30/03/2012

Tabou, casse-toi

Début février, le journal Le Soir proposait de briser quelques tabous. Dans cette histoire de tabous, j'ai cherché et j'y ai trouvé un bon pré-poisson d'avril dans un tout autre environnement.

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Tabou est un "mot que l'on retrouve dans toutes les langues polynésiennes. Par extension, il correspond à un sujet qu'il est préférable de ne pas évoquer si l'on veut respecter les codes de la bienséance d'une société donnée. Prohibition à caractère « sacré » dont la transgression entraîne un châtiment surnaturel.", " dit Wiki.

Depuis, nous en sommes très loin de cet extrême religieux.

Le sexe a été souvent dans la liste des poissons d'avril en 2006, 2008, 2009, 2011

Pourquoi? Ben, parce que cela fait rire, pardi. Cela ne gène plus personne et cela peut rapporter gros. Il faisait oublier beaucoup du reste.

Qu'est-ce qui n'est pas "tabou", d'ailleurs?

Il y a d'autres tabous qui ne font plus rire du tout. Le tabou est une transgression, une volonté de braver les interdits dans tous les domaines. 

En février, je ne sais ce qui avait incité le journal, le journal  "Le Soir", à sortir sa propre série de tabous et avait cherché à tirer sur tous les pianistes à la portée avec une dizaine de sujets bien différents.

Dans les tabous de la société belge, cela passait par "le PS verrouille la Wallonie", aux disparités d'impôts, aux chômeurs impénitents, aux grèves trop nombreuses poussées par les syndicats...

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Les discriminations allaient de "L'école catholique qui coûte cher" à "L'intégration est un échec" ou "Peut-on critiquer Israël?"...

Au sujet des dirigeants, "La monarchie au dessus des lois",  "l'État a besoin de la fraude", "Les juges sous influence"...

Chacun de ces points allait trouver du buzz sur son passage. Opération médiatique parfaitement réussie et les ventes du journal ont, certainement, suivi le mouvement.

A y regarder de plus près, ce furent tellement de thèmes éculés que cela ferait pleurer un coq en pâte molle avec un œuf dur entre les pattes.

Deux mois après, tout le monde a oublié jusqu'à l'énoncé des tabous. Quant au bilan, il n'a pas laissé de traces mémorables. Est-ce dire qu'il ne fallait pas les citer? Je ne crois pas. Ils ont été analysé et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour une future référence.

Un commentaire renvoyant, tout à coup, l'ascenseur et mettait les pieds dans le plat des journalistes: "Une critique doit être constructive, vous démolissez mais ne proposez rien! Faire rire ou ricanez (rire blessé avec un arrière-goût de négatif) c’est mieux que t’ennuyer. Qu’y a-t-il comme tabou chez nous et ailleurs? L’argent (mensuel), les économies (propres ou reçues), beaucoup de belges ou autres sont aidés par les parents, les avoirs secrets des patrimoines,les idées politiques, la religion, le couple, ses secrets familiaux, la monarchie, ses avoirs et tant d’autres questions de bistrot à deux sous que la classe bien pensante s’offusquerait d’imaginer mais qu’elle rêve en secret de découvrir (en reluquant sans se faire voir sur le journal du voisin!). Faites votre travail, Messieurs les journalistes et débusquez-moi tous ces faux-culs!".

Et, il avait raison.

Le dernier tabou choisi par les lecteurs fut "Les médias ne sont pas indépendants".

Avec les médias, comme intermédiaires entre politiques et citoyens, nous entrons dans le théâtre des ombres officielles. Si les médias revendiquaient ne pas être influencés par les politiques, cela ne voulait pas dire qu'ils n'essaient pas de tirer leurs marrons du feu en se prêtant à une hystérisation très parcellaire des problèmes. Sans parfois, s'en rendre compte, ils occultent des faits importants par des faits divers ou anodins. Alors, que les faits occultés se déroulent, à un autre niveau, dans un "tropisme parisien". Entre "le poids des mots et le choc des images" suivant l'ancienne formule consacrée, il importe de créer de vrais contre-pouvoirs.

Presse-toi doucement, médias et intelligemment, écrivais-je, à cette occasion, en deux phases. 

0.jpg"Ile de Pâques", le Grand Tabou? Là, on entre dans le mystère. Les Pascuans auraient-ils utilisé trop de tabous à caractère «sacré» dont la transgression entraînait un châtiment surnaturel et leur disparition?

Le journalisme officiel et la presse écrite sont en crise. Ce n'est pas un secret.

Modernisme oblige, on peut ajouter ce qui se passe dans certains "blogs ou forums dits citoyens". Ceux qui, en principe, vont répondre aux questions que vous n'avez jamais osé vous demander. 

Y répondent-ils vraiment? Rien n'est moins sûr.

Tout irait bien si, dans un forum, la discussion était franche, impartiale et acceptée comme telle en comparant les avis pour en tirer des conclusions utilisables pour tous ses acteurs.

L'immédiateté de Facebook, de Twitter dans laquelle, on parle par bribes de phrases, par pulsions interposées, sans beaucoup chercher une analyse plus complète des buts recherchés, n'apporte pas plus de chance ni d'assurance d'objectivité et de volonté de partage d'informations.

Avant, pour correspondre, il y avait les lettres envoyées de particulier à particulier qui se connaissaient. Lettres, parfois très critiques, voir "méchantes", mais qui restaient à une échelle très locale.

Aujourd'hui, à l'intérieur d'un forum virtuel, c'est une  nouvelle "lutte" qui s'organise, à la vue du monde entier, avec des interlocuteurs dont on ne connait rien et qui n'ont souvent rien ajouté pour éclaircir les buts à débattre, ni leur origine. 0.jpg

Pour contrôler l'opération d'échanges, les blogs, les forums ont cru bon d'insérer des modérateurs zélés qui court-circuitent ce qui ne leur semblent pas dans la "ligne du parti", en tant qu'arbitre.

Comme le serait des hommes de paille, ils suivent la logique du maître à penser dont ils sont les garants. Ils sont là pour bloquer l'insulte et le racisme. Ils font, en réalité, bien plus.

Ils deviennent plus catholiques que le pape comme dans toute hiérarchie qui se respecte dans une relation, restée au niveau de parent-enfant. Espèrent-t-ils ainsi monter sur la seconde marche du podium? On se le demande. 

Le rôle de modérateur est ingrat. Je l'ai "joué" pendant un an sur le forum d'Agoravox. Ce rôle demandait beaucoup d'abnégation et une attention toute particulière pour ne pas juger en fonction de ses propres convictions. Le modérateur n'est pas là pour couper l'herbe sous les pieds, mais de filtrer ce qui n'est pas permis comme les excès caractérisées. La philosophie "tabula rasa" était de mise pour rester objectif. Seule l'idée ou le texte émis étaient importants et pas leur auteur. Une délibération avec d'autres modérateurs était loin d'être inutile. Les commentaires, eux, étaient laissés à la discrétion des rédacteurs avec une possibilité pour eux de les replier ou d'en demander la suppression s'ils ne répondaient pas aux critères de bienséances habituels. Mais, même cette décision restait à la discrétion de plusieurs personnes. 

"On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui" m'avait été rappelé par un modérateur de service. Il avait seulement oublié de dire que c'était idem en ce qui concernait seulement le fait de "discuter".

0.jpgAlors, pour lui, la censure devient l'arme de destruction massive, par excellence. Pas de droits de réponses à pourvoir, pas d'antidotes à trouver. Le calme jusqu'au prochain numéro, partie remise car il y en aura toujours une prochaine fois avec un plus finaud encore.

Selon Stiegler: "la technique doit être appréhendée comme une constituante anthropologique. La technicité participe originairement à la constitution de l'homme. C'est pourquoi l'homme n'a d'essence que par accident : «L'homme est cet accident d'automobilité que provoque une panne d'essence». L'homme est ce vivant qui n'a de qualités que dans un ajout originaire d'artificialité. Son essence est faite d'artéfacts. Sa nature est originairement secondaire. Si l'essence de l'homme est artéfactuelle, elle est toujours sujet de débat, de controverse, de polémique et même de guerre : les hommes ne peuvent que se disputer sur leurs qualités. La technicité de l'homme contient toujours le risque du combat, amical ou belliqueux. Ce risque est sans fin".

Un billet disait "Quoi qu'on fasse, ce sera la même chose". Du côté "commentaires", au contraire, on remarquait qu'ils voulaient exprimer bien plus ce mal-être de ne pas être reconnu en tant qu'entité propre dans cette société virtuelle. Mon commentaire, ne le cherchez pas, identifié comme "persona non grata", il a été censuré comme souvent. Je fus gratifié d'un blocage automatique sans même plus recevoir mon commentaire en retour, une fois transmis.

D'autres commentateurs ont subi le même sort.

La méchanceté, encore une fois, est un art, mais elle ne marche pas dans l'immédiateté, son impulsivité, voulue dans les fils de la Grande Toile qui veulent des réactions à chaud.0.jpg

Y avait-il, vraiment, de la méchanceté dans mes propos pour être censurés? En cherchant, je suis resté sur ma faim sans trouver de réponse. 

Un commentateur n'est pas là pour faire plaisir à un commanditaire, ni à son représentant, même à titre gracieux. Un commentaire qui commence par "Cher Paul" peut aider. Aucun inconvénient. Le formalisme, je respecte, j'utilise parfois quand c'est nécessaire... La liberté de pensée n'est totalement assurée que par l'indépendance vis-à-vis des intérêts financiers.

Vendredi dernier, la linguistique était à l'honneur avec "L'illustration et l'instrumentalisation". "Savoir" et "croire" mis en compétition.

Il était dit ne pas avoir été cherché ce que le dictionnaire en disait. Google m'y a aidé.

"Illustrer": Orner d'illustrations. (Synonyme: embellir). Rendre célèbre. (Synonyme: immortaliser). Clarifier un propos.

"Instrumentaliser":  Se servir de quelqu'un ou de quelque chose dans le seul but de parvenir à ses fins.

Constater qu'émettre une idée, ce serait l'illustrer. La commenter, ce serait essayer de l'illustrer et finir, sous l'œil inquisiteur d'un médiateur, d'un modérateur, par l'instrumentaliser quand elle ne passe pas. Bon, passons.

Quant à la leçon de la "parabole de la pétoche" qui, institue que par la peur, on se doit d'être ouvert au dialogue avec le reste du monde, avec la Terre devenue trop petite, parce qu'on est tous dans le même bateau et obligé de vivre ensemble...

Là, j'ai cru rêver. Donc, à voir ce qui se passe sur le blog, vivre ensemble, cela ne marcherait qu'en acceptant ce qui aurait dit au départ et qu'en censurant le reste... ou alors, une autre preuve, de l'injonction qui se résume par "faites ce que je dis, pas ce que je laisse faire"?

En l'absence de modération, y avait-il vraiment une foire d'empoigne?0.jpg

Cette absence, ce fut le cas lors de la présentation de la photo de Paul, l'hôte des lieux, prise par le photographe Quentin Caffier. Il l'annonçait en ces mots: "Comme vous pouvez le constater : dans un souci d’impartialité absolue, la modération est en vacances dans le cas du présent billet.".

La discussion a été, du coup, plus "souple", plus conviviale  et ... "impartiale".

Les commentateurs parlaient d'un peu de tout, de photos et d'autres choses. Tout le monde vidait son sac à malice sans contrainte. Je ne donnais pas d'avis sur la photo de Paul. Je le trouvais pour le moins, un peu trop sérieux à mon goût. Un goût de Matrix, voulu par le modèle. C'est pas le genre de film qui m'attire pour m'apporter des références adéquates.

Perso, je ne m'aime pas me voir en photo. Du portrait, j'en fais mais avec un modèle au féminin. Pour juger le portrait d'un homme, je laisse la tâche à la gente féminine. 

