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24/11/2019

La Chine vue par un autre voyageur (2-2)

0.JPGLe billet précédent racontait l'aventure de Don Quichotte lors de son voyage relativement court de 3 semaines en Chine. Ses visions étaient, comme il le disait, une suite d'impressions sommaires d'un touriste précédé par un guide représentant d'une agence de voyage.

"C'étaient la première fois que j'allais en Chine, j'avais le coup de foudre pour le pays et je ne comprenais rien", disait Bernardo Bertolucci.

Je suppose que l'incompréhension doit être souvent le cas à comprendre la Chine lors d'un premier contact avec le monde chinois. 

Voici donc, mes réactions à froid vues de l'extérieur...


Bonjour Don Quichotte,

Tout d'abord, je te remercie d'avoir honoré mon blog par le récit de ton voyage avec de tels détails comme je les aime.

Permets-moi d'ajouter quelques points plus personnels en complément.

Dans mon "A propos", il est dit "Les voyages dans des pays qui me sortent de mes habitudes ont ma préférence pour revenir raconter ce que j'y ai ressenti.". De tous les pays par lesquels je suis passé en voyageur de vacances et qui m'ont intéressés, j'ai tenté d'en écrire mes ressentis par un rapport en reprenant les points positifs et négatifs dans le même esprit. Cela veut dire qu'il pouvait aussi être en partie menteur par omission car il y a toujours l'espace et le temps qui jouent de concert pour faire évoluer impressions et interprétations. Je ne pense pas aller en Chine, un jour, parce que je ne me sens pas attiré par le pays pour diverses raisons comme l'absence de liberté de pensée, de multipartisme, le flicage de la population par la reconnaissance faciale.

Dans un pays de 9,6 millions de km2 et de 1,5 milliards d'habitants comme la Chine, il est certain que ce que l'opinion d'un voyageur occasionnel ne peut être partielle sans être partiale pour autant. Vu l'énormité de son territoire, l'histoire s'écrit dans l'espace et dans le temps et ce qui est vrai quelque part à un certain moment, ne l'est pas ou plus à d'autres endroits ou en d'autres temps.

Comme je l'écrivais dans mon billet initial "Nuis de Chine Nuits câlines", le but du site "Reflets de Chine' du franco-chinois "Hengxy" alias Alain Libie, voulait éclairer les Occidentaux sur la vie en Chine en dehors de la vision des médias étrangers. Il m'a beaucoup appris sur la Chine même si certains contacts furent parfois rugueux avec lui. Depuis février, son site est resté indisponible avec la mention "Get Ready... Something Really Cool Is Coming Soon". Le mot "Soon" peut parfois devenir "never" pour des raisons spécifiques à son auteur ou à son environnement.

En 2011, sous son nom propre et non plus sous on pseudo de Hengxi, il écrivait une dernière fois sur Agoravox.fr "Que reste-t-il du communisme en Chine ? Rien et beaucoup"

Dans la foulée, j'ai parcouru quelques articles qui y avaient la Chine comme sujet de discussion et ma réaction première a été de me demandé si tous avaient frôlé le sol de Chine ou s'ils reprenaient le relais des médias officiels.

"La Chine se prépare à une guerre commerciale depuis plus d’une décennie".

"Chine, nouveau centre mondial de l’espionnage de masse (Politique étrangère et Politique intérieure)"

Quand tout est maintenu sous le manteau ou par la force, tout est possible.

1.JPGEn Belgique, nous sommes intéressés par la Chine pour des raisons souvent commerciales.Il y a un an, on écrivait: "La Belgique et la Chine ont procédé mercredi à la signature de sept accords de coopération, "un pas important dans le rapprochement des deux pays",  à l'issue d'une rencontre entre Charles Michel et Li Keqiang.0.PNG

De nombreux contacts ne sont pas rares. Notre princesse Astrid était récemment en Chine, accompagnant des chefs d'entreprises qui espèrent signer des contrats avec la Chine et pas pour régler des contentieux politiques:podcast. La Wallonie, oserais-je dire "toujours en construction", est sur le branlebas de combat et déroule le tapis rouge pour les Chinois en accueillant la société Alibaba et en espérant attirer plus de Chinois.

Un sujet qui fâche comme  les Droits de l'Homme ou au sujet des Ouighour, sont non avenus podcast.

Bruxelles est le cadre de visites de beaucoup de Chinois souvent en groupe. J'ai essayé de poser la question "Where are you from?". Il n'y a que les plus jeunes qui sont arrivés à comprendre mon anglais primaire. Mais, l'appareil de photos numériques perfectionnés ou les tablettes n'avaient aucun secret pour eux du plus jeune au plus vieux (Clic pour photos).

L'appétence pour le luxe des Chinois de la classe moyenne est bien réellepodcast.
 

Je possède plusieurs GEO sur la Chine mais qui datent tous de la fin du 20ème siècle. Vu la rapidité des changements en Chine, c'est dire qu'ils ne sont plus qu'un pâle reflet des réalités d'aujourd'hui.  J'en parlais déjà quelque peu dans "Nuits de Chine, nuits câlines".

L'approche de "Lonely Planet" au sujet de la Chine dans sa "Bible à l'usage des grands voyageurs" dont je possède la version de 2008, est trop généraliste et doit être aussi réactualisée. Onze ans d'écart type pour la Chine ne se déterline pas dans la dispersion des valeurs d'un échantillon statistique et de sa variance par rapport à la moyenne.

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Dans "Astrologie chinoise par la pratique", j'ai tenté de suivre à distance et dans le temps, année après année, l'évolution de la Chine de 2010 à 2018 par le filtre de son astrologie très particulière.

Lors de la célébration du 70ème anniversaire de la République populaire de Chine, L'émission 28' de ARTE du 30 septembre dernier, se posait la question "La Chine veut-elle imposer sa vision au monde ?" dans un débat (Podcast: podcastpodcast) depuis que la Chine est devenue la 2ème puissance économique et qu'elle veut devenir la première.

Une autre fois, il était question de "La nation de l'enfant unique" qui avait créé entre 1979 et 2015, des avortements avancés, des stérilisations forcées, des bébés abandonnés - parfois enlevés pour les faire adopter à l'étranger.

En parallèle, le bras de fer se perpétue entre la nouvelle politique de protectionnisme de Donald Trump et celle de la Chine avec l'Europe qui est prise entre deux feux.    2.JPG 

La politique est un sujet tabou en Chine. 
Pour vivre heureux, il vaut mieux rester apolitique.
Cela n'empêche pas au vu de la situation de rébellion à Hong Kong que la jeunesse veut garder des racines dans la modernité préconisée par l'Occident.
Il suffit de retourner à l'histoire de cette nuit du 30 juin 1997 quand Hong Kong est revenu à la Chine pour en comprendre les raisons.
0.PNGLa présidence de Xi Jinp Ping a "sacralisé" sa mission au pouvoir à vie avec le parti unique comme base de sagesse.
La diaspora chinoise est très importante dans le monde.
Souvent, elle a commencé par des restaurants en se réunissant dans des Chinatown, elle se poursuit dans d'autres activités.

Les vidéos de "Invitations au voyage" me paraissent significatives de ce qu'est la Chine même si Don Quichotte n'a pas eu son périple qui passait par là.

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"Le monde entier est en burnout", ... dessine Nicolas Vadot

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0.JPGLes manifestations de déroulent en Amérique latine, en Iran, en Algérie, au Liban, en Israël, en France et à Hong Kong pour des raisons diverses qui vont de l'envie de plus de liberté, de plus de démocratie ou de son maintien ou de plus de moyens financiers pour garder le pouvoir d'achat ou encore pour simplement éradiquer de la corruption.

L'Iran se cherche un autre destinpodcast.

La Bolivie aussipodcast
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En France, ce sont les budgets qui sont dans le rougepodcast et les plus pauvres qui ne font pas partie du "système" et qui se rebellentpodcast.

La corruption ronge plus ou moins tous les États.

Pour y répondre, dans les démocraties, on la dénonce mais c'est cause toujours. 0.JPG

Quand on a une gueule, c'est pour parler et pouvoir s'en servir apporte une compensation indéniable.

En Chine, c'est ferme ta gueule et continue à travailler en silence.

En fait, on n'a jamais ce qu'on veut entièrement...

Pour corser l'affaire, il y a aussi les conflits de générationspodcast

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..

Le 19 novembre, L’Écho publiait au moins trois articles relatifs à la Chine.
1. Tik Tok à l'assaut du monde.
Zhang Yiming est le patron de ByteDance, peut-être la startup la plus rentable, devenue multinationale avec un poids de 16,5 milliards de $ et, ainsi, 13ème fortune de Chine.
Tik Tok est une ode à l’exhibitionnisme en ligne en proposant à ses 1,5 milliards d'utilisateurs de proposer des vidéos et des textes qui ne seront présents que peu de temps.
On sait de lui qu'il est né dans la province du Fugian de parents fonctionnaires et qu'il a été à l'université de Naikai.
Sa devise : "Surprendre tout le monde dès la première fois".
Il possède aussi Jinri Toutiao avec 120 millions d'utilisateurs.
Dans le collimateur de Washington et de l'administration européenne, il s'est lancé à l'attaque de concurrents comme Spotify, Apple et Tencent. 
La valeur marchande globale de sa société est évaluée à 75 milliards de $. Sortie de l'Empire du Milieu avec des investissement à l'étranger.
Tik Tok, une entreprise qui collecte les données de ses utilisateurs comme Facebook? Zhang Yiming n'ira probablement pas devant un congrès chinois pour s'expliquer sur ses finalités comme Zuckerberg.
En Occident, on parle souvent d'un monde qui change, mais on n'en tire pas les conséquences qui s'imposent par la logique du business.
0.PNGEn 2008, on disait que la Chine était l'usine du monde, elle est devenue son laboratoire.
Quand une nouvelle technologie apparaissait, les Américains en faisaient un business, les Chinois la copiaient et les Européens la régulait. Question santé, on apprend que la peste n'a pas disparu en Chine et que des personnes sont en quarantaine Physiquement, les Chinois ont les yeux bridés, mais dans la logique, ce sont les Occidentaux qui les ont. Au 6ème siècle AC, le stratège du maillon faible, Sun Tsu rejoignait une stratégie minimaliste qui porte des airs de victoire. Basée sur la philosophie chinoise, cette stratégie a été utilisée durant la guerre d'Indochine et du Vietnam avec un certain succès. Elle se base sur des méthodes disant que gagner ou perdre une guerre ne se fait pas par hasard, ni par l'intervention des dieux et des esprits dont il faut se méfier plus souvent qu'on ne le pense. Obama avait déjà senti que l'économie se déplaçait vers l'Extrême-Orient et la Chine alors que Donald Trump tente d'enfoncer la Chine en fermant les portes des États Unis avec le slogan "America first" et en clivant les Américains.3.PNG
Sa destitution mérite un débat parallèlepodcast.
L'Europe ne s'est pas fait voir chez les Grecs, comme dit l'expression, mais elle l'a dénigré et son ministre Nicos Vernicos n'a pas manqué de déclarer que  "Si les Européens étaient venus investir ici, on les aurait accueilli à bras ouverts. Les seuls qui sont venus, ce sont les Chinois".
Le clivage entre ceux que l'on nomme les « Somewhere » (le peuple qui se sent ancré quelque part) et les « Anywhere », (qui se sentent à l’aise n’importe où) est particulièrement adapté pour les Chinois avec des compétences bien définies.
2. "Exporter en Chine est devenu plus risqué" et s'introduire parmi les 400 millions de consommateurs chinois qui n'ont plus les mêmes difficultés que par le passé pour créer eux-mêmes.
Les mésaventures doivent être nombreuses comme celle-ci
3. "Les partenariats, le sésame des entreprises belges en Chine" est devenu la seule manière de briser les frontières commerciales.
Je me permets encore une fois, une réflexion toute personnelle.
 Au vu que l'exportation est devenue presque obligatoire au vu des progrès de l'industrialisation et du numérique, la question suivante me vient à l'esprit: "à l'avenir, où devrons-nous exporter les Occidentaux pour ne pas crouler sous leurs invendus?
Chez les Martiens?
On y a déjà cherché de la vie, c'est peut-être un premier pas...

