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10/03/2018

Che bordello

1.JPGLundi, les électeurs italiens avaient tranché. Ils ont préféré des partis populistes ou anti-establishment aux partis populistes aux partis traditionnels du centre, sans majorité nette à aucune formation. 

L'Italie est plus polarisée que jamais pouvant créer une paralysie politique.

"Che bordello" titrait le journal "Il Tempo".

Former un gouvernement, ce sera une question de répartition de quartiers de tartes mais certainement pas du gâteau.

Quand l'Italie avec une dette représentant 130% du PIB fait partie des enfants en convalescence de l'Europe un vote de protestation comme celui que l'on a connu aux États-Unis n'est peut-être plus de raison dans un mariage hors-nature.


Dimanche, pendant les élections, Kiosque en parlait avec quelques journalistes dont l'italien Alberto Toscano, président du Club de la presse européenne, collaborateur de la radio italienne Radicale et auteur du livre "Sacrés Italiens".

0.JPGPréambule de ce livre: "Digne héritière de la Renaissance ou arène médiatique grotesque des frasques de Berlusconi. On ne sait plus trop où va l’Italie. Est-elle vraiment à la dérive ? Et si oui, peut-elle se relancer ? Surtout, comment comprendre les Italiens ? Avec l’ironie en passant en revue les clichés véhiculés par les pasta, la Vespa, la Cinecittà… pour interpréter les vicissitudes d’un peuple unifié depuis un siècle et demi « seulement ».
Aujourd’hui, les Italiens, patrons de leur destin, peuvent s’engager sur le chemin des réformes ou replonger dans la spirale de la régression. Les Italiens adorent l’amour, le soleil et rêver. Cette fois ils ont intérêt à garder les pieds sur terre".

(Extrait de Kiosque: podcast)

D'autres spécialistes de la politique italienne en ont parlé avant les électionspodcast et après ellespodcast.

Bonnes introductions pour comprendre l'avenir de l'Italie politique dans les semaines, les mois, voire les années à venir.

La Belgique a connu une période identique de près de deux ans sans gouvernement Le 17 février 2011, elle battait le record du monde de la crise politique la plus longue après 249 jours de blocage politique.

Cette fois, le parti "Forza italia" de Silvio Berlusconi n'a été qu'un faiseur de voix  avec 13% des suffrages qui serviront à la Ligue du Nord pour contrer le parti "Cinq Étoiles" du Sud.

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2.JPGAu Nord, le parti d'extrême-droite de la Ligue propose à ses électeurs, le slogan "Primo Italia" paraphrasant celui de Trump, pour, comme le disait son représentant "fonder une Europe sur les hommes et non pas sur les contraintes démocratiques de ceux qui n'ont qu'apporté la faim, la précarité et l'insécurité en fonction du choix de quelques spéculateurs qui se sont enrichis sur les dos des autres".

L'immigration d'Afrique ou de la Syrie a été du pain béni pour créer le nid des partis de l'extrême droite et de l'anti-establishment.

Dans le même temps, dans l'autre sens, l'émigration de la force vive des jeunes Italiens se poursuit avec 2000 d'entre eux, chaque année, qui viennent s'ajouter aux précédents d'il y a plus de cinquante ans.

4.JPGLe parti populiste de "Cinq étoiles" hésite en se cherchant sa propre Europe greffée ou non à elle.

La Ligue est tout à fait eurosceptique.

Pas de mariage potentiel à première vue quand on se trouve aux antipodes sur un échiquier politique.

Dilemme d'un refus de coalition quand il n'y a pas de majorité suffisante pour gouverner seul.

Le président italien va devoir démêler cette affaire comme un cheval de Troie en Europe.3.JPG

Le malaise ne fait que commencer pour réconcilier les deux bouts de l'Italie.

On se trouve devant un laboratoire de l'Europe à une plus grande échelle que celle qui a existé en Belgique et qui dans ce cas, semble se rallier à un pays vraiment fédéral et plus confédéral.

Ce n’est pas le premier ministre Paolo Gentiloni qui est à l’origine de toutes ces mesures, mais Matteo Renzi, qui a commis plusieurs gaffes tactiques dont les Italiens se sont lassés.

L'échec de la gauche entraîne la démission de Matteo Renzi.

1.JPGAlors, je suis allé voir ce que disait les réseaux sociaux.

La version d'argoravox.fr française avait un article:"Législatives italiennes 2018 : le tour du M5S ?" écrit par Sylvain Rakotoarison.

Sa conclusion: "Le seul intérêt d’une situation politique aussi confuse, c’est l’obligation de la classe politique à s’entendre, dans l’intérêt, seul, de son pays et j’ajouterai aussi, dans l’intérêt de l’Union Européenne, car les Français, comme les autres Européens, ne doivent pas être indifférents à ce qui se passe en Italie. C’est aussi notre avenir européen qui se joue dans ces élections italiennes"

La version italienne de agoravox.it. "Risultati elettorali | La forma dell’acqua della politica italiana", écrit par Giovanni Succhielli de la presse internationale.

Cette version traduite au mieux dit: "Il est presque impossible de prendre un instantané de la société italienne d'aujourd'hui, de façonner ses mesures politiques prises ces dernières années par les trois principaux dirigeants qui ont produit les parties fluides.

Avant Matteo Renzi a essayé de devenir le successeur de Berlusconi, en prenant la nature liquide de Berlusconi: un mouvement basé sur la « destruction » de tout ce qui a précédé, sur un modèle de communication très forte sur l'homme seul entouré d'une classe dirigeante de loyal5.JPGistes.
Puis, Di Maio l'a imité toujours dans un mouvement de droite à gauche.

Le Mouvement "Cinq étoiles" (M5S) a essayé de donner un sens à sa nature originelle. Le M5S a créé un parti par excellence « liquide » tout en portant la double casquette de la haute finance. Il récolte des votes dans le centre-sud avec des propositions relevant au revenu du citoyen.4.JPG
Matteo Salvini, le seul des trois dirigeants à ne pas se placer comme successeur de Berlusconi, avait pris l'héritage politique surtout d'un point de vue mental.

La nouvelle hégémonie du bloc centre-droit fut obtenue en déconstruisant une partie enracinée dans le territoire originellement conçu par Bossi en élargissant ses frontières à toute l'Italie et en faisant irruption dans le sud. D'abord insulté, déguisé en nationaliste, son fondateur voulait « effacer son cul » avec le drapeau tricolore.
Les grands partis ont une identité glissante en les vidangeant de leurs valeurs. Cette politique liquide construit une réduction post-idéologique avec quoi ils se dissolvent. Les conteneurs, de plus en plus élastiques et réduits à des comités électoraux, font très peu de choses pour gagner ou perdre de voix. La liquéfaction littérale du centre-gauche de Renzi s'est réduite à une entité impalpable à moins de la moitié de ce qu'il était en 2014. Paradoxalement, la Ligue avec Silvio Berlusconi, l'ancêtre de tous les liquides se sont glisser dans la brèche du passé et du présent. Aujourd'hui, donner forme à Forza Italia reste possible, faire de même avec la Lega, la PD et la M5S, pour trouver la direction qu'ils prendront avec leur force future, est impossible".

