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15/11/2012

Il y a de l'eau ferrugineuse dans le gaz

L'énergie, la phobie à la crème pâtissière! Le pétrole le sujet de conversation préféré avec l'embout du tuyau de la pompe en main et qui donne de l'urticaire au portefeuille! Le monstre du Loch Ness, par excellence.

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Pour remettre les pendules à l'heure, le 11 janvier dernier, la RTBF avait remis le couvert sur la table avec l'interview de Pierre Terzian, qui était interrogé au sujet du pétrole

Il disait que la barrière des 100 euros pour le plein d'essence, n'était pas loin. Près de deux euros, le litre de super. Aujourd'hui, on apprenait qu'il remontait à 86,35$ tandis que le plan Marshal wallon avait du plomb dans l'aile.

Un véritable yo-yo, ce prix du pétrole.


En janvier, Terzian disait en substance (c'est le cas de le dire...): "Oui, il y a un pic de production. Oui, il pourrait y avoir une grave pénurie en 2015. La consommation et la production sont comme le chat qui suit la souris, qui la rattrape à un point qui ressemble à l'infini. Tout dépend des moyens que le chat y met pour la rattraper. Pour se bouger les puces, le consommateur sera souvent obliger de mettre la main à la poche, mais, pas de panique car il y a de la réserve en attendant l'avant-garde et la garde qu'apporte l'économie verte". 

L'étendue des désaccords entre les pros et les contres du pétrole, il y a longtemps déjà, je les avais déjà mis en avant dans "La face cachée du pétrole", "La réponse de la bergère au berger".

Sans énergie, rien n'est permis. Cependant, il faut se rappeler que la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas et que l'on épargne pour des moments où elle devient indispensable.

Le guépart ne court pas longtemps à sa vitesse maxi derrière l'impala alors que celui-ci n'a aucune envie de lui laisser ses entrailles en chemin en lui en fait voir des vertes et des pas mûres. 

Le problème chez l'homme, c'est qu'il y a la question "prix à payer" qui est venue s'ajouter. La monnaie d'échange...

En consommateur avisé, il penserait à diminuer sa consommation dans son habitation contre les intempéries, à ne pas avoir à se déplacer pour gagner sa "croûte". Le malheur, c'est que celui qui en a le plus besoin de cette "croûte", qu'on appelle le "pauvre", il ne peut concéder à cette envie de changer ses habitudes de consommation pour se protéger de ses pertes d'énergie pour protéger son logis ou diminuer ses déplacements. 

Le 8 juillet dernier, rebelote, "La fin du pétrole" de "Vu du ciel" ressortait sur France3. Rêves et cauchemars de la modernité qui se retrouvaient à la croisée des chemins dans ses choix énergétiques.  

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole sur un graphique clair. Bien sûr, il y a les graphiques qui expliquent tout.

Alors, pour dire du pétrole qu'il est le plan des de fin de la partie des globalistes comme outil de la création du chaos qui verra l'avénement du Nouvel Ordre Mondial, il faudrait faire quelques bons pas de côté pour l'extrapoler sur l'avenir.

Les solutions de remplacement existent mais elles butent sur de nouveaux problèmes techniques souvent en relation avec la pollution que la production ou l'utilisation entraînent avec, pour la fine bouche, la politique qui hésite au milieu du gué.

1.jpgCar la résurgence des crises successives se présente et aucune classe d'actifs, n'y résiste ad vitam.

Dans le passé, le pétrole a évité des déforestations  encore plus drastiques comme il était dit dans l'émission "Vu du ciel".

Le problème est que notre consommation quotidienne est devenue une gabegie pour répondre aux buts à atteindre et rien ne présage à ce qu'ellle diminue dans le futur avec les pays émergent qui veulent, à leur tour, leur part du gâteau avec en plus la cerise à son sommet.

Le pétrole pue, c'est évident. Mais il a des avantages et des inconvénients. Il ne sert d'ailleurs pas uniquement d'énergie.

Le plastique dont il est issu, existe dans tout ce qui nous entoure. Il fournit les matériaux isolants, emballages, pièces de voitures, d'avions pour ne fut-ce qu'en réduire le poids.

0.jpgLa Belgique détient le pompon de la production de plastique avec 595 kg par habitant en 2010 (NL:332 kg, D:2,7 kg, F:126 kg), avec Recticel, Deckeuning, Solvay, NMC.

Puis, il y a toujours, quand on consomme, une respiration qui naît par la seule réaction de la spéculation. 

Il faut interdire la spéculation pure sur le pétrole. Extraits: "La forte hausse des prix du pétrole que l’on observait, résulte de facteurs hors de notre contrôle, comme la croissance de la Chine et de l’Inde, qui contribuent fortement à la hausse de la demande mondiale en pétrole. Mais elle provient également de facteurs sur lesquels il est possible d’agir, et en particulier la spéculation sur le pétrole, estime Joseph P. Kennedy II, qui préside Citizens Energy Corporation, une ONG qui vient en aide aux pauvres aux États Unis et dans le monde, dans le New York Times.
0.jpgEn 2009, les marchés à terme négociaient plus d’un milliard de barils de pétrole par jour. Comme le monde entier ne produit que 85 millions de barils réels, cela signifie que plus de 90% des contrats portant sur le pétrole sont spéculatifs. Du fait de cette spéculation, on constate une déconnexion totale entre les coûts d’extraction, qui se montent à 11 dollars par baril en moyenne dans le monde, et le cours du baril, qui frôle les 100 dollars. Selon Rex Tillerson, la spéculation pure représente 40% de ce montant, ce qui a été confirmé par un rapport récent de la Federal Reserve Bank de St. Louis. 
Les accises et les taxes pour soutenir les États font le reste avant d'atteindre les consommateurs finaux.  Pour certains économistes, la spéculation est bénéfique, parce qu’elle permet de mieux répartir les risques pour les opérateurs du secteur de l’exploitation pétrolière si ce n'était pas la plus grosse partie de cette spéculation qui provient des Hedge Funds, dont l’intérêt est de faire monter les cours pour augmenter leurs profits. Le pétrole est une ressource stratégique, omniprésente. Lorsque les cours du pétrole se mettent à monter, c’est toute la chaîne des prix de l’économie qui se met à grimper derrière lui. En 2008, le Congrès américain avait fait passer une loi pour imposer plus de transparence pour limiter la spéculation pure à 25%. Pour que les fondamentaux de la vie, la nourriture, le logement, la santé, l’éducation subsistent, il faut que l’énergie reste abordable pour tous". 

On apprenait, alors, pour un tour que l'essence et le diesel partent à la baisse jusqu'au round suivant où elle sera à la hausse.

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Aux dernières nouvelles, les États-Unis se sont remis à pomper les dernières réserves de pétrole au Texas. La volonté est de ne plus en importer, d'être auto-suffisant sans trop se préoccuper des écolos qui crient aux scandales face aux nouvelles méthodes utilisées pour pomper le pétrole et le gaz non-conventionnel.

