19/07/2011

Et il fait toujours tourner et courir le monde

L'argent, nerf de la guerre, a toujours été de toutes les préoccupations, mais avec un certains brouillard dans les manières de le conserver. L'idée du bonheur était dans les prés, très probablement. L'un n'empêche pourtant pas l'autre quand on constate que cela intéresse fortement des spécialistes de ce qu'on en fait de ce nerf de la guerre.Cet article avait été écrit pour parler de l'argent, en général. Il a pris une autre connotation. Il est devenu un billet en droit de réponse à une polémique.

argent,homme

L'anglaise, Gillian Tett, a une formation d'anthropologue. En 2005, elle se tournait vers les affaires de Wall Street.

Curieux, se dirait-on. L'anthropologie mènerait-elle à l'argent?

Cela semble vu qu'elle n'est pas unique à être passée d'une science humaine à une science qui approcherait plus les chiffres et le monde numérique.

Si vous me suivez couramment, vous avez pu constater que cette évolution existait, au moins, dans un autre cas: celui de Paul Jorion. J'en parlerai en fin de ce billet pour faire suite à ce qui créait une polémique.  

Gillian Tett était passée, d'abord, par la case "journalisme" en devenant la directrice en chef de "Financial Time". Elle a tout comme Jorion, sentit le risque de la faillite du système financier avant la crise de 2007.

"Les banquiers sont déconnectés et trop arrogants", disait-elle. Tous deux se sont félicités d'avoir alerté l'opinion et s'en sont retrouvés au devant de la scène.

La complexité des produits des marchés, toujours en croissance, CD, CDS, le manque de transparence, avait mis la puce à l'oreille de Gillian Tett que cela ne pouvait durer. Il était devenu trop facile de rouler les innocents qui ne sont pas intégrés dans le processus que par les intermédiaires, en juges et parties, infiltrés dans le processus de décision. Elle écrivait "Fool's Gold". Les tours de passe-passe financiers de la J.P.Morgan n'y étaient pas étrangers. 

"Comprendre le monde, c'est comprendre l'argent", avait Gillian comme slogan.

Je ne peux qu'applaudir cette déclaration. L'étude des bases économiques devrait faire partie de toutes les branches d'études comme si elle était une langue, un langage particulier auquel il faut se résoudre pour vivre en harmonie dans notre monde cruel. Le culturel sans voir la circulation de l'argent, c'est penser prendre des vessies pour des lanternes. L'argent est un sujet "chiant" mais un sujet avec un certain "intérêt". Alors, la plupart des gens s'en remettent aux bons soins de leurs conseilleurs sans en comprendre les fins mots.

Rien ne sert de gagner sa vie, parfois très durement, si c'est la perdre, sans comprendre l'utilisation de ses revenus par la suite. L'argent a un but unique d'être un outil qui donne un potentiel pour aujourd'hui et demain. Il n'est pas une fin en soi. Veiller à contrer son effritement par l'inflation n'est pas une question, c'est une saine décision.

Le citoyen lambda a des tendances à rêver. Les chiffres lui donnent mal à la tête quand il y a trop de zéros dans les montants. Savoir lire un bilan d'une société n'est que le premier pas. Alors, qu'il ait des gogos aux passages n'est pas une surprise.   

Sans l'argent, ce serait revenir au troc pour se procurer ce dont on avait besoin pour vivre, manger, s'habiller et se loger. Dans le troc, l’État, le social, la solidarité n'auraient pas leur part du gâteau sous forme de taxe. Un bien ou un mal? Question qui trouve réponse dans la lutte entre libertarianisme et socialisme. Des mots en "-isme" ont toujours un lourd passé.

Qui est le dindon de la 'farce' dans ce jeu de donnant-donnant? 

Il a fallu inventer une monnaie d'échange qui permette des échanges pour rendre le commerce plus facile et surtout de percevoir la dîme du chef. Les chefs se sont succédés avec des noms divers : empereur, seigneur, roi et finalement État et gouvernement représentatif.

Tout allait pouvoir s'acheter avec les billets, la monnaie ou l'argent électronique. L'homme moderne allait connaître une fuite en avant pour gagner toujours plus d'argent aux attraits infinis. La virtualité de l'argent et les dettes ont radicalement effacé le travail de production qui s'y cachait. Pour l'avoir, cet homme allait devoir pour la plupart du temps, travailler plus et travailler, de plus en plus, jusqu'à accepter toutes les compromissions, tous les sacrifices et à vendre son bien être. Travailler mieux, plus efficace, c'est encore toujours des plans sur la comète. argent,homme
Le travail, devenu de plus en plus prenant, monopolise temps et entourage. Point.

Allégorie pour allégorie dans un couple?

Les conjoints d'un ménage courent le plus souvent dans la même direction pour engranger le matelas nécessaire pour satisfaire les moindres envies. D'abord aux États-Unis, suite à la concurrence de compétitivité que nous connaissions, les entreprises se sont mis à exiger, par contrat, plus de flexibilité dans le temps des prestations et dans la mobilité, l'éloignement vis-à-vis du domicile des employés. Si l'employé veut faire carrière ou simplement garder sa place, c'est l'acceptation de ces contraintes, de ces exceptions qui sont devenues souvent généralités. Être appelé à partir pendant une semaine à des centaines de kilomètres devient monnaie courante. Être "carriériste" ou être "famille", un choix très difficile dans un concerto imposé à main levée.

Les États-Unis ont du mal à se faire à l'idée de ce que représentent les pays européens, eux qui ont souvent choisi l'esprit conservateur républicain.argent,homme

La dimension d'un pays comme la Belgique, pourtant appelé cœur de l'Europe, n'est qu'un conté, une bourgade à l'échelle américaine, quand on a l'habitude d'aller d’État en État sans quitter le sol de la patrie!  De part et d'autre du couple, loin des yeux loin du cœur, les époux cherchent à meubler le temps.

L'engrenage vicieux a commencé. Est-on à l'aube d'un bouleversement ou d'une évolution prise dans la douleur? Le mot "révolution" est trop sanguinaire, mais l'évolution des mentalités est inévitable.  

Les essais libres d'infidélité comblent les temps libres. Je ne dis pas qu'il faille prendre des allures de "pigeons" (l'expression "être le pigeon" proviendrait-elle de cet état de dépendance) qui n'ont qu'un partenaire dans une vie. Mais, la découverte de ces "déraillements" est suivie non seulement par la dislocation des membres du couple et du divorce avec tous les autres acteurs de la maisonnée. Je crois que ce ne serait pas une mauvaise idée pour les entreprises modernes de faire des réserves pour leurs employés pour de futurs émoluments d'avocats. Les divorces augmentent et dépassent les unions en nombre. argent,hommeLes stress tests imposés aux banques témoignent de ce besoin pour un contrat de mariage. Mais, ils n'apportent pas la preuve de leur solidité, de leur transparence et ne rassurent pas.

Les enfants, au milieu du jeu de quilles, se retrouvent déséquilibrés. Sans guide, ils se retrouvent bien souvent à la rue, mêlés à ce que l'on a l'habitude d'y rencontrer: bandes et paumés. A la dérive, leurs études s'en ressentent. Le divorce les projette dans le ballottage et commence à ne plus reconnaître les vraies valeurs. Pour sauver les apparences (les meubles, diront les habitués de l'image), chacun des partis va s'efforcer de combler le vide par des cadeaux de toutes sortes pour faire semblant que la visite du jour est la plus importante. Drogues, mauvaises fréquentations sont souvent le tribut de ce manque de cohésion des parents. Sans plus de repère, la boucle est bouclée, car, après cette constatation faussée de la vie de couple, ils seront prêts à entamer le même rythme dans leur vie propre d'un futur mal agencé.

argent,hommeL'argent a gagné la bataille, il fait toujours tourner le monde même si c'est un monde qui n'est plus très responsable. Je suis malheureux de vous l'apprendre. Je ne suis aucunement prude ou bigot, à vous raconter la belle histoire de Cendrillon, chez Disney, et lancer l'anathème sur des pratiques libertaires modernes. Ce modèle de vie apporte des aspects négatifs, sans moralités intrinsèques, une fois entrés dans la normalité.argent,homme

Faut-il tout lâcher, oublier toute morale et toute "hygiène" de vie au bénéfice de ce 'dieu dollar'? Le jeu en vaut-il la chandelle? Les mœurs évoluent, c'est un fait. Elles le doivent surtout quand l'incendie est passée toute proche et que le feu n'est pas totalement éteint. Rester lucide des tenants et aboutissants est une contrainte de l'humanité adulte. La chanson d'aujourd'hui, à plus de 90% des cas, rappelle ce besoin d'amour, ces déchirements perpétuels à répétition. On l'entend d'une oreille distraite, mais est-on prêt à l'écouter?

De notre temps, s'assurer du maximum d'argent dans le minimum de temps est devenu un jeu. Les tombolas font rêver. On est prêt à risquer, à sacrifier le plus gros, son "ego", pour les gains faciles. Le dernier gain de 130 millions d'euros à l'Euromillion a montré que se présenter avec le chèque sur la photo, a encore de beaux jours dans l'esprit des gens. Qu'en feront-ils de cet argent? Si on se rappelle de certaines familles comme la famille Empain, rien n'est assuré. Une génération pour construire la fortune, une autre pour tenter de la faire fructifier et la suivante, pour la dilapider. Qui aura gagné aux fonds des filets? Le capitalisme, bien sûr. argent,hommeLa proie pour l'ombre aussi. La publicité comme initiatrice pour combler tous nos désirs les plus cachés, les plus inexistants dès le départ. Habemus Papam: le marketing.

Dans le "sport", tous les coups sont permis pour prendre place sur le podium du gagnant avec la "petite" récompense financière. A ce point de vue, il est même passé à la vitesse supérieure. Le brassage de ce dieu "money" est devenu énorme. Les magouilles, de toutes sortes, par le dopage, les "velléités" du vrai sport mises en sourdine pour emmagasiner les retours sonnants et trébuchants. Tous les pays sont touchés tour à tour. Course folle vers l'inaccessible étoile.

argent,hommePour les entreprises, abattre son concurrent en le féodalisant, en l'englobant par la fusion et le rachat, c'est augmenter son propre pouvoir. Le fric est toujours prêt à tout écraser sur son passage.

L'argent est devenu plus difficile à acquérir qu’auparavant. Sous forme réelle ou virtuelle. C'est un fait. Pas grave, on lui ajoute une couche de protection, c'est gratuit.... temporairement. Alors se l'approprier par tous les moyens est un choix de société qui se prend dans la douleur. Car peu d'élus à l'arrivée. Les mailles du filet sont serrées. Vive le veau d'or.argent,homme    
Un recul est nécessaire sans philosophie mais avec une simple clairvoyance. Il ne faudra pas crier haro sur la mondialisation si l'on n'est pas prêt à faire l'exercice de lecture en soi.

Michel de Kemmeter parlait de l'argent comme d'un miroir de nos peurs. Les problèmes sont liés à la rapidité, la complexité et le risque de l'utiliser. Il ne croyait pas à la décroissance mais à une croissance de la valeur ajoutée. J'en étais fort aise et j'applaudissais.

argent,homme Zong Quinghou est le plus riche de Chine avec une fortune estimée à 12 milliards de dollars. Patron de Wahaha ("Enfant content" en mandarin). Ni alcool, ni golf, ni bling bling. Il vit avec 20$ par jour. Il travaille jusqu'à 23h à son quartier général de Hangzhou. Son seul luxe est d'avoir un lit au bureau. Sa technique maintenir ses coûts au plus bas pour ses boissons.

Des appels du pieds de Bill Gates et Warren Buffet sont restés sans réponses.argent,homme

"Quand on donne aux bonnes œuvres, on ne sait pas où l'agent atterrit. Le dilapider, c'est du gâchis. Aider les pauvres à devenir riches. Leur apprendre à pêcher plutôt que leur donner du poisson", voilà son crédo. 

L'argent pour le commun des mortels reste son seul pouvoir. Les différences d'approche de ce qu'il est l'argent et du comment le préserver ou l'utiliser, reste donc nécessaire.

La polémique avec Paul Jorion:

Paul Jorion a eu la même filière que Gillian Tett, dans une phase antérieure.

Le premier avril, je le "bousculais" une première fois. Il remettait le couvert, il y a deux semaines avec l'aide de son fidèle lieutenant, Julien Alexandre, mon dernier commentaire n'était jamais arrivé à destination. Il se retrouve désormais sur Postjorion.

Dois-je le répéter encore une fois? "Sur mon blog, on vient ou on ne vient pas. Je m’en fous complètement". On ne peut être plus clair, non?

Mon blog est écrit par moi et pour moi, comme des "snapshots", des références à une époque. Il est construit sans lieutenant, comme le serait un journal personnel. Je donne accès sous forme de blog, comme beaucoup le font dans la modernité, sans y insérer une mention "Paypal". Comme je me fais fort de répondre à tous ceux qui me prêtent une attention particulière en apportant un commentaire et qu'ainsi, je m'efforce de répondre à tous, je n'en veux pas des masses que je ne pourrais assumer. Alors, parler de pub pour mon blog quand je donne un lien.... faut pas charrier! Sortir un texte de son contexte, c'est aussi traduire et parfois trahir.

Je commente, au besoin, d'autres blogs ou forums. C'est peut-être par solidarité ou pour exprimer une idée personnelle qui peut être parfois en opposition. Si je n'ai qu'à ajouter un seul "Bravo", je me tais. 

Paul, vous n'êtes pas le seul à réfléchir aux problèmes de notre temps. Et ceci justifie cela.

Vous avez été invité lors d'un "Ce soir ou jamais" chez Frédéric Taddei. Dans notre "Vif-L'Express" de la semaine, celui-ci répète, à qui veut l’entendre, qu'il ne coupe jamais la parole à qui que ce soit, que tout est permis, sauf ce qui est interdit. Vous y aviez raison d'élever la voix et de reprocher aux banques ce qu'elles avaient fait subir à ses épargnants. Partiellement raison de plébisciter Cantona qui voulait retirer ses fonds des banques. L'a-t-il vraiment fait? Farce ou attrape en coup de pub?

Alors, je me tourne vers vous, Paul.

Avez-vous été vindicatif, en direct, sur le terrain, quand vous étiez employé d'une grande banque américaine ou étiez-vous aux abonnés absents en attendant un moment plus opportun après avoir été "déclassé" par la crise?

Les victimes du "système", elles, sont restés sur le tapis, groggys.

Nous avons à peu près le même âge. Je comprends votre message mais il ne correspond pas à la vague de fond. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs et l'enfer est souvent pavé de très bonnes intentions.

La semaine dernière, à la suite de votre "C'est vendredi du 15 juillet 2011, rebelote, le chemin de la croisade et ... de la non-observance de tous les avis contraire à l'esprit de votre blog. J'étais étonné de voir passer ma boutade "si vous avez de l'argent en trop, faites en dons à ce blog" sans réaction. Puis j'ai continué à suivre les débats.

Le pseudo nommé "Nobel", se trouvait sous le feu nourri des contestataires dès son commentaire, parce qu'il a eu l'innocence ou l'impudence de demander au départ:

«Face à la possible érosion de l’euro et à la très probable accélération de notre baisse du notre pouvoir d’achat, quels conseils, que faire du peu que nous avons ? Faut-il vendre notre maison, notre appartement et transformer les euros acquis en francs suisses par exemple? Faut-il convertir les quelques euros que nous avons en banque»

Cela montrait, pour le moins, son désarrois. Non, le blog n'est pas un lieu qui se prête aux conseils financiers. C'est évident puisqu'il préconnise l'agonie du capitalisme.

Il était répondu avec ironie: "Symbole dérisoire et pathologique! Dérisoire car nous ne sommes que de passage et nous n’emporterons rien, pathologique car confondre les verbes être et avoir c’est la conséquence d’une angoisse pathologique, une peur du lendemain qui pousse à l’accumulation et à la cupidité. Le capitalisme est en train de vaciller, c’est une opportunité formidable pour changer de paradigme; saurons-nous la saisir?".

En attendant, qu'est-ce qu'on fait? On fait semblant qu'on n'a pas compris?

Mais, Julien, le lieutenant a une idée:  "Vous semblez résolus à profiter du spectacle de la crise plutôt que de l’empêcher, je vous conseille d’acheter : du pop-corn,  des lunettes et un écran 3 d,  un maxi coca 1l. Dans le cas contraire, il existe (encore) plusieurs moyens de prévenir la chute finale ou tout du moins d’en limiter les dégâts : faites la promotion autour de vous de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, du bancor, d’une chambre internationale de compensation… et du blog où vous avez découvert ses idées, afin de les rendre incontournables."

Nous y voilà. Voilà pourquoi mon premier commentaire n'a pas été censuré.

Ensuite le débat allait s'envenimer dès le 15ème commentaire. Si cela intéresse le lecteur, je l'invite à allez-y voir.

Mon commentaire allait tenter de remettre au bon étage, c'est à dire, de replacer à la source du problème. Une nouvelle fois censuré. Le voici, donc, sans rêve, sans émotion, sans trémolo, pragmatique :

@Nobel et @Julien,
  Le blog de Paul a le privilège de réunir les avis qui sont parfois antagonistes sinon totalement antinomiques. Ils expriment, parfois, un désarroi général par deux bouts différents.
  Mon premier commentaire, à sa vidéo, était volontairement tragico-comique: "Trop de sous, placez les en dons chez Paul."
  Personne n'a relevé "la grossièreté" du processus.
  En fait, ce raisonnement est celui que l'on rencontre chez les gourous des sectes.
  Dans cette filière-là, ce n'est pas un enfoiré qu'on attrapera.
  Je ne manque pourtant pas d'assister à son "C'est vendredi". Très peu, les autres jours.
  Ne vous inquiétez pas, pensez à vos enfants, vos petits-enfants, une chanson bien connue.
  Encore faut-il en avoir. Soyez généreux, pensez aux suivants.
  Je dirais que pour penser aux suivants, il ne faut pas aussi se tirer des balles dans le pied, ni oublier son propre passé.
  Il faut survivre si ce n'est pas vivre.
  Ici, ce n'est pas le Temple du Soleil où on est prêt à se suicider que je sache.
  Nobel, s'il exprime son désarroi, je le comprends. Le travail est parfois très dur. Il a mérité un retour sur investissements (admirez les mots que j'utilise), il ne s'agit pas de le dilapider.
  L'argent est un outil, pas une raison en soi. C'est ma théorie et ma pratique.
  Le capitalisme, une histoire récente qui date du 19ème siècle?
  Ben non, déjà en Mésopotamie, il a existé dans des formes préliminaires.
  Tout n'est qu'équilibres subtils entre inflation et récession.   
  Tout foutre à l'eau, alors? Le bébé et l'eau du bain?
  Amusez-vous avec le bassin qui vous reste dans les mains.
  Il est clair que celui qui n'a rien, n'a pas de soucis à se faire sinon de tendre la main pour qu'on la lui remplisse avec un peu de pain et l'autre qui a fait des réserves pour des jours "sans" possibilités a aussi du soucis à se refaire. L'argent ne se trouve pas sous le sabot d'unc cheval.
  Suis-je de droite ou de gauche avec ces paroles?
  Je n'en sais rien. J'agis en courant alternatif.
  Sans une responsabilité d'une grande famille, je peux tout me permettre.
  Demandez à Paul ce qu'il faisait, dans sa première vie, avec ses gains, puisqu'il faisait partie d'une grande institution financière.  
  Sommes-nous une grande famille dans le genre humain?
  Bonne question, je vous remercie de l'avoir posée, tellement elle m'amuse."

Nobel, on ne le reverra, probablement, plus. L'enfoiré, prendra du champ. Ouf. Vous direz-vous... Le "blog de Paul Jorion" en gagnera-t-il ?  

L'argent ne fait pas le bonheur, disent ceux qui n'en ont pas. Y contribue-t-il? C'est très variable. Chercher la raison de l'argent dans la philosophique, c'est ne pas la chercher au bon endroit. C'est plus une question de psychologie, du passé et du présent de son intervenant, pas de la philosophie.

Le commentaire de Lady Marwina remettait les choses à leur place en fonction de la vidéo précédente qui parlait de prendre un peu de distance à l'aide de l'humour: "Après avoir visionné la vidéo d’aujourd’hui, qui m’a fait rire à plusieurs reprises (jaune, certes, mais rire) j’en suis arrivée, pour la ixième fois, à la conclusion que ce qu’il y avait de positif dans le présent c’est que nous n’avions pas perdu le sens de l’humour.".

La suite du commentaire valait le détour.

L'humour n'est résolument pas la principale préoccupation de beaucoup de forums ou de blogs.

La part d'anthropologue qui est en vous, c'est ce qui m'intéressait dans le blog. L'économie, le comment le "système" marche, de cela, j'en avais de bonnes notions. 

Bruxelles a beaucoup d'avantages, constatait Michel de Kemmeter lors de la fin de son interview. "Le belge est humble, pragmatique, créatif, industrieux et adaptable", disait-il.

Non, rien ne lui échappait à ce "Mister Money"...

