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08/03/2012

Sex, books & Rock'n' Roll

Le thème de la "Foire du Livre" était, pour le moins, assez "tendance". Alors j'y suis allé comme souvent d'ailleurs. Alors, un reportage... intéressant, humoristique, du moins, je l'espère.

0.jpgUn article, un sujet qui donne un peu de souffle dans une période agitée est toujours le bienvenu? Pas si sûr d'y arriver... le billet sera plutôt fait de petit lait, mais en poudre et sans crème. Sans cacher les mots sensibles, cela resterait "Bête de Foire. Dure à cuire. Livres d'or. Gaufres de Bruxelles".

Lire et le plaisir de la lecture, il faut en avoir l'échantillon complet des disponibilités et sortir parfois de celles que l'on trouve chez le petit libraire spécialisé du coin ou d'une FNAC qui élargirait sans arriver à tout présenter. Alors, pourquoi pas passer à la Foire du livre.

La Foire du Livre du Bruxelles, la 42ème du nom, cela fait un fameux bail...


Dans son enceinte, 250.560 livres, 1.300 éditeurs sur 20.000 mètres carrés d'exposition, cela fait toujours un sacré potentiel de monde au balcon.

J'aime fureté d'un livre à l'autre en d'autres temps, mais là, vraiment je prends mon pied. Enfin, façon de parler... c'est pas par là que cela se passe.

Tour et Taxi, un endroit très propice pour cela. Attention, je préviens n'y passer pas trop souvent. Nos bons pavés bruxellois, garantis d'origine sur facture, vous réveilleraient si d'aventure vous aviez décidé de ne pas rétrograder de vitesse. De plus, vos amortisseurs Mac Pherson n'apprécieraient pas et perdraient la particule "Mac" pour ne devenir que "Mec" ou même moins. Bert Kruysman en parlait dernièrement avec son humour particulier que j'apprécie toujours.

Mais dans T&T, on peut bien y passer une journée, si on est un peu fureteur. Pris par le temps, je devais faire "vite" et sauter d'éditeur en éditeur.

Cette année, un thème assez inattendu "Sex, books & Rock'n'Roll".

Il n'y pas longtemps, un autre salon "Fureur de lire" précisait ses objectifs "faire vendre des livres", livres qui semblaient être en perdition. Enfin, perdition, tout dépend pour qui.

Pourquoi ce thème? L'interview de sa commissaire clarifiait et Ana Garcia était chargée d'en donnait l'envie.

"Mettre la Foire sous l’égide de « Sex, Books & Rock’n’Roll », c’est rappeler cette généalogie commune de la rébellion et de la liberté, de l'égalité des sexes qui rassemblent désormais le livre et le disque avec le cinéma et les arts vivants, dans leur résistance à la morosité et à la tristesse. La plus subversive des valeurs contemporaines est la beauté. La plus subversive des pratiques contemporaines est la culture pour oublier les crises actuelles et construire un monde meilleur.".

Un mai 68, qui sommeille? Ouvrir le bal aux langues étrangères, l'anglais, l'italien...? Un signe que le rock n'appartient pas tout à fait au passé et à une seule culture? Le rock est un marché très longtemps resté inconnu et beaucoup d'éditeurs auraient sauté dans cette niche pour en constituer des collections entrées dans l'histoire.

La génération des soixante-huitards, arrive à une époque de la retraite et ont plus de temps pour lire, était-il remarqué. Les "croulants" ont encore de la marge... et des bénéfices à engendrer.

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Beverly Jo Scott, présente, en donnait une interprétation personnelle suite aux questions des médias.

Des éditions parleraient, aussi, de la période de Margaret Thatcher et la montée du chômage qui en fait partie.

Là, on est vraiment entré de plein pieds dans la période que j'avais déjà décrite, il y a un an, dans "Décennie 80'ties, toute en contrastes". Repérer les titres des chansons de l'époque, les entremêler avec la politique fut, pour moi, un sport aléatoire qui m'avait passionné, surpris, tout en prenant beaucoup de temps. Les souvenirs, la nostalgie, n'ont pas de prix. Cette époque, parait-il, est toujours la plus étudiée dans les départements "sciences humaines" des universités.

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Mariane Faithfull, prise comme la meilleur icône du Rock, avait ouvert la Foire.

