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04/07/2019

Vacances citadines

0.PNGEn ce début de mois de juillet, les grandes vacances commencent avec la grande transhumance du nord vers le sud. Les villes se vident de leurs habitants, le ciel se remplit de traînées blanches d'avions et la route s'engorgent devant les péages routiers pour la grande aventure en espérant qu'ils aient la clim à bord...

Vacances chez soi ou à proximité, en Belgique, c'est aussi possiblepodcast.

Les Bruxellois qui restent où qui partent en dehors de cette période de grand rush se retrouvent avec beaucoup moins de circulation.

Samedi 6 juillet, une chaleur étouffante sous un soleil de plomb sévissait à Bruxelles.

Un vent presque inexistant, pas de brise comme à la mer, là où la majorité des Belges sont partis en train ou en voiture.

Trouver la fraîcheur était devenu primordial.

Le lendemain, cela allait mieux et la canicule modérait ses effets dans la ville...


0.JPG Le jogging et le vélo m'étant interdits à cause de cette putain de hernie inguinale, il me fallait trouver une alternative pour calmer mes hormones de dopamine, de noradrélanine et d'endorphine.

Drogué par le sport,peut-être pas, mais un sentiment de bien-être, une accoutumance hebdomadaire au minimum auquel on s'habitue et qui devient nécessaire.

J'ai (re)trouvé ce que je pratique presque quotidiennement, la "marche à vitesse non soutenue" à l'aventure sans être une promenade paresseuse pour autant

Ce que j'ai appelé du "JoGuyTourisme marchant" avec le hasard comme seul guide...

Ce samedi matin de fin juin, j'ai pris la voiture jusqu'à l'entrée de la forêt de Soignes pour m'y égarer ensuite.

La foret, n'est-ce pas l'endroit le plus frais en période de canicule?

Quelques joggeurs m'ont dépassé avec un sourire désabusé mais, malgré une certaine envie,  je n'en laissais rien entrevoir.

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L'après-midi, la canicule atteignait un point critique en ville. Il m'était venue l'idée de visiter la nouveau musée de Tervuren annexé à l'ancien que j'avais visité, il y a quelques années.

Fermé pendant ces années, il était dit que , mais qu'il avait été restauré dans son ensemble.

Il y a 9 ans, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance du Congo, j'avais écrit "Un Musée, un fleuve, un pays".

Le 30 mai 2018, l’Écho écrivait "Le Musée de Tervuren fait peau neuve"

La rénovation du Musée royal d’Afrique centrale est terminée et il attend le retour des collections et rouvrira ses portes au public le 8 décembre 2018.

Édifié en 1898 à la gloire de la "mission civilisatrice" de la Belgique au Congo, le Musée de Tervuren sera dorénavant "un espace de dialogue sur un pied d’égalité entre Européens et Africains" selon la secrétaire d’État Zuhal Demir (N-VA) qui, flanquée des responsables de la Régie des Bâtiments, a reçu les clés du majestueux bâtiment complètement rénové.

Les inestimables collections rangées dans les caves du musée ou prêtées à d’autres musées seront installées pour l’ouverture officielle du musée pour le grand public.

Ce projet de rénovation entamé en octobre 2013 et finalisé en 2017, pour  une enveloppe budgétaire de 66,5 millions d’euros a été respectée.

On attend 200.000 visiteurs par an en rythme de croisière contre 130.000 avant la rénovation

Le pavillon d’accueil en verre où sont logés billetterie, boutique, cafétéria et espaces de conférences, a un impressionnant amphithéâtre situé à l'étage -2 qui relie les caves du musée par une galerie souterraine longue d’une centaine de mètres pour accueillir des expositions temporaires.

L’installation du nouveau pavillon a nécessité l’abattage de plusieurs dizaines d’arbres du parc, à l’exception d’un imposant séquoia situé entre le musée et le pavillon.

Dans le musée, des fresques murales, superbement restaurées, représentent des paysages d’Afrique ainsi que des immenses cartes du début de l’ère coloniale.

Fini le paternalisme et la glorification de l’œuvre de Léopold II. Place à une approche critique de l’ère coloniale, attendue au tournant par des associations et représentants de la diaspora congolaise qui militent contre tout ce qui a trait à l’héritage de Léopold II. Certains vont même jusqu’à exiger que les collections du Musée de Tervuren soient rendues au Congo".

 

Conclusions personnelles

Le pavillon de verre pour commencer la visite, était troublant.

Au rez-de-chaussée de ce nouveau pavillon de verre Rien à voir d'autre que la billetterie, la boutique et cafétéria ...

A partir de ce niveau de sous-sol, à l'étage -2, un long couloir sous-terrain appelé "auditorium" qui d'après les prévisions devrait accueillir des expos temporaires, faisait un peu nu avec cette seule longue pirogue en son centre et au mur en plusieurs langues, une mention bancale qui ne faisait pas le poids de l'investissement: "Tout passe, sauf le passé".

Plus loin, une ou deux salles présentant de beaux bronzes autour desquels les visiteurs s'attardent en entourant des guides improvisés...