Le pétrole abiotique, une autre théorie?

En période de crises, on parle de relances, de réindustrialisation comme Obama voudrait le faire pendant son deuxième mandat. Cela nécessitera beaucoup d'énergie.

Ce que disait Pierre Terzian, en début d'année, tient toujours.

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On peut presque tout faire, à condition d'avoir les moyens suffisants pour y arriver aussi bien chez les producteurs que chez les consommateurs qui devront l'assumer. Ce sont ces derniers qui imposent, en définitive, la ligne de conduite, en fonction de ce qu'ils sont prêts à sacrifier et les premiers qui répondront à la demande. Encore une histoire de poule et d’œuf, en quelques sortes. 

Les solutions existent et étaient révélées dans "La fin du pétrole". 

0.jpgPuis, il y a les surprises. Le S&V de juillet enfonçait le bouchon et "osait écrire" qu'il y a plein de pétrole en France! Un fabuleux gisement même sous le bassin de Paris. Le pétrole de roche mère ou pétrole de schiste digne du Moyen-Orient ! Entre 20 et 65 milliards de barils de brut qui représente 30 années de consommation nationale mais dont deux milliards étaient réellement exploitables. Les griefs sont nombreux: consommation énorme d'eau, contamination des nappes phréatiques potentielle, quadrillages des plates-formes dans le paysage...

En cette période de relance de l'économie, le pétrole sous toutes ses formes va encore vouloir giclé de partout.

Consommer ou mourir est presque les seules alternatives. L'antagonisme entre le rejet ou l'attentisme de la France et le pragmatisme des États-Unis resurgit de plus belle. La Belgique n'aurait pas beaucoup de gaz de schiste dans son sol, mais des réserves de biomasses, d'après le géologue Alain Préat

La recherche continue pour diminuer le problème écologique et l'utilisation de l'eau. La fragmentation via un arc électrique qui réduirait son utilisation et les fissures, l'injonction de CO2, de l'air comprimé ou d'hélium.   

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Dans un marché baisser, c'est toujours la complaisance qui prime. Pour éviter des pertes superflues, il faut forcer à penser aux choses à ce qu'on ne pense pas de prime abord comme le remarquait une économiste: "Qu'est-ce que les gens ont tous oublié ? A propos de quoi sont-ils devenus complaisants ? Complaisant, il l'ont été concernant la guerre qui fait rage au Moyen-Orient entre l'Arabie Saoudite et l'Iran qui empire de jour en jour. Pas une guerre civile en Syrie décrite comme une guerre entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Une répétition du scénario qui se déroule dans la région depuis le début du Printemps arabe. Les régimes autoritaires (autrefois soutenus par les alliés américains et européens) ont disparu. Ils ont laissé un vide gouvernemental que se disputent les Sunnites, les Chiites et d'autres groupes. Il y a cinq ans, tout signe d'insurrection civile dans le monde arabe suffisait à faire grimper le prix du pétrole. La prime “géopolitique” du pétrole a largement contribué à sa hausse vertigineuse vers 145$ en 2008. Ensuite la combinaison de la crise financière et la dégringolade de la croissance et les prix du pétrole se sont mis en chute libre avant de se remettre à grimper. Le prix spot du Brent a grimpé dans la foulée seulement par suite d'effets géopolitiques et d'une guerre par procuration. L'Iran, l'Arabie Saoudite et la Turquie tentent de tirer leur épingle du jeu. Obama, pendant son deuxième mandat, devra s'y atteler et garder son attention vers l'Asie et le Moyen-Orient puisque la guerre contre l'Iran considérée comme calmée. Les traders, quant à eux, se réservent toujours l'autre alternative de ce qui arriverait au prix du pétrole, si l'Iran fermait le détroit d'Ormuz, toujours obsédés par la politique monétaire et les déficits budgétaires. Une guerre ouverte avec l'Iran? Non.  D'abord, le sabotage industriel par le biais de logiciels comme Stuxnet et Flame est beaucoup plus simple. Le deuxième objectif, calmer les alliés dans la région.

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Puis, comme une sorte de miracle, remarquer que la combinaison des forages horizontaux et de la fracturation hydraulique a déverrouillé de gigantesques réserves d'énergie auxquelles les États-Unis ne pouvaient pas accéder auparavant. 

Cette technique consiste à pulvériser de l'eau à très haute pression dans la roche à 2500 mètres de profondeur mais, elle pose problème à de nombreuses associations environnementales. Le gaz de schiste bitumineux, le pétrole offshore sont là pour rendre le Moyen-Orient moins important, moins dépendant économiquement et géopolitiquement. 

Le Qatar, le plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) reste un important aiguillon pour l'exploration énergétique et la production non-conventionnelle partout dans le reste du monde. De l'offshore d'Afrique de l'Est au Cooper Basin, la technologie des champs pétroliers a libéré le monde de la dépendance pétrolière au Moyen-Orient. 

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Le mot d'ordre est de renforcer la tendance de trouver et produire sa propre énergie ou une énergie provenant de régions qui ne sont pas au beau milieu d'une guerre de religion majeure.".

"Connexions" reposait la question des énergies non-conventionnelles à la population belgeLa Belgique, jusqu'ici, s'approvisionne en électricité à l'étranger à raison de 30% de sa consommation.

Le problème des fissures dans les centrales nucléaires a réveillé les craintes de pouvoir s'approvisionner en énergie pour les grands froids de l'hiver. Le gouvernement français ne veut pas entendre parler d'extraction des gaz de schiste sur son sol alors que les États-Unis, toujours pragmatiques, se sont lancés à fond dans cette bataille. 

2.jpgLe recours aux gaz de schiste pourrait augmenter le PIB américain annuel de l'ordre de 0,2%. Un atout appréciable mais pas nécessairement une révolution et qui sait, peut-être, une autre forme de  "kick the can down the road".  

Tôt ou tard, les choix de l'Amérique vont forcer l'Europe réticente, à remettre ses propres modes d'approvisionnement énergétique en question. La Chine possède des réserves qui dépassent celles des Etats-Unis. 

Et puis quand y a plus, on peut toujours en fabriquer. Les micro-algues n'attendent qu'une exploitation. 

Le livre de Yves Cochet "Pétrole apocalypse" rappelait que les énergies fossiles étaient déclinantes.

Mardi dernier, c'était lui l'invité de la Première pour en parler.

Pour lui,  son credo, c'est revenir à l'énergie verte, au durable, à la récupération, au recyclage et oublier les énergie fossile comme le charbon.

Une heure de soleil fournit l'électricité pour toute la planète pour un an. Il envoie 7500 fois plus d'énergie que l'humanité en consomme mais ce sont les plantes qui en profitent le plus avec la photosynthèse. Tout à fait. 

