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24/09/2016

Des idées en pagaille

De bonnes idées, cela bouscule toujours les habitudes.

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La semaine précédente, je posais une question: "Que préférez-vous, moins d'espace et plus de temps ou plus de temps et moins d'espace". 

Dans plus d'espace, on rencontre souvent plus de monde mais dans un monde trop vaste, on ne perce pas. Il y a des gens qui vous écoutent et qui volent vos idées à leur propre usage.

Plus individualiste, Le Corbusier montrait le chemin que le 21ème siècle allait emprunté et travaillait dans un cabanon loin de la foule déchaînée. La Cité radieuse de Marseille était une commande qu'il ne se réservait pas pour lui-même. 


Guillermo Guiz rappelait toutes les idées politiquespodcastavec un humour à l'emporte pièces.

Attention, dans ce cas, cette expression n'est pas péjorative dans mon esprit.

Il est vrai que cela chavire beaucoup dans les sphères gouvernementales, à tel point que cela tangue à bâbord et à tribord et qu'il y a du roulis à le faire chavirer.

1.jpgDans la semaine, on apprenait que le budget belge avait un déficit double de ce qui avait été planifié. De 2,4 milliards, on passait à 4,2 milliards. Les chiffres étaient les mêmes mais ils étaient dans le désordre.

Dans une démocratie, n'importe quel parti de gauche ou de droite, pour garder ses électeurs et se garder au pouvoir, s'impose de trouver des idées et de s'insérer dans le cycle infernal du commerce de l'import-export aux risques de ruiner le pays.

Alors, il y en a qui pensent que "La Moyen-orientalisation de notre démocratie" se produit en parallèle de nos institutions.

L'article dit "Près de la moitié des Américains de la génération précédente sentaient qu’ils pouvaient faire confiance aux gens autour d’eux, mais de nos jours, moins d’un tiers pensent que les autres sont dignes de confiance.

La vérité en ce qui concerne la méfiance, en politique comme dans la vie en général, c’est qu’elle est auto-destructrice. Les gens méfiants finissent par s’isoler, aliéner les autres, et pervertir leur vraie nature.

La montée de la méfiance a aussi érodé l’intimité. Ce que l’on voit dans les médias sociaux est souvent une illusion d’intimité. Le partage est organisé attentivement, de manière à éviter soigneusement l’imprévisibilité, le danger, la vulnérabilité, et une intimité réelle.
Plus de méfiance mène à moins de croissance".

"L'Amérique est en colère" déclare Christine Ockrent dans son dernier livre.

En France, ce fut "Un quinquénnat pour rien" écrivait Eric Zemmour.   

La croissance globale, n'est ni sociale, ni individuelle.
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Les bonnes idées sont ce qu'elles sont ou aiment ce qu'elles aimeraient être imaginatives, originales, humoristiques ou caractérielles mais jamais répétitives ou populistes.  

Le fameux "Eureka" d'Archimède, jeté en sortant de son bain, fait partie de l'exception.

Un investissement avant de les implémenter comprend une étude de marché, une interrogation sur l'utilité d'un projet et un calcul de rentabilité.

Un bide, un échec et même une faillite peuvent être le résultat d'un travail acharné et de longue haleine.

1.jpgDans la semaine, il y a eu ces deux tags sur de façades bruxelloises présentant un pénis ou une pénétration. Cela n'a pas échappé à l'humour de Thomas Gunzig podcastqui y voyait un problème de couleur et de texture.

Personne ne les avait remarqué, sauf les médias. Mais, ce fut le buzz et c'était gagné.

Cela valait-il la peine?

Est-ce de l'art (ou du "lard"...) ou du cochon?

Une réponse à deux vitesses...

Ce n'est pas la peine qui compte, c'est le fait d'en parler.

Serait-ce une éducation sexuelle mal transmise?

Si c'est le cas, écoutons encore une fois de plus, le zizi de Pierre Perret...


Le sujet "zizi", je l'ai interprété lors de premiers avrils dans une version "In vitro sera-mimique" ou encore dans "A coup de bijoux de famille" et même adapté à un petit bruit dans un échappement libre.

Un sujet inépuisable... mais qu'il faut traiter avec délicatesse, humour et diversité.

L'écriture, c'est un peu pareil.

Une préparation, une investigation, une confrontation avec la réalité du moment, sont à opérer avant d'écrire la première ligne pour ne pas se retrouver hors pistes sans suites dès l'abordage. Le bide n'est pas toujours là où on le pense.

Dernièrement, je lisais un article très bien écrit d'un Français, Philippe Nadouce.

0.jpgIl disait qu'il était un "Intello précaire" (à lire sous le lien).

Je suis allé voir son site "Un éléphant dans le salon".

Un titre bien choisi en fonction de ce qu'il écrivait. 

J'ai immédiatement commenté son billet avec d'autres commentateurs.

Son "à propos" était aussi détaillé.

Donc pas mal conçu tous deux...

Plusieurs réactions mais pas de réponse de Philippe comme il était remarqué dans l'un des commentaires

Les commentaires étaient en général très positifs et même flatteurs.

Ils disaient qu'il fallait "Se contenter de vivre", que l'article était "Réaliste et intéressant", qu'il n'existait "Rien de pire d'être un génie et être le seul à le savoir", jusqu'à donner une leçon urgente à tirer, "l’intellectualisme ne mène à rien".

