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25/03/2022

De l'Ancienne à la Nouvelle Babel

0.jpgJe ne vais pas parler de l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe. Je l'ai fait le lendemain de l'événement dans "Les utopies idéologiques" et, depuis un mois, tous les médias sont centrés sur ses suites.

Je vais parler de notre Babel de peuples dans laquelle nationalisme, sentiments de grandir par la possession de territoires sont bien réels.

Le monde des hommes est résolument tourné vers la performance, répond à ses besoins en important au meilleur prix ce qu’ils ne peuvent produire localement et revendent à d’autres ce qu’ils ne parviennent pas à écouler localement avec l'aide de la publicité et de la propagande en cherchant les meilleures opportunités.

Dans son dernier livre "Nouvelle Babel", l'écrivain Michel Bussi imagine une nouvelle Babel fixée en 2097 pour gérer le monde.  


...

La tour de Babel

Son histoire est un épisode biblique rapporté dans le Livre de la Genèse précédé par l'épisode du Déluge. Le mythe, inspiré par l'Etemenanki, le désigne comme « le temple de la fondation du Ciel et de la Terre ».

Les hommes eurent l'idée de construire une tour jusqu'au ciel comme symbole de leur union dont le sommet touche le ciel.
Dieu n'a pas du tout apprécié leur arrogance et il les a empêché de se comprendre en inventant les langues et le patois et a dispersé tout le monde un peu partout sur terre.

La diversité des langues, la puissance de l'effort collectif, l'orgueil humain, la fonction civilisatrice de la ville, de la totalisation du savoir, la métaphore architecturale à des organismes transnationaux multilingues s'en sont suivis pour effacer une émulation mortifère entre religions, langues, guerres, colonisations et génocides qui grossissent, arrivent à leur apogée au risque d'exploser et être remplacé par un autre peuple plus neuf et plus créatif.

"Un Moyen Age pas si moyen que ça" écrivais-je, il y a deux ans. 

"Let's think out of the box" .

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0.jpgL'idée de Nicolas Vadot dans le dessin ci-dessus est d'unir les peuples du monde en un seul bloc pour en faire un monde idéal sur une seule terre, peut-être mais, avec tout de même, trois cent nations, deux mille peuples, sept mille langues et autant de territoires à défendre.

En principe, sans frontières, tout le monde s'aimerait, se respecterait et se parlerait dans la même langue comme l'avait imaginé le Dr Zamenhof inventeur de l'esperanto.

C'est aussi l'idée creusée par Michel Bussi dans son livre "Nouvelle Babel" en n'hésitant pas de sortir des sentiers battus de l'imagination en parlant de la téléportation.

En 1997, Anton Zeilinger avait réalisé une téléportation de photons sur une distance de quelques centimètres. .

Vingt ans après, Michel Bussi anticipe le monde en le plaçant dans le temps en 2097 pendant lequel chacun serait libre de se téléporter sur n'importe quel endroit du globe. Ce serait l'apogée des télécommunications virtuelles pour atteindre de vraies communications en tête à tête.

Il était invité à la radio pour en parler podcastetpodcast.

Le livre a été imaginé il y a plusieurs années par son auteur, il a été écrit le livre et les interviews bien avant les événements survenus le 24 février. Le seul lien dont il a parlé étaient ceux qui étaient reliés avec les élections françaises. 

Dans les crises contre la pandémie du Covid qui viendrait comme un alien, on pouvait imaginer une sorte d'alliance contre la maladie mais pas lors d'autres crises humaines.

Fini de perdre du temps dans les transports entre deux points.

Le monde des humains n'aurait plus de frontières au quotidien, ce qui permettrait des déplacements instantanés d'un endroit paradisiaque à un autre sans frais de voyage.

Des voyages instantanés d'un point à l'autre de la Terre mène naturellement à un monde sans frontières, mondialisé à l'extrême, entre utopie et dystopie n'intégrant plus aucune activité idéologique nationaliste comme dans un carcan.

Chacun, à n'importe quel moment, peut atteindre immédiatement n'importe quel endroit de la terre pour son seul plaisir ou pour échapper à une catastrophe locale. 

Le matériel dans la Babel d'avant devait être transporté dans des caisses, contenant nourriture, habits, meubles, jouets via des transports différents vers des villes, usines et magasins.

Le champ des possibles extrapolés par des téléportations est infini.

En préambule du livre, il reprend les paroles de Roger Brunet écrites en 1990 : "Le territoire est Janus, précieux et dangereux. Manquer de repères, d'ancrages, de prise, risquer de perdre son identité, cela fait des moutons, des prophètes, des démagogues et des risque-tout. À l'inverse, s'accrocher aux racines et au pré carré natal pour n'exister que par et dans le groupe territorial, pur de toute intrusion, fait des haines et les guerres tribales. le résultat est le même, toujours inquiétant".

L'aménagement du territoire, l'épistémologie de la géographie, la sémiologie graphique, la toponymie ont fait partie de ses recherches.

Dans le cas de livre de Bussi, le TPX Téléportation crée cette Nouvelle Babel avec des voyages incognitos, réalisés à l'aide d'une tableta TPC au poignet, appartenant à chacun dès la naissance, répertoriée par un ordinateur quantique appelé Pangaïa, qui réglé par des algorithmes automatisés et une intelligence artificielle gérant, administre en harmonie et en temps réel, la complexité de tous les déplacements. En plus, il tient compte des taux d'occupation des points de la planète pour ne pas entasser les populations outre mesure au même endroit, tout en protégeant les espaces privés.

Le décor est planté et même établi par une Constitution élaborée en 2058, régulée par l'Ordre Mondial des Déplacements, la Garde Internationale dépendant de l'Organisation Militaire Mondiale.

Que du bonheur, le rêve, non? 

