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29/09/2007

L'histoire de Manuel

"Comme le fleuve qui coule" de Paulo Coelho, vous connaissez?

62e3e748cec0e9599831eacb8ce67b6c.jpgLa rentrée des écoles est déjà derrière et avec elle, les autres activités de ce travail qui occupent notre temps. Ce travail occupe de plus en plus de réflexions dans les partis qui s'opposent sur le degré de sa fréquentation.

De l'auteur, Paulo Coelho, j'en avais déjà entendu parler. Né en 1947, au Brésil, écrivain à succès. Je n'en avais pas lu une ligne jusqu'ici. Je me suis plongé dans ce "J'ai lu" et je n'ai pas été déçu. Ce livre est construit sur une série de petits chapitres en constatation de situations et événements de la vie. Sur un schéma d'une série de blogs, il manifestait sa vision d'homme mûr et qui avait voyagé de par le monde. Trois chapitres ont attiré ma curiosité par son côté allégorique. Il s'agit de l'histoire de Manuel.

J'ai hésité à le transcrire. Les droits d'auteurs sont ce qu'ils sont. Droits réservés. Je me suis tourné sur son site pour en obtenir une autorisation. Puis en continuant à lire, je me suis attardé sur un chapitre dans lequel il parlait de ce qu'il faisait des livres de sa bibliothèque. Ses écrits m'ouvraient une porte de la diffusion implicitement. D'après lui, la lecture et la qualité du texte devraient voyager par l'intermédiaire de livres et passer de sa bibliothèque dans d'autres mains pour être touché, d'autres yeux pour en jouir. Pour un auteur qui cherche ses marques dans les fils de la grande toile, il me semblait qu'un copier-coller soit permis pour en discuter par après. C'en est un. Je le dis et le répète. Pas de gloire. Je ne signerais évidemment pas ce qui était écrit.

Mais, si vous ne vous reconnaissez pas dans ce premier texte, c'est que vous venez d'une autre planète. Alors, allons-y pour le juger et y gagner en interactivité.

Manuel est un homme important et nécessaire.

Manuel doit être occupé. Sinon, il pense que sa vie n'a pas de sens, qu'il perd son temps, que la société n'a pas besoin de lui, que personne ne l'aime, que personne ne veut de lui.

Par conséquent, à peine réveillé, il a une série de tâches à accomplir: regarder les nouvelles à la télévision (il a pu se passer quelque chose pendant la nuit), lire le journal (il a pu se passer quelque chose la veille), prier sa femme de ne pas laisser les enfants se mettre en retard pour l'école, prendre une voiture, un taxi, un autobus, un métro, mais toujours concentré, regardant le vide, regardant sa montre, si possible donnant quelques coups de téléphone sur son mobile et faisant en sorte que tout le monde voie qu'il est un homme important, utile au monde.

Manuel arrive au travail, se penche sur la paperasse qui l'attend.

S'il est fonctionnaire, il fait son possible pour que le chef voie qu'il est arrivé à l'heure.

S'il est patron, il met tout le monde au travail immédiatement: s'il n'y a pas de tâches importantes en perspective, Manuel va les développer, les créer, préparer un nouveau projet, établir de nouvelles lignes d'action.

Manuel va déjeuner, mais jamais seul.

S'il est patron, il s'assied avec ses amis, discute des nouvelles stratégies, dit du mal des concurrents, garde toujours une carte dans sa manche, se plaint avec une certaine fierté de la surcharge de travail.

S'il est fonctionnaire, il s'assied aussi avec des amis, se plaint du chef, dit qu'il fait beaucoup d'heures supplémentaires, affirme avec désespoir et une grande fierté que beaucoup de choses dans l'établissement dépendent de lui.

Manuel - patron ou employé- travaille tout l'après-midi. De temps à autre, il regarde sa montre, il est bientôt temps de rentrer à la maison, mais il reste un détail à résoudre par-ci, un document à signer par-là. C'est un homme honnête, il doit faire de son mieux pour justifier son salaire et répondre aux attentes des autres, aux rêves de ses parents, qui ont fait tant d'efforts pour lui donner l'éducation nécessaire.

Enfin, il rentre chez lui. Il prend son bain met un vêtement plus confortable et va dîner avec sa famille. Il s'enquiert des devoirs des enfants, des activités de sa femme. De temps en temps, il parle de son travail, uniquement pour servir d'exemple. Il n'a pas l'habitude d'apporter des soucis à la maison. Le dîner terminé, les enfants qui se moquent bien des exemples, des devoirs ou des choses de ce genre, sortent aussi de table aussitôt et s'installent devant l'ordinateur. Manuel, à son tour, va s'asseoir devant ce vieil appareil de son enfance, appelé télévision. Il regarde de nouveau les informations. Il a pu se passer quelque chose l'après-midi.

