Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2019

Pousse café

0.JPGHier, j'écrivais à Nicolas Vadot, pour exprimer mon étonnement d'avoir créé une polémique à la suite de mon dernier billet sur l'armistice qui vu le genre d'événement n'aurait pas dû en faire partie.

- Nicolas, je ne sais si tes dessins créent des polémiques?

- On est en débat ce soir, Kroll, DuBus, Sondron, Oli et moi, sur LN24 à 20 h.


0.JPG"Grand débat" présentait à 20:15 "L'avenir des caricaturistes" avec les cinq caricaturistes belges cités par Nicolas et Eric Van den Abeele auteur du livre "La Belgique dans tous ses états" avec le sous-titre "400 ans de représentations iconographiques dans l'imagerie populaire, l'affiche politique et le dessin de presse.

La question de départ "le dessin de presse est-il en voie d'extinction?".

J'ai enregistré le débat en l'écoutant en direct et en prenant des notes.

Nicolas Vadot revenait de Strasbourg après avoir rencontrer 200 caricaturistes de plusieurs origines dans le cadre de "Cartooning for Peace.

J'ai appris à connaitre Nicolas depuis 2011 après lui avoir demandé de pouvoir utiliser ses dessins pour illustrer mes billets et ensuite les avoir introduit dans un lien de article sur "Les grands empires économiques".

"Dessins de presse" dont j'avais parlé en 2017 dans "Traits d'Union".

Des contacts avec lui, j'en ai eu en virtuel et en réel dont le dernier lors de la foire du livre dont le billet "Les stratégies différentes des intelligences" en parlait.

Dernièrement, j'ai visité le musée de la BD qui avait 30 ans d'existence  et j'avais étonné qu'il n'y avait pas de dessins de presse dans un musée de la BD.

Par contre, Nicolas fait partie du livre de Eric Van Den Abeele.

Notes:

La liberté de presse est très libre en Belgique et la censure n'existe pas.

Il est rare de réunir ainsi 5 caricaturistes.

L'autocensure est très peu utilisée suite à une menace commerciale, par les réseaux sociaux dont les trolls apportent des réactions en direct qui peuvent réduire la "force de frappe".

Face à un artiste avec sa propre subjectivité individuelle d'un éditorialiste, la sensibilité des lecteurs est dépendante de la susceptibilité et des antécédents du lecteur mais le dessins doit être interprété dans son contexte et représenter l'image du journal qui les emploie qui ont un intérêt commercial.

Le métier de caricaturiste s'est professionnalisé et a fortement changé, d'après Eric Van Den Abeele.

Le but du dessin est de faire rire et apporter une réflexion.

Se moquer a toujours existé.

L'humour dépend des cultures en présence.

Des codes de reconnaissance existent et sont dès lors à bien utiliser.

Il faut oser choquer mais en contournant les problèmes plutôt qu'en les adressant de front.

Des sujets sont parfois tabous mais il ne faut pas que les dessins deviennent des produits blancs.  

Les "Like" de Facebook peuvent être des caresses ne peuvent intervenir dans le dessin de presse.

Le seul mauvais dessin est celui qui est inexact.

Un gâteau perd de sa saveur quand il n'a pas la cerise qui le chapeaute.

Merci à ceux qui aiment et tant pis pour les autres.

Fin du débat.

0.JPG

Débat et polémiques "Réflexions du Miroir"

Je ne peux faire semblant d'ignorer mon pseudo ou son anagramme, .

Dépasser la ligne jaune, a été fait plusieurs fois quand on a quelqu'un dont on ne connait rien que son pseudo.

Le problème c'est que la ligne rouge est très dépendante de son interlocuteur dans la virtualité des relations.

Oser choquer, on me l'a reproché et ce qui en a suivi, je l'ai toujours rapporté sur cette antenne sans censure.

 Comme je l'ai dit quelque part: "Ce n'est pas la polémique ou même l'accusé de réception de l'insulte qui est important, c'est comment y répondre".

Ayant fait partie du forum Agoravox.fr pendant plusieurs années, les baffes virtuelles ont été courantes, en passant tour à tour au rôle de rédacteur, de modérateur partiel et de commentateur des articles.

