30/09/2009

Diviser ou multiplier?

Mettre le voile au vestiaire ou se voiler la face devant des problèmes identitaires. Voilà la question qui se posait après les manifestations de plus en plus tendancieuses porté par une foule de positions religieuses ou autres. Un philosophe était de la partie dans la discussion. Profitons-en pour ouvrir celle-ci et pour relier l'analogique au numérique.

20090820Afganistan élections.jpgAprès la France qui avec un esprit républicain avait accepté le voile mais mettait la burqa sur la sellette du questionnement. La Belgique reprenait la question de l'acceptation du voile à l'école. Le MR belge demandait d'interdire le voile et tout signe religieux à l'école au moins jusqu'à l'âge de 16 ans.

Le 22 septembre, le philosophe Guy Haarscher était interrogé à la RTBF sur l'interculturalité. Il faut apprendre à vivre ensemble, était sa conclusion. Il pilote des Assises de l'interculturalité. Une nouvelle tentative de rapprochement dans notre pays qui se paye une capitale baptisée comme un laboratoire de l'Europe.Multiplier ou diviser.jpg

Les religions prêchent à la multiplication, alors qu'elles cherchent à diviser les peuples entre les bien aimés de différents Dieux et de ceux qui n'en seraient pas.

Pour réussir une intégration, dit Guy Haarscher, il y a deux conditions:

1. éviter le racisme "qui existe des deux côtés", également dans les minorités.

2. lutter contre l'intégrisme religieux "car quand il y a des problèmes, quand il y a des conflits, quand les gens sont dans une position de vulnérabilité, ils sont captés par des groupes intégristes".

La laïcité serait un modèle à préserver en l'état pour tout le monde. "Laos veut dire peuple. L'État est l'état de tout le peuple et pas seulement ceux qui pratiquent une religion ou une autre. Cela a été un grand combat en Belgique contre la domination du catholicisme. La laïcité est la liberté pour chacun. Mais pour ça, il faut éviter que les religions, d'où qu'elles viennent, ne recolonisent l'Etat", concluait-il.

"Laïc, c'est le hic" écrivais-je, un jour. Être athée ne veut pas dire être laïc, m'avait-on rappelé à l'époque. 20090622Iran circulez.jpgOk. Mais... « L'église ne reconnaît qu'une sorte de laïcs : les siens. », disait Carl Dubuc

"Il faut être ferme contre les pratiques racistes et contre l'intégrisme", ajoutait le philosophe en prenant la position d'interdire le voile à l'école. Là, se trouve la véritable nuance.

Ici, ce philosophe prêche pour la non-reconnaissance d'une appartenance à une religion, au moins pendant les premières années de la vie d'un enfant. Assez normal de ne pas être embrigadé pour un adulte en formation.

Je ne vais, pourtant, pas reprendre le flambeau de cette discussion, trop présent dans tous les médias pour en remettre une couche. Les représentations vestimentaires, comme la mode ont déjà pas mal de points d'interrogation dans l'histoire. Cette pièce de tissu cache la femme du plus simple au plus intégriste par hidjab, jilbab, tchador, niqab, burqa. De moins en moins, ouvert vers l'autre. Les témoignages féminins se retranchent, derrière la Foi, les convictions ou la culture pour expliquer leur décision tout en se voilant la face.

Mais ne nous voilons pas la face et cette fois dans sa version au figuré. Nous nous retranchons derrière une foule de barrières.

Question: Sommes-nous prêts à nous aimer ou au contraire, nous écartons-nous de plus en plus d'une volonté de communion des peuples derrière nos frontières rikiki? Beaucoup d'éléments perturbateurs à l'amour entre les hommes sur le chemin de l'intégration. 20090813Birmanie.jpgLes frontières existent bel et bien. Même l'idée de la nation ne suffit plus. On pense, désormais, régionaliser à sous-régionaliser, en espérant se placer plus près des convictions des gens, plus en relation avec leur culture propre, plus en relation, aussi, avec ce sol qui a vu naître ses propres contemporains, concitoyens, plus en communion avec notre enseignement spécifique. Les langues, aussi, s'attachent comme une colle indélébile et invisible à nos envies de reconnaissance. Tout est aussi en place dans l'environnement pour séparer: les idéologies, le pouvoir d'achat, les religions, les symboles... Tout divise pour empêcher les contacts plutôt que de les multiplier.

Personne n'est le clone d'un autre. C'est notre haut degré de complexité qui veut cela. Similaire, mais jamais totalement identique. Mais, c'est un pluralisme d'idées, une richesse, dit-on. C'est très probablement vrai, mais, c'est aussi un grand défit qui ne trouvera son échappatoire qu'avec l'effort de chacun.

Déjà, au niveau de base, dans l'entité familiale, garder 'l'église au milieu du village", suivant l'expression consacrée, cette richesse peut être une affaire de discussions opiniâtres.20090503LiberalSocialiste.jpg

Voilà, que le besoin d'écologie, lui-même, entrave le rapprochement physiques entre les hommes en espérant réduire les déplacements à des limites congrues à vélo, mais sans frais énergétiques. La Nature est à considérer comme un interlocuteur de poids. Elle impose ses ressources limitées et tout le monde est concerné. Le "Syndrome du Titanic" présenté par Nicolas Hulot, ce dimanche 27 septembre, le rappelait avec force telle qu'une contrainte planétaire. Le but, d'après lui, c'était de préparer le terrain avec une neutralité non partisane pour rechercher le plus d'efficacité. La culpabilité n'existe pas hier, on ne savait pas. Elle commence aujourd'hui, disait-il. Donc, chacun devra inventer à sa manière le choix de son renoncement par rapport au passé.

Le "divide ut imperes" (diviser pour régner) serait-il, donc, condamné à exister pour expliquer cette séparation entre les peuples. Les politiques, sans le dire, aiment cette maxime. Ils ont leurs propres lois, leurs propres règles de fonctionnement. Dresser des frontières, c'est installer, en définitive, plus de dirigeants à la tête de chacune des entités.

Si d'un autre côté, les villes rassemblent les peuples, elles en deviennent tellement grandes que l'éloignement entre ses membres en devient trop importante. Le mondialisme et le commerce se prêtent à l'ouverture et les échanges entre les peuples mais ne permet pas les échanges sociaux de base de vie. Basé uniquement sur le modèle financier, il a aussi raté son but.

Obama dans son discours à l'ONU, avec son éloquence bien connue, allait dans le sens de l'intégration au niveau des nations par ces mots "une nouvelle ère de coopération multilatérale, basée sur un intérêt et un respect mutuels". Pourtant son éloquence ne suffit pas ou demanderont un effort pour trouver le bénéfice commun, s'il existe était-il ajouté. Le ministre des Affaires Etrangères belge, Yves Leterme avait, dans son discours, quelques mots empruntés à Obama et en avait d'autres plus spécifiques, mais cela sonnait juste. Il reprenait pour commencer les paroles de Jean Monnet "Rien ne se crée sans les hommes. Rien ne dure sans les institutions" avant de précher pour un multilatéralisme inclusif dans le respect de la dignité humaine et la lutte contre la prolifération. Il ne manquait pas de relever les lacunes de l'ONU, par son manque de rigueur et de transparence. Bruxelles est reconnu comme le laboratoire de l'Europe en ce qui est de l'intégration multiple. La coopération multilatérale et consensuelle devient un must pour ne pas exploser.

Très récemment dans l'échelle humaine globale, Internet a fait une percée inattendue pour rassembler les hommes de la terre de manière virtuelle alors qu'ils n'auront jamais l'occasion de se rencontrer physiquement dans le réel.

On fête, cette année, le dixième anniversaire des Blogs. Ils préparaient cette ouverture par la présentation de l'égo des participants. Les forums ont extrapolé en recentrant les discussions. Les réseaux sociaux complètent le processus en mélangeant les deux aspects en ouvrant des amitiés souvent fictives mais réelles dans leur finalité de rapprochement et des connexions en réseaux dans une grande Toile. La demande augmente en permanence, preuve du succès, même si le système, lui-même, reste soutenu par des règles du commerce.

Les forums ne peuvent plus se complaire par des monologues comme au temps du livre et du journal à sens unique. Le droit de réponse existe, cette fois. Sans un rythme de croisière de questions-réponses, le forum terminerait sa course prématurément. Il s'agit maintenant d'écouter attentivement ses amis et ses ennemis de convictions dans un processus fusionnel en apportant son expérience. La dérive serait la foire d'empoigne. Seule l'intégration, bien comprise, de tous les paramètres, de tous les facteurs dans un consensus sans compromission aura, en définitive, un droit de cité pro-actif. Le gourou tentera encore d'en imposer, mais il sera bien vite reconnu comme tel et remis à la place qu'ils n'auraient jamais dû quitter. Ce sera le retour nécessaire des candides avec leur propre interprétation, qu'il faudra aussi prendre en compte. Une sorte de polythéisme renaît de ses cendres sous cette forme. Chacun, adulte et critique, à la fois dieu, serviteur, régulateur de ses propres phantasmes.

Le monde se freinera, peut-être, par cette nouvelle démocratie tout azimut mais il en crèverait de presser sur le champignon en ne comprenant pas le besoin de consolidation des opinions.

Revendiquer d'exister en entité unique, mais à l'intérieur d'une toile et d'un réseau d'idées. 20090809E18 travaux.jpgTout un programme !

Une nouvelle interprétation de l'égocentrisme? Non. Il y a bien une obligation de répondre au besoin naturel de préserver son corps et son esprit dans un jeu de quilles avec des interconnexions. Chacun, seul devant son destin, mais en interaction qui rend responsable envers les autres et ... soi-même dans un monde complexe.