Il va toujours se coucher avec un livre technique sur la table de nuit, qu'il soit patron ou employé, il sait que la concurrence est rude et que celui qui ne se met pas à jour court le risque de perdre son emploi et de devoir affronter le père des malédictions : rester inoccupé.

Il cause un peu avec sa femme. Après tout, c'est un homme gentil, travailleur, affectueux, prenant soin de sa famille et prêt à la défendre en toutes circonstances. Le sommeil vient tout de suite. Manuel s'endort, sachant que le lendemain, il sera très occupé et qu'il doit recouvrer son énergie.

Cette nuit-là, Manuel fait un rêve. Un ange lui demande:

- "Pourquoi fais-tu cela?"

Il répond qu'il est un homme responsable. L'ange continue :

- "Serais-tu capable, au moins quinze minutes dans la journée, de t'arrêter un peu, regarder le monde, te regarder toi-même et simplement, ne rien faire?"

Manuel dit qu'il adorerait, mais qu'il n'a pas le temps.

- "Tu te moques de moi, affirme l'ange. Tout le monde a le temps, ce qui manque c'est le courage. Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n'a d'autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie".

Manuel se réveille en pleine nuit, il a des sueurs froides. Courage? Comment cela, un homme qui se sacrifie pour les siens n'a pas le courage de s'arrêter quinze minutes?

Il vaut mieux qu'il se rendorme, tout cela n'est qu'un rêve, ces questions ne mènent à rien, et demain il sera très, très occupé.

Paulo Coelo,

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La retraite et l'après "vie" seront les conclusions d'un passage sur terre comme pour bien d'autres. Je ne l'intégrerai pas. Je vous en laisse le choix de lire la suite dans le bouquin lui-même.

Rien d'original, vous direz-vous?

Peut-être.

Serait-ce un autre "Alexandre le bien heureux" ou une Eloge à la paresse, encore une fois?

Non, il ne s'agit pas de cela, mais d'une tentative de prise de conscience de qui constitue l'essentiel de l'individu. Encore faut-il pouvoir l'assumer. L'homme moderne s'est harnaché d'une série de casseroles et de boulets à la cheville. Et pas seulement du côté du travail. Essayez de prendre rendez-vous avec quelqu'un qui se dit actif. Je vois d'ici son agenda qui aura certainement des tendance à l'"overflow".

Sur mon site, j'ai ajouté récemment une horloge avec comme commentaire « Time is more precious than money » pour exprimer mon intime conviction. Le "time is money" est anachronique.

cb0d5be45aaa58b4befb8c7241e68928.jpgLa qualité de la vie reste le but à atteindre.

A New York, la "Sieste business" fait, parait-il recette. Elle deviendrait payante et ce n'est pas en rêve. Cette ville qui ne dort jamais, comme le chante Sinatra, se payerait le luxe d'un business en pleine expansion. Le salon Yelo propose à ses clients au coin de Central Park de faire une petite sieste régénératrice "Power Nap" pour 12 dollars de l'heure.

En attendant, le citoyen français, après les dernières élections françaises, n'en finit pas de s'interroger sur Agoravox et ailleurs:

"Perdons-nous notre temps à gagner notre vie?"

"Travailler rend-il malade?"

L'idée qui a passé la rampe tout récemment est simplement: "Pour gagner plus, il faut travailler plus".

Alors, je dis plutôt: l'adverbe à utiliser n'est pas "plus" mais "mieux". Chacun a certainement eu un moment de réflexion en fin de journée et s'est dit : "mais, qu'ai-je fait de réellement productif aujourd'hui?".

Le travail, en poussant seulement sur le champignon, doit correspondre à une réalité vis-à-vis des potentiels réels et actuels. Le potentiel de travail a diminué de fait  dans certains secteurs, reprend de la vigueur pour se développer ailleurs. Le progrès par les automatismes a remplacé progressivement les tâches les plus répétitives. Les tâches les moins spécialisées sont devenus de plus en plus considérées comme destinées à des travailleurs en provenance de pays qui, du moins, temporairement, seront moins favorisés et moins exigeant du côté des horaires ou des salaires bien payés. La tendance est de créer du travail, mais sous quelles conditions? N'est ce pas une glissade du "potentiel poche" vers le bas? Je ne parle pas, ici, de salaire.

Les idées originales qui en génèrent d'autres sont les pièces montées de l'avenir. Prester seulement ne motive pas. Aimer son boulot en le considérant comme une sorte de hobby, ne serait-il pas un but à atteindre? Pour cela, seul un partage de l'information vertical et horizontal dans une parfaite collaboration est nécessaire. La rémunération du "travail efficace" est-il à la hauteur, qu'il soit intellectuel ou manuel? 

Le système Toyota même s'il ne peut pas être compris tel quel par les moeurs occidentales par ses côtés d'exagération, contient néanmoins un guide de conduite après quelques adaptations. Il correspond à une tendance à faire participer dans les décisions, tous les échelons de la production. Cela n'empêche pas de garder un pied près du frein si la face privée de soi est prise de vitesse par les obligations publics. 

