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07/11/2012

The best is yet to come

0.jpg"Four more years for Obama, the 44th président of Unided States of America". L'écart n'avait jamais été aussi faible entre le challenger, Mitt Romney et Barack Obama. Pour certains, les jeux étaient déjà faits. Duel idéologique, mais aussi religieux. Le candidat challenger à la présidence des USA, était devenu la coqueluche des Mormons. Pourtant, cette religion était moins intéressée à la politique qu'aux affaires.  

"What we think, or what we know, or what we believe is, in the end, of little consequence. The only consequence is what we do.". Des paroles de John Ruskin. On ne peut plus vrai.

 


En dehors des USA, difficile de comprendre les élections présidentielles américaines et les Américains eux-mêmes. Le processus électoral en indirect avec les Grands Électeurs de chaque État qui ne fait pas remporter l'élection à la majorité tous les votes de la population. Ce qui mène, comme en 2000, GW Bush contre Al Gore alors que en direct ce dernier aurait gagné.

Les "Swing States" comme l'Ohio qui a toujours plébiscité le vainqueur, l'ont fait une nouvelle fois. 

Les États-Unis se disent laïcs, pourtant il est quasiment impossible d'être élu sans faire preuve d'une religiosité ostentatoire comme preuve de moralité. Un non-croyant, un athée, n'a aucune chance. 

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Instrumentaliser sa foi est un "must". La religiosité décomplexée d'Obama ne l'a pas empêché de prêter serment la main sur la Bible. La devise des Pères fondateurs "E pluribus unum" avait été abandonné pour "In God we trust". Le président est devenu une sorte de pasteur en chef de la nation.

La liste des religions qui tournent autour du Christ est longue: "Religion civile", "Born again", "Baptiste", "Evangélique", "Pentecotiste"...  Ces élections de 2012 sont les premières à ne pas être WASP (White, Anglo-Saxonne, Protestante). Jerry Falwell a été le fondateur de Moral Majority, comme baptiste télévangéliste. Les médias, la télé et Internet sont les outils de base de la propagande. Noam Chomsky ne fait que le constater et de le contester. Le pasteur Terry Jones en a fait une croisade personnelle contre l'Islam en diabolisant Obama.

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L'agressivité dans les débats surtout du côté républicain se retrouvait sur les réseaux sociaux. Une campagne qui durait depuis plus d'un an, arriva à tel point que plusieurs Américains en avaient marre de ne plus entendre que ces deux noms qui s'infiltraient dans tous les médias presque comme des intrus. Rien n'a été épargné pour driller leurs idoles. L'addition de la campagne est la plus salée de l'histoire avec ses six milliards de dollars. Mitt Romney disait qu'il arrêterait la politique s'il n'est pas élu. Ce serait des émeutes si Romney était élu. Rien n'a été épargné aux électeurs américains.

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Le Tea Party avait pris l'opposition avec, en plus, le mauvais goût. Le racisme a repris du poil de la bête. Plus de la moitié des Américains reste racistes. La coalition ne pouvait plus fonctionner. Deux philosophies incompatibles, deux églises antagonistes, deux visages du même dieu, une situation qui ne pouvait que se terminer dans un bain d'incompréhensions. 

Dans le ring, il y avait "l'ancien", le protestant, Obama, de l'Eglise Unie du Christ et le challenger, Mitt Romney, de l'Eglise des Saints des Derniers Jours (le LDS).1.jpg

Ce fut une attente jusqu'aux derniers jours, jusqu'à la dernière minute en quelques sortes...

Le sénateur, Mitt Romney, de 2002 n'avait plus rien à voir avec celui du challenger président, de 2012. Une girouette, un caméléon non idéologue, comme on le disait. Ancien sénateur du Massachusetts, il avait complètement laissé tomber ses électeurs démocrates de cette époque révolue en tant que sénateur.

Encore une fois de plus, le pragmatisme, pur jus à l'américaine qui ressortait avec Dieu comme leader, comme ressort pour rebondir. 

Être américain, c'est aussi cela, avoir une différence idéologique avec le reste du monde. Aller dans un sens, faire faillite et puis recommencer dans l'autre. Une guerre de religions entre un idéal un peu plus social avec le soutien de l'État ou celui du gagnant pour lequel, le business et l'économie se résout de lui même,  en "do it yourself".

Dieu "America" ne l'a peut-être pas voulu ainsi, même s'il devait avoir tout prévu pour ceux qui mormonent sous les étoiles du drapeau américain. "L'Amérique, présidence pragmatique", écrivais-je en 2008, juste avant les élections d'Obama. C'était encore plus vrai, cette fois.

Sur le plan éthique, l'Église d'Obama se caractérisait par une tradition d'ouverture aux problématiques socio-politiques.

Qui a perdu dans la bataille, l'argent qui a été dépensé pour cette campagne. L'argent comme seul véhicule de la pensée.

Alors, qui a véritablement gagné avec Obama?

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Les Américains les plus pauvres, bien sûr. 

L’enthousiasme était trop grand en 2008. Les Américains attendaient un Messie. 

Obama avait déçu, c'était évident. Voter par défaut pour Obama? Peut-être.

Au lieu de se lancer dans la bataille avec les votes positifs dès le départ, il a eu du retard à l'allumage, dû à un manque d'expérience et il s'était fait distancer avant de réagir. A mi-mandat, il était déjà dépassé par sa droite au Congrès. "Faux rêves et vraies réalités". 

Mais ce n'est pas tout. Le monde aussi. Lui, qui à part Israël aurait voté pour Romney.

Pour finir, la moitié de l'humanité, les femmes. Les revendications féminines de l'éthique "care" (dans le sens "To care about"), la bienveillance envers autrui qui dépassait l'idée de "soins", et qui avait été émises pas Carol Gilligan. Pour les mères, les guerres armées ont pris beaucoup de jeunes hommes américains. Elles ont trop vu leurs fils revenir les pieds devants.

Les questions qu'elle devaient se poser: "Suis-je une femme du passé ou du futur ? Mon corps ne finira-t-il jamais par m'appartenir? Marre que l'on s'occupe de ma sexualité". Ce sont probablement elles qui ont fait la différence entre les deux candidats. La multitude d'enfants comme prèchaient les mormons, il fallait l'assumer financièrement. 

Pour l'humour: Les mormons ne veulent plus entendre parler de la polygamie. Bon. Très bien.

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C'est alors qu'un jour, je suis tombé sur cette pub: "My fantasy is having two men at once. One cooking, one clearing"? 
La femme, ne va-t-elle pas, elle aussi, avoir un rêve de polyandrie?
Toujours d'accord avec leurs hommes, ces femmes? Nenni.

0.jpgLes moitiés des Présidents, les First Ladies, en présence, l'ancienne ou la candidate, sont très différentes. 

Vénérer la mère patrie américaine à la suite d'une inspiration divine bien mâle, c'est bien beau pour les derniers jours. Mais en attendant? 

Elles voulaient participer à la vie extérieure et porter, de plus en plus, la culotte.

La guerre aux femmes est-elle déclarée? Le sexe dominant de demain pourrait bien être celui de la femme. Les "Desperate housewives" sont passés par là.

Écoutez celle-ci. Elle n'a rien d'une américaine, mais quand il s'agit d'érection, elle en connaît un 'bout'. C'est comme à la pétanque, la femme moderne, si elle pointe, un jour, elle finit toujours par tirer sur ce qui dépasse... 

Entre élection et érection, il n'y a qu'une lettre qui change, non?

 

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Les "États-Unis. Le nouveau temps des Mormons". 

En 1950, il y avait un million de Mormons dans le monde.

Aujourd'hui, 14 millions dans le monde, 6 millions aux États-Unis avec une forte concentration en Utah sous la supervision du QG à Salt-Lake City. Un Temple Square de 25 étages comme équivalent de la "Basilique Saint Pierre". Pour chanter en choeur dans des concerts célèbres, le Tabernacle. Une salle de conférence qui permet d'accueillir 21.000 invités avec le laisser-passer ad hoc mormon. On ne badine pas en dénigrant l'esprit de famille toujours en "background". 

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L'Amérique est religieuse sous tellement de formes. Ici, c'est sous la gestion de 139 temples administrés en 30.000 congrégations avec 55.000 missionnaires dans 179 pays. 60% de la population de Salt Lake City est mormone. Il faut le dire qu'un Américain sur trois continue à éprouver quelques doutes. Mais, on mormone, persiste et signe.

A la tête des mormons, un président prophète, laïque, de 85 ans, Thomas Manson, ancien PDG des éditions avec 2 adjoints et ce que l'on peut appeler 12 apôtres parmi lesquels des ingénieurs, des avocats qui seront là pour appuyer le message divin, Père et Mère Céleste de la planète Kolob. 

A l'origine, en 1824, Joseph Smith qui reçut la visite de l'ange Moroni qui en 1840, tombait sous l'une des balles d'un dissident après avoir posé sa candidature à la Maison Blanche. 

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En 1847, Brigham Young, deuxième président, fondait la religion mormone avec le martyr du précédent. 

Les mormons ont un lien très privilégié avec l'argent. Le matérialisme n'est pas une tare.  

En son sein, un patrimoine secret mais que l'on estime à 20 milliards de dollars.

En juin, Romney est venu pour lever des fonds dans l'hôtel Grand America. En échange, d'un dîner "gourmet" et d'un chèque substantiel, les mormons BCBG ont pu écouter sa bonne parole qui dénonçait l'immoralité de la dette publique américaine qu'Obama n'avait pu résorber en quatre ans. L'économie, on a ça dans le sang chez les mormons.  

0.jpgLa fortune de Romney est estimée à 200 millions de dollars. 

Comme preuve de ses capacités, il avait sauvé les Jeux Olympiques de 2002 prisonnière de la corruption. Un bilan de 50 millions de dollars de bénéfice suite à son expérience du porte à porte alors que Ann, son épouse, était atteinte de sclérose en plaques. "Efficacity, business, first of all". En 2008, première tentative lors du caucus républicain. 35 millions de dollars n'avaient pas suffi pour contrer le candidat républicains, McCain. En 2012, c'est 186 millions qui ont été mis dans la balance. L'économie n'est pas la championne qui favorise l'emploi, faut-il encore le rappeler.

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A la source du nerf de la guerre, des bouquins à vendre comme le "Livre Mormon" dont la première publication remonte 1830 et une dîme prélevée par une contribution de 10% du salaire des membres.

Las Vegas y a quelques fondateurs mormons, ce qui veut dire que le jeu ne soit pas interdit.

Prestige et réussite sont au programme de béatifications avec fierté et une liturgie identitaire combattante avec la Foi en croisade.

Le "paquet bonux", l'avènement et la résurrection du Christ pour bientôt dans une prairie du Missouri ou dans l'Illinois à Nauvoo.

Pas question de boire de l'alcool, du café ou du thé, ni fumer tabac, drogue. 

0.jpgPas de boogie boogie avant les prières du soir. Abstinence avant mariage. Contre le mariage gay. L'IVG "prohibited". Aborder l'acceptation de l'avortement, mais uniquement dans la cas de l'inceste ou pour épargner la mère.  

"Demeure chaste et pur", comme leitmotiv. Les parangons de vertu sont prêt à se dépasser dans une compétition de la bienveillance mais, seulement, à certaines conditions.

Avec Romney, on se retrouve dans une religion à l'américaine, sans barbe et sans voiles, BCBG sous tous rapports. Une Amérique conquérante qui ne s'inquiète du reste du monde qu'au niveau économique.

Des étudiants de Brigham Young University limitent leurs loisirs au bowling ou aux bondieuseries sur BYUTV.

Les futurs policemen, les agents de la CIA trouvent des recrues pour mater les opposants à la doctrine. La chaîne d'hôtel Marriott appartient à l'église et le mormon, Kevin Rollins, fut CEO de Dell Computer jusqu'en 2007.

A bord, c'est un fait, on n'aime ni les marginaux, ni les perdants, ni les décadents. Le principal adversaire de Nixon avait été le gouverneur du Michigan, du père de 

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Mitt, George W Romney. Ce dernier avait déjà posé sa candidature à la présidence en 1968, après avoir fait fortune dans l'automobile à Detroit avec la petite Rambler.

Dire que la Foi mormone déplace les montagnes était naturel pour 70% d'habitants de l'Utah. Pas de dogmatisme mais de l'évangélisme.  Dieu a créé la Terre, mais on hésite à dire si c'est une suite à la création ou par l'évolution. 

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Pas question d'être ultra-conservateur. Le mormon est pragmatique et pas conservateur. Et il acceptera votre choix, puisque c'est son intérêt de le faire. La polygamie reste une idéologique seulement historique mais vivace dans le but de multiplier les forces vives du culte. Le divorce est une histoire réglée et entendue. L'exemple de la famille unie. Enfin, unie, entendons-nous, le taux de divorces, de suicides serait même plus élevé dans l'Etat que dans le reste du pays. De 1982 à 1986, Mitt Romney était ordonné évêque dans le Massachusetts pour avoir prouvé sa spiritualité et sa morale avec la mission de ressouder les couples et s'opposer à la monoparentalité, surtout pour les femmes. Le baptême des mormons existe, mais pas avant l'âge de 8 ans. Il faut atteindre l'âge de raison. 

En Belgique, il y a 6000 Mormons répartis en 17 paroisses. 

