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01/06/2014

OTAN suspend ton vol

"Un titre, une peu téléphoné, non? Derrière ce titre, il y a une histoire et une actualité avec des reflets dans le monde, mais aussi un déménagement du siège de l'OTAN à Bruxelles, une occasion d'en reparler, rien que pour remettre les pendules à l'heure et un dialogue entre deux interlocuteurs, un Français et un Belge...

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- Pourquoi l'OTAN est-elle venue dans mon galère communautaire belge?  demanda le Français.

- A l'origine, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord avait son siège, situé à Londres. Ensuite, ce fut à Paris, en raison surtout de sa position centrale et de ses moyens de communications. Initialement au Palais de Chaillot et ensuite, au 'Palais de l'OTAN", devenu l'Université Paris-Dauphine.  

- En France, nous sommes plutôt anti-OTAN. 

 


- C'est pour cela  que l'organisation s'est installée à Bruxelles tandis que son commandement militaire, le SHAPE, a déménagé de Rocquencourt à Casteau, près de Mons. A cause (ou grâce aux, c'est selon) des suites d'un concours de circonstances et de tractations qui ont dû être sévères. Le 21 février 1966, la France se retire de l'OTAN. La tension entre les Etats-Unis et Paris était palpable. De Gaule ne supportait pas le rôle des USA dans l'OTAN. Alors, l'OTAN pensa déménager de Paris à Bruxelles.

- Pour caser les bâtiments et les forces armées de l'OTAN?

- De Versailles, ce fut le SHAPE à Casteaux près de Mons pour la partie militaire. Quant aux bureaux de l'Alliance Atlantique, c'était plus problématique.

- Rome ne se trouvait pas parmi les candidats?

- Oui, mais vu la pénurie chronique des logements à Rome, cette alternative fut très vite abandonnée.

- Les Pays-Bas, alors?

- Pas assez de maisons et d'appartements pour le personnel, non plus. Donc, à oublier.

Pourquoi ne pas retourner à Londres comme entre 1949 et 1952?

Londres n'est pas dans la CE et puis, l'Angleterre était trop pro-américain...

- Bruxelles, est sortie de la liste comme prioritaire puisque la ville était la capitale de l'Europe?

- En effet. La logique internationale a de ses contours très particuliers. Il y avait un problème. Mais, en 1967, Bruxelles faisait pauvre figure. 

Pauvre figure? 

- Oui, Bruxelles était une région en constante construction. Mais, la ville avait un côté positif qui donnait des possibilités d'extension. Puis, une ville où le compromis est la règle de calcul, elle avait quelques plus.   

- Pas de rouspéteurs chez les anciens locataires au moment du transfert?

- Si. Une partie des fonctionnaires refusèrent l'exil. Pas grave, quelques indemnités en compensation allaient tout arranger...

- Décidé à Bruxelles. Mais où?

- D'abord, le Heysel avait été imaginé en souvenir de l'Expo 58.

- Bonne idée.

Oui, mais non. Il fallait beaucoup trop de temps pour installer un complexe aussi important et le temps, c'est ce qui manquait.

- Sortir à la périphérie de Bruxelles? 

- Tout à fait. Ce fut entre l'aéroport de Zaventem et la ville.  

Sans doute, encore une idée géniale de quelqu'un...

- L'OTAN est née le 4 avril 1949 à la suite de négociations lancées par la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni,  le Canada, les États-Unis signataires du traité de Bruxelles. Le Danemark, l'Italie, l'Islande, la Norvège et le Portugal sont invités à participer.

- Par la suite, d'autres pays occidentaux ont rejoint l'OTAN.

- Oui. Après la Seconde Guerre mondiale, cette Alliance atlantique avait pour vocation initiale d'assurer la sécurité du continent européen, en prévenant d'éventuels soubresauts d'impérialisme allemand et en s'opposant à toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Après la guerre, les pays étaient exsangues. Il fallait rationaliser pour diminuer les coûts.
- Les adversaires ont dû se réveiller.

- Entre 1955 et 1991, l'opposition prend la forme du Pacte de Varsovie, une organisation de sécurité collective sous obédience soviétique, créée à la suite de l'intégration militaire de la RFA au bloc de l'Ouest. Ce pacte se présente comme politiquement et militairement symétrique à l'alliance atlantique. Les années de guerre froide ont commencé et chacun a dû trouver son camp. Pour l'Europe, il s'agissait de « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle ». Depuis 2001, chez les non-alignés, ce fut l'Organisation de Coopération de Shanghai qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Ce qui prouve qu'il y a des regroupements qui se recoupent, pour faciliter les coopérations économiques.

- Qu'y a-t-il eu de changé à la chute du Mur de Berlin et de l'URSS? Les contacts ont-ils été assouplis?

- Depuis l'implosion de l'URSS en 1991, les revendications nationalistes dans l'ancien bloc communiste et l'essor du terrorisme international sont devenus d'autres objectifs avec la stabilisation. Depuis 1994, on assiste à un « partenariat pour la paix » entre la Russie et les pays de sa zone d'influence et avec les pays occidentaux. Les accords « Berlin plus » de 1999 prévoyaient le transfert des moyens de l'OTAN à l'Union européenne pour certaines opérations.

- C'est cool, quoi?

