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16/12/2017

L'envie d'avoir envie

7.JPGCe dessin de Nicolas Vadot résume bien l'ambiance lors des obsèques de Johnny Halliday dont je parlais, presque par obligation, la semaine dernière.

Après les radios, les télés, voila les magazines qui arrivent sur nos présentoirs et parlent de ses obsèques à Paris et à Saint Bathélémy.

L'hiver nous rend un peu ronchon quand il fait gris, pluvieux...

Parfois cela va jusqu'à une ambiance de saison morte, d'hiver du monde avec des rappels du passé et du présent.

J'en ai eu soupé d'entendre le mot "Johnny", le reste de la semaine.


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Cette question est-elle vraiment "STRATÉGIQUE?

Une interlocutrice m'avait donné ses impressions sur l'enterrement de Johnny :

- Un vrai cirque ! Le pire fut pour ses 2 petites filles qui étaient terrorisées par tout ce monde et ces regards posées sur elles. Ce ne sera pas simple à porter pendant quelques temps. La démesure entraine la démesure et la foule ne se rend même plus compte de ce qui se passe ! Est-ce que Macron était obligé d’adhérer à ce spectacle et d’y faire de la figuration ? J’ai adoré aussi toutes les épouses et ex qui s’embrassaient chaleureusement !

- Quant à Johnny que dire de plus. Il ne manquait que le Panthéon au ridicule affiché, m'écrivait quelqu'un d'autre.

5.JPGAprès une semaine, on parlait encore de Johnny.

Après ses obsèques à Paris qui avaient monopolisé un million de personnes avant de transfert du cercueil à Saint Barth, où cela s'est poursuivi "dans l'intimité"... enfin quelques dizaines de personnes, de proches.

Qu'est-ce qui génère une telle emphase et un tel trémolo?

Mardi, Safia Kessas dans sa "Chronique" répondait qu'il représentait un nouveau prophète  pour répondre au désenchantement du monde podcast.

Oui, Saska, il y avait quelque chose qui clochait, si ce n'est pas plusieurs dans un monde qui patauge dans le désenchantement à la recherche d'une lumière qui les représenteraient du soleil.

Dessins de presse

et Revu au Théâtre des Galeries:podcast

 

Le "désenchantement du monde"

Une expression définie en 1917 par le sociologue Max Weber pour désigner le processus de recul des croyances religieuses et magiques au profit des explications scientifiques par un concept étroitement lié aux idées de sécularisation et de modernité.1.JPG

Pour que ce soit le cas, il faudrait que ses chansons ait un lien avec la modernité et les sciences. L'amour n'est pas vraiment un événement qui entraîne des réactions en chaîne pires que la fission nucléaire.

Alors, grattons le sujet de manière plus profonde dans la sociologie et la psychologie...

 

Trump fait souvent penser à un nouveau "Docteur Folamour" de Kubrick.

1964, "Docteur Folamour", un titre tout autant "sans-sas" que sensas.


Ce 10 décembre, l'ICAN, la Campagne Internationale pour l'Abolition des armes Nucléaires, vient de recevoir son prix Nobel de la Paix en dehors de la présence des puissances nucléaires comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France qui ont décidé de bouder la cérémonie en dehors de diplomates de second rang.

Trump2.JPGLors de la cérémonie, la directrice de l'Ican, Beatrice Fihn, a lancé "Il faut choisir entre deux résultats : la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous. Que les États-Unis choisissent la liberté plutôt que la peur, que la Russie choisisse le désarmement plutôt que la destruction, que la Grande-Bretagne préfère l’État de droit à l'oppression et inviter les autres puissances nucléaires à faire de même".

« Neuf nations menacent encore d'incinérer des villes entières, de détruire la vie sur Terre, de rendre notre beau monde inhabitable pour les futures générations. » surenchérissait Setsuko Thurlow, la survivante du bombardement d'Hiroshima. 3.JPG

L'histoire ne se répète pas de manière identique.

Les conjonctures ne sont jamais les mêmes bien que les conjectures peuvent, elles, se l'imaginer si certains psychopathes se trouvent à la tête d’États avec le sentiment d'invincibilité.