Les énergies renouvelables deviennent de plus en plus importantes. C'est évident. 

Le "Science et Vie" de juin 2011 titrait "Un succès sous condition" en parlant des deux voies: panneaux photovoltaïques et centrales à miroirs.

Former 500 réacteurs nucléaires et des milliers de centrales au charbon ou à gaz alors que le coût du solaire est à multiplier par quatre, c'est une place difficile à trouver au soleil entre centraliser ou autonomiser. C'est aussi un besoin d'inventer la batterie efficace qui récupère et stabilise l'électricité bien plus longtemps qu'aujourd'hui.

A la mer Rouge, le soleil produit 300 W par m2 et par an, tandis qu'à Londres, cela descend à 105 W/m2/an. Toujours une question de rendement.

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Dans le désert du Sahara, il faut aussi prévoir le nettoyage des capteurs pour contrer les vents de sables. Comme rien n'est à proximité, ce serait aussi passer au courant continu de un million de Volt pour contrer le problème de perte suite à l'effet de Joule du courant alternatif.0.jpg

Quant au vent, là, tout dépend du souffle. Que l'on jette un coup d'oeil vers le Danemark, là, où on les installe en mer, ces belles éoliennes. La marée motrice avec les marées de La Rance, ce serait con de ne pas aller lui prendre ce qu'elle a dans le ventre.

L'Islande, sur ses volcans, avec la géothermie, est certainement avantagée.

En résumé, tout n'est pas exploitable et rentable, ni propice partout. 

Le solaire spatial avec satellites et lasers à infrarouge, cela marche, ce serait une bonne solution quand il n'y a pas de nuages à traverser pour arriver sur Terre. 

0.jpgAvoir tort d'avoir raison trop tôt, c'est peut-être le risque des décideurs. Changer de mode de vie dans un sens ou dans l'autre, demande d'énormes investissements et un retour sur investissement pour réinvestir à nouveau dans un cycle sans fin.

L'obsolescence des matériels doit être comptabilisée avec la rentabilité. L'amortissement fait partie du prix.

Sans les subsides des États, les citoyens prendront les moyens les moins chers pour s'énergiser ou pour s'en prémunir. Beaucoup de sociétés de capteurs solaires locales se sont plantées, attaquées par la concurrence des prix bas chinois.  

Les nanotechnologies, aimées ou non, vont devoir révolutionner les idées reçus en multipliant la rentabilité par un facteur important.

La fusion nucléaire, le fameux "Soleil sur Terre" a coûté et coûtera encore des sommes considérables. Ok. C'est pour dans un futur de 50 ans. Encore d'accord. Quand on y arrivera le problème de l'énergie n'en sera peut-être plus vraiment un.0.jpg

Les gens n'ont jamais aimé avoir raison tout seuls.

Celui qui gagnera deviendra demain le maître à danser de la planète.

Ce sera celui qui aura les idées larges qui aura testé avant les autres, avec des vues opportunistes souvent plus hybrides qu'on le croit. Être hybride par opportunisme, c'est quelque part comme fait la Science qui n'est jamais contente de ce qui est à sa disposition et continue à chercher toujours autre chose de meilleur, de plus efficace, parfois à fonds perdus.

Yves Cochet rappelait, mardi encore, la phrase de Woody Allen, "il est toujours difficile de faire des prévisions, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir".

Quant au passé, imaginons ce qui se serait passé, s'il y avait eu un parti des écologistes, il y a un peu plus de 150 ans. La voiture, les voyages, n'existeraient pas aujourd'hui. Le pétrole a été exploité en 1857 en Roumanie et en 1859 aux États-Unis, dans l'État de Pennsylvanie. Cinquante ans plus tard, il y était devenu une matière première  stratégique.

0.jpgL'Atlas des utopies (Le Monde) a un chapitre qui imaginait un futur à 100% de renouvelable. Capter l'énergie au plus proche de la source solaire ou récupérer les orages. Une discussion intéressante et un graphique qui montrait les pays scandinaves parmi les candidats les plus vraisemblables. La Suède étant dans le top de tête actuellement.

Aujourd'hui, le pétrole dit non-conventionnel est une sorte de retour aux sources.

Le secteur de l'énergie verte va rapidement perdre de l'argent.

Cinq "contre-révolutions" le prouvent et disent que:
1. Les États peuvent, à présent, revendiquer les réserves d’énergies fossiles jusqu'à 200 milles marins des côtes.
2. La découverte de "nouveaux" champs pétrolifères conventionnels.
3. La découverte de "nouveaux" champs gaziers conventionnels.
4. L'essor du gaz de schiste (selon Furfari, il s'agit plutôt de "gaz de marnes" ou " de pélites").
5. L'essor du pétrole de schiste.

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Suivre les réflexes chinois qui n'acceptent aucune ingérence dans leur politique. Nous ne seront pas loin de ce qu'il faut faire. Eux, attentistes, investissent dans tous les types d'énergies dits "hybrides". 

Cette histoire de gaz de pétrole m'en a rappelé une autre: celle de Bourvil qui avait un sketch toujours en noir et blanc qui disait "J'arrête de boire".

Lui, au moins, il devait avoir tout compris.

     

L'enfoiré, 

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Citations:

 

  • « Le désir c'est une énergie, et l'énergie c'est du désir. », Philippe Labro 
  • « En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ? », Roger Molinier
  • « Mon grand-père allait en chameau. Mon père, en voiture. Moi, en jet privé. Demain, mon fils reprendra probablement le chameau », le cheikh arabe qui concluait le documentaire "Fin du pétrole".

 

1.jpgMise à jour 25/04/2013: Le gaz US mine la chimie européene.

 

 

 

0.jpgMise à jour 22/05/2013: Rifkin dit que pétrole et gaz de schiste sont des énergies du passé. Le problème, c'est que le vrai futur est encore loin.

Commentaires

Mais si, lhistoire ancienne de Bourvil ne vous plait pas, vous voulez cela de manière plus moderne, cela pourrait être une histoire inextricable d'oeufs et d'omelettes.

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-13-11-12?id=1775281

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2012

Pour voir ce qu'on en dirait dans les idées et les internautes français
"Gaz de schistes : nul n’y échappera" ( http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gaz-de-schistes-nul-n-y-echappera-125846#forum3535690 )
Là, cela commençait fort.
Les cotations de l'article, 53% de contre.
Quant aux commentaires, il y avait de l'humour et du lourd très franco-français.
Dans l'un d'eux, je me suis moinssé pour montrer ma bonne volonté !