- Non, peut-êtreAujourd'hui, au SHAPE, l'OTAN assure, en, partie, la protection des réseaux informatiques entre autres contre le terrorisme, le hacking et les cyberattaques dont je viens de parler. Depuis, le conflit en Ukraine monopolise les esprits des Européens et de l'OTAN. Puis, tri-lingue avec l'anglais, cela aide. La commune de Haeren fut désignée comme siège provisoire à côté d'Evere dont elle pourra se servir comme base. Tout allait être quasiment prêt à recevoir l'organisation. Les accords précisaient qu'il y avait des moyens pour lancer l'inauguration en 29 semaines après l'installation de la première pierre même s'il manquait de peinture dans certains locaux.

Putain. Les routes pour atteindre l'OTAN étaient-elles goudronnées? 

- Non. Mais quand faut y aller, faut y allerc'est dans l'esprit du Zinneke. Ce n'est pas les fignolages de dernière minute, qui allaient tout arrêter.  

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Pour certains, l'emplacement était temporaire, le matériau ne devait pas être trop définitif. J'entends souvent, on parle d'Evere pour la résidence de l'OTAN et c'est Haeren dont il s'agit.

- Exact. C'est en 1961, que se produisit la fusion des communes de Belgique. Le bouillon de cultures se rationalisait. La commune d'EVERE héritait de Haeren. Elle-même, intégrée dans Bruxelles-Ville. L'union fait la force, pardi... C'est la raison que j'avais associé l'OTAN quand j'ai parlé de la commune d'EVERE. 

- Ça, je ne savais pas. Et l'OTAN, alors? Toujours là?  

- Depuis, le temporaire est devenu permanent. Les "locaux jetables" se sont même régulièrement agrandis.  

- Tout finit, donc, bien?

0.jpg- Pas toujours. En 2003, un cheveu dans la soupe: un mouvement de dégagement se présenta et hérissa les poils des Américains. La Loi de Compétence Universelle accusait des dirigeants américains.

- Sont idiots, les Belges? Ce n'est plus de la compétence, mais de la con-pétance". La question de déménager l'OTAN de Belgique, ne se retrouva dans les esprits et les paroles fumeuses des Yankees?

- Oui, bien sûr. L'OTAN de Bruxelles fut sauvée de justesse. Les compromis, c'est notre science infuse. Un amendement à la loi a été trouvé et l'idée du déménagement a été oubliée.  

- Et le temps a passé, comme toujours...

- Et les installations sont devenues vétustes avec le temps, surtout trop consommatrices d'énergie.

- Là, c'était trop. La crise a dû tourner les têtes. Quand le temps et les crises s'en mêlent pour mettre des bâtons dans les roue, on perd la tête... 

- Normal, quand cela coûte trop cher, il faut penser à déménager. Mettre la charrette après les bœufs et pas avec des roulettes, un fois. En décembre 2010, la décision fut prise. Ce ne fut pas loin. Juste en face des lieux actuels, un ancien aérogare du vieil aéroport avait été détruit et venaient à se libérer. Une aubaine, quoi... Il suffisait de traverser le Léopold III pour suivre les travaux. Le pied, comme vous dites... 

0.jpg- Le renouveau de l'histoire de l'OTAN avait commencé. Mais l'achèvement est prévu pour quand?

- Au départ, l'ouverture et le transfert sont prévue en 2016. 

- Cela tient toujours?

- En novembre 2013, la presse a été invitée pour s'apercevoir des infrastructures qui étaient déjà en place.

- Et, tout se poursuivait bien?

- Non, au contraire, ce fut la tuile... enfin le béton et le métal, je ne sais pas... Le gros-oeuvre a dû prévoir plus de sécurité que d'habitude. Dans ses 250.000 mètres carrés, à l'isolation thermique s'est ajoutée l'isolation du bâtiment mais, vis-à-vis de l'extérieur, pour éviter les intrusions humaines, informatiques et par les nuages, il fallait que la sécurité soit hors-normes.

- Maudite sécurité, elle coûte de plus en plus chère.  

- Si pour le système de stockage de la chaleur de l'été, a été installé pour la récupérer en hiver, la cyberprotection fut une nouvelle obligation à tenir compte par le contrôle du personnel et des matériaux. Cela n'existait pas lors de la signature du contrat.

- Donc, cela a dû créer des problèmes à quelqu'un?

- En janvier 2014, le ministre de la Défense belge, Pieter De Crem, candidat officieux au poste de Secrétaire Général de l'OTAN, était mal pris. L'explosion des coûts de la construction fut déclarée. Il assumait le management du chantier high-tech de l'OTAN. 

- Là, cela pouvait faire mal à l'entre-jambe. 

- Comme tu dis. Les sociétés BAM (des Pays-Bas) et Interbuild (Belge) réclamaient une rallonge de budget de 245 millions d'euros et un nouveau délais de neuf mois pour terminer les travaux. Cela menait à l'automne 2016.

- Qui allait payer?

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- L'essentiel des coûts est payé par les 28 pays membres de l'OTAN. Le but principal de l'OTAN était initialement de tenir l'URSS en respect, après la deuxième guerre mondiale pour s'y opposer pendant la guerre froide. Celle-ci était considérée comme finie.

- Voilà, l'Ukraine indépendante, cerise sur le gâteau,  voulait entrer dans la CE et a connu des péripéties à Kiev. Mais qu'est-ce qui leur a pris à vouloir entrer dans la Communauté européenne?

