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12/01/2014

Souffle toujours, tu m'intéresses

Mais qu'est-ce qu'on entend? "Tout est fait pour favoriser les lobbies éolien", "Le décret éolien est reporté". Il n'y en a plus que pour les écologies qui ont besoin de faire du vent dans les voiles. Le vent souffle parfois par la poupe du navire, mais aussi par la proue pour le ralentir. Alors, parfois, c'est marche en arrière toute pour l'installation des éoliennes en Wallonie. Le ministre écolo, Philippe Henry répond "Non, la Wallonie ne renonce pas à l'éolien". Louvoie-t-il là où il ne voit pas la houle qui se précise à l'horizon avec ses nuages noirs? L'hiver a, jusqu'ici, été venteux et plutôt doux, produisant quelques Kwh mais...

0.jpgAprès avoir mené une enquête publique auprès des communes belges, les deux ministres wallons écolos, Jean-Marc Nollet (Énergie) et Philippe Henry (Aménagement du territoire), ont décidé de retirer la carte d’implantation des futures éoliennes.

« Mais l’éolien ne manque pas de souffle », a tout de suite précisé, Philippe Henry.

 


Il se prend pour Don Quichotte devant les moulins à vent, que cela ne m'étonnerait pas. Oui, les moulins à vent, c'est pittoresque et cela rappelle un passé nostalgique, mais il ne faudrait pas trop pousser. Les éoliennes modernes, c'est autre chose. Cela va plus haut et à l'arrière des maisons, cela gâche la vue et le paysage. D'ailleurs tout le monde est d'accord, des éoliennes, oui, mais pas dans mon environnement. Nimby.

En 2012, 59 permis d'environnement avaient été délivrés en Flandre pour des éoliennes. Cela portait le parc au nombre de 249. L'Europe pousse à leur utilisation et 500 seraient ce qu'elle voudrait voir implanté en 2020. La Wallonie devrait tripler sa capacité d'ici 2020.

Implanter des éoliennes en Belgique avec une densité de population aussi importante relève de la quadrature du cercle bien plus que du défi.

Il y a vingt ans déjà, je me souviens avoir vu des champs d'éoliennes à perte de vue dans un désert de Californie et ne gênait personne.1.jpg

L'utilisation des éoliennes en mer apporterait une rentabilité maximale et ne dérangerait que les bateaux et même les poissons y trouveraient leurs avantages quand on pense que les bateaux échoués dans le fond des océans ont généré des écosystèmes de vie.

En Wallonie, on pense à installer l'intégralité des éoliennes le long des autoroutes. Le plan prévoit la construction de l'ensemble du parc sur des terrains publiques en bordure des axes de circulation.

Mais c'est bien sûr, docteur Watson. 

Et bien non, dit l'autre, parce que tout cela génère des nuisances en dehors du fait que cela continue à détruire le paysage, les nerfs avec le bruit. Du bruit qui donne de l'irritation par son côté imprévisible, dépendant de la force du vent et qui est, en définitive, plus incommodant que le bruit de voitures pourtant plus élevé de 20 décibels.

Puis, il y a l'ombre portée que les éoliennes projettent sur les maisons qui incommode par l'effet de flashes comme si un néon commençait à clignoter devant sa chambre. Des études ont prouvé que 30 minutes par jour de clignotement devient insupportable indépendamment de la nébulosité et même si la distance égale à neuf fois la hauteur de l'éolienne.

2.jpg

Cela s'appelle l'effet stroboscopique. Cet effet attaque les nerfs optiques, capables de les percevoir entre 120 à 200 Hz. Plus rapide, c'est moins perceptible mais à une fréquence entre 3 et 70 Hz, cela peut provoquer une crise d'épilepsie chez une personne sur quatre mille.

Le cinéma qui projette des images à 24 images secondes, permet de donner un mouvement fluide, en dessous il parait saccadé et non naturel. Le mouvement est détecté et interprété par le cerveau.   

0.jpgAlors, implanter les éoliennes le long des routes pour annuler les effets de l'un par l'autre? Cela craint... 

Je suis tombé sur une analyse avec le titre-question "L'ombre portée des éoliennes est-elle dangereuse pour la circulation?".