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2012

Précisions apportées par la Quotidienne:
http://quotidienne-agora.fr/2012/11/16/etats-unis-vraiment-nouveaux-rois-petrole/
Quelles seront les conséquences d'un gaz naturel très peu cher sur la croissance américaine ? D'après, le cabinet IHS Global Insight, le gaz de schiste américain devrait permettre la création de 870 000 emplois aux Etats-Unis d'ici à 2015 (à nuancer cependant en mettant en perspective : le nombre total d'emplois aux Etats-Unis est de moins de 135 millions, contre 138 millions avant la crise). Et le gain de compétitivité est évident, soutenant la politique de relocalisation industrielle encouragée par Barack Obama.
Et toujours selon IHS Global Insight, la production industrielle pourrait augmenter de 2,9% en 2017 et de 4,7% d'ici à 2035.
Enfin, selon une étude de la banque UBS, l'exploitation du gaz de schiste ferait gagner aux Etats-Unis 0,5% de PIB en plus chaque année dans les cinq années à venir.

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2012

Les parcs éoliens off-shore vous coûteront bientôt 14 milliards en certificats verts

Grâce aux subsides fournis par le gouvernement, les gérants des parcs éoliens réalisent deux tiers de leur chiffre d’affaire. Selon la CREG, la facture pour le contribuable sera salée ces 20 prochaines années.
Les certificats verts font la bonne affaire des exploitants de parcs éoliens
Selon un article parut ce lundi dans la Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg, les exploitants de parcs éoliens en mer du Nord engrangent d’énormes bénéfices parce qu’ils réalisent deux tiers de leur chiffre d’affaires grâce aux subsides. Le gouvernement fédéral souhaiterait d’ailleurs revoir le système en vigueur et diminuer ces subsides de 20%.
Deux tiers du bénéfice grâce au contribuable
Selon les résultats annuels de Belwind, la plus grosse entreprise dans le secteur de l’énergie éolienne, a réalisé un chiffre d’affaires de 90,5 millions d’euros entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012. À peine un tiers provenait de la vente d’électricité tandis que deux tiers étaient issus de recettes liées aux certificats verts.
Selon des estimations de la commission de régulation, la CREG, les 7 parcs éoliens construits en mer du Nord (off-shore) coûteront dans les 20 prochaines années au moins 14 milliards d’euros au contribuable.

Ces subsides constituent les rentes que les centrales nucléaires payent dans l'investissement dans les énergies vertes.

http://www.lesoir.be/122434/article/economie/2012-11-19/parcs-%C3%A9oliens-off-shore-vous-co%C3%BBteront-bient%C3%B4t-14-milliards

Écrit par : L'enfoiré | 19/11/2012

L’énergie est un facteur capital du développement économique. Deux informations nous sont parvenues la semaine dernière, qui démontrent, si c’était encore nécessaire, que les grandes puissances l’ont bien compris.
On a ainsi appris que la Russie, via le géant pétrolier Rosneft, détenu à 75% par le Kremlin, veut investir 500 milliards d'euros pour accroître sa domination du marché mondial. La majeure partie de ces dépenses est liée à des projets dans l’océan Arctique, l’un des grands enjeux géostratégiques du moment. Cette information, et ce n’est pas un hasard, est tombée quasi en même temps que la publication du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie, qui fait le point sur les perspectives du marché de l’énergie dans le monde. Un rapport qui annonce tout simplement un bouleversement de la donne énergétique mondiale dans les dix ans à venir. Il prévoit en effet que les Etats-Unis deviendront le plus gros producteur de pétrole du monde d’ici 2017, dépassant l'Arabie Saoudite… et la Russie. Et dix ans plus tard, soit avant 2030, l’Amérique sera autosuffisante en énergie. C’est-à-dire qu’elle n’aura plus besoin d’importer du gaz ou du pétrole, et qu’elle pourra même en vendre à l’étranger.
Comment une telle révolution a-t-elle pu se produire aussi vite ? Parce que les Etats-Unis ont pris à bras-le-corps le problème de leur dépendance énergétique, et qu’ils ont décidé de se lancer résolument dans la production d'énergies non conventionnelles. De quoi s’agit-il ? De gaz, et désormais aussi de pétrole, extraits de la roche (c’est pour cela que l’on parle de gaz ou de pétrole de schiste) par des moyens sophistiqués mais désormais accessibles aux principaux producteurs. Les Etats-Unis ont ainsi balayé d’un revers de la main la question qui déchire l’Europe, celle des conséquences écologiques de ces procédés non conventionnels.
Et en Europe, donc, que se passe-t-il? Comment prend-on en compte les conséquences de notre dépendance énergétique à l’égard des géants extra-européens ? Eh bien en Europe, non seulement on s’interroge toujours sur l’opportunité d’explorer le sous-sol à la recherche de gaz de schiste, mais on se tâte aussi sur la prolongation –ou non- de la durée de vie des centrales nucléaires. Et bien sûr, on paie la facture.

http://www.lecho.be/debats/edito/Independance_energetique_enjeu_geostrategique.9269814-622.art?utm_medium=email&utm_source=SIM&utm_campaign=MORNING_COMMENT

Écrit par : L'enfoiré | 19/11/2012

Redonnait sa version
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=7900664&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 02/01/2013

L'Islande, parlons-en.

3 minutes de courage politique à Davos: 'Nous n'avons pas voulu faire comme l'Occident et nous avons laissé les banques faire faillite'

Le Forum économique mondial de Davos se déroule comme prévu, avec son lot de tapes amicales dans le dos et de discours d’auto-congratulation… Et puis il y a eu cette intervention du président islandais, Olafur Ragnar Grimson, interviewé par Stephen Cole d'Al-Jazeera. Il lui a expliqué la capacité du pays à faire des choix à contre-courant des politiques traditionnelles était ce qui expliquait la sortie de crise de l’Islande.
"Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière », explique Grimson.
Le président pense que cette politique, et en particulier, le choix de laisser les banques faire faillites, aurait aussi pu marcher ailleurs en Europe : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l'économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ».
« L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle».
« Nous suspectons que son passe d’accès à Davos pourrait ne pas être renouvelé l’année prochaine… », ironise le blog Zero Hedge.

http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=3-minutes-de-courage-politique-a-davos-nous-navons-pas-voulu-faire-comme-loccident-et-nous-avons-laisse-les-banques-faire-faillite&language=fr&utm_source=newsletter&utm_mediu