Sophie a donné son avis, bien plus tard, à l'abri des regards obliques des passants honnêtes. Je lui ferai confiance pour l'appréciation...  

Mais revenons à nos moutons... enfin, façon de parler.

Paul, l'hôte du blog, délègue-t-il ses pouvoirs à ses acolytes sous contrat de non-agression avec eux et qui, de ce fait, se verraient ainsi protégés dans une sorte de blanc-seing qui exempte des retours de flammes?  

0.jpgCes modérateurs, investis du rôle de juge, se voient, en effet, comme des maillons importants de la chaîne. Tout serait donc normal, sinon logique, dans un tel raisonnement, mais faux dans ses fondements d'un forum de discussions.

Se permettre, en passant, de perdre la courtoisie, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, est un crime de lèse majesté surtout quand on espère en un bouton de Paypal en coin. Voilà, qu'on apprend le fin mot de l'histoire financière: "les premiers 2.000 € mensuels vont à Paul Jorion qui prend à sa charge la maintenance du site et la location des serveurs. François Leclerc reçoit les 1.000 € suivants.". La petite entreprise ne connait, donc, pas la crise... J'en suis fort aise.

Pour moi, pas de problème pour parler d'argent. Je n'ai jamais travaillé pour rien dans une autre vie. Cet argent fait toujours tourner le monde même pour l'autre anthropologue de l'histoire mentionnée qui, apparemment, ne crachait pas dans la bonne soupe. 

Quand en fin de mois, on compte ses sous, il est plutôt mal venu, et discourtois de ne pas chercher à comprendre ses interlocuteurs pour arriver à un compromis acceptable et un "return on investment".

Quand on ne peut plus rire de tout avec tout le monde, les quiproquos et les contestations peuvent devenir virulentes.

Candides, rebelles, humoristes s'abstenir. Objecteur de conscience, c'est toujours se trouver face à un tsunami de reproches et se voir pointé comme un inculte, un ignare, un malfaisant ou encore comme un troll dans un flux contraire. 

Mais "putain", pourquoi pas plus d'"enfoirés" pour remuer la m...?

Pas beaucoup de concurrence d'un pseudo d'"enfoiré". Les "enfoirés", les vrais de vrais, sont légions mais ne se dévoilent pas aussi facilement.

Dans une rencontre entre deux enfoirés, le premier, masochiste demanderait-il au sadique "Fais-moi mal" pour se voir répondre simplement "Non"?

-Mais, et dans votre blog, l'enfoiré qu'en faites-vous, n'avez-vous rien à vous reprocher dans ce que vous écrivez? Vous ne jouez pas au chevalier blanc, tout de même et que tout est vrai?

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-Je n'ai jamais revendiqué de l'être. Éponge de l'info, je n'affirme rien sans chercher à trouver son opposition. Dans "Bons sens ne sauraient mentir", j'ai jouté avec des vérités brutes, instinctives qui devenaient des tabous inacceptables en société, partie d'un rêve ou d'un cauchemar avec pour cadre le mensonge sous toutes ses formes. Ici, on rêve plutôt éveillé. On y fait semblant d'être Don Quichotte démocratique et sans reproches, seulement au sommet de l'iceberg. Je ne suis pas adversaire idéologique, ni ne conteste les compétences de Paul. Autrement, je n'aurais pas regardé sa vidéo hebdomadaire très longtemps. Mais, il est responsable de son équipe de modérateurs, du comment ceux-ci règlent les contacts avec les commentateurs de son blog.   

La conclusion d'un ami disait quelques vérités sur la démocratie: "Peut-être faudra-t-il se rappeler que la démocratie n'existe pas, sinon de temps en temps. Promise comme une cerise sur le gâteau. Vendue avec beaucoup d'efforts là où elle n'existe pas comme exemple. Vantée comme le nec plus ultra sur Terre. Oubliée bien vite après élections. Utopie ou idéalisme?   
Il était une fois il y a très longtemps la Loi du plus fort. En plutôt réalité, elle est toujours là, mais ses armes se sont multipliées en quantité et en qualité, ou plutôt en efficacité.
La loi du plus fort, c'est Goliath; la démocratie, c'est David. Et contrairement à la légende, ce n'est pas David qui gagne. 
Pour éviter que les David ne fassent justice eux-mêmes, ce qui fait désorganisé, les Goliath, avec ou sans les David, ont imaginé les 3 pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire, mais, bien organisés, ils contrôlent ces 3 pouvoirs financés par les pauvres David et les riches Goliath. C'est là que le bât blesse, mais ce n'est qu'une lacune d'organisation. Les Goliath rédigent donc d'autres lois pour combler cette lacune, mais l'organisation ne change pas. Lorsqu'un Goliath tire un peu trop la couverture à lui, c'est bien sûr un dictateur. S'il devient trop gênant pour les Goliath, les David sont priés de le descendre au nom de la démocratie."

S'ils se répondent entre eux sans en débattre et en censurant la contradiction, on ne reconnaît plus ni les Goliath, ni les David.

Je m'évade d'un environnement trop puriste ou trop intégriste. 

La leçon, s'il y a leçon à donner, ce serait, plutôt, de se critiquer, d'oser en rire avant d'expliquer l'option choisie pour l'éclaircir, mais pas de la forcer à d'autres avec une cuillère d'huile de ricin.

Alors, je suis retourné à mes anciennes amours de l'autre côté du miroir avec les politiciens qui m'amusent et dont leurs déclarations se reflètent dans les journaux. Sur d'autres forums citoyens, au moins, on peut aller en confiance, on sait qu'on sera pris pour des cons. On ne sera pas chassé comme un torchon mal lavé en commentant les articles qui pleuvent tous les jours. On sait que si cela ne sert à rien, que ce sera toujours la même chose, au moins, l'espace d'un instant, d'un instant seulement, on aura l'impression d'être le maître du monde, beau et con à la fois, en donnant son humble avis sans être envoyé dans les roses. Si d'aventure, on reçoit une note positive, là c'est le pactole assuré et une journée gagnée.

0.jpgUn petit tour sur Agoravox et voilà que sur Carevox, vous savez, la "voix qui fait attention", j'ai trouvé "L'art de bien faire l'amour à la portée de tous, une des requêtes les plus tapées dans Google", y était-il dit. Ça ne va peut-être pas faire évoluer une discussion sur le comment gérer son portefeuille ou d'avoir une vision complète sur l'économie, mais au moins, cela m'a permis, après l'avoir lu, de me sentir mieux dans ma peau.

Un anthropologue qui devient sexologue, plutôt qu'économiste, voilà le genre de personnalité qui aurait encore beaucoup de choses à apprendre à ses fidèles. Il ne suffit plus d'avoir du charisme, mais il faut aussi du charme pour esbaudir l'esprit et le corps.

Non, vraiment, qu'une idée ne soit pas prise en compte dans la pratique n'est pas le problème. Ne pas avoir eu l'heur d'avoir existé et d'avoir été discuté, le serait, bien au contraire.

Tout peut devenir polémique. Organiser la polémique, la juguler est le rôle du modérateur. "Modérer", c'est "diminuer l'intensité, tempérer" mais pas abolir.

C'est la polémique qui fait la raison d'être de l'émission "Ce soir ou jamais". Le journaliste Taddeï disait que ce qui n'est pas interdit, est tout simplement permis. Et, il y réussit très bien en laissant parler les invités l'un après l'autre. Malgré l'heure tardive, l'émission est regardée avec intérêt par les téléspectateurs.

Si un blog ne veut jamais avoir de problèmes, il vaut mieux qu'il ferme les commentaires.

Ma première intervention outrée faisait suite, il y a un an, à un poisson d'avril qui s'était mal déroulé. "Cherchez pas docteur, tout est dans la tête et surtout ses ramifications neuronales qui s'excitent à la première incartade"...

Un philosophe aurait-il plus d'importance que quelqu'un d'autre? se demandait le jeune Alex Vizorek lors de son initiation aux cafés serrés du matin. Sur son site, il se définissait avec Signe distinctif : Hypothalamus renforcé. Leitmotiv : Rire peut vous rendre plus intelligent. Genre : Génie en verbe...

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Un bon départ, bien suffisant, avec l'écho de l'humour. Le philosophe n'a pas plus de neurones à sa disposition que le citoyen lambda, il est seulement payé pour réfléchir et prendra plus de temps pour philosopher.

Il parlait de Thomas Gunzig, il oubliait Laurence qui, ce matin, remettait les pendules à l'heure en osant lancer ses flèches à qui de droit, des tabous comme s'il en pleuvait comme une drache belge, déjantée.

Le sketch "Le Paysan" de Fernand Raynaud me revient dans la mémoire et est plus que jamais d'application.

Le "Moi, c'est moi et toi, tais-toi" est dépassé.

Alors, ce texte, un poisson d'avril avant l'heure? Tout dépend si on aime sucer les arêtes.

Pour gérer l'avenir par l'innovation, le philosophe et le psychologue ont un avantage, il savent, eux, qu'il faut dire, "Tabou, casse-toi"...


L'enfoiré,

 

Citations:

  • «Enlevez l’excitation du tabou... et tout retombe. », Annette Levy-Willard

  • «Des millénaires de civilisation ont fait du suicide un tabou, un outrage à tous les codes religieux : l'homme lutte pour survivre, pas pour renoncer. », Paulo Coelho

  • « L’interdit donne de la saveur, la censure du talent. », Marc Vilrouge

24/03/2012

Du rififi au Saint-Siège?

Une conspiration au Saint-Siège est-ce possible? Le pape n'est-il pas intouchable et pensionnaire au Vatican à vie? Si on regardait l'histoire du Vatican et de ses papes qui est loin d'être un long fleuve tranquille.

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Juif de condition modeste, l'apôtre Pierre est né à Bethsaïda, pêcheur à Capharnaüm et fait partie des premiers à suivre le Galiléen Jésus.  Il a été probablement martyrisé, massacré après l'incendie de Rome en 64-67.  L'évangile selon Matthieu prête à Jésus la formule "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église".

La basilique Saint-Pierre domine la place homonyme au Vatican, là où les premiers apôtre de Jésus engagent le processus qui va assurer la prédominance de la ville de Rome sur les autres implantations de communautés chrétiennes.

Depuis une liste de papes, les 10 niveaux de grades de la hiérarchie du clergé qui commence au moine pour arriver au pape donnent un aperçu des réalités qui gravitent autour de la religion catholique. Si elle n'est pas comme une multinationale commerciale, elle en suit malgré tout le cheminement. Cheminement qui ne permettra jamais à de "jeunes tiges" d'atteindre le sommet.

Le premier empereur chrétien, Constantin eut une illumination avant de se battre et gagner une bataille contre Maxence en 312. Il a fait bâtir entre 322 et 350, la première basilique, consacrée par le pape Sylvestre Ier, sur le lieu présumé du martyre de Pierre à côté du site de l'ancien cirque de Néron.

Entre 361 et 363, l'empereur Julien l'Apostat a la volonté de rétablir le paganisme dans l'empire romain, alors qu'il avait été élevé dans la religion chrétienne (l'arianisme). Ses écrits critiques contre le christianisme, avec le Discours Vrai de Celse, sont le meilleur témoin de l'opposition païenne rémanente au christianisme.0.jpg

La "promesse de Qierzy" entre Etienne II et Pépin donne naissance aux États pontificaux. L'Empire d'Occident se délite tandis que la civilisation byzantine est en plein essor. 

En 846, le pillage de Rome par les Sarrasins pousse Léon IV à la fortifier par le mur dit "léonin". En 1076, Grégoire VII a fortement marqué l'Église en libérant les évêques de toute tutelle temporelle.

