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11/06/2010

Le futur du Capita£i$m€ (2)

Imaginer le "Futur du capitalisme" de manière parodique, Roubini ne l'aurait pas fait. L'économie, c'est du sérieux et l'heure est grave. Une synthèse de 60 pages du quotidien "L'Echo" rassemblait, ce weekend, les opinions divergentes pour soigner le "grand malade", le capitalisme.

D'entrée de jeu, l'économiste John Kenneth Galbraith aurait dit "Il y a deux types de prévisionnistes : ceux qui ne savent pas et ceux qui ne savent pas qu'ils ne savent pas". Cela commençait, résolument, très mal, pour trouver des solutions.

Qui se rappelle encore de Elaine Garzarelli, d'Abby Cohen qui orientaient la Bourse comme de véritables gourous pendant les temps glorieux de la hausse de la Bourse?

Il y a un an, Roubini parlait d'une bonne et d'une mauvaise nouvelle. Depuis, rien ne s'est amélioré, bien au contraire.

Même pas un long répit...


Amusant de relire les idées de l'époque.

Les aides des Etats ont déstabilisés ceux-ci et ne peuvent investir pour réduire les pertes d'emplois. Les États d'Europe, eux-mêmes, se sont vu, depuis, attaqués à leur tour.

Pour les uns, corriger, c'est envisager des mesurettes et ça repart. Pour les autres, une refonte complète est nécessaire. Dans la population, c'est la peur qui s'est installée avec des idées innocentes. Il y en a même qui se sont mis la corde autour du cou.

Des modèles parfois totalement opposés pour répondre aux crises sortent des réflexions. Ensemble d'actions - réactions, alternées entre secteur privé et secteur publique.

 

Les personnalités "capitalisantes":

Roubini a donc donné sa vision dans une conférence à Zermatt et à Bruxelles, à l'occasion du "New Insights in Business and Finance". Il a rencontré Paul Jorion à Zerematt.

Sentiment partagé: "Trop peu et trop tard".

"En ce moment, je vois les choses s'aggraver", "L'euro doit encore baisser", dit récemment Roubini.

Il avait, décidément, l'euro dans sa ligne de mire, en oubliant que tout est intégré.

Les problèmes du "Club Med", comme il appelle les pays de la Méditerranée, ce serait, seulement, une mise en bouche.

"Toutes les économies des pays développés devront adresser leur problème d'endettement du secteur public. Résoudre ce problème devra passer par un contrôle des dépenses des gouvernements, une augmentation des taxes, même si à court terme, de telles mesures vont encore peser plus dans la balance. Mais si on ne prend pas ces mesures, ce sera pire. Des pays comme le Royaume Uni et les États-Unis, peuvent faire tourner la planche à billet pour diminuer la valeur réelle de leurs dettes. Mais la zone euro ne peut pas. Il faut que les pays consommant trop, comme les États-Unis, réduisent leur consommation, et que des régions comme l'Asie épargnent moins et ajustent leur devise", ajoutait-il en substance.

Dans les 60 pages de l'Écho du dernier weekend, qui s'intéressaient au futur du capitalisme, on tentait de réinventer l'économie. Le capitalisme de papa avait, semble-t-il, vécu.

Ces pages essayaient de sortir quelque chose de commun dans le constat de chacun, avec les faits, pour terminer par une vision pour les années à venir.

"Quand les choses vont bien, le capitalisme trouve des adeptes. Adeptes qui virent au socialisme dès que le vent tourne. La démocratie doit s'attacher à limiter la douleur, pas à la supprimer.", pensait Raghuram Rajan.

Une rencontre imaginaire, entre Karl Marx et John Maynaerd Keynes, donnerait, sans conteste, un dialogue de sourd.

Pour Karl Marx, ce serait, le capitalisme va s'auto-détruire. Le capitalisme n'amène que crise, marasme, dépression, chaos social.