Écrit par : L'enfoiré | 05/02/2013

Le gaz de schiste, menace pour la Belgique

L’explosion de la production mondiale de gaz de schiste a déjà des répercussions chez nous. Et pourrait menacer notre compétitivité
Le gaz de schiste va-t-il empoisonner la compétitivité belge dans les années à venir ? L’exploitation de cette ressource a connu une explosion durant la dernière décennie aux Etats-Unis, bouleversant la carte énergétique de la planète.
Alors qu’en 2009, les réserves gazières étaient évaluées à 60 ans de consommation, on les estime désormais quatre fois plus importantes grâce à l’évolution des technologies d’extraction des gaz, tant « conventionnels » que « non conventionnels ». Parmi ceux-ci figure principalement le gaz de schiste, dont l’émergence, couplée à l’érosion de la demande en gaz, a poussé les cours du gaz à la baisse. Cette diminution profite aux consommateurs belges, et principalement aux clients de « petits » fournisseurs, mais cet effet positif a également ses revers. L’afflux gazier a ainsi provoqué une chute des cours du charbon. Conséquence : les électriciens européens délaissent le gaz au profit du charbon pour faire tourner leurs centrales thermiques, ce qui est nettement plus polluant. Un mouvement amplifié par la dégringolade du prix de la tonne de CO2 en Europe, descendue voici trois semaines sous les 5 euros, contre 35 en 2008. Polluer ne coûte plus…
A ces éléments s’ajoutent une architecture de marché européenne inadaptée à la nature des moyens de production, un soutien massif et mal géré des énergies renouvelables, une cacophonie politique quant aux moyens de production à privilégier… La faiblesse des prix gaziers américains ainsi que l’état du marché énergétique européen, menacent à terme la compétitivité européenne.
Les réserves de gaz de schiste que le sous-sol belge recèle semblent trop faibles selon plusieurs experts pour justifier leur exploitation. Heureusement pour l’environnement, malheureusement pour l’économie.

http://www.lesoir.be/187345/article/economie/2013-02-11/gaz-schiste-menace-pour-belgique

Écrit par : L'enfoiré | 11/02/2013

Bruno Coppens avait aussi son certificat vert sous son café serré

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-bruno-coppens-21-3-13?id=1808836

Écrit par : L'enfoire | 21/03/2013

L'exploitation du gaz de schiste provoque une nouvelle révolution industrielle aux Etats-Unis, notre industrie chimique s'en inquiète.

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_ecomatin?id=7980729&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 25/04/2013

LA FAUSSE PROMESSE D'UNE ÉNERGIE PROPRE
D'ici à 2050, les fournisseurs d'électricité devront produire de l'énergie sans émettre de dioxyde de carbone (CO2). L'éolien et le solaire font naître des espoirs, alors qu'ils ne couvrent que 1 % de l'approvisionnement en énergie en Europe. En revanche, l'industrie du biogaz se développe. Seul souci : pour alimenter cette filière, il faut de la biomasse, matière organique, qui, après transformation, produira de l'énergie. À l'origine, celle-ci devait provenir des déchets agricoles. Mais, au final, les exploitants préfèrent cultiver du maïs, et utilisent pour cela... du fioul. L'essence consommée par les 7 500 centrales de biogaz allemandes génère ainsi 2,5 millions de tonnes de CO2 par an, des données qui n'entrent pas dans le bilan carbone de l'Union européenne. Cette céréale sert aussi de base aux biocarburants. En Europe, l'extension de sa production se fait au détriment des parcelles en fourrage ou des tourbières qui constituent d'importantes réserves de CO2. Au Brésil, elle provoque la destruction de pans entiers de la forêt amazonienne, libérant au passage des tonnes de gaz à effets de serre. En Europe, les centrales thermiques sont censées remplacer le charbon par du bois, mais les résultats ne sont guère probants. Partout, des multinationales régissent le marché de l'énergie. Ce documentaire donne la parole à des syndicalistes paysans, des experts, des commissaires européens et des militants écologistes pour mieux décrypter certaines collusions d'intérêt entre politiques et industriels.

http://videos.arte.tv/fr/videos/la-fausse-promesse-d-une-energie-propre--7495620.html

Écrit par : L'enfoire | 17/05/2013

Aujourd'hui encore, les biens parcourent des milliers de kilomètres de leurs lieux de production vers leurs lieux de consommation... et non plus par caravane ou sur des frégates. Ce qui ne signifie pas que la question du transport ne reste pas un enjeu crucial... et tout particulièrement quand il s'agit de gaz.
Au coeur du problème : le transport. Deux méthodes existent :
- soit par pipelines, qui permettent de transporter du gaz sous haute pression ;
- soit, soit forme liquide (gaz naturel liquéfié, ou GNL), via des méthaniers.
Deux moyens de transports qui sont complémentaires, les pipelines étant utilisés pour le transport terrestre (les pipelines sous-marins étant extrêmement coûteux), et le GNL pour le transport maritime. Mais alors que la carte de l'offre et de la demande en gaz est en profonde mutation, la question de son transport devient donc cruciale. Le marché du gaz est en effet pleine mutation. Une transformation profonde qui touche non seulement les pays producteurs mais aussi les pays consommateurs. Une mutation qui devrait changer la donne et profiter à certaines de nos valeurs.
Aujourd'hui, c'est la demande asiatique qui tire le marché du gaz. Selon GDF Suez, la consommation de gaz devrait y augmenter de 3,5% par an et ce jusqu'en 2035. Deux dévoreurs de gaz : le Japon et la Chine.
Le Japon, déjà pauvre en hydrocarbure et dépendant de l'étranger en matière d'énergie, a vu sa consommation de gaz littéralement exploser depuis la catastrophe de Fukushima. L'Archipel est le premier importateur de gaz au monde, importations qui représentent 1/5e de la production mondiale.
La Chine, elle aussi grande consommatrice de gaz. Toujours selon GDF Suez, l'augmentation de la consommation de gaz dans l'empire du Milieu flirte avec les 5,1% annuels. Une raison à cela, outre la croissance de l'économie et donc l'augmentation de la demande en énergie : une prise de conscience écologique. Jusqu'à présent, 80% de l'électricité chinoise était produite par le charbon, extrêmement polluant.
Face à une pollution galopante, Pékin multiplie les initiatives et encourage très fortement le gaz. Je vous avais parlé des investissements massifs dans le gaz de schiste chinois. Des investissements prometteurs – en particulier pour certaines de nos valeurs comme Schlumberger, IBM ou le récent arrivé dans notre portefeuille CGG – mais à moyen/long terme.
Et attendant qu'une véritable exploitation des énergies de schiste se mette en place en Chine, le pays accroît sa dépendance énergétique. Alors qu'en 2012, les importations de gaz naturel représentaient 29% de sa consommation de gaz naturel (42,8 milliards de mètres cubes), elles devraient atteindre 31% cette année.
Il y a certes des gazoducs comme celui d'Asie centrale mais à ceux-ci sont de plus en plus préféré le GNL, qui permet des contrats de livraison plus souples. A cela il faut ajouter la contrainte géographique (nombre d'économies majeures de la région comme l'Indonésie, le Japon, Taiwan ou encore Singapour) sont des îles. La demande asiatique en GNL expose donc ces dernières années. En 2012, elles ont augmenté de 9,2% l'année dernière, dont 12,2% pour la Chine et 11,4% pour le Japon.
Aux pays traditionnellement exportateurs de GNL que sont le Qatar, la Malaisie, l'Indonésie et le Nigeria, s'ajoutent aujourd'hui de nouveaux acteurs qui pourraient changer la donne.
L'Australie espère emporter sa part du gâteau asiatique et ce d'autant plus qu'elle possède deux avantages de poids, sa proximité géographique avec l'Asie Pacifique et d'importantes réserves de gaz offshore. Le pays veut devenir le premier exportateur de GNL au monde d'ici à 2018 (devant le Qatar) et fait tout pour cela. Sur les 12 projets actuellement en construction de terminaux d'exportation de GNL, 7 sont situés en Australie. L'Australie vient d'ailleurs de commencer ses exportations de GNL vers la Chine.