Aux derniers jours, ce n'est pas l'apocalypse, ce sera, seulement, une promenade de santé, pendant laquelle on fera du yoga et du sport pour entretenir la forme.

On y chante en choeur. On se protège aussi. L'église veille à la qualité des sujets traités qu'un média pourrait diffuser. Pas question d'ouvrir trop de vannes.  

L'Évangile est même transmis aux morts dans le monde des esprits avec le libre arbitre des vivants. Après la mort à titre posthume. La famille s'en chargera. Le culte de la famille ne s'embarrasse pas de ce passage de vie à trépas. 

0.jpgFou de généalogie au Temple. Des recherches généalogiques sont là pour découvrir les noms et les dates de naissance des ancêtres afin que les ordonnances salvatrices pour toutes les générations se rappellent de toutes les étapes accomplies.

"Mais tout cela va au-delà de la Foi. Pour l'éthique, pour la morale, nous nous referons aussi à des principes qui transcendent la croyance mormone. Nous n'en avons pas le monopole", dit le patron de la cause.

Pas de damnations, non plus. L'époque  de la prohibition de l'alcool ne fait plus partie de la modernité et il faut bien décompter les jours avant de rejoindre l'éternité en famille lors des derniers.

Accroître la curiosité autour des croyances de la religion mormone par prosélytisme pour que cela rapporte plus financièrement à l'Eglise, voilà le programme de l'Eglise que Romney se devait d'accomplir.

 

 

And now, what else?

0.jpg"Il était une fois en Amériquerepassait sur nos écrans de télé.

"Born in the USA" rechantait Bruce Springfields sur les ondes radios.

Sandy avait prouvé que "Big Apple", rongée par la mer, reste fragile. Que le tout virtuel des communications pouvait sauter encore plus vite. 

Sandy est-elle bénéfique pour l'économie? Une question qui vient à l'esprit américain, peut-être.

En tous cas, New-York sèche efface ses plaies, retrouve petit à petit l'électricité dans sa partie la plus au sud tandis que Broadway a déjà repris ses habitudes de lumières et de trafics. La patinoire sur glace est à nouveau accessible pour le plaisir, pour faire oublier les dégâts.  

Wall Street, fermé, sous eaux et ce fut le monde qui devenait attentiste pendant deux jours... une éternité dans le monde du numérique. Les jours précédant les élections, ce fut une prudence de Sioux dans le monde de la Bourse. 

Fragilité de l'économie face à la nature? Coup de revers d'une des deux versions d'un même dieu?

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Que serait-il advenu de l'Europe sous Romney? Avait-elle eu raison d'avoir peur de lui? Une question qui demande une boule de cristal avec les images du passé à l'appui.

Si à 19 ans, Mitt Romney avait été envoyé comme missionnaire mormon en France, s'il y avait appris à connaitre le pays et la langue, par le porte à porte dans un pays de vins, c'était normal que de son séjour, il ne gardait qu'une image d'un pays plus archaïque que révolutionnaire.

Partisan de la guerre du Vietnam comme son père, bien entouré par amour, formé dans une ambiance de richesses, ce ne fut sur le tard que  la prestigieuse université de Harvard lui donna son ticket d'entrée dans l'économie et le droit. Comme une sorte de Bernard Tapie à l'américaine, il créa la société "Staples Inc", et  fit progresser de 88% par an, "Bain Capital".  Créer des emplois nouveaux dans ses entreprises successives, n'était pas sa préoccupation essentielle. Mais, tout cela lui donnait une impression d'être sauveur de l'Amérique avec la béatification de son dieu.

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Son but intime était de  laver l'affront de l'échec de son père face à Nixon. Rester discret sur l'histoire de sa famille trop liée à la polygamie.

Ron Paul, son co-listier, était à son extrême droite comme représentant du Tea Party.

Obama est considéré dans le reste du monde comme un citoyen du monde, multi-culturel, mi-noir, mi-blanc, comme président des compromis, qui connait les problèmes de New-York pour y avoir vécu comme modérateur à la lisière des deux mondes, riche et pauvre.0.jpg

La fracture sociale, c'est ce qui déterminera en interne son résultat futur, sa politique extérieure au Moyen-Orient, ensuite,  avec une nouvelle période de quatre ans. 

Le choix de Romney, c'était une impression d'aller de Charybde en Scylla pour l'Europe. Romney était considéré comme une bombe atomique pour la politique étrangère, une nouvelle édition de Bush avec la Chine comme seul partenaire commercial indispensable, alors que la "vieille Europe", il ne la comprendra jamais.0.jpg

C'est dans le futur qu'il faudra compter les points et les réalisations en escomptant les "per diems" et, ensuite, "imagine it done" comme on me l'avait susurré comme slogan à une certaine époque.

Le Royaume de Dieu restera toujours impénétrable aux "autres". Le problème, son Royaume ne s'étendait pas à la Terre entière dans l'esprit américain.

Alors, que dire, sinon:

God bless the world.

 

L'enfoiré,

  


Citations:


  • « C'est la politique qui a créé cette distinction entre secte et religion », Anne Morelli
  • « L’argent est la religion du sage. », Euripide
  • « Notre gouvernement n'a de sens que s'il repose sur une foi profonde. Peu importe laquelle », Eisenhower
  • «  Les pauvres ont-ils une 'mentalité' qui explique leur situation? », Charles Murray

 

Le rêve américain vit-il encore?

KIOSQUE

Les croyances des Mormons

Qu'offre le statut de Président?

"Amérique: ces étranges républicains".

 

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Mise à jour 28 décembre 2012: Obama n'a plus que 4 jours pour trouver le compromis du mur budgétaire

 

 

 

 

 

 

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0.jpgMise à jour du 3 juillet 2013: Les républicains s'organisent déjà.

On cherche un nouveau porte-drapeau. "Marco Rubio, le jeune Sénateur de Floride de 42 ans, est le Barack Obama des Républicains sans le poids intellectuel de deux diplômes de l'Ivy League et d'un professeur de droit", disent-ils.

Les élections de 2016 et 2020 sont déjà dans le collimateur.

Charisme et longueur de temps, font plus que rage pour remplacer le démocrate... Reagan est toujours resté le président le plus aimé par les Américains. 

Rubio, fils d'émigré cubain, marque un point dans la communauté hispanique grandissante. Il est le premier à s'exprimer en anglais et en espagnol dans ses discours.

Le Tea Party n'a seulement pas apprécié l'amnistie des émigrés vivant clandestinement aux Etats-Unis et qui a été signé par le Sénat.  

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Et un an après...

Un nouveau shutdown. Un relèvement de la dette ou la fermeture des services.

 

04 novembre 2014: nouveau midterm. Les Américains votent ce mardi. Ils doivent élire leurs représentants et renouveler un tiers des sénateurs.  Ces élections tirent leur nom du fait qu’elles interviennent à la moitié du mandat de 4 ans du président des États-Unis. 
podcast

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13 avril 2015: C'est reparti, les jeux sont rouverts pour 2016. 


Hillary se représente.

The best is still yet to come?

 

 