Je reprends ici quelques paragraphes expurgées des noms, de ce qui est trop local ou privé et j'y insère des commentaires personnels au fur et à mesure:

Lorsque je décidai de travailler exclusivement sur Internet, je venais de publier mon premier roman dans une maison d’édition parisienne qui se cherchait un « fond d’auteurs ». La porte se referma juste derrière moi, mais puisque j’avais décidé de ne jamais dialoguer avec la bourgeoisie et ses rejetons employés dans les médias, je m’ôtai la possibilité d’en faire ma profession...

- N'est-ce pas une première erreur à jeter le bébé avec l'eau du bain? C'est la bourgeoisie et la classe moyenne qui paye et ni les aristos ni les petits baigneurs. Il faut parfois être peu "faux-cul" quand on n'a pas encore d'expérience reconnue.

- Ceux qui croyaient en moi me disaient : « T’occupe pas du reste. Écris ! »...  

0.jpg- Papa, maman, la bonne et moi...

Trop facile. Il ne faut pas mettre la charrette trop copinée avant les bœufs, surtout quand ceux-ci traînent à tirer. 

- Tourner le dos à la bourgeoisie intellectuelle parisienne était un suicide littéraire, s’exclure de la vie intellectuelle de marché s’apparentait, ni plus ni moins, à trahir la présence d'un atavisme de classe.

- Un rappel: nous ne sommes plus castrés, mais toujours classés en fonction d'arguments qui, peut-être, ne tiennent pas la route, mais qui subsistent dans le temps.  

- A l’aube des années 2000, j’avais aussi sabordé un brillant avenir universitaire.... Je le dois à ce professeur de macro-économie de la fac de Poitiers, qui, le premier jour de cours, nous avait dit, que nous étions l’élite de la Nation et qu’il fallait nous préparer à guider ceux qui ne comprenaient pas les nécessités des temps nouveaux, etc... Ce qui me dégoûta fut que mes 599 compagnons de banc l’applaudirent avec fureur ! La nouvelle élite, ne rigolait pas ! J’étais abasourdi; étais-je le seul à savoir que la méritocratie n’existait pas, à plus forte raison dans une ploutocratie ?

- Se saborder à cause d'un professeur ! Désolé, mais n'était-il pas la poule aux œufs d'or? Il faut parfois biaiser, baiser sans baisser son pantalon. Brûler les étapes et se prendre dès l'abord pour sorti de la cuisse de Jupiter, c'est casse gueule. Dans ce monde-là, on ne rigole pas. Forcer la rigolade n'est pas une sinécure. Mais cela peut arrondir les angles quand on y parvient. 

- La littérature devint mon activité principale. Toute mon énergie, mes heures, mes weekends, ma vie privée, mes vacances, furent bookées et je m'y tins. Je dus seulement me résoudre à le faire pour la gloire... J’échappai littéralement aux dresseurs...

- Échapper aux dresseurs, n'est-ce pas un fantasme qui précède toujours les désirs et les rancœurs?

- Ce témoignage se veut résolument optimiste... Un papier colle parfois la sinistrose. Il analyse un phénomène social passé inaperçu dans les médias et le monde littéraire bien que connu de longue date par les sociologues.

0.jpg- Ok, un bon point pour l'optimisme, mais il faut le prouver en ne se prenant pas pour Calimero en disant "c'est trop injuste". Analyser avec ses propres convictions, n'est-ce pas se construire un environnement avec des murs autour de soi? Etre individualiste et solitaire, ne veut pas dire se retrancher du monde comme un ermite. Les sociologues connaissent très bien cette situation, en effet. 

- Dès mes premiers pas dans le désert qui me séparait des champs sociaux auxquels je désirais appartenir, ... j'observais avec lucidité mes contemporains les moins regardant s’adapter au cynisme des temps et à l’imbroglio infiniment complexe qui combinent les déterminismes sociaux aux nécessités des actionnaires.

- Les actions peuvent être cyniques et complexes. Elles n'en ont rien à cirer des déterminismes sociaux, sinon pour les utiliser à leur propre profit.   

- Pour survivre, expatrié et je deviens professeur de langues étrangères tout en écrivant comme un forçat.

- Pourquoi pas? Bonne initiative. Parler aux autres cultures. Même les parallèles se rejoignent au moins à l'infini.

0.jpg- Les intellos précaires sont la frange consciente des masses en quête de symbolique, des « banlieusards de l’intelligentsia ». ...

Chez les intellos précaires, il y a tout d’abord ceux qui travaillent dans les grands médias à la pige. On en use, on les pille, on les humilie, corvéables à souhait. Les autres n’ont pas la chance d’avoir même un contrat et qui font autre chose pour payer les factures. 

- C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Le forgeron peut forger l'avenir sans même s'en rendre compte. Tout comme l'investisseur avisé qui a des idées.

- Je fis une analyse sur commande de 100 pages écrites en quelques jours qui servirent de bible aux réalisateurs d’une série comique produite à la même époque dont ma chef n’était pas revenue du niveau d’analyse dont j’avais fait preuve. ... Je n’avais pas le look....L’intellectuel précaire peut aussi ne pas être bobo.

0.jpg- Un bobo ou un bonobo? Faudra choisir. Si vous ne le savez pas, cher Philippe, j'ai écrit deux billets avec un Français imaginaire.

Le premier s'intitulait "Le bonheur, c'est toujours pour demain".

Le second, "Où se cache le bonheur".

C'était aussi face à un jeune français morose qui se plaignait de notre temps en particulier alors que le spleen a toujours existé.

- Le destin s’entêtait à me mettre dans la bonne direction mais il suffisait que je baisse la tête et le tour était joué.

- Peut-être, mais pas sûr. Sans buzz, sans provoc, aujourd'hui, c'est pédaler dans la semoule. Je vous l'ai écrit dans un commentaire. Pour sortir de l'ombre, if faut percer le mur du son, de l'image et de l'habitude.

