Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2012

Bruxelles, une métropole?

111 communes, 2,5 millions d'habitants avec l'hinterland brabançon, tel est le projet de faire de Bruxelles une métropole, comme je le lisais dans le Vif-L'Express.

0.jpgRécemment, Marcel Sel parlait de "son Bruxsells" sous l'angle politique. Une occasion pour moi pour en reparler. Tellement de choses à dire et à décrire de proche en proche entre humour et sérieux.

Une première description de Bruxelles était une vue très touristique, presque idyllique avec des clichés en carton pâte et avec une certaine emphase.

Plus tard, plus politique dans "Un roi sans pays" et une promenade déjantée dans ses rues sous l'égide d'une "Fête aux surréalismes".

Puis, pour les plus "fanatiques", d'autres articles sur cette Belgique entière.


Bruxelles, ville spéciale en comparaison avec d'autres villes parfois plus belles, plus propres et moins compliquées à gérer. 0.jpg

Une ville pleine de contrastes, entre passé et modernités, entre pauvreté et richesse, entre SDF (Sans Domicile Fixe) et SDF (Sans Difficultés Fiscales). Un melting pot de tellement d'événements qui se présentent sans beaucoup de publicité.

Les origines de Bruxelles, le long de la rivière, Senne, remonteraient à 979.  Depuis, la ville a été le théâtre de passages à partir de tous les horizons. Elle a engendré, ainsi, une diversité linguistique, culturelle, ethnique,... financière de ses habitants. Elle s'est embelli sous le règne de Léopold II. Dans les dernières années 60 et 70, des quartiers anciens, en "Art-nouveau" que l'on nous envieraient furent rasés comme ce fut le cas lors de la "bruxellisation" pendant laquelle, il fallait élargir les avenues à la circulation.

De la ville, les touristes d'un jour en connaissent Manneken-Pis, la Grand-Place, le chocolat qu'ils y achèteront, avant de s'attabler à l'une terrasse d'une taverne pour voir passer d'autres touristes et de repartir à l'heure prédéfinie. Plus traditionnel, tu meurs... s'il n'y avait le bus qui fait un tour un peu plus large, mais tout autant dans l'ultra-connu.

Bruxelles, c'est autre chose, de plus secret, de plus discret, aussi. Son patrimoine, on le découvre en levant les yeux sur ses façades. Pas d'ostentations outrancières. Les maisons à colombages de la Grand-Place datent tous de la fin du 17ème siècle, maisons de qui abritaient des artisans, reconstruites en pierre après la destruction par les bombes de Louis XIV, mais il y a bien plus à trouver.

Jouer au guide pour des Suisses, comme je l'ai fait, c'est, quelque part, les désorienter. Rien à voir avec une ville suisse, ça c'est sûr.

Hier encore, une Avignonaise, de Vedène, me posait la question stratégique "Où est la Grand-Place?". Petit échange d'adresses s'en suivit...

- "Ville cosmopolite dans laquelle personne ne peut se revendiquer d'être "pur bruxellois", écrivait Marcel.

- "Faux. Da's nie' woe", dirait le brusseleir du coin avec l'accent bilingue du terroir. Que faudrait-il pour se définir comme appartenant à une ville, d'une région ou d'un pays, si ce n'est que quand on y est né, qu'on y a vécu, travaillé et que des générations précédantes ont fait de même? 0.jpgUn Brusselair, pur jus se dit "Zinneke", c'est-à-dire bâtard, avec la zwanze cet humour particulier qui le particularise. Si ce n'est pas une identité, cela y ressemble furieusement. La "Zinneke parade" en est une preuve.

- "Une forte proportion d'étrangers".

- En effet, puisqu'on en compterait près de 30% d'origines étrangères parmi 45 nationalités, 700 missions diplomatiques.

Ville de transits et de tremplins en perpétuelle évolution. Hommes et environnements en travaux. Pour bouger, cela bouge! Les tendances se conjuguent au futur antérieur. Oublier la ville pendant un temps, c'est s'apercevoir que les magasins ne sont plus les mêmes au retour.  Pas vraiment de ghettos, les populations se mélangent en rue mais avec un sourire, un bonjour sans oser en apprendre beaucoup de l'autre nationalité, ni dans un sens ni dans l'autre. Mais, à de rares exceptions, cela marche plutôt bien.0.jpg Pour résumer, vivre à Bruxelles, c'est avoir les folklores du monde à domicile sans beaucoup se déplacer, mais sans s'y tremper ni évaluer les avantages et les inconvénients.

L'intégration, un problème presque insoluble.

Les réactions à l'intervention de Verhofstadt sur Nicolas Sarkozy démontrent la dichotomie de l'opinion publique.

- "Il n'est pas normal qu'un pourcentage très minoritaire de la population ait autant de voix que la majorité, quelle qu'elle soit, pour des décisions non-culturelles.".

- C'est un peu enfoncer une porte ouverte. Comme dans toutes démocraties, c'est le plus plébiscité qui gagne par les élections. Le vote obligatoire, le référendum non prévu dans la Constitution, la démocratie à la proportionnelle, une royauté et un régime parlementaire... des partis avec les mêmes couleurs politiques qui restent opposés entre communautés flamande et francophone sur des points communautaires... quelques différences avec certains pays voisins.

Raisons d'une lourdeur lourdeur des institutions belges, une explication aux 540 jours qu'il a fallu pour créer le dernier gouvernement. 

0.jpgBruxelles est de tendances "droites modérées" à deux volets, séparés récemment, entre la droite MR de confession libérale et la droite FDF plus associée au côté communautaire.

-"En revanche, la surreprésentation communautaire pour tout ce qui concerne la culture, l'éducation, le rayonnement de la langue néerlandaises est un devoir."

- Tellement dépendant de beaucoup de paramètres de terrain. Les nécessités et les raisons économiques font loi. Y trouver un emploi en étant monolingue devient plus que difficile. Une connaissance passive de la 2ème langue, en relation avec les besoins de tous les jours, est un minimum. De l'utile à l'agréable...

Le Bruxellois, pas tellement plus gâté que le Wallon dans l'étude de la seconde langue pendant sa scolarité. Les programmes ont souvent privilégié la littérature d'auteurs flamands du passé comme Vondel aux dépends de la pratique de la langue néerlandaise parlée aujourd'hui. Ce qui n'a pas fait évoluer sa connaissance avant que l'oubli ne fasse son travail de sape. Écouter la radio ou la télé de l'autre communauté est relativement rare. 0.jpg

- "Si la N-VA gagne les élections de 2014, la Belgique cessera d'exister", est-il dit par Marcel.

- Pour Bruxelles, cela pourrait être une mini-conflit civil, larvé, sans armes mais avec des calculs d'apothicaires, des artifices de calcul qui dépasseraient la simple règle de trois dans la répartition de la dette nationale.

Enclavée en région flamande, la séparation serait plus difficile qu'ailleurs avec son statut particulier, constitutionnellement bilingue, mais à 90%, le français comme langue véhiculaire ou de transit entre d'autres.

0.jpgEn majorité dans les communes, les habitants vivent en copropriété dans des appartements et pas dans des maisons ou des villas qui elles se retrouvent à la périphérie. Quand on est entouré de propriétaires ou de locataires de nationalités différentes, le moins qu'on puisse dire serait que, trouver son camp serait un drôle de "truc" en plumes dans lequel on chercherait bien des poils. 

Bruxelles est trop loin de la France, en esprit. L'humour, ses blagues ne ressemblent pas à celles de ce qui est appelé "fransquillons".

Trop loin des Pays-Bas, de cœur, aussi. Même le "flamoutche" n'aime pas trop les "ghhh" trop gutturaux qui arrachent la gorge du "keeskop".0.jpg

Bruxelles dédaignée par les Wallons et mal aimée par les Flamands. Trop près de l'Europe et de la CE résidant dans les murs.

Condamné à jouer cette carte-là. La scission serait se tourner encore plus vers le grand échiquier de l'Europe, ce grand machin dont on connaît les problèmes, les lobbies et peut-être, les espions qui s'y cachent.

Bruxelles est le cadre de manifestations, de contestations nationales et internationales. 

3.jpg"Un pays inachevé ou à achever?" en d'autres mots?

En 2007, dire qu'il n'y ait pas eu d'inquiétude, ce serait oublier tous les drapeaux belges que l'on a vu apparaître aux fenêtres bruxelloises.

Avec l'humour bruxellois, la représentation de l'atmosphère de l'époque pourrait être dans un "stamenei", avec une "pintje" ou une "jatte" de café "On n'est pas un stuut près et des klettes, c'est pas ça qui manque".

L'Institut Statistiques de l'UE classe Bruxelles en 5ème position au rang des capitales européennes les plus dangereuses alors que les bourgmestres des 19 communes disent que c'est la ville la plus pépère. Un chômage endémique en est une piste de réflexions.

On pratiquerait la méthode Coué pour moins que ça. Si au moins, tous savaient de quoi il retournait dans cette option. Non,  peu y croyait vraiment, d'abord.

Puis avec le temps, cela s'estompait ou parfois, se radicalisait.

0.jpg

Le sentiment vis-à-vis du leader de la N-VA, Bart De Wever, est mitigé. S'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas impensable qu'il quitte la scène politique, c'est en se préparant en coulisse à faire le contraire et se retrouve dans les nuages. Pour un Bruxellois, s'il s'envole dans les sondages, qu'il ne nous dérange pas dans son survol. Trop de nuages, comme chacun sait, c'est un présage à une "drache nationale". Bart a changé de look physiquement, perdu son embonpoint. No more comment. Wait and see...

Le gouvernement Di Rupo a 100 jours d'existence. Comme on pouvait le penser, c'est pas gagner d'avance. Un francophone comme Premier, qui fait des efforts pour parler leur langue, c'est difficile à digérer par un Flamand qui a toujours eu ses propres représentants à la barre.

Le problème des langues ne se limite pas aux deux ou trois langues nationales. Parler avec les mains avec les allochtones, quand l'anglais se trouve fort dépourvu quand la bise de l'Est fut venue, est la solution de secours.

Toone VIII maintient notre dialecte bruxellois avec ses marionnettes. Dialecte qui se perd en se fondant dans d'autres langues.

Bruxelles  est une région à part entière, appelée Bruxelles-Capitale. C'est un fait acquis et toujours contesté. Le résolution de la scission de BHV dans les dernières réformes, referme temporairement, un problème qui a empoisonné la vie politique pendant des années.  

0.jpgUne carte dessinée par le parti flamand de l'OpenVLD créait une invective en "cadastrant" les quartiers.

La "Casa de Casablanca" à Molenbeek, la "Little Turkistan" de Schaerbeek et Saint-Josse, le "Brooklin" de Saint-Gilles, le "11ème Arrondissement de Paris" à Uccle, l'enclave d'un parti FDF à Wolluwé Saint-Lambert, les Flamands au Quartier Danssaert...

C'est plus que caricatural... Ce serait perdre de vue que, sur le terrain, tout est dans tout et inversement et s'intègre avec un écart-type très peu typé.

La réaction des gens se disait amusée par cette répartition. Les politiques eux, y trouvaient une attaque en règle.0.jpg

Associations d'idées ou d'instincts douteux qui ne respectent qu'une partie des territoires. Rien que "Schaerbeek, une des communes sans facilités", un billet cousu sur mesure, conçu en opposition aux communes dites "à facilités" de la périphérie, casserait cette vision globale.

Que lisait-on sinon une foule de diversités qui se mixaient, se juxtaposaient de quartier en quartier. Dessiner des blocs comme il en avait été fait comme une mosaïque en caléidoscope, était amusant mais toujours inexact pris dans sa généralité. Les microcosmes sont bien plus parcellaires. Dans la complexité d'une seule habitation, on peut trouver tout l'ensemble des communautés.

Le prix élevé des appartements n'est même plus une raison de ne pas trouver des gens moins fortunés dans des quartiers considérés comme au top de la population. Le fait de travailler à la CE peut donner des envies de s'en rapprocher. Des familles peuvent acheter ou louer des appartements en communs et répartir ainsi les frais. Cartographier la région bruxelloise en blocs compacts, c'est se gourer complètement avec la mouvance de ses habitants. Le quartier des Marolles réputé comme les plus bas de classe, se voit envahir par les antiquaires qui ne trouvent plus de place sur le terrain initial, plus chic, du Petit et Grand Sablon. Matonge ne correspond pas à l'avenue Louise et pourtant les quartiers fusionnent. Les événements qui s'y sont produits lors des élections au Congo, ont surpris plus d'un autochtone par leur violence alors qu'ils ne se voyaient pas impliqués.

