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05/11/2016

Un nouveau temple de la consommation: my DOCXS

Le complexe de magasins DOCKX BruxSel ouvrait ses portes 20 octobre à Bruxelles.  Près de 2 millions de Belges se rendent au moins une fois par semaine dans un centre commercial pour y faire des achats ou tout simplement se promener. Le business est rentable. Ces complexes représentent un enjeu économique majeur : ils font tourner les affaires des grandes enseignes mais aussi celles des promoteurs. Moi qui suis adversaire, j'y suis allé le samedi matin qui a suivi l'ouverture. 

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Les chiffres de ce tableau brisent tous les tabous du genre.


État des lieux

41 jours avant l'ouverture, l'Echo présentait le site à 360° du nouveau de ce qui était appelé "centre commercial et de loisirs". 
Développé par Equilis (Groupe Mestdagh), toujours en chantier, il était pris d'assaut quotidiennement par plus de 1.200 ouvriers identifiés par reconnaissance digitale.
Des embouteillages en cascade dans le quartier nord de la capitale durant un an au moins.
Les quatre niveaux, parcourus d’un œil distrait, n’auraient rien de révolutionnaire sans vouloir aller au-delà des marques habituelles pour découvrir les vraies surprises et nouveautés qui valent le détour!
 
Le 20 octobre, ce fut l'ouverture.
 
Au premier coup d’œil, ce qui frappe, en effet, ce sont l'espace ouvert et la luminosité. Quatre niveaux avec des ascenseurs se croisent dans la montée et la descente aux extrémités.  
Au 3ème étage, "White cinema" comprenant huit salles de cinéma exploitées par Belga Films avec une seule entrée éclairée par une lumière blanche et crue, sous un km de lampes LED. 
Au 4e étage, des restaurations en terrasse, des bars et l’esplanade événements sur une terrasse panoramique et une vaste salle polyvalente. 

Une semaine avant l'ouverture, "Question à la une" consacrait une séquence sur le sujet: "Centres commerciaux : la folie des grandeurs ?.

Reprenons des extraits de différents articles de presse en les commentant.


 

La situation bruxelloise et des autres villes

Ces dernières années, les m² de surfaces commerciales autorisées ont explosé. Depuis peu, ce sont les Régions qui donnent le feu vert à la construction de ces grands espaces. Les Régions ont repris cette compétence aux communes dans le but d’implanter les centres commerciaux de manière plus cohérente en évitant que chaque localité ne développe son propre projet. 

Si on remonte dans le temps, les grands magasins réunissant les clients dans un seul endroit, font partie de l'histoire belge.

L'industriel belge Henri Orban-Rossius lançait les premiers magasins Orban à "grandes surfaces".

 

Les perdants: Centres commerciaux VS petits indépendants

Les grands espaces commerciaux sont souvent accusés d’être des tueurs de petits commerces en centre-ville. A Mons, les commerçants du centre en sont convaincus : le centre commercial Les Grands Prés les a évincés. Construit en 2003, le complexe s’est agrandi cette année et devient le plus grand centre commercial de Wallonie.. Le promoteur ajoute 25 magasins aux 80 existants. L’emploi, c’est l’argument phare: 1500 emplois pratiquement en équivalent temps plein créés.".

En centre-ville, les commerçants font grise mine. Trop loin pour que les magasins du centre puissent bénéficier de l’affluence du centre commercial. : "Mons, c’est devenu un centre historique. Ce n’est plus une ville commerciale. On a tué le commerce et on n’a pas réfléchi avant. Difficile de résister quand, autour, de nombreux magasins ont fermé. Le piétonnier est en souffrance : entre 2005 et 2015, le nombre de magasins vides est passé de 5 à 21%. L’affluence des piétons a également fortement chuté depuis 2005 : le passage a diminué de 24% dans le piétonnier.  

Pour les représentants de la ville, le coupable n’est pas le centre commercial. Mais dans l’opposition, le doute n’est pas permis : "Il y a de très sérieuses études qui sont faites aujourd’hui et prouvent qu’un emploi créé dans une multinationale détruit 3,5 emplois dans les petites et moyennes entreprises.".