S'il n'y avait pas des nostalgiques de la période d'avant, des dissidents Libertados du "Droits du sang" et le Pitchipoï, devenus hors la loi, assignés à résidence dans une surface limitée au Kazakhstan, interdits de téléportation. Nationalistes, régionalistes et indépendantistes, ils se foutent du pacifisme velléitaire, et refusent la mondialisation. Pour la 17ème Assemblée Internationale des Peuples Libres, ils revendiquent l'héritage et les usages de leurs ancêtres, sur une terre qui leur est propre avec des frontières même s'il peut y avoir du terrorisme et de la haine.

L'ubiquité paradisiaque est troublée lorsqu'en 2097, un assassin de paisibles retraités progresse à visage découvert que la reconnaissance faciale de tous enregistrée dans des bases de données devrait connaître. On remarque aussi que des TPC clandestins falsifient le système.

Le suspense commence alors.

L'intelligence associée à la connaissance se retrouve face à face avec une barbarie latente. L'équilibre du monde sans frontière est en danger alors que la technologie permet aux humains d'être à la fois ici et ailleurs.

Dans le livre, aucune mention des mots "argent", "riches" et "pauvres".

Ses concepts ne sont plus dans l'air du temps.

Mais il s'agit de deux concepts idéologiques de vie qui s'opposent, tout comme on le vit actuellement entre l'Occident et l'Orient.

Comment savoir quel est le juste équilibre entre les bonheurs et les malheurs des deux concepts humains? 

Michel Bussi a essayé de le définir dans ce livre avec sa seule imagination en pointant les avantages et les désavantages de chacun par l'intermédiaire du subterfuge de la téléportation.

Michel Bussi l'utilise pour visiter notre Terre et c'est déjà toute une aventure.

En 1966, les feuilletons de Star Trek imaginaient déjà la téléportation pour aller dans espaces aux frontières de l'infini à bord de vaisseaux spatiaux.

Star Trek posait déjà la question des problèmes de la guerre et de la paix, de l'autoritarisme, de l'impérialisme, de la lutte des classes, de l'eugénisme, de la géopolitique, du racisme, des droits de l'homme, du sexisme, du féminisme, du rôle de la technologie qui pourrait se poser avec la possibilité futur des téléportations dont la réalisation futur n'est pas impossible selon la vidéo suivante...

...

Les personnages et la trame du livre

Le président Galileo Nemrod, sa fille adoptive Pangaïa paraplégique avec aptitudes intellectuelles, repérée parmi les surdoués. Le commandant Arthem Akinis, avec Babou Diop et Micha sous ses ordres. L'institutrice Clio en quête d'aventures. Le journaliste arriviste Lilio de Castro.

Quatre chapitres..   

1: Mondes lointains: "Une seule Terre, un seul peuple, une seule langue" (Art1 de la Constitution mondiale du 29 mai 2058)  Extraits

2: Mondes sauvages "La Terre est la propriété de tous les Terriens" (Art2 de la Constitution mondiale du 29 mai 2058) Extraits 

3: Mondes perdus  "Il n'existe pas de limite à la libre circulation des individus" (Art3 de la Constitution mondiale du 29 mai 2058) Extraits

4: Mondes nouveaux "Nul ne peut être déplacé contre son gré" (Art4 de la Constitution mondiale du 29 mai 2058) Extraits

...

Réflexions du Miroir

J'ai lu quelques livres de Bussi et son imagination m'a toujours intéressé.

Je dois avouer que la Nouvelle Babel m'a beaucoup plu et m'a plus fait réfléchir.

Pendant la lecture, j'ai donc pris des notes pendant la lecture et extrait quelques pages caractéristiques au passage.

Quand Star Trek a commencé, j'avais 16 ans et je ne vais pas dire que j'ai regardé les 759 épisodes, mais j'en ai regardé plusieurs.

L'interview suivante de Michel Bussi, géographe de formation, raconte la même passion du voyage et pousse à réfléchir sur les absurdités de notre époque actuelle qui révèle les affres de la guerre.

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Très jeune, j'aimais les voyages exotiques à la rencontre d'aventures et je ne serais jamais retourné en vacances au même endroit qu'après de nombreuses années.

Le poids des ans m'a fait changer et ce n'est plus vrai aujourd'hui.

En 2020, le confinement m'avait fait écrire "Voyages immobiles".

Ce livre pose plusieurs questions associées à la société d'aujourd'hui.

Les réfugiés ukrainiens sont mieux appréciés et plus solidaires que ceux de Syrie à cause de la proximité, mais aussi en fonction de la différence de culture plus proche et de la religion orthodoxe chrétienne.

L'universalisme, le nomadisme et l'immigration sont peu appréciés par les sédentaires.

0.jpgUne visite à Bruxelles est intéressante pour évaluer la démocratie pluraliste.

Sur les réseaux sociaux, on remarque qu'il y a un certain racisme qui s'installe et qui prend nature en embuscade, lors des élections avec une partie de la droite et de l'extrême droite. Le Français aime la France républicaine qui a en principe, une politique en action pour faire avancer partout, concrètement la démocratie, l'égalité et la justice. Elle n'aime pas trop la partager avec les étrangers qui le resteront bien après leur installation sur le sol français avec son identification par son origine et pas par son nom personnel. Il est appelé par "L'Italien", l'Espagnol", le "Belge"...

En Europe et aux Etats Unis, des murs se sont dressés contre l'immigration.

Dans la semaine, on remarquait qu'il y avait une nouvelle appréciation plus favorable des immigrés venant d'Ukraine que celle venant de Syrie. La raison n'est pas très difficile à comprendre. Il n'y a pas que la proximité qui intervient dans cette appréciation.   

La sédentarité est, d'une manière générale, un mode de vie caractérisé par une fréquence faible, voire nulle, de déplacements.

Cette manière de vivre a généré des murs, des villes et un problème aigu relié à la sécurité contre toutes visites non autorisées par ses hôtes. 

En biologie, ce terme peut désigner des organismes vivants qui ne bougent généralement pas et demeurent donc à un seul emplacement, fixés de façon permanente ou non: les pouce-pieds, les coraux et les moules. Il peut également s'appliquer à des espèces qui ne migrent pas comme l'élevage d'animaux domestiques s'apparentant à une sédentarisation forcée par les hommes. Les plantes qui se nourrissent par la photosynthèse, sont fixées aussi à demeure.