Le Latran restera la résidence principale des papes, jusqu'à Clémént V qui déménagea en 1309, à Avignon suite à la guerre civile à Rome et embourbé dans celle des templiers. La ville a été surnommée la « cité des papes » en raison de cette présence jusqu'en 1423. 

Au Moyen-Age, c'est l'excommunication qui devient l'arme absolue contre toute attaque de la chrétienté. Martin Luther le fut en 1517.

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Remonter l'histoire à ses origines est une histoire vers l'extérieur, de "je t'aime, spirituel, moi non plus, temporel", mais aussi des révolutions de palais, à l'intérieur, entre conservateurs et progressistes et des rivalités. Les papes de la Renaissance laissent un souvenir controversé entre débauche et corruption.

La basilique actuelle a nécessité tout le 16ème siècle par une douzaine d'architectes successifs. Castel Gondolfo devient pa résidence d'été des papes.

Au 17ème siècle, l'Eglise Baptiste est un autre schisme issue de la réforme protestante et s'est foprtement étendue aux Etats-Unis.

Dès 1741, le "Sacramento Poenitentiae", "Crimen sollicitationis" en 1962 sont l'équivalent de paratonnerres contre toutes attaques du temporel.

Napoléon annexe les États pontificaux et destitue Pie VI et Pie VII jusqu'en 1815. 

En 1849, face à l'envie d'unité italienne, Pie IX s'enfuit à Gaète. La piété et l'intégrité sauvaient provisoirement ce qui restait d'adhésion populaire après le discrédit politique du pape.

En 1865 , le Concile Vatican I sous Pie IX résout le crise d'autorité avec Victor-Emmanuel II et Cavour en définissant le dogme de l'infaillibilité papale.

Le pape Léon XIII devient prisonnier au Vatican. En 1929, les Accords de Latran entre Mussolini et le cardinal Gasparri deviennent une sorte de compromis.

Le 18 mars 1937 (rappelé par le "C'etait il y a" de Kiosque), il lança une Encyclique aux évêques qui dénonçait la politique raciale d'Hitler, le nazisme et la violation du contrat avec le Reich de 1933.0.jpg

En 1939, à l'occasion du dixième anniversaire des accords du LatranPie XI convoqua pour le 11 février tous les évêques d'Italie pour, selon ce que croyaient certains, leur lire un discours dénonçant les persécutions raciales par les nazis et la marche vers la guerre de l'Italie fasciste. Mussolini multipliait les menaces à peine voilées sur l'attitude du pape. Le discours ne fut pas prononcé. La nuit du 10 février le pape mourut, officiellement d'un arrêt cardiaque. Le cardinal Eugène Tisserant, que Pie XI avait fait cardinal en 1936, affirma que le Saint-Père aurait été assassiné à l'instigation de Mussolini. Pie XI, devenu trop encombrant.

Depuis 1880, les archives "secrètes" sont mi-ouvertes aux chercheurs pour parcourir l'histoire de l'origine du Vatican jusqu'au pontificat de Pie XI, c'est-à-dire avant la guerre.

Les archives concernant Pie XII sont attendues par les historiens. Ce que le film 'Amen' de Costa Gavras dénonçait fera, peut-être, d'autres vagues d'indignations en permettant de définir les relations réelles mises en sourdine entre Pie XII et le régime nazi. Les Cardinaux veillent au grain et au compte-gouttes pour que les "affaires marchent".

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En 1989, Mgr Paul Marcinkus  a été exilé pour avoir géré des placements hasardeux avec le banquier Roberto Calvi, retrouvé mort en 1982 lors de la faillite de la Banque Ambrosiano, créée au 19ème siècle pour gérer les dons.

Depuis 2010, le président de l'IOR fait l'objet d'une enquête du parquet de Rome pour violation de la loi contre le blanchiment d'argent.

Début mars, cent documents ont été extraits des archives, des 85 kilomètres de couloirs sous les caves du Vatican. Un document des Templiers, ceux de la famille Borguese, de Michel Ange et des rapports d'Inquisition en font partie.

Le livre récent "La bataille du Vatican" de Christine Pedotti et celui de Bernard Lecomte "Les derniers secrets du Vatican" nous parlent de la période de janvier 1959 à octobre 1965 comme d'une apocalypse. Époque de Jean XXIII, considéré comme un pape de transition, avec les deux K comme maîtres du monde. Les coulisses du Concile ont changé l'Église. "Rerum novarum", "un aggiornamento" qui accouchait de Vatican II sur la liturgie, l'abandon du latin et des allusions antisémites, l'œcuménisme, la réhabilitation des prêtres ouvriers dont l'expérience avait été condamnée par Pie XII en 1954. 

Au programme, la place de la Bible, l'œcumenisme, la contraception, la justice sociale, la liberté religieuse dans une bataille des conservateurs contre la modernité.  Le Concile Vatican II s'achève le 8 décembre 1965. L'année charnière de 1968 est sensible dans le temporel et dans le spirituel.0.jpg

L’Église finit toujours par se mettre à jour avec les idées contemporaines, mais souvent avec effet retard.

Cela n'a pas empêché la controverse et le conservatisme de Mgr Lefebvre, qui organisa le schisme d'avec ces idées liturgiques. L'intégrisme dans toutes les religions sont à mettre au questionnement pour définir une image de "peuple de Dieu" plus proche d'un esprit laïc et collégial.

Le  conservateur, Cardinal Ottaviani, contre les petits jeunes considérés comme "révolutionnaires" dont un certain Joseph Ratzinger, futur Benoit XVI.  

L'infaillibilité du Pape, un leurre pour l'imagination?

On était presque près d'un schisme suite à l'intégrisme, de la gaffe de Ratisbonne qui mettait le feu à l'islam, de l'affaire Alois Estermann avec 3 meurtres dans l'enceinte du Vatican. Le célibat des prêtres, l'ordination des femmes, le divorce, les méthodes contraceptives, l'avortement, la fécondation in vitro, l'homosexualité, l'euthanasie qui pousse à l'acharnement thérapeutique, sont toujours des sujets sensibles.

0.jpgLe budget du Vatican se construit des recettes du tourisme et de la Poste et est en boni Celui du Saint-Siège s'occupe du personnel de 2800 employés, des médias et de la publicité. En déficit renfloué grâce à son patrimoine immobilier et son portefeuille financier hérité des accords du Latran.  

Le Pape qui a eu le règne le plus court de l'histoire, fut Jean-Paul Ier: 33 jours et six heures. Celui qui fut appelé le "pape du sourire", dès son avènement, s’était efforcé d’humaniser la charge pontificale et avait prononcé les mots « tempestas magna est super me » (« une grande tempête est sur moi »). On ne joue pas avec ce genre de phrase ni d'idée même au Vatican. La version officielle attribue sa mort à un infarctus ou une crise d'urémie.

Dans "Au nom de Dieu", David Yallop conclut, au terme d'une longue enquête, que le pape aurait été empoisonné sur ordre du cardinal Villot et de Mgr Paul Marcinkus. On aurait retrouvé dans ses papiers le texte de la destitution de Villot, qui n'attendait que sa signature.

En 1982, le film Meurtre au Vatican de Marcello Aliprandi, reprend l'histoire avec Terence Stamp dans le rôle du pape fictif « Jean Clément Ier », empoisonné à peine quelques jours après son élection.

Les services secrets, et des organisations criminelles comme la Loge P2 ou la mafia, sont également mis en cause par certaines rumeurs.

La tentative d'assassinat de Jean-Paul II est encore dans les mémoires et la Papamobile a permis de prendre ses distances avec la foule. Ce n'est que fin 1996, que contraint, le pape accepte la théorie sur l'évolution. Mais, ce qu'il a surtout fait, c'est s'ouvrir au monde et symboliquement, embrasser le sol lors de ses visites.

0.jpgDernièrement, des fuites incontrôlées dévoilent des tensions au Vatican, voir une lutte de pouvoir. Il était révélé par Marie Doquet dans la catégorie thriller avec un titre de "Conspiration au Saint-Siège".

Au Vatican, le pouvoir du Pape est total mais la gestion reste aux cardinaux.

Est-ce un complot ourdi contre la pape par des accusations de corruption et de malversation?

"Il Fatto Quotidiano" publiait un article allemand que le le pape n'aurait plus que 12 mois à vivre, assassiné en 2012.

Toutes des lettres top-secret, mais parues dans la presse.

Carlo Mario Vigano serait le trouble-fête qui dénonce des contrats octroyés aux mêmes entreprises qui pratiquent des prix élevés non mises en concurrences. Les lois de la concurrence, du pouvoir et de l'argent existent aussi sous les murs du Vatican et font problèmes.0.jpg

La crèche de 2009 sur la place du Vatican aurait, ainsi, coûté 500.000 euros.

La Banque du Vatican, IOR ont été contestés, impliquée dans l'affaire de la Banque Ambrosiano. La Banque, avec ses 5 milliards d'euros, les autorités voudraient la voir catégoriser dans la "white list". 

Muté aux États-Unis par Bertonne, Vigano serait passé à la phase de punition dans l'exil.

Alors, la corruption est-elle dans la normalité comme ailleurs, dans le monde temporel?

Elle y serait généralisée, si l'on en croit ce qui se dit et une nouvelle période de "manu pulite" pourrait commencé.

Le microcosme du Vatican serait-il marqué par des batailles internes dans une guerre intestine de clans avec des cardinaux qui voudraient un pape d'origine italienne?

0.jpgLe pape Benoit XVI est ressenti pour ses idées assez rétrogrades à l'extérieur de l'église tout en acceptant les réformes et réconcilaitions à l'interieur. On lui reproche d'être trop théologien et trop de loin de la gouvernance.

Le symposium sur la pédophile n'efface pas toutes les erreurs du passé.

Il s'évertue à amener plus de transparence dans les affaires de l'église à rendre la banque vaticane plus propre.

Quellle est la différence entre le Vatican et le Saint-Siège?

Le Saint-Siège est l'entité juridique, spirituelle, de droit international et reconnu par 178 sur 192 États membres de l'ONU (manquent Chine, Corée du Nord, Arabie Saoudite, Laos, Vietnam).

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Le Vatican est ce qui reste de temporel à l'Église comme État souverain qui, sur une surface de 44 ha avec un millier d'habitants, a le souverain pontife comme chef d'État, élu à vie et qui dispose des trois pouvoirs. Un drapeau, un hymne, des timbres, de la monnaie et une armée réduite constituée de Gardes suisses. Cette garde rapprochée du pape a été décrétée le 29 novembre 1516 par François Ier, qui à la suite de sa victoire à Marignan, signe une « paix perpétuelle » avec les cantons suisses. Seuls le roi de France et le pape pourront, dès lors, avoir des mercenaires suisses. La solde d'un Garde suisse s'élève à 1300 euros par mois.

Le Saint-Siège compte 2832 salariés. Le pape ne touche rien, mais il jouit de 5 millions d'euros de droits d'auteur. 

"Le Pape est mort, un nouveau pape est appelé à régner. Quel drôle de nom pour un pape"... et puis, même en crise, une fumée blanche et "Habemus papam" qui modernisera l'institution au cours d'un Concile Vatican III. Celui-ci mettrait au referendum le célibat des prêtres, l'ordination des femmes, la contraception, le divorce, les méthodes contraceptives, l'avortement, l'euthanasie et plus de démocratie à l'intérieur...

Benoit XVI, dernier pape européen? 

0.jpgUn entretien entre Peter Siewald et Benoit XVI expliquerait-il mieux dans le livre "Lumière du monde" ce qu'il pense des abus sexuels, de la réforme de l'Eglise, des relation avec le judaïsme, l'islam, l'athéïsme et qui ferait partie d'un Vatican III?  S'il a aperçu les nouveaux problèmes de notre temps, il reste sur ses positions. Ce n'est pas près de se produire vu l'âge avancé de ses décideurs. Une nouvelle révolution de palais entre conservateurs et progressistes? 