Nous sommes en décembre et jusqu'ici ce mois a reçu un nombre minimal record de 118 minutes de soleil.

Ce qui n'a fait qu'accentuer le malaise pour les caractères lumino-sensibles. En hiver, rien d'exceptionnel, pourtant.

Une cure de luminothérapie ou des voyages dans les pays chauds peuvent résoudre une partie des problèmes en n'étant que temporels.

Changer de vie, changer de paradigme pour s'adapter à une nouvelle situation?

Certains y pensent.

Il en était question dans le film "L'Homme du train" de Patrice Leconte dans lequel

un truand (Johnny) donne la réplique à un professeur (Jean Rochefort).


 

Le paradis n'existe nulle part.

On l'a en soi ou on ne le trouvera probablement jamais complètement.

 

"Sommes-nous devenus tous fou?"

C'est le titre d'un dossier intéressant du Vif.

Tout est bon pour devenir fou: le terrorisme, l'instabilité de Trump et de l'emploi qui engendreraient burnout, bipolarité, dépression, schizophrénie, stress et  maladies auto-immunes... 
0.JPG"Heureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière", écrivait Michel Audiard.

Mondialisation et hyper-connectivité construit toujours un narcissisme latent. Une envie de laisser une trace derrière soi.

Les séniors ont cessé d'être intéressants et un mal-être mental de mort-vivant s'installe dans un conservatisme pourtant comblé de nouveaux bien-faits qu'ils ne retrouvent pas par leurs propres expériences de vie.

Se sentir "sénior" peut arriver très jeune...

Et à un âge avancé, la désir de confort s'installe.

Il n'est plus question de souffrir pour se sentir vivre et c'est peut-être cela qui ajoute à la détresse quand on ne peut se le permettre.

Le DSM-5, la bible actuelle des psychiatres, parle du symptôme de mal-être par des perturbations cliniques significatives de la cognition, par le manque de régulation des émotions et par le dysfonctionnement ressenti dans les processus psychologiques et biologiques.

Il s'oppose à un état du physique du bien-être mental et sociétal en manque de sports qui renforcent l'hormone de la dopamine.

Psychopathes et psychotiques sont hors course.

Ils n'ont plus ce genre de problème de relation avec les choses de la vie.   

 

C'est alors que je recevais un email: 

- Je prépare actuellement un documentaire que j'aimerais proposer à une télévision sur les bipolaires. Au cours de mes recherches, je suis tombée sur votre article de 2008 "C'est fou" qui m'intéresse beaucoup. J'aurais souhaité en parler avec vous par téléphone pour savoir si vous avez des idées de sources vers lesquelles m'aiguiller pour m'aider dans mes recherches...

- Que vous dire de plus?  Que votre mail m'a rappelé cet article perdu dans ma mémoire et m'avoir fait rajeunir de dix ans...  L'article est plus relié à la psychiatrie qui a été utilisée par l'église de la scientologie pour trouver des adeptes. Mais à part cela, je ne vois pas ce que je pourrais apporter sur les bipolaires.  On est tous un peu bipolaires. Des jours, on se lève du pied gauche, d'autres jours, le soleil est là et on trouve des vannes pour faire rire. Personnellement, j'ai beaucoup plus écrit de billets sur le bonheur et la manière d'y arriver dans notre période troublée. Comme ce fut le cas dans "Le bonheur, c'est toujours pour demain" et "Où se cache le bonheur?". Vous habitez Paris. L'ambiance pourrait être différente de celle de Bruxelles où je vis. L'esprit bruxellois se construit souvent d'auto-dérision et de surréalisme. Diogène en avait parlé de la bipolarité, avec la question si nous l'étions tous....

Pour vous aider, je lance un appel à témoins qui veulent participer en écrivant à mon adresse mailto: l.enfoire@gmail.com et je vous les transmettrai.

 

 

Ma solution: Un poème de Jacques Prévert

comme première mesure pour tourner une page aux soucis.

L'hiver 2012, j'écrivais le billet "L'hiver chez moi, c'est quoi?".

0.JPGDimanche dernier, ce fut, pour moi, une autre occasion de chanter avec les Frères Jacques.