Ce système est tout aussi suprenant pour le Japon lui même. Amélie Nothomb écrivait son expérience d'une petite Belge perdue au milieu d'un monde japonnais hiérarchisé dans "Stupeur et tremblements". Initiative et individualisme ne faisaient pourtant pas partie de ce monde qu'elle décrivait. Pourtant, les jeunes Japonnais veulent rivaliser d'excentricités pour faire ressortir leur ego. Le National Geogaphic de septembre écrivait dans la même lignée que le Japonnais est séduit par les Mangas. Sorte de bandes dessinées qui traitent les événements de tous les jours sous forme de pamphlets politiques et dans lesquelles, il tente de s'évader en se prêtant à jeu de rôle.      

Une société dynamique, multiraciale, multiethnique et mutliculturelle existe aussi en Malaisie d'après Joseph Stiglitz (Echo 19 sept). Au palmarès mondial de la croissance, la Malaisie occupe une place au côté de la Chine, Taiwan, la Corée du Sud et la Thailand. Les écarts de revenus entre les différents groupes ethniques suivent un nivellement par le haut. Les pays occidentaux en pertes de vitesse avec le nivellement qui s'opère progressivement par le bas? Les investissements dans les projets d'avenir pour le bien être de tous font partie de la réussite malaise. Une recette du bonheur ou une prospérité économique? Où serait la différence? 

En France, la défiscalisation des heures sup' profiterait aux bas salaires, disait l'Echo. Les secteurs qui emploient des cadres rémunérés au forfait ne se sentiraient pas concernés. 

Sarkozy soutenait d'une part la force du travail supplémentaire et la laissait libre sans être taxée, sans penser que ces heures supplémentaires étaient parfois le seul moyen de nouer les différents bouts d'une famille. D'un autre côté, il affirmait sa volonté de sanctionner les parents qui ne feraient pas attention à leurs enfants. Très antagonistes, ces deux projets, c'est le moins que l'on puisse ajouter.

Attention, quand, on parle de travailler mieux, cela doit aussi privilégier le travailleur. Question à la une se posait la question sous cette forme:

 

Produits alimentaires moins chers: au prix de votre santé?

Le hard discount, ce sont ces pratiques commerciales qui écrasent les prix. Lidl, Aldi ou encore Leader Price sont des enseignes qui utilisent cette méthode. Il s'agit d'un véritable phénomène de consommation: vous pouvez acheter des produits identiques à ceux qu'on trouve dans la grande distribution, mais 30 à 50% moins cher. Ces produits sont-ils vraiment identiques aux autres? La qualité des produits est-elle sans reproche? Ce que l'on met dans son caddy n'est pas partout pareil. Et les conséquences pour la santé sont loin d'être négligeables.

Le principe de base restera de garder le bénéfice à tous les étages: vendeur, travailleur et acheteur. Tous des consommateurs. La technologie, elle, devra se comporter comme un outil du progrès pas comme un cadenas pour l'homme.

 Le travail mènera toujours à tout à condition de pouvoir en sortir un jour.

A Manuel:

 

On ne t'a pas appris à choisir

Ce n'était pas une partie de plaisir

Mais la vie n'est pas une course

Pour ne chercher qu'à remplir sa bourse

Se tromper de voie, c'est l'errance

Sans espoir pour un pas de danse

Tout âge mérite raisonnement

Espérance de rêves, de voir autrement.

 

L'Enfoiré,

 

Et, si Manuel résidait chez Panda.      

 

Citations:

 

  • "La liberté c'est toute l'existence, Mais les humains ont créé les prisons Les règlements, les lois, les convenances Et les travaux, les bureaux, les maisons.", René Clair
  • "Le bonheur est la chose la plus simple, mais beaucoup s'échinent à la transformer en travaux forcés !", François Truffaut
  • "Quand le salarié substitue des plaisirs dégradants à des travaux dégradants, qu'il s'évade de ses obligations pour se jeter à corps perdu dans la vitesse, le bruit, les distractions grossières, il dépose trop volontiers son bilan d'homme.", Georges Elgozy

    



 

22/09/2007

Vous avez dit « Philosophie »? (2)

Après la philosophie Antique, de la religion Chrétienne, de l'Humanisme, du Post-modernisme que nous avons vu, passons à celle qui nous occupe encore aujourd'hui.


50cce65d0c0f0242a47b52e86fc665f8.jpgLe désenchantement a éloigné la poésie pour faire place à encore plus de lucidité et de liberté dans ce 20ème siècle. Une alternative se présente au penseur : continuer la voie de la destruction philosophique prônée par Nietzsche ou rechercher d’autres voies.