L'air conditionné, n'était-ce pas ce qu'on recherchait en visitant ce musée?

Profitons-en car après la remontée à l'autre extrémité de l'auditorium, il disparait.

La remontée au niveau zéro s'effectue par un escalier dont la raideur ferait frémir quelqu'un souffrant de vertige.

Arrivée dans l'ancien Musée...

Aucune indication de la marche à suivre pour organiser sa visite. Des écouteurs pour ceux qui le désirent, bien sûr... Un plan général qui indique de suivre la visite dans le sens des aiguilles d'une montre, d'une salle à l'autre autour de la cour intérieure d e l'ancien Musée.

Les salles baptisées sont baptisées "Langages et Musique", "Danses rumba", "Afropea avec le robot du trafic appelé Moseka" qui pose question, Lieux de mémoire", "Biodiversité et paysages", "Ressources et paradoxes avec le casque virtuel pour donner l'illusion", "Minéraux", "Salle des crocodiles", "Histoire coloniale et de l'indépendance" et "Rituels et cérémonial".

Après le tour, sortir s'effectue par le retour à la case départ.

Dans la voiture, en plein soleil, le thermomètre indique déjà 43°C que la clim aura difficile à réduire.

Les conclusions de la visite s'échangent.

Une certaine déception est partagée surtout au sujet du pavillon de verre...

Tant d'années pour arriver à un maigre progrès général.

Ce sont les nombreux visiteurs noirs qui auront été probablement les plus intéressés pour revoir leur culture ancestrale.

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Dans la voiture, je me mets à chanter instinctivement cette chanson de 1982, "Africa" qui avait à l'époque valu au groupe un total de 28 nominations aux Grammy Awards et 6 récompenses, mais qui en plus a toute une histoire qui perdure encore au début de l'année 2019, quand l'artiste germano-namibien Max Siedentopf rend hommage à la chanson avec une installation sonore intitulée Toto Forever. Dans le désert du Namib, désert d'Afrique considéré comme le plus vieux désert du monde. Six haut-parleurs rattaché diffuse en boucle Africa « pour l'éternité », puisque la batterie est rechargée par des panneaux solaire.


 

Le dimanche matin suivant, plus respirable, une nouvelle marche vers le Berlaymont où ce dimanche et ce lundi a été placé en zone rouge à l'occasion du sommet européen extraordinaire pour désigner un nouveau président.

Ce ne sera que le mardi soir suivant, que les nominations des présidents a trouvé ses conclusions.

Notre Premier Ministre, toujours en affaires courantes depuis décembre, était nommé Président du Conseil de l'Europe considéré comme habitué des coalisions impossibles.... avec un passé qui connait l'art du placement que les cyclistes connaissent bienpodcast.

Retour par le parc du Cinquantenaire, des groupes souvent féminins s'organisent autour d'une maîtresse de sport dans une gymnastique matinale.

Plus loin, une petite fête hongroise avec échoppes et musiques.

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C'est en m'éloignant, qu'une musique de tango m'attira sous les arcades du Musée de la Guerre.

Sur cette musique, des pas de danses d'un couple et quelqu'un qui enregistrait l'événement.

A la fin de la danse, ce dernier m'a demandé de lui transmettre ma vidéo car la batterie de sa caméra enregistreuse avait eu une coup de fatigue.

C'était un reportage pour les deux danseurs qui allaient se marier...

Cliquez sur l'image ci-dessous  et la danse des futurs mariés commence

0.PNGMais jeudi et pendant 4 jours, c'est le branle bas de combat autour du Tout de France à vélo monopolise et ceinture tout Bruxelles sur cet événement.

Pas sûr que j'irai voir cela de plus près.

Je préfère faire du vélo à le voir faire.

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Mais c'est vrai que Eddy Merckx est devenu le Roi ou le Cannibale du Tour pour les Belges et qu'un demi-siècle après ses exploits valaient le déplacement après une longue histoire d'amour.

106éme édition du TdF de 3460 Kms, 100 ans de Mallot Jaune (non ce ne sont pas des Gilets Jaunes). Nouveau passage à Bruxelles depuis 2010.

Ambiance en ce début d'après-midi de jeudi:
podcast.
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On peut aussi faire du vélo ... sur place comme Salvatore ... et avoir un nouveau record de 17 heures 27' et 14"...

Ça c'est aussi du belge...

A voir dans une des séquences de...

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Qui a dit que les vacances citadines ne pouvaient pas être riches en événements avec le hasard d'une marche quand on est belge et bruxellois, une fois?

 

Eriofne

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0.PNG5/7/2019: Le Tour de France est-il rentable? Quelles sont les retombées pour Bruxelles?

Positives au niveau du tourisme pour les hôtels, les cafés et les restaurants Horeca.

Négatives pour les autres magasins parce qu'il bloque les entrées de Bruxelles et détourne les envies d'achats.

Le journal de l'éco en parlait ce matinpodcast.
Un rappel à ce billet qui date d'il y a dix ans, s'impose aussi "Viens chez moi, j'habite chez une copine".

