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22/04/2020

Je me fais des films (2)

0.PNGDans le premier billet "Je me fais des films", je terminais par écrire "... rien de nouveau sous le soleil confiné, rien de vraiment changé dans mes habitudes mais rien n'empêche de se faire aussi des films personnels...".
Ce qu'on regarde à la télé mêlé à ce qu'on entend et vit, a parfois des continuations dans son sommeil.
Je me rappelle du billet "
Rencontre avec une bulle de savon" dans une "folle rêverie mise en boîte"...
Je me suis mis à rêver que j'étais un des virus, dont on parle tellement.


Quand ma série de billets concernant ce virus, j'écrivais que l'on pourrait devenir riche en mettant des copyrights sur le mot "virus", je ne pouvais pas encore en connaitre l'étendue.
Mais, je ne pensais pas arriver au stade d'en rêver.
Il est vrai que je venais de revoir cette vidéo:

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"Mon rêve"

"Mon nom est COVIE 19ème du nom, Covy pour les intimes".
J'en ai marre d'être refoulé en permanence par vos anticorps, vous humains. J'en ai marre d’être confondu avec mon homonyme ou homologue COVID-19.
Personne ne m'aime. On me rejette.
Je suis attaqué de partout alors que souvent comme certains autres copains virus, je viens vous aider en étant très positif, pour que vous mangiez mieux, que vous viviez mieux. Nous nous livrons une véritable guerre dans notre monde de l'ultra-petit.
J'aime les contacts, votre côté social et votre promiscuité.
Ils me servent.
J'ai cherché la clé de vos paradis (ou de vos enfers, c'est selon votre opinion) pour prouver mon efficacité.
J'ai rencontré tellement de serruriers. Un seul a été aimable de trouver une bonne clé, p
our vous tester. Sa clé tourne dans la serrure d'une de vos cellules et j'y suis entré masqué comme Zorro.
Comme j'ai une curiosité animale, j'ai essayé cette clé sur d'autres serrures et cela a continué à s'ouvrir.
Bien sûr, je me sens un peu voleur de votre intégrité.
Mais je décline toute responsabilité car je n'emporte jamais rien avec moi. Je ne fais que passer et
je n'ai rien avoir avec vos économies et vos longueurs de vie réciproques.
Je suis mandaté comme une sorte de dieu pour accentuer votre immunité et diminuer vos faiblesses en augmentant vos complexités et vos sophistications.
Mandaté pour aller voir ce qui se passe dans vos poumons, vos foies et vos reins.
Malheureusement, si je n'emporte rien, je laisse des traces de mon passage.
Dernièrement, j'ai été attaqué par l'arrière par mon homologue COVID-19. C'est lui, l'éminence grise, le Batman, le virus le plus virulent dans vos cellules.
Nous avons été créés ensembles dans la même génération mais avec des buts opposés.
Si vous en mourrez, c'est à cause de lui. C'est devenu votre problème et le mien.
Mes fans, mes vendeurs de bons offices vous expliquent que tout ce que je peux réaliser avec votre concours et avec leurs médicaments, peut vous sauver.
Mais il y a tellement de fakenews dans l'air.
Je suis désolé pour ceux qui n'ont pas la force d'assumer notre monde de brutes.
Sécurisez-vous et vivez masqués toute votre vie si c'est nécessaire.
La nouvelle mode arrive masques intégrés...

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Le plus comique, c'est de penser à ces technologies modernes de reconnaissance faciale qui vont être mise en défaut..
Comme je teste votre résistance, parfois je rate mon coup, je fais une erreur dans votre génome et je vous fais mourir. J'assume mes erreurs et j'en suis désolé..
Comparativement à vous, ma vie est très courte, même moins que l'espace d'un matin quand vous me déposez quelque part.
Je n'aime pas trop l'air ambiant extérieur. J'ai besoin de la chaleur de vos entrailles.
Si je ne trouve personne pour me recevoir dans un autre environnement, je meurs avec vous.
Quand je perds ma guerre et qu'un autre être vivant passe à proximité, je retens le coup chez lui pour confirmer ma bonne foi.
Je sais que je suis un parasite mais je dois vivre aussi aux dépends de celui qui me donne des occasions de parasiter.
Je ne suis pas le seul parasite dans le monde du vivant.
Il y a même ce faux-cul de coucou qui n'assume pas sa progéniture en déposant ses oeufs dans le nid d'une autre espèce d'oiseau et puis, dégage en allant batifoler ailleurs.
Quand mon travail est fini, je dois passer dans la course relais de la vie, tester mes effets avant d'abandonner et muter dans une autre version plus efficace.
On arrête pas le progrès dans la nature.
Si vous voulez en savoir plus sur moi, tapez sur sur le bouton "Progrès", est dit dans la vidéo
.
Après cela, c'est sûr, vous mourrez moins bête, mais vous mourrez quand même.
'Quelques-uns meurent trop tôt. Beaucoup meurent trop tard. Très peu meurent à temps.' disait Friedrich. 'Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille', rappelait Paul, 'Que Dieu préfère les imbéciles, c'est un bruit que les imbéciles font courir depuis dix-neuf siècles", lançait François. 'Notre idée de l'immortalité, ce n'est guère que la permission pour quelques-uns de continuer à vieillir un peu une fois morts', répliquait Julien. 'Si l'on ne voyait que les gens qu'on estime, on ne verrait personne', écrivait quelqu'un dont je ne me rappelle ni le nom ni le prénom"
.