Était-ce un bon présage avec la maxime du rockeur Ian Dury, "Sex, Drugs and Rock'n'Roll" remaniée par la Foire du livre de Bruxelles?  

"Tout comme la musique, le livre a toujours été un monde où des vies autres pouvaient être imaginées.".

Arrivé, ce samedi, à l'ouverture, les livres attendaient les visiteurs qui s'engouffraient à flux constants soit avec le ticket gratuit à la main ou par le locket de la vente des billets.

Peu nombreux, au départ, mais cela allait très vite changé et on arrivait à se bousculer dès la mi-journée.

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Sur place, les traditionnels endroits dédiés aux maisons d'éditions. Je n'ai pas vu les personnalités du rock dans le monde de la littérature ou de la bande dessinée comme Stephan Eicher, Lydia Lunch, David Bartholomé, Geike, Mathias Malzieu, tous au menu des festivités... pas plus que les conférences qui devaient traiter de la monstruosité du Marquis de Sade, du libertinage ou du plaisir féminin. Des journalistes spécialistes du rock comme Thierry Coljon... 

Oui, il doit y avoir eu ces genres d'événements, mais toutes ces célébrités ne viennent pas aux petites heures matinales. Elles aiment les après-midis, la grande affluence pour en recevoir un maximum d'écho de leur visite. Pour moi, c'est tout le contraire.

De toutes manières, je vais devoir vous décevoir. Si je les avais croisé devant moi dans la foule, ces personnes seraient restés, pour moi, comme des inconnus célèbres. Cela doit être, ainsi, que l'on remarque ne plus être dans le coup. Tout dépend de l'effet du coup ou, qui sait, de la longueur du cou.

Comme caricaturistes, Kroll, Vadot étaient au programme des visites mais suivaient le même chrono.

Pourtant, parmi d'autres petites conférences, j'allais assister à deux réunions avec des sujets de discussions avec un certain intérêt.

0.jpgLe livre papier face au livre numérique

Le média en papier subissait des attaques via la version numérique. Certains osent parler de tsunami dans le monde de l'édition. Peu de journaux font encore du bénéfices et les livres papiers ne font guère mieux. Tous les acteurs de l'édition, les droits d'auteurs sont touchés via Internet. Les tablettes ont ajouté une couche. Le nouvel iPad arrive. Alors, le premier éditeur littéraire belge sort avec une nouvelle approche "Onlit books" sous forme de e-Book, de romans  en textes numérisés, téléchargeables pour un prix variant entre 0 et 4,99 euros. Rien que du texte, mais qui, en réponse à une question d'une auditrice, pourrait s'étendre par l'insertion d'autres médias, musicaux, vidéos.... mais, dans un futur, non précisé.

Les manuscrits proposés sont validés par un ensemble de lecteurs avant d'être publiés.

Dans le catalogue, en 2011, était annoncé 70 auteurs, à ce jour 600.000 visiteurs. 

Les avantages du numérique étaient nombreux: le coût minimal, la pérennité en virtuelle assurée, l'interactivité, la disponibilité, la place de stockage réduite à néant et n'avoir rien à envoyer au pilon pour cause d'invendus, les hyperliens qui permettent, grâce à Internet, de se référer à de l'expérience vécue et de ne pas travailler dans le vide d'une pensée unique.0.jpg

Les désavantages, la coupure de courant, le piratage, le manque de toucher du papier et la lecture à un écran toujours moins bien perçue ou aimée. Pour ce dernier point, tout est dépendant de l'expérience du lecteur dans l'utilisation de l'odinateur et aussi, est plus appréciée par les plus jeunes générations. Dans le domaine de l'informatique, cela fait des années que l'on essaye de supprimer le papier pour le remplacer par du texte mis sous forme électronique après avoir transité, un temps, par des microfiches.

Du côté de la connaissance humaine, Wikipedia a rendu obsolète  l'Encyclopedia Universalis. Les 32 volumes de l'Encyclopedia Britannica passe au 100% numérique. 45% des jeunes n'ont jamais ouvert d'encyclopédies papier, 76% ont utilisé Wikipedia. Le réflex est devenu de consulter Google à la moindre question. 

0.jpgLe livre aura un futur comme produit hybride, disait Gallimart.