Ce qu'il aurait fallu répondre c'était peut-être ceci. Chat échaudé craint l'eau froide. Sans minauder.argent,homme

Paul, vous auriez pu vous en rappeler puisque vous y êtes né, un 22 juillet. Déjà, un bon anniversaire, pour vendredi, donc.

J'espère que la "peoplerisation" n'aura pas changé le professeur d'anthropologie, de sociologie, intéressé dans les sciences cognitives des débuts.

Il y a déjà 20 ans déjà, au sujet de l'argent, sortait la chanson Cash City du québecois, Luc De La Rochellière. Cette chanson restera probablement d'actualité, très longtemps.

Mais, ne vous inquiétez pas, Paul, j'adore aussi la chanson de Zaz, "Je veux", mais ça, c'était "dans mon jeune temps", comme le chantait Lynda Lemay.


L'enfoiré,


Citations :

  • "Le plus grand luxe n'est pas l'argent ou le pouvoir, ce ne sont que des moyens qui permettent de s'offrir l'innocence.", Martin Page
  • "Il n'y a pas que l'argent dans la vie, il y a aussi les fourrures et les bijoux", Elisabeth Taylor
  • "- Mais pourquoi courent-ils si vite ?
    - Pour gagner du temps ! Comme le temps, c'est de l'argent... plus ils courent vite, plus ils en gagnent !"
    Raymond Devos
  • "Jésus disait: si on te frappe sur la joue, tends l'autre joue. Crésus disait: si on te met mille balle dans la main, tends l'autre main", Philippe Geluck

08/03/2010

Neurones de l'autre côté du miroir

Les neurones miroirs sont très connus des scientifiques, un peu moins du public. Des milliers de références,  pourtant, à son sujet dans le moteur de recherche sur Google. Explication du langage par le copiage, des capacités d'apprentissage des langues, tout naturellement. Et si on se lançait aller dans des extrapolations multiples au travers de ce miroir qui serait plus adapté à la vision d'aujourd'hui?

 

Que se cache-t-il derrière ces fameux neurones facétieux et narcissiques?

Wikipedia dit: "Les neurones miroirs désignent une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, d'où le terme miroir.".

L'expression vue par le côté scientifique désignerait certains acteurs neuronaux d'un être vivant animal ou humain qui chercherait sa manière de se conduire en la copiant sur celle qu'un comparse du même ordre.

Cette vision flash s'est creusée une entré dans sa mémoire pour ne plus en sortir et pour être reproduite à la moindre réaction comme ce serait le cas pour une référence. Une sorte de réflex programmé serait donc à la base de certaines de nos actions et réactions. L'animal a toujours cherché de prendre une action au moindre coût. C'est inclus dans ses gènes.

Les neurosciences cognitives donnent à ces neurones une capacité qui répondrait à la vie sociale en groupe par l'imitation et l'empathie. Cette découverte date de 1990 et est attribuée à l'équipe du chercheur Giacomo Rizzolati, de la faculté de médecine de Parme. Ces neurones trouveraient leur place dans le cortex pré moteur ou dans le lobule pariétal inférieur des singes et créerait un lien direct entre action et observation. Comme l'homme n'a que très peu de différence avec les singes, il était normal qu'il soit aussi sujet à cette volonté de "singer" ses semblables. Il serait même plus évolués chez les hommes en général comparé aux autres primates. La neurobiologues, les anthropologues s'y intéresse car les rôles de ces neurones se retrouvent dans l'empathie et l'autisme.

Contrairement aux singes, parler est aussi programmé dans la génétique. Une matière blanche faciliterait la communication avec l'apprentissage par imitation dans les processus affectifs. Platon est un des premiers penseurs qui a analysé le phénomène de l'imitation (qu'il nomme mimesis) mais n'en reste pas moins, fort éloigné de cette interdépendance vitale entre congénères. L'enfant, chez Piaget, ne commence qu'à imiter autrui que vers l'âge d'un an. Mais, dans les années 1980, Meltzoff et Moore vérifièrent ce qu'ils avaient trouvé en 1977, que mêmes des enfants dont la moyenne d'âge était de 32 heures étaient parfaitement capables d'apprendre par imitation.

Le gène "Fox P2" donnerait de génération en génération le langage aux hommes. Il y aurait une aire de Wernicke qui serait, dans la partie gauche du cerveau (plus rapide que la droite), le domaine de la compréhension associée à une zone de Broca qui produirait le langage.

Naturellement, on pense à l'apprentissage des langues, plus ou moins aisé, pour trouver sa raison et son utilité.

J'introduis ici un commentaire d'un de mes lecteurs auquel j'ai répondu que j'étais très intéressé: "Pour la société, je travaille à ce que les mots, soient compris dans tous les langages, à faire des pontages, et à encourager les dialogues. Je me suis donc joint à l'Institut Transcultura - créé par Umberto Eco et Alain Le Pichon, un anthropologue français, dont le but est de construire des ponts, partout, dans le monde.".

Les langues ont de plus en plus d'importance dans un monde qui s'est rétrécit avec les contacts mondialisés. Même avec des racines de la même origine, indo-europénnes, par exemple, l'apprentissage demande déjà beaucoup d'investissements personnels. Dans le cas contraire, le courage et le motivation ne suffisent pas nécessairement à faire le pas. En consultant les objectifs de cet Institut Transcultura, c'est bien de cela qu'il s'agit. Une approche globale avec l'aide de l'anthropologie réciproque d'après l'annonce. Cette approche devrait permettre de créer un interface en passant par le langage des gestes si besoin avec une méthodologie transculturelle pour rapprocher des chinois très éloignées comme le chinois, l'indien, le malien et les langues de racines  indo-européennes.

Les langues, par l'intermédiaire de la voix, se pratiquent dans des octaves et fréquences souvent différentes. Le français se réfugierait dans les fréquence basses souvent limitées à 2000 Hz. D'autres langues comme le russe plafonnerait vers les 8000 Hz. Répertoire de sons et d'octaves plus riche? Toujours est-il que la facilité de l'approche des langues trouverait son origine dans la capacité de capter ces sons sur une gamme étendue. Un polyglotte, déjà intégré dans toute la gamme, aurait dès lors plus facile pour se familiariser avec des langues supplémentaires. Par un seul phénomène d'addition et de soustraction, il s'en suivrait un enrichissement cérébral à moindre coût personnel pour communiquer et se faire comprendre de plus de monde. Pas d'intelligence dans le processus. Un "copier coller" qui aurait le plus d'élasticité en bas âge, d'ailleurs.20100204Renault et Toyota au garage.jpg

Pour le côté scientifique, tous ces processus seraient dont de simples copiages de ses semblables à marier avec le passé des expériences, de l'histoire racontée et pas nécessairement par une morale propre. Passons à la partie pratique de tous les jours quitte à l'agrémenter par l'humour.

Le mot "singer", encore une fois, revient à l'esprit. Ce ne serait pas un mal si cette action était précédée d'un traitement de contrôle, d'un raisonnement avec une parfaite reconnaissance de l'aboutissement et de ce qu'implique une décision de cet ordre. Les dangers de l'imitation existent avec intention ou non. La justice fait une différence importante dans le cas d'un homicide avec ou sans intention de donner la mort. Si on s'est souvent posé la question de savoir si l'exposition de l'enfant à la violence médiatisé influence son comportement, chez l'adulte, il en est de même. L'homme est un "animal" grégaire. Est-ce que le téléspectateur va imiter les représentations de violence à la télévision? On a pu constater - par exemple - que des jeux d'ordinateurs violents n'incitent pas nécessairement à la violence. Ces jeux peuvent même avoir des effets 'cathartiques' : au lieu de frapper la petite sœur ou le petit frère c'est sur des ennemis virtuels que le joueur se défoule.

20100304Identité wallonne.jpgL'imitation n'est pas ce qui communique la violence, mais peut générer celle-ci. Pour deux bambins, l'envie de prendre le même objet peut générer le conflit par la frustration d'un des deux. Même chose pour les adultes. L'imitation par l'homme pourrait être des sources de rivalité et destruction. Un seul calcul du "pas vu, pas pris" peut rassurer de passer ou non à l'acte.

Là, on commence à toucher à l'anthropologie et à la philosophie de même. Plus prosaïquement, il y a des phénomènes qui ressortent encore plus insidieusement sans s'en rendre compte.20100302Fumer stop.jpg

La partie "préparatoire" à la réflexion est souvent, prise en défaut, écourtée au maximum dans le feu de l'action. On tombe, alors, sans même s'en rendre compte, dans l'illicite sous le couvert et la protection d'un préalable et d'habitudes. prises par d'autres ou par soi-même. Les faits du quotidien passent alors du simple au compliqué, du banal au dangereux en se suivant et se ressemblant.

Pour réagir aux événement, combien de personnes ne se réfugient pas derrière la constatation d'un état que l'on sait être contraire au bon droit? Pour justifier le fait que l'on s'est garé le long d'un trottoir avec une plaque indiquant de stationner, par exemple? Observer un jour si vous en avez le temps un trottoir vide avec interdiction de stationner bien visible qui, tout à coup, perd de sa "virginité" par une voiture immédiatement suivie d'une foule avec la couche protectrice de la précédente. 20080219Pollution.jpgDu véritable pain bénit pour le policier. Il n'aura qu'à attendre et prendre le temps de noter les infractions une à une sans avoir à chercher bien loin pour faire sa journée.

Plus grave dans l'action de brûler les feux rouges pour suivre un utilisateur de la route précédent. Dans ce cas, la seule différence sera, pour le contrôleur du fait, un résultat encore plus juteux.

Dernièrement, l'expérience de Milgram de 1960, déjà apportée au cinéma dans "I comme Icare", était réactualisée sous forme d'un jeu télévisuel appelé "Le jeu de la mort" (sera diffusé le 17 mars sur France2). 1.jpg

La télé réalité devait démontrer que n'importe qui devenait un bourreau, malgré une pédagogie anti-autoritaire, le fait de pousser l'autonomie individuelle. comme cela a été étudié et analyser. Dans un environnement médiatisé, les candidats perdaient, une nouvelle fois, leur personnalité et leur sens critique. Repliés, cette fois encore, par l'autorité de référence, bien sûr, mais aussi la mise dans un contexte particulier de la télé de tous les jours. Celle-ci apporte encore autre chose comme conclusion à ce qui poussent les individus à outrepasser ce qui, normalement,  ils devraient réprouver. Cet autre environnement, comme catalyseur à cette perte de contrôle morale de soi: le public. Il était là en dernier ressort pour inciter l'examinateur à continuer la torture.

Seul contre tous, l'examinateur? Seul, contre ou avec tous pour copier les réactions de ses semblables. Plus seul face  dans le confinement d'une place avec une machine devant soi, mais avec un public de mèche avec les organisateurs (opération répétée avec plusieurs candidats, cela ne pouvait en être autrement), et qui poussait  le candidat à continuer l'expérience tout en assurant l'impunité.

Tout est affaire de neurones, avec effet miroir ou non.

Imiter son semblable au mieux de sa forme, pour en faire un adepte aux produits, "comme" tout le monde, la pub en a très bien compris l'intérêt.

"Les neurones miroirs, une découverte monumentale mais ignorée" comme le disait un autre rédacteur.20090108Consommation.jpg

Dans un domaine très différent, on peut observer, à petite dose, ce que l’on dénomme là de « Copy-Paste ».

Dans l’entreprise, ce n'est pas nécessairement une question d'expérience, mais copier y est devenu monnaie courante et cela, à tous les niveaux, sans même parler de plagiat. On copie pour vivre ou pour éviter de mourir, aussi. Ce n'est pas à proprement parler de l'espionnage, cela ne fait que prolonger la vie de ce que l'on vend ou pourrait vendre. Une obligation de ne pas réinventer la roue, aussi. Dès lors, on copie tout: musiques, écrits, attitudes...

La presse copie sur les agences de presse, Internet, reprend le flambeau et reprend les mêmes informations de la presse à son compte en espérant qu'une "invention", qu'une analyse citoyenne y vienne se greffer pour compléter les idées pour les rajeunir. Là, aussi, on retrouve des dénonciateurs, des corbeaux nouveaux styles, qui n'ont pas d'autres véritables solution en stock pour faire ressortir l'erreur.

Aller de l’avant avec les acquis et son histoire, il n'y a pas vraiment de problème. Rien de mauvais dans le concept. Cela fait partie de l’expérience. Évoluer, révolutionner, c'est gagner ou, souvent, se tromper.

20090629Jacqson mort.jpgLe seul souci, le seul prérequis est d’assurer le lien analytique entre le passé et ce présent éphémère qui devrait générer au progrès global dans le futur. Est-ce profitable et réutilisable tel quel dans le processus qui nous incombe aujourd’hui ?

La vie dans l’entreprise et très certainement ailleurs, est un jeu de Lego donc chaque bloc doit trouver sa place dans l’édifice de la Société.

Il s’agit d’évolution comme le fait la nature mais à une échelle de temps variable et souvent plus longue. Pour mesurer les faits, il faudrait instituer une sorte d'échelle de Richter de toutes les secousses "humaines". La nature, si elle avait sa technique d’évolution, n’avait pas l’intelligence qui devrait occuper l’édifice frontal. Beaucoup plus d’erreurs sont bien sûr l’explication du temps qu’elle a dû s’imposer pour arriver à une situation plus ou moins stable. L’homme sera, peut-être bien, une erreur en lui-même vis-à-vis de sa subsistance, mais cela est, certainement, un sujet débattu de multiples fois, ailleurs.20100306Carrefour syndicat.jpg

Les Anglo-Saxons ont le pompon du changement volontaire et parfois, légèrement, incompréhensible de ce côté de l’Atlantique. Les stratégies sont testées toutes dans un ordre qui paraît aléatoire et il n’est pas rare de constater une politique qui prend l’Est comme cible et qui l’année d’après change de direction et s’en va vers l’Ouest.

« A l’Ouest rien de nouveau » n’est qu’un film et bien loin de la réalité vraie aujourd'hui. Plus prosaïquement, on s'approche dans ce cas, de la Loi de Gowin qui s'appuie sur l'hypothèse selon laquelle une discussion qui dure peut amener à remplacer des arguments par des analogies extrêmes. Cela tendrait de montrer que l'impossible s'approcherait du possible dans un infini de plus en plus rapproché.

Prendre le temps de consolider ses acquis, on n'y pense plus vraiment pour suivre cette évolution qui se présente comme une révolution perpétuelle dans un temps limité. Nous arrivons parfois à de la nausée dans cette débauches de nouveautés vraies ou fausses.

Le marketing pour des raisons commerciales imposent de trouver en permanence des solutions futuristes pour déstabiliser la concurrence.

La philosophie s'y intéresse.

Neurones de l'autre côté du miroir_Neurone.jpgJe le lisais très justement : « Le système des neurones-miroirs apparaît ainsi décisif pour l’émergence comme objet d’étude de ce terrain d’expérience commune où s’enracine notre capacité d’agir non seulement comme des sujets individuels, mais aussi et surtout comme des sujets sociaux. Cela montre combien les liens qui nous unissent aux autres sont profondément enracinés et, donc, à quel point il peut être bizarre de concevoir un moi sans un nous

Copieurs ou copiés avec des neurones miroirs ou de l’autre côté de celui-ci, cela reste certainement un choix philosophique qui résidait derrière tout cela. Alors, une conclusion? Maudis neurones, maudis miroir?

- Montre moi comment tu es, je te dirai si j'aime te copier ou non.

 

L’enfoiré,

 

Su Agoravox, des miroirs ou des neurones?

 

Citations:

  • "Les vices de la cour ont commencé la Révolution, les vices du peuple l'achèveront.", Rivarol

  • "Il est impossible de prescrire, d'introduire ou d'inculquer des goûts.", Ilya Ehrenbourg

  • "L'histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies.", Alexis de Tocquevill

 

01/04/2009

A coup de bijoux de famille

Argent et sexe. Sexe et argent. On ne sait plus très bien qui est le mâle ou la femelle dans ce couple prospère. Alors, quand il y a en plus des intermédiaires.

homme,femmeLe premier avril, on peut se permettre des surprises, des fausses nouvelles, mais aussi des écarts avec la vie de tous les jours. Je l'ai fait, d'autres le feront, cette fois encore. Un moment de détente pour moi, pourquoi pas? Mon compatriote, Le Chat va, cette fois, diablement, m'y aider dans cette tâche "difficile".

Je commencerai donc par une suite à un sketch: un poème en relation avec la leçon de sexe que Michel Leeb, il y a déjà quelques mois, un plaisir visible pendant plus d'une heure et demi sur scène en "one man show". Les spectateurs étaient ravis. La mention d'interdit aux (-10), je ne suis pas sûr quelle soit nécessaire aujourd'hui.



Voici un poème, sans prétention aucune, une variation en « rut majeur » à la suite de la leçon de Michel Leeb :

« Qu’est-ce que le sexe », avec une règle spéciale : changer une lettre de la rime à chaque vers. Je ne respecte pas toute la règle? Comprenne qui pourra. Je l'ai intitulé:

L'amour vrai en faux acrostiches

Michel Leeb le disait : « J’aime ma bite ».

Quand on a une crainte d'avoir du biDe

Ou en finale d’attraper une Ride,
J'essayerai de conserver la riMe
Sur un sujet où il faut atteindre une Cime
Et surtout ne pas vouloir jouer au Mime
Pour avoir une chance de gagner une Dîme.
Et, bien, oui, « J’aime ma Bite ».
Surtout, s’il ne faut pas aller trop Vite
Et ne pas en arriver à un Rite.
Et même, si on n’arrive pas au pied du Cid.
Sous le soleil chaud, en voyage à Side,
En misant sur le travail de la seule Pine.
Mais, vais-je mettre cela sur mon siTe?
Avec la crainte de tomber dans l'insipiDe,
Car, au fond, Elle, aussi, doit dire « J’aime cette Bite ».

.

Non, je ne vais pas vous demander de sortir vos mouchoirs pour essuyer la salive qui aurait pu vous perler le long de la bouche. Mon article ne mérite pas ce carré blanc sorti de votre poche. Ce n'est pas de sexe «pur et dur», c'est du "soft", du bien mou, dont je vais vous parler aujourd'hui. Du dur, beaucoup trop de littératures, de films l'ont fait, avant moi, pas besoin d'y ajouter une couche. Y aura pas photo, ni de ce que vous pensez, ni du reste. Le sexe sur Internet, à lui seul, prend en charge pas mal de pages, donc, passons.

Petit récapitulatif de la "chose".


homme,femme"
Le Zizi" de Pierre Perret, tout le monde s'en souvient encore et j'ai déjà eu en décalé un premier avril sur la parodie du sujet.

"Le porno débauche-t-il les ados" se disait un vieux "Question à la Une" en novembre 2007.

Une enquête de la RTBF, plus ancienne encore, qui avait permis de faire apparaître une nouvelle forme de proxénétisme qui s'était produite dans l'ombre d'une salle de sport. Personne ne s'en souvient, peut-être, pas même l'auteur de l'émission.

Je me souviens en effet, de "parties fines" organisées en invitant des messieurs bien intentionnés pour "voir" des jeunes filles bien payées pour se battre ensemble poitrine bien "dégagées". Une "légère" participation aux frais était demandée à l'entrée, bien entendu. Des visiteurs en provenance de beaucoup d'horizons intra et extra frontaliers s'agglutinaient autour du ring. Situation particulière, pas de boue cette fois pour ajouter au tableau. Peut-être pour ne pas perdre de l'attrait et de la couleur originale. Depuis lors, les suites se sont perdues dans les arcanes de la justice. Je trouvais le "procédé" de l'époque, "nouvelle vague" et un peu limite. Que les jeunes filles aient des envies sportives, pas de problème. La championne, elle, n'encaissait pas la totalité de la petite assiette à l'entrée de la salle. Le proxénétisme aurait-il, à l'époque, pris ses quartiers d'hiver bien au chaud en quittant la rue?

homme,femme

Lors de l'émission, l'interview du "généreux organisateur" de ce spectacle insolite, avait ajouté un comble dans le domaine de l'"innocence" voulue ou feinte dans ces répliques. Les réponses pour le moins "simplistes". Pas le moindre sentiment de culpabilité ne pouvait s'y déceler. Était-ce peut-être le seul lien avec le Poisson qui honore de sa présence aujourd'hui?

Le langage est complice de manière bizarre dans cette représentation en disant "je vais prendre mon pied". Bizarre, le pied, qu'est ce qu'il a faire dans le "bazar"?

homme,femmeOn dit aussi toujours 'mon', jamais 'notre' pourtant dans la majorité des cas, il s'agirait bien d'une affaire à jouer à deux. Cette party, même si les "premiers pas printaniers", peuvent se limiter à du travail solitaire, les "pas de mi-course, estivaux" par une volonté d'étendre son champ d'investigation dans une "bonobo party", avant de refermer le théâtre faute d'acteurs avec les "derniers pas" et les artifices du "gras de la vie" comme je l'écrivais dans "Mariage distancé". Le couple est heureusement la meilleure forme d'association peu importe ce qui le constitue, entre mariés ou dans une association non officialisée.
Mais, certainement pas, avec quelqu'un qui tient la bougie, l'intermédiaire qui ramasse les dividendes.

homme,femmeEn voyant des images de ces nouveaux combats bien huilés, je m'étais, à l'époque, mis à penser dans une autre planète de singes: "Que se passerait-il si les rôles étaient inversés?". Sommes-nous bien à la période où l’on revendique l’égalité des sexes? Si au lieu de voir de jolies personnes s'éclater dans ce genre de joutes, on pouvait voir de jeunes hommes musclés se trémousser dans le costume d'Adam avec le spectacle sous le regard intéressé de ces gentes dames. Des Chippendales, émouvant les âmes féminines esseulées dans des ébats à qui perd, gagne.