Conclusions très personnelles

6.JPG"Influencé par je ne sais quoi, je préfèrerais aller au Japon qui est pourtant tout autant confronté avec le contraste entre la tradition et la modernité", écrivais-je.

S'adapter à son actualité comme il vient, c'est espérer toujours trouver plus de positif que de négatif dans son présent et son futur.

Le plupart des Chinois sont fiers de leur pays et voient demain meilleur qu'aujourd'hui alors que les Occidentaux ne recherchent plus que des bienfaits dans leur passé.

Quant aux Droits de l'Homme, les Chinois les voient dans un potentiel de futur lointain.

Le film "Voyage en Chine", sorti en 2015, présente son héroïne à la recherche d'un fils décédé quelque part et là tout change.

Réfléchir à la Chine, c'est dépendant de sa sensibilité et de son environnement, un peu comme peuvent le faire les polémistes envers le cinéaste Polenski qui préconisent de ne pas aller voir son film "J'accuse" en représailles.

C'est à dire, très personnelle, un peu comme la dérive des continents le préconiserait...

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0.JPGPersonnellement, ce film comme tous les autres, j'attendrai dans mes pénates qu'il apparaisse programmé à la télé.

 

Et pour finir, je suis allé rechercher les anciens dessins de Nicolas Vadot concernant la Chine. Ils révèlent la différence de relations qu'ont eu Obama et Trump avec la Chine.

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Version Obama

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Version Trump

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Quelle est la similitude entre l'ancien président Sarkozy et le président Xi Jing Ping?

Leurs épouses, toutes deux chanteuses.

Carla Bruni pour le premier et Peng Liyuan pour le second...

Elles recueillent donc les confidences de leur "prestigieux" président sur l'oreiller.

C'est aussi une occasion de constater le pouvoir des femmes sur les hommes et vice versa...

Carla Bruni, on connait.

Peng Liyuna, un peu moins..

A vous de dire celle que vous préférez...


0.JPGJe profite de l'occasion pour dire que Nicolas a sorti un nouveau livre de dessins avec le titre "Mais comment sommes-nous tous devenus aussi cons et allons-nous le rester?" avec la préface de  Alex Vizorek qui dit : "Le tout saupoudré d’un évident sens de la provocation, il est de droite quand il traite les sujets de gauche (des gilets jaunes par exemple) et de gauche quand il traite les sujets de droite (du capitalisme)".

N'est-ce pas la meilleure manière d'aborder les problèmes de notre actualité?

 

Eriofne,

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25/11/2019:

entreprise,politiqueUne promenade matinale et quelques compléments d'information sur la Chine et d'autres extrapolations.

1. Le livre de Jean-Pierre Raffarin "Chine, le grand pardoxe". Avec des noms de paragraphes comme "Modèle improbalbe", La fin du mine de rien", "Nos certitudes ébranlées", "Le réveil a sonné", "Gérer ses diversités".

Bonne nouvelle, en démocratie, c'est que 51% de la population qui vote, seront contents d'avoir voté alors, qu'ils n'auront pas, de fait, raison sur tout dans le futur.

Mauvaise nouvelle, c'est que 49% devront assumer les décisions des 51%

2. Le Monde diplomatique du mois, avait deux articles dont les titres sont évocateurs:

- "Maquiller une guerre commerciale en choc de civilisations- Entre Pékin et l'Occident, hybridation et confrontation"

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- "Pourquoi le capitalisme n'est-il pas né en Chine?"

entreprise,politique

entreprise,politique<----- 3. Le Paris Match : "La Belgique en Chine" et

4. Le fils de Charles de Gaulle qui exprime ses souvenirs sur son père:

"Pour lui, la vie n'existait pas sans Créateur et trouvait que la religion catholique était plus humain et qui accompagne le mieux la fin"

"Il avait une idée républicaine du commandement des armées avec le respect de la Constitution de la Vème République"

0.JPG"Il n'était pas un homme à femmes parce qu'il n'en avait pas le temps". (amusante réflexion quand cette semaine est consacrée à l'égalité, contre la violence envers les femmes)

"Son dernier défi est d'être centenaire en 2021"

5. "La face noire des Gilets jaunes" Premier anniversaire, faible mobilisation, mais confisquée par les black blocs dans une France radicalisée"

Le nihilisme aime démolir mais sans reconstruire ce qu'il a détruit.

C'est sur cette vague que surfent souvent les extrémistes de gauches et de droites.

6. Dans L'Echo, J.F. Marmion écrit en titre "La connerie humaine s'alourdit à mesure qu'on l'explore".

Avoir des connaissances et posséder de la culture, c'est bien, mais savoir ce qu'on en fait avec intelligence et pas uniquement mélangée avec les émotions, c'est encore mieux.

Les cadres perdent aussi la boule en se voyant dans la cuisse de Jupiter.

7. Greta Thunberg on la vu à la télé quand elle était l'ONU. La Chine sait ce qu'est la pollution et les gaz à effets de serre et se fout du climatoscepticisme de Trumppodcast
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Aujourd'hui, le sens de ce qu'est la solidarité est le plus mal compris.

En principe, elle devrait fortifier l'ensemble. La Chine le fait. L'Occident ne parvient même pas à prendre ses responsabilités ensembles et accorder leur violon.

Être curieux, c'est l'être sans particularisme et intégrer les idées des autres aux siennes.

Les "Messieurs propres, les Justes du Peuple ou les redresseurs de torts" utilisent leur verbes au conditionnel, ne se mouillent que quand ils sont obligés, noyés dans leur propre jus et ne vivent pas vieux en héros.

Un monde idéal et parfait n'existe pas. Il est imaginaire comme Don Quichotte, interprété par Jacques Brel  dans "l'Homme de la Mancha" et chantait "La quête" ne comprenant pas les vicissitudes du monde.

Quelle est la solution?

La diplomatie, le dialogue précédés de la remontée aux sources, l'analyse, la compréhension, le calcul puisque "Les maths expliquent le monde" comme le dit Sciences et Avenir.

Journée d'élections locales à Hong Kong. Résultat pour la démocratiepodcast.
Dernièrement, on représentait "I comme Icare" à la télé. Un film tout aussi actuel que quand Henri Verneuil l'a sorti.

C'est dans les détails et les particularismes que se trouvent les vérités et pas dans les généralités.

La richesse d'une population se trouve dans la différences d'approche d'un même problème.

La Reine des Neiges 1 et 2 (v)ont faire un tabac chez les tout jeunes dans l'esprit créateur de Disney dont il faut aller voir les parcs où tout est faux mais semble vrai.

Mes réactions restent mitigées dans tous les systèmes...

Noël, la fête de réconciliation 365 jours par an, qu'en dites-vous?

... j'en parlerai dès samedi prochain.

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26/11/2019:

1. J'ai écrit au sujet du Japon: "Influencé par je ne sais quoi, je préfèrerais aller au Japon". Une erreur personnelle d'impressions à distance tellement les apparences sont trompeuses et que le Japonnais Akira Mizubayashi nous livre ses impressions sur son pays, le Japon et qui vit à France:podcast.

2.La Chine possède l'arme nucléaire. Débat: "Le désastre nucléaire une utopie"podcastpodcast
3. Interpol avec l'aide de la Belgique a hacké le réseau EIpodcast
Est-ce qu'on peut envisager éradiquer l'Etat Islamique. Réponse dans le livre "Dach suite"podcast.
L'humour permet peut-être encore mieux de comprendre podcast

 

27/11/2019:

Faut-il boycotter la Chine? Débat:
podcastpodcast


28/11/2019: Je remercie une nouvelle fois Don Quichotte. Il a mérité l'image de cette statue que nous avons à Bruxelles pour avoir affronté un autre monde comme la Chine

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0.PNG24/1/2020: Par peur d'épidémie, le rétrovirus bloque le nouvel an chinois podcastpodcast

3/2/2020: Coronavirus vers une crise économique. La Chine a dû réduire ses objectifs de croissance. Bourse de Shanghai  -7,7% et une perte de capitalisation boursière de 350 milliards d'eurospodcastpodcast

22/7/2020: La répression de Ouighours podcastpodcast

0.PNG30/9/2020: À Wuhan, quand le "rêve chinois" vire au cauchemar
"Le virus a créé une autre dystopie en Chine : le monde d’après. Un monde cybersécurisé où chaque individu est suspect d’être malade, fiché, tracé, code-barrisé", écrit Alexandre Labruffe dans son nouveau récit documentaire, "Un hiver à Wuhan", publié aux éditions Verticales. Aujourd'hui attaché culturel dans cette ville, l'écrivain relate l'évolution de la Chine à travers les souvenirs de ses différents séjours, de 1996 à aujourd'hui. Il décrit une ville qui suffoque sous la pollution, et revient sur la crise sanitaire qui a révélé la nature libérale-totalitaire du pays.podcast

12/10/2020: La situation à Wuan là où la pandémie a commencépodcast.