Alors, il y a nos peurs qui sont toujours là. Le magazine "Psychologies" en parlait de celles-ci dans son magazine de septembre. Nos peurs seraient, statistiquement et dans l'ordre dégressif, dues à la pensée que nos enfants ne seraient pas heureux, de la maladie, de la dégradation de l'environnement, du chômage, du manque d'argent. On ne trouve pas la peur de vivre en société dans la liste. Elles seraient, donc, plus portées par l'imagination que par la réalité. Alors, il y a les palliatifs. La recherche scientifique et la Foi en Dieu arrivent comme secours avec le fatalisme comme pilule de l'ignorance des réalités.

20090516Pape retour.jpgEt si, pour une fois, nous étions las d'entendre d'un côté "C'est normal, c'est l'évolution de l'espèce qui veut cela" et de l'autre "C'est normal, c'est Dieu qui veut cela", comme s'il n'y avait jamais aucun responsable et que nous n'y sommes pour rien et que nous n'y pouvons rien.

Exister, par nous mêmes et pour nous mêmes.

L'effet Papillon n'est pas un mirage. La physique quantique en apporte une preuve, par l'absurde.

Intégrisme, que cette volonté d'être unique? Non. Cette volonté, si elle existe parfois, se vera vite canalisée, récupéré par plus intégriste, encore. Heureusement, elle ne va pas jusqu'au bout de ses ambitions. L'homme reste un animal grégaire mais pas de manière illimitée. 20090629Jacqson mort.jpgIl aime exister en solitaire mais c'est dans un groupe solidaire qu'il se sent le mieux. Mais, ce n'est pas en "meute" qu'il exprime son identité.

L'anthropomorphisme dévie notre vision avec les réactions bizarres des animaux, conformes pourtant à un protectionnisme naturel de groupe ou dans une entité familiale. Mais elle peut aider à comprendre les différences. Nous nous enorgueillissons avec quelques neurones en plus, d'exprimer nos conclusions.

Le 25 septembre, ARTE se posait la question "L'intelligence collective, une spécificité collective?". L'émission s'intéressait à certaines formes de collectivités manifestées dans les airs par les vols en groupe des sansonnets, par les dérives des épinoches dans les mers et par les fourmis sur terre. Les buts essentiels de cette manière de vivre étaient la recherche de nourriture et de se protéger des prédateurs. Organisations relativement simples dont les interactions concertées de changement de directions se régulent par l'imitation des mouvements des congénères les plus proches. Tous égaux dans cette organisation.

Nous nous distinguerions des animaux par le fait que certains individus, plus complexes ou évolués que ceux du groupe, existeraient pour que la masse aime les hiérarchies et réagir en fonction d'un entourage plus vaste et accepte des idées qui passent le mieux dans leur ensemble.

20090930Planski story.jpgCela va de croire à un modèle prédéfini, inculqué, médiatisés parfois à outrance, par un copier-coller auquel il faut se conformer pour suivre une vieille histoire d'obéissance du système animal de transfert d'informations de génération en génération.

En contradiction avec les animaux qui agissent par interactions, c'est par l'intermédiaire de représentants, d'idoles ou de mentors qu'il sort sont épingle du jeu plutôt que par l'expérience personnelle qui reste la minorité. Critiquer les idoles, alors, c'est sortir du bois, prêt à en découdre.

Serions-nous dans une phase de transition par le besoin d'en comprendre les mécanismes et les risques par l'étude des... robots? Différence majeure avec le cas de ces animaux, c'est d'être sorti de cette proximité, cette convivialité à petite échelle de l'environnement immédiat pour passer à une approche mondiale de tous les systèmes dans une intégration globale.

Internet aurait donc ouvert une boîte de Pandore pour assurer la sécurité et le développement durable de l'ensemble. L'organisation se cherche entre programmé et auto-programmé en cherchant une sagesse de groupe et en évitant au mieux les turbulences par la prudence. On a pu remarquer l'année passée que l'auto-régulation pure et dure dans le domaine des finances est dangereuse et contre productive.

Alors, pourquoi pas vivre sa vie, en cherchant sa propre vérité par l'expérience permanente, en être éternel insatisfait, sans dogme? En découvrir les risques, les erreurs et avoir le courage de le reconnaitre dans la confrontation avec les autres pour les corriger en sera probablement l'autre phase.

20090512Pape en Israel.jpgPlus question de résoudre l'équation en divisant par l'utilisation de la fausse multiplication.

Multiplier, c'est pour accélérer le mouvement. Diviser, c'est pour le freiner. Donc, incompatible et antagoniste.

Certaines religions se présentent en défenseur de la multiplication mais n'en assument pas les conséquences ou se cantonnent à une ségrégation vis-à-vis de ceux qui ne feraient pas partie leur Arche de Noé.

Pour parler savant, face aux fonctions, la solution ne serait plus de parler de dérivées mais d'intégrales. Dans le langage photographique, passer de l'analogique, de l'argentique au numérique. Notre époque se veut de plus en plus complexe. Cela ne veut pas dire qu'il faille masquer notre incompétence à l'assumer en restant derrière un défaitisme de consensus mal analysé. Vivre en autarcie n'est plus de mise. Le monde, devenu village. Il faudra, donc, de plus en plus apprendre à vivre ensemble.

Question d'aptitude à l'ouverture nécessaire pour trouver l'association et les liens. Question d'aptitude à une écoute attentive, plus de temps à consacrer à sa compréhension et par un retour du miroir sur soi pour en fusionner les conclusions. La Loi d'entropie rappelle que le chaos est au bout sans un peu d'ordre dans un melting pot. On ne change pas efficacement les autres. On se change soi.20090927Louis Michel ONU.jpg

Le « happy end » est l'objectif final. Il existera, si on le veut, un peu, beaucoup ou passionnément. Nous le valons bien, comme dirait la pub. Donc, autant participer à l'objectif et à son destin loin de la réédition de "L'apocalysme".

Le changement est heureusement dans l'air. L'histoire rappellent les erreurs du passé. Le futur contiendra les découvertes d'aujourd'hui.

Tester pour trouver le chemin le plus pratique, le plus adéquat à toutes situations du moment et de demain. Diviser les problèmes pour en multiplier les intérêts personnels en communs dans l'harmonie comme seule valeur universelle de vie de l'homme.

« L'expérience est dans les doigts et dans la tête. Le cœur n'a pas d'expérience. » écrivait Henry David Thoreau.

Un kōan le confirmait par la culture japonaise, "Toute chose n'est connue que parce que l'on croit la connaître".

Entre multiplier et diviser, il faudra choisir avec une nouvelle règle à calcul.

L'Enfoiré,

Agoravox multiplie ou divise?

Citations extraites du seul livre de Bernard Werber "Le Mystère des dieux":

  • « Nous ne sommes que des pièces d'un jeu qui nous dépasse et qui n'existe que pour amuser les dieux »

  • « Ce n'est pas parce que vous êtes nombreux à avoir tort que vous avez raison »

  • « A force d'être libre on finit par être seul »

  • « Tant que les dieux étaient immortels, leur vie n'avait pas de sens".

23/09/2009

Robinson cambré cherche Vendredi

Le 27 aout,  le "Journal des vacances" de la RTBF l'annonçait aux actualités: le Chalet Robinson est reconstruit. L'envie pour jouer à Robinson sans quitter Bruxelles, tous les Bruxellois le connaissaient au cœur du Bois de la Cambre sur l'île du même nom. Souvenirs d'enfance et histoire déjà longue de ce bois de la Cambre créé sur une petite partie de l'espace de la Forêt de Soignes.

Robinson cambré cherche Vendredi9.jpgFait divers local, par excellence? Pas vraiment.

Pour le Bruxellois, le Bois de la Cambre représente beaucoup de moments de relaxations dominicaux, de souvenirs et de rêveries en toutes saisons et à toutes les époques.

Le Bois de la Cambre, créé de toute pièce entre la ville et la Forêt de Soignes, a toute une histoire. 124 ha de la Forêt lui sont consacré en 1860. C'est à l'architecte-paysagiste allemand Edouard Keilig que l'oin confie l'aménagement du Bois en 1861. Son projet avec une île est le seul retenu. Ce fut l'île Robinson, avec son chalet au centre, dès 1877.

En 1870, sous Léopold II, l'avenue Louise percée et débouche sur le Bois de la Cambre inauguré, lui-même, artificiel, et le lac creusé pour en faire rebondir l'île Robinson. L'aristocratie, la nouvelle bourgeoisie et le peuple s'y rencontraient.

Problème ardu, l'eau s'évaporait ou passait dans la nappe phréatique. Il a fallu quelques temps pour le résoudre.5.jpg

L'été, c'était le canotage, l'hiver, le patinage sur la glace. Fréquenté les après-midi des weekend, ce fut un succès complet jusqu'à l'automne 91, avec son enseigne "Café-Tea Room".

"Au XIXe siècle, le bois était un lieu incontournable de la capitale. Guinguettes et kiosques y assuraient une ambiance bon enfant et l'endroit était très fréquenté", explique l'échevin en charge des Propriétés communales, Mohamed Ouriaghli.3.jpg

Le Bois de la Cambre est aménagé comme un havre de paix et aussi pour la beauté des yeux. Beaucoup de points de vue très connus des Bruxellois qui aiment se promener les après-midi d'été dans ses chemins boisés pour se retrouver au centre face à son lac creusé et son île Robinson artificielle.