“La société existe pour le bénéfice des hommes, et non les hommes pour le bénéfice de la société. ”

6/7/2019: C'est le jour du grand départ du Tour de France et de la première étape à partir du centre de Bruxelles. Continuons le reportage photographique de l'événement après une marche jusque là.

Toutes les rues et boulevards sont bouclés par la police. Seuls les marcheurs, les vélos de particuliers, les véhicules toutes sirènes dehors et les véhicules de la presse font exception. Ces derniers ont même la permission de se garer perpendiculaire à la rue de la Loi.  Deux hélicoptères survolent la scène. Au bas de la rue de la Colonie, la foule s'amasse en attendant les coureurs. Le jaune est de rigueur. L'agitation est à son comble. Je sors du circuit pour rejoindre la place de Brouckère où se trouve le reste de l'event. Arrivé au bout de la place les chaises longues sont là pour regarder la télé comme à la maison.

Gageons qu'au moins 20% de nouveaux utilisateurs de la petite reine se compteront en plus dès les jours suivant dans les rues d Bruxelles.

 

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7/7/2019: Deuxième journée. Tout est bloqué... Mais c'est pour la bonne cause... Il y aura les retombées financières, on aura tous une augmentation des retraites et une réduction de taxes.... 

Enfin, comme on dit, faut pas rêver....

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2.JPG28/7/2019: Le Tour de France est terminé. Un tour que les spécialistes disent s'en souvenir à cause de ses rebondissements et des problèmes climatiques survenus, trop chauds et trop pluvieuxpodcast

Commentaires

176 coureurs défilent ce jeudi, sur la scène de la Grand-Place de Bruxelles et 75.000 spectateurs présents pour la présentation des équipes
La Grande Boucle 2019 s’élancera ce samedi 6 juillet, depuis Bruxelles pour célébrer les 50 ans de la première victoire d’Eddy Merckx.
Les 22 équipes, et 176 coureurs au départ de cette 106e édition du Tour de France , où des centaines de fans les attendent depuis le début de l’après-midi
Après ce sera le Fan Park situé sur la place De Brouckère,
https://www.lesoir.be/234683/article/2019-07-04/tour-de-france-75000-spectateurs-presents-bruxelles-pour-la-presentation-des

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2019

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Les hôtels de Bruxelles sont bien remplis mais pas complets

Dans cet hôtel du quartier européen qui accueillera l’équipe Wanty, le directeur procède aux dernières inspections avec sa gouvernante. " On vérifie que le linge supplémentaire, l’eau et les produits d’accueil supplémentaires ont bien été disposés pour les coureurs " explique Cyril Manguso, directeur général du Sofitel Brussels Europe.
L’organisateur du Tour a établi un cahier de charge très précis pour les hôteliers. " Fort heureusement, on a déjà une certaine expérience dans l’accueil d’équipes sportives professionnelles. Les équipes sont sur le pont. Mais tout est organisé en amont. On travaille déjà sur cet accueil depuis un an ".

25.000 personnes dans les hôtels
Rien que pour les équipes, l’organisation et la presse, 4500 personnes débarquent cette semaine dans les hôtels bruxellois. Le secteur espère 25.000 visiteurs supplémentaires. " Notre souhait évidemment, c’est d’être complet le week-end du Grand Départ " avoue Rodolphe Van Weyenbergh, président de la Brussels Hotel Association. " Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui. On s’attend surtout à des réservations de dernière minute. C’est logique car c’est un événement gratuit. En fonction de la météo par exemple, on aura plus ou moins de monde ".

30 millions d’euros de recettes directes
En tout un million de personnes sont attendues le long du parcours à Bruxelles sur les deux jours. L’office régional du Tourisme table sur des recettes directes aux alentours de 30 millions d’euros. " Pour Bruxelles, c’est non seulement beaucoup de monde, des retombées économiques mais c’est aussi une grande campagne médiatique derrière " précise Patrick Bontinck, le patron de Visit Brussels. " Les études démontrent qu’un Tour de France, c’est l’équivalent d’une campagne de trois ou quatre millions d’euros. Donc c’est une double rentrée en fait ".
Les cinq millions déboursés par la Ville de Bruxelles pour obtenir le Grand Départ et les deux millions débloqués par la Région pour la réfection des routes seraient donc un très bon investissement.

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_tour-de-france-a-bruxelles-les-hotels-bien-remplis-mais-pas-complets?id=10260535

Écrit par : L'enfoiré | 05/07/2019

Le musée de Tervuren, franchement je ne vois pas ce qui a nécessité des années de travaux. Même l'immense pirogue ds la 1iere salle est mal mise en valeur dans ce couloir étroit. Il est poussiéreux et les animaux empaillés n'ont plus la place dans un musée moderne. Aucune interactivité et peu d'explications. Je trouve personnellement que l'esprit colonial y est toujours très présent. Dommage d'avoir du abattre des arbres pour rien de mieux

Écrit par : Léopoldine | 05/07/2019

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Heureusement que le prix d'entrée n'était que de 8 euros pour les "p'tits vieux comme nous".
J'aurais regretté avoir payé plus.
Ce pavillon de verre est du vent, une billetterie, rien de plus.
Ensuite, c'est du vieux brol rafistolé sans interactivité.