Ce n'est d'ailleurs qu'à peine trois ans que cette société d'édition a compris qu'il fallait s'y mettre au numérique.

Les liseuses restent encore chères mais elles deviennent de plus en plus pratiques, plus lumineuses, avec une autonomie grandissante, tout en simulant la lecture d'un livre papier dans leurs présentations à l'écran. Dans les forums, on en parle, ce qui est un bon signe.

Rien de bien nouveau sous le soleil, si ce n'est que les éditeurs de livres "ancienne mode" doivent, désormais, se réorganiser, adapter leurs prix et leurs tendances pour ne pas mourir de leur belle mort.

Une interview de Philippe Maystadt sur l'Europe.

En tant que patron de la BEI, il était là pour la promotion de son nouveau livre "Europe: le continent perdu?".

Il se devait d'être convaincant et avoir quelques idées neuves. Répondre aux faiblesses de l'Europe dans le monde par des alternatives.

Constater que l'erreur aurait été d'avoir pris en compte uniquement l'aspect budgétaire. Que les bons élèves de l'Europe à l'époque du Traité de Maastricht étaient ceux qui aujourd'hui, plombent l'Europe pour excuser les erreurs de la politique choisie. Remarquer que les déséquilibres, le boom immobilier n'auraient pas pu être décelés avant d'y être plongé. Que l'évolution des comptes courants aurait dû être suivis plutôt qu'uniquement le PIB. Que la Commission devait être mieux encadrée. Que la Commission était trop bureaucratique avec des processus de décisions trop lourds. Que l'arrogance de la Commission ne passait pas bien. Que pour répondre aux défis avec plus d'efficacité serait que l'Europe parle d'une seule voix en rendant l'intégration moins technique et plus politique. Qu'abandonner la règle de l'unanimité et organiser la solidarité financière par des euros obligations et ainsi créer un état fédéral comme le serait les États-Unis. Conclure que le changement de génération en cause puisque la paix n'était plus l'objectif  de la génération actuelle était la raison de la situation de désamour de l'Europe... 

Stop... Là, c'était trop ou trop peu. J'ai quitté. 

Manquait, vraiment, un Taux de Valeur Ajoutée à ma propre connexion après nos années de crises. Ma faim d'informations neuves était-elle trop étendues? Une fureur d'avoir perdu mon temps? Une autre faim, une autre fureur, qui me tenaillait déjà, dans la zone de l'estomac?

Anne Blanpain, spécialiste de l'Europe, dont je connais les chroniques caustiques du jeudi, n'était pas parvenue à lui arracher un peu plus de substantifique moelle. Elle qui m'avait servi dans quelques articles, semblait tirer à balles à blanc, perdues même en lui jetant qu'il avait été un peu à contre courant du flux et de la vague portée par l'Europe.0.jpg

Non, vraiment, il y avait des livres, du Rock'n'Roll, mais, je ne sais si c'était l'âge de Philippe Maystadt qui ne le lui permettait plus, mais lui manquait terriblement de sex-appeal, en général.

Je me suis mis à imaginer, que les rôles étaient inversés. Que c'était Anne Blanpain qui était interrogée. Là, je me suis senti mieux. Une femme à la BEI, pourquoi pas? Il y en a bien une au FMI.

Je jure que je ne pensais pas que quand cet article paraîtrait ce serait le 8 mars, le jour de la femme.

Puisque nous sommes à l'ère de l'image, voici quelques photos de tout cela en un clic, comme une réconciliation avec la Foire.

Puis, si cela ne marche pas, il restera les livres, les textes avec un alphabet constitué de bons mots qui font de petites phrases bien cadencées...

 

L'enfoiré,

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Citations:

  • « Il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin. », Proverbe français
  • « Si tu vas à la foire sans argent, Lève le nez et retourne-t-en. », Proverbe auvergnat 
  • « Conversation. Foire où chacun propose ses petits articles mentaux, chaque exposant étant trop préoccupé par l'arrangement de ses propres marchandises pour s'intéresser à celles de ses voisins. », Ambrose Bierce
 
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Mise à jour 7 mars 2013 à l'ouverture de la Foire du livre 2013, on se pose la question "Numériser le patrimoine littéraire, à quoi bon?" dans l'Echo. Retour de manivelle?
 
