25/12/2008
La théorie du tout
En ce mois de décembre, les physiciens s'agitent. Le livre de Stephen W. Hawking "Petite histoire de l'Univers" vient appuyer les thèses d'aujourd'hui. Le "Sciences et avenir" présente un dossier complet sur "Nouvelles applications de la Physique quantique" sur les remises en question dans la mécanique quantique en tentant de l'expliquer au citoyen lambda.
Il n'y a pas si longtemps, j'avais écrit un article dans lequel je démarrais par une observation scientifique pour finir dans l'humour le plus débridé "Ne bosons pas, mais si...". Le boson, cette particule subatomique qui donnerait sa masse à la matière.
Cette fois, j'ai pris le dernier chapitre du livre de Hawking et pris son titre pour mien dans cet article. L'Univers et son mystère, la science du chaos?
La Science a toujours cherché une théorie unifiée. Hors, on se trouve le plus souvent face à une ensemble de théories cloisonnées et forcément partielles. Où est le temps où on parlait des atomes sous forme de protons, de neutrons et d'électrons?
Einstein avec sa formule E=MC2 avait tenté de rassembler en une expression unique pour éclaircir le champ des investigations. Sa théorie s'est pourtant dès l'entrée en matière, opposée à la théorie quantique. On parle depuis de la deuxième révolution quantique, dite, elle, bien simple, qui se verra pourtant bousculer dans ces théories par les scientifiques dont on peut lire les réflexions dans ce "Sciences et avenir" de décembre. On semble chercher un nouveau Galilée prédictif pour reconstruire les Sciences.
Les présomptions ne se vérifient qu'avec les tests postérieurs. Faire coïncider prédictions et observations n'est pas aussi aisé et nos yeux nous trompent souvent.
Alors, on a pensé au Principe d'incertitude.
La Relativité Générale représenterait la somme des théories qui tournent autour de la gravitation, des interactions, des forces fortes, faibles et électromagnétiques dans un esprit de grande unification sans tenir compte de la gravitation elle-même? Les trous noirs sont, en fait, moins noirs qu'il n'y paraitrait. Mais rien que le nom fait rêver.
L'Univers serait sans frontières et autonome, pour le moment en expansion. Le processus de renormalisation est aux antipodes de la théorie unifiée.
L'infini n'est pas utilisable mathématiquement parlant. Pourtant, il doit exister.... à l'infini. Il ressemble au "NULL" utilisé en informatique. Intangible, impalpable, non controlable.
La courbure de l'espace-temps (avec 3 dimensions plus le temps) s'expliquerait par la Supergravité dont on parlait déjà en 1976 grâce aux nouvelles particules. En suivant le principe des forces gravitationnelles suivant la courbure de l'espace-temps avec ce nombre de dimensions, ferait diminuer plus rapidement la distance et entraînerait la terre dans une spirale en s'éloignant ou en se rapprochant du soleil pour former un trou noir. Bonjour, les dégâts, pour nous.
La Théorie des cordes vient à la rescousse. Théorie qui ne donnerait plus qu'une dimension, la longueur, une ligne d'Univers. Deux chiffres seuls pour la définir: le temps et la position sur une des cordes. Des vibrations entre elles équilibreraient leur interactions. En 1974, Joseph Scherk et John Schwarz se lancent dans cette théorie. Mais celle-ci s'éteint temporairement faute de combattants. Une interaction forte, produite par une tension de la corde, équivaudrait à 10 exposant 39 tonnes. L'espace-temps se positionnerait dès lors avec entre 10 et 26 dimensions dont seulement les 4 premières visibles, aplaties, les autres, non visibles, à cause de leur taille trop infime. Théorie qui met à mal l'idée de visiter d'autres galaxies et qui permet difficilement de garder les planètes autour du soleil. Le Principe Anthropique serait-il l'intégrateur. Car, l'anthropie de l'Univers a aussi sa vérité dans ses tablettes.
Le quantique apportait de l'eau au moulin par son degré d'incertitude.
Le Monde quantique qui se dit non continu, qui se quantifie dans l'intrication et la décohérence, disait l'article. Les inégalités d'Heisenberg et le chat de Schödinger comme alliés de la théorie.
Alors, théorie unifiée ou non? Existence d'une Théorie de l'Univers ou non ? Réponses dans un futur plus ou moins éloigné.
Les super cyclotrons comme le LHC ne seront probablement jamais suffisant pour recréer la solution originelle. Il faudrait théoriquement qu'il atteigne une dimension plus grande que celle du système solaire. Alors, la vingtaine de kilomètres du LHC pour découvrir la fameuse "particule de Dieu", ce ne sera peut-être pas suffisant. Cela ne l'empêche pas de coûter 30.000 euros d'énergie par jour.
L'ordinateur quantique n'a pas vraiment d'avenir car il n'intéresserait que les scientifiques. Une solution de "simulateur" est plutôt envisagée dans le bouquin. Donc oublions, surtout quand les budgets sont érodés.
Le philosophe Wittgenstein du 19ème siècle osait avancer "le seul domaine qui reste à la philosophie est l'analyse du langage". Ce qui serait manifestement une véritable dégringolade depuis Aristote et Kant comme il était constaté ailleurs.
L'archéologue Israël Finkenstein écrivait dans son best seller "La Bible dévoilée": "Dans la recherche scientifique, la vérité est au dessus de tout', sous-entendu des théologies, idéologies et propagandes et cela avec l'intégrité comme ciment. Le site de Megiddo, où il travaille et le lieu du combat final entre le Bien et le Mal situé dans la l'Apocalypse, n'a pas encore livré tous ses secrets.
Beau petit livre que cette "Petite histoire de l'Univers" qui pose beaucoup de questions et qui pourrait se retrouver sous le sapin bien qu'il n'ait rien avoir avec un conte de Noël. Est-ce vraiment le moment du conte et pas plutôt celui des comptes? Question de savoir si nous ne sommes pas face à la Théorie du KO?
Respiration de l'Univers dans des cycles qui ne seraient jamais bouclés entre expansion et beaucoup plus tard, rétrécissement? Science fondamentale ou humaine. Faudra choisir.
Bien loin, tout cela, du divin enfant qui vient de naître, donc. Un lendemain de réveillon, encore sous les effets de la divine bouteille, ai-je trop osé bousculer trop de neurones? Je me le demande encore...
Vous n'avez pas tout compris? Je n'aurais pu signer un contrat de vous en assurer la compréhension. Suis-je peut-être passé trop vite au dernier chapitre du livre?
Dans les dernières lignes du livre, l'auteur espérait que la théorie arriverait simplement en temps voulu, mais ajoutait "La science devrait être compréhensible par tous et pas seulement par quelques spécialistes". Le "pourquoi l'Univers existe" pourrait permettre d'aborder ainsi un esprit de Dieu. Scientifique qui verse, donc, dans la métaphore religieuse contrairement aux autres tel qu'Einstein qui définisait Dieu comme "produit des faiblesses". Newton, Faraday, Thomson, Mandel étaient aussi plus athées.