Écrit par : L'enfoiré | 05/07/2019

On a testé le contre-la-montre par équipe de la 2ème étape
Un parcours rapide... et touristique
Long de 27,6 km, le contre-la-montre par équipe de ce dimanche a tout pour plaire aux coureurs et aux spectateurs.
Rapide sans être trop monotone, l’épreuve devrait offrir de jolies passes d’armes sur les boulevards de la capitale. Et devrait également permettre au monde entier de (re)découvrir quelques-unes des curiosités touristiques de Bruxelles.
Du palais royal à l’Atomium en passant par le bois de la Cambre et la Tour japonaise, la capitale offre certainement un des plus beaux décors de ce Tour 2019.

https://www.lavenir.net/1ere-etape-tour-de-france-2019?utm_source=lavenir&utm_medium=newsletter&utm_campaign=regions_bruxelles&utm_content=spotlight&m_bt=46623438105

Écrit par : L'enfoiré | 07/07/2019

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i l’équipe Groupama-FDJ a signé un très bon chrono lors du contre-la-montre par équipes ce dimanche, David Gaudu, un coureur français de la formation tricolore, a chuté à quelques mètres de l’arrivée et n’a pas réussi à terminer l’épreuve avec ses coéquipiers. Le principal intéressé est tombé dans un virage au pied de l’Atomium

Et une pelle, une....
Mais prêts des boules, cela change tout... même si cela peut faire très mal avec la vitesse en plus.


https://www.lesoir.be/235176/article/2019-07-07/tour-de-france-le-francais-david-gaudu-chute-au-pied-de-latomium-video?utm_source=Sport
s&utm_medium=newsletter_le_soir&utm_campaign=Sports_07072019&utm_term=tour-de-france-le-francais-david-gaudu-chute-au-pied-de-latomium-video&utm_content=Article3&m_i=CFoCekck4R6TR8ROqcf9h2NNNQOkc6SRE0vA0aSlUyRz7JSSIjLU_5JTmkpD0sy7lMkHSevFhYqBUSuywxQj7kqggUZCCS&m_i=Erml51HdAonj3cXVj7fOFGHrHL5sV10cmm7SJdKMT6bBnz44mfI5BbEAWN9SxrNA6HpEJAayYpoIqQMi%2BStoiKtzzByEEB&M_BT=182323752210

Écrit par : L'enfoiré | 07/07/2019

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Des vues aériennes prise par hélico

https://www.lalibre.be/sports/cyclisme/tour-de-france-les-plus-belles-vues-aeriennes-sur-bruxelles-en-videos-5d220b51d8ad5815cb6a4261

Avec des drones, cela aurait pu coûter moins cher

Écrit par : L'enfoiré | 07/07/2019

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14 choses à savoir sur le Tour de France

Le Tour de France de 2019 commence à Bruxelles. Ce sera un hommage à Eddy Merckx, notre fierté nationale qui a remporté le Tour de France cinq fois. Depuis 1903, le Tour est devenu l’une des compétitions sportives les plus controversées au monde.

1. L’organisateur du Tour est responsable de dizaines d’autres compétitions sportives
A.S.O. – Amaury Sport Organization – est, outre le Tour de France, l’organisateur de nombreux autres événements sportifs. En cyclisme, ils sont également responsables des Paris-Roubaix, Paris-Nice, Liège-Bastogne-Liège et de la flèche wallonne. Le Rallye Dakar est également une compétition de l’A.S.O. L’organisation est également active en athlétisme, golf et sports équestres.
A.S.O. fait partie du groupe de presse français E.P.A., qui possède les journaux l’Équipe et Le Parisien.

2. Environ 12 millions de fans se tiennent au bord de la route
Contrairement à la plupart des autres événements sportifs de ce calibre, le Tour de France est gratuit pour les fans. En effet, les spectateurs peuvent simplement prendre leur place le long de la route. L’organisation du Tour estime qu’ils sont 10 à 12 millions chaque année, répartis sur trois semaines. De plus, ces fans viennent d’au moins 40 pays différents. Deux spectateurs sur trois sont des hommes. Sur l’ensemble du parcours, 99 % des routes sont gratuites pour les fans.
En outre, environ 3,5 milliards de personnes suivent le Tour à la télévision, et la course est retransmise dans au moins 190 pays.

3. Les voitures publicitaires forment une caravane de 20 kilomètres
Pour beaucoup de spectateurs, le passage des voitures publicitaires est déjà un moment fort. Même avant que les cyclistes ne passent, ils assistent à un défilé de 20 kilomètres de long qui dure environ 45 minutes. Des millions d’articles gratuits sont jetés dans le public au cours de la procession. Le défilé comprend environ 160 voitures décorées et les annonceurs sont prêts à payer jusqu’à un demi-million d’euros pour une place dans cette caravane.

