26/01/2012
Très chère austérité
Parfois, voire souvent, les économies se redressent après une réduction drastiques des déficits. Oui, mais encore.. quels sont ces déficits et d'où viennent-ils? En augmentant les bénéfices ou en diminuant les pertes. Mais c'est bien sûr. Mais encore....
Je parlais de courbes rentrantes dans l'article précédent.
J'ai laissé la courbe rentrante la plus "subtile" pour cette fois: le niveau de vie en occident en berne.
On va à gauche, on va à droite, mais dans un tunnel, il faut toujours finir par aller tout droit vers une lumière qu'on aperçoit tout au fond. En économie, c'est la même chose.
Là, on parle de réduire les déficits quand ils se sont creusés au point de se retrouver sur la chape. On ne peut avoir et avoir eu avec le même "argent" (mot à utilisé entre guillemets). Il faut créer du neuf. Imaginer. Inventer. Consolider ses inventions.
Un peu de sémantique sur les mots utilisés s'impose.
Wiki dit du mot déficit (issu du latin : deficit, «il manque») est au sens primitif "le mot qui dans les inventaires est mentionné en regard des articles manquants" . À partir du 18ème siècle, il prend le sens financier d'un déséquilibre entre recettes et dépenses. Puis, par extension, le terme est repris dans le langage courant pour désigner l'insuffisance, le manque. En l'appliquant au domaine de la politique, on parle de "déficit démocratique".
En effet, tout finit par retourner à la politique.
Quant à la finance, cela se passe par deux techniques complémentaires ou préférentielles: réduire les coûts, les pertes et augmenter les rentrées pour engranger du bénéfice et pouvoir aller de l'avant dans un nouveau cycle. Premier axiome de l'économie.
Dans ce but, il y a la croissance, le statu quo et la décroissance. Qui n'est en fait qu'un thermomètre. Mais un thermomètre avec quelle base? Celsius, Fahrenheit, Kelvin? Où est le zéro? Il faut mettre un terme au mètre quand le mètre ne mesure plus rien. C'est une question qui me retourne à la science et à l'histoire.
- La croissance est-elle soluble dans l'austérité? 
- Soluble? Tout dépend, s'il y a du vent (=des projets, des idées), si la mer (=l'inflation) n'est pas trop forte, quoique... Il faut comprendre comment cela marche, dit quelqu'un. Mais je vais vous le dire, dirait-il avec un roulement des épaules. L'argent n'est pas là où il faudrait. Il faudrait remettre les compteurs à zéro. Et il vous répondrait, peut-être, "je n'ai pas compris votre question"...
- L'austérité va-t-elle permettre le retour à la croissance et le chemin vers la prospérité et dans combien de temps?
- Un certain temps, comme le fût du canon pour se refroidir (sourires). Tout dépend de l'épaisseur du couvercle du canon qui retient le boulet, probablement.
- Et de l'énergie de la poudre, aussi, peut-être? (rires) Rappelons la sémantique, elle qui est importante pour ce qui va suivre.
La croissance économique désigne la variation positive de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée.
La prospérité est une période de croissance économique où la bonne qualité de vie de l'ensemble de la population de la région géographique est qualifiée de prospère. Elle est le résultat d'un faible taux de chômage, d'une économie florissante, d'une stabilité politique, d'une qualité de soins de santé disponible et d'une appréciation générale des individus de leur condition.
- Il est dit que beaucoup de pays d’Europe ont choisi de prendre des mesures d’austérité pour résoudre la crise. Mais la baisse de la demande consécutive à ces politiques ne risque-t-elle pas de produire une récession d’ampleur internationale ?
Rappel: La récession est un phénomène de ralentissement du rythme de la croissance économique. Lors d'une récession, la croissance devient inférieure à la croissance potentielle et l'écart de production augmente; le phénomène inverse est une expansion. La dépression est la chute importante et durable de l'activité.
- A l'austérité, les États-Unis ont préféré, jusqu'ici, la version inverse celle de la planche à billets. L'augmentation des disponibilités. Préfèreraient-ils plomber une peu plus le déficit que de ralentir la consommation?
- C’est aussi le dilemme que se posait Robert J. Shiller, professeur d’économie à l’Université de Yale, dans Project Syndicate. Je le cite:
"Il rappelle qu’un économiste d’Harvard, Alberto Alesina a récemment apporté des preuves qui tendraient à infirmer cette crainte, et qui indiqueraient que dans certains cas, les économies connaissent un regain de croissance après une réduction drastique du déficit. Parfois, le programme d’austérité redonne assez de confiance pour relancer l’économie.
Des experts du FMI, Jaime Guajardo, Daniel Leigh, et Andrea Pescatori, ont récemment étudié les plans d’austérité de 17 pays sur les 30 dernières années. Mais au lieu d’étudier uniquement les évolutions des déficits, ils se sont attachés à rapprocher les décisions des gouvernements en sélectionnant uniquement celles qui étaient de véritables mesures d’austérité (réductions des dépenses publiques ou augmentations de impôts) destinées à avoir des effets de long-terme, et se sont basés sur les indications chiffrées que ces gouvernements avaient fournies. Leur conclusion, c’est que les politiques d’austérité aboutissaient à une baisse des dépenses de consommation, et affaiblissaient l’économie. Cependant, Valerie Ramey, une économiste de l’université de Californie à San Diego, leur oppose cette possibilité que ce qui semble être une conséquence puisse être en fait la cause, et que les gouvernements pourraient lancer des politiques d’austérité parce qu’ils jugent que la situation économique est en train de se dégrader, ce qui va compliquer le financement ultérieur des dépenses de l’Etat. A ce moment-là, pour l’observateur inexpérimenté, il pourrait sembler que les mesures d’austérité ont engendré une crise économique. Le problème de toutes ces analyses économiques, c’est qu’on ne peut pas constituer différents groupes de tests pour isoler et mesurer des effets sur la dette nationale, comme les médecins peuvent le faire lorsqu’ils testent de nouveaux traitements. Pour Shiller, il faut donc abandonner la théorie et se référer aux expériences empiriques, à l’histoire. Et ce que Guajardo et ses collègues ont montré, c’est qu’historiquement, les réformes qui visaient à réduire les dépenses de l’Etat et à augmenter les impôts ont été suivies par des ralentissements économiques. De ce point de vue, « les politiques ne peuvent pas se permettre d’attendre des décennies pour que les économistes trouvent une réponse définitive, qui pourrait bien ne jamais venir. Mais, à en juger par les indications que nous avons, les programmes d’austérité en Europe et ailleurs apparaissent susceptibles d’apporter des résultats décevants », conclut-il.
-Que conclure, d'ailleurs, si ce n'est par ce qui est observé de visu dans la vie de tous les jours.
Dans l'histoire, il y a la "Fable des abeilles" de Bernard Mandeville qui montrerait que l'austérité est une vertu dangereuse et que cela ne date pas d'hier.
Wikipedia dit encore que la Fable des abeilles, qu'elle développe avec un talent satirique la thèse de l’utilité sociale de l'égoïsme. Il avance que toutes les lois sociales résultent de la volonté égoïste des faibles de se soutenir mutuellement en se protégeant des plus forts.
Son premier extrait, la "Ruche prospère" fait l'éloge
de la monarchie parlementaire comme condition politique de la prospérité de la ruche, l'apologie du luxe pour l'élite comme moteur de l'économie, le thème des dissonances (les vices) nécessaires qui concourent à l'harmonie de l'ensemble.
Dans le second extrait, on voit se mettre en place, à contrario, les conditions du déclin de la prospérité : croyant redevenir vertueux les habitants de la ruche veulent rétablir l'honnêteté dans le commerce.
Dans le troisième extrait, nous assistons au déclin du système, lui-même.
Tirer la leçon serait:
- que la réalité et l'expérience nous administrent...
- que le vice est aussi nécessaire à l’État, que la faim l'est pour le faire manger...
- que les passions ne sont ni bonnes ou mauvaises....
- que le bien et le mal sont relatifs...
- que l'important est d'orienter ces forces, ressorts de nos comportements, pour le mieux-être de tous.
(la fable est disponible après cet article)
- Thèses semi-libérales ou semi-sociales entre causes et effets?
- Tout se mêle pour la mettre à exécution le programme de cette austérité à l'européenne. Cette semaine, le Vif L'Express avait un dossier complet qui donnait "Nos astuces pour vaincre la crise". La semaine suivante "Auto. Comment réduire la facture". Réduire la consommation du pétrole, d'accord, mais....
- En dehors de la période de crise que nous vivons, qui parlerait de tout cela?
- Personne. C'est un peu cela le problème général. La crise impacte tout le monde mais pas de la même manière.
La radio RTBF parlait de l'austérité en disant que c'était un cercle vicieux. Elle réservait des émissions sur le sujet tout au long des deux premiers jours de la semaine. On commençait par analyser comment la population réagit à la crise et à l'austérité.
En bas, où on a déjà cherché tous les moyens pour payer moins.
Au milieu, une crainte de ne plus pouvoir assumer dans le futur et une baisse ou une substitution de consommation et l'inquiétude devient générale.
Le taux d'épargne va encore augmenter cette année à plus de 17%. Le Belge est 18% plus riche qu'il y a dix ans. Il n'ose plus dépenser... le "pauvre".
En haut, thésauriser, épargner un peu plus et réduire d'autant la consommation.
On place l'argent avec seulement un peu plus de prudence qu'avant, ou alors ce sont les comptes qui prennent de l'embonpoint.
La parité entre dollar et euro au désavantage de ce dernier a ajouté une couche supplémentaire à l'augmentation des prix du pétrole, payé en dollars.
- L'austérité dans la pratique, cela passerait par le logement, l'énergie, les assurances, les vêtements, l’alimentation,...
- Par tellement de choses. Dans le budget des ménages, certaines dépenses ont, en quelques années, changé d'importance. La nourriture a été dégradée à la quatrième place dans l'échelle des valeurs, tandis que tout ce qui tourne aux communications, voyages se retrouvent en deuxième. Si elle est choisie moins, ce n'est pas nécessairement moins bon de manière nutritive, disent les organismes de contrôle, mais....
- Tout s’enchaîne merveilleusement bien, semble-t-il pour consommer malin en fonction de cette réorganisation.
- En effet. On devient plus regardant sur les achats en général tout en comparant les prix via Internet. S'ajoute les reports des achats à toujours plus tard en attente de promotions, les achats groupés (via wikipower par ex), la chasse aux gaspillages et, miraculeusement, les magasins suivent leurs prospects à la trace. Ils ne vendent plus en petites quantités. Comment les promotions sont réalisées n'intéressent pas les consommateurs. On achète en commun.
- Ce qui est petit devient gentil dans l'espace logement.
- Au besoin, on vit en commun, on partage la même chambre dans un kot qui devient, de fait, un petit logement à haut rendement. On va bientôt partager le même lit et ce qu'on y fera ensemble... enfin, c'est déjà mieux que de faire la guerre (sourire)
- Epargner les déplacements, aussi?
- Sur la route, on roule moins cher, on partage la bagnole grâce au covoiturage. C'est covoiturage.be , carpol.be , carzoo.be , djengo.net... qui prennent le relais de taxistop.be et kidpooling.be qui ne parviennent, peut être plus, à suivre. Achetez des voitures mais laissez-les au garage. Voilà le mot d'ordre.
- L'alimentation, on mange moins cher?
- On l'achète en commun pour obtenir de meilleurs prix du distributeurs via un accord tacite avec un intermédiaire. Vous ne connaissez pas les sites de d'achats groupés et qui cassent les prix comme "groupon"? Qu'est-ce que vous mangez, ce soir? Ben, la même chose que vous....
- Les soins médicaux?
- On diminue le nombre des visites chez le médecin, chez le dentiste, bien entendu.
- Et la culture dans tout ça?
- Elle ne passe plus que par le gratuit. La connexion Internet est payé et prêt à se faire engluer dans les messages publicitaires. Les CD, les journaux sont de plus en plus aux abonnés absents. La propagande s'infiltre par les mêmes canaux. Vous vous y perdrez à chercher la vérité.
Megaupload est un empire très rentable (175 millions de $ depuis 2005...) mais reste assez nébuleux dans la voie de la piraterie. Mégaupload a été classé dans les hors la loi aux États-Unis. Pourquoi? Est-ce à cause du fait qu'ils voulaient devenir le nouvel iTunes? Parce que la dîme n'était pas passée dans les caisses de l'État mais dans la poche de ceux qui faisaient intelligemment payer par la pub et par les contrats pris par les citoyens? Qui sait. Mais rien n'est gratuit en ce bas monde, même si cela peut le paraitre.