Le jeu de la courte paille serait remis à l'honneur. Rien d'extraordinaire d'ailleurs, quand on pense que les Jeux Olympiques antiques se déroulaient dans le plus simple appareil. Avec ce rajeunissement du procédé, on peut espérer qu'il y aurait du "sexe à pile". Quant au "sex appeal" lui-même, je ne sais pas, je ne peux juger. C'est pas mon truc en plumes, mais pourquoi pas?

homme,femmeDifficile aujourd'hui de ne pas tomber sur un classé "X" (non, pas la voiture) avec images suggestives à l'appui. Que les absents lèvent le doigt. Ils ont droit de choisir lequel. Timides s'abstenir de toutes déclarations mensongères. Les images suggestives transitent aujourd'hui par tous les médias et les courriels ne sont pas en reste en vidéos ou images fixes. Si vous êtes attentifs ou prudent, jetez un coup d'œil sur vos spams.

La prostitution est aussi vieille que le monde. Pompéi garde encore des traces de lupanars très suggestives. Les femmes exploitées sexuellement. Les harems apportaient un raffinement oriental dans un art de la suggestion et de l'érotisme. Au Japon, les estampes érotiques seraient même un facteur d'innovation. Il y aurait même un livre sur un "art de l'infidélité" poussée par des pulsions biologiques. Non, mais, ... poussez le "bouchon" jusque là...

homme,femmeNous sommes en phase rétro, dans l'actualité. Bigots et bigotes, menées par les sacro saintes religions, les enclins à se toucher du bout des lèvres se bousculent au portillon. Peut-être, est-ce toujours une vieille affaire de 'pomme' ou encore une facilité de vouloir rejeter sa moitié dans l'ombre des cuisines. Pour vivre heureux vivons caché, d'accord. Mais pas toujours et pas partout. Caché et protégé à une certaine place, très certainement. Le singe bonobo ne rime pas avec la "bonne au beau" chez l'homme, où, dans son rêve, tout serait devenu subitement "beau". Chez lui, cela fait partie de sa paix sociale. L'abstinence, c'est bien beau, mais... Des théories poussent à croire qu'il y aurait une stratégie de sectarisme, de la purification des rites religieux dans l'air après la cascade de déclarations papales de ces derniers mois. Dérapages contrôlés d'ultra conservateurs pour une église élitiste de fidèles. Fausse volonté de rassemblement des croyants en risquant sans crainte un vrai schisme. Remiser Vatican II aux oubliettes pour une réaffirmation des valeurs. Serait-ce pour se réserver un monde de seul d'initiés où les agnostiques et les athées n'auraient plus droit au chapitre?

homme,femmeLe problème ne date pas d'hier avec le nouveau locataire du Vatican quand on ressort les caricatures suggestives de Kroll depuis le début à son intronisation. Les gays menacent l'humanité (décembre), l'"assassinat d'Eluana" et le tsunami comme châtiment divin (février), l'avortement plus grave que le viol, les femmes libérées, le coupable préservatif et plutôt mourir qu'avorter (mars)... J'exprimais déjà mes griefs dans un "Ciel pour horizon".

Le "Da Vinci Code" de Dan Brown avait énervé le Vatican. Le "Gay Vinci Code" écrit récemment par Pascal Fioretto, devra le surexciter par les pastiches du premier. Le livre qui vient de sortir, "Le prêtre et le sexe", comme procès de l'inquisition, essaye d'en trouver les origines. La révolte ou l'asservissement spirituelle et dogmatique. L'église a toujours utilisé le "sexe", c'est-à-dire, le moteur de la procréation, de la succession des hommes, pour affirmer sa domination et sa doctrine de chasteté selon ses propres préceptes.

Nathan Wachtel, professeur au Collège de France, allait même plus loin, du moins dans le temps, après son livre essai la "Foi du souvenir" édite récemment la "Logique des bucher" dans lequel Torquemada serait précurseur au totalitarisme du XXème siècle, style "Gestapo" en prenant les techniques d'interrogatoire et le racisme paranoïaque de l'Inquisition. Comme acte de foi, inciter à dénoncer son voisin pour l'éliminer.

homme,femmeJe sais, j'aurais pu sortir un article de ce genre, un 14 février ou un 25 décembre. D'autres ont pensé chercher "tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe" lors de ce genre d'occasion. Le Magazine des Philosophies examinait tous les "si" d'opinion. L'un d'entre eux imaginait "une révolution féministe dans le monde musulman" dans un esprit de procréer et de créer point de fixation de l'intégrisme islamique. La femme, point de passage, d'intersection dans le monde de la judaïcité, comme si les deux éléments du couple n'avaient pas leur propre importance. Qui a raison? La science va nous en donner une réponse.

Ce jeudi, à la télé belge, après "L'Odyssée de l'espèce" et "L'Odyssée de la vie", ce sera un docu-fiction en images réelles et en 3D, "L'Odyssée de l'amour" par Thierry Binisti, sous forme d'une comédie sentimentale et scientifique.

Le film montrera le grand rôle du cerveau dans l'amour. Le cerveau le plus archaïque, le plus animal commandé par notre instinct de survie sur Terre. La passion, c'est quand le désir l'emporte sur la raison, disait le Pr Michel Reynaud. La neurobiologie de l'amour, tout un programme. La séduction mis en formules chimiques. L'alchimie de l'acte sexuel. Scénario alambiqué et difficile, s'il en est, et qui devrait rallier le cœur, les vaisseaux, les poils de la peau, les communications biochimiques, électriques dans les milliards de synapses à sa cause. La libération d'ocytocine, secrétée par l'orgasme et les caresses, de la vasopressine, hormones de l'attachement entre une mère et son bébé retrouvé déjà dans la passion amoureuse. Hormones, incitée par la dopamine, de la plus fondamentale récompense et motivation pour l'amour.

homme,femme"L'amour est unique, universel et reproductible" est le sous-titre du film. La boucle serait-elle bouclée? Celle de la ceinture de chasteté, castrée? Tout s'expliquerait? Plus de magie? Non, mais autant savoir. Le Pape n'en aura, peut-être, cure. Il en sera pour ses frais, car, il ne pourra plus l'ignorer, n'importe où il ira: l'homme n'est pas ce qu'il est, celui qui s'est retiré du monde et regarde celui-ci avec un prisme mal réglé. L'amour ne serait plus que l'outil, le catalyseur de nos hormones.

L'origine du poisson d'Avril, jour saint pour les blagueurs, remonterait au 16ème siècle. Le symbolisme du poisson y est certainement aussi pour quelque chose.

Quelques vidéos suggestives pour ce jour précishomme,femme

Le Chat, n'hésite plus à nous bouffer ce Poisson d'avril de malheur et pas uniquement pour un jour, même s'il aboit.

S'assumer en tant qu'homme et femme, avec ses qualités et ses défauts, ne serait-ce pas le bon mot de la fin?

Prendre son destin en main, quoi.

L'enfoiré,

homme,femmeSur Agoravox, en famille, sont-ils sexistes avec leurs bijoux?

Réactions en premiers de la Belgique au Pape de manière officielle et droit de réponse

Et de l'Europe bien après vrais faux poissons d'avril

 

 

 

Une histoire transmise par un copain qui venait bien à propos:

Un médicament très efficace


Dans une petite ville de province, un petit monsieur se présente dans une pharmacie et demande du VIAGRA.

Le pharmacien lui en donne une boîte ...

Le client ressort sans payer :

« Le temps d'aller faire une course chez le boucher en face, de faire de la monnaie et je viens vous régler. D'accord ?"

Le pharmacien regarde par la vitrine histoire de surveiller son gars.

Celui-ci rentre chez le boucher.

- « Mettez moi 2 entrecôtes s'il vous plaît. Je vais chez le boulanger faire de la monnaie et je repasse vous payer. D'accord? »

Il emporte sa viande et s'en va chez le boulanger :

- « Bonjour, je voudrais deux baguettes. Je fais un saut chez l'épicier et je reviens vous payer. D'accord ?

Même manège chez l'épicier, puis il sort, saute dans sa voiture et s'en va en trombe !!

Peu après, entre chez le pharmacien un autre client qui lui demande

- « Je voudrais du VIAGRA mais, à votre avis, est-ce que ça marche vraiment ? »

- « Écoutez, c'est garanti : je viens d'en donner à un client qui en moins de cinq minutes, vient de baiser, l'épicier, le boulanger, le boucher et moi !».

 

Citations:

  • "Sexe : le plaisir est de courte durée, la position ridicule et la dépense absurde", Philip Chesterfield

  • "Les hommes portent leur coeur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans leur coeur", Malcolm de Chazal

  • "Si par nature, l'homme est une bête de sexe, j'ai toujours eu des animaux de compagnie", Mae West

  • "En matière de sexe, la plupart des hommes se prennent pour des dieux. Manque de pot, en matière de sexe, la plupart des femmes sont athées", Bernard Lherbier

 

Pour info, actuellement, une exposition à Namur reprend les oeuvres de Félicien Rops, qui s'est toujours inquiété de comment inspirer de l'amour à une femme: Le Pornokrater, La dame au pantin, la Tentation de Saint Antoine ne sont que certaines de ses oeuvres.

19/05/2008

Le prestige d'être simplement "con"

Le peloton des gens qui ont un quotient intellectuel, le fameux QI, en dessous de la barre existe. Alors, les autres sont au balcon pour leur lancer des invectives. Et pourtant, ils ont, tout idiot, le droit et le devoir d'exister et d'imposer une prise de conscience pour l'autre bord qui lui se dit si "intelligent".

hommeCombien de phrases assassines pour désigner les "cons"?

"Quand on mettra les cons sur orbite, t'auras pas fini de tourner", "Quand on voit la connerie humaine, on a une idée de ce que peut être l'infini"...

La liste n'est pas exhaustive.

Pas besoin de commander, elles arrivent toutes seules. Voilà le genre de dictons, généreusement distribués dans l'oreille de ceux à qui l'on veut du bien... naturellement, parce ce qu'on le vaut bien.

Les commères sont de service. La combinaison  dépasse l'entendement à comparer chaque comportement, comme s'il y avait une balance avec deux plateaux.

Que peut-on conclure?

Les conifères ne perdent pas leurs feuilles toute l'année? Une phrase pour y faire le con, non plus.

Mais à part, cette inversion... Tout le monde consomme, consume et compresse avant de se retrouver constipé.

Pour couronner le tout, Michel Audiard disait "J'parle pas aux cons, ça les instruit" et "J’ai divisé la société en deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres que je ne supporte pas".

Un voyage, de plus, dans ces dialogues qui ne manquent pas de se retrouver dans le public et les conversations autorisées de ceux qui se sentent en dehors du lot.

Le but: se moquer et conspuer évidemment. Si le "généreux conseilleur consciencieux" a vérifié ses "sources", importe peu. Il faut être consistant dans un consistoire. Dans ce genre de style, on peut être comparse, condisciple ou complice.

Et si, pour une fois, on essayait de comprendre et tentait de les sortir du trou dans lequel on les y a mis par l'habitude ? 

D'abord, les consoler avec compassion.  De la concupiscence? Pas du tout. Pas de coma à avoir. Pas de passion pour les cons, non plus.

D'abord, il y a "con" et "con". Il y a souvent une combinaison de circonstances qu'il ne faut pas mélanger. C'est con, mais c'est comme ça. Pas besoin de commuer la peine d'un copain en connerie. Les candides ne sont pas cons.homme

Penser qu'ils soient "inutiles", ces gens que l'on rejette de "bon" ou de "mauvais" coeur, est la pire des idioties.

Ce serait conneries de cloisonner trop hâtivement les "exclus" de l'intelligence pour des esprits bien sensés et pleins de d'idées généreuses ou intéressées.

La plus grande raison en est ce simple coup de semonce des idées parallèles. Un candide, comme je le nommais, n'est pas "con". S'il s'instruit, il peut instruire les autres et faire réfléchir ceux qui sont en mal d'idées nouvelles et extrêmes. C'est vraiment l'avantage de cette catégorie de personnes en marge des idées reçues que l'on désignerait un peu trop vite comme "autiste intelligent".

S'ils énervent à priori par des questions hors tempo, ils font aussi un peu plus de passages sans le vouloir à apporter une réflexion et une ouverture d'esprit différente ou biaisée mais, aussi, pluraliste. Il n'y pas de questions idiotes, il n'y a que de mauvaises réponses. Encore faut-il que le message dit "idiot" passe dans une oreille qui y prête attention à sa juste valeur sans le rejeter d'office dans l'oubli ou l'inconscient.

Les inepties ne sont pas d'office à coller dans les rébus et peuvent cacher les frontières du réel dans le pays de l'"Absurdie" comme dirait Sardou.

Même dans ce cas, la concurrence est concrète. Non, ce n'est pas une confrérie qui s'ignore. Elle est conforme à un état d'esprit. Mais elle reste confidentielle et connue.

hommeSans eux, pas de rêveries honteuses, et peut être pas de rêves du tout.

Même pas par le bout de la lorgnette de l'originalité pour conjurer le sort.

Les Messieurs Pignon ont des succès incontestables au théâtre, au cinéma et pas seulement d'estime. Il ne cherche pas à conquérir la place par leur conscience. Ils font d'abord sourire et puis rire aux éclats. Réfléchir, ensuite, est la suite logique que tout homme sensé devrait entreprendre.

Les films qui sont sortis récemment autour de la personne de Pignon n'apportent pas uniquement rire mais aussi tendresse, compréhension et intérêt. Le théâtre actuel que l'on appelle du "boulevard" se réfugie le plus souvent dans des comiques de situation en se qu'on a appelé "théâtre de l'absurde". En faisant ressortir des scènes de la vie en commun dans un couple, nous trouvons des sujets pour se remettre en question à chaque instant par leur côté insolite mais tellement vrai.

L'absurde, par son statut, va ressortir grandi à l'analyse. C'est loin d'être rien par le résultat et le bienfait moral qui peut en découler.

Tout le monde en a, dans ses connaissances, de ces créatures dignes des meilleures caricatures humoristiques.

Si le bonheur est à ce prix, peut-être, faudrait-il aller jeter un coup d'oeil dans le bocal à poissons rouges et peut-être, qui sait, à poisons rouges ? Cela éviterait de passer à côté de la montre en or de la sagesse.

Les soucis de la vie sont des fardeaux bien lourds et ne pas prendre du recul avec humour, pourrait verser l'intelligence dans l'absurde.

Modérateur sur Agoravox, je me rappelle, un article refusé qui proposait de taxer les cons. Refusé par le seul fait que l'article "Exprimait une opinion personnelle pas assez argumentée", ce qui voulait dire en clair qu'il visait de manière trop ostentatoire une personnalité. Taxer de petits, grands et moyens cons semblait être le but essentiel en appliquant des pourcentages de taxation pour catégoriser la « smala de gens en manque de neurones efficaces ». Il concluait par "On a toujours besoin de petits cons chez soi'.

Reprendre la discussion après cette aparté instructif, je renverserais la vapeur. La bêtise des intelligents a été décrite en blogs et en livres.

Les lanternes rouges du peloton descyclistes sont toujours récompensées. Pourquoi, les retardés de la cervelle ne le seraient-ils pas aussi?

Et puis, cela fait rire un con de première sans aucune autre tare et tant qu'il n'y a pas de mal à la clé. Rire, c'est s'allonger d'autant la vie.

Merci, mes chers cons, rien qu'en pensant à vous, vous m'avez fait gagner ma journée ! Même le bas de l'échelle devrait pouvoir avoir son mot "perso". 

Pour le "Dîner de cons", Francis Veber reconnaissait qu'il n'était pas difficile de jouer au con et qu'on l'est toujours de quelqu'un.

Le théâtre y a trouvé son Molière, Labiche, Feydeau avec ses tartes à la crème.

Les bouquins écrits pour les "Nuls" fleurissent comme des petits pains.

C'est dire que cela pullule du côté des dérangés de la feuille.

Le journal "Marianne" n° 571 parlait de "sublîme bêtise". Son article "La promotion des nuls" disait que dénoncer la bêtise n'est pas toujours un signe d'intelligence.

Quand j'étais en phase finale de l'écriture de ce texte, je joggais comme d'habitude. Il faut bien conserver la forme, la tête et les jambes. Cette fois, je convergeais vers le centre de Bruxelles. C'était la Gay Pride, l'après-midi. Pas une question que cela m'intéresse, mais, au rendez-vous, que de couleurs pour les photos. Ce matin-là, en pleine confiture, il pleuvait des cordes. La pluie consumait les seuls points secs de mon corps. Je venais à regretter le confort de la maison.

C'est alors, que je me suis rappeler une phrase d'un certain président. "Pauv'con" qu'il disait à l'adresse d'un citoyen lambda. Je me l'attribuais immédiatement en pensant qu'en rentrant mon conjoint ne manquerait pas de m'attribuer le pseudo de même acabit. Dans le cas de la rencontre du Président, je ne sais si celui qui recevait cette critique, le méritait. "Pauv", peut-être. Il était peut-être limité à la portion congrue.

Mais de toutes manières, étiez-vous compétent, Monsieur le Président, pour le constater?

Qui sait, peut-être, ce "Pauv'con" était-il occupé à tester votre crédibilité de Président.

hommeVous avez besoin d'un parapluie lors de vos déplacements, tenu par un garde-du-corps parce que votre Rollex indique peut-être "Waterproof" sur sa devanture, ce qui ne veut pas dire "étanche".

Chez nous, on aime la bière, la compote, les frites et les moules. On peut vous en servir plus avec de différentes conceptions et de sauces piquantes ou sucrées. L'autodérision nous connaît. Elle est compactée, condensée avec les compromis et la dérision. Pas "condor" pour un sou, le p'tit belge.

Notre premier ministre Leterme vous a visité récemment à Paris. Je ne sais quelle hymne national vous lui avez offert. 

Lui, avec le recul, son lapsus de la Marseillaise, n'était pas aussi con qu'il y parait. L'air n'est pas mal et facile à fredonner, peut-être plus que la Brabançonne.  homme

Mais si un jour, vous, Français, lui concoctez une visite à Bruxelles, pour complimenter, pour assister à un concert ou  à un congrès, que sais-je. Si, j'y étais aussi, moi, l'enfoiré. Un conseil, ne me consultez pas, ne recommencez pas la même comédie.

N'y voyez aucune conspiration. Je ne suis pas compulsif mais ce serait le comble des combles. J'aime les figures. J'ai un peu de style, mais j'ai horreur des pléonasmes. Je resterai toujours consensuel mais ni consentant, ni conservateur, ni consigné.

Brassens se lamentait en chantant "Le temps n'y fait rien à l'affaire", quand on est con, on est con. Donc, à chacun son combat.

Un contretemps, la semaine prochaine je serai en congé. "Cela ne nous ramènera pas le Congo", allez vous dire et je confirme. Mais sans contrordre, j'ai la conviction que je ne serai pas souvent en connexion même si je ne change pas de continent.

Alors, compagnons de route, apportez votre contribution par vos commentaires dans une conversation non conventionnelle et peu de contrôles.

La dernière chanson de Brassens fut "Quand les cons sont braves". Voulait-il se racheter de sa première version?

Alors, je préfèrerais, comme le chantait Jacques Brel dans la "chanson de Jacky", il n'est vraiment pas mal d' :

Être une heure une heure seulement
Être une heure une heure quelquefois
Être une heure rien qu'une heure durant
Beau beau beau et con à la fois

 

L'enfoiré,


Un autre avis sur ceux que l'on dit "con"

 

Citations:

 

  • "L'intelligence a été inventée il y a bien longtemps par un type vachement malin. La connerie, c'est tout autre chose, c'est une création collective", Philippe Geluck
  • "Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes.", Jacques Rouxel
  • "La connerie absolue n'existe pas car, à partir d'un certain degré, le con cesse d'être rentable.", Yvan Andouard
  • "La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence !", Serge Gainsbourg
  • "Certains ne sont jamais seuls, ils sont toujours accompagnés de leur connerie.", Arletty
  • "Si un jour, on instaurait un examen pour devenir con, je parie qu'il en a encore qui arriveraient à le rater", Philippe Geluck

09/05/2008

Shocking !