C'est à ce moment précis que la perceuse d'un bricoleur faisait un trou dans un mur et je me suis réveillé.
A tourner sur moi-même dans mon lit, je suis plus fatigué que quand je suis allé me coucher.
Je ne sais comment tous ces dictons sont restés en mémoire du virus. Il en a fait du chemin pour être arrivé à la version ou à la génération n°19.
Dans le monde numérique, il y aurait des sous-versions et peut-être bien une 19.4.2.
Entre rêver et crever, il y a une lettre et un accent circonflexe en moins.
Ces deux virus prenaient des noms différents, mais n'étaient-ils pas unique comme peut l'être un agent-double qui cachait une dualité ou un jeu par l'affabilité de ses propos?.
Les rêves sont parfois inexplicables, parfois des agents de contre subsconscient pour nous faire chuter.
Dans la chute, il y a toujours un moment pour augmenter l'adrénaline.
Actuellement, je frêne cette chute. Je suis arrivé au 5ème étage d'un immeuble. Dans ma chute à partir du 8ème, toujours optimiste, je dis toujours que tout va bien et qu'avant d'arriver sur le sol et de (sur)vivre, il doit encore y avoir moyen de s'adapter à la situation actuelle et de se sauver en dernière minute.
Je recevais un mail qui disait:
"On assiste à une inflation de figures de rhétorique: analogies, métaphores et comparaisons historiques saturent les éléments de langage du pouvoir dans le registre martial avec le syllogisme qui sert d’argument qui disent "il faut assurer la survie de la population et s’adapter aux conjonctures de crise".
On ne peut que passer alternativement d'une idéologie à l'autre dans une mutation perpétuelle en fonction de l'âge en s'adaptant le mieux à cette injonction de l'adaptation à l'âge, mais avec l'expérience, elles sont toutes tarées par un bout embrigadées dans une monde ou le pognon est roi.
Chacun choisit la sienne avec sa propre légitimité intellectuelle et philosophique pour entourer la biologie de l’évolution.
Je suis en principe 'obéissant', je garde mes responsabilités comme j'espère que d'autres font.
Je porte le masque, je réponds avec le sourire à distance règlementaire quand on m'adresse la parole.
Je me lave les mains presque automatiquement alors qu'avant, je passais plus souvent mon tour et j'écris dans le virtualité, sans bruit et sans polluer.
Je me fais en définitive, des films personnels...

"Psychologies" parlait dans cette page  du fait d'avoir rêvé d'être un virus en ces termes comme s'il s'agissait d'une maladie sans en donner le nom: "Angoisse, pollution mentale, pensées obsessionnelles, sentiment morbide, environnement parasite. Certains cauchemars sont peuplés de vers ou d’insectes d’aspect indifférencié qui grouillent. Ils symbolisent une forme de vie qui se nourrit aux dépens des autres, une vie psychique très élémentaire, sans conscience. Les vers sont des larves qui doivent se transformer pour atteindre une autre forme, celle de leur taille adulte, souvent celles d’insectes. Les parasites peuvent représenter des êtres qui n’ont pas atteint leur maturité et leur autonomie. Leurs comportements infantiles les rendent dépendants des autres et de leur énergie. Ils nous « prennent la tête ». Si les parasites nous envahissent, nous sommes dans un état d’angoisse inquiétant, en perte d’énergie. Nous n’avons plus assez d’échange réel avec notre environnement. Nos proches nous parasitent, se nourrissent à nos dépens. Le sentiment de dégoût qui est éprouvé doit nous inciter à les rejeter, à nous débarrasser d’eux. Il manque la lumière de la conscience et de l’intelligence, une véritable communication. Les parasites, ce sont aussi toutes les interférences, les pensées obsessionnelles qui tournent dans notre tête, tout ce qui induit une pollution mentale et qui prédispose au cafard. Dans ce cas de figure, les parasites sont en lien avec notre passé et son mode relationnel".

Comme dans tous les rêves, il y a parfois du vrai mais aussi du faux qu'entraîne les fakenews et la répétition du terme coronavirus, Covid, confinement ou des craintes que j'entends autour de moi.

Alors, je me fais des films personnels en rêvant du style de Jef Panacloc qui répond à Jean-Marc.