Sarkozy applaudissait. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous demander pourquoi.
Nellie Kroos s'étranglait, outrée. Plus difficile à comprendre? Peut-être était-elle dans le lot des pirates qui construisaient leurs bibliothèques de musiques à bon marché.
Anonymous attaquait en bloquant ce qui pouvait l'être.
En définitive, Anonymous supporterait-il les faibles ou les puissants? Ce n'est plus tout à fait clair.
- Et, avec l'argent quand il en reste?
- Même, là. On cherche le dernier picaillon. Les coffres-forts se sont vidés (30.400 rien qu'en décembre) à cause de la nouvelle taxe de conversion des titres au porteur. L'argent et les titres dématérialisés sont désormais ailleurs sur des comptes bancaires.
- Il n'y a manifestement plus de petites économies, le processus est enclenché partout.
- Peut-être, Mais le remède de cheval donne un résultat qui se voit dans les grandes surfaces. Bien moins de monde aux caisses, personne à la charcuterie où d'habitude, il y a des files. Des trous dans les rayons. Ils ne se réapprovisionnent plus à la même allure de croisière. Tiens, j'ai connu ailleurs à une autre époque pendant laquelle on payait avec des tickets de rationnement....
Cela se ressent aussi chez les travailleurs. On est un peu plus court dans la réponse aux questions des clients. On perd l'habitude et c'est long une journée sans clients.
- On se retrouverait, en finale, dans un climat de fin du monde?
- La récession, c'est ça. Ce n'est pas encore la dépression quand on ne dépense plus rien, quand tout s'arrête, mais cela y ressemble.
L’Etat passe aussi, aux économies. On fait nettoyer les fenêtres des bâtiments par des vitriers spécialisés, à l'extérieur. Mais, à l'intérieur, il est de bon ton de le faire soi-même.
Les plus riches se doivent de montrer l'exemple, non?
- Face à la crise, les cadeaux futiles deviennent utiles mais, bien loin du week-end gastronomique ou du massage relaxant dans une ambiance chic et feutrée...
- Il y a les ©Crisebox, ces coffrets cadeaux qui donnent un petit coup de pouce au quotidien difficile aux plus modestes.
Il y a le bénévolat qui vient au secours de notre austérité chronique. Quand il n'y pas plus rien à perdre ou à gagner, une bonne action ou un moyen d'utiliser son propre temps utilement est toujours bienvenu. Une occasion de communiquer sa gêne?
En recevoir ou pas? Tout est dans cette question.
- Et les économistes quand ils sont questionnés du comment y remédier et recréer de la consommation que proposent-ils?.
-Les réponses sont subtiles du côté des optimistes:
- "Annoncer une hausse de la TVA pour que les gens se précipitent pour consommer" (Etienne de Callataÿ)
- "Donner des consignes aux fonctionnaires pour faire avancer les dossiers d'investissements" (Y. Vanden Cloot)
- Le pessimiste, Paul de Grauwe, qui dit que "On ne peut rien faire dans un contexte politique pervers".
- La sarkosienne "travailler plus pour gagner plus" (sourires)?
- Une connerie de plus si on n'y prend garde. Le travail forcé n'est plus un travail, c'est de l'esclavage
- La route de l'austérité, une route sans fin, sans avenir?
- Quelle route? Plus possible, on est à l'arrêt. Il y a des nids de poules sur les routes. Plus de motivations. Plus rien ne bouge qu'ensemble. On attend que l'autre bouge. La quantité a remplacé la qualité. Elle nivelle par le bas. L'âge du hard discount dans lequel on élimine tous les concurrents, les récalcitrants qui continuent à penser que la qualité a encore une valeur.
-Le citoyen semble avoir gardé les moyens de communiquer par l'habitude.
- Sauvé in extrémis comme les amis de mes amis sont tous devenus des amis sur Facebook. Quand la ligne ADSL est coupée, il y a encore le GSM, le Smartphone pour s'informer de comment font les autres pour s'en sortir à condition que la télé qui est dans le package tiennent encore l'image en mouvement. C'est tellement "smart". En résumé, mixe-t-on tout dans la même soupe?
- En plus, cette soupe est observée de haut. Voilà que le FMI, en la personne de Christine Lagarde, s'adresse à la zone euro pour dire "Modérez vos plans de rigueur".
Serait-ce une réédition de l'arroseur arosé? D'où sommes-nous partis pour en arriver là?
- Il y a le départ, la corde la plus sensible. Celui des crises de 2008-11 avec des gains faciles comme le film "Margin Call" le dénonce. Etrange qu'il n'y ait pas eu une série de films produits en Amérique sur le sujet, plus tôt.
- Dans "Nous sommes tous responsables", il y avait une phrase qui disait: "Ne sentez-vous pas que la corde va se casser?". Est-ce cela qui fait le complément?
- Oui, bien sûr. Une autre corde, aussi, flanchait: "la compétition tout azimut entre les partenaires européens sans vision commune. Ce qui mène au chacun pour soi, au donnant-donnant sinon rien. "I want my money back" disait Margareth. La solidarité n'était qu'apparente. Peut-être qu'arrivé à avoir tout dans le pot commun, allons-nous changer d'optique, après que les cordes, une fois détendues, rétrécies et puis cassées, ce sera le moment de créer d'autres cordes.
- Que pensez-vous de la règle d'or?
- Cela dépend du nombre de caras de l'or.
- Espérons que l'on remonte jusqu'au niveau des responsabilités. En Allemagne?
- Peut-être. En attendant, faites vos jeux, rien ne va plus. Impair passe et manque. Quand à vos vœux, jusqu'à nouvel ordre, on n'en a plus rien cirer. Par ici, ils ont choisi pour nous. C'est, désormais, l'option par défaut, se serrer la ceinture jusqu'au point final. "Rigueur", un mot qui fait peur. Lisez l'édito d'Anne Blampain en fin de notre conversation. Elle parle de l'Europe et de la Grèce. Remplacer le mot "Grèce" par n'importe quel autre pays et vous comprendrez jusqu'où aller trop loin. Mais, les 'cigafours" fourbissent leurs armes.
Sur le Pacte de Stabilité Budgétaire (tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le nouveau traité... Traduction de l'article du Corporate Europe Observatory, «Automatic austerity».
"Histoire d'éviter la moindre idée de gauche dans cette Europe de droite et extrême droite, on légifère des textes qui rendent une politique de gauche impossible (aux usa ça s'est fait par de la propagande pour incultes dans les domaines politique, historique, sociologique....En Europe on est obligés de la jouer autrement par le biais de la législation, on n'est pas encore assez incultes pour faire autrement. ajoutait Sun Tsu
Elle est vraiment très chère cette austérité. Elle sert juste un peu trop fort aux entournures.
L'enfoiré,
,
Citations:
- « L'austérité vise par certaines mesures à avancer l'âge de la mort. », Georges Marchais
- « L'austérité n'est acceptable qu'étayée par l'ambition. », Madeleine Ferron
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LA RUCHE PROSPÈRE
Une vaste ruche bien fournie d'abeilles,
Qui vivait dans le confort et le luxe,
Et qui pourtant était aussi illustre pour ses armes et ses lois,
Que pour ses grands essaims tôt venus,
Etait aux yeux de tous la mère la plus féconde
Des sciences et de l'industrie.
Jamais abeilles ne furent mieux gouvernées,
Plus inconstantes, ou moins satisfaites.
Elles n'étaient pas asservies à la tyrannie
Ni conduites par la versatile démocratie,
Mais par des rois, qui ne pouvaient mal faire, car
Leur pouvoir était limité par des lois.
[...]
On se pressait en foule dans la ruche féconde,
Mais ces foules faisaient sa prospérité.
Des millions en effet s'appliquaient à subvenir
Mutuellement à leurs convoitises et à leurs vanités,
Tandis que d'autres millions étaient occupés
A détruire leur ouvrage.
Ils approvisionnaient la moitié de l'univers,
Mais avaient plus de travail qu'ils n'avaient d'ouvriers.
Quelques-uns avec de grands fonds et très peu de peines,
Trouvaient facilement des affaires fort profitables,
Et d'autres étaient condamnés à la faux et à la bêche,
Et à tous ces métiers pénibles et laborieux,
Ou jour après jour s'échinent volontairement des misérables,
Epuisant leur force et leur santé pour avoir de quoi manger.
Tandis que d'autres s'adonnaient à des carrières
Les grandes figures du monde moderne
Où on met rarement ses enfants en apprentissage,
Où il ne faut pas d'autres fonds que de l'effronterie,
Et où on peut s'établir sans un sou,
Comme aigrefin, pique-assiette, proxénète, joueur,
Voleur à la tire, faux-monnayeur, charlatan, devin,
Et tous ceux qui, ennemis
Du simple travail, se débrouillent
Pour détourner à leur profit le labeur
De leur prochain, brave homme sans défiance.
On appelait ceux-là des coquins, mais au nom près
Les gens graves et industrieux étaient tout pareils ;
Dans tous les métiers et toutes les conditions il y avait de la fourberie,
Nul Etat n'était dénué d'imposture.
[...]
C'est ainsi que, chaque partie étant pleine de vice,
Le tout était cependant un paradis.
Cajolées dans la paix, et craintes dans la guerre,
Objets de l'estime des étrangers,
Prodigues de leur richesse et de leur vie,
Leur force était égale à toutes les autres ruches.
Voilà quels étaient les bonheurs de cet Etat ;
Leurs crimes conspiraient à leur grandeur,
Et la vertu, à qui la politique
Avait enseigné mille ruses habiles,
Nouait, grâce à leur heureuse influence,
Amitié avec le vice. Et toujours depuis lors
Les plus grandes canailles de toute la multitude
Ont contribué au bien commun.
Voici quel était l'art de l'état, qui savait conserver
Un tout dont chaque partie se plaignait.
C'est ce qui, comme l'harmonie en musique,
Faisait dans l'ensemble s'accorder les dissonances.
Des parties diamétralement opposées
Se prêtent assistance mutuelle, comme par dépit,
Et la tempérance et la sobriété
Servent la gourmandise et l'ivrognerie.
La source de tous les maux, la cupidité,
Ce vice méchant, funeste, réprouvé,
Était asservi à la prodigalité,
Ce noble péché, tandis que le luxe
Donnait du travail à un million de pauvre gens,
Et l'odieux orgueil à un million d'autres.
L'envie elle-même, et la vanité,
Étaient serviteurs de l'application industrieuse ;
Leur folie favorite, l'inconstance
Dans les mets, les meubles et le vêtement,
Ce vice bizarre et ridicule, devenait
Le moteur même du commerce.
NOUS VOULONS DE L’HONNÊTETÉ
Il ne se commettait pas la moindre erreur,
La moindre entorse au bien public,
Que tous ces pendards ne s'écrient effrontément :
"Grands dieux ! Si seulement nous avions de l'honnêteté! "
Mercure souriait de cette impudence,
Et d'autres trouvaient absurde
D'invectiver sans cesse contre ce qu'ils aimaient tant.
Mais Jupiter transport. d'indignation,
Finit par jurer dans sa colère " Qu'il débarrasserait
Cette ruche braillarde de la malhonnêteté ".
C'est ce qu'il fit. A l'instant même celle-ci disparaît
Et l’honnêteté emplit leur cœur
Là elle leur montre, tel l'arbre de la connaissance,
Des crimes qu'ils ont honte d'apercevoir,
Et que désormais en silence ils avouent
En rougissant de leur laideur,
Comme des enfants qui voudraient bien cacher leurs fautes,
Mais qui par la couleur de leurs joues découvrent leurs pensées,
S'imaginant, quand on les regarde,
Qu'on voit tout ce qu'ils ont fait.
LE DÉCLIN
Mais, ô dieux ! Quelle consternation,
Quel immense et soudain changement !
En une demie-heure, dans toute la nation,
Le prix de la viande baissa d'un sou par livre.
L'hypocrisie a jeté le masque
Depuis le grand homme d’État jusqu'au rustre
[-]
Regardez maintenant cette ruche glorieuse, et voyez
Comment l'honnêteté et le commerce s'accordent.
La splendeur en a disparu, elle dépérit à toute allure,
Et prend un tout autre visage.
Car ce n'est pas seulement qu'ils sont partis,
Ceux qui chaque année dépensaient de vastes sommes,
Mais les multitudes qui vivaient d'eux
Ont été jour après jour forcées d'en faire autant.
[-]
A mesure que l'orgueil et le luxe décroissent,
Graduellement ils quittent aussi les mers.
Ce ne sont plus les négociants, mais les compagnies
Qui suppriment des manufactures entières.
Les arts et le savoir-faire sont négligés.