La sociologie prend une tournure éthique ou politique départagée par le milieu dans lequel elle s’imprègne. Les idoles ont changé et se tournent résolument vers la Science et une certaine coopération entre les peuples voulant assurer de la sorte la survie de l’espèce.

La philosophie analytique voit ainsi le jour initialement dans les pays Anglo-Saxons.

L’œuvre de Kant a fait des émules qui tentent de réactualiser les idées éthiques de partage équitable et démocratique.

Les « philosophes du soupçon » feront école aussi et leurs élèves doués rechercheront une logique cachée à nos actes : ceux de Marx, avec l’économie et le social, ceux de Freud avec les pulsions et le subconscient et ceux de Nietzsche avec la puissance du nihiliste et la force réactive qui apporterait des solutions multiformes.

Freud inventa la théorie de l'inconscient. Les pulsions du plaisir et les exigences du monde entrent en conflit.

Une contre culture embourgeoisée trouve des penchants dans le réel pur et dur. Le cynisme matérialiste emboîte le pas et élimine le caractère lié au Progrès et à l’Humanité.

Briser les chaînes de la tradition résultat d’une mondialisation à marche forcée qui asservit de manière insidieuse et pour retrouver un idéal différent hors capitalisme triomphant.

Heidegger, fondateur de la déconstruction, prouvait que les idées sont menées par des intérêts inavouables et que le capitalisme, sous des atouts indéniables de volonté de donner la richesse et le bien être pour tous, ne manque pas de détruire en même temps la pensée et l’homme lui-même.

Du « monde de la technique », il entrevoie dans un univers libéral et un réel désacralisé qui entraîne l’homme vers des non-sens que les altermondialistes dénoncent avec force.

Accroître les inégalités tout en réduisant la diversité biologique n’est pas un fondamental du matérialisme.

Préoccupé par la volonté de reconnaissance des cultures identitaires, il ne parvient pas à donner à chacun l’impulsion pour infléchir son destin vers un mieux désiré mais plutôt une histoire sans réelle signification. Produire plus et plus sophistiqué est la règle à laquelle il faut se plier sous peine de sombrer dans l'anonymat et la précarité.

La compétition mondialisée en est le prolongement obligatoire. Serons-nous plus heureux en bout de course avec cette technologie toujours plus puissante. Est-ce un but de toute philosophie?

L’idée même de démocratie en a pris un coup dans son manque d’aboutissement réel à vouloir imprimer une direction personnelle à la marche du temps. Le mot "république", étymologiquement, n'aurait plus sa place dans ce jeu en boucle oubliant le progrès pour les gens. Tous les partis politiques sont conscients et prônent à un retour à une raison plus humaine. Sont-ils capables de changer les choses et de retrouver l'équilibre salvateur? Une bonne gestion du monde et de ses ressources leur échappent face à des intérêts économiques internationaux trop puissants. Le citoyen est perdu et subit un manque de confiance en virant de droite et de gauche ou dans ce qu'il croit qui reste le cas. Un régime autoritaire n'aurait pas plus d'efficacité et serait de plus anachronique.

La science et la raison donnent l’impression de création rationnelle du monde mais sans y parvenir fondamentalement. A la seule condition de ne pas détruire le futur de manière irréversible. La fin pour les moyens et la fascination de la domination sans borne.

Se libérer des servitudes par la raison et se sauver de ces dangers vont être les défis d'aujourd'hui et de demain.

Le Darwinisme ne viserait plus sinon qu'à rester dans la course par une course pour la technicité calquée automatiquement sur l'économie de marché. Si l'homme fait partie de la nature, les considérations rationnelles ou divines n'y ont pas cours. L'évolution et le développement poussent à contredire la conception de l'Eglise à propos de la création de l'Homme en naturaliste. L'origine des espèces est réglée par la sélection naturelle et la préservation des races dans la lutte pour la vie.

Lyell avait déjà tenté daté l'âge de la terre. Lamark avait découvert les qualités qui se transmettent de génération en génération en caractères acquis. Malthus ajoutait que la nature s'autorégulait en laissant survivre les plus aptes pour assurer la continuation de l'espèce. La concurrence rapprochée étant la plus dure en accélérant ainsi l'évolution. Atteindre l'âge de la reproduction au plus vite et sophistiquer ensuite pour contrer les attaques extérieures en fonction du milieu ambiant par l'adaptation. Le néo Darwinisme explique les mutations génétiques par un bagage héréditaire. La vie serait une loterie avec uniquement des numéros gagnants.

La réflexion critique et la morale sont seuls concentrateurs et porteurs de solutions plus globales. L'érudition reste vide et l'interrogation peut ouvrir une voie étroite dans une nouvelle reconstruction des questions existentielles.