4. Des centaines de villes se disputent le début ou l’arrivée d’une étape
Des centaines de villes et de villages postulent chaque année pour organiser le départ ou l’arrivée d’une étape. Outre Paris, Bordeaux a accueilli la plupart des étapes. 80 départs ou arrivées d’étape ont eu lieu ici. Les autres villes qui reviennent fréquemment sont Pau (70), Bagnéres-de-Luchon (60), Metz (40), Grenoble (39) et Marseille (36). En 2019, seul Pau ajoutera une autre étape.
Organiser le départ ou l’arrivée d’une étape coûte bien sûr de l’argent à la ville. Cela va en moyenne de 50.000 à 100.000 euros.

5. Jusqu’en 1950, le Tour de France partait toujours de Paris
L’arrivée du Tour de France se fait traditionnellement à Paris, mais jusqu’en 1950, la course commençait également dans la capitale française. Depuis lors, ce qu’on appelle le «Grand Départ» a été attribué à une autre ville chaque année, et très souvent, ce départ n’a même pas lieu en France. La toute première ville étrangère d’où le Tour est parti a été Amsterdam en 1954. Le premier départ du Tour à Bruxelles remonte à 1958.
La course commence généralement sur le territoire français ou dans un pays limitrophe français. Le début le plus exotique à ce jour a été la capitale irlandaise, Dublin, en 1998. En 2007, Londres a été le lieu de départ du Tour. En 2019, ce sera à nouveau Bruxelles. Et en 2021, le Tour effectuera un déplacement remarquable… dans la capitale danoise, Copenhague. Une telle organisation peut facilement coûter quelques millions d’euros à la ville hôte, mais elle est généralement rentabilisée par une activité touristique supplémentaire en été.

6. Quelque 2 500 journalistes couvrent le Tour de France
Après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football, le Tour de France est l’événement sportif le plus couvert au monde. Environ 600 titres de médias y sont représentés, ce qui correspond à près de 2.500 journalistes. Pour que tout se passe bien, au moins 14 000 gendarmes sont déployés.

7. Le vainqueur du Tour de France recevra un demi-million d’euros
Bien entendu, les gains du Tour ont également fortement augmenté au fil des ans. L’année dernière, le gagnant, Geraint Thomas, avait reçu un demi-million d’euros. Le Hollandais Tom Dumoulin a également reçu 200.000 euros pour sa deuxième place et Chris Froome 100.000 euros pour la troisième place. Le premier Belge du classement, Greg Van Avermaet (28ème), a dû se contenter de 1.000 euros.
Le maillot vert de Peter Sagan a été récompensé de 25.000 euros à Paris et le même montant a aussi été réservé à Julian Alaphilippe pour le maillot à pois. Tout cycliste qui a franchi le premier la ligne d’arrivée d’une étape a reçu 11.000 euros, un montant que Peter Sagan a reçu trois fois.

8. Le premier Tour de France ne comptait que six étapes
En 1903, le Tour de France était bien sûr loin de l’événement sportif qu’il est aujourd’hui. À l’époque, les 60 participants n’avaient qu’à parcourir six étapes. Cependant, ils devaient être de très bons coureurs, et devaient parfois pédaler pendant 18 heures, jour et nuit, par tous les temps. D’abord de Paris à Lyon, puis à Marseille, puis à Toulouse, et via Bordeaux à Nantes. Pour enfin rentrer à Paris.
Ils parcouraient 2.300 kilomètres au cours de ces six étapes. Le premier vainqueur a été le Français Maurice Garin. Il aurait également pu remporter le Tour en 1904 s’il n’avait pas terminé une partie du parcours en train. Déjà lors du deuxième Tour, le vainqueur final a été éliminé après la course.

9. La Belgique est le deuxième pays le plus performant du Tour
C’est en 1976 qu’un premier cycliste belge a remporté le Tour de France. Cependant, nous avions déjà excellé auparavant, faisant de la Belgique le deuxième pays le plus titré du Tour. Nous avons déjà livré le vainqueur final 18 fois, seule la France fait mieux avec 36 victoires. L’Espagne (12) et l’Italie (10) sont plus en retard. L’Angleterre a également eu beaucoup de succès ces dernières années .
Eddy Merckx est toujours le cycliste le plus populaire du Tour. Il a remporté 34 courses, ce qui lui a également valu un nombre record de 96 maillots jaunes. Aucun cycliste actif ne s’en approche.

10. La couleur du maillot jaune provient d’un organisateur ancien
Le maillot jaune est un nom familier, et personne ne songe à changer la couleur légendaire du leader du Tour de France. Mais d’où vient ce jaune? Cela n’a rien à voir avec les couleurs françaises, ni avec les tournesols ou le soleil en juillet. Le jaune était tout simplement la couleur de L’Auto, un magazine qui organisait le Tour lorsque le maillot a été introduit en 1919.