Tout comme les arbres qui se trouvent le long d'une route gênent en laissant passer alternativement les rayons du soleil par une fin de journée d'été, les éoliennes peuvent altérer la conduite en voiture.  

Si la courbe de lumière et sa profondeur de modulation entre lumière et obscurité, que sa fréquence n'atteint pas une fréquence suffisante, plus la gêne est important.

La fréquence et le cycle sont déterminants.

A 8-9 Hz, avec la lumière qui s'allume et s'éteint 8 et 9 fois par seconde, la gêne est maximale.

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En dessous de 2,5 Hz et au dessus de 16 Hz, la gêne disparaît.

Une éolienne bipale produirait une fréquence maximale de 1,5 Hz, une tripale, 2,25 Hz, donc cela semble marcher. D.A.Schreuder a étudié la question. Sa conclusion serait que le problème des éolienne serait un faux problème. En 1992, il arrivait avec une solution "les éoliennes sont placées si loin de la route que les véhicules qui sortent de la route ne peuvent pas l'atteindre". Mais tout dépend de la vitesse de la voiture qui croise ces éoliennes. 

Le risque d'impact, déjà très faible à cause des éoliennes, le serait moins s'il y avait un panneau d'avertissement. Étrange ce panneau n'existe dans aucun pays et puis même s'il existait, quelle est l'attitude corrective que prendrait le conducteur pour l'éviter?

L'effet stroboscopique est mieux connu sous forme de l'effet tunnel. Des tunnels qui se succèdent comme on le voit en Suisse, qui ne parviennent pas à maintenir une lumière constante avec l'extérieur et dont la luminosité est variable. Le conducteur pose ses lunettes sur le nez dans l'espace ouvert et les enlève dans l'espace confiné du tunnel pour garder une bonne visibilité de la route.

L'espacement entre les éclairages du tunnel prend toute son importance liés à la vitesse du véhicule. A 60 km/h, les réverbères installés à 13 mètres l'un de l'autre donnent une fréquence de 1,3 Hz. A 80 kms/h, on passe à 1,7 Hz. Cela reste bon.

0.jpgSi la distance augmente encore et que la vitesse du véhicule reste limitée aux mêmes vitesses, l'effet stroboscopique commence et augmente très vite.  

Cent personnes au monde auraient trouver la mort à cause d'une éolienne officiellement reconnues comme telle.

Allez, sauvé par le gong? Et non pas tout à fait. 

Le recyclage des éoliennes pose un autre problème.

Entre 15 et 20 ans est ce qu'il reste adapté si la maintenance n'est pas respectée. L'usure par la corrosion peuvent mener les éoliennes à se casser ou s'effondrer par grand vent.

La phase "économique" entre tout à coup par la grande porte de la discussion.

Que coûte une éolienne? Quel rendement électrique apporte-t-elle? Pourquoi ne pas les mettre ensembles dans un champ éloigné de tout, avec, cette fois, un écartement minimal entre chacune d'elles? A qui profite l'utilisation des éoliennes? Qui les produisent? Qui les maintiennent? Elles apporteraient des emplois, d'accord, mais à qui?

0.jpgA l'origine, les Régions et le Fédéral ont trouvé un accord sur le plan climat qui dit que "Le partage des objectifs belges figurant dans le « paquet énergie climat » européen adopté en 2007 est de diminuer de 15 % les émissions de gaz à effet de serre en 2020 dans les secteurs du logement, du transport, du tertiaire, etc., par rapport à 2005. Faire passer à 13 %, la part des renouvelables dans la consommation d’énergie en 2020".

Oui, mais comment y arriver? Même si les potentiels existent, comment réaliser les objectifs? Les fameux "Y-a-qu'à" sont là.

Luc Rivet, porte-parole de "Vent de Raison" disait que les éoliennes ne tournent que 6 jours par mois.

0.jpgIl confondait peut être avec le taux de charge et par la même pensait que le rendement devait pouvoir être constant proche des 100%. Ce qui n'est vrai que très rarement. Le lieu idéal pour installer une éolienne n'existe pas. Le vent n'est jamais constant. Pour qu'une éolienne commence à tourner, il faut une force de vent de 9 kms/heure minimum. Elle s'arrête de fonctionner quand le vent dépasse les 90 kms/heure.

