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01/11/2012

Vengeance au futur antérieur

Interview au sujet d'un nouvel eBook.

- Bonjour l'enfoiré. "Vengeance au futur antérieur", titre assez bizarre. Non? Le temps a-t-il une telle importance dans votre histoire? Le premier chapitre ne reflète pas une hypothèse futur à propos d'un événement déjà passé?


0.jpg- (Rires) Je vois que vous avez revu votre conjugaison française et ce qu'est le futur antérieur. Pourtant, c'est exactement cela. Si mon roman est une pure fiction dans le futur, avec des personnages fictifs, ce qui va se passer dans mon histoire pourrait être une suite logique à une extrapolation faite dans le passé et qui n'a pas porté ses fruits dans le cadre de la recherche scientifique. Mon histoire se greffe dans l'actualité comme intermédiaire pour lui donner plus d'impact et aussi parce que la situation actuelle est propice à des déviances. Comme l'écrivait récemment Bernard Weber dans l'avertissement de son nouveau roman "Troisième humanité", "cette histoire se déroule dans un temps relatif et non absolu. Elle se passerait dix ans, jour pour jour, après l'instant où vous ouvrirez ce roman et commencerez à lire" écrit-il.

- L'actualité ne serait qu'un atout, une facilité pour le lecteur et un jeu de relativité pour vous?

- Exactement. Vous avez raison. De la perception du temps, j'en avais déjà parlé. Le temps est une variable assez bizarre. Actuellement sortent des documentaires sur la "Magie du Cosmos" qui vous en boucherait plus qu'un coin. Dans cette histoire, Nous nous trouvons, ici, dans le secteur de la pharmacie mais cela pourrait se produire dans n'importe quelle activité humaine qui a une influence au niveau mondial. Bernard Weber, pour en revenir à lui, continuait son livre en se posant des questions plus philosophiques. "Il a un projet à céder à quelques personnes imaginatives et pas trop craintives, mais il s'inquiète.  Même nombreuses, elles pourraient être maladroites avec une capacité de nuisance sans même s'en rendre compte. D'où la question: Les humains peuvent-ils évoluer?". Cette question cruciale vient à l'esprit dans cette période charnière qui est la nôtre. Un projet du passé installe des obligations dans le futur. Or, il s'avère que l'on arrive vite à constater une incapacité d'atteindre les objectifs fixés. Ce qui peut tourner au drame dans le présent.

- Vous nous baladez dans le temps, en quelques sortes? Vous faites de l'anticipation, de la prospection?

- Pas vraiment. De l'anticipation imaginative, peut-être. Dans mon cas précis, la déviance, dont je parle, commencerait dès qu'une entreprise se doit de guérir ses contemporains, qui n'y arriverait pas et qui se continuerait par des extrapolations plus que douteuses. La flèche du temps sera seulement perturbée pour les héros du livre.

- Nous sommes, donc, dans le domaine médical? 

- En partie, oui. Le médical joue un rôle comme partie intéressée, mais ce n'est pas ce milieu-là qui sera évoqué, lui qui est lié par le serment d'Hippocrate.

- Pourriez-vous nous en donner quelques bribes de l'histoire sans la dévoiler? Vous m'inquiétez.

- Je vais essayer. Cela se passe à San Francisco.... 

- Tiens, pourquoi à San Francisco et pas dans nos pays européens, dans votre pays? Il y a ces derniers temps beaucoup d'histoires traduites de l'américain qui s'y passent et qui ont du succès comme thriller. Est-ce pour suivre la même voie?

Vous vous souvenez de la chanson de Maxime Le Forestier. C'est un choix plus partial. Beaucoup de choses ont pour origine les États-Unis où tout, en principe, est possible. Pour sa "maison bleue" de Maxime Le Forestier. Pour le fait que j'y ai été. Mais même là-bas tout n'est pas rose actuellement. D'où mon envie de casser les préjugés que l'on peut avoir sur les Américains. Qui dit États-Unis, fait penser à des gens qui sont connus pour aimer l'argent. Mon histoire précédente avait pour cadre l'Europe, en grande partie dans le midi de la France. Un thriller. Nous y sommes à nouveau dans ce style d'intrigue avec un quidam pas vraiment riche, pas vraiment pauvre qui ne pensait pas avoir à se mêler d'affaires qui le dépassaient. Une classe moyenne qui vit bien mais qui n'a pas eu plusieurs générations pour arriver là où ils sont. Le héros de l'histoire va se sentir entraîné dans l'histoire, contraint de proche en proche. Cette ville ressemble, si vous ne le savez pas, le plus, à l'Europe. San Francisco est en Californie mais cette ville ne ressemble pas du tout à Los Angeles, par exemple. Si vous voulez en connaître plus sur les Etats-Unis allez lire les livres de Douglas Kennedy, l'Américain le plus aimé des Français. 

