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15/12/2013

Quand la passion devient une addiction ou vice-versa

A l'origine de ce billet, une conversation entre copains. Un mail de ma part pour qu'ils définissent leur point de vue sur la passion et l'addiction. Pour compenser les obligations, il y a les dérivatifs, les hobbys, les "marchandises à rêves". Est-ce une passion qui se réveille ou une addiction qui sommeille et prend le dessus? Pour y répondre, un billet d'un rédacteur, une réflexion, un poème et une fable.

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Le Nabum, rédacteur de billets au quotidien sur Agoravox, devenu copains dans l'écriture, m'a envoyé ce qui suit:

Double « JE »

De Moi à Vous.

Devant et derrière l'écran, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, lui et l'autre jouent à un jeu de cache-cache où personne ne se trouve. L'écran impavide renvoie un reflet où nul ne se reconnaît, une Toile qui impose un voile, une voile qui se gonfle pour surfer sur la vague. 


Mes doubles sont-ils moi-même, les pseudonymes en imposent à celui qui les a fait jaillir d'un cerveau qui se pensait unique. La schizophrénie menace l'auteur de ces billets qui se vengent en lui rendant la monnaie de sa détresse.

De BR, vous ne saurez rien, même si tous les autres font semblant de vous en dire tant. Le message est crypté, la ligne est brouillée : « Ici l'onde, les Français parlent aux Français ! ». Chacun se dissimule sous un nom codé, une référence quelconque que lui seul connaît.

« Le petit chat gratte le banc, …, le petit chat gratte le banc ! ». Des émotions, des secrets, des inventions, des sentiments traversent les mots qui naviguent à torts et à envie. La colère est meilleure conseillère que la tendresse, la révolte satisfait le lecteur quand la passion ennuie.

Alors l'auteur de mes billets se grime en un autre. Il se fait Fils de Carnutes pour envoûter, jouer de la magie Celte, des mots qui se font envoûtement, des incantations qui se veulent magiques, des bannissements qui ne sont que factices.

Il se gonfle d'importance pour devenir « Tribu Liger » chanter la Loire et ses mystères, la marine et ses chalands, notre pays et ses levées. Il pense se faire poète ou chanteur, n'est qu'écrivaillon-moussaillon sur la grande mare de ceux qui n'ont pas accès aux canards !

Il échoue en « C'est Nabum », décrypteur inutile d'une ville qui ne veut pas de lui. On le refuse dans la blogosphère locale, on l'ignore dans les cercles initiés. On se moque ou on le traque selon la position qu'on occupe.

Le schizophrène rencontre alors le paranoïaque, ils font bon ménage. Le lieu est propice à ce genre de mariage. Tous les sentiments explosent par le truchement de ces mots qu'on libère vers l'inconnu de tous nos maux. Ils vous reviennent parfois tissés d'une tendresse qu'on regrette de ne pouvoir cueillir. Ils se font plus souvent boomerangs agressifs chargés de tous les courroux accumulés par toutes nos frustrations.

L'épreuve ne laisse pas entier. Vers des ailleurs improbables nos doubles s'évadent. Il faut se faire à l'idée de cette cohabitation intime qui impose des concessions mutuelles avec soi-même. Ce « Je » qui pour singulier qu'il souhaite être (sinon pourquoi voudrait-il imposer aux autres ses réflexions ?), n'en fini plus de s'accorder « Pluriel » !

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Cette division de l'individu qui le multiplie à l'envi laisse pantois celui qui se croyait calculateur savant et maître de ses sentiments. L'opération n'est pas sans risque et demande beaucoup de retenue. Les problèmes arrivent souvent après la solution, la dissolution de soi est la preuve du triomphe de cet écritoire aléatoire .

Quand enfin, épuisé et fourbu, le sage consent à éteindre son ordinateur, il doit se tourner vers lui-même pour retrouver celui qu'il fut autrefois. Les avatars se dissolvent, le monde imaginaire s'évanouit et la vie reprend le cours de son chemin tranquille jusqu'à la prochaine connexion qui sera tout aussi bien, déconnexion de lui-même !