C'est en mer du Nord qu'un rendement moyen de 40% est atteint. En Wallonie, il tombe à 25%. En 2012, la moyenne de rendement en Wallonie s'élevait à 24%. En Flandres, puisque les surfaces de terrains sont plus plates, il est plus facile d'augmenter les rendements, d'où la décision d'installer des éoliennes. 

1.jpgAprès le Danemark et la Grande-Bretagne, on trouve la Belgique dans les tops mondiaux pour l'éolien offshore.

Celui-ci injecte 1,5 TWh par an sur les réseaux électriques. L'objectif est d'atteindre 8 TWH/an, ce qui correspondra à 10% de la consommation électrique en Belgique. Cinq mille personnes sont impliquées directement ou indirectement dans le projet avec sociétés comme C-Power et Belwind.0.jpg

Cela se répercute sur le consommateur. Le supplément payé par les consommateurs est de 2,2 MWh pour une consommation moyenne de 7,7 MWh. 

0.jpgElectrawinds ne va pas bien et Tecteo est prêt d'injecter 50 millions d'euros dans l'affaire. Tecteo flairerait-elle la bonne affaire? 

En 2010, en France, certains disaient non sans humour qu'il fallait enterrer les éoliennes.

Puis, il y a le micro-éolien. L'éolien qui produit 50 kW/h. Plus cher au kW produit, mais qui ne fait pas de bruit, sans effet stroboscopique. Parfaitement destiné à l'éclairage. Cruelle vérité sur les micro-éoliens? C'est à voir par des yeux hybridés.  

Peut-être faudra-t-il éduquer le vent pour qu'il atteigne une vitesse constante dans les normes et qu'il ne gêne plus les oreilles.

Quelqu'un veut donner un coup de fil au dieu Eole?



 

L'enfoiré,

 

Sources: Touring Explorer de novembre 2013.

 

Citations: 

  • « Qui sème le vent récolte la tempête. », Osée
  • « N’écoute les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte les histoires du monde.  », Claude Debussy
  • « Le vent souffle où il veut ; tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va.  », Saint Jean

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Mise à jour 18 janvier 2014: Et puis un accord  sur tout au gouvernement wallon... en principe. En principe, car il y a des vents contraires qui ralentissent l'éolien wallon. 12 éolienne installées en 2013. Puissance 27 MW. Au total 602 MW installé qui fournissent 1300 GWh/an soit la consommation de 380.000 ménages.

 

0.jpgMise à jour 27 juin 2014: Nouvelle fronde contre le cadre éolien.

L'ASBL "Eolienne à tout prix?" a introduit un recours en annulation au Conseil d'Etat contre les conditions sectorielles relatives aux parcs des grands moulins à vent qui produisent plus de 0,5 MW.

Les normes de bruit de nuit qui seraient passés de 40 dBA (décibels pondérés) seraient revus à la huasse. Le développement durable, l'absence de concertations, l'évaluation des nuisances inexistante, les recommandations de la directive européenne, le plafond de 30 dBA de l'OMS sont invoqués. Les décisions prises viendraient en contradiction avec l'arrêté du 3/10/2013. 

 

Mise à jour 21 août 2014: Un éolienne qui ne fait pas de bruit


 