En sociologie et dans le domaine de la santé, la sédentarité est caractérisée par une position assise la plus grande partie de la journée dans un mode de vie, caractéristique des civilisations modernes. Nuisible à la santé physique, elle a des facteurs aggravants l'obésité, la fatigue, le psychisme de la dépression, le trouble du comportement alimentaire, etc.

Le nomadisme est un autre mode de vie fondé sur le déplacement comme mode de peuplement. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes tout comme les animaux transhumants en suivant une économie de cueillette et de chasse. A l'origine, les plus grandes sociétés nomades pratiquent l'élevage pastoral, où la recherche de pâturages en suivant le déplacement des animaux et en fondant la mobilité des hommes.

Les migrations se produisent pour des raisons économiques ou politiques par rapport au gouvernement ou à la suite de guerres comme c'est le cas en Ukraine. L'intégration reste toujours difficile vu les différences de langues. Les membres de diasporas sont souvent rassemblées dans les villes en des sortes de ghetto en regroupant les peuples semblables.

Plusieurs animaux ont compris que pour manger, il leur faut passer à la transhumance pour aller chercher la nourriture en fonction du climat. 

Mais la comparaison entre la migration des animaux qui migrent pour manger et boire s'arrête là. 

Les animaux n'ont aucune arrière-pensée, pas d'ambition, pas d'état d'âme philosophique comme des ordinateurs avec des poils en plus.

De Gengis Khan à Napoléon, de Jules César à Hitler, il y a toujours eu des perturbateurs de l'ordre établi par des invasions.

Nomades en hordes appelées Gots, Huns ou autres; elles ont été appelés barbares ou vandales qui ont investi des terres occupées par des prédécesseurs et ont construit les changements importants dans l'histoire. 

0.jpgL'empire américain s'est construit sur le même principe par l'utilisation de l'anglais  devenu du globish comme langue unique dans les communications mondiales, s'en suit une impression d'être devenus des régulateurs, des solutionneurs de crises et de gendarmes du monde économiquement avec le concours de la spéculation de Wall Street.

L'empire chinois est entré dans une deuxième phase dans cette volonté d'unir les peuples par l'intermédiaire de la nouvelle route de la soie en offrant ses bons services et en achetant tout ce qui était vendable sur leur passage.

0.jpgVladimir Poutine voudrait recréer l'URSS blanche qu'un prédécesseur comme Pierre le Grand, Catherine II et Staline l'avaient initiée. Il est né à Leningrad anciennement Saint Pétersbourg qui se voulait être une fenêtre sur le monde que Dostoïevski disait être "la ville la plus abstraite et la plus préméditée de la planète". IL avait un rêve d'Eurasiste à sa sauce. 

Un expansionnisme à la construction d'un empire russe qui serait en trois phases  d'après l'article qui n'aurait pas dû paraîtrepodcast.

Les prédations et les pollutions qui accompagnent, sont à inscrire dans les gènes des hommes par le nationalisme. Le fanatisme et le totalitarisme n'ont rien à voir avec le patriotisme.  « Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres. », disait Romain Gary.


Michel Bussi parle de Nouvelle Sodome dans le 4ème chapitre de son livre.

Cela implique un retour à la colère divine de Sodome et Gomorrhe.

D'après le récit biblique, Sodome et la ville voisine de Gomorrhe sont détruites par le soufre et le feu pour les punir des péchés d'orgueil, l'inhospitalité, d'abus sexuel ou d'homosexualité pour épargner Loth et les siens tandis que la femme de Loth regardant les résultats en arrière, devient une statue de sel. 

La loi naturelle est celle régie par la survie des espèces tandis que les autres ne sont que des dérivatifs humains et donc souvent artificiels et dépendant des régimes en place.

0.jpgMalgré ce que pense l'écologie, pour connaitre le monde multipolaire rien en vaut ne voyage sur place et pouvoir compter sur une énergie pour pouvoir le faire.

0.jpgComme dit le Premier ministre "on ne va pas se faire la guerre à nous mêmes".

Si les confinements pendant la pandémie du Covid a eu un impact sur nos comportements et ses restrictions tout bénéfice pour le niveau climat, la guerre en Ukraine manquera une différence d'appréciation de ce que peut être l'Europe et une réduction des dépendances.

Les multivers, dans lesquels on rencontrerait son clone dans un autre espace temps, me reviennent à l'esprit 

Mais, les voyages sur Terre mêlés à des rencontres du 3ème type, à pied, à cheval ou en voiture tout en attendant la téléportation, forment toujours la jeunesse.

Si les déplacements ne plaisent pas, reste "lire tout comme écrire, c'est aussi se téléporter", comme dit Bussi.

Comme le printemps est là et que l'on passe à l'heure d'été, c'est peut-être l'occasion de ...

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... se rappeler la chanson Syracuse de Henri Salvador en 1962 qui termine parfaitement ce billet.

PS: Version plus courte de cet article parue en même temps sur agoravox.fr

 

Allusion

...

29/3/2022: La phrase de Larry Fink, PDG de Blackrock "L'invasion russe de l'Ukraine a mis fin à la mondialisation que nous avons connu au cours des trois dernières décennies" a fait beaucoup de bruit dans les milieux financiers
podcast.

Plus beaucoup de chance pour trouver la Nouvelle Babel

2/4/2022: Michel Bussi a aussi écrit un manuel des secrets de l'écriture "La fabrique du suspense" dans lequel il raconte ses techniques qui consistent à captiver le lecteur, le surprendre, l'inquiéter, le rassurer et l'égarer à nouveau.

Art difficile mais qui a des ficelles, des artifices pour ciseler l'histoire en travaillant le rythme en continuant la dramaturgie et en osant l'inattendu préparé avec sincérité, humour et imagination, empathie et minutie pour générer une émotion et une réflexions.    