Polymorphement vôtre

 

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La plus grande bataille existentielle reste soi-même. Nous sommes chacun un tout confronté au monde des autres. Il faut juste le savoir et ne pas partir du postulat "je" pour déterminer le monde. J'ai plus à apprendre de toi que de moi-même. Moi, je sais. Mais l'image que je donne prend soin d'éviter de trop le montrer. cela nous est commun à tous.

Sapanhine,
 
 
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Mon écriture (poème publié en octobre dernier)

Mon inspiration est venue à disparaître,
Ma plume ne glisse plus sur le papier
Toutes mes pensées ont été déposées
Alors dois-je continuer à transmettre ?

Mais cette envie me hante :
Prendre un stylo et me dévoiler,
Sans avoir des mots,
Sans réfléchir à mes maux.

Hier, l'écriture était mon remède,
La plume était mon arme 
Et le papier était mon dépôt de larmes.

Aujourd'hui, l'écriture est une passion,
La plume est devenue ma raison
Et le papier est devenu le dépôt de mon expression.

Chaque mot écrit fut un récit de ma vie,
Chaque vers composé fut une confidence de mes pensées
Et ces recueils étaient et seront toujours une partie de ma vie.

Prends ton stylo, n'aies pas honte d'écrire,
Tu n'as pas besoin d'avoir un talent, 
Regarde-moi, je n'en ai pas, et alors ?

Mixou69 (que je ne suis pas parvenu à toucher)
 
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La fable des chiffres et des lettres
 

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Il y a bien longtemps, il y avait un comptable pour qui il n'y avait que les chiffres.

En apparence, du moins...

A longueur de journée, il additionnait les chiffres, les soustrayait pour ajuster les bilans, multipliait et divisait les nombres.

Tout devait être juste, équilibré, en fin de mois, au franc près, dans les facturiers et bilans qu'il établissait.

Tout le monde le connaissait pour son talent dans l'utilisation des chiffres. Ce n'était pas un secret, tous ses collègues l'appelaient Monsieur Chiffres.

C'était, ce qu'on appelle un Rond de Cuir comme on n'en trouve plus aujourd'hui.

Pourtant, ses collègues ne voyaient qu'une face de lui-même comme quelqu'un bardé de chiffres.

Une fois rentré chez lui, il avait une vie secrète meublée de lectures. Il lisait aussi vite qu'il ne comptait. En une nuit, il finissait un livre d'épaisseur moyenne sans aucun problème. C'était sa passion secrète depuis longtemps. Ce que les autres croyaient de lui comme une folie des chiffres, n'était en fait qu'une addiction construite. Mais, docile, il en avait pris le meilleur à son compte.

Personne ne savait, et il n'en laissait rien voir, qu'il était un peu le Mister Jeckill des chiffres et le Mister Hide des lettres.

Il n'écrivait pas mais il avait constitué un mémento de belles phrases en provenance de ses lectures.

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Arrivé en fin de carrière, les machines commencèrent à envahir les activités des entreprises et prirent une partie de son travail.

Un peu tard, pour se reconvertir en elles, se disait-il.

D'ailleurs, les patrons de la maison qui l'employait n'en avaient aucune intention. Des jeunes étaient arrivés avec les machines, bardés de nouveaux diplômes.

Le Rond de Cuir qu'il était, n'avait plus sa place et il s'en était fait une raison.

Le jour où l'informaticien était venu présenté la nouvelle machine, en voyant clignoter les loupiotes, il s'est écrié:

- On voit qu'il réfléchit.

L'informaticien n'a rien répondu mais il a souri.

Le comptable devint préretraité parmi d'autres. 

Qu'allait-il pouvoir faire avec ses connaissances de ses chiffres dans sa nouvelle vie?

Calculer son budget, ses fins de mois? Il aurait eu fini en moins de temps que pour le dire.