17/11/2020: La chine gagnante de la crise du coronaviruspodcastpodcast

30/11/2020: Les risques d'être Ouighour en Chinepodcast

4/1/2021: Où est Jack Ma, patron d'Alibabapodcast
 

6/1/2021: Hong Kong et la répression de Pékinpodcastpodcast

Commentaires

Une touche de "C'est presque sérieux"

https://www.rtbf.be/auvio/detail_c-est-presque-serieux-25-11-19?id=2569911

Écrit par : L'enfoiré | 25/11/2019

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"China Cables" : le génocide culturel des Ouïghours

La Chine se livre-t-elle à un génocide culturel contre les Ouïghours ? C'est ce qui ressort de l'enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation dont le quotidien le Monde publie les conclusions.
Elle révèle l'existence de centre de rétention dans la région du Xinjiang. Au moins 1 millions de Ouïghours y auraient été internés au cours des trois dernières années. Officiellement, il s'agit de centre de formations et d'éducation. En réalité, la Chine y pratiquerait des détentions abusives, un lavage de cerveau et même de la torture à grande échelle contre cette minorité musulmane.

https://www.arte.tv/fr/videos/093992-000-A/china-cables-le-genocide-culturel-des-ouighours/

Écrit par : L'enfoiré | 26/11/2019

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Des bourreaux aux mains propres

Comment, au nom de la peur de l’ennemi communiste puis de la lutte contre le terrorisme, la culture de la torture s’est imposée aux États-Unis.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Américains, impressionnés par la capacité supposée des autorités soviétiques à extorquer des aveux fabriqués de toutes pièces lors de procès spectacles, s’intéressent au lavage de cerveau. Avec la complicité d’universitaires et de médecins sans scrupules, la CIA cherche alors à élaborer les techniques susceptibles de briser l’esprit humain sans laisser de traces physiques. Pendant que le psychiatre Ewen Cameron expérimente sur ses patients, à leur insu, un programme associant électrochocs, cure de sommeil ou privation sensorielle, le neurologue Harold Wolff et le neuropsychologue Donald Hebb définissent pour la CIA les deux principes fondateurs de la torture psychologique, codifiée en 1963 dans le "manuel d’interrogatoire Kubark" : la douleur auto-infligée, utilisée par le KGB, consistant à imposer à l’individu la station debout ou une position figée ; et la privation sensorielle, qui conduit rapidement à une déficience mentale grave. Les célèbres expériences de Milgram et de Zimbardo, qui ont montré l’influence du contexte dans le développement de comportements inhumains, et, plus tard, la série à succès 24 heures chrono inspireront elles aussi l’armée et les renseignements américains. De Guantánamo à Abou Ghraib, la guerre contre le terrorisme a ainsi mené à des dérives d’une cruauté indicible, dont seuls les exécutants directs ont eu à répondre devant la justice.

Système institutionnalisé
"On s’est habitué à l'idée qu'il serait moralement acceptable de ne reculer devant rien pour se sentir en sécurité", analyse Rebecca Gordon, professeure de philosophie à l’université de San Francisco. Du passé esclavagiste des États-Unis à l’usage, par d’anciens soldats devenus policiers, de techniques barbares à l'encontre des migrants hispaniques, ce documentaire, associant archives, éclairages de spécialistes et de témoins (historiens, avocats, anciens interrogateurs, victimes…), montre comment la torture s’est pernicieusement ancrée dans les mentalités américaines, au détriment des valeurs démocratiques.

https://www.arte.tv/fr/videos/087405-000-A/des-bourreaux-aux-mains-propres/

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2019

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L’histoire du Japon comme celle des USA est tellement abominable qu’ils seraient à ranger dans la colonne négative.
La Chine également comme la très grande majorité des pays dans ce monde.
Et la Belgique et la France, une question à se poser également j’espère.

Écrit par : Don Quichotte | 28/11/2019

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Pourtant:
10 raisons pour lesquelles la dernière décennie a été la meilleure

1. Pas moins de 28 % de la richesse jamais créée sur Terre (mesurée en PIB par habitant) a été créée au cours des 10 dernières années. (Source : Banque mondiale)
2. L'extrême pauvreté a diminué de moitié, passant de 18,2 % à 8,6 %. Chaque jour, 158 000 personnes sont sorties de la pauvreté. (UN IGME)
3. La mortalité infantile a été réduite d'un tiers. En conséquence, la mort de 2,1 millions d'enfants a été évitée cette année. (UN IGME)
4. L'espérance de vie est passée de 69,5 à 72,6 ans. Cela signifie que l'espérance de vie moyenne a augmenté de 8 heures par jour au cours des 10 dernières années. (ONU)
5. Le nombre de personnes vivant dans des pays où les personnes LGBT sont persécutées est passé de 40 % à 27 %. (ILGA)
6. Le nombre de pays où les femmes sont protégées par la loi contre les partenaires violents est passé de 53 % à 78 %. (Banque mondiale)
7. Le nombre de personnes qui meurent à cause de la pollution de l'environnement a diminué de 19 %. (Our World in Data)
8. Malgré le changement climatique, le nombre de décès dus à des catastrophes liées au climat a diminué d'un tiers pour s'établir à 0,35 pour 100 000 habitants. Cela correspond à une diminution de 95 % depuis les années 1960. (Our World in Data)
9. Beaucoup de pays riches ont atteint leur "peak stuff" (leur pic de consommation). La consommation de 66 des 72 matières premières surveillées par l'US Geological Survey est en baisse. (McAfee, 'More from Less')
10. Malgré un certain nombre de revers et une nostalgie pour les leaders « forts », le nombre de personnes vivant dans un pays « non libre » est passé de 34 % à 26 %. (Freedom House).

Toutes ces données se trouvent dans le livre 'Progress: Ten Reasons to Look Forward to the Future' de l'auteur et militant libéral suédois Johan Norberg

Écrit par : L'enfoiré | 03/12/2019

Donald Trump a promulgué une loi soutenant les manifestations pro-démocraties à Hong Kong
Pékin enrage pour sont ingérence dans les affaires chinoises et appelle Terry Brunstag, ambassadeur des US à Pékin au Ministère des Affaires étrangères..

Écrit par : L'enfoiré | 29/11/2019

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L'enfer est "made in China"

1. Depuis dimanche, tous ceux qui achètent un smartphone en Chine doivent accepter de se faire scanner le visage afin que les images puissent être exploitées pour la technologie de reconnaissance faciale. Avec 200 millions de caméras actives dans les rues, la Chine est le leader mondial absolu de la technologie de reconnaissance faciale. Ce nombre devrait passer à 2,78 milliards d'ici 2022, soit 2 caméras par Chinois.
2. Fin septembre, des scientifiques chinois ont annoncé qu'ils avaient mis au point une super caméra qui peut reconnaître un visage dans une masse de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec une précision parfaite. Il s'agit d'une caméra avec une résolution de 500 mégapixels, qui est cinq fois plus détaillée que la résolution de 120 millions de pixels de l'œil humain.
3. Lundi, on a appris que les entreprises technologiques chinoises participeront à l'élaboration des règles internationales en matière de reconnaissance faciale et de vidéosurveillance de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Cet organisme de réglementation des Nations Unies pour les télécommunications est extrêmement influent auprès de 193 États Membres. Actuellement, l'organisation met en place de nouvelles normes internationales pour la reconnaissance faciale, la vidéosurveillance et la surveillance des villes.

Le fait que la Chine espionne massivement ses citoyens n'est pas vraiment nouveau, mais maintenant que le pays va également exercer son influence dans un organisme de réglementation de l'ONU, tout cela devient terriblement inquiétant, selon les observateurs de la vie privée.
Pendant ce temps, une vidéo circule sur les médias sociaux montrant un homme interrogé par la police chinoise après avoir posté des commentaires critiques sur les actions de la police locale sur les médias sociaux. L'homme avait fait un commentaire sur WeChat à propos de la police de sa ville, qui avait confisqué des motos. La vidéo montre l'homme menotté sur une chaise métallique répondant aux questions de deux policiers.

Préférez-vous vivre en Europe ?

Écrit par : L'enfoiré | 05/12/2019

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La progression de ces 4 villes chinoises deviendra insurpassable dans les 15 prochaines années

D’ici 15 ans, 4 des 10 villes mondiales les plus importantes seront situées en Chine, montre une étude d’Oxford Economics.
Malgré le fait que ces villes rattrapent rapidement les métropoles européennes et américaines, seule Shanghai sera l’un des leaders mondiaux absolus en 2035.
L’étude montre qu’au cours des 15 prochaines années, les villes chinoises se hisseront de plus en plus haut dans le classement des villes ayant le PIB le plus élevé.
Le PIB mesure la production totale de biens et de services, en l’occurence, d’une ville, en termes monétaires. De plus en plus d’économistes s’interrogent sur ce type de calcul. Ils considèrent également que le PIB n’est pas suffisant pour saisir des phénomènes importants de la société moderne, tels que l’impact du changement climatique, les inégalités et les effets secondaires de la transition numérique.
Les quatre premières villes du classement resteront inaccessibles sur les 15 prochaines années car New York, Tokyo, Los Angeles et Londres auront encore en 2035 le PIB le plus élevé. Tout cela grâce à un taux de croissance moyen de 2 % par an en moyenne, à l’exception de Tokyo (+0,6 %).

4 villes chinoises dans le top 10
Shanghai passera de la onzième à la cinquième place d’ici 15 ans, grâce à un taux de croissance annuel de 4,8 %.
Pékin suit ensuite en sixième position (aujourd’hui, elle occupe la 13e place), Guangzhou arrive en septième position (19e aujourd’hui) et Shenzhen en dixième position (20e aujourd’hui). Le PIB de ves 4 villes chinoises devrait croître à un taux moyen de 5 % par an.

https://businessam.be/fr/la-progression-de-ces-4-villes-chinoises-deviendra-insurpassable-dans-les-15-prochaines-annees/

Écrit par : L'enfoiré | 09/12/2019

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‘Les entreprises européennes ne reçoivent que les miettes de la nouvelle route de la soie’

La Chinese Belt and Road Initiative (BRI) ignore largement l’Union européenne. Afin de rester concurrente, l’Europe doit revoir sa législation en matière de concurrence, explique le dernier rapport de la Chambre de commerce européenne en Chine.
‘Les entreprises européennes se retrouvent avec seulement de petites miettes provenant des travaux de la BRI’, déclare Jörg Wuttke, président de la Chambre de commerce européenne en Chine. ‘Ils travaillent avec des processus d’approvisionnement non transparents. En outre, il y a une nette domination des « énromes entreprises d’État chinoises »‘. Le rapport se fonde sur une enquête menée auprès de 132 entreprises européennes basées en Chine.
‘Les entreprises chinoises qui ont accès aux marchés publics devraient être contraintes européens par l’Union européenne doivent opérer sous les mêmes restrictions que celles que les entreprises européennes connaissent en Chine. Si l’Union européenne ne joue pas un rôle actif et compétitif, la région risque de ne devenir qu’un marché périphérique à la fin des « routes eurasiennes’, préconise le rapport.
Les entreprises européennes ne sont actuellement que des acteurs de niche dans l’initiative ‘Belt and Road’, souligne M. Wuttke. Seulement vingt répondants semblent avoir répondu à des projets liés à l’initiative chinoise.