A être modérateur reconnu comme tel, il n'y avait pas de problèmes pour avoir des "amis" qui s'informaient pour savoir pourquoi leur article n'était pas encore publié.

Depuis, la modération est devenue presque automatique et non transparente dans un rôle alloué à ceux qui sont parvenus à publier trois articles. Ce qui veut dire souvent "les amis de mes amis sont mes amis".

Il y a quelques temps que j'ai quitté le forum.

Sur mon blog que je n'ai pas abandonné, les clashs ont existé souvent suites à des conflits idéologiques.

Il y a eu celui que j'ai mentionné dans l'article précédent.

Mais, revenons au cas de hier et au commentaire du copain "Don Quichotte" que je connais virtuellement et physiquement depuis de nombreuses années.

"...je suis particulièrement et négativement surpris quant à lire de quelles façons tu caricatures, plutôt du déforme totalement les déclarations, les réalités et les chansons de certains. Sur la plupart des sujets je n’ai pas d’avis tout simplement parce que je ne les connais pas ou pas lu les livres auxquels tu fais référence.Par contre voici quelques sujets que tu abordes et que je pense plutôt connaitre..."

Déjà, le terrain était balisé par des limites bien précises sur les deux points "Piketty, Croatie et Ferrat". Le reste de l'article n'intéresse plus puisque en fin, il était dit que "J’ose espérer que les autres sujets que je connais moins ou pas ne sont pas présentés avec les mêmes lacunes. Désolé mais je ne peux pas laissé passé ce genre de contre-vérité".

Donc à la base, des contre-vérités0.JPG, un malentendu et surtout une différence d'approche des problèmes de notre temps à partir d'un généraliste éclectique comme je le suis avec quelqu'un qui ne veut pas parler ni écouter ce qui ne l'intéresse pas.

Je rappelais les objectifs du billet dans ma réponse.

Quant à la phrase "un autre monde est possible", cela m'a fait sourire vu mon pragmatisme de déformation professionnelle.

Pour moi, le bon côté d'un blog est toujours d'apprendre ce que je ne maitrise pas totalement mais que je ne manque pas de survoler.

L'humour pour les choses de la vie est et reste une considération très personnelle qui enrobe presque tous mes billets hebdomadaires.

Si les dessins de presse sont en perdition, les blogs le sont aussi, aujourd'hui, cannibalisés par les réseaux sociaux comme Facebook qui ne demande qu'un clic "J'aime" pour donner son opinion.

Un jour, après une discussion sur les États Unis avec un excellent copain, j'avais aussi exercé mon droit de réponse dans un billet appelé "Entracte et anecdotes". 

Un autre jour, c'est le même commentateur qui n'était pas d'accord et qui me défendait lors d'un autre sujet dénoncé dans "Le rituel est bien moins étendu que dans le virtuel".

D'où ce pousse café, "digestif en petits verres d'alcool paris après le café", d'après la définition.

« Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont dit NON. C’est à grâce à eux que je suis moi-même.  » Albert Einstein

Enseigner l'histoire: une sempiternelle polémique ?

Celle-ci s'est considérablement amplifiée depuis l'ouverture des horizons sur Internet.

Dois-je conclure: blogueurs et dessinateurs de presse seraient-ils un même combat, même désolation en finale?

Un sujet qui reviendra dès samedi prochain sous un autre cadre.


 

Eriofne,

Commentaires

Nicolas Vadot : "Mais comment sommes-nous tous devenus aussi cons ? Et allons-nous le rester ?"

Le dessin de presse est-il en voie d’extinction ? 'Autocensure préventive', menaces sur les réseaux sociaux, les dessinateurs de presse dressent un constat alarmant. Cinq ans après l’attentat contre la rédaction de "Charlie Hebdo", leur situation ne s’améliore guère. Le New York Times a même récemment renoncé à publier des dessins de presse. On décrypte le phénomène en compagnie du dessinateur de presse Nicolas Vadot à l’occasion de la sortie de son nouvel album : Mais comment sommes-nous tous devenus aussi cons ? Et allons-nous le rester ? (Editions Nicolasvadot.com)
Aussi ingénieuse soit-elle, l’intelligence artificielle n’a pas encore supplanté la bêtise humaine, loin s’en faut ! Si la connerie est devenue un thème récurrent des librairies, c’est parce qu’on assiste à une sorte de réveil, observe Nicolas Vadot. Et ce thème est déclinable à l’infini, contrairement à l’intelligence artificielle.