Pour John Maynard Keynes, le capitalisme va se reconstruire parce que l'économie de marché est le meilleurs système économique concevable en soutenant la consommation. C'est l'État qui veillera au grain quand il y a des échecs mais pas de "socialisme d'État". "In the long run we are all dead", disait-il.20100323Développés;.jpg

Henry Ford avait inventé la classe moyenne en construisant des voitures que ses ouvriers pouvaient acheter.

Warren Buffet, en petit malin a fait sa fortune en partant de rien. Opportuniste, il a appris à bien faire son devoir en capitaliste exemplaire.

Milton Friedman, en champion de la liberté des marchés, irait jusqu'à dire que l'État est le responsable des crises.

George Soros est le "repenti de la finance". Dépité, il dit que les marchés ne peuvent être livrés à eux-mêmes sans dommage. La crise actuelle serait le pic d'un "super-boom" qui a duré 25 ans". "Les plus grands spéculateurs sont les banques centrales du monde entier. Les Hedges Funds anticipent leurs actions".

Eugène Fama, le théoricien de l'efficience des marchés, reste sur l'idée d'un capitalisme qui triomphe assez vite des mauvais coups du sort. La peur du risque apporte la récession. Il accepte la régulation, quoique fondamentalement négative, comme une assurance tous risques et  cela pousserait les banques à mieux faire des réserves tampons en acceptant l'inflation pour alléger la dette. "Mais je ne veut pas comparer les investisseurs aux astrologues. J'ai trop de respect por les astrologues", réplique-t-il avec humour.

Richard Thaler, son opposé, est un adepte de la "finance comportementale", basée sur la psychologie. Les agences de notation sont les 1er responsables de ne pas avoir sonné la fin de la récréation à temps. Quand un consommateur hypothèque ses biens, il doit psychologiquement comprendre les risques de ses actes. Les marchés se doivent de faire preuve de transparence et cela, sans tromperies.

Pascal Lamy estime que le commerce agit comme une courroie de transmission assurant l'approvisionnement en denrées agricoles des pays qui produisent peu ou mal. Les marchés doivent intégrer certaines exigences écologiques, sociales ou éthiques en agissant sur tous les fronts.

Raghuram Rajan, ex-économiste du FMI, était inquiet des dérives des marchés. Les inégalités de revenus expliquent l'échec de notre enseignement. De ce fait, nous sommes en train de créer un capitalisme pour les faibles. Un capitalisme sans conviction.

Guy Sorman, constate qu'à une période de 25 ans de progression économique, doit correspondre une période de crises et de doutes. Proposer autre chose que le capitalisme? Oui, mais, même Paul Krugman ou Joseph Stiglitz, pourfendeurs du capitalisme, ne le font pas. Stiglitz parle de re-régulation financière de la démocratie et préconise des réductions efficaces sur les transaction des produits dérivés des banques soutenues par l'Etat.

Après une crise, on se comporte toujours autrement. Des systèmes d'assurance ex-post sont à préconiser pour pouvoir réagir plus sainement et sans urgence. Le protectionnisme, l'autarcie, l'autogestion, la planification centrale ont été essayé sans parvenir à endiguer les crises.

La social-démocratie ne fait qu'amortir les chocs.

Joseph Schumpeter voyait l'avenir dans l'innovation comme une "destruction créatrice", partagée entre inventeur et entrepreneur.

Elinor Ostrom est la partisane de la gestion en commun sans interventionnisme des autorités grâce à une économie verte.

Jeremy Rifkin voit, dans la hausse des prix des matières premières et de l'énergie, les catalyseurs de nos crises en cascade. Un 2ème Siècle des Lumières serait en marche par l'économie verte.

 

Les pays challengers "anciens" et "nouveaux":

Le Japon: L'hikikomori plane... "Le miracle est qu'il ait survécu aux difficultés depuis l'éclatement de la bulle spéculative de 1990. La nostalgie de l'âge d'or des années 80 a sapé le moral", constate Jeff Kingston.