Le contentement, ruine de l'industrie,
Les remplit d'admiration pour l'abondance de biens tout simples
Sans en chercher ou en désirer davantage.
Il reste si peu de monde dans la vaste ruche,
Qu'ils ne peuvent en défendre la centième partie
Contre les assauts de leurs nombreux ennemis.
Ils leur résistent vaillamment,
Puis enfin trouvent une retraite bien défendue,
Et là se font tuer ou tiennent bon.
Il n'y a pas de mercenaire dans leur armée,
Ils se battent bravement pour défendre leur bien ;
Leur courage et leur intégrité
Furent enfin couronnés par la victoire.
Ils triomphèrent non sans pertes,
Car des milliers d'insectes avaient été tués.
Endurcis par les fatigues et les épreuves,
Le confort même leur parut un vice,
Ce qui fit tant de bien . leur sobriété
Que, pour éviter les excès,
Ils se jetèrent dans le creux d'un arbre,
Pourvus de ces biens : le contentement et l'honnêteté.
MORALE
Cessez donc de vous plaindre : seuls les fous veulent
Rendre honnête une grande ruche.
Jouir des commodités du monde,
Etre illustres à la guerre, mais vivre dans le confort
Sans de grands vices, c'est une vaine
Utopie, installée dans la cervelle.
Il faut qu'existent la malhonnêteté, le luxe et l'orgueil,
Si nous voulons en retirer le fruit.
La faim est une affreuse incommodité, assurément,
Mais y a-t-il sans elle digestion ou bonne santé ?
Est-ce que le vin ne nous est pas donné
Par la vilaine vigne, sèche et tordue ?
Quand on la laissait pousser sans s'occuper d'elle,
Elle étouffait les autres plantes et s'emportait en bois ;
Mais elle nous a prodigué son noble fruit,
Dès que ses sarments ont été attachés et taillés.
Ainsi on constate que le vice est bénéfique,
Quand il est émondé et restreint par la justice ;
Oui, si un peuple veut être grand,
Le vice est aussi nécessaire à l’État,
Que la faim l'est pour le faire manger.
La vertu seule ne peut faire vivre les nations
Dans la magnificence ; ceux qui veulent revoir
Un âge d'or, doivent être aussi disposés
A se nourrir de glands, qu'à vivre honnêtes.
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Edito européen d'Anne Blanpain du 26 janvier
Un appel aux Grecs ce matin?
Bon les Grecs, il est temps de vous secouer un peu. C'est vrai, quoi, on vous demande depuis 2 ans de faire un petit effort, de ne plus toucher de pension, de réduire votre salaire, de payer des impôts, de perdre votre boulot, de payer plus cher tout ce que vous achetez et tous ces bons conseils, vous n'êtes même pas fichus de les appliquer correctement. Vous traînez, vous discutaillez. On vous demande de négocier avec les banques une diminution de votre gigantesque dette et vous n'êtes pas capables de négocier correctement un bon taux d'intérêt. Bien sûr, on aurait pu la jouer plus finement; ne pas donner un tel pouvoir aux créanciers privés en claironnant partout que sans cet accord avec eux, il n'y aurait plus d'aide européenne. Bien sûr, on aurait pû vous aider un peu en ne vous menaçant pas des pires représailles si vous osiez commencer à imaginer un début de défaut de payement. Pour le dire clairement, pas question que votre premier ministre dise "Ecoutez ça ne va plus, je vais rembourser à mon rythme et comme je peux". Pas question parce que dans la zone euro, Monsieur, on rembourse ses dettes. Donc vous devez négocier avec un secteur privé qui sait que vous ne pouvez pas claquer la porte sous peine de ne plus avoir d'aide européenne et vous ne pouvez pas les envoyer balader parce qu'on vous a demandé de rester poli avec eux quoi qu'il arrive. Et s'il fallait encore un signe que vous vous complaisez dans la crise, vous refusez de privatiser, de vendre vos bijoux de famille. Bien sûr vendre maintenant sous la pression des entreprises qui ne sont pas en très bon état, c'est mal vendre, c'est vendre à perte mais tant pis, vous devez en tirer 50 milliards d'euros. Et ce n'est pas une excuse de dire que peut être ça n'intéresse pas grand'monde, des entreprises installées dans un pays dont l'économie ne tourne plus, dont les citoyens ne peuvent plus consommer. Ca fait du bien aux Européens de vous envoyer ce genre de phrases à la figure, ça défoule mais franchement les européens ils semblent ne plus y croire vraiment. Les coups de bâton tout seuls, ça ne marche pas. Les Grecs n'ont jamais vraiment collecté l'impôt, c'est scandaleux, idiot, suicidaire, d'accord mais changer le système prend du temps et imposer des citoyens qui ont perdu 40% de leur salaire, ne risque pas de rapporter grand-chose dans les caisses de l'état grec. Tout le monde a de bonnes idées pour sortir la Grèce de l'ornière, faire payer les banques, non les citoyens, non les riches, l'armée, l'église, les Grecs de l'étranger, la Chine, la Russie, tout le monde ensemble. Mais rien ne marche. Et si la Grèce est celle dont on parle le plus, le Portugal est sur la même pente que la Grèce. Lundi prochain, les dirigeants européens vont nous parler de croissance et d'emploi, on leur souhaite d'être aussi tenaces et fermes que lorsqu'ils nous parlent d'austérité et de rigueur.

Mise à jour 4/6/2012 Le caricaturiste Vadot cherchait à afficher le nom du suivant sur un des arbres pris par la tempête. Après Chypre... la Slovénie.
La Slovénie, l'ex-bon élève qui manie l'euro depuis 5 ans. Maladie chronique diagnostiquée comme pour les autres par un secteur bancaire déficitaire, non performant qui a besoin d'une recapitalisation, par une fièvre immobilière et qui aurait besoin d'une cure d'austérité.
De l'autre côté de l'Atlantique, Barak Obama aimerait bien pour des raisons électorales réduire le déficit à 5,5% du PIB. Le FMI lui suggère d'au contraire de se contenter d'un déficit de 6,25%. Changement d'optique et de perspectives.
Mise à jour 03/09/2012:
08:35 Publié dans Actualité, Belgique, Economie, Europe, Monde des affaires, Organisation, Parodie et humour, Réflexions et philosophie | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
19/01/2012
Courbes rentrantes
Tout passe, tout casse, tout lasse et tout renait, pas uniquement à cause d'une personnalité, d'une idée originale, d'un œuf de Colomb, d'une indigestion, d'un ricochet, d'une mauvaise grippe ou d'une courbe rentrante
Le mois de janvier 2012 est presque passé.
Le foie gras, les huitres, le homard et le champagne de début d'année, n'ont même pas laissé la moindre trace dans les estomacs délicats, si ce n'est un petit excès pondéral ou au pire, le souvenir d'une indigestion.
Les vacances entre les fêtes de Noël et Nouvel an puis la première semaine de l'année ont servi pour écouler les derniers jours de congés de l'année.
Par l'intermédiaire des "Last minutes", elles avaient seulement pris plus de temps pour mieux s'adapter au prix des habitudes.
Fin 2011, j'avais déjà suggéré "Que la fête commence et vite".
Quand il y a trop de "Crises en thème", il faut toujours garder une porte de sortie et chercher à se dire, enfin, "que la raison fut" et que tout n'est pas nécessairement perdu.
La croissance est notre seule planche de salut. C'est bien compris. La récession, c'est la m... Capito?
Ouin mais, on entend un peu partout que 2012 sera une année de tous les dangers.
Ces Mayas, avec lesquels j'ai déjà eu "Maille à partir", se sont peut-être trompés de virgule dans leurs calculs. Vous savez cette virgule qui change tout qui place un zéro à un mauvais endroit dans un montant ou un nombre.
2012 , une année charnière, peut-être, pendant laquelle on déclare la fin de la récréation.
Y en a marre de l'austérité et de cette thérapie germanique. Trop c'est trop. Trop is te veel, dirait-on chez nous en langage fleuri et bilingue. Alors, on planifie une grève pour la fin du mois. Grève avec des cris destinés à des sourds et qualifiée d'irresponsable, par qui vous savez..
Il faut trouver quelques "conneries" générales pour permettre encore quelques fois de rire à ces empêcheurs de tourner en rond pour limer leurs dents qui raclent les parquets de nos cauchemars.
Vivement des courbes rentrantes. Je vais en chercher les premiers indices. Et ils sont nombreux.
Courbe rentrante mais qui avait pris la tangente.
En Belgique, les voitures, Rolls Royce et Porsche, si elles ne s'étaient pas vendues comme des petits pains, les vendeurs ont, tout de même, eu une occasion de boire le champagne après avoir dépassé leur quota. Bizarre, j'en, étais même surpris, mais les chiffres sont là.
Les immatriculations des voitures neuves ont dépassé le demi-million depuis 2006. Les Belges ont les pieds sur les deux pédales. Quand on doit se déplacer avec une brique dans le ventre, cela s'explique.
On pense avoir un trou d'air dans les ventes vu la déduction taxes CO2 qui allait être abolie et que les grosses voitures de sociétés perdaient quelques attraits pour les ayants droit de nos belles entreprises.
"Petites astuces plutôt que grands plans catastrophe", était-il dit pour rassurer. Il y a une botte secrète. La pub est plus efficace que jamais, les remises observent une courbe montante, les sourires des mannequins sont là à faire pâlir DSK d'envie. Tous tournent autour des voitures, béats d'admiration, dans le salon de l'auto de Bruxelles.
Plus besoin de toucher une voiture pour l'acheter, d'ailleurs. Il suffit de surfer sur la vague avant d'aller au salon. Des jeunes ont compris la manœuvre et ont créé clickyourcar.be. Un nouveau marché qui fleure bon la rentabilité.
C'est ainsi qu'en chemin, on s'aperçoit qu'un certain luxe, qu'une envie de jouir de la vie, attirent toujours comme l'aimant.
Il y en a qui n'en ont aucun, qui en ont envie, qui en arrive à jalouser l'autre qui en a et qui en profitent impunément.
On se souvient des débuts de Sarko. De sa Rolex, sans laquelle, on n'aurait pas réussi sa vie, d'après la pub de l'horloger de luxe. Elle refait irruption et fait toujours grincer les dents des uns et palpiter les cœurs des autres dans les moments mêmes difficiles.
Courbe rentrante ou voie de garage?
Le prestige et le paraître de la bagnole sont toujours présents.
"To be or not to be. That's the question..."..
Le bling bling, si on ne l'a pas, on fait semblant de l'avoir autrement.
Comment? Avec des copies, du toc, voyons.
Les plus fins, les citoyens lambda, eux, sont restés patients pour la période des soldes ou regardent les démarques des marques avant de se lancer à la chasse même s'ils ont pris un peu moins de largesses et évité la débandade.
C'est vrai, je devrais peut-être changer le scénario humoristique de mes deux derniers sketches sur le sujet des soldes. Depuis lors, il parait qu'en France, ce sont les hommes qui ont dépassé les femmes pour le budget moyen réservé aux soldes. Respectivement, 258 euros contre 195. 
La source des soldes, après la folie des premiers jours, s'est tarie, bien sûr. Le rythme de croisière des prix a repris. On ne peut pas raisonnablement descendre en dessous des -70% affichés depuis le début. "Moins cher, c'est illégal" comme disait une vieille pub d'un certain 'Tonton tapis'.
Dans les files, aux caisses, on se sent toujours mieux d'avoir trouvé les bonnes affaires. Tout le monde a investi pour dans un an, quand la saison reviendra. Quand on investit, on voit toujours loin.
Il y a deux types de commerces qui fonctionnent toujours: le haut et le bas de gamme. Bizarre, au milieu, il y a de moins en moins de candidats. Mon épouse me répète souvent qu'il n'y plus rien de beau dans les magasins de prêt-à-porter. Évidemment, le beau se paie cher, rubis sur ongle et les fournisseurs se procurent le tout-fait à partir de pays qui n'ont pas nécessairement les mêmes prérogatives de beauté et qui se limite à la seule rentabilité. Les magasins de milieu de gamme disparaissent. Ce sont les clients qui, à l'usure, fermeront les portes des magasins qui n'ont pas compris où installer leur enseigne dans le quartier ad hoc. Le client finirait-il par être le roi? Les ghettos aussi, d'ailleurs. D'où cette idée de courbe rentrante ou descendante.
L'écologie est même en berne. Les entreprises du photovoltaïque, des panneaux solaires ferment leurs portes en manque de soutiens et d'incitants de l'Etat.
Mise à jour avant élection: Eva Joly ne fait pas vraiment le poids.
