/2007

Rien à ajouter, la messe est dite ...

Des milliers d'année d'imposture : "Dieu c'est qui, personne ne l'a jamais vu ce type là ! La terre promise, par qui ? Dieu ? une escroquerie qui dure depuis 2000 ans"

Dieu est le seul père qui peut regarder ses enfants souffrir sans lever le petit doigt ...

C'est provocateur mais si quelqu'un peut me présenter Dieu j'en serai ravi .

Même l'Abbé Pierre n'étais pas en bon terme avec ...

Je n'ai jamais vu une église ni une secte faire faillite :

Ecrit par : liberty | 08/05/2008

Liberty,

Mon 1er article "Le ciel pour horizon (1)" http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/09/01/le-ciel-pour-horizon.html
avec l'aide de Sciences et Vie, essayait de définir le moment de la création la religiosité chez l'homme.
Je parlais de 120.000 ans. A l'âge de l'homme préhistorique.
Comment le préciser? Par la découverte de l'enterrement de ses semblables. Ce n'est qu'à partir, de 10000 ans avant notre ère, que des chamanes se sont rendus compte de l'intérêt qu'ils pouvaient en tirer par un pouvoir sur l'autre.
L' église de scientologie, en Belgique, a pignon sur rue à Bxl mais est constamment sur les bancs des accusés.
La dernière est suite à une fausse offre d'emploi dans les journaux. On profite de la pénurie de l'offre. Du bénévolat était le fin mot.

Ecrit par : L'enfoiré | 08/05/2008

En fait, la religion a été inventée pour combler le vide abyssal de notre insignifiance ...
Nous ne sommes rien et même si cela ne nous plaît pas il ne restera rien de notre passage !
Certain espèrent laisser une trace d'eux-même dans l'au delà, libre à eux j'aimerais avoir tors et les y rencontrer .
Nous nous réincarnons mais pas en ce que nous croyons : Nos molécules se dispersent et nourrissent plantes et bactéries, c'est ça la vie après la mort !

Ecrit par : liberty | 09/05/2008

Liberty,

C'est tout le "drame" de la vie. En parodiant Lavoisier "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se déplace". L'humilité voudrait que l'on passe la main au suivant dans un développement normal de la vie. La différence avec l'animal, c'est que l'homme sait qu'il a une fin. A de rares exceptions près, il n'en connait même pas le moment.
Alors, il y a l'oeuvre qui reste. Les uns écrivent, les autres laissent leur noms dans un dictionnaire pour laisser une trace avec des prérogatives. Ceux qui suivent aiment bien les références. La boucle est bouclée.

Ecrit par : L'enfoiré | 09/05/2008

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