Alors, il ressassa son passé, pensa à son père, comptable comme lui, qui l'avait forcé à être une copie de lui-même, qui l'avait obligé à faire du calcul mental pour tout et pour rien. Il griffonna tout cela dans ses carnets, mixa le tout avec les notes de son mémento et en fit un livre qu'il présenta à un jury.

Il reçut le premier prix pour ce livre.

Les journalistes vinrent l'interviewer à la suite de son prix. 

- Qu'est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre?

- La passion, tout simplement. Le travail des chiffres, son addiction n'était que le résultat d'un complot fomenté par mon père, pas la mienne. 

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L'addiction n'est-elle pas la conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts pour s'y soustraire

Je fais tellement de choses, aujourd'hui, puisque j'en ai les moyens et que le temps ne compte plus. Ce n'est plus ni une routine, ni une obsession, ni un piège. On ne fait bien que ce qu'on aime bien ou qu'on se force à aimer. Non? Je n'étais pas un matheux, même si j'en donnais l'impression. 

J'avais inventé une formule que j'avais appelé: la schizophrénie positive. 

Le plus fort, c'est que cela a marché. Ce fut un miracle puisque vous êtes là à me questionner et que d'autres ont trouvé mon histoire intéressante...

Il continua à écrire plusieurs livres. 

Un jour, quand il quittera ce monde, là haut, on ne lui demandera jamais s'il exerçait sa passion ou son addiction dans les nuages. Il restera toujours un peu à l'écart des autres.

Qui aurait osé lui faire la moindre remarque à ce sujet?

On n'en était plus là... 

La morale de la fable: L'important n'est pas ce qui est, mais l'image qu'on en donne.

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Une fable pour adultes qui donne une façon plaisante de donner une leçon de vie. 

Qui sait, un jour, écrirai-je une fable pour enfants ou, qui sait encore, un nègre (mot non péjoratif) se présentera pour l'écrire en vrais héros...


L'enfoiré,

 

PS: Je remercie Nabum pour l'écriture du texte sur le sujet du jour. 

 

Citations:   

  • «  La raison tue la passion. » Didier Dubois
  • « La consommation, c’est l’addiction. », Luc Ferry
  • « Une fable est un pont qui conduit à la vérité. », Antoine-Isaac Sylvestre de Sacy

 

Commentaires

Mon ami

à l’addiction je préfère l’assuétude !
Je suis sujet d’un passion sans objet où seul le verbe est chanté

Merci

Écrit par : C’est Nabum | 15/12/2013

L'assuétude est aussi une dépendance et une habitude.
Mais j'aime mieux le bonimenteur de Loire.
La Loire que je connais tellement peu....

Écrit par : L'enfoiré | 15/12/2013

Dans le Vif Express de cette semaine, il y a un interview du Prix Nobel de Littérature de l’an 2000
Il s’appelle Goa Xingjan ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Gao_Xingjian )
Un Chinois qui vit depuis 26 ans à Paris dans la discrétion.
C’est un artiste peintre et un écrivain.
Il disait, je cite « L’artiste doit suivre son chemin. L’art ne doit jamais se mêler de la politique.
Dans son nouveau livre 'De la Création', il exprime la nécessité de préserver un esprit indépendant. Sur cette vieille Europe repose plus l’avenir de l’humanité que la Chine. La vraie liberté n’est jamais donnée. L’enfant ne peut devenir adulte qu’en connaissant la solitude de la lecture et de la réflexion pour pouvoir résister.
L’art du 20ème siècle a été mis au service de la politique, de la propagande, des combats et des luttes.
A 8 ans, poussé par ses parents, j'ai écrit un journal à la Révolution Culturelle. J'apprends très vite que celle-ci est synonyme de terreur et que je dois tout brûler.
L’écrivain doit s’assigner pour tâche de connaitre le monde et la nature humaine après s’être connu soi-même.
Ce n’est pas un métier mais une passion.
En Chine, l’artiste est obligé de se soumettre aux consignes du parti, sinon il se met en danger car le pouvoir, c’est le pouvoir.
Mon roman "La Montagne de l’âme" exprime ce qu’est la culture chinois.
Mes livres en Chine sont censurés.
La Chine ne fait que suivre le mouvement de mondialisation en s’alignant sur la loi du marché.
L’art contemporain est gangrené par la société de consommation.
En Europe, on peut échapper au "politiquement correct".
Quand à la loi sur l’identité nationale, elle ne sert pas à l’intérêt commun.
Distinguer n’importe quelle culture d’une autre est stupide dans une époque où l’on communique aussi aisément par Internet.
Mon dernier film "Le deuil de la beauté" ne fait que le répéter"

