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26/08/2011

Histoires d'eaux et de rencontres

Encore une fois, les vacances sont finies pour la plupart d'entre nous. C'est le moment de faire le bilan. Le bilan est mauvais dans beaucoup de domaines et parfois surprenant.

0.jpgMois des vacances, mois de rencontres? Mois fait pour sortir de ses habitudes, du boulot-métro-dodo et se ressourcer dans l'ordre des choses.

Ce 21 août, les festivités rangeaient leurs derniers artifices. On fermait beaucoup de chose, ce jour-là.

Des fêtes en plein air prévues. Tous les organisateurs de fêtes ont eu beaucoup à faire pour maintenir un peu d'humeur joyeuse. Les jours d'ensoleillement et les événements heureux ont été rares.

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19/08/2011

Bis repetita placent

Une première semaine folle qui s'achevait en apothéose. Nous sommes quinze jours après ce toboggan fou sur les Bourses. C'est reparti. Les problèmes se suivent et se ressemblent. Les solutions trouvées par les maîtres du monde sont plus discrètes. Pourtant, les citoyens sont souvent surpris de l'ampleur des conséquences quand personne ne contrôle plus l'ensemble des processus. Les problèmes financiers ne font pas exceptions. Les choses répétées plaisent, décidément.

0.jpgRien n'est totalement identique dans l'histoire humaine. Les crises en cycles disent le contraire quant aux causes, mais pas dans leurs résolutions. Les marchés s'adaptent, testent les résistances. Les crises sont prévisibles. Les mêmes causes, bonnes ou mauvaises, génèrent les mêmes effets dans la nuance de la couleur locale d'une époque.

Mêmes causes, mêmes risques de catastrophes, disait Bruno Colman.

Mais comme dans le cas de maladies infectieuses, les antibiotiques se doivent d'être toujours plus puissants pour être efficaces.

Les sciences économiques ne sont pas une science exacte. Un pré-capitalisme remonte déjà à la Mésopotamie. Chacun se penche sur le passé, sur les antécédents pour essayer de rééditer les mêmes succès ou tenter d'écarter les mêmes échecs. Adapter en fonction de nouvelles donnes, c'est l'aggiornamento, comme disent les Italiens.

Les études d'économiste ne prévoient pas tous les "gags" des marchés. Pas assez originales, pas assez inventives?  Le "What if?" pas assez utilisé.

La crise de 1929, j'en avais parlé quand on pensait sortir du chapeau un nouvel ordre mondial.

J'écrivais " Le jeudi 24 octobre 1929 ce fut la plus grande crise de tous les temps. Elle allait durer 43 mois. 8000 banques en faillites. Le Dow Jones, -90%, le PNB -30%. Ce n'était pas gris, ce krach prenait les noms de jeudi noir. La plus grande chute, avec -22,6% sur une journée, reste le 19 octobre 1987. Qui a-t-il de différent? Comme le constatait Laurent Arthur du Plessis, il n'y a plus grand chose à "stimuler". A l'époque, la balance des payements des USA, en créanciers du monde, était positive. Les ménages et les entreprises étaient pourtant, peu endettés.".

0.jpgLe 10 juillet 1935, la Libre Belgique publiait un article qui disait ceci:

Titre: "Une commission pour réguler les banques".

"Les banques ont, en Belgique, mauvaise presse. Par leurs fautes et leurs imprudences, par leur mégalomanie et leurs ambitions démesurées, elles ont assuré, en effet, une large responsabilité dans la crise financière qui a abouti à une dévaluation monétaire. Depuis 1934, les banques font face à des difficultés nécessitant l'intervention de l’État".

L'Arrêté Royal du 22 août 1934 obligeait les institutions financières à faire une croix sur les banques mixtes qui offraient en même temps, la mise en dépôts et géraient des portefeuilles d'actifs financiers.