Le peuple s'intéresse à la politique quand la politique s'intéresse à lui.”, disait Ségolène Royal.

Pas de panique pour le moment, ce sera le calme avant la tempête, pourrait-on penser vu que la Bourse italienne a à peine décliné à l'annonce des résultats.

Pourtant, ce malaise engendré par le mécontentement de la population n'est pas anodin.

Il se répercute par ces élections en créant une nouvelle tache brune sur l'Europe qui n'a plus rien à voir avec une gauche et une droite.

L'Italie est un pays où j'aime aller, que j'ai déjà beaucoup visité et où je retournerai encore cette année.

Pas sûr que le nouveau gouvernement sera déjà en place.

Au niveau touristique, j'en ai parlé dans plusieurs billets en mélangeant présent et passé: "E pericolo sporgersi", "La Renaissance du Quattrocento à Florence", "Restons en bons thermes à Montecatini", "Rêve historique à Levico", "Il chauffe sur le lac Majeur", "Que c'est triste Venise".

Sa situation politique est, par contre, souvent incompréhensible pour celui qui ne connait pas les techniques de la "combinazione" et où les gesticulations des mains ont une importance stratégique dans une conversation digne d'un suspense.

Les anciens billets "Chronique d'un chassé-croisé de bling bling", "Le show avant tout" et "Italie à coups de botte" parlaient déjà de politique italienne.

"Sans réformes en Italie, les Allemands n'accepteront pas de prendre la responsabilité des 2300 milliards d’euros de la dette publique italienne. Les Italiens viennent d’enterrer le projet d’une Europe à deux vitesses. Espérons qu’ils n’ont pas également enterré le projet européen lui-même".

En Italie, c'est déjà un bon point de se parler avec la même langue.

S'il fallait couper l'Italie en deux parties, où se situerait la frontière et avec quelle capitale?

Rome, comme capitale du Sud?  Milan, au Nord?

Mariage d’État forcé, mariage contre nature, sans amour dans un pays qui a vu naître Casanova, où le sexe et l'amour s'associent au pouvoir et à l'argent en politique, qu'est-ce que cela donnerait aujourd'hui?

Une multitude de coïts interrompus?

Deux préservatifs utilisés devenus tellement poreux entre des partis liquéfiés et antipodistes?

Des effets secondaires, avec des #BalanceTesHarcèlements?

Et puis enfin, un 6ème étoiles, une étoile naine blanche qui ne vivra que l'espace de quelques matins grâce à de petites pilules bleues.

Pourquoi ne pas créer un mouvement "E-scambio" comme nous allons le voir en Belgique pour apprendre à gouverner dans "uno bordello?

L'Italie éternelle existera tant qu'elle dure.

- Aiouto ! Chiamate l'amore ! è successo un incidente !

Au niveau Europe, un ministre des finances commun aurait dû aboutir à un budget pour la zone euro via des euro-obligations.

0.JPGCe weekend, en France, premier congrès du FN français depuis la défaite de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron aux élections de 2017.

"Changer le nom du parti serait fatal", dit un étudiant rédacteur.

Un nom n'est que la forme, qu'une couleur d'un fond bien plus profond.

Un fond qui ressemble à celui de la Ligue italienne. 

On se rappelle encore de "Italy second" au lendemain de la prise de pouvoir de Trump.

Le slogan est cette fois, carrément passé à "Italy first" comme celui de Trump.

Being Donald Trump, c'est ça...

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Et en Belgique

1.JPGHier, France3 présentait un un documentaire avec un titre explicite "Les Belges, ça ose tout" en exportant une déferlante d'humoristes sur les radios et les plateaux télé pour 'expliquer' ce qu'est vraiment un Belge aux Français.

"Un Belge classique est un rebelle qui n'a pas peur d'être pris pour un con. Se moquer de soi-même est une solution pour rester insensible aux critiques", pourrait être une explication.

"En France on a honte de tout, on ose pas s'exprimer, on a peur d'être justement le con de quelqu'un.".

"Les pensées surréalistes belges" et une "Nouvelle vague belge" se profilent dans ce pays.

J'ai déjà tellement parlé de la Belgique et et de Bruxelles que je n'ajouterais que des bribes infinitésimales.

Tout dépend d'où on se place dans le nord, dans le sud ou au centre.

1.JPGBruxelles avec ses 19 communes, comme capitale de l'Europe, se trouve en sandwich avec un pistolet (= petit pain) à l'américain cannibale (= steak haché) entre les dents.

Enclavée sur un territoire de la partie flamande au Nord d'une frontière linguistique dessinée grossièrement en gardant les frontières des anciennes provinces (à l'exception du Brabant), la ville garde des liens culturels mixtes "Wallonie-Bruxelles" avec une prépondérance francophone.

Bruxelles en ébullition d'après le Point.--->

L'enquête "Noir, jaune, blues" a été lancée pour définir ce que ressentent les Belges de leur situation en fonction de leur environnement.

Le but, en principe, établir des statistiques et agir en conséquence là où cela fait mal.

Le billet "Le manichéisme entre passé et futur" n'était pas une vue de l'esprit qui se rencontre entre un groupe de personnes qui habite la ville ou la campagne.

La pollution des villes finit toujours par se rencontrer dans les deux environnements  comme le JT présentait, hier soir, la version, au village Aiseau-Presles

C'est dire que rien n'est gagné d'avance et qu'il faudra quelques brins d'humour et d'autodérision proverbiale pour y trouver un terrain d'ententes.

Actuellement, le parti indépendantiste flamand de la NVA a mis en sourdine son instinct familial du confédéralisme.

Partie remisée à plus tard...

En Belgique, cette semaine est né officiellement le mouvement pluraliste "E-Change" pour briser un plafond de verre dont j'avais déjà parlé dans "Gouvernance augmentée".

Mercredi, un de ses initiateurs venait en parler de ce mouvement.