Sous le titre de "De quoi est fait l'Univers", le magazine "Dossier Sciences" reprenait le flambeau en janvier.
Qui se souvient encore des films "Cosmos(1)" (2) de Carl Sagan qui faisaient rêver à la télévision? Les vulgarisateurs comme Hubert Reeves sont encore là pour nous tenir en haleine. Le créationnisme reprend du poil de la bête aux États-Unis. Cela demande probablement moins d'heures de cours pour l'enseigner, moins d'investissement pour le développement général.
Mais pourquoi chercher l'existence de ces fameuses particules? La réponse était dans le Science et vie de décembre. D'où vient la vie? Comment cela a commencé? Vers où allons-nous? Les questions de toujours.
Les traces les plus anciennes de vie remontent à 3,5 milliards d'années dans les fossiles. Elles sont aussi détectées dans les stromatolites en Australie.
Pas de génération spontanée. En 1953, Stanley Miller reconstitua une vie avec des acides aminés dont les trois premiers (glycine, alamine et acide aspartique) font partie de la vie. L'APN (acide peptido-nucléique) a été associé à l'ADN, découvert lui aussi en 1953. Le scénario de la vie est une continuelle adaptation aux événements.
Depuis, on cherche, à relativement "petite distance" sur Mars, le "pourquoi de la vie" et non pas à la recréer à part, peut-être encore, chez les Raéliens.
Il y a un indice de vie sur Mars. Bien.
Des petits hommes verts? Non, pas vraiment.
Photos à l'appui, il est, par contre, de plus en plus évident que la Planète Rouge a été chaude et humide dans un passé lointain de plus de 3 milliards d'années. Sans atmosphère, cette eau s'est évaporée à cause d'une gravité trop faible. Des météorites auraient bien pu être envoyées sur Terre à partir de Mars pour nous apporter des rudiments de vie.
Il n'est pas question de se lancer dans une lutte telle que l'écrivait Dan Brown entre "Anges et démons" avec un style de thriller. Depuis, le 28 octobre 1996, Jean-Paul II avouait que l'évolutionnisme était plus qu'une hypothèse.
Pour changer de 2006, du père Noël qui n'en avait rien à cirer, j'ai seulement essayé d'ouvrir une voie, lactée ou non à vos lectures.
Alors, certains imaginent une vie ailleurs ou, même, avec un support numérique comme dans "Second life".
Tant qu'il reste le rêve et l'imagination, tout reste possible.
L'Enfoiré,
2009, année pendant laquelle on aura la tête dans les étoiles.
Des théoriciens dans les voies célèstes de l'Agora?
Mise à jour du 1er avril 2009: La matière noire de l'univers observée.
Citations:
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« Dans les sciences, le chemin est plus important que le but. Les sciences n'ont pas de fin. », Erwin Chargaff
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« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison. », Henri Poincarré
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« Ce n'est pas dans la science qu'est le bonheur, mais dans l'acquisition de la science. », Edgar Allan Poe
10:30 Publié dans Actualité, Histoire, Réflexions et philosophie, Science | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
20/12/2008
Automne en "zwanze"

Ça y est, l'automne est parti. Que d'événements, que de surprises bonnes ou mauvaises dans notre ville de Bruxelles et ailleurs. Les photos annexées seront bien de chez moi, par contre. Y verrez-vous la crise? Question de point de vue et de réflexions. Avec la zwanze de chez les zinneke?
Je vous avais déjà parlé avec enthousiasme et poésie de cette arrière-saison dans « Extase automnale ». Ma manière de voir était, alors, champêtre et forestière, arbitrée par une peu de nostalgie et de couleurs. Automne, saison qui fait s'étioler les feuilles des arbres dans les bois et la forêt de Soignes très proches de Bruxelles. Deux ans, déjà, nous n'en sommes plus là. On dirait même qu'il y a un siècle.
La verdure, le vert et les autres couleurs, souvent complémentaires, se trouvaient encore dans la ville, ses parcs et ses jardins au début. On s'harmonisait avec la saison au mieux. On se personnalisait en montrant des choses.
Comme toujours, la pluie avait, peut-être, lavé le soleil en coin, mais ne l'avait pas effacé totalement. Le ciel gris, lui, avait donné la couleur de référence pour les photographes en mettant tout le monde d'accord du côté de l'exposition. La neige, elle aussi, par deux fois nous a déposé ses flocons dans nos rues, en y répandant une certaine pagaille sans commune mesure avec les routes du reste du pays. Espérons que la compensation des pistes de ski a été suffisamment efficace pour faire oublier les inconvénients. Après, résurrection, les jardins, les jardinets de la ville s'y sont mis à cœur joie pour donner les couleurs perdues, remplacées par un peu de blancheur très vite salie dans un dernier baroud d'honneur. Les couleurs rouges des fleurs, la rousseur des arbres ont repris du poil de la bête avant de mourir, fanées, sur le sol.
Pour swinguer, comme d'habitude, nous avons eu des événements sportifs, festifs et d'anniversaires. Des fêtes, des anniversaires, un dimanche sans voiture, un marathon se sont invités en séquences pour réveiller le sport qui est en nous.
Tout aurait pu s'endormir avant l'hiver pour suivre la nature, fatiguée du soleil trop ardent de l'été.
Cette fois, à Bruxelles, coups de tonnerres, turbulences de tout ordre. Il a fallu s'accrocher et pas seulement à cause du vent.
Que d'activités moins naturelles ont jalonné ces journées d'automne.
Oh, temps, suspend ton vol, a-t-on envie de dire, cette fois, pour calmer le jeu.
Les taux d'intérêts en hausse, les subprimes, la perte de pouvoir d'achat, nous commencions, presque, si pas à nous y habituer, à nous y faire. D'autres coups de semonces, bien plus troublants, dont on se rappèlera très longtemps, surgirent. Les droits constitutionnels, les trois pouvoirs que l'on disait autonomes, se retrouvaient ensemble dans les problèmes menant le moral dans les talons de tous. Les finances, les banques, les augmentations du chômage se sont mises à réveiller notre instinct de panique et de perte de confiance tout azimut.
Alors, nos gouvernements se sont fait réchauffer les oreilles et se sont relancés dans des idées de Plans avec un labyrinthe de complexités dans lequel le Minotaure se perdrait, encore, aujourd'hui.
Halloween a perdu un peu de sa ferveur, cette année. Il faut dire que pour se faire peur pas besoin de masques de carnaval ou de tenues de squelettes. Trois bourgmestres, les trois mousquetaires de la périphérie, trépignent d'impatience avec les voix des électeurs en poche avec la peur de prendre froid sans écharpe. Les "faciliteiten" n'étaient, décidément, plus ce qu'elles étaient. La politique a ses raisons que la raison arithmétique ne connaît pas.