Une réaction suite au calme plat des nouveaux films
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Dans mon journal de télé, je lisais qu'un téléspectateur se plaignait de la rediffusion de "La Grande vadrouille" sur France2 et un autre téléspectateur lui répliquait: "Personne n'oblige à la regarder. Vous n'aimez pas les vieux films classiques, c'est votre droit et je le respecte. Cessez de croire que vos goûts sont les seuls valables. Pensez aussi aux seniors qui ont le plaisir de revoir ces grands classiques de leur jeunesse qui ont encore du succès. Les chaînes de télé ne sont pas des entreprises  de bienfaisance et l'audimat ne leur permettrait pas de diffuser des films qui ne sont plus regardés. Il faut diversifier les émissions qui est une question de partager ".
Personnaliser les émissions télé? Tout un programme que Netflix tente d'instaurer...
C'est vrai qu'à regarder le même film plusieurs fois, les répliques connues par cœur, deviennent lassantes mais avec le temps, tout s'efface... 
Récemment, j'ai déjà écrit au moins deux billets qui parlaient de la possibilité de "faire du neuf avec du vieux". Mais pour y arriver et ne pas sentir le réchauffé, il faut ajouter quelque chose de plus dans le remake d'une version précédente.
Tous les films que j'ai vu ces derniers jours, je les avais vu précédemment mais il y avait suffisamment longtemps pour ne plus être très frais dans le stockage de ma mémoire.
 
Samedi 18: "SOS Fantôme".
Des docteurs, des chercheurs spécialisés en parapsychologie, accusés de mener des recherches farfelues ouvrent une société d'investigations paranormales nommée dans une ancienne caserne de pompier.

Les remakes de ce Ghostbuster ont été nombreux  version 2 en 2016, version 3 en 2020
 
Dimanche 19: "Mélodie en sous-sol"
Un truand sexagénaire, libéré une heure plus tôt après cinq années; veut finir sa arrière sur un gros coup avant de se carapater en Australie en braquant le Palm Beach, du casino de Cannes.

Là, ce sont Gabin, Delon, Bireau qui font la différence par leur présence dans le film mené par Henri Verneuil.
 
A cet homme d'affaire organisé, richissime, il semblerait que rien ne puisse perturber la vie, avide de pouvoir, froid, distant et triste. Son petit frère, ancien toxicomane, désoeuvré qui passe sa vie à ne rien faire sinon à dépenser son argent va lui offrir un cadeau original pour son anniversaire, grâce à une société « d'organisation de spectacle ». Le jeu commence.

Ce film à suspense m'avait impressionné quand je l'ai vu, au vu des péripéties et des risques qu'il prenait. Cela m'a fait du bien de le revoir, puisque qu'ainsi j'ai pu remonter le temps en sachant que c'était vraiment du jeu.
 
 
Lundi 20: "Bullitt"
Un lieutenant de police, chargé par un politicien ambitieux de protéger un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique.

Là, j'ai été déçu. Avec les yeux d'aujourd'hui, Steve McQueen ne permettait pas de refroidir le côté réchauffé malgré la poursuite en voiture dans San Franciso.
 
 
Mardi 21: "Bonnie and Clyde"
Film qui raconte la rencontre de Bonnie Parker & Clyde Barrow...
La chanson m'a suffi:


Puis j'ai regardé "Le plus beau pays du monde" filmé en 2013.
... et j'ai enregistré les émissions sur le monde numérique au Thema de ARTE, pour y revenir plus à l'aise plus tard.

Je ne sais si ces films ont eu une influence sur mon rêve mais il est clair que la nature n'est pas plus tendre quand il s'agit de respecter la loi de la jungle.
Pas de sensiblerie dans la nature.
Il faut minimiser l'énergie consommée. La solidarité existe mais quand chaque animal y trouve son compte et son bénéfice dans l'échange..
Tout un patrimoine naturel et immatériel à l'Unesco à revoir.
L'instinct des uns fasse à l'intelligence de l'autre.
Empathie et humilité sont nécessaires pour comprendre la nature parfois dans la contrainte, parfois dans la magie.
J
'ai écouté aussi notre radio avec attention pour apprendre la suite des événements....

..

Quand le COVID-19 est apparu, la Plume acérée de Thomas Gunzig  a suivi au risque d'en rêver.podcast
3.PNGLundi, le cactus s'adresse à Madame Wilmes pour comprendre les décisions au sujet de la réouverture des jardineries et bricospodcast.

Et Thomas qui revenait avec ce besoin de bricolage qui comme moi n'en a rien à foutre puisque c'est le monde culturel qui a ses prédilectionspodcast.
4.PNGPuis il a eu le même besoin de déconfinement que l'on doit annoncer vendredi prochain: podcast
Mardi, le cactus est allé voir ce qui se passait dans d'autres payspodcast
... et tout de suite, les questions se sont posées...
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Actuellement, dans la lecture, je suis en plein 16ème siècle avec Ken Follet dans "Une colonne de feu" dans une période où les antagonismes de croyance envoient les hérétiques brûler vif sur le bucher.

