Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2013

Le poids du secret

Dans la vie courante de tous les jours, les petits secrets, les petites confidences se partagent ou s'interprètent de bouche en bouche. Puis, il y a les grands secrets. Début août, Le Vif parlait du "Vrai pouvoir des sociétés secrètes". Toujours assez sulfureux de parler de cela à moins qu'on le rende plus humoristique par la parodie puisque Noël est là...

0.jpgDepuis que le monde est monde, il y a toujours eu ceux qui savent et ceux qui espèrent pouvoir, un jour, entrer dans la confidence comme des "élus du secret des Dieux".

Etre membre d'un confrérie, c'est jouir d'une intimité occulte, d'un moyen de rester dans l'ombre pour au besoin faire peur aux autres. 

Tout membre se doit de jurer fidélité à la société secrète, de protéger son secret contre tout intrus, de porter la disgrâce aux sociétés parallèles, perçues comme une menace sourde et considérées comme païennes, impies ou même barbares.


Dans ces "clubs", la parole commune est formatée, filtrée par un Grand Maître. Une cours d'élites de personnes autorisées organise un cérémonial traditionnel pour propager idéologies politiques, religions ou même athéismes.

Le secret utilisé comme appât, s'il n'est pas une rumeur, suit la même logique et s'en nourrit par sa valeur intrinsèque.   

Le comportement grégaire de l'homme apporte une explication. Le phénomène de grands nombres de personnes qui agissent de la même manière, au même moment sont expliqués par la psychologieL'hydre à plusieurs têtes ne réapparaît que quand la branche se casse et se disperse. 

Le Vif remontait dans l'histoire en différents chapitres.

Le règne des religions à mystères dans le monde gréco-romain. Le culte de Dyonysos, de Cybèle, d'Isis, de Mithra ont vu défiler les offrandes et les sacrifices sous forme de rites. L'oracle de Delphes était considéré comme un intouchable qui était en relation avec les esprits, tandis que la déesse Athéna était l'archétype de la Sagesse, mais aussi, étrangement, la déesse de la guerre.

Les questions existentielles, les visions du futur étaient posées dans une crypte entourée de mystères, un puits merveilleux dans lequel buvait l'Oracle pour répondre aux questions de la mythologie. 

La situation à l'extérieur, souvent troublée, justifiait l'investissement de payer l'Oracle qui en faisait métier. Avant eux, il y a eu scribes et prêtres d'Egypte. Pas ou peu de subversions, ni de séparations de la société, au départ. Le monde était ouvert en triangulation entre celui des Dieux et celui des vivants. Akhenaton fut un rebelle,  pour des raisons stratégiques encore mal connu, mais vraisemblablement en butte au conservatisme et à l'hostilité du clergé thébain. En tant que pharaon, abandonner le culte du dieu dynastique Amon, le « dieu caché » a été un sacrilège vite effacé par ses successeurs. En 186 AC, le 'scandale des Bacchanales fait partie des exceptions. 

Après eux, il y eu des druides, des chamanes, des guérisseurs de père en fils dans le partage des connaissances paranormales.   

La promesse d'un salut dans l'au-delà est comprise dans la bonne entente cordiale entre le pouvoir et les conseilleurs. Tous les grands noms ont trempé dans le mystère pour s'en étonner ou pour en tirer profit.

Dans l'ombre des Templiers. C'est sous des intentions vertueuses d'accorder l'asile aux malades, de s'engager à lutter par les armes contre les ennemis de la foi, que tout commença. Sous le nom de "L'ombre des Templiers", que l'ordre prend de plus en plus d'importance et de puissance. L'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean à Rhodes transita par Chypre avant d'arriver aux Hospitaliers de l'Ordre de Malte.  Dès le XIIème siècle, les chevaliers de l'ordre Teutonique passèrent progressivement du charitable, à la militarisation qui marqua la rupture avec le fondateur Hugues de Payns et son nouvel ordre religieux qui prit forme avec la croix et les armes pour symboles. 

Au XIIIème siècle, les allemands fondèrent l'ordre des Frères du Christ de Livonie ou Porte-Glaive. En 1242, la bataille du lac de Peipous opposait l'ordre Teutonique au prince de Novgorod, Alexandre Nevski. La péninsule ibérique constitua la frontière entre Temple et Hôpital. Toujours avec le même but était de combattre les païens et de les convertir, les ordres devenus militaires, restèrent tous concurrents, qu'il fallait éliminer. 

Une hiérarchie bien construite restait la seule règle immuable, avec à la tête, des grands maîtres, qui permutaient leur rôle de leader qui parfois de langues différentes, étaient disposées en auberges. 

Les pouvoirs en place se rendaient compte qu'ils étaient dépassés en force et en pouvoir par ces ordres du Temple. Cette situation trouva son aboutissement dans le fameux procès de 1314 qui envoyait les Templiers sur le bûcher pour hérésie avec leurs biens confisqués par Philippe le Bel. Les Teutoniques seront aussi visés de 1339 jusqu'au XVème siècle.

S'adapter pour ne pas disparaître. A partir du XIVème siècle, à Rhodes et en Prusse, ils devinrent des Etats dans l'Etat. Des projets de confréries continuèrent au-delà du Moyen-Age. En Castille, au XVIème, ce furent les Hiéronymites, les Saint-Maurice en Savoie, les Santo Stefano, à Pise.

Le Temple ne dura que deux siècles mais des émules de puissances occultes existent encore. 

Secte chiite de Nizârites était spécialisée dans l'assassinat politique. Musulmans mangeant du porc, se vautrant dans la luxure et obéissant aveuglement à leur guide spirituel, appelé le "Vieux de la montagne" avec le hashish qui rendait les disciples très dociles. La légende des assassins "Hashashin" était née.  A la fin du XIème siècle, la communauté des "Nizârites" suivait la foi propagée par Hassan-i Sabbah. Ses successeurs s'étaient organisés en société initiatiques avec sept échelons. Ils ont fait trembler les puissants pendant cent cinquante ans en maître de l'infiltration et inventèrent, ainsi, le terrorisme.  

La Rose-Croix, un canular à l'idéal humaniste. Une légende qui est devenue réalité ou l'inverse? En 1614, le "Fama Fraternitatis" faisait sortir la "Fraternité de la Rose-Croix" du néant en voulant parler de l'alchimie au sens noble par la les lois de la nature. Avant cela, il n'y avait aucune trace. Le canular du Cercle de Tübingen fut considéré par Johann Valentin Andreae, comme un détour et une pitrerie. Mais, Rose-Croix fascinait avec la "Réformation universelle". Elle a influencé Francis Bacon dans l'écriture de "La Nouvelle Atlantide". En 1710, la fable devint réalité. Rose-Croix devint le trait d'union entre la franc-maçonnerie symbolique et moderne, avec  la naissance de "Rose-croix d'or" et en 1760, le grade de "chevalier Rose-Croix". Il fallait attirer les princes allemands, passionnés d'ésotérisme par une filiation qui remonterait à Adam lui-même dans la transmutation des métaux et la possibilité d'allonger la vie. Aujourd'hui, elle recherche et prouve toujours son authenticité via le New-Age par l'accès au divin par la méditation et la prière mais qui n'a plus rien à voir avec l'humanisme des débuts. Les déviations sont nombreuses et la secte du Temple solaire n'en est qu'une d'elles.

Les paradoxes de "l'Art royal" au siècle des Lumières. Dès le début du XVIIIème siècle,, l'idéal commun d'une République universelle et fraternelle se forma via des loges qui naissaient successivement à Londres, Lisbonne, Madrid, Paris, Rotterdam, Florence, Hambourg, Dresde, Prague, Vienne, Saint-Petersbourg, Stockholm et Copenhague... Le succès considérable fut porté par la théorie qui disait d'être tous unis autour du projet de rouvrir le chantier de Babel qui avait subit la chute originelle comme sanction du Grand Architecte de l'Univers en réponse à la désunion des ouvriers et à la démesure de leur orgueil. Une profession de foi de cosmopolitisme devait présider aux travaux des ouvriers réunis au sein de la loge. Celle-ci, comme école de vertu, de la tolérance, de la tempérance, portait ainsi le choix de la communauté dans l'élection d'officiers, pris parmi des commerciaux, des banquiers, des diplomates, des artistes qui, en fait, étaient les élites du siècle des Lumières. Pratiquement, cela passait par des réseaux de correspondances, de protocoles divers, entourés d'un véritable cérémonial. Le secret ne faisait pas partie du concept, puisqu'il essayait d'attirer le plus de monde possible. Ces loges étaient même mentionnées dans les guides de voyages. Une "Maçonnerie de société" était organisatrice d'une foule d'événements dans laquelle la population était conviée jusqu'à s'associer aux idées chrétiennes ou à être convié à dépasser ces mêmes idées. La franc-maçonnerie de l'Ancien régime, du renouveau de l'humanisme, n'a plus rien à voir avec l'élite en transition vers le matérialisme et l'égoïsme d'aujourd'hui avec trois niveaux: l'apprenti, le compagnon et la maîtrise.  

La stratégie de la dominationL'ordre des Illuminati a été fondé, en 1776, comme un "Cercle des Perfectibilis" par Adam Weishaupt dans lequel tout résidait dans l'art d'attirer de jeunes novices avec le but global de régner sur le peuple dans son ensemble, sans force visible, en semant le doute et la confusion, en exacerbant les faiblesses humaines et en proscrivant toutes volontés individuelles. L'ordre était géré de façon militaire, organisé en cercles imbriquées les uns dans les autres comme des poupées russes. Les douze grades de rangs inférieurs ne recevaient l'information que par l'intermédiaire de leur supérieur respectif. Le grand maître, au dernier échelon, était le seul à connaitre la stratégie qui avait but de miner l'Etat. Dissout en 1785, de guerre lasse, ils renonceront à leur pouvoir tout en entrant dans une théorie du complot ou en se reliant aux loges franc-maçonniques ou, encore, au travers des Skull and Bones aux USA.

Les réseaux de l'orthodoxie économique: Bilderbeg, Trilatérale, G30, Institut Aspen, Club de Rome... "Maîtres du monde" en capitalistes et financiers... Think thanks... Organismes désirant outrepasser les voies démocratiques? Peut-être, mais encore une fois, le secret les enrobent de mystères lors de meetings annuels entre membres triés sur le volet. En 1954, à la création du Groupe de Bilderberg, il s'agissait de réagir au communisme par le partage d'informations et d'influencer pour que l'Europe garde l'idéologie américaine du libre-échange. Les cercles se sont élargis au Japon, aux Tigres asiatiques, au Mexique et au Russes. Le secret revendiqué n'est, en principe, que pour raison de liberté d'expression avec les membres présents dont la liste évolue d'année en année et qu'oublier les conflits d'intérêts potentiels en enterrant la hache de guerre dans l'espace du meeting. Le business demeure le guide de la vision idéologique du monde par ses oligopoles.   

Les vidéos des Ouroboros, du Yellow-Book, remontent le temps avec beaucoup plus de détails avec chacun près de 50 minutes de lecture.

Le 9ème opus appelé l'âge de la raisonLe 14ème opus de l'âge d'or de l'IslamLe 15ème du Mystère des Templiers. Le 19ème de la Rose-Croix. Le 20ème du catholicisme occulte.  Le 21ème, de l'origine occulte de la scienceLe 23ème de l'origine occulte de la révolution française dans les sociétés secrètes qui l'ont précédées. 

A la fin du XVIIIème siècle, le plaisir de la nature avait laissé la place à de l'inquiétude qui engendra une grande crise spirituelle, qui avait été redoutée par les sociétés secrètes du XVIIème siècle. Ce qui est sûr c'est que si l'on essaye de déterminer la structure du monde ou la structure de l'expérience, les lois seront différentes. 

Opus Dei: entre réalité et fantasmes: A cause d'une volonté d'extrême discrétion, de pratiques strictes, cette organisation catholique se penchait irrémédiablement vers la société secrète. Son fondateur, Josemaria Escriva de Blaguer, voulait créer une organisation de laïcs avec le travail et la sainteté. Reconnue par le Vatican dès sa création à la fin des années 1920, son fondateur fut canonisé par Jean-Paul II. Cela n'a pas empêché l'Opus Dei de devenir une église dans l'église et les anticléricaux d'utiliser le mot "secte" vis-à-vis d'eux. Cette organisation devait respecter le silence au sujet des noms de ses membres. Les ennemis désignés ont été les communistes, puis la modernité considérée comme délétère. Le recrutement élitiste visait à remplir par cette voie les caisses de l'organisation. Son siège à New-York de 47 millions de dollars, ne put éviter les détournements de fonds par des "Brebis galeuses". En France, on estime entre 1500 ou 2000 adhérents par rapport aux 90.000 dans le monde avec l'Espagne et l'Italie comme principaux donateurs. Sous l'étiquette de société spirituelle, on a trouvé des objectifs plus politiques de lutte contre la déchristianisation et les déliquescences de nos sociétés. 

La Kabbale, encore une, présentée comme une "Loi orale et secrète" dans le judaïsme. 

Les Sages de Sion, avec leurs protocoles, ont, tout autant, établit un plan de conquête du monde....   

On me rappelait récemment que les Jésuites ont aussi eu une histoire guerrière.

"Qui mène la danse?", un vieil article, une question qui n'aura jamais toutes les réponses... 

Stop aux secrets. C'est la trêve de  Noël.

« Ni rire, ni pleurer, comprendre » disait Spinoza.

Qui trompe qui en détenant ces vrais ou faux secrets?

Celui qui détient le secret ou celui qui n'est pas dans la connivence et qui tente d'y entrer? Partageons les secrets et la connaissance avec humour.

Notre civilisation de l'information actuelle prouve que le secret est toujours porteur et très profitable.

0.jpgEn littérature, on se rappelle de la "tétralogie Robert Langdon" de Dan Brown qui s’enchaînent autour de sociétés secrètes: "Anges et Démons", "Da Vinci Code", "Le Symbole perdu" et "Inferno" ou encore le deuxième opus de Umberto Eco, le "Pendule de Foucault", qui racontait l'histoire d’un homme qui, par passion des mystères hermétiques, imaginait un "Plan mondial" pour diriger le monde. 

Le Pape jésuite, François a été nommé la personnalité de l'année pour le magazine Time. 

1.jpg

Va-t-il changer l'Eglise puisqu'il crève l'écran qu'il a enfiévré la presse et fait couler l'encre à flot.

Le choc des civilisation, les schismes idéologiques ont eu lieu et c'est au Moyen-Orient qu'il fait le plus de dégâts par les diatribes de pouvoirs jusqu'à la terreur. Fini l'Inquisition et les Croisades, mais c'est souvent tout comme... Les guerres de religions se poursuivent par la seule référence aux différents prophètes qui apparurent dès le 1er millénaire avant J.-C.

Le premier Épître de la religion chrétienne respectait des usages et conservait les distances avec les sociétés qui, d'après elle, étaient perverties. Le deuxième, appelé Nouveau Testament, considère que le premier est une Ecriture, un corpus possédant une autorité qu'il faut exhorté par la foi. 

Aujourd'hui, ce sont les vertus théologiales de la Foi, de l'Espérance et de la Charité, réglées par le catéchisme. La vertu peut-elle payer par des démonstrations d'humilité, de compassion, d'amour, de sensibilité sociale s'imposant par la bonhomie? Sauver les meubles quand ils sont en perdition, c'est ressortir la bonne vieille recette du "poids des images, du choc des mots".

0.jpg

Conservateur, le Pape n'en demeure pas moins malin. 

Le "Poverello", aurait-il oublié la doctrine jésuite qu'il a appris et enseigné en dialoguant? 

Son secret serait-il la "révolution de la tendresse"?

"Adam et les pom-pom girls" répond l'un et "La faucille et le goupillon", parodie l'autre. 

Les Voix du Seigneur restent impénétrables.

Aujourd'hui, en Inde, les Nizârites dont il était question plus haut, sont devenus de pacifiques chïïtes ismaïlis d'Orient sous la direction de Karim Aga Khan. Celui-ci répondait, lors d'un interview, que le principal mot d'ordre d'Al-Qaeda était de normaliser l'islam selon une interprétation sunnite. Cette attitude d'exclusion est une forme de colonialisme théologique qui s'est répandue dans l'ensemble du monde islamique. Le fondamentalisme repose sur des facteurs historiques, sociaux, politiques qui affectent toutes les sociétés musulmane ou non. Nous travaillons dans le cadre d'un réseau complet, capable, théoriquement, d'apporter les réponses adéquates dans la plupart des situations. Dans l'islam, les liens entre foi et connaissance sont très forts et nous sommes encouragés en permanence à apprendre.

On croit rêver. Pourquoi n'y a-t-il pas plus de chïïtes ismailis dans nos villes et nos campagnes?

Puis, il y a l'inénarrable "Grand secret", décrit avec humour par un autre François.  

 
 
0.jpgL'homme de la rue donne l'impression qu'il a, en effet, besoin de croire, de partager des secrets pour vivre avec la certitude d'un être supérieur qui règle sur tout jusqu'à devenir surnaturel.
 
Puis, il y a la Science qui veut comprendre et qui met son grain de sel pour expliquer l'existentiel et la croyance... 
 
En 2004, Dean Hamer parlait VMAT2, du gène de la croyance, "The God Gene".  En 2003, la neurologue Jacqueline Borg, lançait la sérotonine, comme la molécule de la Foi. Chacun veut avoir sa petite idée sur la question. Alors que c'est le poids du secret qui touche le cerveau reptilien et qui à l'extrême, aime atteindre le paranormal et la transe.
Sa fascination est proportionnelle à son degré d'intrigues et de mystères avec le spiritisme et l'ésotérisme, jumelés pour les encadrer. 
L'ignorance mène toujours à la servitude. 
0.jpgSi la foi transporte les montagnes, rien ne vaut la réconciliation dont a fait preuve Mandela, lui qui ne voulait pas être un saint.
 