La nouvelle route de la soie
L’initiative « Belt and Road » est un plan d’investissement chinois visant à relier l’Europe à l’Asie. Cependant, selon la Chambre de commerce européenne, les entreprises européennes sont à peine mentionnées dans l’élaboration du plan.
Le gouvernement chinois a fait mettre en place des projets de construction dans plus de soixante pays au cours des sept dernières années. La Chine recherche un réseau de routes terrestres et maritimes avec l’Asie du Sud-Est, l’Asie centrale, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique.

Des entreprises déjà partenaires
‘Les entreprises européennes qui participent à ces projets sont généralement liées à des partenaires commerciaux chinois ou au gouvernement chinois’, indique le rapport. De plus, ils devaient généralement offrir une technologie ou une expertise spécifique que les partenaires chinois ne possédaient pas à l’interne.
‘Les grandes entreprises chinoises ont également établi un pouvoir monopolistique dans certains pays situés le long de ces routes’, affirme Wuttke. Pour ce faire, ils ont construit une infrastructure numérique avec des ensembles complets de logiciels et de matériel basés sur les normes chinoises. Ces entreprises ont également bénéficié d’une aide d’État chinoise importante, ce qui leur a permis de rivaliser avec leurs concurrents internationaux.

Les petits ne peuvent rivaliser
‘Les pays plus petits et moins développés qui ne sont pas en mesure d’établir leurs propres normes seront certainement soumis à une forte pression pour adopter les conditions chinoises’, souligne M. Wuttke.
L’Union européenne doit veiller à ce que ses propres entreprises se voient offrir davantage de possibilités. Pour ce faire, il faut réviser le droit européen de la concurrence. L’Union européenne doit également donner la priorité à ses propres initiatives en matière d’infrastructures, qui doivent offrir une alternative crédible aux projets chinois’, conclut le rapport.

https://fr.businessam.be/les-entreprises-europeennes-ne-recoivent-que-les-miettes-de-la-nouvelle-route-de-la-soie/

Écrit par : L'enfoiré | 17/01/2020

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La Chine place l’équivalent de la population belge en quarantaine

Les autorités chinoises veulent prévenir tout risque de pandémie et placent la ville de Wuhan (11 millions d’habitants) en quarantaine. À l’approche du nouvel an lunaire chinois, la Chine redoute une accélération de la transmission du mystérieux coronavirus.
Alors que l’OMS a reporté hier sa décision sur le statut du virus, la Chine prend les devants pour éviter d’étendre la contagion du coronavirus. Les autorités ont imposé une mesure de quarantaine pour la ville de Wuhan, considérée comme point de départ de la maladie. Le gouvernement local de Wuhan a déclaré qu’il allait fermer tous les réseaux de transport urbain et suspendre les vols au départ de la ville à partir de 10 heures (3 heures chez nous) ce jeudi, selon les médias d’État. La ville compte 11 millions d’habitants (l’équivalent de la Belgique) et est un important noeud de transport pour la partie centrale du pays, ainsi qu’un centre industriel et commercial.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré aux journalistes à Genève que les actions de la Chine jusqu’à présent étaient ‘très fortes’ mais a appelé Pékin à prendre ‘des mesures plus nombreuses et plus importantes pour limiter ou minimiser la propagation internationale’.
‘Nous leur avons souligné qu’en prenant des mesures énergiques, non seulement ils contrôleront l’épidémie dans leur pays, mais ils minimiseront également les risques de propagation internationale de cette épidémie. Ils reconnaissent donc cela’, a-t-il déclaré. L’OMS doit rendre ce jeudi sa décision sur l’urgence internationale accordée au virus.

Éviter la propagation mondiale
Les autorités chinoises ont confirmé 571 cas et 17 décès à la fin de la journée de mercredi, a déclaré jeudi la Commission nationale chinoise de la santé. La commission a indiqué que 393 autres cas suspects avaient été signalés.
Il y a huit autres cas connus dans le monde – la Thaïlande a confirmé quatre cas, tandis que les États-Unis, Taiwan, la Corée du Sud et le Japon en ont chacun signalé un. Au moins 16 personnes ont été en contact étroit avec un homme de l’État de Washington diagnostiqué avec le virus et sont sous surveillance.

Les marchés accusent le coup
Les marchés boursiers de toute l’Asie ont été mis à mal par le virus jeudi, avec des chutes d’environ 1,5 % à Hong Kong et Shanghai, tandis que le yuan chinois a atteint son plus bas niveau depuis deux semaines.
De leur côté, un nombre croissant de sociétés chinoises cotées en bourse – allant des entreprises de biotechnologie aux fabricants de médicaments, de masques et de thermomètres – affirment qu’elles participent activement à une guerre menée par le gouvernement contre le coronavirus de Wuhan

https://fr.businessam.be/la-chine-met-en-quarantaine-le-foyer-infectieux-du-coronavirus/

Écrit par : L'enfoiré | 25/01/2020

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Voici à quoi les Chinois passent leur temps en quarantaine

En Chine, les rues des villes mises en quarantaine sont vides. Les habitants restent chez eux.
Effet surprenant de la crise du coronavirus: les ventes en ligne de produits de santé, de cosmétiques et de loisirs grimpent en flèche en Chine. En cause, les citoyens coincés à la maison s’ennuient.
En Chine, des centaines de milliers de personnes sont toujours en quarantaine. Cela a pour but d’empêcher la propagation du Covid-19. Mais en attendant, ces personnes sont bloquées chez elles depuis des semaines. Et elles commencent un peu à s’ennuyer. Elles font donc du shopping sur internet – pas d’autre choix puisque les magasins sont fermés – pour trouver une nouvelle occupation.
Selon les données du géant Alibaba, ce sont principalement les ventes de produits de santé, de cosmétiques et de loisirs qui ont explosé. On retrouve entre autre des objets pour garder la forme. Par exemple, les commandes pour le jeu Ring Fit Adventure disponible sur la Nintendo Switch ont quadruplé. Ce jeu permet de faire du sport en s’amusant. De leur côté, les vente de tapis de yoga et de rameurs ont augmenté de 250 %.
Autre secteur qui connait une hausse des commandes: les cosmétiques. Pour Lu Zhenwang, CEO de Wanqing Commerce Consulting, firme spécialisée dans les tendances du e-commerce, les femmes profiteraient de leur temps libre pour s’entraîner à se maquiller. Une remarque à première vue un peu cliché. Mais il est difficile d’expliquer autrement pourquoi les commandes de rouge à lèvres se sont multipliées par 7 pour certaines marques alors que le port du masque est obligatoire à l’extérieur.

Éviter de sortir
Certaines hausses dans les commandes en ligne montrent à quel point les Chinois tentent d’éviter de sortir de chez eux. On retrouve par exemple des kits pour se couper les cheveux soi-même, ce qui remplace le coiffeur. Les Chinois ont aussi commencer à améliorer leur cuisine puisqu’ils sont obligés de tout préparer chez eux. La demande pour les équipements de cuisson et de torréfaction a été multipliée par 7 sur certains sites.
Aujourd’hui, la crise du coronavirus est telle que certains ménages n’hésitent pas à faire de plus gros investissements pour éviter de sortir de chez eux. Ainsi le nombre de machines à laver vendues en ligne a fait un bond de 600 % en seulement deux semaines

https://fr.businessam.be/quand-les-chinois-en-quarantaine-sennuient-les-commandes-en-ligne-de-loisirs-et-de-cosmetiques-explosent/

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2020

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Hong Kong veut relancer son économie (et calmer les esprits): plus de 1.000 euros pour les 7 millions d’habitants

Le gouvernement de Hong Kong a annoncé mercredi le versement de 10.000 dollars HKD (1.180 euros) aux sept millions de résidents permanents, afin de relancer l’économie du territoire semi-autonome qui, en récession depuis plusieurs mois, fait désormais face à l’épidémie du nouveau coronavirus.
Ce don en espèces a été dévoilé par le Secrétaire aux finances Paul Chan, dans le cadre de mesures d’un montant total de 120 milliards de dollars HKD destinées à aider la mégapole à faire face à sa pire crise financière en une décennie.
Hong Kong dispose d’importantes réserves fiscales – de plus de 1.000 milliards de dollars HKD accumulés pendant plusieurs années de croissance- dans lesquelles il puise actuellement. À lui seul, le don en espèces représente 71 milliards de dollars HKD. Les autorités misent sur le fait que les consommateurs réinjecteront une grande partie de cet argent dans l’économie locale.

3 crises
L’économie de Hong Kong est plombée par les retombées de la guerre commerciale sino-américaine, des mois de manifestations pro-démocratie et désormais l’épidémie du nouveau coronavirus. Ces trois coups durs ont été qualifiés d' »exceptionnellement sévères », par le secrétaire aux Finances. D’autres mesures ont été annoncées dans le cadre de ce budget, notamment des réductions d’impôts sur les bénéfices et les salaires, ainsi que des prêts à faible taux d’intérêt pour les entreprises qui peinent à payer les salaires de leur personnel.
Les commerçants, les secteurs du tourisme, de la restauration ou des divertissements, sont particulièrement touchés par cette récession. Le nombre de faillites a augmenté tout comme le taux de chômage, habituellement faible.
La récession, dans laquelle l’ex-colonie britannique est entrée au troisième trimestre, aggrave les difficultés rencontrées par la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, qui connaît un taux record d’impopularité après des mois de contestation.

https://fr.businessam.be/hong-kong-veut-relancer-son-economie-et-calmer-les-esprits-plus-de-1-000-euros-pour-les-7-millions-dhabitants/

Écrit par : L'enfoiré | 26/02/2020

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De sérieux doutes s’élèvent autour du nombre de décès officiellement annoncé par la Chine

Le nombre d’urnes funéraires serait plus de dix fois supérieur aux chiffres officiels...
La Chine a-t-elle réellement annoncé le nombre exact de patients décédés de l’épidémie de coronavirus ? En effet, les chiffres officiels sur le nombre de morts dus à l’épidémie de Covid-19 en Chine ont été remis en question, selon une quantité importante de crémations réalisées dans certaines villes du pays. Ainsi, les chiffres concernant la mortalité seraient plus de dix fois supérieurs aux statistiques officielles chinoises.