- Bonne question. L'Europe, cela ne doit pas être si mal que ça. Ceux qui y en font partie, veulent en sortir et les autres veulent y entrer. Même, en pleine déconfiture, la confiture peut être encore bonne. 

- Ce fut le scandale. La Crimée ré-annexée par la Russie et les rebondissements des russophones à l'Est de l'Ukraine ont remis la Russie dans l'actualité de la guerre froide. 

- Si la Russie est devenue un pays à la mode économique comme chez nous, mais c'est avec des variantes très politiciennes et très gazières. Donc, faut pas trop charrier avec les Russes. Aux dernières nouvelles, la Russie appelle les Occidentaux à empêcher une "catastrophe".

0.jpg- Ben voyons...

- Dans l'histoire de l'OTAN, il y a eu un Secrétaire Général de l'OTAN belge, Willy ClaesLe 7 mars dernier, lors des premiers problèmes posés par l'Ukraine, bien avant les développements des événements actuels, il avait été invité pour en discuter. (Transcription dans le 1er commentaire).

En résumé, il disait que :

  • Vladimir Poutine rêve de reconstruire l’Union Soviétique
  • Une nouvelle période de "paix froide" commence. 
  • Une crainte de la contagion de la Crimée
  • Les Européens paieront la crise et les dettes de l'Ukraine
  • La population de Kiev ne va pas rigoler.
  • L'OTAN n'interviendrait pas.

- Que pourrait-on dire à la suite de cet entretien sinon : "Sauvez Willy". S'il ne fait pas partie des orques, comme musicien, qu'il joue aux grandes orgues.

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Comment ne pas se faire manipuler? disait Michel Collon. 

- Certains y penseraient?

- La défense a changé. Les rôles ont été distribués dans chacune des pays. Cette semaine, RTL-TVI présentait dans son 'Tout s'explique', le sujet "L'armée d'hier à aujourd'hui". L'armée s'est rationalisée et s'est transformée de plus en plus via la technologie. La Belgique est pionnière en matière de drones. Les forces spéciales se sont constituées dans une unité d'élite au moral d'acier et au physique hyper-performant, disait l'émission.

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- On va construire un nouveau mur entre la Russie et l'Europe? Encore une histoire de pognon? 

- Les dépenses militaires dans le monde s'élève à 1750 milliards de dollars - 600 fois le budget des Nations Unies, entre parenthèses. En moyenne, il est en baisse mais, tellement les différences de budgets par pays sont importantes, ce sont ces plus gros budgets militaires qui ont fait baisser la moyenne de 2% par rapport à 2012. Tu ne te rappelles pas des tests de l'arsenal nucléaire français dans le Pacifique? Cela n'a pas coûté que le prix des bombons et des sucettes. 

0.jpg- Et les Etats-Unis que payent-ils? Ils sont les gendarmes du monde, non?

- Les USA ont baissé leur budget militaire de 8% et comblent les augmentations de budgets des autres pays. La crise en Occident avec les mesures d'austérité et la baisse des opérations militaires sont les causes principales de cette diminution. Après les USA, ce sont la Chine (avec une augmentation de 8%) tandit que la Russie remontent sur les marches de cette course aux armements. Se positionner comme un acteur régional majeur apporte une volonté de prestige à ces pays. La France se maintient à la 5ème place des pays qui revendiquent ce statut et se distingue ainsi dans le concert des nations européennes. Le financement de l'OTAN n'est pas un secret. En gros, il sert à mutualiser les dépenses. Mais tu as raison, les States sont souvent là pour calmer le jeu dans la partie d'échec du monde.

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- Et maintenant que vais je faire? dit la chanson.

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- Le nouveau patron de l'OTAN, le norvégien Jens Stoltenberg a été nommé pour remplacer le danois Anders Rasmussens. Si tu veux suivre tout cela, le site de l'OTAN donne les dernières évolutions et la photo de Google une vue du ciel. 

- Une question me reste à l'esprit: qu'est-ce que la Belgique a à y gagner, à avoir l'OTAN sur son sol?

- La notoriété, l'attraction du tourisme et l'assurance plus affirmée d'avoir la capitale de l'Europe en son centre, Bruxelles. Très certainement.

0.jpg- Mais, en cas de conflit, ne seriez-vous pas exposés en premier sur la liste des actions ennemies? La Belgique doit-elle se défaire des armes nucléaires de Kleine-Brogel? 

- Il y a deux réponses opposéesQuand on pense à l'opinion française, il y a la vieille réflexion gaullienne et la France devrait quitter l'OTAN. "Non à l'OTAN" est leur cri de ralliement. Mais, la légitimité des uns ne se construit sur la légitimité des autres et vice-versa.

- Il n'y a pas que l'OTAN qui suspend son vol, le gouvernement français le fait aussi actuellement. On sait ce que représente un référendum dans ces cas-là. Les sièges deviennent éjectables et surtout, ces derniers temps d'après élections. Quant aux anciens bâtiments à l'emplacement actuel, que vont-ils devenir?

- En fait, il y a seulement des rumeurs de les utiliser pour en faire une prison. mais tout peut encore évoluer avec le temps.

- Bizarre, c'est pas écrit sur la facture, ça. 

0.jpg- J'ai travaillé pendant une vingtaine d'année dans une société voisine de l'OTAN. Deux visites du belliqueux, George W. Bush, avaient généré pas mal de réactions d'hostilité: la première en 2001, la deuxième en 2004 (carte).