7 octobre 2016: Les huit années d'Obama


Alors, on se rappelle de cette caricature>>>0.jpg

Commentaires

Discours d'Obama en bilingue

"Merci
Merci
Merci infiniment
Ce soir, plus de deux cent ans après qu’un ancienne colonie ait acquis le droit de déterminer elle même son destin, la tâche de perfection de notre union avance encore. Elle avance grâce à vous, parce que vous avez réaffirmé l’esprit qui a triomphé de la guerre et de l’oppression, l’esprit qui a réussi à relever ce pays des profondeurs du désespoir, la conviction que nous pouvons tous poursuivre nos rêves individuels, et la famille américaine s’est rassemblée comme un peuple et une famille.
Ce soir, dans cette élection, vous, le peuple américain, vous nous avez rappelé que même si notre rôle a été difficile, même si notre voyage a été long, nous avons réussi à nous relever, nous avons retrouvé nos marques, et nous savons au fond de nos cœurs, que le meilleur reste à venir.
Je voudrais remercier tous les Américains qui ont pris part à cette élection , que vous ayez voté pour la toute première fois ou que vous ayez fait la queue pendant très longtemps, d’ailleurs, il va falloir qu’on trouve une solution, que vous ayez voté en faisant la queue sur le trottoir ou par téléphone, que vous ayez eu une pancarte pour Obama ou Romney, vous avez fait entendre votre voix, vous avez fait une différence.
Je viens de parler avec le gouverneur Romney et je voudrais le féliciter, ainsi que Paul Ryan, pour leur campagne durement menée. Nous avons mené une bataille féroce, car ns aimons profondément ce pays, et nous nous soucions de son avenir. Et la famille Romney a choisi de rendre quelque chose aux Etats-Unis pour le service public et c’est quelque chose que nous devons applaudir et saluer ce soir.
Dans les semaines à venir, je serai également ravi de parler avec le gouverneur Romney pour voir ce que nous pouvons faire ensemble pour faire avancer les Etats-Unis
J’aimerais remercier mon amie et partenaire pour les 4 dernières années. Le meilleur vice président dont les Etats-Unis pouvaient rêver, Joe Biden. Et je ne serais pas l’homme que je suis aujourd’hui sans la femme qui a accepté de m’épouser il y a 20 ans.
J’aimerais le dire publiquement : Michelle, je ne t’ai jamais aimé plus qu’aujourd’hui, je n’ai jamais été plus fier de voir également le reste des Etats-Unis tomber amoureux de toi en tant que first lady des Etats Unis.
Sasha et Malia, sous nos yeux, vous êtes en train de grandir pour devenir des femmes belles et talentueuses comme votre mère. Je suis fier de vous, mais je dirais qu’on va peut être s’arrêter à un chien quand même. A la meilleur équipe de campagne et de bénévoles de l’histoires des Etats-Unis, la meilleure qu’on ait jamais connue
Certains d’entre vous ont été à mes cotés dès les débuts, et vous faites tous partie de notre famille, quoi que vous fassiez à parti de maintenant, nous avons changé l’histoire ensemble et vous aurez pour toujours ma profonde gratitude, merci d’avoir toujours cru en nous. Merci de nous avoir aidé à surmonter toutes les montagnes, traversé toutes les vallées.
Vous m'avez soutenu sur tout ce chemin et je vous en serai toujours reconnaissant pour tout ce que vous avez fait et le travail fabuleux que vous avez accompli
Je sais que les campagnes politiques semblent parfois ridicules et on nous a dit que la politique n'est jamais qu'un concours d'ego ou des hommes qui ont des intérêts spéciaux, mais si vous pouvez parler aux personnes qui ont organisé nos meetings, les personnes qui ont travaillé dans des bureaux de campagne très loin de chez eux, vous découvrirez quelque chose chez ces gens, vous entendez de la détermination dans leur voix chez eux, qui veulent que tous les enfants aient l'opportunité e faire des études comme eux. Vous entendrez de la fierté dans la voix des bénévoles qui font du porte à porte, car ils ont réussi à accomplir un travail remarquable. Vous entendrez le profond patriotisme des conjoints et conjointes des bénévoles et des conjoints des militaires qui ne doivent jamais se battre pour trouver un emploi. C'est pour cette raison que nous faisons ce que nous faisons. C'est ce que la politique peut être. C'est pour cette raison que ces élections sont importantes. Ce n'est pas une petite chose. C'est énorme, c'est important pour la démocratie dans une pays de 300 millions d'habitants. Nous avons tous nos opinions, nous avons tous nos croyances profondes et quand on traverse des périodes difficiles, quand non prend des grandes décisions en tant que nation, ça réveille des passions, des polémiques, et ça ne va pas changer après ce soir. Et cela ne devrait pas être le cas.
Ces différends que nous avons sont la marque e fabrique de notre liberté et il ne faut pas oublier qu'à l'heure où nous parlons, des personnes dans d'autres nations risquent leur vie pour avoir la liberté d'exprimer leur choix comme nous l'avons fait aujourd'hui
Malgré toutes nos différences, la plupart d'entre nous partagent des espoirs pour le futur de notre nation. Nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays où ils ont accès aux meilleures écoles. Un pays qui respecte son héritage e nation de la découverte et de la technologie, avec toutes ses entreprises.
Nous voulons que nos enfants grandissent dans une Amérique qui ne supporte pas le fardeau de la dette, qui ne supporte pas les inégalités, qui ne supporte pas le pouvoir destructeur d'une planète qui se réchauffe.
Nous voulons transmettre un pays qui est sur-respecté, admiré de par le monde, un pays qui est défendu par la meilleure armée du monde et les meilleures troupes que le monde ait jamais connu.
Mais également un pays qui avance avec confiance en cette période de guerre pour trouver une paix qui doit respecter la dignité de l'être humain. Nous croyons en une Amérique généreuse, qui fait preuve de compassion, une Amérique ouverte aux rêves des enfants d'immigrants qui peuvent étudier. Ouverte aux rêves des enfants dans le sud de Chicago qui croient en un avenir meilleur. A ceux de l’enfant d’un ouvrier du meuble de Caroline du Nord qui veut devenir médecin ou scientifique, ingénieur ou entrepreneur, diplomate ou même président. C'est le futur que nous espérons pour nos enfants, c'est la meilleure vision qu'on puisse partager, C'est dans cette direction que nous devons avancer.
Bien sûr, nous aurons des désaccords parfois profonds sur la façon dont nous devons avancer et depuis deux siècles, le progrès n'a jamais été un chemin linéaire, tranquille. le fait de reconnaître que nous avons des espoirs communs et des rêves communs ne suffira pas à résoudre tous nos problèmes; ni remplacer le travail de recherche du consensus et du compromis pour faire avancer ce pays. Mais c’est à partir de ce lien commun que nous devons commencer.
Notre économie se redresse. Une décennie de guerre est en train d’arriver à son terme. Une longue campagne est aujourd’hui terminée. Et que j’aie remporté votre voix ou pas, je vous ai écoutés, j’ai appris grâce à vous, et vous avez fait de moi un meilleur président. Et armé de vos histoires et de vos luttes, je retourne à la Maison Blanche plus déterminé et plus inspiré que jamais par le travail à faire et l’avenir qui s’étend devant nous.
Ce soir vous avez voté pour de l’action, pas pour une politique routinière. Vous nous avez élus pour que nous nous concentrions sur vos emplois, pas sur les nôtres. Et dans les semaines et les mois qui viennent, j’ai hâte de contacter et de travailler avec les leaders des deux partis pour relever les défis dont nous ne pourrons triompher qu’ensemble. Réduire notre déficit. Réformer notre code fiscal. Réparer notre système d’immigration. Nous libérer du pétrole étranger. Nous avons encore plus de pain sur la planche.
Mais cela ne signifie pas que vous n’ayez plus rien à faire. Le rôle de citoyen dans notre démocratie ne s’arrête pas à votre bulletin de vote. L’Amérique, cela n’a jamais été se demander ce qui peut être fait pour nous. C’est ce que nous pouvons faire, ensemble, à l’aide du travail frustrant, difficile mais nécessaire de l’auto-gouvernement. C’est notre principe fondateur.
Ce pays dispose de davantage de richesses que toute autre nation, mais ce n’est pas ce qui fait notre fortune. Nous avons l’armée la plus puissante de toute l’histoire, mais ce n’est pas ce qui fait notre force. Nos universités, notre culture suscitent l’envie du monde entier, mais ce n’est pas ce qui pousse le monde à aborder en permanence sur nos rives.
Ce qui fait de l’Amérique un pays exceptionnel, ce sont les liens qui donnent une unité à la nation la plus diverse de la terre. La conviction que nous partageons notre destin; que ce pays ne fonctionne que lorsque nous acceptons certaines obligations que nous avons les uns envers les autres et envers les générations futures. La liberté pour laquelle tant d’Américains se sont battus et sont morts s’accompagne de responsabilités autant que de droits. Et parmi eux, il y a l’amour et la charité et le devoir et le patriotisme. C’est ce qui fait la grandeur de l’Amérique.
Je suis plein d’espoir ce soir parce que j’ai vu cet esprit à l’œuvre en Amérique. Je l’ai vu dans l’entreprise familiale dont les propriétaires préfèrent réduire leur propre salaire plutôt que de licencier leurs voisins, et chez les employés qui préfèrent travailler moins d’heures plutôt que de voir un ami perdre son travail. Je l’ai vu chez les soldats qui s’engagent de nouveau après avoir été mutilés, et chez ces membres des SEAL qui ont gravi les escaliers pour se jeter dans les ténèbres et le danger parce qu’ils savaient qu’il y avait un copain, derrière eux, qui protégeait leurs arrières.
Je l’ai vu sur les rives du New Jersey et de New York, où les leaders de chaque parti et à tous les niveaux de gouvernement ont mis de côté leurs différences pour aider une communauté à se relever des ruines causées par une terrible tempête. Et je l’ai vu l’autre jour, à Mentor, dans l’Ohio, quand un père a raconté l’histoire de sa fille de 8 ans, dont la longue lutte contre la leucémie aurait coûté à sa famille tout ce qu’elle possédait si la réforme du système de santé n’avait pas été votée quelques mois à peine avant que la compagnie d’assurance ne soit sur le point d’arrêter de payer ses soins.
J’ai eu l’occasion non seulement de parler à ce père, mais de rencontrer sa formidable fille. Et pendant qu’il parlait à la foule écoutant l’histoire de ce père, chaque parent dans la pièce avait les larmes aux yeux, parce que nous savions que cette petite fille pourrait être la nôtre. Et je sais que chaque Américain veut que son avenir soit tout aussi radieux. Nous sommes comme ça. C’est ça, le pays que je suis si fier de diriger en tant que président.
Et ce soir, malgré toutes les épreuves que nous avons traversées, malgré toutes les frustrations de Washington, je n’ai jamais eu autant d’espoir pour l’avenir. Je n’ai jamais eu autant d’espoir pour l’Amérique. Et je vous demande de nourrir cet espoir. Je ne parle pas d’un optimisme aveugle, le genre d’espoir qui se contente d’ignorer l’énormité de la tâche à entreprendre ou les obstacles qui se dressent sur notre route. Je ne parle pas de l’idéalisme rêveur qui nous permet de ne pas prendre position ou d’esquiver une bataille.
J’ai toujours pensé que l’espoir est cette chose obstinée que nous avons à l’intérieur, qui insiste, malgré toutes les preuves du contraire, pour croire que quelque chose de mieux nous attend pourvu que nous ayons le courage de continuer à faire des efforts, de continuer à travailler, de continuer à nous battre.
Amérique, je crois que nous pouvons construire sur les progrès que nous avons déjà réalisés et continuer à nous battre pour créer de nouveaux emplois et de nouvelles opportunités et une nouvelle sécurité pour la classe moyenne. Je crois que nous sommes capables de tenir la promesse de nos fondateurs, cette idée que si vous avez la volonté de travailler dur, peu importe qui vous êtes ou d’où vous venez ou votre apparence ou qui vous aimez. Peu importe que vous soyez noir ou blanc ou hispanique ou asiatique ou amérindien ou jeune ou vieux ou riche ou pauvre, en bonne santé, handicapé, gay ou hétérosexuel, vous pouvez réussir ici en Amérique si vous avez la volonté d’essayer.
Je crois que nous pouvons saisir cet avenir ensemble car nous ne sommes pas aussi divisés que le laisse croire notre vie politique. Nous ne sommes pas aussi cyniques que le pensent les experts. Nous sommes plus grands que la somme de nos ambitions individuelles, et nous sommes encore davantage qu’un assortiment d’Etats rouges et d’Etats bleus. Nous sommes, et serons toujours les Etats-Unis d’Amérique.
Et ensemble avec votre aide et la grâce de Dieu nous continuerons d’aller de l’avant et rappellerons au monde les raisons qui font que nous vivons dans la plus grande nation de la Terre.
Merci, Amérique. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse ces Etats-Unis.

http://www.lesoir.be/114848/article/actualite/monde/presidentielle-usa-2012/2012-11-07/discours-d%E2%80%99obama-%C2%AB-nous-nous-sommes-ressaisis-%C2%BB-texte-et-vid%C3%A9o

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2012

UNE PRÉSIDENTE POUR L'AMÉRIQUE
Mode d'emploi

Gouverneur démocrate, Dona Warren envisage de se présenter à l'élection présidentielle. Elle fait appel au conseiller John Dashville, qui lui livre les clés du succès : pour être porté à la tête de l'État, il faut faire corps avec la nation, parvenir à incarner dans son comportement, son histoire et sa mise en scène du pouvoir les valeurs parfois antagonistes de l'Amérique. Virilité, empathie, humanisme et normalité font partie des ingrédients fondamentaux qui entrent en jeu dans la fabrication d'un chef d'État. Sans oublier le "rêve américain"...

On pensait à Madame Clinton et bien non...
Comment devenir présidente?
Empathie, ressembler à son entourage.... et le reste.
Ordinaire, quoi. Ni trop élite, ni donner une image fade. Ne pas parler d'argent quand il y en a trop si ce n'est pour donner en vie de le partager. Charisme et discours. Dissimuler les défauts, mais ne pas mentir si pas sûr de son coup.
Garder le protocole pour montrer la différence pour rester sacraliser.
Et finalement, avoir de l'humour

http://videos.arte.tv/fr/videos/une-presidente-pour-l-amerique--7031994.html

Écrit par : L'enfoiré | 07/11/2012

Et le café serré du jour
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_le-cafe-serre?id=7870603&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 08/11/2012

Je livre ici, ce que disait dans mon mail Cécile Chevré.

Un président, un deuxième mandat, deux dangers,

Comme beaucoup d'entre vous, hier matin, j'ai été réveillée par la radio et l'annonce de la réélection de Barack Obama. Et sûrement comme beaucoup d'entre vous, j'ai été envahie par un fugitif sentiment de contentement. Il faut dire que les Français sont majoritairement pro-Obama, qui, vu de l'Hexagone, arrive à concilier droite et gauche.
Chacun s'interroge maintenant sur les conséquences de cette victoire, en particulier sur l'économie américaine... et mondiale. Car la santé des Etats-Unis, première puissance économique mondiale, influe sur celle du reste de la planète. Une élection qui ne doit cependant pas nous faire oublier la nomination le renouvellement du pouvoir exécutif en Chine – nous aurons l'occasion d'y revenir.
Que va changer la victoire d'Obama ?
Certains commentateurs se sont penchés sur les secteurs qui profiteront de sa réélection (en particulier celui de la santé, des énergies vertes...). D'autres se grattent la tête au dessus de leurs graphiques pour tenter de déterminer si Wall Street préfère un président républicain ou démocrate – il semblerait que les Bourses aient une préférence marquée pour cette dernière option.
D'autres enfin se creusent les méninges pour essayer de déterminer sur la victoire de Mitt Romney aurait eu une influence sur la réduction sur l'endettement public américain (réponse : non).
Les Etats-Unis dansent au bord de la falaise
S'il y a bien une chose qui ne va pas changer avec cette réélection, c'est le danger que représente le "fiscal cliff", ou falaise fiscale.
Qu'est-ce que cette falaise fiscale ? Eh bien, c'est la série de mesures financières qui doivent normalement automatiquement entrer en vigueur le 31 décembre 2012.
Quelles sont ces mesures ?
1. La fin des baisses d'impôts accordées aux ménages sous Bush (entre 2001 et 2003).
2. La fin de certaines mesures d'exonération fiscales accordées par Obama pour encourager la reprise de l'économie après 2007.
3. La mise en place de nouveaux impôts liés à la réforme du système de santé par Obama (Medicare).
4. Des mesures de réduction automatique des dépenses liées aux discussions sur le relèvement du plafond de la dette.
Selon le Congressional Budget Office (CBO), si les coupes budgétaires pourraient économiser 600 milliards de dollars par an au gouvernement américain, le fiscal cliff pourrait aussi coûter 4 points au PIB à l'économie. Or quand on sait que la croissance américaine est attendue, selon les estimations, à 2% cette année et à peine un peu plus l'année prochaine, on comprend que le gouvernement américain n'a aucune envie de voir ces mesures se déclencher d'ici la fin de l'année. Autre conséquence attendue de la fin des exonérations aux entreprises : une flambée du chômage.
Comment Obama pourrait-il éviter de faire trébucher la croissance américaine dans le vide ? Son principal problème est le Congrès, toujours dominé par les républicains. Or entre républicains et démocrates, la bataille fait rage notamment sur la possibilité d'augmenter l'imposition des plus hauts revenus ou encore sur le relèvement du plafond de la dette publique.
Faut-il vraiment craindre ce fiscal cliff ? Je vais être prise en flagrant délit d'optimisme, mais au fond, je reste persuadée que républicains et démocrates parviendront, in extremis, à se mettre d'accord. L'enjeu est trop important, et personne ne veut précipiter l'économie américaine dans la récession.
Si bien que ce "fiscal cliff" laisse présager des combats à couteaux tirés au Congrès mais pas une explosion de l'économie américaine.
Le véritable enjeu : la politique de la Fed
Le véritable enjeu de cette réélection est, selon moi, la politique de la Fed. L'affaire était entendue : en cas de victoire de Mitt Romney, Ben Bernanke aurait fait long feu à la tête de la Fed. L'actuel président de la banque centrale américaine – et son bilan – n'étaient pas dans les petits papiers du candidat républicain. Celui-ci avait par exemple ouvertement critiqué la politique de taux bas menée par Bernanke en réponse à la crise.
Bernanke et ses épigones évacués de la Fed, un changement de politique monétaire aurait peut-être été envisageable. Je dis bien peut-être car rien ne prouve que les républicains aient pu (ou réellement voulu) mener une politique différente de celle décidée par Bernanke depuis 2007.
Avec la victoire de Barack Obama, la politique "à la Bernanke" devrait se poursuivre, même si celui-ci n'est pas reconduit à la tête de la Fed.
Est-ce un problème ? :
1. La politique de la Fed est inefficace
2. Elle a fait exploser la dette américaine
3. Elle affaiblit continuellement le dollar – à ce sujet, je vous renvoie à l'article d'Eberhardt Unger ci-dessous.
4. Elle fait planer la menace d'une hyperinflation...
Pourquoi la Fed persiste-elle dans cette voie ?
Parce que contrairement à la plupart des banques centrales, la Fed est en charge d'un double mandat :
- s'assurer de la stabilité des prix et décider la politique monétaire ;
- mais aussi s'efforcer d'atteindre le Graal de tout gouvernement de notre époque contemporaine : le plein-emploi.
Ce rôle sur le chômage est une exception américaine. Ni la Banque d'Angleterre ni la BCE ne sont investis d'une telle mission. Et cela change pas mal de choses.
Quand la Fed a annoncé le lancement de sa troisième vague de quantitative easing, elle l'a justifié par le persistant fort taux de chômage. Celui-ci se maintient au dessus des 8%. Enfin ça, c'est le chiffre officiel qui ne prend pas en compte les chômeurs découragés, ceux qui, pour une raison ou une autre, ont été écartés des statistiques gouvernementales ou encore ceux qui ont un travail à temps partiel qui ne leur permet pas de vivre correctement.
Certains chiffres officiels laissent entrevoir une réalité plus complexe, par exemple le taux de "sous-emploi" U6 – qui comprend aussi bien ces fameux chômeurs découragés ainsi que les travailleurs à temps partiel qui préféreraient travailler à plein temps – atteint les 15%.
Un taux bien trop haut pour la Fed – et le gouvernement américain. Pour lutter contre le chômage, la Fed a donc annoncé un quantitative easing à "durée indéterminée" consistant au rachat 40 milliards de dollars par mois jusqu'à... ce que la situation du marché du travail américain s'améliore.
Sur un an, ces rachats correspondent à 3,4% du PIB US. Ce à quoi il faut évidemment ajouter les deux précédentes vagues d'assouplissement monétaire.
Depuis le début de la crise, et encore plus à chaque nouvelle annonce de QE, la Fed est donc régulièrement critiquée pour sa politique. Certains en viennent même à remettre en cause son double mandat (stabilité des prix et lutte contre le chômage) en soulignant que son implication dans l'amélioration du marché du travail encourage la Fed à aller de plus en plus loin dans une politique ultra-laxiste dont nous ne mesurons pas encore les possibles conséquences.
Je vous le disais il y a quelques jours, jusqu'à présent, l'inflation – même sous-estimée par les statistiques officielles – est bien en-dessous de ce que l'on pouvait craindre au vu des sommes gigantesques injectées dans l'économie par les banques centrales.
Mais le QE3 pourrait changer la donne. Si la Fed s'en tient à son programme (la lutte contre le chômage), elle va poursuivre pendant très longtemps encore ses rachats.
Quelles seront les conséquences ?
Tout d'abord, le risque d'hyperinflation.
Et à moyen/long terme, la poursuite de la destruction du dollar par la Fed. Comme vous l'explique régulièrement Eberhardt Unger dans ses lignes, le dollar index, qui mesure l'évolution du dollar face à un panier de devises, est à son plus-bas historique. Signe que la lente dégénérescence du billet vert.
Jusqu'à présent, la crise de l'euro avait artificiellement fait baisser l'euro face au dollar, mais les crispations politiques américaines associées à une la poursuite de la politique de taux zéro et d'assouplissement monétaire par la Fed pourrait inverser la tendance.