Un nombre de patients décédés du coronavirus minimisé par la Chine ?
Des images d’interminables files d’attente d’habitants de Wuhan venus récupérer les urnes de leurs proches décédés à cause de l’épidémie de coronavirus dans huit crématoriums différents de la ville ont semé le doute concernant les chiffres transmis par le gouvernement du pays. Ainsi, depuis ce lundi 30 mars, le doute plane sur les réseaux sociaux chinois, dont le site économique Caixin, qui dénoncent un mensonge d’État. Le nombre d’urnes funéraires données aux familles des défunts à Wuhan serait alors plus de dix fois supérieur aux nombres officiels de morts du Covid-19.
Selon les chiffres officiels, 3 187 personnes sont décédées à Wuhan et 3 304 dans toute la Chine. Néanmoins, la file d’attente du crématorium du quartier de Hankow, situé à Wuhan, allait jusqu’à 200 mètres et plus de 2 500 urnes auraient été reçues le 25 mars et le 26 mars dans un autre. Ce funérarium a d’ailleurs fonctionné 19 heures par jour durant 29 jours en février. Près de 16 530 incinérations s’y sont donc déroulées en seulement un mois, comme l’ont également rapporté les journalistes de Caixin. Par ailleurs, dans le quartier de Wuchang, un crématorium prévoirait de donner 500 urnes par jour entre le 23 mars et le 4 avril. Ainsi, il s’agit d’un total de 6 500 urnes, soit des chiffres largement supérieurs à ce qui a été annoncé par le gouvernement. Des internautes ont également réalisé des calculs sur les réseaux sociaux : les sept crématoriums peuvent distribuer 3 500 urnes par jour, soit 42 000 urnes en douze jours. De plus, 2 000 crémations par jour sont possibles et nombreux sont les habitants de Wuhan a être persuadés que plus de 40 000 individus seraient déjà décédés du coronavirus dans la ville depuis le 23 janvier.
Les spécialistes estiment également que le gouvernement chinois a minimisé le nombre de morts du coronavirus. « On a beaucoup de mal à croire qu’un pays, même avec des mesures de confinement, ait si peu de morts« , a rapporté ce dimanche 29 mars Patrick Berche, professeur émérite de microbiologie et ancien directeur de l’Institut Pasteur, sur Europe 1. « Il y a toujours une volonté des pouvoirs publics de maîtriser des chiffres qui peuvent être « péjoratifs » pour l’image de marque d’un pays ou faire peur à la population. Actuellement, (en France) nous ne comptabilisons pas les personnes âgées qui décèdent dans les EPHAD dans le bilan des morts du Covid-19« , a également expliqué Philippe Klein, médecin français basé à Wuhan, sur France 2.

Plusieurs changements de modes de calcul et des examens écourtés
Depuis le début de la propagation de l’épidémie de coronavirus, la Chine a notamment modifié à plusieurs reprises ses modes de calcul. En effet, à bout de souffle, les autorités de Wuhan avaient pendant plusieurs jours déclaré des patients touchés par le Covid-19 uniquement après la réalisation d’une simple radiographie et non d’un test à l’acide nucléique. Ainsi, le 12 février dernier, en seulement vingt-quatre heures, le nombre de patients touchés avait atteint les 14 000 cas dans la région de Hubei. Toutefois, ce mode de calcul avait été abandonné la semaine suivante.
Par ailleurs, des doutes planent également concernant la véritable nature du régime chinois. En effet, peu de temps après avoir été nommé, en février, nouveau secrétaire du Parti communiste à Wuhan, Wang Zhonglin avait donné l’ordre aux personnels soignants de se rendre dans chaque domicile de la ville et de mettre en quarantaine les individus présentant des symptômes. « Si un seul cas est trouvé après ces tournées d’inspection, les responsables de district seront tenus pour responsables. » Ainsi, des décès à domicile à cause du coronavirus se sont sûrement produits, notamment concernant des personnes ne présentant pas certains symptômes.
Certains examens auraient également été écourtés. En effet, selon le témoignage d’un médecin hospitalier de Wuhan, plusieurs patients ont été renvoyés chez eux avant le 10 mars après avoir réalisé des examens simplifiés. Alors que des hôpitaux provisoires ont été fermés à Wuhan et que le gouvernement annonce plus ou moins le véritable nombre de morts chaque jour, des patients présentant quelques symptômes ont pourtant été renvoyés chez eux sans être testés. « C’est un traitement politique et non médical« , a d’ailleurs affirmé ce médecin.

https://dailygeekshow.com/serieux-doutes-nombre-de-deces-officiel-chine/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2020-04-01

Écrit par : L'enfoiré | 01/04/2020

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Le début de la fin: la Chine vise le contrôle total de Hong Kong

Le président chinois Xi Jinping applaudi à l'ouverture du Congrès national du peuple. (AP Photo/Andy Wong, Pool)
La Chine veut introduire une nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong. Son but: interdire les actes visant la chute du gouvernement central, mais aussi l’ingérence étrangère dans l’ancienne colonie britannique.
Selon plusieurs observateurs, cette loi signe la fin de Hong Kong tel que nous la connaissons aujourd’hui. La législation de ce territoire sera à présent dictée par le Parti communiste chinois. Juridiquement ce sera compliqué à faire accepter, mais cela n’empêchera pas Pekin d’imposer cette réalité brutale.
Cette loi est l’un des neuf points qui seront discutés ce vendredi lors du Congrès national du peuple. La réunion avait déjà été repoussée plusieurs fois à cause du coronavirus, mais elle aura finalement bien lieu.
Une chose est sûre: cette mesure risque de créer pas mal de remous à Hong Kong et dans le monde. L’année dernière, la région était le théâtre de violentes manifestations pro-démocratiques. Elles ont pris fin quand le covid-19 a commencé à se propager en Asie.

Erosion progressive de son autonomie
Les manifestants protestaient contre ce qu’ils ont appelé ‘l’érosion progressive de l’autonomie de la cité-État par le gouvernement communiste de Pékin’. Plusieurs médias ont rapporté la création de mesures drastiques comme le remplacement d’élus de Hong Kong par des candidats fidèles au Parti communiste.
Chris Patten, dernier gouverneur britannique de la cité-Etat, a déclaré à la BBC que c’était ‘rien de moins qu’une attaque contre l’autonomie de Hong Kong’. Le président américain, Donald Trump, a annoncé que les États-Unis n’hésiteraient pas à adopter des actes forts si la Chine continuait dans cette voie.

La ‘Loi fondamentale’ valable jusqu’à 2047
Hong Kong était une colonie britannique depuis plus de 150 ans. Mais en 1997, elle est revenue aux mains de la Chine. Le gouvernement chinois s’est alors engagé à respecter la ‘Loi fondamentale’ jusque 2047, ce qui permet à Hong Kong de conserver ‘un haut degré d’autonomie sauf en matière de défense et de politique étrangère’. Cela veut dire que le système juridique, les frontières et les droits des Hongkongais sont protégés. En font partie les libertés de réunion et d’expression. Hong Kong est, par exemple, l’un des rares territoires chinois où le massacre de la place Tiananmen en 1989 est commémoré.
Pékin a le droit d’opposer son veto à toute modification du système politique. Par exemple, l’élection directe du chef de l’exécutif peut être annulée. Il s’agit du poste politique le plus élevé de la région administrative. Il est normalement choisi par les élections locales, mais il est nommé par Conseil d’État de la République populaire de Chine. Actuellement, ce poste est occupé par Carrie Lam depuis 2017. Elle est d’ailleurs la première femme à prendre cette fonction.

Des mots, pas des actes
La réponse internationale sera probablement basée sur beaucoup de mots et peu d’actes. Aujourd’hui, la question est de savoir si la loi sera réellement votée. Le président Xi Jinping et les dirigeants du Parti communiste chinois semblent penser qu’ils peuvent agir en toute impunité. Ils ont, en réalité, probablement raison. Surtout maintenant que de nombreux pays sont redevables de la Chine et que le monde est concentré sur la pandémie de coronavirus. Ce qui aura aussi des conséquences sur le statut de Taïwan

https://fr.businessam.be/le-debut-de-la-fin-la-chine-vise-le-controle-total-de-hong-kong/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_vive_tension_entre_georges_louis_bouchez_et_une_journaliste_de_la_rtbf_le_nouveau_president_de_lopen_vld_est_connu&utm_term=2020-05-22

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2020

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Des documents chinois fuitent: que s’est-il vraiment passé à Wuhan au début de l’épidémie?

Le début de l’épidémie de Covid-19 à Wuhan reste toujours assez flou. Les chiffres annoncés par la Chine semblent bien bas par rapport à la crise sanitaire que l’Europe et l’Amérique ont connue par après. Un dossier de 117 pages a été envoyé à CNN et donne un aperçu des premiers mois de l’épidémie en Chine. S’il est encore impossible de dire si des données ont été cachées volontairement, il est aujourd’hui clair que l’image donnée par la Chine était loin de la réalité. Alors que s’est-il vraiment passé en Chine entre décembre 2019 et avril 2020 ?
Les documents qui ont fuité viennent du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies d’Hubei. Avant de les analyser, la CNN est passée par plusieurs experts pour s’assurer qu’ils n’avaient pas été falsifiés. Leur véracité a été confirmée par 6 experts. Cela ne signifie toutefois pas qu’ils sont complets. Ils donnent néanmoins une idée de la situation en Chine au démarrage de l’épidémie.

Différence dans les chiffres
Les documents donnent précisément les chiffres pour deux dates : le 10 février et le 7 mars. Ils confirment que tous les cas détectés n’ont pas été annoncés. Le 10 février, la Chine a mentionné 2.478 cas de coronavirus. Mais le CDC provincial en avait détecté 5.918, soit plus du double. L’image que l’on se faisait de l’épidémie était donc bien loin de la réalité, minimisant fortement le nombre de personnes infectées.
Ce faible nombre annoncé s’explique – en partie – par une division très stricte des cas de coronavirus. Les chiffres du CDC du 10 février étaient divisés en 3:

Les cas confirmés par un test PCR : 2.345 personnes
Les cas diagnostiqués cliniquement grâce à des rayons X ou par CT-scan : 1.772 personnes
Les cas suspects (un contact avec une personne malade et des symptômes) : 1.796 personnes.
Au départ, seuls les cas confirmés étaient réellement annoncés. Les cas diagnostiqués cliniquement étaient considérés comme des cas suspects, ce qui minimisait la gravité de la maladie. Au lieu de dire qu’il y avait 4.000 personnes malades pour lesquelles les médecins étaient sûrs et certains, seule un peu plus de la moitié était annoncée comme confirmée. Pour les 3.500 autres cas, ils n’étaient qu’une éventualité, il ne fallait donc pas s’inquiéter. À l’époque, on ne parlait pas encore des personnes asymptomatiques, mais contagieuses.
Les chiffres du 7 mars sont déjà plus proches de la réalité. Les cas diagnostiqués cliniquement ont été ajoutés aux cas confirmés. Cependant, l’écart entre les infections détectées (3.456 malades) et celles annoncées (2.989 personnes) existait toujours.
Pour Andrew Mertha, directeur du programme d’études sur la Chine au John Hopkins, les documents semblent organisés pour permettre aux autorités de peindre un tableau de la situation qui leur convenait, sans les mettre dans une situation compromettante. Les autorités pouvaient alors donner les chiffres qui les arrangeaient le mieux.