Il a inspiré également beaucoup de peintres.

Commencé en 1863, peut-être, un vendredi, la première version de ce chalet a connu les beaux jours de ses visiteurs venus déguster glaces et crêpes sucrées. Véritable but de promenades, les beaux jours des weekends.

En 1896, première catastrophe, il était parti en fumée, mais c'est lors l'incendie de 1991, qu'il ne resta rien.

6.jpgPerdu corps et âme ce beau chalet faute d'interventions immédiates. D'accès difficile, les pompiers devaient traverser le lac en pédalos pour éteindre le feu. Réduit en cendres, il faisait pauvre figure. Plus rien pendant près de vingt ans. On commençait à désespérer qu'il renaisse un jour. Le bac qui le traversait, resta inoccupé et ne traversa plus le lac pour atteindre l'île artificielle en face. Perché sur l'île du lac, son absence faisait tache sur l'horizon dans la désolation.

Dix-huit ans d'attente, jusqu'à fin de mai dernier, voici, le renouveau, le chantier de reconstruction ouvrait ses portes. Didier Thiry comme initiateur du projet de reconstruction.

Des accords avec les autorités de la ville allaient, enfin, changer cette désolation à la vue de tous. Reproduction presque à l'identique de la version de 1877 et de style très tendance, le chalet doit garder son côté convivial et chaleureux de l'époque, est-il dit. Les visites doivent reprendre comme par le passé.

La reconstruction a eu ses détracteurs. Havre de paix pour les oiseaux ou partagé avec les hommes?

En béton dans la version précédente, cette fois, c'est vraiment en bois. Bois ignifugé, on l'espère. Deux incendies sans son histoire, cela commence à faire beaucoup. Il faut dire qu'il n'est pas le seul à avoir subi le même sort. Véritable hécatombe. La Laiterie qui s'envole en fumée en 1973 et jamais reconstruite. Trois autres pavillons, en parties classés, renaissent de leurs cendres dans le Bois de la Cambre. Le Chalet du Gymnase, connu par sa Patinoire à roulettes l'été, à glace l'hiver, le Chalet Rossignol qui loge les "Jeux d'Hiver" après un incendie criminel en 2005 et le Pavillon des Chasses. Tout pour redonner le lustre d'antan au Bois de la Cambre.

En plus de ces rénovations, une ASBL intégrant la Ville, les amis du Bois et les différents concessionnaires va ainsi être mise sur pied. "L'objectif est de faire connaître les différentes activités qui ont lieu au bois de la Cambre, explique Serge Van der Heyden, membre de l'ASBL. Différentes cartes thématiques, concernant la flore, la faune, mais aussi l'écologie, le patrimoine et l'histoire seront distribuées aux promeneurs".

Autour du lac, ce sera tout se qui roule, ce qui court ou ce qui marche. Mais pas de moteur le weekend depuis 2002. Avec, successivement, des sentiers aux noms évocateurs: Sentier des nénuphars, de l'Iris, des canotiers...

En son centre, dernier de la série, le Chalet Robinson, a, donc, réouvert.

Préparez les pédalos pour cet automne ensoleillé, tirez le bac qui le relie à la berge sans en avoir le mal de mer et huilez ses treuils électriques.

Chalet Robinson sans vendredi.jpgCar, après les gaufres et les glaces, on se prépare au Chalet à plus grand encore. Il faudra être encore plus rentable après cet investissement. Réceptions, dîner de galas, mariages, tout y sera prévu. On pourrait même y chercher son Vendredi, bien cambré.

Le Brussels Club y organisa sa rentré lors du Gala d'Ouverture.

"Une île entre le ciel et l'eau" comme le chantait Lama ou "Au large de l'espoir" de  Jacques Brel en pensant des Marquises du Pacifique. En plein cœur de Bruxelles, bien loin des eaux bleues du Pacifique, on aime aussi jouer au Robinson.Chalet Robinson sans vendredi_avant.jpg

2009, l'année où la Cambre sortira définitivement du bois et les gens y rentreront?

Après les images d'hier, cliquer pour voir les images d'aujourd'hui


L'enfoiré,

Sur Agoravox, des Robinsons ou des Vendredi?


Citations:


  • « Chaque étincelle est à elle seule tout l'incendie ; elle le porte, l'augmente, le diffuse », Jean Marcel

  • « Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau : achetez une île ! », Marcel Pagnol

Robinson cambré cherche Vendredi7.jpg

16/09/2009

Créateur de chance

Le 18 octobre prochain, la Loterie nationale belge fêtera ses 75 ans. Le « créateur de chance » comme elle aime s'appeler, va mettre à cette occasion les petits plats dans les grands. Des zéros derrière des chiffres significatifs, probablement aussi.

Créateur de chance_10.jpgLe 18 octobre 1934 sortait la première loterie que l'on appelait alors « Loterie coloniale ». Pour confirmer, l'esprit colonial de l'époque, un noir parmi d'autres employés de la loterie présentait les boules à la sortie des urnes. En janvier 1944, le super gros lot s'élevait, déjà, à 2 millions de francs belge. Cela fait à peine 50.000 euros, non réévalués, bien entendu. La mise de cinquante francs belges pour acheter le ticket pouvait sembler une véritable fortune à l'époque. Pour élargir les candidats à la chance, un billet du dixième du prix permettait de gagner un dixième du lot. Rappelons que nous étions aux lendemains de la grande crise de 1929 et que l'on voulait redresser la barre par tous les moyens disponibles. Tout pour redonner l'espoir de changement de vie.Jouons ensemble (1)_4.jpg

La Loterie nationale française sortait, elle, un an plus tôt. Le mot "colonial" a été prohibé dès l'indépendance du Congo, pour devenir "Loterie Nationale".

Pour jouer, il y en a pour tous les goûts, depuis, en direct ou en différés.

Au départ, les jeux de tirages ont été la raison d'être ce "créateur de chance". Le Lotto (version belge avec 2 "t", SVP) est fondé sur le hasard.

LDevenez Scandaleusement Riche.jpg'Euro Millions, "le jeu qui rend scandaleusement riche" en fait partie. Quinze millions d'euros à gagner chaque semaine, gros lot reporté si pas gagné sur la semaine suivante.

Du côté des tirages, la variété a explosé: Lotto, Joker, Golden Ticket, Euro Million, Keno, Pick3,Super Lotto, Super Joker, Lotto Extra.

Pour les impatients de la chance, les jeux à grattage ne manque pas d'imagination pour faire sortir la chance de son trou sous forme de tickets: 21, Astro, Bingo, Bling Bling, King of Cash, Le Chat, LoveIs, Pile ou Face, Presto, Quick Cash, Subito Quattro, Subito, Super 13, Super Monopoly, Win For Life, Win For Life 75

La Loterie Nationale, le « créateur de chance » multiple, se prépare à fêter dignement l'événement de 75ème anniversaire. Le Brussels Jazz Orchestra et le Jouons ensemble (1)_2.jpgBrussels Philarmonic Orchestra vont mélanger jazz et musique classique lors d'une tournée au travers du pays qui commencera dès ce mois de septembre. Les archives le la Loterie seront présentés dans une exposition. Celle-ci rappellera la fascination des hommes pour les jeux du hasard à travers les siècles. Un documentaire sera monté par Gérard Corbiau pour l'occasion.

Du côté des gains, les Golden Tickets, depuis fin août, existeront temporairement avec deux fois un million d'euros de gains. Le Win for Life 75 créé aussi pour l'occasion a pour principe de faire gagner, à vie, 75 euros par jour, soit 2250 euros par mois.

On essayera d'oublier les affaires de fausses identités qui présentaient un profil sur mesure de l'heureux gagnant. Celui-ci ne sera plus artificiellement modélisé comme un jeune avec petite famille avec enfants pour ajouter une touche d'espoir aux prospects ou clients. Désormais, les gagnants resteront anonymes.

Les montants gagnés dans les jeux de hasard sont, de plus en plus, énormes. Plus il y a de fric en jeu, moins il y en a dans les poches pour tenter le diable, plus on pourrait penser que les files pourraient s'allonger pour venir chercher leurs billets. Pourtant, la Loterie subit aussi la crise. Les économies existent aussi.Jouons ensemble (1)_0.jpg

La multiplication et l'évolution de l'offre de jeux suit l'imagination débridée des concepteurs. Le Rapido implanté en 1999 par la Française des Jeux avait généré une addiction très forte par la répétition des tirages dans un cours laps de temps. Le temps, c'est de l'argent.

Le jeu compulsif est une pathologie reconnue par les psychiatres dont les conséquences sociales et familiales sont à prendre en considération pour devenir enfin un problème de santé publique qui ne peut plus être ignoré par l'État.

En Belgique, les pubs "Devenez scandaleusement riche" veulent rester anonymes. Pour la première fois depuis une dizaine d'années, on pensait faire un audit à la Loterie nationale sur le flux financier de l'institution. Un parti aurait phagocyté les postes-clé. Avec 1,7 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2007, on pouvait se poser des questions. Une super cagnotte de 10 millions d'euros aurait-il des relents de trop plein? Plus le pays est grand, plus le potentiel de faire grimper la somme, est important.Jouons ensemble (1)_3.jpg

Les Français et les Anglais aiment s'afficher avec le chèque en main. Avant de le toucher et que le stress leur ferait perdre le billet gagnant! De ce côté-ci, la discrétion est de rigueur et pousse à continuer à travailler caché pour ne pas être harcelé par toutes les organisations charitables.