Commentaires

La Commission Européenne se réveille... 'L'avenir vert' est remis en cause

Certains membres de la Commission européenne envisagent de modifier les objectifs pour 2030 de la part des énergies renouvelables dans le dosage de la politique énergétique européenne le 22 Janvier prochain. Selon le Financial Times, les nouveaux objectifs devraient être bien accueillis par les grandes compagnies d’électricité, mais pas par les organisations environnementales.
Il est question de supprimer les objectifs obligatoires pour 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1900 et de tirer 20% de l’énergie de sources renouvelables, et de les remplacer par un objectif non contraignant de 27% d'énergie obtenue à partir de sources renouvelables pour 2030.
Ce changement serait motivé par la dérive provoquée par le subventionnement généreux des énergies vertes qui a fait monter les prix de l’énergie en Europe. Le surenchérissement de ce poste menace la compétitivité de l’industrie européenne, notamment vis à vis de sa concurrente américaine.
En Europe, le coût de l’énergie a augmenté de 35% entre 2005 et 2012, alors qu’il s’est réduit de 66% aux États-Unis, au cours de la même période, indique la Commission.
Les compagnies électriques avaient réclamé que l’on repense totalement la politique énergétique de l’Europe l’année dernière, en faveur d’une baisse de la part de l’énergie provenant de sources renouvelables.
Le Royaume-Uni, qui développe actuellement la part de son nucléaire, estime qu’un objectif non contraignant de réduction des émissions suffirait pour obtenir un panachage plus écologique des sources énergétiques, plutôt que d’imposer une proportion obligatoire de sources renouvelables. En revanche, l’Allemagne, qui ferme ses réacteurs, plaide en faveur d’un objectif contraignant. Cependant, ces deux pays soutiennent le projet d’un objectif de réduction des émissions des gaz à effet de serre de 40% d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990, conjointement avec la France, les Pays-Bas, l'Italie et l'Espagne. Mais certains pays de l’Europe de l’Est, et les commissaires en charge de portefeuilles impliquant davantage l’industrie, estiment que cette cible est trop ambitieuse et lui préfèrent un objectif de 35% de réduction.
En Novembre de l'année dernière, Fatih Birol, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), avait mis en garde l’Europe et le Japon du risque de perte de compétitivité lié à leur politique énergétique : « Des prix à l’énergie plus bas aux Etats Unis signifient qu’ils sont mieux placés pour gagner un avantage économique, tandis que des coûts plus élevés pour les industries à forte intensité énergétique en Europe et au Japon seront un lourd fardeau ». D'ici à 2035, l’électricité en Europe et au Japon sera environ deux fois plus chère qu'aux États-Unis. Les industries sont de plus incitées à se relocaliser en Amérique.
« Nous sommes face à un massacre industriel systématique », avait alerté Antonio Tajani, le Commissaire européen à l’industrie, à l’automne dernier. Il s’inquiétait de la hausse des prix de l’électricité, induite par le choix de l’Europe de se tourner davantage vers les énergies renouvelables. Les industriels européens ne peuvent pas lutter contre les Américains qui bénéficient de la révolution du gaz de schiste, qui a réduit les coût du gaz naturel de 80% aux Etats-Unis. « Je suis favorable à l’écologie, mais nous ne pouvons pas y être dévots. Nous avons besoin d’une nouvelle politique énergétique. Nous devons cesser de faire semblant, parce que nous ne pouvons pas sacrifier l’industrie de l’Europe pour des objectifs climatiques qui ne sont pas réalistes, et qui ne sont pas appliqués ailleurs dans le monde », avait-il dit au Daily Telegraph.
Après que la Commission aura émis sa proposition le 22 janvier prochain, les dirigeants européens prendront leur décision en mars. Mais quoiqu'il arrive, le projet de « l’avenir vert » dans lequel tant d'Européens avaient placé leurs espoirs semble maintenant remis en cause.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-commission-europeenne-se-reveille-lavenir-vert-est-remis-en-cause&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 14/01/2014

Si je comprends bien la chose, aucune source d'énergie, qu'elle soit renouvellable, nucléaire, gazeuse ou pétrolifère n'est satisfaisante ou ne génère pas plus de problèmes qu'elle n'est chargée d'en régler.
Dans un monde où la demande s'accroit...
En Belgique, à la lecture de l'article, je relève deux problèmes liés à l'éolien :
Le premier d'ordre institutionnel : son utilisatin est plus efficiente en Flandre ( plat pays - mer du Nord ) qu'en Wallonie. Or comme la Flandre ne partage rien, sauf dans les secteurs où elle est déficitaire, il n'est pas difficile de comprendre qu'une répartition de l'énergie produite ne se fera qu'à son seul avantage.
Le second d'ordre purement politique : une fois de plus les ECLOS, le parti ecolo pèche par précipitation, est victime du sectarisme de ses dirigeants, bien plus intéressés par leur version de l'écologie politique que ce pourquoi ils ont été élus. Philippe Henry est, depuis longtemps, considéré comme le Ministre wallon le moins compétent, arrivé à cette fonction pour n'avoir été que de manière éphémère co-Président du Parti après avoir été Président de l'Union des étudiants. Une fois de plus, la fonction prime sur la compétence et c'est d'autant plus regrettable que l'autre Ministre ( plus il y en a, plus on complique les choses ) est aussi écolo.
Bref, l'embrouillamini dans lequel on nous complaIt a pris le dessus. Comme toujours... Comme dans n'importe quel parti dit traditionnel.
Le nucléaire ? Trop, bien trop dangereux et certainement pas rentable à long terme, sinon en envoyant un jour les déchets dans l'espace.
Les panneaux solaires ? Un problème irrésoluble depuis que les Chinois parviennent à nous vendre leur technologie moins cher que nous ne sommes capables de la produire.
Les gaz de schiste ? C'est sans compter le peu d'études de son impact sur l'environnement et les nappes phréatiques.
Le pétrole ? Bientôt il n'y en aura plus, sinon au fond des mers avec tous les dangers que cela comporte, reportez-vous à la rupture des tuyaux de pompe dans le Golfe du Mexique.
Quoi alors ?
Rien sinon une question éludée pour des raisons économiques, de rapports entre les grandes puissances incapables de voir plus loin qu'en termes de domination.
Un monde machiavélique qui pousse au suicide de l'espèce humaine. Même les rapports les plus alarmants sont réduits au rôle de fait divers. Une catastrophe fait la une et puis s'oublie. Pardon, elle perdure et puis lasse le consommateur d'informations.
Et on recommence en faisant encore pire que la veille.