On assistait à l'arrivée des premières chutes de neiges.

Je ne dis pas une petite neige frivole et frisotante, mais une neige à gros flocons qui s'incruste.

A Bruxelles, il faut dire que ce n'est pas courant.

Tout le monde est surpris et ne sait plus quoi faire pour organiser le jour de repos au mieux des envies.

Un moment pour moi de retrouver mon âme d'enfant.

Non, je n'allais pas sauter mon jogging du weekend pour quelques goutes un peu plus gelées que d'habitude...

Après quelques résistances du côté de ma moitié, méfiante, je m'élançais par petits pas d'abord avant d'accélérer le mouvement pour en finir par un jogging de belles enjambées. 

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La neige adoucit les mœurs sans musique et ralentit toutes les activités.

Tout est calme, feutré dans un luxe et une volupté pour celui qui peut encore l'apprécier ainsi.

Courir dans la neige fait plisser les yeux au gré du vent qui emporte ses flocons dans une pureté de l'air à couper au couteau. Cela peut être jouissif même si cela fait mal.

La vie urbaine agitée en autres temps, n'existe plus et se complait dans ses rues vidées.

La plupart des chemins sont vides et encore dénués de toutes traces de pas.

Quelques voitures s'aventurent sans bruit à très petites vitesses.3.JPG

Les transports publics sont en service minimum sans gêner beaucoup de monde. Une grève gagnée d'avance serait cette fois, sans grogne.

Les gens prennent leurs précautions pour ne pas glisser ou renoncent à sortir de leur chaumière douillette.

Frileux, ils restent calfeutrés chez eux à proximité du radiateur à lire le dernier bouquin qu'ils n'ont pas eu le temps de lire.

Pourtant, marcher sur la poudreuse fraichement tombée ne fait pas glisser.

Aucun risque majeur de choir avec des chaussures de jogging adéquates.

Aucune témérité avant l'arrivée du verglas.

Des chiens tirent encore leur maître au dehors.

Ceux-ci n'en ont rien à cirer d'avoir des flocons qui leur tombent sur le museau, trop pressés de laisser une trace jaune sur la neige.

Les plus jeunes enfants aussi ne se font pas prier pour sortir et ramasser la neige pour élever un bon-homme de neige ou glisser sur une luge tirée par un papa bienveillant.

Une impression d'hiver du monde dans lequel l'homme n'a plus de raison d'être, d'être seul au monde, ne m'indispose pas.

Solitaire de nature, elle m'est agréable.  

Les habitants des régions tropicales ne connaîtront jamais un tel plaisir de marcher en crissant la neige sous leurs pas...

2.JPGLe lendemain, lundi, rebelote.

La neige retombe par gros flocons.

Cette fois, il y a bien plus d'animation.

Sur les routes, c'est même le déluge avec 1300 kilomètres de files.

Une promenade pour commencer la journée.

Bien sûr, en unissant l'utile à l'agréable.

Devant une école, je rencontre  une dame qui débarrasse la neige à coups de pelle.

- Cela devient beaucoup plus glissant sous la neige, lui dis-je.

- Vous avez raison mais je suis obligée de faire un passage. J'adore la neige avec ce paysage tout de blanc vêtu. Il me permet de me retrouver en pleine nature champêtre même en ville. 0.JPG

Cette réplique me rassure et me confirme que je ne suis pas le seul à aimer.

Au retour, je rencontre à la maison un "léger problème technique".

Sans m'en rendre vraiment compte, une paire de bottillon sortie pour l'occasion, trop rigide, m'a créé une cloque magistrale au talon (une cloche comme on dit chez nous) dont toute la peau n'était plus qu'un lambeau.

J'avais bien senti quelque chose, mais... ce manque de souplesse me réapprendra qu'il faut avoir les moyens de sa politique de projets.

Le nom de la crème miracle "Flamigel" (pub non payée), conservée pour des cas pareils, m'a fait sourire en l'appliquant sur cette plaie béante décharnée. 

La flamme et le gel, voilà ce qui apporterait l'envie d'avoir envie, me dis-je.

La marche et le jogging dans une neige bien blanche, cela ne coûte rien et cela peut rapporter de gros plaisirs et de grosses surprises pour effacer les idées noires.