Courbe rentrante, une chance, un rêve ou un cauchemar?
En 2011, la Loterie Nationale a touché le jackpot avec 9% de hausse et 1,2 milliards de chiffre d'affaire. L’Euro-million se rapproche du Lotto avec 35%. Cela a même étonné les créateurs de chance, comme ils s'appellent, vu que la confiance des consommateurs était en baisse. On aime, donc, de plus en plus gratter les petits billets et puis on rêve. C'était un vendredi 13, vendredi passé, je rappelle, pas question de rater cette occasion.
On se demande bien ce que vont bien pouvoir faire ces multimillionnaires avec ce pognon. Mais qui s'en inquiète?
Inutilement indispensable ou indispensable inutile, cela fait toujours la finesse de la recette. Un vendredi 13 en janvier. Quelle chance, ce sera...
Courbe rentrante en dégradations en cascades 
Ce jour-là, les agences de notations ont dégradé en série, 9 pays européens alors que les marchés reprenaient timidement. Elles ne font plus dans le détail puisqu'elles ont remarqué qu'on attachait plus d'importance à elles, que tous se pliaient à leurs fantaisies et leurs fantasmes. Elles n'en ont rien à cirer d'enfoncer le bouchon dans la bouteille, elles boivent le champagne à tous les coups. Faire joujou avec des graphiques et des chiffres comme pompiers pyromanes, cela rapporte apparemment très bien. Elles ne se décoteront jamais, elles-mêmes.
Le délit d'intiés se cache-il derrière la manoeuvre? Si elles notaient par régions au lieu de pays, là, ce serait vraiment du sucre en poudre, encore plus sucré.
Pas de chance, le AA+ de la France était déjà dans les prévisions des renifleurs et cela n'a pas été trop la douche écossaise. La Bourse ou la vie, une majuscule qui fait la différence. Aurait-on appris à intégrer la crise dans les cours, puisqu'ils remontent? Non, elle respire comme d'habitude. "Quand la mer monte, j'ai honte Quand elle descend, je t'attends"
Courbes rentrantes ou souverainisme outrancier
Comme disait Sylvie Goulard au cours d'un débat sur ARTE dans une discussion sur l'euro et qui a créé un rire général "c'est comme si on demandait à la dinde de préparer la dinde de Noël". Les courbes rentrantes donnent souvent dans des courbatures radicales.
Depuis la dernière dégradation, les Grecs se sentent moins seuls et disent "Bienvenue au club des "dégradés".
Plus on est de fous, plus on s'amuse, oseraient-ils ajouter.
Oui, à condition que les fous aiment et qu'ils peuvent encore s'amuser.
L'euro, on dit de lui qu'il est un problème de "quadrilemme" car il obligerait à s'adapter à la réalité mouvante, à l'homogénéité de la compétitivité, à garder la souveraineté et à rendre la mobilité plus naturelle pour les travailleurs. Ne pas devenir un mastodonte technocratique est à ce prix. Quadrilèmme ou quadrature du cercle sans mutualisation de la dette de l'Europe? Oui, mais...
Kiosque rappelait tout cela, avec des yeux internationaux et une philosophie toute particulière.
Anne Blanpain avait un édito humoristique qui rappelait le souffle du désert qui commençait par "Je voudrais lancer un appel aux pays candidats: soyez gentils avant de venir dans l'Union, soyez démocrates, respectez la législation européenne, les principes européens. Au moins jusqu'à votre adhésion.".
Le même vendredi 13, on apprenait que la croisière ne s'amuse même plus. Le Concordia s'échouait lamentablement sur un rocher avec la seule vanité de montrer la belle carrosserie aux copains et en oubliant qu'il y avait quelques pièges potentiels sous la coque. Le "Concordia", un mot à mettre dans la catégorie des mots bizarres. Le gigantisme de ces bateaux de rêves à prix cassés, est, enfin, montrer du doigt comme fautif. Un frein à l'expansion folle est à attendre quand les assurances vont y mettre le hola et renvoyer ces "cercueils de mer" au port. On en deviendrait triskaidékaphobie pour moins que ça.
Courbe rentrante dans le passé
Rien ne peut passer aux oubliettes de l'histoire. Celle-ci fait partie de notre patrimoine. Si elle persiste ou cède aux nouveaux miroirs aux alouettes ou aux chimères, on n'est pas sorti de l'auberge.
Ne pas effacer l'histoire que certains aiment revivre en disant "c'était la belle époque". Ce serait une opération suicide ou une nostalgie trop lascive.
Les époques, on se les refile de père en fils comme la 7ème merveille des générations.
Pas de doute, tous les systèmes politiques, économiques, dictatoriaux, libertaires, démocratiques ont leurs casseroles au pied et des déviations possibles. Des effets secondaires seraient à lire sur la posologie avec la mention "A consommer avec modération."
S'il n'y avait aucun intérêt dans chacun des systèmes, ils auraient disparu sans laisser de traces ni d'adresses.
Les "trente glorieuses", une caricature ou un cliché? Une révolution? Un endormissement?
Un film d'ARTE "I love democracy" raconte l'histoire de ce "printemps" par le menu. La Tunisie pour commencer. Là, surprise, certains "anciens" s'en foutent complètement. Le désert est resté leur liberté et la politique, c'est très loin. La démocratie, ils en connaissent à peine le mot. Les Salafistes, eux, y voient une occasion d'une "nouvelle" démocratie, la leur, basée sur leur propre avantage. La femme, elle, n'apprécie pas se sentant dégradée à la case départ.
Les exemples sont nombreux. Cuba en est un autre. L'esprit révolutionnaire ne perdure pas ou alors, mal, pour certains.
Un paradigme pour un autre, n'est-ce pas tout aussi dangereux? Est-on prêt à assumer le nouveau? Il faut parfois une génération pour pouvoir sortir d'un "arrière goût", d'une 'impression tenace". On n'impose pas un mode de vie sans "biscuits croquants ou sucrants"...
Vivre dans la jungle ou dans le zoo.... comme le chantait Ferrat.
Vivre dans le désert, loin des progrès de la modernité, une solution? Un vacancier qui passerait par là, dirait peut-être "le paysage est magnifique, mais qu'est-ce qu'on doit s'emm... par ici". Le confort, les facilités du modernisme sont passés par là et ont creusé un sillon dans lesquels, on ne sort pas aussi facilement.
Ce même vendredi 13, il y eut le café serré de Laurence Bibot.
Elle se rappelait du passé, imaginait le faire revivre en la personne d'Annie Cordy et se mettait à chanter "Frida Oum Papa". Eclat de rires général.
Jouait-elle? Théâtralisait-elle, un peu trop? Non, bien dans son rôle.
Nostalgie, mélancolie quand tu nous tiens...
"2012, une année "biopic", ajoutait Laurence.
Biopic : anglicisme (contraction de « biographical motion true picture »), est une œuvre cinématographique de fiction centrée sur la description biographique d'un personnage principal ayant réellement existé. Les événements et l'environnement de son époque sont donc subordonnés à son récit. Merci Wikipedia.
Revenons à Laurence. "Description biographique d'un personnage". Elle citait le film "J. Edgar" qui avait attiré son attention.
Le cinéma reste "américainement" vôtre et seul l'humeur ou l'humour peut en décider d'en faire partie ou non avec tous les clichés imprégnés de ce qui se passe outre-Atlantique et outre-Manche. Les films d'Hollywood sont à bord et beaucoup moins les autres qui eux, font tapisserie en attendant les Oscars des films étrangers.
C'est le film "The iron lady," dans lequel Meryll Streep joue le rôle de Margareth Thatcher qui avait attiré mon attention. Cette Margareth qui inspirait du dégoût dans une chanson de Renaud. Cette Margareth qui avait trop d'Exocets en stock qu'elle devait tester et écouler aux Malouines. Cette Margareth, qui avait un certain Pinochet comme ami. Cette Margareth, enfin, qui avait foutu le bordel dans les esprits avec son autre copain, le cowboy, Ronald Reagan, et son libertarianisme trop pointu...
Interrogée sur TF1, Meryll Streep exprimait ses convictions opposées à cette époque mais elle devait ajouter que la dame de fer l'avait néanmoins impressionnée pour qu'elle aie aimer jouer ce rôle. 
Ce fut, certes, une preuve pour moi, qu'elle était une actrice qui pouvait tout jouer. Pas étonnant qu'elle ait reçu un Golden Globe pour ce rôle.
Son rôle, plus intimiste, dans "Sur la route de Madison", était repris la semaine dernière à la télé. Je l'ai revu avec beaucoup plus de plaisir.
Pour moi, les films à l'américaine quand cela pète de tous côtés et que la caméra suit l'action en travelling à m'en donner la nausée et le vertige, cela me rappelle les conseils de prudence de ne pas trop en abuser quand il fallait filmer en 8mm, Super 8 et compagnies. Les mouvements, c'était alors devant la caméra et non pas, derrière elle. Quand je disais "consommer avec modération"...
Courbe rentrante de l'information
Un projet de loi anti-piratage au États-Unis a fait réagir les grands fournisseurs d'accès à l'information.
Wikipedia a mis son site anglais en berne. Peur de censure, peur que la liberté d'expression ne soit entamée. Grève du zèle. Le mieux est parfois l'ennemi, tout aussi peu vertueux.
Courbe rentrante quotidienne
La Quotidienne d'Agora était angoissante et criait à la catastrophe si les investisseurs ne prenaient pas le taureau par les cornes avant la fin de 2011. Elle proposait de prendre un contrat avec eux. Elle revient. Ce 9 janvier, retour avec le titre: Arguments pour être confiant dans l'économie sur le long terme.... un texte au fond très optimiste d'Eberhardt Unger : 2012 pourrait voir un début de reprise. Un avis que nous partageons... en partie du moins. Nous nous attendons à un rebond des marchés, probablement au second ou troisième trimestre, ainsi qu'une belle croissance de certains secteurs liés aux nouvelles technologies, aux biotechnologies et aux infrastructures. Des secteurs qui, selon nous, seront la sauvegarde de votre portefeuille dans les années à venir. Le début d'une nouvelle année appelle tout naturellement des prévisions. Qu'apportera le futur ? Nombre d'analystes ne voient le futur que comme un prolongement du passé. Hors, tout change, tout passe, tout lasse.
Les perspectives établies selon cette méthode sont loin de soulever l'enthousiasme. Faute à la crise économique et financière, ces derniers temps, tous les instituts de recherches ont constamment revu à la baisse leurs prévisions.
Le sur-endettement de presque tous les pays industrialisés et le service de la dette qui s'alourdit freinent le développement économique. Malgré la politique monétaire ultra-expansive des banques centrales, les bilans des banques commerciales sont si tendus qu'elles exigent des emprunteurs des gages de solvabilité très importants.
Dans la zone euro, aux États-Unis et au Japon, le problème de la dette publique est particulièrement préoccupant. Les marchés financiers ont de sérieux doutes sur l'efficacité des pare-feux et des nombreux plans de sauvetages dans lesquels les politiques ont placé tous leurs espoirs car, finalement, le mal n'est pas combattu à la racine. Ainsi, par exemple, la valeur nominale du marché des dérivés est toujours de 708.000 milliards de dollars. On peut aussi noter qu'une forte augmentation de la masse monétaire a toujours causé à long terme de l'inflation. Mais certains éléments laissent présager un avenir plus serein.
Le PIB américain a augmenté pratiquement sans interruption au cours des derniers 200 ans. Même la Grande Dépression des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale n'ont interrompu la tendance que de façon marginale. Productivité et innovation sont de réels moteurs de croissance dans une économie libre et indépendante.
Face à cette tendance long terme, un investisseur ne doit pas spéculer à la baisse au cours de cette nouvelle année. A court terme, certes, les marchés financiers vont s'agiter face à une nouvelle baisse des cours certaine, mais ils ne devraient pas interpréter cette baisse comme un retournement de tendance, et pour l'investisseur long terme, ce sera même l'occasion d'achats à bon compte.
La situation de sur-endettement qui handicape les budgets publics est maintenant bien connue de tout le monde et celui qui veut se faire élire ou réélire doit la combattre.
En terme réel, le pouvoir d'achat des ménages stagne depuis cinq ans, cependant l'envie de consommer reste intacte, ce qui, dans une optique long terme, est un moteur important de croissance.
Somme toute, les bilans des sociétés restent solides et autorisent les investissements dès l'amélioration des prévisions économiques. Les charges d'intérêt de l'hypothèque privée sont, en pourcent du revenu disponible, à leur plus bas depuis les 10 dernières années.