Écrit par : alainsapanhine | 15/01/2014

Beau résumé.
Bien soulever tous les problèmes liés à l'énergie.
Problème communautaire belge, en plus, en effet, puisque tout est presque régionalisé
Nos côtes se trouvent du côté de la Flandre.
En Wallonie, l'eau et les rivières, les rus peuvent revenir dans l'esprit d'anciens meuniers comme on le montrait dans la semaine le JT.
Une roue qui tourne, c'est aussi de l'énergie produite.
Les panneaux solaires, l'existence même de l'énergie verte, du développement durable, j'y reviendrai bientôt.
Le salon de l'automobile, c'est ouvert.
On va voir si les voitures électriques vont avoir plus de chance.
C'est pas gagné d'avance.
On se rappelle des voitures avec motorisation au gaz. C'est interdit dans certains garages.
Et oui, changer les habitudes, cela manque beaucoup de temps et rien ne peut être improvisé sur le long terme.
Installer des bornes d'approvisionnements, en fait partie.
Etre hybride va devenir une norme standard avec le pétrole.

Écrit par : L'enfoiré | 15/01/2014

Les éoliennes prenaient la plus grande part de l'interview de ce matin

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_willy-borsus-est-l-invite-du-7-9-de-matin-premiere?id=8177813&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 17/01/2014

- Le gouvernement wallons à trouvé le moyen d'enterrer pratiquement l'éolien en Wallonie en imposant aux ministres Ecolo (qui l'on accepté" les cons) cette enquête au près de chaque commune. Même le plus con des con devait savoir quelle serait la réponse des communes. Pas chez moi.

- Par contre je suis d'accord pour reconnaître qu'il est n'est pas très intelligent d'envisager dans chaque pays ou région une sorte de quota…. Il est des régions ou pays qui sont bien mieux situé que ce soit pour récolter la force / l'énergie du soleil ou du vent ou de l'eau etc etc.

- Donc un réseau électrique interconnecté entre un maximum de régions "à énergie naturelle complémentaire" et également incluant un faisceau horaire le plus large possible est une approche bien plus pragmatique et efficace que de s'assigner des quotas qui peut-être sont plus politiques que pragmatiques.

- En final le débat n'est pas éolien ou pas, centrale marémotrice ou pas, énergie solaire ou pas mais plutôt d'interconnecté un maximum de réseaux pour permettre une efficacité maximale quant à la production et l'utilisation d'énergie renouvelable.

- Et n'oublions pas de réduire considérablement notre consommation absurde de l'énergie en utilisant les solutions les plus modernes pour améliorés l'efficacité énergétique de nos entreprises et habitations.

- Et haro sur l'énergie nucléaire. Elle nous coûte une fortune (je pense à tous les coûts donc y compris ceux dont on nous parle très rarement ----- silence, le Japon n'a rien à dire sur ces coûts ou plutôt ceux qui détiennent la manette de l'information ont intérêt à se taire) et cette énergie reste un des plus grand dangers pour des millions de personnes. Et qui ne résiste pas à la comparaison d'une chute d'éolienne bien sur…et même de son ombre.

Écrit par : Etienne | 30/01/2014

Les politiciens écolos ne sont souvent pas des gens de terrain. Il est clair que les bourgmestres de certaines communes ont dit "non" à l'éolien. Claude Erdekens a parfaitement raison dans l'interview qu'il avait sur la Première le 5 décembre dernier. Non seulement, elles peuvent gêner, mais elle ne font manifestement pas bien dans le décor champêtre que l'on peut avoir en Ardennes ou ailleurs.
Cela dépareille. Les habitations qui ont la vue d'éoliennes perdent de la valeur de vente. NIMBY Not in my Back Yard.
En 1993, quand j'étais en Californie, j'ai vu de centaines d'éoliennes. Toutes dans le désert. Aucune habitation à proximité. En Belgique, comment fais-tu pour obtenir une telle situation? L'OffShore en mer a même été refusé à une époque par le Bourgmestre de Knokke, Léopold Lippens. Pourtant c'est là qu'il y a le plus de chance. La Flandre a plus d'éolienne. A terrain plat, il y a moins de problème pour obtenir un vent constant que dans des vallées ou des buttes. Chaque fois que je vais à Namur, je vois les éoliennes le long des routes.
J'ai eu un gars sur Avox, un écolo de première force, Olivier avec qui j'ai des explications épiques sur le sujet. J'ai abandonné. Un gars qui ne comprenait rien mais qui disait tout, au sujet de Fukushima. Impossible de faire comprendre quoi que ce soit d'autre que sa pensée unique. Je voulais, à la base, me lancer dans l'étude de la chimie nucléaire. Donc je savais ce qu'était le problème de la fission nucléaire et que la seule énergie nucléaire sans beaucoup de risques ni de déchets était la fusion nucléaire. Evidemment, la fusion nucléaire mettra bien plus que 4 ans pour être exploitable comme ce le fut pour la fission.
Les écolos sont parfois des gens têtus qui t'envoient dans le bac à sable quand tu vas à l'encontre d'eux.

Je suis pour l'énergie hybride, du moins en attendant mieux.
La fée électricité, la plus propre des énergies puisque l'énergie fossile est polluante. L'essence a permis tant de développements du côté plastique. Plastiques qu'on a cru qu'ils pouvaient se détériorer tout seul, mais qui se retrouvent dans les mers et en finale dans nos assiettes.
En fait, il n'y a aucune énergie qui est sans problèmes. A l'utilisation ou à la production. Alors, il faut trouver des compromis.
Utiliser la force marée motrice comme à La Rance, puisque les marées sont fortes. La géothermie, quand il y a un sous-sol volcanique.
Le réseau comme tu dis, oui ça c'est intelligent.
L'énergie, on peut la produire à partir de presque rien. Je me souviens aux Pays-Bas, d'essais pour alimenter une salle de danse par les danseurs.
C'est tout dire.

Écrit par : L'enfoiré | 30/01/2014

Le vent tourne pour l'éolien européen 'Florent Detroy)

La France n'en finit plus de copier l'Allemagne. L'Hexagone devrait tout comme son voisin d'outre-Rhin revenir cette année sur les subventions qu'elle accorde à l'industrie éolienne.
En Allemagne, la coalition CDU-SPD fraîchement formée s'est empressée d'annoncer une modification de sa politique énergétique. En France, c'est l'avis négatif de la Cour de justice de l'Union européenne sur les subventions aux tarifs de rachat qui fait attendre une réduction de celles-ci.
Sur un marché qui a longtemps été accusé de ne fonctionner qu'à grands coups de subventions, ces deux évolutions pourraient bien porter un coup fatal aux industriels du secteur notamment dans l'offshore. Pourtant de l'autre côté de l'Atlantique, Washington a mis fin à sa politique d'aides au 1er janvier... sans qu'aucun cri d'orfraie ne soit entendu. Les Américains ont-ils fait le choix du tout-pétrole, ou ont-ils trouvé la solution pour rendre rentable les énergies vertes ?