 

Commentaires

Un salon de la femme?
http://www.lesoir.be/lifestyle/auto/2012-03-08/le-salon-de-la-femme-901508.php

Écrit par : L'enfoiré | 08/03/2012

La femme est un homme comme les autres !
Ni mieux, ni pire, idem .

Reste que l'égalité entre hommes et femme sur les salaires est indispensable.
Inégalité à compétences égales ET concurrence déloyale.
Si ça ne tenait qu'à moi, chaque inégalité salariale sexiste donnerait lieu à des amendes prohibitives ET à la restitution de la différence du "non perçu" avec effet rétroactif sur 20 ans.

Ça marche également dans l'autre sens, j'ai été un type parmi 5 dans une boite de 150 femmes, c'est pas bien reluisant.
Le sexisme existe aussi chez les femmes, sures qu'on ne leur collera pas une bonne trempe "éducative" car elles sont des femmes.

Écrit par : Sun Tzu | 09/03/2012

Le sujet "homme-femme" est un sujet que j'aime beaucoup parce qu'il m'amuse parce que je l'ai vécu.
Une femme dans un service, cela va.
Deux femmes, c'est le début du déluge.
Trois, tu es noyé.

Si tu te souviens de mon billet, je le disais avec humour et un certain "détaché" ou "asexué" parce que c'est ainsi que l'on peut considéré la chose
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/04/01/le-martien-et-la-venusienne.html
ou encore
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/11/11/la-femme-du-blogueur.html
ou encore
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2006/06/22/femme-avenir-de-l-homme.html

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2012

"Sex Books and Rock'n Roll"
J'ai bien l'impression que si les livres perdent de l'ascendance il y a de multiples bonnes raisons :
La presse écrite qui donne le gout de la lecture est de plus en plus langue de bois, on évite les sujets qui fâchent et la pertinence . (reste de la fausse impertinence tout à fait convenue et consensuelle)
La liberté d'éditer : Certains livres Français peuvent sortir en Belgique mais pas en France, nous l'avons vu avec Sarkozy 1er.
C'est fini les petits pamphlets de la révolution qui se passaient sous le manteau, les pamphlets sont désormais sur internet mais jusqu'à quand ?

"L'interview de Philippe Maystadt sur l'Europe" Révélateur !
Aucune pertinence dans ces propos, zéro pointé, rien, absolument vide, une bouze !
Faut dire qu'on ne doit pas être bien fier de soi quand on est député ou haut fonctionnaire Européen ...

Si j'avais pu interviewer ce type un des deux serai sorti en très mauvais état de l'interview ...
-Est-ce que la France intégrée à l'Europe est en mesure de faire passer des textes législatifs qui ne rendent pas l’Europe et la France un simple valet sans aucune force face aux USA ? (la déclaration d'indépendance de la France et de l’Europe c'est pour quand ?)
-Est-ce que les textes européens peuvent être ré-écrits par et pour les Européens, et non pas par des cabinets de lobbying US et des multinationales ?
-Est-ce que l'Europe est capable de devenir une force de progrès social qui donne l'exemple démocratique au reste des pays ?
-Est-ce que le parlement européen deviendra un jour autre chose qu'une vaste mascarade où on vote un texte par minute ?

Écrit par : Sun Tzu | 09/03/2012

Merci pour confirmer quelques impressions personnelles.

La presse écrite ... est de plus en plus langue de bois, on évite les sujets qui fâchent et la pertinence . (reste de la fausse impertinence tout à fait convenue et consensuelle)

>>> Oui, j'ai ressenti cela dans la presse écrite en France et par effets de retombée sur la Belgique.
La médias de la presse était jusqu'à il y a peu, politisé. C'est moins vrai aujourd'hui.
Mais elle continue à devoir suivre l'actualité comme un petit chien.
Internet n'a fait qu'aiguiser, d'aguicher l'envie de passer de la version virtuelle à celle du papier payant.
Ce qui veut dire qu'elle est tombée dans un autre travers.

La liberté d'éditer : Certains livres Français peuvent sortir en Belgique mais pas en France, nous l'avons vu avec Sarkozy 1er.
C'est fini les petits pamphlets de la révolution qui se passaient sous le manteau, les pamphlets sont désormais sur internet mais jusqu'à quand ?