A Eupen, il y a 16 ans, un centre commercial avait été construit. La foule ne s’y est jamais bousculée. Aujourd’hui, le centre commercial est quasiment désert.
 
Donc il y a des précédents qui n'ont pas  été concluant de réussites.

Bruxelles, même topo. Le piétonnier et en plus les attentats et la fréquentation des clients bruxellois et étrangers a baissé de 40%. 

Relancer la consommation par de nouveaux temples, est-ce la solution?

 

Trop de commerces en Belgique ?

La Belgique francophone compte une quinzaine de shoppings de plus de 20 000 m². Ce projet Docks s’ajoute au 200.000 m² de commerces existants.

Deux autres projets sont sur la table : Neo sur le plateau du Heysel en sacrifiant le parc aquatique "Océade"  et Uplace à Machelen à côté du ring.

L’Union des Classes Moyennes conclut que « l’acharnement à créer Neo démontre une nouvelle fois le manque de vision et de cohérence dans le développement commercial de la Région de Bruxelles-Capitale ».

Les experts disent qu'aucun de ses trois projets n’est essentiel.

Le directeur du Service de Géographie Economique de l'ULg dit : "Dans un contexte de saturation, créer un nouveau, ce sera toujours au détriment des autres."

Un professeur de marketing à la Solvay Brussels School confirme : "La Belgique avec 740 centres commerciaux, détient le record européen.".

Les trois nouveaux projets bruxellois risquent clairement de se phagocyter les uns les autres.  

Centres commerciaux : la folie des grandeurs ?

 

Les "gagnants"
 
Ne plus nuire au commerce local et aux petits indépendants, quand les projets se développent parce qu’ils sont une source de profit pour ceux qui les développent et ceux qui les possèdent, cela devient difficile.
Mais quand les politiques trouvent leur compte en annonçant des emplois créés via le développement du territoire ou de l’image de leur ville", résister devient impossible.
Le Docks Bruxsel est un grand événement immobilier, qui va marquer cette partie de la ville et redynamiser la zone du canal qui a été délaissée" est-il dit pour l'appuyer. 
 
Mais comment dynamiser dans la longueur ? 
Faire du commerce et décider de la manière d'en faire, nécessitent au minimum de réaliser une balance comptable entre ce qu'on perd et ce qu'on gagne dans un projet.
 
L'image d'une ville n'est qu'une maigre compensation si le contenu ne correspond pas au contenant avec le plaisir que les visiteurs y trouveraient.  

Les Shoppings du City2 de Bruxelles, du WShopping et du Westland d'Anderlecht sont clairement en attente d'une régénérescence à se décrocher du ronron du passé.

Le prix des loyers des magasins continue à grimper et les commerces se transforment. La quantité remplace la qualité puisque la rareté est trop chère. La clientèle évolue de concert.

Lancer des campagnes de réductions de prix et se voir forcé d'ouvrir les portes les dimanches, devient une gageure. 

En période de crises, de salaires qui patinent, si les samedi, les shoppings ne désemplissent pas, cela ne veut pas dire que les achats font parties des occupations principales des visiteurs.
 
Le concept du "client roi", perdu dans les années d’opulences et de surprises mal fagotées, est rappelé.
 
"Retour de l'arroseur arrosé", pourrait conclure les petits magasins de quartiers. 
 
Ceux-ci ne peuvent plus que viser une clientèle de proximité, parfois bénéficier de la proximité de grandes surfaces et présenter des particularités introuvables chez leurs grands concurrents.
  
Le client aussi revoit ses besoins essentiels et cherche à bénéficier de cette forte concurrence. Trouver les bons filons pour les clients et les bons créneaux pas trop comblés pour les magasins, sont devenus des exercices de hautes voltiges.
 
S'adapter aux nouvelles situations, c'est parfois apporter le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.
Le vendeur devra réapprendre à vendre, à passer plus de temps nécessaire en ciblant son client potentiel, son prospect pour réaliser la vente de son produit et non plus en fonction de son seul rendement.
 
Cela s'appelle les "conseils au client" qui n'existent pas vraiment sur le net ou dans les grandes surfaces.
 
Roland Gari en parlait : "nombre de pathologies ont trait à cette souffrance des exigences d'une société qui ne laissent pas à l'individu le temps de se constituer comme un sujet de son histoire".
 