En Belgique, il y a un an, en pleine tourmente, c'était le cardinal Ries qui arrivait au sommet de la hiérarchie local en tant que cardinal. Il a 91 ans (Mise à jour 26 février 2013: son décès à 93 ans).L'archevêque Mgr Leonard, remplaçait du Cardinal Daneels, qui était connu pour son conservatisme et il faut bien le dire, son intégrisme. Avec ses idée sur le SIDA « Tout au plus, je verrais cette épidémie une sorte de justice immanente, pas du tout une punition, un peu comme, sur le plan écologique, quand on malmène l'environnement, il finit par nous malmener à son tour. Et quand on malmène l'amour humain, peut-être, finit-il par se venger, sans qu'il faille y faire intervenir une cause transcendante. », on n'est pas encore sorti de l'auberge même si elle n'a rien d'espagnole.

Le cardinal Ries ne pense même pas que le Vatican pourrait sanctionner Roger Van Gheluwe malgré les scandales de pédophilie.

Le prêtre théologien, Gabriel Ringlet encourageant les valeurs de la 0.jpglaïcité en Belgique pour mieux être en connexion avec le message du Christ en accord avec les dogmes, jamais, il n'a été contesté dans son rôle de prêtre sur les questions de Foi.

Alors, arrivent les humoristes et les sketches humoristiques de François Pirette ou celui de Coluche qui prouvent, au moins, qu'être Pape n'en reste pas moins "être homme", avec ses qualités et ses défauts. Si le but ultime est d'être canonisé ou  béatifié, comme cela l'a été demandé pour Jean-Paul II, vu son parcours long à la tête de l'Eglise, autant que l'on se souvienne d'eux pour les devoirs de suivre les progrès et les courants de pensée des ouailles.

Des écrivains, comme Dan Brown, ont encore un puits sans fond d’inspirations avec les sujets qui tournent autour du Vatican. Le "Da Vinci code" n'était qu'un apéritif.0.jpg

Après le livre et le film "Anges ou Démons", c'était aller un cran plus loin dans le sens de la réalité externe au Vatican. Il y était question de complot fictif des Illuminati, mais l'Opus Dei, elle, est bien réelle et vivante.

Le préambule du livre de Joseph Ratzinger "Dogme et annonce" dit: "La tension intérieure à la prédication dépend de la tension objective qui existe entre Dogme, Ecriture, Eglise et Aujourd'hui. On ne peut pas enlever l'un de ces piliers sans qu'en définitive, tout s'écroule".  

Un Urbi et orbi, alors, mais toujours avec l'hymne national du Vatican.

 

L'enfoiré,


Vidéos : Le monde secret du Vatican (1), (2)


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(la vision baptiste)

Mise à jour Novembre 2012: Le livre "Le Vatican indiscret" de Caroline Pigozzi

Noël 2012: La Syrie, le Liberia et le reste...

11 février 2013: coup de théatre: la  démission du Pape. Contestée surtout en Allemagne qui a perdu son Pape et qui en plus espérait par son intermédiaire obtenir des réformes qui libéraliseraient la vie sociale et la morale sexuelle. Il a rompu la chaîne de la tradition "ce Ratzinger".

Le 12 mars 2013, entrée en conclave.

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Retour sur les images du passé:

Les premières images datent de 1878.

Lors de l'élection de Léon XIII, le Pape du "Rerum novarum".

En 1914, Benoit XV va tenter de jouer le médiateur pendant la 1ère guerre mondiale.

En 1922, premier conclave.

En 1939, Pie XII crée la polémique avec le problème de la Shoa.

En 1938, Jean XXIII, le Pape du Concile Vatican 2, a été élu après 11 tours.

En 1963, c'est le tour de Paul VI avec le Renouveau charismatique.

1978, Jean Paul II devient la Super Star pendant 26 ans de règne, béatifié par son successeur, Benoit XVI. 

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Citations:

  • « Le pape est l'avocat de dieu. Dommage que son client soit mort. », Francis Picabia
  • « Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds. », Voltaire
  • « La preuve que le pape ne connait rien à l'utilisation du préservatif, c'est qu'il l'a mis à l'index. », André Santini 

18/03/2012

Bruxelles, une métropole?

111 communes, 2,5 millions d'habitants avec l'hinterland brabançon, tel est le projet de faire de Bruxelles une métropole, comme je le lisais dans le Vif-L'Express.

0.jpgRécemment, Marcel Sel parlait de "son Bruxsells" sous l'angle politique. Une occasion pour moi pour en reparler. Tellement de choses à dire et à décrire de proche en proche entre humour et sérieux.

Une première description de Bruxelles était une vue très touristique, presque idyllique avec des clichés en carton pâte et avec une certaine emphase.

Plus tard, plus politique dans "Un roi sans pays" et une promenade déjantée dans ses rues sous l'égide d'une "Fête aux surréalismes".

Puis, pour les plus "fanatiques", d'autres articles sur cette Belgique entière.

Bruxelles, ville spéciale en comparaison avec d'autres villes parfois plus belles, plus propres et moins compliquées à gérer. 0.jpg

Une ville pleine de contrastes, entre passé et modernités, entre pauvreté et richesse, entre SDF (Sans Domicile Fixe) et SDF (Sans Difficultés Fiscales). Un melting pot de tellement d'événements qui se présentent sans beaucoup de publicité.

Les origines de Bruxelles, le long de la rivière, Senne, remonteraient à 979.  Depuis, la ville a été le théâtre de passages à partir de tous les horizons. Elle a engendré, ainsi, une diversité linguistique, culturelle, ethnique,... financière de ses habitants. Elle s'est embelli sous le règne de Léopold II. Dans les dernières années 60 et 70, des quartiers anciens, en "Art-nouveau" que l'on nous envieraient furent rasés comme ce fut le cas lors de la "bruxellisation" pendant laquelle, il fallait élargir les avenues à la circulation.

De la ville, les touristes d'un jour en connaissent Manneken-Pis, la Grand-Place, le chocolat qu'ils y achèteront, avant de s'attabler à l'une terrasse d'une taverne pour voir passer d'autres touristes et de repartir à l'heure prédéfinie. Plus traditionnel, tu meurs... s'il n'y avait le bus qui fait un tour un peu plus large, mais tout autant dans l'ultra-connu.

Bruxelles, c'est autre chose, de plus secret, de plus discret, aussi. Son patrimoine, on le découvre en levant les yeux sur ses façades. Pas d'ostentations outrancières. Les maisons à colombages de la Grand-Place datent tous de la fin du 17ème siècle, maisons de qui abritaient des artisans, reconstruites en pierre après la destruction par les bombes de Louis XIV, mais il y a bien plus à trouver.

Jouer au guide pour des Suisses, comme je l'ai fait, c'est, quelque part, les désorienter. Rien à voir avec une ville suisse, ça c'est sûr.

Hier encore, une Avignonaise, de Vedène, me posait la question stratégique "Où est la Grand-Place?". Petit échange d'adresses s'en suivit...

- "Ville cosmopolite dans laquelle personne ne peut se revendiquer d'être "pur bruxellois", écrivait Marcel.

- "Faux. Da's nie' woe", dirait le brusseleir du coin avec l'accent bilingue du terroir. Que faudrait-il pour se définir comme appartenant à une ville, d'une région ou d'un pays, si ce n'est que quand on y est né, qu'on y a vécu, travaillé et que des générations précédantes ont fait de même? 0.jpgUn Brusselair, pur jus se dit "Zinneke", c'est-à-dire bâtard, avec la zwanze cet humour particulier qui le particularise. Si ce n'est pas une identité, cela y ressemble furieusement. La "Zinneke parade" en est une preuve.

- "Une forte proportion d'étrangers".

- En effet, puisqu'on en compterait près de 30% d'origines étrangères parmi 45 nationalités, 700 missions diplomatiques.

Ville de transits et de tremplins en perpétuelle évolution. Hommes et environnements en travaux. Pour bouger, cela bouge! Les tendances se conjuguent au futur antérieur. Oublier la ville pendant un temps, c'est s'apercevoir que les magasins ne sont plus les mêmes au retour.  Pas vraiment de ghettos, les populations se mélangent en rue mais avec un sourire, un bonjour sans oser en apprendre beaucoup de l'autre nationalité, ni dans un sens ni dans l'autre. Mais, à de rares exceptions, cela marche plutôt bien.0.jpg Pour résumer, vivre à Bruxelles, c'est avoir les folklores du monde à domicile sans beaucoup se déplacer, mais sans s'y tremper ni évaluer les avantages et les inconvénients.

L'intégration, un problème presque insoluble.

Les réactions à l'intervention de Verhofstadt sur Nicolas Sarkozy démontrent la dichotomie de l'opinion publique.

- "Il n'est pas normal qu'un pourcentage très minoritaire de la population ait autant de voix que la majorité, quelle qu'elle soit, pour des décisions non-culturelles.".

- C'est un peu enfoncer une porte ouverte. Comme dans toutes démocraties, c'est le plus plébiscité qui gagne par les élections. Le vote obligatoire, le référendum non prévu dans la Constitution, la démocratie à la proportionnelle, une royauté et un régime parlementaire... des partis avec les mêmes couleurs politiques qui restent opposés entre communautés flamande et francophone sur des points communautaires... quelques différences avec certains pays voisins.

Raisons d'une lourdeur lourdeur des institutions belges, une explication aux 540 jours qu'il a fallu pour créer le dernier gouvernement. 

0.jpgBruxelles est de tendances "droites modérées" à deux volets, séparés récemment, entre la droite MR de confession libérale et la droite FDF plus associée au côté communautaire.

-"En revanche, la surreprésentation communautaire pour tout ce qui concerne la culture, l'éducation, le rayonnement de la langue néerlandaises est un devoir."

- Tellement dépendant de beaucoup de paramètres de terrain. Les nécessités et les raisons économiques font loi. Y trouver un emploi en étant monolingue devient plus que difficile. Une connaissance passive de la 2ème langue, en relation avec les besoins de tous les jours, est un minimum. De l'utile à l'agréable...

Le Bruxellois, pas tellement plus gâté que le Wallon dans l'étude de la seconde langue pendant sa scolarité. Les programmes ont souvent privilégié la littérature d'auteurs flamands du passé comme Vondel aux dépends de la pratique de la langue néerlandaise parlée aujourd'hui. Ce qui n'a pas fait évoluer sa connaissance avant que l'oubli ne fasse son travail de sape. Écouter la radio ou la télé de l'autre communauté est relativement rare. 0.jpg

- "Si la N-VA gagne les élections de 2014, la Belgique cessera d'exister", est-il dit par Marcel.

- Pour Bruxelles, cela pourrait être une mini-conflit civil, larvé, sans armes mais avec des calculs d'apothicaires, des artifices de calcul qui dépasseraient la simple règle de trois dans la répartition de la dette nationale.

Enclavée en région flamande, la séparation serait plus difficile qu'ailleurs avec son statut particulier, constitutionnellement bilingue, mais à 90%, le français comme langue véhiculaire ou de transit entre d'autres.

0.jpgEn majorité dans les communes, les habitants vivent en copropriété dans des appartements et pas dans des maisons ou des villas qui elles se retrouvent à la périphérie. Quand on est entouré de propriétaires ou de locataires de nationalités différentes, le moins qu'on puisse dire serait que, trouver son camp serait un drôle de "truc" en plumes dans lequel on chercherait bien des poils. 

Bruxelles est trop loin de la France, en esprit. L'humour, ses blagues ne ressemblent pas à celles de ce qui est appelé "fransquillons".

Trop loin des Pays-Bas, de cœur, aussi. Même le "flamoutche" n'aime pas trop les "ghhh" trop gutturaux qui arrachent la gorge du "keeskop".0.jpg

Bruxelles dédaignée par les Wallons et mal aimée par les Flamands. Trop près de l'Europe et de la CE résidant dans les murs.