Les hôtels cinq étoiles pour tous les gagnants ne s'y habituent pas ou ont peur de sortir de l'anonymat. Les envieux se déchaîneraient. On connaît la ville où le gagnant à sa résidence, mais pas plus. Celle-ci ose espérer qu'une petite participation aux gains ne seraient pas mal venus. Que faire de cette fortune que la plupart ne parviennent même pas à imaginer? Les gagnants changeraient-ils de vie? Une question très personnelle mais qui a généré quelques imaginations.

Jouons ensemble (1)_1.jpgLa redistribution de la mise n'aura pas nécessairement un gagnant, si ce n'est l'organisateur, lui-même. Celui-ci, pour se faire pardonner, fait souvent œuvre de charité, heureusement. La lutte contre la pauvreté sera, d'ailleurs, le thème à l'honneur lors de cet anniversaire.

"Internet va-il tuer le lotto?". Cela faisait peur. La vérification de l'âge du joueur, puisque jouer à crédit reste interdit aux mineurs, nne préoccupe pas trop. La loterie ne risque que peu de sanctions. Protéger le joueur contre lui-même en surveillant le temps d'utilisation de la connexion sur internet ne sera également qu'un souci "moral".

L'analyse combinatoire vient à l'aide pour calculer la chance. Combinaisons sans répétitions généralement. Trouver 6 bons numéros sur 42 possibles et c'est gagné. Mathématiquement, en effet, la palme pour l'emporter se situe pourtant aux environs d'une chance sur 76 millions de remporter le gros lot. La société de loterie jugeant, enfin, le montant disproportionné étudie une répartition plus équitable dans les rangs inférieurs. La Loterie Nationale belge jouit d'un monopole pour l'organisation des loteries publiques. Sa mission est de ne pas provoquer la dépendance et doit canaliser le comportement de jeu. La superstition entre aussi en jeu et, chaque vendredi 13, le nombre de billets achetés atteint des sommets.

Paul Herman, journaliste à la radio RTBF, avait ces mots sur le "Scandaleusement riche" de notre publicité belge, lors d'un premier gros lot gagné de 75 millions. Cela se passait le 21 septembre 2005 :

Au jeu de l'amour et du hasard, le Belge apparemment a choisi le hasard. Un récent sondage sur la sexualité nationale ne révèle rien de palpitant sinon que 9 Belges sur 10 étaient hétérosexuels. A se demander, ce que fait le 10ème. Pour ce qui est du hasard, les Belges se défendent mieux. Désormais, comme les Irlandais, les Portugais ou les Français, ça y est, des gens scandaleusement riches, on en a. Et il y avait un petit cocorico tout de même dans les infos. Un air de patriotisme économique. On a perdu Electrabel, la Sabena n'existe plus et Côte d'Or est suisse, mais nous avons enfin chez nous, un "SR", un Scandaleusement Riche. Comme on dit, un 'BV', un Bekende Vlaams, un flamand connu. Bref, nous avons désormais quelqu'un qui fait la fierté de la nation et si vous ne me croyez pas, allez donc lire le courrier que la loterie reçoit. On y félicite l'heureux chanceux d'avoir enfin gagné pour la Belgique. Où va se cacher l'indécence, me direz-vous? Dans la fierté retirée d'un acte qui nous dépasse ou bien dans l'esprit malade qui a décidé de créer de toute pièce une nouvelle classe sociale: des gens qui n'auront besoin ni d'hériter, ni d'avoir une idée de génie, ni de commettre un délit pour être définitivement séparés des autres. C'est ça "être scandaleusement riche". C'est devenir absolument différent. Et si les mots sont parfois grossiers, il arrive que les chiffres soient vulgaires. Tout est trop dans cette somme de 75 millions d'euros. Les gagnants de la semaine dernière, ils pourraient payer des années lumières de salaires africains avec cette manne astronomique. Et après ça, on va s'étonner que des gens traversent des mers, franchissent des barbelés et occupent nos églises. Parce que notre télé, eux aussi, ils la regardent et qu'ils ont vu comme vous, quelqu'un se moucher avec un billet de 500 euros ou manger des frites dedans. Alors, ils arrivent, ils rejoignent l'eldorado. Eux aussi, ils veulent tenter leur chance. Et de temps en temps, l'un d'entre eux, après mille visites à l'office des étrangers et au bout de la 3ème grève de la faim, réussit à obtenir des papiers et trouver un travail, à louer un logement. Quand on pense que c'est quelqu'un qu'on a croisé 1 fois, 100 fois dans l'autobus, cela fait réfléchir.Jouons ensemble (1)_5.jpg

Si vous voyez que son billet a pris une ride, prévenez-moi. Depuis, de bien plus gros lots sont tombés. Le 21 août dernier, les mêmes 75 millions étaient partagés entre un Belge et un Français. En Italie, au mois d'août, les candidats à la fortune s'étaient affolé avec le Lotto italien (Super Enalotto) avec une super cagnotte de 143,9 millions. Les chercheurs de gros coups n'ont pas hésité à prendre l'avion pour y aller jouer.

Comme le journaliste le disait, n'oublions pas que la télévision, qu'Internet traversent, aussi, les frontières et qu'il ne faut pas être étonné que les richesses « mielleuses », même faussement présentées comme naturelles et courantes, attirent toujours les abeilles butineuse.

Mais la loterie, c'est pour le commun des mortels, direz-vous.

Il faut les "coloniser", ces "communs". Le nom de départ, Loterie Coloniale, n'était pas si mal, en définitive. Si l'argent n'a pas d'odeur, il ne doit certainement pas avoir de couleur, non plus.

L'espoir que donne l'argent, ne fait décidément pas le bonheur de tous les mortels.

Seul, un Dieu a l'éternité devant lui pour attendre de le gagner ce gros lot.

Les autres jeux restent réservés aux Dieux, les fanatiques du jeu. Mais cela, c'est une autre histoire.

Bon anniversaire à eux, tout de même.


L'enfoiré,

Le gros lot sur Agoravox?

Citations :

  • "Rien n'émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l'on a un peu joué, on se sent moins esclave de l'argent !", Tristan Bernard

  • « La personne qui achète un billet de loterie le lundi en vue d'un tirage le vendredi a deux fois plus de "chances" de mourir avant le tirage que de gagner le gros lot. », Jean Dion


09/09/2009

Tous à un dollar ?

Il y a déjà bien longtemps, on travaillait et on recevait un salaire fixe.

20090311Salaire.jpgJe me souviens encore de ce temps-là. Vous vous rendez compte, à cette époque, on était payé mensuellement. On était salarié. On allait même parfois plus loin. Certains allaient recevoir un salaire mensuel, anticipativement... Un treizième, un quatorzième mois, comme si on voulait allonger l'année artificiellement et que l'on ne pouvait payer cela en temps opportun. Incroyable, aujourd'hui.

Le mot "salaire" est sorti récemment du vocabulaire. Dans le dictionnaire, il s'y trouve encore, mais c'est pour en décrire une situation qui ne manque pas de nostalgie et de piquant de l'auteur dans les exemples. Car, les opposants conservateurs ont été souvent en équilibre avec les progressistes, qualifiés d'utopistes. A la suite de la définition du mot "salaire", l'historique raconte les différents péripéties qui ont poussé à sa disparition.

Apparemment, ce serait après la grande crise que les choses ont viré de bord du tout au tout. Tout s'était accéléré, un peu plus tard. Cette crise était survenue en fin de la première décennie de ce 21ème siècle. Car, c'est vrai, le ver était dans la pomme dès ce changement de siècle.

200909042008et9.jpgCes moments-là avait ouvert la boîte de Pandore avec le pommeau de la douche froide dans les mains. Après l'eau bouillante, cela surprenait. Les autorités françaises de l'époque s'était révoltées sur l'importance des parachutes que l'on qualifiait de "dorés", attribués à quelques patrons d'entreprises et l'importance des bonus pour les traders qui était pointés avec les banques comme responsables. En fait, on mélangeait tout et une certaine ambiance insurrectionnelle. Cela faisait scandale dans la population. Tout semblait aller mal. Tout pouvait arriver. Une sorte d'échange de « bons procédés » se présentaient. Un véritable melting-pot de problèmes et un melting-pot de solutions se sont présentés.

Le mot "crise" était devenu le mot à la mode. Que de pages d'Internet, d'encre pour les livres qui sortaient en files indiennes pour expliquer ce qui s'était passé, pour en donner le niveau d'avancement et pour finir par en donner les moyens d'en sortir! Tout le monde prédisait le futur et jouait au fakir avec les clous encore sous les fesses.

20090730Equlibre budgétaire.jpgEn fait, le choc avait été tel, qu'il avait déstabilisé complètement tous les niveaux de la Société. Le brouillard se transformait en véritable chape de plomb avant une nuit de cauchemar. On cherchait la sortie du tunnel, de ce mauvais rêve et toutes les avis étaient bons à prendre ou mauvais à digérer. Chacun écoutait d'abord, pour ne plus qu'entendre sans comprendre, par la suite, car tout doucement, de vieilles habitudes repointaient leur bout du nez. Comme si on jouait à plus Alzeihmer, qu'Alzeihmer lui-même. Yes, we can. Mais, cela n'a duré que quelques années ce genre de flip flop entre actions et réactions pour retrouver un équilibre pas plus profitable pour tous. Les mentalités restaient ancrées derrière quelques habitudes tenaces. Mais, on sentait bien que cela ne pouvait durer.