Le dossier du S&V allait, même, plus loin "La religion serait plutôt bonne pour la santé. Elle renforcerait la mémoire. L'idée de Dieu rendrait plus heureux mais uniquement à forte dose. La conception spirituelle en l’absence d'un cadre religieux, rendrait plus vulnérable aux troubles mentaux. Les croyants se suicideraient moins que les autres. La Foi pourrait accroître le risque de dépression mais protégerait contre les addictions. La méditation renforcerait les chromosomes. La concentration religieuses atténuerait la douleur"
 
Le dossier terminait par la constatation que "plus on est intelligent, moins on croit". 
Si c'est pas un choix cornélien, ça?
Croire et avoir une meilleure santé ou ...
ne pas croire et se retrouver moins en forme "ad patres", comme chantait Polnareff...

 
Alex Vizorek, avec son humour habituel, racontait le scandale de l'arbre de Noël ... tandis que le lendemain, Laurence donnait quelques recettes pour les fêtes de Noël de manière tout aussi amusante...

0.jpg


Alors, pourquoi pas une nouvelle prière pour la Messe de Minuit?
Prière des sexagénaires
Notre kiné qui êtes osseux
Que nos articulations soient certifiées
Que notre squelette tienne
Que nos os emboîtés soient fermes
Sur la terre comme ossuaires
Donnez-nous aujourd'hui nos massages quotidiens
Pardonnez-nous nos exigences
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont chiropractés
Ne nous laissez pas succomber à la décalcification
Mais délivrez-nous du mal du dos
Maintenant et Alzheimer de notre mort
Abdomen
 

0.jpg

Joyeux Noël 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Faire une organisation secrète, c'est très humain. La vraie question est de se demander à quoi elle sert », Renaud Thomazo
  • « Le secret excite la vénération. », Baltasar Gracian y Morales
  • « Un secret a toujours la forme d'une oreille. », Jean Cocteau
  • « L'esprit nous trompe, l'esprit complote, l'esprit nous ment, l'esprit triomphe », Hegel
Mise à jour 4 janvier 2014: ARTE présente 3 émissions sur le sujet des sociétés secrètes.

0.jpg

 

0.jpgMise à jour 29 janvier 2014: Assiste-t-on à un retour du religieux dans la vie publique? (Interview de Guy Haarshcher)

L'influence de l'Eglise et l'Opus Dei reviennent en cette période qui donne le sentiment que tout fout le camp et que la modernité est amorale. Ce sentiment semble remettre certains droits acquis en question en revenant en arrière. La tendance conservatrice de l'Eglise est dépassée par l'évolution de la société depuis Vatican II. Ce qui est nouveau, c'est qu'il arrive au Parlement européen. par certains intermédiaires comme la Pologne et l'Espagne.

Le gouvernement Rajoy détricote ce qu'a construit Zapatero. L'IVG est limité dans ses possibilités.

En France, la "Marche pour la vie", les chrétiens radicaux, la droite conservatrice s'opposent au mariage pour tous, à l'IVG, à l'euthanasie et tombe dans les amalgame comme la mouvance de Dieudonné. 

0.jpgEn Belgique, la démocratie sous forme de coalition protège contre ce sentiment. Plus mûre, apaisée sur les plan éthiques et spirituels. L'annonce de la fille adultérine d'Albert II n'a pas fait de vague, sinon le reproche du manque de reconnaissance. En 1996, l'affiche du film de Larry Flint crucifié sur le pubis d'une femme, n'a pas généré de réaction alors qu'en France, des recours ont été entrepris.

Crise idéologique séculaire qui pousse au créationnisme chez les protestants des USA, aux populismes musulmans et catholiques.

Tout cela dans une grande confusion par des prises de position qui renient tout en bloc et sous-estiment la démocratie et le dynamisme des sociétés.

0.jpg

L'individu devient plus autonome et ne désire pas renverser les tendance des droits acquis. Le poids du secret s'en retrouve bien réduit. La solidarité avec les femmes espagnoles ne tiennent pas compte des frontières.

Mise à jour 28 janvier 2014: La Tunisie a voté une nouvelle Constitution. Une vraie démocratie s'installe.

 

Commentaires

L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES

Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable.

Il y a environ une quarantaine d'années, je faisais une longue course à pied, sur des hauteurs absolument inconnues des touristes, dans cette très vieille région des Alpes qui pénètre en Provence.
Cette région est délimitée au sud-est et au sud par le cours moyen de la Durance, entre Sisteron et Mirabeau; au nord par le cours supérieur de la Drôme, depuis sa source jusqu'à Die; à l'ouest par les plaines du Comtat Venaissin et les contreforts du Mont-Ventoux. Elle comprend toute la partie nord du département des Basses-Alpes, le sud de la Drôme et une petite enclave du Vaucluse.
C'était, au moment où j'entrepris ma longue promenade dans ces déserts, des landes nues et monotones, vers 1200 à 1300 mètres d'altitude. Il n'y poussait que des lavandes sauvages.
Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d'un squelette de village abandonné. Je n'avais plus d'eau depuis la veille et il me fallait en trouver. Ces maisons agglomérées, quoique en ruine, comme un vieux nid de guêpes, me firent penser qu'il avait dû y avoir là, dans le temps, une fontaine ou un puits. Il y avait bien une fontaine, mais sèche. Les cinq à six maisons, sans toiture, rongées de vent et de pluie, la petite chapelle au clocher écroulé, étaient rangées comme le sont les maisons et les chapelles dans les villages vivants, mais toute vie avait disparu.

C'était un beau jour de juin avec grand soleil, mais sur ces terres sans abri et hautes dans le ciel, le vent soufflait avec une brutalité insupportable. Ses grondements dans les carcasses des maisons étaient ceux d'un fauve dérangé dans son repas.
Il me fallut lever le camp. A cinq heures de marche de là, je n'avais toujours pas trouvé d'eau et rien ne pouvait me donner l'espoir d'en trouver. C'était partout la même sécheresse, les mêmes herbes ligneuses. Il me sembla apercevoir dans le lointain une petite silhouette noire, debout. Je la pris pour le tronc d'un arbre solitaire. A tout hasard, je me dirigeai vers elle. C'était un berger. Une trentaine de moutons couchés sur la terre brûlante se reposaient près de lui.
Il me fit boire à sa gourde et, un peu plus tard, il me conduisit à sa bergerie, dans une ondulation du plateau. Il tirait son eau - excellente - d'un trou naturel, très profond, au-dessus duquel il avait installé un treuil rudimentaire.

Cet homme parlait peu. C'est le fait des solitaires, mais on le sentait sûr de lui et confiant dans cette assurance. C'était insolite dans ce pays dépouillé de tout. Il n'habitait pas une cabane mais une vraie maison en pierre où l'on voyait très bien comment son travail personnel avait rapiécé la ruine qu'il avait trouvé là à son arrivée. Son toit était solide et étanche. Le vent qui le frappait faisait sur les tuiles le bruit de la mer sur les plages.
Son ménage était en ordre, sa vaisselle lavée, son parquet balayé, son fusil graissé; sa soupe bouillait sur le feu. Je remarquai alors qu'il était aussi rasé de frais, que tous ses boutons étaient solidement cousus, que ses vêtements étaient reprisés avec le soin minutieux qui rend les reprises invisibles.
Il me fit partager sa soupe et, comme après je lui offrais ma blague à tabac, il me dit qu'il ne fumait pas. Son chien, silencieux comme lui, était bienveillant sans bassesse.

Il avait été entendu tout de suite que je passerais la nuit là; le village le plus proche était encore à plus d'une journée et demie de marche. Et, au surplus, je connaissais parfaitement le caractère des rares villages de cette région. Il y en a quatre ou cinq dispersés loin les uns des autres sur les flans de ces hauteurs, dans les taillis de chênes blancs à la toute extrémité des routes carrossables. Ils sont habités par des bûcherons qui font du charbon de bois. Ce sont des endroits où l'on vit mal. Les familles serrées les unes contre les autres dans ce climat qui est d'une rudesse excessive, aussi bien l'été que l'hiver, exaspèrent leur égoïsme en vase clos. L'ambition irraisonnée s'y démesure, dans le désir continu de s'échapper de cet endroit.
Les hommes vont porter leur charbon à la ville avec leurs camions, puis retournent. Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancoeurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien pour la vente du charbon que pour le banc à l'église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.

Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la table un tas de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais. Je fumais ma pipe. Je me proposai pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet : voyant le soin qu'il mettait à ce travail, je n'insistai pas. Ce fut toute notre conversation. Quand il eut du côté des bons un tas de glands assez gros, il les compta par paquets de dix. Ce faisant, il éliminait encore les petits fruits ou ceux qui étaient légèrement fendillés, car il les examinait de fort près. Quand il eut ainsi devant lui cent glands parfaits, il s'arrêta et nous allâmes nous coucher.
La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l'impression que rien ne pouvait le déranger. Ce repos ne m'était pas absolument obligatoire, mais j'étais intrigué et je voulais en savoir plus. Il fit sortir son troupeau et il le mena à la pâture. Avant de partir, il trempa dans un seau d'eau le petit sac où il avait mis les glands soigneusement choisis et comptés.

Je remarquai qu'en guise de bâton, il emportait une tringle de fer grosse comme le pouce et longue d'environ un mètre cinquante. Je fis celui qui se promène en se reposant et je suivis une route parallèle à la sienne. La pâture de ses bêtes était dans un fond de combe. Il laissa le petit troupeau à la garde du chien et il monta vers l'endroit où je me tenais. J'eus peur qu'il vînt pour me reprocher mon indiscrétion mais pas du tout : c'était sa route et il m'invita à l'accompagner si je n'avais rien de mieux à faire. Il allait à deux cents mètres de là, sur la hauteur.
Arrivé à l'endroit où il désirait aller, il se mit à planter sa tringle de fer dans la terre. Il faisait ainsi un trou dans lequel il mettait un gland, puis il rebouchait le trou. Il plantait des chênes. Je lui demandai si la terre lui appartenait. Il me répondit que non. Savait-il à qui elle était ? Il ne savait pas. Il supposait que c'était une terre communale, ou peut-être, était-elle propriété de gens qui ne s'en souciaient pas ? Lui ne se souciait pas de connaître les propriétaires. Il planta ainsi cent glands avec un soin extrême.

Après le repas de midi, il recommença à trier sa semence. Je mis, je crois, assez d'insistance dans mes questions puisqu'il y répondit. Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant.
C'est à ce moment là que je me souciai de l'âge de cet homme. Il avait visiblement plus de cinquante ans. Cinquante-cinq, me dit-il. Il s'appelait Elzéard Bouffier. Il avait possédé une ferme dans les plaines. Il y avait réalisé sa vie. Il avait perdu son fils unique, puis sa femme. Il s'était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. Il avait jugé que ce pays mourait par manque d'arbres. Il ajouta que, n'ayant pas d'occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses.
Menant moi-même à ce moment-là, malgré mon jeune âge, une vie solitaire, je savais toucher avec délicatesse aux âmes des solitaires. Cependant, je commis une faute. Mon jeune âge, précisément, me forçait à imaginer l'avenir en fonction de moi-même et d'une certaine recherche du bonheur. Je lui dis que, dans trente ans, ces dix mille chênes seraient magnifiques. Il me répondit très simplement que, si Dieu lui prêtait vie, dans trente ans, il en aurait planté tellement d'autres que ces dix mille seraient comme une goutte d'eau dans la mer.
Il étudiait déjà, d'ailleurs, la reproduction des hêtres et il avait près de sa maison une pépinière issue des faînes. Les sujets qu'il avait protégés de ses moutons par une barrière en grillage, étaient de toute beauté. Il pensait également à des bouleaux pour les fonds où, me dit-il, une certaine humidité dormait à quelques mètres de la surface du sol.
Nous nous séparâmes le lendemain.

L'année d'après, il y eut la guerre de 14 dans laquelle je fus engagé pendant cinq ans. Un soldat d'infanterie ne pouvait guère y réfléchir à des arbres. A dire vrai, la chose même n'avait pas marqué en moi : je l'avais considérée comme un dada, une collection de timbres, et oubliée.
Sorti de la guerre, je me trouvais à la tête d'une prime de démobilisation minuscule mais avec le grand désir de respirer un peu d'air pur. C'est sans idée préconçue - sauf celle-là - que je repris le chemin de ces contrées désertes.
Le pays n'avait pas changé. Toutefois, au-delà du village mort, j'aperçus dans le lointain une sorte de brouillard gris qui recouvrait les hauteurs comme un tapis. Depuis la veille, je m'étais remis à penser à ce berger planteur d'arbres. « Dix mille chênes, me disais-je, occupent vraiment un très large espace ».
J'avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d'Elzéar Bouffier, d'autant que, lorsqu'on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu'à mourir. Il n'était pas mort. Il était même fort vert. Il avait changé de métier. Il ne possédait plus que quatre brebis mais, par contre, une centaine de ruches. Il s'était débarrassé des moutons qui mettaient en péril ses plantations d'arbres. Car, me dit-il (et je le constatais), il ne s'était pas du tout soucié de la guerre. Il avait imperturbablement continué à planter.
Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J'étais littéralement privé de parole et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres de long et trois kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l'âme de cet homme - sans moyens techniques - on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d'autres domaines que la destruction.
Il avait suivi son idée, et les hêtres qui m'arrivaient aux épaules, répandus à perte de vue, en témoignaient. Les chênes étaient drus et avaient dépassé l'âge où ils étaient à la merci des rongeurs; quant aux desseins de la Providence elle-même, pour détruire l'oeuvre créée, il lui faudrait avoir désormais recours aux cyclones. Il me montra d'admirables bosquets de bouleaux qui dataient de cinq ans, c'est-à-dire de 1915, de l'époque où je combattais à Verdun. Il leur avait fait occuper tous les fonds où il soupçonnait, avec juste raison, qu'il y avait de l'humidité presque à fleur de terre. Ils étaient tendres comme des adolescents et très décidés.
La création avait l'air, d'ailleurs, de s'opérer en chaînes. Il ne s'en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l'eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d'homme, avaient toujours été à sec. C'était la plus formidable opération de réaction qu'il m'ait été donné de voir. Ces ruisseaux secs avaient jadis porté de l'eau, dans des temps très anciens. Certains de ces villages tristes dont j'ai parlé au début de mon récit s'étaient construits sur les emplacements d'anciens villages gallo-romains dont il restait encore des traces, dans lesquelles les archéologues avaient fouillé et ils avaient trouvé des hameçons à des endroits où au vingtième siècle, on était obligé d'avoir recours à des citernes pour avoir un peu d'eau.
Le vent aussi dispersait certaines graines. En même temps que l'eau réapparut réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, les fleurs et une certaine raison de vivre.
Mais la transformation s'opérait si lentement qu'elle entrait dans l'habitude sans provoquer d'étonnement. Les chasseurs qui montaient dans les solitudes à la poursuite des lièvres ou des sangliers avaient bien constaté le foisonnement des petits arbres mais ils l'avaient mis sur le compte des malices naturelles de la terre. C'est pourquoi personne ne touchait à l'oeuvre de cet homme. Si on l'avait soupçonné, on l'aurait contrarié. Il était insoupçonnable. Qui aurait pu imaginer, dans les villages et dans les administrations, une telle obstination dans la générosité la plus magnifique ?

A partir de 1920, je ne suis jamais resté plus d'un an sans rendre visite à Elzéard Bouffier. Je ne l'ai jamais vu fléchir ni douter. Et pourtant, Dieu sait si Dieu même y pousse ! Je n'ai pas fait le compte de ses déboires. On imagine bien cependant que, pour une réussite semblable, il a fallu vaincre l'adversité; que, pour assurer la victoire d'une telle passion, il a fallu lutter avec le désespoir. Il avait, pendant un an, planté plus de dix mille érables. Ils moururent tous. L'an d'après, il abandonna les érables pour reprendre les hêtres qui réussirent encore mieux que les chênes.
Pour avoir une idée à peu près exacte de ce caractère exceptionnel, il ne faut pas oublier qu'il s'exerçait dans une solitude totale; si totale que, vers la fin de sa vie, il avait perdu l'habitude de parler. Ou, peut-être, n'en voyait-il pas la nécessité ?

En 1933, il reçut la visite d'un garde forestier éberlué. Ce fonctionnaire lui intima l'ordre de ne pas faire de feu dehors, de peur de mettre en danger la croissance de cette forêt naturelle. C'était la première fois, lui dit cet homme naïf, qu'on voyait une forêt pousser toute seule. A cette époque, il allait planter des hêtres à douze kilomètres de sa maison. Pour s'éviter le trajet d'aller-retour - car il avait alors soixante-quinze ans - il envisageait de construire une cabane de pierre sur les lieux mêmes de ses plantations. Ce qu'il fit l'année d'après.

En 1935, une véritable délégation administrative vint examiner la « forêt naturelle ». Il y avait un grand personnage des Eaux et Forêts, un député, des techniciens. On prononça beaucoup de paroles inutiles. On décida de faire quelque chose et, heureusement, on ne fit rien, sinon la seule chose utile : mettre la forêt sous la sauvegarde de l'Etat et interdire qu'on vienne y charbonner. Car il était impossible de n'être pas subjugué par la beauté de ces jeunes arbres en pleine santé. Et elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même.
J'avais un ami parmi les capitaines forestiers qui était de la délégation. Je lui expliquai le mystère. Un jour de la semaine d'après, nous allâmes tous les deux à la recherche d'Elzéard Bouffier. Nous le trouvâmes en plein travail, à vingt kilomètres de l'endroit où avait eu lieu l'inspection.
Ce capitaine forestier n'était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J'offris les quelques oeufs que j'avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.
Le côté d'où nous venions était couvert d'arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l'aspect du pays en 1913 : le désert... Le travail paisible et régulier, l'air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité de l'âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C'était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d'hectares il allait encore couvrir d'arbres.
Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d'ici paraissait devoir convenir. Il n'insista pas. « Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi. » Au bout d'une heure de marche - l'idée ayant fait son chemin en lui - il ajouta : « Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d'être heureux ! »
C'est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes-forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu'ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.