Condamné à jouer cette carte-là. La scission serait se tourner encore plus vers le grand échiquier de l'Europe, ce grand machin dont on connaît les problèmes, les lobbies et peut-être, les espions qui s'y cachent.

Bruxelles est le cadre de manifestations, de contestations nationales et internationales. 

3.jpg"Un pays inachevé ou à achever?" en d'autres mots?

En 2007, dire qu'il n'y ait pas eu d'inquiétude, ce serait oublier tous les drapeaux belges que l'on a vu apparaître aux fenêtres bruxelloises.

Avec l'humour bruxellois, la représentation de l'atmosphère de l'époque pourrait être dans un "stamenei", avec une "pintje" ou une "jatte" de café "On n'est pas un stuut près et des klettes, c'est pas ça qui manque".

L'Institut Statistiques de l'UE classe Bruxelles en 5ème position au rang des capitales européennes les plus dangereuses alors que les bourgmestres des 19 communes disent que c'est la ville la plus pépère. Un chômage endémique en est une piste de réflexions.

On pratiquerait la méthode Coué pour moins que ça. Si au moins, tous savaient de quoi il retournait dans cette option. Non,  peu y croyait vraiment, d'abord.

Puis avec le temps, cela s'estompait ou parfois, se radicalisait.

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Le sentiment vis-à-vis du leader de la N-VA, Bart De Wever, est mitigé. S'il dit aujourd'hui qu'il n'est pas impensable qu'il quitte la scène politique, c'est en se préparant en coulisse à faire le contraire et se retrouve dans les nuages. Pour un Bruxellois, s'il s'envole dans les sondages, qu'il ne nous dérange pas dans son survol. Trop de nuages, comme chacun sait, c'est un présage à une "drache nationale". Bart a changé de look physiquement, perdu son embonpoint. No more comment. Wait and see...

Le gouvernement Di Rupo a 100 jours d'existence. Comme on pouvait le penser, c'est pas gagner d'avance. Un francophone comme Premier, qui fait des efforts pour parler leur langue, c'est difficile à digérer par un Flamand qui a toujours eu ses propres représentants à la barre.

Le problème des langues ne se limite pas aux deux ou trois langues nationales. Parler avec les mains avec les allochtones, quand l'anglais se trouve fort dépourvu quand la bise de l'Est fut venue, est la solution de secours.

Toone VIII maintient notre dialecte bruxellois avec ses marionnettes. Dialecte qui se perd en se fondant dans d'autres langues.

Bruxelles  est une région à part entière, appelée Bruxelles-Capitale. C'est un fait acquis et toujours contesté. Le résolution de la scission de BHV dans les dernières réformes, referme temporairement, un problème qui a empoisonné la vie politique pendant des années.  

0.jpgUne carte dessinée par le parti flamand de l'OpenVLD créait une invective en "cadastrant" les quartiers.

La "Casa de Casablanca" à Molenbeek, la "Little Turkistan" de Schaerbeek et Saint-Josse, le "Brooklin" de Saint-Gilles, le "11ème Arrondissement de Paris" à Uccle, l'enclave d'un parti FDF à Wolluwé Saint-Lambert, les Flamands au Quartier Danssaert...

C'est plus que caricatural... Ce serait perdre de vue que, sur le terrain, tout est dans tout et inversement et s'intègre avec un écart-type très peu typé.

La réaction des gens se disait amusée par cette répartition. Les politiques eux, y trouvaient une attaque en règle.0.jpg

Associations d'idées ou d'instincts douteux qui ne respectent qu'une partie des territoires. Rien que "Schaerbeek, une des communes sans facilités", un billet cousu sur mesure, conçu en opposition aux communes dites "à facilités" de la périphérie, casserait cette vision globale.

Que lisait-on sinon une foule de diversités qui se mixaient, se juxtaposaient de quartier en quartier. Dessiner des blocs comme il en avait été fait comme une mosaïque en caléidoscope, était amusant mais toujours inexact pris dans sa généralité. Les microcosmes sont bien plus parcellaires. Dans la complexité d'une seule habitation, on peut trouver tout l'ensemble des communautés.

Le prix élevé des appartements n'est même plus une raison de ne pas trouver des gens moins fortunés dans des quartiers considérés comme au top de la population. Le fait de travailler à la CE peut donner des envies de s'en rapprocher. Des familles peuvent acheter ou louer des appartements en communs et répartir ainsi les frais. Cartographier la région bruxelloise en blocs compacts, c'est se gourer complètement avec la mouvance de ses habitants. Le quartier des Marolles réputé comme les plus bas de classe, se voit envahir par les antiquaires qui ne trouvent plus de place sur le terrain initial, plus chic, du Petit et Grand Sablon. Matonge ne correspond pas à l'avenue Louise et pourtant les quartiers fusionnent. Les événements qui s'y sont produits lors des élections au Congo, ont surpris plus d'un autochtone par leur violence alors qu'ils ne se voyaient pas impliqués.

1.jpg"C'était pour mettre en exergue la diversité de Bruxelles" était-il dit par l'OpenVLD pour se disculper.  Était-ce plutôt une moquerie, une connerie ou plus banalement, une histoire belge parmi d'autres?

"Bruxelles ne séduit plus l'investisseur immobilier. En cause, la crise bancaire, le niveau d'endettement européen et les agences de rating", lit-on en titre dans un journal.

Scepticisme, lassitude, cacophonie, indifférence, degré zéro de l'illusion, voici les qualificatif que l'on y lisait.

Est-ce du vent, alors que l'on voudrait la tempête?

Très certainement au vu de l'article qui comparait la situation bruxelloise avec celle d'Istanbul, placée au top. 0.jpg

Entre Istanbul et Bruxelles avaient pris place Munich, Prague, Lyon, Amsterdam dans l'analyse.

L'enquête "Emerging Trends in Real" de PwC concluait même que la crédibilité de Bruxelles était en perte de vitesse aux yeux des investisseurs et ne s'y intéressait plus que sous l'aspect de "Private Equities" ou via le marché des obligations. Des rendements sans risques, de 5 ou 6% dans un havre de paix pour rester "sexy". Les immeubles mixtes, les cafés, les maisons de repos devenaient ainsi du "sale and lease back".

"Havre de paix", des mots qui sonnent juste.

La valeur des choses et des occupants du terrain se déterminent, aujourd'hui, par ce qu'ils sont susceptibles de produire, du potentiel à générer du cash-flow et rien d'autre.  Qu'on le veuille ou non, l'économie a des lois que les sentiments ignorent. Dernièrement des Chinois étaient invités à s'installer à Bruxelles dans l'espoir d'un "return on investment" et pas pour voir s'envoler le prix des pigeons belges comme l'écrivait un journaliste. Ou alors, les pigeons ne sont pas ceux que l'on croit. Il est dit que le belge résiste bien à la crise et ça intéresse.

15.000 habitants par an en plus sont prévu dans le PRAS (Plan Régional de l'Affectation du Territoire). C'est la 3ème version de ce plan (précédé par en 2001 et 2002)

En période de récession, on calcule trop en négatif. Le côté positif est oublié quand on joue trop à l'austérité.

Vivre à Bruxelles avec 1000 euros par mois? :

"Bruxelles est classée troisième capitale la plus riche des 27 pays de l'Union européenne par le PIB par habitant. La croissance bruxelloise ne provoque pas d'amélioration de sa situation sociale. Les habitants de certains quartiers sont moins susceptibles de s'insérer dans le marché de l'emploi et de profiter de la croissance de la capitale. De nombreux navetteurs occupent les «bons» emplois. Le diplôme n'est qu'une condition parmi d'autres et qu'il ne garantit plus un emploi. Travailler moins… pour gagner moins. Les jobs sous contrat à durée déterminée, les jobs d'intérim et les jobs à temps partiel sont souvent mal payés et engendrent un mode de vie précaire qui influe sur la qualité du travail.".

0.jpgAlors, le même jour, on pouvait lire que "Bruxelles est classée 34ème ville la plus compétitive.

Paradoxal, tout cela...

Aux dernières nouvelles, d'un bidule institutionnel comme Bruxelles, on voudrait en faire une communauté métropolitaine.

Une métropole (du grec mêtêr, mère, et polis, ville) est la ville principale d'une région géographique ou d'un pays, qui à la tête d'une aire urbaine importante, par sa grande population et par ses activités économiques et culturelles, permet d'exercer des fonctions organisationnelles sur l'ensemble de la région qu'elle domine. Elle n'est pas obligatoirement la capitale du pays comme New York qui est la plus grande métropole des États-Unis.

La confusion existe déjà entre Bruxelles-ville, qui ne correspond pas au Pentagone, appelé "Bruxelles-centre". Celui-ci reste une ville à dimensions humaines que l'on visite le plus facilement à pied ou à vélo (mais sans voiture) pour sortir de la visite rapide présentée par les guides touristiques. On a l'impression de faire du tourisme dans le monde pour pas cher en rencontrant toutes les nationalités dans la rue Neuve.

Puis, en sortir, s'élargir dans Bruxelles-Capitale avec ses frontières administratives et ses 19 communes.

Mais, certains pensent agrandir, plus, la ville. On y étouffe, disent-ils.

BHV scindé, peut-être, faudra-t-il repenser l'Agglomération bruxelloise, mais dans la douceur, en profondeur et pas superficiellement sans voir où aller trop loin.

Élargir Bruxelles coûterait de l'argent à Bruxelles et aux Flamands dans le nord.

Faut-il aller chercher les villes de Tubize, de Nivelle, de Jodoigne, de Diest pour en faire un tout comme le voudrait les entreprises? La province de Brabant d'avant, un lointain souvenir cassé par cette frontière linguistique.0.jpg

Bruxelles-Capitale, pas encore une mégapole que l'ONU fixe à dix millions d'habitants, avec tout ce que cela sous-entend comme infrastructures et difficultés de gestion. Il faudrait alors reconstruire en hauteur et Bruxelles en perdrait son âme et son patrimoine.

Le Ring a doublé son trafic, ce qui fait que pour éviter les bouchons, il vaut mieux éviter les 230.000 navetteurs qui s'y pressent tous les jours en alternance le matin et le soir. 40% de l'emploi wallon, 25% des salariés flamands sont lié à Bruxelles, moelle épinière de la Belgique.

0.jpgÉlargir le cercle, construire un centre commercial Uplace, pour solutionner? Et entre temps? Dans les moments creux du weekend ou après les "heures saintes" devant la télé, c'est loin d'être New-York ou Chicago où l'on vit 24 heures sur 24 d'après Frank Sinatra.

C'est comme pour les avions qui nous survolent entre 06:00 et 08:00 à partir de Zaventem à nous faire perdre patience. Si vous allez y voir de plus près, par après, le dimanche, par exemple, cela peut ressembler à un aéroport de banlieue. Affaire de slots et pour les avoir les moins chers...

Pour circuler dans Bruxelles, tunnels, viaducs, tarifications spéciales ont été imaginés pour calmer le "jeu des bouchons", sans trouver de solutions drastiques. Problème de l'oeuf et de la poule ou du gaz parfait d'échappement. Ce gaz parfait qui remplit, toujours, tout le volume qu'on lui accorde indépendamment de sa taille.

Dans le centre de la ville, on aime se promener dans les "strotches" (ruelles), des piétonniers avec "Madame Chapeau" et pas sur les grands boulevards avec de trop nombreuses voies polluées. On veut ralentir le mouvement, quitte à laisser des pavés casses-vitesses ou casse-voitures comme sur l'avenue du Port.