1.jpg"C'était pour mettre en exergue la diversité de Bruxelles" était-il dit par l'OpenVLD pour se disculper.  Était-ce plutôt une moquerie, une connerie ou plus banalement, une histoire belge parmi d'autres?

"Bruxelles ne séduit plus l'investisseur immobilier. En cause, la crise bancaire, le niveau d'endettement européen et les agences de rating", lit-on en titre dans un journal.

Scepticisme, lassitude, cacophonie, indifférence, degré zéro de l'illusion, voici les qualificatif que l'on y lisait.

Est-ce du vent, alors que l'on voudrait la tempête?

Très certainement au vu de l'article qui comparait la situation bruxelloise avec celle d'Istanbul, placée au top. 0.jpg

Entre Istanbul et Bruxelles avaient pris place Munich, Prague, Lyon, Amsterdam dans l'analyse.

L'enquête "Emerging Trends in Real" de PwC concluait même que la crédibilité de Bruxelles était en perte de vitesse aux yeux des investisseurs et ne s'y intéressait plus que sous l'aspect de "Private Equities" ou via le marché des obligations. Des rendements sans risques, de 5 ou 6% dans un havre de paix pour rester "sexy". Les immeubles mixtes, les cafés, les maisons de repos devenaient ainsi du "sale and lease back".

"Havre de paix", des mots qui sonnent juste.

La valeur des choses et des occupants du terrain se déterminent, aujourd'hui, par ce qu'ils sont susceptibles de produire, du potentiel à générer du cash-flow et rien d'autre.  Qu'on le veuille ou non, l'économie a des lois que les sentiments ignorent. Dernièrement des Chinois étaient invités à s'installer à Bruxelles dans l'espoir d'un "return on investment" et pas pour voir s'envoler le prix des pigeons belges comme l'écrivait un journaliste. Ou alors, les pigeons ne sont pas ceux que l'on croit. Il est dit que le belge résiste bien à la crise et ça intéresse.

15.000 habitants par an en plus sont prévu dans le PRAS (Plan Régional de l'Affectation du Territoire). C'est la 3ème version de ce plan (précédé par en 2001 et 2002)

En période de récession, on calcule trop en négatif. Le côté positif est oublié quand on joue trop à l'austérité.

Vivre à Bruxelles avec 1000 euros par mois? :

"Bruxelles est classée troisième capitale la plus riche des 27 pays de l'Union européenne par le PIB par habitant. La croissance bruxelloise ne provoque pas d'amélioration de sa situation sociale. Les habitants de certains quartiers sont moins susceptibles de s'insérer dans le marché de l'emploi et de profiter de la croissance de la capitale. De nombreux navetteurs occupent les «bons» emplois. Le diplôme n'est qu'une condition parmi d'autres et qu'il ne garantit plus un emploi. Travailler moins… pour gagner moins. Les jobs sous contrat à durée déterminée, les jobs d'intérim et les jobs à temps partiel sont souvent mal payés et engendrent un mode de vie précaire qui influe sur la qualité du travail.".

0.jpgAlors, le même jour, on pouvait lire que "Bruxelles est classée 34ème ville la plus compétitive.

Paradoxal, tout cela...

Aux dernières nouvelles, d'un bidule institutionnel comme Bruxelles, on voudrait en faire une communauté métropolitaine.

Une métropole (du grec mêtêr, mère, et polis, ville) est la ville principale d'une région géographique ou d'un pays, qui à la tête d'une aire urbaine importante, par sa grande population et par ses activités économiques et culturelles, permet d'exercer des fonctions organisationnelles sur l'ensemble de la région qu'elle domine. Elle n'est pas obligatoirement la capitale du pays comme New York qui est la plus grande métropole des États-Unis.

La confusion existe déjà entre Bruxelles-ville, qui ne correspond pas au Pentagone, appelé "Bruxelles-centre". Celui-ci reste une ville à dimensions humaines que l'on visite le plus facilement à pied ou à vélo (mais sans voiture) pour sortir de la visite rapide présentée par les guides touristiques. On a l'impression de faire du tourisme dans le monde pour pas cher en rencontrant toutes les nationalités dans la rue Neuve.

Puis, en sortir, s'élargir dans Bruxelles-Capitale avec ses frontières administratives et ses 19 communes.

Mais, certains pensent agrandir, plus, la ville. On y étouffe, disent-ils.

BHV scindé, peut-être, faudra-t-il repenser l'Agglomération bruxelloise, mais dans la douceur, en profondeur et pas superficiellement sans voir où aller trop loin.

Élargir Bruxelles coûterait de l'argent à Bruxelles et aux Flamands dans le nord.

Faut-il aller chercher les villes de Tubize, de Nivelle, de Jodoigne, de Diest pour en faire un tout comme le voudrait les entreprises? La province de Brabant d'avant, un lointain souvenir cassé par cette frontière linguistique.0.jpg

Bruxelles-Capitale, pas encore une mégapole que l'ONU fixe à dix millions d'habitants, avec tout ce que cela sous-entend comme infrastructures et difficultés de gestion. Il faudrait alors reconstruire en hauteur et Bruxelles en perdrait son âme et son patrimoine.

Le Ring a doublé son trafic, ce qui fait que pour éviter les bouchons, il vaut mieux éviter les 230.000 navetteurs qui s'y pressent tous les jours en alternance le matin et le soir. 40% de l'emploi wallon, 25% des salariés flamands sont lié à Bruxelles, moelle épinière de la Belgique.

0.jpgÉlargir le cercle, construire un centre commercial Uplace, pour solutionner? Et entre temps? Dans les moments creux du weekend ou après les "heures saintes" devant la télé, c'est loin d'être New-York ou Chicago où l'on vit 24 heures sur 24 d'après Frank Sinatra.

C'est comme pour les avions qui nous survolent entre 06:00 et 08:00 à partir de Zaventem à nous faire perdre patience. Si vous allez y voir de plus près, par après, le dimanche, par exemple, cela peut ressembler à un aéroport de banlieue. Affaire de slots et pour les avoir les moins chers...

Pour circuler dans Bruxelles, tunnels, viaducs, tarifications spéciales ont été imaginés pour calmer le "jeu des bouchons", sans trouver de solutions drastiques. Problème de l'oeuf et de la poule ou du gaz parfait d'échappement. Ce gaz parfait qui remplit, toujours, tout le volume qu'on lui accorde indépendamment de sa taille.

Dans le centre de la ville, on aime se promener dans les "strotches" (ruelles), des piétonniers avec "Madame Chapeau" et pas sur les grands boulevards avec de trop nombreuses voies polluées. On veut ralentir le mouvement, quitte à laisser des pavés casses-vitesses ou casse-voitures comme sur l'avenue du Port.

Le Bruxellois est frondeur, indiscipliné. Une vitesse maximale de 30 kms/h, imposée et outrepassée en son centre. Alors que, dans les autres communes, tout se passe encore avec 50 kms/h maximum. Paradoxal, encore une fois? La différence ne viendrait-elle pas de la volonté de ne pas effrayer les touristes? 0.jpg

Le RER, le Monstre du Loch Ness, n'a toujours pas montré le bout de son nez. D'accord. En attente dont on ne se souvient plus quoi ou de quelqu'un, mais n'est-il pas, aussi, un cheval de Troie qui se permettrait des transfusions sanguines sans coup férir d'une communauté à une autre en prenant plus de bénéfices personnels au passage sans rien y laisser là où il est passé?

Bruxelles est un bassin d'emplois et comme les impôts sont toujours payés ailleurs, là où les navetteurs s'en retournent pour loger et dormir au Nord ou au Sud là où les revenus cadastraux sont les moins élevés, ce n'est pas demain la veille qu'il faudra recréer de nouveaux immigrants d'un jour qui feront semblant d'apporter leur obole dans la sibylle.

La cogestion bicommunautaire, Bruxelles n'en veut pas et tient à sa gestion propre. Désolé pour le "Gravensteengroep", depuis 1989,

0.jpgPas question de refaire un autre Paris ou un autre Londres de Bruxelles, pour autant, même si cela semble bien à première vue.

On élargit ou on s'élargit parfois l'esprit, le temps d'un leurre ou d'un mirage...

De toutes manières, on ne réduit pas la distance entre deux points en élargissant les frontières. Quant à court-circuiter les gens en les uniformisant, c'est pas demain la veille.

Le transit des camions de tous les horizons sont à dérouter s'ils ne font que polluer. Qu'ils viennent de gauche de droite, d'en haut ou d'en bas, ils usent les autoroutes à un rythme bien plus effréné que les autos. Une vignette pourrait modérer les appétits...

Une structure comme Lille-Courtrai-Tournai avec un métro automatisé les reliant, oui, cela c'est une bonne idée.

La mobilité, en tout, reste le maître mot puisque la téléportation n'est, jusqu'ici, que de la science fiction style "Star Trek", surtout quand la ligne droite n'est pas le chemin le plus court entre deux points.

La communauté d'intérêts et de coûts, sinon rien, c'est faire profiter les habitants de Bruxelles et pas uniquement les entreprises.1.jpg

D'après Charles Piquet, le refinancement de Bruxelles est malmené. On serait tomber dans le syndrome des vases communicants avec les problèmes du niveau fédéral passés au régional ou au communautaire.

Donner d'une main ce qui serait repris de l'autre ne serait pas admis.

Le budget de la région bruxelloise s'élève à 3,4 milliards d'euros. Celui qui paye décide de ce qu'il utilise et consomme.

Les fonctionnaires européens devraient mettre la main à la poche comme les autres? Bien sûr. Pas l'ombre d'un doute là-dessus avec un œil sur le long terme, dans la souffrance, peut-être, mais en gardant les 0.jpgdevises sous le manteau comme soupape de sécurité, quitte à restructurer si l'âge ne permet plus de l'assumer. Poussé par le désespoir social, répercuté par un repli communautaire et identitaire, un projet pour redonner vie a été lancé pour 2013. Des architectes, des urbanistes, des paysagistes internationaux sont au chevet du malade imaginaire. Caprices de nouveaux dieux promoteurs?

"Dessiner mon Bruxelles", demandé au Bruxellois et à ses proches concitoyens. Un commentaire pris parmi d'autres, disait "La plus grande escroquerie et lâcheté fut la scission du Brabant. Il est clair que l'étranglement de Bruxelles par les deux autres régions en la confinant à ses 19 communes et en lui soustrayant son hinterland économique et culturelle, nos mandataires auront absolument tout fait pour pénaliser notre double capitale, nationale et européenne. Nous avions un joyau à mettre en valeur, mais nos médiocres politiciens ont préférés défendre leur pré-carré. Il aurait fallu créer une vrai zone centrale mixte et bilingue et jamais la Belgique ne se serait enfoncer dans la médiocrité. Le plus scandaleux, c'est que JAMAIS le citoyen n'a été consulté lors des six modifications de la constitution!". Sur le site des Beaux-Arts est organisé des discussions sur le sujet.

 

Les défis de Bruxelles pourraient se résoudre en: 

0.jpg

  • rationalisant les compétence régionales, communales pour atteindre une meilleur gouvernance.
  • améliorant la mobilité, l'urbanisme, la sécurité, la propreté, l'enseignement, l'aménagement du territoire et du tourisme
  • Forgeant une identité
  • Augmentant l'emploi car 90% de demandeurs d'emploi restent unilingues francophones.
  • Équilibrant les niveaux des écoles, car les les plus prisées ont pris trop de places.

La Fédération Wallonie-Bruxelles, nous on veux bien si cela ramène du beurre dans les épinards dans l'assiette et pas sur les bords.

Quant à ce qu'en disait Rudy Demotte... un peu tard, quand on se rappelle que la Wallonie a omis de fixer Bruxelles comme sa capitale, cela nous fait un belle jambe... erreur que la Flandre n'a pas fait.

Le film "Il était une fois, une fois" a fait une descente sur Paris sans choux de Bruxelles, avec un peu de "stoeffers" et de "dikkeneks". Fallait bien passer le Rubicon, un jour, et dire qui on était.

A chacun son Plan et son jardin secret en respectant des priorités...

'Aandacht ! Prioriteit"...dit "Bert Kruisman". Tant qu'au milieu, il y aura un Bert qui jouera les intermédiaires en bilingue, avec "La Flandre pour les nuls", tout ira bien. Alors une métropole... c'est à voir. Une mégalopole asceptisée, trop moderne, sans âme, là, pas d'accord. Foert, non di dju...

Les Irlandais verdissaient, hier, l'hötel de ville pour la Saint-Patrick... Why not? Avec le vert, j'espère... non?