>>> Exact. Jusque quand? La Belgique est assez libre à tous niveaux. On peut rire de tout et de tout le monde, jusqu'au Roi.
Le Roi a beaucoup d'humour. On croyait qu'il aurait été un Roi d'interface avec son fils Philippe.
Aujourd'hui, on craint qu'il ne prenne sa retraite l'année prochaine lors de la fête nationale.

"L'interview de Philippe Maystadt sur l'Europe" Révélateur !
Aucune pertinence dans ces propos, zéro pointé, rien, absolument vide, une bouze !
Faut dire qu'on ne doit pas être bien fier de soi quand on est député ou haut fonctionnaire Européen ...
Si j'avais pu interviewer ce type un des deux serait sorti en très mauvais état de l'interview ...

>>> C'est exactement, mon sentiment. Anne Blanpain a dû sourire quand je lui ai fait lire cet article.

-Est-ce que la France intégrée à l'Europe est en mesure de faire passer des textes législatifs qui ne rendent pas l’Europe et la France un simple valet sans aucune force face aux USA ? (la déclaration d'indépendance de la France et de l’Europe c'est pour quand ?)
-Est-ce que les textes européens peuvent être ré-écrits par et pour les Européens, et non pas par des cabinets de lobbying US et des multinationales ?
-Est-ce que l'Europe est capable de devenir une force de progrès social qui donne l'exemple démocratique au reste des pays ?
-Est-ce que le parlement européen deviendra un jour autre chose qu'une vaste mascarade où on vote un texte par minute ?

>>> Exactement. Tu as tout dit. Il y parfois des raisonnements valables mais on camoufle les problèmes purs et durs, par des problèmes de charnières entre les partis.
Vive la découverte du sexe des anges. :-)

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2012

L’éditeur Gallimard avale Flammarion

L’Autorité française de la concurrence a autorisé sans conditions le rachat de l’éditeur Flammarion par Gallimard, estimant que l’opération ne posait pas de problème de concurrence.
« Grâce à l’acquisition du groupe Flammarion, le groupe Gallimard renforcera significativement sa position et deviendra le troisième opérateur du secteur » en France, note l’Autorité française de la concurrence.
Le gendarme de la concurrence relève que la nouvelle entité continuera à faire face à la compétition de plusieurs autres opérateurs « détenant des positions équivalentes ou supérieures à la sienne et notamment à la concurrence des deux principaux groupes d’édition en France, Hachette et Editis ».
Il y aura également la concurrence « d’opérateurs de taille plus modeste ou d’opérateurs spécialisés sur certaines catégories d’ouvrages ». L’Autorité de la concurrence « a donc pu écarter tout risque d’atteinte à la concurrence, et a autorisé l’opération sans conditions ».
Fin juin, après des mois de suspense, Gallimard avait convaincu le propriétaire italien de Flammarion de lui céder sa filiale française pour un prix d’environ 185 millions d’euros. Avec un résultat d’exploitation de 15 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros (sans compter les 58 millions de la distribution), et forte d’un catalogue de 27.000 titres, Flammarion affiche une belle rentabilité pour le secteur.
D’un poids sensiblement supérieur avec un chiffre d’affaires de 253 millions d’euros, Gallimard publie 1.500 nouveautés par an et compte 1.000 salariés. Également diffuseur et distributeur, il est présent au Canada, en Belgique et en Suisse.

http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-08-30/l-editeur-gallimard-avale-flammarion-934918.php

Écrit par : L'enfoiré | 30/08/2012

http://www.rtbf.be/video/detail_jt-19h30?id=1850082
A partir de la minute 28:00
Le choix des éditeurs

Écrit par : L'enfoiré | 04/09/2013

La foire de cette année a pour thème "L'Histoire avec sa grande hache" en rapport avec le centenaire de 14-18
http://vimeo.com/84634841

Écrit par : L'enfoiré | 20/02/2014

Liseuse électronique ou livre de papier? Que préfère notre cerveau?