Et puis, cela a explosé. Elles s'érodaient insidieusement, ces habitudes. La réduction des activités avait tué l'activité. Lechômage avait présenté des pointes jamais atteintes. Les gens s'étaient remis à réfléchir à leur condition et à se remettre en question. Les pays qui comptaient sur leurs exportations, n'exportaient plus qu'un pourcentage très réduit vis-à-vis de leur production.

Et puis, tout a basculé. D'abord par coups de sonde, pour voir comment allait réagir l'autre bord. Beaucoup étaient prêts à accepter une baisse de salaire. Vous vous rendez compte d'une révolution dans les mentalités...

Le processus de nivellement par le bas, était enclenché, pensait-on. Allait-on devenir comme ces Chinois, des usines du monde avec peu de pouvoirs d'achat et toujours à la merci des exportations? Ce processus n'arrangeait, heureusement, pas tout le monde. Puis, revenir à cela, personne ne pouvait y croire. Il fallait trouver une voie médiane car la motivation, le goût du travail bien fait, perdu au milieu du stress, baissaient de concert dangereusement.

Les États, à cause de ce déséquilibre, se retrouvaient comme les dindons de la farce. Basés sur les taxes, ils ne parvenaient plus à remplir les caisses. Alors que les frais fixes existaient toujours.

20090311Baril.jpgL'énergie ne faisait que grimper après quelques soubresauts par manque de demandes. Les productions industrielles passaient du stock trop rempli, au stock trop vide, comme si un verre n'était jamais à moitié plein. Véritable gymnastique d'apothicaire pour le stockiste. Le prix de l'énergie avait entreprit un mouvement de yoyo. Le seul point positif fut la chute de l'émission du CO2 au niveau mondial.

20090908Visite de Sarko.jpgUn même président français avait lancé l'idée de ne pas s'arrêter au processus de bonus distribués dans les banques. Comme, si le processus n'existait pas dans d'autres cas, il a voulu inséré la contre partie du mauvais rendement par le processus du malus. Rien de vraiment nouveau. Dans le domaine des assurances, on procédait déjà depuis longtemps, à la récompense négative des résultats suite à trop d'interventions qui grevaient la mise du client. Il avait seulement institutionnalisé ce que chacun avait en lui, cette volonté de ressortir du lot par tous les moyens. On appelait cela du doux nom de "bling-bling" à la recherche d'un hypothétique bonheur, d'un paradis qui n'existe nulle part. En recherchant sa signification, j'ai pu trouver sur Google "Maladie psychologique". Heureusement, il y a eu quelques esprits plus sereins qui ne cherchaient pas la gloire des flonflons du bal. Ils agissaient dans l'ombre. Atone, le mouvement? Non, réaliste.

20090418Pauvres.jpgIl faut dire que la Société se divisait de plus en plus en deux blocs qui se regardaient en chien de faïence. Il y avait les super riches et, de plus en plus, de super pauvres. Donc, à son crédit, il se devait de lancer des idées révolutionnaires pour plaire à son électorat et rétablir au plus vite, une classe moyenne tombée en désuétude. Ce qui était inacceptable dans une économie qui parvient à fonctionner avec le mot "durable" devenu à la mode dans la théorie mais pas dans la pratique. Le court terme continuait bien au contraire dans les rapports présentés à Wall Street. On a ouvert le secret bancaire à des normes plus acceptables en déplaçant les barèmes salariaux vers des barèmes de richesses. Oui, mais, il restait des échappatoires qui subsistaient. Personne n'osait attaquer la Chine dans ce domaine. Parfois, ce n'étaient que des manifestations de cette richesse, car, à ce jeu, on connaissait très bien le "pour vivre heureux, vivons caché". Chacun pour soi et un Dieu éventuel à la rigueur pour épauler, c'était bien pour la Foi, mais celle-ci ne résiste pas devant l'analyse.

Mais, on ne pouvait plus faire marche arrière et le procédé a fait tache d'huile. Certains grands patrons dans le domaine de l'informatique, et oui, ce secteur était toujours à la pointe, avaient décidés de limiter la casse et leurs "émoluments" au dollar symbolique.

Tous à un dollar.jpgEn référence, on trouve le premier, un certain Steve Jobs, qui dès son retour dans la société Apple, en 1997, réduisait son fixe au dollar symbolique annuellement. On trouvait pour le rejoindre dans ce qui pouvait être considéré comme un coup d'éclat, Larry Ellison, CEO de la société Oracle et Eric Schmidtcelui de Google.

Ces trois sociétés sont encore en pointe aujourd'hui et d'autres personnalités marquantes se sont empressés de suivre le même chemin dans d'autres secteurs dans la restriction pour, simplement, se donner des allures de bons gestionnaires d'entreprises. On parlait et mélangeait rendement, éthique et beaux sentiments pour couronner le tout et surtout les actionnaires. C'était nouveau. C'est vrai que cela pouvait donner confiance quelqu'un qui n'était pas intéressé par l'argent "gratuit" mais par l'argent gagné en administrateur motivé par le rendement collectif et aussi personnel. Ils sont tous devenus des champions en tant que précurseurs du "new wave system". Les journalistes venaient les questionner sur le comment et le pourquoi de leurs décisions.

Des articles de journaux sont encore liés aux annonces très tendances sur Internet. Il ne faut pas croire qu'ils étaient devenus des SDF notoires. Leurs rentrées d'argents se situaient bien ailleurs, évidemment.

Larry Ellison détenait alors, 23% du capital. Eric Schmidt possédait quelques 9 millions d'actions de Google qui était en pleine ascension. Les bonus et les stock options complétaient le tableau d'honneur. Plus bas, au niveau vente, les commissions compensaient depuis déjà longtemps un fixe très limité. Pas de profil bas, mais adapté, tout simplement.

Les partis de droite s'évertuaient à se blanchir en se rapprochant de ceux de gauche dans une confusion qui en définitive n'a été que le départ aux changements encore plus fondamentaux qui ont suivi.

Ah, il y a eu des sursauts de bons et de mauvais alois pour marquer "sa" différence.

Dans le show médiatique et les forums, certains ont commencé à penser à extrapoler cette réduction de salaires dans les classes moyennes dans les services. Les compensations ont été les premières manières d'envisager les sorties du système de salaires. L'imagination était au pouvoir. Tickets restaurants, voitures de sociétés, réductions du temps de travail, ordinateurs à disposition, tout y avait passé, puisqu'il fallait le rappeler la civilisation des loisirs consumériste permettait de palier à un manque chronique de monnaie. Il y eut aussi un intermède assez comique du même président qui pensait, au début de son mandat, que pour vivre mieux, il fallait travailler plus. Conviction assez rétro déjà pour l'époque, très vite obsolète, quand on se rappelait que la main d'œuvre nécessaire à la grande échelle des grandes entreprises, cela se réduisait fortement pour produire justement ce "plus". Dans le même temps, la haute technologie de pointe et d'avenir, restait, elle, tout aussi pointue dans le besoin de personnes pour s'y atteler. Alors, certains ont changé la maxime en "Travailler moins pour vivre mieux". Cela impliquait pas mal d'adaptations dans le rythme avec un stress sous contrôle appuyé par des rentrées suffisantes.

20090411Paques Crise.jpgDes nouveaux jobs du service, souvent, pouvaient, très bien, par l'intermédiaire des télécommunications et d'Internet, se pratiquer à partir des domiciles des employés. C'est vrai, quand seul l'ordinateur suffisait pour exercer sa profession, pourquoi se lancer encore sur les routes dans les embouteillages pour rejoindre la société. Tout était devenu téléguidé. Le coût des bureaux en ville était tellement prohibitifs, que, seuls, des "offices de boîte aux lettres", représentatifs qui se relayaient pour donner l'impression du nombre, étaient encore présents dans les immeubles très réduits des sociétés. Tout le monde y gagnait. La pollution d'abord, la vie de famille ensuite. Il n'y avait que les propriétaires de ces buildings en forme de tours qui ressentaient un déficit. Pour la société, l'air à respirer, la chaleur du chauffage, les mètres carrés de bureaux réduits à leur plus simple expression. Pour l'employé, par contre, il se retrouvait au passif de ses rentrées. Mais, c'était compris dans le prix demandé. Le superflu, lui, il fallait bien le dire, était passé de mode. Le naturel ne se chassait plus, il se vivait. Le reste était à la trappe derrière les espérances perdues. Les participations aux bénéfices assuraient.

La mutation qui a suivi, a encore bien plus importante. Évidemment, juger le travail de quelqu'un à distance, trop basé sur la confiance et un peu trop sur les résultats des "services rendus" n'était plus possible facilement, Progressivement, on est passé par l'évaluation annuelle et globale, en passant par les récompenses bien peu alléchantes, aux rétributions exclusives par le travail accompli et à la rétribution proportionnelle au montant de la vente dans le public. Travail qui était discuté âprement dès la première approche d'un projet. Alors, chaque employé a appris à devenir "vendeur" de son travail, de lui-même avec la société acheteuse, cliente des services qu'il s'apprêtait à diffuser en fournisseur.20090912Prof plus de travail.jpg

Une triangulaire parfaite, en apparence, car cela imposait quelques adaptations que tout le monde se sentait soit prêt, habilité à faire le pas de se vendre personnellement, au plus offrant, avec les références de sa production. Pour cela, il a fallu que l'école, elle-même, change ses programmes obsolètes. Il y avait désormais du civisme, de la philosophie, de la psychologie, de la technique de vente, de la volonté de comprendre les besoins réels des concitoyens, distillées au travers des cours plus dirigistes. L'étude du cerveau avait aussi beaucoup évolué. Elle permettait d'affiner l'orientation du jeune individu par un diagnostique pointu vers ses affinités cachées.