Une décision à prendre. Simple dans son énoncé et pourtant lourd de conséquences. Pour les uns, ce sera de banales vacances décidées dans la douleur ou la chaleur du couple. Pour les autres, une destinée qui change en dehors d'eux. Un défaut d'adaptation? Certainement. Trois lettres vont-elles changer les choses?

shocking_01.jpgCe jour-là, le soleil était peut-être trop chaud, l'air trop limpide, il faisait Beau et l'Horizon respirait la Vie.

Dans une chaumière, l'homme pris un Bain et il fut l'Heure de rejoindre la Ville par la route. Son esprit était absorbé. Une décision devait être prise le soir-même. La veille, tout avait été consulté, brochures et informations pour décider de leur période de vacances.

En partant, un Bécot Hors-la-loi n'avait pas Vaincu l'électricité qui était dans l'air. 200804281.jpg

Tout était prêt, pourtant, avec le Bonheur de décider, ensemble, avec l'Habitude, de la destination des Vacances. La mer, la campagne ou la montagne?

Le soir, on sentait qu'une Bataille allait se jouer au Hasard des Versions.

La Bagarrre du choix allait surfer entre Honnêté et Vertige.  20080430sursis.jpg

La Balle commença très vite à passer de main en main, Hypothéquant le Verbe des arguments de poids dans l'exclusivité. Une journée entière pour confirmer ses propres convictions et ne pas penser à autre chose. Le droit de réponse, de rigueur, non dogmatique pour seule relations intra-muros du "home sweet home".

Alors, pas question de rejouer le film "La Brute, le Héro et le Vaniteux".

Blesser par pur Hasard sans Volonté de nuire est un acte qui ne se comprend pas comme tel.20080618 Emplois du temps.jpg

 

 

Ni la Bagatelle, ni à la Harpe, n'opéraient le filtre avec un Voile désiré.

 

Les Baffes verbales bercaient la Hargne de la Victoire. Un véritable match de coq.

Diplomatie démocratique en berne.

Banal, vous allez dire ? Habile, peut-être aussi? Vague quant aux résultats, certainement.

20080508bhv.jpgLe côté Balnéaire était en forme, d'abord. Les Hauteurs, ensuite. Mais, la Valise n'était pas encore pour demain. Elle se retrouvait au frigo.

Baiser l'autre, Hélas, il fallait être une Vedette.

Bégayer parfois, dans la Honte  Versatile.

Le Bateau, l'Hôtel tout était Vulnérable.

La Blague baignait de plus en plus dans une Hemorragie Vexatoire.

La Boussole, elle, dans une Houle Vénale.

Tout doucettement, Bâcler l'Honnêteté du Voyage, lui-même, ne parvenait pas remettre calme et volupté dans la maison du bonheur.

shocking_50.jpgLe Baromètre était mal réglé à la rencontre. La Hachette était sortie du fourreau. Le Voyage était foutu.

Les Bagages regagnèrent leur enclos. L'Humoriste n'était pas arrivé à vaincre le Volcan.

Fin de l'histoire du couple.

Cette histoire n'aurait pu être qu'une Véritable Histoire Belge avec ce tiercé de lettres dans le désordre.  20080509bhv-chambre.jpg

Comme dans toutes histoires de couples, le choix des mots, une interprétation, dépassant le niveau de la conversation, sont à l'origine de beaucoup de malentendus. Un ping-pong de mots d'oiseaux commence et la dispute s'envenime. Le divorce d'idées ne peut se calmer alors que par la compréhension de l'avis de l'autre ou par les concessions mutuelles. En Belgique nous avons une marque de fabrique de compromis. Vite, calmer le jeu, pour ne pas atteindre le point de non retour est la norme entre Francophones et Flamands. Rebobiner le débat au départ. 20080425bhv.jpg

Mais où était-il, encore, ce départ? Il est tellement ancien qu'on a du mal à s'en souvenir.

Entre-temps, la colère est très mauvaise conseillère et il faut, en panique, accepter que, chacun devra faire un pas ou mourir seul. Prendre le temps d'écouter les reproches objectivement et en soustraire l'émotion est la meilleure thérapie pour la relation humaine.20080618 Emplois du temps.jpg

Normalement, l'analyse de part et d'autre des interlocuteurs permet de déterminer ce qui a contribué aux blessures de notre "ego" de citoyen. L'amour propre, l'orgueil et le fait de perdre la face n'ont pas, néanmoins, la force déterminante pour briser une relation.

La vulnérabilité et la dépendance sont insensiblement utilisées par l'autre et cela n'est pas facilement surmonté par la victime du moment qui va se sentir obligée de se protéger. La peur de l'autre, voilà le problème.

Une situation "Win-Win", bien connue dans le milieu des affaires, est la panacée, en famille et en politique. Ajouter une unité au compteur des coups d'éclats? Faire le point, exprimer son besoin de reconnaissance apaise la compétition.

20080509bhv-cirque.jpgAvec cette épée de Damoclès au dessus de la tête, la scission de l'arrondissement de Bruxelles, Halle, Vivoorde sent le roussis. Il a encore été repoussé au bout de la nuit. J'ai pensé que vous faire ressentir le vécu de ces trois lettres qui sont trop souvent dans les discussions et non pas dans la négotiation. Dès lors, je propose, par référendum, de supprimer ce trio de lettres litigieuses du dictionnaire ou alors de l'élargir à beaucoup d'autres. Les Belges me comprendront, j'en suis sûr.

318623248.jpgPour les autres, je ferai un petit rappel:

Le Brabant flamand au Nord de Bruxelles tire incontestablement un profit de la proximité de la capitale. Les loyers sont chers dans la capitale. Alors, on descend et on fait la navette, domicile en Flandres et travail à Bruxelles. La capitale n'en a pas les revenus fiscaux. La capitale du pays et de l'Europe, bilingue, cosmopolite aussi, est enclavée dans la région flamande et demande en échange de la scission de sortir de cet enclavement de garder un contact avec les frontières wallonnes par un élargissement. Halle et Vilvoorde, "taches" trop bilingues, sont considérées comme une anomalie sur un sol flamand. Le CD&V, parti chrétien radical flamand a gouverné sans interruption de 1958 à 1999. Cette fois, en cartel avec le NV-A (séparatiste flamand), à force de promesses,  remportait les élections de 2007, avec son cheval de bataille Yves Leterme, 800.000 voix de préférence. Coincé, le parti doit apporter un trophé et BHV en est le prétexte. Sera-t-il prêt à sacrifier son héro, devenu Premier Ministre, qui a hérité, de fait, d'un pied d'argile?

Dans un film qui s'appellerait "C'est arrivé près de chez vous",

BHV a déjà généré des commentaires à la pelle. Une question de langue ou de volonté politique? 170572659.jpg

Les délégués du Conseil de l'Europe, venu analyser le problème, en étaient inquiets.

 

Et, "un yin et un yang", un. SVP.   shocking_10.jpg

 

L'enfoiré,

 

Avec mes remerciements à KROLL et RIF pour leurs caricatures tellement bien ajustées.20080429bhv.jpg

 

Citations:

  • " Si chacun avait sa vie racontée sur sa figure, on ne vendrait pas beaucoup de miroirs", Albert Husson

  • "Le motif pour lequel se produisent les disputes n'est jamais aussi grave que le malaise qui en découle", Alain de Botton

  • "Lors d'une dispute conjugale, la seule personne qui écoute attentivement la version de chaque époux, c'est le locataire de l'appartement contigu", Anonyme

  • "Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !", Henri Jeanson

22/04/2008

Amitié, échange de bons procédés ?

L'amitié dans la proximité et le concret, tout le monde pouvait la connaître depuis longtemps. Avec Internet et le virtuel, peut-on encore parler d'amitié?

hommeDans le concret avec les amis locaux de proximité, il existe une foule de gradation dans les relations privilégiées humaines. Connaissez-vous un mot qui aie autant de synonymes que le mot "ami"? Sans passer à l'argot, la liste des synonymes ne serait pas complète. Les citations innombrables ne sont pas en reste non plus.

L'homme est-il sociable, ermite ou grégaire? Faut-il avoir beaucoup d'amitiés autour de soi ou peu pour bien vivre?

Avoir un ami, à quoi cela sert-il? Pour le plaisir ou les coup durs? Pour supprimer la solitude? Pour des références qui peuvent toujours servir par après? Ne dit-on pas "Les amis de mes amis sont mes amis", comme si cela était un dû dans une chaîne logique?

Toute relation humaine est fondée sur un échange d'informations, de sentiments. Le coeur ou la raison. Échanges croisés et pas nécessairement à partir et vers les même bords hiérarchiques. Ils peuvent être complémentaires ou aidés par les compromis. L'amitié se crée le plus souvent grâce à une certaine affinité de raisonnement, une envie de fréquentation courante. Cette proximité oblige parfois à jouer "masquer" pour plaire à son interlocuteur dans les conventions pour ne pas vexer. C'est son côté négatif.

Mais, alors, quand la fréquentation devient virtuelle, comment peut-elle se générer et qu'en reste-t-il dans la durée? Internet et ses conversations virtuelles à des milliers de kilomètres a ajouté l'universalisé dans les relations humaines. Le tchat, les blogs commentés, les sites citoyens ont véritablement bouleversé les envies et les liens entre les hommes. Nous sommes entrés dans le monde du superficiel, pourrait-on penser, sans impact physique pour les interlocuteurs. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ai pas de conséquences dans le moral et dans la création de relations plus vraies que dans le monde réel. Dans ce monde du virtuel, les masques tombent. Des pseudos, des avatars qui ne représentent pas la personnalité, sont les nouveaux pare feux d'Internet. Le plus souvent les textes qui sont publiés ne sont que prétextes d'entrée de jeu dans l'arène. L'auteur ne peut absolument pas évaluer la direction des commentaires. De nouvelles règles s'imposent pour canaliser les impulsions de chacun. Un lecteur qui n'aurait pas l'habitude de cet espace virtuel, en reviendrait surpris, parfois épouvanté par la violence dont il détecterait les traces. Cela peut exister. Des précautions s'imposent, c'est vrai. S'introduire dans une conversation physique, déjà en cours, pouvait aussi prendre des allures véhémentes. Les intrus ne ressortent jamais indemnes de toutes relations concrètes ou virtuelles dont il ne comprend pas la totalité de l'enjeu.

Ici, dans le virtuel, il s'agit de relations parfois bien plus intéressantes et profondes pour ce qui compte vraiment pour chacun des internautes. Rien n'empêche de ne pas entrer dans une conversation ou d'en sortir si les informations ne correspondent plus aux envies du lecteur.  Personne n'en fera le reproche. Cette liberté est bien plus grande que dans le concret. Mais, sans connaître la personne qui est à l'autre bout, on parvient avec l'imagination à en faire un portrait robot moral. Le physique n'y est pas, mais le fond de l'interlocuteur se découvre plus clair, pour celui qui, avec un peu de psychologie, peut en définir les contours.

Écouter les petits tracas d'une vie ne devient plus une obligation mais une participation voulue et comprise. La vie réelle en ressort parfois bien mieux qu'avec des phrases toutes faites de l'improvisation. Le choix de se retrouver, loin de tout, oublie le physique mais impose des rapprochements plus virils, peut-être, mais bien plus vrais. Peut-être est-ce la raison que l'on y voit peu de femme dans ces sites de rencontres citoyens. Les sujets de conversations sont naturellement différents souvent et ceci explique cela.

Quand les distances et les frontières n'ont plus cours, une amitié véritable, peut-elle se former sans jamais espérer une rencontre dans le réel? Là, cela dépend des cas. Des similitudes de comportement, de réactions aux événements pourraient parfois le faire croire, mais pas toujours. Les joutes créent aussi un nouvel échange de bons et mauvais services à une humanité conglomérée qui se cherche. Il faut simplement connaître les règles du jeu et savoir, comme avec tous les média, raccrocher le combiné quand il le faut.

Construire son "moi" peut parfaitement se faire par les contacts avec les autres, de milieu, de culture totalement différents. La diversité d'idées, voilà la différence et l'avantage. Vaincre cette peur du refus de l'autre, s'investir, se découvrir plus puisque la "capote" est mise. Faire le premier pas, sans arrière pensée. Chercher la vérité universelle, plutôt que le conformisme ambiant et locale. Chance réelle de compréhension du monde dans un chemin médian. Les hommes se rencontrent, cette fois, un peu comme des atomes, mot qui garde tout son sens, dans ce cas, par son origine de "non sécable" et pour ce qui est de son caractère intransigeant avec des charges puissantes. Certains de ces atomes vont fusionner, d'autres s'éviter avec des charges identiques.

Être identique de conception n'intéresse plus vraiment. Seule la contestation est constructive pour forger l'homme qui reste ouvert et qui se recherche. La dure loi de la différence et du pluralisme d'idées ont beaucoup plus d'aspects positifs que les risques d'une rencontre entre Titans.

Une fois comprise, cette situation apporte une amitié nouvelle dans l'équilibre des forces sans faux fuyants. Ne pas s'effacer devant l'autre mais trouver un bon milieu du compromis sans compromissions devient la bonne conclusion.

Si la famille et parfois les amis de proximités, triés sur le volet, apporteront souvent le réconfort, il est vrai que ses membres sont des amis par conformité, par l'habitude ou même forcés par les convenances.

Avoir beaucoup de relations ne veut pas dire beaucoup d'amis. Dans le concret, des impératifs financiers ou autres peuvent cacher des raisons bien peu louables et loin du coeur. Accepter que l'on ne peut être amis avec tout le monde est aussi le départ du bon sens ("A cash city"). Rester critique en aparté, avec le filtre de protection de crainte de retombées sans affronter la personnalité de l'autre sont des contraintes qui n'existent plus dans le virtuel. Les critiques de l'autre bord, loin d'être toujours des attaques, sont très certainement utiles dans ces échanges de "bons procédés".

"Ce n'est pas un ami que l'ami de tout le monde.", disait Aristote

Revendiquer d'avoir des ennemis donne l'équilibre. Dans le passé, il y a eu les grandes amies "Les vamps" qui ont fait rire pendant des années.

Sur le net, l'humour est aussi une arme très utile, redoutable, même, sur la toile. Susciter celui de l'autre deviendra du grand art de la persuasion. La toile, c'est du théâtre mais sans trac. Ne pas craindre de paraître ridicule. Avoir confiance en soi est de première nécessité. Chacun a son rôle à jouer, tout dans le doigté et la finesse. Le "premier pas", il faudra choisir qui le fait. Garder le sourire sympa, le respect, ne pas frapper au départ, garder le naturel, sans dérapage, écouter, pardon lire, et apporter un complément d'expérience personnel, intéresser l'autre, critiquer mais à petites doses, mettre en confiance, rester positif sans exposer toutes ses charges et contrariétés.

Ici, rien de plus faux dans la durée que ce dicton: "Qui se ressemble, s'assemble". Bien trop morne, que de fusionner des idées qui se situent trop sur la même ligne de conduite.

La franchise peut être une entorse à l'amitié dans le monde réel. Ici, le manque de franchise et de clarté peut faire plus mal encore. Toute relation mérite analyse et recherche de la conformité du partage. C'est un pacte et l'on signe ou on passe son chemin.

Une amitié qui se créerait ainsi pourrait être plus durable car moins astreinte à des conventions dues aux rapprochements trop courants. La discussion reste le point de ralliement quand un orage survient. Clarifier les positions et trouver les points d'achoppements pour les dénouer. Le Modus vivendi est probablement moins difficile à surmonter pour les raisons d'éloignement dans le temps et l'espace. Les réconciliations se passent dans la communication jamais dans le silence. Bouder n'est plus la solution.

"Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été" disait encore Aristote.

Polluer la vie de l'autre avec la sienne ne sera jamais une preuve d'amitié mais un étalage de ses propres tares ou bons coups.homme

Les synonymes de "ami et amitié" sont innombrables comme je le disais: acolyte, adepte, allié, alter ego, amant, amateur, amical, aminche, camarade, coalisé, collègue, compagnon, compère, confident, connaissance, copain, copine, familier, frère, intime, partisan, pote, proche, relation,... peut-être faudra-il y ajouter un nouveau sur la toile: l'amiweb.

En mars, "Test Achat" faisait une enquête au sujet des plus de 65 ans. Les résultat présentaient leurs besoins et leurs manques. Le manque principal était justement d'avoir de véritables amis. Amis auxquels se confier lors d'une crise, de problèmes. 6% d'entre eux se plaignaient même de n'avoir aucun ami, d'être isolés. La famille, bien que précieuse, n'apportait pas la totalité de leurs besoins.

Oublier ce qu'est un ami, un camarade, un copain, du moment qu'il y a l'ivresse des moments privilégiés des deux côtés de la table des négociations virtuelle ou bien concrète.

hommeJ'ai joué à l'enfoiré, une nouvelle fois. Cela n'est pas exclu. Quand, il y a bonne amitié durable, il y a toujours échange de procédés. Rien de grave, pourtant, l'amitié et c'est un scoop, se porte toujours bien à qui veut en donner les prémisses.

La solitude entre les "plis" des rencontres, c'est aussi une chance de rester zen. Se parler à soi-même, mélanger ses conflits et ses complexes ne sont pas toujours des maux en soi, malgré la chanson de Serge Reggiani qui en parlait de cette solitude ressentie et mal vécue. Il ne faut pas la détester. Gilbert Bécaud chantait même que la « Solitude, ça n'existe pas ». Cette fois, dans le virtuel, elle pourrait ne plus exister vraiment.

En tout, l'amitié, c'est intéresser l'autre par la présence de l'esprit et du coeur.

C'est là que le terrain virtuel ou concret se gagne ou se perd.

 

L'enfoiré,

 

 

Citations:

 

  • "Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard.", Confusius

  • "Mon ami signifie mon esclave. Mon cher ami veut dire vous m'êtes plus qu'indifférent.", Voltaire

  • "Il n'y a pas d'ami, il n'y a que des moments d'amitié.", Jules Renard

  • "L'amitié, c'est pour quequ'un qu'on connait bien mais qu'on aime quand même", Michel Boujenah
  • "Amitié: Amour sans pénétration", Laurent Baffi
  • "J'ai des goûts de luxe. La preuve, j'ai des amis en or". 

22/11/2007

LobsterBies

Les "Lobbies", le "lobbying", les mots souvent utilisés. Que cachent ses mots? Qui en sont les instruments? Pourtant, on se rend très vite compte que les repas qui s'y servent sont agrémentés de ce crustacé de grande renommée: le "lobster". Tiens, comme eux. L'origine du mot "Lobby": "vestibule qui attend dans le couloir". Comme, le homard !

d56602587396ec7c2a97f41db1e64830.jpg"Questions à la Une", le 23 mai 2007, parlait de ces groupements qui se font payer pour conseiller ceux qui peuvent payer leur conseils d'expert. En voici, l'annonce:

L'invasion des lobbyistes.A Bruxelles, on compte 15000 lobbyistes, presque autant qu'à Washington, la capitale mondiale du lobby. Les lobbyistes de Bruxelles travaillent dans un périmètre très restreint. Sur quelques kilomètres carrés, autour du rond point Schuman. Ils encerclent les institutions européennes et ça n'est pas qu'une image. Dans les faits, on constate que les lobbyistes sont partout, aussi bien au parlement et à la commission que dans les groupes de travail qui précèdent l'écriture des directives et des lois votées par les députés. Les lobbyistes ne travaillent pas dans le secret. Ils ont pignon sur rue. Ils sont d'ailleurs répertoriés et ils portent un badge précis pour rentrer dans l'enceinte du parlement. Sauf que les institutions viennent d'être secouées par plusieurs scandales. Un exemple, le licenciement de ce conseiller allemand qui travaillait pour plusieurs entreprises privées et en tant que conseiller du commissaire à l'énergie. La puissance des lobbies est spectaculaire. Ils réussissent à faire basculer certaines lois ou directives comme REACH (programme réglementant l'utilisation des produits chimiques). Pour ce faire, ils disposent de gros budgets qui leur permettent d'informer les autorités européennes. A l'appui, dossiers luxueux, très bien écrits et très bien documentés. Un constat, à Bruxelles, tout le monde travaille ensemble pour le meilleur et pour le pire. Des cabinets privés au service de grands groupes industriels, financiers ou agricoles pour intervenir auprès de politiques. Des groupes de pressions qui parviennent à faire modifier des lois. En France, on dénombre une vingtaine de cabinets de lobbyistes et une centaine de consultants. Des agences installées stratégiquement aux abords de l'Assemblée nationale, des ministères et qui ne cessent de se multiplier. Toutefois, cette profession n'est pas encore reconnue en France. La présence de lobbyistes est même interdite au Palais Bourbon. Et pourtant, on les croise dans les couloirs de l'Assemblée, dans les bureaux des députés. Ils arrivent ainsi, dans la discrétion, à toucher les plus hautes instancesdu pouvoir.

Quelques jours plus tard, l'Echo avait un article intitulé: "Vers un lobbying plus transparent" (Patrick Wilkins). La fonction de lobbyiste évoluerait et perdrait sa connotation négative associée à cette profession. "Concept fourre-tout à la limite de l'illégalité et du trafic d'influence". Les mots étaient lancés pour être corrigés. Le magazine "European Lawyer" était censé apporter la lumière. Le but avoué: "représenter ses clients pour influencer le processus législatif et politique".