Certains se rappellent, tout à coup, du Glass-Steagal Act, qui gêneur, est tombé en désuétude, depuis 1970 et a été perdu dans la bagarre, en 1999, remplacé par le Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act, plus prometteur pour les banques.

C'était pourtant le même combat, en 1935, quand le gouvernement Van Zeeland renforçait sa politique interventionniste.

Non, je dis bien, c'est en 1934-1935, pas en 2008-2011.0.jpg

Le 9 octobre 1944, le franc belge ne valait plus rien. L'opération Gutt obligeait la population belge à rendre leurs vieux billets pour en recevoir des neufs  en échange. Enfin, presque... L'occupation avait entrainé une pénurie de matière et une explosion de moyens de payements (63 milliards en 1939 à 186 en 1944), hyperinflation d'où "stérilisation monétaire". Le franc belge nouveau fut libéré au compte gouttes. 2000 francs d'abord et puis, progressivement jusqu'à 40%. Le reste, tranformé en "emprunt forcé' avec un taux inférieur au marché.

Il faudrait un "terrible" événement, une révolution, pour revivre une telle mesure dont les anciens se souviennent encore. Chat échaudé craint l'eau froide!

La fluctuation erratique des monnaies entre les monnaies européennes devait disparaitre, mais elle il fallait la mondialiser. Les taux choisis: 50 francs belges pour un dollar. 140 pour une livre sterling.

La "Valse à mille temps", de Jacques Brel, ce n'est plus uniquement en Belgique que cela se passe. Ce n'est plus Paris qui bat la mesure, comme dit la chanson. Paris ne mesure plus notre émoi, depuis longtemps. Quant à bâtir un roman, il n'aurait alors jamais de fin. Si vous préférez la version humoristique de Poiret : "La vache à mille francs"... c'est en Francs Suisses, bien entendu, qu'il faudra le compter car eux ont pris de plus en plus de vigueur. Les capitaux de la finance n'ont plus de frontières. 

0.jpgSommes-nous en récession? La réponse dépend de l'économiste interrogé. Cela va du "probabilité limitée qui augmente" à la "catastrophe du Titanic". Les gérants de grands fonds ne croient pas à la récession, tout comme le président de la CE, Van Rompuy. On s'en serait douté.

L'inflation, elle, elle va bien pour le consommateur lambda. Tout augmente dans les magasins, ça, c'est une réalité. Sinon, la FEB (Fédération des Entreprises de Belgique) ne penserait pas à réduire l'indexation automatique des salaires de pays qui en jouissent encore. Vieux monstre du Loch Ness que cette indexation automatique qui a pourtant permis de garder une croissance pendant l'absence d'un gouvernement en plein exercice. Autrement, il aurait été forcé de continuer la contagion de l'austérité préconisée par l'UE.

La Belgique a une croissance plus forte que les voisins, reconnaît-on. Rien de miraculeux. Oui, 346 milliards de dettes publique, c'est un lourd fardeau. Les Belges sont les champions de l'épargne des ménages. Garder le souffle et un potentiel de pouvoir les payer, amenuise les risques. Les OLO sont en baisse. Il est passé de 4,5% à 3,90% et la Belgique a de meilleurs conditions pour emprunter, mais qui reste encore cher par rapport à l'Allemagne et ses 2,18%. On ne prête aux meilleurs comptes qu'aux riches ou à ceux qui le font croire. Aucun pays ne saurait pourtant fonctionner avec des excédents chroniques sans l'existence de déficits d'autres. L'ampleur des dettes n'est pas seule pour déterminer le taux d'intérêts. Le Japon a la plus haute dette publique et garde un taux tout à fait raisonnable grâce à la forte détention de titres publics par les intermédiaires financiers.

0.jpgL’Allemagne a, seulement, oublié ce qu'a coûté sa réunification.

De toutes manières, mieux vaut une bonne dette, que de mauvais excédents qui auraient laissé dormir des projets de croissance. 