Problèmes de tests
La découverte du virus étant encore récente à l’époque. Trouver de bons tests restait compliqué. Au départ, la Chine a utilisé les tests pour le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère), mais il y avait énormément de faux négatifs. En outre, les experts du CDC suspectaient une contamination des prélèvements parce que le personnel infirmier n’avait pas de protection.
Ensuite, la Chine est passée aux tests PCR, soit des tests d’amplification des acides nucléiques pour repérer le virus dès les premiers stades de la maladie. Mais ils ont aussi connu quelques difficultés. Si aujourd’hui, ils sont considérés comme les tests les plus fiables de marché, à l’époque, ils ne repéraient que 30 à 50% des cas diagnostiqués. Difficile de donner un bon aperçu des malades sans tests conformes, l’Europe s’en est bien rendue compte quand le virus est arrivé dans nos pays.
Quelques mois plus tard, la situation avait toutefois bien changé, et le nombre de tests étaient bien suffisants pour détecter le virus dans la population avant qu’il ne se propage.
Mais le plus gros problème est le temps nécessaire entre les premiers symptômes d’une personne et la confirmation de la maladie. Il fallait en moyenne 23,3 jours, soit plus de trois semaines. Les décisions prises par les autorités étaient donc basées sur des chiffres ayant plus de trois semaines de retard. Ce n’était donc pas du tout adapté à la situation sanitaire qui s’aggravait de jour en jour. Aujourd’hui, il y a toujours un temps de latence, mais il est d’environ 10 à 15 jours. C’est en moyenne le temps qu’il faut pour qu’une décision ait un impact sur le nombre de contaminations détectées chaque jour.

Épidémie de grippe
Fin 2019, la région d’Hubei a été touchée par une épidémie de grippe. Les chiffres annoncés dans les grosses villes étaient 20 fois supérieurs à ceux détectés un an plus tôt. Aujourd’hui, il est impossible de dire si cette vague de grippe est liée au Covid-19 et si parmi les patients, des cas de coronavirus n’ont pas été détectés.
Mais cette épidémie a certainement aidé à ce que l’épidémie de Covid-19 s’accélère. En effet, il y avait certainement d’importants risques de contamination dans les hôpitaux alors bondés.
En outre, l’épidémie de grippe a aussi permis au nouveau coronavirus de rester plus discret. Le personnel hospitalier était surchargé et n’avait pas le temps de chercher les signes d’un virus encore inconnu.

Bureaucratie
Un dernier point explique en partie la lenteur de la Chine à s’attaquer au Covid-19 : le sous-financement du CDC d’Hubei. Selon les documents, l’État finançait moins de 30% des besoins réels de l’institut pour atteindre ses objectifs. Le centre manquait d’équipement et le personnel était démotivé.
En outre, bien qu’il existe un réseau informatique pour prévenir d’un nouveau virus, celui-ci est lourd et complexe. Ce réseau avait été créé après l’épidémie de SRAS pour aider à signaler rapidement la maladie et à créer un lien avec les autorités nationales. Dans les faits, la connexion est lente et les restrictions empêchent une collecte rapide des données.
Au final, les membres de l’équipe, découragés, n’auraient simplement pas fait plus que ce qui leur était demandé. Leurs capacités d’analyse auraient été sous-exploitées, ce qui n’a pas permis de prendre l’épidémie à temps.

Transparence ou non ?
La Chine a toujours affirmé qu’elle s’était montrée transparente sur la maladie et qu’elle avait transmis à l’international toutes les données qu’elle avait. Les documents montrent qu’une partie des informations n’ont pas été divulguées, intentionnellement ou non. Le pays a minimisé l’épidémie, pensant que, comme pour le SRAS, les autorités sanitaires pourraient la contenir et la faire disparaitre sans que le virus ne sorte pas du pays.
Des documents internes et des écoutes l’attestent: l’OMS s’est plaint du manque d’informations venant de Chine
Pour Yanzhong Huang, membre senior du Conseil des relations étrangères spécialisée en santé mondiale, les erreurs de la Chine dans cette affaire ‘ont eu des conséquences mondiales’. Mais pour lui, il est difficile d’offrir une transparence à 100% : ‘Il ne s’agit pas seulement d’une dissimulation intentionnelle, vous êtes également limité par la technologie et d’autres problèmes liés à ce nouveau virus’. Il ajoute en outre que, même si la Chine avait été plus transparente, ‘cela n’aurait pas empêché l’administration Trump d’en minimiser la gravité. Cela n’aurait probablement pas empêché cette évolution de devenir une pandémie’.
Les documents reçus par CNN ne font pas toute la lumière sur les décisions chinoises. Il faudra certainement des années avant qu’on sache réellement ce qui s’est passé, si un jour on le sait. Toutefois, il aide à comprendre la situation du pays à l’époque, et sa minimisation qui a conduit plus tard à la pandémie.

https://fr.businessam.be/des-documents-chinois-fuitent-que-sest-il-vraiment-passe-a-wuhan-au-debut-de-lepidemie/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_du_soir_la_commission_relance_le_debat_sur_les_fetes_et_les_voyages_vandenbroucke_juge_comme_un_empereur_romain_pouce_vers_le_bas_ou_vers_le_haut_des_documents_chinois_fuitent_que_s_est_il_vraiment_passe_a_wuhan&utm_term=2020-12-02

Écrit par : Allusion | 03/12/2020

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‘Le yuan numérique peut aider à renforcer la surveillance et le contrôle de l’État’

La Chine a lancé il y a quelques mois sa propre monnaie numérique. Après 6 ans de développement, des projets pilotes ont été lancés dans 4 grandes villes du pays. Une loterie est même organisée pour gagner des yuans numériques. Mais derrière cette monnaie se cache surtout une nouvelle manière de contrôler la population.
Les yuans numériques n’ont rien à voir avec les cryptomonnaies comme le Bitcoin, qui est indépendant de l’État et qui n’est ni contrôlé ni émis par une seule institution. Le Yuan numérique est au contraire une monnaie digitale créée par la banque centrale (CBDB). Cela signifie qu’elle est gérée par une institution qui appartient à l’État et qui suit les directives financières du gouvernement.
Toutes les transactions sont compilées dans un registre numérique, de sorte qu’il est possible de savoir qui a utilisé quelle somme d’argent à quel endroit. Des données qui sont impossibles à connaitre lors de l’utilisation d’argent liquide. L’État n’a également pas le droit de regard sur les transactions réalisées grâce à un compte dans une banque privée.

Contrôle financier
Pour la Chine, cela a toujours été un problème. Le gouvernement communiste estime que l’absence de données sur les transactions l’empêche de contrôler sa politique financière. L’État s’inquiète surtout du développement des services de paiements de grandes entreprises technologiques comme Alipay du Ant Group ou de WeChat Pay de Tencent. Ils prennent une trop grande place dans l’économie chinoise et risquent, en cas de grosses crises, de la déstabiliser.
‘Le yuan numérique peut aider à renforcer la surveillance et le contrôle de l’État sur l’économie et la société’, a déclaré Frank Xie, professeur de commerce à l’Université de Caroline du Sud, à CNN. ‘Il renforce la centralisation de l’autorité. C’est peut-être la raison fondamentale pour laquelle il a été fortement poussé et précipité par l’État.’
En outre, la Chine voudrait, grâce au Yuan numérique, pouvoir contrôler les sorties de capitaux hors du pays. L’année dernière, ce sont 50 milliards de dollars en cryptomonnaie qui ont été transférés à l’étranger, alors que le pays limite les achats de devise étrangère à 50.000 dollars par an par citoyen. L’utilisation de yuan numérique donnerait un aperçu des fuites de capitaux.

‘Anonymat contrôlé’
À l’heure actuelle, les tests grandeur nature se font dans 4 villes : Shenzhen, Suzhou, Chengdu et Xiong’an. 2 milliards de yuans numériques (environ 252 millions d’euros) sont en circulation. 20 millions de yuans devraient s’y ajouter prochainement grâce à la grande loterie organisée par JD.com. L’entreprise chinoise devient la première plate-forme en ligne à accepter la monnaie numérique pour ses échanges. Pour fêter cela, la banque centrale chinoise offre 100.000 enveloppes de 200 yuans, qui seront distribués via JD Digits, le service financier en ligne de JD.com, explique la CNBC.
La banque centrale affirme que la monnaie présente un ‘anonymat contrôlé’. Cela signifie que les deux parties d’une transaction n’ont pas de données sur l’autre, mais les informations privées restent compilées dans les registres de la banque centrale, qui peut y avoir accès à tout moment.
La Banque centrale européenne voudrait également lancer sa propre monnaie numérique, mais la collecte des données privées est l’un des points de blocage. La BCE a précisé que l’euro numérique serait contrôlé en dernier ressort, mais il est fortement possible que les transactions soient toutes enregistrées dans le livre de la banque centrale. Sa présidente, Christine Lagarde affirme cependant que la protection de la vie privée des utilisateurs était essentielle.

Le Yuan face au Dollar
Si la Chine est l’une des premières banques centrales à développer sa monnaie numérique, ce n’est pas seulement pour le contrôle des transactions financières en Chine. C’est également pour faire face au dollar américain. Si le conflit économique qui les oppose se renforçait, le pays communiste pourrait tout simplement être coupé de la monnaie la plus utilisée au monde. Le dollar représente en effet 88% des règlements internationaux. En outre, le service international de transfert d’argent SWIFT pourrait ne plus être accessible depuis la Chine.
Que se passerait-il si les États-Unis décidaient de couper la Chine du dollar?
Les particuliers et entreprises pourraient alors utiliser le yuan numérique pour faire leurs achats en dehors du commerce national. Le pays serait alors un peu moins dépendant du système financier américain.
Le gouvernement explique également que le yuan numérique donnera la possibilité aux personnes qui n’ont pas accès à un compte en banque d’utiliser tout de même les services de paiements numériques. Cela concerne, par exemple, la dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, qui selon ses dires s’est vue refusée un compte en banque, le mois dernier, à cause des sanctions américaines. Une solution non négligeable dans une société chinoise utilisant de moins en moins du cash dans ses transactions.
Toutefois, les analystes financiers ont des doutes sur le succès du yuan numérique. En Chine, 800 millions de citoyens, soit plus de la moitié de la population, utilisent déjà des services de paiement mobile comme Alipay et WeChat Pay. Ces outils financiers n’offrent pas les mêmes garanties que la monnaie de la banque centrale, mais ils proposent des services similaires. En outre, ils garantissent beaucoup plus d’anonymat que le yuan numérique, ce qui est un énorme avantage pour des transactions importantes ou pour des virements vers l’étranger.

https://fr.businessam.be/le-yuan-numerique-peut-aider-a-renforcer-la-surveillance-et-le-controle-de-letat/

Écrit par : Allusion | 09/12/2020

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Durable: la Chine à la croisée des chemins

Devenue superpuissance économique, la Chine veut atteindre la neutralité carbone en 2060. Les défis et les risques en matière de développement durable demeurent toutefois considérables.
Au cours des dernières décennies, les pays émergents sont devenus des acteurs incontournables au niveau économique et financier. La Chine s’est même imposée comme la deuxième puissance mondiale.