 

Commentaires

Bonjour. Je suis en train de lire deux livres qui rejoignent la même idée. Jean Parvulexco: "Valdimie Poutine et l'Eurasie". Il faut savoir que l'auteur fut un proche du Général de Gaulle et cite comme un ami Guy Debord (la société du spectacle). Son rêve, au contraire, est de séparer deux blocs: celui de l'Otan (surtout l'Amérique qui a remplacé le SACRE par les messes audiovisuelles du dimanche après-midi). Ces fameux dimanches après-midi de non activité souvent chez certaines remplacées par des feuilletons ou séries venaient d'Amériques: de "roquet belles oreilles", à "Dallas", "Desesperate housewives", ou un western sauce spaghetti. L'image poussée étant de les voir s'empiffrer de Pop-corn (tout ce que Guy Debord détestait. Guy Debard était-il religieux? Pour des surréalistes, c'est un oxymore. Mais très interéssé par les Roses-Croix et la gnose (qui se rapproche de la gnose orthodoxe). Tiens revoilà la GRANDE RUSSIE. C'est peu dire que Parvulesco déteste le modèle américain qui à lui seul, est bien cette Babel qui impose la langue chewing-gum au monde entier: le globish ou langue véhiculaire.... Pensons à l'avenir de cette société si bien représentée dans l'excellent film: IDIOCRATIE... Certes oui, car à tout mélanger, comme de la bouillie pour enfants (babel se rapproche de babil) le monde choisissant la facilité, sombre dans la niaiserie.
Extrait du film idiocratie: https://www.youtube.com/watch?v=kXX6qaKuk3c.
Dans le film idiocratie les humains les plus tarés se reproduisent en surnombre (ah! le climat, on ou oublie au passage,... et si ce n'est pas le climat dont on peut douter, la perte de la biodiversité: l'unique étant l'homme babelie).
Hé Mélusine, mais tes propos sont élitiste.
Le modèle américain n'est-il pas le plus "démocratique" au monde???
Démocratie ou démocrassie??.
Donc, pour Parvulesco, le mieux est de reformer le grand axe: Paris, Berlin, Russie avec des Etats fédérés (certaines parlent même de néo féodalisme à la sauce médiévale, chaque territoire préservant sa culture.
Les frontières.
A ce sujet, notre bon vieux Finkielkraut avait bien explique que pour ouvrir ou des portes, il fait au préalable construire des mur.
En psychologie on parle d'inspir (vie) et expir (mort)..
On les ferme et on les ouvre.
Pour moi la mondialisation, c'est la fusion psychotique. Mais le repli sur soi consistant à voir l'autre en permanence comme un danger, une intrusion... c'est à mon avis, de la paranoïa..
Le mieux étant l'Empire du milieu (comme le préconise J.P.).
Le point de vue de Freud: l'homme a un besoin vital d'un ennemi. C'est la seule manière de faire et de vivre.
Aimer tout le monde, c'est n'aimer personne.

Écrit par : Mélusine 888 | 26/03/2022

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La France et les Etats Unis sont deux démocraties qui parfois se ressemblent et parfois se dissocient.
Les deux pays sont souvent monolingues.
Le globish est une entourloupe que l'on espère sans effets négatifs.
La traduction d'un langage dans l'autre n'est pas toujours révélé dans une relation mot à mot one to one.
µJ'ai travaillé avec et pour des Américains pendant 30 ans.
Il faudrait peut-être lire la réponse à lq question "Le rêve américain vit-il encore?"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2012/03/16/le-reve-americain-vit-encore.html#ancre2
Cela avait tellement créé d'oppositions françaises que j'ai dû répliquer par un billet suivant
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2012/05/27/entracte-et-anecdotes.html#ancre1
C'est un pays double souvent à l'extrême.
Un pays qui connait des prix Nobel et un autre de cowboys (sans être péjoratif dans ce mot).
Que Trump a bien utilisé pour se faire élire dans un clivage qui est loin d'être terminé.
Douglas Kennedy donne un bon aperçu de cela dans ses romans.
"Amérique, faux rêves et vraies réalités" est un article qui parle d'une expo qui dit "Amérique, c'est aussi notre histoire"
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/10/30/amerique-un-reve-ou-une-realite.html#ancre1
L'Américain est fier de son pays. Son pragmatisme va jusqu'à faire un demi-tour complet à 180° sans tergiverser si la situation évolue plus que prévu.
L'abandon de l'Afghanistan en est une preuve.
De la 1ère partie de livre d'Obama "Une Terre promise" j'ai ai résumé dans http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2021/08/25/une-terre-promise-difficile-a-conquerir.html
La deuxième mérite aussi une attention particulière. Ce sera pour plus tard.
J'ignore si l'Empire du Milieu est la solution.
La Chine avant Xi Jing Ping était totalement différente. C'est devenu une dictature.
Tout comme la Russie ...
"Aimer tout le monde, c'est n'aimer personne" Exact.
Si tout le monde avait le même avis, que le monde serait emmerdant.

Écrit par : Allusion | 26/03/2022

Deuxième livre entamé:
Alain Hertz: la fraternité du verseau..
Un Polar qui se passe entre Canada et Belgique..
Je suis au début. un groupe d'individu a décidé de préparer l'ère du verseau post religieuse mais spirituelle. J'imagine que vous avez tous entendu parler de ce fantasme (chanson Aquarius, Imagine de John Lennon). L'idée principale était de dissoudre le capitalisme et le matérialisme qui sépare les humains racrapotés sur leur lingot d'Or ou cours de la bourse.
La fraternité a même comme projet de faire chuter les Bourses comme en 2008.
Un inspecteur (vous avez le choix, Poirot, Holmes, ...) tente de faire échouer la Fraternité qui ressemble par certains aspects au fameux Temple solaire (OTS).
Comme Poutine qui croyait faire tomber l'Ukraine d'un coup de baguette magique.
Ben non, l'affaire est bien plus complexe..
Bon je poursuis ma lecture..
Merci d'avoir évoqué Bussi.
Mais si je suis assez branchée spiritualité et Jung, je reste au fond très réaliste.
On ne change pas l'homme d'un coup de baguette magique.
Et Freud qui avait un fond assez pessimiste, ayant observé les travers humains (CF son livre le plus lu: Malaise dans la civilisation...) me rappelle à l'ordre.
C'est beau tout ça.
Mais il y a le réel: un PIC, un Cap, un ROC. Que dis-je: une péninsule...