André Comte Sponville à l'idée qu'espérer un peu moins et aimer un peu plus va apporter une solution car, pour lui, espérer, c'est désirer sans jouir, sans savoir, sans pouvoir. Aimer le monde tel quel dans une spiritualité en jouissant d'instants de grâce comble, sans penser aux tempêtes qui pourraient suivre, est sa vision. Anticiper le malheur et s'en affranchir en sortant d'un déterminisme programmé n'empêche pas de juger les actions immorales. Pas besoin de transcendance obligatoire des valeurs car un besoin n'est pas dogmatiquement vrai. Matérialisme et "amor fati", tout en apportant un confort ou un réconfort ont des contradictions qu'il faut cerner. Le matérialisme, clairvoyant, s'accuse, lui-même, de ne pas accorder toutes les libertés et encourage d'en trouver les remèdes même révolutionnaires. Fuyant le passé, permissif avec le présent, il vit dans l'espérance d'un monde futur meilleur mais sans se donner les moyens de sa politique pour lui-même.

Une transcendance terrestre serait donc recherchée dans le cosmos des anciens grecs. Mais, cette fois, l'harmonie ne serait plus l'idéal mais un modèle interne au monde parfait en dehors de l'impact de l'homme qui le découvrira sans pouvoir changer sa finalité morale. Si la transcendance idolâtrée comme le veut le Christianisme ou celle de Kant et des suivants jusqu'à Husserl trouvée dans l'immanence et l'omniscience n'apportent pas l'assurance d'existence confortable, l'horizon du perpétuel progrès ne présente qu'une face des objets sur un fond changeant sans parvenir à faire sortir une entité dans son entièreté. Les valeurs sont en soi sensibles mais d'une subjectivité extérieure. Vérité, beauté, justice et amour ont néanmoins une transcendance concrète hors idole métaphysique par nécessité humaniste. L'autoréflexion reste seule maître pour donner une signification à la vie et à ses affirmations. La pensée élargie se fait par cette réflexion en soi et en se mettant à la place de l'autre pour éclaircir son jugement pour se donner les chances de l'impartialité. Les Modernes ont plutôt vu un ennemi dans la nature pour garder l'objectivité de la science en décrivant le monde. Les extrapolations restent personnelles avec un certain positivisme. Le généalogiste Nietzschéen déconstruisait idoles mais refusait de le faire pour lui-même. L'aspect dogmatique s'est vu supplanté par des idées écologiques et à la suite de l'autocritique des biologistes qui se sont inquiétés des risques liés aux OGM et aux techniques de clonage. La remise en question se tourne désormais plus sur un principe de précaution sous forme de Sciences Humaines et Sociales pour mieux orienter l'avenir des développements.

Après les grandes guerres, les Sciences ont perdu de leur superbe à la pensée de ce qu'elles ont permis comme désastres.

La sacralisation d'autrui par la divination de l'humain semblent de nouvelles approches philosophiques pour lesquelles l'homme serait près à se "sacrifier". Le sacrifice ne se conçoit plus avec des idées de patriotisme ou pour un Dieu, mais plutôt pour un entourage étroit familial d'aimés dans une transcendance acceptée horizontale et non plus verticale.

La mondialisation vue sous cet angle de partage de cultures change d'objectif et veut effacer l'uniformité avec plus d'adhésion en finale. De ce fait, singularités et individualismes "folkloriques" pourraient accéder à l'universalité élargie en réseau et par internet trop aux contacts malheureusement trop "virtuels". La personnalité, elle, garde sa singularité.

Les compromissions et totalitarismes dans les pays les plus avancés n'ont plus la cote.

Face à la mort, bouddhisme et stoïcisme ont une approche semblable mais imposent une solitude quasi monastique dans le recueillement. Le christianisme s'y oppose par un amour immortel dans un bonheur entrevu dans un "après".

La sagesse de l'amour dans l'attente de ne pouvoir "consommer" est-elle une tromperie ou une manière de répondre au questionnement? Les visions du monde sont tellement différentes qu'elles s'attirent scepticismes et antagonismes. L'esprit démocratique laisse la porte ouverte mais mollement avec une tolérance parfois contrainte. Le dialogue pour apprendre l'autre sans esprit de concurrence mais sans compromission. Peut-on vivre sans une des philosophies et vivre dans l'insouciance totale et dans la crainte perpétuelle du lendemain?

La revue "Sciences et Avenir" de juin 2006 parlait de "découvertes sur la régénération cellulaire et du compactage de l'ADN", sujet qui explosait par sa conclusion "L'homme est programmé pour vivre longtemps".

Avant, Axel Kahn ajoutait: "La mort est ressentie comme l'échec de la médecine".

Sans triomphalisme, cela entraînera des réflexes conditionnés : "Vie plus longue, d'où travailler bien plus longtemps aussi". Décidemment, tout s'annule dans la vie: le "bon" par le "mauvais".