Le Bruxellois est frondeur, indiscipliné. Une vitesse maximale de 30 kms/h, imposée et outrepassée en son centre. Alors que, dans les autres communes, tout se passe encore avec 50 kms/h maximum. Paradoxal, encore une fois? La différence ne viendrait-elle pas de la volonté de ne pas effrayer les touristes? 0.jpg

Le RER, le Monstre du Loch Ness, n'a toujours pas montré le bout de son nez. D'accord. En attente dont on ne se souvient plus quoi ou de quelqu'un, mais n'est-il pas, aussi, un cheval de Troie qui se permettrait des transfusions sanguines sans coup férir d'une communauté à une autre en prenant plus de bénéfices personnels au passage sans rien y laisser là où il est passé?

Bruxelles est un bassin d'emplois et comme les impôts sont toujours payés ailleurs, là où les navetteurs s'en retournent pour loger et dormir au Nord ou au Sud là où les revenus cadastraux sont les moins élevés, ce n'est pas demain la veille qu'il faudra recréer de nouveaux immigrants d'un jour qui feront semblant d'apporter leur obole dans la sibylle.

La cogestion bicommunautaire, Bruxelles n'en veut pas et tient à sa gestion propre. Désolé pour le "Gravensteengroep", depuis 1989,

0.jpgPas question de refaire un autre Paris ou un autre Londres de Bruxelles, pour autant, même si cela semble bien à première vue.

On élargit ou on s'élargit parfois l'esprit, le temps d'un leurre ou d'un mirage...

De toutes manières, on ne réduit pas la distance entre deux points en élargissant les frontières. Quant à court-circuiter les gens en les uniformisant, c'est pas demain la veille.

Le transit des camions de tous les horizons sont à dérouter s'ils ne font que polluer. Qu'ils viennent de gauche de droite, d'en haut ou d'en bas, ils usent les autoroutes à un rythme bien plus effréné que les autos. Une vignette pourrait modérer les appétits...

Une structure comme Lille-Courtrai-Tournai avec un métro automatisé les reliant, oui, cela c'est une bonne idée.

La mobilité, en tout, reste le maître mot puisque la téléportation n'est, jusqu'ici, que de la science fiction style "Star Trek", surtout quand la ligne droite n'est pas le chemin le plus court entre deux points.

La communauté d'intérêts et de coûts, sinon rien, c'est faire profiter les habitants de Bruxelles et pas uniquement les entreprises.1.jpg

D'après Charles Piquet, le refinancement de Bruxelles est malmené. On serait tomber dans le syndrome des vases communicants avec les problèmes du niveau fédéral passés au régional ou au communautaire.

Donner d'une main ce qui serait repris de l'autre ne serait pas admis.

Le budget de la région bruxelloise s'élève à 3,4 milliards d'euros. Celui qui paye décide de ce qu'il utilise et consomme.

Les fonctionnaires européens devraient mettre la main à la poche comme les autres? Bien sûr. Pas l'ombre d'un doute là-dessus avec un œil sur le long terme, dans la souffrance, peut-être, mais en gardant les 0.jpgdevises sous le manteau comme soupape de sécurité, quitte à restructurer si l'âge ne permet plus de l'assumer. Poussé par le désespoir social, répercuté par un repli communautaire et identitaire, un projet pour redonner vie a été lancé pour 2013. Des architectes, des urbanistes, des paysagistes internationaux sont au chevet du malade imaginaire. Caprices de nouveaux dieux promoteurs?

"Dessiner mon Bruxelles", demandé au Bruxellois et à ses proches concitoyens. Un commentaire pris parmi d'autres, disait "La plus grande escroquerie et lâcheté fut la scission du Brabant. Il est clair que l'étranglement de Bruxelles par les deux autres régions en la confinant à ses 19 communes et en lui soustrayant son hinterland économique et culturelle, nos mandataires auront absolument tout fait pour pénaliser notre double capitale, nationale et européenne. Nous avions un joyau à mettre en valeur, mais nos médiocres politiciens ont préférés défendre leur pré-carré. Il aurait fallu créer une vrai zone centrale mixte et bilingue et jamais la Belgique ne se serait enfoncer dans la médiocrité. Le plus scandaleux, c'est que JAMAIS le citoyen n'a été consulté lors des six modifications de la constitution!". Sur le site des Beaux-Arts est organisé des discussions sur le sujet.


Les défis de Bruxelles pourraient se résoudre en: 

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  • rationalisant les compétence régionales, communales pour atteindre une meilleur gouvernance.
  • améliorant la mobilité, l'urbanisme, la sécurité, la propreté, l'enseignement, l'aménagement du territoire et du tourisme
  • Forgeant une identité
  • Augmentant l'emploi car 90% de demandeurs d'emploi restent unilingues francophones.
  • Équilibrant les niveaux des écoles, car les les plus prisées ont pris trop de places.

La Fédération Wallonie-Bruxelles, nous on veux bien si cela ramène du beurre dans les épinards dans l'assiette et pas sur les bords.

Quant à ce qu'en disait Rudy Demotte... un peu tard, quand on se rappelle que la Wallonie a omis de fixer Bruxelles comme sa capitale, cela nous fait un belle jambe... erreur que la Flandre n'a pas fait.

Le film "Il était une fois, une fois" a fait une descente sur Paris sans choux de Bruxelles, avec un peu de "stoeffers" et de "dikkeneks". Fallait bien passer le Rubicon, un jour, et dire qui on était.

A chacun son Plan et son jardin secret en respectant des priorités...

'Aandacht ! Prioriteit"...dit "Bert Kruisman". Tant qu'au milieu, il y aura un Bert qui jouera les intermédiaires en bilingue, avec "La Flandre pour les nuls", tout ira bien. Alors une métropole... c'est à voir. Une mégalopole asceptisée, trop moderne, sans âme, là, pas d'accord. Foert, non di dju...

Les Irlandais verdissaient, hier, l'hötel de ville pour la Saint-Patrick... Why not? Avec le vert, j'espère... non?

0.jpgPour penser à autre chose de plus printanier, on attend le retour du faucon pèlerin qui vient pondre tous les ans entre deux gargouilles de Sainte-Gudule. Une preuve qu'il n'y a pas que les "touristes fiscaux", qui établissent leurs pénates dans la ville et que Bruxelles est artificielle.

T'as certainement oublié cela, Marcel? :-)

Assez "babeller", le temps de la grande bouffe est arrivé. Cela tombe bien, 2012 est baptisée "Année gourmande".0.jpg

Mais, je suis sûr que vous êtes pressé d'aller sur le terrain des opérations, d'aller voir les photos au fin fond de Bruxelles, alors, pourquoi pas aller faire une sortie insolite en photos dans le temps et dans l'espace qu'aucun guide ne vous proposera en un clic?

Au fait, Bruxelles, c'est où?

A tous les coins de rue, une pub nous en donne la réponse sur des panneaux.

Des fois, qu'on serait devenu amnésique, probablement.

 

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Une p'tite blague bruxelloise pour finir:

Un policier bruxellois qui frappe à la vitre d'une auto toute embuée.
- Mais qu'est-ce que vous fichez là?0.jpg
- Ben, je fais l'amour!, dit le gars au volant.
- Mais c'est interdit ça, c'est 20 euros d'amende!
Là, la fille sort de la voiture et lui dit:
-Mais c'est dégueulasse!
Et le policier répond:
- Ah, vous êtes deux, alors ce serait 40 euros!
Mais c'est bon pour une fois. Circulez, j'ai rien vu...

Quand je vous disais qu'on savait compter avec la tête, mais, on le fait, aussi, avec le coeur.

 

L'enfoiré,

 

0.jpgMise à jour 31/07/2012: La chaîne Hard Rock Café, achetée par les Indiens Séminoles de Floride depuis 2008, va ouvrir ses portes ce mardi au n°12 de la Grand Place. En mode rodage, avant la grande fiesta pour pendre la créamaillère. Saint Michel risque de ne plus dormir en paix du haut de l'Hotel de ville. Quinze ans après le flop anversois, quatre ans pour trouver le bon emplacment. Des millions de doillars ont été investi dans l'opération. "Bruxelles capitale européenne, c'est un must. Endroit mythique" dit le patron, l'écossais Callum Mc Pherson qui promet des surprises. Immeuble du 16ème siècle et 540 mètres carré sur quatre étages, temple du rock des Eigties et Nineties en perspective.


 

 

 

Mise à jour 6 mars 2013: Une étude révèlle que Bruxelles est la vice-championne européenne ... des bouchons. Après Varsovie, mais avant Marseille, Rome et Paris. Un conducteur perd en moyenne 13 jours par an au volant de sa voiture dans les embouteillages autour de Bruxelles.

 

0.jpgMise à jour 14 mai 2013: Bruxelles est sale 0.jpg

 



Citations:

  • "Après les oeufs, le porc belge serait dangereux aussi: à Bruxelles, on dénombrerait déjà deux tentatives de suicide avec une omelette au jambon.", Anonyme
  • "Manifestations à Bruxelles: les policiers belges étaient plus nombreux que les agriculteurs: on leur avait dit qu'on leur jetterait des pommes de terre", Laurent Ruquier
  • "Elle est banale ma ville à moi, mais je l'aime comme ça...", Marie Warnant

 

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14/03/2012

Solidarité avec les parents

Accident d'un car belge en Suisse : 28 morts dont 22 enfants

 

"Perdre un adulte est dramatique, perdre un enfant, il n'y a pas de mots"

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Suite à l'accident arrivé en Suisse, le billet hebdomadaire a été postposé à dimanche.

Vendredi décrété comme jour de deuil national

Pas l'envie d'écrire un billet sue le sujet, mais il y a celui-ci

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08/03/2012

Sex, books & Rock'n' Roll

Le thème de la "Foire du Livre" était, pour le moins, assez "tendance". Alors j'y suis allé comme souvent d'ailleurs. Alors, un reportage... intéressant, humoristique, du moins, je l'espère.

0.jpgUn article, un sujet qui donne un peu de souffle dans une période agitée est toujours le bienvenu? Pas si sûr d'y arriver... le billet sera plutôt fait de petit lait, mais en poudre et sans crème. Sans cacher les mots sensibles, cela resterait "Bête de Foire. Dure à cuire. Livres d'or. Gaufres de Bruxelles".

Lire et le plaisir de la lecture, il faut en avoir l'échantillon complet des disponibilités et sortir parfois de celles que l'on trouve chez le petit libraire spécialisé du coin ou d'une FNAC qui élargirait sans arriver à tout présenter. Alors, pourquoi pas passer à la Foire du livre.

La Foire du Livre du Bruxelles, la 42ème du nom, cela fait un fameux bail...

Dans son enceinte, 250.560 livres, 1.300 éditeurs sur 20.000 mètres carrés d'exposition, cela fait toujours un sacré potentiel de monde au balcon.

J'aime fureté d'un livre à l'autre en d'autres temps, mais là, vraiment je prends mon pied. Enfin, façon de parler... c'est pas par là que cela se passe.

Tour et Taxi, un endroit très propice pour cela. Attention, je préviens n'y passer pas trop souvent. Nos bons pavés bruxellois, garantis d'origine sur facture, vous réveilleraient si d'aventure vous aviez décidé de ne pas rétrograder de vitesse. De plus, vos amortisseurs Mac Pherson n'apprécieraient pas et perdraient la particule "Mac" pour ne devenir que "Mec" ou même moins. Bert Kruysman en parlait dernièrement avec son humour particulier que j'apprécie toujours.

Mais dans T&T, on peut bien y passer une journée, si on est un peu fureteur. Pris par le temps, je devais faire "vite" et sauter d'éditeur en éditeur.

Cette année, un thème assez inattendu "Sex, books & Rock'n'Roll".

Il n'y pas longtemps, un autre salon "Fureur de lire" précisait ses objectifs "faire vendre des livres", livres qui semblaient être en perdition. Enfin, perdition, tout dépend pour qui.