Chacun devenait freelance, avec plusieurs sociétés comme débouchés. Les idées étaient parfois générées par la source, celles des employés et non plus par le sommet de la hiérarchie. Les germes de la connaissance étaient sortis de leur tour d'ivoire. On osait parler de réseaux du savoir et cela, sans sourire. D'ailleurs, la hiérarchie s'est réduite progressivement. Beaucoup de maillons improductifs, chaînons manquants en branches mortes sont tombés, vidés de leur contenu. On en était loin du Principe de Peter. Chacun était devenu manager de son propre destin. Chacun investissait pour son propre potentiel futur. Car avec la vie qui s'était allongée, aujourd'hui, 100 ans facile, plusieurs activités se sont suivies, en séquences dans une vie. La vie d'artiste suivait celle du bureau. L'expérience grimpait dans l'estime des clients et des prospect. L'employé prenait s'il le désirait une partie du réseau sous son propre contrôle mais cela passait au vote de ceux qui y participaient. Le dollar symbolique de fixe n'était même plus dépensé. Le salaire avait pris un "sale air". En fait, c'était le travail qui avait été réévalué. La minute de travail était visiblement d'après contrat, payée, revalorisées "rubis sur ongle" par rapport à ces temps anciens.

20080626Séniors au boulot.jpgLe troc, par le site "eTrocAll", avait aussi pris des voies de traverses pour suivre l'adage d'un prêté pour un rendu. Il participe à la PVA, la Participation aux Valeurs Ajoutées. Si par le passé, la solidarité s'enfuyait, par ce nouvel élan, elle revenait et reprenait ses droits dans des échanges de services en réseaux. Les diplômes n'étaient plus seuls pour ouvrir les robinets des projets. Seules la renommée, les références et les compétences du terrain prenaient l'avantage.

Mais, alors, me direz-vous, qu'en est-il de ceux qui n'avaient pas les moyens intellectuels pour assurer et rester dans le coup? Ben, ils n'ont pas été oubliés. Loin s'en faut. Qu'ils soient manuels ou moins capables, ils restaient à la mode. Il ne faut pas penser qu'ils ne participaient pas à l'économie. Ils en faisait partie intégrante. Le social avait embrayé avec des projets novateurs et intéressaient les antisociaux. Les contacts humains en virtuels et puis dans le réel n'ont jamais été aussi nombreux. Les revenus non fixés motivaient les plus aventureux. Les temps libres, plus nombreux, calmaient les plus nostalgiques. Les patriarches, eux, étaient devenus des sources d'expériences et cela se monnayait comme le reste.

Les taxes demeuraient avec des taux variables en fonction des besoins réels de la Société. Ce sont les prix de ventes qui avaient accusé le coup. L'inflation avait rogné les pouvoirs d'achats hauts de gamme. La course vers le rendement par les bas prix était révolue, mais s'en inquiétait-on encore? Les gens en voulaient pour leur argent. Plus question de faire semblant avec du faux "gratuit". Cela avait responsabilisé fondamentalement toute la production. La m... ou ce que l'on qualifiait comme tel, avait disparu, en gros. Souvent, elle était entrée par la grande porte sans aucun filtres. Par la classe moyenne, elle disparaissait pour laisser place aux moyens qui justifiaient l'action. Droite et gauche s'étaient confondus dans une idéologie mixte, pas tellement différente. L'ancienne droite et gauche s'étaient imbriquées entre cœur et esprit.

Mais j'utilise l'imparfait. Temps imparfait, car le mouvement est encore actuel. On entreprend, pour l'instant, une nouvelle restructuration pour intégrer encore plus les plus faibles dans le jeu de la vie. Je m'en vais lire ce qui est proposé sur le sujet avant de voter sur NaturalFaces, le réseau citoyen qui a pris, depuis un certain temps, une extension qu'envierait Facebook de l'époque.

Dommage qu'on ne puisse remonter le temps pour leur montrer que la vie peut-être belle sans extrémités trop acérées ou mal réfléchies.

20090907Budget.jpgAvec un dollar réévalué ainsi, c'est fou ce qu'on peut en faire. Sa dictature n'est plus, elle a été remplacé par une analyse combinatoire des chances et des malchances. La recherche de ce qui est le plus rentable au plus de monde possible avec un retour espéré sur la rentabilité personnelle a permis d'accorder bien plus de temps libres. Les jeunes souvent mis en jachères, contraints et forcés, s'étaient organisés avec des rentrées rabotées avaient appris à ne plus se plier à l'ère consumériste de leurs parents. La conscience professionnelle est revenue sans forcer.

Tout pour constituer un nouvel art de vivre.

Il y avait un aspect négatif pourtant: la jeunesse n'était plus attiré par les postes administratifs trop éloignés de la rentabilité en direct. Une réelle pénurie existait.

Le fait de travailler pour soi a éveillé le questionnement des journalistes. L'un d'entre-eux voulait jouer les malins et a posé récemment la question à un de ces freelance pour en extraire l'aspect négatif de l'individualisme caché.

- Vous ne vous sentez pas un peu mercenaire à vous faire payer aux meilleurs tarifs?, questionna le journaliste.

- J'espère pour vous que vous aimez ce que vous faites dans le journalisme, car si ce n'était pas le cas, vous devriendriez, alors, un véritable mercenaire, répondit le freelance.

Le journaliste, perdu dans ses réflexions, s'est senti obligé de changer de tempo dans ses questions.20090910Acquis sociaux.jpg

On ne peut décidément jamais avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

Vous allez rire, gens du passé ou du futur antérieur, on ne considère absolument pas vivre dans un monde idéal. Mais, je me demande ce que vous en penserez de cette manière de bosser.


L'enfoiré,


Sur Agoravox, des salariés à un dollar?


Citations:


  • « Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l'étude, sans avoir en vue un salaire. », Confusius

  • « De nos jours, le plus grand problème du mariage est de subvenir, avec un seul salaire, aux besoins de sa femme et à ceux de l'Etat. », Mark Twain

  • « Les ministres le nomment : traitement, les notaires : émoluments, les médecins : honoraires, les employés : appointements, les ouvriers : salaires, les domestiques : gages. L'argent ne fait pas le bonheur. », Gustave Flaubert

  • « Après le salaire minimum, pourquoi ne pas instituer une rémunération maximum ? », Jean -François Kahn

02/09/2009

Peter & Co remasterisés

20090824La rentrée.jpgLe Principe de Peter, qui s'en souvient encore? Où en est-il en temps de crise?

Vous vous rendez compte, le Principe de Peter a quarante ans d'âge. En 1969, Laurence J. Peter etRaymond Hull publiaient leur livre aux États-Unis sous le titre "Le Principe de Peter".

Si on rafraîchissait ce principe, voulu satirique et qui n'est d'ailleurs pas unique en son genre?

Pour rappel, à la base, Peter affirmait « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence » avec comme corollaire  : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. ».

S'il y a dix ans, le Principe de Peter n'avait pas perdu une ride suivant cet article qui le rappelait, en est-il de même aujourd'hui ou une évolution plus insidieuse encore a-t-elle pris le dessus? Depuis lors, des crises se sont succédées l'une après l'autre. La dernière dépasse toutes les autres par son ampleur. Des précédentes, on en ressentait, déjà, quelques retombées désagréables. Mais, nos temps troublés, l'extrapolation du principe a rendu l'homme d'action que l'on aimerait garder toujours motivé, encore moins efficace et les dérapages sont de moins en moins contrôlés. Si chacun garde un potentiel en lui qu'il faut faire ressortir, il a ses limites implicites et ses points forts. Rien de plus normal.

Normal d'évaluer les compétences. Moins normal de ne pas pouvoir les utiliser quand elles existent et que la "machine humaine" a toutes les pièces nécessaires pour aboutir avec succès? Est-ce volontaire ou obligatoire de ce manque d'empressements pour exercer celles-ci?20090822Entrée des classes.jpg

La hiérarchie, pour marquer son action recherche les meilleurs éléments, dans les règles de l'art traditionnelles, avec la finalité prescrite par la stratégie, mais elle se voit de plus en plus bridée dans son action.

Tous les HR, les "Human Resources", de la terre se doivent de référer devant une autorité supérieure de leurs propres performances. Les multinationales ne fonctionnent plus par hiérarchies internes mais comme satellites d'une maison mère qui peut être très éloignée. Les autorités ne sont plus sous le même toit et s'exercent souvent à distance. C'est à dire sans même en connaître ses membres physiquement. Ce qui donne déjà une appréciation déviée des réalités du terrain. Alors, les compétences n'apparaissent pas vraiment dans les priorités. Pas de budgets "voyages" pour aller constater de visu. Téléguidage avec les fils invisibles d'Internet.

Le fil de l'histoire de la montée sur les échelons de la gloire, de cette hiérarchie révèle encore plus de surprises que Peter n'avait peut-être pas envisagé quand la pénurie de moyens fait tache d'huile en période de crises.

Que fait-on pour récompenser l'employé méritant sans les espèces sonnantes et trébuchantes?

20090715Chaise musicale.jpgSimple, on lui donne des galons. Par la promotion, on tente de garder son personnel sans plus pouvoir augmenter le salaire qui reste pourtant le nerf de la guerre. Il n'y a même plus ces "Sucettes à l'anis" que je décrivais avec humour.

Il était technicien ou vendeur au départ. Le voici, chef, d'un coup de baguette magique, manager d'une équipe. Comme cela doit se passer dans un bref délais qui suit souvent une restructuration ou un remplacement d'une tête par une autre, on saute l'étape qui pourrait être des cours de managements ou plus simplement, de psychologie et de l'apprentissage du comment fonctionne une équipe. Manager des hommes n'a rien à voir avec manager de l'outil même informatisé.

