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18/05/2014

Démocratie à l'européenne

En France, lors des Municipales, la FN avait suscité de nombreuses réactions sur des forums de discussion. "La démocratie est en crise". Son bien-fondé, sa compatibilité avec le développement durable... Un weekend chargé, aussi. Après la fête des voisins, la journée portes ouvertes de l'Europe, la Belgian Pride, la fête du portles 20Kms de Bruxelles... parler de l'Europe se fera ainsi avec plus de calme et d'espérance.

0.jpgLe constat d'une situation européenne alarmante:

Dimanche soir, 25 mai, ce sera la fin des élections européennes pour 400 millions d'Européens des 28 pays membres.

En principe, tout devrait avoir été montré avant aux électeurs, tout démontré. Si ceux-ci se trouvent encore souvent indécis, dans l'expectative pour élire au niveau national, pour l'Europe, c'est vraiment le flou artistique.

"Les droits de l'homme traverse une crise sans précédent en Europe depuis la fin  de la guerre froide" disait un rapport du Conseil de l'Europe.


Thorbjorn Jagland s’alarmait "d’une  montée des cas graves de violations des droits de l’homme (corruption, immunité contre les poursuites, impunité, traite des êtres humains, racisme, discours de haine et discrimination) dans l’ensemble du continent. 0.jpg
Les droits de la personne humaine sont également menacés par les répercussions de la crise économique et par les inégalités grandissantes. L’absence d’un pouvoir judiciaire indépendant ces dernières années a créé un terrain propice à la corruption et aux abus de pouvoir qui a finalement conduit à une révolution. 
Parmi les problèmes identifiés les plus récurrents, le rapport cite les discriminations envers les minorités ethniques ou nationales dans 39 des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe. Ou encore, les conditions de détention, y compris la surpopulation carcérale, dans 30 Etats, et la corruption dans 26 Etats. Une vingtaine d’Etats souffrent encore de lacunes dans les droits reconnus aux demandeurs d’asile et aux migrants, tandis que huit ne respectent pas la liberté d’expression et des médias. La liste des Etats concernés n’est pas rendue publique. Elle fait l’objet d’une transmission confidentielle à chaque Etat concerné afin d’améliorer la situation de manière constructive (rapporté par Daniel Höltgen, le porte-parole de M. Jagland).

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En réponse, les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe ont été appelés à « agir au plus vite pour juguler cette érosion des droits fondamentaux ».

La CE est-elle anti-démocratique face à la souveraineté de ses Etats membres?

Peut-être, pas eu égard aux arguments déversés par Frédéric Lordon, mais parce que les Etats membres ont un poids de décisions qui dépend trop de la taille des Etats membres. Les plus grands, les majoritaires, écrasent les petits Etats, minoritaires.

Quand la France et l'Allemagne pèsent, de tout leur poids,  par leur taille, les décisions à prendre au niveau européen, en deviennent dictatoriaux.

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La Belgique a été préférée pour installer, à la tête de l'Europe, des hommes sans grandes envergures apparentes. Tout a été étudié dans ce sens. Tout le monde se souvient de la 'serpillière humide" lancée par Farage à la tête de Van Rompuy, dénommé le Sphinx du temps où il faisait partie de la politique belge. Mais, il avait un goût plus silencieux, caché derrière la recherche du consensus sans le fameux charisme de l'emploi. 

L’attrait qu’exerce Nigel Farage, anti-européen et eurosceptique notoire, est basé sur un truc: "se présenter comme le politicien qui n’en est pas un, à parader comme le représentant de l’homme ordinaire contre l’establishment élitiste dans laquelle la classe politique recrute ses membres". 

0.jpgIl y a un an, Martin Shulz, pressenti comme candidat des socialistes à la succession de José Manuel Barros, lançait: "L'Union européenne est dans un état lamentable". 

Il espérait une vraie campagne politique pour les élections de mai 2014. Il craignait le débat "austérité contre croissance". La situation de fatigue chronique entre la tendance "austérité allemande" et les autres, "sudistes" qui, sous perfusion, avaient une absence de croissance, un chômage record.

On se serait cru dans une nouvelle guerre de Sécession à l'américaine.

Dans un tel contexte de crises internes, sanctionné par le populisme, la démocratie à l'européenne a pris un fameux coup de vieux à l'envoyer dans les cordes.  . 

Pour le 1er avril, un billet électoraliste humoristique "Zo dom & Go more" plaçait la barre à une altitude "locale" adaptée à la circonstance. En substance: "ce 25 mai sera choisir des têtes de pont, des têtes de pic et des réservistes qui restent en cap et des chœurs, de gauche et de droite mais toujours sans chichis pour des "people" avec en fond sonore au style de "The Voice". 

0.jpgUn tableau en triptyque d'élections, enfin presque...

A l'échelon européen, il n'y a pas eu vraiment de campagne électorale ou alors bien fades. Les réseaux sociaux et les forums sortiront quelques épines ou épingles du jeu étoilé alors que les membres de la Communauté européenne nagent entre deux eaux: récession ou déflation, austérité ou l'ouverture des robinets de la finance.

Les "candidats présidents" se retrouvaient à Florence dans la semaine, avant de continuer à manger des kilomètres au travers de l'Europe

Martin Shultz, comme combatif social-démocrate, Jean-Claude Juncker, comme vieux routier chrétien-démocrate, Guy Verhofstadt, comme libéral, José Bové, comme Ecolo et AlexisTsipras, à l'extrême gauche, sont ces candidats. Et puis, il y a 750 députés à élire. Un melting pot hétéroclite se chevauchent chez les socialistes, au centre PPE, et les libéraux

Martin Shultz aimerait, plutôt, remplacer le peu charismatique Van Rompuy, souvent considéré comme le notaire de l'Europe, au Parlement européen, mais ce sera pour plus tard. 

L'Europe attend encore d'exister politiquement pour pouvoir agir, perdue entre nationalismes et séparatismes portés par des extrêmes-droites dans plusieurs pays.

"Ni la France, ni l'Allemagne n'est encore capable d'assumer la solitude. Il ne peut y avoir de crise systémique dans un pays où l'épargne équivaut à la moitié du PIB et où il n'y a ni endettements extérieurs, ni dettes élevées des ménages. L'Etat central peut mobiliser des réserves de change ou transférer l'épargne privée par l'impôt. Il ne peut y avoir croissance soutenue à long terme sans nouvelle mutation technique et donc sans investissements dans des innovations susceptibles de faire gagner en productivité. Il faut quitter la vision linéaire de la chaîne de valeur pour embrasser une vision circulaire de l'économie", disait l'économiste Michel Aglietta.

La BCE est la seule à avoir résisté, vaille que vaille et au coup par coup, mais elle n'a pas encore les outils pour acheter de la dette publique. Les Emprunts d'Etat reprenant la zone euro entières sont toujours aux abonnés absents.

La concurrence entre les Etats européens n'a pas faibli et cet acharnement ne profite qu'aux concurrents extérieurs.

Abandonner l'euro et retrouver les monnaies nationales comme solution?

Certains disent qu'il faudrait autant de temps pour le détruire que pour le construire. Trois ans minimum de marasme, de réajustements à tous niveaux, en perspective pour retrouver une confiance ébranlée au niveau mondial.    

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La Belgique, laboratoire:

Dans notre pays, le vote électoral est obligatoire comme si c'était un procès d'intention de la démocratie. Certains voudraient abolir cette obligation existante en Grèce, au Luxembourg et en Belgique qui se crée un gouvernement, à la proportionnelle. Plus démocratique que de rejeter 49% des voies dans l'opposition et plus difficile à gouverner sans compromis.  

0.jpgLa situation y est-elle "clean" pour autant?

Dans le pays, un enfant qui naît, est déjà redevable de 32.000 euros de dettes publiques de premier niveau. Dans sa globalité, ce serait l'estimer à 50.000 euros en comptant les soins de santé, les pensions de la génération précédente, sans même penser à ce qu'il devra produire ou faire produire aux robots pour assumer sa propre retraite. 

Jeudi, l'ancien Premier ministre belge entre 1992 et 1999, vice-président de la Convention européenne, Jean-Luc Dehaene est décédé.

0.jpgFlamand ou plutôt flamingant, il a fait partie de la construction de l'Europe puisqu'il a négocié le Traité constitutionnel européen avec Valery Giscard d'Estaing sans réussir à l'imposer. 

Pour le caractériser, un style très particulier, un humour caustique envers les journalistes.

Surnommé "bulldozer de la politique", "taureau de Vilvoorde" à cause de sa manière d'exercer la politique. Connu pour ses compromis sur le fil du rasoir, en tant que "démineur", que "plombier" dans les situations les plus tarabiscotées. Amateur de foot. Du mandat dans le secteur public, il s'est fait connaitre, ensuite, dans une série de Conseils d'Administration privés. 

0.jpgSon livre "Mémoires" devrait éclairer la méthode Dehaene qui était adaptée à la fin du 20ème siècle mais qui l'a été beaucoup moins au 21ème. Erreur de casting, très certainement dans l'affaire Dexia. Ses déclarations préférées sont très explicites:

"Il faut savoir jusqu'où ne pas aller trop loin, mais ne pas résoudre un problème avant qu'il ne se pose".  

0.jpgIl lançait lors de son dernier interview, un message à titre posthume : "Ne gâchez pas les cinq que vous avez devant vous".

Sa mort a eu un impact sur son parti CD&V pendant cette campagne électorale. Pour les autres, il y a eu un mix d'idées, d'approbations et de désapprobations. 

  

Les pays européens en ordre dispersé

En France, on peut parler d'une monarchie républicaine avec le Parlement qui entérine ce qui est décrété au sommet de l'Etat. 

Le déballage médiatique du mariage de Sarkozy avait été mis en parallèle avec le Traité de Lisbonne, signé après 4 jours de négociations. La campagne actuelle ne fait pas mieux avec le halal et les problèmes de l'immigration qui reconstruisent immanquablement le racisme. Un article expliquait et soutenait la cause européenne et s'est fait jeté comme un malpropre.

En Allemagne, la croissance économique allemande serait à l'arrêt d'après Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank qui allonge ces arguments:

  • Les réformes économiques en Chine vont rogner le volume des exportations allemandes.
  • L’Allemagne a adopté la stratégie de l'énergie la plus chère d'Europe – le pays a échangé sa dépendance à l'énergie nucléaire contre une dépendance au gaz russe.
  • La crise en Ukraine. Selon l'Association allemande des grossistes, du Commerce extérieur et des Services (BGA) quelque 6.200 entreprises allemandes font du commerce avec la Russie.
  • La dévaluation à venir du yuan chinois va considérablement augmenter les importations en provenance de la Chine.

La démocratie est considérée comme un tabou. Elle apporte une liberté d'élire un candidat, mais oblige d'accepter toutes les conséquences jusqu'à la fin du mandat même si des écarts par rapport aux promesses, ne font pas défaut.   

Au début, le citoyen, patient, a appris à faire semblant d'avoir tout compris, à prendre en compte ce qui le touche de près et élaguer le reste. Il n'a d'ailleurs que peu de temps dans la journée pour analyser l'information proposée par la presse, pour la contester et préparer son droit de réponse sans tomber dans des raccourcis. 

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Lors des campagnes, le citoyen lambda a aimé l'image du réformiste sans se poser la question de savoir si ce n'était pas par simple populisme du vote sanction. Des déclarations fausses, non vérifiées, ne manquent pas d'être citées. Gauche et droite donnent l'impression de se copier et les dernières illusions s'estompent fatalement, après coup.

L'Europe est critiquée pour son opacité, son absence de responsabilité devant l'électeur. 

Les fémens manifestaient contre l'extrême-droite ne sont que le "reflet dénudé" d'une situation à l'européenne.

 

La CE, démocratique ou anti-démocratique?

Cela me rappelle des échanges musclés qui avaient pris place lors des municipales en France. Parler de démocratie et des extrêmes droite et gauche, serait-ce une répétition avant le grand spectacle du jour fatidique des élections européennes dans une semaine?   

En extrayant la substantifique moelle cela pourrait être cette opposition:  

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"Dans une démocratie, la légitimité, c'est la 'légalité'. Le vote des citoyens. Un critère de légitimité est par conséquent, subjectif, et donc toujours susceptible d'évoluer vers l'arbitraire et sort du cadre démocratique. L'erreur consiste à vouloir défendre la démocratie avec des moyens anti-démocratiques. 

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Cela n'empêche pas de présenter des opinions et des arguments contre l'extrême-droite au sein du débat ou mieux encore, d'amener les tenants de ces thèses à dévoiler leur propre anti-démocratisme. En dehors du contexte socio-politique, une partie du succès de la FN tient au fait qu'il est effectivement 'victime' d'une censure et se trouve conforté dans son rôle de bouc émissaire.". 

Tout dépend du contexte, de la période, comme il en était fait état dans ce billet.

Qu'on retienne que la démocratie contient les germes de sa propre destruction.

 

L'Europe est-elle une confédération ou une fédération?

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La confédération, c'est être unis quand il y a des intérêts communs à partager, sinon, c'est la bagarre économique entre les confédérés.

La fédération, c'est partager et rester solidaire en tous temps dans un intérêt vu en commun. 

Pour parler de l'Europe, plusieurs manières ont été adoptées.

"Les élections européennes expliquées aux enfants" avec l'aide d'une vidéo mais qui en définitive, se révélait être une promo pour l'UPR qui poussait à sortir de l'Europe. Trop partisan... 

Un dessin animé pour inciter les jeunes Danois à aller voter aux élections européennes a été retiré des sites où il avait été publié. Trop hard...

Peut-être faudrait-il des philosophes à la place de financiers ou de juristes à la tête d'entités qui ont des hommes à gérer, comme le proposait, ce jour-là, Paul Jorion. Pas assez concrète... 

Attali pensait, lui, à une Europe avec une "économie positive" avec un capitalisme patient au service de la démocratie. Pas assez précis. "Patient"? Quand tout va de plus en plus vite?  

En 2010, le billet "Pour quelques milliards de plus" traitait de projets européens et explicitait le besoin d'investir dans des domaines de pointes et d'avenir. Des projets pour lesquels l'Europe est toujours plus ou moins en position attentiste avec des moyens financiers au raz des pâquerettes.

La très chère austérité a rongé tous les échelons de la société occidentale. 

La question reste: Le rebond se produira-t-il après ces élections?

Plus d'Europe ou moins d'Europe?

 

Les concurrents de l'Europe:

A quoi sert les institutions européennes?

A première vue, de rempart contre les autres blocs d'influences extérieurs, privés et publics, et de législateurs vers l'intérieur mais sans mandats exécutifs.

Si l'Europe semble avoir atterri en "soft landing", les Etats-Unis, plus pragmatiques, sont montés au niveau du "soft increase". 

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Les pays émergents du BRIC sont en ralentissement obligatoire. Ils ont aussi leurs propres challengers. L'Indonésie, le Bangladesh, la Birmanie se pointent à l'horizon. L'Ethiopie veut devenir le nouvel eldorado du textile avec ses 40 euros mensuel de moyenne salariale.

La Chine, le mauvais élève de la démocratie, assume une consommation plus sobre, plus efficiente qui a apporté le complément pour équilibrer la balance courante.

Du coup, on part aussi en grève et on délocalise aussi à partir de Chine.

Liu He, considéré comme l'architecte moderniste de la Chine, est convaincu de la nécessité de changer le modèle chinois pour mieux le sauver avec son Plan 383. 

Le ralentissement chinois inquiète le reste du monde avec ces questions

  • est-ce que nous avons choisi la bonne voie avec la démocratie?
  • est-ce que même sans démocratie, le ralentissement est inévitable?
  • est-ce que nous vivons au dessus de nos moyens par rapport aux autres parties du monde? 

L'Inde, la plus grande démocratie, semble tenir la route mais à quel prix de la non-intégration de sa population. Le nouvel élu, premier ministre de l'Inde, a du pain sur la planche à faire oublier son nationalisme hindou, moins apprécié par les musulmans.

Des slogans tel que "Tous unis contre la vie chère" prouvent que chacun est prêt à lâcher du lest vers le nivellement vers le bas, en dépit de la volonté intime du bien-être.

 

Conclusions 

Sommes-nous plus encore en manque d'europlanisme?

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Le livre "Circus politicusrappelle la neutralisation du suffrage universel par une super-classe invisible, une monopolisation des pouvoirs experts, une multiplication des réseaux d'influence souterrains dont les membres se cooptent entre eux. Ce groupe social est devenu une super-classe comprenant des patrons de multinationales et de banques d'affaires.

Le plus comique, c'est qu'on ne peut même pas parler de complot. Les clubs secrets croient de bonne foi, que leur action vient au secours de l'intérêt commun avec la pensée idéologique de "Tout, mais pas rompre le libre-échange". Libre-échange des marchandises qui ne va pas sans libre-échange des hommes.

La démocratie est-elle compatible avec le développement durable? 

Ne pas associer la finance dont un pays peut disposer au côté social et durable, serait utopique. Budgétiser la durabilité des choses est bien plus difficile qu'il n'y parait.

"Etre durable veut dire qu'il faut satisfaire les besoins d'aujourd'hui sans entraver le développement des générations suivantes, éviter les tendances égoïstes et ne pas espérer se reproduire à loisir sans réfléchir aux conséquences". Mais, pour que les générations suivantes trouvent leur pied, il faudrait que les actuelles ne soient pas trop coincées.

Seule l'Allemagne est revenue, avec son soi-disant "miracle", à la case départ après 1945.  La mondialisation a permis de mettre le monde en réseaux, mais les Etats membres sont restés décentralisés. L'Europe des régions n'a pas arrangé la construction d'une unanimité des décisions. Alors, on cherche à aller plus loin avec un pacte trans-atlantique.

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Les droits acquis comme postulat social et faire payer les riches n'a pas rendu le monde plus égalitaire.

Faut-il plus ou moins de populisme? Le populisme qui prend en grippe les élites en recourant au peuple, suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique.

L'abstentionnisme des électeurs, la désertion des militants, ont encore progressé en France lors des Municipales au niveau de 38%.. 

A une semaine du scrutin, la question reste "un quart d'électeurs belges se disent indécis devant la difficulté à se situer dans les partis".

David Van Reybroeck dans son livre "Contre les élections", parle du vote par tirage au sort pour éviter le "syndrome de la fatigue démocratique". Rien de vraiment nouveau, cette manière d'exercer la démocratie, a existé dans l'histoire. 

En France, c'était Etienne Chouard qui voulait "Réapprendre la démocratie" de cette manière.

"Démocratie: Histoire d'un malentendu" disait Francis Dupuis-Dery.

Le changement serait de remplacer le droit de vote par le droit à la parole, avec le processus du vote par le tirage au sort pour éviter l'oligarchie. 

Ils placent surtout cette "Lottocratie" au niveau du législatif (Sénat) mais moins à celui de l'exécutif (Chambres). 

Au 19ème siècle, pour remplacer les pouvoirs de l'aristocratie, le socialisme avait défendu le droit de vote. Autocratie par les Grandes écoles et les élites. La démocratie représentative, aujourd'hui est, il est vrai, dans une impasse à cause de sa légitimité vacillante et des hommes politiques qui adaptent de plus en plus leur stratégie en fonction des échéances électorales. 

Ce serait chouette, pourrait-on se dire. Cela déchargerait tout le monde de certaines responsabilités. Si de mauvais numéros avaient été tirés du chapeau lors d'une élections, il n'y aurait qu'à dire "la fatalité s'est acharnée contre nous"Une campagne électorale ne coûterait rien puisque le hasard serait seul gérant des élections.

Il est vrai qu'à l'apogée de l'antique Athènes, entre -462 et -322 AC, un Conseil des Cinq Cents était élu par tirage avec des billes colorées sur le kleroterion, pour des mandats pris avec une rotation annuelle. Dans notre époque du "cours terme", cela pourrait tout à fait entrer dans l'air du temps à condition que le court-terme soit la solution.

Ce système électoral n'a-t-il pas précipité la fin d'Athènes avec la mort d'Alexandre alors que les Spartes, plus spartiates, n'avaient pas suivi ce mode de scrutin par tirage au sort? Le calcul des risques, des évaluations, des compétences et des motivations, serait-il réglé par le hasard en temps de crise? Est-ce que des coups de dés, mènerait à plus de sécurité? Des questions qui restent à chercher dans une analyse combinatoire mathématique plutôt que reliée à l'humanisme toujours conjoncturel.    

Le processus démocratique par le vote par Internet est préconisé par 25% des électeurs d'Estoniens si la sécurité assurée par un logiciel qui permet de localiser les traces de la signature numérique.  

Le modèle suisse de votations tous les trois mois répond mieux aux projets de société et à l'évolution de plus en plus rapide des populations. Plus efficace, plus synchronisée avec les événements qu'une élection tous les 4 ou 5 ans. Dernièrement, la Suisse votait pour augmenter ou non, le nombre de jours de congé. La réponse fut "non". Troublante réponse, à première vue, pour un esprit français. Moins de risques pourtant, le sujet voté pourra très bien se reposer plus tard et se recadrer avec de nouvelles normes. Pas de gloires nationales lors de ces votations, un simple référendum par affichage dans une démocratie directe et permanente. Les 26 cantons ont chacun leur constitution, parlement et tribunaux.  La taille du pays n'impose pas de grands rassemblements et cela fait la différence majeure. L'indépendance suisse vis-à-vis de l'Europe, une autre.

0.jpgUn web-document se proposait une plongée au cœur de la démocratie directe sous la forme suisse. Les Suisses ne veulent pas céder leur souveraineté parce qu'ils ont peur du dumping social, des DRH qui n'hésite pas à embaucher des candidats étrangers payés 30% moins chers et pour leur secret bancaire. Leur système de votation, leur renommée et leur technicité leur permettent de vivre en laissant le peuple souverain. Les imitations ne pourraient se produire qu'après des réformes bien analysées et de longues haleine.

Un autre démocratie à la mode "finlandaise"...

L'association du G1000 s'est constituée dans certains pays, mais n'a pas été suivi d'amendements notoires dans la Constitution pour qu'elle définisse les projets futurs et qu'elle vérifie les résultats à termes échus. 

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Donner des points aux projets et non plus aux partis. Peu importe la source des projets. 

Le poids économique des Etats éclairent le débat.

Avant la crise de 2008, la croissance s'élevait à 7%. En 2013, elle s'élevait à 4,3%.

Un choix qui passe alternativement de Charybde en Scylla, en passant par un recul de l'innovation, de l'investissement pour remonter la pente des dettes.

Aujourd'hui, dans le tiercé de tête des pays, il y a les Etats-Unis avec leurs 17.990 milliards de $. La Chine avec 6.109 milliards et l'Allemagne 4.002 milliards (France= 1.438 et Belgique= 420).

Parmi les marques privées, le tiercé s'établit avec Apple avec 104,7 milliards de $, Google avec 68,6 milliards, Microsoft avec 62,8 milliards.

 

Vers un monde plus égalitaire? 

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Une espérance plus théorique que pratique. Un leurre de l'esprit avec le social comme clé du succès qui serait commun, alors que, depuis toujours, tout est différent sur la planète Terre et dans la tête de ses populations.

2014 est une "année anniversaire" à plus d'un titre en plus du centième de la première guerre.

L'idée de la démocratie est déjà ancienne. Elle peut prendre des formes totalement différentes. Croire que la démocratie athénienne de l'antiquité, peut être reproduite telle quelle, serait une erreur.  

1989, il y avait 25 ans, c'était la réunification de l'Allemagne.

2004, il y avait 10 ans, le plus grand élargissement en Europe s'était produit avec 10 nouveaux pays qui rejoignaient la Communauté européenne.

Aujourd'hui, le bilan est dit globalement positif, même si la "réunification" des pays a aussi contribué à une certaine paralysie sans véritables réformes des institutions. 

L'éducation des gens a changé la donne.

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Si l'on votait en direct pour des projets de société et pas pour des hommes ou des partis, le vote ne demanderait plus à fonctionner ni par tirage au sort, ni par sélections des partis.

Répondre par "oui" ou par "non" aux questions posées, aux projets de société, devrait être plus performant pour les citoyens de la rue que de tirer à la fléchette sur des personnages cibles dont il ne connait presque rien.

Dans les conclusions de son livre, David Van Reybroeck constatait qu'"il y avait urgence de réformer la démocratie qui était en train de s'auto-détruire. L'initiative citoyenne se montre comme quelqu'un qui dépose les besoins du peuple sur le seuil des législateurs comme s'il s'agissait d'une bouteille de lait". 

Même s'il disait que "le référendum est un projet de loi du rayon 'tout fait' qui est tendu par la fenêtre aux citoyens", les modérateurs se montreraient comme des jardiniers du pouvoir publique et donc, son entretien se déroulerait au jardin, mais moins loin d'un processus démocratique barricadé.   

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Personne dans les hémicycles européens n'a envie de répondre à des questions de comment dynamiser la croissance, retrouver une démocratie qui tienne la route dans la longueur, comment résister ou continuer à exister avec l'obligation de garder une alliance américaine ou autre.  

Retrouver son béaba en "stand alone" pour affronter les enjeux du monde avec la preuve du passé et de l'histoire, c'est oublier que fondamentalement, le monde n'est plus ce qu'il était que des blocs d'influences se sont ajoutés, que d'autres ont disparu et essayent de se refaire une santé.

0.jpgLe monde est devenu un village. Les échanges se sont accrus dans ce "gros" village qui communique sans vraiment se connaître. 

Si les dictateurs gardaient une bonne conscience du bien général et pas particulier, on pourrait parler de la dictature comme d'un "paquet bonux" puisque tout y va plus vite. Mais, le pouvoir grise très vite ceux qui en détiennent les clés et le général devient très vite particulier comme on a pu le constater dans toutes les dictatures. 

L'Europe est sauvée pour l'instant, mais elle reste en convalescence.

Jeudi, France2 présentait "Le roman de l'euro". 

L'Euro(pe), entre rêve ou réalité?

Seulement, un grand dessein que cette volonté de mettre fin à toutes les guerres? 

L'argent est comme toujours, le nerf de la guerre. La mutualisation en Europe s'élève à une prévision de 60 milliards d'euros pour 2020. 

Le FMI prévoit un rebond de 3,6 % en 2014. Les prévisions font toujours rêver...

Les pays dit "faibles" ne peuvent plus dévaluer pour relancer leur économie puisque c'est une monnaie unique. Apprendre la compétitivité autrement, demande une révision complète des circuits de production. Le monétarisme n'est jamais totalement vaudou, même s'il y ressemble.

Si nous avons haï l'inflation, nous aimerions encore moins la récession par la déflation si elle devait sortir des urnes. Tout le monde y perdrait. La toux deviendrait chronique à la recherche du coût minimum dans un futur qui n'arrive jamais.

En 1990, le Japon en avait fait les frais pendant des années. Le premier ministre Abe a inversé la tendance dans un pari risqué sur l'avenir en répondant par la dépréciation, en donnant l'envie de consommer et ainsi éviter que la machine ne s'enraille.

Les Etats-Unis ont une monnaie unique, le dollar reconnu partout. Ils se portent mieux, même dévalué par rapport à l'euro. 

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Si l'Europe a été créée pour peser plus sur la scène internationale à 28 sans avoir d'accord global ni les mécaniques pour le réaliser, resterait bancale. 

Si les nationalismes et l'arme de "patriotisme économique" reprenaient le flambeau, on n'est pas sûr de sortir de l'auberge espagnole. 

Quant au morcellement par les régionalismes, ce serait encore plus difficile de trouver des compromis à la table des négociations, devenue géante.

Réformer les institutions pour faire face aux crises, cela aurait dû être envisagée.   

Pas de panique pour les européistes, "Les partis eurosceptiques pourraient obtenir 31% des voix, mais ironiquement, cela aboutirait à encore plus d'Europe".

Pas les mêmes ambitions et objectifsIls incarnent toute une gamme d’opinions et de visions allant de celles de partis de gouvernement traditionnels à celles d’authentiques partis néo-fascistes, selon Open Europe.

L'Europe est encore jeune. Elle avait cinquante ans en 2008.

Tout comme en Belgique, le séparatisme, désiré par la NVA, a vu les partis se liguer contre eux.

 

Pour qui voter? 

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Répondre à une telle question est faire preuve d'équilibriste ou à faire un plat mijoté à feux doux en y ajoutant toutes les épices.

Il y a les moyens proposés par Le Soir ou par la RTBF sous forme de test. Un citoyen lambda français qui donnait sa petite idée, n'y change rien fondamentalement. Puis, il y a les humoristes, André Lamy et Olivier Leborgne, qui croquent nos politiques et disent "Voter pour moi". C'est vrai, voter pour soi, permet de voir l'avenir autrement.0.jpg

Si dans les pays membres de la CE, il y a eu des campagnes électorales, ces campagnes ont brillé par leur absence au niveau de l'Europe. Pas facile de savoir qui faisait quoi et où dans les partis.  

Pas facile ainsi de déceler entre des gens qui se disent "normaux" et des turbulents de la pincette qui frisent la révolution dès leur réveil.

Ce 25 mai, le "Jour de la Mère de toutes les élections et de tous les dangers" comme le disait Asterix. 

0.jpgLes élections du 25 mai, la grande transition?

Le schéma idéal serait que la Commission (Exécutif) soit responsable de ses actes devant le Conseil (Sénat) et devant la chambre des peuples (Parlement), mais cela nécessiterait une révision des traités.


Récemment, le poil à gratter du Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit a pris sa retraite. Il s'est dit fatigué mais prêche toujours pour plus d'Europe pour que les nations ne soient pas “balayées par la mondialisation”.  

Son discours de sortie, loin de l'électoralisme, serait une bonne fin à cette histoire.

Les photos des événements du weekend, face à l'histoire, en un clic.  

Si on faisait tourner les drapeaux en entonnant l'Hymne à la Joie de Beethoven (vidéo), à voir les musiciens de l'orchestre, il semblerait que l'hymne européen est plus asiatique qu'européen:


 

 

L'enfoiré,

 

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Citations: 

  • « Tout ce que tu fais pour moi sans moi, tu le fais contre moi  », Gandhi
  • « L'Europe est un Etat composé de plusieurs provinces.  », Montesquieu
  • « Pourquoi l’Europe est-elle si économiquement nécessaire et si profondément ennuyeuse ?  », Valérie Accary 
  • «  L'Europe ne se fera qu'au bord du tombeau" », F. Nietsche
  • «La démocratie n’est pas seulement le droit à l’égalité, mais c’est aussi le droit à la différence. », Shimon Peres

 

 

Mise à jour 10/9/2014: L'équipe est formée. L'importance de l'Europe est bien plus importante que les politiques des pays.

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Mise à jour 26/1/2015Grèce: Alexis Tsipras sera officiellement nommé Premier ministre cet après-midi. Fin de l'austérité?podcast

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Commentaires

La monnaie représente intrinsèquement le système le plus imparfait qui soit pour mesurer les échanges humains (ysmv)

Écrit par : zelectron | 18/05/2014

Exact. Le numérique s'oppose à l'analogique par nature.

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2014

mais elle est un mal nécessaire ... aujourd'hui C'est là ou le socialisme montre son imbécilité congénitale: l'incapacité à établir la mesure de quoi que ce soit et donc partir dans toutes les déviances possibles et imaginables.
http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?contributor=La+d%C3%A9sastreuse+histoire+de+la+monnaie
Voilà la vanité de l'opposition à l'€uro !

Écrit par : zelectron | 18/05/2014

Le PIB est encore la seule manière d'évaluer une population, un pays.
Le Bonheur Intérieur Brut est beaucoup plus imprécis.
Le socialisme a un défaut de ne pas faire de parallèle avec ce que cela coûte.
C'est un peu le même défaut que l'écologie qui s'allie au socialisme.
L'euro est souvent accusé.
Une erreur, car il n'est qu'un outil de partage des richesses et n'est basé que sur la seule confiance des échangistes.
N'importe quelle monnaie aurait la même tare.

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2014

C'est tout à fait vrai et pour taper du poing sur la table je rajoute que :
Il n'y a jamais eu, il n'y a pas et il n'y aura jamais de monnaie "honnête" le seul moyen d'avoir la moins mauvaise, c'est de s'accrocher à celle qui a cours et de se battre pour qu'elle soit la plus respectée possible et ce, en toute confiance.

Écrit par : zelectron | 18/05/2014

Juste pour info, sache que j'ai beaucoup hésité pendant l'écriture de ce billet.
Vais-je le rendre humoristique, une nouvelle fois?
J'aime beaucoup la parodie et présenter les choses sérieuses sous forme de comédie.
Cela aurait pu être très différent.
Et puis, j'ai renoncé.
Désolé si certains auraient pu le penser.
On ne rigole pas avec un crayon à voter en main.
Et puis, il aurait fallu choisir la couleur du crayon.

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2014

L'écart avec les citoyens: la liste des dépenses douteuses du Parlement européen

Malgré la crise, le budget du Parlement européen est passé de 1,4 milliard d’euros en 2008 à plus de 1,7 milliard d’euros aujourd'hui. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par le think tank Open Europe. Beaucoup de députés justifient cette augmentation avec l'augmentation de leur charge de travail à la suite du traité de Lisbonne.
35% de ce budget servent à payer les 5567 employés permanents et les 1140 employés temporaires du Parlement Européen (PE), y compris les députés européens et leurs propres employés.
11% vont à l'entretien des bâtiments du PE et de ses représentations dans les 28 États membres.
21% sont consacrés aux frais administratifs, y compris des éléments tels que les traductions, l'informatique et les télécommunications, tandis que 6% sont affectés aux activités des différents groupes politiques.
Des think tanks pro-européens, des médias et d’autres activités de promotion européenne comme le nouveau « Parlamentarium », un centre pour les visiteurs (20 millions), et le musée « Maison de l’histoire Européenne » (56 millions) en sont également bénéficiaires.
Le Parlement européen est connu pour son cirque ambulant : chaque mois, en effet, au sège de Bruxelles, les membres du parlement européen doivent empiler leurs dossiers dans des containeurs de plastique noir pour qu’ils soient emmenés à Strasbourg, quelque 450 km plus loin. Chaque mois, ce sont donc 8 camions qui embarquent les milliers de conteneurs correspondants, suivis par l’armée des quelque 4.000 eurocrates (les députés et les membres de leur personnel). Une semaine plus tard, tous se livrent au même ballet en sens inverse.
En outre, le Secrétariat général se trouve à Luxembourg. Le coût de maintenance de ces trois sites est estimé à 180 millions d'euros par an. Il est à noter qu’une majorité de députés ont voté contré un parlement avec deux sièges, mais seul le Conseil peut revenir sur cette décision, et pour cela, il faut obtenir l’unanimité. Or, le gouvernement français bloque toute tentative de remise en cause.
Il est connu que les politiciens savent bien prendre soin d’eux-mêmes. Les députés européens gagnent 96.246 euros par an et ils ont même droit à une allocation de dépenses généreuse exonérée d'impôt et à une pension.
Depuis 2009, une certaine forme de justification est devenue nécessaire lorsque les députés européens réclament le remboursement de dépenses. Néanmoins, ils peuvent bénéficier d’un montant de 51.588 euros par an au titre de «General Expenditure Allowance » sans avoir à fournir de reçus ou de factures. Les abus ne sont pas rares. L'année dernière, Tom Staal, l’animateur hollandais de GeenStijl TV, avait provoqué une véritable émeute lorsqu’il avait surpris des députés qui se présentaient furtivement au siège du Parlement le soir uniquement pour émarger la feuille de présence leur donnant droit à leur indemnité de subsistance de 306 euros par jour de présence.
Enfin, les partis politiques et leurs mouvements affiliés peuvent aussi bénéficier des largesses du PE pour leurs dépenses de fonctionnement. En 2012, ils ont reçu un total de 85 millions d’euros, dont près des trois quarts, soit 65 millions d'euros, sont allés aux trois plus grandes familles politiques des libéraux, des démocrates-chrétiens et des socialistes. Open Europe a calculé que si le mouvement anti-UE Alliance Européenne pour la Liberté de Geert Wilders et Marine Le Pen obtenait le 25 mai prochain un score conforme à celui que les sondages lui prédisent, il pourrait compter sur une subvention de fonctionnement de 4,4 millions d’euros pour l'année prochaine, soit 10 fois ce qu'il perçoit aujourd'hui.
Open Europe a également recueilli quelques exemples qui montrent que l’on peut parfois contester le caractère judicieux de la façon dont l’argent des contribuables est dépensé :
Limousines avec chauffeurs. Le Parlement a signé un contrat de 11,83 millions d'euros avec TMS Limousines, une société de location de voitures avec chauffeurs basée à Bruxelles. Selon la description de la prestation, il s’agirait de «Transport des Membres à Bruxelles», autrement dit, de conduire les eurodéputés… dans Bruxelles.
Voitures. En outre, le Parlement européen dispose de sa propre flotte de véhicules. En 2012, il a acquis quelques nouvelles voitures : une nouvelle Audi pour le président du Parlement européen (59.999 euros), une BMW pour le président du groupe socialiste au Parlement européen (57.106 euros), une nouvelle Jaguar (59.607 euros) et une autre BMW (58.177 euros) pour une utilisation par le Parlement européen.
L'eau du robinet. Le Bureau Veritas s’est vu attribuer un contrat d'une valeur de 1,48 million d’euros pour l'analyse de la qualité de l'air et de l'eau dans les trois sièges du Parlement européen (Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg).
La collection d'art. 55.000 euros ont été alloués à une société portugaise pour la restauration des œuvres d'art de la collection de l'EP; 133.000 autres euros ont été payés à une société espagnole pour la « valorisation » de la collection.
De quoi ont peur les députés ? Un total de 671.394 euros a été accordé à 5 entreprises différentes au titre du « renforcement des défenses des murs extérieurs » du bâtiment Louise Weiss à Strasbourg. Sur cette somme, 277.861 euros ont été affectés à des travaux de serrurerie et des défenses antiémeutes.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=lecart-avec-les-citoyens-la-liste-des-depenses-douteuses-du-parlement-europen&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 19/05/2014

Le traité transatlantique un typhon qui menace les Euroéens?

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

Ce qui a donné des idées à Thomas

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-20-05-14?id=1928147

Écrit par : L'enfoiré | 20/05/2014

L’Union européenne peut-elle devenir plus démocratique?
Les élections européennes, un scrutin éclipsé en Belgique par les enjeux nationaux, et peu mobilisateur dans le reste de l’Europe. Le Parlement est pourtant la seule institution européenne élue directement et susceptible d’influer sur les décisions de la Commission européenne, souvent dénoncée comme trop opaque.
Le réalisateur Olivier Malvoisin, a suivi pendant trois ans les acteurs du Parlement européen. Son documentaire, Looking for Europe, est une plongée à huis clos et en caméra directe dans cette institution méconnue. « Il ne s’agissait pas de tenir un discours hystérique pro-européen, ni de faire un énième sujet sur une administration ankylosée, mais de montrer qu’il y a un endroit où la démocratie est possible, même si ce n’est pas tout le temps, même si ce n’est pas parfait. »

Chat: http://www.lesoir.be/548850/article/debats/chats/2014-05-19/l-union-europeenne-peut-elle-devenir-plus-democratique

Écrit par : L'enfoiré | 20/05/2014

'Juncker, Schulz... C'est du pareil au même'

Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent « tenir compte du résultat du vote » des élections européennes pour choisir le candidat qu’ils souhaitent voir présider la Commission Européenne. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’ils doivent impérativement choisir le candidat affilié au parti qui aura remporté le plus de voix au cours des élections…
Auparavant, ils désignaient ce candidat en se concertant sans se référer au résultat du vote.
Cinq candidats sont en lice pour succéder à José Manuel Barroso: le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre et ex-président de l’Eurogroupe pour les conservateurs, l’Allemand Martin Schulz, l’actuel président du Parlement européen, pour les Socialistes, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt pour les Libéraux, le Grec Alexis Tsipras pour la Gauche Radicale et l’Allemande Ska Keller pour les Verts. Juncker et Schulz sont les deux candidats les plus susceptibles de l’emporter.
Jean-Claude Juncker s’est rendu au Portugal dimanche dernier dans le cadre de sa campagne électorale. Pour le Jornal de Negócio, il ne se distingue guère de Martin Schulz:
« Peu de choses séparent les deux candidats en termes de stratégie économique ou de politique européenne. L’un d’eux s’imposera, mais pas au travers d’une élection directe. Il recevra la bénédiction d’Angela Merkel et pourra se blottir dans un environnement climatisé jusqu’à la prochaine crise financière. Cependant, Juncker est venu au Portugal pour nous rappeler que l’on ne pouvait pas faire confiance aux Socialistes :
Ils me rappellent l’un de vos compatriotes les plus fameux, Christophe Colomb [en fait un Italien natif de Gênes, ndlr]. Lorsqu’ils fixent le cap de leur voyage, ils ne savent pas où ils vont. Et quand ils arrivent, ils ne savent pas où ils sont.
Une déclaration aussi idiote témoigne de l’appauvrissement culturel d’une Europe bureaucratique qui a peur des dangers du monde, qui compte le moindre centime, et n’ose pas explorer ce qui s’écarte de son chemin ».
Cependant, en Allemagne, ce n’est pas Juncker qui figure sur les affiches des Chrétiens Démocrates (CDU), affiliés au groupe des conservateurs, mais… une chancelière Angela Merkel tout sourire, alors même qu’elle ne postule pour aucun siège au Parlement européen. (En revanche, c’est bien Martin Schulz qui est représenté sur les posters du groupe des Sociaux-Démocrates (SPD), apparenté aux Socialistes)
Les sondages indiquent que les Allemands préfèrent ce dernier à Jean-Claude Juncker pour présider la Commission Européenne, mais que la CDU l’emporterait de 38% contre 27% pour le SPD pour la désignation des députés européens.
Avec sa population de 80 millions de personnes, l’Allemagne est le plus gros pourvoyeur de députés du Parlement Européen, dans lequel elle occupe 96 sièges.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=juncker-schulz-cest-du-pareil-au-meme&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 21/05/2014

Thomas donne ses dernières consignes pour les élections

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-21-05-14?id=1928561

Écrit par : L'enfoiré | 21/05/2014

De quoi l'Europe doit-elle s'occuper en priorité ?

http://www.rtbf.be/video/detail_connexions-elections-de-quoi-l-europe-doit-elle-s-occuper-en-priorite?id=1928862

Les débats nationaux et régionaux ont largement éclipsé, dans la campagne, les enjeux européens. Pourtant, le 25 mai, un scrutin qui, traditionnellement, mobilise peu l’électorat. Pourtant, le parlement européen intervient dans pas moins de 85 domaines politiques, allant de l’agriculture aux questions énergétiques. Les députés européens se seraient ainsi prononcés sur les ¾ des lois régulant la vie de leurs concitoyens.
Si " l’Europe " sert volontiers de bouc-émissaire, il faut souligner que les gouvernements nationaux gardent un pouvoir décisif. Les politiques économiques et budgétaires de la zone euro sont, par exemple, déterminées au niveau des états et la commission, pas du parlement. Ce ne sont pas les députés européens qui ont, par exemple, imposer la rigueur budgétaire à la Grèce. Sur d’autres questions, notamment fiscales, ils n’ont qu’un rôle consultatif. Sur la négociation du Traité transatlantique de libre-échange (réécouter notre émission de lundi), le parlement a carrément été mis hors-jeu.
On ne le sait pas toujours : le parlement européen ne peut pas, d’initiative, proposer de nouvelles lois. C’est la Commission Européenne qui a le monopole des propositions de loi. Elle est la seule à pouvoir soumettre ou non une nouvelle proposition de loi au vote des députés. Le parlement ne peut que voter des résolutions qui ne sont pas contraignantes. Mais ces résolutions peuvent être un appel du pied à la Commission qui, sous pression, déposera peut-être une proposition de loi suggérée par les députés.
En 2009, les pouvoirs du parlement européen ont été quelque peu étendus. Désormais, il est sur le même pied que le Conseil des ministres (les états) pour l’adoption de lois. Les députés ont aussi un droit de regard sur le budget et le pouvoir de rejeter des accords transnationaux (comme ce fut le cas pour l’accord ACTA qui inquiétait les défenseurs d’un internet libre). Ce sont, enfin, les députés qui élisent, à la majorité, le président de la Commission (les autres commissaires sont désignés par les états).
Certains estiment qu’il faudrait encore renforcer les attributions du parlement. Mais cela reviendrait à diminuer le pouvoir des états. Symboliquement, la participation des citoyens à l’élection de dimanche peut renforcer (ou affaiblir) la légitimité du parlement. Ayant une influence sur les Commission, un changement de majorité peut modifier les orientations politiques de la Commission.

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_connexions-elections-de-quoi-l-europe-doit-elle-s-occuper-en-priorite?id=8274278&eid=5017893

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2014

Débat des têtes de liste en Belgique aux élections européennes

http://www.telebruxelles.net/portail/emissions/magazines-a-voir-en-ligne/emissions-elections-2014/31831-debat-des-tetes-de-liste-aux-elections-europeennes

Écrit par : L'enfoiré | 22/05/2014

Les avantages et les inconvénients d'un vote blanc

Bear Grills Antwerpen invite tous les électeurs à voter blanc dimanche prochain. Mais que se passe-t-il exactement lorsque l’on introduit un bulletin blanc dans l’urne ? Quelle est l’influence sur les résultats? Est-ce finalement une bonne idée?
Selon une idée fausse assez répandue, le vote blanc profite au plus grand parti. Ce n'est pas exact. Les votes blancs ne sont que des voix invalides et ils ne sont pas comptés dans les résultats. Les votes blancs ont donc de facto le même effet que l’abstention. Au moment de la répartition des sièges les votes de ceux qui ont n’ont pas voté ou ont voté blanc sont répartis entre les partis en fonction du nombre de votes qu'ils ont reçus.
Ceci a pour conséquence que les principaux partis obtiennent beaucoup plus de sièges que les partis plus petits. En ce sens, un vote blanc contribue à soutenir la majorité. Un bon exemple est offert par les élections allemandes de l'an dernier. La CDU d’Angela Merkel a remporté plus de 41% des voix.
En raison du nombre élevé de votes blancs, et le fait que deux petits partis ont échoué de peu pour atteindre le seuil fixé, la CDU s’est finalement vue attribuer 49% des sièges. S’il y avait eu encore plus de votes blancs, le parti aurait pu obtenir une majorité absolue au Parlement, même s’il n’a remporté que 41% des voix.

Vote de protestation
Rachid Abourig, aka. Bear Grills Antwerpen, soutiendra de toute façon la majorité involontairement avec son vote blanc, alors qu'il voulait seulement faire comprendre qu'aucun homme ou parti politique n’a obtenu sa confiance. A la Gazet Van Antwerpen, il a déclaré: « Nous devons montrer que nous ne sommes pas des veaux qui vont voter, parce que c'est comme ça que l'on nous traite. Considérez ceci comme une motion de censure, sur laquelle ils pourront réfléchir pendant 5 ans ». Abourig considère que le vote blanc est un signe de protestation contre le système politique actuel.
Le problème est que dans notre système électoral, rien ne permet fondamentalement d'exprimer que l’on ne souhaite pas être représenté par l'un des parties ou des politiciens. Selon le site Web du gouvernement, les votes blancs belges signifient «que l'électeur consent à ce que les autres électeurs décident ensemble ».
Pour cette raison, des voix s’élèvent de temps à autre pour que des sièges du parlement soient laissés vides pour représenter tout ceux qui ne votent pas ou qui votent blanc. Cela permettrait de rendre le problème visible, mais la plupart des politiciens et politologues semblent s’accorder pour dire qu’une telle mesure conduirait simplement à une impasse politique.

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=les-avantages-et-les-inconvenients-dun-vote-blanc&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 23/05/2014

Le vote blanc est plutôt un désaveu de tous les candidats qui se présentent quels qu'ils soient ou de la proposition soumise au vote, l'abstention, elle, c'est plutôt : je m'en moque, de toutes façons je ne peux pas changer le cours des choses.

Écrit par : zelectron | 23/05/2014

Le vote blanc est-il comptabilisé?
Chez nous pas, même s'il est en principe obligatoire, cela pourrait servir et entrer dans des statistiques.
Sinon, c'est jeter une pierre dans l'eau avec un plouf et sans onde de choc.
Le côté amusant d'aller voter et Thomas Gunzig l'a raconté, c'est de rencontrer les gens dans la fille.
De commencer une conversation qui n'aurait jamais eu lieu en d'autres circonstances.

Écrit par : L'enfoiré | 23/05/2014

Le 26 les jeux seront fait au niveau de l'Europe.
Les votent ont déjà eu lieu aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.
Comme disait le journaliste à l'Echo, Olivier Gosset "Reste maintenant à s’attaquer aux racines du mal, qui est réel. Les dirigeants européens vont devoir s’atteler à un exercice délicat: faire le tri, dans les récriminations à l’encontre de l’Europe, entre celles qui sont totalement déplacées ou qui relèvent de lacunes nationales, et celles qu’il convient de ne plus balayer d’un revers de la main. Ensuite seulement, ils pourront passer aux étapes suivantes: s’attaquer aux faiblesses européennes et élaborer de nouveaux projets mobilisateurs." ( http://www.lecho.be/debats/edito/Le_grand_soir_europhobe.9505134-622.art )

L'"amour de "l'Europe unie à la belge" n'est absolument pas à comparer avec la France.
Les tailles différentes des pays, en sont une des raisons.

Écrit par : L'enfoiré | 23/05/2014

L'abstention atteint un nouveau record en Slovaquie, stable dans l'UE

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/25/resultats-europeennes-abstention-nouveau-record-slovaquie_n_5390351.html?utm_hp_ref=france

Le Mode diplomatique écrivait dans un article "Ce que s'abstenir veut dire".
L’abstentionnisme pour les élections du Parlement européen, est devenu un phénomène marquant de la vie démocratique française en ne mobilisant plus qu'une minorité d'électeurs. Le FN se présente comme le parti eurosceptique par excellence.
Dans le contexte politique, l'abstention est la cause et la conséquence de l'alternance.
Les désillusions font partie de la transformation de la sociologie dans les milieux populaires les plus défavorisés et apporte par retour de flamme la débâcle du PS.

"L'Europe ou le déclin" disait Le Point.

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

5 réalisations phénoménales de l'Europe que les eurosceptiques ne peuvent pas nier

« On dit que les gens votent contre l’Europe – ce n’est pas vrai. Ils votent contre ce qu'elle fait mal».
Cette déclaration, c’est celle que l'ancien président français Valéry Giscard D'Estaing a faite dans le magazine Weekend FT de ce samedi qui était entièrement consacré à l'Europe. VGE, comme on l'appelle en France, est maintenant âgé de 88 ans, ce qui ne l'empêche pas de demeurer un fervent défenseur du projet européen:
« [Les pays de la zone euro ont été] continuent de vivre comme s’ils n’avaient pas la monnaie unique. Le résultat a été des dépenses excessives et des politiques d’endettement imprudentes. Le problème, ce n’est pas l'euro, mais la gestion gouvernementale ».
Ces derniers mois, les eurosceptiques n’ont pas cessé de remettre en cause l’Europe. À tort, estiment les journalistes Simon Kuper et Sarah Gordon dans le Financial Times. Tous les deux évoquent les succès de l'Europe dans une colonne et ils plaident ainsi de façon beaucoup plus efficace pour une Europe unie que beaucoup de politiciens ou d’Eurocrates ne l’ont fait pendant la campagne :

1. L'Europe est devenue un marché unique le 1er janvier 1993. Dès 1996, les sociétés de transport telles que Ryanair, Easyjet et Eurostar, transportaient chaque jour des dizaines de milliers de passagers. A partir de l’aéroport de Francfort, de nos jours, on peut atteindre en moins de 3 heures une dizaine de pays, représentant plus de 500 millions de personnes. Il s’agit du réseau le plus concentré au monde. A titre de comparaison, la seule capitale étrangère que l’on puisse rejoindre de Tokyo en 3 heures maximum est Séoul, et même pour se rendre à Ottawa à partir de New York, il faut plus de temps. De même, la distance entre Lille et Malmö est de 1000 km. Le voyage peut être effectué en dix heures, il nécessite la traversée de 5 frontières de pays, mais sans que cela nécessite de montrer sa carte d'identité ou son passeport.
2. Pourtant, cette connectivité n'est pas une nouveauté. Les Européens mobiles partagent leurs idées depuis des siècles. « La «révolution scientifique» des 16ème et 17ème siècles a eu lieu parce que nos scientifiques vivaient à proximité les uns des autres, et qu’ils pouvaient débattre de leurs idées dans une langue commune qui était le latin à cette époque. Copernic, le fils polonais d'un commerçant allemand, a écrit que la terre tournait autour du soleil et non l'inverse. Galilée, qui a vécu à Florence, a lu Copernic et confirmé ses conclusions au moyen d’un télescope. L'Anglais Francis Beacon décrit leur « méthode scientifique » : des déductions basées sur des données ».
3. Les économies qui ont connu la croissance la plus dynamique de leur classe moyenne entre 1995 et 2013 sont les États baltes, la Pologne et la Slovaquie, selon les chiffres de la Banque mondiale. Ces pays ont connu un taux de croissance qui a dépassé ceux de la Corée du Sud, de Singapour et de Hong Kong. La raison? Parce qu’ils ont pris exemple sur les autres pays de l’UE, ils ont vu ce qu’ils voulaient devenir et qu'ils ont copié les lois européennes. Après leur adhésion à l’UE en 2004, ils ont bénéficié de milliards d'euros de fonds d’aide. Désormais, l’UE pourra inspirer l'Ukraine, la Tunisie et la Turquie post Erdogan.
4 La plupart des Européens – sauf les jeunes des pays méditerranéens – bénéficient encore de l’existence la plus sûre, la plus équitable, et la plus confortable sur Terre. Quelques statistiques:
La plupart des pays où les gens s'attendent à atteindre l’âge de 82 ans sont européens, selon des chiffres récents de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Dans l'indice de développement des Nations Unies, l'Estonie, la Slovaquie et la Grèce sont toujours classées devant le Qatar, en dépit de sa richesse.
La plupart des économies émergentes sont encore des décennies derrière l'Europe. Le revenu moyen grec par tête est encore le double de celui du Brésil, plus de 3 fois plus celui de la Chine, et 15 fois celui de l’Inde, selon les chiffres de la Banque mondiale.
7 des 9 pays les mieux classés dans l'indice décrivant les inégalités entre les hommes et les femmes du Forum économique mondial sont européens, de même que 6 des 8 pays les mieux classés dans l'indice de corruption de Transparency International. Les 17 pays avec l'inégalité de revenu la plus faible dans le monde sont aussi Européens, selon un classement de la CIA.
5. La morosité en Europe dissimule une réalité plus complexe. Dans de nombreux secteurs, l'Europe est non seulement compétitive, mais elle est même un leader. 9 des 20 pays les plus compétitifs dans le top 20 établi par le Forum économique mondial sont situés en Europe occidentale. Et malgré la crise de la dette qui a bousculé le continent, la zone euro a conservé son avantage compétitif comparatif dans près des deux tiers de tous les secteurs industriels, notamment sur les produits très sophistiqués qui requièrent des connaissances techniques pour leur élaboration. Le meilleur exemple est l'Airbus, dont les différentes parties sont fabriquées dans 5 différents pays européens. 25 ans après sa création, Airbus contrôle 50% du marché mondial des avions commerciaux, et en 2003, il est devenu le plus gros fournisseur d’avions, devant Boeing.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=5-realisations-phenomnales-de-leurope-que-les-eurosceptiques-ne-peuvent-pas-nier&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

A l'évidence ce genre d'article aurait du paraître il y a quelques mois et bien d'autres dans tous les journaux et médias européens. La position pro-européenne ne s'est non seulement pas faite entendre mais chaque fois que quelqu'un à chanté les louanges de l'UE il s'est fait prendre à partie. Merci pour ce lien au commentateur en foi ニ

Écrit par : zelectron | 26/05/2014

Le Parti populaire européen a remporté les élections européennes, avec 212 sièges sur 751 (soit 28,23%), selon les plus récents résultats partiels communiqués par le Parlement européen. Les socialistes restent le second groupe politique, avec 186 élus (24,77%). Viennent ensuite les libéraux (70 élus, 9,32%) puis les Verts (55 élus, 7,32%). Le scrutin a surtout été marqué par une progression marquée de l'extrême-droite dans plusieurs pays: au Danemark, en Autriche, mais surtout en France avec le FN de Marine Le Pen. Le taux de participation reste stable, et faible, à 43,09%.

Les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) arrivent en tête des élections européennes, avec 212 sièges. Les europhobes ne constituent pas un bloc homogène. Le groupe des europhobes autour de l'Ukip britannique de Nigel Farage est crédité de 36 sièges. Il y a ensuite les non-inscrits du Parlement sortant, comme le Front national français, le FPÖ autrichien ou le PVV néerlandais, qui disposaient déjà de députés et pourraient parvenir à former un groupe d'extrême droite, ce qui nécessite au moins 25 députés dans sept pays. Ce bloc représente 38 députés, dont plus de la moitié du FN à l'issue de son triomphe aux élections en France.
Le Parlement a classé enfin dans une rubrique "autres" des élus dont le parti n'était même pas représenté dans le Parlement sortant, comme le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo en Italie ou les anti-euro de l'AfD en Allemagne. Cet ensemble hétéroclite aurait 67 sièges.
Même si ces projections doivent être confirmées, le candidat du PPE à la présidence de la Commission, l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a déjà revendiqué le poste sur son compte Twitter. Le PSE défend lui l'Allemand Martin Schulz, président du Parlement sortant.
Les libéraux se sont ralliés derrière le Belge Guy Verhofstadt, les écologistes prônent un ticket formé de l'Allemande Ska Keller et du Français José Bové. Quant à la gauche radicale, elle se présente unie derrière le Grec Alexis Tsipras, du parti Syriza.
Belgique : 4 sièges pour la N-VA, 3 pour le PS et le MR, 1 pour Ecolo
La N-VA obtient quatre sièges de députés européens (+3), selon des résultats presque complets. Le PS (stable) a 3 élus, le MR gagne un siège (3 élus) et le CD&V obtient 2 élus (-1) au Parlement de l'UE.
L'Open Vld a trois candidats élus (stable), tandis que le Vlaams Belang (-1), le sp.a (-1), Groen (stable), Ecolo (-1). Le cdH - CSP obtient 2 élus.
La Lijst Dedecker perd son siège et disparaît du parlement européen comme des autres parlements belges.
La tête de liste de l'Open Vld aux européennes, Guy Verhofstadt, candidat de la famille libérale à la présidence de la Commission, est le champion des voix de préférence aux européennes dans le collège électoral néerlandophone belge, avec 474.444 voix, après un dépouillement de 87% des bureaux de vote.
Guy Verhofstadt devance la candidate CD&V Marianne Thyssen (327.845), le N-VA Johan Van Overtveld (239.217), la sp.a Kathleen Van Brempt (155.635) et le CD&V Steven Vanackere (144.451). Côté francophone, Louis Michel est le vainqueur du scrutin, avec 113.594 voix de préférence. Il devance Marie Arena (66.805) et Frédérique Ries (64.134). Claude Rolin, tête de liste du cdH, obtient 38.505 voix, suivi par le PP Luc Trullemans (33.432) et le PS Marc Tarabella (32.290). Gérard Deprez pointe à 28.429 voix, tandis que l'Ecolo Philippe Lamberts recueille 20.367 voix.

La poussée des extrêmes confirmée, 25% pour le FN
En France, le Front National de Marine Le Pen devient le premier parti, à près de 25%, devant l'UMP (20,3%), selon les dernières estimations. Le PS du président François Hollande boit la tasse (14,2%), juste devant les centristes de l'UDI-Modem (10,4%). Le parti vert EELV recule, à 9,6% et le Front de Gauche recueille 6,3%.

L'extrême droite remporte également les élections au Danemark. Le Folkeparti est le premier parti, avec 23,1% des voix, devant les sociaux-démocrates au pouvoir (20,5%) et les libéraux (17,2%).
Le Parti populaire danois tient cependant à se distancer du FN, qu'il juge antisémiste et anti-homosexuels, et l'a fait encore dimanche soir. "Il est déplorable que des partis comme le Front national de Mme Le Pen et Aube dorée [en Grèce] gagnent du terrain, mais ils le font parce que les partis établis ont lâché les Européens", a affirmé à DR l'un des deux députés européens sortants de DF, Morten Messerschmidt.

La droite extrême et anti européenne progresse également en Finlande. Les Vrais Finlandais obtiennent plus de 12% et un second siège. Le parti conservateur du Premier ministre Jyrki Katainen remporte le scrutin, à 22,1% devant le parti centriste (19,8%) auquel appartient le commissaire Olli Rehn, principal architecte de la politique d'austérité qui a marqué la législature.

En Grèce, le parti de gauche radicale Syriza l'emporte avec un résultat attendu entre 26 et 29%, devant la Nouvelle Démocratie (PPE) du Premier ministre Antonis Samaras, à 23-26% et le parti néonazi Aube Dorée (9,5-12,5%).

L'Ukip europhobe de Nigel Farage est largement en tête au Royaume-Uni, devant les trois partis traditionnels après dépouillement dimanche soir des résultats dans 8 des 12 régions, avec un score historique de 29%. A ce stade, l'Ukip compte 18 sièges, devant les conservateurs 13 (23,9%) et le Labour 13 (23,8)%.

En Italie, le Partido Democratico du Premier ministre Mateo Renzi obtient 33% des voix. Il devance le Movimiento 5 stelle, du populiste Beppe Grillo (26,5%). Pour sa première élection européenne, celui-ci enverrait directement vingt députés à Bruxelles.

En Espagne, les deux grands partis traditionnels espagnols, le Parti populaire (droite, au pouvoir) et le Parti socialiste, ont reculé de manière spectaculaire aux élections européennes. Sur un total de 54 députés européens, le PP remporte 16 sièges contre 24 actuellement tandis que le PSOE aurait 14 députés contre 23, cédant du terrain face aux petites formations, de gauche notamment, comme Podemos, né de la mouvance des indignés qui entre au Parlement européen avec cinq sièges.

Aux Pays-Bas, par contre, le parti anti-islam PVV a subi un échec en n'obtenant que 12% des voix contre près de 18% il y a cinq ans.

En Autriche, les conservateurs de l'ÖVP l'emportent avec 27%, devant le SPÖ du chancelier Werner Faymann (24%). Le parti d'extrême-droite FPÖ progresse de près de 7 points et s'approche des 20%. Les Verts enregistrent aussi une nette progression (+ 5 points à 15,1%), tandis que le nouveau parti libéral pro-européen NEOS recueille près de 8% des suffrages. Ces multiples progressions s'expliquent par la disparition du parti de Hans-Peter Martin, un eurosceptique qui avait été plébiscité en 2009.

En Allemagne, d'où provient le plus important contingent d'eurodéputés (96), les sociaux-démocrates de Martin Schulz enregistrent une percée à plus de 27% (+7), tandis que la CDU-CSU de la chancelière Angela Merkel se tasse légèrement à 36%. Les Verts reculent également, à 10%, tandis que les libéraux sont pratiquement rayés de la carte électorale (3%). L'extrême-gauche Die Linke reste stable à 7,5%, le nouveau parti anti-euro AfD recueille 6,5% des voix, et le parti néonazi NPD envoie un eurodéputé au Parlement.

En Pologne, la plate-forme civique du Premier ministre Donald Tusk (affiliée au PPE) et le parti ultra-conservateur PiS sont au coude à coude, à respectivement 32,8 et 31,8%.

A Chypre, le parti conservateur du président Nikos Anastadiades l'emporte assez largement à près de 40% Le parti communiste AKEL, traditionnellement fort à Chypre, suit à près de 25%.

Au Portugal, le PS arrive nettement en tête après avoir remporté 31,58% des suffrages (contre 26,58% en 2009), selon les résultats partiels portant sur 97,8% des circonscriptions, communiqués par le ministère de l'Intérieur.
La coalition gouvernementale, formée par le Parti social-démocrate PSD (centre droit) et le CDS (conservateur), a recueilli 27,91% des voix, en baisse de 12,17 points par rapport aux Européennes de 2009. Les deux formations, qui avaient alors concouru séparément, avaient obtenu ensemble 40,08% des voix.
A un peu plus d'un an des élections législatives prévues à l'automne 2015, ce résultat constitue un sérieux revers pour le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, sanctionné pour trois années marquées par une succession de plans de rigueur imposés à la population.

Le PPE revendique la présidence de la Commission européenne
Le candidat des conservateurs européens pour la présidence de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a revendiqué dimanche la victoire de son camp aux élections européennes sur son compte Twitter.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_parlement-europeen-abstention-extremisme-et-euroscepticisme?id=8275012

Écrit par : L'enfoiré | 26/05/2014

Bonjour Monsieur Guy.

Je suis très satisfait du résultat des élections européennes.
J'estime que le peuple français a commencé à se réveiller un peu, (ainsi que la Grande Bretagne qui a élu un parti équivalent à celui du FN en France.
Je pense qu' il y a pas mal de Français qui en ont marre de se voir imposer des traditions de l'âge de pierre.
J'ai une amie qui réside a Nîmes, et à l'école (soit disant...). Laïque, sur 29 élèves, il n'y avait que 3 élèves Non Musulmans, alors la priorité était pour ses primates à la cantine, avec viande Halal, pas de charcuterie, les sorties et voyages scolaire gratuits (sauf pour les trois élèves Français) etc, etc;..
Mon amie a fini par retirer sa gamine de 6 ans, pour la scolariser dans une école privée, (Avec tout ce que cela implique sur le plan financier....).
Mais enfin, l'important, c'est que sa gamine ne soit plus au milieu de ses primates !
Ha, qu'elle est belle la France !....
Nous avons perdue l'Algérie française, à présent nous avons la France algérienne !....

Bien cordialement à vous.

V. BOURGADE.

Écrit par : Bourgade | 27/05/2014

Bonjour Vincent,
Que vous répondre?
J'ai cherché et j'ai trouvé dans le nouveau Mariane (le n°892)
Je cite donc:
Déjà la couverture valait le détour "Les Français, la politique et le sexe"
Des titres passent par beaucoup d'idées.
"Le Pen a joui" comme éditorial.
Plaidoyer pour une Europe absente.
La légende de la malfaisance de Bruxelles sert à exonérer les chefs d'Etat de leurs responsabilités.
Faute de saisir un présent étranger, on encense un passé mythique.
S'ouvrir à la droite traditionnelle au risque de perdre son identité pour gagner de nouvelles élections?
Ou cultiver son pré carré, au risque de rester aux portes du pouvoir?
Ce débat s'amplifie et va poser au sein du parti de Marine Le Pen
Ce parti n'aime rien plus que l'entre-soi.
Pas sûr que les alliés potentiels y trouvent leur compte.

Fin de citations.

Couverture:
http://www.relay.com/marianne/numero-courant-355.html

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2014

Sous forme de livre, la gouvernance à la québécoise par JC Allard
http://nouvellesociete.wordpress.com/2014/05/26/tome-9-gouvernance-et-administration-de-letat/

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2014

"Oui, mais non", ça ne vas pas comme ça va comme ça en Belgique...
La preuve http://videos.arte.tv/fr/videos/oui-mais-non--7866798.html

La preuve encore une fois, comme dit Thomas
http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-thomas-gunzig-28-05-14?id=1930605

Écrit par : L'enfoiré | 28/05/2014

Bonjour Monsieur Guy.

Je veux bien croire que voter pour le FN ne soit pas la meilleure des solutions, mais a présent que depuis plus de 40 ans, on sait que la droite traditionnelle et le PS mènent la même politique, (qui débouche sur rien,) si les français veulent changer, il n'y a plus grand choix en sachant que le PC n' existe pratiquement plus avec ses 4% !

Et puis le milieu ouvrier français, ayant compris que la Gauche favorisait les peuples issus de l'immigration, insistait pour que l'on régularise les sans-papiers, etc...

C'était pour que le patronat trouve de la main d'oeuvre a bas prix, au détriment des français, qui eux restent au chômage. Ajouter a cela, l'insécurité qui règne dans les "zones de non droits" où même la police a peur de s' y rendre.

En plus de nous faire Ch*er, ces gens qui (pour ceux qui ne travaillent pas,) sont des assistés avec le RSA, ALLOCATION FAMILIALE CMU, etc... les français ont bien compris, et tous ceux qui ont compris que les islamo-gauchistes, voulait en plus du prolétariat français gagner les votes issues de l' immigration, mais cela aux dépends des français de souche. La gauche a commis une erreur, car bien évidemment ils ce sont mis dans la poche le vote des immigrés, mais les français qui en sont les victimes (et qui votaient a gauche auparavant,) a présent se tournent vers le FN. Donc, ce que la gauche a gagné en voies d' un coté, elle l'a perdue de l' autre.

Et puis, je ne sais pas si vous l' avez visionner, mais il y a sur mon blog une vidéo, avec une interwieuw de l' écrivain René Marchand, auteur du livre RECONQUISTA OU MORT DE L' EUROPE : (Chasser l'² islam de l' europe avant qu' il ne soit trop tard )!
Egalement auteur du livre LA FRANCE EN DANGER D'ISLAM.
J' ai lu les deux livres...
Je viens de finir le livre de LOUIS CHAGNON, (L'Islamisation de l' occident et nos élites, chronique d' une dhimmitude choisie)
JEAN ROBIN ( Le livre noir de l' islam).
Et actuellement je lis L' ISLAMISATION DE LA FRANCE de (Joachim Véliocas).
Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais en 1981, un humoriste et imitateur français avait chanter une chanson qui s' intitulait (L' EMMERDANT C' EST LA ROSE)?
Et bien a présent, "l' emmerdant c' est l' Islam" !
Je n'ai rien contre les asiatiques, les noirs (non musulmans,) Etc... Mais les islamistes pour être honnête je n' aime pas.
Ses gens sont nombreux dans ma région, mais heureusement je viens de trouver une "baraque" dans le massif central . ( Il me tarde de déménager) !
Enfin, j'espère que nous aurons l' occasion d'approfondir le débat sur l'islam qui est une secte CONquérante !...


Bien cordialement.


V. BOURGADE.

Écrit par : Bourgade | 02/06/2014

Bonjour Vincent,
Encore une fois, que vous dire?
Sinon de relire ce billet "Les croisades à la croisée des chemins" ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2009/07/14/la-croisade-a-la-croisee-des-chemins.html )
Ce que vous chercher pour vous prouver que vous avez raison de penser comme vous le faite, vous le trouverez toujours dans certains livres bien choisis.
En fait, vous êtes né à une mauvaise époque. Ce qui aurait été préférable pour vous, ce serait l'époque pendant laquelle l'Occident avait tout à dire en se foutant pas mal de ce que pouvait penser. Lire et lire beaucoup, je peux vous le conseiller, mais lire surtout les opposés de vos convictions serait tout aussi bénéfique.
Les cloches ne sonnent pas du même côté.
En fait, le Pape Urbain II de la période des croisés est un peu votre Marine d'aujourd'hui.
Chez vous la séries de documentaires "Les Borgias" est présentée toutes les semaines.
Vous comprendrez que derrière toutes les religions, il y a le moyen d'augmenter la puissance.
Marine provoque les esprits pour attiser la haine. Elle se croit dans son époque. Elle ne l'est pas ou plus. L'extrémisme la porte puisqu'il y a des gens pour la suivre qui rêvent des temps définitivement passés.
Les frontières se sont ouvertes. Même la France a besoin de ses voisins pour vendre sa camelote.
Actuellement, et vous devez l'avoir appris, la toute nouvelle affaire Nemmouche qui a su remuer les esprits sur tous ces mots qui termines par "-isme".
Je ne suis pas pour le sionisme.
Parler d'Israël, j'y ai été, j'en ai fait un billet.
Je n'y retournerai pas pour les raisons que j'ai mentionné.
Quels sont les pays dans lesquels vous avez vu, de vos yeux vu, ce qui y existe sans vous faire sonner les oreilles par personne interposée qui elle y voit tout son intérêt à le faire?
Mon billet de hier sur l'OTAN devrait aussi vous éclaircir l'esprit.

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2014

'Les jeux de pouvoir primitifs de Merkel sapent l'unité européenne'

La semaine dernière, à la stupéfaction générale, la chancelière allemande Angela Merkel a rappelé qu’il n’était pas question d’’automaticité’ dans les traités européens, et que d’autres candidatures que celle de Jean-Claude Juncker, le meilleur candidat du groupe PPE au Parlement européen (qui comprend la propre CDU d'Angela Merkel et qui a remporté les élections européennes avec 213 sièges sur 751), devaient être examinées pour le poste de président de la Commission européenne. « Bien que le PPE soit la formation politique la plus puissante et que Jean-Claude Juncker soit notre candidat, aucun des partis ne détient la majorité en lui-même. Nous devons donc examiner un éventail de candidats possibles plus large », a-t-elle déclaré.
Pendant ce temps, de plus en plus critiques s’élèvent contre le rôle de Merkel dans l’attribution des postes les plus importants des institutions européennes. Dans une note interne du gouvernement, Yasmin Fahimi la secrétaire général du SPD, le parti socialiste allemand, exhorte Merkel à ne pas se cacher derrière David Cameron, et affirmer que son propre parti n’avait pas de « spitzencandidat ». Elle juge que la chancelière allemande devrait plutôt déclarer qu’elle soutient sa propre candidature, ou qu’elle préfère la procédure des décision prises derrière des portes closes du Conseil de l'Europe.
« Les conservateurs nient l’existence du résultat des élections, ou que leur parti ait jamais désigné aucun « Spitzcandidat » [candidats « évidents »], a déclaré Fahimi.
Dans une interview accordée au Frankfurter Allgemeine, le philosophe allemand Jurgen Habermas a vivement critiqué l’attitude de Merkel : « Pendant des mois, Angela Merkel s’est opposée à la nomination de « spitzcandidats ». Ces nominations ont déclenché quelque chose qu’elle a toujours redouté au plus haut point : une poussée pour plus de démocratie au niveau européen. L’Europe institutionnelle distante a été entraînée vers une expression de volonté polarisante de ses citoyens. Pour la première fois, le Parlement européen fait l’expérience d’une véritable légitimation, d’autant plus que les anti-Européens ont réussi, dans ce qui ressemble à un signal de réveil à l’adresse des pro-Européens usés, à obtenir des votes et des sièges... Je comprends le scepticisme impulsif du Conseil de l'Europe comme un symptôme d’insécurité. (…)
Quant à la mise en balance de la candidature de Juncker, « Ce serait une balle au cœur du projet européen. En ce cas il ne faudrait pas attendre des citoyens européens de s'impliquer de nouveau dans une élection. D'un point de vue juridique et constitutionnel, j'estime que cet acte de destruction violent est hors de question ».
Le journal autrichien Kurier estime également que le manège de l’attribution du poste de président de la Commission Européenne doit cesser : « L'accord européen, et surtout la coopération franco-allemande, ne pourrait en ressortir que comme un projet d'élite. Maintenant, l’Europe des citoyens dont on nous a tant parlé doit prendre forme. Cela ne peut pas être réalisé sur la base d’une fraude. Le démocrate-chrétien Jean-Claude Juncker a remporté les élections. Les sociaux-démocrates comme le président Hollande ou le chancelier autrichien Werner Faymann l’ont admis avec le sens de la dignité démocratique. Seuls les perdants des élections comme le Premier ministre britannique David Cameron éternellement indécis, ou Angela Merkel, qui craint le très pro-européen Juncker, ne peuvent s’y résoudre. Mais les jeux de pouvoir primitifs de Merkel sapent l'unité européenne ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-jeux-de-pouvoir-primitifs-de-merkel-sapent-lunite-europeenne&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 02/06/2014

'L'extrême droite d'Europe est désireuse d'adopter ce à quoi l'Ukraine voudrait échapper'

Le triomphe des partis populistes et extrémistes aux élections européennes a dû sans doute être particulièrement indigeste pour beaucoup d’Ukrainiens, affirme l'historienne américaine Anne Appelbaum dans le journal tchèque Hospodářské noviny:
« Lors de son voyage à Moscou, Marine Le Pen a exprimé toute son admiration pour le patriotisme du président russe Vladimir Poutine. Nigel Farage de l'UKIP a également nommé Poutine comme étant le dirigeant qu’il « admire le plus » au monde.
Le Pen et Farage ne sont pas les seuls à admirer le «modèle» russe - la corruption, la manipulation des médias, l’absence de respect pour les frontières, ou pour la primauté du droit – tous compris. En d'autres termes, l’extrême droite d’Europe est désireuse d’adopter ce à quoi l'Ukraine voudrait échapper.
Plusieurs raisons ont été données à cela (...) Les élections européennes ont souvent donné l’opportunité d’exprimer les votes de protestation. Mais il pourrait aussi y avoir une raison plus profonde.
Ceux qui n'ont pas la démocratie, la stabilité ou les «valeurs européennes», cherchent désespérément à les obtenir. Et ceux qui les ont ne les apprécient pas.
Il n'y a encore jamais eu de démocratie qui ne se soit suicidée. (…) Certains Européens sont déjà à la recherche du poison. La question maintenant est de savoir si les autres peuvent les empêcher d’en avaler une dose fatale ».

Source: http://www.express.be/joker/?action=view&cat=platdujour&item=lextreme-droite-deurope-est-desireuse-dadopter-ce-a-quoi-lukraine-voudrait-echapper&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 04/06/2014

Laissons à César ce qui est à César. Ce n'est pas parce que Marine Le Pen et d'autres du même tonneau lui vouent de l'admiration que Poutine doit se situer dans la même mouvance. Poutine est européen, peut-être plus que nous. En fait, qui pourrit la situation en Ukraine sinon les Amerlocks ? Eux qui n'ont rien d'européen, ils veulent assurer leur main-mise sur l'Europe via l'OTAN et ont délibérément foutu l'euro par terre en y faisant rentrer la Grèce suite à un avis favorable sur ses finances rédigé ...par Draghi et consors, tous membres de Goldman Sachs.
Dire que Poutine est " bon " est sans doute exagéré. Mais prétendre qu'il est meilleur que tous les dirigeants US est une autre vérité. Comme les Chinois, il veut absolument se défaire du dieu dollar qui n'est qu'une planche à billets servant uniquement à éponger la dette américaine sur le dos des autres, raison pour laquelle ils ont saboté l'euro. Tant que le billet vert règnera, les USA règneront.
Retour à l'étalon-or !
Dommage que le rideau de fer ne soit pas tombé 20 ans plus tôt. L'immigration serait venue de l'est et non du sud et nous aurions évité l'islamisation outrancière qui n'en est qu'à ses débuts. Les premiers qui la payeront seront les Maghrébins qui se sont convenablement intégrés, il y en a plus qu'on ne le croit.

Écrit par : alainsapanhine | 04/06/2014

Que dire, sinon que tu as raisons.
Les Amerlocks, très religieux, comme tu dis, ont une mission divine sur Terre: être les gendarmes du monde.
Si tu a lu l'article sur l'OTAN et les anecdotes qui le terminent, il y a un retournement de situation avec Obama.
Lui, il est à Bruxelles pour deux jours.
Cela a dû être un cauchemar pour traverser la ville.
L'étalon or?
J'ai connu une autre époque comme toi. Une époque où le dollar était immuable et valait 50 FB.
Tout était dans l'huile. Pas de perte de change.
Malheureusement, il y a eu Nixon qui a bouleverser tout cela.
Tout le monde flotte, depuis.
Pour le sujet immigration, l'Europe doit se construire.
Quand on voit ce gars qui est passé au travers des filets de Shenghen pour aller tirer sur des visiteurs du Musée juif de Bruxelles....
Un musée, un endroit de patrimoine, que je ne connaissais pas, mais que j'aurais pu visiter...

Écrit par : L'enfoiré | 04/06/2014

G8 -1 à Bruxelles alors que que le G8 était prévu à Sotchi
Beaucoup de sujets : l'Ukraine, comment répondre à la Russie, les sanctions, la crise avec la faible croissance.
La Russie, elle, se fout des sanctions, les roubles roulent en milliards.
On en parle au JT du soir.
La visite chez le Roi Philippe, un passage rapide de prestige avec les sourires.
Après c'est la partie poker menteur qui commence.

Écrit par : L'enfoiré | 04/06/2014

"2014 est une "année anniversaire" à plus d'un titre en plus du centième de la première guerre.
1989, il y avait 25 ans,...
2004, il y avait 10 ans,..."

il y a 150 ans, création de l Association Internationale des Travailleurs, la première internationale (http://www.150ans-premiere-internationale.org/)

Un organe démocratique, un levier d action légale et populaire
(populaire niveau sociologique.. proche du peuple... mais pas forcément au niveau de rassemblement massif)

Un de ces intermédiaire, de ces expressions démocratiques de contestations/information des revendications de la population,
tel que les syndicats, la grève, les manifestations,
ces intermédiaires que Sarkozy a beaucoup attaqué ("quand il y a une grève en france, maintenant, on ne l a voit plus", suivi, non pas d'une larme, pour son échec d être le président de TOUS les français, mais par un rire joyeux d être le président d'une minorité* + absence de réponse politique aux 7 manifs monstrent faites contre sa réforme des retraites : cette absence totale de reconnaissance des leviers démocratiques de contestation politique explique en grande partie la chute de confiance dans les politiques, et les partis de gouvernements (UMP et PS) et le développement -voire l explosion- des "autres solutions" : du vote FL, aux Merah ou aux Djihadistes européens partant en Syrie
(ainsi, en cassant le lien social, et la contestation légale, on transforme des problèmes sociaux et économiques dont on refuse de s'occuper (agravation des différences de revenus dans les pays occidentaux depuis 1992 (année proche de 1989 et la chute du mur... donc de la peur d'une solution alternative si on presse trop le citron...), avec explosion des revenus et chute des impôts payés par les plus riches, et stagnations des revenus des moyens/petits), avec Merah et Mennouche, deux simples voleurs de droit commun, à des activistes extrèmes tuant des citoyens); ceci, en sachant que Cameron a fait encore pire que Sarko... donc que des "autres solutions" sont/vont être adoptées par d autres déçus européens...(c.f. vote UKIP]



Note d espoir :
les insurgés en espagne, et, plus encore, syriza en grèce (1er parti aux élections européennent : http://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_européennes_de_2014_en_Grèce#Résultats)
montrent que les partis néo-nazi ou de replis nationalistes,
ainsi que les replis comunautaires [Merah, Mennouche, mais aussi explosion des inscriptions dans les écoles confessionales, en particulier juifs, dont l'ex-intégration réussit se délite (explosion aussi des départs en israel, des vivants... et des morts...) ]
ne sont -heureusement- pas les seules "solutions" trouvées aux nombreux coups de poignards fait au contrat social et à la démocratie populaire


--
* Le pire.. après Sarko,
Hollande, en Janvier 2014, lors de ses voeux à TOUS les français, a fait pareil que Sarko :

il a été fier d annoncer qu'il était social libéral, et il a sourit en le disant.. au lieu de pleurer sur son aveuglement et son retournement de veste dès l élection gagnée (le combat contre la finance, c est maintenant?)

Quelle bonne blague il a fait au peuple français, avec son néo-sarko, son social libéralisme...
il est élu comme NON-sarkoziste, comme socialiste, et fait quasi la même politique économique que Sarko...
[d ailleurs, la droite ne s'y est pas trompée : elle ne l a JAMAIS attaqué sur ses choix économiques; mais que sur ses choix sociétaux (mariage pour tous + réforme de la justice et des peines d emprisonnement)]

et, dès qu'une élection PROUVE qu'il a fait un mauvais choix, non validé par la population,
au lieu de se remettre en cause,
au contraire,
il accentue encore plus le rapprochement avec la politique de Sarko..
(nomination de Valls (5% lors des primaires socialistes...), report de la loi sur la transition énergétique, amendements rendu possible à la loi de 2015 sur l' accessibilité des locaux la vidant de sa substance,...)

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

"d ailleurs, la droite ne s'y est pas trompée : elle ne l a JAMAIS attaqué sur ses choix économiques" c'est vrai ! les choix économiques imbéciles de Hollande sont tellement affligeants qu'on en reste bouche bée, quand on ne prend pas ses jambes à son cou ... Sarko quant à lui négligeant la princesse de Clève montrait le fond de l'ignorance crasse qui le caractérisait, ce qui rend l'autre andouille doublement coupable ! ces gens là nous amenant un Fhaine épanouï : bravo !

Écrit par : zelectron | 15/06/2014

Le PIB est encore la seule manière d'évaluer une population, un pays.
Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2014

C'est tout à fait vrai
Écrit par Zelectron

--
La SEULE manière ????

MAIS NON.. tout celà est FAUX ! ! !

Voir Piketty par ex :

- la distribution des revenus et patrimoines dans la population, avec la différence de revenus/patrimoines entre les 10% les plus pauvres et les 10 et 1% les plus riches,
- la possibilité, en %age, pour les enfants d ouvriers et d agriculteurs de devenir employés, instits, cadres, ingénieurs, docteurs (pas seulement docteur es medecine; mais bien Bac+8 après une thèse dans toutes les disciplines)

EUX, c est vrai, SONT des marqueurs d'évaluation et d estimation d'une population, de façon économique, mais aussi politique et sociale


l explosion des différences en occident,
et la chute (particulièrement en france, mais c est encore pire en allemagne, angleterre ou grèce...) du fonctionnement de l ascenseur social,
(et conjointement, son corrolaire : la ré-explosion des "fils de" et "fille de" comme au moyen-âge, comme au temps des corporatismes...)

sont bien plus symptomatiques de la réalité que de savoir que le PIB a gagné 0.1% ou les a perdu :

Être de plus en plus pauvre, dans un pays riche, ne réjouis pas trop...
(c.f. les classes populaires aux USA, avec ses nombreuses milices anti-fédéralisme et ses gangs mafieux; ou c.f. les manifs au brésil depuis de longs mois, alors que l un a son PIB qui explose depuis des années)

au contraire, pour les plus pauvres, les plus vulnérables, qu'importe si le pays s appauvrit ou ne s enrichit pas beaucoup,
SSI sa redistribution augmente, et SSI l'amélioration sociale est POSSIBLE et facilitée par les institutions
(éducation gratuite en particulier.. c.f. les USA, là aussi, mais pour le contre-exemple...)


Ansi, niveau stat du PIB,
on a besoin des informations détaillées, répartis par tranches de revenus ou de patrimoine, mais, sans celà, si on cherche une donnée synthétique, alors,
SEULES deux infos synthétiques sont importantes, permettant d'illustrer la distribution des revenus ou son évolution :

- σ, l'écart type, soit la racine carrée de la variance, qui mesure la dispersion d'une variable aléatoire réelle donc la +/- disparité entre les différents revenus et patrimoines,
et
- la médiane des revenus et du patrimoine des ménages/de la population, permettant de voir si la POPULATION s enrichie ou s appauvrit, et de combien (et non pas de savoir si le pays s appauvrit et de combien)

[Très important : les "médianes".. pas les moyennes... car la moyenne N'est PAS représentative de ce qui se passe dans la population...
or quasi tous les journaux parlent de la moyenne de revenus ou du produit de la moyenne par la population/par le nombre de ménages (c est à dire, le PIB)

utiliser des indices non représentatifs, non significatif... c est quand même très fort... ]

Ainsi, SI l'écart-type augmente,
donc si les revenus (ou pire, le patrimoine) des plus bas et des plus riches s écartent encore plus,
on est sûr d avoir :

- une chute de la consommation (par les plus pauvres)
et
- une explosion de l'épargne et des prix de l immobilier (par les plus riches)
- ainsi qu'une explosion des déficits publics (de + en + de bénéficiaires chez les pauvres appauvrit et, du fait de leur richesse accrue necessitant plus d'être "protégée", de plus en plus d exils fiscaux, de fraudes et d optimisations fiscales chez les riches enrichit)
- ainsi qu'une montée du chômage [chute de la conso. + hausse des dépenses "incompressibles" pour tous (loyers, du fait des placements financiers dans la pierre) donc chute des dépenses libres et -surtout- libres hors épargne, les seules génératrices de consommation et d emplois (à long terme si épargne incluse, à court et moyen si épargne éxclue)]

tout ceci...sans que le PIB n ait bougé d'un poil...

--
On pourrait croire que cet écart-type n est pas important...

mais il est ESSENTIEL :

soit 3 populations à écarts-type croissant : la france, les USA, puis les BRICS tels que mexique et brésil


pourquoi les USA ont 30 000 morts par an par arme à feu, alors que l ex-europe de l ouest est bien plus pacifique ?
pourquoi un milliardaire/millionnaire brésilien/mexicain est plus pauvre qu'un smicard français :


l un peut laisser ses enfants aller à la crèche, à l école maternelle, à l école, à la bibliothèque municipale, au parc, librement, et sans coûts


l autre a BESOIN d avoir un mur et des gardes armés autour de sa maison, si possible, avec une maisson dans un quartier résidentiel avec murs et gardes... (c.f. la zona)
et est OBLIGÉ de faire protéger ses enfants contre le meurtre et les enlèvements, en les faisant protéger par des gardes du corps + en les envoyant dans des écoles privés entourées de murs et avec vigiles, et en ne les auorisant qu'à aller dans des clubs de sport/musique/tout ce qui existe uniquement réservés aux CSP+++, avec murs et gardes les protégeant du monde réel :

les enfants du smicards ou chômeur français sont libres, et peuvent bouger dans la ville, où ils veulent, et +/- y cotoyer des enfants et adultes de toutes les classes sociales;

les enfants du millionnaire ou milliardaire brésilien ou mexicain sont des prisonniers, coupés du monde, vivant dans le virtuel, mais surtout vivant enfermés, sans possibilité d interagir de façon naturelle avec d autres
(par contre, ils peuvent interagir avec des employés... de la bonne, au jardinier et aux gardes du corps = QUE des interactions fausses et trompeuses (avec impression fausse d être important... alors que c es l argent de Papa-Maman que ces employés respectent, et pour lequel ils sont serviables...) : des liens financiers artificiels; seule autre interaction : avec d autres prisonniers)



anecdote :
je suis a une terrasse de café, en france, avec une canadienne anglophone, qui loge chez moi, le temps d un festival de chant :

par 2 fois (heure, stylo, ou autre chose), j adresse la parole, et demande un micro-service à d autres personnes de la terrasse, 2 personnes différentes, des gens que je ne connaissais pas :
elle m a dit, après, que celà l avait choquée : elle n IMAGINAIT même pas qu'on puisse faire celà....


elle était plus "RICHE" -monnaitairement- que moi,
mais, parler à des inconnus, dans un monde où on n est pas replié sur son nombril et sur sa précieuse cassette (c.f Arpagon),
lui paraissait plus incongruë que de voir atterrir un insecte de 6 mètres de haut, venant d alpha du centaure...

Si elle m avait vu marcher dans la rue, un parc municipal ou dans la forêt, au crépuscule, et -parfois- y aborder des gens... elle serait sans doute morte d'une crise cardiaque...

C est triste pour elle.... la PAUVRE...

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

Si Piketti est votre dieu de l'économie, où va-t-on ?

Écrit par : zelectron | 15/06/2014

Précision, suite à mon commentaire précédent :

malgré un regard critique,
j apprécie plutôt ce que tu dis
(même si "la liste des dépenses douteuses" est en soi douteuse... s agit-il de poujadiste ? de populiste ? d'information ? d enquête ? éviter les dérives est important, MAIS ce n est pas tant leur frais de fonctionnement qui comptent... que les projets qu'ils vont financer ou refuser de financer....
ainsi, s'ils soutiennent et financent Notre Dame DES Landes, ils agravent les finances de la france pour des années, alors que s'ils soutiennent Erasmus, ils améliorent les connaissances, les relations trans-nationales, la paix, le savoir, l éducation, les sciences et la propérité économique et culturelle future de l europe; suivre la signature ou non d'ACTA, et ses termes précis, s'il est signé, est ainsi bien plus important que de savoir s'ils utilisent un vélo ou une limousine...)

en particulier, j ai applaudit à ton commentaire du 26/05/2014, sur les 5 points gagnés par l Europe.

D ailleurs, là, dans le point 4, tu parles bien des écarts-type, ou "des inégalités de revenus", ce qui revient au même;

par contre, petit défaut : tu compares des PIB moyens par habitants, donc des moyennes de revenus, au lieu de comparer la médiane des revenus...
("tu" étant en fait, la banque mondiale, mais tu la cites... et elle, comme bcp d'institutions ou d organes de pouvoir, se désintéresse de la médiane, mais ne parle quasi que moyenne ou PIB....pourtant, les stats sont abordées dès la 3eme, et enseignées en première et terminale.... comme quoi, on peut être un expert international à la banque mondiale, et ne même pas mériter avoir son bac... cette faible connaissance des sciences par les "experts" et journalistes est d ailleurs un énorme problème... l utilisation de mauvais outils ou leurs mauvaises utilisations et compréhensions ont des conséquences sur les "résultats" "trouvés"...)

--
Tiens,
un point que les experts économiques étudient peu :
alors que depuis plus de 10 ans, ils applaudissent la hausse des ventes des voitures en chine,
ils n ont même pas constaté qu'elle s est couplée à une chute très largement supérieure de la mobilité...

(je n ai plus les chiffres sous la main.. mais, chaque voiture de 2010 à Pékin a remplacée, de mémoire, entre 10 et 20 vélos de 2001 ou 2002.... et les temps de trajets ont explosés, avec une chute du nombre moyen de trajets.... et ceci, sans parler de la pollution atmosphérique, ni des conséquences économiques catastrophiques qui découlent de l'explosion des coûts du transport individuel et des pertes de temps en transport (chute de la hausse du PIB, qui est passée d'une croissance sup. à 20% l'an, à une croissance, à 2 chiffres, puis à 9, puis 8, puis 7,x%... chaque année, le nombre de voitures en circulation augmente, et donc les dépenses contraintes en transport explosent, et donc l économie va -fort logiquement- moins bien... Niveau concurrence internationale, c est une bonne nouvelle pour nous, et pour les autres pays, par contre, la chine a gagné de la pollution, des problèmes de santé, de la congestion, de l étalement urbain et une moindre efficacité économique... je ne sais pas jusqu'à quand le pouvoir va laisser les choses continuer à empirer ainsi... mais c est impossible qu'ils continuent comme celà, à aller dans le mur, sans finir par s en rendre compte....(taxer à 300% les autos, multiplier les rues piétonnes autorisées aux cyclistes, taxer bcp plus le carburant,créer une vignette auto,... les solutions existent... donc elles seront mises en place... à moins qu'ils ne préfèrent les fausses solutions, comme le bus surélevé roulant au-dessus des voitures... (un prototype existe sur le papier... c est l exemple même de la fausse solution... au lieu d ENLEVER des voitures et ls remplacer par des TEC ou vélos, ils vont rajouter des TEC spéciaux coûtant plus cher à la construction et à l usage que des TEC classiques, difficilement accessibles par les usagers, fragiles, et qui vont permettre de RAJOUTER des véhicules... A l inverse, une chance pour nous, qu'un Delanoé, avec ses voies sur berges re-devenues piétonnes, soit plus clairvoyant pour l avenir que l oligarchie chinoise... )

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

édit :
en fait, il m a suffit de taper "bicycle beijing" dans Firefox, pour que l adresse ressorte de mon historique...

http://www.pinterest.com/pin/393290979929192648/
http://www.bustler.net/index.php/article/10831/

et, un synthèse rapide, cette image :
http://www.bustler.net/images/news2/project_for_bicycle_commuting_in_beijing_02.jpg

l étalement urbain en haut à droite,

et la chute de la mobilité individuelle au centre, à droite :

de 88 à 96,
passage de 9,x à 14 millions d habitants,
pour un passage de 3 à 11 millions de vélos et de 0.x (0.25 ou moins) à 1 de voitures
soit une explosion de la mobilité individuelle,
qui est passée de 3.25/9 soit .36 à 12/14 soit 0.86 par habitants (86% de mobilité individuelle !)
soit une évolution de la mobilité individuelle [(12/14)/(3,25/9)] soit 0.86/ .036qui a été multipliée par 2.37 !

de 96 à 2010,
passage de 14 à 20 millions d'hâ
pour un passage de 1 à 4 millions de voitures
et un effondrement de 11 à 4 millions de vélos

ramené à 20 millions, celà fait :
passage 1.4 à 4 millions de voitures
pour un effondrement de 15.4 à 4 millions de vélos,
soit +2.6 et -11.4 soit -8.8 millions de véhicules de transports en commun pour 20 millions d habitants...

et, si on prolonge la tendance à la hausse, qui était la règle avant 96, avant que le nombre de voitures devienne problématique,
ce n est pas 8.8 millions de véhicules individuels qui manquent à l appel,
mais 8.8x 14/20 x [(12/14)/(3,25/9)]
soit 14.6 millions !

on a gagné 2.6 autos, et perdu 14.6 vélos sur les estimations, soit 5.6 vélos perdus par voiture

et une mobilité individuelle passant
- de 0.36 en 88,
- à 0.83 en 96, pour atteindre...
- 8/20 soit 0.4 en 2010... soit quasi le niveau de 1996 !
(depuis, la tendance a due se poursuivre... et s être encore agravée).


N.B.
il manque une donnée, insignifiante en 96, importante en 2010 : les 2RM
celà modifie le résonnement :
ce n est plus la mobilité individuelle qui a chuté (çà, on n a pas les chiffres pour le savoir)

Mais c est la mobilité individuelle durable qui a chutée, face à la mobilité individuelle chère et créatrice de bouchons et de dépendance économique et énergétique
(les rues roulantes de pékin en 2000 sont devenues des rues bouchées en 2010... alors que la ville s est très largement étalée (images en haut à droite), pour répondre à cette congestion grandissante...)

Car un 2RM entraine une hausse du coût d achat, une forte hausse du coût d'achat à l année (durabilité moindre qu'un vélo et coût d entretien bcp plus élevé) et une explosion du coût d usage, tout comme la voiture (mais dans une moindre mesure)
si bien qu'il a lui aussi un impact négatif sur la compétitivité économique (mais aussi sur la pollution, et la santé de ses utilisateurs).
.
De plus, étant plus large et potentiellement plus rapide que le vélo (donc utilisant plus de chaussée devant et derrière lui quand il y a "peu de monde"), malgré sa faible taille par rapport à une voiture, le 2RM contribue plus à la congestion que le fluidifiant vélo.

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

Je n ai pas dit que c était un dieu,
d ailleurs -honte à moi d avoir osé faire celà- je ne l ai pas lu...
j ai juste entendu ce que les commentateurs récitant son dossier de presse ont dit.

Par contre, ce que je dis après avoir donné le nom de Piketty n est pas de lui,
mais de moi

(j aurai pu citer Stiglitz... celà fait plus sérieux ^^)

--
Sur Hollande, niveau économique, c est presque autant ccatastrophique que Sarko sur le plan éco + sociétal...
[les récidives et les peines plancher, avec une nouvelle loi les aggravant tous les 3 mois... car, la société, pour Sarko, c est juste la dépeinalisation du droit des affaires, et la juridiarisation et peinalisation à outrance du droit commun... avec parfois un peu de démagogie sur l immigration (il n'nt pas vu les stats sur les pays d accueils ? 5 fois plus d immigrés en allemagne qu'en france... la france n est plus un pays d accueil massif (si jamais elle l a été) depuis 20 ans...]

Mais au moins, il a qq rares réformes sociétales qui tentent de le racheter,
comme la protection des lanceurs d alerte, par ex (une loi passée totalement inaperçue... et qui protégerait Snowden ou le soldat Manning),
ou l embryon de loi sur les actions de classe (pb... c est un embryon dénaturé... ils ont légiférés, mais à reculons... si bien qu'elle ne vaut pas grand chose... c est mieux que rien... mais, d ici a ce qu'elle soit améliorée, il risque de se passer du temps...)

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

"Dans le pays, un enfant qui naît, est déjà redevable de 32.000 euros de dettes publiques de premier niveau. Dans sa globalité, ce serait l'estimer à 50.000 euros en comptant les soins de santé, les pensions de la génération précédente, sans même penser à ce qu'il devra produire ou faire produire aux robots pour assumer sa propre retraite. "

Et? ? ? ?

intérêt et signification ? ? ?
(à part "aucune"?)

Pour comprendre ma question,
et ma totale incompréhension de ce qui semble être présenté comme étant un "problème", une illustration :

- soit 2 français, A et B


"A" : il possède un manois, une ferrari, une arras de chevaux de course, une usine de 500 employés, un hotel particulier, un restaurant particulier, un salon de coiffure
ET... "A" a une DETTE de 5 000 €


"B" : ce clochard fort sympathique a 2 habits, une casquette, un caddie, un beau cateau sur lequel il est assis ou couché, et 2 couverture
ET.... il POSSÈDE -déposé par des passants dans sa casquette- la somme exceptionnelle de 50 € ! ! !

"B" peut être un créancier de 50€, alors que "A" est débiteur d'une somme 100 fois plus grande....
"B" est donc largement plus riche que ce va-nu-pieds de "A", à qui il FAUT vite venir en aide...


Exemple identique, au niveau des états :

L enfant français (désolé, je connais peu la Belgique) qui nait avec +/- 50 000€ de dette personnelle,
nait AUSSI et SURTOUT avec plusieurs MILLIONS de patrimoine PERSONNEL :

des universités, le CNRS, l INRA, INSERM, le CEA, des hospitaux, des parcs, des forêts peu polluées, des littoraux peu pollués (sauf en bretagne... vive le lisier...),
des montagnes skiables, etc etc etc
il arive dans un pays qui offre des accès aux soins, à la culture et aux loisirs,

que retient-on de la france ?
- sa dette insignifiante
OU
- son patrimoine historique (mont St Michel - Tour Eiffel)
- son patrimoine naturel (zone de ski/de baignable/de balades à vélo ou à cheval,...)
- son patrimoine éducatif et de recherche (lire plus haut), gage de la future prospérité insdutrielle
- son patrimoine culturel (ses théatre, opéra, films, livres (même ceux des morts)
- son patrimoine de loisir (futuroscope -puy du fou - parcs astérix - parcs municipaux, parcours de santé center-parks,...)
- son patrimoine social (CMU - RSA - mais aussi emmaeus, secours populaire, resto du coeur)
- son patrimoine sociétal (peine de mort abolie, IVG autorisée, tolérance LÉGALE des pratiques sexuelles et culturelles différences les protégeant, remise en cause du tout carcéral, qui agrave les délinquants (exemple : livre du père Guibert "des jeunes y entrent, des fauves en sortent, et exemples récents de Merah et Mennouche, qui étaient des "petits" droit commun, ils sont sortis et sont devenus des extrèmistes "religieux" tuant des citoyens)


Quand on voit que le tourisme et la culture sont des industries soit bien plus importantes, soit bien plus rentables que l industrie... on se demande pourquoi certains se focalisent tant sur cette industrie du XIX siècle
(d ailleurs, la californie hollywoodienne s en est bien rendue compte, elle aussi...)


Quand on voit des pays qui DILAPIDENT leur patrimoine naturel et touristique,
c est à dire qu'ils brulent leur meubles LOUIS XIV et leurs tableaux de Rembrandt, légués par leurs grand-parents, dans la famille depuis 50 générations, pour avoir UN PEU moins froid pendant une seule nuit d'hiver un peu trop froide...

comme le font les USA avec le gaz de schiste et le canada des sables de l alberta :
ils détruisent le sol et l eau de LEURS CITOYENS, pour un bénéfice ridicule par rapport au coût, qui se compte sur des décenies...


--
Je n ose imaginer qu'ils puissent un jour faire une telle folie en france... mais le pire n est jamais impossible :

alors que la première activité économique de la france est le tourisme,
alors que sa première industrie est le complexe agro-alimentaire,
alors que son agriculture est une des plus puissante d europe,

rendont l eau imbuvable en france, pays de Vittel, Volvic, Contrexeville, mais aussi de plus de 20 stations thermales (Vittel, Contrex, Bains les bains,..)
rendont la baignade et le surf interdits en méditéarréen et dans les landes
rendont les huitres de l Oléron et moules d arcachon impropres à la consommation
rendont l accès au Mont St Michel interdit (l eau accidifiée attaquant ses bases, le rendant friable, donc dangereux)
rendont l eau de la région PACA et landaise, dont l eau de Monaco, impropre à la consommation,
rendont les fruits, légumes et animaux broutant sur les terres ou consommant de l eau impropres à la consommation
.
.
.
nous seront alors heureux d avoir gagné 5 mois ou 5 ans de consommation de pétrole.... pour une perte d image qui aura des conséquences désastreuse sur des décenies, et sur des sommes 1 000 fois plus grandes que le gain ridicule...
(exemple de la Tunisie, bien que pacifiée, dont le tourisme ne se remets toujours pas de son printemps arabe :
le mal est passé, ponctuel... mais il a encore des conséquences catastrophiques plusieurs années après...
alors une pollution DURABLE... ses conséquences seront mortelles pour notre économie....

[Tchernobyl et fukushima ont une belle activité économique ??? j ai oublié d aller vérifier leurs chiffres de dettes et/ de crédits.....
en fait, je suis quasi certain qu'ils ont des dettes NULLES, c est à dire qu'ils sont en meilleure santé que la france et la belgique, qui, ces nulles, sont déficitaires... ahah... (il faudrait envoyer TOUS les économistes incompétents vivre un mois ou un an à Tchernobyl ou Fukushima, pour qu'ils n oublient PLUS JAMAIS la prédominance fondamentale du patrimoine sur le flux, sur la dette/crédit, de même que tous ces autres économistes incompétents ou manipulateurs, qui confondent, au niveau de la retraite, le fait qu'on paye en argent ou -plus précisément- en pouvoir d achat, et non pas en nombre d année... et donc que, du fait de la rentabilité croissante, ce n est pas un problème de payer plus d années... vu qu'on a plus d argent... (pour simplifier, si on multiplie par 2 les salaires, et donc par 2 les prélèvements sociaux, celà ne pose pas de problème de payer 2 fois plus de monde ou 2 fois plus longtemps les retraites : c est UNIQUEMENT si on contraint les salaires, et si on ne taxe pas tous les revenus, que celà pose pb.... (tiens, la loi Tobin avance... encore une avançée de l europe..]


On fait QUOI si on découvre du gaz de schiste SOUS la tour Eiffel ou sous l Opéra Garnier ???
(le patron d Exxon (de mémoire... c est peut-etre une autre compa exploitant du gaz de schiste) y a répondu pour moi : alors que sa société exploite le gaz de schiste, il REFUSE qu'on fore à proximité de sa maison...).


Tiens, Detroit, endettée, a voulu vendre ses Rembrandt pour payer ses dettes...
Celà a ému l amérique, et GM+Ford+Chrysler ont payés, pour éviter celà (trop mauvaise pub.. risque de boycott massif..)

Ainsi, on voit que le patrimoine est préféré aux dettes par les citoyens...
et qu'on peut faire payer, même volontairement, les entreprises...
(mais les USA et le canada n 'ont pas fait ce choix, pour les apalaches ni l alberta...)




Au passage, depuis plus de 10 ans,
l E.S.S. (economie sociale et solidaire), avec emmaeus, resto coeur, secours populaire, mais aussi des 10 aines de milliers d autres assos moins connues,
ont une croissance financière et en nombre d employés, CHAQUE ANNÉE, qui sont CROISSANTES et (pour l emplois) SUPÉRIEURES aux rares années où l industrie+services marchands a eu une croissance positive en nombre d employés...

(pour la croissance financière... je ne sais pas... ce que je sais, c est que l ESS a un écart-type moins important :
alors que la Société Générale peut faire des bénéfices record quand renault fait des déficits, il y a beaucoup moins de revenus et pertes extrèmes dans l ESS : tout est plus lisse... mais en croissance continue....)

Et, depuis 2008, ces croissances financière et en nombre d employés continuent... malgré la chute des montants globaux des différentes subventions publiques

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

Bonjour Jean-Marc et zelectron,
Vous me permettez un sourire à la lecture de vos affaires bleu-blanc-rouge?
Question: Quel est le meilleur écart-type quand on ne se sent pas bien en France?
Réponse: Prendre la tangente.
Chercher à augmenter l'écart entre soi et l'hexagone.
N'est-ce pas une mathématique agréable?

Écrit par : L'enfoiré | 15/06/2014

Récemment, j'ai rencontré une Parisienne qui vit depuis 25 ans dans les environs de Munich.
Elle m'a dit qu'elle ne retournerait jamais à Paris.

Écrit par : L'enfoiré | 15/06/2014

Die hat recht !

Écrit par : zelectron | 15/06/2014

Beaucoup de français(es) ne veulent pas retourner à Paris.... (ou le moins possible... que si c est indispensable, comme prendre une correspondance de train, en passant d'une gare de paris à une autre)

Cette ville évolue si lentement.... elle est si XX siècle....
Je ne l ai quasi pas vu changer en plus de 30 ans...
(qq rues piétonnes en plus, des VLS, un peu d accessibilité... et c est tout.. peut-etre que dans 60 ou 120 ans celà commencera à devenir bien....)

Mais, par chance, paris n est pas la France

Malheureusement pour la france, la majorité des instances de gouvernements publics et privés françaises sont à paris...
(michelin, airbus et qq autres, non ! mais c est des exceptions)

Écrit par : Jean-Marc | 15/06/2014

"Mais, par chance, paris n est pas la France"

Où a-t-on la chance de vivre pénard en France?
Où est-ce que les affaires marchent en France?
Ça ce sont les questions de base.
Paris, la ville lumière, démodée?
C 'est un peu dire trop ou trop peu, Jean-Marc.
Si cela ne m'intéresse pas trop n'étant pas français, cela peut le faire pour certain.
Quand je mis ce qui se dit sur les forums français, cela ne semble pas être l'euphorie.

Écrit par : L'enfoiré | 16/06/2014

Lis mes commentaires sur le sujet sur le progrès, tu pourras, par toi-même, reconstituer une bonne partie de la réponse :

Pierre Rabhi, Philippe Desbrosses, (Voltaire : "il faut cultiver son jardin" ... pris au sens premier du terme)
Le riz des canards de Takao Furuno adapté par un agriculteur bio (Bernard poujol) et un agronome français (Jean-Claude Mouret, chercheur à l INRA)
à la culture en camargue (c.f. http://www.echobio.fr/2013/04/manger-bio/en-camargue-des-canards-pour-desherber-le-riz/ et http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3214_riz_bio_canards_Camargue.php )

- les ateliers vélos participatifs du réseau L'HeureuxCyclage
- les clubs linux
- les AMAPs
- les asso auto-gérées d artistes ou de limitant sur différents droits

=> à chacun de s inscrire et de s impliquer (ou pas) dans les organisations de l ESS, et d en tirer des bénéfices perso, mais aussi sociétaux, relationnel, d ancrage dans son quartier, sa ville et son agglo :

Ne pas demander ce que "X" (sa ville, son patron) peut faire pour soi, mais ce qu'on peut faire pour que X devienne ce quon souhaite :
être le changement qu'on souhaite voir émerger dans le futur :
c est vraiment très très agréable de voir les choses progresser positivement
(cas, par ex, de LHC, et de la pratique en hausse depuis plus de 10 ans, du cyclisme urbain, en france)

Ainsi, celà fait des années que je ne suis pas "parti en vacances",
que je n ai pas pris un avion (en fait, ce n est même jamais arrivé...) ni un train pour me retrouver dans un camping ou un hotel;

par contre, je bouge plus que la moyenne des gens, autour de chez moi
(auto-boulot-dodo....)

Je pars en cyclo-randonnée seul ou accompagné,
Je pars -en vélo bien sûr- faire une journée ou 2 à la ferme (sorte de micro-Woofing, mais je n ai -pour l instant- pas eu le temps de pratiquer le vrai woofing, comme je ne suis jamais rester plus de 2 jours)

Or,
à la connaissance, il n y a pas bcp de jardins participatifs à Paris, ni de maraichers
(les clubs linux et les ateliers d auto-réparation de vélos, SI; les AMAP.... MAIS librées de loin, si bien qu'il est impossible de faire une séjour à la ferme... aussi))

Paris.. c est la ville des pierres et du bitume :
Les parisiens croient que la plus belle avenue du monde est chez eux...
Pour m y être baladé dans cette avenue, flânant, à pied... je l ai juste trouvée insupportable... invivable...
une autoroute en ville, où on ne s entend pas parler à 50cm, et où respirer est désagréable.

Je suppose que la nouvelle voie verte de New York (faite sur les rails abandonnés du métro) serait une avenue 1 000 fois plus agréable à visiter...

(par contre, aller manger un Grec dans une rue piétonne de St Michel permettait de voir un lieu qui RESSEMBLE aux quartiers de chez moi où j ai à vivrei... même si la zone piétonne était 4 fois plus petite... et autorisée aux véhicules roulant au pas+livraison...)

il y a des villes faites autour de la voiture,

et, parfois, mais rarement,
des parcs, placettes et ruelles et rues faites pour LA VIE des gens...
celà change tout :
au lieu de transiter, de passer le plus vite possible, en fermant les yeux sur le béton moche;
on flâne, on s arrête, on discute, on communique, on interagit...

c est un autre monde...

(je suppose que, dans certains clubs privés, certains peuvent recréer un havre de paix y ressemblant... MAIS c est des lieux privés, artificiels interdits à la majorités des gens + surtout ils sont complétement SANS le coté relationnel et Do It Yourself, sans l esprit a ccueil et d ouverture des nombreux lieux où j ai plaisir à me rendre et à cotoyer du monde).

Au passage, dans un lien plus haut,
j ai mis l anniv des 150 ans de la 1ere internationale.
Bien que je n y suis passé que 1.5 jours sur les 3,
c est vraiment magique.

("c est", et pas "c était : car l action, la multitude d asso, de syndicalistes, tournant autour de ce mouvement, continue activement)
--
Attention, pas de sectarisme primaire anti-paris :
j ai testé.. j ai detesté...
Mais certains bonnes choses en viennent,
Ainsi, aux 150 ans, de Paris,
on avait la visite de lignedhorizon.net, une maison d édition/une librairie, proposant des livres intéressant.

Écrit par : Jean-Marc | 16/06/2014

Voilà une réponse au sujet du vote d'un rédacteur français au sujet du vote par tirage au sort
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/et-si-la-france-devenait-une-153294

Écrit par : L'enfoiré | 22/06/2014

Bonjour monsieur Guy.

Je suis revenu faire un tour sur votre blog afin de prendre la température des gens qui ont posé des réactions a votre article sur les élections européenne...

C' est pas mal !

Mais un truc me chagrine... Bien sur nous ne pouvons pas avoir tous les mêmes opinions sur tout, (notamment en politique,) mais personnellement j' ai eu des échos comme quoi la ville de Bruxelles avait été surnommée par une partie des Bruxellois (MOHAMED CITY,) pour la raison que a l' état civil c' est la majorité des nouveaux nés qui porteraient ce (romantique) prénom !...

Après je ne sais pas si cette information est vraie, (car avec les médiats certaines choses doivent êtres prises au conditionnel) !

Toujours a Bruxelles: un SDF aurait été agréssé et blessé grièvement par des arabes alors qu' il était en train de boire une bière, en période du ramdam.... Alors
qu' en Belgique la bière est sensé être un brevetage "divin" entre les bière trappiste, et/ou/ les bière d' abbaye !

Faudrait peut-être que chaque pays puisse garder sa culture et ses traditions, non ?

Si les membres de la secte mahométane ne sont pas heureux en europe, ils on qu' a de retourner dans leur pays d' origine, et puis c' est tout.

Enfin pour ce qui me concerne, c' est comme cela que je vois les choses, car si eux ne savent pas déguster une bonne bière ou un bon jambon d' Auvergne, au moins qu' ils n' empêchent pas les êtres humains de l' apprécier.

Sinon, avez vous visionner la vidéo de l' écrivain René Marchant que j' ai mis en ligne sur mon Blog ?...

Le titre est: "Il faut éloigner l' islam de l' europe avant qu' il ne soit trop tard".


Cela mis a part, a propos de jambon d' Auvergne, justement je viens de trouver une "baraque" dans cette région dans un petit village, et je suis en train de l' acquérir. Cette "baraque" fait 100 mètres carrés, avec 300 mètres carrés de terrain devant, tout au rez de chaussette, ( avec mes béquilles les escaliers ne sont pas trop pour moi,) avec un séjour, cuisine, sanitaires, et cinq chambres. Tout cela pour 51000 euros !

Ce qui me plais c' est la Campagne, et le climat. Et puis dans cette région, justement avec des températures en hiver de-10 voir -15 degrés il y a très peu de Mahométans, ( lorsque je me suis rendu sur les lieues pour voir la maison, je n' en ait pas vu un seul !

Bien cordialement.

V. BOURGADE.

Écrit par : Bourgade | 23/06/2014

synthèse de plusieurs lecture : Michel Poniatowski, ministre Giscardien, écrivait dans son livre-testament une conclusion dont on ne voit pas quelle ligne on pourrait changer 21 ans plus tard.
"Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri-ethnique et pluri-culturelle que l’on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer. Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but.
Ces pages peuvent apparaître cruelles. Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l’immigration africaine et notamment musulmane. Si tel n’est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain.
Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours. Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d’abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées. Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes.
Nous allons vers des Saint-Barthélemy si l’immigration maghrébo-africaine n’est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d'intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression. Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu'un charter rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l’état sa place normale.
Les libéraux l’ont affaibli, les socialistes l’ont détruit.
"Où sont les grandes tâches dévolues à l’État ? La Justice, l’Armée, l’Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ? En miettes. La France est à l’abandon, est en décomposition à travers le monde. Sa recomposition est dans un retour énergique à l’unité et à la cohérence, et de la Nation et de l’État."
"Si la vérité vous choque, faites en sorte qu'elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l'absurdité, l'injustice ou l'horreur."

Écrit par : zelectron | 23/06/2014

Bonjour Vincent et zelectron,

Je comprends parfaitement votre crainte.

Zelectron disait " à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri-ethnique et pluri-culturelle que l’on s’acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer".
Je reste pertinent sur ce sujet, il faut ajouter "pluri-religieuse".
Nous assistons à voir ce qui se passe dans le monde à une nouvelle croisade inversée.
Notre compatriote Godefroid de Bouillon à lancé la première croisade de l'histoire au 11ème siècle.
Aujourd'hui, l'islam intégriste a décidé de lancer le djihad au Nigeria, en Irak, Afghanistan.
Ce sont les nouveaux croisés, sans croix mais avec d'autres idéologies tout aussi religieuses.
En occident, on appelle cela des "terroristes".
Cela n'a rien à voir avec des terroristes si ce n'est que pour arriver à installer la charia, ils le font par la terreur comme les premiers croisés.
Tant que les religions mèneront le monde, cela ira dans le même sens.
L'occident et la France en particulier, on connu des massacres et le massacre de Saint-Barthelémi entre protestant et chrétien, n'en est qu'un exemple.
Les Etats-Unis sont encore dans le peloton de tête de l'idéologie religieuse.
Les athées sont minoritaires.
Les guerres de religions sont créées et poussées par l'ingérence dans les esprits et donc à un autre niveau que des problèmes d'ethnie et de cultures.
La mondialisation, le mouvement des peuples a toujours existé. Nous n'avons que la monnaie de nos pièces mal fagotées.
A Bruxelles, nous avons représentés toutes les races, toutes les cultures, toutes les ethnies, toutes les langues et ... toutes les religions.
La diversité, les différences de personnes ne sont pas obligatoires, mais nécessaires pour l'évolution des espèces vivantes.
Vous me faites sourire en parlant d'âme française.
Etes-vous si chaste et pur en France?
Je suis ce qu'on appelle un zinneke (un bâtard) et j'en suis fier.
J'ai du sang qui vient probablement de partout.
Nous sommes aussi à la limite entre deux frontières: une à consonance germanophone et une latine.
Je ne sais si vous vous rendez compte de ce fait.
Avoir une âme, cela n'existe plus. L'occident a inventé Internet.
C'est à lui à assumer cette ouverture virtuelle dans la réalité.
La baguette et le béret sur la tête, c'est fini, râpé, malgré ce que peut dire tous les partis extrémistes.
Aujourd'hui, grâce aux machines, on produit plus que ce qui est consommé localement.
C'est à dire que les frontières doivent s'ouvrir pour les marchandises et pour les hommes.
Fermez-les et vous verrez ce qui se passera.
Les compromis, cela nous connait en belgique et encore plus à Bruxelles. La ville qui est européenne par excellence et par vocation.
Les élections à la proportionnelle permettent de tenir vaille que vaille les rennes.
Jusque quand? J'ignore.
Mais quand cela s'arrêtera, les religions auront gagné et les hommes perdu.

Écrit par : L'enfoiré | 23/06/2014

Si vous n'avez pas compris mon sentiment sur la question, relisez ce que j'ai écrit sur Molenbeek, sur Schaerbeek et sur Evere où j'habite.
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/03/16/molenbeek-st-jean-un-ruisseau-du-moulin-5323964.html
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/04/01/pas-de-quartiers-dans-mon-quartier-5337220.html
http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/07/09/19-communes-sans-facilites-1030-schaarbeek.html

Pour finir, par la "Foire d'empoigne" qui était voulue comme une preuve de ce qui arrive par la non-acceptation de la différence de l'autre: un combat sans gagnants et tous perdants.

http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2014/05/04/la-foire-aux-idees-5354437.html

Écrit par : L'enfoiré | 23/06/2014

zelectron ne disait pas, il rapportait les propos de Michel Poniatowski vu par un journaliste (français bien sûr)

Écrit par : zelectron | 23/06/2014

inutile de nier ce que tu viens d'affirmer si haut et fort, et de se cacher, après avoir montrer de si belles et généreuses idées :

"Michel Poniatowski, ministre Giscardien, écrivait dans son livre-testament une conclusion dont on ("on" = moi, Zelectron) ne voit pas quelle ligne on ("on" = moi, Zelectron) pourrait changer 21 ans plus tard."

À par Zelectron, je n ai vu personne affirmer qu'"il" ne voyait pas quelle ligne changer au texte de Ponia...
--

Sinon, Bourgade


"Si les membres de la secte mahométane ne sont pas heureux en europe, ils on qu' a de retourner dans leur pays d' origine, et puis c' est tout."
(je ne connais pas bien la belgique, mais en france, ce n est pas possible)

En france, les musulmans représentent la 2eme religion auto-déclarée (réponses à la question "vous êtes de quelle religion, svp ?"),
derrière les catholiques, mais devant les athées, agnostiques, animistes, juifs, protestants et autres auto-déclarations


ainsi, Merah et Mennouche sont des français bien français, de parents français, comme une très large majorité des musulmans présents en france.

Ils etaient d ailleurs des éleves "normaux", sans signe religieux visibles et sans pratique religieuse, pendant toute leur enfance, et ceci, jusqu'à peu de temps avant leurs départs pour un pays jugé "meilleur".

Mais voilà... ils ont finis par remarquer que certaines choses, si belles, en théorie, dans la société française (liberté, égalité, fraternité, une et indivisible, pays de la déclaration des droits de l Homme et du citoyen,...) ne correspondaient pas avec leur réalité de tous les jours :

Malgré leurs papiers et ceux de leurs parents, pour certains, ils n étaient pas des français, et ne le seraient jamais.
Rejetés par certains, ils sont allé là où on les accueille les bras ouverts...

C est une immense défaite de la société française...
car, où on les a accueillis, on ne leur a pas promis des choses si joyeuses que celà, qui attirent tant de monde...
(aller tuer des autres, au risque de mourir ou finir en prison, ce n est pas ce qui attire en premier.. promettre la richesse, la célébrité ou la vie éternelle, là, il y a de quoi vouloir passer aux "Chti à Miami", mais devenir un assassin....)

[D ailleurs, ce n est pas un problème propre à la france : en belgique, allemagne, angleterre, et dans d autres pays, d autres européens nés d européens, ont eux aussi décidé de partir en Syrie... la france n est pas le seul pays en faillite morale. C'est +/- toute l europe qui a sombré depuis des années, qui a instauré des choses allant de pire en pire, rendant une partie de sa jeunesse prête à lui tirer dessus, en "remerciements" de la réalité qu'ils y vivent... Ainsi, Merkel, Cameron et Sarko n ont pas seulement offfert le retour triomphal et explosif de la tuberculose, de la gale, et de qq autres maladies oubliées du XIX, ils ont aussi offert la fin du contrat social, du vivre ensemble, et du sentiment d appartenir à une communauté nationale]

Gandhi, comme Merah et Mennouche, avait été un bon citoyen, un bon anglais, ayant même son diplôme d avocat, et agissant comme tout bon avocat anglais.
Mais comme eux, il a fini par constater que la société ne tournait pas rond.

Par contre, son analyse du problème a débouché sur une proposition d action non dictée par des extrèmistes voulant l embobinner,
Lui a réfléchit, et trouver une solution propre, au lieu de chercher les réponses toutes faites apportées par d autres, sans partir de la réfléxion.

Le fait qu'il ait fait sa prise de conscience du pb plus tardivement, qu'il était plus instruit, qu'il ait pris un temps de la réflexion plus long, sans être encadré et poussé par des obscurantistes voulant profiter de lui, a induit sa réponse plus appropriée.

Mais, en france, on a eu NOS Gandhi, même si leurs prises de conscience ont été à différents niveaux,
de Toussaint Laventure à Alexandre Dumas, en passant par Senghor,
et, surtout, on a eu tous les autres, ces peintres, auteurs, puis acteurs et politiciens de tous pays, ces italiens (Ventura, Piccoli, Platini (oui...),..), espagnols, portugeais, polonais (Curie), et autres, qui -bien qu'étrangers- se sont senti chez eux en france, et qui ont fait la gloire puis la fortune de la france

[que LA chanson française, le "french cancan", soit d'un allemand naturalisé français (Offenbach), que la musique française la plus jouée au monde (le Bolero), soit d inspiration espagnole, que l opéra français et en français le plus connut (Carmen) soit sur Cuba, illustrent bien ce que le brassage des populations et des cultures a apporté comme rayonnement culturel et scientifique à la France du XIX et début XX]

Et, ce qui est vrai pour la france du siècle passé, l est aussi pour la belgique actuelle :
À part Stromaë (sauf erreur de ma part), je ne crois pas connaitre de chanteur belge vivant chantant en français que j écoute avec plaisir.

--

"avec mes béquilles les escaliers ne sont pas trop pour moi""Cette "baraque" fait 100 mètres carrés, avec 300 mètres carrés de terrain"
ahlala... et Voilà où passe le trou de la sécu... voilà où on dilapide MON argent. Voilà pourquoi je paye des impôts si elevés !
une maison de 100m² et 300m² pour indemnités de soit-disant invalidité...
certains avaient trouvé la bonne solution, pour ne pas gaspiller d argent auprès des inutiles, auprès des improductifs...
vivement qu'ILS reviennent au pouvoir, pour nous débarasser des profiteurs, des parasites qui nous sucent le sang à ne rien faire, à se prélasser de cures thermales en soins paliatifs.
(cette pensée profonde, est librement inspirée de celle, toute autant construite et intelligente, de Bourgade; et dire que cet étranger, ce belge, veut venir polluer MA france de sa présence...)

Celà commence vraiment à sentir mauvais, ici, non ?

Écrit par : Jean-Marc | 23/06/2014

Il y en a qui lisent trop vite et ne prennent au vol que les mots et pensées qui les intéressent, sans relation entre elles. Je n'ai pas exprimé mon point de vue, en voici une partie :
"Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d'un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu'il apprend à l'école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu'à ses pensées les plus intimes. L'Islam, cette théologie absurde d'un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies."
J'ajoute considérer que les écrits correspondant à la secte musulmane sont un plagiat infâme des différentes parties de la bible arrangé à la sauce des descendants de l'assassin et violeur du désert. Si ça ne vous suffit pas ...

Écrit par : zelectron | 23/06/2014

un lien pour les ceusses qui veulent approfondir http://www.blog.sami-aldeeb.com/

Écrit par : zelectron | 23/06/2014

Marine Le Pen échoue à former un groupe au Parlement européen

La formation d’un bloc eurosceptique avec le Vlaams Belang, le Front National et le PVV de Geert Wilders a capoté.

http://www.lesoir.be/580496/article/actualite/belgique/elections-2014/europeennes/2014-06-24/marine-pen-echoue-former-un-groupe-au-parlement-europeen

Écrit par : L'enfoiré | 24/06/2014

Il semblerait que Nigel Farage, lui, ait hélas réussi !

Écrit par : zelectron | 24/06/2014

La Russie et la Chine ont déclaré une guerre financière totale à l'Occident

Moscou et Pékin développent de nouvelles armes dans le domaine de la finance pour mener leur guerre froide contre l'Occident. Les deux superpuissances prévoient de travailler ensemble et de se concentrer sur l’affaiblissement de la suprématie du dollar comme monnaie internationale, la création de leur propre agence de notation, d’une banque de développement, et de systèmes de paiement concurrents de MasterCard et Visa.
Les pays occidentaux ont longtemps dominé les autres marchés financiers. Le dollar demeure (pour l'instant) la monnaie de réserve mondiale, les agences de notation américaines, S & P, Moody et Fitch sont les seules à réellement faire autorité pour évaluer la solvabilité des entreprises et des gouvernements, et le FMI est encore dominé par des Occidentaux.
Mais avec les initiatives récentes de la Chine et de la Russie, tout cela pourrait bientôt changer. Les deux pays sont relativement mal cotés (La Chine est cotée AA- et la Russie BBB) par les trois grandes agences de notation (alors qu’elles décernent encore la meilleure note aux Etats-Unis, AAA…), ce qui a pour conséquence d’augmenter les taux d'intérêt qu'ils doivent payer sur leurs obligations, et dissuade les investisseurs de leur prêter de l’argent. En particulier, la cote de la Russie a été dégradée par S & P et Moody après l’annexion de la Crimée en raison des graves difficultés économiques dont elle a fait l‘expérience. La nouvelle cote qu’elles ont attribué au pays, « BBB » (Qualité moyenne Inférieure), n’est plus qu’un grade au dessus de la cote réservée à la pacotille.
Les Chinois avaient déjà exprimé leur mécontentement de cette situation, en créant leur propre agence de notation, Dagong. Mais ils viennent de signer un accord avec le gouvernement russe pour créer une nouvelle agence de notation russo-chinoise à partir de cette institution. (En Europe aussi, on évoque de temps à autre la création d’une agence de rating spécifique, mais aucun plan concret n’a été élaboré dans ce sens).
Dagong attribue la note AAA à la Chine actuellement, et la note A à la Russie. En revanche, les Etats-Unis n’obtiennent qu’un A- . Ces cotes se fondent sur des données fondamentales telles que le ratio dette-PIB, qui sont plus favorables en Russie et en Chine. La nouvelle agence conjointe devrait émettre des cotes comparables.
Une autre mesure prise par la Russie et la Chine pour saper la puissance financière de l'Ouest est la mise en place d'une banque de développement privée en concurrence directe avec le FMI. Le manque de représentativité du FMI, où les pays émergents n’ont qu’un pouvoir de décision très faible, est une critique récurrente de l’Institution. Le géant économique qu’est la Chine, la seconde puissance économique qui pourrait même passer première cette année, y détient toujours moins de droits de vote que la Grande-Bretagne, par exemple.
La Russie envisage également a création d’une « Union économique eurasienne » dans laquelle le rouble servirait de monnaie d'échange centrale. De son côté, la Chine souhaite développer l’usage du renminbi dans les transactions internationales. En outre, le président russe, Vladimir Poutine, a émis le souhait de concevoir un système national de paiement pour concurrencer les géants américains de paiement Visa et Mastercard. Après l’annexion de la Crimée, ces deux institutions de crédit avaient boycotté Rossiya, et d’autres institutions financières russes.
Le journal allemand Die Welt compare ces initiatives pour concurrencer la domination financière de l'Occident à la course aux armements pendant la Guerre Froide, et il évoque « une guerre financière avec l'Occident ». (Source : Die Welt)

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-russie-et-la-chine-ont-declare-une-guerre-financiere-totale-a-loccident&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 25/06/2014

Laurence revenait ce matin avec des problèmes différents en France et en Belgique
mais avec l'humour qui la caractérise

http://www.rtbf.be/video/detail_cafe-serre-de-laurence-bibot-04-07-14?id=1940935

Écrit par : L'enfoiré | 04/07/2014

Deux formateurs ont été nommés, mais les négociations reprendront à partir du 18 août, c'est à dire trois mois après les élections.
La Suisse était à l'honneur dans cet article.
"Le modèle suisse de votations tous les trois mois répond mieux aux projets de société et à l'évolution de plus en plus rapide des populations. Plus efficace, plus synchronisée avec les événements qu'une élection tous les 4 ou 5 ans".
L'économiste Geert Noels donnait sa préférence pour la rotation de Premier ministre dans une tournante pendant une législation comme en Suisse.
Elle doit encore mûrir un peu, était)il conclu

Écrit par : L'enfoiré | 06/08/2014

« Pour l’abolition du statut de fonctionnaire » exemple la Suisse :
En 1999 la dette Suisse était passée de 50 à 100 milliards en 10 années, les salaires du privés commençaient à s’effondrer, L’opinion, dans ces conditions, n’acceptait plus ce qu’elle percevait comme des privilèges exorbitants donnés en apanage à la fonction publique et en Suisse il n’est pas facile d’augmenter les impôts comme en France parce que le peuple dit non la plupart du temps.
Le conseil fédéral emmené par le PDC Joseph Leu a commencé à plancher sur une nouvelle loi sur « le personnel de la Confédération » (les fonctionnaires), le but était de revenir à une gestion saine des finances en supprimant le status et les avantages des fonctionnaires qui seraient soumis au mêmes régime que le privé.
En 2000 les syndicats obtiennent un référendum (100’000 signatures) pour refuser cette nouvelle loi, en 2002 la votation a lieu, le référendum des syndicats est rejeté à 67% (quelle punition!) par la population.
Depuis 10 ans, le budget de la confédération est de nouveau positif, la dette Suisse a décrut de 50% à 36%. CQFD

- IL SE DIT AU ROYAUME-UNI QU'UN FONCTIONNAIRE DE MOINS C'EST TROIS EMPLOIS PRIVÉS DE PLUS

- LA GAUCHE A PEUR D'UN REFERENDUM SUR LE STATUT DES FONCTIONNAIRES (à l'instar de la Suisse, mais sauf "régaliens*") *enseignants, hospitaliers et forces de l'ordre uniquement de terrain, hiérarchies et rond de cuir des ministères exclus énarques en-tête...
- Une partie des juges pourraient être élus ?

ps. ce qui précède vaut tout autant pour la Belgique ...

Écrit par : zelectron | 07/08/2014

13/1/2013
Record de fonctionnaires en Belgique
En Belgique, le nombre de fonctionnaires a augmenté de plus de 100.000 unités en dix ans. La faute aux Communautés et Régions.
La Belgique est en train de devenir championne d’Europe de l’emploi public. Il n’y a qu’à Chypre que l’on compte davantage de fonctionnaires par habitant. Et si l’on ne prend que les enseignants, la Belgique est numéro un de la zone euro, devant le Luxembourg et l’Irlande. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans l’ouvrage The return of the deficit, coordonné par l’Institut belge de finance publique.
Les auteurs, Stefan Van Parys et Luc Van Meensel, du département d’études de la Banque nationale, constatent que le nombre de fonctionnaires n’a cessé de croître en Belgique depuis les années 70, et que la tendance ne s’est pas estompée entre 2000 et 2010. « Au total, on constate une hausse de 13,8 % du nombre d’emplois publics sur cette période, soit 102.300 postes de travail supplémentaires, alors que l’emploi total intérieur augmentait seulement de 9,2 %. »
Les auteurs démontrent que cette inflation n’est pas due au pouvoir fédéral, mais aux Communautés et Régions. Au fédéral, l’emploi a crû de 4,5 %, alors que la croissance est de 22,7 % pour les Communautés et Régions et de 20,5 % pour les communes et provinces.
Résultat : en 2010, il y avait 840.000 fonctionnaires en Belgique. Et la grosse majorité d’entre eux travaille pour les Régions ou les pouvoirs locaux. « Le gouvernement fédéral emploie seulement 16,4 % de la main-d’œuvre publique totale. Les Communautés et Régions se taillent la part du lion, avec 44,4 % », écrivent les chercheurs. C’est en grande partie dû à l’effectif enseignant, qui représente 33,8 % de l’emploi public dans le pays.
Enfin, les auteurs remarquent que si l’on ajoute à cela les entreprises publiques en concurrence et les emplois subsidiés, on atteint des sommets : on compte alors un million et demi de personnes ayant un emploi public ou subsidié en Belgique.

http://www.lesoir.be/160948/article/actualite/belgique/2013-01-14/record-fonctionnaires-en-belgique

Écrit par : L'enfoiré | 07/08/2014

Un autre plus récent:
Pour chaque euro que vous pouvez ramener à la maison, votre employeur doit dépenser 2,31 euros. Aucun pays ne fait mieux…

La Belgique conserve sa position de leader en tant que pays où le travail est le plus lourdement taxé dans toute l'UE. C’est ce qui ressort du calcul du jour de libération fiscale et sociale effectué par l’Institut économique Molinari en collaboration avec New Direction, et basé sur les données d'Ernst & Young.
L'étude compare les prélèvements de charges sociales et d'impôts sur le travail dans 28 pays différents de l'UE et détermine le jour de la Libération fiscale et sociale, c’est-à-dire la journée de l’année à partir de laquelle l’argent que gagnent les employés ne sera plus destiné à payer uniquement des impôts ou des charges sociales, mais destiné à leurs propres dépenses, compte tenu du taux de pression fiscale et sociale du pays considéré.
En Belgique, cette année, la journée de libération fiscale et sociale est le 6 août, ce qui place notre pays en tête du classement pour la quatrième année consécutive. Le précédent leader, la Hongrie, a introduit un impôt forfaitaire de 16% en 2011, ce qui lui a permis de repousser sa journée de libération fiscale et sociale de 22 jours en 3 ans. Le second sur le podium est la France, avec une journée de libération fiscale et sociale qui a lieu le 28 juillet.
A part la France et la Belgique, on trouve 4 autres pays dans lesquels les salariés doivent céder plus de la moitié des revenus du travail pour payer des impôts et des charges sociales : l’Autriche, la Hongrie, la Grèce et l’Allemagne.
À l'autre extrémité du spectre, on trouve Chypre, où tous les employés du pays ont commencé à travailler pour eux-mêmes dès le 21 mars, et l'Irlande et Malte (28 avril).
Un employeur belge qui veut permettre à son personnel de ramener 1 euro à la maison doit dépenser un total de 2,31 euros. À Chypre, le même employeur paie exactement 1,20 euro.
L'introduction d'une imposition avec un taux unique présente de nombreux avantages, bien que la pratique montre que cinq des six pays (à l'exception de la Bulgarie) qui utilisent un système d’imposition avec un taux unique l’ont contrebalancé par l'augmentation de la TVA. C’est ce qui s’est passé en Hongrie notamment, où depuis 2009, la TVA a été augmentée de 7%, passant de 20% en 2009, à 27% en 2014.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=pour-chaque-euro-que-vous-pouvez-ramener-a-la-maison-votre-employeur-doit-depenser-231-euros-aucun-pays-ne-fait-mieux&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/08/2014

Ça y est. Mariane Thyssen a passé son oral

Quatre priorités : la création d’emplois, l’accès à l’emploi, les qualifications et la protection sociale. Son objectif : « mon but est clair pour les cinq prochaines années : me battre pour plus d’emplois et une meilleure protection sociale. L’emploi et les politiques sociales doivent être beaucoup plus présents dans le semestre européen ».

« On ne va pas résoudre la crise en s’endettant »
Concernant un salaire minimum européen, elle a déclaré que si ça ne tenait qu’à elle, elle créerait un salaire minimum dans tous les Etats, mais a précisé que l’Union européenne n’a pas cette compétence.

Aux questions sur le respect des règles budgétaires. Marriane Thyssen a répondu : « On ne va pas résoudre la crise en continuant à s’endetter ». Son lien avec le féminisme. « Si on me demande si je suis féministe, je réponds toujours oui : il faut aider les femmes quand elles ont besoin d’aide ».

Promesse de respecter l’indépendance d’Eurostat face aux appels à modifier les normes comptables, lancés notamment au niveau local en Belgique. « Personne ne s’attendra à ce que je contourne les règles ».

« Les règles doivent être appliquées en Belgique »
« Les règles doivent s’appliquer sans exception »
Son portefeuille inclut la tutelle sur l’office statistique européen. En matière de comptabilisation des dépenses publiques, Eurostat jouit d’une « indépendance fonctionnelle. Les règles devront donc être appliquées en Flandre, en Belgique. Je n’accepterai aucune instruction de mon pays », a clarifié la chrétienne-démocrate flamande.
Les normes comptables européennes font actuellement le débat en Belgique, où les communes dénoncent la comptabilisation des dettes d’investissement dans le déficit courant. Cette nouvelle norme limitera fortement les capacités d’investissements, craignent les pouvoirs locaux. En Flandre, le débat porte plus particulièrement sur les partenariats publics-privés, et notamment celui qui doit permettre la réalisation du coûteux projet de bouclage du ring d’Anvers.

http://www.lesoir.be/668133/article/actualite/union-europeenne/2014-10-01/marianne-thyssen-face-l-europe-je-n-accepterai-aucune-instruction-mon-pays

Avec de telles paroles, pas de problèmes, elle a reçu les clés du Parlement.

Écrit par : L'enfoiré | 01/10/2014

'Personne ne peut imaginer que l’on devrait vous confier un poste auquel vous avez échoué en tant que ministre des

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici

L’une des auditions les plus attendues cette semaine dans le cadre de la désignation des Commissaires de la Commission Juncker était celle de l’ex-ministre des Finances français, Pierre Moscovici, pressenti pour être commissaire aux Affaires économiques et monétaires. Le Financial Times rapporte que c’est un véritable passage sur le grill qu’il a dû affronter ce matin.
« L’assaut donné lors de l’audition de la confirmation de M. Moscovici, qui venait principalement du groupe de centre droit du parlement et de ses Libéraux centristes, a occasionnellement dégénéré en chahut et cris dans la chambre normalement morne, tandis que le Français arguait de façon répétitive qu’il serait aussi ferme sur le budget de Paris que sur celui des autres gouvernements », écrit le journal.
Les membres du groupe de centre droit du parlement, le Parti populaire européen (PPE), et les Libéraux voulaient en particulier s’assurer que le nouveau commissaire serait intraitable sur le respect des règles budgétaires strictes de l’UE, et ce d’autant que l’intéressé a fait partie d’un gouvernement qui n’a eu de cesse de réclamer un assouplissement de la règle. « Personne ne peut mettre en doute votre expérience ou votre engagement européen. Mais personne de bonne foi ne peut imaginer que l’on devrait vous confier un poste auquel vous avez échoué en tant que ministre des Finances de la France », lui a dit Alain Lamassoure, du PPE.
« Le décorum s’est brisé lorsqu’un député de centre droit a demandé à M. Moscovici de nommer 3 réformes recommandées par la Commission Européenne durant sa revue annuelle du budget et qu’il aurait mise en place en tant que ministre des Finances. Lorsque M. Moscovici a répondu que ses budgets n’avaient jamais enfreint les règles de l’EU, des députés agités se sont mis à crier « Répondez à la question ! », rapporte le journal.
Mais le coup d’étrille le plus violent est sans doute celui du député roumain Siegfried Muresan, du PPE, qui a asséné : « Nous ne pouvons oublier votre performance, votre échec en tant que ministre des Finances. Nous ne voulons pas que cela se produise sur le peuple de l’Europe sous votre surveillance ».
Moscovici s’est défendu en insistant sur le fait qu’il n’était plus en charge de la politique budgétaire de la France, et que durant ses deux ans à la tête du ministère français des Finances, le déficit de la France avait été réduit et Paris avait mené d’importantes réformes du marché du travail. Mais il a également concédé que la France devait en faire plus : « Etait-ce suffisant ? Indiscutablement, non, mais je suis fier de ce que j’ai fait. Je ne peux pas juger le budget présenté hier. J’examinerai ce budget en accord avec les règles », a-t-il déclaré.
A l’issue de son audition, il a accordé une interview au Financial Times au cours de laquelle il a dit qu’il pensait avoir répondu à toutes les questions qui lui avaient été posées et qu’il demandait simplement « à être jugé sur ses propres mérites ».
Hier, le même journal avait révélé qu’une fuite d’un document provenant de l’équipe Juncker montrait que les pouvoirs du futur commissaire aux Affaires économiques et monétaires seraient partagés avec l’ex-Premier ministre letton, Valdis Dombrovskis, qui vient d’être désigné vice-président de la Commission européenne. Le document en question indique en effet que toute décision de la Commission relative aux budgets des Etats membres de la zone euro devra « être préparée et soumise » par le commissaire aux Affaires économiques et monétaires « conjointement » avec le vice-président de la commission.
Or, du point de vue budgétaire, l’ex-Premier ministre letton est considéré comme un « faucon ». Il a lui-même fait adopter un plan d’austérité très strict à son pays après sa nomination au poste de Premier ministre en Lettonie en février 2009.
Pour plusieurs eurocrates, il s’agit d’un signal garantissant à l’Allemagne que Moscovici n’aura pas les mains libres pour distribuer des dispenses de respect des règles budgétaires.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=personne-ne-peut-imaginer-que-lon-devrait-vous-confier-un-poste-auquel-vous-avez-echoue-en-tant-que-ministre-des-finances-de-la-france&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/10/2014

Une prestation jugée « solide »

Le commissaire désigné français Pierre Moscovici, longuement interrogé jeudi sur son bilan en tant que ministre des Finances de François Hollande par la commission des Affaires économiques du Parlement européen, devra finalement répondre à une série de questions écrites. Le PPE ayant « baissé le ton », selon certains initiés, l’hypothèse d’une seconde audition a été écartée.
Le Parlement européen est en ébullition depuis mercredi soir en raison des jeux politiques auxquels les grands groupes s’adonnent autour des auditions des commissaires désignés. Les sociaux-démocrates ont vivement critiqué le candidat PPE (Parti populaire européen)Miguel Arias Cañete, proposé par le président élu de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au poste de l’Énergie et du Climat. Le PPE a donc décidé, le lendemain, de cuisiner Pierre Moscovici sur son passé en tant que ministre français des Finances.
Un membre du PPE a qualifié la prestation du Français de « solide » mais a concédé que son groupe a lié les sorts de Miguel Cañete et Pierre Moscovici. L’évaluation officielle de l’Espagnol a été repoussée après le week-end, et le Parti populaire européen voulait en retour convoquer M. Moscovici pour une seconde audition.
Mais jeudi soir, au sein de la commission concernée, il est apparu durant l’évaluation officielle de l’audition du Français que le PPE et le S&D s’étaient mis d’accord pour uniquement demander au commissaire désigné de répondre à une série de questions écrites.

Libéraux et conservateurs partisans d’une seconde audition
Les libéraux (ALDE) et les conservateurs de l’ECR ne sont pas très contents de l’accord conclu à leur insu. Ils appuyaient la proposition originelle du PPE de réserver à Pierre Moscovici le même sort que le Britannique Jonathan Hill. Ce candidat ECR, proposé pour les Services financiers, devra repasser une audition mardi prochain.
Interrogés régulièrement depuis le début de la semaine, les porte-paroles de Jean-Claude Juncker se sont bornés à indiquer que le futur président de la Commission est très satisfait de la façon dont ses commissaires ont passé leur audition et qu’il les avait trouvés très compétents. M. Juncker est en contact téléphonique « jour et nuit » avec le Parlement européen, ont-ils indiqué.

La prestation de Marianne Thyssen saluée par tous
D’autres commissaires désignés ont eux aussi été invités à apporter des précisions écrites après leur audition : la tchèque Vera Jourova a été jugée « relativement vague » sur une série de thèmes en rapport avec son portefeuille de la Justice et de l’égalité des genres. Le Hongrois Tibor Navracsics, proposé pour le portefeuille de la Culture et de la Jeunesse, devra également adresser des réponses écrites. Son passé de ministre dans le gouvernement de Viktor Orban, qui a notamment fait passer des lois restreignant la liberté de la presse, fait grincer des dents.
La Belge Marianne Thyssen, commissaire désignée à l’Emploi et aux affaires sociales, a quant à elle fait une audition saluée par tous.

Une fois les auditions bouclées, mardi prochain, les présidents de groupe se réuniront en conférence des présidents. C’est là que se feront vraisemblablement les arbitrages, et qu’on saura si le Parlement rejette une des candidatures. Cela s’était produit en 2004 et en 2009.

La concertation au sein du Parlement pourrait aussi aboutir à une redistribution ou à un réagencement des portefeuilles.

http://www.lesoir.be/670900/article/actualite/union-europeenne/2014-10-03/pierre-moscovici-devra-donner-des-precisions-par-ecrit-au-parlement-europee

Écrit par : L'enfoiré | 03/10/2014

La mission impossible de Mario Draghi: trop en faire... ou pas assez

Hier, Mario Draghi, le patron de la Banque Centrale Européenne (BCE), a annoncé que la BCE allait acheter des actifs pour encourager les banques à prêter de l’argent, et stimuler ainsi la relance de l’économie dans la zone euro. Mais il a refusé de confirmer le montant sur lequel ces achats porteraient, se bornant à dire que la valeur des obligations et des titres adossés à des actifs (« ABS ») disponibles sur le marché se montait 1000 milliards d’euros. Il a également dit que la banque pourrait aussi acquérir des titres de pays tels que Chypre ou la Grèce, auxquels les agences de notation ont attribué une cote indiquant qu’ils ne valent pas plus que de la pacotille, à la condition que ces pays se conforment au programme du plan de sauvetage qui leur a été imposé.
Faute de confirmation du montant sur lequel porterait ce programme de stimulus, les marchés ont manifesté de la déception, et les actions européennes ont connu leur plus forte chute en 15 mois. Mais en Allemagne, c’est le contraire : le ministre des Finances Wolfgang Schaüble et le patron de la Bundesbank, Jens Weidmann, ont estimé que la BCE prenait trop de risques.
« Je n’ai jamais vu une telle indignation en Allemagne envers les actions d’une institution européenne. La BCE est en train de devenir un réservoir pour les déchets nucléaires », a déclaré Gunnar Beck, un expert du droit allemand de la London University. « La BCE va acheter des bons dégradés de la Grèce et de Chypre, et probablement de l’Italie, aussi. Cela correspond à une socialisation du risque et c’est complètement illégal. Je peux vous dire que des poursuites juridiques sont déjà en cours », a-t-il ajouté.
« Essayer de plaire aux deux côtés est une tâche presque impossible pour M. Draghi », écrit Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph. «On l’accuse avec une véhémence équivalente à la fois d’en faire trop, et de ne pas en faire assez. »
« On peut comprendre pourquoi les gens deviennent eurosceptiques. Ça ne va pas, certains pays sont dans des récessions interminables. Dans d’autres parties de l’Europe, les gens ont l’impression de payer pour tous les autres », a confié Draghi.
Pour l’ancien économiste de la BCE Jurgen Stark, la BCE a « jeté le Traité de Maastricht » et elle ne détermine sa politique qu’en fonction des membres « à problèmes » de la zone euro, plutôt que pour l’ensemble, et cela ne pourra aboutir qu’à des conflits d’intérêt. Il estime qu’elle ne fait que céder à « l’immense pression politique » de la France et de l’Italie, et que ses mesures ne visent qu’à faire baisser la parité de l’euro.
Depuis le mois de mai, le taux de change de l’euro contre le dollar a en effet perdu près de 10%. Lord Turner, un ancien responsable des autorités de tutelle britanniques, doute que la chute du cours de l’euro pourra résoudre les problèmes de la zone : « Tout le monde veut faire baisser la parité de sa devise. Mais comme le Japon, la Chine et l’Europe sont tous en train d’essayer de le faire en même temps, ça ne pourra pas marcher pour le monde entier »

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-mission-impossible-de-mario-draghi-trop-en-faire-ou-pas-assez&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/10/2014

"Commission Parlement Européen : la tchèque Vera Jourova a été jugée « relativement vague » sur une série de thèmes en rapport avec son portefeuille de la Justice et de l’égalité des genres" les genres ?

Écrit par : zelectron | 03/10/2014

Pas mal cet examen d'entrée à l'Europe.
Quand on sait ce que gagne un parlementaire au niveau, ce n'est pas un 12/20 qu'il faudrait obtenir à l'oral, mais au moins un 18/20.
Avec des thèses neuves, originales pour entrer dans un nouveau paradigme.

Écrit par : L'enfoiré | 03/10/2014

Commission européenne: il manque un portefeuille (Anne Blapain)

Je l'avoue, toutes ces auditions de commissaires européens devant le Parlement Européen, ça me bouleverse, si si !! Tous les 5 ans c’est un peu la même chose, une série de personnalités, 27 cette année, ne savent plus comment exprimer leur amour de cette Union européenne, synonyme de solidarité, de paix.
Tous le disent, l’Union européenne c’est la seule solution pour installer la paix sur le continent européen, pour permettre aux jeunes de découvrir leurs voisins et le monde, pour sortir du trou les régions les plus défavorisées, pour relancer la croissance, pour améliorer les infrastructures d’énergie, de transports, pour donner aux Européens une nourriture de qualité, pour financer la formation des jeunes chômeurs, la seule solution qu'on vous dit.
Et pendant 5 ans, ces 27 commissaires et leur président jurent qu'ils y consacreront tout leur temps et leur budget. Enfin, ils y consacreront surtout leur temps en fait. Parce que de l’argent, au rythme où ça va, dans 5 ans, y en aura plus du tout.
Nous sommes en octobre, et il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’union.

Retour au bricolage budgétaire
Tous les ans à cette époque, la Commission européenne reporte le payement de certaines factures à l’année suivante. Mais le budget de l’an prochain s’annonce encore plus rikiki que celui de cette année qui lui-même était déjà plus rikiki que celui de l’an dernier, qui lui-même... etc.
Il traine donc dans les tiroirs de l'Union une série impressionnante de factures non payées, de projets pas finis, d'engagements pas respectés ou que les états membres n'ont pas réclamés dont on ignore le montant exact, certains évoquent deux cents milliards d'euros. On les appelle avec beaucoup d'élégance les RAL, les "restes à liquider".
Autre solution, dépenser beaucoup moins. En clair expliquer aux états que leurs régions défavorisées devront se débrouiller, de même que leurs agriculteurs d’ailleurs. Expliquer à l’Ukraine que, oui bien sûr les dirigeants européens lui ont promis de l’argent mais que ces mêmes dirigeants européens, oui oui les mêmes, refusent de donner cet argent. Réduire les bourses Erasmus dont tous les états aiment tellement faire la publicité. Laisser tomber le soutien financier européen aux infrastructures d’énergie demandées par les états membres, j’en passe et peut être des meilleures. Ah mais non, ça les états membres refusent obstinément de voir leurs subventions européennes diminuer.
Et le pire c’est qu'il y a des réserves d'argent. Un peu plus d'un milliard parce que dans certains secteurs on n'a pas tout dépensé l'an dernier, parce qu'il y a plus d'amendes qui sont rentrées dans les caisses de l'Union. Il y a donc un milliard d'euros qui dort et qui pourrait compenser une partie du déficit. Mais les états membres chipotent. Ils n'aiment pas que l'argent non dépensé dans un secteur soit versé dans un autre secteur. Cet argent doit retourner dans les caisses des états, idem pour l'argent des amendes.
Résultat, la Commission européenne va manquer d'argent parce que les états membres refusent de signer des chèques pour financer des projets que les états membres ont lancés et préfinancés dans les états membres.
Je me demande si dans 5 ans on ne devrait pas prévoir l'audition d'un nouveau commissaire européen... à la schizophrénie

http://www.rtbf.be/video/detail_la-chronique-europeenne-d-anne-blanpain?id=1960313

Écrit par : L'enfoiré | 04/10/2014

Le schizophrènissime ?

Écrit par : zelectron | 04/10/2014

Anne Blanpain est peut-être la journaliste qui est le plus associée à l'idée européenne et qui la connait le mieux pour pouvoir la critiquer quand il le faut.
Oui, on arrive à de la schizophrénie quand on dit en permanence qu'il faut toujours réaliser plus mais avec de moins en moins de moyens et d'accords pour y arriver.
Aujourd'hui, à la table des négociations européennes, il y a 27 acteurs.
Que sera la situation, combien d'acteurs, quand ils se seront scindés?
Pourtant tous les candidats à la séparations veulent toujours en faire partie de cette table des négociation.
L'Ecosse a donc dit non.
La Catalogne se tâte.
Se supporter mutuellement est le défi de demain.

Écrit par : L'enfoiré | 05/10/2014

'La zone euro est condamnée à des décennies de stagnation économique'

La zone euro est condamnée à vivre une décennie de stagnation économique et de troubles sociaux qui pourraient menacer la monnaie unique si les pays comme la France ne manifestent pas leur détermination pour mettre en œuvre des réformes cruciales, affirme l’économiste allemand Hans-Werner Sinn, qui est aussi président de l'Institut Ifo, un think tank allemand pour la recherche économique. Dans le cadre de la parution de son nouvel ouvrage, « The Euro trap » (‘Le piège de l’euro’), il a accordé une interview au journal britannique The Telegraph.
Il pense que la crise ukrainienne pourrait déclencher une récession à triple creux dans certaines parties de l’Europe. Cependant, il ne s’attend pas à un démantèlement de l’euro, mais plutôt à une stagnation, et à un regain de tensions sociales. « Vous le voyez très bien en Europe du Sud, où les gens sont confrontés à un chômage de masse, en France, où Marine Le Pen dirige le parti qui a les meilleurs résultats dans les sondages, et avec Syriza en Grèce, qui présente des décisions radicales et obtient le meilleur soutien dans les sondages ».
Sinn pense que la crise ukrainienne peut aussi avoir un impact sur la croissance des pays qui dépendent de la croissance allemande, parce plus de 40% des entreprises allemandes ont des liens avec des pays de l’Europe de l’Est et cette crise aura donc des répercussions sur toute la zone euro, par son intermédiaire.
Il estime également que la France pourrait porter un coup fatal à l’euro si ses dirigeants refusent de mettre en place des réformes orientées vers l’offre pour stimuler la croissance : « Si la France continue de cette manière et qu’elle ne veut pas réduire son train de vie et passer par l’austérité, mais qu’elle recherche plutôt des solutions keynésiennes, elle pourrait menacer la stabilité du système de l’euro. Bien sûr, emprunter en ce moment apporte du stimulus keynésien sur la demande, ce qui peut aider pendant un an ou deux, mais ne fait que reporter à plus tard les réformes nécessaires et aggrave la situation sur le long terme. (…) Cela fait des décennies que l’industrie de la France est à l’agonie. La part de la maufacture dans le PIB n’est plus que de 9%, moins de la moitié de la part allemande. Les employés qui travaillaient autrefois dans la manufacture, ou leurs enfants, ont été largement absorbés par le secteur public, qui représente maintenant un quart de la main d’œuvre, le double de l’Allemagne. Dissimuler les chômeurs dans les établissements publics n’est pas une solution saine.»
Dans son livre, il préconise un « euro respirable », c’est-à-dire un système que les pays qui rencontreraient des difficultés économiques importantes pourraient quitter momentanément, le temps de les résoudre. Pendant cette sortie temporaire, le pays pourrait procéder à la dévaluation de sa monnaie et mener les réformes nécessaires, mais il resterait légalement membre de la monnaie unique, et par la suite, il pourrait la réintégrer.
« La Grèce se serait mieux portée si elle avait quitté la zone euro en 2010, mais pas de façon permanente », dit l'économiste allemand. « Le réalignement des prix relatifs dont la Grèce et peut-être d’autres pays ont besoin ne peut pas être réalisé dans la zone euro, parce que cela apporterait ou bien une inflation astronomique dans les pays du cœur de l'euro, ou bien de la déflation en Europe du Sud qui nécessiterait une telle austérité pour la résorber, que la société pourrait se désintégrer. »
« Le but principal des réformes structurelles est de devenir compétitif. (…) Aucun rêve de politicien ne peut passer outre ce problème fondamental d’être confronté à des niveaux de prix et de salaires incorrects», affirme encore l'économiste. « L'Allemagne peut et devrait accepter plus d’inflation, mais la déflation est aussi indispensable dans les pays de l’Europe du Sud. »
« Selon les calculs de Goldman Sachs un taux d’inflation de 70% serait nécessaire en Allemagne pour rendre les pays d'Europe du Sud compétitifs sans que cela ne nécessite de baisse de prix là-bas. Cela correspond à 5,5% d’inflation par an pendant 10 ans en Allemagne ou à une moyenne de 3,6% pour la zone euro. C’est bien trop et ce n’est tout simplement pas compatible avec le mandat de la Banque centrale européenne. »
Enfin, Sinn a plaidé pour de véritables « Etats-Unis d'Europe », et il croit que la zone euro n'a pas d'autre alternative que d’aller vers davantage d’intégration. Mais il pense que l’égalisation des niveaux de vie à l’intérieur de ce grand Etat européen sera difficile à réaliser. « Je crois que c’est très improbable, compte tenu des difficultés auxquelles nous assistons actuellement, et je constate une animosité croissante à l’égard du projet européen. C’est vraiment dommage mais j’insiste : en fin de compte, l’Europe n’aura pas d’autre alternative que de s’unir ».

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-zone-euro-est-condamnee-a-des-decennies-de-stagnation-conomique&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 08/10/2014

'La Cour des Comptes européenne a calculé que la suppression du siège du Parlement européen de Strabourg permettrait d'économiser 1 milliard d'euros en 4 ans'

La Cour des comptes européenne vient de publier un rapport qui indique les économies qui pourraient être réalisées si l’on centralisait toutes les activités des eurodéputés à Bruxelles et que l’on supprimait le second siège du Parlement européen à Strasbourg.

La conclusion du rapport est la suivante:
Celle-ci a estimé que dans le scénario du seul déménagement de Strasbourg à Bruxelles, l'économie annuelle pourrait atteindre 114 millions d'euros, à majorer d'une économie exceptionnelle de 616 millions d'euros si les bâtiments de Strasbourg sont vendus ou à diminuer de 40 millions d'euros s'ils ne le sont pas. »
En quatre ans, les économies totales pourraient donc dépasser le milliard d'euros.
Le rapport souligne que seulement 100 personnes sont basées à Strasbourg, contre à 4100 à Bruxelles. Il rappelle en outre que les deux tiers des eurodéputés souhaitent que Bruxelles soit l’unique siège du Parlement européen.
La Cour a également calculé les économies qui pourraient être réalisées en cas de suppression du Secrétariat général qui est basé à Luxembourg:
Un déménagement de Luxembourg à Bruxelles se traduirait par une économie annuelle de 13 millions d'euros seulement en cas d'achat d'espaces de bureaux à Bruxelles et entraînerait une charge exceptionnelle de 220 millions d'euros. Inversement, la location de bureaux à Bruxelles entraînerait une charge annuelle supplémentaire de 16 millions d'euros, mais s'accompagnerait d'un bénéfice exceptionnel de 476 millions d'euros. »
Le rapport fait suite à un autre rapport émis par deux députés, le Britannique Ashley Fox et l’Allemand Gerald Haefner en novembre dernier, qui proposait de modifier le traité pour permettre aux députés de choisir eux-mêmes le siège de leurs institutions. Ce rapport ne cite ni le parlement de Strasbourg, ni celui de Bruxelles.
Selon les militants, c'est la première fois qu'une étude crédible et indépendante provenant d’une source experte confirme qu'un siège unique permettrait aux contribuables européens de réaliser de substantielles économies.
Chaque mois, en effet, les membres du parlement européen doivent empiler leurs dossiers dans des containeurs de plastique noir pour qu’ils soient emmenés à Strasbourg. Chaque mois, ce sont donc 8 camions qui embarquent les milliers de conteneurs correspondants, suivis par l’armée des quelque 4.000 eurocrates (les députés et les membres de leur personnel). Une semaine plus tard, tous se livrent au même ballet en sens inverse.
Ces déplacements occasionnent annuellement des milliers de jours de travail perdus, une production de 15.000 tonnes de CO2 et un coût de 180 millions d'euros pour les contribuables européens. Dans la ville alsacienne, les hôtels sont extrêmement chers, et le parlement demeure vide 300 jours par an.
Le Traité de l’UE prévoit que le parlement européen est basé à Strasbourg, et seul le Conseil peut revenir sur cette décision, mais pour cela, il faut obtenir l’unanimité. Mais comme on peut s’en douter, le gouvernement français bloque toute tentative de remise en cause…

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-cour-des-comptes-europeenne-a-calcule-que-la-suppression-du-siege-du-parlement-europen-de-strabourg-permettrait-dconomiser-1-milliard-deuros-en-4-ans&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 22/10/2014

La classe politique française est la championne du monde du gaspillage toutes catégories !
- pour une fois que les français sont les premiers quelque part . . .

Écrit par : zelectron | 22/10/2014

On parle souvent du progrès à deux vitesses.
Mais on remarque qu'on ne progresse pas vraiment, au prix d'efforts surhumains.
C'est qu'il doit y voir tellement d'idées qui vont dans un sens et d'autres dans l'autre.
Ce qui annule les effets négatifs et les effets positifs.

Écrit par : L'enfoiré | 22/10/2014

La contradictoirite aigüe ?
Straßbourg (en bilingue) est le centre d'un gaspillage éhonté ! il ne s'agit pas d'idées en tous sens, ni d'effets d'annulation +/-
Les belges ne payent-ils pas aussi qqchose pour cette gabegie, y compris toi-même ?

Écrit par : zelectron | 22/10/2014

Absolument.
Il y a ce qui existe au niveau souterrain.
Il y a aussi, la perte de rentabilité globale, quand on bloque le quartier lors de la visite des grands pontes de ce monde.
Il vaut mieux ne pas passer chez nous dans ces moments-là.
C'est le bordel comme toujours mais exposant deux.

Écrit par : L'enfoiré | 22/10/2014

La Lituanie, le petit pays qui pourrait bouleverser la politique monétaire de la zone euro

L’arrivée de la Lituanie, comme 19ème membre au sein de la zone euro ne semble pas à première vue poser de problème particulier : il s’agit après tout d’un petit pays qui ne compte que 3 millions d’habitants, et dont le PIB ne représente que 0,3% celui de la zone euro.
Et pourtant, l’entrée d’un tel membre dans la zone euro est le déclencheur d’un changement des règles de prise de décisions au sein de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour l’ensemble des pays de la zone, en particulier pour l’Allemagne, avait rappelé The Economist à l’occasion de l’entrée de la Lettonie dans la zone, en décembre 2013.
Auparavant, les 18 membres du Conseil des gouverneurs et les 6 membres du directoire de la BCE, dont le président, Mario Draghi, détenaient tous un droit de vote lors des prises de décision. Mais avec l’extension prévisible de la zone euro, et l’augmentation du nombre de votants, on redoutait que le Conseil ne perde sa capacité à statuer. C’est pourquoi en 2002, il a été décidé de mettre en place un système de rotation dès le dépassement du nombre de 18 Etats membres de la zone euro.
Dans le nouveau système, les six directeurs de la BCE conservent leur droit de vote pour chaque réunion mensuelle du Conseil. Mais les gouverneurs des banques centrales nationales des Etats-membres seront répartis en deux groupes: un groupe qui comprend les 5 plus grandes économies de la zone euro (l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne et les Pays –Bas), et un autre groupe composé des autres Etats-membres. Lors de chaque consultation mensuelle, le premier groupe disposera de 4 voix, tandis que le second n’en disposera que de 11.
Cela signifie donc que les pays du premier groupe voteront individuellement plus souvent que les pays du second groupe. Mais cela signifie également que tous les 5 mois, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, ne pourra pas se prononcer sur les décisions qui seront mises au vote, alors que le pays qu’il représente, l’Allemagne, pèse près de 30% du PIB de la zone, et détient 27,5% des parts de la BCE. Or, Weidmann est connu pour être l’un des plus farouches opposants à toute politique d’assouplissement monétaire.
Ce principe de rotation suscite donc une certaine inquiétude en Allemagne, et beaucoup ont évoqué la nécessité de réformer cette organisation, comme Markus Ferber, un eurodéputé issu de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (Christlich-Soziale Union in Bayern e.V. CSU) qui réclame que les pays membres du premier groupe détiennent un droit de vote permanent, au même titre que les directeurs de la BCE.
En outre, récemment, Die Welt avait rapporté que Draghi, ne disposait plus de la majorité au sein du directoire de la banque, compte tenu que les deux membres du directoire qui avaient déjà manifesté leur scepticisme vis-à-vis d’un programme de rachat d’obligations, l’Allemande Sabine Lautenschläger et le Luxembourgeois Yves Mersch, avaient été rejoints par le Français Benoît Coeuré.
L’arrivée de la Lituanie dans la zone euro pourrait donc rebattre les cartes au sein du conseil de gouvernance de la BCE, avec des implications importantes pour sa politique monétaire, au moins tous les 5 mois…

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=la-lituanie-le-petit-pays-qui-pourrait-bouleverser-la-politique-monetaire-de-la-zone-euro&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 02/01/2015

Syriza et Tsipras grands vainqueurs en Grèce: «Le peuple laisse l’austérité derrière lui»

Le parti de gauche radicale Syriza a échoué de justesse à obtenir la majorité absolue au parlement à l’issue des élections législatives qui ont eu lieu dimanche en
Grèce, annonce ce lundi matin le ministère de l’Intérieur grec après le dépouillement de 93 % des bulletins de vote.

Syriza remporte 36,3 % des voix et décrochera 149 ou 150 sièges des 300 que compte le parlement grec, alors qu’il lui en aurait fallu 151 pour obtenir la majorité absolue.
Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, récolte, lui, 27,9 % des votes, soit 76 sièges dans l’hémicycle.

Tsipras : « Le peuple grec a écrit l’Histoire »
En attendant le verdict final, Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza, a déclaré que « le peuple grec a écrit l’Histoire » et « laisse l’austérité derrière lui » en donnant la victoire à son parti.
« C’est un signe important pour l’Europe qui change », a ajouté M. Tsipras devant des milliers de personnes rassemblées sur l’esplanade de l’Université d’Athènes. « Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka », cette structure de supervision de l’économie grecque conduite par l’UE, la BCE et le FMi et qui s’est engagée depuis 2010 à lui prêter quelque 240 milliards d’euros en échange d’une austérité drastique.
Le dirigeant de Syriza a annoncé qu’il allait négocier avec ses créanciers une « nouvelle solution viable » pour la Grèce et l’Europe.