Écrit par : Césile Chevré | 08/11/2012

Obama revoit déjà son équipe.
Madame Hillary Clinton, Timithy Geitnner cèderont leur place en janvier.
Probablement pour se préparer à prendre la relève dans 4 ans.
On pense à John Kerry pour la remplacer.
D'autres vont suivre. Comme ce fut le cas lors du 1er mandat.

Écrit par : L'enfoiré | 08/11/2012

Pourquoi Romney a été battu: personne ne peut battre le Père Noël

« A mon humble opinion, les Conservateurs n’ont pas perdu cette nuit. C’était juste trop difficile de battre le Père Noël », affirme l’animateur de radio américain Rush Limbaugh, qui est un Républicain convaincu et un gourou du conservatisme. « Toutes ces choses qui définissent les institutions traditionnelles qui ont fait la grandeur de ce pays, c’était ça, le fond de la campagne de Romney. Mais ça a été rejeté. Les gens qui ont voté pour Obama n’y croient pas. (…) Ils pensent que leur seule chance, c’est que quelqu’un vienne prendre quelque chose à un autre pour le leur donner. Le Père Noël ! Et c’est difficile de battre le Père Noël. Surtout si l’alternative, c’est : +Soyez votre propre Père Noël+. +Oh non ! Je ne veux pas.(…) Je veux me réveiller tous les jour, et découvrir les cadeaux sous le sapin+ ».
L’émission de radio de Limbaugh est la plus populaire aux États-Unis. Chaque semaine, au moins quinze millions de personnes écoutent son émission, dans laquelle il commente les événements politiques de la semaine écoulée et en discute avec ses auditeurs. Il a également écrit plusieurs best-sellers. Limbaugh est adulé par l'Amérique conservatrice et détesté par les libéraux comme s'il était le diable en personne depuis les années 1980. C’est l'un des défenseurs les plus influents de l'idéologie conservatrice aux États-Unis, et pas seulement un personnage très controversé, mais aussi l'une des personnalités médiatiques les plus riches.
Selon lui, le choix entre Romney et Obama a consisté à choisir respectivement entre le capitalisme, le travail acharné et l'indépendance d'une part et la main tendue à l'Etat-providence, l’assistance, de l'autre. La différence qu’il y a entre gagner honnêtement son pain et écrire des lettres au Père Noël.
Le peuple a choisi Obama parce qu'il ne croit plus au travail acharné et au marché libre. Il croit que la seule façon d’obtenir la prospérité c’est de prendre l’argent au '1%’ et de le distribuer aux ‘99%’ autres. « Dans une nation d’enfants, le Père Noël gagne ».
Le peuple américain semble adopter une philosophie économique à l’européenne. Il croit que le pays va sortir de la crise quoi qu’il fasse, parce qu’il a des ressources et qu’il est résistant. Mais pour Limbaugh, les Etats-Unis sont en train de suivre la voie de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie. Et même si il ne veut pas offenser ces pays, il rappelle qu’il y a une grande différence entre eux et les Etats Unis: le monde ne dépend pas de ce qui se passe en Grèce, en Espagne ou en Italie, alors qu’il dépend de l’Amérique.
Limbaugh constate que dans les pays européens frappés par la crise, il est devenu impossible d’imposer des mesures d’austérité, parce que les gens ne veulent plus prendre leurs responsabilités, ils ne veulent plus revenir sur leur droits acquis. Il prévoit maintenant le même scénario pour les Etats-Unis, mais avec une différence: l'impact sera encore plus catastrophique pour le monde entier.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=pourquoi-romney-a-ete-battu-personne-ne-peut-battre-le-pere-noel&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 09/11/2012

Une spéciale de Kiosque au sujet des élections aux USA et en Chine
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-23490-Speciale-CHINE-ETATS-UNIS.htm

Écrit par : L'enfoiré | 11/11/2012

Les Etats Unis doivent tirer les leçons de l'Europe et éviter de succomber au fétichisme de la dette'

Le ‘fiscal cliff’ a le potentiel de générer la débâcle aux Etats Unis et partout ailleurs dans le monde, annonce Ambrose Evans Pritchard dans le Telegraph, qui rappelle que le FMI l’a classé au rang d’ « évènement de probabilité moyenne », et qu’il craint qu’il pourrait faire replonger l’économie globale dans une seconde crise, et même « une récession profonde pour la périphérie de la zone euro ».
Le fiscal cliff, c’est ce qui risque de se passer à la fin de cette année : à moins que le Congrès ne trouve un accord avec le gouvernement d’Obama, les réductions d’impôts accordées par George Bush et une série de dépenses publiques cesseront automatiquement à la fin de cette année. L’effet d’austérité qui en résulterait pourrait avoisiner 700 milliards d’euros sur 2013, soit 4,5% du PIB des Etats Unis.
Aux Etats Unis, on assistait à un désendettement du pays, ces derniers temps : certes, la dette publique du pays est de plus en plus lourde, mais l’endettement privé, lui, s’est réduit. Le cumul de ces agrégats a diminué cette année, passant de 373% à 336% du PIB. Une partie de ce désendettement provient des réductions d’investissements des banques américaines. Une autre, pour 1.000 milliards de dollars (environ 750 milliards d’euros), du désendettement des ménages, parfois réalisé en faisant défaut sur leur crédit immobilier. Enfin, selon le Fiscal Monitor du FMI, le gouvernement a réduit le déficit budgétaire de 8,7% du PIB à 6,8% du PIB sur les deux dernières années. Une partie de cette réduction s’est opérée « naturellement », en soutenant l’économie avec des stimuli fiscaux pour éviter une nouvelle récession.
Les partisans du retour de l’austérité en Amérique devraient consulter l’exemple des pays européens où elle a été appliquée, estime le journaliste. Au lieu de réduire l’endettement de l’Etat, les politiques d’austérité l’augmentent, affirme-t-il. Le ratio d’endettement de la Grèce a explosé avec le déclin de l’économie du pays ; en Espagne, le déficit budgétaire s’est un peu réduit (de 11,2% en 2009 à 8% cette année), mais dans le même temps, les entreprises et les banques se débattent de plus en plus dans la spirale des créances douteuses, qui menacent d’affecter leur capacité à financer les dépenses de l’Etat.
Les tenants de l’austérité affirment que les réformes permettront aux pays qui les adoptent de repartir d’un bon pied. Mais c’est oublier le véritable problème de la zone euro : le chômage persistant, et en particulier celui des jeunes, qui touche plus d’un jeune sur 2 en Grèce (58% !), en Espagne (54,2%), en Italie (35,1%), et en France (25,7%).
L’économiste américain Peter Diamond, lauréat du Prix Nobel d’économie en 2010, explique que couper une telle proportion de jeunes du marché du travail pendant les années où ils auraient dû se former, c’est nuire à la qualité de la force de travail du pays en question pour l’avenir. Le potentiel productif d’un pays s'en trouve compromis, et avec lui, l’évolution favorable des ratios d’endettement. « Ils ont un problème d’endettement et une crise du chômage, mais ils croient que c’est le contraire », dit-il. Le drame, c’est que ce problème se combine avec le déclin démographique. Les pays européens perdent l’opportunité de former leur jeunesse pour le 21ème siècle alors que la baisse de la population commencera à se faire sentir dès la fin de cette décennie.
« Les dirigeants de l’union monétaire, comme les généraux des tranchées, se trompent de combat. Ils ruinent une génération. Les déficits budgétaires se réduisent, bien que moins rapidement que prévu, mais le déficit de compétences de l’armée des chômeurs augmente en flèche. C’est la tyrannie du Traité de Maastricht. Ce serait une double tragédie si les Etats Unis devaient succomber au fétichisme de la dette et commettre la même erreur de jugement historique », conclut Evans-Pritchard.

http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-etats-unis-doivent-tirer-les-leons-de-leurope-et-eviter-de-succomber-au-fetichisme-de-la-dette&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 13/11/2012

Europe: le meilleur est derrière nous ... selon les prévisions de l'OCDE

L’OCDE (L’organisation de Coopération et de Développement Economique) vient de publier ses projections économiques pour le monde en 2060. Ce rapport met en évidence le rattrapage des pays émergents, et le renversement qui va s’opérer au détriment des pays les plus riches. En 2011, les 34 pays membres de l’OCDE représentaient 65% de la production mondiale, alors que la Chine et l’Inde combinées en assuraient seulement 24%. En 2060, la part de ces deux pays passera à 46%, tandis que celle des pays de l’OCDE se réduira à 42%. En 2030, le PIB de la Chine dépassera déjà celui de la zone euro ou des Etats Unis, et en 2060, le PIB de l’Inde aussi sera supérieur à celui des Etats Unis.
La croissance mondiale estimée sur les 50 prochaines années sera de 3% annuels en moyenne, mais elle sera bien plus forte dans les pays émergents que dans les pays occidentaux. Le vieillissement de la population dans ces derniers, la croissance démographique et l’évolution d’une force de travail mieux éduquée et plus productive dans les pays émergents expliquent principalement ces différences de rythme de croissance entre les différents régions du monde.
En 2060, l’ordre mondial sera donc totalement bouleversé, la Chine devenant la plus grande puissance mondiale, avec un PIB de l’ordre de 28% du PIB mondial (contre 17% aujourd’hui), suivie de l’Inde (18% en 2060 contre 7% aujourd’hui), puis des Etats Unis (17% contre 23% aujourd’hui), et de la zone euro (9% contre 17% aujourd’hui). Le Japon connaîtra un déclin similaire à celui de la zone euro, avec un PIB qui passera de 7% du total mondial aujourd’hui à seulement 3% en 2060.
Le spectaculaire rattrapage aura aussi lieu au niveau individuel. Le revenu par tête des Chinois et des Indiens comparé à celui des Américains va beaucoup progresser (59% pour les Chinois et 27% pour les Indiens), même s'il n'en représentera toujours qu’une fraction, comme le montre ce tableau dressé par The Economist. Mais ce qui est remarquable, c’est que le rapport entre le niveau de vie des Européens et celui des Américains va se creuser, puisque le ratio du PIB par tête de la France, l’Italie, l'Irlande, l'Espagne et la Grèce, comparé à celui des Etats Unis, va se réduire.
L’OCDE rappelle que ce ne sont que des prévisions et que les réformes qui peuvent être prises peuvent permettre de stimuler la croissance et de changer sensiblement le cours des choses.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=europe-le-meilleur-est-derriere-nous-selon-les-previsions-de-locde&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 14/11/2012

Et si le Texas se séparait des Etats Unis?