Le prix et la valeur intrinsèque des biens de consommation se dissocient comme la distinction entre riches et pauvres dans les pays qui n'ont pas ce parachute. A quand, le point de rupture, de non-retour où plus personne ne pourra plus payer sinon le haut du panier?

D'où vient cet écart, ce "gap" pour parler anglo-saxon, et qui fait perdre le nord?0.jpg

Plusieurs raisons. Au moins une, généraliste, mondialisée.

En 1971, Nixon a brisé l'harmonie. Il a voulu abandonner les Accords de Bretton Woods et suspendait, du même coup, la convertibilité de l'or en dollars. L'agent virtuel a depuis pris la relève. Il a été le levier armé de beaucoup de crises. Les échanges commerciaux se sont vus déstabilisés. Il a fallu augmenter les prix pour combler la prime de risque de change quand les produits n'étaient pas vendus avec la monnaie locale.

0.jpgEn 1976, ce furent les Accords de la Jamaïque qui renforçèrent le système monétaire international dans l'ère des changes flottants. William Simon disait à la signature que "tout est bien qui finit bien". La parité fixe, mais ajustable, car la production d'or s'essouflait. Entre 1973 et 1979, le dolard perdait de sa valeur avec l'inflation. Inflation qui trouvait une réponse par la hausse des taux. C'est alors, que le gag d'une loi s'est produit. Un pays ne peut plus faire appel à sa banque centrale qui elle peut sortir l'argent sans exigé un intérêt puisqu'elle peut être considérée comme une grande SPRL publique régie par une Constitution qui devrait être écrite par les citoyens. Les SA sont-elles, espèrent des intérêts puisque le profit est sa raison d'être. La démocratie qui devient, ainsi, une ploutocratie dans laquelle il y a, d'office, un conflit d'intérêts potentiel. Pour les dirigeants des pays, pris dans des engrenages qui les dépassent, leurrer les citoyens avec des promesses qu'ils ne peuvent assurer, devient presqu'une obligation.   

Tout est vases communicants dans l'OMC. Le franc suisse et le yen se payent un embonpoint actuellement qui ne leur convient pas. Exportations ralenties, touristes qui désertent. La Suisse pense tout à coup à s'insérer dans la zone euro et que la parité avec lui évite le pire. 

Le 22 févier 1982, après un weekend, électrochoc en Belgique.0.jpg Dévaluation du FB de 8,5%. Pour obtenir 10%, le pays en demande 12%.

Coup de théâtre, qui faisait suite à la situation économique. Il fallait doper la compétitivité défaillante. Colère des Luxembourgeois qui n'étaient pas au parfum. A Poupehan, un groupe de 4 personnes décident cette dévaluation pour contrer l'inflation. Ce qui va permettre d'arrimer le FB au DM quelques temps après.

Dans le même esprit, Monory inspire Cooreman et De Clerq pour pousser les épargnants à entrer en Bourse par le fond qui porte leurs noms. La procédure est l'exonératon fiscale à raison de l'équivalent de 1000 euros par an.

On n'attire jamais les mouches avec du vinaigre.   

Aujourd'hui, on en reparle d'un nouveau Bretton Woods avec des New Deal à la pelle, en différentes étapes.

En fait, pour tout dire, on ne sait pas où on va, mais on y va.

Espérons que l'année passée, si nous étions au bord du gouffre, qu'il n'y aura pas quelqu’un qui lancera "en avant toute" ou "au suivant".

Tant que c'est frôler le krach, ce n'est pas encore y plonger.

Nouriel Roubini, toujours comme pessimiste de service, dit: "Éviter une nouvelle récession sévère est désormais une mission impossible". 0.jpgDans le Financial Time, il suggérait à la BCE de ramener son taux directeur à zéro. La BCE a obéit, elle prolonge les taux au plancher pendant plusieurs mois. Il se posait la question "le capitalisme est-il condamné?"