11. Les cyclistes ont gagné par une marge de 8 secondes à 3 heures
Le vainqueur du Tour de France a généralement quelques minutes d’avance au classement général à son arrivée sur les Champs-Élysées. Mais ces différences ont été parfois très ténues ou particulièrement importantes. Lors du tout premier Tour, Maurice Garin avait 2 heures 59 minutes et 21 secondes d’avance. La plus petite différence remonte à 1986, lorsque l’Américain Greg LeMond n’avait qu’une avance de 8 secondes sur Laurent Fignon.

12. Un cycliste brûle environ 6 000 calories par trajet
Certaines étapes sont un peu plus difficiles que d’autres, mais en moyenne, un cycliste brûlerait au moins 6.000 calories au cours d’une étape du Tour de France. Dans les montagnes, cela monte à 8.000 calories. Une personne normale brûle trois fois moins de calories par jour. Pour compenser cela, les coureurs doivent également consommer des barres et des gels énergétiques pendant la course. Sur une période de trois semaines, les coureurs brûleront plus de 120.000 calories.

13. Fumer et boire était autrefois normal sur le Tour de France
Aujourd’hui, le sport est réservé aux coureurs professionnels, mais dans les premières années du Tour, les choses étaient différentes. Pendant les longs trajets, les coureurs s’arrêtaient parfois en route pour boire un verre ou manger quelque chose. Henri Cornet, vainqueur de 1904, aurait bu pas moins de 11 litres de lait chocolaté, 4 litres de thé et de champagne lors de son tour.
Une autre coutume étrange lors des étapes de montagne était de fumer. Dans les années 1920, il n’était pas rare de voir un cycliste avec une cigarette passer. Ils espéraient que la fumée ouvrirait leurs poumons et que cela les aiderait à monter plus rapidement les côtes.

14. Trois coureurs ont perdu la vie lors du Tour de France
Le Tour de France a été fatal à trois cyclistes. En 1935, l’espagnol Francisco Cepada est tombé dans un ravin du Col du Galibier. En 1967, Tom Simpson s’est effondré à quelques kilomètres du sommet de l’Alpe d’Huez après une crise cardiaque, conséquence du dopage et de la chaleur extrême pendant la course. Et en 1995, Fabio Casartelli a fait une chute fatale sur un poteau en béton.

https://fr.express.live/14-choses-a-savoir-tour-de-france/

Écrit par : L'enfoiré | 09/07/2019

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Tout cela n'empêche pas que le futur du vélo se retrouve dans le vélo électrique

http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/06/02/futur-du-velo.html

Écrit par : L'enfoiré | 09/07/2019

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Le Tour de France est terminé. Un tour que les spécialistes disent s'en souvenir à cause de ses rebondissements et des problèmes climatiques survenus, trop chauds et trop pluvieux
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/3067748219.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 29/07/2019

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Quels sont les bienfaits de la marche urbaine ?

L’idée présente est de réconcilier deux concepts antagonistes : la marche et la ville. Sébastien de Fooz, marcheur au long cours, a tenté de relever le défi. Ce dernier a mené une expérience il y a un an : est-il possible de marcher en ville ? L’environnement urbain est parfois un peu anxiogène, nous agresse parfois avec différents bruits… Selon notre marcheur, la marche urbaine peut apporter presque autant de bienfaits que de marcher à travers des paysages qui nous inspirent. Des paysages qui nous inspirent car on est au calme, c’est beau, c’est bucolique, c’est vallonné, et parce que le regard porte loin. Quand on est dans un environnement urbain, on est souvent face à la verticalité, au bruit… On est un peu aux antipodes de cet environnement qu’est la nature.

Un environnement marqué par la routine
Pendant un mois, notre marcheur est parti en sac à dos dans sa propre ville, Bruxelles, sans revenir chez lui et en maintenant ce même esprit de découverte, d’aventure, d’ouverture, de curiosité dans des endroits déjà connus. Lorsqu’on se déplace dans notre propre environnement de vie, on a l’impression qu’il est surtout marqué par la routine. Sébastien de Fooz a découvert que la proximité est riche, que souvent on va chercher trop loin des réponses à un questionnement que l’on a. Cela implique de s’ouvrir au dialogue, mais ça peut être difficile car entrer en dialogue avec des personnes avec lesquelles on entretient un rapport habituel, ça ne va pas toujours de soi. Ça oblige à sortir de son propre carcan, et d’être dans un rapport de curiosité et d’ouverture.
Pour lui, vivre la rencontre n’est pas quelque chose d’évident car il faut être dans la disposition de vivre celle-ci. Durant son mois de marche, il s’est rendu disponible à l’éventualité de la rencontre. Il en a fait à peu près une vingtaine, qui non-planifiées, l’ont vraiment marqué.
Un rapport utilitariste à la ville qui nous empêche de voir la réalité
La marche en ville permet de se rendre compte que la ville est aussi une ville fractionnée, fracturée. Lorsqu’il marchait, Sébastien n’avait pas de destination. Le fait de ne pas avoir de destination change complètement le rapport au réel et à ce moment-là, on est dans un certain état d’esprit qui permet de se rendre compte d’une réalité dont on ne se rend pas compte quand on a son agenda bien rempli, quand on a une réunion, quand on va travailler… Nous avons un rapport plutôt utilitariste à la ville, ce qui nous empêche de voir la réalité quand on la traverse physiquement.
Tout est une question de choix. Si on se plaint d’une vie trop stressante où on n’a pas le temps, si on est dans un transport en commun et qu’on ne prend pas conscience de l’endroit où l’on est, on manque cette occasion de se laisser imprégner par la réalité du moment. C’est-à-dire que si on est à l’écoute des bruits de la ville et qu’on essaie de comprendre ce que cela fait émerger en nous, et si on accepte ce que cela suscite en nous, on entre alors dans un instant présent. Quand on est stressé, on n’est pas très présent, et surtout on n’est pas très curieux…