On peut certainement s'attendre à des gains en matière de productivité et d'innovation, biotechnologies, nanotechnologies, robots et de ce point de vue les investissements dans les infrastructures sont primordiaux. Le risque d'inflation ne peut pas être écarté mais les banques centrales maintiendront encore longtemps leur politique monétaire expansive.
Conclusion : 2012 pourrait offrir quelques opportunités d'achat d'actions sélectionnées et de matières premières, particulièrement au premier semestre lors de la baisse des cours. Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie.
Une perle, non? Nous sommes tous des Moïse sauvés des eaux, puisqu'on rachète à bas prix, qu'on garde de bonnes âmes pour dire ce qu'il faut faire avec son argent et qu'on assure l'avenir avec des robots! J'oubliais, il y avait un lien qui permettait de se prémunir de cette situation que je ne donnerai pas car je ne voudrais pas être tenu pour responsable de vous avoir conseillé. Je ne suis pas payé pour le faire. La Quotidienne, bien.
Il faut toujours tenir ses fidèles en haleine. Ce serait jeter la poule aux œufs d'or aux orties que de dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes à fortiori quand ce ne l'est pas. Il faut garder la tension, combattre, guerroyer, tuer les "ennemis" qui ne sont pas du même avis, creuser le ravin entre les pros et les contras.
Courbe rentrante sociale
Je regardais dernièrement l'émission "Des paroles et des actes" avec l'invité Mélenchon. Pas à dire, il en avait dans la besace sur le côté gauche. Pas question de s'endormir avec lui. Des répliques cinglantes, de l'humour, comme j'aime. (1), (2), (3), (4).
Sera-t-il président pour autant? Nenni. Pas assez consensuel et trop ou trop peu "tendance". Pas assez de bling-bling au bout du chemin entre vertes et pas assez mûres. Comme l'écrivait avec humour, Duguet, en France,
"On a tous quelque chose en nous de Sarkozy
Cette volonté de prolonger la nuit
Ce désir fou de vivre une autre vie
Ce rêve en nous avec ses mots à lui
Quelque chose de Sarkozy"
Comme écrivait, Alain Duhamel, dans son livre "Portaits souvenirs", au chapitre de Mélenchon, Meluch pour les intimes: "Adieu à toute nuance, à toute pondération, à toute bonne foi. Il est condamné à l'excès, à la caricature contre l'ennemi de droite représentant du diable qui mérite le bagne, les financiers, la corde et les banquiers, la guillotine". 
C'est, aussi, l'année Cloclo. Alors, ça s'en va et ça revient.
Aujourd'hui, depuis cette époque dansante et sautillante, on discute et on se retrouve devant l'écran noir entre faces de bouc.
Hier ou avant-hier, on allait, encore, défendre son beefsteak dans la rue.
Chacun a toujours raison et toujours tort.
Raison d'avertir qu'il y avait un peu trop de ronrons dans l'esprit des gens qui s'endorment et tort de croire que quand on est au pied du gouffre, on finit toujours par faire un pas en moins. Le dos au mur, les solutions arrivent. On ne sait pas toujours d'où elles viennent, mais elles arrivent comme un œuf de Colomb qui en cachait un autre.
Courbe rentrante autarcique
C'est alors que mon copain suggérait une autre solution, plus drastique encore, "vivre en autarcie". Se replier sur soi. Cultiver son jardin et oublier ce qui se passe autour de soi. Pas vraiment égocentrique, mais qui s'echangerait des bons procédés en évitant l'écueil des mauvais.
Avec mon pragmatisme obsessionnel, mon manque de connaissances dans le domaine rural, je lui répliquai: l'autarcie, c'est oublier l'électricité, l'eau, le gaz, l'énergie... Plus de télé, plus de radio, plus de cinéma.
Quand on en a marre de tout, en effet, on pourrait se dire "courage, fuyons".
Oui mais, fuir quoi, pour aller où, pour avoir quoi en échange, un meilleur commun?
S'il y a quelque chose de plus imprécis et de tellement peu général, dites le moi.
Partir, c'est toujours mourir un peu. C'est quitter les habitudes, aussi.
Il parait que les Français sont les champions du côté des sédentaires. 70% d'entre eux ne quittent pas la ville, le village où ils sont nés. La sécurité l'obligerait...
Pour plus aventureux, il y a aussi les "Iles de rêve" comme le suggère le GEO du mois. C'est tellement beau vu de haut que de près et dans la longueur, ce n'est peut-être plus aussi enchanteur. J'ai connu beaucoup d'îles et c'est vrai il y a un esprit "îlien" et beaucoup de désillusions dans ces îles de rêves, loin des yeux, loin du coeur quand les vacances sont passées.
Faudrait vraiment que je relise le livre "Robinson Crusoé" comme le proposait le lecteur de service Claude Serrillon, il y a deux semaines, chez Drucker. "Probablement inspirée de la mésaventure réelle du marin Alexander Selkirk, abandonné par son capitaine sur une île déserte du Pacifique, l’histoire de Robinson est présentée par Defoe comme un récit véridique, dont le caractère réaliste et concret demeure toujours aussi convaincant trois siècles plus tard". Histoire de Robinson qui attendait son Vendredi.
Une autre courbe rentrante, la petit Laura Dekker qui a achevé son tour du monde à la voile.
Courbe rentrante ou sortante?
Voilà tout le problème. La raison dit que c'est souvent la bérézina mais le cœur n'en veut pas. L'inverse est tout aussi vrai. 
Toujours est-il que, comme disait Jean de La Fontaine, "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" auquel il ajoutait scientifiquement: «Quand l'eau courbe un bâton, ma raison le redresse.».
Vive la crise. Cela réveille du ronron.
Cool. Toujours trop pressés, ces citoyens modernes...
Bécaud avait une chanson qui avait pour titre "Heureusement y a les copains" dans laquelle il chantait déjà que nous allions seulement trop vite en porte à faux.
Confiance... confiance... confiance, parce que nous sommes condamnés à l'avoir. Elle est comme une gomme, à chaque erreur, elle rétrécit.
Attendons l'intérêt commun et égoïste. Cela changera tout.
Quant au livre de Robinson Crusoé, il est sorti des cartons et se retrouvera sur ma table de chevet.
J'espère y retrouver la santé des vertes années et un humour bien mûr.
Je vous tiendrai au courant de mes conclusions.
L'enfoiré,
Citations:
- «La courbe ne peut inclure la ligne droite.», Koan zen
- «S’il n’est pas soutenu par un tuteur, le jeune arbre se courbe facilement.», Proverbe chinois
14:05 Publié dans Actualité, Belgique, Economie, Parodie et humour | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12/01/2012
Fusion ou scission dans la gestion humaine
Pourquoi se marier et ensuite s'apercevoir qu'il vaudrait mieux divorcer? La réponse est presque bancale au niveau d'une famille. Au niveau politique d'un État, d'une entreprise commerciale, ce n'est pas aussi clair. Il y a l'histoire des empires (1) (2), mais, aujourd'hui, au niveau de la gestion publique et privée, qu'en est-il?

La vie en famille est préconisée par les religions et par les États. Normal, si ce n'était pas nécessairement plus rentable financièrement pour ses membres.
D'où, de plus en plus de concubinages. Vivre ensemble sans cumul des revenus des époux. Meilleur fiscalement parlant, moins coûteux en cas de divorce. L'église chrétienne, malgré son opposition, ne peut contrer cette tendance. Les lois de la charria et le mariage résistent par la criminalisation de l'adultère.
Pour des raisons spécifiques, chaque entité tente l'expérience de vivre ensemble dans un même environnement, jusqu'à arriver à un point "critique".
Fusionner pour un État, c'est se donner plus d'espace, répondre à une augmentation de sa population, étendre sa culture, son pouvoir et augmenter ainsi son influence. Une histoire de David contre Goliath.
Pour une société privée, le but est plus financier. Augmenter les bénéfices, lisser les pertes, étendre son pouvoir de vendre sa production et ne pas se faire manger par un compétiteur éventuel. Pour y arriver, c'est supprimer les redondances de postes, rationaliser les coûts par l'économie d'échelle. Le film Mille milliards de dollars est l'exemple type de cette manière de raisonner.
Dans les faits, chaque entité arrive-t-elle à ses fins?
L'histoire n'explique pas tout. Les politiques utilisent les anniversaires comme preuve de leur bonne foi. Le récent 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne D'Arc n'est qu'un exemple de la survivance d'un patriotisme. Pourtant les temps changent et on oublie de les réajuster en fonction des conjonctures. Pas confondre, la France d'alors, n'était pas celle d'aujourd'hui.
Au sommet des entreprises privées, c'est la fusion qui est généralement préconisée. Fusionner différentes cultures nécessite du temps pour passer le cap de la compréhension globale.
Travailler en équipe, avoir des collègues qui doivent collaborer dans le même but, n'est souvent qu'une apparence surtout quand les antécédents ont été longs et que les habitudes en "séparés" se sont incrustées dans les mémoires.
De plus, les "nouveaux associés" sont souvent des "anciens compétiteurs".
On importe d'autres "cultures" sans préparation pour accommoder la nouvelle structure.
A y regarder de plus près, c'est plutôt le travail en "stand alone" qui est inculqué depuis l'école. On ne passe pas son examen de passage en équipe. C'est la compétition tout azimut qui s'est installée au travers de soi et mène "naturellement" au chacun pour soi. La solidarité n'est qu'apparente et poussée par les intermédiaires du management qui eux voient un avantage financier personnel dans l'opération de fusion.
Personne n'est le clone d'un autre. Le haut degré de complexité a poussé à créer des experts en tout. Encore faut-il que cela soit complémentaire.
Le pluralisme d'idées, une richesse mais aussi un "grand défi" qui ne trouvera son échappatoire qu'avec l'effort de chacun.
Dans les entreprises commerciales, deux fois sur trois, réunir deux entreprises par fusion ou par acquisition reste un faux tremplin et révèlent, après coup, des échecs retentissants ou sans valeur ajoutée.
L'envie de créer de nouveaux produits, de toucher de nouveaux marchés n'est pas toujours couronné par un succès. Différences de stratégie, de management, de philosophie d'entreprise sont à la base de ces échecs. Les OPA deviennent ainsi non productrices pour les actionnaires alors que ce sont eux qui le préconisaient. Depuis 1996, deux OPA sur trois échouent à satisfaire les actionnaires, d'après Bloomberg. Malgré trois acquisitions d'envergure, l'action Pfizer a perdu plus de 50% de sa valeur entre 1999 et 2009. La crise n'explique pas tout quand les mammouths explosent à cause de l'embompoint.
La dépréciation d'actifs se retrouve dans cette stratégie de l'échec.
L'économie d'échelle par la fusion pour diminuer les frais communs ne répond donc pas à tout.
De plus, certains niveaux deviennent du "melting pot" difficilement contrôlable.
La chute des grandes banques a changé l'optique générale. Les petites banques se sont mises sur les rangs pour effrayer les investisseurs sur les risques du gigantisme des principales banques.
Dexia voulait toujours grandir pour être à la taille où les prédateurs n'auraient plus les moyens d'attaquer. Le malheur, la prédation est venue par l'intérieur et Dexia s'est effondrée. Des actionnariats opposés, puis une sorte de principe de Peter adapté au niveau société, s'en est suivi. La commission d'enquête Dexia n'en finit pas de découvrir des manquements qui ont mené à l'implosion du groupe. En plus, les responsabilités sont effacées comme des poupées russes de fautes dans lesquelles aucun dirigeant ne se reconnaît.
Depuis, on a revendu en catastrophe quelques bijoux de famille. Deux pays, mais une culture similaire, un apparentement des noms, le Crédit Local de France et le Crédit communal de Belgique de détail, les mariées étaient belles. Le business était différent mais les transferts de liquidités restaient mono-parental mais, tout cela, on voulait l'ignorer car il y avait en échange le rachat de Petrofina par Total. Curieux comme association d'idées.
Exemples de sociétés qui arrivaient à leur point de critique de rupture avec la finance.
Si Solvay a racheté récemment le groupe chimique Rhodia, c'est de manière amicale et estimée par tous comme un bon "Deal" à l'avantage des deux nouveaux partenaires complémentaires. Solvay avait, de plus, gardé un actionnariat familial, solide et avait, ainsi, plus de chance de garder son autonomie. Solvay va tenter de travailler avec Air Liquide pour produire du gaz fluoré.
On peut citer aussi le cas de fusion ratée pour Alcatel-Lucent.