L'origine du mot "Lobby", en ligne directe du 19ème siècle, proviendrait littéralement du mot « vestibule » ou « couloir ». Le général Grant, lors de la guerre de Sécession avait quitté la Maison Blanche en flamme et s'était réfugié dans le rez-de-chaussée (lobby) d'un hôtel pour chercher des conseils auprès des Membres du Parlement. Ces groupes d'influence et de pression voulaient influencer les pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts particuliers, matériels ou moraux par le lobbying.

Plus comique encore, le dictionnaire Webster désignerait le mot "lobby" comme un enclos dans un champ pour rassembler les animaux avant le transfert à l'abattoir. Se rapprocherait-on de la véritable fonction?

Le rôle des lobbies est, paraît-il, d'apporter des conseils, un contrôle ou une représentation spécialisée à tous les niveaux de pouvoir. Les grands groupes industriels ou agricoles, les dirigeants politiques font partie des clients. La complexité des affaires et de la législation européenne, l'éloignement de l'endroit où sont prises les décisions, n'y seraient pas étrangers.

Ces lobbies existent dans tous les milieux. Tous les secteurs sont impactés. La culture, l'économie, la religion trouvent ses propres conseils avisés.

Les informations transitent-elles dans leur totalité? Sont-ils, en extrapolant, devenus les "mercenaires" de l'information et de l'influence ou, de manière plus humoristique, les "escort girls" du monde des affaires.

Passés dans le milieu politique, les lobbies apportent leur poids dans les décisions, bousculent ou en promulguent de nouvelles lois par ricochet. Influence de tout premier ordre au premier niveau.

Le risque existe que ces conseils cherchent à trouver les solutions les mieux adaptées à leur propre existence. En Europe, ce service de conseils juridiques aux États est né en 1970. Il commence seulement à évoluer après une connotation péjorative.

4c40780e779a1954727cf1b9c4d09608.jpgDepuis Bruxelles, un demi-milliards d'individus est impacté dans la vie quotidienne au niveau des normes et des impôts conseillés par les lobbies sans que sa population sache en attribuer l'origine. Et rien n'est trop beau pour les bâtiments qui les abritent au Rond Point Schuman. On démolit et on rebâtit.

Preuve de bonne santé, ces "Ombres aux Voeux Non Identifiés" (OVNI) sont toujours en augmentation à Bruxelles.

On apprend qu'un code de conduite, de déontologie et d'éthique sera mis en place fin 2007. Les cadeaux au dessus de 150 euros seront dès lors défendus.

Profiter des failles du système, suivre les lois du marketing, s'assurer des réseaux sont les outils à disposition. Les politiciens ont été désignés par la population pendant un certain temps dans un relatif "pouvoir", en bouc émissaire, souvent, en fusible, parfois. Elevés sur le pavois en ministre avec portefeuille, mais avec une bourse très réduite.

Ce n'est pas le sommet qui dirige et commande mais l'étage juste en dessous qui dirige la partition et souffle les notes. Et, l'électeur ne vote pas pour cet étage-là qui agît dans l'ombre. Quelques privilèges sont assurés pour assurer la collaboration de ceux qui vont propager la bonne parole au sommet au grand jour.

Tous les secteurs d'activité sont orientés par ces groupements de pression qui interfèrent comme arbitres. Les ONG en concertation avec le pouvoir et les entreprises multinationales impriment insidieusement leurs idées stratégiques pour décider de l'avenir de l'énergie, l'environnement, l'agriculture, les services. Les erreurs de parcours ont donné une orientation très péjorative dans l'esprit du public surtout français plus imprégné par la République et les Droits de l'Homme.

Minimiser les risques par l'industrie en s'appuyant sur des scientifiques, les médias et ensuite, prendre de grandes décisions ont engendré des erreurs directionnelles telles que les famines, les contaminations du sang, les désastres pour la santé par l'amiante, les OGM, les farines animales de ces dernières années. Les ONG ont leur mot à dire si elles ne dévient pas de leur objectif comme ce fut le cas récemment au Tchad (Arche de Zoé).

Menace pour la démocratie qui ne peut se régler que par la transparence et l'encadrement des "encadreurs" par une démocratie représentative et un pluralisme d'idées et d'idéologies. Le financement des partis, sources par excellence, est une question primordiale de cette zone d'influence. Le nombre d'agences de lobbying a doublé à Washington depuis le début de ce siècle et se rapproche des 40.000. Les budgets alloués dans ce but, frisent les 3 milliards de dollars. Depuis, le secteur a pris de l'embonpoint dans ses exigences en doublant ses tarifs.

On engage dans ces secteurs des collaborateurs avec des salaires de départ de 300.000 dollars et on suit patiemment l'évolution des dépenses du Capital. Le gâteau qui suit les "lobsters", n'en sera que plus grand. Les lobbyistes sont à la fois des professionnels, mais aussi des mercenaires se vendant au plus offrant. Enfin, ce sont des estimations car la transparence et sécurité n'est pas encore le maître mot. Sim Kallas de la commission s'est inquiété de connaître la source des budgets.

A ce tarif, cherche-t-on encore à se battre pour une idéologie ou pour gagner de l'argent et à en faire gagner au client. Le politique ne recevrait dans cette atmosphère, que des "miettes" un peu plus grosses de cette grande scène.

Dans le même esprit, le président Sarkozy a trouvé son gourou en la personne de Henri Guaino, écrivait le Nouvel Obs. Ses discours sont étudiés par son mentor pour trouver la bonne parole au bon moment. Quand, on a l'appui en exclusivité, a-t-on encore l'envie de dépenser du temps pour trouver les idées soi-même? "Un crayon qui se prend pour une plume" lancent ses détracteurs en provenance même de son propre parti. Ce conseilleur pousse à ne pas lever le pied de ses décisions dans le cas des grèves en France.

"Les conseilleurs ne sont pas les payeurs" est le dicton qui va le mieux. Ces sphères d'influence pourraient chercher à promouvoir ou empêcher des changements politiques sans chercher à se pousser eux-mêmes en avant par des élections. Interfaces entre le pouvoir des députés et ses administrés. Consultatifs et pas nécessairement responsables, donc. Ils se retrouvent trop souvent dans les rangs du politique.

"Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis" pourrait être le contrepoids pour celui qui a le destin d'un pays entre les mains. Se parler entre les véritables interlocuteurs, trouver les compromis, lobbies non admis, en fait, une solution, comme une autre.

Une prise du risque par la responsabilité citoyenne à tous les niveaux peuvent corriger ce dirigisme qui sort en droite ligne d'une élite. S'impliquer et ne pas uniquement voter pour des représentants est la voie de la sagesse.

Il faudra cependant prendre garde aux hébergeurs des "bonnes" paroles du peuple citoyen et des média citoyens. La manipulation des idées peuvent aussi transiter insidieusement par cette voie "blanche". Ne pas s'en inquiéter par un manque d'analyse ferait preuve d'un laxisme béat. L'enfer pavé de bonnes intentions, en quelques sortes.

La soi-disant "théorie du complot", commentée par certains affabulateurs, y a ajouté un goût de mystère dans l'esprit de romanciers. Il ne faut pas aller aussi loin pour expliquer cet aveuglement, mais plutôt par une mauvaise compréhension de la finalité.

Le lobbying des avocats américains avait une longueur d'avance sur les européens. Cinq cabinets d'avocats sur dix y sont consacrés. Partie du procédé démocratique, le lobbying y serait plus implanté car réglé par les institutions. Passer du cabinet privé au cabinet public y est d'ailleurs très courant.

Des gens comme Al Gore qui vont à l'encontre des idées reçues de bas en haut et de haut en bas n'auront de cesse de rechercher une vérité qui dérange. Le pacte écologique de Nicolas Hulot en est la version française. Tous deux se sont retrouvés, un jour, devant une terrible vérité qui a changé leur vie par la philosophie qui s'est réveillée en eux. Dans leurs mains, la physique a pris un nouveau départ en transformant l'énergie potentielle réfugiée dans les rêves par l'énergie cinétique dans l'action.

On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Transformer le "soi" en "nous" serait la réplique. Regarder l'étage juste au-dessus ne suffit plus. Il y a désormais une triangulaire. L'apathie et le laisser-faire par la délégation des pouvoirs de décision n'écartent pas la responsabilité. Chacun joue le requin et les rémoras de l'autre. Véritable pyramide mais sans pyramidion bien défini.

Internet sauvera-t-il le monde ? Peut-être s'il n'est pas déjà "lobsterisé". Surveiller le processus de décision dans une chaîne de la vie qui s'ajuste, cette fois, par un brin de réflexions en plus. L'abrutissement par le travail ne serait plus pour tout le monde, dit-on. Cela donnerait plus de temps pour cet exercice de recul et offrir une autre chance de sortir d'un engrenage s'il existait un jour.

Les citoyens pour sauver le monde? Encore faut-il le prouver et que l'argent n'est pas la seule panacée des prérogatives... Les bonnes consciences, les aveugles et les malentendants ont été mis au courant que les choses doivent changer. Alors, conseils impartiaux, complets et objectifs, alors, oui.

La comitologie peut être vraiment un danger pour la démocratie.1.jpg Le lobbying, un art.

Vive le Grand Jeu, à condition qu'il soit pour tous et que les cartes distribuées soient les meilleures pour assurer le succès de la planète citoyenne entière.

 

L'enfoiré,

 

Le sujet analysé ailleurs ... et encore

 

Citations:

 

  • "- Et ça représente quoi ? - Cela représente un million.", Pablo Picasso

  • "La séduction représente la maîtrise de l'univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l'univers réel.", Jean Baaudrillard

  • "La vie ne représente une richesse que si on la dilapide.", Ferenc Moln

 

19/05/2007

Expérience, tu ne nous rattraperas jamais

L'homme a bâti son histoire et son progrès en fonction de son expérience, de ses succès et de ses échecs. L'ampleur des projets d'aujourd'hui, les défis de demain nécessiteraient une communion d'efforts moins disparates.

medium_Experience_tu_ne_nous_rattraperas_jamais_00.jpg"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre" disait Karl Marx.

Voilà la phrase que l'on entend souvent lors de la commémoration des génocides, des accidents, des drames pour exhorter les hommes à ne plus se lancer dans les mêmes entreprises ou à rectifier les erreurs qui ont coûté des vies humaines ou des efforts extraordinaires.

Pourtant, la leçon ne sert pas toujours et apparemment nous serons condamnés à revivre les mêmes expériences chacun de son côté sans jeter suffisamment de coups d'oeil dans l'assiette du voisin ou de partager avec lui ses propres compétences. "Faire et refaire, c'est aussi travailler !" serait-on tenter de conclure.

Les temps changent mais l'industrie doit assumer des risques qui pourraient être partagés.

Les prix Nobel de physique, de chimie, de médecine sont de plus en plus attribués à des équipes de travail. Mais nous restons convaincus de chercher des sponsors derrière des drapeaux, sous leur protection financière. Normal.

L'histoire raconte que pendant toutes les années de la guerre froide entre les États Unis et l'URSS, la conquête de l'espace a été une lutte de prestige pour être le premier à lancer son engins spatial, à envoyer le premier un être vivant dans l'espace, son premier homme à y graviter et son premier piéton sur la lune. Premier ceci, premier cela, notion, cette fois, élevée à l'échelon d'un pays.

Cela s'est fait au prix d'efforts consentis énormes, de sommes colossales. Sommes qui n'ont pas toujours été recherché par l'intermédiaire d'investissement à l'échelle correspondante à l'effort à consentir.

En 1989, le mur de Berlin est tombé et avec lui les barrières et l'URSS, elle même, barrières qui empêchaient de travailler ensemble dans des projets aussi importants que ceux qui entourent le projet de conquête de l'espace. Les États-Unis et la Russie se rejoignent dès lors dans les projets ambitieux de l'espace. La lune, à nouveau, revient comme tremplin cette fois à l'horizon de Mars. Image de réconciliation médiatisée ou changement de l'instinct de compétition? Il s'agit plus de l'instinct qui reprend le dessus avec les coups de froid qui font présager à une nouvelle forme de guerre froide.

Pouvons-nous espérer que ces apartés soient terminés et que des projets ambitieux tels que l'envoi d'homme dans l'espace qui, jusqu'ici, n'ont atteint que la périphérie de notre Terre? Et bien non.

La concurrence est à nouveau là, franche et battante. Seuls les acteurs ont changé. Est-ce toujours à l'avantage du consommateur final?

L'esprit de compétition, qui peut être tout à fait justifié dans d'autres domaines moins universels, a repris à nouveau le flambeau. Toujours la même lutte entre compétition et coopération !

En 2004, on comptait 70 satellites chinois. Le budget était évalué à l'époque de 50 à 70 milliards de dollars taïwanais pour le bord continental et de 1,6 milliards pour Taïwan. Le premier est considéré comme menace militaire par l'autre qui se veut plus tourné vers la connaissance scientifique et pour les retombées industrielles.

La Chine, qui sort de son isolement et de sa pauvreté, vient de faire revenir des hommes de l'espace.

Le vaisseau Shenzhou VI qui a atterri le 17 octobre 2006 après un vol de cinq jours a permis d'accomplir la première étape du programme chinois de missions spatiales habitées, qui s'intéressait au développement des véhicules spatiaux, a expliqué Tang Xianming, directeur du Bureau chinois d'ingénierie spatiale. Cette dernière mission de Shenzhou VI a coûté l'équivalent de 130,53 millions de dollars.

Les Taïkonautes arrivent. Fei Junglong et Nie Haisheng, à leur retour, ont été accueillis, à l'époque, en héros à Pékin paradant dans une décapotable à travers une base militaire et sous les félicitations de milliers de soldats et de groupes d'écoliers. Voilà les mêmes phénomènes de société qui réapparaissent et dont il faudra s'habituer aux nouveaux noms encore plus exotiques.

«Selon nos estimations, nous pourrons accomplir des sorties dans l'espace (EVA) de nos astronautes vers 2007», a déclaré Tang Xianming. Rien de nouveau pour l'homme si ce n'est pour une partie d'entre eux.

Erreur de traduction dans le mot "astronautes"? La politique, à nouveau, joue le rôle du chacun pour soi et de la compétition pour raison unique de prestige. A qui le tour?

Le patriotisme est un beau sentiment, peut-être, mais tellement peu efficace pour le genre humain en entier.

Nous n'en sortirons donc jamais d'avoir des hommes qui ne regarderont (ou qu'on poussera à ne regarder) que leur nombril sans oser élever la tête vers leurs semblables et ce qui existe ailleurs pour travailler de concert dans le même but.

Participer à des projets grandioses à l'échelle humaine peut faire avancer celui-ci beaucoup plus vite vers la réalisation des rêves. Il ne s'agit pas de réinventer la roue pour y arriver, mais peut-être lui poncer les angles et y ajouter l'huile pour lui faciliter le travail.

La Chine se défend en proclamant qu'il est un des plus grands pays du monde en satellites météorologiques et en météorologie par satellite. Oui, mais encore une fois, une collaboration mondiale pour un projet mondial ne serait-il pas la meilleure alternative? La pollution dû à l'encombrement des satellites qui se bercent dans le néant de la périphérie de notre terre devient insupportable et cela pour des centaines d'années.

Ce qui se passe en Iran avec cette volonté de poursuivre les développements du nucléaire est aussi exemplatif de cette volonté de faire comme tout le monde mais dans l'aparté. La raison d'état décidera, elle, de soutenir ou de rejeter le même genre de problème.

Le projet ITER qui voudrait produire l'énergie sur terre comme le ferait le soleil, par la fusion nucléaire coûte très cher. "Rêve technologique, cauchemar économique" en a-t-il été dit. Voilà bien un projet dans lequel l'argent n'a pas tellement d'importance face à l'obligation du changement. Il en va du futur de la planète et de son énergie qui sera toujours en deçà de ce que l'homme a besoin même s'il commence enfin à économiser son énergie.

medium_Experience_tu_ne_nous_rattraperas_jamais_Galileo.jpgEn 2002, le projet Galileo est lancé dans l'allégresse et la fierté de pouvoir réaliser sous le drapeau de l'Europe un programme révolutionnaire dans l'espace. Notre indépendance par rapport à la navigation par GPS américain serait assurée. En principe, du moins. En mai 2007, il faut déchanter. Le projet est dans l'impasse. Il avait été assigné à des groupements industriels se déchargeant, par là, de toutes responsabilités après une enveloppe de départ. Encore une fois, un ratage de niveau par rapport aux ambitions. Des dissensions entre les membres industriels et la CE en sont la cause principale. Les gouvernements impliqués veulent remettre les choses à plat. En espérant que ce ne soit pas encore les pieds dans le plat.

La notion d'appartenance à une entité de gens scientifiques de tous les horizons est bien plus motivante en finale que d'être bridée à la taille d'un pays si grand soit-il. La dimension de l'entité devrait être en rapport direct avec l'importance du projet. Compléter les connaissances par les siennes n'est pas concurrencer. Faire bénéficier de ses découvertes au niveau d'un pays, et à fortiori de la part de blocs aussi puissants, devrait au moins sortir l'esprit de "copyright" de l'environnement de notre monde. Pour le savant, se retrouver dans le dictionnaire universel, n'est-ce pas la meilleure façon de marquer l'histoire? Faute de télécharger la connaissance in vitro ou in utero, chaque naissance génère une somme d'expériences humaines à revivre de A à Z et d'autres plus personnelles. Cela fait partie de l'évolution. Celle-ci va ajuster à son rythme les imperfections. L'homme pousse sur le champignon et il veut aller plus vite. Mais pour que les dernières lettres de l'alphabet ne se perdent dans le temps et dans les efforts inutiles, il conviendrait bien d'agrandir les esprits.

La mondialisation n'aurait-elle un aspect positif par l'élimination de doublons? Elle aurait perdu son côté péjoratif en sortant de la motivation unique de faire de l'argent et d'exercer sa puissance à relativement petite échelle nationale.

Humoristiquement, à la Belge, on pourrait dire "Tout cela nous ne nous ramènerait pas le Congo".

Faire sa propre expérience, de réaliser certaines choses avec ses propres outils, ses propres connaissances est nécessaire et très important pour prouver à soi-même son utilité. Le prestige est tellement plus grand et l'esprit d'équipe n'a pas toujours le ressort suffisant pour permettre de se faire connaître, de se faire envier par le monde. Pourtant, avec cet esprit assez étroit, on se condamne à rester cantonner dans des limites de réflexions trop étroites. Placer la barre à bonne hauteur est une obligation de responsabilité. Ce n'est pas du temps perdu de la placer mais le faire avec le maximum de sécurité pour assurer et assumer par la suite, est une sagesse trop souvent méprisé. Les échecs les plus cuisants sont à l'origine de ce manque de clairvoyance, de prévoyance. Un projet se construit avec autre chose que du "y-a qu'à". Une sous-estimation par l'étape "décisionnel" sera ensuite à la tête d'une perte de temps, d'argent pour toutes les marches de l'échelle financière et humaine.!

01681852440ecd055f9aecec0a971628.jpgCar, plus prosaïquement, au bas de l'échelle de la compétition, on veut aussi rendre la grenouille plus grosse que le boeuf. Des projets ambitieux naissent et meurent par leur mauvaise appréciation des risques. Chacun a son propre niveau de compétence et d'incompétence. Mettre les moyens ad hoc est plus difficile qu'il n'y paraît quand il faut établir un prix et envoyer une offre à un client ou prospect. Tous les acteurs de tous les échelons devraient parapher les projets. Ce n'est pas cela qui est fait. Que du contraire. Les fusions à coup de milliards sont faites entre les entreprises imposant de fait et de haut en bas une philosophie traditionnelle du pouvoir d'une élite.

Privé et public harmonisés aussi au niveau social et fiscal dans un même combat par le partenariat. Le capitalisme est une voie. Il y en a d'autres à découvrir.

A réfléchir: "Les idées peuvent-elles évoluer autrement que par la compétition?" Question suivante, tout aussi importante: "Les particularismes subsisteraient-ils avec l'intérêt pour tous les maillons de la chaîne, sans le pouvoir et l'argent en appui?".

Alors, préconisons, peut-être les ajustements des projets à la grandeur des tâches et des ambitions. Chaque homme, chaque entité commerciale ou publique, chaque bloc se verront un jour confrontés à ses propres limites face à l'immensité des projets qui auraient plus de chance à se placer au niveau supérieur ou même mondial. Étude de faisabilité, analyse de haut en bas et de bas en haut. Pas de honte à retirer ses billes quand il le faut. Attention au château de cartes.

La compétition entre blocs est peut-être motivante et productrice de résultats. Les réalités quand elles dépassent les fictions par leurs difficultés, il s'agit de les penser à la bonne échelle et de se positionner au niveau le plus adéquat pour s'assurer les meilleurs succès.

