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28/02/2008

Les Partis amenés à disparaître ?

 

banpartisdisparition.jpg Mise au point: Cet article a été initié par Patrick Juan. En son temps, j'ai eu le mien "Au diable les partis" qui allait dans le même sens de la réflexion. Comme, il a déjà entraîné beaucoup de commentaires, Je vous le livre tel quel. Je suis sûr qu'il fera réfléchir.  

Les pamphlétaires, les Médias, ces derniers temps, font comprendre, que le plein de liberté tue la Liberté.

Ensuite, le pouvoir assassine le Pouvoir politique.
Des excès, voir plus dans certaines expressions ou attitudes, sont inadmissibles pour certaines fonctions.

Nicolas Sarkozy, a été élu président de la République, depuis le 6 mai 2007.
Il l’est jusqu’en 2012, sauf problèmes impondérables, le Président de tous les français.Le Président, film de Henri Verneuil (voir l’extrait et sa suite), ne servira plus d’homme avec ce charisme ?

Le président ne peut régenter, dominer, conquérir tels Alexandre Le Grand ou Napoléon tentèrent de le faire pour la passion du pouvoir. On en connaît la finalité. Les quatre points cardinaux ou les illuminati ne savent-ils plus comment se gérer ?

Les Nations, villes ne se dirigent pas ou plus au gré des Partis, mais par des hommes et des femmes en place.

La valeur de l’alternance existe pour rappeler l’ordre en première instance, la population, elle-même, pourrait aussi intervenir plus activement.Les questions légitimes qui suivent pourraient dès lors se poser.
Une politique appliquée par un gouvernement d’ouverture ne bloque-t-elle pas la politique de nos élus ?

L’Assemblée Nationale est-elle bâillonnée ? Le Sénat ? Les deux Chambres sont-elles justifiées ?
La cohabitation et la proportionnelle ne sont-elles pas la solution ?
Pour éviter que tous les pouvoirs ne soient dans les mêmes mains.
Prenons l’exemple de la Patrie des Droits de l’Homme.
Le phénomène semble s’appliquer à l’ensemble de l’Europe voir même au-delà.
Le Contrat Européen Simplifié « Un leurre » ?Le MoDeM cherche ses repères et s’étonne d’un succès passager qu’il n’avait pas prévu.
Le P.S. est en luttes de conflits internes.
Les autres Partis ont été tous pratiquement laminés, par un pouvoir que certains appellent « dictatorial ». Dans le cas contraire il suffit de voir l’endettementde la France face à l’Europe.
L’alternance ne sera pas pour 2008.

Ce n’est pas une position partisane, simplement un ras le bol, du manque de pouvoir d’achat.

Voir 60 Millions de Consommateurs et les pouvoirs des réseaux de grande distribution, c’est un trouble qui justifie amplement la grogne.

Que devient la Justice ?
Vue la position de la Gardes des Sceaux : Rachida Dati.
Justice pour riches ou pour misérables ?

Des réformes s’imposaient, les choses faites immédiatement, un constat : Les caisses de l’Etat, sont vides, au profit de qui ?
Ce qui était sur la table, un changement avec les pouvoirs d’avant, pas nécessairement une cassure avec la base.

Le Premier Ministre, Monsieur François Fillon, tente de faire oublier l’agressivité, les démonstrations de force dans les quartiers difficiles, même si force doit rester à la Loi, où le spectaculaire passe-t-il sur la raison ? La Presse de tous bords ou presque a imposé en 2007, Madame Ségolène Royal et Monsieur Nicolas Sarkozy dans cette extrémité parfois insoutenable. La majorité de cette élite tient-elle en mains le CAC 40 ?
Non. Les décisions extérieures transférées par l’Europe d’abord et le monde ensuite, non plus.

Les Chefs d’entreprises de ce gotha dépassent 6 millions d’euros de revenus net/mois.
Leurs actions-cotations ne cessent d’augmenter.

Dans le même temps, le pouvoir d’achat patine ou s’étiole dans les abysses.

Propos tenus, langage non respecté, manque de transparence, absence de clairvoyance, c’est là que la fébrilité s’instaure, avec des termes qui font perdre la raison et montrent les raisins de la colère.

Possibilités de redressements, comment alors que certains n’ont cherché à préserver que leurs propres intérêts, avant de faire avancer ce pourquoi ils sont élus : le bien commun pour toute la population qui a voté dans ce sens.

N’est-ce pas le manque de combat sur le terrain, et certaines arrogances qui ont fait que les choses auraient pu basculer ?
La loi d’entonnoir des Partis sur l’ensemble des nations ne sonnera-t-elle pas le glas des Partis machine de « guerres » ?

Le président de la République avait déclaré, lors du repas du CRIF, ne jamais serrer la main d’un homme ou d’une femme, qui ne reconnaîtrait pas l’Etat d’Israël.

Il a reçu Kadhafi qui est ce qu’on en sait.
En Algérie, il a passé plusieurs jours avec Abdelaziz Bouteflika.
Il a rencontré le Dictateur sanguinaire Sassou-Nguesso .
Tous non pas seulement bafouer les Droits de l’Homme, mais ils « ignorent » Israël qui selon eux n’existe pas.
Il ne leur a pas serré la main, c’est vrai. Est-ce la vente du baiser de Judas ?

C’est ce que bon nombres se disent : Marianne se bande les yeux.
La Revue Marianne, elle, dénonce ces faits.La poignée de main ne devait pas avoir lieue, elle s’est terminée en baiser d’amitié.
Que peut-on déduire de cela ?
Réputé insubmersible, le Titanic ou le France ont fait pleurer combien de gens et ont entraîné combien de morts au fond des eaux.
« Vouloir vivre à tous prix les Partis le peuvent-ils encore ? » devient la question cruciale.Le respect de la Constitution Française, l’Assemblée, ses Régions, ses Conseils Généraux, font-ils de la France une valeur du temps passé ou encore respectée ?
Jean Gabin interprète :
« Je sais que l’on ne sait jamais, ni le bruit ni la couleur des choses. Il n’y a qu’une chose que je sais, le jour où quelqu’un vous aime, il fait très beau. C’est tout ce que je sais, mais cela je le sais » Souhaiter un pouvoir d’achat égal à l’augmentation des produits de premières nécessités que tout un chacun souhaite semble normal.