En 2007, la fusion Thomson Reuters avait coûté 8,7 milliards de livres. Des cultures d'entreprises différentes ont mis en échec, la fusion. La sécurité financière apportée par l'un et l'autre n'avait pas, n'a pas suffi à sécuriser l'ensemble. L'esprit entrepreneurial de Reuters, avec des décisions rapides, était confronté avec une volonté d'analyse lente et trop prudente rendant caduc le dynamisme global. La plate-forme Eikon avec un potentiel de 400.000 clients avait été un atout, vite transformé en talon d’Achille avec seulement 8000 clients.
Dans l'informatique, les fusions ont été aussi très nombreuses. La technologie était très chère pour l'assumer à trop petite échelle.
Digital, Compaq, HP sont les poupées russes qui se sont mangées de l'intérieur.
La fusion de Burroughs et de Sperry n'est qu'un exemple parmi d'autres, que je connais mieux par l'intérieur. Lier les deux bouts à force de slogans pour créer une ambiance de "One Unisys" ne verra son aboutissement que quand plus aucun ancien ne pourra dire qu'il était "ex-xxx" ou ex-yyy"... enfin, si on arrive au bout du tunnel.
L'informatique est actuellement sur un petit nuage.
Il se dit dans les milieux concernés "Pourquoi posséder logiciels et matériels alors que plusieurs entreprises utilisent la même configuration? Autant partager et repartir les coûts!".
Normal et raisonnement de seule logique. A part, qu'on oublie qu'on est entré dans un moule très rigide et que si les télécommunications ne fonctionnent pas, le ciel disparaît derrière de véritables nuages opaques.
Aux dernières nouvelles, c'est le domaine de la distribution qui doit restreindre sa voilure.
Delhaize est-elle dans un virage après celui de Carrefour?
L'histoire de Nokia est, elle, à cheval entre commercial et affaire d'État finlandais. C'est l'État finlandais, tout entier, qui en reçoit les retours de flammes. Ces derniers temps, la société s'était endormie sur ses lauriers, après avoir conquis un quasi monopole dans la téléphonie mobile. Entreprise "mammouth", elle se retrouvait avec un pied d'argile.
Carrefour, fusion infructueuse avec Promodès, expansion débridée, instabilité managériale, déclin de l'hypermarché, en dix ans l'action a bu la tasse.
Au Salon de Las Vegas, Nokia ne parle plus de guerre commerciale mais de guerre des écho-systèmes et veut reconquérir le marché des téléphones portables à coup de nouveautés prestigieuses. Une stratégie plus souple, plus adaptée aux marchés modernes ne s'évertuent plus à mélanger les pommes et les poires. C'est un bien, peut-être...
En 2009, un mariage dans le secteur automobile était envisagé entre FIAT et PSA après celui de FIAT et Chrysler et une tentative avortée avec OPEL. Le partenariat semble devenir la manière de se sortir de l'ambiance de la fusion pure et dure.
L'Inde s'immisce dans la culture informatique de l'occident en espérant que la différence de cultures et de fuseaux horaires ne sont qu'une bagatelle.
Un autre phénomène se présente chez ces "mammouths": la gestion informatique. Malgré la puissance accrue des machines, les machines ne peuvent plus suivre dans les temps impartis pour consolider tous ces ensembles de données hétéroclites. Descendre dans l'arbre comptable des différents départements, par produits, par services, par subdivisions fines, et ce sont les informations qui prennent des allures de monstruosités en nombre d'enregistrements à maintenir à trimbaler de système en système. La consolidation des données ne donne pas la solution car il faut pouvoir redescendre aux sources de l'infrastructure pour garder une vision de ce qui coûte et rapporte pour prendre les bonnes décisions de stratégie.
"Un bon cru 2011, avant un net recul", était-il dit en Belgique.
En 2011, 28 milliards d'euros en jeu dans les fusions. Ce furent les banques, contraintes par l'Europe, la chimie-pharmacie et les matériaux qui arrivent en tête.
C'est 159% en plus de 2010, mais c'est bien loin de 2008, qui avait atteint les 120,3 milliards. Inbev et Fortis avaient fait le plus gros de la manoeuvre de fusion à cette époque.
Les "Bourses" sont une bonne entrée en matière dans le mode "fusion.
Le but, réduire le prix des transactions et refondre les systèmes informatiques dans la foulée.
En 2000, les Bourses de Bruxelles, de Paris et d'Amsterdam fusionnaient pour former EURONEXT.
En 2006, la tentative de la Deutsche Börse de fusionner avec EURONEXT échouait par l'arrêt de la Communauté Européenne qui y voyait un monopole sur le marché des dérivés.
En 2007, EURONEXT et la Bourse de New-York fusionnait en NYSE.
En 2010, la Bourse de Toronto fusionnait avec la London Stock Exchange.
La Bourse de Hong-Kong et la Bovespa du Brésil talonnaient la Deutsche Börse.
En janvier 2012, nouvel essai de fusion entre NYSE-Euronext et la Deutsche Börse. Mariage refusé par la CE en personne par Joaquin Almunia. L'ère des méga-fusions internationales est révolue, place aux rachats plus ciblés. La CE aurait trop écouté ses propres concurrents.
Le futur des Bourses du monde sera limité à 4 ou 5 Bourses mondiales, entourées par des satellites plus spécialisés.
Dans les grandes entreprises privées, le "middle management" des hiérarchies sert plutôt de porte-paroles du sommet.
Les PME ne peuvent se permettre ce genre d'organisation et sont souvent plus réactives aux événements.
Le rachat massif d'actions propres des entreprises encore un indice très significatif qui pourrait faire penser au rapatriement de ce qui a été dispersé dans le public.
L'année passée, 1,03 milliards d'euros ont été rachetés dans les entreprises belges. Rien que pour AGEAS et GDF, le rachat s'élevait à 427 millions. Pour Omega Pharma, ce n'est pas moins que 11,3% du capital qui en faisait les frais.
Les buts sont multiples: constitution d'une réserve pour alimenter les plans de stock-options, la déprime des marchés d'actions qui rend les rachats plus abordables, l'amélioration des "returns on investment" pour les actionnaires, la réduction de la dilution du nombre d'actions par la destruction des titres, le fait qu'il n'y a pas de dividendes à verser pour les actions propres et constituer, peut-être, un trésor de guerre pour financer les opérations d'acquisition.
Il y avait un an la question d'un "new deal entre privé et public" se posait. Voilà que cela se confirme avec les "dollars pas toujours verts des multinationales": "Dans la course à la présidentielle américaine, plusieurs multinationales belges mettent la main à la poche pour influencer l'issue finale de la campagne, en faveur des républicains.". 
La politique dans le domaine public, c'est surtout diviser pour placer le plus de postes dans la direction d'un pays.
La Belgique compte près de 11 millions d'habitants, elle a 246 ministres (43 pour Bruxelles, 89 députes, 3 secrétaires d'états).
A ajouter à cela 10 gouverneurs et leurs suites, les maires, les élus communaux. Une duplication des partis entre nord et sud. Pour comparer, New York... 20 habitants, 1 maire et 50 élus communaux..!!
Les mandats politiques publics, parfois, très différents sont parfois cumulés dans les mains de mêmes mandataires. Pas nécessairement pour raison d'efficacité ou de diminution des coûts, mais plus banalement pour additionner les jetons de présences dans les réunions.
Les frontières existent bel et bien. Linguistiques et financières. L'idée de "nation", de "nationalisme" a pris des allures de croisières comme contre pouvoir. Plus, c'est petit, plus c'est devenu "gentil" et contrôlable, doivent-ils penser. Il s'agit plus ici de placer ses propres billes en nombre dans la gestion. Alors, pour juger, il y a des oracles qui nous gouvernent. "Les pouvoirs publics ont donné en fermage des pans entiers de leur pouvoir de régulation aux agences de notation". Celles-ci en deviennent plus puissantes que les Etats.
L'extrême-droite pense, souvent, régionaliser, sous-régionaliser, cantonner, en espérant se placer au plus près des convictions des gens et plus en relation avec leur culture propre, avec le droit sur le sol qui a vu naître ses contemporains, ses concitoyens et ainsi rester plus en communion avec l'enseignement local. Les élections des candidats se font, alors, avec plus d'engouement puisque les élus sont plus proches, mieux connus.
La langue s'attache aux gens comme une colle indélébile et invisible dans une envie de reconnaissance identitaire. Tout est aussi en place dans l'environnement pour séparer: les idéologies, le pouvoir d'achat, les religions, les symboles...
Tout divise pour empêcher les contacts plutôt que de les multiplier. La Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, le Soudan sont des pays qui n'existent plus en tant que tel.
On a pu croire qu'Internet allait ouvrir les frontières en permettant de se connaître mieux de par le monde. Si quelques uns ont fait le pas dans cette virtualité, masqués ou non derrière des pseudonymes, c'est pour exprimer des idées qui même subversives, se cantonnent dans l'espace local, des idéologies, au minimum, compatibles entre elles.
Les entreprises devenues des multinationales ne s'inquiètent plus des frontières étatiques et en profitent pour établir une concurrence entre les États pour les obliger à accepter des pratiques de fiscalité avantageuses comme les "intérêts notionnels" en échange d'emplois.
Basé uniquement sur le modèle financier, la mondialisation a ainsi raté son but de solidarité.
Au départ, l'Europe peut être considérée comme un fédération par consentement mutuel qui trouvait sa raison d'être dans la volonté d'assurer la paix au lendemain de la guerre. Construite pour suivre des raisons géographiques mais qui ne suivaient pas les règles économiques. Un société commerciale progresse de proche en proche et jamais en tenant compte de la géographie. Tester de greffer une entité est plus facile que de le faire en bloc et de là vient l'erreur principale de jugement dans le but de l'efficacité rendue artificiellement globale. Association temporaire ou définitives?
Aujourd'hui, on se demande si vouloir l'Europe était seulement un rêve, une chimère ?
Ceux qui n'y sont pas espèrent y entrer, ceux qui en font partie espèrent en sortir.
Ce n'est pas l'euro seul qui pouvait fédérer les pays membres. Il fallait aller plus loin. Analyser les buts de chaque entité. Trouver des intérêts en commun.
La situation de l'Angleterre, euro-sceptique, pose question. Première constatation, les Agences de notations ne les ont pas dégradé. Analyse:
1. Cameron aurait pris la bonne décision en faisant un pied de nez à Sarkozy. Nous devons faire davantage pour remettre sur pied notre économie, disait le premier ministre britannique dans ses vœux du Nouvel An. N'est-il pas un peu trop isolé? Comment pourra-t-il agir seul pour redresser l'économie du pays? Avec les Jeux Olympiques et le Jubilé d'Élizabeth? Hum...
Réponse: Cela pourrait l'être si l'Angleterre était encore comme la Chine, un pays qui monte. Les JO de 2008 ont permis à la Chine de placer ses pions comme une vitrine de ses capacités. L'Angleterre n'est plus ce qu'elle était même avec le Commonwealth comme carte de visite.
2. "Nos politiques n'arrêtent pas de nous dire que s'ils n'ont pas respecté notre vote "NON" au traité Européen, s'ils nous ont imposé une Europe technocratique et corrompue sans aucun fondement philosophique au moins sur "l'idéal européen", c'était pour notre bien. Sauf que l'Angleterre nous prouve tout le contraire.
Surtout qu'elle prouve que contrairement à ce qui nous est dit, l'Europe ne nous rend pas "plus" attractifs, solvables, compétitifs.
Il fallait attendre de voir si malgré que l'Angleterre ne soit pas dans la monnaie unique "protectrice", elle resterait solvable.
L'Angleterre va mieux "aux yeux des marchés" que les pays ayant pour monnaie l'euro.
Mieux encore, les Anglais sont maîtres de leur monnaie et de la planche à billets par la création monétaire et de bons du trésor. Là, où les gens de la monnaie unique n'ont plus aucune liberté monétaire, législative voire politique.
Avec la Grèce ruinée et mise sous curatelle d'un côté, l'Angleterre de l'autre, tout prouve que les arguments de "préservation" de la zone euro sont juste des histoires à revisiter en permanence.
Les marchés labellisent l'Europe comme "produit de con" .
Tous les arguments de défense de leur idée antidémocratique européenne s'avèrent faux un par un, sans parler de ce qui est sanitaire ou des norme CE."
Réponse: En fait, l'Europe met surtout des bâtons dans les roues des pays souverains parce qu'elle oblige à se greffer dans un moule libéral et oblige à supprimer ce qui serait trop social. Est-ce du populisme de le constater?