Depuis, Obama dit l'inverse de son prédécesseur: "La diplomatie prime sur l'armée qui ne peut être la seule ou même la première des composantes de notre leadership. Je ne veux plus m'engager aveuglement dans la guerre. Ce n'est pas parce qu'on a le meilleur marteau que tout le problème doit être vu comme un clou". 

- Pas de "oui, mais non", cette fois. Il n'a plus de clous et ce sont les autres qui devront se charger du marteau. Alors, on espère qu'ils ne piquent pas trop dans un esprit trop noir en préjugés. 

- Comme tu peux l'imaginer, l'OTAN est le cadre de beaucoup de manifestations hostiles. 

Ce fut le cas ce 4 avril 2009, lors du soixantième anniversaire de l'OTAN.

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A cette occasion, j'avais écrit un billet dont le titre était: "Pourquoi je ne crois pas au reality-show".

Ce matin-là, j'avais enfourché ma bicyclette en charge d'une mission "secrète" de ma moitié: aller fleurir la tombe de sa mère au cimetière. Cet endroit, c'est pas trop mon terrain de prédilection, mais bon, il faut faire contre mauvaise fortune, bon cœur.

Surprise: arrivé aux abords de celui-ci, une foule de gendarmes qui s'y trouvaient déjà concentrés. Les forces de l'ordre ne faisaient que grossir dans le parking. Après ma mission d'envoyé spécial, je n'ai pu m'empêcher de m'enquérir de la raison de leur présence insolite auprès de l'un de ces groupes. Je précise pour que tu comprennes, l'OTAN est voisin du cimetière d'Evere.

La réponse semblait difficile et tardait à venir.

J'ai changé de registre en y ajoutant l'humour.

- Êtes-vous là pour surveiller les morts?, dis-je.

Là, la situation s'était réchauffée et un sourire précéda une réponse plus aisée.

- Oui, les morts n'ont pas beaucoup de chance de sortir (... ou quelque chose d'approchant), dit un CRS.

Je n'insistai pas mais sans sortir de son champ d'horizon et de questionnements.

Il ajouta:

- Il y en a qui veulent briser les grilles en face.

Sans dire de qui il parlait, il continua par:

- C'est un jeu. Allez voir à la télé ce soir pour voir qui a gagné.

- Ok, merci et bonne journée.

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J'avais compris que je n'en saurais pas plus. En savait-il plus lui-même d'ailleurs sur l'origine de ce déploiement de force?

Le soir, pragmatique, j'ai suivi le conseil du premier gendarme à la télévision. On parlait, en effet, des activistes contre l'OTAN et du déploiement de force que j'avais enrayés bien malgré moi par mon passage incongru à bicyclette.

L'anniversaire des soixante ans de l'OTAN, avec les bougies et les flonflons, cela se fêtait à l'intérieur mais pas à l'extérieur. Un souvenir que l'on fêtait en rappel du 4 avril 2009.

Avais-je fait partie du jeu « A qui perd gagne »? 

Etre fâché pour cela? N'avons-nous pas, depuis, de nouveaux arguments de poids en la personne les femens ?

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Je n'osais plus trop le penser.

Quant aux morts du cimetière, j'espère qu'au moins eux, se sont payés une bonne partie de plaisir dans ce casse-pipe.

Le jeu en valait-il la chandelle? N'y avait-il pas erreur sur les personnes à viser?

- Parler à des CRS, tu oses. Ce ne sera pas demain la veille que je le ferais, répondit, le Français qui essayait de faire le joint avec l'anecdote.

- C'est vrai, que quand on aime, on ne compte plus avec les mêmes doigts et on suspend son vol. Je ne sais si ces anecdotes apparaissaient en tant que paraboles. Si tu veux sortir de l'OTAN, je n'y vois pas d'inconvénients, mais quand j'ai vu ce que j'ai vu, assembler les mots "sécurité" et "défense", c'est comme parler d'oxymore. 

Ça, moi je dis.

Un petit tour en photos sur l'avant, le pendant et le futur de l'OTAN et de son environnement bien plus parlant que du texte.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « La morale est une défense contre les crimes qui déjà ont été commis. », Helge Krog
  • « L'existence des voisins est la seule défense des nations contre une perpétuelle guerre civile. », Paul Valéry
  • « La sécurité est la plus grande ennemie des mortels. », William Shakespeare
  • « La tâche à laquelle nous devons nous atteler, ce n’est pas de parvenir à la sécurité, c’est d’arriver à tolérer l’insécurité. », Erich Fromm

 

0.jpg0.jpgMise à jour 04 juin 2014: Le G7 se déroule à Bruxelles sans la Russie qui a continué à fêter à Sotchi. Obama est présent. Les sujets de discussions sont nombreux. Rien que l'Ukraine fait déjà chavirer les esprits.

 

 

Mise à jour 8 juillet 2016: Tension entre la Russie et la l'OTAN:

Sur ARTE "Guerre froide 2.0" 

"Vivons-nous une nouvelle guerre froide ?" se demandait récemment le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Plusieurs signes inquiétants rappellent une époque pas si lointaine où le monde était divisé en deux camps, chacun faisant sourdre la menace d'une escalade nucléaire. La Russie et l'Otan augmentent leurs budgets de défense respectifs. Pour la première fois depuis l'effondrement du bloc communiste, l'Allemagne les imite cette année. Des concepts que l'on croyait enterrés, tels que "réarmement" et "dissuasion", reprennent du service. Du reste, les opérations de propagande connaissent un regain d'activité grâce aux réseaux sociaux et sont relayées via les supports numériques.