Saint Nicolas, lui, est aussi revenu. Il a fait le plein des enfants sages avec toujours autant d"impatience. Il a fait semblant comme d'habitude avec sa besace, un peu plus chiche que les années précédentes. C'est le Père Fouettard qui avait eu la vedette pour les adultes. Rien n'était vraiment comme avant.
Des plans de relance, en cascade se succédèrent à rythme constant. Style « busherie », style "Sarko" avec G20, intégré ou style très, très local. Chacun son truc en plumes.
Et puis, il y a eu le 4 novembre, un sursaut, Obama recevait son ticket d'entrée pour la Maison Blanche. Un Messie? Faut pas rêver. Sarko préparait sa sortie dans un dernier sommet. Le pétrole qui n'est plus noir, après une chute à plus du tiers du prix de l'été ne réjouit qu'à moitié.
Mais, revenons à Bruxelles.



L'affaire Fortis, le Fortisgate, thriller de l'automne avec tous ses rebondissements. "Fort Triste".
Confiance.
Pour chercher les responsabilités, il y a eu la guerre contre les paradis fiscaux, contre les parachutes dorés pour protéger ce qui restait en caisse.
C'est sûr, la Revue 2009 au Théâtre des Galeries n'aura aucune peine à nous faire rire sur nos petites "défaillances".
Dans le même temps, la Grand Place s'est préparée, en silence, aux fêtes de fin d'année. L'entreprise d'électricité y a mis sa version pour combler le trou noir.
Les vitrines étaient un peu moins illuminées que de coutume. Le marché aux poissons continuait à accueillir ses patineurs sur glace. Et on patinait, on patinait à s'en étourdir. Tout était loin de s'endormir.
Pourquoi pas, un karaoké? Une vieille chanson me vient à l'esprit. Le "Temps des cerises", revisité, très légèrement adapté. Une lettre seule, mais en version de "Noir Désir" pour la musique:
« Quand nous chanterons le temps des c(e)rises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête …
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des c(e)rises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des c(e)rises
Où l’on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreille …
c(e)rises d’amour aux robes pareilles
Tombant sur la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des c(e)rises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des c(e)rises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Évitez les belles …
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des c(e)rises
Vous aurez aussi vos peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des c(e)rises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte …
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des c(e)rises
Et le souvenir que je garde au cœur"
Quand on n'a plus les ressources, que reste-t-il, sinon l'humour. Alors, on compte les pieds en gardant la rime. Tout le monde se sent dans un carcan, aujourd'hui, imbriqué dans un "système" préprogrammé.
Un automne classique, cela aurait fait mauvais genre. Rikiki, même.
On n'aurait vraiment rien eu à se raconter, à tchater.
L'hiver est donc là. Préparer vos moufles, la petite laine et vos grattoirs pour le verglas qui a la terrible habitude de se durcir sur les vitres de nos voitures... Le principal, l'honneur est resté sauf. Les femmes et les enfants d'abord... comme on dit dans ces cas-là.
"Ecoutez d'où ma peine vient", chante Souchon plus récemment.
Le gouvernement pourrait le chanter aussi. La politique engluée dans les problèmes des 3 pouvoirs que l'on pensait séparés? Fallait y penser.
Mais tout cela est en images aussi avec les commentaires sous ce lien signé par ...
L'Enfoiré,
Autre interprétation que j'ai appréciée pour la paix qui s'en dégage: la chronique de Paul Hermant du 19/12.
Joyeuses fêtes à vous, lecteurs...
Encore merci, aussi, à Pierre Kroll pour ses caricatures toujours bien en ligne
Citations:
- « Rien de pire que de souffrir d'une dépression nerveuse en plein automne. L'automne est une circonstance aggravante. », Diane Meur
- « La politique est le seul métier qui se passe d'apprentissage, sans doute parce que les fautes en sont supportées par d'autres que par ceux qui les ont commises. », Achille Tournier
- « La vague inquiétude Qui fait que l'homme craint son désir accompli. », Victor Hugo
- « L'automne est le printemps de l'hiver. », Henri de Toulouse-Lautrec
08:05 Publié dans Actualité, Belgique, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
16/12/2008
Vies en conserve
Nos médicaments nous tromperaient-ils? N’apporteraient-ils pas toujours une prolongation à notre vie en ce 21 ème siècle, alors que l'on annonce, grâce à eux, pouvoir en moyenne arrivé à l'âge de 80 ans. En complément, peut-on tout se permettre au nom de la science? Deux "Questions à la Une" de la RTBF, deux enquêtes sur le sujet de nos pilules de vie en conserve.
Les médicaments apportent une réelle aide pour nous soigner, nous maintenir en forme, nous soulager dans les cas difficiles que la maladie ne manque pas de nous faire subir.
Il est pourtant à retenir que les entreprises qui créent et diffusent ces médicaments sont commerciales et ont comme toutes les autres des impératifs de rentabilité à surveiller. La constitution d'un médicament avant son homologation et sa diffusion dans le public prend très souvent dix ans en moyenne. La période de recherche pure, qui précède a déjà pris un temps long d'investissement sans retour financier. Quelques grands groupes pharmaceutiques mènent la recherche à travers le monde au bénéfice d'une population avide de garder la jeunesse et une forme d'"enfer" (sans vouloir y aller, bien sûr). Malgré tout le soin pour apporter le côté curatif, les médicaments ont toujours des effets secondaires plus au moins indésirables. Les placebos ne l'on pas théoriquement, mais pratiquement, même, eux, dans leur état "insensible" peuvent avoir un effet espéré ou inespéré.
Il n'est donc pas dans l'air du temps de "se dorer la pilule" chez les pharmaciens. Certains médicaments ont défrayé la chronique, tel que le VIOXX. Ce médicament apparaissait lors de son lancement comme une nouvelle génération de médicaments antidouleurs pour l'arthrite efficaces et venant en remplacement à la génération précédente qui avait la fâcheuse habitude de s'attaquer à l'estomac. Sa diffusion a commencé sur les chapeaux de roue et a généré un retour sur investissement de 169 millions de dollars par an. Dès 2000, pourtant, certains "ennuis" se sont présentés d'une manière inattendue pour le patient mais qui aurait pu l'être un peu moins pour le fournisseur Merk: des troubles cardiaques qui augmentent de 2 à 5 fois. La posologie n'était-elle pas assez explicite ou complète? Dans le monde, 140.000 infarctus, dont 30.000 mortels, peuvent se dénombrer et être attribués à ce médicament au futur prometteur. Aux Etats-Unis, 6.000 plaintes suivies de procès n'ont pas manqué de tomber un à un. Le 30 septembre 2004, ce qui devait arriver arriva et le VIOXX fut retiré de la circulation et quelques 250 millions de dollars ont été versés en guise de dédommagements.
En Belgique, aucune plainte. La seule qui ait existé concerne la dolantine spéciale administrée aux enfants et qui aurait créé un problème respiratoire mortel. Après 27 ans de procédure, procédures normales, en appel et en cassation n'ont pu en venir à bout et se sont toujours terminées par un non-lieu ou un rejet.