Par ailleurs, le parti d’inspiration néonazie Aube dorée s’installe à la troisième place, avec 6,3 % des suffrages, devant « La rivière », nouveau parti de centre gauche, qui obtenait 5,9 %. De son côté, le Pasok obtenait 4,7 % des suffrages.
Selon le ministère de l’Intérieur sept partis composeront le nouveau parlement, ceux ayant obtenu moins de 3 % des voix n’y ayant pas droit.

http://www.lesoir.be/766193/article/actualite/monde/2015-01-23/syriza-et-tsipras-grands-vainqueurs-en-grece-peuple-laisse-l-austerite-derriere

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2015

La brèche grecque. Une nouvelle voie sans austérité

Le vote en Grèce pourra-t-il changer la face de l'Europe ?
Kiosque en parle
http://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Kiosque/Episodes/p-30100-La-breche-grecque.htm

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2015

Victoire de l'extrême-gauche en Grèce: 'First we take Athens, then we take Madrid'

SYRIZA, le parti grec de la gauche radicale, a remporté une victoire écrasante lors des élections de dimanche. SYRIZA a obtenu 36,2% des votes, ce qui ne constitue pas la majorité absolue, mais correspond tout de même à un score historique. Cela fait des décennies qu’un parti grec n’avait pas obtenu un score aussi élevé.
Le parti Nouvelle Démocratie du Premier ministre sortant Samaras obtient 28% des voix. Le troisième parti du pays est le parti néo-nazi Aube dorée, qui recueille 6% des voix, alors que la majorité de ses députés sont en prison.


L'Europe ne semble pas amusée:
« La victoire de SYRIZA marque un bouleversement incroyable de l'ordre politique de l'Europe, qui s’était établi dans un centrisme orthodoxe il y a des décennies, alors que beaucoup au sein de SYRIZA se considèrent marxistes», écrit le Wall Street Journal. « Elle renforce d'autres partis radicaux, du Front national d'extrême droite en France au tout nouveau mouvement d’extrême gauche Podemos en Espagne, et elle place la Grèce sur une trajectoire de collision avec l'Allemagne et les autres pays de la zone euro qui lui ont porté secours ».
« Lundi, les ministres des Finances de la zone euro des négociations menaceront de mettre fin aux négociations sur un possible aménagement de la dette grecque à moins que le nouveau gouvernement de la gauche radicale promette d’honorer tous les accords d’austérité existants », écrit le Daily Telegraph. « On rappellera à Monsieur Tsipras que s’il ne joue pas le jeu de l'UE, il n’y aura aucun report de délai pour un audit des mesures d’austérité grecques mené par les inspecteurs de la troïka « haïe »de l'UE, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International. Sans report de délai, la BCE annulera une ligne de crédit vitale de 40 milliards d’euros dans le cadre de l’Emergency liquidity assistance [Soutien exceptionnel à la liquidité bancaire] qui soutient les fragiles banques grecques, un financement vital pour éviter l’effondrement du système financier grec dans les prochaines semaines ».
« L'euphorie de Podemos - dans sa terrible naïveté - sera tempérée par la misère que ses frères vont causer en Grèce. Ou SYRIZA fait le contraire de ce qu'il a promis, ce qui témoignerait sans doute d’une certaine intelligence, ou il parviendra tout simplement à faire sombrer tous les Grecs dans la pauvreté », écrit le journal espagnol El Mundo. « Même s’il serait préférable d'éviter ce scénario, cette expérience communiste se produit au bon endroit et au bon moment, et il est important que les gens se rendent compte qu’en dehors du système il n’y a que des communistes et des nazis, le populisme de la pire espèce, que lorsque ces forces s’imposent, non seulement elles ridiculisent le pays tout entier, mais elles le condamnent aussi désespérément à la catastrophe. »
Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank, se réjouit de la réaction des marchés et voit peu de raisons de se réjouir: «La Grèce a besoin d'une coupe de cheveux, tout le monde peut le voir - mais l’obtenir et la mettre à exécution reste le plus grand défi de tous. Contrairement à ce qu'on nous dit, souvent il n'y a AUCUNE solution à beaucoup de problèmes auxquels nous sommes confrontés – et c’est la vraie conclusion du résultat de l'élection de la nuit dernière ».
Sur MonFinancier.com, Marc Fiorentino ne voit pas d’autre solution que le départ la Grèce de la zone euro: « La Grèce ne peut pas à la fois profiter de l’argent de la zone euro et ne pas respecter les règles. Elle est libre de ses choix intérieurs. Mais si elle veut totalement jouir de sa liberté, elle doit le faire en dehors de la zone euro. Si l’Europe cède, tous les pays de l’Europe du Sud suivront. »

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=victoire-de-lextreme-gauche-en-grece-ifirst-we-take-athens-then-we-take-madridi&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 26/01/2015

'Dr. Doom' Roubini: 'Voici ce que les pseudo-économistes ne comprennent pas à propos de la politique d'assouplissement monétaire'

L’yperinflation, l'effondrement du dollar, des cours de l’or stratosphériques, l'abandon de la monnaie fiduciaire en faveur de crypto-monnaies telles que le Bitcoin ... sont autant de scénarios apocalyptiques qui nous sont présentés par des pseudo-économistes qui disposent « à peine d’une connaissance de base de l'économie », écrit l’économiste Nouriel Roubini sur le site du Project Syndicate.
Roubini est professeur d’économie à l’université de New York, et on le surnomme «Docteur Doom », parce qu’il est plus pessimiste que les autres économistes. En 2005, il a notamment prédit l’effondrement du marché immobilier américain qui s’est finalemlent concrétisé en 2008, avec la crise des subprimes.
Aujourd'hui, il s’en prend à «l’assortiment d’économistes autrichiens, de monétaristes radicaux, aux « Gold bugs » [des investisseurs qui parient constamment sur la hausse du cours de l’or] et aux fanatiques du Bitcoin » et il explique pourquoi leurs prédictions apocalyptiques ne se concrétiseront pas :
Pour commencer, il y a un excédent d’offre dans les pays industrialisés, ce qui ne laisse que peu de pouvoir aux entreprises pour fixer les prix. Il y a également un large manque d’emplois, et trop de travailleurs cherchent un emploi alors qu’ils sont beaucoup moins nombreux.
Il y a aussi un affaiblissement des marchés immobiliers qui se remettent encore de l’éclatement de bulles, tandis que le ralentissement économique en Chine a eu pour conséquence un surplus de production de biens industriels et manufacturés, ce qui a généré des pressions déflationnistes mondiales.
Mais les gens qui critiquent les politiques des banques centrales ont tort pour la raison suivante, explique Roubini :
Nous vivons dans un monde dans lequel il y a trop d'offre et trop peu de demande. Le résultat, c’est la pression à la désinflation, sinon à la déflation, en dépit d'une politique d'assouplissement monétaire agressive.
L'incapacité de ces politiques monétaires non conventionnelles à éviter la déflation reflète partiellement le fait que ces mesures servent à affaiblir les monnaies respectives, et de ce fait, à améliorer les exportations nettes et à augmenter l'inflation. Cependant, il s’agit d’un jeu à somme nulle qui exporte simplement la déflation et la récession vers d'autres économies.
Encore plus important peut-être est l’existence d’une profonde inadéquation avec la politique fiscale. Pour être efficace, un stimulus monétaire doit être accompagné de mesures fiscales temporaires, ce qui manque actuellement dans toutes les grandes économies ».
Conclusion: tant qu'aucun programme de mesures fiscales significatives n’est pas mis en place pour régler le problème de l’insuffisance de la demande, les politiques monétaires d’assouplissement quantitatif (QE) resteront un élément central de l'économie mondiale.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=dr-doom-roubini-voici-ce-que-les-pseudo-economistes-ne-comprennent-pas-a-propos-de-la-politique-dassouplissement-monetaire&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 03/02/2015

'Les Grecs se mènent tout droit vers le précipice. Mais ils feront demi-tour'

Le monde entier est tombé sous le charme de Yanis Varoufakis, le nouveau ministre des Finances de la Grèce en difficulté, qui a déjà fait montre d’une certaine pugnacité avec la troïka, l'Allemagne et l’Union européenne. Mais Varoufakis mène une bataille désespérée, écrit Kabir Chibber de Quartz, et ce pour trois raisons :

1. La Grèce ne sais pas ce qu'elle veut
Varoufakis a entamé une tournée dans différentes capitales d’Europe pour se ménager des alliés afin de faire adopter ses plans pour mettre fin à la crise grecque. Dans un premier temps, le ministre des Finances grec a réclamé une annulation d’une grande partie de la dette grecque, tout en refusant de négocier avec la troïka. Plus tard, il a précisé que lorsqu’il évoquait la troïka, il ne parlait en fait que de ses auditeurs.
Mais à peine une semaine après son arrivée au pouvoir, après un début de panique sur les marchés financiers qui a provoqué une chute de plus de 9% des cours à la bourse à Athènes, l’équipe gouvernementale a renoncé à sa principale exigence, affirmant qu’elle recherchait un « accord bénéficiaire avec le reste de l’UE ».
Finalement, lors de sa visite à Londres, Varoufakis a présenté un plan de restructuration des obligations souveraines grecques qui conduit à repousser les échéances des dettes actuelles, et expliqué qu’il allait partir à la chasse des fraudeurs fiscaux grecs. Il n’est plus question d’effacement des dettes.

2. La Grèce n'aura bientôt plus d'argent
Le pays a une dette de 315 milliards d'euros, soit environ 175% de son PIB. La majeure partie de cet argent provient de ses partenaires européens qui lui ont accordé deux programmes de sauvetage, dont le dernier expire à la fin de ce mois. La troïka doit encore payer une tranche de prêt de 7,2 milliards d’euros, mais Varoufakis a affirmé qu’il ne voulait pas de cet argent. Cependant, la survie de trois des quatre plus grandes banques de la Grèce dépend de la BCE qui leur a accordé une ligne de crédit d'urgence qui sera suspendue si la Grèce sort volontairement du programme d'urgence.
Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement de SYRIZA a décidé de suspendre la privatisation d'un certain nombre d'entreprises grecques, et d’augmenter le salaire minimum, des mesures contradictoires avec les consignes d’austérité imposées par la troïka.
Pendant ce temps, la fuite des capitaux s’accélère, et en janvier, les Grecs ont retiré 7% du total qu’ils détiennent en dépôts auprès des banques. (Selon Euractiv, depuis 2010 les retraits nets des Grecs se montent à 69 milliards d’euros, ce qui représente 30% du total des dépôts). Si la BCE retire son soutien à la Grèce, Athènes n’aura pas d’autre choix que de nationaliser les banques et de faire financer leurs dettes par les marchés financiers, sans doute à des taux d’intérêt qui pourraient dépasser 10%, c’est-à-dire au-delà de celui qu'Athènes paie actuellement sur ses obligations souveraines à 10 ans. Résultat probable: un retour à la drachme, une dévaluation, et une possible faillite à suivre.

3. L’équipe gouvernementale grecque se trouve en territoire inconnu
Varoufakis est un économiste respecté qui est aussi spécialisé dans la théorie des jeux. Mais désormais, il doit se frotter à la realpolitik, et affronter Angela Merkel, une ex-Allemande de l'Est obscure qui est devenue la femme la plus puissante du monde, après avoir éclipsé Helmut Kohl, le père de la réunification allemande et le chancelier le plus respecté depuis la Seconde Guerre mondiale.
Merkel a mené à bien six plans de sauvetage au sein de la zone euro, dont deux au bénéfice de la Grèce. Elle est le seul homme politique européen à avoir été élu trois fois, et elle est l’un des dirigeants européen avec l’ancienneté la plus grande. C’est une politicienne rusée, qui a obtenu de ses compatriotes qu’ils déboursent des sommes astronomiques pour préserver la zone euro, et elle sait ce qui est acceptable pour les contribuables européens.
Seulement quelques jours après l’accession au pouvoir de SYRIZA en Grèce, Merkel à déclaré qu’il n’était pas question d’annuler une partie de la dette grecque. Elle n’a encore rencontré aucun des dirigeants grecs, une tactique, selon des officiels allemands, qui vise à isoler Tsipras.

Conclusion: SYRIZA a remporté une grande victoire nationale, mais la renégociation d’un accord concernant les dettes de la Grèce est d’un autre ordre. Tsipras et Varoufakis sont inexpérimentés, et les tergiversations auxquelles se sont livrés la semaine dernière montrent clairement qu’ils ne sont pas encore prêts pour ce type de jeu. Il y a fort à parier qu’ils ne pourront obtenir les concessions dont ils ont promis au peuple grec qu’ils les arracheraient à l’UE. Les Allemands avaient de toute façon averti récemment qu’un « grexit » n’était plus une menace pour la zone euro.

« A la fin, les Grecs se mèneront tout droit vers le précipice. Puis ils feront demi-tour… », conclut Chibber.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=les-grecs-se-menent-tout-droit-vers-le-precipice-mais-ils-feront-demi-tour&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/02/2015

10 choses que vous devez savoir sur Yanis Varoufakis, le ministre grec qui est devenu une 'rock-star' en 48 heures

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a mis la semaine dernière tout l'establishment de la zone euro sens dessus-dessous en un temps record.
Peu de temps après sa prise de fonctions, il a déclaré « Nous n'avons pas l'intention de coopérer avec cette commission tripartite dont l'objectif est d'appliquer un programme que nous trouvons anti-européen ». Varoufakis a affirmé qu’il chercherait une « coopération maximale » avec les créanciers du pays, mais qu’il n’était pas question de travailler avec la troïka, qu’il a qualifiée de commission bâtie sur des fondations pourries ». « L’Etat grec a un avenir, mais ce que nous n’accepterons pas comme avenir est la crise auto-entretenue de déflation et de dette insoutenable », a-t-il indiqué.
Varoufakis a encore fait une déclaration fracassante aujourd’hui, lorsqu’il a expliqué qu’Athènes refuserait toute nouvelle tranche de prêt accordée dans le cadre du plan de sauvetage du pays, et qu'il comptait sur ​​la Banque centrale européenne pour aider les banques grecques en difficulté à traverser cette période difficile.
Le ministre des Finances grec a comparé son pays à un « drogué attendant impatiemment sa prochaine dose », faisant référence au besoin du pays de se voir accorder les nouveaux versements successifs des tranches de prêt du « bailout » au cours des cinq dernières années. «Ce gouvernement veut mettre fin à cette dépendance. L’heure de la désintoxication est arrivée », a-t-il poursuivi.
Sur les médias sociaux, Varoufakis a véritablement acquis un statut de rock star. Pour se rendre à Londres, il a choisi un vol en classe économique. Une attitude qui contraste fortement avec celle de nos politiciens « mainstream »…

Mais que savons-nous exactement de cet homme ?
1. Yanis Varoufakis est né en 1961 à Athènes, mais il a passé une grande partie de sa vie à l'étranger, principalement en Angleterre et en Australie.
2. C’est un blogueur actif et son compte Twitter @yanisvaroufakis compte plus de 174 000 suiveurs.
3. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et enseigne en tant que professeur d'économie à l'Université d'Athènes.
4. En juin 2005, Varoufakis a parcouru avec sa femme - l'artiste Danae Stratou - sept grandes lignes de division dans le monde (la Palestine, l'Éthiopie et l'Érythrée, le Kosovo, Belfast, Chypre, le Cachemire, et la frontière américano-mexicaine).
5. Yanis Varoufakisis possède la double nationalité grecque et australienne.
6. Il est fasciné par la théorie des jeux à laquelle il a consacré plusieurs publications et a également travaillé pendant un certain temps dans une entreprise de jeux vidéo.
7. C’est un amateur d'art connaisseur, il conduit une moto et ne porte jamais de cravate.
8. Il ne veut pas d'une sortie de la Grèce de la zone euro.
9. Il porte sa lettre de démission dans une poche intérieure parce qu'il n'a jamais eu l'intention d'entrer en politique. « Ma plus grande crainte est d'être un politicien », dit-il.
10. Son objectif est de mettre en œuvre le « plan de Thessalonique », un programme de reconstruction nationale reposant sur 4 piliers pour mettre fin à la pauvreté en Grèce, sur la base d’une injection de capital de 12 milliards d'euros (environ un trentième de ce que le pays doit à ses partenaires de la zone euro).

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=10-choses-que-vous-devez-savoir-sur-yanis-varoufakis-le-ministre-grec-qui-est-devenu-une-rock-star-en-48-heures&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 07/02/2015

L'économie européenne a atteint un 'point tournant'

L’agence de statistique de la zone euro, Eurostat, vient de publier les chiffres de la croissance, et les nouvelles sont bonnes. Au total, la croissance a été de 0,3% sur l’ensemble de la zone euro au cours du quatrième trimestre 2014, alors qu’on s’attendait à 0,2%.
L'économie allemande a crû de 0,7% au cours du dernier trimestre de l’année dernière. C’est plus du double des 0,3% qui avaient été prévus par les analystes. Au total, la croissance allemande a atteint 1,6% sur l’année 2014, contre une prévision de 1%.
En revanche, la France n’a bénéficié que d’un taux de croissance de 0,4% pour 2014, tandis que l'Italie a connu une année de croissance négative de 0,3%. L'Espagne est la championne de l'Europe du Sud, avec un taux de croissance de 2% pour toute l'année 2014, et, comme l'Allemagne, une croissance de 0,7% au dernier trimestre. L'Espagne a été aussi récemment annoncé avoir enregistré les meilleures ventes au détail de ces 11 dernières années.
Auparavant, on avait appris qu’au cours du dernier trimestre 2014, l’économie de la Belgique n’avait crû que d’un maigre 0,1%, et que pour l’ensemble de l’année 2014, la croissance s’était établie à 0,9%.
En outre, pour la première fois depuis 30 mois, on a enregistré plus de prêts du secteur privé dans la zone euro. En décembre, on a constaté une augmentation de 0,1% par rapport à décembre 2013.
Peter Praet, l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré jeudi à Londres que l’on assistait à « un tournant » pour la zone euro. «Nous commençons à voir des signes encourageants, non seulement dans l'économie réelle, mais aussi en termes de conditions de prêts». Selon Praet, le programme de quantitative easing (QE) de la BCE permettra de stimuler davantage cet reprise de l’économie qui bénéficiait déjà de la baisse des cours du pétrole et de l’affaiblissement de la parité de l'euro.

Source: http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=leconomie-europeenne-a-atteint-un-point-tournant&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Écrit par : L'enfoiré | 16/02/2015

Le président du Turkménistan s'offre une statue géante de lui en or: à cheval sur la dictature

Main tendue vers le ciel, chevauchant son destrier d'or sur un mont d'un blanc immaculé, surplombant le peuple à plus de vingt mètres de hauteur: Berdimoukhamedov a tenu à rappeler à son peuple sa toute puissance de leader du Turkménistan.
Cette statue en bronze de 21 mètres de haut, recouverte de feuilles d'or, a été inaugurée à Achkhabad, capitale de cette ancienne république soviétique, aujourd'hui république à parti unique nationaliste.
Cette statue vient rappeler à l'ordre les esprits qui un jour, ont cru à la liberté en terre turkmène: Berdimoukhamedov ne changera pas de cheval de course. Si la Corée du Nord est la dictature préférée des médias actuellement, les visions mégalomanes du président du Turkménistan valent aussi leur pesant d'or et de larmes.
"Depuis la mort de l'ancien dictateur Saparmourad Niazov, très peu de choses ont changé, le régime reste l'un des plus durs du monde" explique à Vice Samuel Carcanague, chercheur spécialiste de l'Asie centrale à l'Institut de relations internationales et stratégiques. "Une évolution du régime était attendue à sa mort, mais celle-ci s'est avérée extrêmement faible. Cette récente inauguration montre que les fondements du régime n'ont pas changé."

http://www.lalibre.be/actu/international/le-president-du-turkmenistan-s-offre-une-statue-geante-de-lui-en-or-a-cheval-sur-la-dictature-556593023570fde9b370e883

Écrit par : L'enfoiré | 27/05/2015

« La jeunesse européenne traverse une crise de la passion »

Il a été professeur dans des quartiers sensibles, adepte des arts martiaux et se mue à l’occasion en pianiste et compositeur. Vincent Cespedes aime l’éclectisme et plus encore peut-être la proximité. Ce philosophe français qui tranche avec ses pairs s’intéresse dans son dernier ouvrage, Oser la jeunesse, aux « nouveaux jeunes » dans une société qui, assure-t-il, ne rate jamais une occasion de les déconsidérer. Pour les sauver du suivisme consumériste ou du manichéisme des islamistes, Vincent Cespedes exhorte à leur réinsuffler l’élan de la passion alors que l’école, « usine à normaliser », n’est plus, selon lui, en mesure de remplir cette mission.
Ceux qui proclame "Jeune, j'ai besoin de toi, sont les vendeurs, les islamistes et le Front National"
Il est hallucinant que la jeunesse subisse encore les méthodes archaïques d'enseignement des années 50-60.

Oser la jeunesse du livre de Vincent Cespedes

Écrit par : L'enfoiré | 17/07/2015

"La crémière polonaise"par Anna Blanpain

http://www.rtbf.be/video/detail_la-cremiere-polonaise-les-coulisses-du-pouvoir?id=2062976

Écrit par : L'enfoiré | 27/11/2015

La France porte plainte contre le Parlement européen : Le budget a été voté à Bruxelles, et non à Strasbourg
La France a porté plainte contre le Parlement européen (PE), parce que le vote sur le budget pour 2017 s’est tenu à Bruxelles, et non à Strasbourg, tel que les traités de l’UE le prévoient. Selon le Parlement européen, c’est le manque de temps qui est à l’origine de ce choix, et non pas le mépris pour Strasbourg.
Le Parlement européen est bien connu pour son cirque itinérant qui veut que les députés se déplacent chaque mois entre les deux sièges du Parlement à Bruxelles et à Strasbourg. (Six fourgons de déménagement transportent les quelque 3700 cantines en acier contenant les documents de réunion, tandis que les eurocrates effectuent les 450 kilomètres de Bruxelles à Strasbourg en voiture ou en train. Ils passeront 4 jours à Strasbourg, où ils séjourneront à l’hôtel, avant d’effectuer le même ballet en sens inverse, le tout à la charge des contribuables européens).

Les économies annuelles de 114 millions d’euros
En 2015, la Cour des comptes européenne avait publié un rapport qui indiquait que la centralisation de toutes les activités des eurodéputés à Bruxelles et la suppression du siège de Strasbourg. Selon les calculs de la Cour, permettrait de réaliser 114 millions d’euros d’économies annuelles, à majorer d’une économie exceptionnelle de 616 millions d’euros si les bâtiments de Strasbourg étaient vendus, ou à diminuer de 40 millions d’euros s’ils ne l’étaient pas. En quatre ans, les économies totales pourraient donc dépasser le milliard d’euros.
La fin du cirque itinérant européen ne semble pourtant pas en vue, parce que le Traité de l’UE prévoit que seule une décision prise à l’unanimité des 28 Etats-membres (qui ne seront plus que 27 après la sortie du Royaume-Uni de l’UE) pourrait permettre de revenir sur cette décision. Or, même si plus de 80% des députés européens souhaitent que l’on désigne Bruxelles comme siège permanent du Parlement européen, ils se heurtent au veto des eurodéputés français et luxembourgeois.

Irréductibles Français
La France est en effet un ardent défenseur de ce manège mensuel. En 2012, elle avait déjà déposé une plainte à la Cour européenne au motif que le calendrier parlementaire de 2011 n’avait prévu que 11 voyages à Strasbourg, et non pas 12, et elle avait obtenu gain de cause.
En 2015, le président français François Hollande avait réitéré qu’il n’accepterait jamais que l’on renonce au siège de Strasbourg, à l’occasion de son déplacement dans la ville pour signer de nouveaux accords qui accordaient près d’un milliard d’euros de subventions à Strasbourg et à la région de l’Alsace pour financer les projets en relation avec le statut de siège du parlement de la ville. En 2007, son prédécesseur Nicolas Sarkozy avait déjà fait part de son attachement au statut de capitale européenne de Strasbourg.
On peut se demander s’il est judicieux pour les dirigeants français de poursuivre l’UE sur de tels détails. Ce faisant, ne risquent-ils pas de donner une nouvelle démonstration de leur déconnexion avec les réalités vécues par les citoyens européens ?

Source: https://fr.express.live/2017/02/16/france-porte-plainte-contre-parlement-europeen-strasbourg-2/

Écrit par : L'enfoiré | 17/02/2017

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