La BBC rapporte que suite aux élections américaines, plus de 100.000 Américains provenant de 20 Etats dans lesquels le candidat Mitt Romney était majoritaire, ont signé des pétitions pour réclamer le droit de leur Etat à faire sécession. L'une des pétitions, celle de l'Etat du Texas, a déjà recueilli près de trois fois le seuil des 25.000 signatures nécessaires pour obtenir une réponse officielle de la Maison Blanche.
La plupart de ces pétitions citent la première phrase de la Déclaration d'Indépendance, qui stipule le droit de « dissoudre les groupes politiques » et de former une nouvelle nation. Le texte de la pétition du Texas critique en outre les « violations flagrantes » des droits des Américains.
La Constitution américaine ne prévoit pas la possibilité de sécession de l’un des Etats, et la dernière occurrence de cet évènement avait donné lieu à la Guerre de Sécession. Mais, selon Business Insider, cette idée n'est pas si farfelue qu’elle en a l’air, et le Texas a tout à fait les moyens de la mener à bien :
Le Texas détient un quart des réserves pétrolières nationales et un tiers des réserves nationales de gaz. De plus, 95% du pétrole et du gaz distribué dans les États-Unis passe dans les pipelines du Texas.
L'économie texane est en pleine santé. Au cours des dix dernières années, le Texas a créé un million d'emplois, plus que tous les autres Etats combinés. Il est l’Etat où le plus grand nombre d’entreprises américaines du Fortune 500 ont choisi de s’installer. Si l’État du Texas devenait indépendant, son économie se retrouverait au dixième rang mondial, juste avant celle du Canada.
Le Texas est le seul Etat qui dispose de son propre réseau énergétique.
Avec la Texas State Guard, la Texas National Guard, l’Air Guard, les légendaires Texas Rangers, plus deux des plus grandes bases militaires américaines et une population tellement armée jusqu’aux dents qu’on y déplore très peu de cambriolages, le Texas est sans aucun doute capable d’assurer sa propre défense seul.
Le Texas a déclaré 2 fois son indépendance au cours de son histoire : une première fois avec le Mexique en 1836, et une seconde fois lorsqu’il a rejoint la Confédération en 1861. Le Texas a perdu la Guerre de Sécession, mais ce n’est pas le cas du Texas, et à la fin de l’année 1864, malgré de nombreuses tentatives, le Nord n’était pas parvenu à y conquérir un seul mètre carré de territoire.
Beaucoup d'Américains sont clairement mécontents de la direction vers laquelle le gouvernement fédéral évolue. Le débat sur ​​la sécession gagne du terrain, avec l’aide de politiciens, comme Peter Morrison, un activiste du mouvement Tea Party, par exemple.
Cependant, un nouvel appel à pétition a vu le jour pour imposer le retrait de leur nationalité américaine et l’exil aux personnes signataires de pétitions qui réclament la sécession de leur Etat. Cette pétition, qui a déjà recueilli près de 12.700 signatures, est sur ​​la bonne voie pour obtenir une réponse officielle du président. A suivre, donc...

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=et-si-le-texas-se-separait-des-etats-unis&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=#

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2012

TANT DE DIEUX !
Devenu père, Marc Burth s'interroge : quelle religion donner à son fils ? Au cours d'une enquête décalée et ludique, il interroge des croyants et des athées, des païens, des juifs et des baptistes, des musulmans et des chamanes sur le bien-fondé de croire en Dieu. Et lequel ?

http://videos.arte.tv/fr/videos/tant-de-dieux--7049974.html

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2012

Sur ARTE:
L'AMÉRIQUE EN PRIME TIME
La libération de la femme a secoué la famille, mais elle a aussi fait trembler l'image cathodique de la ménagère un peu débordée, abonnée à la bonne humeur pour sa progéniture. Dès les années 1960, les Américaines ne se reconnaissent plus dans le miroir du petit écran. Face aux difficultés d'être épouse, mère et femme active, la figure idéalisée qu'il leur renvoie tend au mieux à les culpabiliser - même si la sitcom I love Lucy, pionnière, met en scène une extravagante New-Yorkaise dès 1951. Bientôt, les auteurs dessinent des personnages féminins plus réalistes. De l'obèse Roseanne à Desperate housewives en passant par Sex and the city, il faut aux femmes près de trente ans pour conquérir leur indépendance.

http://videos.arte.tv/fr/videos/l-amerique-en-prime-time--7069840.html

Écrit par : L'enfoiré | 28/11/2012

Reprise américaine : mythe ou réalité ?

- augmentation des impôts locaux (Pennsylvanie) en raison de l'endommagement des infrastructures locales (routes et ponts) ;
- création d'emplois éphémères et nomades ;
- foyers locaux d'inflation. Avec l'effervescence de la mise en route d'un puits, les prix montent localement et pénalisent les résidents. Une fois les exploitants partis, l'inflation subsiste ;
- problèmes environnementaux qui commencent à devenir visibles et coûteux. L'exploitation du schiste se fait dans de vieilles zones minières (charbon). Les scellements des anciens puits sont vieux. L'exploitation des résidus par fracture hydraulique entraîne des fuites et les coûts de nettoyage et de drainage s'élèvent.
Sans nier l'intérêt des gaz et pétrole de schiste, le coût de production de ce pétrole serait au minimum de 80$ le baril . Par ailleurs, le marché du pétrole est mondial et les Américains paieront leur pétrole, même domestique, le prix du marché. Les Saoudiens – qui produisent toujours le pétrole le moins cher du monde – ont une marge de manoeuvre bien plus grande.
La réalité des faits et des chiffres démontre qu'énergies de schiste ou pas, les Etats-Unis sont en panne.

La "reprise" américaine n'est due qu'à de l'argent public.
Avec 8% de déficit, les Etats-Unis ont une activité économique de 4% inférieure à ce qu'elle était en 2008.
Le taux d'activité, taux de participation au travail, est inférieur à 64%, au plus-bas de 30 ans.
En janvier 2009, ce taux de participation était de 65,7%. En octobre dernier, il a chuté de 2,1 points pour s'établir à 63,6%.

La vélocité monétaire est à plus-bas de 50 ans.
Le consommateur dépense de l'argent chez un commerçant ; ce commerçant peut utiliser l'argent pour passer une nouvelle commande ; son fournisseur peut l'utiliser pour payer un employé ; l'employé peut utiliser sa paye pour acheter à son tour à un autre commerçant. Toutes ces activités économiques forment le PIB. Petit problème, l'argent est bloqué et pas dans l'économie réelle mais majoritairement dans les réserves des banques. Cette anémie dans la vélocité monétaire explique également pourquoi il n'y a pas encore d'inflation sinon artificielle, celle des actions.
Une partie de l'argent a servi pour prêter aux grandes entreprises solides et qui ont de bons bilans. Pas pour qu'elles investissent, mais pour qu'elles rachètent leurs propres actions, ce qui fait monter les indices et ce qui fait croire que l'impression monétaire rend riche !

Simone Wapler

Écrit par : L'enfoiré | 12/12/2012

Comment le rêve américain est en train de tourner au cauchemar

Plus de 3 ans se sont écoulés depuis le début de la crise financière de 2008, et les différences entre les salaires et les emplois qui sont désormais proposés à la génération des moins de 35 ans, par rapport à ceux de leurs aînés remettent en cause le rêve américain, qui reposait sur le principe de l’amélioration continue des conditions de vie d’une génération sur l’autre, affirme le blog financier américain Zéro Hedge.
Les jeunes de la génération Y qui viennent d’entrer sur le marché du travail américain se voient de plus en plus offrir des emplois qui, loin d’être les tremplins pour une carrière réussie et les bons salaires que l’on proposait à leurs parents et grands-parents lorsqu’ils avaient leur âge, débouchent sur des impasses.
Bloomberg a recensé quelques points qui décrivent ce phénomène :

✓ Les salaires moyens proposés aux actifs américains âgés de 25 à 34 ans se sont réduits de 8% depuis le début de la crise en décembre 2007. C’est le double de la chute des salaires enregistrée pour les actifs plus âgés.
✓ Le taux de chômage des jeunes est de 0,50% ou de 1% supérieur à la moyenne nationale aux Etats-Unis.
✓ Les jeunes de la génération Y gagneront moins que leurs parents sur les 10 prochaines années, et ce sera probablement vrai tout au long de leur vie.
✓ Au début de cette année, une étude menée par Rutgers a montré que seulement un peu plus de la moitié des jeunes diplômés qui ont obtenu leur diplôme depuis 2006 ont réussi à trouver un emploi à plein temps.
✓ Seulement 1 sur 5 estime que l’emploi qu’il occupe est un tremplin pour sa carrière.
✓ Seulement un cinquième de ces jeunes qui ont obtenu leur diplôme à partir de 2006 pensent qu’ils réussiront mieux que leurs parents.
✓ Près de 4 emplois sur 5 détruits par la récession étaient occupés par des employés très diplômés ou diplômés.

« Je mettais toute ma foi dans le système, la mythologie selon laquelle le dur labeur permet de tout réussir et la bourse continue de monter », commente Elizabeth Hallock, une femme âgée de 33 ans qui a obtenu son diplôme de droit en 2009. « J’ai été incroyablement naïve ». Elle et 13 autres jeunes diplômés en droit viennent de porter plainte contre des universités pour avoir exagéré les débouchés potentiels que leur école leur avait promis au moment de leur inscription. Les écoles de droit américaines décernent chaque année 45.000 diplômes, alors que les débouchés pour cette filière ne sont que de 25.000 emplois annuels. Seulement la moitié des diplômés des promotions de 2011 sont parvenus à décrocher un emploi dans le domaine juridique, une réalité très éloignée des emplois prestigieux et des hauts salaires qu’on leur avait promis au moment de leur inscription.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=comment-le-reve-americain-est-en-train-de-tourner-au-cauchemar&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/12/2012

Obama peut-il marquer l'histoire?

http://www.rtbf.be/video/detail_connexions-obama-peut-il-marquer-l-histoire?id=1793074

Écrit par : L'enfoiré | 22/01/2013

Les républicains s'organisent déjà.

On cherche un nouveau porte-drapeau. "Marco Rubio, le jeune Sénateur de Floride de 42 ans, est le Barack Obama des Républicains sans le poids intellectuel de deux diplômes de l'Ivy League et d'un professeur de droit", disent-ils.

Les élections de 2016 et 2020 sont déjà dans le collimateur.

Charisme et longueur de temps, font plus que rage pour remplacer le démocrate... Reagan est toujours resté le président le plus aimé par les Américains.

Rubio, fils d'émigré cubain, marque un point dans la communauté hispanique grandissante. Il est le premier à s'exprimer en anglais et en espagnol dans ses discours.

Le Tea Party n'a seulement pas apprécié l'amnistie des émigrés vivant clandestinement aux Etats-Unis et qui a été signé par le Sénat.

Écrit par : L'enfoire | 03/07/2013

Les Etats-Unis baissent le rideau... Les Bourses aussi ? (Cécile Chevré)

Nous avons à peine eu le temps de souffler après l'annonce d'un report (sine die ?) du ralentissement du QE par Ben Bernanke le 16 septembre que voici déjà les marchés repris dans la tourmente et les sueurs froides.
En cause... la dette américaine et le fiscal cliff. Et hier soir, les Etats-Unis ont pris en pleine figure non pas une falaise mais un mur. Assez conséquent en plus.
L'exercice budgétaire américain 2014 commençait cette nuit, à minuit (heure locale). Qui dit nouvel exercice budgétaire dit budget. Or le Congrès n'est pas parvenu à approuver celui proposé par la Maison Blanche.
Au cœur des discussions, cristallisant l'opposition entre républicains et démocrates, la réforme du système santé instaurée par Barack Obama (Obamacare) en 2010. Une réforme qui continue de créer des vagues alors, qu'à partir d'aujourd'hui, il sera ouvert à des millions d'Américains jusque-là privés d'assurance-maladie.
Entre la Chambre des représentants (à majorité républicaine) et le Sénat (démocrate), c'est la guerre depuis plus de deux ans.
Un conflit qui a aujourd'hui franchi une étape supplémentaire. En conséquence de l'absence de consensus au Congrès, le gouvernement américain a dû se résigner à se placer en situation de shutdown, à savoir la mise au chômage technique de plus de 800 000 fonctionnaires. Sont concernés les postes considérés comme non indispensables (les fonctions régaliennes -- justice, sécurité -- ainsi que la santé sont en très grande partie préservés).
Reste que selon Goldman Sachs, le shutdown coûtera environ huit milliards de dollars par semaine à l'économie américaine. Et selon le Financial Times, les coupes automatiques qui sont entrées en vigueur en mars dernier après les précédents échecs d'accords sur le budget ont coûté 240$ à chaque Américain.