Peurs croisées: Pour prendre le pouls des pays qui semblent les plus concernés par ces nouvelles tensions, les documentaristes sont allés enquêter dans plusieurs zones à risque : Russie, Ukraine, Pologne ou pays baltes. Ces derniers réclament d'ailleurs le stationnement permanent de troupes de combat. En Estonie, les habitants qui vivent le long de la frontière avec la Russie sont au coeur même des crispations. À Moscou, justement, des citoyens font état de leurs craintes face à l'Otan et aux puissances occidentales. Peurs en miroir et méfiances réciproques, qui se focalisent en Ukraine, où une mission d'observateurs composée d'officiers russes et ukrainiens est chargée de veiller au respect d'un armistice qui paraît bien fragile. Outre ces exemples filmés sur le vif, décideurs politiques, militaires et experts de l'Est et de l'Ouest tentent d'évaluer le danger que représente cette dégradation des relations entre deux blocs antagonistes... en train de se recomposer.

A la RTBF:podcastpodcast

Heureusement, il y a l'humour de Bruno Coppens:podcast


1.jpgMise à jour 26 mai 2017: Le nouveau bâtiment de l'OTAN inauguré avec la visite de Trump

 

Commentaires

Le dialogue avec Willy Claes était conforme à ce qu'on pouvait en attendre, mais voyons plus tôt.

ON : - Est-ce que Vladimir Poutine rêve de l’Union Soviétique ?

WC : - Il n’y a pas de doute. Il a déclaré à plusieurs reprises que la plus grande bêtise qui a été faite au 20ème siècle a été la dissolution de l’Union Soviétique et donc lui, comme beaucoup d’autres, rêve tout de même d’un certain rétablissement de cette grande entité. Je crois qu’après la dissolution de l’Union Soviétique, la chute du mur de Berlin et le passage de presque tous les pays satellites de l’Europe Centrale et de l’Est vers l’Union européenne et surtout vers l’OTAN, ça a été vraiment considéré comme une humiliation inacceptable. Cette idée continue de vivre et notre ami Poutine continue de vivre avec la dialectique de la guerre froide. Il nous considère toujours en quelque sorte comme des ennemis.

ON : - C’est le retour de la guerre froide pour vous aujourd’hui ?

WC : - Je ne parlerais pas encore d’une guerre froide, je parlerais plutôt d’une paix froide. Parce que guerre froide cela implique qu’il y ait déjà confrontation théorique entre les armées. On n’en est pas encore là. Même à l’OTAN on reçoit l’ambassadeur russe, on discute avec lui donc on n’est pas encore dans un stade vraiment très avancé mais il faut bien dire que c’est tout de même inquiétant tout ce qu’il se passe.

- Un vote est intervenu hier au parlement de Crimée. Il demande le rattachement de la Crimée à la Russie. Il est question aujourd’hui d’un référendum sur la question. Est-ce que d’après vous Willy Claes, la partition de l’Ukraine est inévitable ?

- Je ne dis pas que la partition est inévitable mais sans vouloir jouer le cynique, je dirais dès aujourd’hui que ceux qui rêvent d’un départ des Russes dans la région de la Crimée se font des illusions. D’abord, la flotte russe de la mer Noire est bien à Sébastopol, elle a des garanties juridiques d’ailleurs jusque 42 donc ils vont rester là. En plus, ils n’ont pas envie de quitter cette région qui depuis la tsarine Catherine II a toujours appartenu à la Russie. Donc de ce point de vue-là, il ne faut pas se faire d’illusion, Poutine y est et restera là. Comme, si je peux le rappeler, il s’est installé il y a quelques années dans une partie de la Géorgie.

- En 2008.

- Le président Sarkozy est allé pour solutionner le problème, il s’est fait rouler et personne ne critique encore la situation actuelle qui pourtant, du point de vue droit international public, est tout à fait illicite et inacceptable.

- La Russie occupe toujours certaines régions de la Géorgie.

- Tout à fait !

- Alors pourquoi la Crimée finalement, Willy Claes, si elle le décidait, ne pourrait-elle pas rejoindre la Russie ou obtenir peut-être plus d’autonomie ?

- On peut naturellement invoquer le principe de la souveraineté du peuple. Mais il faut bien se dire que le référendum qui est annoncé aujourd’hui est tout à fait artificiel, préparé, c’est clair. On sait que depuis tout un temps les Russes jonglent avec les passeports russes et cela explique pourquoi une majorité de la population est russophone. Je n’exclus donc pas que Poutine revienne à la situation antérieure. N’oublions pas que déjà en 1994, lorsque l’Ukraine a transféré ses armes nucléaires à la Russie, elle a obtenu en contrepartie un engagement de tout le monde, de Moscou aussi, pour qu’on respecte l’intégralité du territoire. La Crimée y compris. Naturellement, il faut bien se dire et rappeler que c’est uniquement du temps de Khrouchtchev que l’Ukraine a obtenu la région de la Crimée. Avant, cela appartenait à l’Union Soviétique et même à la Russie, à l’état russe.