Le vieillissement de la population, la réduction de la population, la réduction des salaires sont-ils les bombes à retardement? Il y a la technologie, la télévision 3D, la robotique comme sauveurs... mais, dans l'ombre, de grands voisins grandissent.

La Chine: "Nous exportons nos produits, pas notre modèle". La Chine fait peur à l'occident, pas parce qu'elle est, mais parce qu'elle donne comme symboles. Une croissance imposante avec un modèle du libéralisme économique à la recherche d'une bonne croissance dans une "troisième voie", le nationalisme chinois avec une vue à long terme. Alors, dire "les États-Unis seraient les otages de la Chine", c'est à voir. Le modèle subit, dernièrement, ses propres crises de croissance ralentie par une main d'œuvre en grève. Une augmentation des salaires de 20% suffira-t-elle pour refroidir l'ébullition?

Le Vietnam: Nouvelle recrue de la famille capitaliste comme antidote au communisme. Challenger des BRIC, le Vietnam aurait, pour image, des wagons qui poussent la locomotive. Le pays ressemble beaucoup à la Chine, avec, en plus, un commerce plus ouvert et bilatérale.

 

Conclusions:

Que peut-on en tirer de cet ensemble d'idées? Des constatations, plutôt que des solutions de rechange ou des changements radicaux d'idéologie?

Pas question d'abolir le capitalisme ni d'inverser le mouvement. On parle de durcir le socialisme protecteur, de faire des économies par l'austérité, mais pas de retourner au communisme primaire préconisé par Marx. Communisme qui n'a d'ailleurs pas vraiment été tenter dans ses fondements idéologiques.

Et, s'il y avait une autre voie qui s'adapterait avec notre environnement moderne à plusieurs vitesses et qui pourrait corriger notre époque troublée?

"Instability... as the result of animal spirits" nous rappelait Keynes pour exprimer ce dilemme.

La confiance dans les systèmes en place, n'est plus là. Les futurs candidats à la culbute sont sur les listes noires. On se questionne, de partout, comme un coq le ferait sur un tas de fumier. De là l'idée que nous sommes devenus des coqs sans cervelle, il ny a qu'un pas.

Alors, vert, j'espère, comme solution à tous les problèmes?

Et, si le modèle de la nature nous donnait encore plus de modèles avec sa manière de fonctionner? L'industrie a commencé à la copier.

La nature renaît toujours, si on lui laisse le temps. Elle teste en permanence. Elle crée, s'adapte, élimine les erreurs. Les branches les plus extrêmes de son évolution sont coupées, oubliées. Ce n'est même plus un arbre qui représente l'évolution, mais un buisson ardent et touffu avec des branches  innombrables. Les chaînons manquants sont ceux qui n'ont laissé aucune trace. La nature n'hésite  pas  entre "stop" ou "encore", elle va de l'avant avec une expérience plus que longue. Nous restons plantés sur des dichotomies du genre droite-gauche, comme si nous étions réglé en numérique.

L'idéologie du capitalisme a basé son idéologie en s'arrogeant, en tant qu'intermédiaires, les droits que ses administrés abandonnaient. Les Bourses, les banques, l'idéologie libérale ont, dès lors, pris la tangente en prélevant une trop grande dîme au passage sur nos investissements et notre travail.

Raboter les excès. Remodeler le paysage politique, la vie de l'homme en fonction de ses besoins initiaux et vitaux, de se nourrir, de se vêtir, de se loger, de consommer les fruits de son travail sans être obnubilé par amasser.

Revenir à ces bases serait un changement profond des mentalités. Ce ne serait pas revenir à zéro en perdant les avantages acquis par l'expérience. Il suffirait de remonter le temps pour trouver le point où les choses se sont mis à dévier de manière néfaste. L'homme d'aujourd'hui semble trop rechercher sa viabilité dans le court terme.

Ce point pourrait ressembler au chacun pour soi, aux impulsions qui tombent dans l'habitude sans aucun raisonnement préalable. A un point où les buts globaux à atteindre ne seraient même plus défini.