C'est actuellement la revendication du secteur pharmaceutique qui désire revaloriser la fonction et résister aux grandes parapharmacies.
 
La relation prix-performance risque de devoir être réadapté structurellement.
 
 
Le grand pari est d'attirer une clientèle qui sorte du cadre bruxellois.
 
"La vigilance s'impose pour pouvoir prendre demain des décisions en connaissance de cause et en fonction de l’impact sur l’environnement économique global", lit-on. 
 
Bien sûr, mais encore?
 
Ce samedi matin-là, j'ai pu constater presque tout cela.
 
Les secteurs dont le Docks se charge sont catégorisés "multimédia", "maison", "vêtements", "beauté", "chaussures", "nourriture", "culture" et "loisirs"...
Rien de "paranormal", donc. 
 
Dockx Bruxsel est bien parti, me semblait-il.
Mais pour combien de temps?
 
Le cinéma "White cinema" décroche la palme du prix des places le plus élevé de Bruxelles avec ses 12,5 euros. 
 
Le Docxs, la palme du genre, du premier de série avec une avance à l'allumage par la surprise.
Mais, les clients s'émoussent très vite à combler leurs besoins de nouveautés.
 
"Big brother" est en place pour surveiller les visiteurs.
Pas de visites de sacs à l'entrée visibles...
Les accès et les parkings de proximités fixés à 2 euros par heure, apportent un complément à la mobilité et à la sécurité. Un tramway de la ligne 7 se charge des "sans-voitures".
 
Le tour du proprio du Dockx est terminé.
Vu par la presse et par quelqu'un qui n'aime pas particulièrement les grands magasins. 
 
"Veni, vidi, quid tibi, quid novi?"0.jpg

Le site de Dockx Bruxsel est sous ce clic.

Quant aux photos faites le samedi après trois jours d'ouverture, vous les découvrirez sous cet autre clic.

Quand la mariée est trop belle, il y a des questions à se poser.
 
Les affres de la crise de 2008 ont obligé les consommateurs à restreindre leurs dépenses.
 
Dans un tel contexte, comment faire déplacer les consommateurs qui cherchent à toujours payer moins?
 
Les 20-35 ans répartissent leurs achats sur plusieurs canaux incluant les services d’épicerie en ligne tels qu’AmazonFresh, les commerces de quartier, et d’autres services. La crise financière a laissé de nombreux étudiants avec des problèmes d’endettement insolubles, cumulés avec des perspectives d’emploi très faibles. Les jeunes adultes redoutent désormais les grosses notes induites par les caddies bien remplis des supermarchés. 
Ces jeunes consommateurs s'introduisent sur des plateformes de vente en ligne, ou en mettant en place des partenariats numériques, notamment pour les livraisons à domicile.
 
La concurrence de l'eCommerce, du Web avec ses services délivrés à domicile d'Amazon devient donc la norme.
 
Internet est devenu le véritable "minimir" qui fait un maximum.
Peu importe si l'on retrouve un "maximort" en bout de course.
Une nouvelle figure de style...
 
La pub qui paye le "www" par la séduction prise comme jeu.0.jpg
 
Dans le passé, Donald Trump en a fait sa ligne de conduite pour construire sa fortune en excellent vendeur même si c'est parfois en mauvais comptable.
 
0.jpgAdversaire de l'establishment qui est la bête noire, il fait temporairement baisser les cours de Bourse du monde dans un effet papillon. 
 
Allez comprendre...
 
Une paille... à peine 1.2 milliards d'euros...
Pourquoi pas une nouvelle Tour Trump?
 

Dans les magasins, les représentations d'Halloween ont déjà fait place à un nouveau venu: Saint Nicolas.    

La chanson des Tuvach dans le magasin des suicides ferait très bien dans le décor.

 
 
Eriofne, 
 
Mise à jour 25 novembre: Aujourd'hui, le "Black friday" . Tradition commerciale typiquement américaine, mais qui est en train de s'imposer chez nous:podcast
 
0.jpgMise à Jour 22 mai 2017: 22 mai 1967: les 323 morts de l’Innovation

Ce lundi 22 mai 1967, plus de deux mille clients se pressent, rue Neuve, dans les rayons de l’Innovation. Ce grand magasin du centre de Bruxelles construit en 1902 par Victor Horta entendait attirer le passant pour en faire un acheteur, l’encageant dans cet espace de fer et de verre qui deviendra tombeau.