Elle est aussi la première émettrice de gaz à effet de serre à cause du développement fulgurant de ses infrastructures et de son industrie. Depuis le début de ce siècle, l’usine du monde a vu son secteur tertiaire se développer fortement. Ce qui n’est pas sans conséquence. En 2010, la Chine concentrait plus de 40 % des décès liés à la pollution de l’air dans le monde. Les défis comme les risques sont colossaux. Deux bonnes raisons pour l’investisseur d’intégrer les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) quand il investit en Chine.

Gouvernance et pollution
Avant tout, la Chine a un important problème de gouvernance. La corruption lui coûterait chaque année 10 % de son PIB. De plus, les pouvoirs locaux et central concentrent les leviers de pouvoir. Cela freine les initiatives citoyennes ou les ONG et fragilise la lutte contre la corruption. Il y a pourtant urgence. D’après une étude récente, la pollution de l’air aurait tué plus de 30 millions d’adultes chinois en 20 ans. Plus d’un sixième des terres arables sont pollués, ce qui menace l’autosuffisance alimentaire.
En termes d’objectifs, la Chine vise la neutralité carbone pour 2060. Sous pression, elle s’est aussi engagée à atteindre son pic d’émissions de carbone avant 2030. Ce qui correspond au scénario d’un réchauffement climatique de 2°C.

Intensité carbone et approvisionnement en eau
Pour respecter ses engagements, la Chine devrait diminuer sa consommation de charbon de 96 %, le pays absorbant plus de la moitié de la production mondiale. Pour réduire son intensité carbone, le pays s’est doté d’un marché du CO2 et a développé les énergies alternatives. Récemment, la Chine est ainsi devenue le premier producteur d’énergie solaire et de véhicules électriques au monde. À ce niveau, son territoire riche en métaux rares lui donne une longueur d’avance.
Un deuxième défi majeur pour la Chine est l’approvisionnement en eau. Les principales ressources se situent dans le sud du pays alors que les mégalopoles se développent au nord, ce qui provoque des périodes de stress hydrique.

Progrès à soutenir et risques à éviter
Dans le classement de l’ONU relatif au développement durable, la Chine se situe à la 48e place sur 166 pays. Ses points forts sont les progrès dans la lutte contre la pauvreté, l’éducation, la protection de l’environnement ou la santé. Mais il reste beaucoup à faire.
Au niveau des investissements responsables, la demande a longtemps été soutenue par les particuliers. Mais depuis quelques années, les places financières exigent un effort de transparence de la part des entreprises. Certaines d’entre elles accusent un lourd passif au niveau des risques ESG. Les intégrer dans le choix des investissements apparaît indispensable. Pour réduire le niveau de risque de votre portefeuille et soutenir les acteurs les plus engagés dans la transition.

Écrit par : Allusion | 08/01/2021

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Coronavirus: il y a un an, le premier mort ignoré à Wuhan

L’anniversaire du premier mort connu du nouveau coronavirus passait inaperçu lundi à Wuhan, alors que la Chine cherche à gommer son image d’épicentre du Covid-19.
Le 11 janvier 2020, la Chine annonçait qu’un premier mort du mystérieux virus avait été enregistré deux jours plus tôt dans la métropole de 11 millions d’habitants.
Plus de 1,9 million de personnes ont depuis perdu la vie à la surface du globe des suites de l’épidémie.

Anniversaire discret en Chine
À Wuhan, comme ailleurs en Chine, la pandémie a été largement maîtrisée dès le printemps et le bilan national des décès reste officiellement à 4.634 depuis mi-mai.
Dans la ville du centre du pays, la première à être placée en quarantaine à compter du 23 janvier 2020, les habitants vaquaient normalement à leurs occupations lundi matin, alors que les médias du régime communiste taisaient ce premier anniversaire.

Le 12 janvier, des organisateurs vont enfin avoir la permission de venir à Wuhan pour chercher quelle était la source de la pandémie

https://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/coronavirus-il-y-a-un-an-le-premier-mort-ignor%C3%A9-%C3%A0-wuhan/ar-BB1cDBKr?ocid=msedgdhp

Écrit par : Allusion | 11/01/2021

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La Chine est de plus en plus divisée en 2 : avec le capitalisme (sud) et le communisme (nord) comme terrain de jeu

La ville de Shanghai est l’un des points d’ancrage économique du sud du pays. Imaginechina via AP Images – Isopix
Le sud du pays représente désormais les deux tiers de la production économique du pays.
Le 18 janvier, la Chine annonçait une croissance de 2,3% de son PIB pour l’année 2020 malgré la crise. Une hausse qui a propulsé la deuxième puissance économique mondiale dans les rares pays à pouvoir revendiquer un avancement malgré la pandémie.
On observe toutefois un certain déséquilibre dans cette reprise : l’asymétrie nord-sud, déjà amplifiée avant la crise, est aujourd’hui encore plus marquée. La croissance du PIB dans le sud est passée à 65%, contre 60% il y a cinq ans. C’est le plus haut niveau jamais enregistré dans l’histoire du pays.
Le nord, qui abrite les plus grandes mines de charbon et les réserves de pétrole du pays, s’est vu rattraper par la chute des prix des matières premières après 2013. Cette partie du pays accueille également de grandes entreprises industrielles, que ce soit des sidérurgistes ou des géants de la chimie.

D’autres facteurs sont également responsables de ce déséquilibre :
En raison de leur héritage industriel, les provinces du nord ont une forte tendance à ‘l’économie planifiée’.
Que cela signifie-t-il ? Il s’agit d’une économie où les choix en matière d’investissements, de production et de fixation des prix, sont faits par l’État ou ses organismes habilités. L’économie planifiée s’oppose donc, par définition, à l’économie dite ‘de marché’, régie par la loi de l’offre et de la demande, et de la fameuse main invisible. ‘Les solutions de marché fonctionnent mieux dans le sud’, déclare un responsable de la ville de Tianjin, une ville en difficulté située dans le nord du pays, dans une interview accordée à The Economist.
En 2013, alors que la construction chinoise était à son apogée, les investissements dans des actifs tels que les routes et les usines représentaient 66 % du PIB dans le Nord, contre 51% dans le Sud.
Les gouvernements locaux du sud, eux, se sont montrés plus distants. Il se trouve aussi que les deux régions les plus dynamiques de la Chine, qui abritent la plus grande concentration d’entreprises privées et de start-ups technologiques, se trouvent dans le sud, avec Shanghai et Shenzhen comme points d’ancrages.

Une géographie désavantageuse
Le sud épouse aussi une dynamique commerciale où le trading d’appareils, comme les smartphones, s’est intensifié. L’année dernière, l’excédent de son commerce extérieur- on parle d’excédent lorsque les exportations sont supérieures aux importations- s’élevait à environ 7% du PIB. Le nord, lui, avait enregistré un déficit de 2%.
Le nord a également été davantage perturbé par l’épidémie au cours de ces derniers mois. Des millions d’habitants de la province du Hebei, qui produit environ un quart de l’acier chinois, sont à présent confinés. La géographie semble donc être étroitement liée à ce phénomène : l’hiver, plus rigoureux dans le nord rend le virus plus transmissible, ce qui se ressent dans le chiffres.

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Écrit par : Allusion | 22/01/2021

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Le très sérieux défi démographique qui fait face à la Chine

La République populaire de Chine est confrontée à un gros problème. Après s’être battue contre une surpopulation, elle doit désormais se battre contre une population vieillissante. D’ici 2050, un tiers de la population aura plus de 60 ans.
Sans surprise, plusieurs décennies de la politique de l’enfant unique ont créé une population fortement vieillissante. Et cela ne va pas en s’améliorant puisque le taux de natalité baisse. En 2020, le nombre de naissances a baissé de 15%, selon CNN.
En 2019, 11,79 millions de nouveaux Chinois sont nés. En 2020, il y en avait beaucoup moins: 10,03 millions. C’est le taux de naissance le plus bas jamais enregistré depuis la fondation de la république.
Et cela alors que la politique de l’enfant unique a pris fin il y a 5 ans. Entre 1979 et 2015, les couples chinois ne pouvaient avoir qu’un enfant. Si la femme entamait une seconde grossesse, elle se voyait obligée d’avorter ou de payer une lourde amende. Aujourd’hui, la loi permet aux Chinois d’avoir deux enfants.

Vieillissement
La loi des deux enfants a été instaurée pour renverser le vieillissement de la population. Au rythme actuel, un tiers des Chinois aura plus de 60 ans en 2050. Et cela impacte directement l’économie. La Chine est en passe de devenir le pays le plus riche du monde. Mais est-ce que ce sera possible avec une population ‘obsolète’ et improductive ?
La Chine n’est pas la seule nation à souffrir de la baisse de natalité. Le Japon et la Corée du Sud ne savent plus quoi faire pour éviter un vieillissement de la population. Et cela alors que la politique de l’enfant unique n’a jamais été mise en œuvre. En Europe, c’est l’Italie qui vit un tel scénario, mais beaucoup d’autres pays du vieux continent n’en sont pas non plus à l’abri.
L’Italie, ‘un pays sans avenir’, sur le chemin d’un scénario démographique à la japonaise
Les analystes voient principalement un changement de mentalité chez les jeunes femmes. Elles sont beaucoup moins susceptibles de se marier et d’avoir des enfants qu’il y a quelques années. En 5 ans, en Chine, le nombre de femmes en âge de se marier qui ont effectivement sauté le pas a baissé de 41,9%.