L'oeuvre ne courut un risque grave que pendant la guerre de 1939. Les automobiles marchant alors au gazogène, on n'avait jamais assez de bois. On commença à faire des coupes dans les chênes de 1910, mais ces quartiers sont si loin de tous réseaux routiers que l'entreprise se révéla très mauvaise au point de vue financier. On l'abandonna. Le berger n'avait rien vu. Il était à trente kilomètres de là, continuant paisiblement sa besogne, ignorant la guerre de 39 comme il avait ignoré la guerre de 14.

J'ai vu Elzéard Bouffier pour la dernière fois en juin 1945. Il avait alors quatre-vingt-sept ans. J'avais donc repris la route du désert, mais maintenant, malgré le délabrement dans lequel la guerre avait laissé le pays, il y avait un car qui faisait le service entre la vallée de la Durance et la montagne. Je mis sur le compte de ce moyen de transport relativement rapide le fait que je ne reconnaissais plus les lieux de mes dernières promenades. Il me semblait aussi que l'itinéraire me faisait passer par des endroits nouveaux. J'eus besoin d'un nom de village pour conclure que j'étais bien cependant dans cette région jadis en ruine et désolée. Le car me débarqua à Vergons.
En 1913, ce hameau de dix à douze maisons avait trois habitants. Ils étaient sauvages, se détestaient, vivaient de chasse au piège : à peu près dans l'état physique et moral des hommes de la préhistoire. Les orties dévoraient autour d'eux les maisons abandonnées. Leur condition était sans espoir. Il ne s'agissait pour eux que d'attendre la mort : situation qui ne prédispose guère aux vertus.
Tout était changé. L'air lui-même. Au lieu des bourrasques sèches et brutales qui m'accueillaient jadis, soufflait une brise souple chargée d'odeurs. Un bruit semblable à celui de l'eau venait des hauteurs : c'était celui du vent dans les forêts. Enfin, chose plus étonnante, j'entendis le vrai bruit de l'eau coulant dans un bassin. Je vis qu'on avait fait une fontaine, qu'elle était abondante et, ce qui me toucha le plus, on avait planté près d'elle un tilleul qui pouvait déjà avoir dans les quatre ans, déjà gras, symbole incontestable d'une résurrection.

Par ailleurs, Vergons portait les traces d'un travail pour l'entreprise duquel l'espoir était nécessaire. L'espoir était donc revenu. On avait déblayé les ruines, abattu les pans de murs délabrés et reconstruit cinq maisons. Le hameau comptait désormais vingt-huit habitants dont quatre jeunes ménages. Les maisons neuves, crépies de frais, étaient entourées de jardins potagers où poussaient, mélangés mais alignés, les légumes et les fleurs, les choux et les rosiers, les poireaux et les gueules-de-loup, les céleris et les anémones. C'était désormais un endroit où l'on avait envie d'habiter.
A partir de là, je fis mon chemin à pied. La guerre dont nous sortions à peine n'avait pas permis l'épanouissement complet de la vie, mais Lazare était hors du tombeau. Sur les flans abaissés de la montagne, je voyais de petits champs d'orge et de seigle en herbe; au fond des étroites vallées, quelques prairies verdissaient.
Il n'a fallu que les huit ans qui nous séparent de cette époque pour que tout le pays resplendisse de santé et d'aisance. Sur l'emplacement des ruines que j'avais vues en 1913, s'élèvent maintenant des fermes propres, bien crépies, qui dénotent une vie heureuse et confortable. Les vieilles sources, alimentées par les pluies et les neiges que retiennent les forêts, se sont remises à couler. On en a canalisé les eaux. A côté de chaque ferme, dans des bosquets d'érables, les bassins des fontaines débordent sur des tapis de menthes fraîches. Les villages se sont reconstruits peu à peu. Une population venue des plaines où la terre se vend cher s'est fixée dans le pays, y apportant de la jeunesse, du mouvement, de l'esprit d'aventure. On rencontre dans les chemins des hommes et des femmes bien nourris, des garçons et des filles qui savent rire et ont repris goût aux fêtes campagnardes. Si on compte l'ancienne population, méconnaissable depuis qu'elle vit avec douceur et les nouveaux venus, plus de dix mille personnes doivent leur bonheur à Elzéard Bouffier.

Quand je réfléchis qu'un homme seul, réduit à ses simples ressources physiques et morales, a suffi pour faire surgir du désert ce pays de Canaan, je trouve que, malgré tout, la condition humaine est admirable. Mais, quand je fais le compte de tout ce qu'il a fallu de constance dans la grandeur d'âme et d'acharnement dans la générosité pour obtenir ce résultat, je suis pris d'un immense respect pour ce vieux paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu.

Elzéard Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon.


La nouvelle de Jean Giono qui suit a été écrite vers 1953 et n'est que peu connue en France. Par contre, traduite en treize langues, elle a été largement diffusée dans le monde entier et si appréciée que de nombreuses questions ont été posées sur la personnalité d'Elzéard Bouffier et sur la forêt de Vergons, ce qui a permis de retrouver le texte. Si l'homme qui plantait des chênes est le produit de l'imagination de l'auteur, il y a eu effectivement dans cette région un énorme effort de reboisement surtout depuis 1880. Cent mille hectares ont été reboisés avant la première guerre mondiale, surtout en pin noir d'Autriche et en mélèze d'Europe, ce sont aujourd'hui de belles forêts qui ont effectivement transformé le paysage et le régime des eaux.
Voici d'ailleurs le texte de la lettre que Giono écrivit au Conservateur des Eaux et Forêts de Digne, Monsieur Valdeyron, en 1957, au sujet de cette nouvelle :

Cher Monsieur,

Navré de vous décevoir, mais Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l'arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or si j'en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. Le texte que vous avez lu dans Trees and Life a été traduit en Danois, Finlandais, Suédois, Norvégien, Anglais, Allemand, Russe, Tchécoslovaque, Hongrois, Espagnol, Italien, Yddisch, Polonais. J'ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. Un américain est venu me voir dernièrement pour me demander l'autorisation de faire tirer ce texte à 100 000 exemplaires pour les répandre gratuitement en Amérique (ce que j'ai bien entendu accepté). L'Université de Zagreb en fait une traduction en yougoslave. C'est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c'est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit.

J'aimerais vous rencontrer, s'il vous est possible, pour parler précisément de l'utilisation pratique de ce texte. Je crois qu'il est temps qu'on fasse une « politique de l'arbre » bien que le mot politique semble bien mal adapté.

Très cordialement

Jean Giono

Écrit par : zelectron | 22/12/2013

Merci pour ce beau conte de Noël

Une roman très récent: "Le Bal des secrets" d'Annabelle Desrosiers ( http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/annabelle-desrosiers-le-bal-des-secrets-2435992.php )
Il est question de l'étouffante pesanteur des non-dits.
Une charmante Ukrainienne et un jeune sociologue vont tout changer.
Les livres s'ouvrent, les suspicions émergent, le passé remonte de souvenirs du bal parquet provoque de nouveaux conflits, mais ce sera au grand-jour.

Écrit par : L'enfoiré | 22/12/2013

Bonjour L'enfoiré,

L'un de vos meilleurs articles, l'un des plus synthétiques et digestes qui va droit à l’essentiel .

Pour paraphraser un de vos articles je ne vais pas jouer au "Bal des faux-culs" :
Vous me connaissez un peu depuis de nombreuses années, je n'ai pas commencé mes recherches hier matin sur le sujet.
J'ai toujours été entouré et toujours fréquenté des FM ou enfants de FM, aussi saugrenu cela puisse paraitre. (révélation)
Autant dire que je pratique le sujet sérieusement depuis 25 ans...
Une forte accélération ces dernières années, formation accélérée virtuelle et physique avec une équipe sérieuse...(pour changer).

Dans l'ordre :

-"Dans l'ombre des Templiers. C'est sous des intentions vertueuses d'accorder l'asile aux malades, de s'engager à lutter par les armes contre les ennemis de la foi, que tout commença."

*Les Templiers croyaient en un dieu mais pas du tout le même que celui de l'église. Leurs héritiers actuels sont les Jésuites, un ordre militaire tellement "croyant" qu'il sait que rien n'est vrai tout est permis. (même s'il manipule ses recrues nouvelles avec des dogmes religieux) . Tout est bon, infiltration, espionnage, intox, assassinats, les porte flingue en soutane.

-"La Rose-Croix, un canular à l'idéal humaniste."

*Je ne l'aurais pas dit comme ça mais puisque c'est dit j'en souris.
Encore une formation qui se revendique le monopole de "la vérité et celui des "seuls vrais textes".
Amusez-vous sachant que les premiers écrits sur le Christ ont été produits 100 ans après sa mort. Ce à partir de tradition orale, largement déformée au fil du temps. Imaginez donc les métaphores d'il y a cent ans et comment elles seraient comprises actuellement... On peut en rire !
Le cas Rosicrucien est amusant, ils attendent toujours que les dernières bibles Rosicruciennes "originales" sortent du glacier où elles ont été jetées avant leur exécution.
En attendant on se réunit dans une grotte et on se crée sa petite popote.
Je n'ai rien contre mais ça m'amuse.

"Les Sages de Sion, avec leurs protocoles,"

* Entre "initiés" de notre ordre qui n'en est pas un, on ne les appelle pas comme cela, mais : "Le faux qui dit vrai"
Le faux qui donne point par point le plan d'attaque d'une certaine élite oligarchique.
Livre dérobé à un messager spécial en Russie pour lequel certains ont dépensé des fortunes colossales à démontrer qu'il est un faux, créer toute une histoire autour de son écriture.
Ces protocoles ont été découverts en Russie, c'est là que ça devient inintéressant quand on regarde que la communauté Sioniste était sur-représentée et à la tête de la révolution "Russe" (pas plus "Russe" que le printemps "Arabe" n'était "Arabe d'ailleurs ..)
De là on tombe en ligne directe sur les financiers de la "Révolution Russe", Rothschild-Bauer, Windsor et toute la clique ...(la fameuse oligarchie à quion doit la Révolution Russe et deux guerres mondiales mais j'en reparlerai...)

"Qui mène la danse?", un vieil article, une question qui n'aura jamais toutes les réponses..."

*Cherchez où va le fric en fin de circuit et vous aurez la réponse. En 2013 quelques familles identifiées et 147 multinationales qui contrôlent toutes les entreprises du monde. (c'est vraiment très simple à prouver par A + B aussi choquant que cela puisse paraitre)
Les loges, cercles, comités et tout ce qui suit c'est juste leur outil de brainwashing et cooptation élitiste, rien d'autre.
Si vous prenez les institutions financières : FED, FMI, Banque mondiale et tout le reste ... Vous réalisez qu'au final elles ne sont pas dirigées par des états contrairement à l'imagination populaire, mais par toujours les mêmes familles Rothschild, Rockefeller, Morgan, Brabour, Tang et toute la clique .

"Ce mois-ci, le Science & Vie se demandait si nous sommes programmés pour croire. "

*Pas tous, certains sont programmés pour faire des recherches et sont construit sur une architecture tout à fait atypique.
Bizarrement c'est la seule chose qui me pousserai à "croire" avouez que c'est comique ... Ha ha ha .. (je n'ai pas dit en qui croire, je ne veut pas choquer)

Il faut savoir que les Franc-Maçons croient par dérision en Lucifer : "Lucifer ange de lumière et de la connaissance" .
Ils ne sont pas avares en hypnose, PNL, usage de certaines substances hallucinogènes .

Si nous faisions des dépistages d'alcaloïdes dans le sang de nos "élites" je vous assure que vous tomberiez de très très haut .
Nous avons tous pu voir à une période, une partie du gouvernement Sarkozy-Fillon avec des pupilles comme des ballons de foot en direct live à la TV.
J'ai stocké toutes les vidéos de chacun de ses membres sur cette période, avec des spots de télévision en pleine figure c'est vraiment pas sérieux de se montrer avec des yeux comme ça à la TV.

Voilà tout ce que je veut bien en dire... Pour le moment ... ;-)

Écrit par : Sun T | 22/12/2013

Bonsoir Sun T,

Sur Avox, je crois que c'est vous qui m'avez inciter à lire Ouroboros, dont j'ignorais l'existence.
Mon article datait d'avant et n'a fait qu'ajouter quelques points précis. Il faut en extraire la substantifique moelle.
J'ai été très déçu de voir la France qui était très rétro du côté de la laïcité et aussi, de tout ce qui touche l'existentiel, comme l'avortement, l'euthanasie, le mariage pour tous et qui retourne à des époques bien avant l'époque des Lumières. Nous ne sommes pas différents de tout être vivant qui nait et puis passe le flambeau au suivant avant de disparaître.
Un autre article ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2012/08/20/etes-vous-auto-immune-ou-polytheiste.html ) devrait vous en dire plus.
Au sujet des templiers, j'ai été dans plusieurs endroits où ils sont passés et ont sévi, Israël, Rhodes, Chypres et Malte;
J'en connais ainsi un peu plus.
Le livre de Eco, je l'ai lu avec grandes difficultés.
De francs-maçons, il y en a certainement beaucoup au gouvernement belge. Il n'y en a qu'un qui s'est dévoilé dans la presse: Louis Michel.
Comme je l'ai écrit l'homme est un être grégaire. Il aime se retrouver dans un groupement dont il partage certaines convictions. De ce fait, il se voit obligé d'accepter les bons et les mauvais côtés.
Le pognon et le pouvoir, deux choses qui motivent n'importe qui, ensemble ou séparément.
J'aime lire les analyses de S&V parce qu'elles ne prennent pas parti et, tout comme moi, donnent tous les côtés d'une même plaque de vinyle.

Écrit par : L'enfoiré | 22/12/2013

François PIRETTE je suis un inconditionnel, je stocke tout ce qu'il fait. Pas assez PI-PO-lisation il ne passe pas à la TV Française à la hauteur de ce qu'il mérite.
C'est pas vous qui disiez que les Français n'aimaient pas l'humour Belge ?

Au contraire, le Français aime bien plus les Belges et la Belgique que ce que vous ne pensez.
Les plus grandes idoles Belges sont revendiquées comme Françaises, s'en est la preuve.

C'est juste sur votre histoire de la Belgique que c'est très très très compliqué, car elle nous oblige à nous éparpiller dans l'histoire de plein d'autre pays à mesure qu'on l'étudie. C'est très long et je n'ai pas encore fini. Mais grâce au peu que je connais désormais je comprend beaucoup mieux vos propos, motivations et parfois petites piques....

On ne peut ni comprendre les Belge, ni comprendre la Belgique sans en avoir étudié l'histoire, c'est ce que je pense.

Écrit par : Sun T | 22/12/2013

Parfois, on ne se comprend pas nous-même, c'est tout dire.
Alors on dit que cela doit être surréaliste.
:-))

Écrit par : L'enfoiré | 22/12/2013

"J'ai été très déçu de voir la France qui était très rétro du côté de la laïcité .. ... et qui retourne à des époques bien avant l'époque des Lumières"

Tout est dans la méthode, essayez de me contraindre par la violence physique et verbale ou la répression vous allez rapidement comprendre qu'on ne joue pas ayu foot avec de la nitroglycérine .

Les Français trouvaient Sarkozy violent, avec Hollande ils atteignent les confins de la voie lacté.
En faisant un effort on devrai même découvrir des univers inconnus, encore un effort Sakhollande, t'y est presque !

Je ne parlerai pas de EELV, d'instrumentalisation du racisme quotidienne et permanent à la TV depuis un an, là où le racisme anti-Français est largement tu et même encouragé etc..
http://www.youtube.com/watch?v=nTljOihbaoI

Personnellement je trouve cela génial, plus vite ça éclatera plus vite ...
Comme quoi ils méconnaissent totalement leur propre peuple, c'est tant mieux !

Écrit par : Sun T | 22/12/2013

Salut l'enfoiré

Une précision : Quand les gens se plaignent de la publicité "classique" c'est parce qu'ils n'ont pas le décodeur de la symbolique pour déceler la publicité Maçonnique.

Tout le monde dit que le premier publiciste était tel ou tel gars, telle ou telle religion, c'est à moitié vrai.
La publicité moderne, nécessitant des références pour être comprise est une pure invention Maçonnique, ils peuvent en revendiquer la paternité absolue.

Mon grand jeu c'est de comptabiliser tous les symboles laissés sur les édifices, dans les symboles, les logos d’entreprises.
C'est surmenant au point qu'on comprend beaucoup mieux l’organisation de tout ce petit monde, pas même besoin de se parler, le logo fait office de carte de visite, la mise en page confirme, après lors des rencontres une poignée de main et quelques expressions choisies suffisent à prouver l'appartenance à la bande.

Formidable quand on a le décodeur !

Écrit par : Sun T | 23/12/2013

La publicité et son image restent seules dans l'esprit des gens, comme je l'écrivais dans le billet de la semaine passée. Rappelez-vous la morale de ma fable: L'important n'est pas ce qui est, mais l'image qu'on en donne.
Un décodeur n'est jamais compris dans le prix.
C'est à chacun de faire l'effort de peser le pour et le contre.
C'est pour cela que j'aime une éducation d'analyse et non pas régulée par un programme ancestral diffusé comme un leitmotiv.
Sur les symboles, je ne m'y suis jamais appesanti. Auto-immune comme je l'écrivais ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2012/08/20/etes-vous-auto-immune-ou-polytheiste.html ) mais pas polythéiste.
Si vous vous souvenez, il y a une chanson de Souchon qui en parlait "Et si en plus, y a personne" http://www.youtube.com/watch?v=JvkMnHXtHzc
Quatre ans déjà...

Dimanche prochain, une autre preuve...

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2013

"Un décodeur n'est jamais compris dans le prix."

Disons que c'est acadabrantesque l'histoire de la FM au travers de LEURS livres estampillé " Grande Loge machin chose 19xx".
D'un côté ils se disent multiconfessionnels mais dans leurs propres écrits ils sont surtout Lucifériens "porteur de la lumière de la connaissance".

Une grande partie de leur symbolique se retrouve dans les églises et cathédrales, signée et même numérotée pour qui connait leurs chiffres "sacrés" .
(chiffres sacrés, curieux pour des laïcs non ?)