- Mon nom disparut du rapport. Elle m’avait pillé sans vergogne... On ne renouvela plus mon contrat.  

0.jpg- Oh, naïveté, quand tu nous tiens... Se faire voler ses idées est la pire des situations. Les copyrights n'existent malheureusement pas au niveau des idées. La protection anti-vol est à prévoir par soi-même.

- J'assistai à une présentation d'un orateur dont la vieillesse ou un accident vasculaire avait affecté son débit de parole. Il débitait dans une démolition en règle de l’industrie hollywoodienne et du cinéma de marché. ... Un autre, qui ne l’avait ne pas écouté, l’interrompit : « Ce qu’Hollywood nous propose est un mensonge du début à la fin; tout est faux dans l’univers qu’il dépeint et il faut avoir abandonné tout sens critique pour avoir l’audace d’associer un divertissement décérébré et consensuel à du cinéma ». Une jeune femme du premier rang se leva spontanément et vint l’embrasser sur la joue. Le vieil homme relâcha un instant ses traits lourds, sourit imperceptiblement et reprit le fil de son discours.

- Interrompre n'est pas la solution mais noter les points positifs et négatifs pour les asséner ensemble à la fin de "l'oraison" après mûre réflexion et avec une dose d'humour même sarcastique. Ce qui se retient dans une réunion, c'est la finale. Les spectateurs retiennent mieux cela que les intermèdes.   

- Le vieux était chiant et radotait. ... « Le sentimentalisme est la saleté morale de la société bourgeoise et capitaliste, relayée par la machine médiatique dans son ensemble... ». « Les producteurs, les distributeurs, toute l’industrie, ne veulent plus commercialiser le noir et blanc. ... Le cinéma, c’est un texte, voyez ! La technologie a tué le cinéma. ...Aujourd’hui, il y a le son…  L’explosion entre par cette oreille et vous entendez tomber les débris de l’autre côté. ... Il déclara alors qu’il n’avait fait que le montage du documentaire qu’on allait projeter.... Les applaudissements cessèrent prématurément avec les premières images.

0.jpg- Prenez les vieux avec le respect de leur âge et de leur expérience. Le film noir et blanc "The Artist" a remporté un oscar, mais il a fallu aller à contre-courant pour y arriver. Le texte, lui, n'a plus la cote face à l'image. La caricature permet en un dessin de tout dire en une image.

"L'ère du multimédia et du numérique ont tout changé", ai-je souvent constaté. Ce n'est plus le travail "bête et méchant" qui est bien payé, mais le résultat inattendu. L’œuf de Colomb qui va casser la baraque... Le nombre de clics en sont les seuls garants. Etre intello sans valeur ajoutée, n'est pas une assurance de réussite. Fini le travail de forcat et de prestation. Exécuter une idée brillante, c'est assuré son futur mais il ne faut pas se la laisser voler après l'avoir lancé.

- Après la projection, une faune de cinéphiles bobos formait des petits groupes autours des tables et du comptoir.... La discussion s’engagea sur nos nationalités respectives et nos diverses occupations artistiques. ... J’insistai sur la saleté morale qui s’étalait sans complexe... On me reprocha de critiquer trop hâtivement les médias. ...Les journalistes, défenseurs de la démocratie et des libertés... Les amalgames de talk-shows fusèrent alors de toutes parts. Les critiquer revenait à être profondément anti démocratique. ...L’Establishment, les barons voleurs propriétaires des journaux et des télés détestent profondément la démocratie et le peuple et ont en horreur cette populace. Les riches veulent aujourd’hui un capitalisme à la chinoise ! Les actionnaires aiment l’ordre même avec un bruit de bottes. ... Pour quelques centaines d’euros mensuels, l’exercice de l’esprit critique disparaissait pour la dégradante passion des révérences. ... des pseudos intellos méprisent un grand artiste et sont à deux doigts de le siffler ! ... Pauvre pomme que je fais ! ... L’idée, l’image, le mirage leur suffisent ! 

- Et oui, encore une fois, l'ère du numérique est paradoxale. Il a rendu les choses à leur plus simple expression, dans leur plus simple appareil, en faisant plus avec moins en espérant que cela se passe au mieux. Même le recrutement a évolué avec de nouvelles méthodes (à découvrir en cliquant ci-dessous):

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- La vie de l’intello précaire est celle d’un punk lettré. Refus systématique de la sclérose médiatique et culturelle, violence verbale et autre, s’il le faut ! Symbolique… on s’entend.

- Il ne faut jamais être en avance sur son temps. L'avance à l'allumage, il faut la tenir en réserve, sous le pied et attendre le bon moment pour en sortir le petit oiseau de toutes les couleurs du carillon. Sinon, c'est un flop ou une reconnaissance à titre posthume. Ce qui il faut le dire, n'est pas le résultat escompté.

- Sinon, il faut rester chez soi et travailler, lire, écrire, trouver ses lecteurs comme on peut…  Malheur à ceux qui l’oublient ! L’intellectuel est d’abord un rebelle, un penseur qui a fait des choix lourds de conséquences, un critique exhaustif et cultivé qui doit absolument refuser la reconnaissance du marché ! Un type qui restera pauvre et qui doit être éminemment politique ! Par pauvre, je veux dire qu’il devra se trouver un boulot pour payer les factures. Un emploi qui n’a rien à voir ... Etre un intello précaire, un artiste précaire n’est pas un choix, c’est une nécessité".

1.jpg- D'accord. Etre réaliste, c'est aussi aimer la critique négative avec laquelle on apprend plus qu'avec des bravos. C'est ne pas se cantonner dans une seule idée, mais mixer les idées en trouvant des liens parfois impossibles. 

"L'autodérision, un produit de la belgitude", une fois... Un article qui est un des plus lus sur mon blog. Lus, cela ne veut pas dire payé pour... Je n'ai jamais travaillé pour des prunes pendant ma vie active. J'avais choisi une voie qui avait le vent à la poupe pour cela. A vous de rectifier le tir en tournant le bateau avec le vent dans le cul. Demain, il sera temps assez pour changer de cap. Que dire en résumé à la suite de ce billet "optimiste"?

2.jpg"Sortez du moule et bienvenu dans le monde des adultes du 21ème siècle et puis bonne chance".

En version pub à la mode anglaise: 

- What did you expect? Waiting for you, to be expected fron scratch? 

Si il y a une panne d'idées, France2 présente des idées tous les jours de la semaine dans "Mille et une vies rêvées".

3.jpgAujourd'hui, un article de presse écrit "Il y a vingt-cinq ans sortaient deux bons disques": Nevermind et Screamadelica.

On a même retrouvé la pochette de Nevermind

Un souvenir éternel pour certains et pas pour d'autres?  

"Des idées plein la tête", un titre que j'avais déjà utilisé.

Aujourd'hui, les idées sortent en pagaille. D'elles ne sortiront que très peu d'utiles. 

1.jpgHier, il y avait Alex Vizorek au Café serré.

Il apportait une nouvelle confirmation:podcast

Lui connait très bien les Français puisqu'il y passe beaucoup de temps.

Son livre "Chroniques en Thalys" n'en est que le résultat.

 

Le Revenu Universel, c'est ce qui semble un point de divergence d'idée du côté de la gauche. Valls se demande comment le financer avec pragmatisme. J'avais déjà mentionné la vidéo ci-dessous que l'équité n'est pas à chercher avec ce système:

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Benoit Hamon soutient le Revenu Universel

 Le populiste Beppe Grillo annonçait “Notre première mesure ? Un revenu universel de 800 euros”.

C'est dire qu'il y a un certain populisme dans le procédé.

Paul Jorion titrait un article "Revenu universelle, une fausse bonne idée" paru dans l'Echo et dans Le Monde, repris en entier sur son blog.

Il reprenait ce vendredi le flambeau dans son "Le temps qu'il fait en parlant du RU comme un piège à cons.

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais là c'est le cas.

L'automatisation par les robots et les pertes d'emplois par les logiciels rendent le RU de base en une sorte de parenthèse pour occulter les vrais problèmes.

Le manque d'emplois dépasse l'aspect financier, il y a aussi le plaisir, le social, l'envie d'exister en exerçant un métier à la sueur de son front parmi ses contemporains qui participent à la société pour y atteindre un équilibre personnel.

La frustration commence quand les efforts sont récompensés par des résultats nuls que ce soit au départ et en fin de carrière. Être fier de ce qu'on fait, de ce qu'on réalise n'est pas une énormité que le procédé vous prendrait au coin du feu à attendre la pension de quelques euros pour payer ses petites dépenses.

L'AU est un moyen de dire à ceux qui ne sont pas bien dans leur peau "de quoi tu te plains, t'as tout ce que tu veux avec ton allocation universelle dans laquelle je participe pour faire ton bonheur."

Cette Allocation Universelle était discutée entre un pro et un contre: podcast

Qu'est ce qui fait le prix des choses et des hommes?

La rareté....

"Le 'scandale' du revenu universel". Je n'utiliserais pas ce mot.

Les situations des pays sont différentes.

La Finlande a lancé le Revenu Universel sur le banc d'essais.

Elle n'avait peut être plus que cette solution pour se sortir d'une situation qu'elle ne pouvait plus assumer comme l'explique le "dessous des cartes".

Les réserves de trésorerie d'Apple dépasse maintenant le PIB de la Finlande.


 

Comme le disait Mady Delvaux "D'abord les robots, ensuite le R.U." Ce sont les robots qui pourront payer des revenus "gratuits".

0.jpgMais comme Jorion, je ne ne suis pas Français... alors faites, voisins du sud, faites ce que vous voulez. 

1.jpg20 mars 2017: En Allemagne, une autre manière originale d'attribuer le revenu universel: la loterie et le tirage au sort.

On s'y inscrit comme candidat pour le recevoir pendant un an. Le crowdfunding est là pour le financer.

le slogan "Arbeit mach frei" est sauvé.

La semaine prochaine, je vous en donnerai une idée qui est parfaitement dans la ligne des idées intéressantes et qui peuvent rapporter gros à son inventeur et investisseur.

Mais ces idées-là ne sont jamais gratuites malgré les apparences initiales.

Le côté amusant, c'est qu'il y a un lien avec l'histoire d'Alex.

Les bonnes idées coûtent très chers, puisqu'elle restent rares.

Il y a neuf ans, j'écrivais "Très chère originalité".

Très chère parce qu'elle vient souvent du ciel sans s'en rendre compte.  

Renaud chantait, il y a longtemps "Les bobos". 

Aujourd'hui, à l'âge de 64 ans, il n'imagine plus l'être, il fait partie du lot.

Il parait qu'il y a un flou total autour des concerts belges de Renaud

France2 présentait cette semaine le film "La Vie à l'envers" qui désacralisait subtilement Alzheimer.

Au fond, la Vie, vue de l'envers, n'est-ce pas la meilleure manière de la voir?

 

Eriofne, alias L'enfoiré, alias bobo réaliste et fier de l'être

 

Mise à jour 26 septembre 2016: Les compétences étaient le sujet de prédilection.

Compétence analysée en permanence par l'entreprise Général Electric:
podcast

La compétence de notre ministre de l'énergie défendue par "Maître" Bruno Coppens:
podcast

Une réaction immédiate sommes-nous au moment où on passe du stade de l'analyse des compétences à celui de con-pétences quand on connaît le temps qu'il faut pour arriver à l'allure de croisière?

 

Mise à jour 23 octobre 2016: Conclusions de la nuit des idées
podcastpodcast

Mise à jour 16 novembre 2016: Thomas Gunzig se sent aussi bobo. Bienvenu au club.  podcast



   

Commentaires

Les compétences étaient le sujet de prédilection.

Compétence analysée en permanence par l'entreprise Général Electric:
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/00/2899896920.mp3

La compétence de notre ministre de l'énergie défendue par "Maître" Bruno Coppens:
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/00/3718840933.mp3

Une réaction immédiate sommes-nous au moment où on passe du stade de l'analyse des compétences à celui de con-pétences quand on connaît le temps qu'il faut pour arriver à l'allure de croisière?

Écrit par : L'enfoiré | 26/09/2016

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Les personnes de plus de 50 ans doivent se poser les mêmes questions qu’un jeune adulte

Les personnes de plus de 50 ans sont souvent confrontées à un agenda très complet, mais devraient déjà s’entraîner pour leur pension, indique un rapport de l’UE.
Selon ce rapport, ce groupe d’âge devrait essayer de déterminer dans quelle fonction il pourrait apporter à l’avenir une contribution utile à la société. L’étude plaide notamment pour la création d’académies virtuelles pour les personnes de 50 ans où il serait possible d’acquérir de nouvelles compétences.
L’enquête va de pair avec une série de projets pilotes avec des groupes de personnes de 50 et 60 ans en Espagne, Islande et Pologne.
Les quinquagénaires doivent de nouveau s’examiner à la loupe tout comme on attend que le fassent de jeunes adultes, un diplôme tout frais en poche, qui se préparent à une carrière professionnelle, soulignent les enquêteurs.
« Les personnes de 50 ans sont arrivées à un moment charnière où elles devraient se demander quelle direction personnelle et professionnelle elles vont prendre durant la dernière partie de leur vie ».

Compétences
« Il est fréquent que les personnes dans la cinquantaine s’ennuient ou sont fatiguées de leurs fonctions et n’entrevoient que peu de possibilités de promotion ou de changement dans leur situation actuelle. Les personnes de ce groupe d’âge devraient pouvoir évaluer leur situation et décider de comment elles souhaitent continuer leur vie ».
Les enquêteurs font remarquer que la génération des babyboomers qui partent à la retraite actuellement, doit être considérée comme une source précieuse de compétences.
Victor Pinta, sous-directeur de la formation permanente de l’Université d’Alicante, souligne que les quinquagénaires peuvent encore contribuer à l’enseignement ou au bénévolat.
Mais on doit selon lui également fournir à ce groupe les possibilités d’acquérir de nouvelles compétences, de la science informatique à l’enseignement des langues ou de l’histoire de l’art. « L’idée est de fournir du matériel à ces personnes pour qu’elles restent actives », conclut-il.

Source: https://fr.express.live/2016/09/29/personnes-de-plus-de-50-ans-doivent-se-poser-memes-questions-quun-jeune-adulte/

Écrit par : L'enfoiré | 30/09/2016

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Le top 10 des préoccupations des jeunes

1. Les factures
office work bills payments debt
Celui qui n’a pas assez d’argent sur son compte pour payer les factures peut faire deux choses : abandonner ou ravaler sa fierté. Ne postulez à un emploi en dessous de votre niveau de compétences que si cela s’avère nécessaire et persévérez pour sortir de cette situation financière pénible.

2. Les relations de couple
Il y a quelques décennies, il semblait anormal d’être encore célibataire à 30 ans. Ce n’est plus d’actualité, mais beaucoup de jeunes ont hâte de s’embarquer dans le mariage. Selon les statistiques, ce sont précisément ces jeunes couples qui échouent le plus souvent.

3. L’amour
Le monde est bien trop peuplé pour imaginer qu’une seule personne puisse être votre partenaire idéal. Ouvrez-vous à de nouvelles expériences, prenez du plaisir dans ce que vous faites et les chances sont grandes pour que vous rencontriez un ou même plusieurs partenaires au cours de votre vie.

4. L’avenir
Vous ne devez pas consacrer toute votre vie à une seule et même chose. Vous pouvez certainement avoir plusieurs passions, ce qui compte, c’est qu’aujourd’hui, vous vous consacriez aux choses qui ont du sens pour vous.

5. Situations problématiques
Peut-être détestez-vous votre travail ou n’aimez-vous plus votre partenaire. Dites-vous que ce sentiment de malaise n’est pas de nature permanente si vous prenez les choses en main dès aujourd’hui afin d’améliorer la situation. Vous faire du mauvais sang ne résout rien.

6. La famille
Vous demandez-vous parfois si vous passez assez de temps avec votre famille? Eh bien, la réponse est non. On n’est jamais assez présent auprès de sa famille. Un jour, ils ne seront plus là et vous regretterez de ne pas leur avoir consacré plus de temps quand c’était encore possible.

7. YOLO
‘You Only Live Once’ est un slogan populaire auprès de la jeunesse actuelle. Il est trop souvent utilisé afin de justifier la prise de risque inconsciente. Vous vivez en effet qu’une seule fois, donc ne faites rien de stupide et tirez le meilleur profit de votre vie.