L'Europe recale le budget belge. "Aux yeux de la commission, la Belgique souffre de plusieurs handicaps, une dette énorme que la crise bancaire et économique n'a pas arrangé, une absence de vraies réformes structurelles ces dernières années, et une situation politique qui ne facilite pas les décisions d'urgence au cas où ça tournerait mal. La Belgique a choisi de ne pas aller au conflit avec la commission, elle a un peu rouspété pour la forme mais elle est rentrée dans le rang", dit Anne Blanpain. S'interroger déjà sur le budget 2012 de la Belgique, oui, mais après l'indexation automatique des salaires qui devait être revue pour ne pas faire tache dans le concert des Nations, cela faisait beaucoup. Mais qui a raison dans la pratique de l'indexation? La majorité ou la particularité?
L'euro a longtemps été considéré comme une monnaie d'échange qui rivaliserait avec le dollar. Il l'a dépassé au passage.
Actuellement, perte de confiance, l'euro dégringole de son pied d'estale. Bon pour les exportations à condition que les clients principaux soient extérieurs à l'Europe.
La crise de la dette publique comme le serait une baignoire?
Guy Verhofstadt reste un fervent défenseur de l'idée européenne. "Il faut plus d'Europe que moins", dit-il. Comme mandataire à l'Europe, ceci explique cela.
Pour ses mandataires, l'Europe est considéré comme un havre de paix, une échappatoire de fin de carrière, face aux brouilles nationales que doivent endurer les dirigeants dans leur pays d'origine et qui doivent trouver les véritables solutions sur le terrain sans planer.
Le ministre Magnette ose dire ce qui se dit tout bas et c'est considéré comme du populisme. On veut du politiquement correct.
Il est clair que les pays d'Europe ne sont pas sur un pied d'égalité pour décider de prendre une position totalement commune vis-à-vis de l'Europe.
La France n'est pas la Belgique. Bruxelles, au milieu du jeu de quilles de la Belgique, ne peut réagir de la même façon qu'une des autres régions du pays. Elle doit nager entre deux eaux, s'habituer à la brasse, au crawl et parfois à la nage papillon.
L'article "Mirages chinois: les pièges de l'énormité" montrait bien les limites d'un processus rendu impossible à gérer sans une obligation de conserver une certaine dictature d'opinion. Mais l'Europe n'est pas la Chine. Elle a combattu pour obtenir plus de démocratie.
L'Europe a des difficultés parce qu'elle ne trouve pas les moyens d'unifier la fiscalité, la stratégie et la politique entre ses membres.
Fusionner est possible, mais une comparaison suivi d'un consensus s'impose, avant de passer à la fusion effective et définitive et que le multiculturalisme ne frise pas l'antagonisme.
Puis il y a l'Union Soviétique qui, une fois disloqué, pour certains reste une erreur historique. "Celui qui veut restaurer l'URSS n'a pas de tête, celui qui ne le regrette pas n'a pas de coeur", d'après une phrase de Poutine.
Sur Internet, il y a le Facebook en mode Google+ qui ségrégationne en cercles d'influence plutôt que de fusionner.
Autre volet: je lisais dans le Vif-Express "Nous sommes responsables vis-à-vis de nos enfants, qu'ils s'appellent Mohammed ou André. Laisser filer le patrimoine vers le monde entier, il ne restera plus rien.".
Les pratiques linguistiques, les affiliations religieuses, la richesse des particuliers font que la démographie est une science qui sent le soufre. La poussée migratoire frôle, dans ce cas, le racisme de part et d'autre. Il ne faut pas confondre racisme et différence de culture, même si cela semble aller souvent ensemble. L'immigration nécessite une infrastructure d’accueil, de potentiels à tous les niveaux en vases communicants.
"L'islamisme radical menace la Belgique" et "Mickey et Minnie ne font plus rire", lit-on dans Le Soir. Une série d'indices qui incite à la réflexion pour savoir jusqu'où aller trop loin sans devoir se retrouver "cocu" dans un mariage forcé ou arrangé. Dans ce cas, il s'agit vraiment de l'intégrisme pur et dur. Une imposition et une invasion.
Certains parlent des Etats unis d'Europe, quant est-il avec les États-Unis, eux-mêmes?
Christopher Caldwell, dans "Une révolution sous nos yeux" dressait un tableau synoptique qui a affecté l'Europe : l'immigration de masse et l'implantation de l'islam. Selon lui, la France se rapprocherait le plus des États-Unis par sa conception de l'intégration dans un pays. Aux 19ème siècle, l'intégration des immigrés aux USA s'est faite avec l'abandon du lien avec le pays natal et en gardant une proximité de la culture entre les migrants et le pays d’accueil. Une nouvelle vie commençait. L'immigration était souhaitée et supporté par le pragmatisme de l'économie et parce qu'elle exerçait une pression à la baisse sur les salaires. Il existe une taxe fédérale, et des taxes locales tout en laissant l'autonomie aux états qui constituent le pays. La liberté de religion est totale jusqu'à aboutir au prosélytisme. Le financement se fait par des dons accordés aux confessions religieuses. 
En Europe, ce n'est pas le cas, ce sont tous les citoyens qui apportent leur obole via leurs taxes. La France au 19ème siècle était plutôt une théocratie. La société laïque s'est vue en opposition de plus en plus vu le radicalisme qui se crée dans les autres convictions. L'immigration est ressentie comme une obligation morale.
Il est vrai que les liens inter-membres, inter-ethniques se produisent au travers de concurrences, de défenses et de fusions à l'arraché, non concertées, sans "prendre la température" des populations concernées. Heureusement, le système démocratique n'est pas à tendance majoritaire, ce qui permet de ne pas trop changer les lois propres, mais cela pourrait changer. La monoculture d'origine étrangère s'est déjà produite dans certaines villes au nord de l'Angleterre.
En France, le néo-parti du FN a pris ce terrain fertile de la résistance face à cette appréciation de la situation même si cela cache des instincts bien moins reluisants. L'Europe a vu l'extrême-droite s'installer dans ces grincements de dents.
"Too big to fail" contre "Too small to be efficient"?
Paradoxal tout cela? La réponse est dans le dialogue, pas dans l'imposition d'une situation. Le partage d'idée est profitable pas la cacophonie.
Anne-Marie Slaughter faisait le bilan de la gestion de Barack Obama sous un angle parallèle. Les défis sont bien là, mais sa conclusion était plus optimiste.
Obama ne serait-il pas devenu un Gorbatchev à l'Américaine? Quelqu'un qui récolte des succès à l’étranger et moins à l'intérieur?
Des collaborateurs comme George Mitchell, Richard Holbrooke, Dennis Ross et récemment William Daley ne sont plus là pour le soutenir.
Obama a sorti les US de leur position de "maitre du monde" pour la remplacer en renvoyant les "droits et des responsabilités" à chacun dans le monde. Le G8 était converti en G20. L'approche diplomatique à l'ancienne, forte et républicaine, mise en sourdine.
Démocrate, Anne-Marie Slaugther voit Obama en avance sur son temps, à la norme du monde entier.
Ce point de vue se trouvera, tout naturellement, dans les critiques des Républicains lors des prochaines élections de 2012: rendre la suprématie perdue à l'Amérique.
Conclusions:
L'homme a un naturel grégaire. Il aime vivre en société plus ou moins structurée se distinguant de la foule, dans des rassemblements spontanés et sporadiques qui se produisent sous l'effet de stimuli environnementaux (dixit Wikipedia). La plupart des découvertes scientifiques se contruisent en équipes structurées.
Mais l'homme a, en plus, créé l'argent.
Dans ce domaine précis, il n'y pas de petites économies. Mais il y aura toujours des petites et des grandes échelles même dans l'économie. Seulement, la culture des gens n'est pas un fait passager. Elle suit une évolution longue et logique.
Tout dépendra de trouver les dirigeants qui pourront déterminer le point critique entre fusion ou fission.
Sans même parler de fission ou de fusion nucléaire, la vie en commun restera loin d'être un long fleuve tranquille.
Entre "Divide ut imperes" et "Fusionner pour ne pas se faire écraser". Un dilemme de tous les jours. Rester souple et léger...
Quant à la roue à aubes, si elle tourne trop vite, il faut toujours pouvoir la freiner sinon elle finit toujours par s'emballer et à exploser.
Mise à jour 11 octobre 2012: Malgré la crise, l'UE est prête à poursuivre son extension géographie.
Bientôt 30 et plus. la Turquie et le Montenegro sont déjaà sur les listes. Peut mieux faire, est-il dans le domaine du droit, dit la CE. Puis, il y a la Macedoine, Serbie, le Kosovo, l'Albanie, la Bosnie-Herzegovine...
Va-t-on par l'Europe recréer la Yougoslavie?
Citations:
- « Les sentiments sont des métaux. Il importe d'en connaître la densité. Il importe également d'en connaître la température de fusion. », Francis Dannemark
- « Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque ! », Professeur Choron
09:45 Publié dans Actualité, Amérique, Belgique, Economie, Europe, Monde des affaires, Organisation, Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
05/01/2012
Transformer les difficultés en nouvelles opportunités
Remontons le temps. Le vendredi 31 décembre 2010, Joseph Stieglitz, lauréat de l'économie 2001, donnait ses prévisions. Le titre "A quoi faut-il s'attendre en 2011?". Un an après, le temps des rétrospectives, des bêtisiers, de faire le bilan du passé et des vœux pour le futur.
La fête était pourtant tout aussi belle partout dans le monde. Des feux d'artifices que, vu d'en haut, les astronautes ne pouvaient manquer.
La fête, c'est fini et bien fini. Les problèmes entre parenthèses pendant une nuit de veille. Mais, la roue tourne...
A Liège, le lendemain de la veille, ce fut la choucroute traditionnelle pour faire oublier les briques qui s'étaient réfugiées dans l'estomac. Il parait que cela nettoie. Personne, en dehors des Liégeois, n'en sont revenus pour le raconter ensuite. Mais qui sait...
Je ne sais si vous êtes comme moi, j'ai eu quelques problèmes et beaucoup d'hésitations pour être original quand il a fallu écrire les vœux de nouvel an.
L'insipide, l'inodore, l'impalpable "Bonne année et bonne santé" fut de rigueur, sans plus, comme un rituel incassable.
Encore heureux que la plupart de ces vœux transitent de plus en plus via SMS, ou Twitter. Consommer du papier pour cela alors que le prix des timbres poste a augmenté, quel gâchi, ce serait...
J'ai cherché de l'inspiration ailleurs. Quels étaient les vœux envoyés par d'autres, par nos élus locaux. Là, quelles déconvenues, quelles platitudes...
Au sud, Sarkozy disait que 2011 a eu «la crise économique la plus grave depuis la Deuxième guerre mondiale», tout en justifiant sa politique. « La France a tenu. Elle a résisté. ». Alors, l’année 2012 serait « celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles ». « Je promets des décisions importantes »... Puis il y a eu la version humoristique, la non-expurgée qui valait son pesant de sourires.
A l'Ouest, Barack Obama disait s'attendre à ce que de grands changements interviennent jusqu'à sa fin de mandat. Là, c'est prudent et du "short".
Mais, en définitive, je ne sais pourquoi, j'ai préféré la version de notre nouveau Premier ministre, Elio Di Rupo qui proposait de "Transformer les difficultés en nouvelles opportunités. Garder confiance en l'avenir. Prendre des décisions complémentaires équilibrées.".
Quand on se rappelle que l''incubation de son gouvernement a pris 541 jours pour se construire à l'arraché, c'est qu'il avait encore du souffle et qu'il a connu les affres de la difficulté de gouverner.
"Les chants désespérés sont les chants les plus beaux", soufflait Musset.
Après, tout est dans la mesure et pas dans la démesure avec les mots qui respectent en équilibre même instables en fusionnant les méthodes Coué, Couillées et SeCoués.
Alors, il y a toujours en plus ceux qui sortent leur boule de cristal et qui font des prévisions plus générales. Prévisions qu'on oublie toujours de vérifier, comme le ferait le bon vieux "rond de cuir", en mettant côte à côte, religieusement, le "budgétisé" avec l'"actualisé" du bout de tunnel.
Il y a un an, pour 2011, dans les grandes lignes, Stieglitz décrivait une économie mondiale à deux vitesses, avec des pays émergents en croissance et des pays occidentaux en stagnation. Il disait que l'Europe et les États-Unis avaient besoin d'investissements publics à grande échelle alors que les marchés financiers feraient pression pour que les dépenses soient réduites. Les marchés empêcherait les décideurs politiques de trouver des réponses efficaces à la crise.
L'Inde, la Chine et les économies du Sud-Est asiatique connaîtraient une croissance solide.
L'Europe et les États-Unis seraient confrontés à un malaise semblable à celui éprouvé au Japon avec un taux de chômage élevé et persistant.
Pas mauvaises, ses prévisions, pourrait-on conclure.