Être ou rester gosse, c'est dans la tête que cela se passe et pas par la décrépitude du physique.

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0.JPGLes derniers Jedi de "Star Wars 8" ne sont plus ceux que l'on croit.

Au début de la série, Luke Skywalker, interprété par Mark Hamill disait en 1978 "Je suis ton père" pourrait dire "Je suis ton (arrière-)grand-père" dans cette version 8.

Depuis, il a travaillé sur les connaissances de la Force pour apprendre à maîtriser les nouvelles techniques et mieux connaître le champ d'énergie.

Même le blanc et le noir, le bien et le mal, n'ont plus la cote et ont viré dans un beau gris perpétuel.

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Soyons maso pour sentir qu'on est bien vivant...

Cours Forest, cours Forest


0.JPG"Gump & Cie" de Winston Groom. "Un peu plus vieux et, à sa façon, un peu plus sage qu’avant, Forrest n’a cessé de courir. C’est maintenant les années 1980 et suivantes qu’il va devoir traverser, l’époque où le culte du moi, de la réussite et du libéralisme succède à tous les espoirs collectifs de la décennie précédente....".

 

Le coin de l'humour de cette semaine

Cette semaine, Manu Di Pietro  remarquait que nous ne sommes pas préparé à la neige:podcast

PE s'imaginait à 6 ans les années 2000 dans un rêve de gosse qui ne s'est jamais transformé en réalité:podcast.

Fabrizio Rongione cherchait désespérément des billets de 200 eurospodcastdans les poches d'un banquier.

Thomas Gunzig remarquait que même en Chine d'où il revenait, c'était bonnet blanc et blanc bonnet:podcast.

Le temps et l'espace n'y font rien à l'affaire. Il faut donc chercher le bonheur autrement.

Bruno Coppens a un spectacle "Ma vie est un destin animé".

Viz, alias Alex Vizorek, disait que les humoristes rentabilisaient la folie et apportait l'essence à la folie en proclamant "Je suis une œuvre d'art". 4.JPG

De là à dire qu'il dessine des œuvres d'art, c'est pas encore vraiment le cas ou alors, son dessin est à classer dans les œuvres non figuratives.

Le malheur, c'est qu'à notre époque "On vit un temps très pauvre en imagination alors qu'on en a plus que jamais besoin et que notre économie fonctionnera tout à fait différemment", répondait Rob Hopkins lors d'un interview.

De l'imagination, voilà bien ce qu'il faut avoir pour réaliser nos projets.

Suis-je psychotique à m'accommoder par cet esprit de bien-être accompagné du sport et en bon public, de me réserver l'humour comme planche de salut?

Peut-être.

C'est alors qu'une nouvelle m'est parvenue qui sans être exceptionnelle apporte cette touche locale.

Le 11 avril, la célèbre friterie Maison Antoine était cuite. Johnny y avait commandé deux grands paquets tartare pour Laeticia et pour lui. Madame Merkel en avait fait de même. Ce 14 décembre, elle renaissait par l'inauguration du plus bel établissement de friterie du monde.

Quand on a la frite dans le sang, il faut parfois changer l'huile de cuisson.

Il faudra que j'aille voir ça de plus près.

Le plus grand progrès des machines supportées par l'intelligence artificielle et par ses algorithmes structurés, c'est d'être exemptées des déviances humaines comme les névroses, les psychoses et les envies d'intérêts.

L'homme s'il veut rester dans le coup face à elles, il lui faudra seulement garder l'imagination "dopaminée" et une éthique sans reproches.

Conclusion du Vif: Fous, pas fous, la frontière continue d'osciller. Dans sa lettre aux médecins chefs des asiles de fous, l'inouï et dégingandé Antonin Arnaud mettait déjà en garde en 1935: "Gare à vos logiques, Messieurs". Quant au gourou hippie psychotique meurtrier, Charles Manson, décédé le 19 novembre, il déclarait en 1994: "Avant, être fou, ça voulait encore dire quelque chose. De nos jours, tout le monde est dingue".

La poésie des paroles d'une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman,

me plaira toujours avec une réelle envie d'avoir envie.