Les amateurs de livres n’ont jamais eu autant de choix, non seulement en termes d’ouvrages et de contenus, mais aussi en matière de formats. Aujourd’hui, tous les livres, journaux et magazines sont disponibles pour un prix abordable sur les tablettes, liseuses électroniques, et même les smartphones.
Selon une étude de l’institut Pew, la moitié de la population des États-Unis possède un e-reader ou une tablette. Entre 2011 et 2013, la proportion de la population qui a lu un « ebook » est passée de 17% à 28%. Au Royaume-Uni, 1 livre sur 4 acheté en 2013 l’a été sous sur un format électronique.
Cependant, on peut se demander si leur lecture est équivalente sous ces différents formats? Selon la neuroscientifique Susan Greenfield, cet essor de la « culture de l'écran », comme elle l’appelle, a des implications majeures pour notre cerveau. Le Financial Times propose un bref aperçu des connaissances scientifiques en la matière:
Les liseuses électroniques favorisent la «lecture en profondeur» (c’est-à-dire l’immersion dans le texte), mais moins «l’apprentissage actif» (l’apprentissage à partir d'un texte en y ajoutant des notes et des références en marge). Ceci est principalement lié à la conception de ces appareils: un Kindle est optimisé pour la lecture, et pas pour les autres actions possibles avec un livre papier.
Selon une équipe de chercheurs de Harvard, la lecture sur « e-reader » est intéressante pour les personnes qui souffrent de dyslexie, car la présentation leur permet de se concentrer plus facilement, alors qu’elles peuvent être distraites par la présence du contenu de l’autre page avec un livre classique.
En moyenne, les gens lisent plus lentement sur écran que sur le papier. Cela implique une meilleure compréhension du texte, mais peut aussi dissuader le relecture de passages. Or, celle-ci est cruciale pour la «méta-compréhension », la capacité du lecteur à reconnaître s’il a bien assimilé le passage qu’il vient de lire.
Selon une étude taïwanaise, la lecture de manière linéaire, à la manière des livres de papier, permet une meilleure compréhension littérale pour les personnes d'âge moyen, tandis que des textes numériques avec des hyperliens encouragent la« compréhension « inférentielle », c’est-à-dire ‘qu'ils apportent des éléments additionnels qui permettent d’enrichir la compréhension. En d'autres termes, les textes linéaires qui existent sur papier favoriseraient la lecture profonde» alors que la présence de liens hypertextes est bénéfique pour un «apprentissage actif».
Certaines études pointent vers une moindre compréhension de la lecture sur les écrans, mais cela pourrait être imputable à la distraction que subissent les sujets de ces études en raison de leur manque de familiarité avec les gadgets utilisés.
Selon la chercheuse Simone Benedetto, la préférence encore d’actualité de nombreux lecteurs pour le format papier a une cause essentiellement culturelle. La majorité de la population a été entraînée depuis sa plus tendre enfance à appréhender des textes sur du papier.
La lumière des écrans peut être néfaste pour les yeux et nuire à la qualité du sommeil, en perturbant notre rythme circadien, mais des innovations récentes en matière d’éclairage d’écran, telles que celle intégrée par le nouveau Kindle Paperwhite, pourraient y apporter des solutions.
Selon une étude menée par le National Literacy Trust l’année dernière, les enfants semblent lire davantage lorsqu’ils disposent d’un e-reader, que lorsqu’on leur donne des livres de papier. Les deux raisons principales sont que la liseuse électronique est un appareil plus portable qu’un livre, et qu’on peut l’emmener plus facilement avec soi, et la lire n’importe quand (dans un arrêt de bus, dans une salle d’attente…). En outre, les livres papier sont révélateurs à propos de la personnalité de ceux qui les lisent. Une liseuse ne permet pas à l’entourage immédiat du lecteur de voir ce qu’il est en train de lire, ce qui signifie que les lecteurs peuvent lire tous les textes qui suscitent leur curiosité, sans que cela puisse leur poser un problème d’image.
Dans l'ensemble, il n'y a aucune preuve scientifique que la lecture sur un écran soit meilleure ou moins bonne que sur le papier. Malgré quelques différences subtiles, il semble que le format choisi soit beaucoup moins décisif pour notre compréhension du texte que d'autres facteurs, tels que le style de lecture, la motivation, la culture, et, bien sûr, le contenu du texte.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=liseuse-electronique-ou-livre-de-papier-que-prefere-notre-cerveau&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 05/08/2014

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