Écrit par : L'enfoiré | 15/12/2013

Cette fable des chiffres et des lettres est basée sur une histoire vraie.
Il n'y a que la fin qui a été brodée pour les besoins de la cause.
Le comptable qui est mentionné à bien existé. L'informaticien aussi d'ailleurs, puisque c'était moi-même.
Certains se souviendront de ce comptable.
Il s'appelait Godefroid.
Un nom que l'on n'oublie pas.
La fable est destinée à tous les "has been" et à ceux qui le deviendront comme c'est naturel.
J'en suis un comme les autres qui ont passé l'age de la vie active.
Alors, à tous ceux qui suivront, je ne peux que leur conseiller de préparer la retraite qui on l'espère ne sera pas celle de Russie.
Ce n'est qu'une page que l'on tourne.
:-))

Écrit par : L'enfoiré | 15/12/2013

Laurence avait un café serré plutôt spécial ce vendredi. Elle remontait dans l'histoire. Elle parlait du grand angle, de langage des singes et de médecine et voyait le futur de la Miss 2014.
A-t-elle choisi la version préférée...

http://www.rtbf.be/video/detail_le-cafe-serre-de-laurence-bibot-13-12-13?id=1877736

Écrit par : L'enfoiré | 15/12/2013

Alain Berenboom, même âge que moi-même, est un écrivain.
Son dernier livre "Monsieur Optimiste" raconte son histoire en ces mots: "À la mort de ses parents, le narrateur décide de ranger, non sans réticence, les archives familiales empilées depuis des lustres dans une armoire. Vieilles lettres de famille en polonais et en yiddish, formulaires divers, reçus d’administrations disparues. Il redoute ce travail fastidieux, persuadé que son père, un petit pharmacien de quartier, a eu une vie « sans histoires ». Or, au fil des découvertes, se dessine le portrait d’un Don Quichotte original et aventureux."
Il a remporté le Prix Rossel 2013 avec lui.

http://www.berenboom.com/2013/08/mr-optimiste/

Écrit par : L'enfoiré | 15/12/2013

La pire retraite pour Madeignant, ce serait pour le plus vieux marathonien du monde qui a raccroché ses baskets à 104 ans et qui avait effectué un marathon en 3h47.
Il a raison maintenant, c'est le temps qu'il met pour aller de sa chambre à sa salle de bain.

Écrit par : L'enfoiré | 16/12/2013

Quand la passion devient une addiction.

Ou l'incroyable vacuité des choses quoi qu'on fasse.
"Connais-toi bien, toi-même" est un réel chemin, un engagement, un luxe.
Vain mais seul le voyage est beau, tous les chemins mènent à Rome ou à la vacuité de notre inéluctable temporalité et finitude.

Chacun sa route vers ce chemin, la vie il me semble, nous conduit parfois par chance dans les chemins les plus adaptés à notre personnalité.(lâcher prise)
Chacun sa méthode de construction, on peut même s'y reprendre à plusieurs fois et par plusieurs méthodes.

J'ai lu plus haut "la liberté n'est jamais donnée", rien de plus vrai !
C'est un crédo jonché de superficiels sacrifices qu'il faut savoir céder sur son égo.
Aucun chemin n'est fait pour tout le monde, heureusement.