Comment arrive-t-on à ses extrémités? Manque de sérieux dans les homologations? Effets mis en silence et à l'écart de la vue des intéressés?
A Londres, EMEA vérifie le bien fondé de l'efficacité et identifie les dangers. Mais EMEA est également rétribuée à 60% par les demandeurs pharmaceutiques pour leur travail. Impartialité?
Le budget entourant un médicament est énorme et rentabiliser au mieux est impératif. Les autorités des pays qui n'ont qu'un budget de la santé en perpétuel diminution sont obligées de donner leur confiance et la recherche est sponsorisée par l'industrie. Les résultats de ces recherches restent évidemment la propriété des investisseurs. Les autorisations de mise en vente suivent ces résultats. Les revues médicales n'en sont informés que si les sociétés pharmaceutiques le veulent bien. C'est à dire parfois pas du tout. VIOXX n'est pas le seul "scandale". Bayer a fait les frais de son Lipobray dans le passé.
En dehors du budget énorme de la publicité, les délégués médicaux sont les instruments de propagande et de promotion des produits "miracles". La concurrence entre entreprise de produits pharmaceutiques est devenue tellement rude que les médecins généralistes se plaignent d'être harcelés de plus en plus. Sous le couvert de l'incognito, certains délégués avouent qu'ils doivent parfois arriver à graisser certaines pattes pour percer. Les OPA sont entrée dans le jeu de ce côté aussi. Merk s'y est mis par le côté dit "hostile" sur Schierman et Bayer en "chevalier blanc" apporte une contre offre. Un budget de restructuration d'un milliard d'euros a été mis sur la table. il ne faudra plus qu'attribuer les places et répartir les préavis. Mais cela c'est une autre histoire.
Les Belges sont au top des consommateurs d'antidépresseurs, d'anxiolytiques, de psychotropes et de somnifères. Ce genre de médicaments ne devraient être qu'une sorte de béquille temporaire. Car on ne peut dénigrer leur qualificatif de "drogues". Qui dit drogue, dit accoutumance majeure. Certains patients consomment un véritable cocktail de l'ensemble: Xanax, Temestat, Lexotan et j'en passe qui sont prêts à apporter le "bonheur en pilules". Le problème est devenu si aigu que des cliniques ont été crées pour soigner les malades de médicaments générant dépendance. Sans cette bouée de sauvetage, des accros iraient jusqu'au suicide s'ils étaient sevrés de leur "remontants". Il s'agit d'une crainte viscérale d'être en manque. Ces patients exigent la prescription de cette "drogue du pauvre" à leurs médecins traitants. Les causes et le genre de patient est évidemment souvent le même: stress, difficultés économiques, perte d'emploi associée à un sommeil difficile. Les médecins prescrivent souvent ces médicaments en désespoir de cause par facilité sans chercher les raisons réelles et originaires des maux. La Benzodiazépine, le Rohypnol apporteraient l'effet « Rambo » par sa capacité à donner l'impression de jouir d'une force artificielle. Les résultats sont dans la suite catastrophique et aboutissent dans les cas extrêmes au suicide des patients. Nous ne sommes plus ici pour réparer le cerveau mais plutôt pour le "casser". On se lève de son lit, parce que l'on a oublié de prendre le Temestat qui devra selon la notice faire dormir dans le quart d'heure. On ne sent pas bien dans sa peau sans la Xanax "rose". Pas besoin d'apporter des additifs pour organiser la dépendance comme ce fut le cas pour les industriels du tabac. Cette fois, tout est dans tout, de base. La fidèlisation est automatique par les client. La recherche paraît bien financée par les consommateurs assidus. La crise de notre époque va probablement augmenter les ventes.
Le dictionnaire Vidal qui reprend la liste de tous les médicaments a deux versions. Une pour professionnels très complète et une autre pour le grand public plus allégée, moins "risquée". Exhaustifs, tous deux, ils n'apportent pas de conseils pratiques en donnant des préférences.
Alors, quoi? Condamné à consommer sans réfléchir et à dorer la pilule des marchands de rêve?
Pfiser vient récemment de lever un voile sur un futur qu'il voit moins "productif". Quand on est un peu en mal d'idées et que les brevets viennent à échéance bientôt pour tomber dans le domaine public, il faut bien penser à limiter les coûts et ... à se libérer de charges sociales.
Mais, de l'avenir parlons-en. Comment tester ses nouveaux produits risqués et toujours sous le coup de validations longues et coûteuses de la part d'autorités étatiques trop réglementées?
Les tests de ces médicaments sur animaux sont pointés du doigt par les organismes qui défendent nos semblables.
Il y a bien les tests sur cellules en micro pharmacie, mais ce n'est pas du "grandeur nature".
Alors, il existe des pays tel l'Inde qui a un "potentiel" de 2 millions de cobayes sur le milliard d'habitants. Quand la santé est réservée à ceux qui savent payer et que l'on gagne un dollar par jour, que reste-il sinon accepter les médicaments avec consentement parfois douteux? La RTBF fin janvier dénonçait des pratiques de médication confidentielle que les entreprises pharmaceutiques dénigraient aussi sec. Des signatures sous forme d'empreinte digitale acquissent de la moralité. Et pourtant... Le Code Éthique Médical existe et est signé par les acteurs. Traitement et expérimentation sont bien dissociés dans ce code.
Les maladies du siècle tel que cancer, coeur et cerveau poussent eux dans le dos.
Des expérimentations sur le cancer ont été tentées. Le M4M du Dr Wang, cité en référence dans l'émission, n'est peut-être qu'un exemple.
Le livre de Antoine Filissiadis, médecin journaliste, "Le premier et le dernier Miracle", est un thriller psychologique qui apporte un dossier noir sur les laboratoires pharmaceutiques à en donner peur au ventre, est-il dit.
Le budget "médicaments" de l'assurance maladie ne grimpe plus en Belgique. En 2005, le taux de croissance des remboursements était quasi nul pour commencer sa descente en 2006. Les médicaments génériques pèsent sur les résultats de certains. Les vaccins sont aussi dans le colimateur un article sur Agoravox en parlait : "Procès vaccinal aux Etats-Unis"
Les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres. Ils relèvent du Ministère de la Santé.
Si le secteur public partageait un jour les rennes de la production avec le privé, les médicaments génériques ne seraient plus un problème de rentabilité. Payer en direct pour sa santé, n'est ce pas le meilleur compromis?
La prise de conscience serait tout azimut et le début de la sagesse.
Ces vies en conserve resteront toujours des vies à part entière.
L'enfoiré,
Articles parallèles:
http://www.fda.gov/CDER/drug/InfoSheets/HCP/antiepilepticsHCP.htm
http://www.fda.gov/bbs/topics/NEWS/2007/NEW01624.html
Citations :
- "Le meilleur remède ne s'achète pas à une pharmacie et sur ordonnance. Le meilleur remède, vous l'avez en vous et il s'appelle l'instinct de vivre", Paul Toupin
- "Une cuiller de sucre aide à avaler le médicament", Robert B. Sherman
- "En médecine, la mode change aussi souvent qu'en haute couture. Le médicament miracle d'aujourd'hui sera le poison mortel de demain", Groucho Marx
09:30 Publié dans Actualité, Réflexions et philosophie, Santé et bien être, Science | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : médecine
11/12/2008
De pilier en pilier
Une vie d’activité pour épargner. Au bout, le pactole ou plutôt le salaire de la peur ?