Écrit par : Mélusine 888 | 26/03/2022

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Comme je m'y attendais, le sujet "téléportation" a été dévié ici et sur Agoravox.
Dissoudre le capitalisme et le matérialisme, c'est détruire la circulation de l'argent
C'est revenir au troc. Une action, un objet payés par une autre action ou objet.
L'argent a été créé et utilisé pour faciliter les échanges, pour fixer les artéfacts.
Maintenant, on peut vivre en autarcie et ne plus dépendre des autres et de leur commerce.
Au sujet de l'argent; J'en ai parlé récemment http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2021/10/18/confiance-en-l-argent-dans-le-temps-et-l-espace.html
Les monnaies fluctuent en permanence, de jour en jour, en suivant des règles de confiance.
Il existe un lien entre le prix des choses et le PIB, entre la rareté et le prestige qu'on en tire.
Faire chuter les Bourses, cela avancerait à quoi?
Quel est le but de la Bourse? Prévoir la situation des marchés. Son problème, c'est qu'il est réglé aujourd'hui par des algorithmes qui accentuent les mouvements de capitaux. Pourquoi les algorithmes, parce que la complexité des marchés est devenue énorme une fois mondialisée.
Alors, quand il y a des casses-noisettes comme en Ukraine. Rien en va plus. Impaire ou passe.
Le réel, c'est souvent par après "l'event" que l'on peut le treouver quand on n'a pas de boule de cristal.

Écrit par : Allusion | 26/03/2022

Je n'ai pas terminé le roman.... Si Freud en posant le pied en Amérique qu'il détestait (contrairement au frère de sa femme le fameux Bernays de PROPAGANDA..) a dit, je leur apporte la peste (son cancer de la gorge ne peut-il être imputé à des non-dits familiaux qui lui rongeaient l'organe de la parole???), les USA nous ont bien renvoyé le choléra sous forme de Covid... Et dans covid j'entends vide. Car si les américains ont le poches pleines, au niveau création, ils sont plus bas de plafond. Combien de surréalistes américains? Woody Allen, c'est l"humour juif tel qu'il m'agace (bien qu'il ait commis quelques bons film), ayant vécu avec deux juifs, je peux me permettre de le critiquer: larmoyant, dépressif, auto-centré... Préférant de loin Spielberg. Mais ces juifs représentent-ils l'américain moyen??? Un matérialiste, ne rêve pas beaucoup... et ne se souviennent pas de leur vie intérieure nocturne. ILs n'ont pas la capacité de produire: l'année dernière à Marienbad de resnais. Ou un soir un train de delvaux.. L'américain a une composante psychopathique assez marquée et très bien décrite par le sociologue Denis Duclos: Le Complexe du loup-garou : la fascination de la violence dans la culture américaine, La Découverte, 1994 ; Pocket-Agora, 1998.
Traduit en anglais sous le titre The Werewolve’s Complex : fascination by violence, in the American Culture, Berg International, Oxford-New York, 1997.

Écrit par : Mélusine 888 | 26/03/2022

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J’ai commencé un polar très « spécial » écrit par l’« agrapheur » alias Alain HERTZ. Ecrit en 2020 (c’est là que cela devient intéressant). Qui n’a pas entendu parler de la fameuse « ère du verseau » tant atendue« depuis la fameuse chanson : AQUARIUS dans les années 68... Un beau rêve. La spiritualité dépassera le matérialisme... On retrouve la thématique de Moïse devant le veau d’OR et le culte de l’argent... LA FRATERNITE DU VERSEAU. Cette fraternité a quelques point communs avec l’ORDRE DU TEMPLE SOLAIRE de sinistre mémoire (le roman se passe entre le Canada et la Belgique). Le livre semble avoir été écrit AVANT la pandémie... Toutes les thématiques actuelles s’y retrouvent... SAUF, les prédictions de cette fameuse FRATERNITE du verseau se révèlent de plus en plus exacte. L’auteur doit bien »rigoler« jaune (si je puis dire... EXTRAIT : LA FRATERNITE : »Mes chers frères. Comme vous le savez, nous sommes aujourd’hui le 13 janvier (2020, comme il n’est pas question du Covid, on suppose que le livre fut écrit avant...), c’est à dire une semaine et quelques heures du jour J ; L’Ere du verseau est à nos portes. Parenthèse : selon les astrologues l’ère du verseau a commence le 21 décembre 2020 au moment del a conjonction jupiter saturne en verseau,... bon soit..). Dans le roman, la fraternité veut prendre les devants en préparant le chute des bourses un 21 janvier (début du signe du verseau...). Je ressens déjà cette énergie qui ne demande qu’à être libérée (la spiritualité, on aura compris..). Mais là cela devient intéressant : je rappelle écrit en 2019 : il faut que vous sachiez que de nombreuses épreuves devront être traversées pour atteindre ce jour. Bref, nous allons préàlablement passer des temps messianiques (lire les Révélations de la bible : MES TEMPS MESSIANIQUES SERONT pRECEDES D4UNE GUERRE QUI EBRANLERA LA TERRE 5BEN OUI... ). La détresse sera immense. Sécheresse, famines et épidémies (ben oui...), anéantiront de nombreuse nations envahies par la corruption (ben oui...) je n’ai pas encore terminé le livre... Dieu existe-t-il... ? Sait pas, mais....