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Et je relativise et je me dis que notre époque n'est pas aussi mauvaise que ça...
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Allusion

Commentaires

4, 11 et 18 mai: la Belgique se prépare au déconfinement

Le scénario suivi sera largement tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Il n’est pas définitif, un retour en arrière n’est pas exclu si le virus devait connaître un regain et mettait à nouveau sous pression le système hospitalier.
Le Conseil National de Sécurité (CNS) a jeté les bases, vendredi, de la stratégie de déconfinement que suivra la Belgique. Fidèles à la tradition nationale des réunions interminables, les représentants des gouvernements fédéraux et des entités fédérées se sont réunis durant presque huit heures pour s’accorder sur un schéma en plusieurs phases.
Bon nombre d’incertitudes demeurent. « Le déconfinement est une opération jamais réalisée dans l’histoire de notre pays », a fait remarquer la Première ministre, Sophie Wilmès, au cours d’une conférence de presse où elle entait entourée des ministres présidents des Communautés et Régions.
Le scénario suivi sera largement tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Il n’est pas définitif, un retour en arrière n’est pas exclu si le virus devait connaître un regain et mettait à nouveau sous pression le système hospitalier. « Rien n’est gravé dans le marbre et certainement pas les échéances », a averti Mme Wilmès.

Trois Phases
Le CNS s’est accordé sur trois phases. La première commencera le 4 mai avec la reprise de l’activité industrielle et économique B2B (c’est-à-dire entre entreprises) et se poursuivra le 11 mai avec la réouverture des commerces tous secteurs confondus, moyennant des conditions strictes d’accès aux magasins. Les gouvernements ont choisi de s’écarter des recommandations des experts qui préconisaient deux phases de réouverture des commerces, l’une le 4 mai, l’autre le

Le 18 mai : phase 2
La deuxième phase commencera le 18 mai avec un secteur majeur : l’enseignement. La reprise des cours sera là encore progressive, limitée à trois années d’étude par niveau d’enseignement primaire et secondaire et pour un nombre de jours par semaine à déterminer. La priorité sera accordée aux 6e primaires et 6e secondaire, soit les années certifiantes. Le nombre d’élèves par classe sera limité à 10, les plus de 12 ans ainsi que les enseignants devront porter un masque et les locaux devront être nettoyés quotidiennement.
D’autres reprises sont « envisagées » à cette échéance : les activités impliquant contacts physiques, comme la coiffure, la réouverture des musées, l’accroissement du nombre de personnes autorisées pour un mariage ou un enterrement, un nouvel élargissement de la pratique sportive et la possibilité de réunions privées à domicile. La fête des mères se déroulera donc toujours dans les règles de confinement.

Le 8 juin : phase 3
La troisième phase ne devrait pas démarrer avant le 8 juin. Elle implique d’examiner la réouverture progressive de l’Horeca, en commençant par les restaurants, et certaines activités de l’été (voyages, camps et stages, etc.).
Les masques de confort couvrant la bouche et le nez joueront un rôle important dans le déconfinement. Ils seront obligatoires dans les transports en commun et à l’école. Les gouvernements veilleront à garantir à chaque citoyen d’en recevoir au moins un.
Pour réussir le déconfinement, la capacité de test sera accrue à 25.000 par jour d’ici le 4 mai, éventuellement extensible à 45.000. Il s’agit bien de la « capacité », a insisté la Première ministre, et non du nombre de tests effectivement réalisés (bien en dessous de ce nombre en ce moment) car des « obstacles » peuvent surgir dans la mise en œuvre, notamment logistique. Une stratégie de traçage des personnes infectées par le covid-19 sera également mise en place dès la première phase de déconfinement avec les Régions, reposant sur un centre d’appel dans chaque Région, une plateforme et une base de données commune.
>« Une opération périlleuse », « Tout n’est pas réglé », « Enfin il y a une perspective d’avenir » : la revue de presse du déconfinement
Une longue période de transition avant un retour à une « certaine forme de normalité » s’ouvre, avec des exigences à respecter, comme celle des gestes-barrières.
La Première ministre a réitéré son appel au sens des responsabilités et au civisme. « Les efforts que nous faisons paient, nous le voyons. On compte sur vous, sur votre sens des responsabilités et votre civisme aussi. C’est avec ce sens des responsabilités que nous retrouverons ce qui nous est cher et ceux qui nous sont chers », a-t-elle conclu

https://www.lesoir.be/296870/article/2020-04-25/4-11-et-18-mai-la-belgique-se-prepare-au-deconfinement

Écrit par : L'enfoiré | 25/04/2020

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Confinement : la révolte des aînés (Santé, Nature, Innovation)

Selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 93 % des personnes décédées du coronavirus avaient plus de 65 ans et 81 % avaient un ou plusieurs gros problèmes de santé préalable (comorbidité).
La moyenne d’âge des décès est de 81 ans.
Le pays tout entier est mobilisé pour stopper la contagion et épargner des vies. Beaucoup de personnes jeunes, en pleine santé, s’inquiètent d’attraper le coronavirus bien que les risques d’en mourir ou de garder des séquelles soient infimes.
Mais qu’en pensent les premiers concernés, c’est-à-dire les séniors ? Sont-ils favorables aux mesures de confinement prises pour les protéger ? Trouvent-ils normal que l’économie mondiale soit à l’arrêt pour prolonger leurs jours ?
On sait qu’une grande majorité s’est révoltée lorsqu’il a été question de les maintenir en confinement obligatoire jusqu’à la fin de l’année.
Le Pr Axel Kahn de la Ligue contre le cancer témoigne avoir reçu une avalanche “d’appels désespérés” suite à ces annonces (heureusement annulées entre temps)
“Les personnes se demandaient si elles allaient rester assignées à résidence jusqu’à la fin de leurs jours, sans possibilité de voir le ciel autrement que par la fenêtre. Cela pouvait engendrer : une forte colère, un sentiment de révolte, voire une perte de goût à la vie avec, au final, un risque que ces personnes rejettent ces mesures et ne participent pas à leur propre protection. Sans parler du caractère illégal d’une mesure qui aurait discriminé 18 millions de personnes, induit des contrôles policiers pour vérifier leur âge… Absurde. Le confinement prolongé des personnes âgées, ce n’est pas tenable.
“ Nous savons, en tant que médecins, que pour aider les gens, il ne faut jamais rompre avec eux. Il faut les accompagner en leur proposant ce qu’ils sont capables d’accepter, ce à quoi ils peuvent adhérer. Ce que nous disons aux personnes âgées ou à celles atteintes d’un cancer, c’est de gérer leur déconfinement de manière spécifique : éviter les réunions familiales, voir les petits-enfants sans les embrasser… En revanche, il faut qu’elles puissent aller prendre l’air, se promener, en portant un masque.”
En Suisse, les personnes âgées ont également dit leur révolte dans les journaux. Bien que plus vulnérables au coronavirus, le confinement ne leur convient pas :
“Mon père est mort dans un établissement médico-social après avoir vécu deux ans attaché à une chaise. Est-ce vraiment cela qu’on veut pour nos vieux ? A titre personnel, je préfère perdre une ou deux années de vie et continuer à voir mes petits-enfants – j’en ai 11 – que me murer dans la solitude”, témoigne Eric Denzler, 85 ans.
« Bien sûr que je continue à sortir ! Les personnes âgées ont plus de risque de mourir de peur et d’isolement que du Covid-19. Je suis attristée par la panique qui saisit certains de mes amis âgés. C’est ce stress qui va finir par les tuer”, s’inquiète Jeannette Meier, 75 ans.
« J’ai 77 ans, j’ai une belle retraite, une vie sociale très riche et, avec mon épouse, on s’occupe beaucoup de nos petits-enfants. Tout est en suspens… Même si on est âgé, on devrait avoir le droit de décider si on veut prendre un risque ou non. Si je tombais malade, je serais désolé, mais j’accepterais mon sort, car c’est dans l’ordre des choses », déclare Olivier Guinet.
Leur attitude est appuyée par l’analyse de David Le Breton, professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, qui estime que “l’enfermement (même volontaire) peut avoir des conséquences dramatiques”. C’est ce que le personnel soignant des EHPAD appelle le syndrôme du “glissement”, les personnes âgées qui ne reçoivent plus de visites se laissent lentement mourir de solitude et de désespoir.
Rappelons toutefois que l’objectif du confinement est d’éviter l’engorgement des hôpitaux.
La question donc n’est pas de savoir si les personnes âgées acceptent le risque d’attraper le coronavirus, mais plutôt : sont-elles prêtes à mourir seules chez elles, sans bénéficier des coûteux soins prodigués en milieu hospitalier, qui occupent des lits en salle de réanimation ? Et ont-elles un moyen de dire : “écoutez, je prends mes responsabilités, ne mobilisez pas tous les moyens nécessaires pour me sauver si je tombe malade ?”
C’est le grand dilemme de cette crise. Personne, bien sûr, n’ose mettre ce sujet sur la table, et le discuter.
On préfère se taire, faire semblant de rien, pour ne fâcher personne.