0.jpg Bruxelles s’ à sacrifier aux cérémonies des communions. Des robes blanches parées de voiles s’alignent au rayon fillettes. Une vendeuse qui s’apprête à reprendre son service au 1er étage perçoit une odeur de brûlé provenant d’un petit local de 6 m2 où sont stockées quelques robes blanches. Elles sont en feu. Des pompiers du magasin tentent en vain de réduire le brasier naissant à l’aide d’extincteurs. Dans le magasin, la sonnerie stridente de l’alarme retentit. Elle est confondue avec celle appelant le personnel à reprendre le travail après son heure de table. Il est 13h32. Rien n’arrêtera ce feu qui promet à Bruxelles la plus grande catastrophe civile de son histoire.

Témoignages:podcast
 
Ce 22 mai 2017, commémoration du cinquantième anniversaire de la catastrophe au cimetière de Bruxelles

Commentaires

Difficile de ne pas attacher l'actualité américaine à un tel article.
Paul Jorion avait ce sujet qui disait:
"Ce n’est pas tant la position de Clinton qui se dégrade que celle de Trump qui est moins catastrophique"
http://www.pauljorion.com/blog/2016/11/04/le-temps-quil-fait-le-4-novembre-2016/

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2016

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Guillon parle d'une autre version: une élection française en allant plus loin:

https://www.youtube.com/watch?v=7uLMU3oTCHo

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2016

Quel président pour l’Amérique ? Clinton contre Trump

Hillary Clinton face à Donald Trump : la présidentielle américaine voit s'affronter deux personnalités que tout oppose. D’un côté, une femme politique affirmée, sénatrice démocrate d’expérience et diplomate aguerrie. De l’autre, un milliardaire sanguin, sans expérience en politique, dont la carrière de businessman controversé a longtemps défrayé la chronique. Portraits croisés.

Après une course à l’investiture qui a tenu le monde entier en haleine, le duel final pour la présidence des États-Unis s’annonce explosif, avec deux candidats aux personnalités profondément antinomiques. D’un côté, une femme politique affirmée, sénatrice démocrate d’expérience et diplomate aguerrie (elle fut secrétaire d'État dans le gouvernement de Barack Obama, de 2008 à 2013). De l’autre, un milliardaire sanguin, sans expérience en politique, dont la carrière de businessman controversé a longtemps défrayé la chronique. À la surprise générale, Donald Trump, célèbre pour son émission de téléréalité (The apprentice), a remporté la primaire républicaine. Sa méconnaissance des dossiers, ses incohérences et ses volte-face en avaient fait la risée des commentateurs… avant qu'il ne prenne tout le monde de court et ne distance ses onze concurrents. Du côté des démocrates, Hillary Clinton n’en est pas à son coup d’essai : en 2008, elle avait perdu la primaire face à Barack Obama. Malgré sa revanche huit ans après, de trop nombreux scandales assombrissent son parcours, notamment la très sensible "affaire des e-mails", ainsi que les attaques répétées du camp républicain sur sa supposée négligence dans l'attaque de l'ambassade de Benghazi en Lybie, qui avait causé la mort de quatre Américains en 2012, dont l'ambassadeur J. Christopher Stevens.

Désamour et passion
Revenant sur les biographies respectives des deux candidats et retraçant leur campagne marathon, ce documentaire se veut bien plus qu’un double portrait. On y découvre des images d’archives inédites ainsi que de nombreuses interviews qui éclairent les enjeux d'un duel hors norme qui, malgré le désamour du peuple américain pour chacun des candidats, suscite un intérêt monumental.

http://www.arte.tv/guide/fr/069079-000-A/quel-president-pour-l-amerique-clinton-contre-trump?country=BE