La coopération sans arrière pensée, voilà le maître mot du futur. Les challenges que l'homme aura à affronter demain, seront peut-être d'un autre ordre encore. Le problème du climat, le plus criant, pointe à l'horizon. La protection contre la chute des météorites par un bouclier à imaginer en est un autre. Bouclier qui serait bien plus efficace que celui que l'on veut réimplanter entre les deux anciens blocs. Le sommet de Samara, qui vient de s'achever, ne réglera rien pour restreindre les tentions dans un contexte qui refrise la guerre froide sans idéologie de bloc heureusement. Un échec de plus pour un partenariat. L'Europe n'est pas prise au sérieux. Pour l'homme de la rue en Russie, l'UE est toujours considérée comme un addition des anciennes nations sans coopération.

Sans être alarmiste outre mesure, les défis de l'humain par rapport au réchauffement climatique et qui n'ont rien à voir avec ceux des pays, sont bien là et il faudra prendre les problèmes ensemble sous peine de disparaître.

Il vaudrait mieux se préparer à cet état d'esprit. Nicolas Hulot exhortait la prise de conscience par ce slogan: "Redonnons du sens au progrès".

Recycler, utiliser en préférence ce qui est renouvelable. L'écologie n'est qu'un outil, une relance sous une autre forme de l'économie, un fardeau pour certains. Ce mouvement pourrait normalement rester apolitique car il n'a rien à voir avec une position dans l'échiquier politique. Mais, j'admets que pour être entendu...

La science et la nature sont aussi trop important pour les laisser uniquement dans les mains des politiques. Remonter en dehors des budgets locaux, pour "adoucir" les problèmes que les chercheurs et scientifiques endurent pour vivre par manque de fonds.

Qu'on n'extrapole pas mes réflexions, tout de même. J'ai parlé de fusion de projets, de programmes et d'idées. J'ai parlé d'échange de savoirs, mais pas de fusion d'idéologies, de sociétés étatiques, de nations, de sociétés commerciales dans le but de faire plus de profits ou d'élargir une puissance. On peut très bien avoir son "jardin secret", sa manière de voir le progrès et la défendre. Le pluralisme apporte l'effet de levier dans la compréhension de notre monde.

La devise belge, "L'union fait la force", serait-elle à l'honneur, un jour, dans une élan d'humanisme?

Pour ce 21ème siècle, oserait-on espérer que l'on aura dépassé un jour ce cocorico des nations quand il s'agit du progrès de l'Homme avec un grand 'H'? C'est une autre forme d'altermondialisme. La planète n'y a peut-être rien à y gagner vu ce que notre humanité lui a fait subir jusqu'ici. La nature a dû apprendre à partager équitablement son espace et son temps avec nous. Une chance pour le futur de l'humanité serait d'aller avec elle et non contre elle.

Autant que cela soit sous meilleurs auspices pour les deux pour réaliser un rêve et non un cauchemar.

Faut pas rêver? Mais si...



L'enfoiré,

Un peu d'expériences cherchée sur Agoravox, peut-être...

Citations:

  • "C'est seulement dans l'imagination des hommes que chaque vérité trouve une existence réelle et indéniable. L'imagination, et non l'invention, est le maître suprême de l'art, comme de la vie.", Joseph Conrad
  • "L'invention technique procède de l'homme seul et non de ses besoins vitaux, mais de ses rêves, c'est-à-dire de ses vrais désirs.", Denis de Rougemont

  • "On a mis pas mal de temps pour inventer la roue et beaucoup moins pour inventer le roue de secours", Philippe Geluck

  • "Notons que si les premiers seront les derniers et que les derniers seront les premiers. Ca ne change strictement rien pour ceux qui sont aux milieu.", Philippe Geluck

 

 

05/05/2007

Baden-Powell, MV Doulos même combat ?

Thalassa du vendredi 27 avril 2007 parlait de la Corse sur France3 mais il avait aussi un chapitre qui avait pour titre "La Bible et le gouvernail" et qui parlait du bateau MV Doulos. Dans le même temps, on fêtait les 100 ans du scoutisme. Mais, qui a-t-il comme relation entre les deux?

Le MV Doulos a une histoire longue comme le bras. Il remonte son existence jusqu'à être contemporain du Titanic.

De quoi faire dire à son capitaine :

- Les constructeurs du Titanic en étaient si fiers qu’ils ont dit « même Dieu ne pourrait couler le Titanic !», nous, nous disons quatre-vingt-douze ans plus tard « seul Dieu maintient encore le Doulos à flot »!

Et pour mener à bien cette étrange mission, GBA (Good Book For All) son armateur dispose d’un argument de poids : un demi million de livres dans les cales de leur étrange navire librairie ...

Depuis lors, il sillonne, en effet, les mers avec des pavillons multiples, avec à bord des noms de toutes consonances, de toutes nationalités.

Après avoir risqué la casse de nombreuses fois, après des tribulations pacifiques et militaires, ce bateau a été racheté pour presque rien et il dresse depuis le pavillon du "bon sentiment", avec des drapeaux de tous les horizons devenu pour l'occasion presque pour apporter des couleurs apatrides et l'envie de porter la bonne nouvelle de Dieu au travers le monde. Seul lien, seule obligation, parler l'anglais à bord.

Le mot "évangélisation" n'est pas aimé à bord. Il est plutôt mis en sourdine. Pourtant, il s'agit bien du but essentiel. Ce n'est pour se former à la navigation. Ces 350 marins d'eau très douce voyagent en sachant à peine où se trouve le mat de misaine. Un enseignement de la navigation est fait presque en catastrophe pour éviter la vraie catastrophe. Mais comme disait le capitaine, la motivation placée au plus haut remplace le manque d'expérience. Lors d'une tempête, les images du documentaire nous montrait que l'enseignement et avoir le pied marin n'avait pas été poussé jusque là.

Les ports par où ces voyageurs spéciaux transitent ne sont pas choisis au hasard. On les y attend avec les les bras ouverts et le plus de sourires possibles.

Bon enfant, ils veulent refaire le monde à bord et où ils accostent. Faire le monde meilleur, plus responsable. Tout un programme, pour une arche de Noé reconstituée. Mais aussi, plus dépendant d'une autorité qui prend leur destin et leur esprit imperceptiblement.

Dans l'histoire, nous avons toujours eu des missionnaires volontaires et efficaces pour faire le bien dans le monde. L'aventure de la vie quand on peut la diriger selon des préceptes que l'on veut partager avec les autres et soi-même est un sacerdoce qui se comprend et s'apprécie à sa juste valeur. Mais comme pour ces voyageurs marins, il s'agit d'une aventure à part entière que l'idéologie protège pour un bénéfice partagé par eux-mêmes et les autorités qu'ils représentent. Celles-ci s'occupent de l'intendance car souvent un troisième acteur intervient aussi: l'argent et le pouvoir. Voilà, un nouveau larron en foire !

Le fondateur du scoutisme est le Baron Baden-Powell, 8ème fils d'un Révérend. Quelque part, un missionnaire aussi si l'on y réfléchit. L'armée, la religion étaient apparemment ses motivations et ses sponsors avant l'heure. Défenseur de la discipline, sa carrière militaire lui permet de s'apercevoir du rôle important d'éclaireur. En Afrique du Sud, où il est capitaine, il en a la confirmation à la vue des indigènes qui l'impressionnent par leur efficacité dans cette fonction. La guerre des Boers est pour lui une occasion de monter dans l'échelle de la célébrité par le sauvetage de la petite ville de Mafeking en 1899. Si le courage y était, l'astuce n'était pas absente non plus. En 1900, il se retrouve major-général. "Aids to Scouting" (l'art des éclaireurs") est né. Franc-maçon, il est assez crieux que le mouvement ait été dévié par un abbé français vers une idéologie plus religieuse. Baden Powell a renontré Hitler. Quese sont-ils dit? Réponse à méditer.

« À la fin de ma carrière militaire, dit Baden-Powell, je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires. ».

Mais cela y ressemble furieusement et même en temps de paix.

Sur sa tombe au Kénia est gravé un signe de piste (symbole), le signe « fin de piste, retourner » et qui peut être interprété par "Je suis rentré chez moi". Curieux, il était pourtant né en Angleterre!

Un article de l'Echo 30 avril 2007 rappelle que les plus grands chefs d'entreprise ont été scouts dans leur jeunesse. Leur totem y est représenté fièrement. Cette force économique pèse 220 millions d'euros, est-il signalé.

Si la religion n'est plus en apparence le seul moteur de ce mouvement, elle en a été la base. Les chansons qui s'y chantaient, les messes qui faisaient partie des activités préconisées prouvaient. Les fondements sont-ils oubliés pour autant?

38 millions de scouts et de guides dans le monde (pour les femmes, c'est ainsi qu'on les distingue) dans 216 pays (160.000 en Belgique). Véritable laboratoire du management d'aujourd'hui. Les jeunes d'aujourd'hui, des hommes de demain souvent dirigeants qui seront rechercher en tant que tel. Les directeurs des Ressources Humaines passés par là, rechercheront plutôt de jeunes tiges avec la trace du foulard autour du cou. Rien d'anormal, ce qui se ressemble, s'assemble.

La longévité, le nombre de participants et parmi eux le nombre de têtes pensantes qui dirigeront notre économie, prouvent que le mouvement n'est pas aussi innocent qu'il n'y parait. Il y a, en Belgique, parmi ces 8% de jeunes ayant fait partie du mouvement scout, 5 fédérations dont certaines sont plus portées par le catholicisme que d'autres plus pluralistes. Il n'en reste pas moins vrai qu'ils ne représentent aucun mouvement ayant un contact quelconque avec d'autres religions moins chrétiennes.

1.jpgDans les rangs des scouts, on porte, plus modernisé peut-être, un uniforme très similaire à celui qui est porté dans les armées du monde. La structure, le salut au drapeau, une logique de hiérarchie, une certaine rigidité sont-ils les mêmes? Il faut obéir ou sortir des rangs. Les postes à pourvoir sont réservés à ceux qui ont "compris" la bonne parole impliquée dans les préceptes religieux ou militaires, si ce n'est les deux. Une structure pyramidale est toujours en place et les grands ont la responsabilité des plus petits. Les compétences doivent suivre naturellement après les stages de formation à la vie. École de cette vie qui transpirera toujours dans les actes d'adulte. La créativité et la responsabilité verticale et horizontale sont élevés aujourd'hui comme porte drapeau du scoutisme.

Les préceptes de solidarité, de respect en d'entraide ne sont, en effet, pas loin de ceux que l'on inculque dans les armées du monde avec pour seule différence, dans le cas de l'armée, qu'un ennemi peut être combattu par les armes. Le pouvoir et l'argent ont été aussi de la partie. Une cotisation est demandée pour faire partie. Le mouvement Patro a un uniforme vert, plutôt social. Le scout, un bleu, plus bourgeois. Le mouvement Don Bosco a voulu y répondre et donner sa propre vision, en son temps,

1.jpgLe Jamboree organisé ce 29 avril à Bruxelles à l'occasion des 100 ans du scoutisme a rassemblé 100.000 jeunes de tous horizons. Les réunions commencées au Cinquantenaire, l'armée était bizarrement tout à côté des groupements de scouts. Les exercices militaires étaient même à disposition de ces jeunes. Le message implicite porterait-il sur le recrutement futur par l'envie comme deuxième étape ou stage? Le kaki était la couleur unique sur place. Pas de casques bleus en vue dont c'était aussi le cinquantième anniversaire ce 2 mai 2007.

Le manque de repaires des jeunes aujourd'hui intervient aussi dans le processus de récupération. Le jeu et l'esprit de réunion vont-ils réussir pour remédier à cette carence? Cela y ressemble.

Ce matin-là, je m'y suis baladé sur le Cinquantenaire et les constatations n'ont pas manqué.

D'entrée, les cadences de tambours cadencés me font penser à d'autres mouvements moins pacifiques: un, deux, un, deux, een, twee... sont les paroles qui coordonnent les coups portés sur le tambour.

Si l'uniforme est bien présent, il a pris des couleurs et des allures d'aujourd'hui. Les ballons sur la tête pour montrer que l'on n'est plus accroché à des images d'Épinal.

Plus loin, sacrilèges si l'on n'écoute pas bien: on danse sur des airs entraînants de Western. Surprenant? Il faut bien s'amuser un peu. C'est la fête et le jour de tous les extra. Beaucoup moins de discipline que le fondateur l'aurait voulu. Bon enfant que tout cela mais bien dirigé tout de même.

Les budgets pour arriver à leurs fins, à leur outil de cohésion "le sport" ne suffisent pas. Ok. Alors, pour financer, on met la main au fourneau ou à la pâte pour récolter les financements nécessaires aux projets. Toujours en Belgique, le bénévolat des louveteaux, des éclaireurs et des routiers peut s'évaluer à quelques 500 heures par an et par participant. Onze millions d'heures rien que pour la communauté française. A vu de nez, 200 millions d'euros sont ainsi récoltés. Mais c'est évidemment pour la bonne cause et pour le succès futur des enfants! Donc, pas de problème.

On cherche toujours des sponsors pour les chaussures et les uniformes et on compte sur les anciens, les précurseurs pour se souvenir du bon vieux temps.

Quand les fondements sont ébranlés dans l'histoire comme en 1968, le mouvement s'est réorganisé pour rectifier la pédagogie. Des éclaireurs et des pionniers ont été nommés pour réactualiser le processus en perte de vitesse jusqu'en 1980. Une démocratisation en a été un des résultats.

Comme, aujourd'hui, la religion catholique est en perte de vitesse en occident et que par contre, celle de l'islam, dont les valeurs sont différentes, fait parler d'elle de manière très controversée et virulente dans ses extrémités, ne serions-nous pas des deux côtés en préparation à une confrontation possible dans le futur?

La construction spirituelle prêt à se défendre ne peut devenir un antagonisme mortel pour les deux. Voilà la limite à ne pas dépasser.

"Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente", chantait Georges Brassens avec raison.

École de vie, le scoutisme? Sans aucun doute. Il ne doit seulement pas, comme d'autres mouvements moins jeunes, devenir une école de mort. Le prix de la vie a trop souvent perdu de sa valeur aujourd'hui.

Toujours prêt? C'est sûr.

Mise en pratique des sentiments altruistes pour le bien du monde sur le bateau le Doulos? Aussi.

Préparation à la concentration des esprits vers un idéal que l'on veut très précis et dirigé vers un"Bien selon sa foi" sans partage avec une idéologie plus laïque? Je laisserai la réponse à qui pourra la donner.

La devise du 21ème siècle sera toujours, ne l'oublions pas "Restez groupés. On vit mieux ensemble et on arrive à plus de résultats". Je ne dirai jamais le contraire.

Tant que ce sera dans l'allégresse et la paix, pourquoi pas?

Qui le ferait autrement de réunir autant de jeunes avec la main tendue? Savoir marcher au pas, cela peut toujours servir dans la vie et l'uniforme restera le seul attribut de son identification égalitaire vis-à-vis des autres.

Les insignes, les décorations, les étiquettes seront là comme récompenses à un uniformisme de pensée.

Cela peut marcher ainsi, très probablement.

Encore faut-il que cette dernière reste consciente et qu'elle ne vire pas vers une continuation de cette volonté, ce plaisir de vivre ensemble dans une communauté mais qui serait en plus raciale, sectaire ou militaire dans l'âme.

Oserait-on même étendre cette réflexion et se poser "la" question de base: "Est-ce que l'homme ne naîtrait-il pas avec le plaisir de faire la guerre?".

Pour contrecarrer sa faiblesse naturelle, l'homme a inventé les armes qui lui manquaient à son corp nu. Alors, comme on aime sa propre création, son gamin se sent plus sûr avec un revolver en plastique quand ce n'est pas en "dur" ailleurs pour montrer sa force par rapport à la fillette avec sa poupée.

Un rôle de prédateur sophistiqué, voilà ce que la nature nous a attribué. La bête est en nous, c'est sûr. Autant s'en souvenir parfois.

Qu'on ne se trompe pas sur mes sentiments. Par cet article je ne désirais pas polémiquer, mais seulement soulever une question du côté de ceux qui en ont fait partie. Lors de l'émission radio de RTBF "Quand les jeunes s'en mêlent" du 5 mai, un jeune a exprimé le même doute. Il ne faudra jamais oublier que l'enfer est parfois pavé de très bonnes intentions.

Un exutoire dans le scoutisme, comme il y en a dans le sport, dans le ... travail. Bravo, qui pourrait contester?

La manière de répondre ne sera pas à partir d'un groupement qui en décidera en finale mais en chacun de nous avec le seul miroir comme interlocuteur. Mais cela est une autre histoire. Un peu la mienne en somme.

Mon Totem à inventer?

Alors, pourquoi pas:


L'enfoiré caméléon réfléchissant,

 

Des réflexions du même type sur Agoravox



Citations:


  • "L'homme sage est celui des actes qu'il a accomplis et non celui des actes qu'il a rêvés.", Domique Blondeau

  • "Etre libre et seul, c'est oublier le temps présent. C'est retrouver en soi un univers à part qui vous appartient en propre et que vous n'avez livré à personne.", Alice Parizeau

  • "Il faut critiquer, il faut constamment tout remettre en cause. Cela permet de rester jeune et de progresser.", Alice Parizeau

  • "On ne rencontre guère, pour se déclarer satisfaits du pouvoir, que ceux qui y participent.", Maurice Druon


Des images d'un Jamboree centenaire

 

20/11/2006

Femme, avenir de l'homme?

Jean Ferrat le chantait voilà déjà de nombreuses années. Le paternalisme, le patriarcat qui a entretenu les évènements de notre histoire dans sa plus longue période, l'homme est-il en train de subir une revanche de la part de sa moitié?

hommeLa femme a pour la plupart du temps occupé une place de second plan derrière le "machisme" de l'homme, le sexe "fort" par définition. Dans l'histoire, quelques exceptions se sont produites parfois en "cachette" de la véritable identité de l'intéressée.

Dans Égypte antique, en 1500 AC et au cours de la 18ème dynastie, la tante du pharaon Thoutmosis III a usurpé le trône destiné à son neveu trop jeune sous le nom d'Hatchepsout. Pendant trente ans, la Dame du Nil va régner en maître sur l'Egypte dans une régence qui fut loin d'être anodine. Son neveu Thoutmosis III va ensuite l'évincer et s'empresser d'effacer les traces laissées par sa tante en tentant de rogner sa mémoire de l'histoire. Deux autres reines incontestées en dehors de la plus connue, Cléopâtre VII, ont pris place sur le trône tant convoité en empruntant les échelons du pouvoir avec détermination et opiniâtreté. Succès ou échecs dans ni plus ni moins de cas que leurs homologues masculins. Dans les autres cas, les Pharaonnes sont restées dans l'ombre de leur mari, chef incontesté. Elles n'ont pas, néanmoins, imprimé leur marque dans les décisions de leur maître, mais les manuels d'histoire de l'enseignement ne reflètent souvent que la moitié d'une histoire bien incomplète vue par le détail.

Dans le Pacifique, certaines civilisations ont vécu des matriarcats, mais ces îles sont bien lointaines de nous et les historiens que je soupçonne de machisme sont très peu empressés d'ouvrir ce genre de boite à souvenir.

hommeLa femme n'a jamais eu les droits dont son valeureux compagnon de route jouissait de plein droit. C'est un fait. Certaines religions retranchées sous de faux airs d'explication religieuse ont également mis en sourdine les envies d'équité de filles que l'on considère comme moins que rien. Les harems masculins n'ont également pas hanté les cours intérieures sous les yeux envieux de belles et puissantes déesses. Dans nos civilisations, jusqu'à il y a peu, la femme était reléguée à des tâches ménagères et à des rôles subalternes très limités au foyer en attente de l'époux destiné par définition à des tâches plus nobles ou plus rémunératrices. Car de ce côté aussi, si on retrouve actuellement des femmes au bureau, elles doivent d'entrée de jeux avoir quelques longueurs d'avance en points positifs pour s'installer en lieu et place d'un concurrent masculin. Le salaire plus bas que l'on veut garder secret, peut parfois expliquer le choix voulu "impartial" des décideurs (22% inférieur aux hommes pour la même fonction). Être appelé "Madame" n'a pas que la galanterie désuète comme faux avantage. Le modernisme n'a pas prise sur les vieilles coutumes. Le Japon avec ses Geishas est un exemple de contraste entre l'excès de modernité et de coutumes d'un autre temps. La Geikho se forme après plusieurs années de préparation et d'apprentissage en même temps que la vie moderne pendant la semaine de travail. Car pour rester une jeune fille de bonne famille et trouver le bon parti, il faudra y passer. Après le mariage, finie la vie à l'extérieur, retour à la cuisine et à l'attente du mari qui reviendra tous les soirs après une dernière visite au café du coin entre collègues. Le mari n'a évidemment pas les mêmes obligations.

Simone de Beauvoir, existentialiste, disait de la femme qu'elle était immanente en désirant être là où elle est dans sa famille et son entourage immédiat. Les valeurs douces ont sa préférence. L'homme, par contre, recherche des visées externes. Son livre "Deuxième sexe" faisait ressortir l'idée générale selon laquelle la femme est réduite à n'être que l'"objet" de l'homme, lui, le seul "sujet". La responsabilité, elle, l'a conquise pour sa propre vie dans le féminisme. Les "Droits de l'homme" ont toujours volontairement écarté l'autre moitié de la population. A la sortie de ces articles, la passionaria, Olympe de Gouges tentait d'obtenir des Droits égaux pour son genre et a bien essayé de constituer une part d'articles dans ce sens. La Révolution de 1789 l'a tout simplement guillotiné. Il a fallu attendre le début du 20ème siècle pour voir d'autres avancées dans ce sens par le droit de vote accordé aux femmes.

"Madame Doubtfire" n'est qu'un film mais il éclaire cet état d'esprit.homme

En politique, seul 10% de femmes se retrouvent sur les listes électorales. Des quotas de parité ont été fixés mais "Où sont les femmes" était le sujet de "Questions à la Une" du 27 septembre 2006. L'histoire nous montre que l'affaire des femmes en politique est bien récente en Belgique: 1er vote aux Communales en 1920 et en 1948 pour le reste. En 1994, plus des 2/3 des élus ne pourraient plus être du même sexe. "Femmes, je vous aime", chanterait Julien Clerc. Mais est-ce le nombre ou la position occupée qui est importante? 7% de femmes arrivent au poste de Bourgmestre. Le beau mâle macho, c'est logique à la force nécessaire et c'est un métier d'homme, non? Mais des "Super Nana" existent et Michel Jonas les a trouvées. Le sexe "sexe" de certaines candidates apporte aussi des voies aux partis. Le marketing a ses lois. La compétence et la motivation restent les seules raisons pour voter pour un candidat. Mais les choses changent, dit-on en haut lieux.

Les pays scandinaves ont déjà une avance importante après avoir pris un virage prémonitoire. Dans un ménage, depuis longtemps, le choix de celui qui gardera les enfants à la maison n'est plus d'office destiné à l'épouse. La politique a compris le message qui renverse la vapeur des élections et aménage les listes électorales en conséquence. Il accorde plus de parité sexuelle pour suivre la tendance déjà emmanchée aussi dans les postes de direction de nos sociétés modernes. En Suède, la parité existe depuis 30 ans. Question de structure et de mentalités à changer, donc. Cela reste une question de partage de responsabilités de savoir qui des deux dans un couple va choisir celui qui va s'occuper des enfants ou de la politique du rendement. Les quotas n'aident cette fois que les hommes pour garder une représentation masculine.

Les femmes sont absentes du Bel20 (la NASDAC belge) avec seulement 7% des sièges d'administration attribués à la gent en jupette (18 femmes sur 240). Donc bien loin des 30% préconisés. Les scores atteints avec cette vision "inédite" des affaires sont pourtant dans le haut de la fourchette. Les comités de direction, plus bas, n'en parlons même pas: le sexe dit faible est absent.

Du côté de la pub, la femme reste le "cheval de bataille" ou le "cheval de Troie" pour l'homme. J'utilise le mot "cheval" parce que j'adore cet animal, rien de péjoratif, donc. Un sein bien moulé sur une image fait vendre. C'est toujours, si pas plus, d'actualité. Les fantasmes resteront dans le moule des rêves. Dans beaucoup de pays, une plus-value a été pourtant accordée aux profils de nos dames bien en chair et à celles qui ont gagné un peu plus d'assurance par les années. Il ne faut d'ailleurs pas se leurrer, chers Messieurs, vous êtes aussi scannés de haut en bas par ces gentes dames. La pub l'a compris aussi. Juste retour des choses.

Au sujet de la présidence des pays démocratiques, l'autre bord aux ongles rougis par les produits cosmétiques a également ses figures de proues.

homme2007 va être le théâtre d'élections importantes majeures en France après un climat morose. Voilà c'est fait avec plus de 60%, c'est décidé pour le choix des candidats qui représenteront le parti socialiste de la candidate Ségolène Royal. Elle avait cependant une longueur d'avance dans l'estime de beaucoup de Français par la nouveauté et parmi les médias qui ne cessent d'examiner la personnalité de cette candidate sortie de l'ombre. Le "Phénomène Royal" a été choisi comme titre provocateur d'un des débats autour de sa personnalité. "Étrange Segolisme" que d'encre n'a-t-on pas versé en ton nom! Issue d'une famille "old style", avec un père qui ne manquait pas de faire ressortir son aversion envers le sexe dit "faible" en désignant et comptant sa nombreuse progéniture d'un total "de cinq enfants dont trois filles". Construite, à force de volonté, elle semble, vue à travers les médias, apporter une volonté d'écoute nouvelle et plus attentive des gens qu'elle sera appelée à gouverner si son ascension se poursuit. Sortant souvent du clivage habituel gauche-droite, elle ne manque pourtant pas de se créer des antipathies dans les rangs de l'opposition et de son propre parti. Sa popularité se reflète dans les sondages qui traduisent le pouls de l'opinion publique montée, il est vrai, par les médias. Évitant les slogans, les leitmotivs iniques, quitte à être ambigu ou même antagoniste. Radicale et sociale à la fois, elle brouille les pistes. Sur les 35 heures vues comme symbole, initiées par son parti, elle a dévoilé certaines batteries en demi-teinte résumées par "Ce qui est populaire n'est pas nécessairement social". Pour nager entre deux eaux, on ne fait pas mieux ! De toute manière que le meilleur gagne... A suivre

Une autre fois, cette même radio invitait, pour une interview, Joëlle Milquet, présidente du parti CDh devenue aussi 1ère échevine de la ville de Bruxelles ce 6 décembre. Dans le rayon "femme à barbe" (qu'elle me pardonne pour cette réflexion caractérielle tout à fait en opposition avec le physique très "sympa"), on ne peut rêver mieux. Femme de conviction, elle a redressé son parti pro-chrétien et affiche des idées neuves et très en dehors du "bac à sable" des injures électorales comme elle le disait à l'antenne. L'éthique en douceur, pour attaquer les problèmes de fond du futur avec réformes s'impose à ses yeux. Le parti équivaut à un projet de société pour une population qui veut être gouvernée. Ce n'est pas mon parti, mais je veux rester objectif.

Que dire alors du "Grand" frère outre Atlantique. Dans l'actualité, Madame Condolezza Rice a pris une place de plus en plus importante dans les sphères du pouvoir. Puissance et grâce café.

Les armes s'aiguisent aussi de ce côté pour le futur. Si Bill Clinton a eu sa chance, il y a déjà près de 8 ans, son épouse Hillary va se lancer dans la bataille. Après la victoire à plusieurs postes d'importance de la population de couleur, une femme sur le siège du pays le plus puissant de la planète, ça va aussi remettre les pendules à l'heure. La dette monstrueuse va-t-elle se mettre sur les rangs de la sagesse? Je crois que la terre entière en profiterait. Ca commence à bien faire d'entendre avoir une épée de Damoclès au dessus de ses épaules. Dick Cheney, lui-même, en complet désaccord avec elle, avoue qu'elle pourrait gagner les élections si elle décidait de se présenter au présidentielle en 2008. "Les femmes risquent d'être incontournables, qu'elles soient électrices ou candidates", titrait l'Echo le 26 octobre en parlant du rôle féminin aux élections de mi-mandat du 7 novembre. Nancy Pelosi est devenue présidente du camp démocrate, une première à ce poste suprême, à la tête de 55% de femmes si le raz-de-marée prédit a bien lieu. Les "soccer moms" (mamans foot) issues de la classe moyenne américaine sont bien entrainées et pas uniquement dans le foot. Séduites d'abord par le discours sécuritaire, elles en ont, cette fois, mare des scandales de corruption, des mensonges, d'entendre les soldats qui reviennent du front soit handicapés ou tués, elles soutiennent traditionnellement le clan démocrate. Le ministre de la défense, fusible républicain, Donald Rumsfeld, mâle du Pentagone, met la clé sous le paillasson dans le même temps. Le patron de la CIA prend sa place. Espérons qu'il aura appris les secrets de la bonne gestion.

L'Angleterre et les Pays-Bas par tradition ont eu des destinées portées très certainement avec des idées plus féministes même s'il s'agit de gouvernance seulement représentative et que la parlementaire est plutôt traditionaliste.

L'Angleterre s'est payés le "luxe" de se donner un premier ministre au surnom bien représentatif de "Dame de fer". Margaret Thatchera exercé cette fonction pendant de nombreuses années qui n'ont pas été de la figuration, caractérisant du même coup un mouvement fort dérivé de son nom. La guerre des Malouines n'est qu'un exemple que son long fleuve tranquille avait des méandres moins souriants. Renaud aime les femmes. Il n'a pourtant pas raté de la mettre à part dans sa chanson "Miss Magie".

L'Allemagne se lance dans une politique de redressement avec Angela Merkel. Nous arrivons dans ce cas-ci à un renversement pas toujours du meilleur résultat. Le problème de la maternité est devenu un problème qui ne dit pas son nom officiellement. La succession par les enfants allemands est de moins en moins assurée. La femme veut prendre des responsabilités qui ne lui permettent plus d'assumer le rôle de mère.

Du côté des règnes couronnés, si l'Angleterre, les Pays-Bas, la Suède sont en place et occupent l'actualité, par le jeu des successions, la Belgique va normalement laisser sa jeune princesse dans un monde futur.

La télévision et le cinéma ne sont pas en reste pour appuyer ce bouleversement dans le monde macho. Des feuilletons bien ficelés ayant pour cadre des situations de femmes bien haut placées dans les hémisphères juridiques et d'enquêtes en tous genres défilent sur nos écrans: "Une femme d'honneur", "Femmes de loi", "Miss Marple", "Julie Lescaut" et j'en passe.

hommeLe showbizz compte également des modèles du genre qui cassent la baraque avec les armes de la simplicité mais avec le courage contre l'adversité et la volonté de gènes extraordinaires. L'invité de Drucker le dimanche 29 octobre était la petite Sheila des années 60 de ses débuts devenue la grande Sheila que nous avions sous les yeux? Attaquée de toute part, dans une carrière en dents de scie, elle s'est vue même remise en question et désignée de transfuge sexuel. Sa manière de réagir fut très simple: "Je vais leur montrer que j'ai des couilles". Pour cela, elle devait avoir sa place ici dans ces lignes. Merci, Sheila, j'ai bien aimé vos "couilles". J'espère qu'elles resteront encore longtemps aussi bien en forme.

 Le 29 septembre dernier, au Kazakstan, la première touriste de l'espace, l'américaine de 40 ans, d'origine iranienne, Anousheh Ansari, revient après une balade dans l'espace de 10 jours. Cela après avoir déboursé 25 millions de dollars, il est vrai. Pendant ces 11 jours de rêves éveillés, elle aura certainement pu voir les choses humaines avec plus de recul. N'est ce pas le but à atteindre?

Mais au fait, redescendons les échelons en cascade et regardons plus près de chez nous, dans notre propre assiette et dans les ménages modernes. Que voit-on, parfois surpris par le nombre d'occurrences? Pas encore au parfum? N'avez-vous pas dénombré un peu plus de culottes qui avaient changé de propriétaire? Par facilité, par souci d'égalité des sexes ou que sais-je encore, l'homme abdique de plus en plus face à sa douce moitié. Le sexe, dit faible, a pris décidément une autre dimension dans le couple d'aujourd'hui. Les enfants en bas âge n'ont plus les habituelles mamans autour d'eux en permanence pour s'occuper des besognes bien peu reluisantes mais dont les responsabilités auparavant incombaient d'office à l'épouse. Est-ce un mal? Juste retour des choses, très certainement. Non, vraiment, les femmes de par le monde en ont un peu marre d'être poussées vers la cuisine et ses fourneaux. Elles commencent à aimer les échelles du pouvoir, les hiérarchies entravées par des liens ancestraux mais aussi machistes. Et ça se sait de plus en plus au sommet. Une femme, pour obtenir un poste donné, a toujours eu une obligation de ressortir du lot et d'avoir une case en plus. (je ne vous dirai pas nécessairement où, :-)) Comble de "malheur", comme nous allons le voir ci-dessous, elle a une case en moins du côté salaire.

hommeCertains osent parler d'un temps de la révolution féminine. Le statut de la femme évolue. Bien sûr, elles le valent bien", comme dit la pub mais pas uniquement à cause de la mode, de la beauté et des recettes pour maigrir. Ce n'est pas en affirmant que tant que le monde sera dirigé majoritairement par des hommes, aucune amélioration sérieuse ne se fera. Si les femmes se disent victime de sexisme, c'est très vrai mais ce n'est pas où cela se passe réellement. L'éducation, la religion discriminent la femme dans les pays caractérisés en voie de développement et, ce l'est beaucoup moins ailleurs. Phallocrate, peut-être au début, l'homme se fait détrôner de plus en plus et sa dignité humaine devra trouver des chemins plus aléatoires. J'ose dire que chaque sexe a ses qualités propres, sa vision pour la résolution des problèmes. Ne pas en tenir compte ou faire semblant qu'il n'en est rien, ne changera pas le monde vers une amélioration de bon aloi.

 Égalitaire, mais pas dupe. Ni pute, ni soumise. Émasculer l'homme comme le voudrait peut-être les féministes, ne fera pas le bonheur ni de la femme, ni de son égo et ni de son intuition innée. La compétence et la motivation et non pas les quotas seront le point unique de partage du pouvoir. C'est du moins mon humble avis. Les enfants et leur gardiennage ne sera pas la raison essentielle d'une non-volonté d'inverser les rôles.

Pour finir, laissons la parole aux femmes. Voici l’interview radiophonique récente de Pascale VIELLE, directrice de l'Institut fédéral pour l'Egalité des Femmes et des Hommes, et professeur de Droit social à l'UCL, interrogée par la journaliste, Anne-Michèle Cremer.

Son CHOIX MUSICAL : Cade l'Uliva, Bella Ciao, musique populaire italienne.

AMC : Alors Cade l'uliva, le chant des ramasseuses d'olives, il fallait absolument un chant du travail pour parler des femmes ?

  • Un chant du travail parce que c'est le thème de l'émission aujourd'hui. Un chant italien, parce que je suis italophile. Un chant de lutte pour rendre hommage à Giovanna Marini qui a fait un travail d'ethnologue extraordinaire pour ressusciter cette tradition orale en allant dans toutes les régions d'Italie retrouver comment et ce que chantaient les femmes. Et ce chant là en particulier, parce que c'est les ramasseuses d'olives qui chantent la beauté de l'olivier et pour rappeler que le travail des femmes n'est pas une invention des années 70, mais bien une réalité de toute éternité, de tous lieux.

AMC : On a l'impression que c'est quelque chose qui revient toujours en disant "ah les femmes". La phrase "à travail égal, salaire égal", qui était un slogan des ouvrières de la FN de Herstal. On a l'impression que c'est un vieux slogan dépassé, or manifestement il y a encore des problèmes.

  • Il y a encore de gros problèmes de discriminations pures à savoir que parfois dans une même entreprise deux personnes qui exercent le même travail ne sont pas payées de la même manière. Les femmes restent payées moins que leurs collègues masculins. Mais de manière générale, ce qu'on appelle l'écart salarial exprime encore une autre réalité au-delà de cette discrimination pure qui est interdite par la loi, il exprime la situation inégale des femmes et des hommes sur l'ensemble du marché du travail dans toute une série de dimensions.

AMC : Les choses vont peut-être un petit peu changer puisque le gouvernement, c'était dans la déclaration gouvernementale, a décidé de faire un pas. Alors, on a l'impression que ce sont des choses assez techniques, or ce sont peut-être des moyens de constater qu'il y a des disparités et d'y apporter un remède ?

  • Peut-être qu'avant de comprendre en quoi ces mesures sont intéressantes, utiles et pertinentes, il est utile de rappeler ce que c'est qu'un indicateur et en particulier ce fameux indicateur de l'écart salarial. Un indicateur n'a pas prétention de dire très précisément le nombre de femmes et d'hommes qui gagnent moins les uns que les autres. La principale vertu d'un indicateur est d'être recueilli de manière homogène dans le temps et dans l'espace. De telle sorte qu'on puisse suivre l'évolution d'un problème et qu'on puisse le comparer, le cas échéant, avec d'autres pays européens. Des tas de propositions d'indicateurs sont aujourd'hui sur la table.

AMC : Pour essayer de voir les disparités entre les salaires des hommes et des femmes ?

  • Oui. Ces indicateurs expriment des choses différentes et sont constitués à partir de statistiques différentes et recueillies différemment. Si bien qu'on arrive à des chiffres entre 6 et 35% selon la manière dont on construit la chose. L'institut pour l'égalité des femmes et des hommes que je dirige propose que l'on se tienne à l'indicateur européen agréé par la présidence européenne en 2001, qui est suivi par la commission européenne depuis 6 ans maintenant. Indicateur qui exprime la différence entre les salaires horaires moyens bruts des femmes et des hommes. Cet indicateur est recueilli de la même manière dans tous les pays européens et recueillis de la même manière dans le temps. Ce qui est tout à fait ennuyeux pour la Belgique, c'est qu'il augmente. Alors, selon cet indicateur là, on est à 15% de différence, à peu près.

AMC : Le salaire des hommes et des femmes ?

  • Mais ce n'est pas tellement ça qui est important. C'est de voir que ça évolue dans le temps. Et ça, on ne peut plus se le permettre. Je fais remarquer qu'on n'est pas le seul pays pour lequel ça évolue dans le temps, le Danemark aussi, par exemple, qui est un pays très avancé socialement et sur le plan de l'égalité des femmes et des hommes.

AMC : Ce qui était important pour vous, c'est que cet indicateur soit celui que l'on utilise en Belgique parce qu'il montre, effectivement, qu'il y a ces 15%, mais que c'est en augmentation. Là, maintenant, il faut agir aussi?

  • Il faut agir. Cet indicateur reflète toute une série de disparités sur le marché du travail. Il reflète la ségrégation, ce qu'on appelle la ségrégation horizontale, le fait que les femmes et les hommes sont concentrés dans des secteurs et des professions différentes et que les secteurs masculins sont mieux payés. La ségrégation verticale, le fait qu'elles sont moins bien promues ou qu'elles atteignent ce qu'on appelle le plafond de verre, c'est-à-dire qu'elles n'arrivent pas à dépasser certains postes. Le fait qu'il subsiste de la discrimination, on en a parlé. Le fait qu'il y a encore un partage des tâches familiales entre les femmes et les hommes qui est beaucoup trop inégal. Que les hommes ne s'investissent pas assez dans les tâches domestiques. Que les femmes devant supporter ce qu'on appelle la double journée de travail ne peuvent pas toujours s'investir autant qu'elles le voudraient.

AMC : C'est difficile d'agir si ce n'est sur les mentalités ?

  • On peut agir sur les mentalités, mais il y a une panoplie de mesures qu'on peut prendre pour encourager les hommes à prendre les congés parentaux, les congés familiaux. Il y a quand même des choses que les pouvoirs publics peuvent faire. Et puis, il y a ce qu'on appelle la classification des fonctions. Problème un peu technique qui fait qu'aujourd'hui, les fonctions, la classification des fonctions va déterminer votre salaire et ce sur base de critères qui sont encore marqués par des stéréotypes masculins et féminins. En d'autres termes, la force physique, comme critère, va être mieux pondérée que la précision. Cela explique que les secteurs masculins, où les hommes sont encore massivement concentrés et vont souvent être mieux payés que les secteurs féminins sans vraiment de raison objective. Il y a tout un travail à faire pour neutraliser du point de vue du genre, de l'égalité, ces classifications de fonctions.

AMC : Avec ce que le gouvernement a décidé, est-ce qu'on va vers un mieux et comment ?

  • Il y a une série de choses intéressantes. Tout d'abord, étoffer l'appareil statistique, l'appareil d'indicateur pour mieux monitorer les politiques, mieux comprendre ce qui se passe. C'est essentiel en terme de diagnostic. La classification de fonctions, tout à fait remarquable, est difficile de faire admettre aux partenaires sociaux de modifier ces classifications. Le ministre de l'emploi s'engage à travailler, à promouvoir lui-même de nouvelles classifications de fonctions, neutres du point de vue du genre, et à travailler dans un délai de 5 ans avec les partenaires sociaux pour les modifier. Il s'engage aussi à faire une réflexion autour des conventions collectives de travail en général pour voir comment on pourrait les screener pour éliminer les biais d'égalité. Voilà, ce qui risque de faire bien avancer les choses. Le gouvernement demande aussi qu'on améliore l'effectivité d'une série de règles qui sont bonnes, qui existent, mais qui ne sont pas ou plus mises en œuvre. Par exemple, la loi de 1999 sur l'égalité entre les femmes et les hommes au travail. Un arrêté de 1973 qui demande que les entreprises fassent des plans d'action positifs, qui ne sont plus faits. Un arrêté royal qui demande depuis 1979, que les annonces, les offres d'emploi soient formulées de manière neutre du point de vue du sexe, et s'adressent aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Ouvrez demain votre quotidien favori, vous verrez que les offres d'emploi sont très souvent adressées à l'un ou à l'autre sexe. On cherche UNE secrétaire, on cherche UN ouvrier. C'est illégal. Là, l'institut pour l'égalité des femmes et des hommes a une compétence, va engager des poursuites beaucoup plus systématiques à l'égard des personnes qui enfreignent la loi. Néanmoins, on va essayer d'aller plus loin et de voir comment on pourrait encore l'améliorer.