Faut-il s'en inquiéter ?
Pas plus que cela, du moins à court terme. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis sont paralysés par un shutdown (le dernier date de 1995) et, pour le moment, ce sont essentiellement les services publics qui sont concernés. D'ailleurs, le CAC 40 ouvrait même en légère hausse ce matin...
Sans sous-estimer les conséquences économiques, et tout particulièrement si les fonctionnaires mis au chômage technique ne se voient pas payés de manière rétroactive, c'est plus le 17 octobre qui m'inquiète.
A cette date, une décision sur le relèvement du plafond de la dette devra être prise et comme l'ont prouvé les événements récents, républicains et démocrates vont encore avoir un mal fou à s'entendre. Sans accord entre les deux principaux partis, les Etats-Unis se trouveraient en situation de défaut de paiement sur leur dette.
"'Même si les Etats-Unis ne font défaut que brièvement, ce serait compris par les marchés comme le signe qu'on ne peut faire confiance au gouvernement pour rembourser son dû', souligne Millan Mulraine, du groupe financier canadien TD Securities, interrogé par DealBook, un blog financier du New York Times, cité par Le Monde.
"Et si on se souvient du soulagement que cela avait été lorsqu'un accord fut enfin trouvé, in extremis, le 31 décembre dernier (les indices s'étaient alors envolés), inutile de vous dire qu'en cas d'impasse, la chute pourrait être brutale", rappelle Mathieu Lebrun dans Mon Portefeuille Zen.
Et effectivement, pour les Etats-Unis, la plus grande menace consisterait à perdre la confiance des marchés et tout particulièrement des acheteurs étrangers de bons du Trésor. L'enjeu est tel qu'il me semble assez improbable que le Congrès laisse advenir un défaut de paiement.

1. Ce n'est pas la première fois
Depuis 1976, le gouvernement américain a connu 17 shutdowns. Il y en a eu 6 au cours des mandats de Jimmy Carter et Ronald Reagan. Le dernier shutdown date de 1996, alors que Bill Clinton était président.
2. Les shutdowns n’ont jamais duré plus de trois semaines
Le shutdown de 3 semaines qui a eu lieu entre le 16 décembre 1995 et le 6 janvier 1996 (alors que Clinton était président) est encore à ce jour le plus long de l’histoire. Près de 284.000 fonctionnaires ont été mis en congé, tandis que 475.000 fonctionnaires « essentiels » ont continué à travailler sans recevoir de salaire, mais plus tard, ils ont été indemnisés. Selon le service de Recherche du Congrès, les shutdowns auraient coûté 1,4 milliard de dollars cumulés aux contribuables américains.
3. Seuls les «services essentiels» resteront ouverts
Les services publics réputés « essentiels » sont ceux de la sécurité nationale, ceux qui sont impliqués dans la protection des personnes et des biens, et les services en charge du paiement des prestations sociales. Cela signifie en clair que l’armée, les gardes-frontières, les contrôleurs aériens, le FBI et le TSA (Transportation Security Association) travailleront comme de coutume.
4. Les prestations sociales seront envoyées comme d’habitude
Le shutdown n'affectera pas les paiements de prestations de la sécurité sociale, et les médecins et les hôpitaux seront remboursés en vertu des programmes Medicare et Medicaid comme d’habitude. Cependant, si le gouvernement ne parvient pas à sortir de l’impasse budgétaire, ces programmes d’indemnisation pourraient souffrir de retards de paiement pouvant aller jusqu’à 2 semaines.
5. Les services postaux ne seront pas affectés
Certains employés des postes seront probablement mis en congés, mais cela ne devrait pas beaucoup gêner le service.
6. Le tourisme est impacté
Les parcs nationaux et les musées sont fermés. Lors du dernier shutdown sous Clinton, 368 parcs nationaux ont été fermés, ce qui a occasionné une perte de 7 millions de visiteurs. En outre, à Washington, la plupart des sites que les millions de touristes visitent seront fermés, à l'exception du Capitole.
7. Les attributions de visas et de passeports seront retardées
Pendant le shutdown de 1996, les services publics ont eu de la difficulté à traiter les 200.000 passeports en attente et la moyenne de 30.000 demandes de visas quotidiennes, qui s’en sont trouvés retardés. Les compagnies aériennes et l’industrie du tourisme se préparent à des pertes de l’ordre de plusieurs millions de dollars pour cette raison.
8. Qui accusera-t-on finalement d’être responsable du shutdown ?

Une enquête menée par l’institut de Recherche Pew réalisée entre le 19 et 22 septembre indique que:
✔ 39% des Américains critiquent les Républicains ;
✔ 36% estiment que l’administration Obama et les Démocrates qui sont responsables de cette situation;
✔ 17% jugent que les responsabilités sont partagées des deux côtés.

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2013

Etats-Unis: les républicains veulent voter une réouverture partielle de l’Etat

La guerre partisane entre républicains et démocrates continue malgré le « shutdown » qui paralyse l’Etat fédéral américain. C’est à qui prendra et/ou perdra la main afin de voter un budget à ses goûts.
Ce mercredi, les républicains envisagent de voter sur cinq mini-projets de lois de finances très spécifiques, pour les services fédéraux suivants : les parcs, musées et monuments nationaux ; les services d’aide aux anciens militaires ; la ville de Washington ; les réservistes de l’armée et la recherche contre les maladies graves comme le cancer.

La totalité de l’Etat ou rien
Mais Harry Reid, le chef de la majorité démocrate du Sénat, a répondu par une fin de non-recevoir mercredi, en qualifiant le plan d’« idée folle ». Obama a ajouté qu’il opposerait son veto à un tel vote qui donnerait la main aux républicains.
« Rouvrir seulement les parties de l’Etat qu’ils aiment n’est pas une solution responsable », a déclaré Harry Reid. Côté démocrate, on réclame un projet de loi de finances de six semaines pour la totalité de l’Etat fédéral plutôt que des mesures choisies.
Obama invite les chefs de files du Congrès pour trouver une solution
Obama a invité le président républicain de la Chambre John Boehner, le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid, ainsi que les chefs des minorités dans les deux chambres, respectivement Nancy Pelosi et Mitch McConnell, pour parler de « la nécessité de mettre fin à la paralysie de l’Etat et de relever le plafond de la dette ». La réunion est prévue à 23h30 heure de Bruxelles.
Des centaines de milliers de fonctionnaires américains ont été forcés mardi d’entamer des congés sans solde pour une période indéterminée suite à l’incapacité des républicains et démocrates de se mettre d’accord sur un budget. D’autres devront se présenter à leur travail, mais ne sont pas assurés d’être payés. L’Etat fédéral américain est paralysé et si un accord n’est pas trouvé rapidement, risque le défaut de paiement.

Wall Street dans le rouge
Wall Street évoluait dans le rouge à la mi-séance mercredi, les investisseurs redoutant que la paralysie des services publics ne s’éternise : le Dow Jones perdait 0,52 % et le Nasdaq 0,24 %.
L’indice élargi Standard & Poor’s 500 reculait de 0,37 % (-6,21 points) à 1.688,79 points.

« Les investisseurs commencent vraiment à s’inquiéter du fait que les partis ne semblent pas décidés à entamer de véritables négociations », remarque Alec Young
de S&P Capital IQ.

http://www.lesoir.be/331619/article/actualite/monde/2013-10-02/etats-unis-republicains-veulent-voter-une-reouverture-partielle-l-etat

Écrit par : L'enfoiré | 02/10/2013

Paul Jorion reprend le flambeau:

http://www.youtube.com/watch?v=1jef5WyLo-g&feature=youtu.be

Écrit par : L'enfoiré | 04/10/2013

Shutdown aux Etats-Unis
Une question de plafond ou de sous-sol?

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-26486-Blocage-politique-aux-Etats-Unis.htm

Je connais les analyses de Cécile Chevré. J'en connais les objectifs. Je livre la dernière telle quelle....

Depuis quelques semaines, tous les regards sont focalisés sur une date : le 17 octobre. Jeudi prochain, les Etats-Unis auront épuisé leur "réserve" de dettes, 16 700 milliards de dollars tout de même, et devront faire voter par le Congrès le relèvement du plafond légal.
Comme le répète à l'envi tous les médias, cela fait déjà plus d'une centaine de fois que le plafond a été relevé depuis sa création en 1917. Accepter plus de dettes, les Etats-Unis savent le faire.
Seulement cette fois-ci semblait devoir être plus compliquée que d'habitude. Les crispations entre démocrates et républicains ont déjà conduit le pays à un blocage partiel. Malgré le risque encouru, parviendront-ils à se mettre d'accord sur la question de la dette ?
"A cette date le Trésor n'aura plus de capacité d'emprunt et il lui restera environ 30 milliards de dollars de trésorerie pour payer les factures courantes. Parmi ces factures courantes, les intérêts sur la dette. Un défaut sur sa dette entraînerait immédiatement une dégradation de la note des Etats-Unis en 'défaut sélectif'. Le Trésor serait dans l'obligation de notifier son défaut le 16 octobre avec 24 heures de préavis afin de donner le temps aux chambres de compensation de s'organiser", expliquait Simone Wapler dans sa Stratégie.
La planche à billets. Un pays qui peut imprimer autant qu'il le veut ne peut pas faire défaut.

Puis dans la nuit de jeudi à vendredi, les républicains ont fait une proposition aux démocrates: repousser la date butoir et autoriser le dépassement provisoire du plafond légal de la dette. Ouf ! Non pas parce que la décision était décalée de six semaines mais parce que cette proposition était la démonstration que les républicains n'étaient pas si entêtés que cela et se refusaient à plonger le pays dans le défaut. Ne restait plus qu'à régler cette histoire de shutdown et c'était reparti comme en 40.
Sauf qu'en ce lundi matin, la réunion de samedi dernier entre républicains et démocrates n'a aboutit à aucun accord, ni sur le shutdown, ni sur le plafond de la dette. La proposition des républicains de décaler la date butoir a été rejetée par Barack Obama, qui a justifié sa décision par... hum... Noël. "Il ne serait pas intelligent, comme certains l'avancent, de repousser de deux mois le plafond de la dette et de flirter avec le premier défaut intentionnel au milieu de la saison commerciale de Noël", a déclaré Obama, cité par Le Monde.
Au-delà de l'actualité immédiate -- partons de l'hypothèse que les Etats-Unis éviteront de justesse la débandade généralisée cette fois-ci --, il faut bien reconnaître qu'il y a matière à s'inquiéter. Sans même parler d'un défaut, qui, selon l'avis général (du FMI en passant par la Banque mondiale, et tous les responsables politiques et économiques mondiaux) serait une catastrophe, les conséquences sur la dette américaine se font déjà sentir.
Posons déjà le décor général. La dette publique américaine est passée de 70% du PIB en 2008 à 103,6% l'année dernière. Et si jusqu'à présent, les Etats-Unis disposaient d'un blanc-seing pour s'endetter, le vent est en train de tourner. En 2011, Standard & Poor's privait les Etats-Unis de leur AAA et toutes les autres agences de notation ont mis la note américaine sous surveillance négative justement à cause de ce problème de dette.
Selon notre spécialiste, la révolution technologique de la "micro-usine de bureau" est si prometteuse, qu'elle a le potentiel de multiplier par 1 000 chaque euro investi : pour en profiter concrètement, continuez votre lecture...
Les rendements des bons du Trésor ont augmenté depuis mai dernier (et les propos de Ben Bernanke sur une possible réduction des achats de dette US par la Fed -- un projet qui n'est plus du tout d'actualité) et les récentes affres sur le budget et la dette n'ont pas arrangé la situation. La banque J.P. Morgan et le fonds Fidelity Investments ont annoncé la semaine dernière avoir vendu tous leurs bons du Trésor à court terme (à maturité octobre et novembre). J.P. Morgan a justifié sa décision en expliquant que la probabilité de voir les Etats-Unis faire défaut était faible mais qu'elle ne voulait prendre aucun risque pour ses investisseurs.
Le rendement des bons du Trésor (T-Bills) à un mois est ainsi passé de presque zéro début septembre à 0,21% et même, brièvement, 0,35% la semaine dernière.
Et la tension est montée d'un cran avec l'intervention de la Chine.
Les banques et fonds américains ne sont pas les seuls à se méfier des obligations américaines. Les détenteurs étrangers de bons du Trésor avaient déjà commencé à réduire leurs achats depuis le printemps dernier. "En avril et juin, les ventes nettes des détenteurs étrangers ont atteint un chiffre record, du jamais vu depuis... 1978, année depuis laquelle ces données sont disponibles. Avril avait déjà été un mois atroce. Juin est pire : plus de 40 milliards de dollars de délestage", rappelait Simone dans sa Stratégie.
La Chine, principal détenteur étranger de dette américaine, prend de plus en plus ses distances avec le billet vert -- et donc les Etats-Unis. Le week-end dernier, l'agence de presse officielle Chine Nouvelle a publié un édito appelant à "construire un monde désaméricanisé". L'empire du Milieu s'est récemment inquiété des dangers que les hésitations du Congrès font peser sur le dollar, et sur les détenteurs de bons du Trésor.
Outre une exaspération de plus en plus marquée devant les turpitudes shudown-esques, la Chine est passée à l'action en multipliant récemment les accords commerciaux et monétaires "hors dollar" non seulement en Asie mais aussi, et c'est un signe de poids, avec l'Europe.
La Banque populaire de Chine et la BCE viennent ainsi de conclure un accord d'échange entre le yuan et l'euro, pour 45 milliards d'euros sur trois ans. Cet accord facilitera les échanges commerciaux entre la Zone euro et la Chine puisque les banques chinoises auront ainsi plus facilement accès à l'euro, et inversement pour les banques européennes.
La Banque populaire de Chine a déjà signé des accords similaires avec le Royaume-Uni, la Corée du Sud, l'Australie ou encore Hong Kong.
Derrière ces accords, se cachent à la fois l'ouverture progressive du yuan et le contournement du dollar comme principale monnaie de réserve mondiale. Des touts petits pas dans ces directions, mais des pas quand même.
Une suggestion pour Barack Obama : pourquoi ne pas faire comme pour les élections pontificales ? Enfermer les membres du Congrès en conclave... les empêcher de sortir et les nourrir au pain sec et à l'eau tant qu'ils ne sont pas parvenus à un accord ? Cela résoudrait bien des problèmes.