Écrit par : Mélusine 888 | 28/03/2022

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Michel Bussi a aussi écrit un manuel des secrets de l'écriture "La fabrique du suspense" dans lequel il raconte ses techniques qui consistent à captiver le lecteur, le surprendre, l'inquiéter, le rassurer et l'égarer à nouveau.
Art difficile mais qui a des ficelles, des artifices pour ciseler l'histoire en travaillant le rythme en continuant la dramaturgie et en osant l'inattendu préparé avec sincérité, humour et imagination, empathie et minutie pour générer une émotion et une réflexions.    

https://www.babelio.com/livres/Bussi-La-fabrique-du-suspense/1379207

Écrit par : Allusion | 03/04/2022

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Je ne l’ai pas lu, mais je viens de lire ton papier sur ce sujet.
Donc je réagis non en rapport au livre mais à ce que tu en écris.
Que « en principe » un monde sans frontières, c’est un monde ou tout le monde s’aimerait est à mon avis tout à fait en opposition avec les réalités des hommes et des territoires. Et ce depuis ‘l’éternité ».
Le livre de Régis Debray est très éducatif quant aux rôles multiples des frontières.
Il y a deux types de frontières:
1. celles qui représentent le respect par les deux cotés de la frontière telle que définie dans des accords formelles. Ces accords permettent d’accepter que celles-ci non seulement existent mais qu’elles ne séparent pas, mais plutôt régulent de manière pacifique les franchissements de celles-ci. Politiquement elles existent et sont la condition nécessaire et suffisante pour qu’elles permettent de les croiser, de les passer sans difficultés aucunes.
2. celui pour lequel il n’y a pas d’accord formel entre leurs « parents » ou « co-propriétaires ». Factuellement ces frontières, là n’existent pas encore parce que contestées.
Il n’y a pas deux options pour régler ces différents. La seule est la politique et la négociation avec l’aide d’autres pays et leurs expériences particulières.
L’aide à apporter n’est pas celle de choisir qui a raison et qui a tort. Refuser le dialogue est une opportunité pour régler le différent par la force. Tout en sachant qu’à l’échelle humaine une frontière non reconnue n’existera jamais politiquement parlant.
Il y a beaucoup d’exemples de ce type de d’aide souvent nécessaire à la reconnaissance de frontière commune.
Par exemple Mitterrand a conditionné son accord à la reconnaissance de la « nouvelle Allemagne » à un accord formel sur les frontières entre l’Allemagne et la Pologne.
Un autre exemple, la Communauté européenne a conditionné l’acceptation de la Slovénie et de la Croatie à une méthodologie de discussions pour aboutir aux règlements frontaliers définitifs entre ces deux deux territoires! Et bcp d’autres.

Selon ce papier, je pense que c’est du grand n’importe quoi de lier un monde « sans frontières » au concept nationaliste. Est-ce que cet auteur explique quelle est sa définition du nationalisme? Il y en a tellement (des sortes de nationalismes du religieux à l’économie, à la pauvreté, à la culture, etc... etc) que une définition s’impose.
Prenons simplement l’exemple des religieux à propos de l’Ukraine et de la Russie - c’est vraiment très compliqué et bien au-delà de frontières réelles ou virtuelles
https://legrandcontinent.eu/fr/2022/03/08/une-guerre-de-religion-10-points-sur-la-dimension-confessionnelle-de-linvasion-de-lukraine/
Affirmer que les réfugiés ukrainiens sont/seraient mieux accepter par les populations de Belgique est aller un peu vite en rapport à la réalité factuelle. Tout d’abord le pouvoir politique s’est affirmer positivement en accueillant ces populations MAIS en insistant sur 1) c’est pour une durée limitée) ils sont autorisés ou plutôt invités fortement à s’inclure dans le marché du travail (c’est de la rhétorique pur sachant que les populations que l’on accueil sont en très grande majorité des femmes avec enfants qui ne parlent pas ni le français ni autres langues parlées en Belgique) ce qui est de la science fiction lorsque l’on connait la réalité du marché du travail en Belgique par exemple. Donc un ensemble de discours purement rhétoriques de la part du politique au pouvoir.
Et la différence entre la Syrie et l’Ukraine du point de vue de l’immigration est que dans un cas, il s’agit en grande majorité d’hommes alors que ce sont les femmes et enfants qui quittent l’Ukraine. Ces hommes parlent anglais et sont principalement volontaires pour rejoindre la Grande Bretagne.
Le plan d’intégration institué par l’Allemagne à l’encontre des Syriens est unique en Europe bien qu’il s’agit d’un plan d’intégration « culturelle » ç'est-à-dire apprentissage obligatoire de l’allemand de même que des coutumes de la population allemande. Le but ultime étant une force de travail peu chère et disciplinée ou à discipliner.
Le monde tel que décrit de par ce livre, si j’ai bien compris, est un territoire infini mais sous stricte contrôle……
Une sorte de dictature moderne et technologique sans frontières territoriales mais y inclus des masses d’autres frontières (on utilise le mot clé - virtuelle - pour éviter de faire peur) y compris des espaces confinés réservés à tout ceux qui n’obéissent pas…..à qui ??? à quoi ??? pourquoi…… ???
Comme trop souvent, tu inclus ton « petit » commentaire caricatural à propos de l’écologie qui serait la négation des voyages.
On m’a toujours appris que « lorsqu’on ne sait pas on ne dit pas ».
Si tu écoutes l’émission de radio « Les éclaireurs » (disponible en podcast), dernièrement un spécialiste et prof d’université. rappelait que, et c’est lié à l’écologie, il y a également des métaux rares sous nos territoires (et pas seulement en Belgique évidement) mais que nous choisissons de les extraient ailleurs pcq pas ou peu de règles environnementales, plus faciles d’empêcher toutes contestations, on pollue sans contraintes, la main d’oeuvre là-bas est digne de notre 18ième siècle, donc pas de syndicats, pas de lois, le paradis des dictatures donc. On rappelait récemment que même Umicore (j’ai travaillé chez eux à Anvers) n’est capable que de recycler 16 métaux rares sur la soixantaine à récupérer et que en final seuls quatre sont recyclables du point vue économique sur les 60 de départ. Que fait-on avec les 50 restants?? On les expédie vers les pays de non lois, sans contraintes écologiques et autres (les mêmes pays que ceux d'où on extrait ces métaux rares) et on paie des intermédiaires véreux pour les enfuir n’importe ou et n’importe comment. Ces voyages là sont le contraire des principes écologiques, oui en effet et bien justement.