Puis, le souvenir de cette chanson, 'To be alive' composée en 1973,

dont l'auteur, âgé de 68 ans,

récolte toujours des retombées financières pour elle seule.


 

 

Les photos de ces deux jours prises sous la neige (cliquez sur elles)....

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Eriofne,

 

Articles associés: "Psychose" et "Troublé par la personnalité?"

 

19 février 2018: PE parle de Johnny et de sa successionpodcast

Commentaires

C’est officiel : l’addiction aux selfies ou “selfitis” est une maladie mentale

La « selfitis » ou addiction aux selfies vient d’être reconnue comme un véritable trouble mental par une étude scientifique réalisée en Inde, rapporte The Telegraph. Les personnes qui ne peuvent s’empêcher de prendre des photos d’elles-mêmes et de les publier sur les réseaux sociaux sont susceptibles d’avoir besoin d’aide, avertissent des chercheurs en psychologie.
Le terme « selfitis » a été inventé en 2014 afin de décrire la prise obsessionnelle de photos individuelles. Au départ, l’invention de ce mot n’était qu’un canular diffusé sur Internet. Cependant, des scientifiques de la Nottingham Trent au Royaume-Uni et de la Thiagarajar School of Management en Inde ont décidé d’enquêter pour savoir si ce phénomène comportait une certaine véracité.
Les chercheurs ont finalement conclu dans leur étude que la selfitis en tant que trouble mental existait bel et bien. Ils ont par ailleurs développé une échelle, la « Selfitis Behaviour Scale » pour évaluler la gravité de cette nouvelle addiction.
« Il y a quelques années de cela, des articles sont apparus dans les médias affirmant que la condition de selfitis devait être classée comme une maladie mentale par l’American Psychiatric Association », explique Mark Griffiths, professeur émérite de toxicomanie au département de psychologie de l’université de Nottingham Trent. « Même si cette histoire s’est révélée être un hoax, cela ne voulait pas dire que cet état n’existait pas. Nous avons maintenant confirmé son existence et nous avons développé la première échelle comportementale de selfitis au monde pour évaluer ce trouble. »

Niveaux de gravité d’addiction aux selfies
L’échelle comportementale de selfitis qui va de 1 à 100, a été développée en se basant sur des groupes de discussion avec 200 participants. L’échelle a ensuite été testée auprès de 400 utilisateurs. Les sondés étaient basés en Inde car il s’agit du pays avec le plus d’utilisateurs Facebook. En outre, c’est en Inde que l’on recense le plus de décès suite à la prise de selfies dans des endroits risqués.
Selon les conclusions de l’étude publiée dans la revue International Journal of Mental Health and Addiction, il existe trois niveaux d’addiction aux selfies. Dans un premier temps, on trouve les cas limites lors desquels les personnes prennent des selfies au moins trois fois par jour mais ne les publient pas sur les réseaux sociaux. Ensuite, on recense la phase aiguë : les utilisateurs commencent à partager leurs clichés en ligne. Finalement, l’étude recense un troisième niveau de gravité : les personnes qui souffrent de selfitis chronique et ne peuvent s’empêcher de prendre le plus de photos d’elles-mêmes sur 24 heures et de les publier à plus de six reprises sur les médias sociaux.
Les scientifiques ont également élaboré 20 énoncés qui peuvent être utilisés pour déterminer le niveau de gravité de selfitis. Parmi ces assertions, on trouve : « Prendre des selfies modifient instantanément mon humeur », « Je me sens plus populaire quand je poste mes selfies sur les réseaux sociaux » ou encore « J’utilise des logiciels de retouche photo pour avoir de meilleurs selfies que les autres ».
« Généralement, les personnes qui souffrent de ce trouble ont un manque de confiance en soi et cherchent à s’intégrer au sein leur environnement. Elles sont en outre susceptibles de développer des symptômes similaires pour d’autres comportements addictifs », conclut Janarthanan Balakrishnan, chercheur associé du département de psychologie de Nottingham Trent

https://fr.express.live/2017/12/19/cest-officiel-laddiction-aux-selfies-selfitis-maladie-mentale/

Écrit par : L'enfoiré | 24/12/2017

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