Jusque là rien d'anormal on peut dire que dans FM il y a "Maçon", sauf que la majorité des Maçons n'ont rien à voir avec le compagnonnage, ce là que ça se gâte, qui plus est quand on regarde la date des édifices, encore plus rien à voir avec le métier de maçon...
De là on décode beaucoup mieux les mises en scène et sculptures, gargouilles et gargouillis, si les Chrétiens savaient dans quoi ils prient ils seraient écœurés.
Ils prient des autels replis de symboles et mise en scène des obédiences Maçonniques.

C'est là où le décodeur est important si on veut comprendre la réalité et non le décorum.
La Belgique est un incroyable nid de FM, c'est de notoriété quasi publique.
Le parlement Européen à BXL ce n'est pas uniquement pour le multiculturalisme Belge mais aussi ses loges.

Le nouvel ordre mondial est devenu une entreprise suicidaire et pas pour qui on croit.
Quand ça leur pétera à la tête et ça va leur péter à la tête, ils ne pourront pas se plaindre car c'est dans leurs séances de lobotomie en toutes lettres : "Ce qui est en haut comme ce qui est en bas" , l'inversion des valeurs est aussi l'inversion de la valeur de la FM dans la société .

Je ne souhaite de mal à personne et je leur souhaite de s'en sortir mai qu'on ne compte pas sur moi pour les défendre ou lever le petit doigt.
Seul espoir le projet blue beam mais il est on ne peut plus éventé, d'autant que c'est nous qui l'avons financé.

Bonne chance à celui qui fera apparaitre le messie où que ce soit en Occident et même en Russie, au Japon et en Chine (dans les milieux privilégiés), trop de monde a pu voir, faire des recherches et plus si affinités...

http://www.youtube.com/watch?v=-fOzo5Da4EU (pas le meilleur documentaire mais assez bonne compilation de faits retransmis sur les TV mondiales)

Écrit par : Sun T | 23/12/2013

Si vous allez lire cet article "Une Grand Place comme un théâtre baroque" ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2013/06/18/une-place-qui-voit-loin-et-grand.html )
vous allez trouver :
"Un jour, au même endroit, de jeunes étudiantes m'avaient demandé si je savais s'il y avait des symboles maçonniques sur les façades de la Grand-Place. Ma réponse fut "oui", sans chercher à les désigner. Avoir eu un premier roi, Léopold Ier, qui était franc-maçon, cela ne pouvait pas être une surprise.".
Le livre dont je parle en fin d'article, je le possède.
Un livre tout à fait bien fait sur sujet.

Le "projet blue bean", je n'avais pas l'honneur de le connaitre.
J'ai trouvé cela http://www.youtube.com/watch?v=IeLfr9843Ks

Une autre conspiration, une autre substitution de soi.
Mais mon cher, Sun T, c'est à peu près tout ce que je ne veux pas. Etre substitué à autre chose. Je suis moi, l'enfoiré.

Et cela me suffit amplement. :-))

J'ai connu quelqu'un qui a fait partie d'une secte et qui parlait de la théorie des chemtrails
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_chemtrails
Autant dire, tout de suite, elle était dangereuse à mes yeux... Infréquentable...

Remplacer une religion par une autre?
Très peu pour moi.

Savez-vous ce qui se passe quand quelqu'un vient sonner à ma porte pour me parler de Dieu?
(Jehovah ou équivalent)
Je dis simplement: je connais mon histoire, pourquoi espérez-vous m'en apprendre plus sur elle?
En général, cela suffit pour briser des élans.

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2013

"Une autre conspiration, une autre substitution de soi."

Très belle phrase qui amène une question dont je sais que pour vous la réponse sera différente de la mienne vu que vous vivez plus pour "la grande gaufre" et le "carpe diem" et moi plus pour la véracité des fondations et la démystification des dogmes. (anarchistes dans des catégories différentes) :

-Peut-on se construire sur des mensonges comme on pourrai construire une maison sans fondations sur le sable en disant qu'elle est solide comme un roc ?

Un enfoiré dira "je m'en fous tant que ma maison est saine et confortable jusqu'à la fin de MES jours", un Sun T vous dira "certainement pas j'aimerai bien que la maison puisse être utilisée par d'autres".
Je suis bien plus idéaliste même si j'en sais toute la vacuité, cependant Léonard était idéaliste et c'est comme ça qu'il a fait avancer certains domaines qui l'intéressaient.
Chacun a son envie dans le regard ;-) On se connait assez pour que vous compreniez quelle est la mienne.

Blue beam je ne le prends pas pour argent comptant mais c'est toujours important de connaitre les éventualités que certains se réservent, surtout quand on sait à quel point ils se calquent sur les monothéismes depuis tellement longtemps ..
C'est cohérent en cela, non par ce qu'il se dit de blue beam mais parce que c'est exactement "the right thing at the right place at the right time"(pour certains)

On ne passe pas autant de temps que j'ai pu en passer sur certains sujets depuis mon blog chez vox, sans jamais progresser. Même si parfois il y a eu d'apparents flottement il faut toujours se méfier. Quand je suis apparemment improductif c'est que je fais de l'affutage.

Écrit par : Sun T | 23/12/2013

"Pour vous, le "carpe diem' et moi plus pour la véracité des fondations et la démystification des dogmes. (anarchistes dans des catégories différentes)"

Bien d'accord. Cela ne veut pas dire que l'on ne se rejoint pas dans certaines circonstances.
La philosophie n'est pas une histoire à une face.
Elle dépend de l'âge de ses acteurs.
Il est clair que plus jeune, je n'aurais peut-être pas parlé ni agit de la même manière.
Je ne connais pas votre âge. Je ne peux donc pas comparer.
Il y a eu Liszt qui a eu une vie apparente en deux phases. Une première musicale et une autre plus religieuse.
Je dis "apparente" car il y trouvait aussi son intérêt. Lui qui avait perdu des atouts physiques, un peu défraîchi par l'âge alors qu'il avait toujours été adulé, retrouvait par cet intermédiaire.

"Peut-on se construire sur des mensonges comme on pourrai construire une maison sans fondations sur le sable en disant qu'elle est solide comme un roc ?"

Cela dépend si les mensonges vous touchent de près ou non. Alors il y a la justice qui est là pour trouver le compromis.

"Un enfoiré dira "je m'en fous tant que ma maison est saine et confortable jusqu'à la fin de MES jours"

Bien sûr. Désolé de vous décevoir. Comme je l'ai écrit chacun à eu une enfance et une adolescence qu'il n'a pas choisi en gardant une envie dans le regard, mais qu'il a subi sans broncher. L'envie s'est émoussée avec le temps.

"un Sun T vous dira "certainement pas j'aimerai bien que la maison puisse être utilisée par d'autres.
Je suis bien plus idéaliste même si j'en sais toute la vacuité, cependant Léonard était idéaliste et c'est comme ça qu'il a fait avancer certains domaines qui l'intéressaient."

Je suis un scientifique de formation qui s'est perverti avec le numérique.

"Blue beam quand on sait à quel point ils se calquent sur les monothéismes depuis tellement longtemps .."

Je crois que vous n'êtes pas allé en Egypte. Là, dans la version ancienne où il y avait un dieu pour chaque chose. Je trouve même que c'est plus normal que le monothéisme.

"the right thing at the right place at the right time"(pour certains)"

YES, mais tout dépend de celui qui juge s'il est opportun d'être celui-là.

" depuis mon blog chez vox, sans jamais progresser"

Vous verrez, avec l'âge, les convictions s'endurcissent ou s'adoucissent.
C'est selon...
;-)

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2013

Une petite chanson que je vois actuellement sur France3
http://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=1zgip5IIv_E

une autre qui définit ma manière de penser

http://www.youtube.com/watch?v=QpBiRuGU928

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2013

Deux choses, seulement deux :
- l’inscription dans tout groupement philosophique humain implique une perte de liberté, puisqu'il définit par son essence même le chemin à suivre.
- la réponse à tous nos problèmes se trouve dans la Bible et elle est, ma foi, ultra-simple : Dieu est en dehors de notre entendement
Descartes : Cogito ergo sum
Pascal : Dubito ergo sum.
Je ne sais plus lequel des deux a dit dubito et l'autre cogito. Le cogito ergo sum me semble placer l'homme au centre de l'univers. Le dubito exprime l'infinie liberté, celle de n'être finalement que soi, c'est à dire rien. La connaissance périt avec l'homme. Mais l'art et ses écrits restent en tant que seul témoignage d'une existence somme toute passagère.
En dehors de cela, nous ne sommes que poussière.
Y'a donc pas à se mettre martel en tête...

Écrit par : Sapenhine | 23/12/2013

"tout groupement philosophique humain implique une perte de liberté"

Exact. A Noël 2011, je parlais de solitude et je reprenais le texte de De Kersauson.
Il aime la mer, parce que la mer ne pardonne pas les erreurs.
Il faut relire ce que j'ai recopié sur la solitude et pour ceux qui en souffrent:
"La médiocrité de l'autre a pu me désarçonner plus d'une fois. Mais elle ne me surprend plus; je connais la mienne. Il est admis qu'on meurt seul. Mais pourquoi la solitude ne serait-elle que les deux extrémités de cette histoire? Je trouve que c'est bien de vivre seul, et tout le temps. J'ai compris que je mourrai seul. C'est un geste d'amour de tenir la main de celui qui se débat dans les affres de la mort. Je ne me fais pas d'illusion: je finirai seul. Je suis accroché à ma solitude. Cela ne signifie pas que je suis complètement fermé à l'amitié, mais c'est mon plaisir d'être seul comme c'est mon plaisir de naviguer. La solitude n'est pas forcément réconfortante mais elle me ramène à mes actes et me conduit à être en perpétuelle négociation avec moi-même. Je ne suis jamais fatigué de la solitude et c'est souvent une corvée d'en sortir. Être seul me permet des débordements avec moi-même et de me sentir grisé par le silence. Je peux rester assis sur un banc sous les châtaigniers trois heures en correspondance avec moi-même. Aucune fatigue et une jubilation intellectuelle au bout du compte. Seul, je brûle d'activités. J'évapore de la pensée en paroles. Un atelier de fumigation à moi tout seul. La solitude me permet de faire passer avec une vertigineuse rapidité images, idées, rêves fous, hypothèses cinglées, parfois fécondes. Et ainsi de remonter le film de ma vie. Je peux rester ainsi une demi-journée à la lisière de mes rêves et de mes souffrances. Je suis ramené à moi-même. Que vais-je entreprendre demain? Quel sera mon prochain rêve? Je suis seul avec ma conscience. Tous les deux, nous formons un vieux couple de jumeaux un peu acariâtres qui s'engueulent, boudent et prennent toute la couverture. Seul, je purge mon esprit. Ce n'est pas une satisfaction de soi-même ou un dédain pour les autres. Seul, je fais une copie au net de ma vie."

Un autre livre va expliquer "Le monde comme il me parle".

Tous des poussières d'étoiles comme l'a écrit Hubert Reeves.

Écrit par : L'enfoiré | 23/12/2013

"Vous verrez, avec l'âge, les convictions s'endurcissent. ;-)"

C'est déjà le cas, je me souviens d'un temps où nous échangions des mails, en pleine écriture de certains chapitres de la "grande gaufre" .
Des choses que je ne comprenais pas à l'époque je les ai comprises, ce jour là j'ai pensé à vous et la sanction envers "le sang" a été la même malgré quelques allées et venues qui ont précédé. Pourquoi donc s'intoxiquer.
Je vous l'ai déjà dit, notre vie personnelle bien que différente sur certains aspects est la même, nous avons même des compagnes qui se ressemblent de caractère.
Avec le recul et avec la relecture des mails ça me saute aux yeux... Je ne me savais pas si "enfoiré qui s'ignore".

"Cela ne signifie pas que je suis complètement fermé à l'amitié, mais c'est mon plaisir d'être seul comme c'est mon plaisir de naviguer... Je ne suis jamais fatigué de la solitude et c'est souvent une corvée d'en sortir. Seul, je brûle d'activités. .."

J'ai intercepté cette phrase là c'est moi qui ai écrit ça ou vous ? ;-)

" Je suis seul avec ma conscience. Tous les deux, nous formons un vieux couple de jumeaux un peu acariâtres qui s'engueulent, boudent et prennent toute la couverture. "

Là c'est notre différence, je suis dans le confort psychologique que je me suis donné les moyens d'avoir à un prix fou. Un luxe honteux mais immatériel. Un très long chemin...

Écrit par : Sun T | 23/12/2013

Pourquoi Noël, demande Laurence?

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_le-cafe-serre?id=8163787&eid=5017893#audios

Parce qu'il y a un miracle pour la Noël de bon ton, répond Thomas

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_le-cafe-serre?id=8164243&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2013

Pour Laurence, un repas de fête et historique.
Michel Roth, chef étoilé au Ritz, et la journaliste gastronomique Caroline Mignot revisitent les grands repas de fête. Dans ce volet, ils concoctent un repas très british, clin d'oeil à la Reine Victoria dont la table de Noël était des plus savoureuses.
Entrée : consommé de volaille, royales de foie gras ; plat : dinde pochée, légumes d’hiver ; dessert : Christmas pudding.

http://www.arte.tv/guide/fr/050168-001/repas-de-fete?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2013

Qu'est-ce que croire?
Une question posée par un rédacteur et qui a parfaitement sa place ici.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qu-est-ce-que-croire-145439

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2013

Une anecdote:

Nadine Lejaer, rédactrice en chef du Télépro, avait un édito qui disait (je cite avant de répondre):
- Les guerres, meurtres, tyrannies... qui continuent d'émailler cette année 2013 sont le résultat d'actes posés par des hommes. Qu'ils le soient au nom d'une divinité ou d'un principe supérieur est pur mensonge, fable soporifique. Et bien que s'en convaincre nous facilite la vie, nous enlève toute responsabilité, il faut l'accepter: nous ne sommes pas des marionnettes.
- Un mensonge, une fable soporifique? Mais, chère Madame, comme le démontre ce qui précède, c'est en leur nom, aux divinités et aux principes supérieurs avec l'aide de leurs secrets de fabrications. A moins de faire partie de la charia, la justice d'une démocratie responsabiliserait d'être incitateurs, justificateurs, voire commanditaires.

La réponse de Pol à Mieke?

Écrit par : L'enfoiré | 25/12/2013

Cette semaine dans Telepro.

Avec le titre "La ferme!" Nadine Lejaer remet ça.
Elle écrit: "Les Femen ont troublé la messe de Noël à Cologne. Une jeune femme juchée sur l'autel exhibait, gribouillé sur un torse dénudé : "I'm God".
J'imaginais le Très-Haut avec des cheveux longs, mais un tantinet moins de poitrine. Dieu est amour, les Femen sont tarées.
Leurs coups d'éclat finissent pas agacer. Un best-seller en Italie conseille aux femmes d'obéir à leur mari et écrit 'Nous les femmes, nous aimons l'humiliation parce que c'est dans l'intérêt de tous'. Je les attendais plutôt Espagne. Un livre conseillant aux femmes d'obéir à leur mari est en passe de devenir un best-seller après un succès en Italie. 'Nous les femmes nous aimons l'humiliation parce que c'est dans l'intérêt de tous'. Pour autant Constanza Miriano s'étonne de la polémique engendrée par son livre 'Casate y sé sumisa'.
Pourquoi le bon sens a-t-il déserté ces dindes qui ne sont ni Dieu, ni vierges, ni anges? Peut-être parce que ce sont des démons.".

Que répondre?
Pruderie? Bigoterie? Théocratie? Que ceux qui ne croient pas sont aussi agacé par ce genre de déclaration dans un journal de télé qui doit rester impartial? Qu'elle n'a rien compris au féminisme?
Je préfère encore EADR qui dans le même magazine, dessine Lady Gaga obligée de se mettre de plus en plus nue pour tenter de vendre son dernier CD.
Et qui ajoute, "Au moins sur les Femen, y'a de quoi lire!"

Écrit par : L'enfoiré | 04/01/2014

Noël à travers le monde

Une crèche napolitaine géante figurant la naissance de Jésus à Bethléem a été inaugurée sur la place Saint-Pierre à Rome et une lumière pour la paix allumée au nom du pape François, marquant le début des célébrations de Noël au Vatican.
A quelques heures de la messe solennelle de Noël dans la basilique Saint-Pierre, le cardinal de Naples Crescenzio Sepe est allé inaugurer cette crèche, intitulée «Franscesco 1223-Francesco 2013» pour marquer le lien entre le saint (François) d’Assise qui avait prêché la pauvreté radicale et le pape argentin qui a annoncé vouloir «une Eglise pauvre pour les pauvres».
Mais à la déception des fidèles présents, le pape n’est pas apparu pendant la cérémonie pour allumer «il lume della pace» («la bougie de la paix»).

Appel à « une solution juste et équitable » au Moyen-Orient
A Bethléem, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, la plus haute autorité catholique romaine en Terre sainte, a appelé à une «solution juste et équitable» au conflit israélo-palestinien et à la réconciliation au Moyen-Orient, dans son homélie de Noël.
«O divin Enfant, Dieu de bonté et de miséricorde, jette un regard de bonté sur la Terre sainte et nos peuples qui vivent en Palestine, en Israël et Jordanie et sur tous les peuples du Moyen-Orient. Donne-leur tous la réconciliation pour qu’ils deviennent tous frères — fils d’un seul Père», a imploré Mgr Twal, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas et de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, en visite privée.
De Bethléem, le prélat rappellera aussi dans son homélie «tous les drames de l’humanité sur les cinq continents: des guerres civiles en Afrique au typhon aux Philippines, en passant par la situation difficile en Egypte et en Irak et la tragédie syrienne».

Hommage aux victimes du typhon aux Philippines
Aux Philippines, les rescapés du violent typhon Haiyan ont fêté la Nativité avec ferveur au milieu des ruines, malgré les morts et les destructions.

Couvre-feu à Bangui
En Centrafrique, la capitale Bangui toujours en effervescence, passait un triste réveillon de Noël sous couvre-feu et dans la psychose de nouvelles violences. Les messes catholiques et cultes protestants avaient été avancés dans l’après-midi pour raisons de sécurité.