- L'argent ne joue pas un jeu dans votre histoire?

- Bien sûr, qu'il joue un rôle, même à tous les niveaux. Mais mon histoire n'a pas l'argent comme sujet principal et puis, mes héros ne sont pas des magnats de la finance.

- J'ai survolé le premier chapitre. Votre héros est inquiet. Vous vouliez parler de ce problème, de la crise? 

- Un peu. Il a ce qu'on appelle pudiquement un peu de bouteille, au milieu de carrière, mais vous verrez que ce qui en découlera, va se retrouver ailleurs. Ses prévisions ses craintes vis-à-vis de la crise, ne seront pas celles que l'on pense.

- Votre héros se sent stressé à cause de cela?

- Très certainement. Une autre référence, le livre-fiction de Marc Lévy, "Si c'était à refaire", le personnage principal de son livre est soudainement agressé, blessé et tué. Il reprend connaissance deux mois plus tôt, avant son agression. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. Ce canevas, je l'ai suivi en partie, sans m'en rendre compte, puisque je n'avais pas lu le bouquin. Mais, il s'agit, ici, d'une malversation. Mon héros, un délégué-médical, se sent mal dans sa peau depuis quelques temps. Son couple bat de l'aile et il va lui arriver quelques bricoles qui vont changer sa vie. Chargé de missions banales et coutumières, ce qui le torturait va le changer en intermédiaire, en justicier. Question légitime "pour quelle raison?" se transforme-t-il ainsi. Un instinct de faire partie de ce monde dangereux? Une vengeance qui va l'obliger à découvrir ses "liquidateurs" pour les confondre. Cela va tourner à l'obsession. Les problèmes de sa société qui l’emploie, il les connaît à peine, mais il les devine. Voilà ce que je peux déjà vous dire. Je ne vais pas vous mettre complètement au parfum.  

- Donc, c'est une histoire sur la recherche pharmaceutique?

- Oui. L'histoire aurait pu s'appeler "l'automne de l'éléphant", comme j'ai pensé l'appelée au départ, car les éléphants comme chacun sait, cela trompe énormément (sourires). Ce qui se rapproche le plus a déjà été évoqué dans le film "Le fugitif". Mais, je ne vous en dis pas plus. Je vous demande de passer au premier épisode. Les autres chapitres vont suivre à un rythme soutenu tous les quatre jours. Juste ce qu'il faut pour que vous ne perdiez pas la mémoire et le fil de l'histoire et pas trop long pour ne pas vous endormir à cause du temps que l'on partage dans le présent et le futur. (rires)

 

Vengeance au futur antérieur (en un click pour le 1er chapitre et les suivants)

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte. », Henry de Montherlant 
  • « La justice, cette forme endimanchée de la vengeance. », Stephen Hecquet 

08:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Bonjour Guy,

En ces moments durs qui te frappent de si près, c'est avec une attention dédoublée que je vais me plonger dans ce futur antérieur dont nous savons tous qu'il n'a jamais pu s'entendre ou se revoir.
Serait-ce du temps qui n'a jamais eu son temps ? Un essai sans raison d'être sinon de s'être exposé soi ? Le surréalisme de s'être retrouvé sans le savoir ?

Juste une petite sortie de mon propre bouquin. Tu sais bien, celui qui m'est si difficile de mener à bout :
" Retiens cette maxime, on la doit au camarade Montesquieu : il n'y a pas de justice et il n'y en aura jamais car l'égalité par la loi est illusoire. N'y vois qu'un instrument de la primauté de l'Etat, c'est un défaut inhérent à toutes les lois. "
Vu incidemment sur la page qui suit :
/... Mais qu'importe, demain est un autre jour, il ( le héros ) y réexpédira ses chimères, ce sera moins ardu maintenant qu'il vient de retrouver ses points d'appui.

Bien à toi.

Écrit par : alain sapanhine | 29/11/2012

Bonsoir Alain,
Parler du temps, je me le réserve pour une autre occasion en décembre probablement dans un conte de Noël.
Le temps, on ne sait pas vraiment ce qu'il est.
Il y a des coïncidences dans l'espace et dans le temps que j'ai connu dans le passé et qui m'ont vraiment surpris.
Le hasard fait bien les choses comme on dit.
Ton bouquin, j'ai pu l'approché dans ce qu'on appelle un "pré-release".
Dans mon cas, c'est de l'essai pur à une seule tête.
Mon héros est un quidam américain mais qui n'en a pas tous les atouts du pionnier.
Il vit sa vie, solitaire, sur les routes américaines, ne se rendant pas compte que le monde est dangereux.
Lorsque la foudre va tomber sur lui, il va imaginer qu'il en est la victime comme les autres.
Pourtant, il se trompe. La machination est plus insidieuse.

Bien à toi,

Écrit par : L'enfoiré | 29/11/2012

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