Jean-Paul Sartre se perdait dans les amours libres Sartre et Simone de Beauvoir, oscillant entre sadisme et masochisme. L'amour est aussi devenu pour lui très vite "purement cérébral". Sa question principale fut "Pourquoi vouloir être aimé?". Balancé entre "liberté" et "aliénation" dans un "amour de l'échec pour se sentir justifié d'exister". Le monde réel a été selon lui détourné pour montrer ciel et monde des idées parfaitement illusoire. Rien n'est inné, l'homme doit se construire entre liberté et angoisse, responsabilités et découverte d'un monde inconnu pour donner un sens à la vie.

Simone de Beauvoir, féministe, veut analyser les rôles sexuels. L'homme veut transgresser par sa nature transcendante. La femme est immanente et contente de vivre dans une ambiance familiale tout en devant sortir de la joute de l'homme. La femme doit devenir l'égal de l'homme. Au besoin, on oublie la maternité.

Les problèmes actuels sont un véritable défit. L'écologie et la nature poussent à se tourner vers un nouveau paradigme avec mouvements alternatifs au New Age que la publicité presse à nous faire consommer.

Le matérialisme, la technicité remplacent le voyage physique par celui des moyens de communication moderne à l'échelle planétaire. La bibliothèque du monde s'aggrandit de manière désordonnée en donnant l'envie du sensationalisme, du mystique à bon marché appelée parapsychologie.

Dieu aurait pu construire un monde autrement. C'est un fait. Mais ce qui est fait, est fait. Il n'est tout de même pas tout puissant, avouait l'ange Ariel dans le livre 'suite' de Justein Gaarder "Dans un miroir obscur" tout en finesse intimiste que je conseille aussi de lire.

La Création est une énigme, mais le plus mystérieux de tout, c'est que l'on trouve toujours des êtres qui s'étonnent d'être en vie. Chacun a le droit d'essayer de résoudre cette énigme à sa manière.

Les erreurs existent bel et bien. Pour concevoir tout cela, pourquoi n'y a-t-il pas eu trois sexes? Le 3ème aurait été là en arbitre, mettant son veto neutre, avec raison, dans ce grand jeu de quilles en perpétuel renouvellement.

Comme l'écrivain philosophe le disait : "Naître, c'est recevoir tout un univers en cadeau".

Par la Science et la seule force du raisonnement, Einstein avait ouvert des idées sur la théorie de la relativité que l'on comprend et confirme aujourd'hui partiellement ou totalement. Ensuite, ces idées révolutionnaires sont bousculées par la révolution quantique.

A chacun, cette fois, de trouver sa propre philosophie et sa manière de pensée.

Le choix existe en grande quantite. Les penseurs ont ouvert et ouvriront les voies vers toutes les pensees. Leurs options se déchirent ou se complètent étrangement. Souvent, une pensée que l'on croyait géniale par ses côtés positifs, se révélera peut-être dangereuse dans certains autres cas, un peu moins analysés.

Du pluralisme et du partage des idées jaillira peut-être la vraie lumière. Prendre ce qui semble bon et rejeter le reste. C'est la seule solution  pour être soi.

Alors, vous avez dit "philosophie"?

Comme c'est étrange !

 

L'enfoiré,

 

  • "L'amour meurtrier. L'amour infâme. L'amour funeste. Amour. Amour. Unique vie en ce monde.", Anne Hébert 

  • "Je t'aime, tu t'aimes, on sème.", Maurice Chapelan

  • "Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser", Maurice Chapelan

 

15/09/2007

Vous avez dit « Philosophie »? (1)

La philo, comme pour beaucoup n’était pour moi qu’une idée bien peu précise. Des livres abordent le sujet très différemment. Celui de Luc Ferry, « Apprendre à vivre » s'adresse aux jeunes en suivant un peu une "Philosophie pour les Nuls". Celui du Norvégien Jostein Gaarder, « Le monde de Sophie » avait le même souci mais avec originalité et poésie par l'intermédiaire de leçons données à une fillette. Le « Nouvel Obs » du mois d'août 2006 (article de Clément Rosset) apportait, lui, le lien avec l'amour. « Quand on est amoureux, on ne réfléchit guère ». Le "Nouvel Obs" remettait le couvert en août 2007 en se posant la question du pourquoi la femme engendrait peur et préjugés chez le philosophe (article de Aude Lancelin et Marie Lemonnier). Misogynes les philosophes mâles? L'intégration des différentes idées synthétisés me paraissait une occasion et une envie de les lire.

 

677ed3b7a187ceedf7bf1af4403a90ae.jpgPréambule: L'homme ne vit pas seulement de pain. Savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. Toutes les cultures, toutes les générations se sont posés ces questions existentielles. Homo Sapiens s'est, en premier, préoccupé d'ensevelir ses morts. Fatalité ou émotions sont là pour modifier le cours de nos vies. L'histoire, qui va se dérouler, essayera de trouver des réponses sans y arriver. Mais elle n'est jamais finie. Cette enquête policière va faire ressortir des coupables dépendant de notre propre interprétation. S'étonner, se questionner, c'est vivre avec ses propres visions du monde. Au début, les mythes, le mystique, rites ont été les catalyseurs, mais la raison et la réflexion ont pris le relais en creusant un sillon entre bien et mal. Les dieux ou le Dieu ont été un moyen d'expliquer l'inexplicable dans une discipline consentie. La femme, le sexe en second, passant de l'état "esclave", à celui de "fauteuse de trouble" s'est vue récemment poussée avant, pour annoncer le règne de "Big Mother".