L’enfer est pavé de bonnes intentions
Au-delà du problème des seniors en bonne santé qui ne souhaitent pas rester confinés jusqu’à la fin, se pose la question, encore bien plus douloureuse, de toutes les personnes malades qui meurent actuellement dans le plus grand isolement.
On parle de “sauver des vies” mais on peut aussi gâcher toute une vie en privant une personne de la présence de ses proches au moment du grand passage.
“Il est saisissant que, du plus profond de leur surconfinement forcé, ce soit en définitive les personnes âgées qui, en ce temps, fassent retentir pour toute la société le cri de la dignité humaine blessée”, affirme Mgr Matthieu Rougé.
“La vie, c’est aussi les autres”, a déclaré un autre philosophe, Alain Finkielkraut. Pour la personne qui meure comme pour celles qui l’accompagnent et doivent la laisser partir, ce n’est pas un caprice que de vouloir tenir la main, serrer dans ses bras la personne une dernière fois, “recueillir son dernier souffle” comme on disait autrefois.
Ce souffle peut être infiniment précieux. Combien d’aveux, de pardons, de promesses, de réconciliations, ont-elles eu lieu sur un lit de mort ?
Combien plus difficile est le deuil sans ces dernières paroles, sans avoir pu se dire adieu correctement ? En effet, après avoir perdu un proche, on a besoin de comprendre ce qu’on a bien fait, mal fait, ce qui aurait dû être fait. Ce processus est encore plus douloureux, lorsqu’il nous a été interdit de partager les derniers moments du mourant.
La cérémonie des obsèques elle-même est pratiquement devenue impossible. Pas moyen de partager les pleurs, d’apporter ni de recevoir du réconfort, de se prendre dans les bras, car cela est désormais incompatible avec les “gestes barrières” obligatoires.
Que sommes-nous en train de sauver, donc ? Quel genre de vies allons-nous avoir si, en plus de la perspective commune de la maladie et de la mort, nous devons nous préparer à vivre ces épreuves sans pouvoir être entourés, sans contact, sans cérémonies ?
Il faut se contenter d’un rituel symbolique, un “ersatz”, par exemple allumer une bougie, dire bonjour à une photo, planter une graine pour la faire germer. Mais est-ce suffisant ? On ne peut même plus acheter des fleurs puisque les fleuristes sont fermés !
« Cette dame de quatre-vingt-dix-neuf ans n’est pas morte physiologiquement du Covid mais elle s’est laissé mourir du chagrin d’être ainsi confinée. Ces autres victimes du Covid, personne n’en parle », expliquait un prêtre des Hauts-de-Seine.

Des souffrances que les mots ne peuvent pas décrire
Toutes ces réflexions s’ajoutent pour nous faire prendre conscience qu’une terrible tragédie est en train d’avoir lieu sous nos yeux.
Le coronavirus semble n’être que le déclencheur, le révélateur, d’un manque de capacité de réflexion, de sagesse, de préparation, à tous les niveaux (gouvernements, OMS, systèmes de santé débordés), avec des médias et des réseaux sociaux qui jettent en permanence du carburant sur les consciences déjà surchauffées, alimentant la psychose tandis que des banlieues s’embrasent.
Tout cela produit une masse de souffrance que les mots ne peuvent pas décrire. La douleur extrême est muette. Les personnes les plus frappées par les drames liés au coronavirus ne sont pas sur des plateaux télés, à la radio, ni en train de diffuser des messages incendiaires sur Twitter.
Elles sont seules. Silencieuses. Des larmes coulent sur leurs joues. Personne ne les entend, ne les écoute. Et pourtant, ce sont elles qui méritent le plus notre attention, notre affection, notre compassion.
Elles ne sont pas forcément à l’autre bout du pays. Elles peuvent être près de chez nous, et tout ce dont elles auraient besoin est d’une présence, d’une écoute, même silencieuse. Qui d’entre nous pourra les leur apporter ?

Écrit par : L'enfoiré | 26/04/2020

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Quel avenir sommes-nous en train de préparer ? (Santé, Nature, Innovation)

“ Moi qui suis un anxieux, je n’ai pas peur de mourir de ce virus. Ça m’effraie beaucoup moins que la maladie d’Alzheimer ! Et si je le contracte, j’ai encore 95 % de chances d’en réchapper. Pourquoi aurais-je peur ? Ce qui m’inquiète, ce n’est pas ma santé, c’est le sort des jeunes. Sacrifier les jeunes à la santé des vieux, c’est une aberration. Cela me donne envie de pleurer.”
C’est la réaction du philosophe André Comte-Sponville, 68 ans, dans une interview où il dit son exaspération face aux mesures de confinement.
Il ajoute :
“ Augmenter les dépenses de santé ? Très bien ! Mais comment, si l’économie s’effondre ? Croire que l’argent coulera à flots est une illusion. Ce sont nos enfants qui paieront la dette, pour une maladie dont il faut rappeler que l’âge moyen des décès qu’elle entraîne est de 81 ans. Traditionnellement, les parents se sacrifiaient pour leurs enfants. Nous sommes en train de faire l’inverse ! Moralement, je ne trouve pas ça satisfaisant ! (...)
“Tant que nous n’aurons pas accepté la mort, nous serons affolés à chaque épidémie. Et pourquoi tant de compassion geignarde autour du Covid-19, et pas pour la guerre en Syrie, la tragédie des migrants ou les neuf millions d’humains (dont trois millions d’enfants) qui meurent de malnutrition? C’est moralement et psychologiquement insupportable.”