Pourquoi ce thème? L'interview de sa commissaire clarifiait et Ana Garcia était chargée d'en donnait l'envie.

"Mettre la Foire sous l’égide de « Sex, Books & Rock’n’Roll », c’est rappeler cette généalogie commune de la rébellion et de la liberté, de l'égalité des sexes qui rassemblent désormais le livre et le disque avec le cinéma et les arts vivants, dans leur résistance à la morosité et à la tristesse. La plus subversive des valeurs contemporaines est la beauté. La plus subversive des pratiques contemporaines est la culture pour oublier les crises actuelles et construire un monde meilleur.".

Un mai 68, qui sommeille? Ouvrir le bal aux langues étrangères, l'anglais, l'italien...? Un signe que le rock n'appartient pas tout à fait au passé et à une seule culture? Le rock est un marché très longtemps resté inconnu et beaucoup d'éditeurs auraient sauté dans cette niche pour en constituer des collections entrées dans l'histoire.

La génération des soixante-huitards, arrive à une époque de la retraite et ont plus de temps pour lire, était-il remarqué. Les "croulants" ont encore de la marge... et des bénéfices à engendrer.

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Beverly Jo Scott, présente, en donnait une interprétation personnelle suite aux questions des médias.

Des éditions parleraient, aussi, de la période de Margaret Thatcher et la montée du chômage qui en fait partie.

Là, on est vraiment entré de plein pieds dans la période que j'avais déjà décrite, il y a un an, dans "Décennie 80'ties, toute en contrastes". Repérer les titres des chansons de l'époque, les entremêler avec la politique fut, pour moi, un sport aléatoire qui m'avait passionné, surpris, tout en prenant beaucoup de temps. Les souvenirs, la nostalgie, n'ont pas de prix. Cette époque, parait-il, est toujours la plus étudiée dans les départements "sciences humaines" des universités.

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Mariane Faithfull, prise comme la meilleur icône du Rock, avait ouvert la Foire.

Était-ce un bon présage avec la maxime du rockeur Ian Dury, "Sex, Drugs and Rock'n'Roll" remaniée par la Foire du livre de Bruxelles?  

"Tout comme la musique, le livre a toujours été un monde où des vies autres pouvaient être imaginées.".

Arrivé, ce samedi, à l'ouverture, les livres attendaient les visiteurs qui s'engouffraient à flux constants soit avec le ticket gratuit à la main ou par le locket de la vente des billets.

Peu nombreux, au départ, mais cela allait très vite changé et on arrivait à se bousculer dès la mi-journée.

Sur place, les traditionnels endroits dédiés aux maisons d'éditions. Je n'ai pas vu les personnalités du rock dans le monde de la littérature ou de la bande dessinée comme Stephan Eicher, Lydia Lunch, David Bartholomé, Geike, Mathias Malzieu, tous au menu des festivités... pas plus que les conférences qui devaient traiter de la monstruosité du Marquis de Sade, du libertinage ou du plaisir féminin. Des journalistes spécialistes du rock comme Thierry Coljon... 

Oui, il doit y avoir eu ces genres d'événements, mais toutes ces célébrités ne viennent pas aux petites heures matinales. Elles aiment les après-midis, la grande affluence pour en recevoir un maximum d'écho de leur visite. Pour moi, c'est tout le contraire.

De toutes manières, je vais devoir vous décevoir. Si je les avais croisé devant moi dans la foule, ces personnes seraient restés, pour moi, comme des inconnus célèbres. Cela doit être, ainsi, que l'on remarque ne plus être dans le coup. Tout dépend de l'effet du coup ou, qui sait, de la longueur du cou.

Comme caricaturistes, Kroll, Vadot étaient au programme des visites mais suivaient le même chrono.

Pourtant, parmi d'autres petites conférences, j'allais assister à deux réunions avec des sujets de discussions avec un certain intérêt.

0.jpgLe livre papier face au livre numérique

Le média en papier subissait des attaques via la version numérique. Certains osent parler de tsunami dans le monde de l'édition. Peu de journaux font encore du bénéfices et les livres papiers ne font guère mieux. Tous les acteurs de l'édition, les droits d'auteurs sont touchés via Internet. Les tablettes ont ajouté une couche. Le nouvel iPad arrive. Alors, le premier éditeur littéraire belge sort avec une nouvelle approche "Onlit books" sous forme de e-Book, de romans  en textes numérisés, téléchargeables pour un prix variant entre 0 et 4,99 euros. Rien que du texte, mais qui, en réponse à une question d'une auditrice, pourrait s'étendre par l'insertion d'autres médias, musicaux, vidéos.... mais, dans un futur, non précisé.

Les manuscrits proposés sont validés par un ensemble de lecteurs avant d'être publiés.

Dans le catalogue, en 2011, était annoncé 70 auteurs, à ce jour 600.000 visiteurs. 

Les avantages du numérique étaient nombreux: le coût minimal, la pérennité en virtuelle assurée, l'interactivité, la disponibilité, la place de stockage réduite à néant et n'avoir rien à envoyer au pilon pour cause d'invendus, les hyperliens qui permettent, grâce à Internet, de se référer à de l'expérience vécue et de ne pas travailler dans le vide d'une pensée unique.0.jpg

Les désavantages, la coupure de courant, le piratage, le manque de toucher du papier et la lecture à un écran toujours moins bien perçue ou aimée. Pour ce dernier point, tout est dépendant de l'expérience du lecteur dans l'utilisation de l'odinateur et aussi, est plus appréciée par les plus jeunes générations. Dans le domaine de l'informatique, cela fait des années que l'on essaye de supprimer le papier pour le remplacer par du texte mis sous forme électronique après avoir transité, un temps, par des microfiches.

Du côté de la connaissance humaine, Wikipedia a rendu obsolète  l'Encyclopedia Universalis. Les 32 volumes de l'Encyclopedia Britannica passe au 100% numérique. 45% des jeunes n'ont jamais ouvert d'encyclopédies papier, 76% ont utilisé Wikipedia. Le réflex est devenu de consulter Google à la moindre question. 

0.jpgLe livre aura un futur comme produit hybride, disait Gallimart.

Ce n'est d'ailleurs qu'à peine trois ans que cette société d'édition a compris qu'il fallait s'y mettre au numérique.

Les liseuses restent encore chères mais elles deviennent de plus en plus pratiques, plus lumineuses, avec une autonomie grandissante, tout en simulant la lecture d'un livre papier dans leurs présentations à l'écran. Dans les forums, on en parle, ce qui est un bon signe.

Rien de bien nouveau sous le soleil, si ce n'est que les éditeurs de livres "ancienne mode" doivent, désormais, se réorganiser, adapter leurs prix et leurs tendances pour ne pas mourir de leur belle mort.

Une interview de Philippe Maystadt sur l'Europe.

En tant que patron de la BEI, il était là pour la promotion de son nouveau livre "Europe: le continent perdu?".

Il se devait d'être convaincant et avoir quelques idées neuves. Répondre aux faiblesses de l'Europe dans le monde par des alternatives.

Constater que l'erreur aurait été d'avoir pris en compte uniquement l'aspect budgétaire. Que les bons élèves de l'Europe à l'époque du Traité de Maastricht étaient ceux qui aujourd'hui, plombent l'Europe pour excuser les erreurs de la politique choisie. Remarquer que les déséquilibres, le boom immobilier n'auraient pas pu être décelés avant d'y être plongé. Que l'évolution des comptes courants aurait dû être suivis plutôt qu'uniquement le PIB. Que la Commission devait être mieux encadrée. Que la Commission était trop bureaucratique avec des processus de décisions trop lourds. Que l'arrogance de la Commission ne passait pas bien. Que pour répondre aux défis avec plus d'efficacité serait que l'Europe parle d'une seule voix en rendant l'intégration moins technique et plus politique. Qu'abandonner la règle de l'unanimité et organiser la solidarité financière par des euros obligations et ainsi créer un état fédéral comme le serait les États-Unis. Conclure que le changement de génération en cause puisque la paix n'était plus l'objectif  de la génération actuelle était la raison de la situation de désamour de l'Europe... 

Stop... Là, c'était trop ou trop peu. J'ai quitté. 

Manquait, vraiment, un Taux de Valeur Ajoutée à ma propre connexion après nos années de crises. Ma faim d'informations neuves était-elle trop étendues? Une fureur d'avoir perdu mon temps? Une autre faim, une autre fureur, qui me tenaillait déjà, dans la zone de l'estomac?

Anne Blanpain, spécialiste de l'Europe, dont je connais les chroniques caustiques du jeudi, n'était pas parvenue à lui arracher un peu plus de substantifique moelle. Elle qui m'avait servi dans quelques articles, semblait tirer à balles à blanc, perdues même en lui jetant qu'il avait été un peu à contre courant du flux et de la vague portée par l'Europe.0.jpg

Non, vraiment, il y avait des livres, du Rock'n'Roll, mais, je ne sais si c'était l'âge de Philippe Maystadt qui ne le lui permettait plus, mais lui manquait terriblement de sex-appeal, en général.

Je me suis mis à imaginer, que les rôles étaient inversés. Que c'était Anne Blanpain qui était interrogée. Là, je me suis senti mieux. Une femme à la BEI, pourquoi pas? Il y en a bien une au FMI.

Je jure que je ne pensais pas que quand cet article paraîtrait ce serait le 8 mars, le jour de la femme.

Puisque nous sommes à l'ère de l'image, voici quelques photos de tout cela en un clic, comme une réconciliation avec la Foire.

Puis, si cela ne marche pas, il restera les livres, les textes avec un alphabet constitué de bons mots qui font de petites phrases bien cadencées...


L'enfoiré,

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Citations:

  • « Il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin. », Proverbe français
  • « Si tu vas à la foire sans argent, Lève le nez et retourne-t-en. », Proverbe auvergnat 
  • « Conversation. Foire où chacun propose ses petits articles mentaux, chaque exposant étant trop préoccupé par l'arrangement de ses propres marchandises pour s'intéresser à celles de ses voisins. », Ambrose Bierce

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Mise à jour 7 mars 2013 à l'ouverture de la Foire du livre 2013, on se pose la question "Numériser le patrimoine littéraire, à quoi bon?" dans l'Echo. Retour de manivelle?

01/03/2012

Nanotechnologie : la révolution invisible

ARTE avait récemment diffusé trois émissions qui parlaient des nanotechnologies. Technologies encore jeunes, à peine 30 ans, elles pourraient révolutionner profondément notre environnement dans un avenir proche.

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Résumé de ARTE: Pour une planète plus verte
Aujourd’hui, les premières applications commencent à sortir des laboratoires : cristaux nanométriques permettant aux capteurs solaires d’occuper une place centrale dans notre production d’énergie, réduction des émissions polluantes qui empoisonnent l’air de nos villes par l’ajout de molécules à nos carburants, nanoparticules capables d’éliminer les polluants qui contaminent nos réserves d’eau potable…
Mais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger ? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures ?

Sur le plan écologique.  les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. Les nanotechnologies ont ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire des technologies : celui d’une miniaturisation qui confine à l’invisible. Nous n’en sommes pas nécessairement conscients, mais certains matériaux aux propriétés inimaginables, il y a encore quelques années ou des objets familiers dotés de fonctions inédites ont déjà fait leur entrée dans nos vies.

0.jpgMais ces particules dont on connaît encore mal le "comportement" ne présentent-elles aucun danger? Comment s’assurer qu'elles ne s'ajouteront au lourd héritage écologique laissé aux générations futures?

Des ordinateurs toujours plus petits et plus puissants ainsi que la prolifération de minuscules dispositifs électroniques communiquant en réseau pour commencer. Pour certains, ces évolutions technologiques devraient simplifier notre quotidien et rendre le monde plus sûr, plus efficace et plus confortable. Mais la vitesse à laquelle ces dispositifs s’insèrent dans nos sociétés et les modèlent suscite des inquiétudes.