Écrit par : Etienne | 03/04/2022

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Bonsoir Etienne,
Bien réagi. J'ai construit des extraits du livre et les ai podcastés sélectionnés aux quatre épisodes.
"un monde ou tout le monde s’aimerait ", ce serait très bisounours, cela n'existe pas et cela serait d'un emmerdant à ne pas pouvoir débattre, à être des clones perpétuels.
Bussi pour en parler l'a très bien dit dans l'interview podcasté. ( http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/00/1506695706.MP3 )
Il a écrit son livre dans le cadre des élections en France se trouve à la césure entre le libertarisme et le souverainisme identitaire.
Bien sûr, c'est une vue de l'esprit l'idée de Bussi mais elle génère une réflexion et la tendance qui se révèle de plus en plus au Brésil, en Russie,

Ton Option 2. "celui pour lequel il n’y a pas d’accord formel entre leurs « parents » ou « co-propriétaires ». Factuellement ces frontières, là n’existent pas encore parce que contestées." est celle qui manque.
Les résultats des élections en Hongrie et en Serbie démontrent vis-à-vis de l'idée de Ferrat qui divise le monde en jungle ou zoo, c'est la formule "zoo" que ses populations ont choisies avec un régime d'extrême-droite avec un gouvernement fort. La peur de l'étranger, de l'inconnu dépasse la volonté d'exercer une liberté de faire les choses. Cela commence par l'étatisme qui serait responsable de tout alors que chacun devrait être responsable de ses actes.
A l'Est, on appelle cela l'Ostalgie ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2009/01/06/est-ostaligique.html )
Contraire à l'européisme qui veut effacer quelques frontières à l'Ouest au bénéfice d'un ensemble de citoyens européens.
Vivre dans la jungle est devenu pour certains trop difficile à vivre.
Un stricte contrôle global est en effet, la dérive, ce qui
Les frontières sont souvent artificielles et non dépendantes des peuples qui vivent et évoluent. Elles ne tiennent pas compte de l'évolution et des mouvements des gens qui doivent aller chercher du travail ailleurs pour mieux vivre.
Pourquoi les émigrés veulent de manière préférentielle, aller à UK?
Ca c'est la vraie question à se poser.
D'un côté, le côté libertaire, la jungle, à être jeune, les intéressent, car ils viennent de pays où la liberté n'existe pas ou plus.
La liberté se gagne ou se perd à la recherche du progrès, en tentant le diable par l'entrepreneuriat et en sortant d'un cadre de vie qui n'est plus mené par le bout du nez par un gouvernement et des lois trop rigides.
De l'autre, le conservatisme, le zoo, à être vieux, dans lequel on mange tous les jours à la cuillère.
La dictature existe dans les deux cas, mais en d'autres mains.
L'écologie ne fait parie ni d'un côté ni de l'autre.
Elle se vit de manière personnelle, un art de vivre sans contrainte mais en comprenant les buts essentiels de vivre sur notre planète, rien à voir avec un dirigeant quelconque qui orchestrerait la symphonie écologique sous un chef d'orchestre.
Mon "petit" commentaire n'est pas caricatural. C'est tout le contraire de l'imaginatif qui va au-delà des idéologies traditionnelles.
Ce billet ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2017/01/14/liberte-egalite-identite-5895981.html )en parlait
Un autre plus ancien, se mettait en opposition avec le chinois français.
Comme je venais de le rappeler dans un commentaire ci-dessus à la suite d'un autre livre dans lequel il explique sa manière de construire une histoire et de l'écrire en y ajoutant du suspense. Il y a toujours l'imagination qui permet dans un roman, d'extrapoler une situation dans l'absolu avec l'association de l'économie et et de l'écologie avec ce que j'avais appelé "éconologie" dans un autre billet.
Je suis un libertaire progressiste. Fondamentalement, il n'y a rien de contraire aux principes écologiques.
Pour y arriver, il faut faire table rase des habitudes conservatrices. Ca oui.
Quand on parle d'énergie nucléaire, on oublie souvent qu'il y a autre chose que la fission nucléaire.
La fusion nucléaire, c'est l'inverse en fusionnant l'hydrogène, l'élément avec un proton.
Hier on parlait au JT de l'hydrogène vert par l'électrolyse. Encore une autre technique pour demain.
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2013/12/05/souffle-toujours-tu-m-interesses-5238720.html
Dire le contraire serait avoir à contredire toute ma vie active avant la retraite.

Écrit par : Allusion | 04/04/2022

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Définitions:
"Nationalisme"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalisme
""Autonomisme"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Autonomisme
"Patriotisme"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Patriotisme
"Chauvinisme"
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chauvinisme

Écrit par : Allusion | 04/04/2022

Les frontières façonnent l'espace et les gens qui y vivent

La Fondation Boghossian présente une superbe exposition d’une terrible actualité sur les frontières, visibles ou invisibles, imposées par l’histoire et les guerres.

Pour sa première exposition à Bruxelles, la nouvelle directrice de la Fondation Boghossian, Louma Salamé, a placé la barre très haut. Présentant une quinzaine d’œuvres, belles et fortes, l’exposition "Frontières imaginaires" explore ces lignes qui délimitent les Etats et séparent les hommes. "La thématique des frontières crée l’alterité et l’identité, commente Louma Salamé. La frontière matérialise l’État et est à la fois ce qui sépare et ce qui rapproche." L’histoire de la frontière remonte à 1648 lors du traité de Westphalie à partir duquel se développe la cartographie du monde moderne. La frontière est naturelle lorsqu’elle suit la topologie du territoire ou artificielle lorsqu’elle est imposée par l’homme ou les événements.
L’exposition qui occupe les sous-sols de la Villa Empain se déroule en deux volets: l’un présente une vision politique de la frontière tandis que le second évoque des mondes cognitifs d’artistes. L’exil et les problématiques identitaires véhiculent les œuvres de la première partie dans laquelle on retrouve notamment Mekhitar Garabedian, né à Alep en Syrie et qui vit à Gand, avec un néon qui fait référence à Rimbaud. Barthélémy Toguo qui vit entre son Cameroun natal et la France est représenté par une aquarelle à l’encre de Chine d’un homme exorcisant ses pensées par le langage. "Pour chaque écrivian, le pays c’est d’abord la langue, ajoute Louma Salamé. Ce qui se traduit aujourd’hui par l’apparition de nouvelles frontières linguistiques."