Certains ont besoin de connaitre leur généalogie, l'histoire de leur famille, ou voyager dans tous les pays de la planète.
Le seul voyage qui m'importe est celui de l'histoire de mon espèce, recoller les morceaux du puzzle falsifié.
Plus on reconstitue le puzzle, plus le passé et le présent s'éclairent.
C'est vain mais j'ai besoin de vérité pour grandir.
Plus précisément besoin de rechercher la vérité, quand bien même on me l’apporterai sur un plateau en or je la repousserai d'un revers de la main : "Je ne cherche pas à ce qu'on me nourrisse, j’apprends à chasser".
C'est dingue ce qu'une enfance peut produire comme prédispositions.

Vous aviez mille fois raison sur certaines conversations L'enfoiré.
"Quelle république ? démocratique, bananière, religieuse etc... ça ne veut rien dire et ne garantis rien". (sur ça et sur bien d'autres choses je l'avoue)

La chose qui nous rapproche le plus est notre indépendance et notre sauvagerie, le savoir me rapproche et me suffit.
Rien n'est vraiment coïncidence in fine...

Écrit par : Sun T | 17/12/2013

Bonsoir Sun T ou Arnaud pour les intimes,

Mais qu'elle est belle, cette réflexion.
Je suis un peu le De Kersauzon terrestre. Le vrai, en dur, je l'ai bien écouté dimanche chez Drucker.
Il aime la solitude et il n'a qu'une confiance limitée en les gens.
Cela a toujours été mon cas.
Solitaire mais pas ermite comme je l'ai écrit dans mon à propos.
Près à la réplique, même à contre-courant, quand cela tourne à l'aigre.
Une réplique qui pouvait être médiane.
J'ai été médiateur par la force des choses. Médiateur, à la dure. Brute, quoi.
L'indépendance et la sauvagerie, merci pour le dire, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Il y a plus de huit ans, l'écriture pour moi, était une inconnue.
Pas eu le temps. Trop occupé sur le terrain d'autres opérations.
La fable que j'ai raconté est donc un mix de deux carrières à deux époques complètement différentes.

Il faut lire ce qu'il en disait dans Ocean's Song et que j'ai repris dans http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2008/12/28/la-solitude-ca-n-existe-pas.html
Deux ans que j'ai écrit cela... Le temps passe...
@+

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

Le numérique chamboule notre mémoire, pour le meilleur et pour le pire

Les nouvelles technologies de l’information modifient notre façon de nous forger des souvenirs et d’engranger des savoirs. Une bonne et une mauvaise nouvelle donne.
http://jn.lesoir.be/#/article/103847

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

L'enfoiré

(même dans ma bulle je suivais régulièrement la vie de l'ami Belge, sauvage ne signifie pas indifférent)

Kersauzon voilà un Monsieur avec qui je partage bien des choses : Le goût de la mer, "le gout du sel" (d'étienne lalou), la voile, la solitude, le langage cru, la confiance limitée, une méfiance assumée, et très certainement l'impossibilité d'être corrompu par la drogue, les femmes, le fric, l'orgueil ou toute autre chose, j'aime trop ma liberté pour la brader.

Certains font la quête de "l'Alchimiste" (paulo coelho) autour du monde, j'ai cet immense privilège au contraire de son héro de n'avoir pas à faire cette quête pour savoir que la pierre philosophale est cachée dans mon propre jardin.

Médiateur je le suis pour les autres mais pas pour moi même : N'étant pas construit avec une marche arrière même face à 15 je ne sais pas reculer. Si toutefois je recule les 15 peuvent se méfier c'est que je prends de la hauteur pour mieux kicker...
Depuis tout petit je suis comme cela, je le sais et je m'en amuse sans m'en rendre victime, j'ai appris la patience et la temporalité.

Comme quoi il y a un peu d'enfoiré qui sommeille en moi ...