"Pour dépasser les blocages politiques, il faut sortir du cadre du système politique actuel qui invite au conflit. Prendre le temps de la réflexion et avancer en étant le plus ouvert possible à la diversité des points de vue. Les institutions, le Parlement bien que représentatifs doivent évoluer pour maintenir la démocratie vivante en rajouter d’autres forums pour pouvoir permettre à chacun de participer avec des personnes en politique ou non pour réfléchir en dehors des cadres. Les partis qui se disent "anti" capitalisent sur le fait que les gens ont l’impression que la démocratie n’est pas suffisamment efficace. L’idée est de remettre en question le système dans lequel les femmes et les hommes évoluent. E-change s’articule autour de 5 piliers: émancipation, esprit d’entreprise, environnement, Europe, équité. La vision "Macron" est un exemple français intéressant mais trop vertical. Il a rendu possible, en France, ce qui paraissait impossible. En Belgique, nous sommes horizontaux sans mouvement d’un seul homme ou femme en prenant le temps d’aller vers l’extérieur. Le G1000, sommet citoyen lancé en 2011, a été une source d’inspiration pour E-change auquel il faudrait rajouter l’intervention des politiques et de personnes actives dans les domaines en question pour peser sur le débat politique avec une politique à long terme  sans se dire "parti". Entrepreneurs, enseignants, journalistes, architectes dans une autre logique que politicienne avec le jeu de la démocratie dans une diversité plus grande qu'une coalition.".

Hier, c'était les deux sujets principaux qui étaient discuté avec le titre "Le parti pris"podcast.

En juillet 2017, le billet "La gouvernance augmentée" contenait une vidéo qui se posait la question "Peut-on encore encore gouverner sans parler d'amour".

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J'avais envoyé la référence de ce billet à E-Change.

Je recevais aussi une réponse par eMail qui disait "Merci beaucoup pour l’intérêt que vous portez au mouvement E-Change. Le lancement de l’initiative a suscité un extraordinaire engouement auprès des citoyens belges. Notre équipe traitera votre demande dans les meilleurs délais.".

J'enverrai le lien de ce billet-ci, au cas où ils y trouveraient une substantifique moelle. 

Un Zinneke, ça ose tout...

 

Et pourquoi l'iode?

Depuis mardi dernier, en Belgique, des comprimés d'iode sont disponibles chez leur pharmacien pour se prémunir contre tous les accidents qui surviendraient dans nos centrales nucléaires.

0.JPGEn 2017, sortait le documentaire "Sécurité nucléaire: le grand mensonge" qui a réveillé quelques consciences.

0.JPGIl y a aussi exactement 7 ans, le 11 mars 2011, l'accident de Fukushima nous revient en mémoire.podcast

Je pensais en écrire plus et puis Fabrizio Rongione m'a pris les paroles de la bouche avec humour noirpodcast.

La carence d'iode peut causer le crétinisme et l'excès d'iode, une intoxication qui provoque larmoiements, troubles cutanés et cardiaques voire des œdèmes.

Donc, il faut trouver le juste milieu pour freiner les « goitrogènes » à "E-changer" en « coïtrogènes » avec une précaution en comprimés iodées.

Alors pourquoi pas s'irradier pour devenir un super-héros?

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Et les réflexions du miroir?

"On rencontre sa destinée souvent par des chemins que l'on emprunte pour l'éviter" a écrit La Fontaine dans sa fable "L'horoscope".

En début de semaine, mes réflexions portaient sur des dérives dans lesquelles, on pouvait aller dans le futur:

- Il n’est pas interdit de penser autrement notre monde et notre manière de (sur)vivre!", répondait mon copain Don Quichotte.

Pour le confirmer, il me donnait le lien de Riccardo Petrella, comme sauveur qui apporterait les solutions à tous nos problèmes en proposant de s’attaquer à leurs causes structurelles, à travers trois "audaces mondiales" en déclarant illégale la pauvreté, en désarmant la guerre et en mettant fin à la finance actuelle..

Je lui répondais par des banalités dont j'avais déjà parlé sur cette antenne.

Les choses qui mènent le monde à revoir dans l'ordre chronologique:
  1. Le sexisme qui n'a plus bonne presse. On veut l'égalité en tout.
  2. Le pouvoir existe depuis toujours, soit par la force, soit par la connaissance, soit par l'intelligence, soit par les religions.
  3. L'argent comme moyen d'échange est devenu une force pour contrôler les deux précédents. L'américanisme anglican en a fait sa manière de penser. Il s'est répandu dans le monde entier sous forme d'occidentalisme.
Pas interdit d'imaginer des principes correctifs que Petrella énonçait:
  1. Mettre fin à la finance actuelle
  2. Déclarer illégale la pauvreté.
  3. Désarmer la guerre.

Quelle pauvreté? Corporelle de la santé par la médecine? De l'intelligence par algorithmes et big data du paradigme numérique ou celui de l'évolution naturelle à petites vitesses qui se partage une place de prédateurs dans la chaîne du vivant et qui communique entre espèces pour (sur)vivre ? Des potentiels et pouvoirs qui dépendent de l'argent?

La guerre économique existe sous tellement de formes même en temps de paix.

Pour la vraie guerre, ne faudrait-il pas ouvrir les frontières pour rendre les hommes tous égaux?

La monnaie n'a que facilité le troc sans plus dans les relations étatiques ou entre particuliers. Le bitcoin est le nouveau moyen de se foutre complètement des États.
Si pas d’État, un retour aux seigneurs et à ses serfs qui travaillent pour lui en utilisant la force et punir par une volonté divine..
Au temps des pharaons, ceux-ci étaient des divinités terrestres qui devaient veiller à la vie de leur peuple pour assurer leur mort dans l'au delà en échange de protection.

Faudrait-il désillusionner les situations les plus tenaces par des utopies?

S'il n'y a pas de la finance, il n'y a évidemment pas d'illégalité dans la pauvreté.

La pauvreté, c'est comme le bonheur, est souvent liée par des différences morphologiques et environnementales.
Tout le monde n'est pas outillé dans la vie de la même façon et cela fait la richesse ou le pluralisme du monde.

Petrella, je t'aime ou je te déteste? , disais-je comme pour ne pas répéter "je t'aime, moi non plus" pour ne pas paraître trop répétitif et sans vouloir le cantonner comme quelqu'un qui aimerait enfoncer des portes blindées devant lui avec une clé anglaise.
 
A un moment donné il faut changer le discours et utiliser le mot "JE" en place de "ILS" ou "EUX".
Derrière les idéologies, il y a des hommes et des femmes qui doivent assumer ce qu'ils ou elles font ou défont.
User de l'anonymat n'est plus suffisant.
 
"Les Réflexions du Miroir n'ont pas de nègres", écrivais-je, un autre jour, en réponse à Don Quichotte.  
 