0.jpgPour penser à autre chose de plus printanier, on attend le retour du faucon pèlerin qui vient pondre tous les ans entre deux gargouilles de Sainte-Gudule. Une preuve qu'il n'y a pas que les "touristes fiscaux", qui établissent leurs pénates dans la ville et que Bruxelles est artificielle.

T'as certainement oublié cela, Marcel? :-)

Assez "babeller", le temps de la grande bouffe est arrivé. Cela tombe bien, 2012 est baptisée "Année gourmande".0.jpg

Mais, je suis sûr que vous êtes pressé d'aller sur le terrain des opérations, d'aller voir les photos au fin fond de Bruxelles, alors, pourquoi pas aller faire une sortie insolite en photos dans le temps et dans l'espace qu'aucun guide ne vous proposera en un clic?

Au fait, Bruxelles, c'est où?

A tous les coins de rue, une pub nous en donne la réponse sur des panneaux.

Des fois, qu'on serait devenu amnésique, probablement.

 

0.jpg

 

Une p'tite blague bruxelloise pour finir:

Un policier bruxellois qui frappe à la vitre d'une auto toute embuée.
- Mais qu'est-ce que vous fichez là?0.jpg
- Ben, je fais l'amour!, dit le gars au volant.
- Mais c'est interdit ça, c'est 20 euros d'amende!
Là, la fille sort de la voiture et lui dit:
-Mais c'est dégueulasse!
Et le policier répond:
- Ah, vous êtes deux, alors ce serait 40 euros!
Mais c'est bon pour une fois. Circulez, j'ai rien vu...

Quand je vous disais qu'on savait compter avec la tête, mais, on le fait, aussi, avec le coeur.

 

L'enfoiré,

 

0.jpgMise à jour 31/07/2012: La chaîne Hard Rock Café, achetée par les Indiens Séminoles de Floride depuis 2008, va ouvrir ses portes ce mardi au n°12 de la Grand Place. En mode rodage, avant la grande fiesta pour pendre la créamaillère. Saint Michel risque de ne plus dormir en paix du haut de l'Hotel de ville. Quinze ans après le flop anversois, quatre ans pour trouver le bon emplacment. Des millions de doillars ont été investi dans l'opération. "Bruxelles capitale européenne, c'est un must. Endroit mythique" dit le patron, l'écossais Callum Mc Pherson qui promet des surprises. Immeuble du 16ème siècle et 540 mètres carré sur quatre étages, temple du rock des Eigties et Nineties en perspective.

 

 

 

 

Mise à jour 6 mars 2013: Une étude révèlle que Bruxelles est la vice-championne européenne ... des bouchons. Après Varsovie, mais avant Marseille, Rome et Paris. Un conducteur perd en moyenne 13 jours par an au volant de sa voiture dans les embouteillages autour de Bruxelles.

 

0.jpgMise à jour 14 mai 2013: Bruxelles est sale 0.jpg

 



Citations:

  • "Après les oeufs, le porc belge serait dangereux aussi: à Bruxelles, on dénombrerait déjà deux tentatives de suicide avec une omelette au jambon.", Anonyme
  • "Manifestations à Bruxelles: les policiers belges étaient plus nombreux que les agriculteurs: on leur avait dit qu'on leur jetterait des pommes de terre", Laurent Ruquier
  • "Elle est banale ma ville à moi, mais je l'aime comme ça...", Marie Warnant

 

0.jpg

IMG_0000.jpg

IMG_0001.jpg

Commentaires

Aucun pays dans le monde n’a plus d’imagination que la Belgique quand il s’agit de calculer sa dette

PIB de la Belgique : (selon le Département d’Etat des Etats Unis) : 467 milliards de dollars
Dette publique admise : 466 milliards de dollars
Encours de la dette souveraine garantie (Eurostat) : 113 milliards de dollars
Garanties fournies à des banques (Dexia, Fortis et autres) : 181 milliards de dollars
Prêts à des banques : 11 milliards de dollars
Ratio d’endettement sur PIB : 140% (contre près de 100% reconnu par l’Agence de la Dette)

« Nous trouvons donc, dans le cas de la Belgique, qu’il manque 40% par rapport à ce qui est clamé par les Européens. Il convient de noter qu’en ce qui concerne Dexia, Fortis et les autres, la garantie du passif éventuel ne correspond pas forcément au montant réel qui pourrait être réclamé et que cela pourrait se détériorer encore davantage. »
« La Belgique, en fait, n’est pas dans une situation bien meilleure que celle de la Grèce, et comme son économie sombre dans la récession, les chiffres et les ratios sont appelés à empirer. Non seulement j’estime qu’il y aura d’autres dégradations de sa cote de crédit par les agences de rating, mais je m’attends également à une nouvelle augmentation des taux d’intérêts sur ses obligations souveraines, parce que les investisseurs les plus avisés vont comprendre la réalité à propos des problèmes de la Belgique et ils vont réagir en conséquence.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=aucun-pays-dans-le-monde-na-plus-dimagination-que-la-belgique-quand-il-sagit-de-calculer-sa-dette&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 20/03/2012

De Wever fusille Bruxelles mais ne veut pas la lâcher

« Ce que les Flamands ont comme perception de Bruxelles, via la presse, c'est la violence urbaine, les émeutes, les car-jackings et le délabrement de certains de ses quartiers », a déclaré De Wever.
Bart De Wever, le président de la N-VA, était l'hôte jeudi de la section bruxelloise des patrons du Voka, l'organisation des patrons flamands. « Le paradoxe bruxellois : une capitale à part entière » : le thème provocateur de son discours annonce la couleur. Pour la N-VA, Bruxelles est une région spécifique, pas à part entière, et une capitale. Entre le président du parti le plus puissant du pays et Bruxelles, la relation tient du « Je t'aime, moi non plus ». De l'amour-haine.

« J'aime Bruxelles, ses beautés comme ses laideurs. Mais pour la plupart des Flamands, Bruxelles, c'est une terre inconnue. Nous n'avons pas de culture urbaine en Flandre. Les Flamands qui ne travaillent pas ici n'y viennent pas souvent. Et ceux qui comme moi y travaillent n'en connaissent que les abords d'une gare », a expliqué le leader de la N-VA.« Ce que les Flamands ont comme perception de Bruxelles, via la presse, c'est la violence urbaine, les émeutes, les car-jackings et le délabrement de certains de ses quartiers. »
Thielemans et Mayeur épinglés par De Wever

Le patron de la N-VA n'apprécie pas davantage les responsables politiques bruxellois qui « réclament toujours plus d'argent pour leur ville, de l'argent qui vient de Flandre. » Il crosse au passage le bourgmestre de Bruxelles, en revenant sur la fusillade d'Anderlecht qu'il qualifia un jour de fait-divers. « C'est le genre de propos que la Flandre est incapable de comprendre ». Il n'a pas aimé non plus ceux plus récents d'Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles : « Ce Monsieur s'est permis, sur un ton dénigrant, de se moquer des compétences communautaires exercées par la Flandre à Bruxelles, tout en réclamant de l'argent du Nord. C'est inacceptable. »

Il fustige encore le gouvernement bruxellois qui « privilégie la subsidiation des emplois publics », pointe Actiris « où 6 % des chômeurs sont sanctionnés, contre 12 % en Flandre » . Rappelle qu'un Bruxellois sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Souligne que Bruxelles est la seule capitale d'Europe qui perd des entreprises. Et s'en prend au ministre-président de la région bruxelloise Charles Picqué : « Bruxelles reçoit 144 millions d'euros en 2012, il en recevra 1 milliard à partir de 2030. Picqué vient déjà d'annoncer que cet argent servirait à combler les trous budgétaires. Au mépris de l'accord gouvernemental qui lui imposait d'investir cet argent dans la sécurité, la mobilité… Et la Flandre, elle, est priée de signer le chèque. Celui qui paie doit pouvoir définir ce qu'on fait de son argent, non ? »
Bruxelles est « incapable de parler d'une seule voix »

De Wever se gausse de la structure institutionnelle de la capitale, de ses 19 communes « incapables de parler d'une seule voix », de ses six zones de police, du nombre de ses mandataires : « Bruxelles ne sera heureuse lorsqu'elle disposera du plus grand nombre d'hommes politiques au m2 ».

Et De Wever s'interroge : « Les Francophones parlent de plan B, de plan W. La Wallonie a-t-elle besoin de Bruxelles ? La Communauté française ne va-t-elle pas s'en distancier ? Françoise Bertiaux (chef de groupe MR de la Fédération Wallonie-Bruxelles) s'inquiète elle-même de ces replis wallons et vient de déclarer : « si cela continue, on devra se tourner vers la Flandre. Bruxelles ne peut survivre seule. »
De Wever ne veut pas lâcher Bruxelles

Bart De Wever, très proche des thèses du Voka (qui vient voici quelques jours de déménager son siège d'Anvers à Bruxelles), ne veut pas lâcher Bruxelles : « Ce serait stupide. C'est la capitale de la Flandre, le siège de nos institutions communautaires. Mais cette capitale doit être gérée par les francophones et les Neérlandophones. »

Les nationalistes flamands, contrairement à l'extrême droite qui revendique l'annexion de Bruxelles par la Flandre, prônent la cogestion de la capitale par les deux Communautés. Une position délicate pour un parti indépendantiste. Comme le disait jeudi Bart De Wever, « sans Bruxelles, la Belgique n'existerait plus depuis longtemps. C'est le nœud gordien du système belge.» Un système honni par la N-VA de Bart de Wever. Qui, subtilement, invite la Flandre à observer Bruxelles de manière moins négative. « C'est tout de même la quatrième ville d'affaires d'Europe, elle recense 16,6 % des emplois du pays et se classe troisième région la plus riche d'Europe.» Une relation amour-haine, comme on le disait…

Voilà un homme en plein dilemme

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-03-22/de-wever-fusille-bruxelles-mais-ne-veut-pas-la-lacher-904392.php

Écrit par : L'enfoiré | 22/03/2012

Mayeur répond à De Wever : « Mêlez-vous de vos affaires » et « De Wever devrait se calmer un peu ! »
Réponse de la bergère au berger ou de l'amour-haine?

Le leader de la N-VA n'a notamment pas aimé les propos récents d'Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles : « Ce Monsieur s'est permis, sur un ton dénigrant, de se moquer des compétences communautaires exercées par la Flandre à Bruxelles, tout en réclamant de l'argent du Nord. C'est inacceptable. »
« Ce monsieur a un gros problème car je ne me suis jamais moqué des compétences communautaires flamandes exercées à Bruxelles. Je pense qu'il doit me confondre avec Olivier Maingain », a réagi Yvan Mayeur. « Alors il devrait peut-être apprendre à mieux connaître le personnel bruxellois avant de faire ce genre de remarque. »
« Seuls les Bruxellois sont concernés »
« Concernant le nombre d'élus au m2, Bart de Wever devrait aussi se renseigner car ce chiffre est le même partout en Belgique », a répondu le président du CPAS du Bruxelles, tout en reconnaissant : « C'est vrai qu'il y a moyen de simplifier le paysage bruxellois et de réduire le nombre d'élus ».
« On pourrait déjà modifier la loi qui donne aux Flamands des places automatiques dans les assemblées bruxelloises alors que ceux ne représentent qu'une infime partie de la population. Ce serait une manière de réduire le nombre d'élus au m2 », a-t-il estimé avant de conclure. « Mais ce sont les Bruxellois qui sont concernés, pas lui ! Il devrait donc se calmer un peu et surtout se mêler de ses affaires. »

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-03-23/mayeur-repond-a-de-wever-melez-vous-de-vos-affaires-904524.php


« Bart De Wever ne connaît pas Bruxelles ! »

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-03-23/bart-de-wever-ne-connait-pas-bruxelles-904524.php

Écrit par : L'enfoiré | 23/03/2012

« Best european destination 2012 » est un vaste sondage mené via internet pour savoir quelle ville européenne est considérée comme la plus attirante par les consommateurs. Parmi les 20 propositions, les quelques 212.000 internautes participants ont plébiscité Porto. Bruxelles termine cinquième, derrière Dubrovnik, Vienne et Prague.
avec 14.740 votes et laisse derrière elle des villes comme Berlin, Budapest, Lisbonne, Florence ou Edimbourg. Les votants ont apprécié à Bruxelles la sympathie des Belges et l'accueil réservé aux visiteurs qui peuvent facilement se faire comprendre en Anglais, la 4e langue non-officielle du pays. La cuisine variée et les évènements nombreux sont les autres atouts de la capitale belge.