Évidemment, André Comte-Sponville ne s’est pas fait que des amis par ses déclarations.
Mais de mon côté, je m’inquiète aussi pour l’avenir : oui, nous sommes en train de sauver des vies, mais au prix de nombreux morts dans les années à venir, tout simplement parce que nous n’aurons plus assez d’argent pour assurer une qualité maximale des soins.
Nous avons oublié que les soins ne sont pas gratuits
Si la santé nous paraît gratuite, c’est parce que des millions de salariés français payent des cotisations sociales chaque mois, via les URSSAF qui reversent l’argent à l’Assurance-Maladie.
Dès qu’une personne arrête de travailler, elle cesse de payer des URSSAF. C’est autant d’argent en moins pour financer les médicaments, les opérations, les soins, les hôpitaux, le personnel soignant, la recherche, les investissements.
Pire, si cette personne se met au chômage ou à la retraite, elle se met à coûter de l’argent au système. Non seulement elle ne cotise plus, mais il faut lui verser des allocations, et c’est encore cela en moins pour le système de santé.
Avec le confinement, plus d’un salarié sur deux est désormais au chômage partiel. Six entreprises sur dix sont arrêtées, soit 820 000 entreprises. [2]
Tout cela représente des dizaines de milliards d’euros de manque-à-gagner, alors que la situation était déjà critique avant la crise. Il manque déjà 42 milliards dans les caisses de la Sécurité Sociale pour 2020. Les répercussions sont déjà incalculables en terme de restrictions de soins. Elles pourraient devenir dramatiques, avec une dégradation qui pourrait rappeler un peu celle qu’ont connue les pays de l’Est quand leur système s’est effondré dans les années 90.
Les Français ont-ils oublié que l’argent ne tombait pas du ciel ?
Depuis quelques décennies, nous avons pris l’habitude de penser que la santé était forcément accessible à tous et que toute opération ou traitement, du moment qu’ils étaient possibles techniquement, devenaient automatiquement accessibles en pratique.
Nous avons oublié que, dans la “vraie vie”, se pose toujours la question : qui va payer ?
Dans un très grand nombre de pays actuellement, les opérations coûteuses comme les transplantations, les opérations à cœur ouvert, les prothèses de la hanche ou du genou, la chimiothérapie, et même les traitements contre le diabète, sont tout simplement hors de question : les gens ne peuvent pas en bénéficier. Seule une toute petite élite sociale va se faire soigner dans les hôpitaux occidentaux.
Tous les autres demeurent avec leurs maladies, leurs souffrances, et il n’y a même pas assez d’argent pour payer des traitements simples. Chaque année, pas moins de 2,6 millions de personnes meurent d’un simple manque d’eau potable, et la moitié de la population mondiale boit de l’eau “dangereuse pour la santé”, selon l’ONG Solidarités International.
Plus de 400 000 personnes meurent faute de moyens pour acheter des médicaments contre le paludisme, qui ne coûtent pourtant que quelques euros. [4]
Pour nous, cela paraît surréaliste. Nous trouvons normal que “la Sécu” paye pour des médicaments contre l’hépatite C qui coûtent 40 000 euros par patient.
Cette insouciance n’est possible que parce que les caisses sont financées par les cotisations sociales de personnes qui travaillent. Avec la moitié des gens qui ont arrêté de travaillé et qui ne payent plus, il y a d’ores et déjà beaucoup moins d’argent pour soigner et des choix vont devoir être faits, c’est aussi simple que cela.

Des milliers de cancers non-détectés, et donc non traités
Parlons aussi du cancer.
Depuis le début du confinement, les examens jugés “non vitaux” pour les malades du cancer sont annulés. Des chirurgies sont repoussées, des traitements sont modifiés.
Une infirmière de l’Institut Gustave-Roussy témoigne de façon anonyme dans le journal Le Monde qu’on fait “comme si l’activité de la tumeur était statique, or on sait que ce n’est pas le cas. Certains présentent des tumeurs volumineuses et si on laisse passer des semaines, le pronostic vital va être engagé.”
Combien de cancers non-détectés, et donc non soignés, vont devoir être pris en charge dans les mois qui viennent, alors qu’il sera trop tard ?
Toutes ces questions ne sont pas discutées. Elles paraissent n’intéresser personne, ou pas grand monde. Nous troquons donc des décès aujourd’hui, sans savoir combien de vie nous sauvons (la Suède, qui n’a pas confiné, a proportionnellement bien moins de morts que nous), contre la certitude d’une profonde dégradation de notre système de santé dans les années qui viennent.
Il y aura des protestations, des grèves de personnel soignant expliquant qu’on “manque de moyens”, et ils auront raison. Mais à qui sera la faute ?