En Belgique, ça y est, on a notre plan de relance après d'âpres négociations (2 milliards soit 0,6% du PIB). En période de crise avec une dette qui s'élève à 309,64 milliards d'euros. Savoir comment les travailleurs, les actifs vont être évalués et pouvoir en vivre, demain, était stressant surtout quand le pouvoir d'achat vacille. Le 22 décembre, l'accord interprofessionnel était signé pour un temps de crise à 82%. Pas un mot sur les retraites, pourtant. Problème du "socialement acceptable" face au "budgétairement possible". Les travailleurs, pourtant, dès les premières minutes de présence professionnelle se mettent à assurer leur avenir à la retraite et, cela, par des ponctions automatiques ou volontaires.
On compte généralement trois piliers pour cette retraite.
Le premier étant la pension légale. Elle n'assurent pas vraiment la retraite, comme on entend très souvent dans les banques et les assurances.
T'as envie d'arrêter plus tôt, pour profiter de la vie? Bonjour "précarité", sans parachute argenté... Du côté gouvernement, il s'agit comme le disait le Vif-l'Express, d'une panne sèche en 2007 pour le fond des pensions. En 2008, avec le déficit, on ne pouvait s'attendre à mieux. 2009, avec la crise, ce sera, probablement, rebelote. Assurer le financement, en 2010, équivaudrait à ramener la dette publique à 60% du PIB. Les "one shot" du passé par la privatisation, la DLU étaient conjecturales et n'apportait pas une cagnotte dans la durée. Si les courbes du vieillissement poursuivent leur route, en 2050, les plus de 65 ans seront balancés en nombre par les actifs. Quitter à 65 ans, qui y pense encore sans sourire quand les entreprises ouvrent les listes noires dès l'âge de 45 ans et qu'elles peinent à engager des nouvelles recrues. Avec la crise, l'intérim a été le premier touché. Encourager les séniors travailleurs, les plus intellectuels, à adopter une attitude conciliante pour rester dans la force de travail, est vite dit, en théorie, moins réel dans la pratique.
En 2003, 57 ans paraissait un bon moment pour mettre la clé sous le paillasson de ses activités lucratives. Dans la pratique, aujourd'hui, l'âge de 65 ans avec 40 ans de carrière pour l'homme, semblait être raboté dans la pratique à 60,7 ans. Les plus qualifiés, deux ans plus tôt que les autres. Donc, il y avait un manque à gagner au vu que les études deviennent de plus en plus longues à l'autre bout de la chaîne.
La retraite, cette quille, dont les plus jeunes salariés ne pensent même pas qu’elle puisse leur arriver un jour, aura une importance grandissante au fur et à mesure de l’avancée en âge que les employeurs ne manqueront pas de rappeler. Le vocable « pilier » souvent énoncé dans les discussions des aînés, ne se voit que sous forme bien tangible et plus physique. Vieillir parait bien peu réel quand la retraite reste bien abstraite. Alors pourquoi investir dans une hypothétique vie ultérieure surtout quand la crise efface toutes les chances de s'éclater au travail?
Le 1er pilier, la pension dite légale est bien connue pour son manque de générosité. Pas question d'y échapper. Son financement est garanti par la seule population active dans un esprit de solidarité: actifs d'aujourd'hui, rémunérant les inactifs et actifs de hier. Le problème, c'est que cette population se réduit de plus en plus, remplacée par des inactifs consommateurs. Une épargne se constitue automatiquement dès les premières minutes de travail par la perception du salaire brut à la source dans nos pays dits « solidaires ». Au sujet de l'inexistante "générosité", l'impression n'est pas une fiction et elle se confirme par l'étude de l'OCDE réalisée en 2005 qui, pour le Belge, l'élevait, ou plutôt la tassait, dans le bas de l'échelle des pays européens. La fiscalité a évidemment son rôle de prédateur dans le jeu. Taxes et redevances de tous ordres sont parmi les plus lourdes du monde. Le Belge paye beaucoup en charges sociales et en récupère très peu, rabotée par des plafonds très bas. Son système politique étant, il est vrai, lourd et très gourmand. Les amputations soudaines des montants perçus par ce pilier ajoutent un peu plus à l'inconfort et au manque de clarté. L'ONP (Office National des Pensions) n'en finit pas de donner "ses" explications par obligation mais pas de gaieté de cœur. Être sibyllin dans ses ponctions reste la solution, car plus on est incompris, mieux on se porte. Le gratte ciel de la Tour du Midi où réside l'ONP est à la hauteur de l'incompréhension de se que ressentent les piétons sur le pavé. Pour toute convivialité, une transparence voulue mais pas perçue quant au calcul de cette pension de fin de carrière. Un site internet se présente bien généreux dans sa gratuité pour informer au mieux l'employé ou l'ouvrier qui s'intéresse à son avenir plus ou moins proche de retraité. Dans les cas "standards" sans fioritures, sans escapades ni diversités de fonctions, le calcul est très proche de la réalité et de la somme qui sera perçue. Dans le cas contraire, avec un carrière mixte, cela se corse diablement et un mauvais paramètre entré sans beaucoup d'assurance va faire dévier dangereusement les résultats. Mais "évaluer" ne veut pas dire "encaisser". C'est écrit, on n'est pas responsable des erreurs. Seize milliards d'euros transitent ainsi par cet intermédiaire et "arrosent" quelques 1.750.000 ouailles. Presque 10.000 euros par an en moyenne se retrouvent dans les poches de ces derniers. Cette somme est dépendante du statut d'indépendant ou de travailleur appointé. Une moyenne de 1100 euros pour les hommes et de 825 euros pour les femmes correspond encore aux revenus des pensionnés. Somme qui avec la perte de pouvoir d'achat accuse de véritables lacunes.
Les résultats nets de calcul de pension, déduit du brut, ne correspondent pas à ceux de la vie active. C'est clair. La déconvenue ne disparaît pas même si l’on pousse la simulation vers des sommets improbables de rentrées. Le lissage ronge les montants sans vergogne même s’il s’effectue à la base des dernières années les plus rémunératrices. Pour s'en convaincre, il suffit d'aller peser votre cas sur ce site. La pension de ménage par rapport à l'esseulé est majorée avec un facteur de 1,25 pour couronner le résultat du calcul en cas de couple dont le conjoint n'a pas eu de revenus.
Donc, tout ne serait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes du travail salarié "standard".
Alors, la solution, allonger la période active et faire cotiser plus que précédemment à titre personnel.