Toutes les niches existent. Les refaire fonctionner mieux ensemble avec des règles générales, un acte de base.20100510Ou va le monde.jpg

L'homme a cru que la compétition tout azimut entre les sociétés, entre les États,  pouvait être un "sport" motivant. Son intelligence, les communications avec sa parole lui ont permis de remarquer qu'une fin existe et qu'elle est inexorable, mais qu'elle peut se ralentir, s'amortir par sa science, sa médecine, ses actions protectrices. Investir dans l'avenir, ce serait ça.

La nature suit ce modèle d'autoprotection. Elle investit dans la vie et sa pérennité. Elle n'hypothèque pas son futur.

Elle dit, peut-être, que le meilleur gagne mais, pas au détriment d'elle-même et de sa finalité. Elle cherche ce qui est le plus viable à long terme, mais elle ne se saborde pas.

Les gains faciles la tentent pour répondre au moindre effort à la recherche de l'efficacité. Mais ce n'est pas du style loterie ou du casino, typiquement choisi par l'homme.

Elle a su distinguer entre l'essentiel, le nécessaire et le superflu après des tests multiples.

Elle ne connaît pas la sur-consommation et le "nice to have".
La nature ne connait pas la publicité. Elle se contente du "bouche à oreille" dans la proximité. L'offre ne précède pas la demande. Elle est synchronisée avec la saison.

Nous nous en sommes écarté de la nature. Elle est devenue l'ennemie.

Les anciens Égyptiens ont pu étendre leur civilisation pendant 3000 ans grâce à la fusion de leur vie avec celle de la nature.

Ils l'ont divinisée. Un billet avait attiré mon regard avec son espace partagé. On y faisait référence à Amenemope, Pharaon de la 21ème dynastie moins connue et aussi, moins riche, très certainement.

Cette dynastie suivait, chronologiquement, celle du Nouvel Empire, qui, au contraire, est très connue par son histoire et sa magnificence. Les dieux de l'époque étaient pour la plupart représentés par la nature et les symboles animaliers. La nature faisait partie de leur vie.

"Unlike Psusennes I, Amenemope was buried with much less opulence since "his wooden coffins were covered with gold leaf instead of being of solid silver" while "he wore a gilt mask rather than one of solid gold.", lit-on sur Wikipedia. Cela pour dire, que l'or n'est qu'un symbole  parmi d'autres de richesse. La richesse, c'est le potentiel de faire avancer dans le bon sens. Le capital intellectuel en lui-même est une richesse.

Une des citations de ce Pharaon était aussi "C'est le pilote qui voit loin qui ne fera pas chavirer son bateau".

20090129Obama belge.jpgAnalogie de cette 21ème dynastie dans un autre espace temps, avec notre Empire d'Occident décadent?

The whole world is growing smaller every day...

L'éconologie, encore une fois, dans une course en vert, est mise en avant par certains philosophes et économistes.

L'économie du 21ème siècle deviendrait ainsi une économie responsable vis-à-vis de cette nature.

20100531Ecologie et Golfe du Mexique.jpg

La nature n'a pas de prix, mais elle n'est pas gratuite ni particulièrement pacifique.

On parle d'acheter des droits de polluer. Nouveaux marchés qui pourraient aussi générer une nouvelle spéculation et engendrer de "pures escroqueries". Le "cap & trade" comme alternative? Les écotaxes? Les subventions en compensation pour protéger la nature? Tout cela nécessite des normes globales.

"Trouver l'équilibre entre technologie, complexité et réglementation est l'un des plus grands défis du 21ème siècle", disait Kenneth Rogoff.

John F.Kennedy, dans un discours en 1959, déclamait "En chinois, le mot crise se compose de deux idéogrammes. Le premier signifie "danger" et le second "opportunité".". Son interprétation était erronée mais était aussi une variante d'un citation plus ancienne de "Ce qui ne tue pas rend plus fort".

Avec les moyens disponibles, tout est possible, accessible pour éviter l'immobilisme. Le but de l'argent, c'est de construire l'avenir.