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2016

Je me suis livré à un exercice: localiser le mot "client" dans tous mes articles.
Pris hors du contexte, de cette pêche, j'en garderais ces dix:
1. Dans la mode, il y a des recettes pour attirer le client et les cartes de crédit annexées au processus. Dès l'entrée de beaux magasins, il faut mettre le client en confiance dans cette période d'insécurité. Un gardien vous invite à entrer avec le sourire et la phrase rituelle "rien que pour la beauté des yeux".
2. Téléphoner aux services bancaires et le client entend comme un leitmotiv cette phrase: "Votre conversation peut être enregistrée pour raison de qualité". La "qualité", tout un programme que l'on avait un peu oublié. L'enregistrement n'est pas là pour garder l'enregistrement d'une conversation mémorable d'un client, mais pour voir si le vendeur restait en ligne avec son client à l'autre bout de fil. La clientèle est devenue volage et exigeante et il faut la garder.
3. Robotiser doit être économiquement rentable et être accepté par le client potentiel. Le fait d'avoir des robots à la maison pour aider des personnes âgées, n'a pas le même impact, ni la même fonction que le robot qui est là pour laisser les autres humains inactifs et sans moyens de subsistance.
4. L’innovation ne rapporte plus comme elle le faisait par le passé. Elle ne profite plus qu’à un seul acteur qui rafle l’intégralité des parts de marchés. Ce dernier point met en cause le marketing qui impose de sortir des produits qui n'ont pas atteint le moment de la maturité. Le client devient le testeur à la place du fournisseur.
5. La pharmacopée de la maladie est un marché très juteux et un malade chronique est un client excellent.
6. Tout ne doit pas rester standard si ce n'est le matériel lui-même.
7. Au Laos, le plouc besogneux et sans qualifications gagnera un peu moins de 100 euros par mois, travaillera six jours par semaine à raison de dix heures passées à crever dans les champs ou au volant, à moins que ce soit au meilleur des cas sur une chaise en attendant que le client les interpelle ou que le chef - qui ne foutra jamais rien - leur en donne l’ordre. Dans ce genre d’emploi, la productivité n’est pas vraiment un élément qui rentre en ligne de compte.
8. Etre performant ne suffit plus. Il faut plus pour que le consommateur s'esbaudisse. L'utilisateur-client mène le bal avec un choix étendu, encore plus large, sur la Toile que dans le magasin du coin.
9. La mise en place d'une idée reste un risque très important. Les idées les plus intéressantes arrivent par l'intermédiaire du client utilisateur. L'évolution culturelle pourrait trouver un réel avantage commun dans la partie de ping-pong qui s'engage dans la suite entre les acteurs.
10. L’autonomie et la coopération sont nécessaires au développement et à la pleine expression de la logique organique qui seule permet de faire face à des situations évolutives et peu prédictibles.

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2016

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On vient de recevoir à la pharmacie une invitation pour un webinar.
Moi jamais entendu parler......j'ai d'abord cru que c'était un nouveau jeu vidéo!
Et puis j'ai compris.........
Un webinar, en français webinaire, désigne une réunion collective directe via Internet. Ce mot provient de la contraction des termes web et seminar (séminaire).
Facilitant le travail collaboratif entre différents interlocuteurs qui ne sont pas basés dans la même zone, le webinar est utilisé en marketing pour la vente entre professionnels.
Les produits sont donc présentés par le biais de diaporamas ou plus généralement de vidéos et accompagnés de descriptions sous forme de notes ou de commentaires.
Interactif, le média permet la réaction immédiate des investisseurs et la réponse des vendeurs en temps réel. Le webinar permet ainsi un gain de temps et limite les coûts de déplacement des commerciaux d'une entreprise.

On vient de recevoir à la pharmacie une invitation pour un webinar. la gestion des effets secondaires cutanés suite à un traitement oncologique.
L'orateur est le prof Duhoux de St Luc.
Il faut créer un compte et se connecter à la plateforme le jour et l'heure prévu.
Déconcertant car les conférences, en anciennes méthodes, étaient aussi l'occasion de se retrouver et de passer une bonne soirée.
Pour les labos ce système webimar est intéressant car super économique.
Plus de salle à réserver, plus de buffet à prévoir et plus de cadeaux à distribuer!
Mais franchement, à part les passionnés qui va se connecter?
Il faut déjà une fameuse motivation pour se forcer à 20h30 à se concentrer sur un écran tout seul!
Finalement ton meilleur ami, ton compagnon va devenir ton PC!