Le drame, il est là. L'élu devra faire semblant d'être content de sa promotion alors que financièrement, toutes taxes déduites, il n'aura rien de plus. Le jeu de la chaise musicale a commencé, il faut poursuivre dans l'allégresse. A la nouvelle position, il s'agira de motiver ses subalternes, quitte à s'éloigner de la technique pour soi-même, réservée, désormais, à l'étage inférieur.

Avoir des hommes et femmes sous ses ordres, il n'est plus permis d'avoir les mêmes instincts de reclus derrière un PC, cette machine en « stand alone » ou, de tenter d'assouplir la résistance d'un client à l'achat. En fonction d'une certaine volonté d'afficher son altruisme de bon aloi, le nouveau gradé se retrouve seul avec des décisions à prendre. Décisions qu'il remarquera très vite comme bridées.20090714Casting Tripartite.jpg

Le Département des Ressources Humaines est là pour initier ce travail de recherche de nouveaux collaborateurs dans un premier tri. Son rôle n'est pas de materner très longtemps ces candidats. Il est là pour sélectionner des potentiels, pas pour en assumer le choix effectif. Il en a les prérogatives et les moyens par les petites annonces, la publicité, les chasseurs de têtes et par les canevas de CV. Ce dernier se révèle, même, de plus en plus souvent, aseptisé. Internet et ses CV pré-formatés pour aider les candidats à l'embauche a fait beaucoup perdre à l'originalité.

Pour les décideurs du service du personnels, les diplômes sont là pour orienter ce choix, pas pour donner des garanties de succès avec la carrure de l'emploi que le leader devra reprendre à son actif. Pour lui, les diplômes sont une piste pour la technicité, pas pour l'intégration avec l'esprit d'équipe. Les critères de sélection sont parfois trop précis et oublie de prendre en compte la capacité de l'adaptation de l'être humain. Le résultat: des milliers de postes restent ouverts à l'écoute des sirènes qui viennent d'un ailleurs bien méconnu qu'il faudra mettre en balance.

Mais, ce n'est pas cela qui importe, ni inquiète la société très cadenassée. Le règlement, rien que le règlement caché derrière un programme de sélection pré-mâché et immuable, voilà le remède miracle pour minimiser les risques de part et d'autre.

De ce côté, aussi, il y a aussi les champions de la compétence ou qui se présentent comme tel. Des niveaux de certification CMMI Level 5 Ver 1.2 ne sont pas rares. Les versions n'ont pas de limites. Les évaluations biaisées, probablement, non plus. Ces champions viennent de bien loin. De plus, ils viennent avec des avantages indéniables du "moins chers" et donc, ils peuvent se multiplier pour un même prix, en cas de besoin. La compétence du travail outsourcé, avec l'appui de offshore et, en plus, préconisé par la direction.

Mais, être externe, c'est toujours rester en dehors de la stratégie interne bien ancrée depuis longtemps. Ce sera exécuter en pur et dur en refusant tout ce qui ne ferait pas partie du contrat de départ. Aucun intérêt d'aller plus loin sans supplément. Pour le contremaître désigné pour ce genre de travail, son amour et son perfectionnisme deviennent des défauts. Il entreprend le travail qui lui paraît intéressant, néglige le plus urgent. Rien ne sort de son expertise avant d'être parfaitement satisfait. Il se mêle de tout. Il est demandé partout. Les autres attendent qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire. Le désordre s'installe. Le client, lui, devenu moins perfectionniste à l'usure, veut simplement que les livraisons ne soient pas en retard.

Caricatural ou bien dans la note de notre temps? Le cas était décrit avec les mêmes mots pour un contremaître local dans le livre.

Le manager interne direct, lui, devra assumer son choix dans la durée avec les risques propres. Établir des critères plus précis, c'est à son niveau direct que tout passe ou tout casse.

Casting en plusieurs étapes, donc. En plusieurs désillusions, aussi.

Dans ce sens, j'écrivais, il y a déjà un temps, "La technicité n'est plus seule". La pyramide de la hiérarchie y était mise sur la sellette de mes interrogations. L'inflation des galons donnés permettait aussi de demander "Plus de rameurs SVP" pour parvenir à ses fins.

Qu'espère le nouvel engagé, plein d'enthousiasme, de l'entreprise? Très probablement, de la motivation, du partage de responsabilités, de la satisfaction au travail en communauté.20090724Foire Libramont.jpg

La patience, pour un jeune, ce n'est pas la panacée au niveau de la base des revendications. Dès le premier échelon de management, entre le marteau et l'enclume, la patience devient obligatoire. Quand on n'a pas la pêche dans ces moments troublés, le profil bas s'impose. La compétence s'étiole vite dans le temps de crise. Qu'on ne vient pas me dire que tous les jeunes ne sont pas volontaires. Je m'inscrirais en faux. Cela s'excite pendant la jeunesse et parfois, cela attend la fin chez les seniors. La démotivation fait exploser les relations dans leur confrontation.

Je me souviens d'une époque où un de mes coéquipiers que j'avais, en pensée, défini avec gentillesse et un peu d'humour, de pilote de chasse qui avait oublié de vérifier s'il y avait un siège éjectable dans le cockpit. Il voulait savoir ce qui lui arriverait dans un an, quel projet allait lui échoir dans deux ans, alors que j'étais personnellement incapable de connaître ce qui allait se passer pour l'équipe dans la quinzaine. Me renseigner pour le satisfaire. Bien sûr. Trouver la bonne porte, d'abord, et me rendre compte qu'à l'étage du dessus, le même problème se posait. Temporiser, faire comme si le renseignement allait venir, bientôt, devenait un art, bien plus difficile qu'il n'y parait.

Etre nommé à un poste supérieur, était-ce d'ailleurs une volonté de son élu? N'était-ce pas pour suivre le vieil adage qui ne progresse pas, recule? Dans notre société de progrès à l'emporte pièce, l'élu se doit, pour des raisons de prestige, de satisfaire la galerie et sa famille. Donc, pour lui, refuser la promotion reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Pour le senior, le refus équivaudrait à du à mobbing une réponse de "non-recevoir".

Le manager « new middle style » est devenu une sorte de ministre sans portefeuille, sans illusions et sans une véritable vision de la stratégie à long terme. Des réunions de management vont faire semblant de répondre à ce manque sans y parvenir. Étapes presque inutiles et sans fondement, que cette maladie, la « meeting-ïte » aiguë! Alors, on y vient pour entendre mais plus pour écouter.

La base, elle, sera contrainte de comprendre après coup les décisions sans participer au combat. Elle n'y est pas invitée. Parfois, un mensuel d'entreprise parait dans les grandes sociétés pour donner la température du "business". A y regarder de plus près, c'est plutôt pour citer les nouveaux arrivés et féliciter les heureux anniversaires de présence dans l'entreprise ou les naissances parentales du personnel. Ce n'est un problème que si ce n'est pas une exclusivité voulue pour suivre un faux paternalisme. La devise continue son chemin "diviser pour régner", mieux vous en savez, mieux vous vous portez. C'est même institutionnalisé.

Internet dans l'entreprise avec l'aide de l'eMail aurait pu augmenter les communications tout azimut et ouvrir les vannes aux compétences dans le partage des informations, de haut en bas et de bas en haut. Cela ne se réalise toujours pas dans la clarté. Les informations restent stagner au dernier étage ou dans une poubelle d'un étage intermédiaire jusqu'au nouveau tour de manivelle. Dans le fond, on s'y attend à ses tours de vis. Si vous n'avez pas encore remarqué, l'ambiance de crise est profonde et perdure depuis longtemps dans un climat de peur, voir de terreur de perdre son emploi.

20090611Abstentions.jpgToute tentative de sortir l'erreur du chapeau pour la rapporter est risquée comme je le disais dans "Rien que de bonnes nouvelles". La crise a sclérosé le « middle management » en période de crise. On se tait, quitte à se corrompre soi-même et à oublier ses beaux projets et espoirs d'amélioration du départ.

Pour les déjà "in", à la gestion de personnel, la stratégie, c'est travailler au bras de fer, à l'endurance, mais, avec des plans de carrières de courtes durées. Ce manque de vision à long terme va parfois entraîner des investissements en pure perte. Les cours qui ne font pas partie des salaires, sont accordés pour les remplacer, sans sécurité de leur utilisation. Cette spécialisation du savoir à outrance, qui manque souvent d'application, tombe par l'"overhead" dans les pertes et profits.

Le monde académique prend une part de responsabilités dans ce phénomène. Plaire à l'entreprise se présente comme un tremplin vers de nouveaux contrats dans la recherche. Les élites du savoir sont ainsi renouvelés jusqu'à plus soif. Le SWAT System demande bien plus d'intelligence pour être mis en œuvre avec le concours et le bénéfice de tous.

Le Principe de Peter reste valable donc quand on pense que l'incompétent reste à son poste, mais il a parfois de bonnes raisons de vivre caché sans chercher à changer.