Les soldats américains fêtent Noël en Afghanistan
Noël depuis l’espace
Noël à Hong-Kong

http://www.lesoir.be/387930/article/actualite/monde/2013-12-24/noel-travers-monde

Écrit par : L'enfoiré | 25/12/2013

Bon noël l'enfoiré G..

"Qu'est-ce que croire ?"

Pfffttt, sacrément personnel croire en soi c'est déjà beau. J'ai découvert ça dans le sport et la "cascade" pour tout dire. Dépasser ce que nous croyons être nos limites et être des limites humaines. Après j'ai enchainé avec la boulimie intellectuelle, là aussi la limite n'existe pas, il ne faut pas croire...

La seule réponse c'est que croire n'est pas savoir, la seule croyance qui vaille c'est qu'il n'y a aucune règle que celle qu'on se met soi-même délibérément.
Les croyances ou limites sont faites pour être surpassées et dépassées, d'ailleurs c'est le but de toute limite et tout record, être dépassé pour dépasser la croyance, le "curseur". Aucun curseur chez moi.

Là je parle comme un FM pourtant leurs croyances sont trop exiguës pour moi...
Là où ils pensent franchir des croyances et des limites, ils ne franchissent les croyances/limites du commun des mortels et ça les satisfait, c'est ma différence avec eux.
Ils sont trop croyants pour moi et pour se rassurer ils dépassent des croyances mais pas leurs propres croyances puisqu'ils croient en leur congrégation, leur fraternité, leur serment, leur nouvelle vie, leur nouveau moi. C'est drôlement limité in fine.
Ce sont des gens très ouverts quand on les connait et qu'on peut discuter mais on les démasque souvent face à leur croyances/limites, c'est d'une drôlerie de démaquer quelqu'un qui se croit moins limité que vous par ses propres croyances/limites.

"Chez les grands rien n'est petit, pas même la petite vérole !" Donc croire non merci, c'est trop limité.

Je ne ferai pas un exposé de fol-dinguerie içi mais si 1/1000 être humain savait ce dont nous sommes réellement capables je partirai vivre sur une autre planète. ^^

Ce qui m’intéresse en revanche beaucoup c'est les croyances implantées dans la tronche de nos élites.
Le père noël est passé pour moi dès hier je vais y passer la nuit, la symbolique du 11 et des dérivés à travers les siècles et les croyances.

On est vraiment gouvernés par des allumés, vous pouvez me croire : 1111 comme nous nous deux et nous ne seront jamais aussi malades qu'un seul d'entre eux, même en y mettant tous de la bonne volonté débilitante.

Donc qu'est-ce que croire pour un Sun T : Croire en son infini et savoir que l'infini ne peut pas se connaitre car il est infini. Normal puisque qui dit infini, dit sans de finitude, le temps de chercher à le connaitre il est déjà plus loin.
La seule croyance honnête est celle de l'infini parce que sans dévotion et sans bigoterie.

;-)

Écrit par : Sun T | 25/12/2013

Joyeux Noel, Sun T., A.

J'ai un peu changer la fin de mon billet.
>>>
Le dossier du S&V allait, même, plus loin: "La religion serait plutôt bonne pour la santé. Elle renforcerait la mémoire. L'idée de Dieu rendrait plus heureux mais uniquement à forte dose. La conception spirituelle en l’absence d'un cadre religieux, rendrait plus vulnérable aux troubles mentaux. Les croyants se suicideraient moins que les autres. La Foi pourrait accroître le risque de dépression mais protégerait contre les addictions. La méditation renforcerait les chromosomes. La concentration religieuses atténuerait la douleur".
Le dossier terminait par la constatation que "plus on est intelligent, moins on croit".
Si c'est pas un choix cornélien, ça?
Croire et avoir une meilleure santé ou ...
ne pas croire et se retrouver moins en forme "ad patres", comme chantait Polnareff "On ira tous au paradis"....

La religion, c'est un sujet qui m'a demandé énormément de temps à analyser en interviews.

En 2006, j'ai écrit le "Le ciel pour horizon" en trois épisodes. Commencé un an plus tôt... Un dialogue de sourds.
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/12/20/le-ciel-pour-horizon-3.html

Une réponse dans http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2702134238/171-2304635-3664258

Écrit par : L'enfoiré | 25/12/2013

Christian de Duve: «Si on continue comme cela, ce sera l’apocalypse, la fin»
Entretien paru en avril 2013

Christian de Duve a toujours eu grande confiance en son destin. Petit, il était déjà persuadé qu’il réaliserait de grandes choses. Et aujourd’hui, il a attendu 95 ans pour raconter son histoire : il avait tant de choses essentielles à réaliser auparavant, que sa biographie pouvait franchement attendre. Cet homme qui, jeune, a failli se mettre en danger, par son goût pour le bridge et le poker, est notre Prix Nobel, le seul Belge vivant, reçu en 1974 pour ses découvertes en médecine, et pour ses deux compagnes d’aventure qu’il a baptisées lysosome et peroxysome.
« La cellule est un organisme vivant qui possède tout ce qu’il faut pour vivre et a donc des organes, très petits. J’ai eu la chance de découvrir deux de ces organes, comme si, du temps de Vésale, quelqu’un avait trouvé le foie, et quelqu’un d’autre l’estomac. Moi j’ai trouvé l’estomac de la cellule, que j’ai appelé le lysosome, et un autre organe, plus difficile à expliquer, le peroxysome, qui intervient dans des phénomènes d’oxydation, de combustion d’aliments, de graisse. »
Tous les jours, jusqu’à il y a peu, Christian de Duve entretenait ses muscles en nageant tous les matins et en faisant quelques exercices, et ses neurones en jouant aux « Chiffres et aux Lettres ».
Son destin est fabuleux, son parcours stimulant mais c’est son cri d’alarme qui nous terrasse, le cri d’un homme ébloui par son passé mais effrayé par l’avenir.
« J’ai vécu le siècle le plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité, nous raconte-t-il dans son bureau débordant de livres.Il y a eu une série de découvertes extrêmement importantes, l’atome, le big bang, etc. Dans mon domaine, les sciences de la vie, on a fait des progrès inouïs. Quand j’étais jeune étudiant, on ne savait pratiquement rien du fonctionnement de la vie. Aujourd’hui, on sait, on comprend. Pas tout, mais beaucoup. Et c’est la recherche scientifique qui a permis cela, produisant des résultats essentiels. Et j’ai vu toutes ces découvertes. »
L’impact réduit de la religion catholique a-t-il libéré des capacités de découvertes ?
Je n’oserais pas dire cela. On a été un peu plus libres de penser mais pas de chercher, car on a toujours pu chercher. Lors de ma nomination comme professeur à Louvain (1948), le fait d’accepter une place dans une université confessionnelle, soumise à la doctrine catholique, m’a gêné, car la démarche scientifique n’est pas très compatible avec l’attitude dogmatique de la démarche religieuse catholique. Mais à Louvain, on ne m’a jamais obligé à renoncer à certaines recherches.
Vous terminez votre parcours sur la Terre en lui prédisant beaucoup de tourments ?
C’est un peu le bout de mon périple personnel, j’ai essayé de reconstituer l’histoire de la vie depuis 30 ans, de lire, réfléchir, étudier et d’écrire des livres qui rendent compte de cette réflexion.

-Vous deviez en arriver aux questions existentielles ?
-J’y suis arrivé très tard, à la 6e de mes dernières vies (1985) car j’avais jusque-là, mis tout cela de côté. Et puis il y a 30 ans, je me suis intéressé à l’origine et à l’histoire de la vie, à l’avènement de l’humanité, au développement du cerveau humain : cela m’a passionné. Arrivé au but, j’ai bien dû poser la question de savoir « où allons-nous » ? Et c’est là que je suis inquiet. J’ai reconstitué cette longue histoire dans un cadre darwinien, en faisant intervenir la sélection naturelle, qui avantage uniquement ce qui est utile, au moment et à l’endroit mêmes. Nos ancêtres ont acquis un certain nombre de traits et propriétés génétiques, parce que ces propriétés étaient utiles à leur survie et à leur reproduction, à l’époque et l’endroit où ils vivaient. Ce qui a été privilégié alors, c’étaient des traits utiles à ce moment-là, mais pas à l’avenir. La sélection naturelle ne regarde pas en avant. J’en suis arrivé à la conclusion que les traits génétiques privilégiés par la sélection naturelle étaient utiles à nos ancêtres mais sont devenus néfastes pour nous. Le résultat, dans l’histoire de la vie, a été un succès extraordinaire. L’espèce humaine, si vous la comparez à tout ce qui vit et a vécu dans le monde, a réussi d’une manière exceptionnelle. On était quelques milliers dans le coeur de l’Afrique il y a 100.000 ans, et on est presque 8 milliards à occuper tous les endroits habitables de la Terre, à utiliser toutes les ressources disponibles, à épuiser ses ressources, à vider des océans de poissons, polluer l’environnement, le rendre inhabitable, à transformer les forêts en désert. Et en plus, nous avons créé des mégapoles – je suis allé à São Paulo, Tokyo, Mexico City – où les gens s’entassent et qui sont des nids de discorde. Je le vois d’une manière objective et je lance un cri d’alarme. Si on continue dans cette direction, ce sera la catastrophe, l’apocalypse.

-Comment l’homme a-t-il laissé faire cela, sciemment ?
-L’homme ne réfléchit pas à l’avenir, ne s’en préoccupe pas. Même pas les dirigeants politiques, pour qui, ce qui compte, est la date des prochaines élections, dans deux ou trois ans maximum. Lorsque j’étais enfant, on vivait un peu comme si le monde nous était donné, sans préoccupation : le monde était là pour nous servir et être exploité par l’homme. Ce n’est vraiment qu’à la fin de la dernière guerre qu’on s’est rendu compte brusquement que les ressources naturelles étaient finies, qu’elles risquaient d’être épuisées rapidement par le développement de l’humanité et que les conditions de vie allaient être fort diminuées.

-N’est-ce pas l’échec de la capacité des scientifiques à jouer un rôle ?
-Les scientifiques n’ont pas de pouvoir. Ils essayent d’étudier, de comprendre, éventuellement de créer du neuf mais le pouvoir, c’est les politiques qui l’ont. Ils consultent peu les scientifiques. Ils sont très absents de votre livre.

-Comme si vous n’aviez pas eu de contacts avec eux ?
-Si on n’en parle pas, c’est qu’ils ne m’ont pas marqué. J’ai fait partie de multiples commissions d’experts, mais je n’ai pas eu le sentiment que les scientifiques étaient fort écoutés dans le monde d’aujourd’hui.

-Vous n’avez jamais pensé faire de la politique ?
-Non. Ce que j’ai fait de plus « actif », ce fut de créer mon Institut.

-Vous en appelez à des sages ?
-Le monde a besoin de guides mais encore faut-il les suivre ! Gandhi, Bouddha, Jésus, Socrate : il y a eu un certain nombre de sages mais on les a tués, on ne les a pas suivis. Ce qu’on demande à ces sages, c’est d’utiliser le cerveau que nous avons reçu de la sélection naturelle, pour faire quelque chose qu’elle ne peut pas faire : prévoir l’avenir. Et si ce résultat est néfaste, prendre des décisions.
Mon message est simpliste : le boulier compteur. Pas besoin de regarder la télé ou de lire les journaux pour connaître ces menaces : perte de biodiversité, épuisement des ressources, des sources d’énergie, pollution de l’environnement, etc

-Quelle est la cause de tout cela ?
-C’est nous, les hommes, les femmes, les vivants, les humains ! Nous avons trop bien réussi dans la course pour la vie, et aujourd’hui nous avons créé une situation telle, que l’avenir de l’humanité est menacé.

-La science peut faire quelque chose ?
-Elle ne peut pas augmenter la surface de la terre ou ses ressources. Elle peut simplement donner des conseils. « Le » problème, c’est la démographie.

-Il faut un contrôle des naissances très strict ?
-Absolument. Quand j’étais enfant, on nous disait qu’on approchait des deux milliards d’humains sur la terre. Aujourd’hui, on a dépassé les 7 milliards. De mon vivant, la population du monde a quadruplé, dépassant les possibilités naturelles. Donc nous sommes en train, par notre nombre croissant, de rendre le monde invivable.

-Ce ne sont pas ces problèmes-là qui nous occupent. Les gens sont égoïstes ?
-Ils sont surtout aveugles. Les dirigeants se préoccupent trop peu de l’avenir éloigné de l’humanité dans le monde. Et je parle de 50 à 100 ans, pas dans des millénaires !

-Le regain des religions vous inquiète ?
-La religion musulmane, je la trouve inquiétante, parce qu’elle est à mon point de vue particulièrement obscurantiste. Mais les chrétiens sont aussi terriblement doctrinaires. Je ne sais pas comment le nouveau pape va agir, mais jusqu’à présent, la contraception, la limitation des naissances a été condamnée par le Vatican. C’est scandaleux, car le seul espoir de l’humanité de survivre, est de ne pas continuer son expansion.

-Vous avez, malgré toutes ces prédictions pessimistes, un grand appétit de la vie et un grand équilibre personnel ?
-Je ne sais pas si j’ai été équilibré mais j’ai suivi ma ligne à moi. J’ai eu plusieurs vies. Mes recherches à Louvain sont le coeur de mes recherches scientifiques, mon aventure américaine a été très importante. La création de l’Institut de Duve a ensuite été une entreprise magnifique qui a très bien réussi. Et puis, j’ai pu commencer à étudier, réfléchir, lire et écrire et pendant 30 ans, j’ai vraiment fait un très long chemin, en écrivant chaque fois mon carnet de bord. J’ai d’abord essayé de comprendre la totalité de la cellule, après en avoir identifié les fameux deux composantes et cela a fait un livre.
Puis de comprendre la vie – comment elle fonctionne, ce qui est commun à tout ce qui vit –, deuxième livre. Après, il y a eu logiquement ma préoccupation pour l’origine de la vie. Et puis, je suis passé à son histoire et à Darwin qui ne m’avait jamais intéressé jusque-là. De là, je suis arrivé à la dernière étape, l’avènement de l’humanité, et dans la foulée, au fonctionnement et au développement du cerveau. Ce fut un voyage, une progression logique

-Dans ce voyage, vous avez trouvé un sens à la vie ?
-J’ai retrouvé vers la fin, un peu des souvenirs du mysticisme, de la ferveur de mon enfance, mais à la dernière minute, je m’en suis séparé. L’évolution est mon mot-clé aujourd’hui.

-Pourquoi avoir abandonné ce mysticisme ?
-J’avais abouti, à la fin de mon périple, à une vision platonicienne du monde. J’appelais « l’Ultime réalité », quelque chose qui existe en dehors et qu’on découvre. Je suis arrivé à la conclusion que toute cette notion-là est fausse et que cette réalité que je crois découvrir, est quelque chose que j’ai créé moi-même.
C’est le produit de notre propre cerveau. Le vrai, le beau, le bien, n’est pas quelque chose qui vit en dehors de nous et que nous découvrons, mais que nous créons.

-C’est mieux ?
-Je n’ai pas de jugement de valeur à donner. C’est peut-être plus scientifiquement crédible que la notion « d’Ultime réalité ».

-Pas d’existence pour Dieu non plus dès lors ?
-Je comprends que ce soit une préoccupation pour grand nombre d’êtres humains, à la source d’au moins trois religions. Disons pour simplifier : l’existence de Dieu ne se démontre pas, et son inexistence non plus. Napoléon avait demandé à Laplace : « Et Dieu dans tout cela ? » Laplace a répondu : « Je n’ai pas besoin de cette hypothèse. » Je suis un peu comme ça.
« Lorsque je disparaîtrai, je disparaîtrai, il ne restera rien »

-Comme la mort s’approche, prenez-vous cette perspective, comme une délivrance ?
-Je suis tout proche de la mort, je suis au bout du rouleau.

-Vous le ressentez plus fortement aujourd’hui, au bout de toutes ces années ?
-Personnellement, je suis très objectif, très serein devant tous ces phénomènes. La mort, ce serait beaucoup dire qu’elle ne m’effraye pas, mais je n’ai pas peur de l’après car je ne crois pas. Lorsque je disparaîtrai, je disparaîtrai, il ne restera rien. Ce que je dois prévoir maintenant, c’est ma propre disparition et je suis en train de le faire.

(Nous lui confions le coup de fil que nous avons reçu de François Narmon, ex-patron de Dexia, à la veille de son euthanasie)

Je suis dans le même état. J’ai tout prévu, mes enfants le savent, ma fille est venue de France. Si mon fils qui est aux Etats-Unis avait pu se déplacer, je me serais fait euthanasier dans les jours qui viennent. Je suis prêt. Mais je dois attendre, je voudrais revoir mon fils. Il ne peut venir qu’au mois de mai, et donc je dois survivre jusqu’en mai.

-Cela ne vous rend pas triste ?
-Ecoutez, je suis fatigué. Je ne sais pas si je réponds encore d’une manière lucide. La nuit du premier avril, je suis vraiment passé d’un côté à l’autre, j’ai passé plusieurs heures sur le sol de mon dressing. J’étais tombé, je n’ai pas pu me relever.

-C’est là que vous avez pris votre décision ?
-Elle était déjà prise avant, mais je me suis dit que cela était le signal d’alarme. Je me suis dit : « Il est temps d’y penser ». Ces confidences que je vous fais, il faudrait peut-être les garder pour le jour où je serai mort. Ce sera une belle nécrologie.

(Il rit.)

-Cela vous soulage peut-être de penser à mourir : c’est terrible d’avoir vécu un tel progrès au cours de ce quasi-siècle, pour avoir in fine l’impression que jamais l’humanité n’a été autant en danger ?
-C’est vrai. Tout cela m’a fort perturbé et cela continue à me perturber très fort mais je n’ai jamais eu mon mot à dire. M. Di Rupo n’a jamais demandé mon avis. Les politiques ne consultent pas les scientifiques. Je comprends qu’aujourd’hui on ne consulte pas un vieillard de 95 ans, mais enfin, il y a 30 ans, quand j’étais lucide et vivant, on ne me consultait pas.