De plus, il faudrait que cela soit le cas à la hauteur du train de vie de l’Etat.

Dans le cas contraire, c’est la fin des Partis, ou de certains monopoles sangsues ?

Le Panda

Patrick Juan

 

26/02/2008

Le petit oiseau est de sortie

Cette fois, c'est Polaroïd qui lâche la bride. La photo instantannée a été supplantée par le numérique. Dans ce cas, on sort la rengaine "On n'arrête pas le progrès". La photographie en donne des preuves évidentes souvent dans la douleur.

057b33357ce82d7bd6d49715a1edd6c2.jpgCertaines industries très florissantes dans le passé ont la gueule de bois ces derniers temps. En l'espace de moins de vingt ans, le dos au mur, elles se sont retrouvées devant l'obligation de changer leur production de toujours ou de périr.
Depuis l'avènement du numérique, toutes les industries qui tournent autour de la photographies ont été touchées: les producteurs d'appareil photos pourtant drillées aux changements de version en version, les fournisseurs de films et de papier photographiques, les entreprises de développements de ces mêmes films, les dispatchings qui orientaient ces consommables et qui doivent de plus en plus passer par l'intermédiaire d'Internet,... Tous se sont payés des restructurations très sensibles. Tout d'abord, en tête, Kodak, né en 1890 et qui fournit sur les deux fronts, pense diminuer la casse en se défaisant de 20.000 emplois dans le monde. En 2004, le Britanique Ilford, spécialiste de labo photo et des papiers noir et blanc, revendit ses activités par appartement.

Nikon a dit adieux à l'argentique et aux objectifs et plus aucun appareil reflex ne sera développé sans l'identification terminée par "-D". Ce n'est plus un virage mais une véritable cassure.

Chez Canon, 14% de ses ventes restent rentables dans les gammes "anciennes", mais il gère désormais les stocks d'EOS et se retirera comme d'autres sur la pointe des pieds. Bizarre de parler de "pied" dans ce cas. Lui, qui, par le passé, donnait une stabilisation aux photos, passe aussi à la trappe des objets devenus presque inutile face aux stabilisateurs électroniques d'images présents sur les appareils numériques.9f8601ad82061586f88b43e0876db367.jpg

Konica-Minolta baisse également les bras, abandonne, dès le 31 mars, son activité photo et passe la main à Sony. Celui-ci, numéro deux de l'électronique, désormais, est devenu le 3ème laron avec 10% derrière Canon (47%) et Nikon (33%). Des résolutions qui dépassent les 12 millions de pixels sont devenus presque monnaie courante.  En Belgique, le marché du numérique atteindra probablement le million d'appareils vendus cette année. Renouveler sa gamme est devenu la seule manière de survivre. 

Signe du changement complet, la recherche et le développement du film couleur ont été stoppés chez beaucoup de fournisseurs. Chez Agfa-Gevaert, la division film avait été rendue indépendante avec le nouveau nom d'"AgfaPhoto" dans un premier stade pour permettre la mise en lumière les raisons de la faillite prochaine de la division. Les avocats en Allemagne ne chôment pas pour obtenir des compensations pour les travailleurs du secteur. Et, c'est la chaîne complète qui est touchée: fabricant de pellicules photos, laboratoires de développement et du tirage qui se fait désormais chez soi avec l'imprimante. Agfa-Gevaert, Option et Glabal Graphics sont en tête des cibles potentielles pour de nouvelles OPA. Oserais-je dire, "y a pas photo".

Mi février 2008, Polaroïd rejoint les vieux objets modernes et annonce qu'il arrêtera la production de ses appareils à développement instantané, aujourd'hui, en qualité et en processus. La firme recherche dès lors repreneur et s'associe désormais à une autre qui planifie de développer des imprimantes sans encres. Breveté en 1929, le papier photographique instantanné se composait de cristaux aciculaires qui grâce aux champs éléctriques et magnétiques absorbaient la lumière polarisée sur une feuille dichroïque.  

Tous se sont rués dans la voie tracée par le numérique avec plus ou moins de bonheur après un réveil douloureux.

Comparativement à d'autres développements technologiques qui apportent un nouveau média, un nouveau support de l'information, cette fois, c'est toute une infrastructure bien en place depuis bien longtemps qui vacille sous ses bases. La photo n'a pourtant pas trop à se plaindre quand on pense à la photographie argentique sur film qui a une histoire qui date de plus d'un siècle. C'est peut-être pour cela que le séisme a été plus intense que d'habitude. A force du temps, les rouages d'une entreprise bien graissés perdent malgré tout l'élasticité pour rebondir au quart de tour. De nos jours, le cycle de durée de vie des produits technologiques ne dépasse que rarement les dix ou quinze ans. Les CD, qui ont poussé les disques vinyles dans les musées ou dans les mains de passionnés collectionneurs, se voient progressivement supplantés par les DVD. Sans être une nouveauté révolutionnaire, ces derniers obligent les consommateurs à renouveler l'équipement de lecture et d'écriture pour jouir de cette augmentation drastique d'informations stockées sur le même type de support. Ces DVD se voient également en perte de vitesse et dépassés par une technologie plus performante tout en cherchant encore des standards.

Pour la photo, par contre, une véritable révolution, un "tremblement de terre" chez les employés de toutes ces firmes se sont donc produits dans plus ou moins de silence. Les budgets ont complètement changé d'orientation avec tout ce que cela entraîne de modifications structurelles. Les grincements de dents n'ont pas certes manqué parmi le personnel. Ils ne sont pas venu de l'industrie de la photo proprement dite, qui freinait probablement des deux pieds. Les reconversions ont pu s'envisager chez les plus jeunes, mais...