Cécile Chevré, rédactrice en chef de Défis & Profits

Écrit par : L'enfoiré | 06/06/2013

A qui profitera le pétrole de schiste ?

Le règne des pays arabes est-il en train de s'effondrer ?
Une menace plane à l'horizon, le pétrole de schiste. Le pétrole de schiste est ce pétrole enfermé dans la roche et libéré par l'utilisation des nouvelles technologies de fracturation hydraulique et forage horizontal.
Cette nouvelle technique de forage a révolutionné le paysage du premier consommateur de pétrole au monde, les Etats-Unis. Certains prédisent même la place de premier producteur de pétrole au monde d'ici 2018. L'Agence internationale de l'énergie a même prédit un scénario hérité des meilleurs films catastrophes hollywoodiens, où une "onde de choc" allait s'abattre sur le marché du pétrole. En partant de l'hypothèse que Riyad ou Abou Dabi n'ont pas de Bruce Willis ou de Brad Pitt sous la main pour les sauver, l'OPEP apparaît bien mal engagée pour rester la tour de contrôle du marché du pétrole.
Pourtant les conséquences seront loin d'être aussi binaires qu'un scénario hollywoodien. Et c'est ce que semble avoir compris l'OPEP ce mois-ci, l'organisation de Vienne ayant décidé de ne pas modifier ses quotas d'exportation de 30 millions de barils maximum, lors de sa 163e session qui s'est tenue vendredi dernier.

Une organisation habituée aux "révolutions"
Cette menace de disparition a été pronostiquée de nombreuses fois depuis la création de l'OPEP en 1960. Le pétrole du golfe du Mexique, avec l'essor des technologies de forage offshore, avait promis aux Etats-Unis l'indépendance énergétique et la fin des importations en provenance de l'Arabie Saoudite.
De même, le pétrole de la mer du Nord avait également amorcé un monde post-OPEP. Dans les années 2000 ce fut le tour du Brésil et ses réserves du pré-sal. Enfin récemment c'est l'Arctique, où sommeillerait près de 90 milliards de barils de pétrole et 30% du gaz mondial, qui est appelé à entamer le monopole.

Une demande de pétrole rassurante...
Abdalla Salem el-Badri, secrétaire général de l'OPEP, est venu apaiser les esprits, alors que les journaux bruissaient de rumeurs autour de déchirements au sein du groupe. A propos du pétrole de schiste, "je ne pense pas que ce soit une grande menace", pour le cartel a déclaré le libyen. "C'est un nouvel ajout au bouquet énergétique et nous le saluons", a-t-il ajouté.
Cette décontraction avait bien évidemment l'ambition d'afficher une sérénité peut être artificielle. Pourtant les chiffres avancés ont permis de justifier une partie de cette attitude. D'abord, l'OPEP s'attend à une poursuite de la demande de pétrole cette année. Elle devrait atteindre 89,7 millions de barils par jour, contre 88,9 en 2012, même si la santé vacillante ne cesse d'inquiéter ces acteurs.

... et des pays asiatiques adeptes du pétrole arabe...
Mais ce qui est ressorti, c'est que la dépendance des pays du Golfe aux importations américaines n'est plus aussi forte qu'auparavant. Les pays du Golfe produisent un pétrole lourd. Or ce n'est pas pour ce type de pétrole que sont faites les raffineries américaines, mais pour un pétrole léger, à l'instar du Brent européen... ou du WTI américain.
Témoin de cette déconnexion, alors que le Dakota du Nord, Mecque du pétrole de schiste, est récemment devenu le deuxième producteur des Etats-Unis, l'Arabie a en parallèle vu ses ventes augmenter de 15% l'année dernière. Le pétrole du Golfe est déjà largement capté par les pays asiatiques. Ce n'est pas un hasard si l'Asie et Moyen-Orient concentrent 80% des projets de raffineries dans le monde.
A court terme, ce sont davantage les pays africains, dont le brut est également léger, qui vont pâtir de l'explosion du pétrole de schiste américain.

... et une "révolution" incertaine
Enfin, et c'est peut-être ce qui explique l'assurance des pays de l'OPEP, l'emballement autour du pétrole de schiste pourra la même durée que le pétrole du Golfe du Mexique ou du Brésil. En fin d'année dernière, Olivier Rech, directeur de la recherche chez Energy Funds Advisors, expliquait que l'évolution qu'avait amené le pétrole de schiste "est certes importante aux Etats-Unis mais restera locale".
Le raisonnement de l'analyste est simple, si la production de pétrole de schiste va aller croissante dans les années à venir, la production de pétrole conventionnel devrait commencer à décliner d'ici 4 à 5 ans, annulant peu à peu les gains du pétrole de schiste. Pour lui, "les prix ne pourront donc pas se détendre comme l'anticipent beaucoup d'analystes", et les prix du WTI resteront près des 90 $.

Par Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits

Écrit par : L'enfoiré | 12/06/2013

Une mise à jour plus récente:

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/petrole-de-schiste-gaz-de-schiste-137474

Écrit par : L'enfoire | 18/06/2013

L'énergie gratuite existe-t-elle ? (Par Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits)

Nous savions que la Russie possède les ressources pétrolières et surtout gazières parmi les plus importantes au monde. Nous avons appris en début d'année qu'elle produisait également une quantité incroyable d'une des plus importantes énergies en devenir, l'hydrogène.
Située à 500 kilomètres au nord est de Moscou, ces dépressions appelées "trou de sorcière" laissent échapper de l'hydrogène "natif", soit une énergie gratuite et abondante. Surtout, cet hydrogène se présente comme un flux, et non un stock, écartant ainsi la problématique de son épuisement. Mais n'allons pas trop vite, la révolution énergétique n'est pas pour demain.