- Quel est finalement l’enjeu fondamental ? Parce qu’on a le sentiment que bon, on le disait, la Crimée veut éventuellement se rattacher à la Russie ou avoir davantage d’autonomie. Pourquoi y-a-t-il – au-delà effectivement de la mobilisation sur le fait que sur le plan du droit international c’est clair il y a violation, mais pourquoi la communauté internationale se mobilise-t-elle à ce point-là autour de la Crimée ? Est-ce que c’est emblématique ? Est-ce que finalement la communauté internationale, que ce soit les Américains ou les Européens, craint qu’il y ait contagion et que du coup, si on laisse faire Vladimir Poutine il pourrait avancer encore davantage par exemple sur les territoires Est de l’Ukraine ?

- Je crois qu’il y a maintenant une crainte de contagion. Soyons francs, depuis tout un temps on a sous-estimé Poutine qui est un tacticien redoutable et très brutal. On rappelait il y a quelques instants la situation en Géorgie mais il y en a d’autres. La façon dont il a fait pression les dernières semaines sur l’Arménie pour ne pas signer un accord d’association avec l’Union européenne. Sa position en ce qui concerne ce drame scandaleux en Syrie. Il constate chaque fois que malgré quelques protestations on le laisse faire. Ce qu’il fait c’est développer une diplomatie de nuisance pour bien démontrer aussi à sa propre population qu’il représente toujours une puissance mondiale qui peut tenir tête aux Américains et aux autres. Il faut bien se dire que de ce point de vue-là aussi, l’Union européenne en présentant un accord d’association à l’Ukraine a tout à fait sous-estimé la situation qui existe dans ce pays. Je ne vous cache pas que je suis très inquiet en ce qui concerne l’avenir immédiat. L’Union européenne vient d’annoncer hier quelques 11 milliards…

- Ce n’est pas suffisant ?

- Pour autant que je sache, d’ici fin 2015 il faudra au moins 35 milliards de dollars. Qui va payer cette facture ?

- Qui va payer ? L’Union européenne ?

- Je crains que finalement ce ne seront pas les Américains, en tout cas ce ne seront pas les Russes, ce seront les Européens qui seront responsables du paiement. Naturellement, en fonction des conditions qui vont être fixées par le Fonds monétaire international, en d’autres mots à Kiev les populations ne vont pas rigoler.

- Les 28, on en parlait à l’instant, se sont retrouvés hier à Bruxelles et en gros, on en est toujours au stade des menaces de sanction. Est-ce qu’à votre avis les 28 sont trop frileux ?

- Moi je crois que les 28 ont une autre priorité. Ce sont les priorités économiques. On fait beaucoup de commerce avec la Russie et je peux m’imaginer que le lobby industriel, surtout en Allemagne…

- On ne peut pas se passer du gaz russe par exemple ?

- Ça c’est encore un autre aspect mais rien que le commerce déjà. La grosse finance joue un rôle donc il faut maintenir en tout cas le dialogue et même la coopération avec Moscou pour des raisons purement économiques et financières. Et c’est ça qui explique l’attitude un peu trop frileuse comme vous dites.

- Vous pensez par exemple aux financiers russes, aux Russes qui ont beaucoup d’argent et qui viennent l’investir que ce soit par exemple à la City à Londres ou ailleurs ?

- Que la City de Londres est très inquiète de ce qu’il se passe pour le moment quand on parle de sanction financière vis-à-vis de certains apparatchiks, ça je peux comprendre. Parce qu’il s’agit de dizaines et de dizaines de milliards. Je crois en effet qu’encore une fois, on donnera priorité aux intérêts et aux arguments financiers et économiques.

- A ce stade-ci, on n’en est pas du tout à imaginer que l’OTAN pourrait intervenir militairement en Ukraine ?

- J’exclus tout à fait l’hypothèse d’une intervention militaire. D’abord, Poutine sait que l’Europe sans les Américains, est trop faible militairement parlant pour se risquer à quoi que ce soit. Et deux, il sait que les Américaines n’ont pas envie de s’engager dans une nouvelle aventure militaire. Certainement pas vis-à-vis d’un pays qui dispose tout de même d’une arme nucléaire impressionnante. Donc de point de vue-là, je ne crois pas que le scénario d’une action militaire dans le chef de l’OTAN soit un scénario réaliste.

- En deux mots, est-ce que vous croyez en une désescalade rapide qui devrait passer sans doute inévitablement par la reprise du dialogue d’abord entre Russes et Ukrainiens?

- Tout à fait. Je crois que plutôt tôt que tard, les parties vont se mettre autour d’une table et il est clair que Poutine va obtenir des garanties pour renforcer encore sa présence dans la région de la Crimée mais en plus, je suis presque certain qu’il va obtenir aussi des garanties pour être en quelque sorte présent dans le nouveau gouvernement à Kiev où, si je peux dire tout de même, certains représentants de ce parti extrêmement nationaliste, le Svoboda, occupe plusieurs postes ministériels. De ce point de vue-là, Poutine ne se trompe pas tout à fait en critiquant la composition de ce gouvernement provisoire.".