Écrit par : L'enfoiré | 14/10/2013

Nouveau midterm. Les Américains votent ce mardi. Ils doivent élire leurs représentants et renouveler un tiers des sénateurs. Ces élections tirent leur nom du fait qu’elles interviennent à la moitié du mandat de 4 ans du président des États-Unis.
Côté positif, c'est la croissance du PIB et le chômage en baisse.
Côté négatif: la dette ne diminue plus.
Raisons: l'injection de l'argent QE quand nécessaire et l'indépendance énergétique.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-elections-de-mi-mandat-paralyseront-elles-definitivement-obama?id=8393493

Écrit par : L'enfoiré | 04/11/2014

Jérôme Jamin (professeur en Science politique à l’ULg): «Les républicains sont contre Obama mais n’ont pas de programme»

Les républicains ont largement gagné les élections de mi-mandat aux États-Unis, prenant ainsi le contrôle du Sénat et renforçant leur majorité à la Chambre des représentants. Un sérieux revers pour Barack Obama qui voit sa marge de manœuvre considérablement réduite pour le reste de son mandat.
Jérôme Jamin, professeur en Science politique à l’Université de Liège, a répondu à vos questions.

Quel est l’intérêt d’avoir des élections de mi-mandat qui mettent le pays sans dessus dessous ?
Les élections de mi-mandat permettent de diminuer l’excès de pouvoir lié aux prérogatives de la Maison Blanche. Hélas, et c’est logique dans un régime démocratique, elles servent aussi à ruiner les objectifs de l’adversaire, ce qui peut choquer l’évolution politique du pays.

Ces élections peuvent-elles vraiment affecter les pouvoirs du Président ?
La Maison Blanche et le Congrès se tiennent mutuellement. La première peut mettre un veto à une disposition législative, le second peut couper, voire annuler le budget d’une initiative présidentielle. Les deux acteurs doivent s’entendre, et le système est fait pour cela. Ici, un peu comme en Belgique lors de la crise institutionnelle, le système est déréglé en raison de désaccords trop forts pour que l’échange mutuel soit sain.

Pourquoi Obama est-il dévoyé alors que la croissance est revenue et que le chômage baisse ?
Ces bonnes nouvelles arrivent un peu tard pour son mandat – non pas que les effets aient pu venir plus vite, mais parce qu’on exige aujourd’hui des résultats immédiats. Les cycles électoraux sont tellement serrés qu’il est difficile pour un élu de pouvoir bénéficier des avantages de ses politiques publiques.

Pourrait-on voir dans le futur des candidats démocrates aux primaires américaines se distancer clairement de Barack Obama ?
Contrairement à ce qui se passe en Belgique ou en France, les gouverneurs, les députés et sénateurs peuvent ouvertement s’opposer à leur Président sans risquer une sanction interne au parti. Ils ont une large autonomie qui repose sur leur base électorale et leur poids financier. Les républicains sont à ce jour dans une situation risquée : être contre Obama sans être en possession d’un programme politique. Jeu dangereux qui devra prendre fin rapidement s’ils veulent être capables de faire face à Hillary Clinton.

Y a-t-il des précédents à la situation d’Obama ?
C’est en fait un phénomène structurel, surtout après deux mandats et trois élections de mi-mandats. Tous les présidents ont connu ce phénomène. Et Bill Clinton ne devait à l’époque son succès populaire que parce qu’il avait été extrêmement malmené par la tentative de procédure d’impeachment. Ce phénomène n’est pas très différent de ce que l’on peut voir en Europe.

http://www.lesoir.be/698949/article/debats/chats/2014-11-04/jerome-jamin-republicains-sont-contre-obama-mais-n-ont-pas-programme

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2014

No, he can't... Qu'est ce qui ne va pas avec Obama?

Hier, les Américains ont voté pour élire les sénateurs qui prendront leurs fonctions à partir du 1er janvier prochain. Comme on s’y attendait, les Républicains ont remporté une victoire écrasante, et ils domineront le Sénat américain, tout en renforçant leur majorité au Congrès.
Cela n’est pas si surprenant, compte tenu qu'il est habituel aux Etats-Unis que le parti au pouvoir ne soit pas le favori lors des élections de mi-mandat. En effet, ces élections mobilisent plus particulièrement les partisans des opposants du parti du président.
Cependant, cela signifie que le président Barack Obama aura les mains liées pendant les deux dernières années de son mandat. Il ne pourra prendre aucune décision, seulement traiter les affaires courantes.
Différents médias pointent l’échec cuisant pour un président américain qui avait été présenté comme une rock star il y a six ans.
Marc Fiorentino souligne sur mon Financier.com que cela ne devrait pas changer grand-chose : « Ce que disent les commentateurs, c’est que la politique est bloquée depuis 6 ans aux Etats-Unis, puisqu’Obama n’a quasiment rien fait depuis qu’il est président » :
« Je n'ai jamais compris le délire mondial, en France aussi étonnamment, lors de son élection. Combien de millions de T shirts "Yes I Can" ont circulé. Vous n'en trouverez plus un seul aujourd'hui. L'homme est au plus bas de sa popularité ».
«Les candidats démocrates en difficulté pour cette élection ont fait campagne en se démarquant, voire en s'opposant à Obama, tant son image est mauvaise. Ils ont préféré faire appel à Bill Clinton… », ajoute Fiorentino.
Il souligne que la reprise de l'économie américaine et le faible taux de chômage n’ont pas profité à Obama, qui est malgré tout accusé de nuire à l’économie. Et il juge que les résultats d’Obama en matière de politique étrangère sont « dramatiques » : « Il a fui de deux pays qu'il a laissés dans le chaos, l'Irak et l'Afghanistan, et il a laissé mourir la Syrie malgré l'utilisation d'armes chimiques et les autres pays en difficulté du Moyen Orient: plus besoin de pétrole... »

« Conclusion: Il faut se méfier de la pensée unique et du consensus...Il a toujours tort », dit-il.
« L’itinéraire d’Obama, de héros démocrate triomphant à pierre politique au cou des chances de son parti, est l’histoire d’un président qui s’est laissé rapidement distraire régulièrement par une série de crises au cours de son second mandat, dont certaines qu’il s’est infligées lui-même, et à la perception largement répandue que la Maison Blanche ne les a pas bien gérées », écrit le Washington Post. (...) « Cet échec pose des questions concernant l’efficacité du président, sa capacité à trouver des solutions, et plus généralement, sa capacité à diriger, tant au pays qu'à l'étranger.
« Ce gouvernement est très habile pour présenter certains de ses plans et ses solutions et il a donné de très bons discours. Mais la traduction de tout ceci en actions a été un problème au cours des six dernières années », estime David Rothkopf, auteur de «National Insecurity: American Leadership in an Age of Fear ». « En ce moment-même, de nombreux signes montrent que la gestion n’est pas vraiment le point fort de cette administration ».

« Obama n’est certainement pas sans mérites», écrit Conor Friedersdorf dans The Atlantic. Mais voici ce que je trouve alarmant: être confronté à un président qui :
1- a espionné chaque Américain ;
2- a couvert la torture;
3- a poursuivi une guerre contre la drogue ruineuse pour des minorités et des nations entières ;
4- a tué des centaines d'innocents avec des attaques de drones;
5- a mené la guerre contre un citoyen américain, puis l’a assassiné sans procès ;
6- a laissé des officiels de haut rang chargés de la sécurité nationale violer la loi en toute impunité ;
7- a persécuté des lanceurs d’alerte.

En dépit de toutes ces transgressions, plus de 4 Américains sur 10 approuvent encore ce que fait Obama »

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=ino-he-canti-quest-ce-qui-ne-va-pas-avec-obama&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2014

Etats-Unis : les électeurs meilleurs que les économistes

Quel chef d’État ne rêverait pas de se présenter à des élections avec une croissance de 3,5% et un taux de chômage de 5,9% ? Ce serait pour lui l’assurance de voir son camp triompher sur ses adversaires… Et pourtant, Barack Obama et les Démocrates viennent de perdre les élections de mi-mandat (midterms) ; ils étaient minoritaires à la Chambre des représentants et s’enfoncent encore plus, et ils perdent la majorité au Sénat au profit des Républicains.
Il n’y a aucune injustice dans ce résultat, au contraire ; il met en évidence le fait que la manipulation des statistiques a des limites, tout simplement. Ce ne sont pas les "économistes", les éditorialistes, les dirigeants politiques qui se sont exprimés, mais le peuple américain, et il sait que le chômage est grossièrement sous-estimé, notamment parce que des millions de chômeurs découragés sont sortis des statistiques. Il se rend également compte que la planche à billets de la Fed a provoqué un "effet richesse" (le QE fait monter la bourse et enrichit ceux qui possèdent des actions) qui génère un peu de croissance, certes, mais tout cela est bullaire et fragile. La situation générale des Américains ne s’est pas améliorée depuis la crise de 2008, il n'y a pas de véritable reprise économique, et ils viennent de le faire comprendre au pouvoir en place.
Ce fameux Quantitative easing (QE), qui a servi à masquer la misère, aura fait exploser le bilan de la banque centrale américaine de 800 milliards de dollars avant la crise à 4.500 milliards de dollars aujourd’hui. Toute cette dette n’a, au final, généré qu’un rebond limité du PIB. Le rendement est déplorable, mais il est vrai que cet argent a surtout servi à gonfler les indices boursiers. La présidente de la banque centrale, Janet Yellen, a annoncé la fin du QE, mais la réalité est plus complexe : la Fed a indiqué qu’elle continuera à réinvestir le produit des titres arrivant à maturité et à les garder à son bilan ; autrement dit, son bilan ne se contractera pas et elle continuera à faire un "mini QE" avec le produit de ses titres arrivant à échéance. Et surtout le taux directeur, fixé à 0%, le restera encore longtemps, permettant ainsi au système bancaire de se financer à des taux réels négatifs, ce qui constitue une incroyable rente.
Bref, ces élections midterm, c’est un peu le retour du réel, et il n’est pas joli à voir. Il faut le prendre comme un avertissement supplémentaire de l’inutilité et de la nocivité des plans de Quantitative easing, tels qu’ils sont pratiqués à travers le monde

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=etats-unis-les-electeurs-meilleurs-que-les-economistes&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 10/11/2014

Hey, l'Europe! Cela fait 50 mois d'affilée que les Etats-Unis enregistrent des créations nettes d'emplois!

Selon le dernier rapport de l’emploi aux Etats-Unis il y aurait eu 321 000 créations d’emplois non fermiers en novembre, bien plus que les 230 000 embauches qui avait été prévues par les analystes. Ce sont les meilleurs chiffres en matière d’emploi depuis le mois de janvier 2012, et c’est le 10ème mois consécutif au cours duquel plus de 200 000 personnes ont trouvé un emploi. On n’avait pas enregistré une suite de 10 mois successifs avec un tel niveau d’embauches depuis 1995 (à cette époque, il y avait eu une suite de 19 mois pendant lesquels on avait constaté plus de 200 000 créations d'emplois)
Les créations d’emplois du mois d’octobre ont également été révisées, et elles ont finalement atteint 243 000 emplois, et non pas 214 000, comme l’indiquaient les calculs préliminaires.
Au total, 2,6 millions de nouveaux emplois auront été créés en 2014 et il s’agit également d’un record, car cela ne s’était pas produit depuis 1999, lorsque Bill Clinton était au pouvoir. Et ce n’est pas tout: c’est aussi le 50ème mois consécutif avec des créations d'emplois nettes aux États-Unis. Jamais, depuis la fin des années trente, date à laquelle on a débuté le suivi statistique de l’emploi, une telle série n’avait été constatée.
Mais lorsque l’on se penche sur les chiffres de l’emploi américain de plus près, on découvre qu’il y a tout de même des points négatifs: 2% de la population active sont sans emploi depuis plus de six mois et le taux de participation demeure faible : seulement 62,8% des Américains travaillent, le taux le plus faible depuis 1978.
D’autres bonnes nouvelles concernent les salaires horaires: ils ont augmenté en novembre de 0,4%, par rapport au mois précédent. C’est deux fois plus que prévu. En outre, le taux de chômage parmi les 24 - 35 ans est en baisse constante.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=hey-leurope-cela-fait-50-mois-daffilee-que-les-etats-unis-enregistrent-des-creations-nettes-demplois&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/12/2014

Hillary candidate à la Maison Blanche, quel rôle pour Bill?
Hillary Clinton, la candidate qui ne va pas de soi

Elle fera tout, tout pour le... pardon tout pour être élue. Son mari l'a d'ailleurs souligné après ses huit ans de présence au plus haut niveau : dorénavant, un candidat Président n'a plus aucune chance d'être élu s'il ne fait pas les yeux doux aux minorités : la minorité gay, celle des amateurs d'herbe, la minorité hispanique dans les états du Sud et surtout la cubaine de Floride ( 39 grands électeurs ! ) qui vote toujours en bloc pour le candidat le plus négatif envers la fraterie Castro, ce qui a, entre autres, coûté la Présidence à Al Gore.
Seul le fils de Ron Paul, républicain libertaire qui s'est déjà posé comme candidat à l'investiture, pourrait changer le caractère ultra-conservateur du système politique américain. Tous les autres, qu'ils soient républicains ou démocrates ne rêvent que d'envenimer la guerre en Ukraine, Mme Clinton en premier.

http://www.lalibre.be/actu/international/hillary-candidate-a-la-maison-blanche-quel-role-pour-bill-552b81023570fde9b2ac3af7

Écrit par : Sapanhine | 13/04/2015

Hillary Clinton en 10 dates ou plutôt 10 citations

"Je suis née Américaine, au milieu du vingtième siècle, un moment et un endroit heureux. J'étais libre de faire des choix qui n'étaient pas disponibles aux générations précédentes de femmes dans mon propre pays, et qui sont inconcevables pour beaucoup de femmes dans le monde aujourd'hui", écrit-elle dans son autobiographie, "Mon histoire".