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-03-28/bruxelles-5e-destination-preferee-des-europeens-905505.php

Écrit par : L'enfoiré | 28/03/2012

Les communes à facilités vues par au travers du Stuud avec Paul Herman

http://www.youtube.com/watch?v=8ClU-mDS3l0

Écrit par : L'enfoiré | 29/03/2012

Bruxelles se situe à la neuvième place du classement des villes les plus influentes du globe

Tout comme Séoul et Washington, Bruxelles fait son entrée dans le top 10 des villes les plus « globalement influentes » réalisé par le consultant en management A.T. Kearney. Bruxelles se positionne ainsi à la neuvième place de ce classement. New-York se situe à la première place et Londres, à la deuxième place.
A.T Kearney réalise chaque année ce classement des 66 villes les plus « globalement influentes » depuis 2008. Cette année, c’est Paris qui est troisième avec 5,79 points sur une échelle de dix devant Tokyo. Zurich est en 25ème position et Genève, en 35ème position.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=world&item=bruxelles-se-situe-a-la-neuvime-place-du-classement-des-villes-les-plus-influentes-du-globe&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 05/04/2012

Ce que disent les Bruxellois
http://geeko.lesoir.be/2012/04/07/ce-que-disent-les-bruxellois-ils-remettent-ca/

Écrit par : L'enfoiré | 08/04/2012

http://www.brusselslife.be/fr/article/des-petits-pelerins-a-sainte-gudule
Les faucons pèlerins sont revenus

Écrit par : L'enfoiré | 13/04/2012

Pour comprendre l'esprit belge:

Extraits de Dikkenek
http://www.youtube.com/watch?v=tOLo8XeImVg
http://www.youtube.com/watch?v=DdKzEhmLBug&feature=related

Extraits de Il était une fois, une fois
http://www.dailymotion.com/video/xn21h9_il-etait-une-fois-une-fois-bande-annonce-1_shortfilms

Écrit par : L'enfoiré | 17/04/2012

La Belgique en tête du classement européen des coûts horaires de la main d’œuvre en 2011

Selon le rapport d’Eurostat publié aujourd’hui, les coûts horaires de la main d’œuvre en Europe ont été supérieurs en 2011 dans notre pays. En 2011, les coûts horaires de la main d'œuvre ont été estimés en moyenne à 23,1€ dans l'économie marchande de l'Union européenne. En Belgique, le coût horaire de la main d’œuvre s’est élevé à 39,30 euros.
Les coûts de la main-d’œuvre comprennent les salaires et traitements auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs. En 2011 selon les estimations, les coûts horaires de la main d'œuvre les plus élevés ont été observés en Belgique (39,3€), en Suède (39,1€), au Danemark (38,6€), en France (34,2€), au Luxembourg (33,7€), aux Pays-Bas(31,1€) ainsi qu'en Allemagne (30,1€), et les plus faibles en Bulgarie (3,5€), en Roumanie (4,2€ en 2010), en Lituanie (5,5€) et en Lettonie (5,9€).
L'indice du coût de la main d'œuvre (ICM) est un indicateur conjoncturel de l'évolution des coûts horaires de la main d'œuvre supportés par les employeurs. Il est calculé en divisant le coût de la main d'œuvre par le nombre d'heures travaillées. Les coûts de la main d'œuvre sont composés des salaires et traitements auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs. En sont exclus les coûts de la formation professionnelle ainsi que d’autres dépenses telles que les frais de recrutement, les achats de vêtements de travail.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=management&item=pourquoi-votre-patron-se-comporte-comme-un-singe&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 28/04/2012

Article dans le Vif-Express.
Le photographe français, Alain Trellu y était à l'honneur suite à son livre de photos de Bruxelles. "Bruxelles, Urbanitude"

http://www.sintgorikshallen.be/cgi-bin/site/htdoc.cgi?id=0031484_article&menu=0031044_menu_entier&header=0030879_header&footer=0000261_footer&lang=fr

Il y était dit: "Mal traité, peu cohérente, Bruxelles ne s'offre pas immédiatement comme d'autres grandes villes.
Éclectisme du paysage urbain et ses écrins de verdure.

Écrit par : L'enfoiré | 14/05/2012

La Belgique une nation d'immigrants
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-15/la-belgique-est-devenue-une-nation-d-immigrants-915760.php

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2012

La Zinneke parade met le désordre à Bruxelles

C’est la bataille pour la pagaille. Un joyeux bordel organisé, tel était le fil conducteur de la Zinneke parade. 85.000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles.
La Zinneke parade met le désordre à Bruxelles
85.000 personnes ont assisté selon les organisateurs, entre 85.000 et 90.000 selon la police, à la 7ème édition de la Zinneke Parade, qui s’est tenue samedi après-midi dans le centre de Bruxelles. Les différents cortèges de la Zinneke Parade, composés de marionnettes géantes, chars, clowns et autres créatures étranges, ont envahi les rues de Bruxelles à 15h00 précises, dans un joyeux désordre, au son de cloches d’églises, de tambours et autres instruments de musique.
Plus de 2.000 participants étaient répartis sur 22 Zinnodes et ont respecté le thème de cette 7ème édition consacrée au « désordre ».
« La Zinneke est l’éruption d’un volcan qui couve pendant l’année et demi où les participants se rencontrent et confrontent leurs idées », a déclaré Dis Huyghe, responsable communication de la Zinneke Parade. « Elle est le symbole du Bruxellois ouvert, fier d’habiter sa ville et de la transformer en espace joyeux et festif », a-t-il ajouté.
Le blog « Touché-Coulé », destiné à répertorier et cartographier les interventions artistiques « sauvages » dans l’espace public bruxellois, était une des innovations de cette édition 2012. Autre nouveauté : le point de départ différent de chaque char participant au cortège.
Chaque char se trouvait en effet « caché » derrière un rideau dans une rue à proximité du parcours.
Enfin, le défilé s’est terminé avec des pétards et feux d’artifices tirés depuis les 22 points de départs des différents cortège.

http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2012-05-19/la-zinneke-parade-met-le-desordre-a-bruxelles-916654.php

Écrit par : L'enfoiré | 19/05/2012

Des immigrations arabes à Bruxelles?
Un échec l'immigration à Bruxelles?

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_matin-premiere-l-integration-a-bruxelles-est-elle-un-echec?id=7778464&eid=5017893

Oui, mais pas sans café serré, turc, grec, dans un Hard Rock café...

http://www.rtbf.be/info/media/video_alex-vizorek-dans-le-cafe-serre-31-05-2012?id=1733405&mediaset=rtbfinfo--matin-premiere&type=video

Écrit par : L'enfoiré | 31/05/2012

C'est du stoemp !
Vendredi, il y a "C'est du belge" Ouf! Ça rassure.
Parce que je ne sais si vous êtes au courant, mais le gouvernement flamand vient de nous sortir de son chapeau une "charte pour la Flandre" prélude à une éventuelle constitution, où il est quand même question de la "Flandre en tant qu’entité politique indépendante". Oufti! Et ça , alors que la N-VA indépendantiste caracole dans les sondages! Alors, j'ai quand même une sérieuse angoisse : si la Flandre nous quitte, comment va-t-on appelé l'émission "C'est du belge"? Admettons que la Wallonie deviennent aussi indépendante. On devra alors diviser l'émission en "C'est du wallon" d'une part et "C'est du bruxellois francophone" d'autre part. Compliqué. Mais il y a pire: si la Wallonie et Bruxelles se rattachent à la France, on devra titrer "C'est du Nord encore plus au Nord que le Nord", histoire de ne pas confondre avec les Ch'tis. Toutefois le plus probable serait une Fédération Wallonie-Bruxelles. Le FWB. Ou plutôt, la "Efwébé". Qu'on pourrait raccourcir en "Wallobru". Et là, ça se gâte tout à fait. Parce que notre chaîne nationale devra alors occuper notre vendredi soir avec "C'est du efwébéïen" ou "C'est du wallobruxois". Ouh! Que c'est laid! Dites franchement, pour le bien de notre vendredi soir, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux simplement ... rester belges?

Extrait du Télépro

Écrit par : Marcel | 02/06/2012

http://www.youtube.com/watch?v=Bn7l0Tg8JYU&feature=g-upl

Écrit par : L'enfoiré | 05/06/2012

La chaîne Hard Rock Café, achetée par les Indiens Séminoles de Floride depuis 2008, va ouvrir ses portes ce mardi au n°12A de la Grand Place. En mode rodage, avant la grande fiesta pour pendre la créamaillère. Saint Michel risque de ne plus dormir en paix du haut de l'Hotel de ville. Quinze ans après le flop anversois, quatre ans pour trouver le bon emplacment. Des millions de doillars ont été investi dans l'opération. "Bruxelles capitale européenne, c'est un must. Endroit mythique" dit le patron, l'écossais Callum Mc Pherson qui promet des surprises. Immeuble du 16ème siècle et 540 mètres carré sur trois ou quatre étages, temple du rock des Eigties et Nineties en perspective.

http://www.lesoir.be/lifestyle/air_du_temps/2012-07-31/le-hard-rock-cafe-a-ouvert-sur-la-grand-place-on-y-etait-929745.php

Écrit par : L'enfoiré | 31/07/2012

Ce 15 aout, il y aura exactement cent ans que Jules Destrée envoyait une lettre au roi de l'époque qui allait laisser des traces dans l'histoire de la Belgique.
Le 15 aout 1912, Jules Destrée (Marcinelle 21 août 1863 - Bruxelles 2 janvier 1936), homme politique belge, docteur en droit, bourgeois humaniste, avec des procès consécutifs aux grèves de 1886 détermine son engagement au POB, l'ancêtre du parti socialiste.

Sa fameuse Lettre au Roi, est l'un des textes fondateurs de la prise de conscience de l'identité wallonne et aussi sa répulsion pour Bruxelles dont il ne parle pas dans sa lettre. Dédain pour les flamands et pour les bruxellois.
"Sire, Il n'y a pas de Belges. Il n'y a que des wallons et des flamands".
Le fédéralisme était sa solution au problème.
Nous y sommes depuis quelques années.
Alors, il y a eu ceux qui pensent à confédérer.

Écrit par : L'enfoiré | 14/08/2012

La population augmente trois fois plus à Bruxelles qu’en Wallonie

La population Wallonne a progressé de 4,3 % quand Bruxelles alors qu’en Région bruxelloise, l’augmentation était de 12,5 %, soit 126.000 habitants au cours des sept dernières années. Tous les chiffres, commune par commune
En d’autres termes, la population a augmenté trois fois plus à Bruxelles qu’en Wallonie. Sur les dix communes francophones du pays qui enregistrent la plus forte progression, sept sont bruxelloises : Molenbeek, Anderlecht, Saint-Josse, Koekelberg, Bruxelles-Ville, Jette et Berchem-Sainte-Agathe. Toutes affichent une croissance démographique supérieure à 15 %, sur la période prise en considération.
Au sein de la Région wallonne, c’est le Luxembourg qui affiche la plus forte progression (+ 6,8 %), devant le Brabant wallon (+ 6,1 %), la province de Namur (+ 5,2 %), celle de Liège (+ 4,7 %), et loin devant le Hainaut (+ 2,8 %)

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-08-17/la-population-augmente-trois-fois-plus-a-bruxelles-qu-en-wallonie-932436.php

Écrit par : L'enfoiré | 17/08/2012

Et en chanson, cela donne peut-être cela
http://blog.lesoir.be/frontstage/2012/10/30/bruxelles-ma-belle-the-bony-king-of-nowhere/

Écrit par : L'enfoiré | 30/10/2012

Dossier Le Vif-Express: Bruxelles, le grand défit.
Horizon 2020. Programme Doctiris.
La ville aux cerveaux d'or. Capitale de l'innovation en R&D. Plaque tournante européenne de la connaissance. 8% des innovations technologiques. Vaut une marque. Cool; dynamique et branchée sans prétention dans des quartiers comme le Centre, St Gilles, Forest et Ixelles.
Cité intelligente proche des étoile avec son aura de capitale de l'Europe. Matière grise et investissement. Nouvelles technologies et santé.
Pour acheter malin son habitation, ce serait à Anderlecht.
Mais une fiscalité forte, à mobilité complexe, en manque d'espaces pour les entreprises. Espaces pollués à remettre en état. La plus sale du pays. Répression, trottoirs défoncés, tri des déchets.
Bruxelles bien loin derrière Prague, Berlin, Vienne et Londres.
Une cité administrative comme charnière urbaine en division entre régions et communautés. Racheté par Breevast en 2003 que la police fédérale devrait louer bientôt. Une renaissance?
Plaisirs d'hiver. Marché de Noël. Bruxelles les Bains. Zinneke Parade, Jazz Festival. Couleur Café.
Bruxelles se réveille en village du monde qui garde une âme d'enfants sans excès.
La ville est ethniquement partagée.
C'est le PS qui récolte 81% des votes ethniques, et le CDH, 24% à Schaerbeek, Saint-Josse, Saint_Gilles et Bruxelles-ville.
Tandis que les deux Wolluwe; Auderghem, Uccle et Watermael-Boistfort restent très peu allochtones.