Quand les choses changeront?
Très certainement, quand les points négatifs d'une idéologie, dépasseront de loin les points positifs.
Nous sommes encore au stade du Win-Win.
 
Un homme, une idéologie, un système, une société, ont tous la même topographie : la galère, une montée en régime, la gloire avec une corruption naissante, une arrivée au zénith et puis une descente dans les abîmes.

S'en est suivi un débat épistolaire interminable avec Don Quichotte terminé par un clash temporaire et une envie personnelle de conseiller avec ces mots "faites ce que je dis mais pas ce que je fais".

En fait, ce qu'il faudrait c'est devenir échangiste pour apprendre ce que signifie de manière intrinsèque les mots "système" et "establishment" (amusant le lien avec E-change) chez les gens.

Il n'est pas sûr du tout qu'on obtiendrait les mêmes réponses.

Quant au mot, "populisme" là on se trouve dans le fourretout, le plus complet dont on accuse toujours l'adversaire. Alors retournons aux bases du "populisme"podcastque certains qualifient de Point Godwin.

"Pas nécessaire de sacrifier sa vie privée sur l'autel de l'innovation", lisais-je hier dans L’Écho.

Le problème, c'est que la vie privée et professionnelle se sont liguées pour construire des burn-out en chaînes quand ce n'est pas des bore-out.

Alors s'informer, lire sont devenus des activités subalternes.

Il faut désormais chercher le temps dans un espace restreint entre tous les acteurs d'une vie publique et d'une vie privée avec enfants et relations mondaines qui s'entrechoquent sans répits.

Rendre les gens heureux de manière globale en deçà ou au delà d'eux-mêmes est devenu impossible.

Certains trouvent des palliatifs comme ceux qui sont énoncés dans ce commentaire

Alors, les polémiques si pas des querelles, fleurissent à se répondre sur les réseaux sociaux de Facebook ou autres, avec une oreille ou de petits doigts branchée sur le Smartphone pour faire semblant de suivre le mouvement de la modernité et donc d'en faire partie intégrante en profitant de ses avantages et oubliant les "petits à côtés".

De mini ou micro guerres d'amour-propre, d'intelligences, de protectionnisme sécuritaire et j'en passe et des meilleurs, rien que pour exister sur la toile, sur ce "filet" où on écrit pour les autres mais pas pour soi. 

Voyons, faut pas charrier.

Il faut avoir un impact sur la smala!

4.JPGIl faut laisser des traces de soi et de ce qu'on émet comme idées.

Les "guerres idéologiques" ne sont plus supportables pour effacer la peur qui terrorise sans une fameuse dose d'humour et de dérision.

Après #BalanceTonPorc, ce serait #BalanceTonBoeuf@TaVacheFolle.

"Évitez les médias sociaux", dit un journaliste qui ne lit plus que des publications sur papier. Mais c'est bien sûr. Un journaliste en a fait son métier d'écrire sur des journaux. Lui ne va pas écrire de fakenews. Du moins, le pense-t-il.

On entend "guerre scolaire" à chercher la meilleure école pour son bambin alors que Sheikha Moza s'escrime pour n'obtenir son combat à construire une école comme sanctuaire, dans le "Paris Match". 1.JPG

 

Mais de cela, on s'en fout... C'est trop loin pour en être inquiété.

Par contre, l'affaire Veviba touche la bouffe et là, ce n'est pas le même topo.

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8 mars, journée des droits des femmes oblige, le sexisme outrancier touche les femmes occidentales alors que dans les pays qui n'en font pas partie, tout comme dans les religions, cela se pratique sans coups férir dans l'obscurité.

Pourtant, ces phénomènes n'en est qu'une des résultantes logiques quand on ne fait plus rien avec le plaisir bien compris dans sa finalité.

 

 

"UTOPIA XXI"

C'est le titre du livre de Aymeric Caron: "UTOPIA XXI".

Résumé de cette brique papier:

« Ceci n'est pas un livre. C'est un voyage au centre d'une terre nouvelle, ce sont des pas sur une route à inventer, c'est un rêve pour affronter la réalité.

0.JPGIl y a cinq cents ans, en 1517, l'Europe découvrait Utopia de Thomas More, publié à la fin de l'année précédente. Dans cet ouvrage visionnaire, More dénonçait les dérives des pouvoirs monarchique et religieux en vigueur et proposait un modèle de société radicalement nouveau, reposant sur la solidarité, le partage, la tolérance, l'éducation et le temps libre. L'Utopie était alors un nom propre inventé par More pour désigner une île où régnait le gouvernement idéal assurant le bonheur de tous.
Cinq siècles plus tard, l'utopie est devenue un nom commun. Un nom que l'on hésite à utiliser, car il renvoie généralement à un projet coupé de la réalité. Pourtant, de nos jours, les irréalistes ne sont pas ceux qu'on croit : ceux qui sont aveugles sont les dirigeants actuels. La démocratie qu'ils promeuvent n'en est pas vraiment une ; la liberté, l'égalité et la fraternité constituent un slogan vide de sens ; l'argent règne en despote en consacrant des hiérarchies mensongères ; le productivisme et la croissance sont des objectifs destructeurs désormais inadaptés à notre époque ; l'exploitation animale repose sur un déni de réalité à l'égard des animaux non humains ; le terrorisme le plus dangereux est celui des entreprises qui tuent des millions de personnes chaque année avec l'assentiment des gouvernements.
Utopia XXI est une mise à jour de l'ouvrage de Thomas More avec projet d'une nouvelle utopie qui affirme l'urgence d'une société écologiste, antispéciste, pacifiste, et solidaire: semaine de travail limitée à 15 heures, plafonnement des revenus à 10.000 euros par mois, fin du scrutin majoritaire à deux tours, instauration d'un permis de voter, gratuité de l'information, interdiction de la spéculation, abolition partielle des frontières, reconnaissance des crimes contre l'animalité, limitation des naissances, instauration d'un quotient de bonheur à la place du PIB, instauration d'une biodémocratie... Ce monde qui ressemble à un rêve est pourtant le seul possible aujourd'hui ».

Quatre grands chapitres avec chacun ses sous-chapitres:

  1. Songes de l'origine, villes, nature, animaux, propriété privée, logment, liberté, temps libre, communisme, revenu universel, salaire, écologie, démographie, bonheur, justice, mariage, religion, esclavage.
  2. Mensonges du travail, de l'argent, de la démocratie, du terrorisme, de la nation, de l'égalité, fraternité
  3. Rêves du feeling, sweet dreams, stairway to heaven
  4. Réveil

Lors de l'émission "on est n'est pas couché" avec Caron, un vif échange polémique s'était produite sur le seul lien que faisait Caron avec le terrorisme et des détails considérés comme des amalgames douteux.

Surprise visible de Caron qui ne s'attendait pas à une opposition qui arriverait sous cet angle de vue particulier.


Ceci démontre, s'il est besoin, que les différences d'approches et de prises en charge d'un même sujet, peuvent être très importantes.

0.JPGMettre des mots sur nos émotions demande beaucoup d'expertise:podcast

Avec des statistiques numériques, on peut tout en dire.

Les exactitudes qu'elles apportent, n'apportent pas toujours les bonnes réponses aux tendances analogiques humaines.

Le terrorisme ne représente qu'un pourcentage minimal numériquement. C'est vrai.

Mais pour les victimes, le préjudice analogique subi s'élève à 100%.

 

  Soyons quelque part "People"?

Pourquoi ne terminerais-je pas ce billet par une catégorie qu'on appelle "people" puisque ces informations  intéressent dans une genre de presse?

Lire la vie des autres intéresse pour se localiser dans le jeu de quilles de notre humanisme.

Des anniversaires sont tombés dans ce milieu privilégié.

0.JPG Considérée comme une des plus aimée, Mimi Mathy  a fêté ses 20 ans comme "Joséphine, Ange gardien" toujours là pour apporter une solution aux problèmes des gens d'un craquement de doigts. 

Elle fait partie des Enfoirés depuis 1994 dont on présentait hier le nième épisode des "Restos du cœur" sur TF1 hier soir.

1.JPGDans le même temps, on se rappelait du 40ème anniversaire de la mort de Claude François le 11 mars 1978.

Une réplique de Cloclo et de ses Claudettes se présentait samedi dernier pour le 20ème anniversaire du bal de notre bourgmestre socialiste...

"Panem et circenses"... Encore une expression latine qui garde toute sa saveur et sa fraîcheur.

Les "people" sont le reflet de notre rêves, de nos cauchemars et de nos décrépitudes dont la presse ne manque pas d'en faire les choux gras.  

En 1999, sortait la chanson "Sang pour sang"

Des paroles composées par Éric Chemouny

sur une musique composée par David Hallyday


Depuis, on connait ce qui a suivi l'émotion lors de l'enterrement de Johnny avec son trémolo.

"Que dit l'affaire Johnny de nous-mêmes?"

Excellente question du même jeune étudiant dont la conclusion est: "Nous vivons, enfin, dans une société où l'argent règne en maître, transformant les êtres en consommateurs abêtis, gavés de télé-réalité, de sottises, de faux dieux. C'est au fond la seule explication, peu encourageante, du retentissement presque incroyable de cette affaire".

 

 

Une conclusion personnelle

C'est une autre expression latine que j'utiliserai : "repetita placent"

C'est énervant de répéter la même chose en long et en large.

Je sais.

Suis-je dépité, courroucé, indigné, révolté?

Absolument pas.

Cynique, oui, un peu tout de même.

Pour être seulement un suiveur attentif plus ou moins conscient de son époque et de son environnement en citoyen du monde devenu virtuellement un village, il faudrait l'être.

Alors, pour conclure, je dirais simplement et seulement :
 
"La vita è bella ma che bordello" ...

 

Eriofne,

 

Articles jumelés: "C'est la fête aux désaccords", "Réussir ses échecs", "Psychose", "Silence on tourne"

 

12/3/2018: Voilà PE qui nous explique tout cela en disant que la 3ème guerre mondiale est déclarée, mais parce qu'elle nous fait chier  podcast1.JPG

13/3/2018: Puisque c'est le bordel en Europe, Philippe et Mathilde sont allé au Canada. Voici le reportage de Bruno Coppenspodcast

14/3/2018: Dans le dossier Veviba, Francis Cabrel ne s'est pas encore exprimé. Bruno Coppens l'a fait.podcast

15/3/2018: Thomas Gunzig se venge. Le foot, le rap et la polémique de troppodcast

16/3/2018: Fabrizio Rongione se pose la question: Sommes-nous des guerriers de pacotille à cause la la vie privée?podcast

Ceci explique ces deux tendances actuelles: le phénomène de déperdition de la nourriture que l'on mange et la place que prend la vie politique qu'il faut mixer avec la vie privée et professionnelle de plus en plus envahissantes. On en arrive à des Partis pris en stratégies contradictoires qui mène au bordelpodcast

Qui trop embrasse, mal étreint...

21/3/2018: Fabrizio Rongione fait une constatation: il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes en mettant tous et toutes dans le même panierpodcast

29/3/2018: Fabrizio Rongione revient de Rome et fait des comparaisons: podcast

Commentaires

Les Enfoirés réalisent leur pire score d’audience sur TF1 depuis 2000

Le spectacle des Enfoirés a attiré 9,7 millions de téléspectateurs sur TF1, soit 45,2 % de part d’audience, réalisant un des plus mauvais scores de ces dernières années dans un contexte tendu avec Canal Plus. Les Enfoirés n’avaient pas réalisé pareille audience depuis le spectacle de l’an 2000 et ses 8 millions de téléspectateurs.
Le spectacle avait attiré 10,1 millions de téléspectateurs en 2017 (45,6 % de part d’audience), 11,6 millions en 2016 (50 % de part d’audience), et 11,4 millions en 2015 (48 %), réalisant chaque fois la meilleure audience de l’année, hors rencontres sportives, selon les chiffres de Médiamétrie.
Canal Plus, qui avait coupé le signal de TF1 pour ses abonnés le 1er mars, suite à un différend commercial, l’a rouvert vendredi soir pour qu’ils puissent regarder la cérémonie.

Un hommage à Johnny
Coup d’envoi de la 33e campagne des Restos du Coeur, le spectacle des Enfoirés, enregistré au Zénith de Strasbourg, proposait à l’affiche 33 artistes, d’Amir à Zazie, en passant par Jean-Louis Aubert, Bénabar, Patrick Bruel, Nicolas Canteloup, Julien Clerc, Marc Lavoine, MC Solaar, Michaël Youn et Marie-Agnès Gillot, Etoile du Ballet de l’Opéra de Paris.
Un hommage y a été rendu à Johnny Hallyday, l’un des tout premiers Enfoirés, au côté de Coluche lors de la tournée inaugurale en 1989, quatre ans après la création des Restos du Cœur.

http://www.lesoir.be/144665/article/2018-03-10/les-enfoires-realisent-leur-pire-score-daudience-sur-tf1-depuis-2000

Écrit par : L'enfoiré | 10/03/2018

Un billet éclectique...
Les élections italiennes ont montré une fois de plus l'échec patent de la démocratie de type " un homme une voix ".Un système qui est pourtant le seul juste.
Dès lors, comme cela entraine de facto une ingouvernabilité totale. La solution ? Toute simple, voyons ! Changer le système électoral comme le proposent la plupart des partis qui sortent gagnants - gagnants pour le moment - de cette farce électorale.
Une farce qui est pourtant la seule juste.
Une petite phrase extraite de mon bouquin : demain est une utopie, un autre jour...