Se laisser imprégner par ce qu’un visage suscite en nous
La marche permet de déconstruire beaucoup de résistances et elle permet de s’imprégner des paysages qu’on traverse. On pourrait, à tort, se dire qu’en ville il n’y a pas de paysage. Mais par contre, il y a plus de visages ! Et au final, des visages, c’est un peu comme des paysages. Si on est honnête et qu’on est vraiment davantage conscient de l’endroit où l’on est, on peut aussi se laisser imprégner par ce que les visages suscitent en nous. Parfois ce n’est pas reluisant, on est vite dans une forme de jugement. Le jugement court-circuite alors l’occasion de se laisser toucher et de laisser émerger quelque chose qui correspond à la vue de ce visage. Ce que Sébastien a donc fait pendant ce mois de marche, c’est qu’intérieurement, il a envoyé une intention positive aux personnes qu’il rencontrait. Quelles qu’elles soient, dans n’importe quel endroit de Bruxelles. Et le fait de faire cela lui permettait de visiter un paysage intérieur. Pour lui, c’était un voyage dans le voyage. Car il était en permanence en dialogue avec ce qu’il y avait autour de lui, il n’était pas absorbé dans une indifférence de ce qu’il pouvait rencontrer.
Les grands boulevards de Bruxelles étaient auparavant destinés à la flânerie… Ces boulevards invitaient à la marche. Et des endroits qui invitent à la marche, à l’échange et au silence, ce sont des endroits très précieux dans un contexte urbain. La façon dont on vit nos déplacements urbains a une réelle influence sur notre rapport à la ville et cela détermine si on expérimente la ville comme un lieu stressant. Dans ce cas, il y a plein de choses à faire pour rendre ce déplacement "urbain". On peut notamment changer, alterner son itinéraire. C’est aussi faire une fois par jour une chose que nous n’avons pas l’habitude de faire, c’est sortir de sa zone de confort, c’est vraiment se forcer à sortir de sa routine.

Marcher seul en ville, c’est prendre du temps pour soi
Le fait de marcher seul en ville peut être une manière de dire que l’on prend du temps pour soi. On peut vivre seul des moments extraordinaires, mais il faut pouvoir apprécier la solitude. Et en ville, on rencontre des personnes qui vivent cette solitude. Toutes ne l’ont pas choisie. Ce que Sébastien, marcheur long cours, a apprécié, c’est de se laisser imprégner par toutes ces réalités, et de voir aussi ce que cela a fait surgir en lui. Si on marche à plusieurs, on ne vit pas forcément l’instant présent car on discute souvent.
Sébastien de Fooz conseille également de ralentir le rythme lorsque l’on marche en ville. Ainsi, on peut parfois vivre des choses dont on ne se rend peut-être pas compte. On ne pense pas toujours à certaines choses lorsqu’on est pris dans le courant de la vitesse urbaine…

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_tendances-premiere/accueil/article_quels-sont-les-bienfaits-de-la-marche-urbaine?id=10290776&programId=11090

Écrit par : L'enfoiré | 14/08/2019

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Quels sont les bienfaits de la marche urbaine ?

L’idée présente est de réconcilier deux concepts antagonistes : la marche et la ville. Sébastien de Fooz, marcheur au long cours, a tenté de relever le défi. Ce dernier a mené une expérience il y a un an : est-il possible de marcher en ville ? L’environnement urbain est parfois un peu anxiogène, nous agresse parfois avec différents bruits… Selon notre marcheur, la marche urbaine peut apporter presque autant de bienfaits que de marcher à travers des paysages qui nous inspirent. Des paysages qui nous inspirent car on est au calme, c’est beau, c’est bucolique, c’est vallonné, et parce que le regard porte loin. Quand on est dans un environnement urbain, on est souvent face à la verticalité, au bruit… On est un peu aux antipodes de cet environnement qu’est la nature.