Écrit par : L'enfoiré | 25/11/2012

Manifester à Bruxelles... normal, mais...

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-27-11-12?id=1779222

Écrit par : L'enfoiré | 28/11/2012

Comme il faut cumuler le pour et le contre...

'Promenez-vous dans Bruxelles: plus rien ne fonctionne. Et l'enseignement produit des chômeurs...'

TV Brussel a interviewé le mois passé l'ancien directeur de Knack, Rik Van Cauwelaert. Celui-ci n'a pas souhaité revenir sur son récent départ de chez Roularta, mais a fait un exposé très clair de la problématique communautaire, en particulier à Bruxelles.
Ce qui l'a frappé, c'était l'intervention de Merry Hermanus, le trésorier du PS au temps de l'affaire Agusta. Après sa condamnation, il a quitté le devant de la scène, mais l'homme continue à jouer, en coulisse, un rôle significatif:
'Bruxelles est ingérable, parce que les institutions, telles qu'elles existent aujourd'hui, ne fonctionnent plus. Un parlement de 89 membres, c'est exagéré. 19 bourgmestres et autant de collèges, 19 CPAS et 36 sociétés de logement social... Ce n'est plus tenable, et cela rend illusoire la gestion d'une ville comme Buxelles. Même chose pour la mobilité: promenez-vous dans Bruxelles: plus rien ne fonctionne. Et l'enseignement produit des chômeurs'.
Van Cauwelaert est allé plus loin encore sur cette question, en faisant référence à des propos de Philippe Moureaux ('Le patron du PS à Bruxelles, quoi qu'il advienne'), lequel a collaboré étroitement avec Hermanus:
'Lorsque le Ministre wallon Jean-Claude Marcourt s'était, il y a quelque temps, montré réservé à propos de la collaboration entre Bruxelles et la Wallonie, Moureaux a déclaré: 'Si c'est comme ça, on va s'adresser à la Flandre'. Bruxelles est bien sûr consciente que 80% de l'activité économique à Bruxelles est dirigée vers le triangle Anvers - Gand - Bruxelles. Bruxelles fait partie de cette méga-région qui s'étend d'Amsterdam à Lille et Dunkerke, avec Anvers comme point central et Bruxelles à la marge. C'est la région la plus riche de l'Union européenne. Si Bruxelles veut rester la ville qu'elle prétend être, elle va devoir bien s'entendre avec cette méga-région, où la Flandre se situe en plein milieu'.
Aussi bien pour Van Cauwelaert que pour Hermanus, une nouvelle génération de politiciens - principalement d'origine étrangère - est en train d'apparaître du côté francophone, pour qui les sensibilités qui existent sur le plan communautaire ne sont pas vues comme une priorité politique, parce qu'ils n'ont pas été élevés avec: 'Ils veulent diriger leur commune de manière purement économique. Vous constatez d'ailleurs qu'un grand nombre de personnes d'origine étrangère qui ont réussi dans les affaires, ne vivent pas à Bruxelles mais dans le Pajottenland. De grands changements sont en cours, et c'est pourquoi en 2014 il va falloir conclure un deal'.
Selon Rik Van Cauwelaert, seul un homme peut rectifier le cap, et c'est le Ministre-Président Kris Peeters. Il fait remarquer à ce propos que le CD&V est le seul parti traditionnel à ne pas avoir été sanctionné aux élections communales: 'La Flandre ne peut pas prendre les décisions qui sont nécessaires pour sauvegarder les interêts flamands, si on n'a pas le pouvoir entre les mains".
Même si de grands changements sont difficiles, surtout sur le plan politique - les échevins ne vont pas rendre leur propre boulot superflu - ils sont inévitables, estime Van Cauwelaert: 'Si vous regardez les problèmes auxquels est confrontée une ville telle que Bruxelles - évidemment dans une mesure moindre à Woluwé ou Uccle qu'à Molenbeek ou Saint-Josse (cette dernière, Van Cauwelaert ne la qualifie pas de commune, mais de grand organe de CPAS). Cependant, une étude de l'UCL indique que les plus pauvres commencent à présent à quitter Saint-Josse-ten-Noode pour Charleroi. Ces problèmes doivent trouver une solution'.
Van Cauwelaert plaide pour que de meilleurs politiciens flamands soient envoyés à Bruxelles, chose que les partis politiques n'ont jamais voulu faire. Une situation qu'il compare avec le recours, à l'époque, à des politiciens de second voire de troisième rang pour aller siéger au Parlement européen à Bruxelles, lequel se transforma ainsi en 'cimetière des éléphants'.
Et l'ancien directeur de Knack, qui ces derniers mois était souvent jugé trop proche de la N-VA, il faut le souligner, ne se prononce aucunement en faveur d'une Flandre indépendante:
'Pourquoi, de quoi êtes-vous indépendant ? Vous avez l'Europe. Vous ne disposez pas soudain de votre propre monnaie. Votre propre armée est sous le contrôle de l'OTAN. Toutes les grandes décisions sont prises à un niveau supranational'.
La seule chose qui maintient le pays ensemble, selon lui, c'est la sécurité sociale: 'Ce mécanisme de solidarité doit être bien géré, mais tous les partenaires sociaux depuis une décennie ont traité cette sécurité sociale 'de manière très nonchalante'. Tout le monde en a retiré ce qui lui servait. Mais elle a quand même été payée. Ce n'est plus possible'.
Enfin, Van Cauwelaert a relevé la déclaration du chercheur belge Jean-Jacques Cassiman, qui a affirmé il y a peu que les traitements contre le cancer devenaient tellement chers, que les personnes âgées démunies allaient bientôt être envoyées directement en soins palliatifs: 'Nous risquons donc d'en arriver à cette situation si nous ne réformons pas notre mécanisme de solidarité. La Flandre va toujours payer plus que la Wallonie, tout simplement parce que nous sommes en supériorité numérique, point. Mais ces transferts financiers doivent toutefois être transparents'.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=promenez-vous-dans-bruxelles-plus-rien-ne-fonctionne-et-lenseignement-produit-des-chomeurs&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/12/2012

Bruxelles vaut plus qu’une nuit (Beatrice Delvaux)

Qui a dit que Bruxelles n’intéressait personne ? Qui a dit que le sort de cette Région, de cette ville-capitale ne passionnait pas les foules? Elle mobilise au contraire, elle inquiète surtout.

Il y a du savoir disponible, des forces à stimuler. Il y a une demande : reste à formuler l’offre. Et visiblement, sur Bruxelles, le politique n’arrive pas à le faire, là où les promoteurs d’idées prennent l’initiative et trouvent les chemins.

....
Qui a dit que la politique n’intéressait plus ? Qui a dit que Bruxelles est un sujet qui tue l’amour. Quand des hommes portent des convictions, donnent un cap, tracent des pistes et de nouveaux possibles, la politique refait son boulot. Les citoyens sont en appétit. Faut-il ou non fusionner les communes bruxelloises ? Ou rendre l’enseignement bilingue ? Structurer techniquement cette communauté urbaine ? Ce sont trois idées, elles ont le mérite d’ouvrir des horizons et de repenser des univers bouchés et pour lesquels, les hommes politiques en place aujourd’hui, flamands ou francophones, peinent à oser un discours.

http://www.lesoir.be/132851/article/debats/2012-12-05/bruxelles-vaut-plus-qu%E2%80%99une-nuit

Écrit par : L'enfoiré | 06/12/2012

Charles Picqué, ministre-président de la Région de Bruxelles Capitale, à propos de l'avenir de Bruxelles et de la stratégie francophone face à la N-VA.

BH : - Vous allez faire d'ailleurs un petit peu comme la Reine Beatrix, vous allez abdiquer dans quelques mois pour laisser la place à la nouvelle génération. Cette abdication, est-ce que ça devrait donner des idées chez nous ?

CHP : - Je pense que tout est fonction de la capacité qu'a le Roi à gérer les affaires et je pense que c'est une question qui est plutôt personnelle et qui tient à l'état de forme du Souverain.

BH : - Est-ce qu'il serait souhaitable qu'il le fasse dans un moment maintenant où le pays est stabilisé pour quelques mois, quelques années peut-être ?

CHP : - Je pense qu'on annonce toujours une stabilisation à venir mais il y a toujours des secousses institutionnelles, donc je ne sais pas s'il y a un moment opportun et une fenêtre de tir pour partir.

BH : - Oui, parce qu'on se disait, au moment de la très longue formation de ce Gouvernement, que si à ce moment-là, le Roi Albert avait eu un souci, on aurait vraiment été dans une situation très déstabilisante pour l'Etat. Est-ce que, je vais répéter un petit peu la question, est-ce que c'est pas le moment peut-être d'y penser, voilà.

CHP : - Non, je ne pense pas parce que, ça, c'est mon avis personnel, je ne connais pas les intentions du Roi, mais je crois que nous sommes dans une période quand même qui va être caractérisée par encore des négociations au moins sur le mode d'application et d'exécution de la 6e réforme parce qu'il y a des zones d'ombre, des zones grises et il y aura encore, certainement, si on se limite même à la 6e réforme, il y aura encore des arbitrages divers et des négociations.

BH : - Est-ce que l'horizon n'est quand même pas en train de se dégager à ce niveau-là, Charles Picqué, quand on lit et quand on voit ce qu'a dit le CD&V dans son congrès ce week-end, en disant qu'ils n'appelleraient pas à une 7e réforme de l'Etat, qu'il fallait d'abord faire la 6e. Le SP et le VLD disent la même chose, est-ce que l'horizon ne se dégage pas un petit peu ?

CHP : - Il faut évidemment enregistrer ça avec satisfaction. L'ennui, c'est qu'il y ait d'autres discours qui sont quand même plus inquiétants, il suffit de voir les déclarations qui sont parfois contradictoires sur un trimestre pour se rendre compte que bon, il faudra tester ça à la lumière évidemment de la campagne électorale, de ce qui sera annoncé pendant cette campagne électorale et bien sûr à la lumière des résultats électoraux. J'ai toujours dit que la NVA, c'était le fer de lance d'une réforme profonde de l'Etat voire plus et qu'il y avait quand même des compagnons de route de la NVA dans tous les partis. Et puis que, n'oublions pas quand même, parce que la presse francophone oublie que le CD&V a parfois évoqué le confédéralisme aussi.

BH : - Oui, mais à un moment donné, on voyait quasi le CD&V et la NVA reformer le cartel, on était plutôt dans cette vision-là de la stratégie au Nord du pays, aujourd'hui, on est quand même dans une autre configuration ?

CHP : - Oui, je pense en espérant, en espérant qu'il n'y a pas une distribution des rôles et que c'est pas une stratégie bien sûr pour attirer un type d'électorat d'un côté et puis un autre type d'électorat de l'autre, on ne sait pas. Je pense que ce qui caractérise la Flandre actuellement, c'est probablement une absence de boussole et je pense que tout sera fonction bien sûr du maintien ou non de l'influence que la NVA a sur la classe politique flamande. Cette influence au sein du Gouvernement flamand, s'est faite sentir, enfin, moi, j'ai déjà souvent parlé de ce recours à la Cour constitutionnelle après une concertation pourtant avec la Région Flamande quand il s'agissait de créer des écoles avec l'argent régional, vous vous rappelez de ça, c'est un peu, ce fut un peu un tournant en ce qui me concerne mais je reste optimiste. Je disais dernièrement que la disparition de la Belgique, est une hypothèse qu'on peut éventuellement retour mais je crois qu'in fine, la raison, la lucidité l'emportera sur le nationalisme et sur le repli régionaliste, alors bon, c'est pas pour ça qu'on s'aime à la folie mais quelque part, il y a le sentiment, je pense, dans une certaine classe flamande aussi plus modérée, qu'il est absurde de se lancer dans une aventure qui ne fera que des perdants.

BH : - Oui et pour ça, la meilleure façon, c'est de ne plus parler de la NVA comme le disait Johan Vande Lanotte, il y a là aussi, un changement de stratégie, essayer de faire que la NVA ne soit plus au centre du jeu politique ?

CHP : - Oui, mais enfin, c'est quelque chose que les politiques doivent faire mais que les médias doivent faire aussi parce qu'enfin, avec le recul de l'Histoire, lorsqu'on examinera comment la NVA s'est affirmée, elle s'est affirmée à travers une présence médiatique qui a été constante et donc voilà. Mais n'oublions pas que nous sommes dans une période d'insatisfaction populaire aussi et où le populisme évidemment, a un immense champ de déploiement devant lui.