L'hydrogène, un gaz encore inconnu
La découverte n'a pas fait grand bruit car l'utilisation de l'hydrogène revient encore extrêmement chère. Techniquement, l'hydrogène produit est ensuite liquéfié pour être introduit dans des piles à combustible. En relâchant cet hydrogène, ces piles peuvent produire de l'électricité. Mais la production même d'hydrogène est coûteuse.
L'eau est bien entendu la matière première de l'hydrogène. Si c'est une réserve quasi infinie, séparer oxygène et hydrogène des molécules d'eau demande beaucoup d'électricité. L'électrolyse de l'eau a l'avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre, mais le coût de production d'un kilo d'hydrogène oscille entre 5 et 10 euros. C'est pourquoi la technologie la plus répandue est encore celle du vaporeformage, utilisée par la pétrochimie. Si la technologie produit un kilo d'hydrogène à 2 euros, elle reste plus polluante.
Enfin, les technologies des piles à combustible est encore dans l'enfance, et reste particulièrement coûteuse. C'est ce qui explique que l'hydrogène est encore utilisé de manière industrielle surtout par la propulsion spatiale.

Stocker les énergies renouvelables, le Graal

Aujourd'hui, les quelques entreprises qui développement la pile à hydrogène pour d'autres applications que l'automobile sont déjà en train de se développer industriellement. C'est notamment le cas pour le stockage des énergies intermittentes.
La dépendance des énergies renouvelables au vent ou à l'ensoleillement ne les rend pas formidablement fiables pour approvisionner un réseau électrique. Utiliser des piles à hydrogène pour stocker ces énergies permettrait de produire de l'électricité les heures de forte consommation. Comme le rappelle Peter Hoffmann, rédacteur en chef et éditeur de Hydrogen & Fuel Cell Letter, le résultat, ce seraient "des réseaux électriques stables, propres, sans émissions et qui ne nécessite ni charbon, ni pétrole, ni énergie nucléaire pour fonctionner".

Un premier projet est en trin d'être développé en Belgique, le projet Don Quichotte, pour Demonstration of New Qualitative Innovative Concept of Hydrogen Out of Wind Turbine Electricity. Ce programme doit mettre en lumière l'intérêt du stockage et du transport de l'énergie à l'échelle industrielle en fournissant de l'électricité à des chariots élévateurs équipés de piles à combustible. Le projet est soutenu par une chaîne de supermarchés belges, la Commission européenne et diverses organisations et entreprises européennes.

Écrit par : L'enfoiré | 15/07/2013

Une nouvelle étude relance le débat sur les effets polluants de l'exploitation du gaz de schiste

Le New York Times rapporte qu’une étude, publiée cette semaine par l’Université du Texas, suggère que le fracking, ou fracturation hydraulique, un procédé qui permet d’extraire le gaz de schiste, libèrerait beaucoup moins de méthane dans l'atmosphère qu'on ne le pensait jusqu’alors.
L'étude, commanditée par Environmental Defense Funds et neuf compagnies pétrolières, a analysé les émissions de 489 puits de gaz naturel. Les chercheurs ont conclu que même si les rejets annuels de méthane dans l’atmosphère issus de l'exploitation du gaz de schiste se montaient à plus d'un million de tonnes, ils étaient tout de même très inférieurs à ce que l'Agence de protection de l'environnement (APE) avait estimé en 2011. Elle indique en outre que les puits qui bénéficient de mesures de confinement, une méthode pour éviter les rejets de méthane dans l’atmosphère et que l’APE a rendue obligatoire pour 2015, permet de récupérer 99% du méthane libéré.
Le méthane est un gaz qui provoque un effet de serre 20 à 25 fois supérieur à celui induit par le dioxyde de carbone, mais il a une durée de vie beaucoup plus courte dans l'atmosphère. La libération de méthane explique en partie pourquoi l’exploitation du gaz de schiste est si controversée dans le monde. Les opposants au gaz de schiste estiment que l'extraction pose une menace pour l'environnement et la santé publique. Au cours de la fracturation hydraulique, de l'eau, du sable et une grande quantité de produits chimiques sont pompés sous haute pression (400 à 1000 bars) dans le puits de forage. Ceci est un inconvénient par rapport à l'extraction normale de gaz naturel, pour laquelle ce n'est pas nécessaire.
Le méthane est le principal composant du gaz naturel, et lorsqu’il est utilisé comme combustible pour un moteur, c’est une source d’énergie relativement propre. Mais c’est lorsqu’il est libéré sans être brûlé qu’il provoque une effet de serre. Le maintenir dans le sol pendant le forage est donc crucial, et pour la première fois, une étude suggère que c’est possible.
L'American Petroleum Institute a salué les conclusions de l’étude, affirmant dans un communiqué que ses propres efforts pour déployés dans ce domaine « portaient enfin leurs fruits ». Mais le porte-parole de l'Environmental Defense Fund, Eric Pooley, se montre plus tempéré. « Cela ne nous mène pas où nous voudrions être, mais ce sont de bonnes nouvelles », dit-il.
Cependant, pour Greenpeace, l'étude est simplement trompeuse : «Dans le meilleur des cas, cette étude pourra être considérée comme une exception intéressante qui appelle des recherches plus approfondies. Au pire des cas, elle sera utilisée par les services de relations publiques du secteur du gaz naturel pour promouvoir leur pollution », estime Phil Radford.
L’étude suscite aussi beaucoup de scepticisme, d’autant qu’elle a été commandée par de grandes compagnies pétrolières. L'Environmental Defense Fund affirme que certains des sites étudiés au cours de cette recherche ne sont pas représentatifs de ce qui se passe dans l'industrie en général.
En Europe, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l’exploitation du gaz de schiste. Par rapport à ses concurrents américains, l’industrie européenne paye 2 fois plus pour son électricité, et 4 fois plus pour le gaz. Les industriels européens ne peuvent pas lutter contre les Américains qui bénéficient de la révolution du gaz de schiste, qui a réduit les coût du gaz naturel de 80% aux Etats-Unis.
« Nous sommes face à un massacre industriel systématique », a alerté Antonio Tajani, le Commissaire européen à l’industrie, la semaine dernière. «Je suis favorable à l’écologie, mais nous ne pouvons pas y être dévots. Nous avons besoin d’une nouvelle politique énergétique. Nous devons cesser de faire semblant, parce que nous ne pouvons pas sacrifier l’industrie de l’Europe pour des objectifs climatiques qui ne sont pas réalistes, et qui ne sont pas appliqués ailleurs dans le monde », a-t-il ajouté.
La Belgique dispose de réserves de gaz de schiste dans la Campine et la région de Liège. Compte tenu qu’ArcelorMittal a annoncé qu'il allait réduire ses activités à Liège, et que Ford a annoncé qu'il allait fermer son usine de Genk, l’exploitation du gaz de schiste pourrait donner un nouvel élan économique à la région.
Mais l'exploration et l'extraction du gaz de schiste suscitent une grande inquiétude en Europe. Le parlement français a voté en 2011 une interdiction totale du recours à la fracturation hydraulique. Un sondage effectué en septembre 2012 a révélé que 72% des Français étaient opposés à l’exploitation du gaz de schiste