Des débuts fastidieux du développement de la photo numérique ont pourtant été à la base du lancement. Sortant pour la première fois des usines Sony, en 1982, à petite échelle du caméscope et du Mavica, le premier appareil photographique numérique avec des images stockées sur mini disque magnétique (Mavipak). Énormément de points négatifs. Prix exorbitants, manque de résolution et de précision n'allaient pas générer les passions. Un capteur CCD de 279.300 éléments de silicium recevait l'image à partir de l'objectif au travers d'un filtre à bandes (RVB). La définition limitée à 700 lignes horizontales n'étant tout juste bonne à tirer un format d'image de 120*160 mm.
Les difficultés des débuts a aussi été oubliées par une production de plus en plus grande poussée par la presse et les magazines spécialisés. Ceux-ci annonçaient vraiment l'utilisation possible et rentable dès les années 2000. Les derniers soucis en concurrence avec les bons vieux appareils pleins de maturité s'estompèrent progressivement. La vitesse de prise de vue qui a toujours tenu à l'écart les photographes de sports fait désormais partie du passé. Les résolutions en Méga Pixels (MPix) toujours plus gonflées permettent de rivaliser avantageusement au niveau des résultats avec les 24/36 de l'époque: 10 Mpix, ce qu'il faut pour agrandir ses photos suffisamment et en plus à bon marché. Que demander de plus? L'avantage majeur pour le consommateur c'est qu'il peut voir sa photo directement après l'avoir prise par le petit écran vidéo, qu'il peut en fonction du résultat approximatif corriger et refaire immédiatement la photo ratée. Les prix ont littéralement fondus et se sont rapprochés de leurs prédécesseurs. Prédécesseurs qui disparaissent derrière des prix en porte clé dans l'occasion.

Depuis, en vacances, que prend-vous comme appareil photo pour mémoriser vos ébats? Le petit nouveau avec le petit écran derrière, évidemment.

Une question reste en suspend : la pérennité de vos résultats "papier" imprimés avec l'imprimante à jet d'encre. Beaucoup de textes et commentaires on déjà relevé ce point. Affaire à suivre.

Un "Nouvel Obs" de août 2006, présentait un article intitulé "High-tech à la recherche des clients perdus". Cherchant la solution pour un producteur qui voit son produit devenir ringard après une époque longue out très courte. Il analysait les problèmes à la suite du boom des écrans plats, des clés USB, des baladeurs MP3 qui ont poussé ces sociétés dans les cordes de la technologie numérique. Le magnétophone à cassette, vous en avez encore un très probablement dans votre chaîne HiFi. Il fonctionne toujours parfaitement. Question subsidiaire: "L'alimentez-vous par de nouveaux enregistrements?". La clé USB enterre les disquettes plus sûrement que prévu. L'écran cathodique vit son chant du cygne pour couronner les articles de l'obsolète. Se balader avec du MP3 pendant des heures innombrables a séduit avec la collaboration efficace du PC pour le chargement. Le photophone, nouveau mot, qui intègre l'appareil photo numérique dans le téléphone. Multifonctionnel, ce genre d'appareil était à ses débuts franchement mauvais dans sa fonction "photo" et relevait plus du gadget. Aujourd'hui, encore une fois, on a de quoi se faire surprendre en photo avec la qualité en plus. Ce qu'il y a derrière, les optiques Carl Zeis, toujours dans le coup par leur renommée et par la reconversion réussie dans les appareils de demain. Nokia a présenté son N93 qui en plus de téléphoner va fournir des photos de qualité 24X36 avec zoom incorporé. Qui dit mieux?

Du côté cinéma, après une bataille de standard, le DVD-HD de Toshiba est dépassé par le Blu-Ray de Sony qui fait son grand cinéma. Même format que le DVD haute défintion mais avec 5x plus d'informations gravés.  

Et pourtant, certains osent à parler de "Photo, quand on abandonne le numéric". Et, ce n'est pas par nostalgie.

Investir dans la technologie? Qui oserait encore penser le faire autrement qu'en Bourse. Les produits High Tech vivent presque moins que l'espace d'un matin. Le dieu "Progrès" est intransigeant.
Si le consommateur veut réellement gagner à tous les coups, il n'y a que le producteur qui doit investir dans la technologie de pointe, jamais lui même. A peine sorti du magasin, votre beau jouet sous le bras, plein de sophistications, vanté par les magasines les plus "à la pointe", cet objet du désir aura déjà du plomb dans l'aile de la nouveauté. Mais, quand on aime, on ne compte pas. Le point positif reste que, depuis le numérique, la photo a le vent en poupe. On n'a jamais fait autant de "clic" derrière ce petit écran magique. Alors, ne jamais laisser son appareil dans l'armoire et utiliser tout de suite et à fond la caisse, si le besoin existe. Voilà le véritable message "conseil" de cet article.

Ne jeter pas, non plus, vos appareils photos analogiques et vos beaux "cailloux" qui ont accompagné tant de journées fantastiques en conservant vos précieuses images stockées sur des films gardant le suspense jusqu'au développement bien plus tard. Ils ne sont pas encore à mettre au rancard. Il est parfois possible de les connecter avec les nouveaux. Même si le numérique a beaucoup d'avantages pour le particulier par rapport aux appareils argentiques, certains professionnels ne l'ont pas rejetés et gardent jalousement leur bijoux de technologie légèrement "dépassés". Arrière garde? Pas vraiment donc. 

Une fois acheté, amortir cet objet de rêve au plus vite sera votre préoccupation de tous les instants. Ramener les plus belles photos de la terre devrait nous motiver et nous faire oublier la "duperie" bien naturelle de l'évolution des technologies.
Et puis, comme toujours, ressortir d'un grenier, un peu empoussiérés, ces beaux joujoux auront peut-être plus de valeur qu'il n'y paraîtrait au premier abord. Les collectionneurs de tous poils existent et dans un musée, les choses prennent souvent plus de plastique.

Malgré que la couleur se retrouve dans toutes les visions du monde, le film noir et blanc a encore, à raison, ses "fanatiques". Seul un réajustement, un repositionnement s'imposent. Dans un autre domaine, les disques vinyles existent toujours dans les fonds de greniers mais souvent sans aucune chance d'en sortir car le fameux pickup n'a pas eu la même chance. Bientôt les cassettes VHS, les CD vont subir les affres du temps et de la mode.
Dans quelles mesures, faudra-t-il arriver à la conversion complète dans une reconversion? Le consommateur-client sera seul juge. Pour une fois, qu'il a ce droit au chapitre, le poids de la masse restera le décideur exclusif.