BH : - Oui, est-ce que finalement, ce n'est pas presque plus les Francophones et singulièrement le PS qui parlent le plus de la NVA ? Ce week-end encore, +Didier Reynders vous accusait de faire de la NVA, une sorte de bouc émissaire dans une stratégie de campagne, le PS, meilleur rempart contre la NVA ? Est-ce que c'est ça aussi qui se passe ?

CHP : - Je ne comprends pas ça parce que je ne comprends pas du tout l'attitude de Reynders qui semble manifester une certaine indulgence par rapport aux thèses de la NVA, enfin, c'est le sentiment que j'ai, alors que la NVA, c'est tout le contraire de ce qu'on doit espérer, venant du Nord du pays, que ce soit sur le plan institutionnel, que ce soit sur le plan des valeurs que véhicule ce parti et je crois que la NVA a montré que ce n'est pas un épouvantail qu'on agite simplement, ce sont des résultats électoraux, ce sont des sondages, ce sont des personnalités qui ont un rayonnement très grand dans la classe politique flamande comme De Wever, enfin, c'est une réalité, c'est pas nous qui avons créé la NVA. Je pense qu'il faut savoir dénoncer les dangers que représente ce parti. Il ne faut pas non plus ouvrir le dialogue à la NVA sans baliser sérieusement au cas où la NVA serait incontournable.

BH : - Didier Reynders dit qu'au niveau de Bruxelles notamment, ça passe, selon lui, sa stratégie pour plus d'ambition pour Bruxelles, par plus de dialogue avec la Flandre ?

CHP : - Oui.

BH : - Est-ce que ça, c'est pas aussi finalement la résultante de considérer Bruxelles comme Région à part entière, mais c'est ne pas avoir de liens privilégiés qu'avec la Wallonie mais peut-être aussi plus avec la Flandre ?

CHP : - Je dis, depuis très, très longtemps, que nous devons dialoguer avec la Région Wallonne et avec la Région Flamande et sur ce plan-là, moi, je n'ai pas de leçon à recevoir. La manière, c'est que, enfin, la manière de dialoguer ne veut pas dire qu'on se soumet non plus à certaines exigences flamandes et donc je crois que la Fédération Wallonie-Bruxelles, ça a d'abord été un outil institutionnel pour rééquilibrer dans le rapport de force, la discussion institutionnelle avec la Flandre qui n'avait quand même pas les mêmes visées sur Bruxelles, que la Wallonie. Mais d'un autre côté, nous sommes amenés comme Bruxellois à dialoguer et à coopérer avec la Flandre. Reste à savoir avec quels interlocuteurs, c'est tout.

BH : - Quelque part, il a raison Didier Reynders, d'ouvrir plus les perspectives vers le Nord du pays pour Bruxelles ?

CHP : - Attendez, moi, je n'ai pas attendu Reynders pour entendre des évidences comme celles-ci, j'ai été en Flandre, on a eu des réunions avec le Gouvernement Flamand. J'ai envoyé des signaux. Mais quand j'entends par exemple, la NVA dire, nous ne voulons pas de la fameuse communauté métropolitaine, c'est-à-dire, cet ensemble où on pourrait discuter de nos problèmes transfrontaliers entre Brabant Flamand et Bruxelles et ces problèmes, c'est quoi ? Ce sont des problèmes de mobilité, d'environnement, etc, quand on entend la NVA dire, on ne veut pas de ce bidule-là parce que ça, c'est une sorte de prémisse d'extension du territoire de Bruxelles, on se dit, mais enfin, c'est quand même fou alors que la proximité des Régions impose évidemment une concertation et une coopération entre elles.

BH : - Oui, on disait tout à l'heure que les trois partis traditionnels qui sont au Gouvernement Fédéral, ne veulent pas, ne vont pas demander une 7e réforme de l'Etat, mais Johan Vande Lanotte a dit de la situation à Bruxelles, qu'elle était désastreuse, c'est ce week-end et que là à Bruxelles, il fallait une 7e réforme de l'Etat, c'est ce qu'il a dit textuellement. Situation désastreuse de la part d'un Socialiste flamand.

CHP : - Il le dit quand il parle d'un problème qui est réel, c'est évidemment et surtout à ce moment-là, quand il parle et ça vaut pour toutes les grandes Villes, il parle notamment du chômage des jeunes, de la pauvreté dans les grandes villes, mais moi, je suis,

BH : - Il dit qu'Anvers s'en sort mieux et que Bruxelles particulièrement est mal géré ?

CHP : - C'est pas la même configuration et, mais moi, je ne suis pas parano mais cet acharnement pathologique à critiquer Bruxelles, relève à la fois de méconnaissance des réalités bruxelloises, ça, c'est clair en ce qui concerne Johan Vande Lanotte, je peux vous le dire. Deuxièmement, c'est évidemment toujours une critique qui vise à modifier les structures de la Région bruxelloise aux fins de satisfaire certaines stratégies notamment flamandes, que les choses soient claires. Parce que quand on dit, c'est un raccourci mais à peine, quand on dit, il y a des problèmes de pauvreté, c'est vrai, bon , maintenant Bruxelles, c'est le premier bassin d'emploi du pays, c'est le levier économique du développement des deux autres Régions. On nous envie la vitalité économique de Bruxelles en Europe. Mais quand on dit, la réponse à la pauvreté, c'est la fusion des Communes, je cherche en vain en quoi, les deux sont liés. On pourrait même dire que ce n'est pas le cas parce que les Communes font un travail de première ligne au plan social, ...

BH : - Mais peut-être que, parce que ce qu'il disait dans son interview, il disait, il faut revoir aussi la parité pour les Flamands à Bruxelles, qui fait qu'il y a beaucoup trop de mandataires finalement flamands, il faut aussi revoir la fusion des Communes.

CHP : - Ah oui, je suis d'accord.

BH : - Est-ce que ce n'est pas une critique plus générale sur la gouvernance de Bruxelles, voilà, qui pourrait être certainement améliorée, le lien avec la pauvreté n'est pas évident mais est-ce que, quand même Johan Vande Lanotte n'ouvre pas une porte plus large ?

CHP : - Vous savez, je pense que Bruxelles a fonctionné pendant 20 ans dans un contexte institutionnel administratif qui était extrêmement difficile, extrêmement difficile. Vous avez un éclatement de compétences, il est quand même dommage que la formation professionnelle et l'emploi ne soient pas gérés ensemble, c'est pas moi qui l'ai voulu. Il y a des lois linguistiques qui rendent le fonctionnement de l'administration très difficile, je ne vais pas être plus long là-dessus. Il y a certainement des compétences communales qui doivent remonter vers la Région. Moi, j'ai été un partisan de ça, j'ai défendu ça. Je crois qu'on peut fusionner certaines Communes, certainement. Il y a aussi toujours eu ce constat que Bruxelles est le lieu de rencontre de différents niveaux de pouvoir, qu'il faut pouvoir faire travailler ensemble. Il faut articuler les politiques communautaires, fédérales, de la Cocof, de la VGC, du bicommunautaire, c'est donc extrêmement compliqué et c'est, je pense, un tour de force, d'avoir fait fonctionner cette institution. Alors des simplifications, oui, mais quand Vande Lanotte dit, on peut diminuer le nombre de Députés, je suis tout à fait d'accord avec lui mais il prend le contrepied d'un discours qu'on a toujours entendu, qu'il fallait une masse critique significative et minimum de Parlement flamands.

BH : - J'aimerais avoir votre regard de Bruxellois sur la situation en Wallonie, Charles Picqué, avec les ouvriers d'Arcelor Mittal qui vont défiler à Namur ce matin pour demander dans leur plus grand nombre, la nationalisation d'une partie des activités d'Arcelor Mittal, ils ont raison de le demander ?

CHP : - D'abord, je veux le dire, ce sont des paroles d'usage mais moi, je compatis évidemment à la situation des travailleurs de cette entreprise. Je pense que ça révèle quand même tout le cynisme que produit la mondialisation et la spéculation au niveau international.

BH : - Est-ce que le Parti Socialiste doit accepter une nationalisation d'Arcelor Mittal ?

CHP : - Ca, ça dépend évidemment des moyens, ça dépend de la négociation sur le prix évidemment d'une nationalisation, c'est un grand débat qui va alors au-delà de Mittal évidemment. Mais il faut qu'on trouve des réponses, des réponses structurelles et peut-être aussi faut-il se poser la question du redéploiement de la vitalité économique wallonne mais je crois qu'il n'y a pas de tabou, que l'Etat reprenne pied dans un certain nombre de secteurs qui sont stratégiques et qui ont en effet, par des effets de filière, des, je dirais, des effets d'entraînement positifs, je pense que ce n'est pas tabou. Donc ce que je trouve détestable, c'est qu'au nom de la flexibilité, de la compétitivité, de la performance, on nie ce débat sur la reprise par l'Etat d'une place dans les secteurs industriels stratégiques.


http://www.rtbf.be/info/emissions/article_charles-picque-est-l-invite-de-matin-premiere?id=7916732&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 29/01/2013

MANNEKEN PIS, L'ENFANT QUI PLEUT
Bruxelles, où la réalisatrice est née et a toujours vécu, reste envers et contre tout une ville unitaire qui n'appartient ni aux Wallons ni aux Flamands, mais aux Belges tous ensemble. Dans ce film, à mi-chemin entre l'enquête historique et la balade buissonnière, Anne Lévy-Morelle entreprend de comprendre pourquoi sa ville a choisi pour dérisoire emblème l'effigie d'un petit garçon en train d'uriner, ce Manneken Pis - c'est-à-dire "le môme qui pisse" - dont la célébrité est inversement proportionnelle à la taille. Cherchant à démêler le vrai des innombrables rumeurs attachées à cette petite statue, qui date, croit-on, du début du XVIIe siècle, la réalisatrice nous entraîne à la découverte des paradoxes zinneke, comme se désignent eux-mêmes les enfants de la ville, en référence au multiculturalisme local. De l'enfant pisseur à la pluie familière, en arpentant les pavés disjoints de sa ville natale, elle dévoile un Bruxelles chaleureux mais marqué par la tragédie, préférant cacher ses richesses et sa fierté pour mieux se vanter de sa modestie, secrètement embelli par les forfaits architecturaux perpétrés en grand nombre contre son patrimoine.

http://videos.arte.tv/fr/videos/manneken-pis-l-enfant-qui-pleut--7334220.html

Écrit par : L'enfoiré | 25/02/2013

Une étude révèlle que Bruxelles est la vice-championne européenne ... des bouchons. Après Varsovie, mais avant Marseille, Rome et Paris. Un conducteur perd en moyenne, par an, 13 jours au volant de sa voiture dans les embouteillages.

Écrit par : L'enfoiré | 06/03/2013

La langue arabe gagne du terrain à Bruxellesarticle bloqué

Le troisième opus du baromètre des langues réalisé par la VUB a livré son verdict: la capitale est un melting-pot linguistique avec 104 langues différentes pratiquées avec mention bien ou excellente. Le top 8 reste identique avec, en tête, le français, suivi de l’anglais et du néerlandais. La langue arabe, en 4e position, gagne du terrain.

http://www.lesoir.be/210940/article/actualite/regions/bruxelles/2013-03-20/langue-arabe-gagne-du-terrain-bruxelles

Écrit par : L'enfoire | 20/03/2013

Comme cette semaine , Charles Picqué quittait l'avant de la scène et que Rudy Vervoort reprenait le bâton de maréchal comme Président de la région bruxelloise, il y a eu les flèches empoisonnées envoyées à Picqué par Alain Destexhe dans l'Echo.

Sept péchés capitaux avec Picqué comme notaire de la ville.
1. Mobilité chaotique
2. fourmilière institutionnelle d'une rare complexité
3. La pauvreté qui grimpe
4. Du chômage endémique
5. Un urbanisme de science-fiction
6. Une ville duale avec des quartiers ghettos
7. Une capitale de 3ème division

Écrit par : L'enfoiré | 07/05/2013

Réponses:
1. Pour que la mobilité y augmente, il faudrait raser la ville. Bruxelles est une ville historique, aux rues et ruelles étroites, non prévues pour le passage de camions, de trams et de bus
2. Vrai. Multiculturelle. Plus de 100 langues y sont parlées.
3. Comme partout, mais peut-être moins que dans quelques villes françaises.
4. Chômage car la formation technique ne suffit pas, il y faut connaitre 3 langues: français, néerlandais et anglais.
5. La réduction des voitures se fait par trop de rond-points (non-prévu aussi pour les grands véhicules). La ville est victime de son succès et de sa transhumance.
6. Vrai. Comment en serait-il autrement? Les habitants se recherchent entre compatriotes comme s'ils étaient en vacances perpétuelles.
7. Faux. Si c'était vrai, la CE aurait déjà quitté et les sociétés avec elle. Quant aux lobbies et aux sociétés internationales, elles y ont trouvé un refuge. Créer une mégapole de Bruxelles comme Paris? Non, merci.