Jacques Delors, européaniste convaincu, craint pour l'Europe. Dans son rapport de l'époque, il parlait de "Pacte de coordination". Il n'osait pas parler de "gouvernement économique au niveau Europe" de peur de vexer les Allemands. Cette fois, l'idée est lancée par Angela Merkel, elle même.  

0.jpgLes optimistes répliquent: "Selon HSBC, un rally est en vue au 3ème trimestre grâce à une accélération de la croissance. Le rapport cours/bénéfice n'a plus été aussi bon marché depuis 1988 en excluant la période de septembre 2008 à février 2009. Serions-nous en milieu de cycle, dans un creux de vague? Avec la clarté aperçue au fond du tunnel?".

Faut pas rêver. Un réaliste penserait que la fin du QE2 et la poussée inflationniste, atténueraient la crise. Ce n'est pas un hasard si le cours de l'or est le baromètre instantané des craintes monétaires. La parité or-dollar jusqu'en 1971 avait discipliné l'endettement des États. Après, ce fut la ruée sur l'endettement public qui grimpa tellement qu'elle a hypothéqué la croissance sur le palier de la chute libre. 0.jpg

Sont préconisés comme solutions (reprisent dans le Vif-L'Express):

  • "Les euro-obligations, les emprunts européens, les eurobonds, c'est la seule solution", George Soros, Stiglitz. Ils ont parfaitement raison. Y compris un taux d'intérêt unique. Le problème, l'Allemagne a favorisé ses exportations en limitant sa consommation interne. Ils entreraient en concurrence avec Bundesbonds, donc, Angela Merkel dit non. Les pays d'Europe se font tous concurrence entre eux... et s'attirent chacun dans le même trou.
  • "Le potentiel de croissance est plus important que les dettes publiques".  
  • "Plus d'Europe économique et politique. Fédéraliser l'Europe. Responsabiliser les États, sans culpabiliser".
  • "Redonner ses lettres de noblesse à l'économie réelle et payer celle-ci en adaptant la croissance aux services et au bénéfice du renouvelable.", mais c'est la pub virtuelle qui propage les nouvelles.
  • "Casser la spéculation", Paul Jorion, anthropologue. Casser la "mauvaise" spéculation surtout, celle qui est prête à casser les projets en misant sur leurs chutes avec une fausse raison de s'assurer. S'assurer, on le fait pour sa maison, pas celle du voisin. 
  • "Protéger le marché européen", Jean Luc Gréaux. Et surtout coopérer entre Européens. Le protectionnisme devient nécessaire quand les vases communicants deviennent tsunamis.
  • "Augmenter les salaires", Jacques Attali. Sans pouvoir d'achat, pas de commerce. L'endettement s'est substitué aux revenus. Il faut seulement que les clients se rendent compte qu'ils sont responsables de leurs recherches du prix le plus bas et qu'on n'a rien pour rien.
  • "Accepter l'inflation", David Thesmar. Tout évolue, tout se déprécie dans le temps. Normal que l'inflation prenne un place.
  • "Certains pays décident d'interdire les ventes à découvert". Quand on n'a pas les moyens de sa politique, on la ferme et on attend.
  • "L'âge des sur-liquidités ex-nihilo devrait s'effacer par une inflation monétaire entre 3 et 6%", Kenneth Rogoff. La contraction des transferts sociaux pourra ainsi être combinée avec une inflation de bon aloi.
  • Privatiser comme en Grèce, c'est appauvrir l’État.