Écrit par : Sun T | 17/12/2013

J'en suis sûr. Je ne suis pas le seul enfoiré.
J'aime beaucoup la définition de Laurent Baffie dans son dictionnaire humoristique est "Anciennement, enculé, salaud, fils de pute. Depuis Coluche, personne généreuse, altruiste et solidaire".
En verlan, cela devient "eriofne". Pseudo adopté, une fois ou deux. Cela sonnait, peut-être mieux, en définitive... et cela effrayait moins quelques personnes.
Je ne suis pas quelqu'un de la montagne.
J'ai besoin de mers, de lacs pour mes vacances, même si je n'y vais pas toujours y faire trempette pour des raisons x et y.
La piscine quand elle est grande fait illusion.
J'ai un énorme jardin, mais... en copropriété... et pour la beauté des yeux.
Pas question de l'envahir. Cela coûte une amende.
Médiateur, je l'ai été bien en avant de le devenir pendant un an sur Avox.
Quand on fait du management d'hommes, il faut trouver un compromis sans compromissions.
Proactif, la patience et la temporalité, cela se prépare avant de les consommer.

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

L'enfoiré

La montagne : J'ai toujours adoré.
Si je n'avais qu'un seul désir ce serai de vivre avec mes moyens actuels dans un coin paumé de montagne, quitte à devoir marcher 1/2 heure pour faire quelques provisions.
J'ai tout ce qu'il me faut pour m'y sentir heureux loin de tout.

A 20 ans on en revient de ce style d'expérience mais à mon âge et quand c'est un désir profond et bien ancré, je ne pense pas que j'en reviendrai.
Cela peut être choquant pour certains, je me contenterai de ma compagne mes animaux et la nature ce serai parfait. (mis à part internet ça ne me changerai pas de beaucoup)

Comme quoi on peut avoir des rêves accessibles...

Écrit par : Sun T | 17/12/2013

Il faut que je m'explique.
J'ai le vertige dès que je monte sur une chaise.
J'aime de voir la montagne mais avec une barrière qui me protège.
C'est bizarre en avion je n'ai aucun problème de vertige.

Je suis un insulaire. J'ai fait beaucoup d'îles dans ma vie.
Un peu comme Brel, j'aime avoir de l'eau autour de moi, cela me rassure.
La sécurité y est naturelle.
L'ambiance y est complètement différente.
Les rêves accessibles, c'est toujours ceux que l'on réserve pour le voyage suivant.
Voyageur qui comme Ulysse a fait un beau voyage et qui retrouve sa dulcinée qui l'attend.

Écrit par : L'enfoiré | 17/12/2013

Et moi qui adore me percher, plus c'est haut, plus c'est imprenable mieux c'est..

Je ne suis jamais si bien que quand je suis en l'air, suspendu à un rectangle de voile là c'est carrément le pied, j'aimerai ne jamais redescendre.
Dernièrement une nouveauté le parapente, très sympa aussi bien que pas du tout la même chose.

Écrit par : Sun T | 17/12/2013

Le parapente, je suis sûr que c'est sympa de se retrouver comme un oiseau.
Il y a quelques années, j'étais sur le lac d'Annecy.
Le ciel en était plein de parapentes.
Il y a eu accident.
Un parapente a frappé contre un rocher.
Deux morts.

Écrit par : L'enfoiré | 18/12/2013

Tout est question de limites et d'habitudes qui tuent.

Patrick de Gayardon est mort bêtement (si j'ose dire) alors qu'il était un MONSIEUR. Un peu d'empressement une petite erreur à cause de l'habitude qui tue et de la banalisation et c'est le drame. http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_de_Gayardon

Aucun vol, aucune plongée, aucune activité sérieuse n'est à prendre à la légère même quand on se pense à l’abri de tout.
La plus grande leçon de ma vie est d'avoir par accident blessé grièvement un partenaire d'entrainement.
Depuis je ne chahute plus jamais avec personne même pour "rigoler", les réflexes ne passent pas pas le cerveau mais sont mémorisés dans la moelle épinière ais-je appris depuis...(contrôler un réflexe est difficile voir impossible)

L'habitude, la routine, un petit peu trop d'enthousiasme, une imprudence audacieuse et inattendue de la part de l'un et ça vire au drame pour tous.