Comment relever le défit démographique?

De nombreux défis l’attendent et, parmi eux, le boom démographique. En 2023, Bruxelles devrait compter 1,3 million d’habitants, soit 160.000 de plus qu’aujourd’hui.

Alors, face à ces prévisions comment Bruxelles doit-elle se préparer ? De quels outils doit se munir la capitale ? Quels sont les problèmes que posent déjà l’augmentation de la population à Bruxelles ?

http://www.rtbf.be/video/detail_connexions-comment-relever-le-defi-demographique-a-bruxelles?id=1821332

Écrit par : L'enfoiré | 07/05/2013

Une vision très poétique de ma, de ta, de notre ville. On s'y promène comme s'il n'y avait pas de vent, comme en plein soleil. En fait, ce que je crains le plus c'est de voir un jour l'Europe la quitter par manque de place, parce qu'elle est dorénavant entourée de Flandre. C'est bien là le drame et là où nos conceptions divergent. Si Bruxelles veut obtenir le rayonnement que son statut lui permet, deux solutions sont possibles :
- soit on l'agrandit comme les Flamands l'ont fait d'Anvers
- soit on se sépare des Flamands et des Wallons pour instaurer un Bruxelles DC à l'exemple de Washington.
Toute autre solution est inenvisageable dans le futur. Mais les politiciens, payés pour imaginer le futur, préfèrent s'assurer une rente de sitation sur le présent.
Honte aux crétins qui ont fait de Namur la capitale de la francophonie !

Écrit par : alain sapanhine | 07/05/2013

Poétique, pas sûr.
Je ne suis pas, d'office, béat d'admiration devant une poésie, non plus d'ailleurs.
Une chanson de Bruxelles qui caractérise Bruxelles, ce n'est pas "Bruxelles ma belle" de Dick Annegarn,
mais celle de Marie Warnant http://www.maxilyrics.com/marie-warnant-bruxelles-lyrics-791e.html
Entourée de la Flandre. Tout à fait. Combien d'esprit ludique il n'y a pas eu sur ce sujet: un couloir, un pont entre Bxl et la Wallonie. Pourquoi pas avec des casques bleus.
Un défit qui se retrouve à nouveau dans le futur en 2014.
Le Vif de la semaine en parle avec les ambitions secrète de la NVA.
Agrandir sa superficie. C'est évidemment une solution, mais les Flamand n'en veulent pas.
Ils veulent la cogestion de la ville entre les communautés du Nord et du Sud et n'aiment pas l'idée d'une région bruxelloise.
La Wallonie essayent des ponts officiels avec Bruxelles.
Pour changer quoi?
La Wallonie est unilingue (pardon bilingue avec le wallon). Bruxelles a besoin de personnes qui parlent 3 langues si pas plus.
Le mandarin est très prisé dans certains magasins.
Un Bruxelles DC comme Washington?
Oui, mais... Est-ce que cela marche mieux pour autant à Washington?
Les politiciens ou plutôt les partis, ont tout intérêt d'avoir des représentants dans chaque entité.
Cela gonfle les taxes à payer.
Namur, capitale de Wallonie.... :-)
En effet, c'est plus triste de le dire, que de le penser.
Il y a deux Namur.
Le haut et le bas, Celui de la citadelle et de la ville du centre.
Je connais les deux...
Je peux en donner une description précise....
Très différent de la Flandre où là, l'âge limite est souvent très atteint....
Mais pour en parler, j'appelle Bert Kruysman
http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-bert-krusimans-6-5-13?id=1821010

Écrit par : L'enfoiré | 07/05/2013

D'abord les critiques
http://next.liberation.fr/design/2013/05/13/bruxellespas-belle_902564

la réponse:

«Bruxelles ma belle, je te rejoins bientôt»

Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques, a quitté Paris pour Bruxelles depuis des années. Il répond à Jean Quatremer. Voici sa carte blanche.

A la lecture d’un récent article dans les colonnes de Libération écrit par Jean Quatremer, sur Bruxelles la capitale de l’Union européenne mais aussi capitale d’un merveilleux petit royaume modeste coincé au beau milieu de grands egos européens, qui dénonçait quasiment l’horreur de cette ville à la dérive depuis 30 ans, j’ai eu envie de mettre un bémol en écrivant un ode modeste à ma Bruxelles d’adoption depuis des années, capitale des exilés de tous bords, des artistes, et même des eurocrates qui lui trouvent pourtant un pouvoir d’attraction hors-norme.
Il faut dire que depuis 50 ans, la ville, arrachée à la Forêt de Soignes à bien changé. Elle était une ville ennuyeuse et noire dans les années 1970. S’il est loin le temps de la grande époque de l’art déco, de l’urbanisation art nouveau, et de la grande exposition universelle de 1958 ayant marqué à jamais l’empreinte de Bruxelles de son grand symbole « métallurique », l’Atomium, la ville a su préserver son capital naturel, en restant l’une des villes les plus vertes et les plus agréables d’Europe. Dans le même temps, trace humaine indélébile, elle a su rester l’un des plus beaux écrins de l’architecture unique des années 1930 en Europe. Recelant un nombre de parcs incroyable, doté dans chaque « block » d’habitations d’un espace vert touffu en son sein, il suffit également de prendre le train depuis la gare du Midi ou la gare du Nord, pour se retrouver en pleine campagne en dix minutes. La nature n’est jamais loin. Quelle ville européenne peut-elle se prévaloir de cela ?
Je fais partie de ces Français, ayant quitté Paris, la « plus belle ville du monde » sur laquelle il y’a tout de même à redire, tant l’ancienne Lutèce fait figure de mirage esthétique, cerné par l’horreur urbanistique et visuelle de ses banlieues érigées dans les années 1960-1970. A Bruxelles, si les chaussées ne sont pas exemplaires, si les travaux sont permanents, c’est aussi la figure d’une ville qui bouge et ne reste pas installée dans ses certitudes, et vit. Elle n’a jamais prétendu d’ailleurs à rien. Ce qui ne peut qu’augurer de merveilleuses surprises. Elle ne s’est jamais laissé envahir par les tours, elle. Une ville doit vivre, et cela passe aussi par la déconstruction, la construction et la reconstruction. Comme un phénix. Mêlant tous les styles, avec ordre et désordre, la capitale du Royaume agit comme un aimant à toutes les influences artistiques et architecturales du monde. On y a même inventé un terme : la bruxellisation pour désigner cette modernisation parfois même dévastatrice. Comme un terrain de jeu, un laboratoire de ce qui se fait de mieux et de pire, elle n’a pas la prétention de ces voisines et ne considère pas que l’harmonisation à la « Haussman » puisse être une fin esthétique en soi. L’harmonie comme la symétrie sont ennuyeuses à l’œil et à l’esprit. Bruxelles a gardé son âme. Elle est, simple, à taille humaine (1.2 million pour la région et les 19 communes, 150 000 pour Bruxelles intra-muros), exotique (la mousson régulière qui arrose ce « ciel si bas avec humilité » a son charme et lui donne des couleurs uniques que les peintres flamands ont su mettre en valeur), verte donc (la moitié de la région est constituée de nature) multicommunautaire (120 nationalités à Ixelles, autant à Saint-Gilles dont la première catégorie d’étrangers sont… les Français), jeune (taux de natalité de 16 pour mille), riche de son passé et de ses influences multiples (bourguignon, espagnol, autrichien, flamand). Elle est riche, de ses pauvres certes, mais surtout de ses vagues d’immigration comme de la diversité de ses nationalités qui peuplent ses 19 communes aujourd’hui et en font un laboratoire anthropologique de l’Europe et du monde.
Je ne crois pas qu’il n’y ait que les argentés qui soient venus à Bruxelles, pour démonter l’attaque permanente d’exil fiscal qu’elle représenterait. Si Bruxelles et la Belgique regardent fort et en permanence vers la France, c’est que les Belges, avec un certain recul tout de même sur leurs voisins dominateurs, ont un profond respect pour sa culture et son image. Reste à savoir de quelle France on parle : celle d’aujourd’hui ? Plutôt celle d’avant. Tout comme il reste à savoir de quelle Bruxelles on parle, lorsque l’on est un journaliste français et que l’on déplore l’état de sa ville également d’adoption. Je suis de ces intellectuels et un peu artistes français, vivant en Belgique, qui aime à faire aimer sa ville d’adoption à ceux qui y sont nés et la redécouvrent où à ceux qui y arrivent. De nombreux artistes du XIXe siècle ont fui la France, pour différentes raisons, et y laissèrent une empreinte indélébile, qu’ils aient ou non aimé la ville : Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine et Baudelaire. Certes, tous ne l’ont pas aimé : l’auteur des Fleurs du mal n’y a pas laissé que des bons souvenirs, la trouvant sale, sentant l’eau de javel, et persuadé que la « pauvre Belgique » ne durerait guère. Ils sont nombre d’artistes, peintres, écrivains belges ou non, philosophes, à avoir marqué aussi Bruxelles et fait connaître le pays mondialement jusqu’à aujourd’hui : Erasme, Félicien Rops, Fernand Knopf, René Magritte, Emile Verhaeren, James Ensor, Victor Horta, Georges Simenon, Hergé, Wim Delvoye, Jacques Brel et tant d’autres.
Cette ville, paraît-il, on l’adore ou on la déteste. Le pire serait qu’on y soit indifférent. Même les Français se sont emparés un jour de l’un de ses plus grands symboles en consacrant Jacques Brel comme le meilleur chanteur français de tous les temps. Sic. Jean Cocteau disait de la Grand-Place qu’elle était « le plus beau théâtre du monde. « C’était au temps où Bruxelles, c’était au temps où Bruxelles chantait » ? Aujourd’hui, elle chante de plus belle.
Arno, chanteur ostendais de naissance, bruxellois d’adoption, y invite tous ses visiteurs curieux à « dancing in the streets of Belgium » dans la chanson qu’il lui a dédié, Brusseld. Il n’y a pas une interview sans qu’il la porte aux nues. Il est est un bel exemple de ceux qui reviennent ici pour son côté provincial au sens noble du terme. Il a vécu un temps à Paris puis est rentré au pays. Lui qui avait connu un tant le creux de la vague côté français, est aujourd’hui plus admiré et vénéré que jamais ici comme là-bas. Il n’a eu de cesse depuis toujours de vanter la diversité, la richesse, et l’art de vivre de Bruxelles au point de lui en dédier aussi une chanson et en vanter sa richesse ethnique : « Let’s sing this song for Linda, Mustapha, Jean-Pierre, Fatima, Michel and Paul, The brain of God, les Flamands, Et les Wallons, You and me and Mr Nobody »
Oui, il fait bon vivre dans cette ville, qui comme dirait Coluche, pour reprendre son expression, est partie de nulle part, n’est allée nulle part, donc ne doit rien à personne. Si le pays se déchire parfois, si les barrières linguistiques majoritaires comme les cultures prônent le chaos et la fin du Royaume, il y a profondément une harmonie au sein de Bruxelles, qui fait que la diversité de tous ces gens vivent ensemble, vraiment ensemble, que les tensions n’y sont pas plus importantes que dans toute ville européenne, que malgré la crise économique et sociale lourde (25 % de chômage), elle ne fait pas semblant : elle souffre, elle vit, elle ressuscite, et aujourd’hui, devient l’une des villes les plus « tendance » du vieux continent : renouveau architectural, mode, design, shopping, habitat, écoconstructions, littéraire, artistique etc. Ce que l’article incriminé, paru dans ces mêmes colonnes, dénonçait en ne comprenant pas ce que le fameux chanteur Dick Annegarn, qui a pourtant quitté le pays, chantait dans Bruxelles, ma belle, et ce qu’il lui trouvait de belle, c’est justement l’inconfort de la ville qui en fait son charme : « Bruxelles attends, j’arrive. Bientôt je prends la dérive. Paris je te laisse mon lit ». Contre l’ennui des villes sûres d’elles-mêmes et contre l’idée que « Bruxelles ne représente qu’un machin eurocratique, quelle plus belle invitation au voyage dans le pays du surréalisme que ces mots d’Annegarn pour finir :

« Bruxelles ma belle
Je te rejoins bientôt
Aussitôt que Paris me trahit ».

http://www.lesoir.be/242798/article/debats/cartes-blanches/2013-05-15/bruxelles-ma-belle-je-te-rejoins-bientot

et ce qu'en disent les auditeurs
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_connexions-bruxelles-est-elle-une-ville-sale?id=7994886&eid=5017893

et enfin avec l'humour:
http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig-16-5-13?id=1823945

Écrit par : L'enfoiré | 15/05/2013

Et c'est reparti dans l'autre sens. La réponse du berger à la bergère:

«Paris n’est pas une ville»

Dominique Reynié, politologue français, a publié un texte critiquant Paris, ville « où les modestes n’ont plus leur place », « truffée de policiers » et « hypocrite ». Un débat qui rappelle la polémique autour de « Bruxelles pas belle ».
Il a publié sur sa page Facebook le texte ci-dessous (lire ici sur Facebook), où il torpille la capitale française. Un texte qui ne peut nous empêcher de repenser à la polémique lancée par le journaliste Jean Quatremer, avec son article sur « Bruxelles pas belle ».
Néanmoins, les angles d’attaques sont très différents. Là où Bruxelles se voyait reprocher sa « saleté » et son désordre, Paris est accusée de repousser les classes moyennes de son centre par des prix prohibitifs. D’autre part, Dominique Reynié nous confie qu’il n’avait pas entendu parler de la polémique « Bruxelles pas belle », pas plus que la réplique de nos confrères de la Dernière Heure « Paris poubelle ville du monde ».
« Je connais un peu Bruxelles pour m’y être rendu souvent », raconte Dominique Reynié. « Mais je ne prétends pas avoir une connaissance scientifique de la capitale de l’Europe ». Le politologue souligne quand même qu’il est marqué par le fait que la ville est « complètement envahie par les organisations européennes », ce qu’il considère être un « rapt ». « Rapt » qu’il retrouve d’ailleurs à Paris, dans une moindre mesure et pour d’autre institutions.

