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03/12/2016

Réapprendre à apprendre

0.jpgPoursuivons les résultats de l'enquête ébauchée la semaine dernière.

Dans celle-ci, l'école et l'éducation étaient remis en question.

L'éducation, un rêve sans fin...

 

Retour à cette enquête commencée la semaine dernière et qui parlait des jeunes qui avaient une aversion de l'école: podcast.

L'école inefficace, inégalitaire et sans véritable objet visible surtout au niveau secondaire.


...

"L'éducation idéale

L'antiquité et le Moyen Age: les pédagogues grecs

Les philosophes grecs par pédagogie fondées sur le 'par cœur' avec l'art oratoire de Platon, Aristote aux dépens des techniques.

Faute de budget, elle se transforme en religion médiévale du christianisme jusqu'au 6ème siècle avec Saint Augustin, Boèce. Charlemagne compte sur Alcuin pour l'érudition. Christine de Pizan ouvre l'éducation à la femme.

De la Renaissance au 19ème siècle: l'école du pouvoir

Sont cités: Erasme, Luther, Rabelais, Montaigne, Komensky, Rousseau, Condorcet, Pestalozzi, Ferry, James vont se succéder au chevet de l'éducation. 

Le temps des pédagogues de l'innovation

Sont cités: Dewey, Steiner, Claparède, Piaget, Freinet, Monressori, Summerhill... 

D'accord pour l'histoire de l'éducation, mais aujourd'hui, nous allons parler de d'aujourd'hui et de demainavec quelques questions-réponses.

Les auteurs du passé sont-ils dépassés ?

Très certainement.

Créer une l'éducation autrement en plaçant l'élève comme interlocuteur actif de l'éducation est une première approche, sans qu'il devienne un "enfant roi". 

"Comment l'éduquer à l’heure de l’internet et de la mondialisation ?

Comment assurer son épanouissement tout en lui donnant les moyens de s’intégrer et d’évoluer dans le monde d’aujourd’hui ?

Comment faire d'un enfant un adulte responsable ?

Faut-il se fier à la pédagogie de Freinet ou de Montessori  alors que ces méthodes sont restées quasiment ignorées de l’Education nationale ?

L’Education a toujours été l’une des préoccupations des civilisations, et l’éducation idéale un rêve aussi vieux que l’histoire. 

L’histoire de l’éducation pourront paraître dépassés pour certains, trop utopistes pour d’autres.

Aucun ne peut prétendre servir de modèle absolu parce que tous les élèves sont différents.

Jouer un rôle majeur dans la conception que nous nous faisons en Occident de l’éducation ne peut se construire sans oppositions de principes et de caractères des enfants.

En Orient ou dans les pays dit "en voie de développement", il n'est pas question de faire la fine bouche. On aime apprendre dans ces écoles comme je le voyais dans une émission qui racontait l'histoire de "toutes à l'école".

Remettre en perspective les innombrables propositions, toujours présentées comme nouvelles, n'entendent pas assurer une éducation miracle.

L'éducation positive qui pense à pratiquer un judo psychologique entre ordres et contraintes ou entre discipline renforcée et resserrement des cadres, ne fonctionne pas à tous les cas.

Comment faire converger passions et talents en stimulant les capacités cognitives avec une volonté d'être un citoyen heureux?

Certainement pas en évaluant le QI qui suit un quotient immature caricaturé.

Trouver dans l'émotionnel, le spirituel et le physique, une convergence d'aptitudes et d'envies?   

D'un côté des élèves tous différents et de l'autre des matières qui ne le sont pas moins.

Nous sommes dans une relation "Many to Many". 

La relation la plus difficile à résoudre des cas repérés dans l'informatique et le numérique. 

L'éducation est un rêve sans fin que les réformes ne parviennent jamais à résoudre complètement si ce n'est en impliquant le trio parents, élèves et enseignants dans l'adaptation à la modernité. 

Parents, rééduquez-vous car tout change autour de vous. La méthode qui a été utilisée pour vous, est obsolète.

La société ne s'intéresse pas à votre savoir appris mais à ce que ce savoir peut lui apporter de nouveau, par son inventivité et ses adaptations avec un environnement mondialisé.

Apprendre c'est surtout utiliser le présent projeté dans un futur inconnu peut donner le vertige des mutations perpétuelles ou l'immobilisme d'une solution unique.

En 2006, j'écrivais "Demandez le programme et corrigez-le".

L'éducation par l'autre bout, j'en ai parlé dans deux articles:  l'école Fresnet, pour les plus jeunes et l'école Decroly pour les plus grands. L'éducation sans tabous...

Cette dernière est loin d'être gratuite financièrement et touchait plutôt une couche élitiste de la société. 

L'éducation, un sujet qui revient en permanence dans l'actualité.

Les tabous sont-ils toujours au programme?

Un sujet qui a fait l'objet d'une heure de discussions dans un débat de la "Nuit des idées" le weekend du 22 octobre:podcastpodcast

Premières réactions : "Etre plus libre". Projet "punch". Aider les étudiants. Cours construits en collaboration avec les élèves. De nouveaux outils pour y parvenir. Classe inversée: apprentissage à la maison et échanger les choses apprises en classe. Sortie de sectarisme entre écoles pour l'élite et écoles poubelles. 

Cette nuit donnait quelques directives pour apprendre et trouver un chemin avec les nouvelles technologies qui se sont introduites dans les processus d'éducation.

Ken Robinson écrivait "L'école suscite le conformisme au détriment de la créativité. Les disciplines évoluent et tout est fait pour la figer". 

Les échecs sont dus dans une marge mesure à l'utilisation d'une méthode standardisée.

Il faudrait réformer les programmes, la pédagogie et les évaluations.

Ses présentations sont connues (comme celle de 2006 ci-dessous) bien qu'elles soient très "american way of life" et qu'il n'est avare de sortir de bonnes ficelles pour faire rire:


 

Voyons sa démonstration:

...

Les jeunes dans l'éducation 

0.PNGPour certains jeunes, l'école surtout au niveau secondaire est un mauvais souvenir et pourtant ils ont réussi leur vie d'entrepreneur.

La vidéo ci-dessous montre des jeunes autodidactes

adversaires de leur scolarité mais qui ont réussi dans d'autres voies

 

 

(cliquez sur l'image)

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... 

Les retours de flammes

Les possibilités de travail et d'en trouver diminuent. 

La constatation générale est de remarquer que le "travail d'avant" se réduit comme une peau de chagrin.