Écrit par : L'enfoiré | 01/06/2014

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Le "grand traité transatlantique" (sous de des acronymes obscures : TAFTA. GMT. TTIP. PTCI. APT) pour les nuls

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-grand-traite-transatlantique-152544

Écrit par : L'enfoiré | 03/06/2014

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L'EIIL cherche à créer une base de lancement pour organiser des attaques sur les Etats-Unis'

L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), l'armée de rebelles liée à al-Qaïda qui réussit actuellement à s’emparer de territoires et de sites stratégiques en Irak, cherche en fait à se doter d’une « base de lancement » pour organiser par la suite des attaques sur les Etats-Unis, affirme un rapport du Congrès américain. Les quatre analystes du Centre de Recherche du Congrès qui l’ont rédigé ont cité des rapports provenant des services de renseignement et des déclarations d'Abou Bakr al-Bagdadi, le chef de l’EIIL.
Le rapport précise que l’EIIL est bien organisé, qu’il dispose de financements, et que son but avoué est de conquérir des territoires et de liquider toutes les personnes qu’il estime non-croyantes. Un compte rendu du 20 juin dernier indique en outre que l’organisation a mis en place des camps d'entraînement en Irak et la Syrie, et qu’elle recrute des individus pour les former à attaquer les États-Unis.
Il mentionne également des propos tenus par al-Bagdadi :
Sache, Ô défendeur de la Croix, qu’une guerre locale ne t’aidera pas au Levant comme elle ne t’aidera pas en Irak. Bientôt, tu seras directement en conflit contre ta volonté, si Dieu le permet ».
Mais ce qu’il met en exergue, c’est la capacité de l’EIIL à trouver des financements, en levant des fonds, ou en s’en emparant. L'organisation est soutenue par des cheikhs sunnites riches de l'Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar. Elle extorque également des fonds des entreprises des zones qu’elle a conquises, et se serait emparée de millions de dollars qui se trouvaient dans les banques de Mossoul lors de la prise de cette ville irakienne.
L’EIIL contrôle désormais la majorité de toutes les villes sunnites du nord de l'Irak et elle poursuit son irrésistible avancée dans la province d'Anbar, où les villes de Falloujah et Ramadi sont déjà tombées.
Selon l'analyste militaire et ancien officier de l'armée Robert Maginnis, elle aurait déjà enrôlé plusieurs centaines de djihadistes possédant des passeports occidentaux:
Ces djihadistes qui ont fait leurs preuves sur le terrain finiront par retourner dans leur patrie occidentale pour y poursuivre le djihad en utilisant les méthodes violentes qu’ils ont apprises en Syrie et en Irak. Et maintenant que l’EIIL contrôle une gigantesque partie du Moyen-Orient, les djihadistes occidentaux disposent d’une plate-forme d’entraînement, de financement, et un sponsor étatique ».
L’ancien vice-président américain Dick Cheney prédit quant à lui qu’une attaque aura lieu sur le sol des Etats-Unis, « de nombreuses fois pire que ce qui s'est passé le 11 Septembre 2001 »:
Imaginez ce qui pourrait se passer si quelqu'un parvenait à faire entrer secrètement une arme nucléaire, à la mettre dans un container et à l’amener jusqu’au périphérique extérieur de Washington DC... »

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=leiil-cherche-a-creer-une-base-de-lancement-pour-organiser-des-attaques-sur-les-etats-unis&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2014

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Une nouvelle guerre de religions s'installe dans les esprits avant de prendre place sur le terrain?

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2014

Rallonge de 85 millions d’euros pour la construction du nouveau siège de l’Otan

La Défense a trouvé un accord avec l’entrepreneur.
Le ministère de la Défense et l’association momentanée belgo-néerlandaise BAM Alliance, chargée de construire le gros oeuvre du nouveau siège bruxellois de l’Otan, ont trouvé un accord octroyant une rallonge de 85 millions d’euros au consortium et à ses partenaires et un délai supplémentaire - jusqu’à l’été 2016 - pour terminer les travaux, a annoncé vendredi BAM.

L’accord a été confirmé par la Défense.
BAM Alliance a entamé en octobre 2010 la construction de ce nouveau siège, en face de l’actuel, pour un montant initial de quelque 460 millions d’euros - un prix nettement inférieur à celui proposé par les autres soumissionnaires.

Un délai supplémentaire pour terminer les travaux
Mais les travaux ont pris du retard pour diverses raisons et l’association momentanée avait formulé plusieurs demandes de «rallonge» financière et de délais supplémentaires pour l’achèvement des travaux, initialement prévu début 2016. Plusieurs d’entre elles ont déjà été acceptées (13 millions d’euros et une prolongation de quatre mois en octobre 2012 et 10,4 millions lors d’une transaction «provisoire» en mars dernier, ainsi que quatre mois et demi de délai supplémentaire).
Le nouvel accord porte sur une «indemnité» de 85 millions d’euros, a précisé vendredi BAM dans un communiqué. Il prévoit aussi la fin des travaux «à l’été 2016»

http://www.lesoir.be/725902/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2014-12-05/rallonge-85-millions-d-euros-pour-construction-du-nouveau-siege-l

Écrit par : L'enfoiré | 05/12/2014

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Sommet à Varsovie face aux menaces russes

Charles Michel: "C'est un sommet de l'OTAN important car nous sommes confrontés à de grandes menaces"

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Le Premier ministre Charles Michel accompagné des ministres Didier Reynders et Steven Vandeput se rendent à Varsovie où se tient ces vendredi et samedi, le sommet de l'Otan. Un sommet où les menaces liées au terrorisme et à la Russie seront abordées, mais pas seulement.