La connerie en 8 thématiques
On est en train de changer d’époque, on vit plusieurs révolutions en même temps. Face à tous ces nouveaux médias, ces nouveaux appareils, on a du mal à gérer. Les réseaux sociaux, conçus au départ comme un outil favorisant la démocratie, sont devenus aujourd’hui les ennemis de la démocratie.
En tant que dessinateur de presse et dessinateur politique, Nicolas Vadot essaie de voir comment évolue la société, il en analyse les lignes de forces, et notamment la connerie.
Ce livre brosse un portrait de la connerie moderne en 100 dessins – tous inédits en albums, certains très récents et d’autres ayant 20 ans – en huit chapitres : les réseaux sociaux, les démagogues, les rapports hommes/femmes, la religion, la santé, l’environnement, l’appât du gain et le Brexit. On s’aperçoit par exemple que la bêtise et l’exhibitionnisme de Loft Story ne faisaient que préparer les réseaux sociaux.
- Les réseaux sociaux, c’est comme si vous invitiez la terre entière dans votre salon, y compris les abrutis. Eh bien, je n’ai pas envie d’avoir les abrutis dans mon salon, tout simplement. Je ne connais personne qui soit plus heureux avec les réseaux sociaux que sans, sauf peut-être Donald Trump.
Aujourd’hui, Nicolas Vadot lit énormément d’essais politiques et part du principe qu’il fait ses dessins quotidiens et hebdomadaires pour ses employeurs et surtout pour les lecteurs du Vif L’express et de l’Echo, pas pour Marc Zuckerberg !

Génération climato-flippée
Tout un chapitre du recueil est consacré à ce que Nicolas Vadot appelle la génération climato-flippée, la génération de Greta Thunberg.
De Donald Trump à Greta Thunberg, on est dans une époque du règne de l’infantilisme. Et ce n’est pas parce que les adultes font des conneries qu’il faut filer le pouvoir aux enfants.
Pour Nicolas Vadot, les enfants ont besoin d’insouciance et d’optimisme. Il ne considère pas Greta Thunberg comme une marionnette, elle écrit ses discours et croit ce qu’elle dit, mais ce qu’elle dit, c’est du catastrophisme. Il ne comprend pas si cette mouvance écologiste extrême considère que l’être humain est un nuisible ou pas. Il a bien conscience qu’il faut changer nos habitudes climatiques, mais il ne pense pas qu’un discours catastrophiste améliore les choses.

Le dessin de presse est-il en voie d’extinction ?
Le New York Times a même récemment renoncé à publier des dessins de presse dans son édition internationale, suite à cette caricature polémique de Benjamin Netanyahu, jugée comme ayant un caractère antisémite. Pour Nicolas Vadot, cela indique que "les rois des fous sont en train de gagner la bataille contre les fous du roi".
"On est dans une époque où les bouffons ont pris le pouvoir, que ce soit Trump ou Boris Johnson. Le rôle des dessinateurs de presse n’est donc plus de démystifier la bouffonnerie, mais de les observer, et c’est cela qui fait peur. […] Le trouillomètre est à zéro. Les médias s’autocensurent avant de subir les foudres, notamment des réseaux sociaux."
"On ne peut pas diffamer une idée, et une religion, c’est une idée. Si on a envie de dire que la religion, c’est nul, on a tout à fait le droit, c’est la base de la liberté d’expression. Le jour où la liberté d’expression disparaît, toutes les autres libertés disparaissent."

https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_nicolas-vadot-mais-comment-sommes-nous-tous-devenus-aussi-cons-et-allons-nous-le-rester?id=10363696

Écrit par : L'enfoiré | 13/11/2019

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire