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29/12/2007

Home sweet home

Est-ce la sédentarité ou le nomadisme que l'on colle à la modernité? Tout dépend de qui en parle. La flexibilité est demandée par l'activité humaine mondialisée. Le cocooning, la raréfaction des matières énergétiques vont à contre courant. Quel chemin sauvera l'homme?

 

ce48da787416d5e11f2cea40ab435b96.jpgAu début, pour peu que l'on suive les enseignements des paléontologues et anthropologues, l'homme serait apparu sur terre en Centre Afrique et en Asie. Très vite, suivant les animaux dans leur transhumance, il va chercher sa subsistance ailleurs, à voyager, dirait-on aujourd'hui. Le nomadisme était son moyen naturel dicté par la nature de perpétuer son existence dans les générations suivantes. Plus aucun endroit et ni espace ne lui échappaient. Il se perdait aussi sur des chemins qui ne lui étaient même pas destinés. Certains animaux, plus instinctifs, se sont souvent limités à des cycles périodiques en suivant le rythme des saisons. Nous, on continuait notre petit bonhomme de chemin toujours insouciant.

Plus tard, après avoir investi les territoires, on s'est dit "et, si on commençait à cultiver notre jardin et à traire les vaches qui trainaient dans les prés". On s'est stabilisé, on a fixé nos pénates, on s'est sédentarisé. Cette sédentarisation est considérée, depuis, comme un modernisme à l'échelle humaine par les scientifiques.

Le processus de stabilisation a continué. Se centraliser, se concentrer en villages pour se préparer aux attaques des autres peuplades environnantes. Sécurité oblige.

Ces villages sont devenus des villes. Les villes centralisées à outrance ont grandi encore avec les populations pour devenir des mégapoles voire des "mégalopoles". Le côté sécuritaire était sauvé pour un temps. Les excès apportés par les temps modernes a changé la donne. Nous entrions dans l'ère industrielle. Style 19ème, 20ème, dirait-on avec les mots de l'antiquaire.

Brûlons les étapes, allons voir les résultats du dernier.

Vivre en ville a été le premier objectif. Vivre ensemble, les entreprises y voyaient les moyens à sa production. Les travailleurs ont suivi jusqu'à la découverte de certaines pollutions. Le moteur à explosion n'est-il pas fait, là, pour "exploser" et donc de se faire entendre? Le bruit et le manque d'espace pour humain ont renversé le processus et poussé les travailleurs à retourner au vert. Ces travailleurs sont devenus de fait des navetteurs, contraintes et forcées, le plus souvent.

Cette décentralisation entraîna une exode du plus belle effet. Nous avions deux marées. Une montante et une descendante. Le ressac qu'elles produisaient, n'étaient pas perdu pour tout le monde.

Ah oui, je ne vous ai pas dit, il y a aussi le bon pétrole qui n'en finit pas de vibrer et la pollution engendrée par ces moteurs à explosion venaient s'ajouter à la "promenade".

Pour ne plus se marcher sur les pieds, on s'étend, jusqu'à, peut-être un jour, se rencontrer à nouveau, s'intégrer, fusionner dans un autre ailleurs, une autre ville.

Quand les affaires marchent, on pense à retourner à la campagne pour trouver à se loger loin des nuisances. Les envies, ça n'a pas de prix. On n'arrive, en fait, qu'à se ressourcer l'espace d'une nuit. Mais, c'est déjà ça. Les prix relativement raisonnables des pénates à la campagne, aussi, y sont manifestement pour quelque chose.

L'immigration a ajouté une touche personnelle. La main d'oeuvre, on aime, par ici, surtout quand elle est raisonnable du côté "prix". Pour les immigrés, aller voir ailleurs, vers des économies plus riches, n'est-ce pas un des moyens de cette exode en fusion pour suivre une nouvelle culture économique? Télé aidant, pour eux, encore, la publicité traversant les frontières, on est au courant de l'"oppulence" des voisins. On se souvient des messages pas trop bien ciblés de "Devenez scandaleusement riche". Peut mieux faire.

Aujourd'hui, chez nous, rien n'a vraiment changé dans l'infrastructure. Toujours des villes, des villages, mais, aussi, de moins en moins de campagnes. Ce n'est pas uniquement dans nos pays dits civilisés, d'ailleurs. On exporte aussi nos vices. On déboise pour cultiver et aussi exporter les cultures exotiques vers nos pays qui savent payer. Aurait-on oublié que l'on devait garder encore un peu de jardin à cultiver?

Ah, oui, nos agriculteurs se plaignent. Ils ne parviennent pas à nouer les deux bouts. Ils ont raisons. L'Europe s'en est rendu compte enfin. On produit trop, disait-elle, là-bas, chez les technocrates et on a subventionné. Ce qui ne résoud rien. On voudrait être payé au juste prix pour sa véritable production. Ne serait-ce pas légitime?

Autour des centres, la transhumance a repris de plus belle. Les routes, aux heures de pointe, pointent avec de plus en plus d'épaisseur, surtout du côté des fumées. On réduit les vitesses. Elles sont devenues le cauchemar moderne. Le rat des villes aller visiter le rat des champs, on veut bien, mais c'est avec douleur quand on compte le nombre d'heures nécessaires pour le retour aux sources et le manque à gagner pour l'économie et en heure d'impatience à bord des voitures.

Ce temps perdu, certains on penser les rattraper en travaillant plus.

Les temps deviennent à nouveau durs, très durs. On râle.

Dernièrement, cet humain nouveau apprend que les biens ne sont plus durables et que ce qui lui sert de véhicule dans ses déplacements n'a plus la cote parce qu'il consomme des biens non durables.

Alors, on réfléchit. Mais, c'est bien sûr: on a entendu cela quelque part, il y a le pétrole vert. On est sauvé, encore une fois.

Pas vraiment. Il faudrait maintenant choisir entre manger ou rouler. En effet, le terrain qui est pris pour l'agroénergie, ne serait plus là pour les cultures nourricières.

C'est dingue. On valse de Charybde en Scylla, dit le gars au noeud pap.

Entre-temps, les entreprises se sont internationalisées et ramifiées. La mondialisation. Un besoin de flexibilité, de mobilité dans le temps et l'espace s'est manifesté pour en devenir une revendication et condition d'embauche et de maintien de l'emploi pour les travailleurs.

On change la donne une nouvelle fois. On se cherche des moyens d'éviter les déplacements trop gourmands en énergie. Les conseils affluent. Les augmentations de prix et les taxes aussi, au cas où on ne comprend pas.

Le travail à domicile? Pourquoi pas, quand c'est possible. Il se conçoit dans des professions qui ne nécessitent qu'un matériel bien léger. Le gros des troupes reste malheureusement toujours en déplacement pour vaquer à ses occupations et en rejoindre le lieu de l'exercice. D'autre part, ce serait peut-être un piège, est-il constaté: les services d'aide à domicile seraient déficitaires de cette manière. Les repas à domicile ne sont pas encore dans les moeurs européennes. Mise à jour du 24 janvier 2007: il y aurait embouteillage en vue sur le Net entraînant une remise en question?

A l'aide des télécommunications, le monde du travail pourrait devenir un réseau avec les entreprises qui se connectent en toile d'araignée et remettent les villes comme des cerveaux en mouvements neuroniques. "Je me ballade, je surfe".... Pas de limite. On pense même que cela permettra des extensions inimaginables, surtout, dans les bénéfices.

Internet, s'il rassemble le plus souvent, ne peut malheureusement pas toujours tout assumer. Les informations, ça transitent, l'esprit d'équipe pour apporte la cohésion, ce n'est pas trop réussi dans ces conditions. Mais, on s'en tappe.

La téléportation, elle, reste, malheureusement, une pure fiction de l'esprit inventif des futurologues en mal de sujet.

Même s'il existe des mobilhomes pour vivre comme le désireraient les entreprises, ce n'est pas dans sa nature. L'escargot n'est pas devenu le modèle de prédilection de l'humain en dehors des vacances.

"Les Belges bougent trop peu" était-il dit, fin 2006. La mobilité géographique et professionnelle des chômeurs et des travailleurs insuffisante. On encourage, donc, la mobilité.  

Alors, ce n'est pas demain le "stop". 400.000 navetteurs, 50% des travailleurs de Bruxelles n’habitent pas la ville et le travail résultant ne bénéficie même pas à ses habitants. Un comble. Les administrateurs de la ville ne font que le rappeler. Le prix pour vivre dans le noyau citadin est en continuelle augmentation et n'est évidemment pas étranger à cette pratique.

Les solutions trouvées semblent bien peu efficaces. Il y a les transports en commun, bien sûr. Le "car pooling", pour continuer à profiter du confort pratique de la voiture, aurait pu aider, mais il apporte une efficacité de façade et bien irréelle face à la flexibilité désirée et incompatible au synchronisme affairiste demandé.

L'Echo titrait "Si les conditions de travail se sont stabilisées, les horaires atypiques se généralisent.". La solution restante, la "route". Toujours, elle. La voiture de société avec conducteur propriétaire et responsable est proposée en échange d'une obligation contractuelle de flexibilité. Nos dirigeants, avec voitures de fonctions et chauffeurs, ne sont pas vraiment incités à trouver des solutions et ne donne pas l'exemple. Le temps perdu au volant et son manque à gagner ne trouvera pas débiteur.

Chacun s'y retrouveraient? Une solution "win-win" comme on aime se la refiler quand on n'a rien d'autre à dire.

Sans le percevoir au grand jour, la vie familiale est touchée par ce nouveau "nomadisme" quotidien. Le travail prend le pas sur les obligations vis-à-vis du conjoint et des enfants. Les communications dans le couple en arrivent à se faire uniquement de manière virtuelle. Les enfants sont livrés à eux-mêmes avec des parents qu'ils ne voient plus que sporadiquement.

Mais, on s'habitue à travailler de plus en plus dans l'urgence. On papillonne. On butine le travail qui s'éparpille et n'offre plus de marge de manoeuvre pour trouver du temps pour soi.

2077da33165b29705f65226b323fab05.jpgL'Echo titrait encore "Plus on achète, plus il y aura des bouchons (et d'accidents)... c'est mathématique". Il visait les camions qui envahissent nos routes et qui les paralysent à la moindre incartade. L'économie, ça roule ! Un pourcent de croissance économique équivaut à un pourcent de plus de transport routier. Mais quand on aime, on compte pas.

Huit ministres belges, parait-il, gravitent autour du problème du transport, mais chacun n'a droit qu'à une recommandation. Mal parti?

Le recentrage de la vie active se dessinerait-t-il à l'horizon? Cela ne semble pas. Le coût de ces bouchons est estimé à 10 euros/h par voiture et 46 euros/h par camion.

L'"homo erectus" est devenu pour longtemps l'"homo neuroticus" dans un réseau d'interactions virtuelles sans attache physique.

Un nouveau Petit Livre Rouge donnerait peut-être des consignes sur le mode opératoire et surtout donner le mode d'exécution. On s'adapte, on patine mais on se fatigue.

Le cocooning resterait le but à atteindre aux yeux des jeunes et des vieux couples, mais il tourne doucement à l'aigre. Le transport a rencontré son problème majeur pour relier l'écologique à l'économique.

Ecologique par l'obligation de diminuer la consommation des carburants pour diminuer les gaz à effet de serre, tôt ou tard placée dans les règlementations. Nous sommes dans ses serres, en effet.

Economique pour continuer à faire des affaires et par l'obligation d'économiser le carburant qui devient cher et qui s'en va sans espoir de retour. Les énergies non renouvelables ont trop greffé les habitudes dans un certain immobilisme de la facilité.

Acheter des produits exotiques qui viennent de l'autre côté du monde et en toutes saisons, on commence, tout doucement, à sentir l'histoire ancienne.

La rupture avec le rêve serait-elle consommée? Doit-on désormais consommer du cauchemar ?

Non. Si, on n'a pas de pétrole, on a des idées. Des incitants pousseraient ce recentrage et l'abandon de sa maison trop éloignée de sa transhumance quotidienne vers le boulot et de la volonté de consommer tout et n'importe quoi. Cela pourrait être par des motivations, mais aussi des obligations par des coûts qui dépasseront de loin les possibilités de chacun pour assumer ses désirs.

On apprend qu'Adam Smith reste le père de la science économique moderne. Les mesures d'incitation efficaces produiraient, selon lui, de bons résultats. L'économie a pourtant brouillé les pistes. La révolution industrielle est passée par là. Les directions prises pro-citoyennes et qui allaient à l'encontre de l'économie ont réservé des marches arrières dans le progrès. Des exemples ont malheureusement prouvé que la mobilité a justement été la clé du progrès d'une société tout en restant éloignée de la volonté de l'individu lui-même. Le pouvoir de l'argent et son attirance se sont retrouvés comme l'antidote à l'épanouissement des différents éléments de cette société. Les pays scandinaves, cités en exemple, comme les jalons de la réussite et de la prospérité paient un lourd tribu du côté des dépenses publiques et des taux d'imposition régie par des règles, des règlementations et des restrictions. La liberté et la compétitivité sont-elles à ce prix?

Qu'a-t-on entendu comme « eurêka » pour saucissonner le problème en projets de société?

Le réel pollueur payeur s'ignore. Il faut changer cela. A la grande échelle mondiale, les vases communiquants devraient transférer notre trop plein de pollution sous forme de "droit à polluer" à payer à qui n'a pas la "chance" de le faire.

Le consommateur ou distributeur de ses biens gagnés chèrement par son travail se sent particulièrement lésé. Pieds et poings liés à des découvertes scientifiques, il reste attentiste, impatient et aussi impuissant. Coupable mais pas responsable, je suis et je reste.

A-t-on d'autres choix disponibles et les idées sur la table pour contrôler nos agissements tant décriés? Les taxes, les frais de toutes sortes ne sont toujours pas ajustés à la réelle utilisation des choses. Le kérosène reste non taxé. Le kilomètre parcouru au volant de sa belle auto n'est taxé que de manière forfaitaire et jamais comptabilisé au kilomètre près. Si le carburant correspond à la distance parcourue, les assurances et les taxes ne se font pas payer par kilomètre. Est-ce normal que le prix au kilomètre parcouru diminue plus on en parcourt? La fiche de la cylindrée est là. Oui. Mais, la taxe de solidarité ne réconcilie pas tout. Et payer la route à l'usage, on en parle.

On planifie même de ramener l'entreprise en ville. Wallonie, terre d'acceuil pour les investisseurs. Disponibilité: 2300 hectares pour l'activité économique, est-il dit par le ministre de l'Aménagement du territoire autour de Bruxelles.

Va-t-on avoir des chambres pour dormir dans l'entreprise comme c'est prévu dans les pays de grande conjoncture en Asie? Non, pas encore, heureusement.

En 2000, on avait prévu 939 hectares de zonings d'habitat "empruntés" aux zones agricoles. On consulte les communes et l'Union wallonne des entreprises à la même table. Suite au prochain numéro.    

Mais en y réfléchissant, pourquoi vouloir s'éloigner l'un de l'autre. L'homme n'est-il pas un animal sociable? Pourquoi la ville est-elle devenue polluée par les odeurs et les bruits? Les campagnes jouissent d'une attirance pour le rat du champ. On l'a dit. Le rat des villes, lui, se voit forcé de quitter ses prédilections pour un simple « raté » dans la construction des villes de manière trop anarchique.

Les transports en commun ne tiennent pas toujours la route. C'est incontestable. Le pratique va avec l'investissement le plus intéressant, le plus rentable.

On extrapole des solutions compartimentées. Le train utilisé pour tout déplacement qui ne dépasserait pas les 1000 kilomètres. Le vélo en dessous des 10 kilomètres. La voie fluviale, encore moins chère, à transporter tous les produits non périssables.  Le reste au milieu. De la théorie, tout cela?

L'électricité reste la solution idéale à cause de ses possibilités non polluantes mais il faut qu'il soit supporté par les constructeurs de nos véhicules. L'hydrogène, la pile à combustible, l'énergie de fusion nucléaire sont les projets de demain. Mais le temps presse.

France2 programmait ce 21 octobre, "Le jour d'après", ce film catastrophe et de fiction qui met en garde, si besoin était, que le réchauffement climatique est à nos portes et que ses conséquences, dans l'extrême pessimisme, pourrait plonger nos pays du nord dans un hiver perpétuel. Bizarre de mélanger réchauffement et froidures. Pas si bizarre en définitive d'après les climatologues.

Les catastrophes en film, on aime. Etrangement. Mais, surtout bien à l'abri.

Le cocooning a pris ses quartiers divers et d'hiver, d'ailleurs.

Lors de Noël qui vient de se dérouler, on aurait pu croire que la population aurait été bien plus regardante aux dépenses. Et bien non, pas vraiment. Les affaires ont marché. On s'est réfugié un peu plus que d'habitude dans ses pénates. On a fait exception. On a cassé le cochon sur la cheminée. L'année prochaine faudra changer son fusil d'épaule. C'est dit, les cochons seront au régime. On ne gagnera pas plus l'an prochain. On est préparé. On l'a dit.

De plus, construire va couter plus cher l'année prochaine. Les augmentaitons arrivent. Le béton, rien que lui, 8%. La brique, il faudra avoir une terrible dose de digestif pour en garder dans le ventre.

Ce "Home sweet home" a décidément son mot à dire mais pas dans la continuité.

La transhumance est-elle obsolète? Faudra-t-il reprendre les routes pour continuer à vivre, par contre? L'écologie pousse à diminuer les frais des déplacements. La finance, au contraire, préconise la mobilité.  La terre, elle, n'aura aucun problème de continuer son autre moitié de vie. Sera-ce avec ou sans nous? Question embarrassante s'il en est.

L'équilibre entre la vie et le rêve est tellement subtil et dépendant de quelques petits degrés de température ou de chaleur. La fiction et le rêve sont une des manières d'approcher la vérité.

74d86cb5308f8d84f5c01d1019b3c0d7.jpgDu côté "fiction", l'avenir est à nous.

Les robots seront bientôt familier dans l'entreprise. Ce sera un changement d'esprit, était-il avouer en mai 2007.

On va pouvoir, décidément, vraiment profiter de cette manne de travaux sans effort.  

 

Décidément, on veut nous faire peur.

Non, nous n'avons pas fini de bouger, c'est sûr.2ce5970d645d3c39a4568e152b8da68a.jpg

Aller ailleurs, rien que pour voir si son semblable y est toujours. Cela devrait rassurer.

Chérie, j'arrive...

Vite, à la maison !

 

f451919e394904587fa8654d7bb112ea.jpgMais, il faut fêter 2008. Surtout, sans appuyer sur le champignon. Ce ne serait pas convenable.

Un cadeau? Aller voir les images des "Galeries bruxelloises en fête". Car,  chez nous, on continue à rire" Cliquez sur l'image suivante: ceb7515474fd2c887951fe48299cbb19.jpg

 

Bonne année à tous!

 

L'Enfoiré,

Et Le Panda que va-t-il en dire de tout cela?

 

Citations:

 

  • "Avec une télécommande et une chasse d'eau, l'homme est un animal sédentaire qui vit heureux.", Philippe Bouvard

  • "Je n'aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n'échangent rien ne deviennent rien.", Antoine  de Saint-Exupéry

  • "Partir, c'est mourir un peu, mais rester, c'est crever doucement.", Gilles Veber

  • "Petit à petit, les chats deviennent l'âme de la maison.", Jean Cocteau

 

 

24/12/2007

Pas satisfait de la vie?

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Le bonheur, cette source de recherche individuelle et universelle, est une source de contradictions. Mais, êtes-vous, simplement conscient de ce qui rend heureux? Pour Noël, ce serait déjà un merveilleux cadeau d'essayer de comprendre où chacun se trouve sur l'échiquier de la vie. Un conte reste très artificiel. Vivre avec son potentiel pour changer de la morosité. Pourquoi pas?

 

Suis-je heureux? Voilà bien le genre de question qui fait chavirer. Le bonheur, cela existe-il vraiment? Faut-il une certaine prétention pour se oser se l'avouer et surtout chercher à le diffuser chez d'autres. La mélancolie est souvent inscrite dans la morosité ambiante. Mais, chacun n'y mettons-nous pas insidieusement une touche personnelle de mauvaise humeur pour accentuer le problème?

pas-satisfait-de-la-vie_noel.jpgLes réveillons de Noël et du Nouvel An sont propices aux souhaits. Devraient-ils uniquement être réservés aux autres ou aussi pour en préserver un peu pour soi-même pour constituer le premier pas vers une amélioration générale ?

 Cela ne fait pas bien, pas "in", d'aller contre ce courant d'humeur négative. Tout va mal. Rien ne marche comme on le voudrait. Tout pousse dans ce sens.pas-satisfait-de-la-vie_noel2.jpg

Le Soir nous apprenait qu'un Belge sur cinq souffre de dépression.

En cette fin 2007, sommes-nous si mal lotis? Certains jours, quand le ciel est bleu et qu'une bonne nouvelle arrive, un sursaut et ce qui est vendu comme pays de cocagne, reprend du poil de la bête. On tente de tout oublier alors.

Le problème est-il extérieur ou intérieur? Mauvaise compréhension de ce qui nous entoure? Cherche-t-on dans le bon sens ou est-on trop limité à des réflexions, des impressions qui sont poussés par le ralbol ambiant? A la télé, où on est très friant de montrer le plus de drames possibles. Il faut vendre avec des ficelles connues. Faire rire ne fait souvent pas recette.

Une preuve flagrante de cette semaine: mon magazine de télé présente ses voeux les plus sincères en première page. Troisième page que trouve-t-on? "Les grandes catastrophes de 2007". On se rattrape un peu plus loin avec les unions, réussites, naissances dans le show-biz. Paradoxes ou connerie, style « Nous deux » people qui ne fait que rêver ?

Les problèmes d'augmentation du coût de la vie, d'un gouvernement qui tardait à se modeler chez nous, sont bien réels. Mais, dans une île déserte, sans information, sans média aurait-on les mêmes envies de morosité?

pas-satisfait-de-la-vie-optimiste.jpg"Il vaut mieux être riche, beau et bien portant que pauvre, moche et maladif ".

Belle phrase toute faite. Encore une fois, d'accord. Mais, cet esprit est aussi un problème de comparaison avec l'"autre".

Se sentir «bien dans sa peau», «bien dans ses chaussures» sont des réflexions, des idées que l'on doit régulièrement mettre à plat sur la table pour orienter sa vie future au mieux des possibilités. Cet impression diffuse, indéfinissable d'être "fiu" comme dirait l'hawaïen, de spleen  ou de bluz est très dépendante de l'instant. Se lever du pied "gauche" et c'est la journée entière qui passera dans la mauvais humeur. Qui prendra le temps de prendre le temps d'analyser la raison intrinsèque de cette humeur massacrante ?

pas-satisfait-de-la-vie_drogue.jpgOn n'a plus le temps pour ce genre de réflexion du recul. Angoisse et stress semblent les seuls futurs. Un sourire, personne n'y penserait. La radio du matin n'apportera probablement aucun contre courant. On aime trop se morfondre. La dépression n'est pas loin. Le mot "crise" a été galvaudé de multiple fois pendant les 6 mois de recherche de notre gouvernement belge. Elle fait vivre les annonceurs, pas les administrés.

Si nous ne faisons pas le pas dans le sens de la proactivité, chacun de son côté, d’autres s’en chargent pour nous. Heureusement.

Scientifiques, économistes, gouvernements cherchent désespérément à trouver réponses, raisons et corrections à un "mal-être social" qui pourrait se généraliser sans y prendre garde. Quand l’économie d’un pays est en jeu, rien n’est trop cher. Avoir une visibilité sur les désirs, les manquements et besoins d’une population insatisfaite est une obligation pour le gouvernement avide de faire progresser les rentrées de l'Etat. La psychologie appliquée globalement au niveau d’un pays est une préoccupation majeure par la recherche d’un indice du bonheur. Le malheur est tout simplement contre-productif.

La dé-motivation au niveau politique effraye les démocraties qui se voient chahutées par une attitude plus volontariste du côté de l'opposition et des partis extrémistes.

Pourtant les marges de manœuvre des politiques sont étroites. Le domaine privé est difficilement accessible globalement. La santé et l’emploi sont les seuls points dans le champ des actions possibles. Même au sujet de l’emploi, les avis sont partagés. Le chômage, l’insécurité d’emploi sont ressentis comme une menace contre le bonheur.

La population elle-même est contrastée.

Pour les uns, «Le travail, c’est la santé». « Travailler plus », ce serait donc l'augmenter. Conclusion simpliste et parfaitement anachronique.

Pour d’autres, comme le chantait Henri Salvador, c'est plutôt «Ne rien faire, c’est la conserver». Dans ce dernier cadre, une volonté d’atteindre la pension au plus vite est une revendication syndicale non dissimulée. Le juste milieu n'est-il pas ce qui réconcilierait les deux visions. Travailler pour occuper son temps agréablement fait bouillir la marmite aussi bien pour le haut et pour le bas de l'échelle.

Mesurer le degré de satisfaction est souvent devenu une phobie de la Société. Les fameux «survey» planifiés annuellement dans les sociétés commerciales, l’auto-évaluation n'en sont que des exemples. Cet auto-évaluation mène en arrière plan à une auto-satisfaction pour les dirigeants. Les gouvernements ne seraient que trop heureux de savoir ce qui rend leurs citoyens heureux. Question de garder son poste pour les élections suivantes.

Comment mettre ce bonheur en équation mathématique est un objet de recherche souvent plébiscité lors des Prix Nobel.

La félicité, ça ne s’invente pas, ça se construit et ça s’ajuste tout au long d’une vie.En vouloir toujours plus et tout de suite, cela est moins évident. Un pied dans la nostalgie du passé et un autre dans l'espérance du futur, nous sommes d'éternels insatisfaits. Le présent ne semble plus suffire et à combler le besoin de cette nage entre deux eaux.

La santé, la plus souvent citée dans les vœux de Nouvel An est, bien sûr, primordiale et un bon point de départ. Nous y sommes en période de voeux. Alors, plein tube mais avec un souci de continuation pour le reste de l'année. La santé est affaire de chance, probablement du côté des gènes et pas du statut social et financier.

L’argent, lui, malgré son potentiel, ne fait pas le bonheur. Pour certains, posséder toujours plus est le but en soi. Pourtant, l'argent n’est qu’un outil bien nécessaire, mais qui ne répond pas à tous les désirs bien compliqués de la psychologie humaine.

Quand on se rappelle le film "Titanic", on y constatait l'envie de l'héroïne de descendre du pont des riches pour retrouver le plaisir simple de la 3ème classe. On s'emmerdait trop sur le ponton d'en haut.

Cette aspiration d'avoir toujours plus profite à certains. C'est peut-être déjà ça, mais autant que ce soit avec un peu de couverture sur ses propres pieds.

dce8b10a4ac0a9245b38ed8422362673.jpgLa Loterie Nationale, par exemple, ne s'est jamais aussi bien portée. Elle "canalise" cette phobie vers des oeuvres utiles. "Devenez scandaleusement riche" est le slogan à la mode. Notre planète abriterait selon les statistiques quelques 8 millions d'euro-millionnaires. 65.000, rien qu'en Belgique. La France ne devrait pas être en reste.

La course à l'argent fait le lien vers un paradis tout tracé dans son absolu. Quel paradis? Où est-il? Certains poussent même cette recherche dans des extrémités irréfléchies au profit d'on ne sait qui.

Les carnets d'épargne ont été échangés par des fonds plus risqués et la chance sourit parfois aux téméraires. Travailler d'arrachepied n'a plus été la panacée pour gagner de l'argent et s'assurer une pomme pour la soif. "Comment mettre de l'argent de côté tout en ayant le même devant soi?" (Raymond Devos). "That's all folk" verrait-on en fin du dessin animé avec l'oncle Picsou.

Avoir du bol peut parfois, dans ce cas, se retourner et se résumer en un bol pour prendre le véritable bouillon. Être gestionnaire de fortune n'est pas une mince affaire. Les loups sont toujours à l'affût. De plus, ce ne sera jamais un sinécure. Un manager de haut niveau ne dort pas tous les jours sur ses deux oreilles. Mais, il a des compensations, bien sûr. Compensations, qu'il ne parviendra peut-être pas à assumer. La vie est bien courte. "J'ai oublié de vivre" chantait Johnny.

Le sociologue de l’Université de Pennsylvanie, Glenn Firebaugh, publiait les résultats d’une enquête surprenante qui dévoilait que cet outil d’échange pour l'achat de nos biens consommables ne faisait absolument pas le bonheur.

Statistiques et études aléatoires ont permis de justifier cette affirmation qui sera peut être très mal perçue par celui qui ne jouit pas de moyens financiers en suffisance.

Pour se justifier, il va même plus loin en affirmant que pour une classe d’âge donnée, plus le revenu des autres augmente, plus le niveau de bonheur individuel diminue. La neurasthénie guette.

Voilà bien le problème: son propre compte en banque n’est pas en cause, mais, celui des autres l’est. Envies, jalousies effacent l’optimisme et le moral des troupes. Les biens matériels ne devraient pas prendre le chemin des signes extérieurs de richesse sous peine de créer le malaise d’autrui. La publicité a certainement une part importante de culpabilité dans cette morosité.

Si l’on ne fait pas partie du clan des milliardaires, qui bien sûr se situe hors concours, il vaut donc mieux se réfugier dans la forêt à l'abri de tentations que de se mélanger aux autres au risque de se découvrir défavorisé par le destin. Les gens primitifs ont souvent vécu des jours bien plus heureux avant de se retrouver dans une civilisation de consommation qui les a rendus moins réceptifs aux plaisirs simples de la vie. Le bonheur serait-il seulement une question d'innocence?

Pourquoi le bonheur a-t-il, plus souvent qu'il ne faut, du plomb dans l'aile? Par le passé, le progrès a été vu par les gens comme une amélioration générale alors qu'aujourd'hui, l'impression est inversée. Le pessimisme dans le lendemain a terni cette espérance. Pourtant, n'importe quel homme du Moyen Age (à part le seigneur qui tirait les ficelles), n'importe quel Africain ou Asiatique sauterait peut-être de joie pour prendre une place dans cette société occidentale. Les preuves sont là.

«Happiness Lessons from a New Science» , livre de lord Richard Layardde la «London school of Economics» étudie en détail le phénomène du bonheur.

Les convictions de la Société existant depuis le 18ème siècle sont ébranlées par une constatation terrifiante pour l’économie: la richesse d’une nation ne conditionne pas mathématiquement le bien-être de ses habitants.

Le revenu élevé n’est pas la solution idéale au bonheur.

Le PNB a cette fois du plomb dans l’aile dans l'absolu. L’apriori du riche avec le sourire aux lèvres aussi.
Des échelles de bonheur apportent des preuves indéniables à cette distorsion par la comparaison entre pays dits riches et pauvres. Les Belges seraient moins heureux que les Ghanéens! Alors que leur PNB ne cesse de grimper, les Etats-Unis sont peut-être dans le peloton de queue des pays qui nagent dans un bonheur béat. Les psychologues pullulent dans ce pays béni des dieux. L’habitude de baigner dans une atmosphère de complète satisfaction financière, de pouvoir d’achat suffisant et de confort, n’a pas apporté la béatitude consacrée pour une telle situation. Si au départ, il semble agréable de se retrouver à l’aise, une dépendance vis-à-vis de ce «dieu dollar» s’installe très vite et une habitude de confort, une indifférence font oublier le but essentiel de la vie. Le «Carpe diem» a été mis aux articles des idées obsolètes.

Le Nouvel Observateur d'octobre 2006 proposait d'"Apprendre à être heureux". Associé au livre d'Odile Jacobs, "De chair et d'âme", rappelait que tout se passe dans la tête. Génétiquement, nous ne sommes pas égaux devant le bonheur. L'importance de la sérotonine sécrétée, véritable anti-dépresseur naturel fait le reste. Le cerveau est en constant travaux d'ajustement en fonction des événements extérieurs. Donc, le bonheur est affaire de moment, d'environnement et de la perception de ces événements que nous en faisons. Le bébé synaptise 200.000 neurones par heure. Ce potentiel sera ou non occupé à plein temps en fonction de l'attachement ou de l'abandon de son entourage qui lui donne amour et temps. Protégé, mais pas surprotégé, car sinon il ne pourra pas temporiser la satisfaction de ses désirs. Il s'agit de se trouver entre sécurité et peur, pour assurer au mieux sa dose de bonheur. Passé la petite enfance, le processus se ralentit mais reste présent. A l'adolescence, d'autres facteurs entrent en ligne, la testostérone, chez le garçon, et reproduisent cette instabilité en variant dans des proportions de 10 à 20 fois plus fortement la situation normale des sentiments.

La morosité ou la sinistrose ont plutôt pris le pas même dans ces endroits privilégiés. La drogue a comblé ce mal de vivre.

La déprime ne devrait pourtant pas être à l’ordre du jour car nous vivons dans la société la plus heureuse de tous les temps. Nous l’ignorons mais c’est peut-être un bien pour la recherche des moyens pour rendre les moins favorisés plus heureux. Les sources de bonheur les plus citées sont l’activité sexuelle, le sport, la qualité de la vie sociale, se relaxer et avoir des activités les plus diverses. De l’autre côté, ce qui déplaît le plus souvent seraient les transports en commun pour se rendre au travail, s’occuper de la maison, les relations difficiles avec ses supérieurs au boulot.

Sans repères, sans motivations bien marquées, les populations déboussolées sont souvent cantonnées dans des besognes qui ne plaisent pas ou plus.

Quand on demande quels sont les souvenir des meilleurs moments de la vie, on tend étrangement dans ce que l’on pourrait catégoriser de «mauvaise période» mais qui ont l'avantage de sortir du train-train habituel. Les uns parleront des moments pénibles de la guerre ou de ceux qu’ils ont vécus à l’armée. La nostalgie naturelle pour les événements du passé est bien entendu à prendre en compte pour relativiser cette constatation. Il faudrait réactualiser la chanson "Mais à part cela, Madame la Marquise" apparue un peu avant la dernière guerre. On a perdu cette façon d'appréhender la vie. On chante sérieux, désormais, et ce n'est pas nécessairement la bonne méthode.

La mobilité géographique, la flexibilité dans le temps demandée par les employeurs à leurs travailleurs pour y associer un certain plein emploi (et réaliser plus de bénéfices), ont des effets négatifs sur le bonheur en augmentant les ruptures familiales et sociales, ce qui est contraire au bonheur d’après les réponses données aux tests d'autosatisfaction. La santé en pâtit naturellement.

La mauvaise santé est pourtant surestimée par les biens portants quant à son impact sur le bonheur. Certaines extrémités de maladies chroniques éliminées, certaines situations non enviables ne sont pas nécessairement des raisons essentielles pour le rejet du bonheur qualifié de primaire.

Pas besoin d'être riche pour se sentir bien. C'est une question d'humeur et d'optimisme ou non.

Une vision claire des vraies valeurs pourrait aider à concevoir un monde meilleur, plus équilibré, plus conscient de cet espace de vie qui nous a été donné en accordant une place exacte au bonheur.

La paix, la liberté d’expression, la vie naturelle, la reconnaissance parmi les autres constituent des préambules et des incitants pour les accentuer.

d581bd43d8a7704e97fb84172ea00c65.jpgLe succès a la vertu de rendre heureux et fait vivre plus longtemps. C’est prouvé.
Même être sous les feux de la rampe, n’est pas nécessairement le seul moyen d’arriver à ses fins. Recevoir les coups de malchance à répétition, par contre, est certes à mettre dans les dangers potentiels de la déprime.

Dans sa chanson «J’aime pas les gens heureux», Eddy Mitchell chantait avec plein d’envie ce besoin bien légitime de bonheur.

William Sheller, par contre, voulait simplement être "Un homme heureux" avec la conviction nécessaire pour y arriver.

Pierre Peret conclut que "Le bonheur, c'est toujours pour demain". 

Une pièce de théâtre m'interpelait, il n'y a pas si longtemps :

"Nous sommes tous vivants!" d'Olivier Charlet. Deux accidentés de la route dans le coma profond, dans la salle d'attente, en transit, entre la vie et la mort, assis devant leur corps, se parlent, revoient leur passé ensemble, se posent les questions existentielles, essentielles de "pourquoi, ai-je été choisi par le mauvais sort. Le premier, jeune, se posait la question: "Pourquoi, devrais-je, contre mon gré, quitter ce monde que j'aimais, qui semblait m'aimer au vu du défilé de personnes à mon chevet? Avons-nous bien conscience, chaque jour, des instants uniques et par conséquent magiques que nous vivons, grâce et malgré nous?". Cela se poursuivait dans un dialogue :

Olivier : Je suis là, je me demande ce qui s'est passé!
Bernard : Tout ça va tellement vite!
Olivier : Et tout est suspendu!
Bernard : comme si le temps s'arrêtait !
Olivier : Comme sur une photo!
Bernard : J'ai pas le temps d'avoir peur
Olivier : Pourtant je crois que j'ai peur
Bernard : J'ai envie de crier
Olivier : J'ai envie de pleurer
Bernard : J'ai envie de me rappeler
Olivier : comme pour profiter
Bernard : des derniers moments
Olivier : des derniers instants

Alors, une définition du bonheur est purement subjective, mais je vais tenter d’en donné une, personnelle:«C’est faire ce que l’on veut quand on veut et avec qui l’on veut dans un esprit de coup de coeur».

Trop demander ou pas assez? C'est selon.

Le bonheur est une affaire personnelle, c'est vrai. Il faut le rechercher à sa manière, avec les moyens disponibles, parfois futiles, en essayant de ne pas écraser l'autre. Car, ne dit-on pas que le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres?

Sourire et rire sont les antidotes de la déprime. Et ça, personne ne force à le faire. A relire sans modération, cela date seulement d'un 1er avril.

La recherche du bonheur transite aussi par la volonté d'aller vers l'autre. Expliquer, essayer d'étaler ses problèmes au grand jour peut aider. Cela donnera peut-être une fausse idée de soulagement, une illusion que l'autre partage. Chacun est profite ou subit son propre corps en exclusivité. L'altruisme pure et dure n'existe pas. Il se nourrit d'échanges, de partages d'idées et de potentiels divers. L'autre ne donnera donc que l'illusion salvatrice. Mais, ne vit-on pas souvent que d'illusions?

La recherche du bonheur est comme la résolution d’un puzzle dont il manquerait une ou plusieurs pièces en permanence. On se contentera d’admirer le résultat en oubliant les trous ou, au contraire, on se morfondra à la recherche des pièces manquantes.

Comme, il était dit dans le livre de la jungle: "Il en faut peu pour être heureux", chose que la majorité ne prennent pas le temps d'évaluer à sa juste valeur.

Pour arriver à "être gonflé à bloc", selon l'expression, que faut-il? Un peu de souffle, parfois un peu plus, mais surtout ne pas oublier de fermer la sortie d'air par après.

Booster son capital confiance en soi, sera une des étapes fondamentales.

Ne jamais envier les autres est « la » règle. La fortune d'autrui, peu importe l'importance, ne peut influencer. Le fait de se sentir moins riche , rend malheureux.

Philosophie du nihilisme ou de volonté de confort dans sa peau? Le rythme de chacun doit être en synchronisme avec le pouvoir de faire les choses désirées au plus profond de soi. C'est le but avoué.

En définitive, le plus heureux de l’affaire, c’est que c’est très contagieux, le bonheur.

Alors, cela vaudra le coup d'y prêter le plus d'attention possible.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas eu de regrets en chemin. Mais ce genre de nostalgie n'a jamais apporté de progrès notable et futur ni pour soi ni pour le spectacle que l'on en donne aux autres.

Garder des pensées positives même dans l'adversité n'est pas simple, je l'admets bien honnêtement. Mais étrangement parfois au plus profond de la chute, il subsiste des repêchages inattendus et providentiels.

Le sort ne s'acharne pas continuellement sur la même personne. Il a bien d'autres choses à régler.

Un truc bête pour se conforter et penser qu'on garde un tantinet de chance?

Mettez un compteur imaginaire à zéro le matin et chaque fois qu'une chose se passe bien, aussi futile qu'un feu rouge qui devient vert à votre passage, un ascenseur qui se trouve à votre étage sans attendre, vous ajouter un à ce compteur. Additionnez les en fin de journée, pour s'apercevoir si la journée a été bonne. Complètement idiot? Pas vraiment. De toute manière, beaucoup moins d'effets secondaires que le Prosac.

C'est du temps perdu de regretter certaines marches ratées du passé, le futur se sera la surprise, quant au présent, il faudra le rendre à la hauteur de ses espérances.

46693e192925f71d027baa298a317fca.jpgL'année 2007 se termine en demi-teinte comme les précédentes.

Cette année électorale en France et en Belgique, nous, citoyens européens s'est une nouvelle fois étirée dans l'espoir et dans la déception. Une occasion, Belges, à connaître les autres communautés, que les Plans Marshall ne soient pas des mirages, seraient les maximes à préconiser. La peur de l'autre ne s'est pas éteinte pour autant. Le combat pour la planète restera le plus important pour tous.

Les divertissements qui fleurissent à la télé se réfèrent comme des "Années bonheur" de Sébastien, essayaient de vendre un passé qui devait être beau parce que ce sont les meilleurs souvenirs qui subsistent pour la mémoire. Les publications et livres les plus prisées pendant les périodes de fêtes que nous avons vécues, sont celles qui font revenir ces années du passé. Si la nostalgie n'est pas productrice d'avenir, elle en donne un base.

The Show must go on.

Et surtout, qu'on ne vienne pas me lancer en fonction de mes propos, que j'ai été béni par "certaines" instances Supérieures. Je ne coudoie pas ce genre d'autorité aussi belle soit-elle.

C'est ma foi à moi et j'ai essayé de la partager, mais cela vous l'aviez déjà compris... C'était mon cadeau de Noël.

909e04de965e2157a93e65f5bf137266.jpgRien n'empêche de se défouler et de raconter comment a été sa journée à cette adresse: http://www.iratemyday.com/

Et puis, allons-y chantons aussi "La balade des gens heureux" avec Gérard Lenorman. Ca changera. Donc, s'émerveiller de tout, de le nouveauté, de la jeunesse avec la nostalgie du passé et l'expérience en plus.

La vie est seulement une maladie mortelle sexuellement transmissible.

 

L'enfoiré,

 

 

Sous ce lien, Le bonheur en chiffres, c'est un moyen de prendre du recul.

"Comment accroître ou faire disparaître vos angoisses et vos stress quotidiens..." ?

"Le dico du bonheur" pourrait aider nos chères lectrices?

Pourquoi pas, en vidéo, Tout le bonheur du monde

et en paroles pour un karaoke:

 

{Refrain:}
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu'un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu'il mène vers de calmes jardins.

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd'hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l'ombre
Qu'il brille d'amour au quotidien.

Puisque l'avenir vous appartient
Puisqu'on n'contrôle pas votre destin
Que votre envol est pour demain
Comme tout c'qu'on a à vous offrir
Ne saurait toujours vous suffir
Dans cette liberté à venir
Puisque on sera pas toujours là
Comme on le fut aux premiers pas.

{au Refrain}

Toute une vie s'offre devant vous
Tant de rêves a vivre jusqu'au bout
Surement plein de joie au rendez-vous
Libre de faire vos propres choix
De choisir qu'elle sera votre voie
Et où celle-ci vous emmenera
J'espère juste que vous prendrez le temps
De profiter de chaque instant.

{au Refrain}

Ché pas quel monde on vous laissera
On fait d'notre mieux, seulement parfois,
J'ose espérer que c'la suffira
Pas à sauver votre insoucience
Mais à apaiser notre conscience
Aurais-je le droit de vous faire confiance...

{au Refrain}

 

Citations:

  • "J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. D'abord la bonne: tout va bien. Maintenant, la mauvaise: c'est pas vrai." et "Se mettre au régime à Noël, c'est se payer une bûche de bonsaï", Philippe Geluck
  • "Le passé m'effraye. L'avenir me fait peur. Heureusement qu'il a le présent", Philippe Geluck
  • "On ne devrait vivre que pour le plaisir. Rien ne vieillit comme le bonheur.", Isaure de Saint-Pierre
  • "Nous sommes les générations arrogantes qui sont persuadées qu'un bonheur durable leur a été promis à la naissance - promis ? mais par qui donc ?", Amin Maalouf
  • "Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours ", Orson Welles
  • "Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l'imprudence. Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied", Marc Escayrol
  • "Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d'apprécier avec moins", Dan Millman
  • "Le bonheur, c'est d'être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est", Jules Renard

20/12/2007

Où est passé l'explorateur de l'extrême?

Le 3 septembre 2007, Steve Fossett, richissime aventurier américain, disparaissait lors d'une banale promenade dans le désert du Nevada. Explorateur de l'extrême, il avait fait cinq fois le tour du monde sans arrêt en solitaire, en avion, en ballon, en bateau. C'est dire que l'on ne pouvait parler de manque d'expérience. Alors, une trop grande confiance en soi, un imprévu, une erreur d'appréciation, ou encore autre chose? Le mystère demeure.

 

4eb25e2221fa3b3c5bfd320ce9d72963.jpgIl y a déjà quelques mois, j'écrivais "Faites-nous rêver". Des explorateurs de l'extrême et de l'exploit y faisaient rêver le commun des mortels.  Steve Fosset n'était pas dans la liste des personnalités que j'évoquais. Pourtant, il aurait pu l'être au côté de Charles Branson qui y était et son ami de toujours. Quel palmarès à son actif ! Le mot "record" à toutes les sauces. Des hommes d'exceptions, tel que Steve Fossett, sans beaucoup de limites profitent  de leur potentiel financier ou médiatique pour sortir des chemins bâtus.

Agé de 63 ans, tout réussissait à Steve. Ce 3 septembre, il avait décollé pour un vol de courte durée et de routine. A bord de son monomoteur et à partir d'une piste privée d'un ranch du Nevada, il s'envolait pour ne jamais revenir. Son but, reconnaître l'état des lieux pour battre un autre futur record de vitesse à bord d'un véhicule terrestre, cette fois. Pas de plan de vol précis laissé au sol. Pas de balise de détresse mise en fonction pour permettre sa recherche. Le silence radio. Une surface de recherche de près de 30.000 km2 s'offrait alors aux sauveteurs. "Une aiguille dans une botte de foin" comme l'avait lancé les rangers revenus bredouille.   

Comme toujours,  en septembre,  la presse locale et étrangère en avait fait ses choux gras de cette disparition inexpliquée. La bulle de l'info a depuis lors fondu. Les recherches se sont effondrées progressivement quinze jours plus tard pour s'arrêter de guerre lasse un mois après la disparition.

Que s'est-il passé? Aucun média n'en parle aujourd'hui. Y a-t-il encore une enquête ou des recherches en cours?

Google Earth s'est même mélé à l'affaire, sous les recommendations de Charles Branson, en intensifiant ses clichés de la zone suspectée. Les internautes ont été sollicités pour tenter de retrouver la trace de son avion. Amazon a fait de même. Le suspense et le mystère attirent. Les grands moyens reviennent. E.T. est même rappelé à la rescousse pour expliquer cette enigme. Les fantasmes reprennent le dessus. Alors, les idées, si vous en avez, n’hésitez pas.

Sa femme, Peggy, "veuve de fait par l'absence", vient, entre temps, de demander de reconnaître la mort de son mari et de faire la levée d'écrous de son immense fortune.

La plupart des gens qui se sont construit une véritable fortune au cours d'une vie, ne pensent qu'à la continuer en accroissant leur pouvoir et cette fortune.

D'autres, beaucoup moins nombreux, pensent à une vie aventureuse comme débouché pour leur fortune. Le risque est naturellement compris. Steve était du nombre. Les risques, il y a survécu jusque là. Aller au bout d'un rêve sans jamais en trouver la fin est devenu leur challenge. Alors, le destin en avait-il décidé autrement et oublie son protégé. Steve a-t-il trouvé son extrême, son point de non retour? A-t-on cherché au bon endroit?

Le mystère plane en plus sur cette vie inachevée. Steve a eu probablement droit à une enquête serrée comme la justice et la police a le secret. Sera-t-il découvert un jour. Le Nevada n'est pas la jungle. Un avion ne se réduit pas à une peau de chagrin. Vous avez dit bizarre, comme c'est étrange.

L'enquête est probablement en cours. La piste est-elle correcte? Pas d'histoire parallèle à la thèse officielle? Mystère.

L'histoire n'aime pas trop se refaire une santé dans le domaine du charisme. La personnalité ne se perpétue pas dans les gènes.

Comme tout personnalité hors du commun, l'entourage ne partage pas toujours les idées. L'absolutisme ne plait pas à celui qui baigne dans les habitudes. L'exploit apporte-t-il l'adrénaline jusqu'à ce point de non retour? 

Faire une erreur est toujours à la portée de tous dans les moments les plus inattendus. Pour les uns, ce sera une correction du tir, pour les autres, une fin du parcours.

Alors, combien de temps faudra-t-il pour faire sortir le premier bouquin sur l'histoire de sa vie? Il en existe peut-être déjà un. J'en vois très bien le titre. Après, un coup de fil à Steve Speelberg, une super production pourrait sortir des limbes en finale.

Les droits, pourquoi pas distribués parmi les oeuvres, pour rester dans l'esprit de ce grand bonhomme aventurier qui a perdu son chemin? Disparu, donc, peut-être que les légendes doivent-elles se terminer ainsi. Une destinée d'exception?

Eric Tabarly avait été aussi de cette race d'homme et a trouvé une fin aussi bizarre, cette fois, en mer. Lui, aussi, mort noyé, de manière banale, lors d'une course qui n'en était pas une. Manque de précaution, habitude trop ancrée menant à l'imprudence? Qui peut le dire. 

Saint-Exupéry, également un mystère, on a retrouvé son épave un demi siècle plus tard (2000).  

GEO Découverte vient de lancer un Hors Série qui parle de l'anniversaire des dix ans de la disparition de Jacques-Yves Cousteau et de ses héritiers philosophiques potentiels. Grand découvreur de notre monde sous-marin, comment ne pas se rappeler de lui et de son organisation. Le magazine reprend les nouveaux anges gardiens de la planète. Hulot, Pernaud, Perrin, Etienne étaient connus pas moi. Nouvian, Goddio pas encore. Jacques Yves Cousteau avait fait rêvé en ouvrant son "Monde du Silence". La Calypso, l'Alcyone sont dans toutes les mémoires pour des générations. Par son génie, la plongée en bouteille a fait un bond et a rendu la mer accessible à tous. A la perception de ses proches, JYC se détourne de l'objectif de sa vie à la fin de la sienne. Son fils a tenté de poursuivre l'oeuvre de son père avec conviction mais amputé d'un potentiel financier. Alors, il nous restera ses films qui malgré le progrès du côté de l'image numérique n'ont pas perdu de leur attrait.

L'aventure, c'est l'aventure et cela même à titre posthume.

 

L'Enfoiré,

Le Panda, serait-il plus fin limier pour le retrouver?  

 

Citations:

 

  • "Dieu a exploité tous nos complexes d'infériorité, en commençant par notre incapacité de croire à notre propre divinité.", Emil Michel Cioran

  • "O combien d'actions, combien d'exploits célèbres Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres.", Pierre Corneille

  • "Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.", Madeleine Ouellette-Michalska

  • "Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu'il soit.", Romain Rolland