AMC : Dans toutes les décisions qui viennent d'être prises qu'il y a beaucoup de points où on dit "vous allez étudier pour essayer de voir la situation". Est-ce qu'on en est si loin dans la réflexion ou dans le fait de pointer les problèmes ?

  • Il y a une série de choses qu'on sait ou sur lesquelles, on en est encore à formuler des hypothèses. Je vous donne un exemple: la loi interdit depuis très longtemps, depuis 1975, la discrimination salariale pure et, si vous, comme femme, vous estimez que vous êtes moins bien payée que votre collègue masculin, vous avez le droit de revendiquer un salaire égal. Nous n'avons aucune plainte. Pourtant, nous savons que cette discrimination subsiste. Pourquoi ? Des hypothèses, j'en ai, il faudrait les vérifier. Je pense qu'il y a un gros tabou qui pèse sur les salaires en Belgique.

AMC : On n'ose pas dire le salaire...

  • --- on n'ose pas dire combien on gagne, il faut lever le tabou sur le salaire. En plus, ce sont des salaires nets,  salaire poche. On ne connaît pas son salaire brut. Difficile de comparer. Et puis, je pense qu'il y a de la part des femmes l'intégration du fait que c'est quand même normal qu'elles gagnent moins que leurs collègues masculins puisqu'une ou deux fois par semaine, il leur arrive de partir 5 ou 10 minutes plus tôt pour aller chercher leur enfant à l'école ou à la crèche. Ce n'est pas normal. C'est interdit par la loi. Il y a un travail de sensibilisation, de conscientisation à mener auprès de tous les acteurs, les femmes, les hommes, les employeurs, les syndicats, les autorités publiques...

AMC : Une réflexion commune. On parle beaucoup aussi des temps partiels et peut-être qu'il y a aussi cette idée des femmes de dire "mais de toute façon, moi je ne travaille qu'à temps partiel, c'est normal que j'ai un si petit salaire".

  • Non, ce n'est pas normal. A temps partiel, pour un travail équivalent, vous devez gagner le même salaire horaire que votre collègue masculin. Et pourtant, on constate que quand on examine le temps partiel, même quand on neutralise ces temps partiels en ne comparant que les salaires-horaires, le salaire des travailleurs à temps partiel reste inférieur. Ceci s'explique par la discrimination, mais aussi par le fait que les emplois à temps partiel massivement occupés par des femmes sont concentrés dans des secteurs particuliers et peu qualifiés. Il subsiste donc une très grosse différence entre le salaire horaire du temps partiel et du temps plein. Par ailleurs, les femmes à temps partiel obtiennent beaucoup moins facilement de promotion que leurs équivalents à temps plein.

AMC : On se dit "elles ne seront pas là, elles ne sont pas tout le temps dans l'entreprise".

  • On leur donne moins de responsabilités, on valorise moins le travail qu'elles font.

AMC : Il y a tout un travail, au niveau des entreprises, de respect de la législation existante. Mais ce qui semble fou, c'est que, en vous entendant, on a l'impression que le plus gros travail, finalement, est un travail de conscientisation des femmes qu'il y a ces discriminations ?

  • C'est le plus gros travail et le plus difficile. Mais je voudrais attirer l'attention sur le fait que la conscientisation des hommes est au moins aussi importante que celle des femmes. Que l'égalité atteint un certain point qu'on a du mal à dépasser depuis un bon nombre d'années et qu'on ne dépassera que si les hommes s'engagent avec, aux côtés des femmes, pour plus d'égalité, pour une société plus démocratique. C'est leur affaire et je pense qu'ils ont aussi tout à y gagner. Je voudrais attirer l'attention sur le fait que sous l'égide du ministre Christian Dupont, une charte des hommes qui s'engagent pour l'égalité se trouve actuellement sur le site de l'institut et que tous les hommes de bonne volonté peuvent la ratifier et la signer. 80 grands signataires l'ont déjà apportée. Et c'est quelque chose qui pour nous est essentiel.

AMC : Est-ce qu'il y a un pays européen - moi je pensais le Danemark mais vous avez démenti - est-ce qu'il y a un pays européen où il y a vraiment un pourcentage très bas de disparité entre les salaires hommes-femmes, par exemple ?

  • Les pays scandinaves sont meilleurs que nos pays à nous. La raison pour laquelle au Danemark comme en Belgique, l'écart s'accroît, elle est un peu particulière, c'est parce qu'en fait, il y a plus de femmes sur le marché du travail. Mais ces femmes n'entrent pas dans des jobs aussi bien qualifiés et bien rémunérés qu'elles le devraient. C'est qui explique que l'écart s'accroît. Ce n'est pas une question de nombre de femmes sur le marché du travail, mais de qualité du travail qu'elles occupent, de conditions de travail. Et les pays modèles sont les pays scandinaves parce qu'ils ont gagné, qu'ils sont très loin dans l'articulation pour les femmes et les hommes de la vie privée, de la vie professionnelle. Toute la société s'y est mise, aussi bien les pouvoirs publics que les employeurs, que les hommes. Ce n'est pas encore parfait, mais c'est un modèle à suivre.

Elles sont bien conscientes, ces femmes. Non? Et en plus volontaires.

Des statistiques récentes de 2006 révèlent pour la Belgique, que les femmes perdent 5,8 milliards d'euros par an dans la compétition homme-femme. Pourtant, nos pays sont encore privilégiés. L'Afghanistan n'a pas retrouvé les filles à l'école malgré la guerre qui a été déclenchée avec le prétexte de changer cette situation comme arrière fond. Là bas, les femmes toujours analphabètes à 90% ont retrouvé la burqa. Le Cambodge, lui, envoie encore toujours ses fillettes dans les travaux les plus vils avant de les vendre ou de les forcer à se prostituer.

Alors, si un jour vous vous trouvez chez un disquaire qui possède de nombreux disques vinyles, cherchez à la lettre "F" et écoutez ce titre "La femme est l'avenir de l'homme". Un peu plus loin à "L", Lama vous en donnera un complément avec "Femme, femme, femme". Vous découvrirez que vous vivez en pleine actualité et cela ne sera pas un hasard car le 21ème siècle se conjuguera très fortement au féminin.1.jpg

Pas trouvé? Une nouvelle version de "Femmes des années 80" de Sardou qui serait devenue subtilement de l'année 2007? Alec Manson va même plus loin en chantant "Cette femme est un héros".

Alors, nous, les hommes, ne faudra-t-il pas enfin prendre en compte notre moitié à part entière avec ses bons et ses mauvais points?

En anglais, il existe une expression féministe qui dit que "Derrière un Grand Homme, il y a toujours une Grande Dame". Moyen très féministe de voir le monde. Mais cela aura toujours un côté positif de rendre les femmes tellement heureuses. Quand en plus de ce bonheur, il y aura, à coup sûr, la responsabilité désirée, il n'y aura pas besoin de quotas en porte à faux pour imposer cette parité. Plus de discussions stériles, plus de maux en dilemme.

Il est une vérité aussi: pour acquérir les mêmes droits que les hommes, les femmes devront d'abord renoncer à quelques uns des leurs et oublier certaines prérogatives.

Et tout cela, c'est déjà une bataille de gagnée pour le futur à nous les "hommes".

hommePourquoi ne pas finir dans un style un peu "provoc"? Je dois bien mériter mon pseudo, non?

Nous venons de parler des "Femmes savantes", nous avons eu les "Folles de mai", alors, combien de temps restera l'adresse ouverte:

http://www.follesanonymes.com/?

Femmes, je vous aime...

 

L'enfoiré,

 

Mise à jour mars 2007: L'association "La Rose Marie-Claire" a lancé le projet "toutes à l'ecole", parrainé par les cinq grandes de l'info qui se sont réunies pour envoyer toutes les petites filles aillent à l'école. Le 8 mars, journée de la femme à ne pas oublier, donc.

Christine Ockrent a publié "Madame la..." sur les femmes qui nous gouvernenhommet.


Mise à jour mars 2013: Les cafés serrés et Laurence Bibot


Citations:

  • "Femmes, c'est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde.", Leon Tolstoï
  • "Une femme épanouie vit au présent ce qu'elle a rêvé jadis", André Lévy
  • "Pour vivre heureux, partagez la télécommande avec la femme de votre vie.", Allan Pease
  • "Je n'ai jamais à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.", Rebecca West
  • "Que l'on gagne le cœur des femmes et le peuple tout entier suivra.", Jim Fergus
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Les top modèles en images

 

01/04/2006

Rions un bon coup

Préparez vos poissons (pas vos mouchoirs). Le 1er avril, il est de bon ton de s'éclater. Aujourd'hui, parlons du "rire", pardon: "rions du rire". Que de chemin restera à parcourir pour le reste de l'année?

hommeLes zygomatiques, ces os faciaux qui se mettent en branle à la moindre frénésie jubilatoire, ont tendance à s'ankyloser de nos jours.

Combien de mines patibulaires ne rencontre-t-on pas sur notre chemin dans une journée?
Peut-être vous en êtes-vous rendu compte pour vous même dans le miroir. Si c'est le cas, ce petit article est, certes, le début de l'affrontement bénéfique.

Affichée par de plus en plus de monde de notre entourage, la "tête ailleurs" ne se retrouve probablement pas dans les étoiles. Le sérieux, la sécheresse du regard a pris souvent le monopole de nos pensées et de leur représentation. La vie, la profession, la famille, ce sont des choses sérieuses mais l'angle de vision s'est rétréci fameusement et le rire, que dis-je, le sourire, ne sont plus à la fête dans un tel esprit absolutiste.
L'optimisme, souvent plus présent dans les peuplades primitives, a été remplacé par un pessimisme aigri dans nos pays bien "civilisés".

Bien sûr, les choses ne sont pas ce qu'elles devraient, les coups de bâtons s'amoncèlent dans les roues de nos espoirs. Mais, prendre du recul s'impose pour ne pas sombrer dans la morosité.

La sinistrose ne fait pas progresser l'homme. Ca se saurait.
"Il fait toujours beau quelque part", chantait Guy Béart (1964).

Pas besoin de méthode Coué là-dedans !

Tout comme moi, vous avez un jour paniqué pour le lendemain. Le jour fatidique arrivé, les perspectives étaient en définitive bien loin des plans catastrophe qui avaient hanté votre cerveau inquiet. L'inverse, bien entendu, existe bel et bien. J'en conviens. Les déconvenues sont parfois de la partie dans les moments les plus inattendus. Mais, auraient-elles pris un autre chemin si elles avaient été préparées la veille dans l'inquiétude? De toute manière, les regrets ont toujours été contre productifs.

"Être sérieux", cela fait bien. "Tiens-toi droit". C'est l'idée maîtresse sinon de base de notre enseignement. C'est un ordre impératif des parents qui ont imprimé cette odeur de sainteté.
On n'aime pas les rigolos dans les bureaux qui se baladent parmi les têtes pensantes. Ils font mauvais genre.

Le rire ou la fantaisie, on se la réserve pour les grandes occasions, les fêtes, les anniversaires pendant lesquels, il faudra sortir les cotillons et les trompettes plus idiots les unes que les autres. Les magasins de "Farces et attrapes" font d'ailleurs le gros de leur chiffre d'affaire à la période de Noël et Nouvel An.
Les grincheux auront manifestement encore beaucoup de beaux, ou plutôt de mauvais, jours devant eux !

"Je suis timide mais je me soigne", serait une de mes devises.

Vous l'êtes aussi? Je ne peux que vous conseiller en première instance de vous installer face à votre plus beau miroir. Vous rendez-vous compte que l'image qui vous fait face, a tout aussi peur que vous? Quel gâchis si vous ne lui aurez jamais permis de faire connaître votre esprit plein d'idées ! Soyez extraverti.

Dans l'ascenseur, face à des inconnus, un sourire, tentez d'ajouter toujours au voyage un petit mot original, ou non. Pince sans rire s'abstenir.

Pour l'anecdote, dernièrement, en cherchant avec un collègue la tasse de café rituelle à la machine, survint un de nos nouveaux dirigeants pris de la même envie. Il s'empressa de prendre un gobelet en plastique, mais celui-ci avait résolument décidé de ne pas rester à la disposition du premier venu. Ratage, après ratage, aucun geste de récupération de notre illustre hôte n'arriva à ses fins.

Ma réflexion enjouée fut : "Et, là, on n'est pas au cirque, ici !". Il me gratifia d'un sourire préoccupé et réussit enfin à la deuxième tentative à épancher sa soif. Au retour, mon collègue, assez étonné, me demanda si je savais à qui j'avais eu à faire. Ma réponse fut simple et courte : "Oui, bien sûr. Pourquoi?".

Et dire qu'il y a des gens qui croient qu'on s'amuse au bureau! S'ils savaient !
Les fou-rires font tellement parties d'une philosophie réparatrice.
Beaucoup de gens bien intentionnés (ma femme entre autres), m'ont pressé de mettre une sourdine à ma franchise. Désolé, c'est pas demain la veille. A mes yeux, un chat restera toujours un chat, un homme avec un chapeau, un homme. Je ne suis pas arrière petit fils de
Janus avec ses deux têtes en opposition. Alors, il faudra s'y faire.
Etre extraverti, n'est-ce pas être tourné vers l'Autre?

Dimanche 26 mars, Fabrice Lucchini a laissé une émission tout à fait "particulière" et entrée dans les annales sur le divan rouge de Michel Drucker. Celui-ci n'a pas manqué de le faire remarquer.

Quelle présence ! "Ah, si tout était aussi bien accepté" pousserait la pub d'une de nos carte de crédit. Je n'avais plus seulement envie d'aller (ou de retourner) au théâtre, mais aussi, d'en faire en y prenant une place active.

Dans l'autre camp, je connais un autre cas, parmi mes voisins, qui dans le domaine du 'caricatural' arrive au top. Un négativisme personnifié. Cet "Obélix" avait dû, très jeune, tomber dans la marmite de l'indisponibilité vis-à-vis des autres. Rien n'échappe à son rejet de tout ce qui se construit. Le comique va jusqu'à refuser des situations dont il avait été lui-même un des acteurs et initiateur. Le rire, chez lui, a pris la forme du sarcasme. Dans ce cas, le bonheur est-il au rendez-vous? Je reste à voir.

Les blagues, l'humour, les caricatures (mot à la mode...) de toutes sortes doivent être du parcours dans notre vie sous peine de sombrer dans la morosité ambiante.
"Le rire est la contrepartie logique aux incertitudes de nos sociétés", analysent sociologues et historiens. Faire rire est d'ailleurs bien plus difficile que de faire pleurer. A condition d'être drôle, on peut rire de tout, mais pas "de" et "avec" tout le monde.

En moyenne, un être humain rit 6.205,26 par an (les chiffres entiers sont officiels, la précision est personnelle). Un enfant rit 4 fois plus qu'un adulte. Rire fait du bien, pour quoi donc se faire du mal? Bonne nouvelle: après le cinéma, le théâtre et la télé, internet véhicule en plus beaucoup d'occasion de s'éclater. Cet exutoire se mondialise. Qu'il soit "fou", "idiot", "au larme" ou "pincé" pas de limite, on en vit plus longtemps. Chacun doit avoir sa dose quotidienne pour trouver l'enthousiasme. L'expression "à mourir de rire" est une image de l'extrême imaginaire.

Ce qui me parait curieux c'est, qu'en général, l'image que l'on veut donner de soi par l'intermédiaire de photos, de films est totalement opposée à celle du vécu. Sur ces bouts de papier, le sourire ou franchement le rire à pleines dents doit rester en bonne place pour démontrer un bonheur bien artificiel quand on y réfléchit. Mais, certainement, le petit oiseau, cette sale petite bête, ne sortirait pas de cet appareil, outil de nos souvenirs, sans une marque d'affection.

Pourtant le besoin de rire existe bel et bien. Une foule de personnalités du rire, d'humoristes et d'imitateurs (Laurent Gerra, Nicolas Canteloup...) de tout horizon qui avaient tous une attirance vers le rire. Les films qui sortent racontant les dernières du fameux Monsieur Pignon, sont légions. Je ne vais pas tous les citer mais en dehors de ceux dont c'est le métier, j'ai retenu la chanteuse Liane Foly dont les parents possédaient une droguerie dont l'enseigne mentionnait "La droguerie du sourire". Dans le domaine de l'imitation, elle n'avait rien à envier à d'autres lors de son dimanche chez Drucker. Serait-ce un virus, une maladie du bien heureux qui se serait réfugié dans les gènes? Pour une fois, je suis heureux d'être malade.

Le rire, c'est véritablement du "sérieux" si l'on veut vivre vieux. Les contacts humains s'améliorent sensiblement, il donne confiance au moral et renvoit au vestiaire les agressions lattentes et le stress. Il procurerait un massage des organes internes grâce au système cardio-respiratoire mobilisé à l'extrême. Il dope le cerveau grâce à la dopamine et la sérotonine antidépresseurs. Le fou rire est une séance de relaxation. Il existe des moyens de s'éclater.

Le 6 mai et non, ce 1er avril est la journée internationale du rire.

Alors, recommençons l'exercice d'assouplissement: tirez avec détermination sur la lèvre à gauche, puis passez à la droite de part en part en prenant appui au besoin de la main. Recommencez l'exercice encore et encore. Plus fort, dégagez les dents au passage, elles ne sont pas faites uniquement pour mordre dans le genre humain.
Et puis, cela fait tellement de bien. Le rire allonge la vie, c'est une découverte de la Science.
Il faut garder en mémoire, comme l'Evolution nous l'a appris, qu'un organe, que l'on n'utilise pas, s'atrophie.

Avouez, que ce serait dommage, non? Surtout pour les photos du bonheur.



L'enfoiré,



Pourquoi ne pas finir avec une "bien bonne" :
L'ARCHE DE NOÉ - NOUVELLE VERSION... :
Il y a quelques mois, Dieu visite Noé qui habite pas très loin de la mer et lui dit :
- Une fois encore la terre est devenue invivable et surpeuplée. Je dois agir. Construit une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Tu as six mois pour cela avant que je n'envoie la pluie pendant 40 jours et 40 nuits. 6 mois plus tard, Dieu regarda en bas et vit Noé balayant sa cour, mais aucune arche.
- Noé! Je vais bientôt envoyer la pluie, où est l'arche?
- Pardonne moi mon Dieu, mais les temps ont changé. J'avais besoin d'un permis de construire pour commencer l'arche. J'ai dû me battre plusieurs mois avec l'inspecteur au sujet du système d'alarme pour l'incendie. Pendant ce temps, mes voisins se sont réunis en association parce que je violais les règles du lotissement en construisant une arche dans ma cour et que j'allais obstruer la vue. On a dû aller devant le conciliateur pour avoir un accord. Ensuite le bureau de l'urbanisme a déposé un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour permettre à l'arche d'arriver jusqu'à la mer. J'ai eu beau leur dire que c'est la mer qui viendrait à l'arche, ils n'ont pas voulu me croire. Obtenir du bois en quantité suffisante fut un autre problème. Les associations pour la protection de l'environnement se sont liguées pour empêcher la coupe des arbres, sous prétexte qu'on allait détruire l'habitat de plusieurs espèces animales et ainsi les mettre en danger. J'ai tenté d'expliquer qu'au contraire tout ce bois servirait à sauver ces espèces, rien n'y a fait. Quand j'ai commencé à rassembler les couples de différentes espèces animales, la SPA, le WWF et Brigitte Bardot me sont tombés sur le dos. Sous prétexte que j'enfermais des animaux sauvages contre leur gré dans des pièces trop petites pour eux. Qu'en agissant ainsi, je faisais acte de cruauté envers les animaux. Ensuite, l'agence gouvernementale ! Pour le développement durable a voulu lancer une étude sur l'impact pour l'environnement de ce fameux déluge. Dans le même temps je me débattais avec l'Administration sur l'emploi de travailleurs bénévoles dans la construction de l'arche. Je les avais embauché car les syndicats m'avaient interdit d'employer mes propres fils, disant que je ne devais faire appel qu'à des travailleurs hautement qualifiés dans la construction d'arche et si possible syndiqués. Pour arranger les choses, le fisc a saisi tous mes avoirs, prétendant que je tentais de fuir le pays illégalement, suivi en cela par les douanes qui ont ajouté que je voulais faire passer les frontières à des espèces reconnues comme dangereuses. Aussi pardonne moi, mon Dieu, mais je ne sais même pas si 10 ans auraient suffit à la construction de cette arche.
Aussitôt les nuages se dissipèrent et un magnifique arc en ciel apparut.
Noé leva la tête et dit:
- Tu ne vas pas détruire le monde?
- Pas la peine, le gouvernement et les syndicats vont s'en charger.
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Citations :

  • "Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.", Umberto Ecco
  • "Si la vie n'est qu'une scène, alors autant y jouer un beau rôle, autant en rire.", Philippe Labro
  • "Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter", Raymond Devos