N'oublions pas qu'une photo reste un "snapshot", un espace de temps figé correspondant à un moment de vie. Le souvenir qu'apporte ce "stop sur image" permet de s'assurer bien plus tard et de se montrer à soi-même et aux suivants qu'on a existé un jour en pleine jeunesse.

Au rythme où vont les transformations des technologies dans la photo numérique, une question urgente se pose pourtant.La pérénité de nos photos. Ce n'est pas seulement le temps qui pourrait les altérer. Combien de temps nous permettront les industries de pouvoir consulter nos bibliothèques d'images qui, étant numériques et théoriquement éternelles, dépendraient uniquement de lecteurs compatibles vers le haut mais aussi vers le bas de la chaîne? Ne plus avoir les bonnes lunettes pour voir nos belles photos serait tellement peu enviable. L'informatique et ses logiciels de plus en plus performants assurent vaille que vaille cette compatibilité vers le bas mais en y apportant de multiples corrections de version en version. L'Hybernatus de demain aura-t-il la chance de revoir les photos de sa jeunesse? Le match 24X36 avec pellicule contre le petit nouveau numérique à écran comme oculaire est joué. Les ventes d'appareils analogiques se sont effondrées. La "Rolls Royce" de l'argentique, toujours pas sous le "reflex", Leicaa presque mis la clé sous le paillasson. Le concept "reflex", lui, n'est pourtant pas mort. Il reste toujours aussi professionnel dans sa volonté d'affiner sa perspicacité, mais il a seulement changé le clin d'oeil du "petit oiseau" dans l'appareil. La miniaturisation fait un retour en marche arrière sur le réflex numérique. Il retrouve des objectifs qui ne sont plus mignon du tout.

Nous avons touché de près le domaine des professionnels sans pourtant le traverser. En parallèle, il y a les "grands", les 6X6 qui n'ont pas disparu. Hasselblad, par exemple, touche seulement un autre public plus averti de professionnels. Les objectifs à soufflet pour photographier les bâtiments n'ont pas totalement disparu. Le passé n'a pas encore dit son dernier mot.

Si la photo panoramique a élargi les horizons, la photo en relief n'est pas encore sortie des limbes avec l'anaglyphe et la stéréoscopie. Le cinéma dépassera probablement la photo de vitesse pour le relief. Pour la télévision, c'est déjà en marche chez Philips et Samsung, sans lunette pour le premier avec des écrans WOWvx et des rayons lumineux émis par l'écran. Un nouveau chapitre bien plus palpitant peut-être s'est rouvert dans ce sens. Ouvrir une 3ème dimension se sera, alors, ouvrir la véritablement la fenêtre à l'image. Certains s'y intéressent déjà.

5bc1f0c8da0d7d367d4bb59034c83fbe.jpgSans verser dans les excès présentés par le film "Photos obsessions", bien entendu, photographier reste une passion. Maintenant, si la nostalgie vous prend, peut-être un retour sur les anciennes photos, des anciens négatifs et dias pourrait par la digitalisation remettre les choses en place. L'imagination est seule conseillère avec les logiciels existant pour y remettre un aspect d'aujourd'hui.

medium_Le_petit_oiseau_est_de_sortie_01.4.jpgCe clin d'oeil ci, vous ne l'avez pas vu, car le petit oiseau vient de rentrer au bercail.

A vos appareils, donc, pas de saison pour les sortir de leurs étuis. La passion ne vient pas de l'appareil mais de ce qu'il y a aux deux extrémités de l'oculaire: le paysage et l'opérateur. La photo, ensuite, ce n'est jamais qu'un ensemble de trois couleur: le bleu, le vert et le rouge. Analogique ou numérique, même passion.

 

L'enfoiré,

Si la technique de l'actu et du futur vous intéresse, suivez ce site, photovore, parait-il.

Vous en voulez de l'histoire analogique, en voici une : "L'étonnant destin des photos de Serge Prokoudine-Gorsky" 

Mais on parle de photos... et si on montrait les parcs de Bruxelles en photos par exemple

Y aurait-il photo chez Le Panda?

 

Citations:

  • "Avenir : Sombre, incertain, complexe mais aussi ouvert, flexible, changeant... Comme l'économie et comme les technologies.", Luc Fayard

  • "Avec des nouvelles technologies, ne sommes-nous pas en train d'assister à la disparition inéluctable de l'auteur ou du créateur au profit d'une marque ?", Paul Virilio

  • "La science, c'est ce que le père enseigne à son fils. La technologie, c'est ce que le fils enseigne à son papa.", Michel Serres

  • "La technologie c'est comme le poisson. Plus ça reste en rayon, moins c'est appétissant", Andrew Heller

  • "Serons-nous capables de choisir les éléments de la technologie qui améliorent la qualité de vie et d'éviter ceux qui la détériorent ?", David Baltimore

 

18/02/2008

Tout pour rien ou rien pour tout

2cca00470d9f7ecce8944d3e8e03c429.jpgL'antagonisme entre le virtuel et concret est de plus en plus troublant. Internet fait penser que tout peut s'acquérir sans bourse déliée. La réalité dans les magasins va dans l'autre sens. Où est la faille? Le prix des choses et celui des hommes ne seraient-ils plus en équilibre? Entre rêve et réalité?

 

- Tu vas quand même pas payer pour cela? Tu as vu, c'est gratuit ou presque sur Internet: logiciels freeware, tickets d'avion, le magazine de la télé et j'en passe. T'es fou d'acheter cela dans le commerce.

La Toile fait subir ce revirement à la pensée et à l'action réactive sans réflexion. Dans le même temps, on assiste à une augmentation du coût de la vie pour les denrées de base. L'indispensable concret devenu cher, le futile virtuel tendant vers la gratuité. (Le FOSDEM 08 23-24 février)

On vous le dit, pourquoi payer pour ce que vous obtenez gratuitement avec la cerise sur le gâteau en plus?