Écrit par : Léopoldine | 05/11/2016

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Yes, indeed... Good question, good conclusion...

Je parle anglais pour rester dans la note...
Je connaissais ce webimar sans en connaitre le nom.

Tout comme pour les utilisateurs du système bancaire, ce sont les clients qui l'ont voulu et qui ne veulent plus se déplacer pour exécuter leurs transactions financières.
Bien sûr c'est plus convivial de se réunir autour d'une table ou d'écouter un orateur en dur devant soi.
Avant il y avait les tables de conversation dans les cafés.
On discutait en tapant la carte.
Aujourd'hui, c'est Twitter, c'est Facebook que j'appelle Fakebook.
L'avantage exclusif, c'est que les distances entre les interlocuteurs ne comptent plus.
Le monde entier peut participer.
J'ai connu l'époque avant le Web et Intranet.
Certains collègues ont fait le tour du monde envoyés par la société pour des cours ou pour appâter des clients.
Ce n'était pas pour le plaisir des vacances, bien sûr...
Une anecdote?
"Une odyssée en boomerang au pays des kangourous"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2006/04/03/un-tour-boomerang-du-monde.html
Débauches de voyages pour des résultats tout à fait aléatoires. Questions frais, autre chose que une sale à réserver et un buffet à prévoir et des cadeaux à distribuer!

Les temps ont changé du tout au tout.
N'ai-je pas dit que le numérique avait pour but de faire plus avec moins?
Mais comme je l'ai dit l'époque ancienne pourrait revenir grâce à la téléportation.
Rappel du "transhumanisme": Dans le livre “The Star Trek Book of Opposites” dont je reprenais les extraits, il est dit:
- Le meilleur moyen de voyager est d’aller là où personne n’est allé auparavant
- L’intérêt de la majorité est plus important que les aspirations individuelles
- Il est sain d’exprimer ses émotions
- Lorsque vous devez estimer la durée d’un travail, surestimez-la
- La couleur rouge fait de vous une cible
- Lorsque vous ne savez pas quoi dire, faites une pause
- La force la plus puissante de l’univers est l’amitié

"Welcome in the Real Tme World".

Écrit par : L'enfoiré | 05/11/2016

Ouverture de l'enquête publique pour le projet Neo 1

L'enquête publique de la première phase du grand projet commercial Neo sur le plateau du Heysel, en bordure de l'avenue Houba de Strooper, a été ouverte vendredi, a relevé la RTBF sur base d'une information publiée sur le site officiel de la Ville de Bruxelles. Elle a trait à l'obtention des permis d'urbanisme et d'environnement. Les riverains et associations ont jusqu'au 25 novembre pour faire valoir leurs remarques. La réunion de la commission de concertation est fixée au 6 décembre prochain.

Neo est un projet initié par la Ville de Bruxelles avec le soutien de la Région bruxelloise. Il a été imaginé par le consortium Unibail-Rodamco-Besix et sera concrétisé par la SA Mall of Europe et Europea Housing. L'inauguration est initialement prévue pour 2021.
Le premier certificat d'urbanisme vise à couvrir l'aménagement des abords du Heysel, le tracé des voieries, la rénovation des espaces publics, ainsi que l'abattage de 749 arbres. Il concerne également la construction de bureaux, de logements, de deux crèches et du pôle commercial. Ce dernier comprendra quelque 200 commerces sur 72.000 m2, avec en marge 9.000 m2 d'horeca. Le pôle loisirs de Neo doit entre autres accueillir un Spirouland, le cinéma Kinepolis, et une cité des enfants dédiée aux sciences. "L'enquête publique permettra aux riverains de s'informer concrètement", explique Perrine Marchal, porte-parole de Brussels Expo. "Avec beaucoup d'équipements collectifs et d'espaces verts, Neo apportera une plus-value et une cohérence globale au quartier du Heysel qui a été historiquement construit de façon anarchique".
La phase 2 concernera notamment la construction d'un hôtel et du centre de congrès.