Écrit par : Sun T | 18/12/2013

Un autre Patrick, Patrick Edinger faisait de l'escalade à mains nues.
Une expérience depuis les années 80. Un homme araignée...
C'était déjà il y a un an... il a décroché
http://www.la-croix.com/Actualite/Sport/Patrick-Edlinger-pionnier-de-l-escalade-a-mains-nues-est-mort-_NG_-2012-11-17-877169

La passion qui rejoint l'addiction...
"Ecrire", le sujet de ce billet, est beaucoup moins risqué... :-)

Écrit par : L'enfoiré | 18/12/2013

Comment dormir davantage peut vous aider à résoudre vos problèmes de créativité

« Nous savons tous que nous devrions dormir davantage. Nous avons appris que le sommeil améliore l’humeur, qu’il nous aide à apprendre, qu’il élimine de notre cerveau certaines toxines et qu’il nous aide à nous concentrer. Et comme si cela n’était pas déjà assez, le sommeil a un autre avantage : il peut nous aider à être plus créatif », , écrit Art Markman sur FastCompany.
Afin de comprendre comment le sommeil peut stimuler notre créativité, il est nécessaire de s’attarder un instant sur le fonctionnement de celle-ci. Lorsque vous essayez de développer une solution créative à un problème compliqué, vous avoir besoin de recourir à une part de connaissance dont vous disposez déjà et qui vous aidera à envisager le problème sous un autre angle. Autrement dit, cela signifie qu’une grande partie de la créativité revient à permettre que le problème vous rappelle des choses que vous savez déjà à ce sujet, issues probablement d’une autre zone de votre expertise, et qui sont pertinentes en ce qui concerne la résolution de votre problème actuel. Bref, vous êtes finalement à la recherche d’une nouvelle analogie.
Par exemple, imaginez une entreprise qui cherche à développer une nouvelle manière de se débarrasser de mauvaises herbes des cultures des fermiers. Une façon de chercher une nouvelle approche est de penser aux autres sociétés qui ont tenté de résoudre un problème identique. Il s’agit d’un processus difficile à réaliser car vous vous rappelez la plupart du temps de choses liées au problème que vous essayez de résoudre. D’autre part, lorsque vous pensez aux mauvaises herbes, aux plantes, aux racines et au sol, vous êtes amené à vous souvenir de choses en rapport avec l’agriculture.
Afin de générer des idées créatives, vous avez besoin d’aller au-delà de la surface du problème et de trouver son essence afin de réduire l’emphase mise sur des détails spécifiques. Par exemple, dans le cas qui nous intéresse, vous pouvez cataloguer le problème central de suppression des mauvaises herbes comme un problème à résoudre pour éviter des dommages collatéraux. Finalement, il n’est pas compliqué de tuer une mauvaise herbe. Par contre, il est difficile d’y arriver sans endommager vos précieuses plantes aux alentours.
Lorsque vous dormez, votre cerveau est actif. Une des choses qui se passe durant votre sommeil est que vos souvenirs se consolident. Autrement dit, les choses que vous avez observées durant la journée se solidifient dans votre mémoire. Cependant, tous les aspects des évènements vécus ne sont pas conservés. Généralement, beaucoup de détails superflus au sujet d’une situation se perdent.
Par conséquent, cela signifie qu’après avoir dormi, la mémorisation du problème que vous êtes en train d’essayer de résoudre contiendra moins d’éléments superficiels et plus d’éléments essentiels que lorsque vous avez commencé à penser au problème. Lorsque vous réfléchissez à nouveau à un problème après avoir dormi, la description de celui-ci vous permettra de récupérer des informations de mémoire distinctes de celles sélectionnées avant de dormir. Et donc, vous êtes beaucoup plus enclin à trouver une analogie à un problème après avoir dormi que vous ne l’étiez avant de dormir.
Voici un des bénéfices d’une nuit de sommeil de qualité.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=hr&item=comment-dormir-davantage-peut-vous-aider-a-resoudre-vos-problemes-de-creativit&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 04/05/2015

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