La Principe de Dilbert, en provenance d'une bande dessinée américaine, est on ne peut plus perspicace en touchant tous les échelons dans leur espoirs de grandeurs. Ce n'est pas une question de faire des dégâts à un poste de responsabilité faible, c'est devenu une protection contre l'adversité et pour suivre l'esprit de "pour vivre heureux vivons caché". On n'ose plus se plaindre quand on a une nombreuse famille à nourrir, des dettes qui se sont accumulées. On attend que l'orage passe.20090713Olivier durable.jpg

Quand les places sont chères, on observe aussi une surévaluation des besoins et une dévalorisation des diplômes. Véritable inflation des compétences qui ne seront jamais utilisées dans la pratique. Suite à des études poussées, se retrouver avec un logiciel pour suivre l'évolution des projets peut ne pas plaire dans la durée au meilleur des managers. La défoliation hiérarchique, décrite dans le livre, se confirme. Être trop compétent par rapport au supérieur finira par l'éviction rapide du challenger trop qualifié. La compétition avec le chef direct deviendrait insoutenable.

Les multinationales américaines avec ses filiales ont depuis longtemps implanté un système d'évaluations par midpointdéterminé par fonction. En dessous du minimum ou au dessus du maximum, le travailleur n'a plus sa place dans le groupe qui l'occupe. Cela voudrait donc dire « the rigth man in the rigth place » (l'homme à la bonne place). Très théorique, cette vision. Très mystérieux, le moyen de l'établir. La pratique ne fonctionnera qu'à condition que son praticien ne s'épuise pas sans challenge et une certaine motivation naturelle. Mettre le QI, ce Quotient Intellectuel bien immature, en adéquation avec le besoin pour ne pas atteindre le QP, le Quotient de Promotion Zéro.

Alors, la question naturelle vient à l'esprit: le Principe de Peter n'est-il pas remonté au sommet de la hiérarchie pour arriver à l'incompétence voulue globalement pour ne pas gêner l'ensemble de l'édifice? Affabulation avec espoirs déçus devant une perfection inadaptée et inaccessible qui se termine comme un château de cartes à l'échelle de l'entreprise dans son entièreté?

20090901Internat sans école.jpgUne inadéquation est souvent mise en avant par les entreprises entre les désirs de compétences qu'elles espèrent trouver chez leurs candidats à l'emploi et ce que les écoles leur présentent. Y a-t-il, encore vraiment, un lien étroit entre l'œuf et la poule? Les entreprises s'intéressent-elles et investissent-elles pour obtenir ce qu'elles veulent ou ne s'intéressent-elles, en fin de compte, qu'au produit fini au moindre coût? L'école n'est pas exempte, non plus, de tares et de boulets d'un autre temps trop liée à un programme trop figé.

Analyses bien plus fines qu'il n'y paraît.

Sauter ces étapes explique beaucoup de faillites de notre système.

Alors, il y a ce que Peter appelait du doux nom de "sublimation percutante" comme remède. On laisse croire à l'intéressé qu'il monte les échelons de la gloire, tout en le laissant croupir dans un patinage sur place ou sur glace. On devient membre honorifique d'une organisation. On se positionne dans des postes vides de personnels subalternes, avec un titre encore plus ronflant.

Une publicité récente parlait, avec humour et en anglais, des intérimaires. Pour donner plus d'allant à un poste de prestige, ronflant à souhait et qui finissait par « temporary » ou « acting ». Si, cela ne valait pas une belle histoire amusante, qu'elle est celle qui le pourrait?

Autre secteur que la crise a touché en premier, ce sont les intérimaires. Ceux-ci ont été virés en premiers quand l'emploi venait à manquer. Aux dernières nouvelles, il paraîtrait que la remontée est en cours. Premiers sortis, premiers rentrés. Signe d'une reprise?

20090626Chomeurs en 2011.jpgLa "spéciation dans le détail" qui n'est qu'une diversion ou l'"aberration totale" par le refus de continuer, est un autre remède proposé par Peter pour s'échapper de la contrainte de l'étau, une fois, installé entre ses deux pinces du côté de l'employé lui-même. Pour éliminer une gêne, le mobbing par le niveau supérieur sur le subalterne n'est pas rare. Méthode de l'absurde par excellence pour le bon employé qui n'était pas là que pour s'éclater et pas faire semblant. Pour le moins bon, ce sera une manière humoristique de ne pas sombrer dans la déprime. La pré-pension ou la retraite anticipée, ce qui revient au même, vient à l'esprit quand l'âge s'y prête.

L'incompétence créatrice, la Parade de Peter, est la manière de faire comprendre sa non-adhérence à la stratégie de l'entreprise même si elle se veut plus intelligente et à la recherche du bonheur. Elle cherche, parfois, une porte de sortie avec tous les honneurs de la guerre. Nous sommes dans une stratégie intimiste, de la démocratie inversée qui cherche son palliatif dans le "cause toujours, tu m'intéresses". Le vers est-il dans la pomme? Vers luisant de plus en plus utilisée pourtant par les jeunes qui ont pu se départager entre le bien de la société et le sien propre.

Peter & Co remasterisé_dilbert.jpgLe principe de Dilbert avec ses promotions d'incompétents n'y voit pas trop d'inconvénients et voyait, même , le temps du Principe de Peter comme une époque plutôt bleue et révolue.20090616Crise relance.jpg

La Loi de Parkinson, plus ancienne encore, affirmait que « le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement », mais c'est plutôt au niveau du fonctionnaire qu'elle s'adapte le mieux. Là, nous remontons 50 ans en arrière avec cette Loi. Se créer du travail quand il n'y en a pas, diviser celui-ci pour avoir une chance de mieux le contrôler dans la suite et donc de régner, sont des techniques d'un autre temps. Il s'agit ici d'automatisme professionnel.

La Loi de Murphy est, dit Wikipedia, un principe empirique énonçant que si quelque chose peut mal tourner, alors cette chose finira infailliblement par mal tourner. Cela ne ferait-il pas peur?

Une question m'a été soufflée: le Principe de Peter s'appliquerait-il à Albert Einstein qui fut un piètre étudiant et un excellent chercheur?

Appliquant la même règle selon laquelle « l’incompétence n’a pas de frontières, ni dans le temps ni dans l’espace », que dire de Winston Churchill qui fut, contre son gré, un ministre de la marine bien impuissant et un puissant premier ministre?

A y réfléchir de plus près, la première réponse serait que, cette fois, avec la vie qui s'allonge, nous avons droit à plusieurs existences, plusieurs chances ou malchances de se retrouver à une bonne ou mauvaise place sur les pas de nos vies. L'expérience ne sera plus réservée à une seule compétence. Les fameux « skills » (talents) qui multipliaient le travailleur avec lui-même comme des doubles du plus bel effet pourraient se révéler, un jour, à l'avantage de l'entité "homme" en séquences plutôt que de celle de l'employé en parallèles.

20090607Di Rupo Daaerden.jpgVa-t-on les rencontrer ses différentes vies ou les sauter sans les avoir vues? La vie active est un sport d'athlètes et un jeu d'échec en maturation. Chercher le niveau optimal en motivations, en satisfactions ou par le prestige de la position n'est que rarement compatible. Cette vision en oublie la solidarité et l'esprit d'équipe, c'est son pire ennemi.

Le phénomène démocratique demanderait de pouvoir se positionner soi-même en fonction de ses aptitudes du moment en adéquation avec son niveau de compétence réel et accepté. Le challenge, c'est bien quand il y a une chance de réussite. Les décentralisations irresponsables, les redistributions des tâches à grande échelle, étrangère à la volonté intime de l'individu trouvent un écho par l'alternance des postes, dans une réforme permanente. Cela donne, en finale, l'illusion de la démocratie, alors, que celle-ci ne devrait être là que pour limiter les excès de pouvoir et de sa durée qui pourrit son mandataire dans ses habitudes.

Je ne pouvais terminer ce billet sans donner de l'espoir. Car, certains ont compris la manœuvre.

Dans le Vif L'Express, il y avait un entretien avec Nicolas G.Hayek, le fondateur de Swatch et l'inventeur du concept de la mini-voiture Smart. Il disait qu'on avait perdu l'esprit d'entreprise, qu'il fallait revendiquer le droit à l'échec, changer les mentalités et que renvoyer son personnel pour arrondir des fins de mois difficiles, c'était la méthode la plus facile. Dans son entreprise de 25.000 personnes, il n'aurait pas encore renvoyé un "collaborateur" (le mot vaut la peine d'être pointé) à cause de la crise. D'après lui, chacun représentait une force de frappe formidable. Alors, il pense en profiter pour augmenter la formation pour rester dans le coup ou, à la rigueur, diminuer la charge par du chômage partiel pour attendre que cela se passe. Il veut montrer l'exemple à ses troupes malgré son âge avancé.

Était-ce un autre moyen d'aborder le principe de Laurence Peter?

L'incompétence et la compétence à l'ancienne n'ont désormais plus totalement cours de la même manière. Pour des raisons écologiques et pour enrayer le déclin des pays occidentaux, il faudra désormais des principes qui jouent de concert avec la pédale d'accélérateur et de frein.

La moralité corollaire de l'histoire serait, alors, que si la compétence efface parfois tout, l'incompétence, elle, n'efface jamais la récidive de la bêtise.

Si Paris valait bien une messe, vivre et travailler en société valaient bien quelques principes et lois pour fonctionner.

20090623Michel est de retour.jpgBonne rentrée dans le monde du réel.

A bas, la déprime appelée "syndrome post-vacances".


L'Enfoiré,

De la Petermania sur Agoravox?


Citations:


  • « Si vous ne savez pas où vous allez, vous finirez probablement quelque part ailleurs. » et

  • « Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi ce qu'il avait prédit hier ne s'est pas produit aujourd'hui. » et

  • « On trouve dans la Bible beaucoup de situations du monde moderne. Par exemple, Noé, cherchant pendant quarante jours une place pour se garer. », Laurence Peter


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