-Avez-vous des regrets en ce moment si particulier ?
-De ne pas avoir fait mieux, d’avoir surtout un peu sacrifié ma famille à ma carrière. Je l’emporte avec moi. Mais ma femme disait toujours : « Les regrets sont inutiles, Christian ».

http://www.lesoir.be/388102/article/actualite/belgique/2013-12-25/christian-duve-si-on-continue-comme-cela-ce-sera-l-apocalypse-fin

Écrit par : L'enfoiré | 25/12/2013

10 tendances économiques peu connues qui gouvernent le monde

1. L'énergie solaire est concurrentielle
On croit souvent le cliché selon lequel l'énergie solaire est un caprice coûteux de gouvernements qui ne peut survivre qu’à coups de subventions. Mais ce n’est plus vrai, et depuis les années 1970, le prix des cellules photovoltaïques a diminué de plus de 99%. Les coûts d'installation et de maintenance ont aussi chuté de façon spectaculaire. Dans les régions bien ensoleillées, le solaire peut maintenant concurrencer les combustibles fossiles, sans besoin de subvention. Dans certains pays, on taxe même les panneaux solaires pour les faire contribuer à la maintenance du réseau électrique.

2. L’ « asiatification » de l’Amérique
L'immigration mexicaine s'est complètement effondrée depuis 2008 aux États-Unis, sous l'influence de l'évolution démographique et de la crise. Désormais, ce sont des Asiatiques qui émigrent vers les Etats-Unis. Chaque année, ils sont environ un demi-million à s’y installer. Le pourcentage d'Américains d'origine asiatique a récemment atteint 6%.

3. L’implosion de la population chinoise
En 2012, la population active chinoise a chuté de 3,45 millions par rapport à 2011, et cette année, la chute devrait être encore plus forte. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu'au cours de la décennie 2030. Cela signifie que la réserve inépuisable de main d’œuvre chinoise bon marché va s’épuiser rapidement, ce qui va forcer la Chine à développer des industries à plus forte valeur ajoutée, ou elle se condamnera à tomber dans la trappe des revenus intermédiaires.

4. La baisse des émissions de CO2 aux États-Unis
La révolution du gaz de schiste aux Etats-Unis, et le boom du gaz naturel qui en résulte, font que les émissions de CO2 y sont retombées aux niveaux qu’elles avaient au début des années 1990, et l’on s’attend à la poursuite de la baisse. Le titre de plus gros émetteur de CO2 est désormais attribué à la Chine.

5. Les diplômes universitaires sont moins importants
Le revenu supplémentaire tiré d'un diplôme universitaire a augmenté chaque année pendant des décennies, mais désormais, il stagne. Cela signifie que les diplômes ne gagnent plus de valeur.

6. Nous nous déplaçons de moins en moins en voiture
Confrontés à l’augmentation du prix des carburants et à la crise, les Américains et les Européens ont adapté leur style de vie, et ils ont de plus en plus recours aux transports en commun et à la bicyclette.

7. Les déficits budgétaires se réduisent aux Etats-Unis
Les coûts des soins de santé augmentent plus rapidement que la croissance, mais ils augmentent plus lentement qu’avant. Quant au déficit budgétaire, il s’est réduit de plus de la moitié par rapport à 2009 et ce trimestre, le gouvernement fédéral américain a même l’intention de rembourser une petite partie de la dette du pays.

8. La Chine est le seul BRIC qui poursuit un développement rapide
Il ya quelques années, tout le monde pensait que les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) allaient rapidement éclipser l’Amérique, l'Europe et le Japon. Cependant, la Chine est le seul pays BRIC qui continue de se développer relativement rapidement (7,5%). Les autres tigres des années 2000, la Russie, le Brésil et l’Inde, ne croissent plus qu’au rythme de 2% ou 3% par an, un rythme comparable à celui des pays riches.

9. Les investissements passifs dominent l’univers de la finance
Jusqu'à récemment la plupart des investisseurs faisaient appel à des gérants de fonds pour essayer de battre le marché. Mais désormais, de plus en plus d’investisseurs se sont tournés vers une gestion passive de leurs actifs et se passent de ces intermédiaires. Cela pourrait marquer le début d'une nouvelle ère financière, plus détendue.

10. La Chine revend de la dette américaine
La Chine, le premier créancier des Etats-Unis, vend maintenant des obligations américaines au lieu d’en acquérir. Le Japon, le second créancier des Etats-Unis, fait de même. La majorité de la dette américaine est maintenant rachetée par les Américains eux-mêmes.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=10-tendances-economiques-peu-connues-qui-gouvernent-le-monde&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 27/12/2013

Le philosophe et écrivain Michel Onfray revient sur quelques faits marquants de l'année 2013 -essentiellement français- avec le regard du "philosophe de combat", hédoniste et libertaire, qu'il développe depuis de nombreuses années.
"Je pense que l'information qui me parait la plus importante ce sont les négociations concernant le nucléaire iranien", estime Michel Onfray. Après la période Ahmadinejad, caractérisée par la menace permanente, "l'idée qu'on aille vers des négociations, vers quelque-chose de plus intelligent avec levée de sanction, diplomatie, ça me parait quelque-chose d'important parce que justement l'équilibre se joue de ce côté-là de la planète".
L'écrivain-philosophe est par contre nettement plus réservé quant à l'attitude de la France vis-à-vis du Mali : "Je pense qu'on ne peut pas dire d'un côté qu'on est la patrie des droits de l'homme, de l'invention de la république moderne; et puis de l'autre côté se comporter comme les Américains par exemple, c'est-à-dire installer des armées, utiliser du matériel militaire, trouver de l'argent pour la guerre...". Et de s'étonner qu'on puisse facilement dégager des moyens à des fins militaires lorsque, par contre, "il n'y a pas d'argent pour augmenter le SMIG". Et l'opération malienne lui parait d'autant moins justifiée que, selon lui, "il n'y a pas de causalité entre la présence de terroristes sur le territoire français et l'existence de salafistes au Mali". "Pourquoi le Mali ? On n'y est pas pour les droits de l'homme, on y est pour le sous-sol ! On y est dans la vieille logique coloniale qu'on a envie d'habiller avec les habits des droits de l'homme", dénonce-t-il, s'étonnant que l'on n'intervienne pas, par exemple au Tibet, où les droits de l'homme sont aussi bafoués...
Du reste, pense-t-il, le remède pourrait bien s'avérer pire que le mal : si vraiment on veut éviter du terrorisme sur le territoire français, "alors on évite des interventions au Mali qui vont braquer un certain nombre de gens sur le territoire français qui deviendront pour le coup des terroristes et qui passeront à l'acte". S’interrogeant sur le choix des pays où la France pratique à ses yeux "l'ingérence", Michel Onfray estime que c'est surtout la marque d'un cynisme lié à la présence en France de lobbies industriels et militaires.

L'Islam disparaîtra...
Sur l'Islam, il se montre également critique : "Je peux m'arranger avec les musulmans qui sont capables de laisser de côté les trois quarts du Coran" composés de "sourates dangereuses", lâche-t-il. Mais si on peut, comme l'estiment certains, laisser tomber telle ou telle partie de l'enseignement qui pose problème, alors "pourquoi pas supprimer tout le reste ?" Des pratiques religieuses s'inscrivant durablement dans un monde largement sécularisé, ce n'est du reste pas la vision que Michel Onfray a de l'évolution des religions : "Il en ira de l'Islam comme d'autres religions. Elle disparaîtra, cette religion, comme le christianisme va disparaître..."
Et l'auteur du "Traité d'Athéologie" de développer sa critique du religieux : lorsque la religion est forte, dit-il, elle s'emploie à maintenir son pouvoir par la force et la coercition, à l'instar du catholicisme triomphant . Lorsqu'elle s'affaiblit, "elle commence à faire l'éloge de la tolérance parce qu'elle n'a plus le choix ; elle n'a plus les moyens d'être violente donc elle devient non-violente. Et puis le christianisme se dilue dans une espèce de spiritualité vague; et il arrivera exactement la même-chose avec le Coran."

Lorsque la gauche renonce
Sur la situation en France, il jette également un regard sans concession : "Il y a une date très importante en France, c'est 1983. C'est le moment où Mitterrand renonce à être de gauche". C'est un tournant "libéral", selon lui, un moment où quelqu'un comme Bernard Tapie est présenté comme un héros et nommé ministre de la Ville. "Mitterrand vend une chaîne [de télévision] à Silvio Berlusconi, Jacques Séguéla s'installe au devant de la scène et la politique s'efface au profit de la communication... Donc il y a une espèce d'effondrement de l'espoir", juge-t-il. "Et depuis ça n'a cessé: lorsque la gauche est au pouvoir, elle est dans le renoncement et dans le gestion du libéralisme ; et je pense que ce qui précipite les choses, c'est l'arrivée d'un François Hollande qui serait probablement un excellent premier-ministre mais qui est un très mauvais président de la République", poursuit-il, stigmatisant par exemple les retraits de réformes sous la pression de la rue. "Effectivement il n'y a plus de virilité politique dans cette période-là où tout va à vau-l'eau". Pour lui c'est la poursuite de la même politique depuis 1983, une politique "néo-libérale" qui mène à une impasse dont de plus en plus de gens pensent pouvoir sortir grâce à Marine Le Pen...
Peu "optimiste", Michel Onfray voit venir des lendemains d'élections municipales en France qui seront l'occasion pour certains politiques avides de pouvoir de "s'allier avec le diable". "A ce moment-là on verra une espèce de respectabilité qui fait que, dans une logique de deuxième tour des élections présidentielles, Marine Le Pen pourrait se retrouver face à un autre candidat, de gauche par exemple, et on verrait un peu comment les choses se passent. Je ne suis pas sûr qu'elle deviendrait présidente de la République parce qu'il y a quand même le discours qu'elle tient, les militants derrière et le passé du Front National (...) mais elle a décidé de conduire ce parti-là à une respectabilité de parti de gouvernement et pour l'instant elle fait plutôt un sans-faute..."

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_michel-onfray-la-gauche-francaise-a-renonce-a-etre-de-gauche?id=8166469

lire les commentaires, aussi... cela vaut toutes les prunes que l'on veut y déposer

Écrit par : L'enfoiré | 30/12/2013

Les journalistes en mal de sujets ressortent chaque année les mêmes sujets, qu'ils appellent "marronniers", pendant les vacances. La franc-maçonnerie en fait partie. C'est peut-être (mystère) les marrons qui ont fait songer Zelectron aux glands du conte de Noël qui se déroule dans la lumière de juin et que notre Enfoiré a tenu la boussole à l'envers. Trève de plaisanterie.
Je trouve que le secret ne s'identifie pas (forcément) au non-dit. Goethe franc-maçon, a dit: "le secret, tout le monde le connaît, c'est le monde".
BVR

Écrit par : Van Rinsveld, B. | 01/01/2014

Bonsoir Bernard,

Les journalistes, quand ils ne parlent pas de l'actualité comme intermédiaires, tentent de répondre aux questionnements de ses lecteurs.
Ces sociétés secrètes font toujours fantasmer. Comme je l'écrivais dans le billet, les livres qui sortent dans ce cadre, font souvent un tabac.

Éclairons la "plaisanterie du commentaire de zelectron". Pour dire vrai, pas vraiment une plaisanterie, ici. Une entrée en matière, demandée.
En fait, ce texte, zelectron me l'avait envoyé en email et je lui ai demandé de l'ajouter en commentaire au billet puisque le billet devait répondre à la période de Noël.
Aucune marron, cette fois. Juste un dérivé d'un article qui commençait très sérieux ou... trop sérieux.
Ma réponse a été de remettre la boussole à l'endroit sur les rails de l'article.

"le secret ne s'identifie pas (forcément) au non-dit."
Tout à fait. Mais ce sont les non-dits qui font le plus mal à celui que l'on tient en dehors.
Les secrets existentiels restent latents en arrière-plan.

Écrit par : L'enfoiré | 01/01/2014

Aujourd'hui, il faut voir d'autres méthodes secrètes.
Cela devient parfois des Fondations comme celle de Koch
http://www.thekochfoundation.org/index.php/eligifren

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2014

Le Vif de cette semaine avait un dossier "Le triomphe des sagesses asiatiques".
En mal de repères, les sagesses asiatiques intéressent l'occident.
Cela entraîne le renoncement de l'égo qui serait la clé de la sérénité.
La spiritualité asiatique est née de sociétés patriarcales.
Le Shintoïsme, antérieur au Bouddhisme est pratiqué au Japon par 100 millions d'habitants.
Le Confucianisme (l'enseignement des lettrés) avec Confucius qui était loin d'un prophète.
Le Bouddhisme, pratiqué par 500 millions de personnes dans le monde.
Le Taoïsme (l'enseignement de la voie) pratiqué par 9 millions de personnes.
L’hindouisme (la loi éternelle) pratiqué par un milliards de fidèles.

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2014

cher Guy,
je n'ai voulu blesser personne, je m'en excuse si çà a été le cas. Tous les sujets sont évidemment dignes d'être abordés, ce que tu fais avec l'ardeur infatigable du citoyen du monde que tu es.
Par le mot "plaisanterie" je visais ma propre remarque en jeu de mots avec les marronniers, et en aucun cas le beau conte de Giono, ni Zelectron.
J'espère que tu ne m'en tiendra pas rigueur et que nous garderons le même cap pour l'an neuf.
BVR

Écrit par : Van Rinsveld, B. | 03/01/2014

Absolument pas.
Je me devais de répondre puisque c'est moi qui ai créé l'événement.
Ma rigueur, c'est ailleurs que je la fais respecter.
Dimanche, un autre billet très personnel....
Mais je n'ai rien dit bien entendu... :-)

Écrit par : L'enfoiré | 03/01/2014

ARTE présente un documentaire en 3 parties sur les Sociétés secrètes.

Ce premier volet cherche à comprendre pourquoi certaines théories du complot traversent les siècles. Ainsi, les juifs ont été régulièrement accusés de vouloir asservir le monde, thèse exploitée par les Protocoles des sages de Sion, faux plan de conquête publié en 1901 à l’instigation de la police secrète russe, qui continue aujourd’hui encore d’alimenter la propagande antisémite à travers le monde. Revenant sur l’origine de ce pamphlet virulent, les auteurs s’interrogent ensuite sur la faveur persistante de certaines rumeurs. Ces théories du complot seraient promptes à fleurir en période de doute et de crise...

Francs-maçons, rosicruciens, templiers, Illuminati ou Skull and Bones de l’université de Yale : les sociétés secrètes ont toujours prétendu réunir des élites intellectuelles et spirituelles vouées à agir dans l’ombre. Quelles réalités se cachent derrière les fantasmes, les mythes et les préjugés ? Comment expliquer la popularité mondiale de Dan Brown qui explore ce thème à l’envi ? Quelles motivations guident les initiés d’aujourd’hui? Ce voyage dans le temps et l’espace lève le voile sur ces univers d’ordinaire si fermés.

http://www.arte.tv/guide/fr/048059-001/societes-secretes-1-3?autoplay=1

Dans sa tétralogie Anges et démons, Dan Brown s’intéresse aux descendants des Illuminati, cette société secrète bavaroise fondée en 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt. Celui-ci voulait combattre le conservatisme du catholicisme romain afin de promouvoir une société plus libre et égalitaire, dans l’esprit des Lumières. Pour ce faire, Weishaupt pensait qu'il fallait infiltrer les hautes sphères du pouvoir et le saper de l'interieur. Ce deuxième volet explore son influence, puis revient sur la naissance de la Rose-Croix, au début du XVIIe siècle, dont l’ésotérisme attire encore de nombreux fidèles. Il analyse enfin le cas de la Skull and Bones ("Le crâne et les os"), ligue secrète et élististe regroupant des étudiants (blancs et mâles) de l'université de Yale, souvent accusée d’exercer un pouvoir occulte et dont de nombreux membres, parmi lesquels d'illustres personnalités politiques, occupent des postes stratégiques à tous les niveaux du pouvoir.

Francs-maçons, rosicruciens, templiers, Illuminati ou Skull and Bones de l’université de Yale : les sociétés secrètes ont toujours prétendu réunir des élites intellectuelles et spirituelles vouées à agir dans l’ombre. Quelles réalités se cachent derrière les fantasmes, les mythes et les préjugés ? Comment expliquer la popularité mondiale de Dan Brown qui explore ce thème à l’envi ? Quelles motivations guident les initiés d’aujourd’hui? Ce voyage dans le temps et l’espace lève le voile sur ces univers d’ordinaire si fermés.

http://www.arte.tv/guide/fr/048059-002/societes-secretes-2-3?autoplay=1

Le mouvement des francs-maçons, que d’aucuns prétendent issu des chevaliers templiers du Moyen Âge, est surtout lié à l’émergence des corps de métier organisés autour de la construction des cathédrales. Mais les loges, d’abord réservées aux artisans, deviendront au fil du temps des lieux de débats politiques, visés par une répression qui fut parfois féroce. Montesquieu, Sade, Goethe, Mozart, Washington furent des maçons en lutte contre l’absolutisme de leur temps. Aujourd’hui encore, le secret toujours exigé des adeptes alimente, lui aussi, les théories du complot...

Francs-maçons, rosicruciens, templiers, Illuminati ou Skull and Bones de l’université de Yale : les sociétés secrètes ont toujours prétendu réunir des élites intellectuelles et spirituelles vouées à agir dans l’ombre. Quelles réalités se cachent derrière les fantasmes, les mythes et les préjugés ? Comment expliquer la popularité mondiale de Dan Brown qui explore ce thème à l’envi ? Quelles motivations guident les initiés d’aujourd’hui? Ce voyage dans le temps et l’espace lève le voile sur ces univers d’ordinaire si fermés.

http://www.arte.tv/guide/fr/048213-000/societes-secretes-3-3?autoplay=1

Écrit par : L'enfoiré | 04/01/2014

Salut l'Enfoiré

Faisant du classement j'ai pensé à vous. Dans la famille maçons-illuminatis j'ai trouvé un grand vainqueur :

http://www.dailymotion.com/video/xnw70u_les-magiciens-de-la-golden-dawn-1-4_news
http://www.dailymotion.com/video/xnw72k_les-magiciens-de-la-golden-dawn-2-4_news
http://www.dailymotion.com/video/xnw799_les-magiciens-de-la-golden-dawn-3-4_news
http://www.dailymotion.com/video/xnw79g_les-magiciens-de-la-golden-dawn-4-4_news

Guère pire ni mieux que les autre obédiences, juste un peu plus pathétique mais de très peu.
Comme je suis un garçon bassement cartésien, j'aurais tendance à dire à toutes les loges : Puisque vous êtes magiques et avez tant de pouvoirs, de connaissances et de sagesse vous devriez sans souci pouvoir tous partir vivre sur une ile loin du reste du monde pour l'éternité.
Des types qui prétendent détenir les secrets de la création de l'univers, excusez du peu : Pourquoi ils ne construisent pas une nouvelle planète pour vous seuls et pour y faire VOTRE nouvel ordre mondial et nouvel homme ?