Écrit par : L'enfoiré | 27/04/2020

Comme toujours, il y a du bon et du mauvais dans les réactions de chacun vis-à-vis d'un événement qui nous dépasse.
Tout se paye d'une manière ou d'une autre.
L'imprévoyance y compris mais parfois de manière exorbitante.
J'ai déjà répondu sur cette antenne de forum:
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-president-spectacle-en-temps-de-223651#forum5742697
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-president-spectacle-en-temps-de-223651#forum5742713
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-president-spectacle-en-temps-de-223651#forum5742717

Écrit par : L'enfoiré | 27/04/2020

.. Personne ne sortira indemne de cette épidémie... Même si on a la "chance" de ne pas être contaminé, ou de ne pas être sévèrement malade...
Les épidémies ont toujours fait partie de l'Histoire de l'Homme, et ont à chaque fois re défini leurs sociétés.
Une refonte profonde des relations humaines en a également été le corollaire.
Étonnante, notre réaction au COVID-19 ? Parce qu'il ns touche de plein fouet ?
Quid du VIH, toujours considéré comme une des maladies les plus complexes et les plus éprouvantes de ces dernières décennies ?
Quid de la grippe qualifiée d'espagnole (en réalité originaire de Chine), et des grippes asiatiques qui ont suivi, tuant des millions de personnes...
Quid de la Tuberculose toujours bien présente ds nos sociétés...
Nous nous sommes par trop habitués au "confort" de nos sociétés nanties, au "moi, d'abord, comme je veux, si je veux".

La Nature a toujours le dernier mot.
Toujours.
On ne va pas pouvoir continuer à se confiner indéfiniment...
C'est juste "pour rire", pour tenter de ralentir l'épidémie, pour laisser souffler les hôpitaux et toutes ces personnes merveilleuses qui sacrifient leurs vies pour sauver les nôtres..
Il va falloir ré apprendre à vivre avec le COVID-19 (SARS-CoV2) comme on a appris à vivre avec le SRAS-CoV (même si ce dernier se réplique 10 fois moins vite, tout en étant plus mortel) ainsi qu'avec le MERS-CoV.
On a appris à vivre avec le SIDA, les grippes asiatiques...
On ne détruira pas le virus en coulant l'économie.
Ça c'est un leurre de première.
Il va falloir se remettre en question, et changer nombre de nos (mauvaises) habitudes.
Il va falloir très vite se rejeter à l'eau et faire face...
On verra alors QUI a appris à respecter les règles du jeu.
QUI a appris (et VOULU apprendre...) à se protéger et à protéger l'autre...
Les rêgles sociétales vont devoir évoluer.
Et sérieusement.
J'espère que nous serons à même d'intégrer ces nouvelles données d'un problème vieux comme le monde lui-même.
Mais ce n'est pas en rouvrant les écoles à moins de deux mois des vacances d'été, avec les contraintes délirantes tant pr les enseignants, que pour les gosses et leurs parents, qu'on réalisera une avancée significative ds la gestion de cette crise.
On SAIT que l'enfant est le vecteur le plus "sournois" de cette virose, tout simplement parce qu'il en est le réservoir le plus innocent.
Je suis sceptique en regard de ce qui nous est imposé "à coups de bâtons" depuis 40 jours, alors que le bon sens aurait dû suffire.
Le bon sens a beau courir les rues, personne ne lui court visiblement après.
C'est également là qu'on constate les lacunes de notre éducation face à la gestion des épidémies qui jalonnent notre histoire depuis toujours.
Il est URGENT de réaliser une politique de santé publique digne de ce nom.
Mais quel cafouillage ... Au 21 è siècle, avec le niveau des connaissances scientifiques actuelles.
C'est très interpellant.
Oui, bientôt nous retournerons au feu.
Parce que c'est l'interaction permanente de tous ces organismes vivants, petits et grands, qui a modelé notre image, nos sociétés.
Depuis la Nuit des Temps.

Écrit par : Léopoldine | 27/04/2020

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Le titre de ce billet est assez significatif.
On se fait chacun son film et son cinéma.
Parfois sur l'écran noir de nos nuits blanches...
Chacun avec le message de sa chapelle.
Message que l'on applaudit lors des meetings, des messes pour suivre des convictions d'une foi intime.
C'est ainsi qu'on rassure sa propre foi en se foutant de celle d'un autre qui ne la partage pas.
On se dit laïc, c'est à dire neutre, alors qu'on prouve le contraire à la moindre incartade qui ne correspond pas à sa façon de pensée et de croire.
On peut rire de tout mais pas avec tout le monde.
On prend alors tout au premier degré sans chercher ce qu'il y a derrière qui pourrait être un troisième degré.
On ne remarque même pas qu'à tout ce qu'on pense de positif est comme une pièce de monnaie dont on ne voit que le côté recto sans voir volontairement le côté verso.
Oui, c'est très rassurant de penser qu'on a une vérité immuable.
Comme je l'ai écrit : "La vérité ça n'existe pas"... tout comme la solitude. ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2020/02/29/la-verite-ca-n-existe-pas.html )
Le problème, c'est qu'il faut faire le premier pas comme dit une autre chanson.
Et ça c'est dur, c'est même très dur.

Écrit par : L'enfoiré | 27/04/2020

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