Dans la semaine, c'était le mini sommet pour la galerie de Sarkozy et Merkel.  Ils sortaient les vieux projets des tiroirs comme si c'était des élixirs de jouvence. 0.jpg

  • Créer un réel gouvernement européen? Il n'y a pas assez avec les deux niveaux permanents et un temporaire, en parallèle  de management pour l'Europe? Ouf, on pense tout de même à prendre, Van Rompuy, un des trois présidents déjà en exercice. Trop de pilotes dans l'avion? Mais alors, limiter déjà à deux réunions par an, c'est pondre un œuf et oublier de le couver.
  • Une règle d'or? Veulent-ils dire qu'il faut encore plus investir en or comme valeur refuge? Non, c'est faire entrer dans l'orthodoxie et l'austérité générale. C'est à dire, la chute de la croissance et l'asphyxie. Les marchés veulent de la croissance partout et pas des États qui n'auront plus que l'importation de pays à hautes croissances pour écouler leurs excédents de production et des agitations sociales qui fragiliseraient encore plus. Ah, oui, l'Europe sera vraiment vieille. Un musée du monde avec des antiquités que les Chinois ont déjà commencé à visiter car eux n'ont plus que les gratte-ciels du style de Pékin, de Shanghai à se mettre sous la dent. Désolé pour les anti-croissances, mais c'est l'innovation qui crée de l'emploi et le géniteur de la vie ne fait pas dans le rétro. Produire plus, c'est con si on ne sait pas écouler la production. Produire mieux, plus léger et plus utile, c'est plus subtil s'il suit une étude de marché.
  • 0.jpg Une taxe sur les transactions financières? Tobin a reçu le prix Nobel, en 1972 pour l'idée. Une taxe sur les opérations bancaires (TOB) existe, du moins en Belgique, fixée à 0,50%. Bonne idée qui aurait dû être mise en place au niveau mondial depuis longtemps. Ajustement à faire, traçabilité à surveiller. Tout cela prend du temps à mettre en place, donc solution à long terme.
  • Plus de solidarité? On a pensé à l'euro en croyant que la solidarité allait suivre la monnaie. 

Toujours, "bis repetita placent".  On se fout de qui? 

0.jpgStagnation économique et paralysie politique.

La BCE a toujours trouvé des solutions intermédiaires, avec le chalumeau à la main pour colmater les fuites et toujours limitées au mandat donné par les pays membres. Ces derniers se coltinent avec des souverainistes d'arrière-garde.

Le manque d'homogénéité avec ses charnières, les marchés aiment tester. Il y a une part de jeu dans cette discipline, ne l'oublions pas.  0.jpg

Pas de doute, pour projeter son présent dans l'avenir, il faut des moyens financiers. Le passé n'est plus qu'une vague consolation pour expliquer ce qui n'a pas marché.

Pragmatiques, les US avaient déprécié leur monnaie pour donner de l'air à leurs exportations. Chine refusait justement d'apprécier leur monnaie, au grand dam des Américains.  

«Les gens agissent dans l’émotion au lieu de regarder la situation de manière rationnelle. C’est une panique générale», disait Chris Weston, de chez IG Markets à Melbourne. La première semaine, des sueurs froides au menu.

Dans la même journée, on lisait "Les Bourses reprenaient des couleurs". Couleurs pastel par après. "L’Europe boursière est en mode "espoir". Les Bourses étaient en hausse modérée, profitant de la bonne tenue des marchés asiatiques et des chiffres de la croissance de l'économie japonaise". On regarde ailleurs pour se comparer, envieux et de moins en moins vers l’intérieur, là où cela devrait se passer.

0.jpgAux dernières nouvelles de jeudi, on lisait: "Les cotes s'enfoncent. Les marchés européens pointaient en nette baisse ce jeudi en milieu de journée, dans un marché rattrapé par les inquiétudes pour la crise de la dette en zone euro et sur une possible récession mondiale. La perspective de la publication d'une série de stats US renforçait ces inquiétudes. Les valeurs financières sont une nouvelle fois dans la tourmente.". Le rouge est mis. Et comme tout est imbriqué, on ne fait pas dans le détail de jeter le coup d'oeil là où il faut, où il fait bon vivre. Ce que les marchés redoutent le plus, c'est le brouillard.0.jpg

Dans le même temps, à l'ombre, le spéculte s'installe de plus belle. Pas oublier, la spéculation bénéficie de la volatilité. Elle s'en nourrit. Des cours qui végètent et c'est moins de courtages, prélevés par les acteurs intermédiaires et moins de chances de faire des gros coups. Même les Taxes sur les Opérations Boursières (TOB) n'en seraient affectées dans ces brassages de milliards.