La turbine chauffe
En France, l'éolien était dans le viseur de plusieurs acteurs de l'énergie depuis des mois. Consommateurs, riverains des champs d'éoliennes, écologistes pour la préservation des paysages... les coalitions formées étaient souvent hétéroclites mais puissantes. Col du Bonhomme, Mont Saint-Michel, Vézelay, Flers... autant de noms rapportés par Les Echos qui sont désormais associés aux victoires des opposants à l'éolien. Résultat, le sens du vent a fini par tourner en 2013, les capacités raccordées au réseau ayant baissé comparé à 2012. Si le pays continue sur cette voie, il pourrait manquer à la France entre 6 et 7 GW pour atteindre ses objectifs d'énergie éolienne fixés à 25 GW d'ici 2020.
En Allemagne, le coût des subventions au renouvelable était devenu intenable économiquement pour les ménages et les industriels. Encore cette année, le coût supporté devrait s'établir à 24 milliards d'euros. L'équation était ainsi devenue politiquement intenable pour le gouvernement.
CDU et SPD se sont ainsi mis d'accord sur une modification de la politique énergétique allemande. Sigmar Gabriel, le ministre de l'Economie et de l'Energie allemand, devrait proposer à son pays de concentrer les aides sur le solaire et l'éolien à terre. Les subventions au secteur éolien devraient également être plafonnées, tout comme l'abattement des prix de l'énergie pour les entreprises énergivores. L'Allemagne devrait toutefois atteindre ses objectifs d'énergie renouvelable... mais à quel prix ?

Casse sociale non renouvelable
Malgré les subventions, les groupes de l'éolien font grise mine en ce début d'année. Découragés par l'opposition croissante de la population, les retards et la baisse des subventions à venir, plusieurs acteurs sont en train de réduire la voilure. Ainsi Areva va supprimer 160 emplois sur 660 dans ses usines allemandes de Bremerhaven et de Stade, en raison des retards. Le suisse ABB devrait également passer des provisions de 260 millions de dollars au quatrième trimestre, en raison également de retard. Le géant allemand de l'énergie allemand RWE a annoncé l'abandon de son projet d'Atlantic Array en Angleterre. Comme un symbole, le petit installateur allemand de champs d'éoliennes Prokon a annoncé sa faillite ce mois-ci.
Pire, l'essor du renouvelable a également pesé sur les comptes des grands énergéticiens. La surproduction d'électrons verts a fini par faire couler les prix du kWh, rendant la production d'électricité à partir de gaz notamment moins rentable. Ainsi RWE, également producteur d'électricité à partir de charbon, va se séparer de 10 000 personnes d'ici 2016. La transition énergétique s'est pourtant faite dans des conditions moins brutales dans d'autres pays.

Les Etats-Unis, seuls au monde ?
Au 1er janvier dernier, Washington a mis fin à ses subventions sous forme de crédits d'impôt, crédits mis en place depuis 1992. Si les professionnels du secteur ont déploré la fin de ce mécanisme, ils ont eux mêmes rappelé qu'ils avaient réussi à réduire de 40% leur coût de production à force d'avancées technologiques. Pour le républicain Lamar Alexandre et le démocrate Joe Manchin, l'éolien (onshore) est enfin une énergie mature.
Bien entendu les lobbies du charbon, du gaz ou encore du pétrole ont poussé à la fin de ces subventions. Il n'en reste pas moins que les industriels de l'éolien conservent une certaine confiance dans l'avenir. La simplification fiscale annoncée au Congrès qui devrait permettre de moduler la fiscalité en fonction des émissions de carbone assurera au secteur un avantage face aux énergies fossiles.

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2014

Des petits investisseurs allemands découvrent que l'éolien... C'est parfois du vent