La pub passe désormais par l'intermédiaire du "gratuit". Google et Yahoo pompent toutes les informations sur nous consommateurs et nos petites "défaillances". Juteuse, cette information au vu des résultats de ce genre d'entreprise. L'information personnelle passerait donc au premier plan?

c91d8deb08d604717ea1356848c5abd6.jpgLes eBay de toutes sortes, ont aussi effacé quelques dollars ou euros de l'addition au passage par une vente-troc organisée au niveau biens ou plus vicieux  et esclavagiste en mettant aux enchères l'heure non plus vers le haut mais vers le bas ("Haro sur jobdumping.de").

Les droits d'auteur (DADVSI) ont été aussi mis à l'index. L'intelligence et les droits de pensée ne se monnaient plus. Mais qui paierait en définitive pour la mise sous tutelle ? ("Le Copyright remis en question: lettre au Ministère de la Culture". "Appel aux créateurs et aux artistes ...")19b03c324a8014a94f25906b51e1cc93.jpg

Dans les airs, on parle de  "low-cost" de l'aviation.(L' UE réagit très violemment aux prix des compagnies low-cost). Ce n'est pas la Cour de Justice européenne qui précise des indemnités en cas de retard des vols, une obligation d'informer le passager, le remboursement en cas d'annulation qui changeront la donne. Le cauchemar pourrait venir par le manque de sécurité. Les mises en consigne pour le contrôle et la maintenance coûtent encore très cher. 5470a3d321afed8c5e91dbc8cf866e59.jpgUn modèle économique basé uniquement sur la compression des coûts de production, est il viable? Retour de manivelle aussi par la consommation inconsidérée du kérosène, toujours pas remplaçable.

Minimiser le prix de revient n'est pas dénué d'effets secondaires.

"Vivez moins cher en 2007" disait "Plus Magazine" fin décembre 2006.

Alors, les jeunes ont choisi, suivis par les moins jeunes: "On veut tout à la vitesse d'Internet et sans plus bourse déliée" avec moteur intégré publicitaire. La vie privée n'a qu'à bien se tenir.

Il est vrai que cette nouvelle tendance ne vient pas du ciel. Elle est arrivée avec la dévalorisation voulue par des hommes et par le travail des sociétés, par la Société. "The System".

Déclin et abîme inéluctable en bout de course? Où est la contrepartie? Qui paie tout cela, cette fausse gratuité ? La pub ne peut pas tout.

Il faut le chercher à l'étage du dessous. Dans le concret, il en va tout autrement. Le consommateur s'est vu contraint de rechercher une issue sur une marche encore plus basse. La classe moyenne n'est plus moyenne. Elle a aussi raté une marche dans la manoeuvre. Et cela est beaucoup plus grave car c'est elle qui assumait l'achat de cette production dans sa grande majorité.

458064841.jpgLe pouvoir d'achat a perdu 2%  au minimum et ne suit pas l'index. Des contrats à tous les niveaux deviennent des peaux de chagrin enveloppant des bénéfices non négligeables. Mais pas partout.

Dans les multi-nationales, c71400b46c095460ca90adcaa2206872.jpgl'ouverture des marchés sans frontières, sans aucune retenue et sans filets. Baisser ses prix ou mourir pour les petites sociétés. Marche ou crève dans le bas de l'échelle du côté "consommateur".

Le travail a été dévalorisé. Pour compenser et survivre, certains tentent même de compenser et de condamner à travailler plus. On oublie par là même que le temps de plein emploi est obsolète et que beaucoup de machines ont remplacé des tâches de plus en plus sophistiquées. Le low-cost tout azimut doit oublier du même coup le prix de la qualité et la motivation de créer.

Les matières premières, elles, tenues dans un étau appelé "Wall Street", pendant de très longues années, par les pays consommateurs aux dépends des pays producteurs, se réveillent et prennent, comme il se devait, un jour, leur envol.

57f71ef62fb8f3f7f3315fd81d75e8ec.jpgLes Belges craignent pour leurs portefeuilles. Problème de plus en plus commun dans notre "occidentalité". On ne cherche pas à savoitr d'où cela est  venu, où on l'on va mais, alors, on y va ! L'indice en Belgique a augmenté en 2 ans de 5% dans l'ensemble des produits et, jusqu'à 7%, pour les produits alimentaires et l'énergie. Heureusement, l'index bien que lissé reflétera bientôt une partie de la hausse. La Belgique est passé en 12ème rang en deux ans en Europe (d'après une étude GfK) dans le classement du pouvoir d'achat. La Suisse, occupant la 1ère place, la France, la 9ème. Énergie, loyer et nourriture étant le tiercé de tête.

"Le pouvoir d'achat continue de résister à la hausse des prix", titrait l'Écho à la Saint Valentin. La Banque Nationale belge appelait, du même coup, à la modération pour préserver l'indexation automatique et éviter la spirale négative prix-salaires-prix. Mais jusqu'à quand et avec quel parachute? Le consommateur pour prendre un peu d'avance sur les augmentations commencent à stocker les denrées qui ne sont pas trop périssables. Il devient le stockiste du magasin et fait artificiellement augmenter les ventes.

La pérennité des produits n'est plus assurée. Tout évolue à la vitesse de la lumière, tout s'étiole et devient obsolète déjà à la sortie du magasin. Les fournisseurs s'en rendent compte de l'intérêt et nous vendent de l'immédiat, du consommable aux jours comptés. Le conjoncturel n'atteint plus jamais le stade de structurel. L'OMC a orchestré les échanges internationaux. Ces sociétés internationales harmonisent leurs activités à cheval sur une multitudes de pays en garant leurs bénéfices dans les pays qui donneront le plus de sécurités et de rendements au niveau fiscal. Les petite sociétés locales triment en haïssant cette concurrence des plus fort. Elles s'adaptent, elles bradent, elles soldent. Elles cherchent le juste prix, les coupables de cette envolée des prix et elles répercutent chez leurs clients "de passage" en espérant en conserver quelques fidèles.

Si les GSM ont baissé de prix, les communications téléphoniques sont en pleine croissance. Les carottes n'auraient seules pas suivi l'inflation. Le pain subirait une augmentation non justifiée par le prix du blé, ni de l'énergie, ni par la saison. Une entente, seule, sur les prix serait donc à l'origine de l'augmentation. Le prix des produits saisonniers est souvent calculé en extrapolant à partir de la récolte de l'année précédente ou en anticipant d'une augmentation. Offre et demande toujours en équilibre dans de telles conditions? Baisser les prix de l'énergie? Peut-être, dans le durable, mais pas dans le fossile.