Arrivée au pilier n°2: les assurances groupe, cotisées par l'employeur et l'employé. En Belgique, douze milliards de fonds de pension s'activent dans des comptes d'épargne-pension. L'État pousse d'ailleurs dans ce sens vu que le spectre d'une faillite du système de pension en arrière plan ne rassure plus. La capitalisation personnelle remplace le système de répartition solidaire, car la revalorisation des pensions légales a du mal à se réaliser. Le Pacte des générations "à la belge" ne finance plus vraiment le fond de vieillissement par vase communiquant. Ce Contrat de Solidarité entre les Générations, préconisé il y a peu, rendrait-il la monnaie de sa pièce en arrondissant l’argent « poche » des jeunes et de leurs aînés ? Cela ne l'a pas l'air en fonction des retombées conflictuelles toujours présentes. Certains syndicalistes s'insurgent à juste titre "S'il n'y a plus de pensions légales, il n'y a plus d'État" (Michel Jadot). Main d'œuvre à bon marché, ose-t-il dire en parlant des retraités.
Intéressées, les banques et les assurances n’ont de cesse de sonner la sonnette d’alarme à propos d’une imprévoyance dont on ferait preuve si l’on comptait sur la seule pension légale.
Le sauvetage par le 2ème pilier, toujours obligatoire quand il existe suivant la décision des sociétés, aura-t-il l’heur de peser de tout son poids financier ? Les travailleurs des grandes sociétés seront seuls favorisés par ce système. L’épargne pension, la « groupe », la cagnotte faisant corps avec les avantages extralégaux va jouer un rôle à la fin et casser une tirelire en rapport avec l’épargne contrainte par l’employeur et désirée par l’employé. Elle augmente en arrière plan d'autant le coût du travail pour l'employeur. Les fonds de pension faisaient fructifier, en expert, cet argent judicieusement placé. Ceux-ci sont à juste titre pointés du doigt dans les grands fautifs qui, en sangsue, recherche les résultats d’entreprises à deux chiffres, et sont à la base de beaucoup de pertes d’emplois. L’employé ne se sent pas responsable et il ne l’est pas. Cela se fait en dehors de sa compétence et de son entendement. Le brin d’égoïsme que l’on pourrait déceler quand il fait la sourde oreille à ces échos de Cassandre, ne lui est pas imputable.
La fiscalité « adoucie » pendant l’épargne par la possibilité de déduction des primes d’assurance dans la déclaration d’impôt va néanmoins être partiellement récupérée par l’état dès l’âge de 60 ans de l’assuré, c’est-à-dire 5 ans avant que l’intéressé n’en verra le moindre euro poindre dans les bourses dégraissées.
Cette 2ème couche, une fois décapitée fiscalement, va en effet se révélée intéressante mais pas nécessairement suffisante. Le nombre de plans de pension d’entreprises agrée par la Commission Bancaire s’élevait à 245 en 2004 avec 12 milliards d’euros engrangés comme patrimoine. En progrès de 8% d’exercice en exercice, ils sont alimentés à près de 90% par les cotisations patrimoines. Les SICAV d’obligations constituent les ¾ des investissements. La capitalisation avait jusqu’en 2005 bénéficié d’une exonération de taxe et c’était donc naturel d’assurer le rendement le plus élevé avec le moins de risques. Ce 2ème pilier ne touche cependant, qu’un travailleur sur trois, car la Loi sur les Pensions Complémentaires (LPC) n’est entrée en vigueur qu’en 2004 et laisse l’initiative aux entreprises pour s’y rattacher ou non. Aucune règle n’impose celles-ci de participer dans la couverture de leur personnel. De toute manière, les prestations légales ou extra légales ne peuvent dépasser 80% de la dernière rémunération brute. L’excédant ne pourra être revendiqué comme dépense professionnelle.
Pour ne pas donner l’impression d’attribuer un surplus d’onguent à la couche nantie de la population avec ce 2ème pilier, une idée de solidarité a été volontairement associée à un caractère social. Un incitant vient au secours de cette solidarité en exonérant le participant de 4,40% des taxes normalement redevables par les assurances. Une volonté de rendre ce 2ème pilier payable obligatoirement sous forme de rente, comme c’est le cas pour le 1er, a germé dans l’esprit de des autorités fiscales. Le retraité n’aurait-il plus les moyens de gérer son « pactole » ou ne s’agit-il que d’une manière d’arrondir les angles de ce pilier ? Dans le cas d’une rente, 16,5% seraient ponctionnés sur la part patronale, 10% sur la partie personnelle pour l’INAMI et 2% de cotisation de solidarité et cela explique très certainement cette envie d’« aider » le retraité. Jusqu’ici, le rendement moyen sur 20 ans s’élève à 7,6% mais un réajustement s’impose au vu de la fiscalité des SICAV à capitalisation. Le risque ne semble plus prendre du galon par la part des actions qui deviendrait plus importante, après la dégelée de la Bourse. Le ronron des obligations n'est plus près de se briser.
Dans ce cas, les travailleurs actuels vont devoir se serrer un peu plus la ceinture dans cette volonté de maintenir les rendements au même taux. Cette sacrosainte loi de la rentabilité va encore être plus suivie dans le choix des actions qui entreront dans le patrimoine de ces fonds. Les entreprises, elles, pour garder la cote se serreront la visse un cran de plus dans la volonté d’obtenir tout au moindre coût.
Dernier volet, le 3ème pilier, constitué par l’assurance vie et l’épargne pension personnels volontaires. Il suit le même principe que le 2ème et ne varie que par son aspect d’épargne volontaire du seul candidat « futur pensionné ». Cette assurance personnelle, taxée de la même manière jusqu'à 60 ans, pourra bien se compléter jusqu'à 64 ans sans taxe. Caractère « volontaire » qui fait soupçonner évidemment un ralentissement dans le suivi des participants. Un avantage fiscal par une déductibilité de 830 euros indexés vient à la rescousse. Exonération fiscale qui coute cher à l'État. Deux choix dans ce cas: l'épargne pension joue en Bourse et n'est donc pas garantie ou l'assurance-vie qui offre un taux garanti de 3,5%, alors que l'on connaît le taux d'inflation qui est remontée constante, reste flexible et conjoncturel. That's all folk.
Seul pays en Europe, parait-il, on pense déjà à évoluer vers un système unique de sécurité sociale en fondant le statut des indépendants, des salariés et des fonctionnaires en un bloc pour devenir plus transparent. Cela ne pourra se faire que dans le consentement des nouveaux entrants et sans toucher aux droits de ceux qui sont déjà au travail.
En attendant, allez, les jeunes et les "pas trop vieux". Retroussez-vous les manches et surtout ne demandez pas trop cher pour le faire.
Des « cheveux et des tempes argentés », ça demande un certain investissement, non ? J'espère, seulement, que ce ne sera pas une rencontre avec un pilier en pleine tête.
L’enfoiré,
La RTBF invitait la ministre des pensions le 23 mai
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04/12/2008
L'éconologie, rêve ou réalité?