L'austérité, dans ces conditions, ce n'est pas garanti sur facture. Ce sera seulement à budgéter dans la catégorie "investissements rentables".

Pour garder l'optimisme, pourquoi ne pas pointer son oreille vers une voix qui contine à chanter et qui aura toujours raison par sa jeunesse?

Tout est dit et tout commence avec cette chanson et ces seuls mots, "Je veux..."

Pas de panique, donc. Tout est un éternel recommencement.

Alors, "Le droit à la lenteur", bien sûr, mais, seulement, sans exagérer.


 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • "Never waste a good crisis", Hillary Clinton

  • "Personne ne mérite d'éloges pour avoir prévu la pluie, mais bien pour avoir construit une arche", Louis Gerstner

  • "En Bourse, 4 n'est pas égal à 2+2, mais à 5-1", André Kostolany

  • "La joie panique, il est impossible  de la garder pour soi-même ; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.", Jean Giono

Commentaires

Voici ce qu'on m'a envoyé aujourd'hui:

Ras le bol, ras le bol !

Dieu en a ras le bol de l'humanité, de ses péchés, de ses vanités et des politiciens.
Il décide de mettre fin à l'expérience.
Il réunit tous les chefs d'états et leur annonce qu'il détruira la race humaine dans 24 heures.
- Je vous laisse le soin de l'annoncer vous-même à vos peuples respectifs !
Le premier à parler est Barack Obama :
- Peuple bien-aimé, j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne est que Dieu existe. Il m'a parlé . Mais nous le savions déjà. La mauvaise nouvelle, c'est que cette grande nation, notre grand rêve n'existera plus dans 24 heures. Ceci est la volonté de Dieu.
Fidel Castro a réuni tous les Cubains et dit :
- Compatriotes, peuple cubain, j'ai deux mauvaises nouvelles. La première est que Dieu existe, il s'est adressé à moi. Oui, je l'ai vu. La mauvaise nouvelle c' est que cette merveilleuse révolution pour laquelle nous nous sommes battus sera finie.
C'est la volonté de Dieu.
Nicolas Sarkosy intervient au 20h de TF1 :
- Aujourd'hui est un jour très spécial pour nous tous. Pourquoi ? Je vais vous le dire.
J'ai deux bonnes nouvelles à vous annoncer. La première est que je suis le messager choisi de Dieu, car il m'a parlé en personne. La seconde bonne nouvelle, c'est que dans les 24 heures, oui vous avez bien entendu, dans 24 heures, le problème du chômage sera résolu, la crise financière sera résolue, il n'y aura plus de reconduites aux frontières, plus de copinage, plus de népotisme, plus de violence, plus de hausses d'impôts. Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Les promesses seront tenues !

Écrit par : L'enfoiré | 11/06/2010

L'enfoiré

Personne, je dis bien personne ne voulait croire Roubini qui prédisait que le capitalisme allait à son malheur s'il poursuivait dans la voie qu'il s'était tracée, soit la cupidité. Le New York Times affirme qu'il est « le sage qui a vu venir » et le Prospect Magazine, en janvier 2009, l'a mis en 2e place sur une liste des 100 intellectuels vivants les plus influents (Wikipedia)

Quelle leçon a-t-on tiré de cette catastrophe? Très peu. Le G20 se tiraille, le Canada en tête, pour ne pas imposer une taxe aux banques. L'Australie et les principaux pays émergents, comme l'Inde et le Brésil, s'opposent aussi à une telle taxe. Le Canada soutient que les banques canadiennes ne devraient pas être soumises à cette taxe puisqu'elles n'ont pas eu besoin d'une intervention gouvernementale lors de la crise financière. Un comportement de petitesse devant une crise universelle. Les pays comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et les États-Unis, qui ont dû puiser dans les fonds publics pour sauver leurs banques en déroute. Qu'importe ce que les autres ont vécu. Harper considère que ce qui est important - le plus important, devrais-je dire - est dans sa cour.