Écrit par : alain sapanhine | 11/03/2018

Tout à fait.
Il y a certaines personnes qui ne comprennent pas que mon blog est un journal avec des épisodes à tiroirs multiples parfois dans le même billet.
Le travail est de rassembler tout cela en cherchant les liens parfois ténus quand d'autres écriront des dizaines d'articles sans arriver à une vision globale avec le recul nécessaire.
Ce billet en fait partie. On peut le lire en cinq minutes ou y passer une heure ou deux en scannant tous les liens.

Aujourd'hui, commander seul est un gageure qui se termine toujours par un échec.
Échec que celui qui est à la tête camoufle derrière des réussites qui ne sont en définitive que de la poudre aux yeux et un avantage que le dirigeant conserve pour lui en premier et quelques miettes pour ceux qui le soutiennent.
Il faut de la concertation avec beaucoup de personnes différentes de terrain avant de prendre une décision et un homme fort qui assument la responsabilité de l'ensemble pour la postérité et pour l'histoire.
Tout comme disait Einstein, en parlant de la relation avec l'espace et le temps.
Quand on prend trop de temps, on reste avec moins d'espace pour la manoeuvre.
Quand on prend trop d'espace, on n'a plus beaucoup de temps devant soi.

Écrit par : L'enfoiré | 11/03/2018

Voilà PE qui nous explique tout cela en disant que la 3ème guerre mondiale est déclarée, mais parce qu'elle nous fait chier

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/278627505.3.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 12/03/2018

Puisque c'est le bordel en Europe, le roi Philippe et la reine Mathilde sont allé au Canada.
Voici le reportage de Bruno Coppens

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/00/821341713.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 13/03/2018

Dans le dossier Veviba, Francis Cabrel ne s'est pas encore exprimé. Bruno l'a fait.

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/821341713.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 14/03/2018

Le rapport de l’Afsca après l’affaire Veviba en intégralité. Ce document a été produit par l’Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) à la demande de Denis Ducarme (MR), ministre de tutelle.

Denis Ducarme a reçu ce document de 10 pages jeudi dernier (15/3). Mais la justice a souhaité lire ce document avant qu’il ne soit transmis aux membres des commissions Economie et Santé de la Chambre, pour s’assurer que l’enquête judiciaire ne serait pas compromise. Ce lundi après-midi, la Chambre a reçu le feu vert de la justice pour diffuser le document aux députés concernés. Le document n’a pas tardé à fuiter dans la presse. Il avait déjà été défloré partiellement par De Tijd.
Au fil de ces dix pages, complétées par de nombreuses annexes que Le Soir n’a pas pu consulter, Herman Diricks, administrateur délégué de l’Afsca, s’emploie à défendre point par point le sérieux avec lequel son agence a traité l’affaire Veviba. Il rappelle que le dossier étant à l’instruction, l’Afsca n’a pas pu être en mesure de mener sa propre enquête. Le patron de l’agence répète toutefois que des contrôles répétés dans les différentes implantations de Verbist en Belgique et ne compromettant pas l’enquête judiciaire, n’ont pas permis d’établir des irrégularités.
Nouvel élément : on lit dans le rapport que « dans un autre dossier en relation avec Veviba, un PV a également été remis au parquet le 21 septembre 2017. » De quoi s’agit-il au juste ? Mystère à ce stade…

http://www.lesoir.be/146336/article/2018-03-19/voici-le-rapport-de-lafsca-apres-laffaire-veviba

Écrit par : L'enfoiré | 19/03/2018

[AVERTISSEMENT : LE STATUT SUIVANT EST ÉCRIT EN CODE DU RAP QUE LES PLUS DE VINGT ANS NE PEUVENT PAS CONNAÎTRE. IL EST DONC À PRENDRE INTÉGRALEMENT AU SECOND DEGRÉ. POUR LES DJEUNS, « INTÉGRALEMENT », ÇA VEUT DIRE « À DONF ». ]

Les DAMSOFANS comparent depuis une semaine un poète universel un chouïa misogyne et homophobe à un fils de pute qui passe ses 90 BPM à niquer nos mothers & sisters bolosses, bougnoules, négrosses et niakouées, et mérite, du coup, qu’on lui fasse exploser le point G qu'il a au bout du gland (faute de brains) à coup de gode géant dans la schneck du rectum. ��
À moins qu'un vieux pédé ou un trav top membré ne se porte volontaire pour lui décorer le boule de ses balls, la teub enfoncée jusqu'à la glotte, et pour lui servir la crème onctueuse en shampoing viril en finale.
Si pas de volontaire, on pourrait aussi le fister à sec (mais au second degré, jrappelle, hein, on est des gens civilisés) et poster la vid sur Insta pour un max de buzz quand il criera « maman » ou « mère-pute », ce qui est possible puisqu'il appelle les mères des autres des putes. Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Ou encore, qu’on lui serve à l'orifice arrière un clito géant qui nique sa race (cherchons belle salope f/f ayant un to-cli de plus de 30 cm).��
Et vu que ce rappeur pousse ses fans depuis deux nights à exiger que sa zikmu d’hymne insipide (pour le sens de « insipide », cf dico du français, les djeuns ; séquoi un dico ? jesplique : c'est comme le code du rap, sauf que c'est écrit avec des lettres) devienne l'hymne orificiel des salopes rouges à petit short moule-dard et moule-boule qui vont sautiller derrière un ballon comme des Jeannettes derrière une sucette (pour « Jeannette », cf. le code à mon bro Stéphane Pauwels) dans quelques mois, pour revenir de chez cette tepu de Tine-Pou, la shneck du prolapsus fanée et la teub sous le bras, faute d'avoir envoyé gicler leur baballe dans le boule des foot(r)eux d’en face (qu'on appelle « buts » en foot) ; puisque disais-je, le rappeur veut imposer sa zik aux supporters via ses fans (prox et putes) transis, perso, je rappelle aux vieilles bourses et aux chattes grabataires (ça veut juste dire, « nées au siècle dernier », les Damsofans) qu'on a une song du poète universel toute prête pour les Devils, qui parle de bière, d'être ensemble, de kermesse et d'Uylenspiegel.
Elle date un peu, j’avoue, mais ALZ, ça permettra aux putes et prox qui followent Damso d'assimiler (ne pas confondre « assimiler » avec « avaler ») la bagatelle de 46 mots de vocabulaire (cf. dico) nouveaux, de « Amsterdam » à « Breughel l'Ancien » en passant par « Londres », « Berlin », « port (avec «t») », « amour », « messe » ou « filles ». ��
Je précise pour les teens que ce terme désuet de « filles » signifiait jadis : « chtite tepu qu'on nique que si elle demande et qu'on n'arrose de jus dans les cheveux que si elle a le point G dans la raie de la tête et que du coup, ça pourrait l'envoyer au ciel, sinon, on voit vraiment pas l’intérêt à moins qu’il s’agisse d’humilier la meuf, au second degré bien sûr ».
Je sais, c'est compliqué à capter pour les tepus pro-rap d’aujourd’hui, mais je vous jure que ça a existé. ��
Du coup, grâce à Brelso, donc, yo, ils/elles pourront peut-être aussi capter des concepts (concepts se dit sept-cons en verlan, ce qui n’est pas un comptage de keshnés dans un gangbang de gang-rappeurs NDLR) comme « donne-moi la main », façon démodée de montrer à une ispice de counasse qu'on la prendrait bien par la tte-cha, mais avec délicatesse, et après qu'elle ait (alors oufti… « ait », c'est un subjonctif, mais ça, je vous splique pas, c'est trop grave compliqué) supplié de la déshabiller lentement, de la préliminer attentivement, de lui apaiser doucement les yeux brûlants et les lèvres mouillantes, et d’attendre qu’elle orgasme avant de lui envoyer la béarnaise dans l'abricot.
Je pige bien que de nos jours, ça ressemble à du sport de haut niveau, c'est pas à la portée de tous, ça demande un peu d'apprentissage.��
J’expliquerais bien aussi « faire l’amour », mais faudrait rembobiner tout Youporn pour que ça percute chez les Damsodjeuns.
��Bon, passons à l’hymne 2018. Yo ! Lance-ba la zik ! Jack izinzepléce ! Que les putes balances leurs boules et que les prox astiquent leur zobs, et en rythme astableeft, jusqu’à la fusion ultime de nos corps jupilés !��

(Merde, pas sûr qu’ils comprennent « fusion » et « ultime »).�
[FIN DU SECOND DEGRÉ EN CODE RAP.
POST-SCROTUM : SI ÇA TE GONFLE, DAMSOFAN, QU'ON TRAITE TON DAMSO DE SALE FILS DE PUTE, SI ÇA TE GÊNE QU'ON RECOMMANDE DE LE SODOMISER À SEC, REPRENDS UN PEU DE SECOND DEGRÉ. ÇA TE PERMETTRA DE COMPRENDRE CE QUE TU IMPOSES À NOS MÈRES, À NOS FILLES, À NOS SŒURS. ELLES SONT 100 À ÊTRE VIOLÉES POUR DE VRAI TOUS LES JOURS EN BELGIQUE.]

Écrit par : Marcel Sel | 14/03/2018

Le Café serré de Thomas Gunzig pourrait-il être une réponse ?
Thomas Gunzig se venge. Le foot, le rap et la polémique de trop

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/2441920714.MP3

https://www.rtbf.be/auvio/detail_le-cafe-serre-de-thomas-gunzig?id=2322764

Écrit par : L'enfoiré | 15/03/2018

Fabrizio Rongione se pose la question: Sommes-nous des guerriers de pacotille à cause la la vie privée?

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/00/1931957243.2.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 16/03/2018

Ceci explique ces deux tendances actuelles: le phénomène de déperdition de la nourriture que l'on mange et la place que prend la vie politique qu'il faut mixer avec la vie privée et professionnelle de plus en plus envahissantes. On en arrive à des Partis pris en stratégies contradictoires

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/00/00/2008435777.MP3

Qui trop embrasse; mal étreint...

Écrit par : L'enfoiré | 16/03/2018

Un cygne noir tourne autour des marchés boursiers

À Washington, des rumeurs circulent alors que les États-Unis annoncent de nouvelles taxes à l’importation de grande envergure pour les produits chinois de haute technologie et de télécommunication la semaine prochaine.
Selon l'agence de presse Reuters, 60 milliards de dollars de produits seraient affectés. Les mesures seraient instituées à titre de représailles pour les entreprises chinoises qui exigent des Américains qu’ils divulguent leurs secrets de fabrication s'ils veulent être actifs sur le marché chinois. Le président américain Trump attend toujours les conclusions d'une enquête à ce sujet, qu'il avait ordonnée plus tôt.
Selon certaines sources, des restrictions de visa seraient même envisagées à l'encontre des citoyens chinois désireux de se rendre aux États-Unis, ainsi que des restrictions sur les investissements que les entreprises chinoises souhaitent réaliser aux États-Unis.
Dans ces conditions, la Chine n’aura guère d’autre choix que de riposter de la même manière. Les représailles deviendront alors inévitables, car Trump ne comprend que la langue du pouvoir. [Pour reprendre les mots du président de la CE Jean-Claude Juncker: "En prenant des mesures stupides, Trump demande à l'UE de prendre des mesures stupides."

Les bourses n'ont en aucune façon pris en compte un tel scénario
Mais tout cela risque d'avoir des conséquences énormes pour les bourses mondiales, qui n'ont nullement inclus cette possibilité. Bien que ce ne soit pas encore un fait accompli, il existe un risque que nous soyons confrontés à ce que l'on appelle un cygne noir, qui menace d'avoir des conséquences économiques et financières dévastatrices. Il suffit d’examiner de plus près les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis pour comprendre qu'une telle guerre commerciale nuirait aux deux parties.
Les États-Unis dépendent fortement de l'électronique, des jouets et des textiles chinois pour leurs importations. Simultanément, la Chine est un marché important pour l'exportation de leurs produits pharmaceutiques et agricoles, de leurs voitures et de leurs avions. Il y a donc un grand risque ici, car si les mesures protectionnistes annoncées par Trump jusqu'ici suscitaient peu d'inquiétude, celles-ci sont beaucoup plus inquiétantes. Si les Américains dirigent maintenant leurs flèches vers la Chine et que ce pays réagit à son tour, le commerce international - qui ne fait que se redresser - risque de s'arrêter.

https://fr.express.live/2018/03/15/un-cygne-noir-tourne-autour-des-marches-boursiers?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=la_revolte_des_peuples_occidentaux_menace_leurope_un_cygne_noir_tourne_autour_des_marches_boursiers_versace_dit_stop_a_la_fourrure&utm_term=2018-03-16

Écrit par : L'enfoiré | 16/03/2018

La révolte des peuples occidentaux menace l'Europe

En Allemagne, la décision de Tafel, une banque alimentaire de la ville d’Essen, de cesser de donner de la nourriture aux nouveaux inscrits étrangers parce que les migrants forment maintenant la majorité de ses bénéficiaires, a suscité une vive polémique. La chancelière allemande, Angela Merkel, s’est indignée contre cette discrimination. Mais celle-ci dévoile une réalité dérangeante: ce sont les Allemands les plus pauvres qui payent le prix fort de la politique d'immigration du pays.
Trois ans après que l’Allemagne a décidé d’accueillir plus d’un million de réfugiés, "une grosse partie du fardeau de l’accueil de ces nouveaux venus est supportée par les citoyens allemands les plus pauvres, qui ont vu leur voisinage changer, et qui sont maintenant concurrencés pour obtenir des appartements subventionnés, des places d’école, et, dans le cas de la banque alimentaire, un repas gratuit", écrit le New York Times.