"Une Bourse bientôt transformée en musée", lisais-je. Attention, c'est le bâtiment de la Bourse de Bruxelles, pas l'institution "Bourse". La "Bourse à la criée" ne fait plus recette. Les transactions ne se font plus autour de la corbeille depuis longtemps. 

0.jpgLes pertes pour les uns et les bénéfices pour les autres se suivent et se ressemblent.

Money Week, comme d'autres experts-conseils, proposent toujours des gains mirobolants si l'éthique ne chatouille pas trop ses consommateurs-lecteurs et s'ils pressent le bouton pour s'inscrire en laissant un petit pourcentage de gains dans la sébile (pas des pertes, bien sûr) en s'accordant une cotisation. La Bourse, le capitalisme sont ils indispensables?
On y parle, dès lors, de la "stratégie de l'onde de choc comme une période de forte volatilité, parfaite pour la mettre à profit et ainsi jouer la baisse des marchés pour viser des gains conséquents, au lieu de subir des pertes sur les marchés actions.".

Je n'invente rien. On parie sur les pertes et pas sur les gains des entreprises dans le réel pur et dur. Les sentiments sont au vestiaire. On s'assure le maximum de gains ou le minimum de pertes, c'est tout.

Et, oui, je ne vous ai pas dit, même à Melbourne, dans le pays des Bushmen, on n'est pas à l'abri.0.jpg

Le lendemain, rechute, une rumeur à l'origine. Le surlendemain, nouveau coup de pédalier de l'avion à hélices. Jouer au yoyo en attendant mieux avec des machines qui réagissent au quart de tour en opposition à des hommes qui n'ont qu'un mandat limité, tributaire d'accords à l'arraché.

Le citoyen, lui, dindon de la farce, n'espère rien de plus qu'une pause, mais quand la danse de saint Guy suivie par celle d'Echternach a commencé... allez l'arrêter sinon par la recherche de points de convergence comme point principal, quand tout est fait pour faire du bénéfice dans le système mondial actuel.

Les Bushmen en Australie dessinaient des peintures rupestres.

Qu'allons-nous dessiner sur nos murs rupestres pour nos futurs découvreurs?

Pas de girafes, pas d'éléphants, pas d'animaux de toutes sortes, que nous aurions dans notre champ de vision. Le signe "$"? Lui, il serait représentatif.

0.jpgOk. C'est compris. Roulez, money, money. Le rôle initial de la Bourse était de donner des ailes aux projets, pas pour les détruire. Elle s'est aussi engouffrée dans ce créneau de la déperdition en kamikaze. En cela, elle a perdu la confiance de beaucoup d'investisseurs qui poussent l'éthique. Comme disait Didier Reynders, ministre des financesSi l’on veut mettre un terme à la spéculation sur les marchés, il faut prouver qu’on a les poches assez profondes». Relancer la croissance avec les artifices budgétaires et monétaires ne fonctionne plus. Chômage et milliards de dettes d'un côté gouvernements piégés, agences de notations pour coter les points de l'autre. 

Je vais me payer, aussi, un "bis": "Et il fait toujours tourner et courir le monde" où tout est permis, actuellement.

Alors, des "destinées de paumés", comme le caricaturaient Nix et Max Tilgenkamp (qui remplacent Kroll), c'est moins compatible avec l'esprit du modernisme, du mieux vivre que recherchent, justement, les pays en voie de développement.

Mais, c'est vrai, quand on regarde à la loupe, il y a encore le passéisme de nos partis belges qui ne comprendra jamais que le passé est le passé et qu'il faut voir de l'avant. En cause, la scission de BHV, bien sûr, dont il faut crever l'abcès avant de parler économie. Mais c'est vrai, ce n'est pas un diamant mais le Yu-Kun-Kun et, comme chacun sait, un diamant ne se griffe que par lui-même.0.jpg

L'enjeu, c'est le droit de la terre, du territoire, contre le droit des gens, une autre valse à mille temps. Qu'en penseraient, encore une fois, nos Bushmen?