D'un côté l'écologie, de l'autre l'économie. On a vite fait de créer le néologisme "éconologie" et en plus, cela va de paire mais avec une logique toute particulière. Surtout en pensant à qui cela profite. Alors, réconciliation?
Cela devait arriver avec la crise: le conflit d'intérêts entre l'économie et l'écologie. Le 2 décembre, manifestation à Bruxelles pour s'opposer aux mesures du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, accusé de mettre en danger les emplois dans l'industrie sidérurgique. Réactions normales de bonne foi du côté des partisans plus écologiques. Consommer pour vivre à l'intérieur ou chercher à survivre contre les éléments extérieurs. Le dilemme d'aujourd'hui.
Le serpent du Loch Ness local de notre économie remontre le bout de son nez quand les choses ne sont plus au meilleur de leurs formes. Pas de photo à l'appui pour ceux qui espérait avoir le scoop de la journée.
De scoop, il n'y en a pas eu cette fois, seulement une petite surprise sous forme de réveil.
En même temps, l'industrie de l'automobile était obligée de réduire les émissions de CO2 des voitures neuves. Réactions des constructeurs de voitures immédiates: en temps de crise, comment peut-on être plus irresponsables? Produire des voitures qui n'émettent en moyenne que 130 grammes de CO2 aux 100kms tout en consommant de 4 à 5 litres, est parfaitement réalisable. Les voitures s'en porteront que mieux et certains constructeurs avouent que cela est possible sans investissements monstrueux. L'envie des clients ne peut se retourner contre eux-mêmes. Les producteurs ne pourront pas continuer à se réfugier derrière leur production de 4X4 très consommatrice, dans un jeu de l'œuf et de la poule.
Dans le même temps, Greenpeace a dénoncé le compromis européen sur les émissions de CO2 des voitures. "L'Europe cède à la pression énorme exercée par le lobby automobile pour reporter et affaiblir les objectifs de réduction et pour réduire fortement les amendes en cas de non-respect des règles". "L'objectif proposé (et déjà affaibli) de 130g CO2/km est une nouvelle fois reporté de trois ans jusqu'en 2015, et à cause de toute une série d'issues de secours et des amendes peu élevées, cet objectif ne sera probablement même pas réalisé", a déploré l'organisation écologiste. "On peut même affirmer que cette réglementation n'est rien de plus qu'une poursuite de l'accord volontaire inopérant que l'Europe a conclu avec l'industrie automobile en 1998", a-t-elle ajouté. (Source: Le Soir)
"La Bourse européenne du CO2 profite de la crise" titrait le journal l'Echo, le 4 décembre. "Le nombre de "droits à polluer" émis par l'ECX a explosé de 283 % par rapport à l'année précédente. Pour les entreprises, réduire les émissions doit rimer avec l'économie." ajoutait-il.
Les écotaxes réapparaissent souvent après s'être endormies du sommeil du juste. La crise a des tendances très insomniaques.
De taxes, je n'en parle pas beaucoup dans mes billets. A part "La taxe pour s'envoyer en l'air" qu'avait lancé la France sur les voyages en avion. Taxe qui devait sauver des vies humaines de la faim dans les parties du monde. Le Darfour se mourait justement à cause de ce manque de participation. Le manque de causes à effets me semblait complètement irrationnel. Peut-être, ne prenions-nous pas assez l'avion pour remplir les caisses ad hoc ?
Par le passé, les écotaxes avaient déjà vilipendées par l'industrie et par les consommateurs.
Le consommateur considère souvent les taxes écologiques comme des taxes économiques qui permettent de boucler des budgets pour combler des déficits. Ils n'ont pas tout à fait tort.
Même combat, même désorientation dans l'attribution de la monnaie sonnante et trébuchante. Un rapide calcul fait par ceux qui ont l'habitude de manipuler les taxes, nous apprend que cela va coûter de 100 à 150 euros par ans aux ménages belges en moyenne.
Pourtant, si les entreprises ont été prises à la gorge pour rationaliser leur production et les méthodes d'emballage, il n'en demeure pas moins vrai que le consommateur final sera l'otage une nouvelle fois de décision bouche trou.
L'effet de serre est produit à 20% par l'émission des gaz à effets de serre produit par l'élevage et le méthane des déjections du bétail. L'agriculture pollue et est aussi pointée du doigt par les pêcheurs en rivières à cause des engrais utilisés sur les champs. "Planète nature" en parlait à la télévision le 30 novembre.
Le CO2, beaucoup de spécialistes disent que si on n'avait pas autant poussé à la déforestation pour combler les besoins en papier et en bois, nous n'aurions pas les problèmes à son encontre. Donc, reboiser massivement là où le déboisement a été le plus perturbant, pourrait réduire le problème.
L'administrateur de la Fédération Belge de la Distribution pensait ce qui suit.
Une taxe sur les emballages avait été décidée en octobre 2006. Le gouvernement avait été convaincu par les entreprises que cette taxe n'allait en rien aider l'émission de CO2 et allait de plus taxer les produits les moins chers touchant les revenus les plus bas. Les emballages constituent à peine 1% de la totalité des émissions de CO2.
Si on emballe, c'est pour préserver la fraîcheur des aliments et assurer la sécurité alimentaire. Le consommateur a changé son comportement en utilisant les sacs bleus avec un succès. Ceux-ci sont recyclés et réutilisé à 93%, c'est un record mondial. L'écotaxe est payée lors des achats de matériels électriques. Certains produits, comme les piles, sont à récupérer. Est-ce à dire qu'il faille prendre sa voiture et consommer du pétrole pour arriver à parachever son devoir de citoyen responsable?
L'aluminium, lui, est recyclé à 100%. Une technologie permet d'extraire l'aluminium des poubelles. L'aluminium sera pourtant le plus lourdement taxé. Pourquoi ? Parce que lors de la fabrication d'aluminium, de l'extrait d'aluminium du bauxite et on utilise énormément d'énergie et on a beaucoup d'émission de Co2. Seulement ici, recyclé, le même aluminium produit va être retaxé de multiples fois et en fait, être rendu économiquement non viable par rapport à d'autres formes d'emballage alors qu'il n'y a absolument aucune raison écologique de le faire.
Les consommateurs sont convaincus qu'un changement de comportement vaut la peine d'être fait et on allait tenter de limiter les sacs en plastiques réutilisables, jetables dans les grands magasins.
Ceux qui sont responsables de la promotion de l'environnement avaient annoncé qu'ils allaient aider les entreprises par des campagnes publicitaires deux fois par an. On a commencé en avril 2004. Les Gouvernements régionaux ont fait de la pub dans les journaux et sur les télés et la radio, avec un certain succès. Mais il avait été prévu qu'ils refassent ça en novembre, décembre et puis de nouveau, l'année après. Ils n'ont rien fait, ils ont arrêté, ils n'ont pas dépensé. Réduire de 40% d'ici fin 2006, donc par rapport à début 2004, l'utilisation de sacs en plastique a été réalisée, un doublé par rapport aux objectifs.