8. Les grossesses et les MST
Une grossesse non désirée peut avoir de lourdes conséquences. Les maladies sexuellement transmissibles prolifèrent à nouveau. Il existe cependant une façon de prévenir ces problèmes: protégez-vous! Un enfant doit être la conséquence d’une décision. Pas d’un accident.

9. Le désir
Le sexe est important dans une relation et le manque de bonnes relations sexuelles est souvent la raison pour laquelle les gens vont voir ailleurs. La monogamie est plus compliquée que nous voulons bien l’admettre. La question n’est pas tant de savoir si le principe de monogamie est bon ou mauvais. La question est plutôt de savoir si la monogamie est possible.

10. Le monde
Jamais les gens n’ont été aussi socialement engagés et solidaires qu’ils le sont aujourd’hui. C’est une bonne chose, mais avec des intentions seulement, on ne va nulle part. Faites du bénévolat, soutenez une organisation humanitaire, donnez des vêtements ou de la nourriture. Si vous voulez vraiment sauver le monde, passez à l’acte.

Source: https://fr.express.live/2016/09/30/top-10-preoccupations-jeunes/1/

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2016

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Dans Le Point, Idriss Aberkane donne des solutions pour "Comment libérer votre cerveau" d'après son livre "Libérez votre cerveau"
Objectif: Mieux penser, mieux éduquer et mieux Vivre.

Les neurosciences s’équilibrent avec les neuropsychologies
"Traitez votre cerveau comm il devrait l'être et vous l'aiderez à devenir ce qu'il peut être", disait Goethe
Le cerveau n'est pas fait pour retenir mais pour contredire, être anticonformiste et oublier... contrairement à ce qui est préconisé par l'école sans un mentor.
Jouer pour apprendre avec la neuro-ergonomie logicielle.

Écrit par : L'enfoiré | 05/10/2016

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La nuit de samedi à dimanche: "La nuit des idées"
Les thèmes:
Où s'exercent les nouveaux modèles de démocratie?
Que trouvera-t-on dans nos assiettes demain?
Réapprendre à apprendre
Réinventons nos lieux de vie
Vers une nouvelle économie

Conclusions de la nuit des idées
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/01/112719333.mp3 http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/01/1092063029.mp3

http://www.rtbf.be/lapremiere/article_reinventons-demain-avec-la-nuit-des-idees?id=9428290

Écrit par : L'enfoiré | 23/10/2016

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Thomas Gunzig se sent aussi bobo. Bienvenu au club. http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/01/884453500.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 16/11/2016

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On parlait de revenu universel dans ce billet, voici ce qu'il faudrait:

Il y a 15.000 princes en Arabie Saoudite. Chacun d’eux reçoit chaque mois 19.000 euros

Contrairement à l’Occident, où seul un petit groupe de personnes appartiennent à la monarchie, en Arabie Saoudite, la famille royale compte environ 15.000 princes et princesses.
C’est Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud qui est à l’origine de tout ce sang bleu, étant le père de tous les rois d’Arabie Saoudite qui lui ont fait suite jusqu’à aujourd’hui. Le nombre total de ses descendants est estimé à plusieurs milliers. Ibn Saoud avait 53 fils et 36 filles d’une trentaine de femmes différentes.
15.000 princes et princesses descendant directement du trône sont ainsi issus des différentes générations qui leur ont succédé.
Les princes saoudiens sont censés contrôler une petite partie du pays ou du gouvernement, mais il n’y a tout simplement pas assez de postes disponibles pour leur confier ce travail. La majorité reçoit donc un viatique de 19.000 euros par mois et est invitée à faire quelque chose d’utile, écrit Karen Elliott House dans son livre « On Saudi-Arabia : Its People, Past, Religion, Fault Lines – and Future ».
Beaucoup le font, comme le prince Abdullah bin Mosaad bin Abdulaziz Al Saud, qui en est le meilleur exemple. Ce petit-fils d’Ibn Saoud a reçu de son père une petite allocation, mais il avait plus d’ambitions et il a fondé en 1991 une entreprise qui recycle le papier avec cet argent. Ce fut un énorme succès et après avoir attiré différents investisseurs, son entreprise, Saudi Paper Manufacturing Company (SPMC), a été introduite en bourse. SPMC demeure à ce jour l’une des entreprises du secteur du papier les plus prospères du Moyen-Orient, ce qui lui a valu le surnom de «prince du papier ».

L’inspiration vient du sport
Abdullah a été inspiré par le football américain. Il a compris que les athlètes américains cherchaient toujours en eux-mêmes la cause de leur échec, pour trouver ce qu’ils pourraient éviter afin d’améliorer leur jeu. Les athlètes saoudiens, en revanche, reportent toujours la cause de l’échec sur une tierce partie.
Cela a poussé le prince Abdallah à écrire un livre dans lequel il a comparé la culture sportive américaine avec celle de l’Arabie Saoudite, dans l’espoir d’encourager ses compatriotes à de plus grandes proactivité et responsabilité.
Abdullah bin Mosaad bin Abdulaziz Al Saud est maintenant propriétaire de 50 % du club de football anglais Sheffield United.

Source: https://fr.express.live/2017/03/09/princes-arabie-saoudite/

Écrit par : L'enfoiré | 13/03/2017

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En Allemagne, une autre manière originale d'attribuer le revenu universel: la loterie et le tirage au sort.
On s'y inscrit comme candidat pour le recevoir 1000 euros par mois pendant un an. Le crowdfunding est là pour le financer.
Un "Win for life" pas vraiment.
Un site Grundeinkommen pour s'inscrire
Le slogan "Arbeit mach frei" est sauvé.