730f73d7de1a427d49abda8c9ecd8026.jpgL'extinction de la classe moyenne n'assumera plus le produit du travail, très bientôt. Dans une économie telle que la nôtre, l'argent est fait pour rouler. Arrêter le pouvoir d'achat, c'est ralentir de fait la production dans une civilisation productiviste.

La presse propose de petits conseils amusants par leur innocence à cette perte de pouvoir d'achat  : acheter en vrac, productions maison, supprimer gaspillage, rassembler ce qui est normalement dissocié. Le "do it yourself" avec les meubles Ikea, le Brico n'est pas à la portée de tout le monde.  

Continuer à trouver l'amélioration du niveau de vie par une augmentation du travail? Il faudrait se demander, comme il est fait pour l'habitat au citoyen responsable, par où, il y a des "pertes de chaleur". Les caisses, comme annoncé partout, seraient vides. Les cadeaux ne seraient plus à l'ordre du jour et cela malgré les promesse électorales. Supprimer la pub? Travailler plus pour gagner plus? Faire plus avec moins? Schizophrénie, en plus. Quel est le but? On ne comprend plus. Des débats entre gauche et droite n'éclaircissent pas plus l'horizon. De la poudre de perlimpimpin quotidienne ne change rien.

La diminution du nombre d'heure de travail semblait la solution pour entamer un siècle suivant, le 21ème rugissant? Les machines ont depuis longtemps supprimé les travaux répétitifs et qui demandaient une trop grande quantité de personnel. Il faut l'assumer. Les compensations où traînent-t-elles? Le besoin de produire par le travail est bien présent, mais mal ajusté. L'efficacité ne vient pas de la quantité mais de la qualité. Travailler mieux, sinon, ce serait se jeter l'opprobe après avoir imaginé les machines pour améliorer la qualité du travail.

Et si l'heure de travail était revalorisée, au contraire? Mais à quel prix?

Plus besoin, tout est gratuit, répondrait une voix jeune, en écho. Il y a manifestement de la friture sur la ligne...

Tout ne passe pas par l'intermédiaire d'Internet.

Les réponses à mes craintes du "tout gratuit" se trouveraient, donc, ailleurs. Dans une à une de ces lignes, des textes comme si, tout à coup, elles m'apportaient le démenti à mes idées préconçues que chaque minute engagée devrait être payée au juste prix.Alors, on réfléchit. Certains sont provocateurs, révolutionnaires ou innovateurs.

"Abolir le travail, pour en finir avec le chômage et autres tracas" pour ne citer que ce très bon article bien documenté. Les affres du productivisme qui devraient être corrigés, selon l'article, par "certaines de ces technologies dites de pointe et pourtant vieilles comme le monde, comme les énergies renouvelables, les réseaux d’échanges de savoirs, les réseaux de troc sur la Toile et en dehors. L’allocation universelle -en attendant ou en précipitant la fin du capitalisme- est une autre piste provisoire à étudier prudemment. Dématérialiser l'argent...activités axées sur l’éducation, le bien-être et la santé, les services publics et concrets à la collectivité, la créativité et les arts... consommer moins pour travailler moins"

Pensées suicidaires ou rêves utopiques? C'est du moins ce que je pensais en arrivant avec le poids de l'habitude et des conventions culturelles.

Bien que je pressente toujours certaines failles au nouveau "Système" évoqué par ce nouveau courant d'air "frais", je dois avouer que cela ne se goupillerait pas trop mal mais, dans des conditions très précises, drastiques même. Pourquoi consommer le trop plein de ce qu'on ne peut plus se permettre de consommer? Une grève de la consommation au bout du chemin? Peut-être pas.

Il s'agirait d'un changement de société dans sa globalité et à multiples facettes.

  1. Une spécialisation accordée de commun accord par les pays et aux pays. Chercher et choisir son créneau d'activité et laisser les autres dans le leur. La concurrence ne ferait plus chuter les prix dans ce cas. C'est un peu ce qui se passe dans les faits, mais après de terrible coup de semonces. Les PC, l'électronique, sont déjà dans les mains de qui de droit. Les autres ont déjà bien compris. L'organisation est en place pour aboutir avec le maximum d'efficacité. Qu'il existe des créneaux demandant une spécialisation plus poussée, n'est pas un problème et pourrait se faire ailleurs. Si par contre les tâches dépassent le cadre d'un pays par leur ampleur comme pour l'espace, unir les forces en dehors de toutes perspective de concurrence serait bien plus nécessaire et adéquate. Une collaboration plutôt qu'une compétition. Un échange d'actions au sommet plutôt qu'un rachat. N'est-ce pas un pis aller pourrait-on rétorquer? La concurrence a ses limites mais aussi ses incitents à la découverte.

  2. La motivation, le besoin d'entreprendre, on ne les chercherait plus dans le travail mais en soi. Ce serait nouveau. Ce "moi", il faudrait le découvrir avec le maximum de précision. Si l'homme a inventé le travail, on ne le réserve normalement pas aux bébés, quoiqu'on attende de moins en moins de temps pour lui donner les informations nécessaires. Donc, il est si pas remplaçable, amendable sans sa conception. Où chercher la motivation? Trouver une occupation motivante en dehors d'un travail imposer, tout le monde n'en a pas nécessairement les compétences et la volonté. Il faut orienter. Désoeuvrer une population est la pire des situations. Être en vacances tous les instants de la vie, n'est plus des vacances. Il faut meubler son temps pour rester vivant. Ne rien faire, ce n'est pas conserver la santé. N'en déplaise à Henri Salvador. Tout est question de personnalité. Génération d'assistés? Peut-être pas, mais demandant une "terrible" remise en question, pour le moins. Plus question de vivre en vase clos.

  3. Une éducation motivante et perpétuelle dans des domaines inattendus et pas nécessairement rémunérés. Un hobby. Pourquoi pas? Tout reste à faire de ce côté. Mais on travaille dans l'autre sens.