Interdire, c'est évidemment ne pas tenir compte des fois où il est nécessaire d'en avoir. Interdire complètement? Ne viendrait-il pas à l'esprit des plus astucieux de consommer sur place et d'oublier de payer à la caisse? Dans quoi emballer la viande fraîche chez le boucher pour se la fourguer dans la poche ou le caddy? Question d'hygiène convenable et le plastique est certainement ce qu'il y a de mieux à ce niveau-là. Une série d'exceptions dans la loi? Compliqué ? On ne va pas très bien savoir, quand oui et quand non. Une armée d'examinateurs, de vérificateurs? La logique d'interdictions, d'exceptions, de contrôles alors qu'il y a moyen de convaincre les uns et les autres, le consommateur et le commerçant de tenter de réduire ça au maximum lorsque c'est possible.
Le secteur est porteur en lui-même. Le commerce emploie en Belgique près de 400.000 personnes, un peu moins de 300.000 salariés et un peu plus de 100.000 indépendants. C'est un secteur qui représente plus de 11% du PIB. Mais comparé à l'étranger, malgré que le secteur soit plus important qu'en France ou en Allemagne ou aux Pays-Bas, l'emploi dans le commerce du détail est inférieur à ce qu'il est en Allemagne ou aux Pays-Bas, par exemple en pourcentage de la population employée.
Il y a les coûts salariaux très connus, pas le problème de ce que les gens gagnent mais de ce qu'ils coûtent. Une caissière en France coûte 25% de moins qu'une caissière en Belgique mais elle gagne plus. Et donc c'est un mal qu'on connaît dans d'autres secteurs aussi mais qui fait que par exemple, chacun d'entre nous se dit qu'il doit attendre infiniment trop longtemps aux caisses, pas uniquement le samedi mais même un mardi après-midi. Et la raison, c'est évidemment qu'on tente d'optimiser l'utilisation du personnel et les temps d'attente.
Les charges sociales ciblées, ça semble une très bonne idée. En pratique lorsque on demande aux entreprises, des chiffres sur combien de personnes elles emploient. La réponse est : ça, on ne sait pas, on ne gère pas comme ça, on engage les gens sur base de leurs compétences et puis on leur fait faire leur carrière sur base de leurs compétences et puis, combien ça coûte in fine au niveau des charges, des charges sociales, eh bien, on le voit et c'est le Secrétariat social qui le calcule. En fait, ce que ça amène, c'est une complication importante au niveau des calculs, aussi bien pour le Secrétariat social de l'entreprise que pour la Sécurité sociale elle-même; des effets d'emplois marginaux parce que c'est tellement compliqué que les gens ne ciblent pas les justes moins de 25 ans, les plus de ceci, que ceux qui ont deux ans d'emploi, comme ceci ou de chômage comme cela, alors qu'une mesure linéaire, c'est-à-dire employer le même argent en disant, au lieu que ce soit 34% de supplément, vous ne payerez que 32% de supplément, par exemple.
Régulièrement, l'économie et l'écologie sont antagonistes dans leurs objectifs. Il y a même les « anti-écolo » qui critiquent les « catastrophismes » et refusent toutes remises en question de leur mode de vie. « Travaux inutiles » disent les plus contestataires aux politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Bjorn Lomborg, Claude Allègre en sont les exemples les plus connus. Toujours avoir une vision de l'économie selon laquelle, il faut intensifier le commerce mondial et en accélérer les échanges ne peut se concevoir si tous les paramètres de bien être humain vont dans le même sens en bout de course. La mondialisation a étendu les problèmes de pollution sur une échelle bien plus grande que par le passé. Cela fait la différence avec la fin du 19ème siècle, pendant laquelle apparurent les premiers réseaux industriels dans l'énergie, la téléphonie et le transport. Reagan et Thatcher avaient une confiance sans bornes dans les lois du marché. Pour contredire leurs idées du passé, l'énergie électrique n'est pas devenue moins chère avec l'autorégulation des marchés. La concurrence n'a même pas eu lieu puisque les sociétés devaient fusionner pour exister. Les lois physiques de Kirchhoff expliquent que le courant suit le trajet de moindre résistance, pas celui qu'on veut lui imposer. L'industrialisation se régule en fonction de ses intérêts propres et des moyens disponibles. Tout ceci pour dire que les corrections aux situations sont à évaluer au mieux du but à atteindre. A tester donc.
Le principe de précaution n'est pas à remettre en question. De visu, les changements climatiques sont aussi évidents et que le système libéral débridé a mené à la crise que nous connaissons.
Mais faut-il nécessairement passer par les taxes? L'instinct de conservation aurait-il vraiment été perdu dans les neurones des humains? A-t-on envie d'être durable ou passable ?
Chercher les moyens de donner des avantages aux deux bords, voilà ce qui serait évidemment le plus profitable et ça permettrait d'éviter des distorsions entre personnes. Le Nouvel Obs de début décembre titrait "Emplois verts: plus de bruit que de jobs". Espoir politique des Etats qui demande beaucoup d'investissements à longs termes et, donc, du temps pour se mettre en place. Recyclez, qu'ils disaient. Le Grenelle de l'Environnement français ne résoud rien dans les pertes d'emplois à court terme. Les réactions épidermiques de peur que l'on retrouve dans la manifestation de Bruxelles, ne sont donc pas un hasard.
Dans ce sens, on parle d'énergie verte. L'entrée en Bourse de « 4Energy Invest » montre que cela peut intéresser les investisseurs et les consommateurs. La récession, puisque le mot est lancé, peut changer le fusil d'épaule en stimulant d'autres alternatives sans romantisme. Le pétrole qui a chuté au tiers du prix depuis l'été permet de retrouver un peu de temps et de confiance. Utiliser l'environnemental pour améliorer le bilan économique. BeCitizen en proposait les principes: optimiser l'utilisation de l'énergie, le nucléaire irremplaçable à cours terme faisant partie de la diversité des sources énergies, les biocarburants s'ils n'empiètent pas sur l'alimentation humaine à base de plantes très rustiques comme l'atropha comme 2ème génération ou à partir de micro-algues, comme troisième. De toutes manières, on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs.
La conférence sur le climat à Poznam et le sommet européen sur l'écologie à Bruxelles une semaine après Saint Nicolas auront-elles des cadeaux durables dans la hotte? Les droits de polluer sont aux enchères, parfois même soldés. 
Oublier son « égo », pour s'occuper des « éco », une logique compliquée, mais réalisable !
L'enfoiré,
Mise à jour: 17 avril, autre vision, article continuation?
Citations:
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« A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre » , Didier Nordon
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« Pour qu'un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent. », Coluche
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« Trop savamment utilisé, trop intelligemment cultivé, le réflexe de la peur engendre des réactions d'indifférence, de renoncement, de pessimisme et... de nihilisme ! », Roger Molinier
09:35 Publié dans Actualité, Monde des affaires, Politique, Réflexions et philosophie, Santé et bien être, Shopping | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note