On devrai tous les envoyer décontaminer Fukushima, ça leur permettrai de se transformer en être de lumière éternelle, puisqu'ils y croient tant .
Je vais passer sous silence ma collection personnelle de 200 livres maçonniques, accablants pour nos "élites" .....(pas condamnables ni pendables, "chaise électrisable" assurément et sans aucun souci ni procès ce à partir du 17éme degré, les initiés savent pourquoi. Les degrés inférieur en camp de rééducation : goulag...)

Je ris de lire les propos de certains "petits poucets" me trouvant anti-tout et assez insolent pour dire la vérité .(sic) Anti-sionistes, anti franc-maçon, anti "homme nouveau" et nouvel ordre mondial, anti bolchévik etc...
Je suis tout simplement anti-cons et anti-fous, totalement inapte à me faire récupérer par quelque secte que ce soit.
Un insoumis "redoutable" disait-on de moi par le passé, j'en ris encore....( être le Laurent Louis Français, ça serai pour moi un honneur )

Bon visionnage, ça vaut le coup ;-)

Écrit par : Sun T | 04/01/2014

Assiste-t-on à un retour du religieux dans la vie publique? (Interview de Guy Haarshcher)

L'influence de l'Eglise et l'Opus Dei reviennent en cette période qui donne le sentiment que tout fout le camp et que la modernité est amorale. Ce sentiment semble remettre certains droits acquis en question en revenant en arrière. La tendance conservatrice de l'Eglise est dépassée par l'évolution de la société depuis Vatican II. Ce qui est nouveau, c'est qu'il arrive au Parlement européen. par certains intermédiaires comme la Pologne et l'Espagne.
Le gouvernement Rajoy détricote ce qu'a fait Zapatero. L'IVG est limité dans ses possibilités.
En France, la "Marche pour la vie", les chrétiens radicaux, la droite conservatrice s'opposent au mariage pour tous, à l'IVG, à l'euthanasie et tombe dans les amalgame comme la mouvance de Dieudonné.
En Belgique, la démocratie sous forme de coalition protège contre ce sentiment. Plus mûre, apaisée sur les plan éthiques et spirituels. L'annonce de la fille adultérine d'Albert II n'a pas fait de vague, sinon le reproche du manque de reconnaissance. En 1996, l'affiche du film de Larry Flint crucifié sur le pubis d'une femme, n'a pas généré de réaction alors qu'en France, des recours ont été entrepris.
Crise idéologique séculaire qui pousse au créationnisme chez les protestants des USA, aux populismes musulmans et catholiques.
Tout cela dans une grande confusion par des prises de position qui renient tout en bloc et sous-estiment la démocratie et le dynamisme des sociétés.
L'individu devient plus autonome et ne désire pas renverser les tendance des droits acquis. Le poids du secret s'en retrouve bien réduit.
La solidarité avec les femmes espagnoles ne tiennent pas compte des frontières.

Écrit par : L'enfoiré | 29/01/2014

2000 manifestants pro-avortement contre «le retour de l’obscurantisme»

Les manifestants pro-avortement se sont rassemblés devant l’ambassade d’Espagne ce mercredi, bloquant toute la rue de la Science. « Si toute la rue est bloquée, c’est que ça marche », se sont-ils exclamés. Dans le cortège, Jean-Pierre, 70 ans, pour qui « être là est une nécessité ». « On régresse et pas seulement en Espagne, mais dans toute l’Europe. C’est le retour de l’obscurantisme. Je ne manifeste pas pour l’avortement mais pour la liberté », explique-t-il. Des manifestantes expliquent qu’il était « important d’être là ». Plusieurs discours ont été prononcés, en français et en espagnol. Sur les pancartes se lisaient également des slogans dans de multiples langues.

http://www.lesoir.be/414685/article/actualite/belgique/2014-01-29/2000-manifestants-pro-avortement-contre-retour-l-obscurantisme

Écrit par : L'enfoiré | 29/01/2014

Le Pape élevé au grade de pop star.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-27388-Francois-un-pape-a-la-Une.htm

Écrit par : L'enfoiré | 04/02/2014

Qui étaient vraiment les " douze apôtres " ?

Pourquoi le Christ les a-t-il choisis ? Etaient-ils les seuls à ses côtés ? Contre-enquête sur ceux qui suivaient le Messie.
Douze. Le nombre est symbolique. Les juifs vivent en effet dans l’attente de la réunion des douze tribus d’Israël autour du Messie. Cette espérance s’appuie sur la reconstruction de l’histoire de Judée comprise comme la mise à part d’un peuple à partir d’Abraham, Isaac et Jacob, la réunion de ce peuple sous David, puis sa dispersion après la mort de Salomon. Ces temps davidiques sont vécus comme un âge d’or qu’il s’agit de retrouver. Jésus, en choisissant les Douze, veut donc montrer qu’il est bien le Messie qui rassemblera les douze tribus d’Israël. Fruit d’une décision personnelle de Jésus, les Douze ne sont pas simplement le « premier cercle » de ses intimes, ils sont aussi la manifestation de sa nature messianique.
Ces douze apôtres sont choisis dans des milieux sociaux différents. Pierre et son frère André, Jacques et son frère Jean sont des pécheurs de Galilée, Matthieu-Lévi est collecteur de taxes, Judas pourrait être originaire de Judée, Simon appartient à un mouvement religieux, les « zélés ». Comme les disciples, ils suivent Jésus, entendent ses paroles, voient ses actes et surtout vivent avec lui : dans l’Antiquité, cette vie commune a une très grande importance ; être disciple de quelqu’un (que ce soit de Jésus, de Platon, d’Epicure ou d’Aristote), ce n’est pas uniquement suivre son enseignement, mais c’est aussi habiter avec lui. Les Douze apparaissent la plupart du temps comme un groupe indéterminé, même si des individualités se distinguent : Pierre, qui fait un peu figure de chef ; Jacques et Jean, qui s’illustrent par l’ardeur de leurs convictions ; Thomas, célèbre pour avoir exprimé des doutes sur la réalité corporelle des apparitions de Jésus après la Résurrection.
Seules les femmes se retrouvent sous la croix
Les jours qui précèdent la mort de Jésus et ceux qui s’ensuivent immédiatement furent d’une importance cruciale pour ce groupe des Douze : ils constituent une sorte d’épreuve décisive. L’un des Douze, Judas, « livra » son maître. Malgré des siècles d’infamie, il est impossible de répondre à quatre questions essentielles à propos de ce qui se passa à la veille de la Pâque.
1. Quelles étaient les motivations de Judas ? Si l’Evangile de Jean cherche, tardivement, à expliquer son geste par sa rapacité, celle-ci ne concorde pas avec la faible somme de 30 deniers dont parle Matthieu.
2. Que signifie « livrer Jésus » ? Le rabbi de Nazareth était connu comme le loup blanc à Jérusalem. Et tout le monde savait où il reposait : le mont des Oliviers était un lieu de repos fréquent pour les pèlerins de Galilée montant à Jérusalem pour la fête de Pâque. Pourquoi Judas aurait-il eu besoin de le désigner ?
3. Pourquoi Jésus n’a-t-il rien fait pour empêcher la trahison ? Les quatre Evangiles s’accordent en effet pour dire que Jésus savait ce que Judas avait en tête, l’avait même désigné au cours du dernier repas, et pourtant n’a pas cherché à le dissuader.
4. Quel est le destin ultérieur de l’apôtre ? Chez Marc et Jean, Judas disparaît du récit sans autre forme de procès. L’auteur de l’Evangile de Luc nous explique, dans le livre qu’il a aussi rédigé, les Actes des apôtres, qu’il s’est acheté un terrain avec le montant de la livraison de Jésus et qu’il y est mort, d’une répugnante rupture des entrailles, qui est bien symbolique car elle évoque le châtiment des misérables dans l’Antiquité. Matthieu, au contraire, nous décrit son remords. Se rendant compte tardivement de la portée de son geste, il court rendre l’argent aux grands prêtres et, voyant leur dédain, va se pendre. Ces deux morts contradictoires posent une question sans réponse : comment expliquer qu’on ait pu oublier les circonstances de la mort d’un personnage aussi central dans l’histoire de Jésus ?

Pour les disciples, la mort de Jésus constitue aussi un moment clef : les quatre Evangiles concordent pour dire que tous ont fui, à l’exception peut-être d’un disciple que l’Evangile de Jean nomme « le disciple que Jésus aimait ». Seules les femmes – et en particulier les deux Marie, Marie mère de Jésus et Marie de Magdala (Marie-Madeleine) – se retrouvent au pied de la croix : si Judas a trahi activement Jésus, ses confrères ne valent guère mieux. Et le bouillant Pierre lui-même, qui s’était déclaré peu avant prêt à suivre son maître jusqu’à la mort, n’ose pas reconnaître qu’il faisait partie de ses disciples lorsque l’interroge une servante sans importance.
Ce sont surtout les apparitions du Christ ressuscité qui constituent le moment décisif de la vie des compagnons de Jésus. Si la Résurrection est un fait qui échappe à l’Histoire, tous les témoignages s’accordent – y compris chez les adversaires des chrétiens – pour dire que les disciples ont toujours affirmé avoir rencontré leur maître vivant après sa mort. Cette rencontre capitale les a déterminés à propager partout la bonne nouvelle (Evangile) du salut. En effet, comme l’expliquera vingt ans plus tard l’apôtre Paul, si Jésus est ressuscité, alors la mort, que les juifs considéraient comme le salaire du péché, est vaincue, et donc Dieu a sauvé Son peuple.

http://www.levif.be/info/actualite/international/qui-etaient-vraiment-les-douze-apotres/article-4000482358073.htm

Écrit par : L'enfoiré | 06/02/2014

Le Vif présentait le livre d'Arnaud de la Croix "La réalité derrière le Mythe".
"Sur la piste des vrais Illuminati".

Fin 2013 sur Internet, le moteur de recherche Google indique 11 500 000 résultats pour le mot « Illuminati ». Ce même moteur de recherche recense 180 000 000 vidéos en ligne où il est question du même sujet. Le mythe des Illuminati, qui se répand sur la Toile à dater des années 2000, énonce qu’une société secrète aurait infiltré, à l’échelle mondiale, les rouages du pouvoir: banques, industries, dirigeants politiques et têtes couronnées, propriétaires des grands médias et stars du show business… Les crises financières, les attentats terroristes, les industries de la pornographie et de la drogue, l’appauvrissement de pans entier de la population, tout ceci serait dû à l’action occulte des Illuminati. Après Hitler et la franc-maçonnerie, Arnaud de la Croix s’attaque à cette idée d’un complot mondial et découvre qu’une véritable société secrète se dissimule derrière le mythe : les Illuminés de Bavière, fondés par Adam Weishaupt en 1776. L’auteur, sur base d’archives et de témoignages, retrace l’histoire mouvementée de l’organisation, qui va infiltrer la franc-maçonnerie et jouer un rôle dans le déclenchement de la Révolution française, et… lors des événements belges de 1830. Les Illuminés ont peut-être fini par s’implanter aux Etats-Unis, sous la forme de la fraternité Skull and Bones créée à l’Université de Yale en 1832, après que son fondateur ait séjourné en Allemagne. Les Bush père et fils en ont fait partie, Kerry de même, et l’on verra que cette société constitue un réseau non négligeable dans l’establishment américain où l'on se nomme "Chevaliers d'Eulogie".
Dans son autobiographie, George Bush déclare à ce sujet : « La dernière année [à Yale], je suis devenu membre de « Crâne et tibias », une société secrète, si secrète en vérité que je ne puis en dire davantage. »

Rocking'Squat, Jay-z, Katty Perry (Dark House) s'en réclameraient aujourd'hui.
de "Novus Ordo Seclorum" et de "Quibus Licet"

Écrit par : L'enfoiré | 18/04/2014

Bilderberg 2014: une rencontre sur fond de crise

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/bilderberg-2014-une-rencontre-sur-152572

Les critiques accusent le groupe de Bilderberg de débattre de ces questions et de prendre des décisions en dehors de la démocratie. Certains y voient même une émanation du Nouvel Ordre Mondial (NWO), qui tenterait d’exercer un contrôle sur le monde au travers d’institutions politiques telles que le FMI, ou même l’Union Européenne. Le symbole de ce Nouvel Ordre Mondial est la pyramide inachevée surmontée d’un œil qui voit tout comme pierre angulaire, et qui figure sur le dos du billet d'un dollar. Les organisations internationales telles que la Banque mondiale, le FMI, l'Union européenne, l'Organisation des Nations Unies, l'OTAN et d'autres, sont classées comme les organisations fondatrices du Nouvel Ordre Mondial.
Pour cette édition, deux Belges sont invités: Thomas Leysen (président d’Umicore, de Corielo et de KBC) et le Vicomte Etienne Davignon, qui fait partie de la liste des invités chaque année. On compte également 7 Français, dont le président de la Conférence, Henri de Castries, Président d’Axa), Fleur Pelerin, l’actuelle Secrétaire d’Etat chargée du Commerce Extérieur, du Développement et du tourisme, et François Baroin, ex-Ministre de l’Economie. En outre, Eric Schmidt de Google est également invité. Il pourra rencontrer Mathias Döpfner, PDG du groupe d'édition allemand Axel Springer, qui a encore récemment vivement critiqué Google…

Le Bilderberg donne également un aperçu de l'ordre du jour cette année :
-La reprise économique est durable?
-Qui payera pour le vieillissement de la population?
-La vie privée existe-t-elle?
-Jusqu’à quel point les relations de partage d’informations sensibles sont-elles spéciales ?
-Les principaux changements dans la technologie et l'emploi
-L'avenir de la démocratie et la trappe de la classe moyenne
-Perspectives politiques et économiques de la Chine
-La nouvelle architecture du Moyen-Orient
-L’Ukraine
-Que va-t-il se passer maintenant en Europe ?
-L'actualité

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=2-belges-participent-a-la-conference-du-bilderberg-2014&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 29/05/2014

"Le grand secret de l'islam" ... et des autres religions monothéistes

http://legrandsecretdelislam.com/
http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/apocalypse-de-l-islam-162520

Conclusions de l'analyse:

Les pièces du puzzle historique s’imbriquent. La démarche méticuleuse d’Edouard-Marie Gallez, au fil de son travail d’historien des idées et des religions, présente à la lumière le « grand secret de l’islam » : mise à jour du projet judéonazaréen, du contexte politico-religieux de son émergence, de son déploiement dans l’histoire et de sa transmission aux Arabes, (re)découverte des témoignages archéologiques et des textes contemporains des débuts de l’islam si longtemps occultés, analyse scientifique des sources musulmanes, en particulier du texte coranique lui-même, compréhension de la force intrinsèque sous-tendant le projet messianiste musulman, analyse des mécanismes de réécriture de l’histoire...
L’apparition de l’islam tel qu’il se présente aujourd’hui s’explique enfin de manière tout à fait cohérente, ce qui expose la nature de cette religion dans toute sa vérité.
Certes il manque encore quelques pièces au puzzle. Faisons confiance aux chercheurs : ils poursuivront par exemple les investigations archéologiques sur les lieux d’origine des judéonazaréens, ils préciseront la part exacte des manipulations revenant à chaque calife et à chaque époque, ils comprendront davantage ce qui a entouré le choix du site de La Mecque, ils réaliseront une lecture exégétique complète du Coran et des hadiths (un très vaste chantier) et ils nous éclaireront sur bien d’autres sujets. Pourtant, même sans cela, le faisceau de preuves et d’indices est assez dense et convergent pour qu’émergent en pleine lumière le grand secret de l’islam, son imposture historique et la vérité sur ses origines véritables : le texte coranique et la biographie islamique de Mahomet sont des fabrications progressives des siècles suivant les premières conquêtes des Arabes de Syrie ; les 50 premières années suivant le règne d’Omar ont joué un rôle déterminant pour le premier et les 50 premières années après Abd al-Malik pour la seconde.
Il n’y a jamais eu de révélation divine donnée à Mahomet : l’islam est le fruit d’un processus très long et très complexe
de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans une foi judéochrétienne déviante, rendue folle par les espérances messianistes. Ce processus graduel a accouché d’une
religion nouvelle qui a toujours poursuivi les objectifs messianistes de ses fondateurs judéonazaréens. Elle a imposé à la société civile un système de domination politique exploitant le religieux pour assoir une autorité totalitaire.
De fait, l’islam s’est transmis et perdure par la poigne d’airain des souverains et régimes musulmans, par la peur du sacré, la peur de l’enfer et par le contrôle du corps social exercé par le groupe sur l’individu. Il a exigé et exige toujours la renonciation à tout questionnement et à toute critique. La soumission est à ce point la condition de sa perpétuation qu’il l’arbore même comme étendard. Mais cette soumission totale, écrasant les hommes, les nations et les cultures,, les nations et les cultures, n’a jamais pu s’accomplir pleinement sous peine de détruire absolument la société civile dont dépend l’islam pour sa perpétuation.
Le vrai islam reste et restera toujours à établir pour demain.
Cette incapacité chronique de l’islam à honorer ses promesses messianistes n’empêche cependant pas son expansion : le rêve des « lendemains qui chantent » a toujours tourné les têtes. Des centaines de millions de personnes ont par exemple cru dur comme fer aux dogmes de la dictature du prolétariat, malgré le si lourd tribut qu’elles lui ont elles-mêmes payé. Les promesses qu’avancent aujourd’hui la société de marché, son progrès technique, sa raison triomphant son commandement de jouir sont exactement du même ordre. Ces idéologies et leurs logiques de surréalité ne cessent de tourmenter l’humanité depuis qu’elle a commencé de croire à la possibilité de son salut. Le projet de rendre le monde conforme à un supposé dessein divin, l'idée même d’un projet de « société idéale » et en particulier le rêve d'une islamisation du monde sont la racine de l'intolérance la plus absolue, qui ne peut accepter l'autre comme tel, c'est-à-dire le respecter. L’autre est alors toujours en faute, qu’il soit un mauvais croyant ou un ennemi extérieur.
L’autre est le mal : au mieux, on le « tolère», en attendant de s’en débarrasser plus tard. Certains ont ainsi bien perçu la folie qui consiste à vouloir éradiquer le mal de la terre. Comme le constatait Soljenitsyne, « la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats, ni les classes, ni les partis, mais elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l'humanité »

Écrit par : L'enfoiré | 29/01/2015

On attend la suite pour les autres religions monothéistes et polythéistes

Peut-être est-ce celle-ci
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-traite-d-atheologie-de-michel-162882

Écrit par : L'enfoiré | 29/01/2015

Pas étonnant de lire "La grande illusion du discours maçonnique"

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-grande-illusion-du-discours-178638

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2016

La franc-maçonnerie: Secrets, symboles et influence actuelle (Entretien : Dorian de Meeûs)

-Vous êtes le Président ou Grand Maître, dit aussi "Sérénissime", de l’Obédience du Grand Orient de Belgique. Ceci dit, vous n’êtes ni le chef, ni le porte-parole de ces maçons adogmatiques belges...