  4. Le plein emploi, lui, est devenu une chimère qu'il faut ajuster perpétuellement dans la flexibilité en fonction des besoins de par et d'autres des acteurs transactionnels. Flexibilité qui nécessiterait le moins de déplacements physiques.

  5. Les programmes des candidats qui se sont présentés aux élections françaises, pour attirer les votes, contenaient des arguments qui laissaient croire qu'il était possible de consommer soit sans bourse délier, soit par une production avec toujours plus d'efforts. Les robots arriveront, très probablement, à le faire complètement. La cyberscience s'y intéresse. Mais, ce n'est pas encore pour demain.

  6. Une autarcie dans la production de ses besoins essentiels immédiats mais dans une vision solidaire du monde. On ne parlera plus de "trouver un nouveau modèle français" pour contrer le capitalisme américain, mais plutôt un modèle européen, voir mondial.

  7. L'infrastructure générale, le mode d'emploi de la carrière partielle ou totale, au bureau ou ailleurs est à réétudier de fond en comble. Tout devient simple et complexe à la fois dans la réalisation. Il s'agit, plutôt, d'une véritable révolution. Faudra-t-il engendrer des enfants qui dès la naissance seront affublés d'actions en bourse, capitalistes avec le biberon dans la bouche? Sera-ce comme actuellement, les uns qui n'arriveront pas à écouler leur précieux avoirs faute de temps et les autres qui ne pourront trouver le petit "plus" qui fait seulement vivre ou mourir ?Plus tard, rien d'anormal, comme seules études obligatoires recevoir des cours de gestions de fortune pour la survie. Gestionner sera aussi travailler.

  8. Le chômage qui joue le rôle d'assistance sans retard à l'allumage et sans perte de vue.

Il n'y aurait donc plus qu'à attendre. Serons-nous sauvés pour autant et à temps? Est-ce vraiment les réponses du berger à la bergère avec le panier vide?

La nature a ses lois que les réalités connaissent très bien.

Les travailleurs occidentaux sont relativement protégés par des lois sociales efficaces et des conditions de travail contrôlées ont dû subir des dé-localisations. Mais, là où les choses se corsent, c'est dans la manière où cela se produit désormais. Tous les abus sont permis. Le mot "éthique", on ne cherche pas trop à le traduire dans certaines langues asiatiques.

Ce sera un choix de société à la clé. Le low-cost et le high-cost ne font pas partie de la solidarité entre les hommes. Autant s'en souvenir.

Reste-t-il encore une chance de trouver des investissements dans le progrès réel des produits sans ce procédé qui dévalorise biens et personnes et sans externalisation de l'esclavage d'une autre époque pour les hommes?

Vendre, oui, travailler pour produire, ce qui sera utilisé à bon escient avec un travail de base qui rapporte à son auteur et un peu moins à ses commanditaires, intermédiaires et distributeurs finaux. La marque ne compterait plus seule en "background".

Sans changement de mentalité, le "tout pour rien" prendrait le chemin de la glissade vers le "rien pour tout". C'est sûr.

Pendant ce temps, la pub nous rappelle qu'il faut devenir "millionnaire" et "scandaleusement riche" pour vivre et se sentir à l'aise dans sa peau et pouvoir payer le luxe qui n'a pas du tout quitté la scène des offres.

Monde à deux vitesses? Le fossé, imperceptiblement, s'est creusé un peu plus dans cette dichotomie infernale.

Alors, encore un peu plus de recul s'impose dans le réel, le pur et dur. Si l'argent n'avait plus de valeur, voyons ce qui se passe chez les gens pour qui c'est le cas et qui n'ont plus à se préoccuper des affaires bassement matérialistes.

Avec les derniers rebondissements du réchauffement climatique, renaissent des élans de sagesse. La consommation des vêtements dans nos pays représente 8 kilos de vêtements qui passent à la trappe tous les ans pour suivre nos envies de rester "in". L'achat de 12 kilos de vêtement dans la même période constituait un débours de quelques 1600 euros. Acheter dans la durée et pour cela accepter de payer un peu plus dans l'ancien "Système". “Il faut être très riche pour acheter du bon marché”, concluait dernièrement un vendeur à la grande surface. Avait-il tout compris et était-ce un renégat, une taupe?

Les philosophes s'interrogent aussi sur cette gratuité. Francine Markovits, professeur de philosophie à Nanterre, dans son livre "C'est gratuit", concluait pourtant qu'on n'a jamais rien pour rien. La dépendance est au bout du chemin du "pas de pognon". Offrir à un tribus qui signifie devoir rendre un peu plus pour l'"heureux" élu et ainsi de suite. La charité dans le rapport homme à homme est souvent une satisfaction narcissique.

L'école gratuite, personne ne le remet plus en question. Il y a la solidarité qui joue pour assurer. Gratuit, ce ne l'est d'ailleurs pas totalement. Les fournitures, vacances scolaires, cantine le prouvent (en 2007, 100 euros par enfant). On voudrait même, dès lors, pousser le bouchon plus loin. Investissement supplémentaire pour la jeunesse de demain, disent certains. Aberration économique, pour d'autres. Un rapport prix performance est la seule réponse. Offrir du pouvoir d'achat à ceux qui en ont le plus besoin pour conserver la liberté, est la solution préconnisée. La gratuité serait un pis aller.

ab0efa417498c069bf6f4f90045bf9f4.jpgL'argent, "mal nécessaire" ou "outil" à utiliser avec la plus grande précaution?

Devra-t-on reprendre le bâton de pèlerin devant ce dilemme ayant des relents de cacophonie et s'évader dans "Un monde Ailleurs" que chante Jean-Louis Aubert?

Je dois dire que je me plaisais bien dans celui-ci. J'en avais pris les habitudes en plaisirs et en réflexions. Celles-ci m'ont épuisé. Il restera à compter vos points et vos réactions.

J'en frémis d'avance.

 

L'Enfoiré,

Les réactions du Panda ne sont pas rien...