Source: http://www.express.be/sectors/?action=view&cat=energy&item=une-nouvelle-etude-relance-le-debat-sur-les-effets-polluants-de-lexploitation-du-gaz-de-schiste&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/09/2013

L'industrie est en détresse: l'énergie est maintenant deux fois plus chère au sein de l'UE qu'aux États-Unis

L'écart entre les coûts énergétiques entre l'Europe et ses principaux partenaires commerciaux continue de croître, rapporte le Financial Times. Les chiffres issus de l’analyse la plus détaillée qu’ait jamais réalisée la Commission européenne en matière de coûts énergétiques montrent que les industriels européens payent leur électricité deux fois plus que leurs homologues américains et 20% plus que leurs concurrents chinois. De plus, les prix du gaz naturel sont 3 à 4 fois plus élevés en Europe qu’aux Etats-Unis ou en Russie, et 12% plus élevés qu’en Chine.
Mardi, le même journal avait publié une tribune rédigée par le magnat de l'acier Lakshmi Mittal, dans laquelle il avait alerté l’UE sur le risque posé par les écarts des coûts énergétiques entre l'Europe et ses concurrents. « Si nous payions les mêmes prix de l’énergie que les Américains dans nos usines de l’UE, nos coûts baisseraient de plus de 1 milliard de dollars par an » a déclaré Mittal. Il explique que la technologie des énergies renouvelables disponibles ne leur permet pas encore de remplacer les énergies fossiles pour le fonctionnement des sites métallurgiques, et que de ce fait, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés pour eux sont irréalistes. En outre, les objectifs fixés l’ont été sans tenir compte des contraintes de marché et de compétitivité, ce qui pénalise d’autant plus les industries européennes. Si l’UE ne fait rien, les industries manufacturières pourraient être décimées en Europe.
Paolo Scaroni, le CEO de la compagnie pétrolière italienne Eni, a également indiqué dans un discours donné le week-end dernier que les prix de l'énergie aux États-Unis avaient créé « un avantage compétitif massif pour les États-Unis » qui attirait de plus en plus les investisseurs et les entreprises dans le pays. « L'Europe est réellement dans une situation d'urgence », conclut-il.
Dans son rapport, la Commission indique que l’écart des prix de l’énergie entre l’UE et ceux de ses partenaires économiques s’est élargi pour un certain nombre de raisons, y compris les subventions locales dans les pays producteurs d'énergie et l'importance croissante du gaz de schiste aux Etats-Unis. La Commission rappelle également que la fourniture d'électricité est plus fiable dans la plupart des États membres de l'UE qu'elle ne l’est aux États-Unis, en Russie, au Chine et au Japon.
Au cours du dernier week-end, le Frankfurter Allgemeine a rapporté que la Commission européenne voulait ouvrir la voie à la pratique controversée du « fracking » au sein de l'Union européenne. Selon ce journal, la Commission n’imposera pas de règles strictes pour le «fracking», une méthode pour extraire le gaz de schiste et / ou le pétrole de schiste situé à grande profondeur en créant des fissures millimétriques dans la roche où le gaz est piégé. La Commission édicterait seulement des normes de santé et environnementales minimales.
Les plans seront présentés mercredi prochain lors d’une réunion de préparation du sommet européen de Mars. Selon les experts, cependant, aucune décision ne devrait être prise avant cet été. Début 2015, une conférence sur le climat aura lieu à Paris, au cours de laquelle un accord mondial sur le climat pourrait être négocié.
Il est peu probable que le Parlement européen soit enchanté par les projets de la Commission. Au début du mois de Janvier, une majorité parlementaire a voté la hausse de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’au moins 30% d'ici 2030, et la réduction des émissions de CO2 de 40% par rapport aux niveaux de 1990.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=lindustrie-est-en-detresse-lenergie-est-maintenant-deux-fois-plus-chere-au-sein-de-lue-quaux-tats-unis&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 22/01/2014

Les créations d'emplois et la révolution du pétrole de schiste propulsent les Etats-Unis dans une nouvelle ère

Les Etats-Unis célèbrent aujourd'hui leur fête de l’Indépendance, mais ils ont d’autres bonnes raisons de se réjouir. Les chiffres du chômage tant attendus pour le mois de juin ont été annoncés jeudi et ils dépassent toutes les espérances. Il semble que la fin de la crise des subprimes soit enfin devenue une réalité.
Plus de 288 000 nouveaux emplois ont été créés le mois dernier, 60 000 de plus que ce que les analystes avaient prévu. L’autre bonne nouvelle, c’est que ces emplois ont été créés dans presque tous les secteurs, le secteur des services en tête avec 67 000 emplois. Seuls, l'industrie minière, l'industrie du bois, la construction et le secteur public sont restés à la traîne.
Le taux de chômage est donc tombé à 6,1% en juin, soit 0,2 points de pourcentage de moins qu'en mai. C’est le plus bas niveau depuis le début de la crise financière en septembre 2008.
Petit bémol, cependant, puisque le site Zero Hedge indique que ces créations d'emplois portent majoritairement sur des emplois à temps partiel. En effet, en juin, on a enregistré une création nette de 799 000 emplois à temps partiel, et une destruction nette de 323 000 emplois à plein temps. Depuis le début de l’année, 926 000 emplois qui ont été créés aux Etats-Unis, mais 646 000 d’entre eux, soit plus des trois quarts, sont des emplois à temps partiel.
L'année dernière, le Wall Street Journal s'était alarmé que la la loi « Patient Protection and Affordable Care Act » , connue sous le nom d’Obamacare, avait contribué à augmenter de façon importante le reclours aux emplois à temps partiel. En effet, cette loi oblige les employeurs de 50 salariés en équivalent temps plein ou plus de proposer une assurance santé abordable pour les salariés qui travaillent plus de 30 heures par semaine. Le coût de mise en conformité avec cette loi peut être très conséquent. En 2012, les primes annuelles d’assurance atteignaient en moyenne 5.615 dollars pour un seul employé, et 15.745 dollars pour une couverture familiale.
«Les entreprises ne veulent pas payer pour l'assurance maladie sans nécessité si elles peuvent l'éviter, donc elles tenteront de l’éviter », commentait Paul Dales, économiste senior US chez Capital Economics.

Néanmoins, les Américains ne doivent pas bouder leur bonheur :
Le 6,1% est en contraste frappant avec le taux de chômage moyen de 11,8% enregistré aujourd’hui au sein de la zone euro.
Ajoutez à cela la révolution du gaz de schiste aux États-Unis qui a libéré les Etats-Unis de leur dépendance du Moyen-Orient et leur permet même désormais d'exporter du pétrole. « Les États-Unis sont sortis de la crise et entrés dans une nouvelle ère », écrit Marc Fiorentino de Monfinancier.com.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-creations-demplois-et-la-revolution-du-gaz-de-schiste-propulsent-les-etats-unis-dans-une-nouvelle-ere&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2014

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