Lors de leur arrivée sur le tarmac polonais, le Premier a déclaré que "c'est un sommet de l'OTAN important qui démarre car nous sommes confrontés à de grandes menaces, notamment des menaces liées au terrorisme. Et puis, il y a ces menaces russes. Bien que nous devions absolument continuer à maintenir et entretenir le dialogue avec Moscou. Nous devons rendre la Russie plus prévisible. Et pour cela, nous devons être dissuasif. L'être ensemble et montrer que nous sommes unis au sein de l'OTAN."

Un sommet historique?
C'est un sommet que certains qualifient déjà d'historique par les décisions qui seront prises au terme de l'agenda. Les partenaires de l'Alliance discuteront des menaces terroristes venues du Sud et du Moyen-Orient. Mais ce sont les menaces à l'Est, les menaces russes qui inquiètent les alliés de l'Otan. Les pays membres devraient décider de déployer un bataillon multinational de 4000 hommes dans les pays baltes et en Pologne. Voilà la réponse de l'Otan à Moscou, à la Russie de Vladimir Poutine qui a multiplié les intimidations ces dernières années et qui est passé en force avec l'annexion toujours dénoncée de la Crimée en 2014.
Les chefs d’État et de gouvernements de l'Alliance discuteront aussi du bouclier anti-missile développé depuis une dizaine d'année.
Et puis Jens Stoltenberg, le secrétaire-général de l'Otans rappellera aux pays membres de continuer à investir dans leur défenses nationales respectives. Une pique adressée aux membres en bas de classement, dont la Belgique, avant-dernière.

Une vision stratégique sous la main pour la Belgique
Charles Michel arrive à Varsovie avec son ultime vision stratégique pour la Défense sous le bras. Il espère convaincre les partenaires de l’OTAN et démontrer que la Belgique reste un partenaire solide et loyal. Il a précisé qu'il avait eu "de nombreux contacts avec les partenaires ces derniers jours. Nous voulons donner un signal clair et fort. Montrer que La Belgique est un partenaire solide et loyal. Nous voulons inverser la courbe budgétaire de La Défense et les premiers échos sont plutôt positifs. La Belgique est engagée à l'étranger. En Irak, en Afghanistan, en Syrie et nous voulons dans l'avenir encore nous engager"
On ressent bien qu'il y a une volonté de mon gouvernement d'inverser la courbe
Le Premier ministre belge a défendu vendredi la place de la Belgique comme partenaire "fiable" et "crédible" au sein de l'Otan en dépit du faible niveau de ses dépenses militaires, en invoquant l'"inversion de la courbe" décidée par son gouvernement.
"Les premiers contacts que j'ai eus de manière informelle sur le plan international ces derniers jours vont dans le bon sens", a-t-il affirmé à la presse à son arrivée à Varsovie peu avant l'ouverture d'un important sommet de l'Otan, durant lequel les dépenses de défense des alliés seront passés au crible, deux ans après qu'ils eurent pris l'engagement d'augmenter leurs budgets militaires.
"On ressent bien qu'il y a une volonté de mon gouvernement qui est sincère, solide et crédible d'inverser la courbe" des dépenses militaires et de "stopper vingt années d'économies dans le département de la Défense" et d'ensuite recommencer une "logique de croissance", a ajouté M. Michel.
Il a aussi insisté sur la présence militaire belge dans plusieurs opérations internationales, comme en Irak - où des chasseurs-bombardiers F-16 ont repris leur place dans la campagne aérienne contre le groupe djihadiste Etat islamique depuis la Jordanie et où des instructeurs belges participent à la formation des forces armées irakiennes - et en Afghanistan.

Coopération étroite avec l'UE
L'Union européenne et l'OTAN ont signé vendredi une déclaration conjointe par laquelle les deux organisations "complémentaires et se renforçant mutuellement", basées toutes les deux à Bruxelles, s'engagent à coopérer davantage, notamment pour lutter contre des menaces communes visant leurs Etats-membres.
Cette déclaration sans précédent a été qualifiée d'"historique" par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, qui a apposé sa signature au bas du document, tout comme les présidents du Conseil européen et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker.

Nous sommes une équipe formidable
"Ensemble, nous sommes une équipe formidable", a lancé M. Stoltenberg, en rappelant les domaines dans lesquels OTAN et UE ont décidé de coopérer davantage: le partage d'informations, la lutte contre les menaces "hybrides" - comme celles qui ont permis à la Russie d'annexer la Crimée, alliant désinformation, menaces sur des infrastructures civiles et intervention à couvert de forces spéciales - et la cyber-sécurité.
"Nous avons décidé d'en faire plus (ensemble)", a pour sa part affirmé M. Juncker. "Une Union européenne plus forte signifie une Otan plus forte", a ajouté le président de la Commission.
L'OTAN et l'UE ont en commun 22 membres. Elles ont déjà noué un partenariat stratégique et entretiennent un dialogue politique régulier sur les questions de sécurité en dépit de blocages engendrés par les tensions entre Chypre (membre de l'UE mais non de l'OTAN) et la Turquie, un allié qui aspire à adhérer à l'Union.

http://www.rtbf.be/info/monde/europe/detail_sommet-a-varsovie-l-otan-va-se-renforcer-face-aux-menaces-russes?id=9348304

Écrit par : L'enfoiré | 08/07/2016

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Le nouveau bâtiment de l'OTAN inauguré avec la visite de Trump à Bruxelles.
50 ans après l'installation de l'OTAN à Bruxelles

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2017

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