De l'autre côté, les altermondialistes s'émeuvent dans le désert. Oxfam insiste sur la création d'une taxe bancaire qui permettrait de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an à travers le monde pour aider à financer l'impact de la crise sur les personnes les plus pauvres et les conséquences du changement climatique.

« Nous avons créé un système de croissance qui repose sur la construction de toujours plus de magasins pour vendre toujours plus de produits fabriqués par toujours plus d'usines en Chine, alimentées par toujours plus de charbon, qui cause toujours plus de changement climatique, mais qui rapporte toujours plus d'argent à la Chine, qui achète toujours plus de bons américains, ainsi l'Amérique obtient toujours plus d'argent pour la construction de toujours plus de magasins pour vendre toujours plus de produits qui entraînent l'embauche de toujours plus de Chinois...  ». Qui a écrit cela? Thomas Friedman, le 7 mars 2009, dans le New-York Times.

Pierre R.

Écrit par : Pierre R. Chantelois | 11/06/2010

Pierre,
Vous avez bien ressenti les oppositions qui se retrouvaient dans mon article.
Que dire de plus?
Avec notre technologie, notre savoir toujours évolutif, nous sommes de plus en plus à mène de réaliser ce qu'on veut.
Plus beaucoup de limites.
La preuve, on est allé cherché du pétrole à 1500 m de fond.
Mais on n'a oublié d'évaluer les risques à la bonne mesure.
On va devoir de plus en plus se poser la question du "pourquoi" faire les choses, au "pour quelle rentabilité", quel bénéfice global.
Je vais sortir mon armada de termes comptables. :-)
On appelle cela le P&L. Si il est favorable, en tenant compte que le risque zéro n'existe pas, il faut ensuite, budgetisé et en finale actualisé.
Cela en prenant toutes les charges ensemble, avec l'éthique, et le respect de l'humain, qu'on oublie dans le monde capitaliste.
Aujourd'hui, c'est la quantité qui prime. On sur-consomme, car on assure pas la pérennité. Les garanties ne vont qu'à un ou deux ans.
Faire de la m... avec la même matière première et accepter la mise au rebut très rapidement, pour faire marcher le commerce.
On parle de durable, tout à coup.
Je me demande si on a vraiment compris ce que cela impliquait.

Écrit par : L'enfoiré | 11/06/2010

Comment humaniser la Finance?
http://www.pauljorion.com/blog/?p=12604

Écrit par : L'enfoiré | 11/06/2010

Bonjour,
L'interview de Roubini est paru dans notre Echo ce samedi sous le titre "Remèdes du Docteur Roubini". Un préambule assez clarifiant qui essayait de donner les raisons de ses interventions (je cite):
- Habitude de prof d'Université qui lui fait passer d'un sujet à l'autre avec l'aisance d'un écureuil.
- Gourous de l'économie qui se base sur sa prédiction des subprimes et qui balade sa boule de cristal aux 4 coins de la planète.
- Coïncidence avec la publication de son livre "Economie de crise, une introduction à la finance du futur".

Alors que préconise-t-il, Roubini?
- Un affaiblissement de l'euro jusqu'à la parité avec le dollar, au lieu de s'arc-bouter sur des obhjectifs d'inflation aussi vain qu'inexistant
- Une restructuration sereine de la Grèce

Que voit-il pour le second semestre de 2010?
- Risque de récession pour l'Europe
- croissance molle pour les USA
- un ralentissement de la Chine pour éviter la surchauffe
- un Japon anémique à la recherche de réformes structurelles
- un scénario pessimiste

Le cygne blanc de Roubini contre le signe noir de Taleb.
Pour Roubini les crises sont naturelles et même prévisibles. Elles ne sont pas des anomalies mais des conséquences naturelles des vulnérabilités du système. Tout pourrait donc être traité de manière préventive.
Les banques devraient jouer à des politiques monétaires et de crédit pour entraver les bulles spéculatives.
Les taux d'intérêts de 0% aux USA, ok
Les taux européens autour de 1% pourraient encore baisser.