La femme, sans l’homme
La raison est simple : le gouvernement chinois, pour augmenter la productivité, pousse tout le monde, homme comme femme à travailler. Mais dans la culture du pays, l’épouse continue d’effectuer presque toutes les tâches ménagères. Les femmes qui ne veulent pas de ce fardeau supplémentaire décident donc de ne pas se marier et renoncent donc aux enfants qu’elles auraient pu vouloir. Elles travaillent et gagnent leur salaire pour être indépendantes et ne pas avoir besoin d’homme dans leur vie. Ces femmes, célibataires à 27 ans ou plus, sont encore aujourd’hui appelées ‘les femmes perdues’.
Le gouvernement s’inquiète de cette baisse de natalité. La croissance du pays va en être forcément impactée. À moins que la productivité par travailleur augmente.
Alors que la Chine cherche une solution à ce problème, l’Inde, qui ne connait pas de baisse de natalité aussi abrupte, rattrape son écart économique.

https://fr.businessam.be/le-tres-serieux-defi-demographique-qui-fait-face-a-la-chine/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_du_soir_interview_les_banques_doivent_jouer_le_jeu_et_sortir_de_leur_schema_de_rentabilite_la_coree_du_nord_face_a_sa_pire_crise_et_c_est_kim_jong_un_qui_le_dit_la_vie_tumultueuse_de_larry_flynt_roi_du_porno&utm_term=2021-02-11

Écrit par : Allusion | 12/02/2021

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La Chine dégaine une arme de taille pour s’attaquer à l’industrie de la défense américaine

Les États-Unis importent pas moins de 17 minerais rares pour produire leurs F-35. Crédit : Isopix
La Chine envisage de limiter l’exportation de 17 minerais rares, une arme de riposte face aux pressions que les États-Unis ont exercées sur elle. C’est aussi une façon de toucher la défense américaine en plein coeur.
C’est une guerre commerciale sans fin qui oppose les deux plus grandes puissances du monde. Et la Chine, qui contrôle 80% de l’approvisionnement en terres rares n’a pas dit son dernier mot…
Elle envisage de pénaliser volontairement l’industrie de la défense américaine en limitant ses exportations de 17 minerais rares, indispensables à la production des avions de chasse américains, les F-35. C’est ce que rapporte le Financial Times, qui a eu écho de cette éventuelle mesure par plusieurs sources.
D’après le Financial Times, Pékin souhaiterait aussi, en adoptant ces restrictions, comprendre à quelle vitesse les États-Unis pourraient obtenir des sources alternatives et/ou augmenter leur propre capacité de production (sans elle).


417 kilos pour un F-35
Et la Chine a visé juste. Pour produire un avion de chasse, les États-Unis ont besoin de plus de 417 kilos de minerais rares. Si la Chine venait à leur ‘couper les vivres’, ils n’auraient d’autre choix que de trouver une autre source d’approvisionnement ou de produire moins, ce qui chamboulerait tous leurs plans. Le budget dédié à la production des F-35, qui s’élèverait déjà à plus de 1.000 milliards de dollars, serait aussi fortement impacté.

‘Réellement vulnérables’
Les États-Unis auraient-ils dû s’y attendre? Cette possibilité avait été évoquée en 2019 par Hu Xijin sur Twitter, alors que la guerre commerciale entre la Chine et Washington battait son plein. À la même époque, le Pentagone avait d’ailleurs remis au Congrès un rapport qui se penchait sur la question.
En octobre dernier, Ellen Lord, qui était à ce moment la plus haute responsable de la Défense pour les acquisitions, avait déclaré au Congrès que les États-Unis devraient ‘créer des réserves de minerais rares’. Pour elle ‘les États-Unis étaient ‘réellement vulnérables’ face à la Chine qui ‘inonde le marché pour détruire toute concurrence’.

Une intimidation?
La Chine cherche en tout cas à faire comprendre à la nouvelle administration de Joe Biden – qui n’est pas plus tendre avec elle que celle de Donald Trump – qu’elle n’a pas l’intention de baisser les armes.
De leur côté, l’Europe et l’Amérique accélèrent le pas pour sécuriser leurs approvisionnements en minerais rares. La Chine reste donc prudente car elle sait qu’à trop effrayer son ennemi juré, de nouveaux concurrents pourraient se surpasser. Et elle perdrait alors son monopole…

https://fr.businessam.be/la-chine-degaine-une-arme-de-taille-pour-sattaquer-a-lindustrie-de-la-defense-americaine/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_du_soir_vous_esperiez_un_deconfinement_vous_revez_le_bitcoin_est_une_bulle_purement_speculative_sa_valeur_reelle_est_inferieure_a_zero_suivez_en_direct_video_l_atterrissage_a_haut_risque_du_rover_perseverance_sur_mars&utm_term=2021-02-18

Écrit par : Alluson | 19/02/2021

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Xi Jinping annonce avoir éradiqué l’extrême pauvreté en Chine. Comment s’y est-il pris… et dit-il la vérité?

L’extrême pauvreté a disparu de la Chine, selon Xi Jinping. CHINA-BEIJING-XI JINPING-MACAO-WORK REPORT CN JuxPeng PUBLICATIONxNOTxINxCHN
Ce jeudi, le président chinois Xi Jinping a fièrement annoncé avoir mis fin à l’extrême pauvreté dans son pays. Une ‘victoire complète’ qui ‘entrera dans l’Histoire’. Malgré d’indéniables progrès, le Parti communiste semble toutefois faire dire aux chiffres ce qui l’arrange.
Xi Jinping l’a annoncé à son peuple en grandes pompes: l’extrême pauvreté appartient au passé. Lorsqu’il est arrivé à la tête du Parti communiste, la Chine comptait encore 98,9 millions d’habitants en situation d’extrême pauvreté, selon les chiffres officiels de l’époque. En moins de dix ans, ils auraient tous été sortis de la misère.
Le président chinois a évoqué une ‘victoire complète’, sur l’extrême pauvreté. ‘C’est un miracle qui restera dans l’Histoire’, a-t-il clamé.
‘Aucun autre pays ne peut sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté en si peu de temps’, a ajouté Xi Jinping, faisant référence aux 800 millions de Chinois extraits de l’extrême pauvreté depuis le début des années 1970 et l’entame des grandes réformes économiques du PC.

Comment la Chine a-t-elle procédé?
Lors de la cérémonie de ce jeudi, Xi Jinping a remis des médailles à une dizaine de responsables pour le travail qu’ils ont abattu afin de lutter contre la pauvreté. Il a félicité les efforts accomplis par ses prédécesseurs – sans les citer nommément – pour avoir métamorphosé la Chine en l’espace de quelques décennies. La faisant passer d’un système collectiviste en un immense marché et la propulsant au rang de deuxième économie mondiale.
La lutte contre l’extrême pauvreté avait déjà connu un bel essor sous Hu Jintao, qui présida le Chine entre 2003 et 2013. À l’époque, il avait réalisé de grandes dépenses pour les écoles et les soins de santé dans les zones rurales, afin de transposer le modèle de prospérité de la côte Est vers l’intérieur des terres.
Xi Jinping a fait son annonce dans un Great Hall of the People de Pékin plein comme un œuf. (Yan Yan/Xinhua via AP)
Une fois au pouvoir, Xi Jinping a continué le travail, plaçant la lutte contre la pauvreté parmi ses plus hautes priorités. Pour ce faire, il a notamment entrepris de déplacer de nombreux villageois établis dans des vallées reculées vers des villes tout juste sorties de terre. Au total, d’après les chiffres officiels, 10 millions de personnes ont eu l’occasion de déménager vers des régions moins isolées. 27 millions ont également pu profiter d’une rénovation de leur habitation.
Parmi les autres mesures, il y a eu le porte-à-porte mis en place par des fonctionnaires auprès des familles pauvres afin de les inscrire à des formations professionnelles. De nombreux subsides ont également servi à pousser à la création d’entreprises.
Au total, Xi Jinping affirme que son gouvernement a dépensé 1,6 trillion de yuans (202 milliards d’euros) en huit ans pour éradiquer l’extrême pauvreté.

La Chine triche-t-elle?
Présenté comme cela, le tableau est idyllique. Toutefois, il convient de le nuancer. La définition officielle de l’extrême pauvreté en Chine correspond à un revenu par personne de 11 yuans (1,70 dollar) par jour. Ce chiffre est inférieur au seuil international de pauvreté, placé à 1,90 dollar par la Banque mondiale. Le PC justifie cet écart par le fait que le coût de la vie serait bien moins élevé dans les milieux ruraux de son pays.
Mais ce n’est pas tout. La norme de 1,90 édictée par la Banque mondiale est celle d’application pour les pays les plus pauvres. Or, la Chine ne fait plus partie de ceux-là. Elle est considérée comme un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Pour ceux-là, la norme de l’extrême pauvreté est fixée à… 5,50 dollars par jour.
Bref, pour se vanter d’avoir mis fin à l’extrême pauvreté, la Chine utilise une norme inférieure à celle des pays les plus pauvres… alors qu’elle n’en fait même pas partie.

Une lutte loin d’être finie
Selon certains analystes, malgré tous les efforts de propagande pour vanter la gestion de la crise du coronavirus par Pékin et pour faire croire que le Covid-19 n’est pas né en Chine, la pandémie a fragilisé la position de Xi Jinping dans son pays. En annonçant avoir éradiqué l’extrême pauvreté, il espère redorer son blason au moment où le Parti communiste, créé en 1921, célèbre son 100e anniversaire.
Quoi qu’il en soit, il est vrai que la Chine œuvre effectivement contre la pauvreté. Il est tout aussi vrai que son économie ne cesse de grandir et que, contrairement à ses rivales, son économie s’est déjà très bien rétablie de la pandémie. Toutefois, les analystes insistent sur le fait que la pauvreté reste un fléau dans le pays et qu’il faut poursuivre, voire intensifier les efforts pour combattre des inégalités abyssales.
Dans un rapport publié en janvier pour la Brookings Institution, l’ancien expert de la Banque mondiale Indermit Gill a affirmé que la Chine était presque aussi bien lotie que les États-Unis l’étaient en 1960, lorsqu’ils sont devenus un pays à revenu élevé. En se basant sur la norme de revenu américaine de l’époque, entre 80 et 90% de la population chinoise serait actuellement considérée comme pauvre.
‘Si nos chiffres sont corrects, la Chine a des années – voire des décennies – de retard’, a averti Gill.

https://fr.businessam.be/xi-jinping-annonce-avoir-eradique-lextreme-pauvrete-en-chine-comment-sy-est-il-pris-et-dit-il-la-verite/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_du_matin_ce_que_le_comite_de_concertation_devrait_decider_ce_vendredi_avec_le_vaccin_pfizer_et_moderna_touchent_le_jackpot_scandale_les_usa_bombardent_des_cibles_iraniennes_les_masques_pas_suffisants_chez_le_coiffeur&utm_term=2021-02-26

Écrit par : Allusion | 27/02/2021

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