http://www.msn.com/fr-be/actualite/other/ouverture-de-lenqu%C3%AAte-publique-pour-le-projet-neo-1/ar-AAkb2yY?li=10T22%3a00%3a00Z%27and(%27_links.feed.href%27eq%27cms%2fapi%2famp%2ffeed%2fAA28Ve%27)and(%27%24type%27eq%27article%27or%27%24type%27eq%27slideshow%27or%27%24type%27eq%27video%27or%27%24type%27eq%27puzzle%27)%26%24orderby%3d%27displayPublishedDateTime%27+desc&ocid=spartandhp

Écrit par : L'enfoiré | 11/11/2016

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Marks & Spencer cherche un repreneur pour son magasin bruxellois : voici les noms qui circulent

Marks & Spencer a donc décidé, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de quitter une nouvelle fois et tout aussi précipitamment la Belgique. Son départ est annoncé pour le printemps 2017.
En 2001, l’enseigne comptait 4 magasins (315 emplois) à Bruxelles (rue Neuve), Liège, Anvers (sur le Meir) et dans le shopping de Wijnegem.
Cette fois-ci, elle n’en a qu’un, à Bruxelles (126 salariés), qu’elle a pris en location il y a un peu plus d’un an et demi, en mai 2015. Mais non des moindres : 5.000 m2 sur deux niveaux et 15 mètres de façade, avenue de la Toison d’Or, dans ce nouveau complexe qui abrite aussi le seul Apple Store du pays (sur 1.600 m2), le plus grand Zara (sur 4.200 m2) et un Bodum.
5.000 m2, une taille que l’on peut considérer comme XXL, du moins dans les rues commerciales des centres villes. Sans toutefois être exceptionnelle : le C&A de la rue Neuve est plus grand (9.000 m2), le Primark qui ouvrira prochainement chaussée d’Ixelles aussi (6.000 m2).
Il n’empêche, 5.000 m2 et un loyer annuel entre 8 et 12 millions d’euros «cela ne convient pas à 10.000 enseignes, indique Boris van Haare Heijmeijer, partner Cushman & Wakefield. Mais on a quand même une short list de quelques candidats potentiels. Et on va profiter du Mapic (salon international dédié à l’immobilier commercial qui se tient à Cannes du 16 au 18 novembre, NdlR) pour affiner certains points avec M&S et rencontrer des enseignes susceptibles de s’intéresser à cet espace». Le courtier a en effet été mandaté en exclusivité par M&S pour trouver une enseigne qui reprendrait ses obligations contractuelle (bail…).
Des noms ont déjà circulé. Notamment celui d’Uniqlo, le Zara japonais, présent à Anvers, sur le Meir, et dans le Wijnegem shopping center et qui cherche un pied à terre à Bruxelles. «Il est vrai que le style de bâtiment et sa situation sur la Toison d’Or peuvent intéresser Uniqlo, confirme Boris van Haare Heijmeijer. Mais 5.000 m2, c’est trop grand pour l’enseigne. 2.000 m2 lui suffiraient. Je serais en tous les cas surpris de le voir reprendre le bail de M&S.»
Idem pour Kiabi, qui a ouvert un premier point de vente belge dans le shopping Docks Bruxsel et en ouvrira un second dans le shopping Rive gauche à Charleroi : trop grand et sans doute pas la bonne localisation. L’enseigne française se sentirait mieux chaussée d’Ixelles, comme Primark.
Un «department store», par contre, pourrait se laisser séduire, selon le courtier. Pas un Galeria Inno, qui est installé avenue Louise, mais pourquoi pas un Selfridges & Co - on resterait dans les mêmes sphères britanniques – ou des Galeries Lafayette ?
C&W est en tous les cas confiant : «Cela devrait aller vite».
Mais quelle que soit l’enseigne, elle devra convenir au propriétaire des lieux : le groupe privé belge GH (Gérald Hibert). D’autant que ce dernier ne l’est que depuis peu: c’est fin septembre qu’il a acquis le complexe comptant 4 unités sur 11.000 m2, pour un montant de 180 millions d’euros, à une époque où le départ de M&S n’était nullement envisagé.
Avec ceci qu’il ne faudrait pas s’acoquiner avec une enseigne qui nuirait aux trois autres, autrement dit, ni une trop «discount», ni une trop «basique». «Il faut respecter les affinités des chalands», convient Boris van Haare Heijmeijer.
Il faut dire que le quatuor Apple-M&S-Zara-Bodum fonctionnait bien. Selon les calculs d’Atrium, avant leur installation et après, l’avenue de la Toison d’Or s’est offert 4.000 passants quotidiens supplémentaires.