Écrit par : L'enfoiré | 12/06/2010

La Chine met le paquet sur la Grèce.
Zhang Dejiang était à Athènes le 15 jui.
14 contrats ont été signés, dans l'industrie navale, les télécoms, les constructions et ... la fourniture d'huile d'olive à la Chine.
Dans la suite, la Chine prévoit d'investir des milliards d'euro en Grèce.

Écrit par : L'enfoiré | 16/06/2010

Roubini broie encore du noir
http://blogs.lecho.be/lescracks/2010/07/roubini-broie-encore-du-noir.html?utm_source=picks&utm_medium=direct

Écrit par : L'enfoiré | 22/07/2010

Stiglitz s'inquiète pas assez et pas au bon endroit.
http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/international/joseph-stiglitz-les-reformes-financieres-sont-insuffisantes/article-1194827141227.htm

Écrit par : L'enfoiré | 29/09/2010

Quand Paul Krugman se voit donner une petite leçon d'économie...

La crise de l’euro divise les dirigeants politiques… mais aussi les économistes. Paul Krugman, le célèbre économiste néo-keynésien lauréat du Prix Nobel d’économie 2008, était l’un des invités d’une conférence donnée à l’auditorium Rafael Del Pino, au cours de laquelle il a présenté son nouveau livre, « End This Recession Now ! (« mettez fin à cette récession maintenant !). Il y a rencontré Pedro Schwartz, un économiste espagnol qui se revendique du courant de pensée de l’école d’économie autrichienne, d’obédience libérale. Les deux hommes ont une vision opposée de l’origine des difficultés actuelles : pour Krugman, c’est l’insuffisance de la demande qu’il faut compenser par des stimuli de l’Etat, alors que pour Schwartz, c’est l’offre qu’il faut libérer pour sortir de la crise, en évitant le recours des instances publiques.
Schwartz est intervenu à la suite de l’allocation de Paul Krugman (aux alentours de 35 :00), et il a d’abord manifesté un grand respect pour son collègue néo-keynésien, avec une réserve, cependant : «Malheureusement, souvent, les lauréats du prix Nobel sont tentés de pontifier dans des domaines hors de la spécialité dans laquelle ils excellent », et « ils ont cette aura d’autorité, qui fait que quoi qu’ils disent, que ce soit censé, ou peut-être, un peu exagéré, est accepté avec résignation par certains, et enthousiasme par d’autres ».
S’ensuit un rappel des mécanismes économiques (environ 39 :00) et de l’échec des politiques keynésiennes qui ont été menées au Japon, aux Etats Unis et en Espagne. Ce que le professeur Krugman a dit à propos de la crise de l’euro et de ses solutions était « intelligent, pratique, mais cela correspond exactement ce que disent habituellement les économistes de cette école : ils nous ont mis dans ces difficultés et maintenant, nous devons sacrifier nos principes pour leur permettre de sortir de ces difficultés ».
Contenant visiblement sa colère, Krugman a jugé «excessivement décevant » de constater que des gens insinuaient que les personnes de son école n’avaient pas une assez bonne stature intellectuelle pour d’autres. Les deux hommes ont eu une authentique altercation (48:20), et à l’issue de cette conférence, Krugman aurait même refusé de serrer la main de son collègue.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=quand-paul-krugman-se-voit-donner-une-petite-leon-deconomie&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 12/07/2012

Un débat entre pro et contre:

http://www.pauljorion.com/blog/?p=61760

Écrit par : L'enfoiré | 28/01/2014

Mais au fait, qu'est-ce que le capitalisme et le libéralisme?

Une réponse:

http://www.pauljorion.com/blog/2015/07/17/le-temps-quil-fait-le-17-juillet-2015/

et une autre qui date de 2008:

http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/les_cinq_stades_de_l_effondrement.html

Écrit par : L'enfoiré | 17/07/2015

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