« Paris n’est pas une ville »

« Si j'étais le patron d'un parti « socialiste », j'interdirais à l'un de mes adhérents d'être élu maire « socialiste » d'une ville comme Paris.
Une ville saturée de multimillionnaires, à 8000€ le prix moyen du m2, où 190.000 logements ne sont jamais occupés, car résidences secondaires de grandes fortunes planétaires presque toujours absentes ; une ville d'où les classes moyennes sont exclues, après l'expulsion des ouvriers, il y a 20 ou 30 ans ; une ville où les modestes n'ont plus leur place, sinon comme employés, charriés quotidiennement par RER, des heures durant, depuis leurs lointaines banlieues, menacés d'un octroi, car « le bruit et les odeurs » de leurs voitures irritent l'oreille subtile et le nez fin des bobos installés dans un écologisme d'abondance et de proximité ; une ville qui foule au pied la loi LRU sur les logements sociaux, où le nom des immigrés et de leurs enfants ornent volontiers les plaques commémoratives ronflantes, mais se retrouvent si peu souvent, autant dire jamais, sur les boîtes à lettres des immeubles haussmanniens ; une ville devenue un immense musée de luxe, ouvert à un tourisme de déambulation de masse, où les boulevards légendaires - oui, les « boulevards », autrefois si populaires - accueillent des cafés où un brave verre de simple bordeaux se négocie entre 15 et 18€.
Une ville où les étudiants ne peuvent plus vivre, étudier, oui, mais vivre, non, le prix d'un studio (lisez « placard à balais ») oscillant désormais entre 600 et 800 € par mois, avec 3 ou 6 mois de caution et la garantie des parents, grands-parents et arrières grands-parents, et jusqu'à la dixième génération ; une ville où les librairies ont été remplacées par des marchands de chaussures à 1500€ la paire, une paire pareille à deux lacets entremêlés noués sur un bout de carton ; une ville truffée de policiers, dix fois plus qu'à Marseille et pourtant à peine plus peuplée ; une ville hostile aux « tours » qui pourraient la « défigurer », ville hypocrite qui ne veut pas dire qu'elle est rétive au retour de la multitude, autrement dit de la populace. Non, vraiment, Paris n'est plus une ville populaire. Paris n'est plus une ville. »
http://www.lesoir.be/265463/article/actualite/france/2013-06-19/paris-n-est-pas-une-ville

Écrit par : L'enfoire | 19/06/2013

Survol de Bruxelles: «Wathelet reporte les nuisances sonores vers les communes plus pauvres»

L’ex-ministre fédéral de la mobilité Bert Anciaux estime que le secrétaire d’Etat Melchior Wathelet va intensifier le survol de Diegem, Haren, Schaerbeek, Laeken, Neder-Over-Hembeek, le Noordrand et Bruxelles « dans le but de reporter les nuisances sonores de la périphérie est et la partie riche de Bruxelles vers la partie plus pauvre ».
Le chef du groupe sp.a au Sénat et ex-ministre fédéral de la mobilité Bert Anciaux a accusé lundi le secrétaire d’Etat Melchior Wathelet de mettre la paix communautaire en danger dans le dossier de la gestion des nuisances liées au trafic aérien de et vers l’aéroport de Zaventem.

La piste 02 utilisée exceptionnellement
Agissant à l’initiative du secrétaire d’Etat Melchior Wathelet (cdH), le directeur général du transport aérien, avait notifié le 19 juillet dernier, une instruction à Belgocontrol sur le mode de calcul et la fixation des normes de vent arrière engendrant actuellement un report fréquent des décollages et atterrissages sur la piste 02/20. Selon le cabinet du secrétaire d’Etat, cette notification, vise à faire respecter un accord de 2008 visant à rétablir le caractère subsidiaire de la piste 02. Elle sera applicable à partir du 19 septembre, tenant compte des délais de publication imposés au niveau international par l’organisation de l’aviation civile. La piste 02 a une norme de vent arrière de 0 noeud, la norme de vent sur les pistes 25 est de 7 nœuds, conformément aux accords de 2008 et 2010, y avait-il été précisé.

Anciaux : « Le sp.a appelle à bloquer cette affaire au kern et au conseil des ministres »
Pour Bert Anciaux, le changement des normes de vent arrière décidé « unilatéralement » par le secrétaire d’Etat Melchior Wathelet, « sans l’accord du conseil des ministres » et « au prix de la sécurité et de nuisances sonores » engendrera des décollages plus nombreux par vent latéral et vent arrière sur la piste 25R et davantage de survols de Diegem, Haren, Schaerbeek, Laeken, Neder-Over-Hembeek, le Noordrand et Bruxelles, « dans le but de reporter les nuisances sonores de la périphérie est et la partie riche de Bruxelles vers la partie plus pauvre » de la ville. Selon l’élu sp.a, ce sera particulièrement le cas durant la nuit, la piste 25 droite voyant passer le nombre de décollages nocturnes de 51 à 70 %. « Le sp.a appelle l’ensemble des partis flamands de la majorité à annuler ces décisions du secrétaire d’Etat Wathelet et à bloquer cette affaire au kern et au conseil des ministres ».

Le commentaire qui me parrait le plus convenir :

INTOX de Bert Anciaux ! Moins utiliser la 02 ne va pas arranger les choses pour d'autres Woluwéens et d'autres "riches" comme il dit. Cela veut en effet dire que la 25 sera plus utilisée. S'ils virent à gauche, ces maudits avions survolent aussi woluwé et Kraainem et Wezembeek. Cela n'a rien à avoir avec commune riche ou pauvre. Cela a avoir avec densité de population. Égoistement, la 02 me dérange pas car je n'habite pas en dessous mais la 25 me dérange plus. TOUS LES MATINS, je suis réveillé à 6h par des maudits charters super chargés et super bruyant décollant de la 25. On en a tous marre de ces avions, qu'on habite Stockel ou Steenokerzeel. Woluwé Saint Lambert ou Saint Pierre. Et qu'on soit VL ou FR. Seule solution est d'abord l'application de la nuit européenne (7h à 23h et rien avant ou après. Le deuxième solution est de bannir les avions bruyants. Incroyable la différence entre deux avions sur le plan bruit et sur le plan hauteur. C'est cà qui fait la différence

http://www.lesoir.be/290019/article/actualite/regions/bruxelles/2013-07-29/survol-bruxelles-wathelet-reporte-nuisances-sonores-vers-communes-plus-pau

Écrit par : L'enfoiré | 29/07/2013

Une loi mystérieuse prédit la taille des plus grandes villes du monde sur les 100 dernières années

En 1949, le linguiste George Zipf avait remarqué une étrange constante dans l’usage des mots d’une langue. Regroupant les mots en deux groupes, un groupe d’un petit nombre de mots utilisés constamment et un groupe d’une majorité de mot rarement utilisés, il a effectué un classement en fonction de la fréquence de leur utilisation. Il a alors constaté que les mots de « premier rang », c'est-à-dire les plus utilisés, étaient deux fois plus utilisés que les mots de « second rang », et trois fois plus que les mots de « troisième rang ». Zipf s’est ensuite rendu compte que cette loi pouvait également être transposée à d’autres domaines : elle peut s’appliquer aux classes de revenus d’un pays donné (la personne qui gagne le plus d’argent gagne deux fois plus que la seconde, et ainsi de suite), mais aussi aux populations urbaines : la ville la plus peuplée d’un pays a deux fois plus d’habitants que la seconde ville la plus peuplée, et ainsi de suite. Et de façon incroyable, la «loi de Zipf» s’est vérifiée depuis une centaine d'années pour les villes de chaque pays du monde.
Par exemple, la ville la plus peuplée des États-Unis en 2010 était New York, avec 8.175.133 habitants. La seconde ville la plus peuplée, Los Angeles, comptait 3.792.621 habitants. Chicago, Houston et Philadelphie, les villes qui se classent en 3ème rang en terme de population, comptaient respectivement 2.695.598, 2.100.263, et 1.526.006 habitants. La loi de Zipf se vérifie donc aux Etats Unis.
Lorsque l’on consulte sur Wikipedia la population des grandes villes dans un certain nombre de pays européens, on obtient les résultats suivants:

Belgique
1. Anvers, 507.911 habitants
2. Gand, 248.813

Allemagne
1. Berlin, 3.426.354
2. Hambourg, 1.739.117

France
1. Paris, 2.228.833
2. Marseille, 850.726

Espagne
1. Madrid, 3.233.527
2. Barcelone, 1.620.943

Italie
1. Rome, 2.563.241
2. Milan, 1.306.661

Pays-Bas
1. Amsterdam, 741.636
2. Rotterdam 598.199

Pologne
1. Varsovie, 1.702.139
2. Cracovie, 755.050

On constate qu’à part en France et en Hollande, la loi de Zipf s’applique encore.
En 1999, l’économiste Xavier Gabaix a écrit que la règle de Zipf pour les villes était une loi de puissance, de sorte que la population des grandes villes peut être représenté sur un graphique comme une fonction linéaire, où l'axe des x indique le logarithme de la population et l’axe des y, le logarithme de rang. Selon Gabaix, cette structure reste vraie même lorsque les villes se développent à un rythme anarchique, mais elle tend à ne plus s’appliquer pour les petites villes de moins de 100.000 habitants, qui suivent plutôt une distribution de loi normale.
Comment expliquer ce phénomène ? Personne ne connaît réellement la réponse. Nous savons que les villes se développent avec l’immigration, et que les immigrants s’installent en général dans les plus grandes villes, parce qu’elles offrent plus d’opportunités. De même, les plus grandes villes sont celles qui produisent la plus grande richesse, et l’on sait que la loi de Zipf s’applique sur les revenus. Mais cela ne suffit pas à expliquer qu’elle se vérifie avec les villes.
Cependant, l'intégration économique semble être un facteur important. Pour les Etats-Unis, qui sont une confédération économique intégrée organique, la règle rang-taille s'applique, mais elle ne s’applique pas à l'UE dans son ensemble, alors qu’elle s’applique individuellement sur les Etats-membres (à part la France et les Pays-Bas). L'Union Européenne n'est pas une unité économique avec une homogénéité interne suffisante pour que la loi se vérifie.
Enfin, le mathématicien Steven Strogatz a découvert une autre loi applicable aux villes et en particulier pour l'énergie urbaine. Une ville qui double de taille n’implique pas un doublement du nombre de ses stations service, mais une augmentation dont le coefficient représente la valeur de sa population élevée à la puissance 0,77. Donc, plus une ville grandit, et plus elle est écologique. Ce qui est étrange, c’est que cette conclusion semble étonnamment proche de la loi du métabolisme de Kleiber, qui affirme que les besoins métaboliques d’un mammifère augmentent en proportion de sa masse corporelle élevée à la puissance 0,74.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=une-loi-mysterieuse-predit-la-taille-des-plus-grandes-villes-du-monde-sur-les-100-dernieres-annes&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2013

Les commentaires sont fermés.