Le JT en parle (23:45-27:05)
https://www.rtbf.be/auvio/detail_jt-19h30?id=2195889

Écrit par : L'enfoiré | 20/03/2017

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Une taxe sur les robots n’est pas la solution

Lorsque deux personnalités opposées comme Bill Gates, le fondateur de Microsoft, et Benoît Hamon, le candidat de la gauche aux élections présidentielles françaises, plaident pour une taxe sur les robots, il y alieu de s’inquiéter. L’objectif avoué serait de restaurer un équilibre entre l’homme et la machine. D’autres pistes semblent plus indiquées.

Chômage
Leur préoccupation est cependant justifiée. Dans leur célèbre étude de 2013, Michael Osborne et Carl Frey de l’Université d’Oxford, arrivent à la conclusion que 47% des emplois américains « risquent d’être automatisés ». Des estimations plus récentes aboutissent à des chiffres moins alarmants. L’OCDE par exemple estime que près de 9% des tâches peuvent être entièrement automatisées, et 25% partiellement. Le camp des optimistes souligne qu’au cours des précédentes révolutions industrielles, le taux de chômage à long terme n’a pas augmenté, car les emplois disparus ont été compensés par la demande de nouveaux services et la création de nouveaux métiers.
Qui sait ? Peut-être qu’à long terme, tout se passera bien. Mais à court terme, le marché de l’emploi subira probablement un choc. La grande différence par rapport aux autres révolutions industrielles, c’est la vitesse du changement. L’amélioration de la scolarisation et l’augmentation de la durée des études avaient permis un passage en douceur d’une société essentiellement agricole vers une société industrielle, et ensuite vers une société de services. La révolution numérique que nous vivons aujourd’hui a radicalement modifié les exigences professionnelles au sein d’une seule et même génération de travailleurs, et ce, en à peine dix ans. Aujourd’hui, le progrès n’est plus linéaire, mais exponentiel.
La menace du remplacement de l’homme par la machine est bien réelle. Par ailleurs, dans une telle société, ce sont les propriétaires des robots qui empochent la majeure partie des gains de productivité. De ce fait, le risque d’inégalité, avec des effets collatéraux comme le Brexit et l’élection de Trump, pourrait encore s’aggraver. Aux Etats-Unis, les inégalités se situent au même niveau que dans les années ’30.

Impôt des sociétés mondial
Imposer une taxe sur les robots n’est pas souhaitable. Nous pourrions tout aussi bien lever une taxe sur l’utilisation d’un tracteur qui récolte les pommes de terre, ce qui créerait de ce fait du travail pour 20 personnes. Mais vous donneriez raison à Malthus qui prédisait une pénurie de nourriture suite à la forte croissance démographique.
On pourrait envisager d’augmenter les impôts des sociétés qui profitent le plus de la numérisation, mais ce ne sera probablement pas nécessaire. Nous franchirions déjà une étape gigantesque si l’impôt des sociétés était correctement payé. Un impôt des sociétés mondial couperait l’herbe sous le pied des paradis fiscaux. Une idée du gourou de la fintech, Jurgen Ingels, serait de financer les entreprises belges en développement avec un petit pourcentage de ces revenus d’impôts. Les autorités répartiraient les actions ainsi acquises parmi la population active, ce qui lui permettrait aussi de profiter des gains de productivité.

Plan de transformation
Tout comme par le passé, la principale ligne de défense reste l’éducation et la formation continue. Il n’a jamais été aussi important de se former tout au long de sa vie. Les autorités, les entreprises et les syndicats doivent travailler main dans la main pour sensibiliser les travailleurs et leur proposer des formations adéquates. Ils doivent créer ensemble un plan de transformation indiquant quels sont les emplois disponibles aujourd’hui, ceux qui sont menacés, et les métiers du futur. Vous ne pourrez pas transformer un chauffeur de poids lourd ou une caissière en spécialiste IT, mais l’éducation et la formation permanente leur permettront malgré tout de gravir quelques échelons au moment où les véhicules autonomes et le magasin Amazon avec paiement automatique seront devenus réalité.
Pourquoi les entreprises devraient-elles investir dans la formation ? Nous devons reconnaître que les sociétés qui licencient créent un passif externe énorme et des frais astronomiques à charge de la société. Les entreprises capables de démontrer qu’elles forment leurs employés pourraient obtenir des réductions d’impôts. Celles qui plombent la société en licenciant massivement le personnel peu qualifié, devraient contribuer davantage. La devise des sociétés devrait être : « Nous ne pouvons garantir l’emploi à vie, mais bien l’employabilité à vie. »

Métiers en pénurie
En plus d’être un « must » pour les employés, la formation continue est également cruciale pour les entreprises. Des cours spécialisés devraient être conçus en collaboration avec les universités pour développer les compétences exigées par les nouveaux emplois. Les métiers en pénurie pourraient ainsi être comblés rapidement, ce qui donnerait un coup de pouce à la croissance. Plus nous créerons de la prospérité, plus il sera facile de faire face à la « disruption » lorsqu’elle se produira.
Nous nous trouvons à la veille de la quatrième révolution industrielle. Ralentir cette évolution par une taxe sur les robots me semble peu judicieuse. Il serait plus indiqué de prendre des mesures pour transformer la révolution en évolution à laquelle un maximum de personnes pourront participer. Plus vite nous y réfléchirons et prendrons des mesures, moins les années à venir seront source de « disruption ».