http://www.lalibre.be/economie/immo/marks-spencer-cherche-un-repreneur-pour-son-magasin-bruxellois-voici-les-noms-qui-circulent-582b1cc8cd70735194a237a6

Écrit par : L'enfoiré | 15/11/2016

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Aujourd'hui, le "Black friday" . Tradition commerciale typiquement américaine, mais qui est en train de s'imposer chez nous: http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/3629214124.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 25/11/2016

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La rue commerciale traditionnelle n’a plus que quelques années devant elle

Vers la fin de la décennie prochaine, l’aspect du centre des villes britanniques aura un tout autre caractère, indique un rapport du service britannique de messagerie ParcelHero.
L’e-commerce fera disparaître du paysage tout un nombre de magasins habituels. Selon cette étude, les services de commandes livrées à domicile et des points de livraison mèneront au fait que de nombreuses enseignes des rues commerciales devront fermer leurs portes. Les urbanistes et les commerçants doivent s’adapter à temps à cette évolution et doivent rechercher de quelle manière il faut donner forme au centre-ville du futur, indique également le rapport.
« Au début des années 50 du siècle dernier, la Grande-Bretagne comptait environ 600.000 magasins », souligne David Jinks, responsable de l’enquête sur la consommation de ParcelHero. « Au début des années 70, ce chiffre est déjà tombé – à cause de la naissance des supermarchés – à 400.000 commerces. Il y a cinq ans, il restait à peine 290.000 exploitations. »

Résidentiel
« Entre 2020 et 2030, la moitié des commerces du Royaume-Uni aura disparu. 100.000 magasins fermeront et il ne subsistera plus que 120.000 commerces car d’ici cette date, le commerce électronique représentera environ 40% de la vente au détail » indique David Jinks.
Le centre urbain du futur aura davantage un caractère résidentiel, associé à des établissements horeca et des lieux de divertissement. L’ère d’Internet aura un impact énorme sur les rues commerciales, prévient David Jinks. « Vers la fin de la prochaine décennie, beaucoup d’enseignes et toute une série de types de commerces auront disparu. »
Actuellement, Internet représente 15,2% de l’ensemble de la vente de détail en Grande-Bretagne. Cela peut paraître peu, mais en 2016, cette proportion n’était que de 13,5%. La part représentée par Internet dans le commerce de détail connaît une croissance exponentielle. Cette année, on prévoit que cette part soit de 16,8%.

Source: https://fr.express.live/2017/01/25/51725/

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2017

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22 mai 1967: les 323 morts de l’Innovation

Ce lundi 22 mai 1967, plus de deux mille clients se pressent, rue Neuve, dans les rayons de l’Innovation. Ce grand magasin du centre de Bruxelles construit en 1902 par Victor Horta entendait attirer le passant pour en faire un acheteur, l’encageant dans cet espace de fer et de verre qui deviendra tombeau.
Bruxelles s’ à sacrifier aux cérémonies des communions. Des robes blanches parées de voiles s’alignent au rayon fillettes. Une vendeuse qui s’apprête à reprendre son service au 1er étage perçoit une odeur de brûlé provenant d’un petit local de 6 m2 où sont stockées quelques robes blanches. Elles sont en feu. Des pompiers du magasin tentent en vain de réduire le brasier naissant à l’aide d’extincteurs. Dans le magasin, la sonnerie stridente de l’alarme retentit. Elle est confondue avec celle appelant le personnel à reprendre le travail après son heure de table. Il est 13h32. Rien n’arrêtera ce feu qui promet à Bruxelles la plus grande catastrophe civile de son histoire.

http://plus.lesoir.be/94922/article/2017-05-21/22-mai-1967-les-323-morts-de-linnovation#_ga=2.173448996.649877515.1495439466-1514639198.1488955198

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2017

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