Un environnement marqué par la routine
Pendant un mois, notre marcheur est parti en sac à dos dans sa propre ville, Bruxelles, sans revenir chez lui et en maintenant ce même esprit de découverte, d’aventure, d’ouverture, de curiosité dans des endroits déjà connus. Lorsqu’on se déplace dans notre propre environnement de vie, on a l’impression qu’il est surtout marqué par la routine. Sébastien de Fooz a découvert que la proximité est riche, que souvent on va chercher trop loin des réponses à un questionnement que l’on a. Cela implique de s’ouvrir au dialogue, mais ça peut être difficile car entrer en dialogue avec des personnes avec lesquelles on entretient un rapport habituel, ça ne va pas toujours de soi. Ça oblige à sortir de son propre carcan, et d’être dans un rapport de curiosité et d’ouverture.
Pour lui, vivre la rencontre n’est pas quelque chose d’évident car il faut être dans la disposition de vivre celle-ci. Durant son mois de marche, il s’est rendu disponible à l’éventualité de la rencontre. Il en a fait à peu près une vingtaine, qui non-planifiées, l’ont vraiment marqué.
Un rapport utilitariste à la ville qui nous empêche de voir la réalité
La marche en ville permet de se rendre compte que la ville est aussi une ville fractionnée, fracturée. Lorsqu’il marchait, Sébastien n’avait pas de destination. Le fait de ne pas avoir de destination change complètement le rapport au réel et à ce moment-là, on est dans un certain état d’esprit qui permet de se rendre compte d’une réalité dont on ne se rend pas compte quand on a son agenda bien rempli, quand on a une réunion, quand on va travailler… Nous avons un rapport plutôt utilitariste à la ville, ce qui nous empêche de voir la réalité quand on la traverse physiquement.
Tout est une question de choix. Si on se plaint d’une vie trop stressante où on n’a pas le temps, si on est dans un transport en commun et qu’on ne prend pas conscience de l’endroit où l’on est, on manque cette occasion de se laisser imprégner par la réalité du moment. C’est-à-dire que si on est à l’écoute des bruits de la ville et qu’on essaie de comprendre ce que cela fait émerger en nous, et si on accepte ce que cela suscite en nous, on entre alors dans un instant présent. Quand on est stressé, on n’est pas très présent, et surtout on n’est pas très curieux…

Se laisser imprégner par ce qu’un visage suscite en nous
La marche permet de déconstruire beaucoup de résistances et elle permet de s’imprégner des paysages qu’on traverse. On pourrait, à tort, se dire qu’en ville il n’y a pas de paysage. Mais par contre, il y a plus de visages ! Et au final, des visages, c’est un peu comme des paysages. Si on est honnête et qu’on est vraiment davantage conscient de l’endroit où l’on est, on peut aussi se laisser imprégner par ce que les visages suscitent en nous. Parfois ce n’est pas reluisant, on est vite dans une forme de jugement. Le jugement court-circuite alors l’occasion de se laisser toucher et de laisser émerger quelque chose qui correspond à la vue de ce visage. Ce que Sébastien a donc fait pendant ce mois de marche, c’est qu’intérieurement, il a envoyé une intention positive aux personnes qu’il rencontrait. Quelles qu’elles soient, dans n’importe quel endroit de Bruxelles. Et le fait de faire cela lui permettait de visiter un paysage intérieur. Pour lui, c’était un voyage dans le voyage. Car il était en permanence en dialogue avec ce qu’il y avait autour de lui, il n’était pas absorbé dans une indifférence de ce qu’il pouvait rencontrer.
Les grands boulevards de Bruxelles étaient auparavant destinés à la flânerie… Ces boulevards invitaient à la marche. Et des endroits qui invitent à la marche, à l’échange et au silence, ce sont des endroits très précieux dans un contexte urbain. La façon dont on vit nos déplacements urbains a une réelle influence sur notre rapport à la ville et cela détermine si on expérimente la ville comme un lieu stressant. Dans ce cas, il y a plein de choses à faire pour rendre ce déplacement "urbain". On peut notamment changer, alterner son itinéraire. C’est aussi faire une fois par jour une chose que nous n’avons pas l’habitude de faire, c’est sortir de sa zone de confort, c’est vraiment se forcer à sortir de sa routine.

Marcher seul en ville, c’est prendre du temps pour soi
Le fait de marcher seul en ville peut être une manière de dire que l’on prend du temps pour soi. On peut vivre seul des moments extraordinaires, mais il faut pouvoir apprécier la solitude. Et en ville, on rencontre des personnes qui vivent cette solitude. Toutes ne l’ont pas choisie. Ce que Sébastien, marcheur long cours, a apprécié, c’est de se laisser imprégner par toutes ces réalités, et de voir aussi ce que cela a fait surgir en lui. Si on marche à plusieurs, on ne vit pas forcément l’instant présent car on discute souvent.
Sébastien de Fooz conseille également de ralentir le rythme lorsque l’on marche en ville. Ainsi, on peut parfois vivre des choses dont on ne se rend peut-être pas compte. On ne pense pas toujours à certaines choses lorsqu’on est pris dans le courant de la vitesse urbaine

https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_tendances-premiere/accueil/article_quels-sont-les-bienfaits-de-la-marche-urbaine?id=10290776&programId=11090

Écrit par : L'enfoiré | 14/08/2019

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