"Je me suis levée de ma table, je suis allée voir Bill et je lui ai dit: 'Puisque tu n'arrêtes pas de me regarder, et que je n'arrête pas de te rendre tes regards, autant qu'on se présente. Je m'appelle Hillary Rodham'".

"J'ai décidé qu'il était plus important que Bill soit réélu gouverneur plutôt que je garde mon nom de jeune fille. Et donc quand Bill a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat, le jour du 2e anniversaire de Chelsea, j'ai commencé à m'appeler Hillary Rodham Clinton".

"Les droits de l'homme sont les droits des femmes, et les droits des femmes sont les droits de l'homme".

"Bill et moi avons été accusés de tout, même d'assassinat, par certains de ceux qui sont derrière ces accusations. De mon point de vue, c'est la même campagne politique contre mon mari qui continue lors de l'affaire Lewinsky"

"Pourquoi le Sénat, pourquoi New York, et pourquoi moi? Tout ce que je peux vous dire est que les questions qui sont importantes pour cet Etat m'intéressent profondément"

"Je prends le président au mot qu'il fera tout pour faire adopter une résolution aux Nations unies et éviter la guerre, si possible".

"Même si nous n'avons pas été capables de briser le plus haut et le plus dur des plafonds de verre cette fois, grâce à vous, Barack, il a désormais plus de 18 millions de fissures"

"Je crois de tout mon cœur que c'est une nouvelle ère pour l'Amérique avec ce qui s'est passé en Birmanie"

"Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, j'assume la responsabilité dans les attaques de Benghazi, en Libye".


http://www.lalibre.be/actu/international/hillary-clinton-en-10-dates-et-10-citations-552ac6bf3570fde9b2a96ff1

Écrit par : L'enfoire | 13/04/2015

Les Clinton ont refait fortune avec leurs discours...

L'ancien président américain Bill Clinton et son épouse Hillary Rodham ont au moins gagné 30 millions de dollars sur les 16 derniers mois, principalement en donnant des discours dans des entreprises, des banques et d’autres organisations, affirme le New York Times. Le quotidien américain tient cette information des données financières fournies à la Commission électorale fédérale (FEC) dans le cadre de la campagne d’Hillary Rodham Clinton, qui est candidate démocrate pour la prochaine élection présidentielle aux États-Unis.
Au total, depuis le début de l’année dernière, le couple aurait participé à plus d'une centaine de conférences. En outre, la candidate à la présidentielle mentionne également que les ventes de son ouvrage autobiographique, « Hard Times », lui ont rapporté quelque 5 millions dollars.
Depuis que le couple a quitté la Maison Blanche à Washington en 2001, les Clinton auraient gagné plus de 125 millions de dollars. Bill Clinton aurait quant à lui gagné un total de près de 105 millions de dollars pour les 542 discours qu’il a pu donner.
L'ex-président est également mieux rétribué que sa femme, puisqu’il perçoit 250.000 dollars par discours en moyenne, contre 235.000 dollars pour son épouse.
En outre, le montant record gagné par Bill Clinton, qu’il a perçu pour une intervention à l’EAT Stockholm Food Forum en Suède, est de 500.000 dollars. De son côté, la somme maximum gagnée par Hillary Clinton pour un discours est de 350.000 dollars. De l’aveu même d’Hillary Rodham Clinton, les Clinton se trouvaient en quasi-faillite lorsqu’ils ont quitté la Maison Blanche.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-clinton-ont-refait-fortune-avec-leurs-discours&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 19/05/2015

Alors que Obama va bientôt quitter la maison Blanche, c'est le moment de connaitre Michelle

Michelle Obama chante du Beyoncé à tue-tête en mode karaoké dans une voiture (vidéo)
Quand Adele chante "Wannabe" des Spice Girls en voiture (vidéo)
BUZZ TÉLÉ L'animateur américain James Corden a trouvé le bon filon avec sa séquence "Carpool Karaoke". Le principe: inviter des stars à bord d'une voiture pour chanter des tubes à tue-tête en toute décontraction. Selena Gomez, Adele ou encore Jennifer Lopez ont accepté de participer... Avec à chaque fois plusieurs dizaines de millions de vues sur YouTube à la clé.
Cette fois-ci, c'est au tour de Michelle Obama de monter à bord du véhicule de James Corden aux portes de la Maison-Blanche. La première dame en profite pour faire le tour du propriétaire. En passant devant le bureau ovale, Michelle Obama explique: "Mon mari est là-dedans, quelque part". "Il est dedans maintenant?", demande James Corden, émerveillé. Réponse du tac au tac de Mme Obama: "Il a intérêt! En tout cas, c'est là qu'il a dit qu'il était..."
L'Américaine en a profité pour expliquer que cela faisait longtemps qu'elle n'était pas montée à l'avant dans une voiture. "Ce n'est plus arrivé depuis plusieurs mois. C'était avec ma fille qui apprenait à conduire. C'était la seule fois en 7 ans et demi." Et la voilà qui entame "Single Ladies", hit de Beyoncé sorti en 2008. Avec l'indispensable chorégraphie minimaliste de la main.

Guest star
Un peu avant la 10e minute, la chanteuse Missy Elliott fait son apparition sur la banquette arrière. Le trio se lance dans "This is for my girls", un hymne féministe visant à promouvoir l'éducation des jeunes filles dans le monde et dont Michelle Obama avait fait la promotion en mars dernier.
Très à l'aise dans ce genre d'exercice de communication millimétré, tout comme Barack Obama qui ne manque jamais une occasion de faire le show, Michelle Obama a une nouvelle fois marqué des points. A quelques mois de quitter Washington pour laisser la place à Hillary Clinton ou Donald Trump.

Vidéo:

http://www.lalibre.be/light/buzz-tele/michelle-obama-chante-du-beyonce-a-tue-tete-en-mode-karaoke-dans-une-voiture-video-5790997c357086b3e0d5c21f

Écrit par : L'enfoiré | 21/07/2016

Les années Obama

Barack Obama et ses conseillers relatent au jour le jour les péripéties d'une présidence qui voulait changer l'Amérique. Une immersion documentaire inédite dans la réalité de la Maison-Blanche, contée avec le souffle de la fiction. Acte I : comment, deux mois avant son investiture, Barack Obama doit mettre de côté ses ambitieuses promesses de réformes pour gérer la crise économique.
Le 4 novembre 2008, un immense espoir se lève, venu des États-Unis. L'élection du premier président noir de l'histoire américaine, issu par son père d'une famille musulmane, fait rêver non seulement son pays, mais aussi le monde entier, d'une nouvelle ère politique de paix et de justice sociale, qui tournera la page des années Bush. " Vous et moi, nous allons changer ce pays, et nous changerons le monde", lance-t-il à la foule euphorique qui l'acclame. Huit ans après, quel bilan Barack Obama laisse-t-il en quittant la Maison-Blanche ? Comment a-t-il exercé le pouvoir ?
Cette magistrale série documentaire tente de répondre en reconstituant de l'intérieur et en détail, grâce au récit de Barack Obama lui-même et de ses conseillers, mais aussi de nombre d'autres témoins clés, ce que furent, au jour le jour, les grandes étapes de ses deux mandats. En mettant en lumière la dimension éminemment humaine du pouvoir, Norma Percy et ses coréalisateurs parviennent à faire des arcanes d'une réforme financière ou des dessous d'une négociation technique sur l'assurance santé un palpitant scénario à rebondissements. Mais si leurs Années Obama rappellent parfois les séries Borgen ou À la Maison-Blanche, d'autant que le personnage principal a le charisme, voire le glamour, d'un héros de fiction, la rigueur de l'information n'est jamais sacrifiée aux ressorts de la narration. Au-delà du bilan d'Obama, cette immersion dans les coulisses de la Maison-Blanche révèle remarquablement toutes les contradictions et la complexité de la politique américaine contemporaine.

1. Yes we can!
Acte I : comment, deux mois avant son investiture, Barack Obama doit mettre de côté ses ambitieuses promesses de réformes pour gérer la plus grande crise économique que le monde ait connue depuis celle de 1929, et découvre que les Républicains ont résolu de le contrer par une opposition systématique. Les mesures qu'il prend pour prévenir l'effondrement de l'économie américaine sont impopulaires (son refus de nationaliser les banques et de punir Wall Street), chères (son plan de relance est le plus grand de l'histoire américaine) et controversées (sa décision de renflouer l'industrie automobile). L'état de grâce est terminé avant même qu'il ait concrétisé une seule de ses grandes promesses électorales - notamment celle de fermer Guantanamo, mise en échec lorsque les membres du Congrès refusent d'accueillir des détenus sur le sol américain. Il obtient néanmoins une petite victoire au sommet sur le climat de Copenhague, en s'invitant dans une réunion présidée par la Chine.
http://www.arte.tv/guide/fr/052421-001-A/les-annees-obama-1-4?country=BE

2. Le plus beau jour du président

Acte II : comment le nouveau président, contre l'avis de ses principaux conseillers, a tout risqué pour faire passer sa plus grande réforme, l'"Obamacare", lançant le chantier de l'assurance santé pour tous dès le début de son mandat. Un débat qui a exacerbé les passions américaines et coupé le pays en deux. Le texte est adopté à la Chambre des représentants, largement dominée par les Démocrates. Mais, au Sénat, la bataille est plus rude et Obama est obligé de faire des compromis qui affaiblissent le texte. Après une défaite surprise de la candidate des Démocrates dans le Massachusetts, Obama perd de plus sa courte majorité au Sénat. Il doit persuader Nancy Pelosi, la tenace présidente de la Chambre, d'utiliser toute son ingéniosité pour faire adopter le texte par ses troupes et négocier personnellement avec les députés anti-avortement de leur parti pour éviter une rébellion de dernière minute. Le 21 mars 2010, il réussit là où sept présidents avaient échoué avant lui, mais il en paiera le prix quelques mois plus tard. Aux élections de mi-mandat, il perd plus de sièges qu'aucun autre président depuis 1938, ainsi que le contrôle de la Chambre des représentants. Pendant tout le reste de sa présidence, il ne pourra faire voter aucune de ses grandes réformes par le Congrès.
http://www.arte.tv/guide/fr/052421-002-A/les-annees-obama-2-4?country=BE

3. La guerre à reculons

Acte III : comment, en dépit des espoirs que son discours, au Caire, a soulevés dans le monde arabe, Obama va échouer à sortir les États-Unis du bourbier créé au Moyen-Orient par la guerre de George W. Bush en Irak. Face aux révoltes dans certains pays arabes et à l'embrasement de la Syrie, il donne le sentiment d'hésiter à contretemps entre désengagement et intervention. Avant que, ironie de l'histoire, le pays le plus hostile aux États-Unis, l'Iran, lui accorde en 2015 sa première vraie victoire diplomatique. Un bilan en demi-teinte sur lequel le président sortant livre quelques réponses surprenantes - affirmant par exemple que sa volte-face, en 2013, sur l'intervention en Syrie proposée par la France, reste l'une des décisions "dont il est le plus fier". Cet épisode revient aussi en détail sur l'opération clandestine lancée par la CIA au Pakistan pour exécuter Ben Laden.
http://www.arte.tv/guide/fr/052421-003-A/les-annees-obama-3-4?country=BE

4. L'Amérique pure et dure

En 2012, la réélection d'Obama semble propice à réformer l'Amérique en profondeur sur des thèmes aussi capitaux que le port des armes ou l'immigration. Mais, après une série de bavures policières, c'est la question raciale qui va dominer la fin de son mandat. Cet ultime volet revient sur le massacre perpétré dans l'école primaire de Sandy Hook (Connecticut) et l'échec d'Obama pour imposer un contrôle accru des ventes d'armes. Y sont rappelés aussi les aléas de sa réforme de l'immigration, qu'il décide de faire passer en force, par décret présidentiel. Enfin, la série se clôt sur la colère grandissante des Noirs à travers le pays, qui à Ferguson (Missouri), en août 2014, donne lieu à de véritables émeutes. Obama raconte comment, en tentant de ramener le calme, il a cherché à s'inspirer de l'héritage de son héros, Martin Luther King.
http://www.arte.tv/guide/fr/052421-004-A/les-annees-obama-4-4?country=BE

Écrit par : L'enfoiré | 07/10/2016

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