-Je suis le représentant du GOB, mais surtout le gestionnaire administratif au quotidien de cette fédération de loges. Il y a aussi le Grand Collège des vénérables maîtres, qui réunit les présidents des 111 loges adogmatiques. Celui-ci régit l’ordre du jour de l’Assemblée générale, l’organe suprême et législatif du GOB, qui compte quelques 10.000 membres sur les 20 à 25.000 francs-maçons de Belgique. (NDLR : chaque frère est libre des ses opinions politiques et religieuses. Si le GOB est adogmatique, dans d’autres obédiences ou pays (G-B), la croyance en un Dieu unique/Grand Architecte est la règle.)

-Les loges se réunissent à quelle fréquence ?

-Une fois par semaine. D’autres, 2 fois par mois. Disons que tous les jours de semaine, des milliers de francs-maçons se réunissent dans leurs loges. C’est une activité très intense.

-Et coûteuse ?

-La cotisation annuelle varie entre 150 et 250 euros par an. Elle permet de financer les locaux, temples, le chauffage, les réunions hebdomadaires, le fonctionnement de l’Obédience,…

-Vos loges (asbl) recrutent-elles intensivement ?

-Non, on privilégie la qualité du travail à la quantité des membres. On ne fait pas de prosélytisme, mais du recrutement tout de même. Certains candidats frappent eux-mêmes à notre porte. La procédure de sélection est importante. La loge qui reçoit un candidat fait un premier examen et test de fiabilité. Ensuite, tout franc-maçon belge aura connaissance de cette candidature et pourra – si nécessaire – partager une information à son sujet. Exemple, un Anversois qui viendrait se présenter à Bruxelles car il a des choses à se reprocher… cela ne passerait pas. Ce serait trop simple ! On communique les noms entre loges et en discutons ensuite oralement au sein de celles-ci.

-Si j’étais maçon, vous le sauriez, contrairement à mon entourage direct. Pourquoi un tel secret autour de l’identité des membres ?

-Il y a 2 raisons à cette discrétion. Tout d’abord, vu que c’est un laboratoire de pensée, l’interdiction de rapporter ce qui se dit en loge permet cette liberté d’échange et d’expression. Un politicien ne parlerait pas s’il craignait qu’un journaliste de la même loge reprenne ses propos. Ensuite, nous traînons derrière nous un passé marqué par les persécutions nazies. D’autres croient encore aujourd’hui en un soi-disant complot judéo-maçonnique.

-Le secret suscite le fantasme du gros complot ou de la recherche du Graal. Les romans surfent sur ces thèses.

-On a découvert très récemment que la première chose que les nazis aient faite en occupant les villes occidentales, c’était de mettre la main sur nos archives. Tenez-vous bien, ils croyaient que dans le Savoir maçonnique figurait le secret du Graal et de l’alchimie. Celui qui pouvait mettre la main dessus deviendrait le Maître du Monde. Ils étaient fort déçus, car il n’y a rien de tout cela. On y trouve juste qu’à telle date, un Frère a planché sur tel sujet dans sa loge, etc. (rires)

-Ca vous amuse quelque part…

-Non, cela aurait pu nous amuser, si cela n’avait pas coûté des vies.

-Quel est l’intérêt pour un homme d’être franc-maçon ?

-Celui de participer et s’enrichir à travers un échange d’idées. Il peut poser des questions et surtout écouter les autres et se remettre en question. Chacun fait ce qu’il veut de ce qu’il aura entendu. En clair, « corrigez-vous vous-même et la société sera meilleure ! ». Il s’engage ainsi dans des valeurs humanistes et universalistes.

-En France, on dit qu’aucune décision politique importante ne peut être prise sans ‘la bénédiction des francs-maçons’…

-C’est excessif ! J’imagine mal que quelqu’un comme Sarkozy ait régulièrement contacté les obédiences pour savoir ce qu’il devait ou pas faire. Il faut toujours voir et comprendre les loges à partir de la société dans laquelle elle vit. Mais surtout, la France n’est pas la Belgique ! Ca se ressent dans la franc-maçonnerie française qui, traditionnellement, prend régulièrement des positionnements politiques ou sociétaux. (NDLR : l’initiation présumée de Nicolas Sarkozy à la franc-maçonnerie n’a jamais été confirmée, mais des rumeurs circulent car il signait « avec 3 points » certains documents)

-Selon certains, nos lois sur l’avortement et l’euthanasie avaient été décidées « en loge ».

-Concrètement, je ne conteste pas qu’on ait eu de nombreuses discussions sur ces thématiques sociétales. C’est même normal, car c’est un fait de société. Puis, certains ont exporté ce sujet en dehors de la loge… mais à titre individuel uniquement! Donc, je conteste que ce débat ait été imposé aux politiques par les maçons. L’idée qu’on formerait un lobby commun est fausse. Je peux être ‘pour’ et mon voisin de loge ‘contre’. De plus, il n’y a pas de vote de résolution, ni recherche de consensus, ni prise de position,… Nous n’avons pas ce pouvoir ou cette intention.

-En tant que profanes (non-initiés), on peut s’étonner que des hommes d’un tel niveau se réunissent chaque semaine… sans avoir le moindre objectif d’influencer quelque chose sur le plan politique, judiciaire ou économique.

-C’est justement ça qui est compliqué à comprendre. Nous ne nous réunissons pas dans un objectif d’entente ou de consensus. On y trouve des opinions très différentes : socialistes, libérales,… Si vous rassemblez 10.000 personnes, vous avez un échantillon de la société belge, soit avec ses idées différentes et opposées. On ne sort pas du temple en disant « Ca, c’est notre position ! » Je dirais que les Cercles d’anciens étudiants ont encore plus d’influence que nous, car leurs membres sont homogènes.

-Les francs-maçons ne sont pas surreprésentés au sein des conseils des ministres, des palais de justice et des hôpitaux ?

-Non, ce sont les plus visibles. Vous ignorez une telle appartenance pour un professeur, un employé, un chauffeur de bus, un coiffeur,… Vous ne vous posez même pas la question. Ensuite, ils ne viennent pas en loge pour des préoccupations professionnelles, mais pour développer le fait qu’ils sont humains.

-Votre ‘Bible’, si je peux me permettre l’expression, ce sont les Constitutions d’Anderson. Or, il y est écrit « Dans des conditions identiques, donne la préférence à un Frère pauvre… avant toute autre personne dans le besoin. »

-Cette règle est dépassée !

-Cela tend à confirmer que les maçons s’entraident… et qu’il faut en être pour réussir parmi eux.

-Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de favoritisme, car je ne peux pas parler pour les autres Frères. Celui qui ferait ça se trompe et le regrettera vite. Faut remettre cette phrase dans son contexte historique, car il y est aussi dit qu’on doit protéger et aider un Frère qui serait impliqué dans un complot contre le gouvernement. A l’époque, il y avait des complots. Ce problème est résolu depuis la mi-18ème siècle. Cela n’a rien à voir avec les francs-maçons actuels.

-Depuis plusieurs années, la franc-maçonnerie se dévoile davantage. Est-ce un processus difficile pour les Frères ?

-Oui, c’est une démarche encore assez difficile, car il n’est pas évident pour encore beaucoup de croyants d’accepter le fait maçonnique… même si depuis plus d’un siècle, la franc-maçonnerie belge ne joue plus aucun rôle politique. Ici, on peut avoir une croyance, mais on la laisse au vestiaire.

-Le Vatican interdit aux catholiques de s’inscrire dans une loge maçonnique. C’est même considéré comme un ‘péché grave’ (Congr. De la Doctrine de la Foi, Cardinal Ratzinger, Rome le 26 novembre 1983).

-Je pense qu’il y a relativement peu de croyants au GOB. Il y a des juifs, des musulmans, des protestants,… et cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait quelque part l’un ou l’autre catholique. L’essentiel, c’est d’être adogmatique et d’accepter une opinion opposée à la sienne.

-Selon vous, pourquoi les relations avec l’Eglise catholique sont-elles si compliquées ?

-Il ne faut pas oublier qu’au 18ème siècle la franc-maçonnerie est la première association de la société civile à avoir vu le jour en dehors des structures ecclésiastiques et sociales (Gildes,…). Cette libre association, qui s’intéresse à la philosophie et aux sujets de société, ne réjouit pas l’Eglise qui avait à ce moment-là le monopole de ces débats. Tout commence là. Nous n’avons jamais exclu la religion… c’est elle qui s’est opposée à la franc-maçonnerie. En Belgique, l’Eglise catholique a dit en 1839 que ses fidèles ne pouvaient pas être franc-maçon. Ce n’est pas nous qui avons dit cela… Il s’est fait que des curés et des évêques nous ont quittés. Aujourd’hui, on se parle, mais on ne s’entendra pas forcément et ne sera pas d’accord.

-Les francs-maçons ont-ils évolué avec leur temps ?

-L’obédience et ses membres évoluent avec la société : aristocratique au 18ème, bourgeoise au 19ème et davantage démocratique au 20ème siècle. Nous avons maintenant aussi quelques immigrés dans nos loges. (NDLR : Parmi les Frères, on citera Léopold Ier, Mozart, G. Washington, Voltaire, Pinochet, J. Edgar Hoover (FBI) ou encore Victor Horta)

-J’aimerais connaître l’opinion des francs-maçons sur la laïcité face à l’islamisation, les négociations budgétaires et l’avenir de la Belgique, mais vous n’avez pas de mandat pour être ce porte-parole. Cela dit, vous évoquez beaucoup ces sujets en loge?

-Oui, l’Islam comme phénomène sociétal fait régulièrement l’objet de réunions. Le contraire serait honteux. Après, quelle position adopter ? La plus simple ou simpliste est de dire qu’on ne va quand même pas accorder à cette religion des droits qu’on a réduits aux catholiques. Mais, comme la société, on doit apprendre à comprendre l’Islam et son rôle dans la société, qui n’est pas comparable à celle de l’Eglise.

-Les francs-maçons ont-ils des œuvres caritatives pour aider les victimes de la crise, comme l’Eglise catholique ?

-Oui, la solidarité et la charité sont des clés de voûte de notre fonctionnement. Bien sûr, avec 25.000 membres, les ressources ne sont pas énormes. On soutient des projets pour sans-abri, handicapés,… mais il est essentiel pour nous que cette charité se fasse de manière discrète. Pour nous protéger, mais aussi protéger celui qui reçoit les dons, car il n’en est pas forcément fier.

-Les symboles utilisés par la franc-maçonnerie participent pleinement à alimenter le mystère et les fantasmes. L’expression « plancher sur un sujet » en vient.

-En fait, le jargon maçonnique est essentiellement emprunté à la construction, comme celui de « tailler sa pierre », de « grand architecte »,… Ici, on mettait sur une « planche » le sujet à l’ordre du jour de la loge. Si vous lisez le traité d’architecture du Romain Vitruve (1 siècle av J.C.), vous reconnaîtrez de nombreux termes maçonniques, car ce livre a inspiré les fondateurs! C’est par exemple Vitruve qui indique que l’autel se situe à l’Est, soit à l’Orient. C’est lui aussi qui explique que l’architecte est là pour mettre de l’ordre dans le monde matériel. Il explique que l’architecte doit avoir les qualités de force, de sagesse et de beauté s’il veut accomplir du beau travail.

-On retrouve le symbole des 2 colonnes dans les loges.

-Dans la Bible, à propos de la construction du Temple de Salomon, il est question de 2 colonnes sur le parvis, décorées de grenades. On retrouve ici l’origine chrétienne des fondateurs. Le sol en damier noir et blanc fait référence aux oppositions qui existent en tout: bien-mal, lumière-obscurité,... A chaque opinion ou thèse, il est donc possible d'opposer son contraire.

-Puis les incontournables équerres, compas, « G »… et triangles, qu’on retrouve aussi dans la structure du Parc royal ou à l’ULB (logo et certains bâtiments)

-L’interprétation la plus courante est la Géométrie. Ces symboles classiques sont des outils dans notre réflexion et rituel. Il ne faudrait pas non plus croire qu’un maçon se cache dans le coin de chaque triangle. Pour le Parc royal, je crois que c’est une légende. L’Esprit saint est aussi représenté par un triangle chez les Chrétiens. Pareil pour l’œil dans le triangle, il était présent en Egypte et dans le symbolisme chrétien. Ces symboles sont des outils, pas un but.

-Pas un but ? Pourtant, le franc-maçon signe avec « 3 points » pour être identifié. Vous le faites ?

-Bien sûr que non. Les 3 points, c’était pour se faire connaître, mais cela ne se fait presque plus à cause des ordinateurs… ou alors dans notre communication interne.

-Le cas échéant, cela pourrait être un moyen de pression sur le destinataire du courrier.

-Faudrait demander à ceux qui le font… mais personnellement, je ne comprends pas cet argument. Si je reçois une telle lettre ‘en tant que catholique’, cela aura plutôt tendance à desservir celui qui l’envoie. Il croit pouvoir m’impressionner avec ces 3 points ? J’aurais plutôt une attitude de rejet.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/la-franc-maconnerie-secrets-symboles-et-influence-actuelle-51b8f45fe4b0de6db9c89d97

Écrit par : L'enfoiré | 10/03/2016

Sur ARTE : Sociétés secrètes:

1. Les masques des comploteurs
Ce premier volet cherche à comprendre pourquoi certaines théories du complot traversent les siècles. Ainsi, les juifs ont été régulièrement accusés de vouloir asservir le monde, thèse exploitée par les Protocoles des sages de Sion, faux plan de conquête publié en 1901 à l'instigation de la police secrète russe, qui continue aujourd'hui encore d'alimenter la propagande antisémite à travers le monde. Revenant sur l'origine de ce pamphlet virulent, les auteurs s'interrogent ensuite sur la faveur persistante de certaines rumeurs, telles celles qui affirment que les astronautes d'Apollo n'auraient jamais marché sur la Lune ou que les attentats du 11 septembre auraient été fomentés par le gouvernement de George W. Bush. Ces théories du complot seraient promptes à fleurir en période de doute et de crise...
http://www.arte.tv/guide/fr/048059-001-A/societes-secretes-1-3?autoplay=1

2. Le code des Illuminati

Dans sa tétralogie Anges et démons, Dan Brown s'intéresse aux descendants des Illuminati, cette société secrète bavaroise fondée en 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt. Celui-ci voulait combattre le conservatisme du catholicisme romain afin de promouvoir une société plus libre et égalitaire, dans l'esprit des Lumières. Pour ce faire, Weishaupt pensait qu'il fallait infiltrer les hautes sphères du pouvoir et le saper de l'intérieur. Ce deuxième volet explore son influence, puis revient sur la naissance de la Rose-Croix, au début du XVIIe siècle, dont l'ésotérisme attire encore de nombreux fidèles. Il analyse enfin le cas de la Skull and Bones ("Le crâne et les os"), ligue secrète et élitiste regroupant des étudiants (blancs et mâles) de l'université de Yale, souvent accusée d'exercer un pouvoir occulte et dont de nombreux membres, parmi lesquels d'illustres personnalités politiques, occupent des postes stratégiques à tous les niveaux du pouvoir.

http://www.arte.tv/guide/fr/048059-002-A/societes-secretes-2-3

3: L'héritage des templiers
Lié à l'origine à l'émergence des corps de métier organisés autour de la construction des cathédrales, le mouvement des francs-maçons deviendra au fil du temps un lieu de débats politiques, visé par une répression qui fut parfois féroce. Dernier volet de cette série documentaire qui lève le voile sur des univers fermés au commun des mortels.
Le mouvement des francs-maçons, que d'aucuns prétendent issu des chevaliers templiers du Moyen Âge, est surtout lié à l'émergence des corps de métier organisés autour de la construction des cathédrales. Mais les loges, d'abord réservées aux artisans, deviendront au fil du temps des lieux de débats politiques, visés par une répression qui fut parfois féroce. Montesquieu, Sade, Goethe, Mozart, Washington furent des maçons en lutte contre l'absolutisme de leur temps. Aujourd'hui encore, la culture du secret et les interrogations qui entourent l'organisation alimentent, elles aussi, les théories du complot...

http://www.arte.tv/guide/fr/048213-000-A/societes-secretes-3-3

Écrit par : L'enfoiré | 14/08/2016

Les commentaires sont fermés.