Conflits d'intérêts
Il peut exister des conflits d'intérêts dans le chef de BNP Paribas Fortis sa et ses sociétés liées à la date de rédaction du présent document. Des règles de comportement et procédures internes, spécifiques, sont élaborées à cet effet.

Engagement des analystes
Les personnes nommément désignées comme les auteurs des textes relatifs aux actions individuelles présentées certifient que:
1. toutes les opinions exprimées dans le rapport de recherche reflètent précisément les opinions personnelles des auteurs concernant les instruments financiers et les émetteurs concernés; et
2. aucune partie de leur rémunération n’a été, n’est ou ne sera, directement ou indirecte ment, liée aux recommandations ou aux opinions spécifiques exprimées dans le rapport de recherche.

BNP Paribas Fortis Private Banking.

Écrit par : L'enfoiré | 28/03/2017

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Pourquoi une « taxe robots » ?

Le philosophe suisse Jean-Charles Sismondi (1773 – 1842) écrivait au début du 19e siècle : « Il n’est pas avantageux de remplacer un homme par une machine si on ne peut lui trouver du travail ailleurs… Mieux vaut avoir une population de citoyens que de machines à vapeur ». Karl Marx, qui a pourtant beaucoup emprunté à Sismondi, le qualifiait de « socialiste petit-bourgeois » dans le Manifeste du parti communiste publié en 1848, qu’il co-rédigea avec Friedrich Engels. Sismondi a encore écrit : « Ce n’est point contre les machines, ni contre les découvertes, que portent mes objections, c’est contre le type actuel d’organisation de la société qui conduit à un partage injuste des fruits du progrès ». C’est encore lui qui a suggéré que la mécanisation étant un bénéfice pour l’humanité tout entière, le travailleur remplacé par une machine devrait obtenir, à vie, une rente sur la richesse que la machine créera dorénavant à sa place.
Alors que les projections sur les 20 ans qui viennent évoquent, selon les pays et les secteurs d’activité, une disparition de 30 à 70 % des emplois, il serait bon – comme je l’ai affirmé une première fois dans une chronique en 2012, et répété depuis – de mettre en vigueur une taxe sur la valeur ajoutée par les robots, logiciels et autres algorithmes qui remplaceront les salariés dans ce qui était leurs emplois. Les sommes récoltées à l’aide de cette taxe permettraient de constituer une cagnotte qui servirait : primo, à soutenir la reconversion des salariés licenciés pour qui l’espoir existe toujours d’un nouveau poste dans une industrie ou un service lié au numérique ; secundo, à soutenir financièrement sur le long terme ceux qui ne retrouveront jamais du travail. Plutôt que de prendre la forme d’un revenu universel de base, ce soutien devrait viser à assurer à tous la gratuité sur l’indispensable : d’abord, et comme autrefois, pour les dépenses portant sur la santé et l’instruction, mais aussi sur le logement, les transports, l’alimentation de base, etc.
Tout ceci semble relever de l’évidence. Alors, pourquoi ce tollé du côté de certains chefs d’entreprise et d’actionnaires à l’évocation d’une « taxe Sismondi » ? Pourquoi leur résistance farouche ? Certains d’entre eux disent : « Encore une taxe ! » Mais ils n’ont rien à reprocher au fait que les salariés que les machines remplaceront paient, eux, des impôts.
Les règles comptables définissent, sans avoir peur du ridicule, le salarié comme un « coût pour l’entreprise ». Mais s’il n’était qu’un coût, pourquoi diable un employeur songerait-il jamais à l’employer ? Aussi longtemps que les avances en temps de travail du salarié seront nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, le salarié sera créateur de richesses plutôt que « coût ». Ce qui est indiscutable, par contre, c’est que la part de la richesse créée par l’entreprise que le salarié reçoit, ni l’entrepreneur, ni l’investisseur ne la recevront. Et ceci constitue une raison suffisante pour laquelle entrepreneurs et investisseurs ont sans doute toujours rêvé du jour où il serait possible, grâce à une mécanisation devenue complète, de se débarrasser du salarié une fois pour toutes.
Si les robots, logiciels ou algorithmes remplaçant le salarié devaient être taxés, cette taxe se substituerait (en partie au moins) au salaire versé autrefois au travailleur… et le rêve millénaire de bénéfices partagés seulement « entre soi », qu’investisseurs et entrepreneurs croyaient sur le point de se réaliser, s’évanouirait. Ils attendaient cette heure. D’où leur colère à l’idée d’une « taxe robots ».
Si le principe d’une telle taxe n’était pas envisagé à l’avenir, une situation se développerait où ceux qui étaient salariés autrefois viendraient grossir les rangs d’une foule toujours plus famélique, pendant que les propriétaires de robots, logiciels et algorithmes s’enrichiraient toujours plus, la situation entre les deux groupes se tendant toujours davantage. Dans son livre intitulé Four Futures, l’essayiste américain Peter Frase pose la question : « Que se passera-t-il si les masses devenaient menaçantes mais, ayant cessé de constituer une classe de travailleurs, auraient perdu tout intérêt aux yeux de la classe dominante ? L’idée viendrait un jour à quelqu’un qu’il est souhaitable de se débarrasser d’elles ». Une « solution finale » pour laquelle Peter Frase a forgé le néologisme d’ « exterminisme ». Une « taxe Sismondi » éviterait d’en arriver là. Qu’on y pense, quand comme certains, on qualifie sans réfléchir d’absurde l’idée d’une « taxe robots ».

http://www.pauljorion.com/blog/2017/04/06/trends-tendances-pourquoi-une-taxe-robots-le-30-mars-2017/

Écrit par : L'enfoiré | 06/04/2017

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