Citations :

 

  • "Toute humanité veut vivre, mais elle ne veut pas payer le prix et ce prix est le prix de la mort.", Antonin Artaud

  • "Le seul prix qui intéresse vraiment un écrivain, c'est le prix du livre", Guy Bedos

  • "La rareté fait le prix des choses.", Pétrone

  • "Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.", Chamfort

  • "On se souvient de la qualité bien plus longtemps que du prix.", Gucci

  • "La gratuité pousse les gens à surconsommer, c'est-à-dire à agir à l'encontre de toute logique", Etienne de Callatay

  • "Aujourd'hui, les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien", Oscar Wilde

12/02/2008

Choc au "la"

Le chocolat, vous connaissez, évidemment. La Belgique en a en partie fait sa marque de fabrique. Son "la". La vigilance est pourtant à respecter de ce côté. La concurrence et les petites affaires intéressent. Les têtes tombent. En quelques mots, « cela pourrait risquer de ne plus être comme c'était ». Affaire à suivre du passé au futur à la veille de la Saint Valentin.

 

3c3f1c1091d6196a21b0f644d3595443.jpgUn article de l'Echo du 24 décembre dernier nous apprenait sous un titre assez humoristique de « Du loukoum dans les ballotins du chocolatier Godiva » que le groupe alimentaire Campbell a vendu la marque de chocolat Godiva, « La Rolls-Royce du chocolat », d'après la pub, au holding turc Yildiz pour 850 millions de dollars. La vente n'a demandé que quelques mois. Les charmes étaient là dans les vitrines. « Bonne nouvelle » était dit du côté belge: « Nous sommes très contents de ce retour dans le monde des entreprises familiales et privées », disait le patron de Godiva Europe.

On crée l'Europe. Elle est en marche. Marche par marche. On a seulement oublié, cette fois, que la dernière n'est pas encore arrivée.

« Equipe et management resteront en place », dit l'acheteur "généreux" dans une fusion ou un rachat. On ne change pas ce qui marche.

Tout resterait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin, presque...

La société « Campbell Soup » propriétaire depuis quarante ans avait été approché par le Suisse, « Lindt & Sprüngly », voulait changer de crèmerie ou plutôt y retourner par un recentrement de base. Et oui, la « soupe », c'est pas vraiment « chocolat ».

Mais pourquoi s'en rendre compte quarante ans après? Pourquoi s'être penché sur le chocolat dans un mariage douteux?

Cinq cents millions de dollars de ventes annuelle, est le point qui écrase tous les autres. Entre 750 et un milliards de dollars de rapport. La fléchette est bien tombée dans le mille.

Yildiz, de son côté, connaît la musique. Actif aussi dans des domaines encore assez centrés dans les télécoms, l'emballage, l'informatique, les services et l'immobilier avec un chiffre d'affaire de 7,4 milliards a fait un investissement comme un autre.

Cette fois, la « machine » va tourner dans un autre « système » moins odorants. Mais l'argent n'a pas d'odeur, dit-on. Du "Belge" qui s'en va? Mais, non, on vous le dit: Lady Godiva garde tous ses charmes en noir, jaune et rouge.

Et puis, même la Rolls-Royce auquel Godiva fait sa référence dans sa publicité, n'est plus l'anglaise d'origine non plus.

L'acheteur étranger, lui, s'en retournera tout fier avec son ballotin « Made in Belgium ».

A chacun ses souvenirs, ses bons coups et ses misères. Toutes les histoires du chocolat sont d'ailleurs bien "croustillantes".

En 1920, le fondateur de Godiva, Joseph Draps, était entré à Bruxelles, à l'âge de 14 ans, dans la confiserie familiale. Une aristocrate du 11ème siècle, « Lady Godiva », qui voulait arrêter de lever des impôts, l'a inspiré. Le mari de cette généreuse idéologue, pour la dissuader, lui, imposa de traverser la ville en tenue d'Eve. En 1946, la chocolaterie démarre. Godiva rachète « Corné de la Toison d'Or » en 1988. Aujourd'hui, donc, on chante "fort comme un Turc". 

Mais où est le temps où Bruxelles brusselait, comme chantait le Grand Jacques? La planète « chocolat » ne serait plus véritablement « belge »? Oui et non.

Fondé en 1911, par Barry Callebaut, la marque Callebout  est toujours à base de cacao et de chocolat à la belge. Quarante usines. Moins visible à la Grand Place de Bruxelles, c'est sûr. Direction repris en 2002, sous la houlette du Belge Patrick De Maeseneire.  Présent au Brésil et en Afrique, ces environs lointains sont comme sources bien dans ses prérogatives. La proximité est cruciale d'après lui avec le plus de contacts humains. A la base donc et aussi au niveau « client ». Il a même une mémoire visuelle. Les machines, il peut presque en donner un nom à chacune. A la question des problèmes politiques belges, il est clair: « Comprend pas !». Après une scission, une rupture entre communautés, viendrait, d'après lui, apporter une volonté de rupture entre villes ayant pourtant la même langue, la même culture comme support. Il veut seulement garder ne fut-ce que l'idée qu'il existe un « chocolat belge » comme étendard.

Un symbole comme un autre? Pas vraiment, puisqu'il est parait-il aphrodisiaque, ce chocolat.

50a0a4d7569d036b79e5a84ce8928b6a.jpgNeuhaus a passé l'anniversaire des 150 ans en 2007. Jean Neuhaus, d'origine suisse invente les chocolats-bouchées en les baptisant "Pralines" en 1912 et sa femme les emballe trois ans plus tard dans un ballotin. Véritable affaire de famille, son beau fils invente des sortes de pralines comme le "Caprice" et la "Tentation". 

 

La marque à l'éléphant, Côte d'Or, a une histoire encore plus tourmentée. En 1883, Charles Neuhaus, chocolatier-confiseur depuis 1870, dépose la marque, référant à son lieu de sélection de ses fèves, le Ghana actuel. a7af8c4b0e387d5043cf06b52d2d8bb1.jpg

Les familles Michiels et Bieswal en 1906 créent le logo et fourrent leurs chocolats de crème en bâtons dès 1962.  En 1987, le Suisse Suchard acquiert Côte d'Or. 1990, Philip Morris reprend Suchard. En 1999, Morris cède Kraft Jacobs Suchard à Nestlé en 2004.