En Allemagne, les publicités pour attirer les investissements dans l’éolien promettaient des taux de rentabilité annuels de 20%, mais les investisseurs sont en train de déchanter, et ce malgré le subventionnement généreux de l’Etat, rapporte der Spiegel.
La récente faillite de Prokon, un installateur d’éoliennes financé par 75.000 petits investisseurs privés, est un nouvel exemple de l’échec d’une entreprise du secteur de l’énergie verte, malgré des promesses de retours sur investissement mirifiques (de l’ordre de 6% à 8% pour le cas de Prokon).
Un grand nombre de projets de ce type repose sur le modèle des fonds d’investissement à capital fixe ; ils sont censés fonctionner pendant une vingtaine d’années pendant lesquelles ils serviront des dividendes annuels à leurs investisseurs. Mais Der Spiegel rapporte qu’une étude réalisée sur la base de 1.150 rapports annuels indique que la moitié de ces parcs éoliens ne parviennent pas à dégager une rentabilité qui leur permettent de rembourser la mise de leurs investisseurs au terme des 20 ans.
L’étude, menée par Werner Daldorf, qui dirige le Comité d’Investissement de l’Association Eolienne Allemande, et qui a été conseiller pour les projets éoliens depuis 1990, jette un regard sans concession sur 10 années d’opération de 170 parcs éoliens commerciaux. Elle conclut qu’en moyenne, le taux de rentabilité que les investisseurs peuvent en espérer ne dépasse guère 2,5%, soit 25% au terme de 10 ans, malgré les promesses de 60% à 80% qui avaient été faites sur les plaquettes commerciales. Seuls les parcs éoliens situés dans les endroits les plus appropriés finissent par tenir leurs promesses, tandis que 20% des parcs de l’échantillon n’ont pas été capables de rétribuer leurs investisseurs au-delà de 2% de leur mise.
Ces constatations sont d’autant plus étonnantes que l’Etat allemand subventionne généreusement l’éolien. Le tarif moyen du kilowatt heure racheté par le réseau se monte à 17 cents d’euro, bien supérieur au prix du marché de l'électricité. Ce subventionnement a largement été utilisé par les exploitants de parcs éoliens et les banques pour faire la promotion des fonds d’investissement associés, comme une garantie de rentabilité pour les investisseurs.
En outre, les commissions et honoraires du gestionnaire du fonds et des différentes sociétés impliquées dans l’opération du parc, qui peuvent atteindre 15 à 20% du montant de l’investissement, étaient les seuls postes qui étaient bien détaillés dans les business plans fournis aux investisseurs. Du fait de leur complexité, les projets éoliens nécessitent souvent l’intervention d’une demi douzaine d’entreprises pour leur administration. De plus, beaucoup complémentent les capitaux apportés par les investisseurs par des emprunts qui peuvent parfois représenter jusqu’à 70% du fonds.
La technologie mise en œuvre dans les éoliennes est assez récente, et les pannes ne sont pas rares. Par conséquent, les frais de maintenance des parcs sont élevés. Par-dessus le marché, les prévisions en matière de génération électrique ont souvent été exagérées, parce que les études faites par les ingénieurs sur le terrain ont souvent été limitées et imprécises.
Enfin, il y a bien une vérification de l’instance de régulation des marchés financiers en Allemagne, la Bafin, mais elle s’est attachée à la forme plus qu’au fond, se contentant de vérifier que les formalités prévues avaient bien été remplies.
Résultat, les tribunaux allemands reçoivent de plus en plus de plaintes d’investisseurs qui n’ont reçu aucun dividende au terme de plusieurs années, ou dont les parcs ont déposé le bilan.
Prokon ne sera pas la seule à faire faillite. Mais en vertu d’une nouvelle loi allemande, un « pronostic de poursuite positive », est suffisant pour permettre la poursuite de l’exploitation. Il suffit donc d’affirmer que le vent soufflera plus fort l’année suivante pour assurer la poursuite de l'exploiotation, même lorsque celle-ci n'est pas rentable… Mais au final, ce seront les investisseurs qui paieront le prix fort.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=des-petits-investisseurs-allemands-decouvrent-que-leolien-cest-parfois-du-vent&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 04/02/2014

Nouvelle fronde contre le cadre éolien.

L'ASBL "Eolienne à tout prix?" a introduit un recours en annulation au Conseil d'Etat contre les conditions sectorielles relatives aux parcs des grands moulins à vent qui produisent plus de 0,5 MW.
Les normes de bruit de nuit qui seraient passés de 40 dBA (décibels pondérés) seraient revus à la huasse. Le développement durable, l'absence de concertations, l'évaluation des nuisances inexistante, les recommandations de la directive européenne, le plafond de 30 dBA de l'OMS sont invoqués. Les décisions prises viendraient en contradiction avec l'arrêté du 3/10/2013.

Écrit par : L'enfoiré | 27/06/2014

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