 

La Philosophie d'hier et d'avant hier

 

1. La philosophie antique :

Avant les philosophes grecs, la religion avait force de philosophie comme seule héritière de la pensée.

Les grecs imaginent par la réflexion "quelque chose" de nouveau à l'origine des métamorphoses au sein de la nature. Les dieux n'étaient plus nécessairement responsables de tout.

L'oracle de Delphes, par l'intermédiaire de la Pythie, apportait une explication de manières très peu compréhensible.

Thalès de Milet fut le précurseur des sages philosophes. Empédocle voyait l'eau, l'air et le feu à l'origine de tout.

Anaxagore imaginait qu'une partie de tout se trouve en tout dans une idée moderne de l'ADN. Il est le premier à nommer le soleil comme une boule de feu.

Démocrite concevait que tout était constitué de minuscules éléments indivisibles qu'il appelait 'atomos'.

Au 6ème siècle avant JC, en Grèce, l’école stoïcienne, avec Zénon de Kition, va prendre l’habitude de vouloir discuter de tout sous le portique (la « stoa »). Cléanthe d’Assos et Chrysippe de Soles vont prendre la relève en ne laissant que très peu d’écrits. Cicéron plus tard va donner une deuxième jeunesse à cette philosophie à Rome au 2ème siècle avec Sénèque, Epictète et enfin Marc Aurèle. Selon les historiens Hérodote et Thucydide, les maladies n'arrivent que pour punir l'homme de son manqiue de sagesse par le sacrifice. Les sophistes auront ainsi leur "fond de commerce".

L'Humanisme a trouvé ses racines. Pas de certitudes aux énigmes de l'univers et de la nature, ils rejettent, agnostiques, totues idées de lien mythologique.

Socrate n'écrivit aucune ligne mais laissa son emprunte philosophique avec ironie en laissant découvrir la vérité à son interlocuteur par lui-même. Son disciple, Platon le fera connaître avec son monde des idées qui tente de manière ésotérique d'unifier les réalités par la perception interprétative des sens. Aristote, modéré, par contre, s'intéresse plus aux sens par le langage scientifique. Les formes rassemblent tandis que la matière dissocie. Alors, il classe les éléments par catégorie et voit le bonheur en associant plaisir, liberté responsable et science. La femme, malmenée, reste incomprise.

Hyppocrate, fondateur de la médecine, proposait une défense contre cette maladie par une vie simple et mesurée.

Le défit du salut qui fait démarrer la recherche d’une philosophie, est pris en considération via la théorie, l’éthique et la sagesse. Savoir que reste à ne rien savoir dans le rationaliste seul.

La théorie se définit par la contemplation d’un ordre cosmique anti devin supérieur « extra muros ». L’harmonie du cosmos animé, juste et bon est doué de raisons qui doivent servir de modèle de conduite pour l’homme. Chacun reçoit une part de cet univers parfait qui lui est dû. L’homme est là pour observer et non pas pour inventer. Le monde est compris comme un tout et non dans ces particularités qui se présentent par des catastrophes et des accidents dont il faut être préparé et dompté sans surprise comme observateur uniquement. L’immanence du stoïcisme est donc opposée à la transcendance externe et divine supérieure vu par les religions monothéistes.

L’éthique désire s’ajuster au cosmos par la justice-justesse et insiste sur les actes avant discours et concepts. Les Cyniques (Crates) vont négliger le « qu’en dira-t-on » pour se concentrer sur la mission essentielle en accord avec l’ordre cosmique avec l’idée du « Connais-toi, toi-même ». Aujourd’hui, on peut retrouver un peu l’idée stoïcienne dans l’écologie par la biosphère et les écosystèmes (Hans Jonas). Tous microcosmes dans un grand macrocosme.