La matérialité des frontières et les craintes, voire la souffrance, qu’elles engendrent se retrouvent dans les cartes du monde développées par Mona Hatoum. L’artiste d’origine palestinienne présente ici une évocation de sa vie en exil sous la forme d’une carte réalisée en coton déchiré à la main, témoin d’une vision du monde fragile et presque décomposée. Dans la deuxième partie l’artiste chinois Zhu Rixin explore la relation entre l’homme et le territoire par une carte inspirée des techniques de la Renaissance représentant un espace tridimensionnel. David Byrne – plasticien mais également fondateur de Talking Heads – présente une cartographie mentale des relations homme-femme.
Deux artistes qui ont effectué une résidence à la Villa – et que Louma Salamé a côtoyés pendant ses études aux Beaux-Arts à Paris – ont réalisé des œuvres in situ. Aurélie Godard s’est inspirée d’un ancien plan de la villa pour en faire une reproduction en trois dimensions (que le visiteur peut même escalader) tandis que Chloé Dugit-Gros a investi la cave, plus bas que le sous-sol donc, avec une fresque rupestre underground reprenant des éléments d’architecture du lieu. La carte prend ici la forme d’un palimpseste, ce parchemin dont on a effacé la première écriture pour écrire un nouveau texte.
"Frontières imaginaires" | Œuvres de Dong Dawei, Chloé Dugit-Gros, Öyvind Fahlström, Mekhitar Garabedian, Aurélie Godard, Mona Hatoum, Walter Leblanc, Grayson Perry, Zhu Rixin, Barthélémy Toguo, Jorinde Voigt and Ji Zhu. Jusqu’au 30 avril à la Fondation Boghossian à Bruxelles, 02/627.52.30, www.villaempain.com. Note: 5/5

https://www.lecho.be/culture/expo/les-frontieres-faconnent-l-espace-et-les-gens-qui-y-vivent/9867215.html

Écrit par : Allusion | 04/04/2022

Les frontières façonnent l'espace et les gens qui y vivent

La Fondation Boghossian présente une superbe exposition d’une terrible actualité sur les frontières, visibles ou invisibles, imposées par l’histoire et les guerres.

Pour sa première exposition à Bruxelles, la nouvelle directrice de la Fondation Boghossian, Louma Salamé, a placé la barre très haut. Présentant une quinzaine d’œuvres, belles et fortes, l’exposition "Frontières imaginaires" explore ces lignes qui délimitent les Etats et séparent les hommes. "La thématique des frontières crée l’alterité et l’identité, commente Louma Salamé. La frontière matérialise l’État et est à la fois ce qui sépare et ce qui rapproche." L’histoire de la frontière remonte à 1648 lors du traité de Westphalie à partir duquel se développe la cartographie du monde moderne. La frontière est naturelle lorsqu’elle suit la topologie du territoire ou artificielle lorsqu’elle est imposée par l’homme ou les événements.
L’exposition qui occupe les sous-sols de la Villa Empain se déroule en deux volets: l’un présente une vision politique de la frontière tandis que le second évoque des mondes cognitifs d’artistes. L’exil et les problématiques identitaires véhiculent les œuvres de la première partie dans laquelle on retrouve notamment Mekhitar Garabedian, né à Alep en Syrie et qui vit à Gand, avec un néon qui fait référence à Rimbaud. Barthélémy Toguo qui vit entre son Cameroun natal et la France est représenté par une aquarelle à l’encre de Chine d’un homme exorcisant ses pensées par le langage. "Pour chaque écrivian, le pays c’est d’abord la langue, ajoute Louma Salamé. Ce qui se traduit aujourd’hui par l’apparition de nouvelles frontières linguistiques."

La matérialité des frontières et les craintes, voire la souffrance, qu’elles engendrent se retrouvent dans les cartes du monde développées par Mona Hatoum. L’artiste d’origine palestinienne présente ici une évocation de sa vie en exil sous la forme d’une carte réalisée en coton déchiré à la main, témoin d’une vision du monde fragile et presque décomposée. Dans la deuxième partie l’artiste chinois Zhu Rixin explore la relation entre l’homme et le territoire par une carte inspirée des techniques de la Renaissance représentant un espace tridimensionnel. David Byrne – plasticien mais également fondateur de Talking Heads – présente une cartographie mentale des relations homme-femme.
Deux artistes qui ont effectué une résidence à la Villa – et que Louma Salamé a côtoyés pendant ses études aux Beaux-Arts à Paris – ont réalisé des œuvres in situ. Aurélie Godard s’est inspirée d’un ancien plan de la villa pour en faire une reproduction en trois dimensions (que le visiteur peut même escalader) tandis que Chloé Dugit-Gros a investi la cave, plus bas que le sous-sol donc, avec une fresque rupestre underground reprenant des éléments d’architecture du lieu. La carte prend ici la forme d’un palimpseste, ce parchemin dont on a effacé la première écriture pour écrire un nouveau texte.
"Frontières imaginaires" | Œuvres de Dong Dawei, Chloé Dugit-Gros, Öyvind Fahlström, Mekhitar Garabedian, Aurélie Godard, Mona Hatoum, Walter Leblanc, Grayson Perry, Zhu Rixin, Barthélémy Toguo, Jorinde Voigt and Ji Zhu. Jusqu’au 30 avril à la Fondation Boghossian à Bruxelles, 02/627.52.30, www.villaempain.com. Note: 5/5

https://www.lecho.be/culture/expo/les-frontieres-faconnent-l-espace-et-les-gens-qui-y-vivent/9867215.html

Écrit par : Allusion | 04/04/2022

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