En plus, il y a eu le Printemps arabe qui a fait tache d'huile.
Un 11 mars 2011 avec un tremblement de Terre qui précédait un tsunami, qui remettait le couvert dans la détresse de Tchernobyl, 25 ans plus tôt. Le nucléaire était remis en doute et avec lui, la science toute puissante, dans son efficacité et la sécurité dans le monde entier. L'écologie reprenait du poil de la bête.
Une année de catastrophes qui ont atteint des sommets pour les assurances. 
03 journalistes tués dans le monde. 100 titres de la presse italienne risquent de passer à la trappe, en panne de subsides directs. Il faut être coopératif ou être affilié au parti, dit Mario Monti. Les aides indirectes plus difficiles à quantifier restent à la disposition des plus grands journaux. Plus rien, pour rien.
Le lectorat est en déclin. La démocratie, aussi.
Stiglitz quand il sortait l'idée que les pays avancés créeraient des emplois endémiques qui correspondraient à l'anémie au niveau de la reprise et qui mèneraient à la récession en 2012. Il ne pensait même pas que l'or ferait un tel tabac. Depuis, l'or est fondu et depuis, il se morfond dans l'esprit de ceux qui ont vendu, trop tôt, leurs dernières dents en or et leurs bijoux de famille...
Il voyait deux vitesses aux risques inhabituels dont l'une des deux tirerait la queue de la croissance de l'autre. La mondialisation a fait croire à des vases communicants. Les prix des terres rares, des matières premières se sont mis à grimper.
Après la crise de foie, le dragon chinois semble depuis s’essouffler et se paie une crise de foi. Faiblesse passagère ou plus structurelle? Suite au prochain numéro.
Sur les marchés financiers mondialisés, les investisseurs n'ont toujours pas de frontières. Ils cherchent les meilleurs placements pour leur argent en Asie. L'effet levier dans une flambée des prix actifs, n'a été qu'une apparence.
La menace était encore plus sérieuse du côté de l'euro. Tout à coup, on ne pensait plus pouvoir fêter son dixième anniversaire. Titillés par la peur de ne pas pouvoir honorer l'échéance de leurs dettes, poussés par les indices des agences de notation qui dégringolait, les pays européens se sont mis à se serrer la ceinture pour faire face aux déficits budgétaires. La croissance, du coup, se transforme en récession.
Les recettes fiscales doivent augmenter, mais on ignore toujours la meilleure technique.
Un programme d'investissements publics à grande échelle stimulerait l'emploi à court terme et la croissance à long terme pourrait réduire la dette publique en finale. Tout le monde le dit, mais l'Allemagne demande la traduction des mots "Euro Bonds".
Les crédits sont toujours demandés par les PME, tandis que les banques cherchent à s'assurer pour ne pas capoter elles-mêmes.
Pessimiste pour l'occident, Stiglitz voyait une tendance morne avec plus de risques baissiers que haussiers. Cela malgré une surcapacité et des besoins insatisfaits. Moderniser pour répondre aux défits du changement climatique, devenait indispensable. Mais comment?
Aux États-Unis, les Républicains devraient plutôt soutenir Obama que de le voir échouer. Oui, mais il y eut les Tea Parties qui déstabilisèrent les Républicains.
Les indignés sont sortis de leurs tanières virtuelles et ont été jusqu'à inquiéter le mur du saint des saints "Wall Street"
Les marchés ont toujours raison. "Les problèmes sont politiques plutôt que réels". En effet, mais encore....
Le dérèglement climatique s'accélère et rien n'a été trouvé de manière drastique. Nous venons de vivre l'année la plus chaude depuis 1833.
L'argent est fait pour rouler et non pas rester stagner dans les banques.
Les disparités, les classes moyennes en déperdition pour faire place à de plus en plus d'écart entre riches et pauvres devenaient la plaie de l'hémophilie de l'occident.
L'Europe plongeait, pays par pays, dans l'extrême-droite portée par le populisme et suite au raz-le-bol.
La crise, le mot à la mode par excellence.
Alors, on rentre à la maison en se souhaitant une véritable "Bonne continuation" dans le progrès.
Au FMI, on s'inquiète des signes d'essoufflements qui se multiplient. Progrès trop graduels et mal compris, pas assez détaillés ou trop compliqués sur les principes fondamentaux.
Comme débouchés, on se retourne, désormais, vers les pôles, nord et sud. Un anniversaire? Il y a 100 ans, ce fut la conquête du pôle sud, avec le nationalisme en demi-teinte. La victoire du Norvégien, Amundsen sur le Britannique, Scott. Victoire sans les technologies de l'époque utilisées par Scott mais grâce aux chiens de traineaux pour correspondre à la technique des Inuits.
Humiliées, la science et la technologie? Non, un rappel que la nature, l'expérience de longues dates, ont des solutions en elles même si elles n'apparaissent pas du premier coup d'oeil.
Puis, il y a eu la chute de quelques icônes. DSK, Murdoch, Moubarak, Berlusconi pour les plus connus.
Alors, 2011, une année pour rien? Une "Annus horribilis?
Il vaut peut-être mieux avoir à l'oublier et virer dans un Alzheimer volontaire.
Adieu 2011 et bonjour 2012.
La Nouvelle Revue de Géopolitique donnait les nouvelles tendances, avec un titre "Comment les États rebondissent?" avec "Ainsi ira le monde" avec de nouvelles prospectives.
La recherche d'un leadership politique en occident est toujours présente.
Le "Yes we can" s'est transformé par une question "Who and how we can?".
La crise de la dette des États, l'absence de potentiels des dirigeants de l'Europe, il n'y a plus qu'à mandater les volontés et légitimités une vue à long terme. Le 30 janvier, premier sommet pour en discuter.
Dans l'opinion publique, les médias doivent passer le mot que le déclin de l'occident n'est pas inexorable.
La montée des BRIC est hétérogène avec des résultats intéressants ne trouve une correspondance que dans une coordination des agendas politiques.
Relancer des projets internationaux et ne pas laisser un point d'interrogation en quête d'une autre conquête de l'espace. Motiver et faire rêver...
Le projet EADS du Zehst est plus important. La maîtrise de l'espace devra monter d'un cran à l'échelle mondiale pour partager les frais.
Notre démocratie est à revoir.
Changer le romantisme du soulèvement des pays arabes en une explication de rationalité économique. 
Le risque de vol des révolutions, du viols est loin d'être nul.
Le tourisme en chute libre en Tunisie et en Égypte a obligé de resserrer les rangs.
Une étincelle suffit à incendier la prairie, disait Mao, mais elle doit être maintenue par des slogans symboliques comme "Dégage", "Indignez-vous".
Effet de surprise ou effet papillon? Suivi en cascades informationnelles avec les technologies d'Internet par le phénomène d'imitation.
Géopolitique cognitive du micro-blogging.
Islamisme contre catholicisme. Avec le laïcisme en perte de vitesse.
Iran mis au ban des pays occidentaux.
Une chance pour certains ou une malchance pour d'autres. Allez trouver un compromis au milieu...
2012, année du Jubilé, avec les Anonymous pour réaliser une remise à niveau à la croisée des chemins entre le pire et meilleur?
Année qui pourrait voir l'échec définitif des programmes d'austérité en Europe. La crise de l'euro qui s'aggraverait jusqu'à l'intervention du FMI comme un pays du tiers monde. Une récession, mais pas une dépression.
Tout est dans les mots et les pressions. Le marché des actions dans la tourmente. Le dollar index et le baril de pétrole qui resterait sous la barre des 120 dollars. Et si celui-là décidait de passer la barre....
Mais l'avenir du monde passe par Pékin, comme dit Li Zhaexing, ministre chinois des affaires étrangères. C'est presque un ultimatum qui dirait coopérez ou mourrez. Vite un petit regard sur l'astrologie chinoise par la pratique et l'année du dragon.
Pas avare de prévisions pour 2012, donc...
Tout dépend par quel bout on la prend, cette année.
Pour Van Rompuy, 2011 serait un jour considéré comme "annus mirabilis".
Comme Stiglitz avait bien réussi ses prévisions pour 2011 il remettait cela avec la finesse du langage: 2012 sera l'année du pessimisme rationnel.
Comment le pessimisme peut-il être rationnel et l'optimisme, irrationnel ?
En ne prévoyant pas d'amélioration économique et en pensant que 2011 serait même meilleure? Nenni. Peut-être que les économistes devraient sortir autre chose que des thérmomètres en gradations Celsius ou Fahrenheit. Faudrait qu'ils mettent la main dans le cambouis.
En Amérique, le point positif pour 2011 a été que les Républicains ne sont pas parvenus à imposer un régime d'austérité qui aurait trop plombé l'avenir en redistribuant les richesses encore plus vers les plus riches. Les coupes seront postposées automatiquement vers 2013. La bonne nouvelle, c'est que le grand écart entre riches et pauvres se réduirait enfin après avoir pris en considération le mouvement "Occupy Wall Street".
Signe que les choses devront évoluer dans une autre direction ou ce serait un placebo qui n'aurait pas effacé le stress des ménages sans revoir le processus général du système capitaliste? Les appels à la création d'emplois, à la modération salariale sans restructuration de l'économie et la réduction des inégalités resteraient lettres mortes.
Tout dépendrait des choix politiques et des élections prochaines. Le blocage politique et les leaders européens qui sont entrés dans une spirale destructrice lui font craindre à l'extinction des feux de l'Europe dans une récession. La solution devra se passer par la BCE qu'on attend au tournant pour financer les dettes. Un nouvel arrivé, le belge Peter Praet, désigné économiste en chef. Non, peut-être.
2012 est déjà dans une phase nouvelle, plus effrayante de la pire calamité économique du monde en 75 ans.
Année d'élections présidentielles à Taiwan (14 janvier), au Sénégal (26 février), en Russie (3 mars), en France (22 avril), au Vénézuela, au Mexique, en Chine, aux États-Unis (7 novembre),... Au Sénégal avec en dernière minute Youssou N'Dour...
Le buzz de la fin du monde arrivera tout au bout de son périple dans un non-événement.
Année des JO de Londres, dans une allégresse sportive sous l'égide des drapeaux nationaux.
De toutes manières, les conseilleurs ne seront jamais les payeurs. La preuve, Goldman Sachs y allait aussi de ses 10 prédictions pour l'économie mondiale.
Tout ce qui va changer en 2012. C'est ce qui va augmenter, réduire les finances, secouer le travail et réduire le cadre de vie.
Les soldes ont repris en ce début d'année. Il parait qu'elles sont bien achalandées pour cause de climat et de crise. L'hiver ne s'est pas encore manifesté réellement, si ce n'est par des bourrasques de vent, de pluies qui feront plaisir aux marchands de parapluie. Je ne vais pas vous rappeler mon dernier billet sur le domaine même s'il y avait de l'humour entre les rayons, il y a déjà un an.
Au matin du 1er janvier, pour digérer le trop plein, le citoyen lambda a pris une ou deux bière ... plus chère. Quand il a pris sa voiture de société, plus chère, il a soufflé dans le petit ballon en attendant les nouveaux radars détecteurs d'alcool. L'amende n'a pas uniquement été salées, elle a été un peu plus poivrée. Depuis, il est à la diète pour quelques temps.
Que ce soit pour les pessimistes ou les optimistes, l'ambiance sera assurée...
En choeur, so-li-da-ri-té, aus-té-ri-té...
Avec le "Plus jamais 2011" d'Oldelaf et Madenian, on démarrait sur les chapeaux de roues.
Et puis, non, ne nous souhaitons pas trop bonne année, en définitive, comme le préconisait Thomas en se rappelant l'année de m... de 2011.
Les banques n'ont jamais eu leurs pareils dans leurs souhaits de nouvel an...
La palme, je l'ai trouvée chez l'une d'entre elles qui disait:
"Bonne et heureuse année 2013. Nous allons veiller ensemble en 2012".
Cette banque avait vraiment tout compris:
Back to the next futur avec sa nouvelle répartition de population dans le monde.
Mon coiffeur, quelque peu artiste, aussi d'ailleur. Sur le calendrier qu'il distribuait à sa clientelle était écrit: "2012: Même pour la fin du monde, je reste ouvert".
L'enfoiré,
Citations:
- « La meilleure façon de prédire l’avenir, c'est de le créer. », Peter Drucker
- « A prédire le malheur, on l'attire. », Roch Carrier
- « La Belgique de demain sera très différente de celle d'aujourd'hui », Di Rupo (et pas qu'en Belgique d'ailleurs)
15:35 Publié dans Actualité, Europe, Parodie et humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





