Les nouveaux jobs ne demandent pas autant de mains d'oeuvre.

Dire le contraire, serait ne pas avoir compris la philosophie actuelle du "faire plus avec moins".

Le problème est donc plus fondamental et même, à double tranchant. 

Il faut peut-être se désengager de l'idée de travail pour la remplacer par l'idée d'emplois rémunérés ou non par l'intermédiaire du bénévolat.

0.jpgOn entend de plus en plus parler de l'allocation universelle ou de revenu universel d'existence.

Cela résoudrait le problème financier pour les métiers considérés comme obsolètes.

Mais pour certains, le problème est plus insidieux quand il considère que l'homme n'est pas fait pour rester indéfiniment sans activités.

Dernièrement, on apprenait que "ING met le paquet sur la banque digitale et supprime 3500 jobs en Belgique"

La banque de demain, en suivant les desiderata des clients, une coquille vide dans laquelle seule des processus de dialogues préenregistrés qui se constitueraient de questions en tapant un chiffre sur son écran de téléphone comme réponses. 

...

 

La vie des adultes dans ce contexte.

Le monde est-il devenu trop complexe ?

Il est rendu trop complexe par le fait que les hommes ne sont plus valorisés en fonction de ce qu'ils représentent mais en fonction du nombres de compétences, de capacités qu'ils se voient forcés de prendre en charge en même temps.

Alors, la sous-traitance dissout parmi les récepteurs.

Le citoyen lambda reste pourtant chargé de prendre les responsabilités devant son outil numérique. 

Vu la réduction des postes administratifs, le multitâche est devenu une obligation pour exister dans une entreprise.

L'overflow appelé "burnout" en résulte et devient la maladie de ces trente dernières années.

L'overhead (traduction approximative: "frais généraux") s’accroît par ces passages successifs d'une tâche à une autre.

Le temps pour reprendre ses idées de départ après une interruption est devenu très important ce qui réduit considérablement la performance et l'efficacité générale.

L'attention se réduit par le shift d'un écran à un autre, d'un document à un coup de fil jusqu'au moment où le réseau du cerveau correspondant est saturé. 

Gérer soit l'urgence, soit l'importance d'une action devient la question d'un calcul de choix de l'individu et pas des réalités. 

Dans l'entreprise, l'homme a de moins en moins de repères suite à sa formation scolaire.

Il est devenu une série de connaissances furtives, d'expériences prises au vol et de qualifications captées par l'habitude avec les psychisme qui devra suivre pour subsister.

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Les erreurs d'appréciations, les super spécialisations, les fatigues augmentent quand il y a surcharge d'actions à prendre de concert, avec le mécontentement des clients de ces actions.

Nous sommes arrivés à un stade dans lequel il est quasi obligatoire de fusionner les qualités humaines et celles de la machine avec l'aide ou la dictature des algorithmes

Le développement, comme l'écriture, demande une attention soutenue et une organisation dans ses travaux pour ne pas succomber.

Ce n'est plus la longueur d'un travail qui importe, mais son intégration parmi les autres activités. 

Si la découpe en petites structures ne donne plus une vue d'ensemble, elle permet de cloisonner les problèmes avant de les rassembler selon la sensibilité des utilisateurs de l'info.

...

Ce qu'a appris l'histoire du numérique

Le traitement de l'information prévu pour l'armée, les sociétés et les université est arrivé à disposition de la population avec l'arrivée du Personnal Computer dans les années 80.

La révolution numérique qui s'en est suivie fut déclenchée par les télécommunication et le Web.  

Aujourd'hui, l'homme s'est senti dépassé par les nouvelles technologies avec les risques de la perte de son emploi.

Il ne calcule plus mentalement. Une foule d'outils numériques le font à sa place.

Stressé par la profusion d'informations, pris par le temps, il ne parvient plus à raisonner de manière analogique avec l'outil de son expérience acquise.

S'en est suivi un manque de concentration à cause de l’hyper-connectivité.

Il "butine" désormais d'activité en activité toujours pris en porte-à-faux par le temps qui fuit trop vite.

... 

Ce que le numérique a changé dans la méthode d'apprentissage

Le Web a imaginé des relations entre les mots via ce qu'on appelle des "hyperliens".

Tout n'arrive pas dans un texte global, séquentiel et linéaire.

Les déviations vers ces hyperliens, sont nombreuses et incitent à les suivre.

L'éducation devient une suite de recherches en fonction de la curiosité que ces mots peuvent générer.

Cette technique suit ainsi une voie de "stacks", de piles empilées qui resterait sans fin qui descendent par FILO, Firts In - Last Out pour revenir au point de départ immédiatement ou en suivant le même chemin inversé à la remontée.

Comme dit très justement, Anne Roumanoff "Internet. On ne sait pas ce qu'on y cherche mais on trouve tout ce qu'on ne cherche pas.”.

Surfez sur la vague Web et vous vous retrouverez très vite avec de multiples pages et onglets à fermer si un onglet ne remplace pas l'autre par décision initiale.

Un retour à la première case correspondra à une élimination de toutes les pages intermédiaires.

Personne n'a dit que tout allait plus vite dans l'enseignement par ordinateur, mais il faut en connaitre les avantages et les vicissitudes. 

Laissez du temps au temps, avec des réseaux dits "par défauts" qui éjectent les obligations chiffrées.

Dans l'article "Quand la pensée humaine s'intègre dans la machine", je parlais de l'ordinateur quantique.

J'écrivais "Quand j'ai vu ce titre sur la page de garde, mon sang n'a fait qu'un tour et il s'est glacé. Bien sûr qu'avec ma formation de développeur informatique, je me doutais que l'on arriverait à cela. La rupture numérique devient une véritable révolution, un tsunami avec le Big Data" ...

La multiprogrammation se contentait de remplir la mémoire à un moment donné en plusieurs manières toujours séquentielles.

La méthode quantique éclate un processus sous la forme de traitement en chaînes parallèles sans liens entre elles.

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Or, pour un humain être interrompu, c'est perdre le fil des idées et une chance d'effectuer un travail avec succès.

Pour raison d'efficacité le travailleur se doit de s'évader pour réfléchir, se ressourcer et pour rafraîchir la mémoire à rêver en travaillant

Les sens humains ne suffisent plus devant la profusion des impulsions à donner pour atteindre la substantifique moelle d'une idée, d'une question-réponse.

Résister aux interférences qui interpellent, ne marche que volontairement par une autodiscipline.

Séparer ce qui vraiment important et de ce qui est urgent, n'est plus détecté à sa juste valeur.

...

L'éducation des jeunes dans ce jeu d'équilibres subtils

Il y a a formation en alternance entre école et travail est certes une manière d'éducation : podcast

Le MOOC, une autre....

(cliquez sur l'image)

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Dans un échange, il y a l'émetteur et le récepteur des informations et chacun doit être "outillé" de la même manière pour se comprendre.

L'émetteur peut aujourd'hui être très éloigné des récepteurs.

-Il faudrait donc que l'auto discipline existe au niveau des questions posées elles-mêmes et qu'elles soient évaluées par l'émetteur dans une échelle de priorités pour le récepteur.

Le 24 octobre, paraissait un article en provenance de l'équipe de "Google Brain" intitulé: "Apprendre à protéger les communications contre une cryptographie hostile artificielle".

Les deux réseaux de neurones artificiels appelés "Alice" et "Bob" étaient capables de créer des codes qui communiquaient en circuits fermés dans un langage confidentiel et crypté.

Un autre circuit, appelé "Eve", ne parvenait même plus à être déchiffré par les humains.   

Le but était de signaler un danger que les circuits artificiels ne soient, en définitive, plus compris par les hommes pour en prendre le contrôle.

Le problème n'est pas différent entre les humains qui utilisent des langages spécifiques à leur profession souvent élitiste sans l'aide intermédiaire de vulgarisateurs.

Tout cela pour dire que l'étude de l'Intelligence Artificielle, fait réfléchir aussi à nous-mêmes.  

...

Le multimédia fait partie de notre modernité.

J'en insère dans mes billets et je suis conscient que les séquenceurs peuvent se perdre en chemin.

Des exercices d'attention ne seront résolus qu'en ne prenant que ce qui intéresse et en sautant ce qui apporte moins d'intérêt personnel.

Celui-ci comprend la détection des informations utiles dans une masse d'infos disponibles.  

A vous, lecteur, de ne pas tomber dans les excès en tant que récepteurs et lecteurs.

La séquentialité des phrases et chapitres reste le seul guide.

Dans notre monde qui veut faire plus avec moins de moyens, la qualité devrait retrouver, un jour, sa place dans la quantité.

Actuellement c'est un euphémisme qui joue à qui perd gagne.

Cet apprentissage par le web sort des programmes habituels de l'éducation magistrale. Elle adopte une technique en accès direct, en "random" comme le fait un disque DVD avec une indexation. 

Les automatismes structurés en "workflows" de différents "batches" organisent en flux bien conçus avec la connaissance des tenants et aboutissants. Ils pourront aider pour trouver des comme solution stratégique.

Développer ces "workflows fut mon rôle dans ma vie active alors qu'elle subissait les activités perturbantes mixées à d'autres activités qui coupaient le fil des pensées quand une tâche ancienne ne fonctionnait plus.

Google va plus loin. "Eurek@ Google", un autre article qui montre les techniques de recherches que Google permet en automatique pour inventer un avenir que l'homme n'imagine même pas en puisant dans ses bases de données. 

...

Méthode ou solution?

La même que pour résoudre une crise: faire une balance carrée.

Une solution kamikaze à séparer les tâches et à les sérier sans en confondre les plus et les moins.

Un style "poupées russes" dans la construction d'objets imbriqués pourrait atteindre un coût marginal nul

Intégrer les cultures du monde du vivant au monde virtuel.

Dans 50 ans, l'école du futur serait-elle comme le présentait le documentaire "Rêver le futur"?

L'élèves y apprendrait par lui-même et, ainsi, s'auto-stimulerait sa créativité à l'aide du cloud et de cours en ligne. Les robots seraient considérés comme des aides efficaces à l'enseignement et pas comme des concurrents à l'homme.

L'article du "Le Point" "Quand l'école se met à la recherche en robotique ou en climatologie"... En juin 2016, c'était le sujet du 5ème congrès des Savanturiers 

Responsable de lui-même, il apprendrait à sa propre vitesse en fonction de son inspiration, de sa curiosité du moment à l'aide de logiciels qui s'adaptent au niveau des élèves.

Pas de stress puiqu'il aurait droit à l'erreur sans sanctions.

Le professeur y serait un modérateur, un guide, un animateur sans vraiment enseigner au forcing dans des cours magistraux avec une intégration immédiate dans le milieu professionnel autour de projets pratiques.

Cela deviendrait un jeu, avec à la clé, des récompenses sans examens mais qui tiendrait la compétition camouflée et réduite à une compétition personnelle propice à la concentration et à l'épanouissement personnel.

L'école aurait atteint son but si l'élève ne voudrait plus la quitter en suscitant sa curiosité.

Etude par succession de projets en coworking ou ou seul. 

Par analogie, c'est presque comme danser une Java. 

Une danse dont on dit qu'elle est développée dans les milieux populaires en réaction au formalisme de la valse.

Une danse simple, sensuelle, nécessitant moins de place dans les dancings encombrés.

Une valse rapide qui se danse à petits pas, de manière très rapprochée, avec un mouvement très typique du bassin.

Java, c'est aussi un langage de programmation avec un vocabulaire et sa technique de programmation

Une méthodologie hybride qui résout les problèmes par concaténation d'objets de classes différentes, par polymorphisme, par héritage, par "castings", par intrications des objets.

Une Java endiablée rencontrerait ainsi le jazz de jadis

...

La solution belge

0.jpgHier, le Pacte d'excellence a été signé avec une finalité fixée pour 2030 après des années de recherches pour trouver le meilleur compromis.

Fusionner les voies des classes professionnelles et techniques pour arriver en adéquation avec le monde du travail. 

La ministre de l'éducation venait expliquer ce plan:
podcast

Méthode reprise par un analyste clairvoyant: podcast

Article: "Même les enseignants devront revenir sur les bancs de l'école".

0.jpgRéduire l’échec sans baisse de niveau. Mettre en phase avec les enjeux actuels de l’école, passe par la formation des instituteurs et professeurs pour fonder une école plus équitable, plus heureuse, plus performante. 

Mais je suis d'accord avec le commentaire de Marc Riche dans cet article: "Le latin, c'est du n'importe quoi.... J'en ai fait mais pour en faire quoi? Limer un bloc de fer pour qu'il soit plat à 10 microns prêt, j'en ai fait aussi. Dans notre monde moderne il y a des matières d'avantage d'actualité. Par la suite, adulte, j'ai du gérer les congés de mes employés. ... Pas assez de sport, rien de très collectif comme activités. Mais perdre encore une heure pour du latin, il y a tellement mieux à proposer. Et que de grands mots pour une telle bêtise; Premium Pactum d'Excellencium Delirium Tremens. Pourquoi pas le retour de la messe en latin?".

Six ans de latin, un an de grec pour moi. Je peux lire du grec, mais je ne le comprends pas...

L'histoire de notre patrimoine scolaire est racontée dans un Jour dans l'Histoire:
podcastpodcast

...

Le redoublement scolaire

... est de plus en plus contesté. Trop coûteux pour la société et pour les élèves.

Remédiation par l'éducation par coach et par la psychologie positive.

(cliquez sur l'image)

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...

Conclusions de ces deux articles pour l'avenir.

3.jpgHier, Paul Jorion parlait de l'agnotologie.

L'agnotologie, la production culturelle de l'ignorance, est certes plus facile à supporter, mais aussi plus facile à manœuvrer par populisme de l'autre camp, appelé "les élites'. 

"La qualité d'un système éducatif n'est jamais supérieur au talent de ses enseignants. Ne former que des élites est une grave erreur. Il en va de la qualité du débat public dans la société et de la survie même des démocratie", dit Andrea Scheleicher

Ce n'est pas uniquement pendant une vingtaine d'année qu'il faut apprendre, mais toute la vie.

5.JPGLe 26 novembre, Paul avec Laurent EL GHAOUI, Claudie HAIGNERE, Etienne KLEIN, Mathieu LABONNE, Elizabeth de PORTZAMPARC parlaient d'une rencontre pour discuter "Quel progrès pour un monde meilleur"  

Ce que l'école devrait faire?

C'est très simple: dans l'organisation du suivi de leurs élèves, organiser le placement de ses étudiants dans la vie active et ainsi démontrer le bien-fondé de leur enseignement.  

L'ermite n'a jamais eu besoin du savoir et de la connaissance.

Il vivait seul, mangeait et buvait ce qu'il trouvait à sa disposition. Quand il ne le trouvait pas, il migrait en suivant les animaux.

Il s'est regroupé à d'autres personnes dans cette transhumance.

La compétition est née d'abord par la force ensuite par l'intelligence.

La mondialisation est une suite logique de l'aboutissement dans les mégapoles.

Je ressors cette phrase mythique que je sortais dans "En route pour l'avenir": "La vie a parfois la malicieuse habitude de vous couper au montage du générique. Mais rien n'est perdu ni le temps, ni l'expérience vécue. Elle jette un œil sur les réservistes pour rendre hommage au fond de la classe et tire son chapeau à ceux qui savent perdre et se perdre avec panache parce qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire".

L'édito du "Psychologies" de novembre et les articles qui le suivaient, n'étaient pas exclusivement relatifs aux jeunes et à l'éducation.

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On parlait aussi d'assertivité, de méthode DESC (Description des faits, Exprimer les émotions, Suggérer des pistes de solutions pour apporter des Conclusions.

On y reprenait la voie lakoté qui participerait dans les processus par la transformation, la simplicité, l'objectivité, la résilience et la force.

Une tête bien remplie ne servira jamais dans la longueur face à une tête bien faite.

Dans notre "nouveau" monde, l'éducation apprise, en elle seule, ne servira à rien si elle n'était pas suivie d'innovations personnelles.

Ce sont les idées neuves qui payent, pas les remakes.

Au cours d'une vie, il vaudra mieux une "assurance tous risques" de pourvoir réactualiser les choses apprises.

Tout évolue plus vite que par le passé.  

Non, Charlemagne n'a pas inventé l'école, il l'a simplement poussée dans des horizons qui lui servaient personnellement.

 

Eriofne, 

 

Citations:

  • L'ignorance préserve de la peur.”, Jean-Yves Soucy
  • L'ignorance fait notre tranquillité ; le mensonge, notre félicité.”, Anatole France
  • Dieu a fait deux dons à l'homme : l'espérance et l'ignorance. L'ignorance est le meilleur des deux.”, Victor Hugo

1.jpg7 décembre 2016: Réflexions à la suite des résultats des test PISA
podcast

 

0.jpg13 décembre 2016:

"Parents, rééduquez-vous car tout change autour de vous. La méthode qui a été utilisée pour vous, est obsolète.", est-il dit dans l'article.

Mais un parent sur cinq est déjà menacé de burn-out.podcast

Le couple belge divorce après 10 ans

9 février 2017: Premier choc contre le Pacte d'excellence.

Les syndicats ont dit non au Pacte pour un enseignement d'excellence, ils l'accepteront uniquement si une série de conditions sont remplies. Le pacte est donc suspendu.

Laurence Bibot qui pense n'être excellente en rien:podcast

tandis que la Ministre de l’Éducation, Marie-Martine Schijns persiste et signe puisque le statu quo n'est pas possiblepodcast

 

Commentaires

- il n’est pas inutile de rappeler que l’école à toujours été un passage difficile pour la plupart et bcp d’issue positive dépendait du charisme et de l’intelligence des enseignants;
- avec mes enfants nous avons constatés (années 80/90) des changements très importants dans le système d’éducation, par exemple:
- de plus en plus d’enseignants sont devenus des enseignantes (changement radical par rapport aux années 50/70);
- rarement ces enseignantes montraient un charisme certains;
- souvent la rotation de ces enseignantes posaient de sérieux problèmes d’organisations dans l’école;
- de ces jobs d’enseignants souvent mal payés, surtout pendant les premières années, alimentaient une frustration générale qui bien évidement se répercutait sur la qualité de l’enseignement;
- l’enseignement était trop souvent organisé en fonction des contraintes des enseignants, donc rarement celles des jeunes;
- l’environnement (infrastructure; ration étudiant/prof/classe; multiplication des formations « rénovantes » qui s’écartait du besoin d’acquis fondamentaux) de l’école s’est dégradé fortement faute de moyens, des faux choix dit de modernité, et de plus qui n’ont pas été adaptés en fonction de l’augmentation importante de la demande (nombre d’étudiant);
- et bcp d’autres manquements; Résulta est que l’école est (re)devenue bcp plus élitiste!!

Écrit par : Don Quichotte | 03/12/2016

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Les enseignantes, à mon époque, on les voyait surtout dans les écoles maternelles et primaires.
C'est vrai que je n'ai eu aucune femme pendant mon enseignement dans les années du secondaire 60.
C'est probablement, le féminisme de ces années-là qui a changé les fonctionnaires de l'éducation.
Autre grandes différences:
Je n'avais pas le choix de l'école comme on l'a actuellement.
L'école primaire, j'aillais en face de chez moi
L'école secondaire, c'était aussi pas loin, enfin presque une demi-heure de marche pour atteindre l'Athénée.
La voiture pour conduire les enfants, c'était pas encore inventé.
La suppression du samedi matin est arrivée bien plus tard en 2008. ( http://www.education.gouv.fr/cid5612/ecole-suppression-des-cours-du-samedi-matin.html )
Plus de matière et moins d'heures d'école
Un jeune était attiré par les sciences. C'était une époque pendant laquelle l'espace faisait rêver.
L'idéologie du "progrès" s'est perdue dans cette absence de rêve. Tout devient normal et n'impressionne plus.
Une époque pendant laquelle on avait l'impression que le lendemain serait toujours meilleur que la veille.
Le long terme prenait du temps qui était accepté pour se former.
Aujourd'hui, les experts sont devenues les mieux payées. Elles se concentrent tellement sur leurs propres expertises que qu'ils ne connaissent plus rien au niveau général.
C'est là que la machine et les robots pourront apporter les liens.

Écrit par : L'enfoiré | 03/12/2016

Développement durable: les entreprises peuvent-elle vraiment jouer un rôle prépondérant?

En septembre 2015, les Nations Unies ont adopté les nouveaux Objectifs de Développement Durable (ODD). Ces derniers ont remplacé les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui ont été la clé de voûte du développement mondial pendant une décennie. Les ODD, en comparaison à leurs ainés les OMD, rassemblent davantage d’objectifs et des ambitions plus conséquentes, du moins en apparence.
Les 17 ODD, approuvés par les 193 états des Nations Unies, ciblent 169 sujets et couvrent une période de 15 ans s’étalant jusqu’à 2030. « Contrairement aux OMD, les entreprises ont finalement été admises à bord et considérées comme des parties prenantes à la solution » affirme Giles Gibbons, entrepreneur social et fondateur de Good Business.
Les entreprises ne sont plus considérées comme des « méchantes ». Le discours à leur égard semble changer: chercher le profit n’est plus perçu comme incompatible avec le progrès.

Le bilan amené par le monde de la recherche est partagé
Cependant, le bilan est mitigé quant à la capacité des entreprises à être les garantes de la réalisation des objectifs internationaux. Un an après le lancement des ODD, une nouvelle recherche dirigée par la société de conseil en durabilité Corporate Citizenship révèle que la plupart des entreprises n’ont encore mis en place aucune actions tangibles capables de répondre aux ODD. De plus, la même étude met en exergue le fait que le manque d’action de la part des entreprises envers ces objectifs mondiaux alimente le problème de confiance dont sont empreints les consommateurs, et particulièrement ceux que l’on surnomme les milléniaux.
D’après le rapport de l’Ethical Corporation’s State of Responsible Business 2016, moins de la moitié des multinationales prévoient de tenir compte de ces objectifs.
Pourtant, l’implication du secteur privé est crucial pour permettre aux pays d’apporter des solutions aux ODD. Giles Gibbons est optimiste. Il pense que les entreprises ont les moyens de bousculer les règles du jeu et que nous savons déjà entrevoir les signes précurseurs du changement. Le challenge pour les entreprises reste cependant de trouver des solutions innovantes en matière de collaboration pour aider à résoudre les enjeux mondiaux, et de réfléchir à de nouvelles sources de partenariats.
D’une façon plus générale, les entreprises ont besoin d’identifier quels ODD sont de leur ressort et à quel niveau elles peuvent intervenir pour apporter les solutions les plus profitables, suggère-t-il. Les ODD peuvent-ils parvenir à s’immiscer parmi les objectifs et les décisions d’investissement clés des entreprises?
Un rapport réalisé par la société en management du risque DNV GL met en lumière 17 sociétés (dont Unilever, Siemens, Marks & Spencer et Danone) prenant des mesures face à certains ODD, et conclut que ce type d’entreprises est prêt à mettre en place des ‘mesures exceptionnelles’ pour aider à l’accomplissement de ces objectifs.

Quelle est l’étape suivante?
Un conseil consultatif des entreprises chapeauté par les Nations Unies sera lancé en septembre, accompagné d’un site web, lequel fournira aux entreprises un guide leur expliquant pas-à-pas comment aborder le programme post 2015. La Chambre Internationale de Commerce a également lancé un guide pour aider les entreprises à réaliser les ODD.

Source: https://fr.express.live/2016/11/29/developpement-durable-entreprises/

Écrit par : L'enfoiré | 03/12/2016

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Test Pisa: les élèves belges francophones sous la moyenne des pays de l’OCDE

Comme tous les trois ans, l’OCDE a testé des élèves de 15 ans de 38 pays en sciences, lecture et mathématiques. Les épreuves se sont déroulées en 2015. Et pour la Communauté française, c’est une nouvelle douche froide. Glacée. Nos élèves ne progressent pas. Ils barbotent en fond de cale.

28e sur 38 en sciences
En sciences, le premier pays est le Japon (il récolte 538 points). La Flandre est en 6e position (515 points). La moyenne des pays OCDE est de 493 points. La Communauté française est en 28e position (485 points). Le dernier est le Mexique (416 points).

En lecture, le premier pays est le Canada (527 points). La Flandre est en 8e position (511 points). La moyenne des pays OCDE est de 493 points. La Communauté française est en 29e position (483 points). Le dernier est le Mexique (423 points).

En mathématiques, le premier pays est le Japon (532 points). La Flandre est en 3e position (521 points). La moyenne des pays OCDE est de 490 points. La Communauté française est en 26e position (489 points). Le dernier est le Mexique (408 points).

Ces résultats ont été rendus publics ce matin à Paris. Ils seront commentés à 14 heures par Marie-Martine Schyns (CDH), la ministre de l’Éducation, et Dominique Lafontaine, la responsable de l’unité pédagogique de l’Université de Liège (ULG) qui s’emploie à analyser les résultats de l’enquête pour ce qui relève des élèves francophones de Belgique.

http://www.lesoir.be/1385036/article/actualite/enseignement/2016-12-06/test-pisa-eleves-belges-francophones-sous-moyenne-des-pays-l-ocde

Écrit par : L'enfoiré | 06/12/2016

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Objectifs de Pisa:

- Comparer les performances de différents systèmes éducatifs en évaluant les compétences acquises par les élèves en fin d'obligation scolaire (quinze ans). Ces compétences sont définies comme celles dont tout citoyen européen moyen peut avoir besoin pour réussir dans sa vie quotidienne, ce que l'anglais appelle literacy (par exemple reading literacy, mathematical literacy et scientific literacy) difficilement traduisibles en français, qui parle plus vaguement de culture mathématique ou de savoir lire par exemple. Il s'agit plus d'évaluer la façon dont les jeunes sont capables d'exploiter leurs connaissances dans leur pratique quotidienne que leur niveau théorique dans tel ou tel domaine des sciences ou des lettres.
- Identifier les facteurs de succès, facteurs exogènes, notamment le milieu social économique et culturel des familles, le cadre scolaire offert par l'établissement, et le système éducatif national, mais aussi endogènes, comme la motivation des élèves, l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes, les stratégies d'apprentissage qu'ils mettent en œuvre.
- Suivre l'évolution de l'enseignement dans les pays membres de l'OCDE et les pays partenaires (près d'une soixantaine de pays) en conduisant des évaluations périodiques.

Réactions:
- ce n'est pas le savoir qui importe, mais ce que le jeune en fera.
- Penser que régulariser l'enseignement pour que tout le monde arrive en finale au même point est un leurre.

Un article que je considère parfaitement dans la ligne de ces réflexions
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/hollande-fillon-les-couillons-de-l-187257

Écrit par : L'enfoiré | 07/12/2016

Réflexions à la suite des résultats des test PISA

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/231908993.mp3

Les écoles seraient donc plombées dans des ghettos.
Peut-être...
Mais cela ne veut pas dire qu'avec tous les moyens du monde, on créera des Einstein.

Écrit par : L'enfoiré | 07/12/2016

"Parents, rééduquez-vous car tout change autour de vous. La méthode qui a été utilisée pour vous, est obsolète.", est-il dit dans l'article.

Mais un parent sur cinq est déjà menacé de burn-out.
Pour la deuxième année consécutive, la Ligue des familles publie son «baromètre des parents». L’enquête, commandée à l’institut de sondages Ipsos, vise à dresser le profil des parents d’aujourd’hui, à décrypter leurs difficultés et leurs besoins, ainsi qu’à les sonder sur des propositions plus politiques portées par la Ligue.

Deux (beaux-) parents sur dix frôlent le burn-out parental
«En tant que parent, vous arrive-t-il parfois de subir une pression telle que vous ressentez le besoin de lâcher prise, de laisser tomber, d’échapper à vos responsabilités de parent? En résumé, un sentiment de ‘burn-out’?» A cette question, six parents ou beaux-parents sur dix ont répondu par l’affirmative. Et deux sur dix concèdent même que ce sentiment est présent «souvent» ou «en permanence». C’est que le manque de temps concerne à peu près tous les parents d’aujourd’hui: heureux sont donc les 3% qui affirment ne jamais avoir l’impression de courir après ce fameux sablier. Sur le podium des conséquences de ce manque de temps pour les parents: fatigue, stress et diminution des activités physiques, culturelles et amicales.

Les femmes sont les premières touchées par le phénomène. Isabelle Roskam (UCL), qui a mené récemment une étude quantitative et qualitative sur le sujet, constate que «le rôle des parents reste genré, malgré les progrès de la société». Alors qu’elle est toujours perçue comme la première source d’affection et d’éducation de l’enfant, la femme subit autant que l’homme la pression du travail et ses exigences de productivité.

Les stages pendant les vacances généralisés
Du côté de l’extrascolaire, les parents utilisent ce qui est mis à leur disposition, preuve que ces structures répondent à des besoins. Ainsi, six enfants sur dix fréquentent la garderie de l’école, selon une moyenne de 8 fois par mois. Les parents en sont d’ailleurs plutôt satisfaits, puisqu’ils accordent une note moyenne de 7,2/10 à ce service. Parallèlement, six (en maternelle) à 7 (en secondaire) enfants sur dix ont effectué au moins un stage pendant les vacances scolaires de 2015-2016. En primaire, les enfants approchent plutôt deux stages par an. Le coût de ces stages est globalement jugé acceptable par un parent sur deux, et excessif par la seconde moitié de l’échantillon.

Pendant l’année, le sport arrive en tête des activités plébiscitées par les jeunes, devant les activités artistiques et les mouvements de jeunesse. Cependant, 28 % des enfants, soit près d’un enfant sur trois ne pratique aucune de ces activités... Des disparités que l’on retrouve également dans les voyages et les excursions hors du cercle familial. Ainsi 35 % des enfants ont participé à des séjours organisés pour leur âge, 17 % à des voyages entre amis de leur propre initiative, 11 % à des séjours linguistiques... Mais 47 %, soit près d’un enfant sur deux, à aucun de ces voyages.

340 euros par mois pour une crèche
Un enfant sur trois dans la tranche d’âge en dessous de 3 ans fréquente déjà l’école. Dans ceux qui ne la fréquentent pas encore, deux bambins sur trois fréquentent une structure de garde, majoritairement une crèche. Les parents payent en moyenne 340 euros par mois pour cette structure, mais un parent sur 10 dépasse la somme mensuelle de 500 euros.
D’ailleurs, 61 % des personnes interrogées jugent ces frais « un peu » à « très excessif »… Sans compter, que, sur une échelle de « difficulté » de 1 (« très facile ») à dix (« très difficile »), la galère de trouver un milieu de garde écope d’une note moyenne de 6,2. Pour une fois, on aimerait que cette cote passe sous la moyenne !
http://www.lesoir.be/1390603/article/actualite/belgique/2016-12-13/barometre-des-parents-burn-out-menace-un-parent-sur-cinq

Écrit par : L'enfoiré | 13/12/2016

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Le couple belge divorce après 10 ans

Pour la deuxième année consécutive, la Ligue des familles a lancé son « baromètre des parents ». L’enquête, commandée à l’institut de sondages Ipsos, vise à dresser le profil des parents d’aujourd’hui, à décrypter leurs difficultés et leurs besoins, ainsi qu’à les sonder sur des propositions plus politiques portées par la Ligue. Voici quatre enseignements.

Une maison, deux parents, deux enfants
Si les familles évoluent, le modèle dit « classique » continue de dominer. 61 % des personnes interrogées correspondent au modèle « traditionnel », 23 % sont des familles monoparentales et 16 % des familles recomposées. La majorité des personnes interrogées vivent dans une maison (76 %) plutôt que dans un appartement (24 %). Près de sept parents interrogés sur dix sont propriétaires du bien dans lequel ils vivent. Enfin, en moyenne, les familles comptent deux enfants.

L’idéal de la vie à la campagne
L’immense majorité des parents interrogés (près de 90 %) ont déjà déménagé au moins une fois. Le top 3 des raisons de ce changement d’habitation est le suivant : pour aller vivre à la campagne, suite à la naissance d’un enfant ou lors de la formation du couple. L’idéal de la vie à la campagne demeure donc très présent et les villes se vident donc de leurs familles de la classe moyenne. Le trajet de la campagne à la ville s’avère extrêmement minoritaire. Ainsi le dernier déménagement s’est fait de la ville à la campagne dans 76 % des cas et de la campagne à la ville pour seulement 9 %. Le nombre de « parents-taxi » apparaît néanmoins raisonnable puisque seuls 23 % des pères et mères estiment passer « un peu » voire « vraiment » trop de temps dans les transports pour véhiculer leurs enfants…

10 ans de vie commune
Un tiers des personnes interrogées a vécu un divorce. Ces personnes séparées ont en moyenne vécu dix ans ensemble avant de se séparer, mais pour 23 % des parents, le divorce intervient avant cinq ans. La ligue analyse, au regard du détail des chiffres, que les parents aux revenus faibles se séparent après un plus court temps de relation que les revenus moyens et les ménages aisés. En outre, l’enfant le plus jeune était âgé de 5 ans et demi en moyenne, même si pour un parent séparé sur quatre, un des enfants avait un an, ou moins.

Des contributions alimentaires irrégulières dans 40 % des cas
Seules 4 personnes séparées sur 10 perçoivent des contributions alimentaires de leur ex-conjoint(e). Les autres considèrent généralement qu’ils n’en ont pas besoin, notamment en cas de garde partagée. Néanmoins, 40 % des parents – et ce sont majoritairement des mères – qui perçoivent des contributions alimentaires les perçoivent de façon irrégulière, et même très irrégulière pour 18 % (21 % spécifiquement pour les mères). Or, ces contributions, dont la moyenne s’élève à 607 euros par mois, représentent une « part nécessaire de revenus » pour un peu moins d’une personne sur 10… Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une enquête le souligne : les mères seules avec enfants présentent des risques plus élevés de basculer dans la précarité.

http://www.lesoir.be/1390593/article/actualite/belgique/2016-12-13/barometre-des-parents-couple-belge-divorce-apres-10-ans

Écrit par : L'enfoiré | 13/12/2016

Nous sommes en 2030 et les enfants assimilent une année scolaire en… 3 mois

En 2030, la plus grande société de l’Internet dans le monde ne sera ni Apple, Google ou Facebook, mais une entreprise qui se spécialisera dans la formation et qui n’existe pas encore. C’est ce qu’affirme le futurologue Thomas Frey sur le site Web du Forum Economique Mondial.
Selon Frey, l’avenir de l’éducation et de la formation dépendra de l’intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement, des robots.
Cela implique, selon le futurologue, que les cours en ligne déjà existants (Massive open online courses ou MOOCS) seront grandement améliorés. Sauf que ce ne seront plus des enseignants humains qui apparaîtront dans les clips vidéo, mais des robots.
Grâce à l’intelligence artificielle, les robots seront assez intelligents pour adapter chaque cours à chaque élève, afin de lui permettre d’exploiter ses forces et ses faiblesses. Grâce aux algorithmes, on bâtira des cours sur mesure pour chacun.

Est-ce que le système scolaire actuel est efficace ?
Lorsque nous allions à l’école, la plupart d’entre nous écoutions un enseignant qui se tenait face à ses élèves dans une salle de classe. Cela comportait de nombreux avantages, mais était-ce si efficace ?
La réponse est non, parce que les 25 élèves qui soutiennent leur attention pour écouter l’enseignant apprennent tous la même chose au même rythme.
Et c’est exactement ce qui rendra l’intelligence artificielle si intéressante dans ce domaine. Selon Frey, ce nouveau système permettra aux étudiants de maîtriser un cours 4 à 10 fois plus rapidement qu’aujourd’hui, et d’assimiler une année complète en seulement 2 ou 3 mois.

Est-ce réaliste et possible ?
Il nous reste encore 13 ans avant d’atteindre 2030. En termes d’Internet, c’est une éternité. En 2004, l’Internet a commencé progressivement à rentrer dans nos vies (YouTube n’existait pas encore, il aura fallu attendre encore 3 ans avant la sortie du premier iPhone, et Google venait juste d’être introduit en bourse pour 85 $ par action, alors qu’aujourd’hui, celle-ci vaut 804 $).
Si nous regardons ce qui a été accompli au cours de ces 13 dernières années (DeepMind de Google, Watson d’IBM, les drones d’Amazon…), les prévisions de Frey semblent absolument réalistes.
La recherche scientifique montre que la méthode d’enseignement “un pour un” est la plus efficace pour améliorer la performance scolaire des enfants (contre la méthode actuelle de la classe), ce qui suggère que cette évolution est bien appelée à se produire.

Source: https://fr.express.live/2017/01/18/formation-enseignement-2030-intelligence-artificielle/

Écrit par : L'enfoiré | 19/01/2017

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Le Pacte d'excellence... encore faut-il être doué

C’est la douche froide. Pendant deux ans, à la demande de la Communauté française, les responsables des syndicats, des pouvoirs organisateurs (PO) et des fédérations de parents se sont usés à rédiger le Pacte d’excellence. Dévoilé en décembre, ce texte de 320 pages, émettant une centaine de propositions de réformes, vient d’être soumis à l’avis des membres et affiliés de chaque organisation impliquée dans le processus.

Les derniers verdicts sont tombés mercredi : c’est non.
On résume ? Pour les PO, c’est « oui, à la condition que… » Pour les cinq syndicats enseignants, c’est «non, sauf si…» On vous le disait. C’est la douche froide.
Que va devenir ce texte si longuement négocié ? On le jette à la mer ? Non. Commanditaire du Pacte d’excellence, le gouvernement de la Communauté française devra s’emparer du document et, d’une façon ou d’une autre, il devra l’appliquer.
Le fait est que l’école francophone est dans l’état que l’on sait. Rester les bras ballants n’est même pas concevable. Si un élément a relié les avis exprimés par les organisations consultées, c’est celui-ci : il faut repenser l’école. Et que les opposés de principe au changement aillent donc consulter nos statistiques de redoublements et, en regard de ça, nos lumineuses prestations à Pisa. On n’y voit aucune invitation à l’immobilité.
Faut bouger. On va donc bouger. Mais que le politique médite une minute ou deux le verdict syndical cinglant qui a soldé le Pacte.
Ce rejet s’explique par des raisons objectives, bien sûr. Elles sont nombreuses (craintes pour l’emploi, texte trop vague…). Il y a des raisons subjectives, aussi. Comme l’a rapporté Joseph Thonon, le président de la CGSP-enseignement, la consultation des affiliés sur le Pacte d’excellence a été l’occasion, pour les enseignants, d’exprimer un « malaise général » dû à des conditions de travail de plus en plus difficiles.
On ajoutera que le gouvernement de la Communauté, ces derniers temps, n’a pas montré un immense talent de réformateur. Et il n’est pas étonnant que la (vigoureuse) page Facebook « Non au Pacte d’excellence » ait été lancée par des profs de morale, victimes, comme les profs de religion, de ce cours de philo et citoyenneté (EPC) créé dans le primaire officiel en octobre.
Le gouvernement a imposé l’EPC à la hussarde, sans rien entendre des inquiétudes du terrain. Et il a créé une situation que les plus aimables qualifient de foutoir.

Question : pas fichue de créer un nouveau petit cours à l’école primaire, la Communauté française va-t-elle vraiment pouvoir gérer une réforme qui équivaut à l’EPC x 10.000 ?

Quand on peut le plus, on peut le moins. Bon. Mais quand on est incapable du moins ?

http://plus.lesoir.be/81314/article/2017-02-09/pour-reformer-lecole-encore-faut-il-etre-doue#_ga=1.1985913.974482167.1482488327

Écrit par : L'enfoiré | 09/02/2017

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Premier choc contre le Pacte d'excellence, donc. 
Les syndicats ont dit non au Pacte pour un enseignement d'excellence, ils l'accepteront uniquement si une série de conditions sont remplies. Le pacte est donc suspendu.
Laurence Bibot qui pense n'être excellente en rien:
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/02/3522391768.mp3

tandis que la Ministre de l’Éducation, Marie-Martine Schijns persiste et signe
http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/01/4048321711.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 09/02/2017

L’école,
je me souviens de ces écoles communales à taille humaine. Celle qui m’a accueilli était située à moins d’un kilomètre de l’habitation. Pas de voiture donc déplacement à pieds évidemment. Un cycle par espace. Càd première et deuxième dans le même espace. Un seul instituteur se chargeait des deux classes. De même pour les deux cycles suivants. Donc tout le contraire des usines à gaz qui ont remplacés ces petits établissements. Des usines à enseigner qui regroupent non plus 100 ou 200 élèves mais 1000 au minimum. Des usines installées bcp plus loin et pas accessible à pieds pour la plupart. Les prémices du désastre de l’enseignement étaient instaurés dont le but était l’augmentation de la productivité des établissements (donc pas de la qualité de l’enseignement) à très court terme. Les cours à distance vont encore accélérer ce phénomène dont les conséquences seront la marginalisation De la grande majorité des jeunes. Une minorité elle aura les moyens financiers de continuer l’enseignement en présentielle ce qui lui permettra d’accentuer son contrôle sur la société.
Si c’est cela la modernité et le progrès alors la conséquence habituelle et historique sera toujours la même. Les révoltes et les violences qui malheureusement se termine souvent par des guerres idéologiques.
Ce n’est pas ce type de société qui m’inspire.
Un dernier point à propos de l’enseignement secondaire qui ne prépare pas suffisamment au cycle universitaire. En fait l’enseignement secondaire a toujours été à deux vitesses, il y a les écoles qui préparent les jeunes relativement très bien. Et il y a les autres. Les « bonnes « écoles étaient connues a l’époque et le sont encore aujourd’hui. Donc le bon choix était possible mais le nombre d’étudiants étaient limités. Heureusement que pour nous tous et pour nos enfants et petits enfants les bons choix ont été fait..

Écrit par : Don Quichotte | 26/12/2020

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Né le 1er septembre, j'avais exactement 6 ans quand je suis entré en Primaire. Je n'ai pas été en maternelle.
L'instruction est obligatoire dès 3 ans, ce qui correspond à l'âge d'accueil des enfants, français et étrangers, en petite section maternelle.
Sous certaines conditions, les enfants âgés de 2 ans au jour de la rentrée peuvent-être admis à l'école.
La matière s'est alourdie.
On a avancé les années d'études dans le primaire.
L'instruction dans le supérieur coûte très chère aux Etats Unis et dans les écoles anglaises Oxford
C'est dire qu'elle sera de plus en plus réservée aux parents les plus riches.
Et eux veulent envoyer leurs enfants dans des écoles en rapport avec leur rang alors on les met sur des listes d'attente.
Il y a quelques années, des parents dormaient dans la rue en attendant de pouvoir inscrire leurs enfants.
A mon époque, on allait dans l'école primaire communale la plus proche. Pour moi, c'était en face.
Mon athénée était à 2 kms et j'allais à pied deux fois par jour.
J'en ai parlé dans mon pèlerinage à Anderlecht. ( http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2020/06/19/pelerinage-a-anderlecht-6246835.html )
Aujourd'hui, les parents sont là pour déposer leur rejeton en voiture.
Avant, c'était les profs qui étaient remerciés.
Aujourd'hui, ce sont eux qui se font engueuler par les parents parce qu'ils n'ont pas reçu les points nécessaires pour passer.
Tu parlais de nivellement par le bas? J'ai l'impression qu'on y est très proche.
L'envie d'apprendre n'y est plus que dans des pays où comme par hasard, Pisa est le meilleur.
On n'apprend plus par plaisir mais pour avoir un emploi avec un potentiel très fictif.
Je ne connais pas bien les principes du pacte d'excellence. Je ne peux pas en parler.
Les MOOC ou quelque chose du même type vont prendre du gallon.
En Australie, là où tout est éloigné, les cours à distance existent depuis très longtemps.
Mais cela demande une véritable transformation du concept "école" au niveau des écoles, des enseignants et des élèves à travailler tout seul.
Ce que je peux dire d'expérience, c'est que le secondaire ne prépare pas bien à l'université du moins de mon temps.
Il y a un terrible travail d'adaptation à faire.
En 2006, j'écrivais "Demandez le programme et corrigez-le"

Écrit par : Allusion | 26/12/2020

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