La nature des choses, elle, évolue avec son époque, à la vitesse de l’électronique, avec le vent en poupe en se foutant de la politique des États trop préoccupée par la proue, dans le rétro... Les économistes croient en leur enseignements, croient y retrouver les ressources pour déterminer l'avenir. Erreur... En fait, il y a des cycles de prospérité et du plombage des esprits qui se soumettent aux règles des voisins, car sans eux, vivre en autarcie, à l'heure d'Internet, cela n'est plus possible. La compétition surgit, alors, de ces mouvements erratiques.

Quant à regarder à tribord ou à bâbord, je ne penserais pas y regarder de trop prêt. Autre histoire que celle-là et que j'entamerai le sujet dans quinze jours...

J'avais prévenu que j'avais un "thriller de l'été", avec des suspenses en stock. Je ne pensais pas que ce serait un été aussi meurtrier.

A vos CDS, à vos "Comptes à Déboires et Sacrifices" et pas à vos "Credit Default Swap", eux, ils ne sont pas à votre portée.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Le retour à la bestialité est possible dans une société comme la nôtre. En raison de la désorganisation des mentalités, des crises d'hystéries généralisées, tout cela aggravé par les crises économiques.", René-Victor Pilhes
  • "L'historien est comme un mineur de fond. Il va chercher les données au fond du sol et les ramène à la surface pour qu'un autre spécialiste - économiste, climatologiste, sociologue - les exploite.", Emmanuel Le Roy-Ladurie
  • "On ne peut résoudre un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré", Albert Einstein

12/08/2011

L'égo de la communication

J'aurais pu appeler ce billet "Le sexe mène le monde". L'amour, et les fantasmes des dirigeants les plus divers intéressent toujours. Font-ils rêver? Est-ce le meilleur moyen de communiquer? L'affaire DSK monopolise les médias par séquences successives. Les médias le feraient-ils, s'ils n'y trouvaient pas un avantage. L'égo des CEO en remettent une couche, mais là, cela ne marche pas vraiment. En cause, un autre public.

0.jpgArnaud Lagardère" en s'exhibant au bras de sa nouvelle dulcinée, Jade Foret a créé un buzz du tonnerre, mais un buzz contre productif. Les humoristes de tous bords ont ajouté, le ridicule à ce fil providentiel pour eux.

Une conclusion? Dans la cour de la grande finance, il ne faut plus pousser le vice jusqu'à parler de sa vie privée en ces temps de crises. C'est dépassé.

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05/08/2011

Les jouets de la guerre

L'été n'était pas au rendez-vous ce mois de juillet. Les Musées ont augmenté leur nombre d'entrées. Le Parc du Cinquantenaire de Bruxelles rassemble trois musées tournés vers l'histoire en général ou en plus particulier. Les Musées Royaux d'Art et d'Histoires, le Musée de l'automobile Autoworld et le Musée Royal de l'Armée. Ce dernier a des petites extensions temporaires qui préparent le centenaire de la guerre 14-18, sous le nom global de "Reflet(s) de la Grande Guerre". Cette fois, dans une nouvelle exposition, ce sont les enfants qui jouent à la guerre et apportent les réflexions avec le titre "War & Game(s)".

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En 2009, j'avais déjà parlé du Musée de l'armée et de l'exposition intitulée "Chienne de guerre" qui racontait l'importance des animaux pendant la guerre 14-18.

Virginie Cornet, née en 1973, n'a pas connu la dernière guerre et encore moins, celle de 14-18. En 2010, elle présentait "Guerre en face(s)" avec les horreurs de cette même guerre 14-18, la Der des ders.

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