La sagesse recherche pour le salut le meilleur par rapport à la finitude et l’irréversibilité du temps par sa propre raison et non par une tierce entité supérieure pour vaincre la peur de la mort. Si la procréation n’assure pas seule la pérennité, l’héroïsme, la gloire et les écrits qui les relatent vont surmonter l’éphémère du temps. Thucydide et Hérodote vont ainsi s’acharner à sauver l’homme stoïque et le rendre immortel dans une certaine vanité comme consolation. L’homme, qui existera toujours, se transforme plutôt qu’il ne disparaît dans un souci d’éviter la mort et l’angoisse. La nostalgie du passé et l’espoir dans le futur ne sont que des maux qui ne peuvent s’éviter que dans l’importance du présent seul essentiel et éternel. Le reste ne rend pas heureux. La possession de biens aide mais ne règle rien. Une conviction de trouver le monde harmonieux le fait accepter tel quel, beau exclusivement pour l’aimer et aider à transformer les instants en moments de grâce le plus souvent possible. La sérénité dans l’oubli du temps. Le salut dans le futur antérieur. Pas d’indifférence mais pas de compassion à l’égard des autres. L’inégalitaire n’est pas un problème. La vertu se réfugie dans une nature bien dotée, aristocratique et hiérarchisée des êtres. Commandeurs et commandés sont dans la norme comme les esclaves.

Tous les philosophes antiques ont toujours été des forçats de l'esprit qui souffraient d'une certaine anxiété face à la femme et à l'amour. Face à l'amour, certains conseillaient le renoncement total car ils voyaient dans les maux d'amour une contrepartie inévitable à l'exaltation délicieuse et à une éventuelle éternité. Cupidon était d'ailleurs personnifié en dieu à l'aspect puéril et hostile avec son arc meurtrier. L'idéalisme grec a été le premier à théoriser le désir. Epicure se serait suicidé avec passion par amour. Lucrèce, son disciple, passa à l'acte à 43 ans car il y voyait la voie royale pour l'"ataxie" (indépendance féroce). Le libertinage était préconisé comme remède à l'amour.

Mille ans d'antiquité (jusque 476 PC effondrement Empire romain d'Occident).

Un caractère impersonnel dans l’éternité « anonyme » fait perdre une réalité consciente de l’individu et n’apporte ni paix ni sérénité. C’est ce que la religion chrétienne va entreprendre pour rassurer et s’assurer la suprématie sur les esprits pendant 15 siècles.

 

2. Le Christianisme :

Du 3ème au 18ème siècles, la philosophie s’éclipse et l’hégémonie religieuse va régner sans partage. Tout en partageant certains principes avec la philosophie, la religion va reprendre à son compte les valeurs morales par la pensée et l’usage qui en est fait. L'infini devient parfait. La mort est vaincue avec la charité comme morale. Plus « performante » sur le plan finitude de l’être, la religion va paraître incontournable par son caractère qui se veut fondé par l’amour par le rapprochement avec le Christ. Le salut sera fondamentalement lié à la foi dans le divin en remplacement à toute raison et par la confiance en cet Autre qui est l’incarnation du Verbe. En porte parole du faible, le Christianisme va s’opposer à l’arrogance de la philosophie devenue une discipline complète de vie et pas seulement de la sagesse. Les hommes sont égaux en dignité comme préambule. L’inégalité et les dons innés n’ont d’ailleurs pas d’importance pour être vertueux. Le mystique fait fondre l'homme en dieu dans une rencontre avec lui pour les occidentaux, par une fusion totale pour les orientaux. La culture indo-européenne polythéiste avec transmigration de l'âme et la réincarnation. La culture sémite donnant le judaïsme, le christianisme et l'islamisme, monothéistes linéaires préconisant la prière pour la rédemption des péchés.

L'islam et le Coran s'adressent dans un nouveau universalisme plus à ceux qui maîtrisent la langue arabe. Dogmatisme et fatalisme dans la pureté. (Averroès).

Le Judaïsme et le Talmud trouvent réponse à tout par le Mystère et la Kabbale (Maïmonide)

Les prophètes annoncent la venue d'un Messie. La philosophie religieuse va donner racine à la révolution française et la démocratie moderne.

S’analyser soi-même doit être la préoccupation majeure avant de juger les autres. Ce libre arbitre a l’humanité pour concept éthique dans l’universalité avec la promesse de l’immortalité personnelle en récompense. Aimer son prochain n’est plus amoral car il est immortel grâce à la résurrection de l’âme et du corps.

Féodalisme, baisse de la démographie et décadence sont au programme. Tout avantage pour l'homme. La femme, par contre, traîne de véritables casseroles. L'asservissement et le renon de sa féminité jusqu'au mariage et la maternité. Les enfants n'ont pas droit à la parole.

Saint Augustin intègre philosophie et religion. Croire pour comprendre et comprendre par la foi. Saint Thomas d'Aquin concilie philosophie d'Aristote et christianisme par la vie morale.

Mille ans de Moyen Age chrétien (jusque 1453, effondrement de l'Empire romain d'Orient).

 

3. L’humanisme et la renaissance:

La doctrine dogmatique du Christianisme a créé l’effondrement de la cosmologie antique. Une remise en question des autorités religieuses pour cause économique et politique va se matérialiser par la révolution scientifique. Imprimerie,télescope, boussole, poudre avec méthode empirique et expérimentation mènent à l'humanisme préconisé par la bourgeoisie et l'individualisme.

Copernic, Newton,