0.jpgOn apprenait en début de semaine que des chercheurs de Sydney parvenaient à fixer un transistor sur un seul atome de phosphore.  Un processeur de la taille d'un ongle pourrait développer la puissance d'un supercalculateur. L'informatique quantique pourrait être en marche après une refonte complète des interfaces.

La loi de Moore pourrait, ainsi, être balayée.

A la clé, un marché de plusieurs milliers de milliards de dollars dans l'informatique mais aussi dans la médecine et l'agroalimentaire.

A l'échelle de l'atome, du millionième de millimètre (10 exposant -9 mètres), le but des nanotechnologies est de modifier la matière, atome par atome, pour construire des assemblages nouveaux avec des propriétés inimaginables at ainsi devenir plus résistants que l'acier, plus conducteurs... plus...

0.jpgDans le nano-monde, la matière ne réagit plus de la même façon. Les forces et les réactions y sont amplifiées.

Sous une tension de surface, les liquides prennent une forme de gelée puisque la gravité y est moindre et plus plane.

Sous de telles faibles masses, la force de Van der Waals supplante la force de gravité et agit sous les lois de la mécanique quantique ( Werner Heisenberg). En mouvement par l'agitation thermique, les atomes prennent des vitesses de l'ordre de 400 mètres par seconde.0.jpg

L'effet tunnel, bizarrerie quantique, fait qu'une particule, face à un obstacle, peut très bien se trouver,  dans le même temps, en deçà ou au delà de ce mur. 

Cette bizarrerie existait depuis toujours dans la nature pour développer la vie et assurer la survie des êtres vivants. Les couleurs des plumes de paon, la feuille de lotus qui ne se mouille pas, le gecko qui se déplace au plafond, la solidité de la toile d'araignée sont des exemples à base de nano-particules. 

Les Égyptiens du Vème siècle AC utilisaient déjà des propriétés de l'or colloïdale pour la coloration des céramiques et des vitraux.

0.jpgRemonter dans l'histoire des nanotechnologies et se limiter à l'essentiel, c'est sauter quelques étapes de l’étude de la matière et se retrouver en 1981, lors de l'utilisation du microscope à effet tunnel  par Heinrich Roher et Gerd Binnig. Ce fut un peu par hasard, lors d'une observation, d'ailleurs. La pointe de Tungsten de leur microscope émettait un faible courant en suivant la surface avait entrainé des atomes dans le "scanning" de la matière.

En 1985, Harold Kroto remarque qu'avec un laser, le graphite se reconstruit en atome de Carbone: les fullerènes, sous forme sphérique (C60 circulaire).

En 1989, Donald Eigler et Ehrard Schweizer réussissent à écrire les lettres d'IBM avec 35 atomes de xénon déplacés un à un. Un interrupteur de la taille d'un atome sera l'exploit suivant.

En 1993, ce sont les débuts des nano-tubes de carbone de l'épaisseur d'un atome par Sumio Iijima et Donald Bethune. La nanoélectonique s'inscrira cinq ans plus tard dans l'histoire avec l'équipe de Sander Tans.

En 2004, les graphènes sont découverts par André Geim.

En 2005, les nano-voitures moléculaires se mettent en branle dans des cages de carbone.

Le problème crucial, c'est de sortir du laboratoire, de la recherche fondamentale et passer à la chaîne de montage pour produire tout cela dans un temps raisonnable au niveau industriel. Techniques de fabrication en perpétuelle évoltution, coûts de fabrications élevés... beaucoup d'obstacles en perspective.

3.jpgArriver comme l'ADN à le faire par l'auto-assemblage est la partie la plus ingénieuse. Manipuler l'ADN, lui-même, là on touche à une question d'éthique.

L'industrie utilise discrètement ce qui est déjà disponible pour les articles de sport, les vêtements antibactériens, les cosmétiques, les peintures, les écrans OLED, les dentifrices, les vitres autonettoyantes, les crèmes solaires parmi plus de 400 produits. 

Des nano-tubes à la chaîne, 100 fois plus résistants que l'acier, meilleurs conducteurs que le cuivre sont créés en Belgique chez Nanocyl et les prix baissent au kilo aux environs de 80 euros. La production s'élevait déjà à 20 tonnes en 2010. 

L’électronique a ouvert la voie. La taille des transistors est passé de 12 micromètres en 1970 à 20 nanomètres aujourd’hui. Le silicium prend de l'âge. Le graphène pourrait prendre la relève et bouleverser toute la production des ordinateurs, avec à son actif, 50 à 500 fois plus de mobilité de ses électrons que le silicium. En 2004, André Geim et Konstantin Novoselov mettaient au point un prototype des premiers transistors au graphène qui seront installés sur une même puce.

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L'informatique avec l'aide des spintroniques, en imaginant d'organiser des ordinateurs comme le serait le cerveau en réseaux neuroniques, c'est imaginer pouvoir mettre à disposition toute la connaissance du monde en parallèle à des vitesses insoupçonnées.  

"Il est temps de créer des systèmes fondés sur la science quantique qui porteront le calcul par des ordinateurs vers une nouvelle frontière", a lancé Matthias Steffen, responsable scientifique de l'équipe de recherche à IBM.

Contrairement à la physique classique où les notions d'onde et de particule sont séparées, dans l'univers quantique, elles deviennent deux facettes d'un même phénomène, une propriété qui, théoriquement, peut démultiplier les capacités des ordinateurs en super-multifonctionnels. Les chiffres binaires (0 ou 1) dans le monde quantique, appelés "qubit", peuvent, en plus, posséder les deux valeurs en même temps dans une structure dite de  "superposition".

Cela permet de traiter plusieurs millions de calculs simultanément, sans délais, sans trous et remplacerait en quelques heures quasiment toute la puissance de calcul actuellement disponible dans le monde.

Si un qubit avait une durée de vie de seulement quelques milliardièmes de seconde, tri-dimensionnel, à partir de circuits faits de matériaux nanométriques, conduisant l'électricité sans résistance et refroidis près du zéro absolu. augmente la stabilité jusqu'aux 100 microsecondes, bien suffisants pour répondre à la demande.

Les chercheurs pensent généralement qu'il faudra de dix à quinze ans avant de résoudre les problèmes de banques de données d'informations non-structurées à utiliser dans des tâches mathématiques extrêmement complexes.

La médecine, elle, pourrait utiliser des nano-capsules pour transférer des médicaments au cœur des cellules malades.

0.jpgDu béton de nouvelle génération aux vitrages isolants donne des idées de croissances et pourrait révolutionner jusqu'à la forme des batîments.

De l'énergie vraiment verte pourrait être produite avec des panneaux solaires plus performants via les nanotechnologies. L'environement serait préservé par le traitement des eaux usées et de l'air, par les pièges à CO2 (poudre de téréphtalate de chrome).

La défense est intéressée par les robots autonomes, les blindage renforcés, le repérage et la reconnaissance des individus ou, au contraire, privilégier son invisibilité par son camouflage.

Bien d'autres secteurs pourraient y trouver des avantages indéniables dans le futur. Les "nanotechnos" sont encore très jeunes, à peine trente ans et, déjà, elle excite toutes les convoitises.

Les budgets de la R&D grimpent et vont exploser. Les États-Unis ne sont plus les seuls. La Chine y investit massivement.

Qui dit avantages, doit immédiatement imaginer qu'il y a un revers à la médaille. Quand la Science rattrape la science fiction au risque de la dépasser, il y a des questions à se poser.

Le parallèle avec l'invention des ordinateurs et de l'informatiques est troublant. Si l'informatique a bouleversé notre vie de tous les jours tout en l'améliorant en apportant des leviers à l'accélération et à l'amélioration du travail, elle a aussi dissimuler des pertes d'emplois alors que les bénéfices n'ont pas été rétrocédées au monde du travail.

Les risques pour la santé, l'environnement, les libertés individuelles ne sont pas nuls. La planète plus verte présentée au début de l'article peut en devenir verdâtre.

Pour la santé, ce sont les nano-particules insolubles, ultrafines, de la poussière de silice, du TiO2 qui peuvent poser des problèmes de toxicité. Ni logo, ni label sur les produits qui en contiennent fait craindre à un maquillage des risques.

Pour l'environnement, c'est le potentiel d'interaction avec les écosystèmes entiers, avec la biodiversité, les résidus qui doivent inqiuiéter.

Des nano-espions envahiraient notre quotidien? Ce qui est invisible est une source de doutes, d'inquiétudes voire d'angoisses sous l'éfigie de Big Brother. L'histoire des puces RFID ont déjà un problème semblable mais leur installation reste, heureusement, au niveau d'un acte volontaire.

En d'autres mots, ce qui est petit n'est pas forcément "gentil".

Le livre de Michael Crichton "La proie" n'est qu'une fiction mais...

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ARTE imaginait le monde dans 40 ans Extrait 1Extrait 2 et deux extraits du meilleur des mondes

Ces épisodes qui se situe en 2040, examinent les avancées des nanotechnologies sur le plan écologique. Dans ce domaine, les propriétés qui s’expriment à l’échelle du millionième de mètre n’en finissent pas d’émerveiller les scientifiques. Initiées il y a une trentaine d’années, des recherches ont fait l’objet de gigantesques investissements dans les pays industrialisés. 0.jpg

Penser dès lors au meilleur des mondes ou verser dans les fantasmes que la science fiction adore? (Débats entre scientifiques et écologistes).

Ce qui est sûr c'est que l'avenir passera par les nanotechnologies et que les professions qui vont tourner autour d'elles seront nombreuses.

C'est se rappeler qu'avec les progrès, c'est toujours au moment où tout semble devenir possible que tout devient subitement plus dangereux.


Le début de « La chanson de l’année 2040 »

Parodie tirée de "Je ne suis pas bien portant"

Depuis que j'suis nanotechnologique

J'ai une foule de pressentiments

Car pour mes spintroniques

C'est pas tous les jours très marrant

Mais attendez que j'vous explique

Tout ce qui cause mon tourment :

J'ai l'carbone qui cartonne

Il rend le PC surexcité

Et le Graphène qui s'démène

Quand le fullerène se dégaine

L'quantique chante un cantique

Ma crème solaire prend de grands airs

Si le béton fait des bonds

Les puces me les sucent,

En tunnels sous mon Rimmel

Font des buses qui m'abusent

Et des tubes en apericubes.

L‘nano au rayon écolo

Le scanner prend ses nerfs

L'nanomonde qui me sonde

Avec des robots sous le capot

La mémoire sans l'espoir

Les options en option

Rend le futur pas bien sûr

Avec des brevets comme décrets

 Et l'boulot plus toujours très gros

 --

 Ah mon Dieu qu'c'est palpitant

Ces technologies et se sentir patraque

  Ah mon Dieu qu'c'est stressant

La sociologie qui penserait à l'arnaque.


Je vous laisse continuer les autres couplets, mais il n'y aura pas le moindre atome à gagner, ni à déplacer...

 

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L'enfoiré,

 

Sources: Hors Série de Science & Vie 253 (décembre 2010) et autres

Vidéo 1,  Vidéo 2,  Vidéo 3,  Vidéo 4, Vidéo 5, Vidéo 6


Citations:

 

  • « Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité. », Albert Einstein
  • « Dans le passé la technologie a été un bienfait pour l'homme, maintenant elle devient un danger. Même en tant de paix elle commence à détruire la terre. », Edward Bond
  • « Notre imprudence aveugle se joindra à notre puissance technologique pour produire des effets dévastateurs. », Michael Crichton

 

Mise à jour septembre 2012: Le S&V du mois remet le couvert avec la construction de nano-machines. Des outils qui coupent, déplacent, écrasent pour scupter la matière au niveau de l'atome. A la température de l'hélium liquide de -269°C
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