1,2 millions de nouveaux immigrés en une année
L'Allemagne a accueilli 1,2 million de réfugiés entre 2015 et 2016, et Essen, une ville de 600.000 habitants de la vallée de la Ruhr, a vu sa communauté syrienne passer de 1.300 personnes en 2015 à presque 11.000. Il y a encore 3 ans, 1 bénéficiaire sur 3 de la banque alimentaire était étranger. Mais à la fin du mois de novembre ce ratio est passé à 3 sur 4. Des écoles indiquent que 9 de leurs élèves sur 10 ne sont pas Allemands. Certains résidents locaux ressentent de plus en plus de frustration de la montée du nombre d'étrangers dans leur quartier.
Certaines villes, dont Cottbus et Freiberg, dans l’ex-Allemagne de l’Est, ou Delmenhorst et Salzgitter, à l’Ouest, ont pris des mesures pour tenter d’empêcher de nouveaux migrants de s’y installer.
Outre les barrières de la langue et de la culture, beaucoup affirment qu'il y a aussi une barrière d’attitude. Les citoyens allemands pauvres, généralement plus âgés, se retrouvent souvent confrontés à de jeunes hommes immigrés qui n'ont réussi à s’en sortir que parce qu’ils ont refusé de respecter les règles et qu'ils se sont battus, et leur volonté peut sembler menaçante.

La hausse de l'intolérance, et des partis populistes
De fait, on a assisté à une montée de l'islamophobie et de l'intolérance, dans la vallée de la Ruhr, une région industrielle allemande qui était auparavant très propice à l'intégration au cours des deux dernières années. Jeudi, un rapport publié par la Fondation Brost l'a traduite en chiffres. Il indique que 18 % des Allemands pensent qu’ils doivent faire autant d’efforts pour l’intégration que les nouveaux arrivants. En 2015, cette proportion était de 33 %. 49 % des résidents pensent qu’il est "assez difficile" pour les Allemands de souche de vivre avec les musulmans, et ils ne sont que 40 % à estimer que ce n’est pas difficile.
L’étude explique ainsi la montée du parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) dans la région. Aux dernières élections du mois de septembre, il y a recueilli 17 % des suffrages, tandis que le SPD, autrefois le parti le plus fort, est tombé à son niveau le plus faible, 20 %. "Une vision extrêmement négative, haineuse de l’islam était dominante parmi les partisans de l'AfD", écrivent les auteurs notant que 80 % d’entre eux ont déclaré que vivre avec les musulmans était "difficile".

L'Europe multiculturaliste est menacée
"En Italie après l'Allemagne, en Autriche après le Brexit: à chaque fois, l'immigration s'impose comme le thème majeur des élections. À chaque fois, elle déboulonne les sortants et offre la victoire aux formations les plus déterminées à la combattre. Merkel puis Renzi sont les grandes victimes, l'AFD puis la Ligue, les grands vainqueurs", écrit le chroniqueur Eric Zemmour dans une colonne du journal français Le Figaro. Selon lui, la vague d'immigration à laquelle nous assistons en Europe est la "quintessence de l’idéologie de l’union européenne", qui juge "qu'une nation ne repose plus sur un peuple ni sur une terre, mais sur des valeurs ; (...) que les hommes sont interchangeables, simples producteurs et consommateurs sans passé, racines ni identité".
Mais l’ascension des partis populistes dans plusieurs pays européens montrent que la grogne se renforce parmi le peuples occidentaux, et suggère que le statu quo ne pourrait être maintenu : "À Bruxelles, on doit désormais choisir: défendre les fameuses «valeurs» ou subir les coups de bélier des peuples. C'est une question de vie ou de mort. Pour l'Europe, mais aussi pour les nations qui la composent. Lamartine disait: 'Toutes les fois qu'une théorie est en contradiction avec le salut d'une société, c'est que cette théorie est fausse ; car la société est la vérité suprême.'"

Et en Belgique ?
Récemment, dans une tribune du même journal, le sénateur et député bruxellois MR Alain Destexhe s'était lui aussi inquiété de la forte immigration en Belgique: "En 30 ans, [de 2000 à 2010] comme la France, la Belgique s'est transformée en profondeur. Sans débat public, elle est devenue un pays d'immigration massive accueillant plus d'un million de personnes en dix ans dans un pays de 10 millions d'habitants. (...)Pourtant, cette réalité statistique a été cachée à la population".
Comme Zemmour, Destexhe y voit le reflet de l'adhésion à une idéologie multiculturaliste de nos élites: "Les élites qui décident de ce dont on peut parler se sont bien gardées de mettre en évidence des chiffres qui n'auraient pu qu'alarmer une population dont on exige maintenant qu'elle s'adapte hic et nunc à cette nouvelle donne. Il ne faut y voir ni grand complot, ni l'œuvre d'un Big Brother, mais, au mieux, une adhésion enthousiaste de ceux qui prétendent forger l'opinion au grand rêve multiculturaliste ou, au pire, à la mise en œuvre de puissants mécanismes de défense relevant de la psychologie, comme la sublimation (de la diversité), le déni (de la réalité) ou le refoulement (de ce qui dérange)".

https://fr.express.live/2018/03/16/la-revolte-des-peuples-occidentaux-menace-leurope?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=la_revolte_des_peuples_occidentaux_menace_leurope_un_cygne_noir_tourne_autour_des_marches_boursiers_versace_dit_stop_a_la_fourrure&utm_term=2018-03-16

Écrit par : L'enfoiré | 16/03/2018

Un abattoir flamand a aussi envoyé de la viande périmée vers le Kosovo

Les autorités kosovares ont saisi une autre cargaison belge contenant de la viande congelée périmée. Les faits remontent à août 2017, et c'est un abattoir de la province d'Anvers qui est cette fois concerné.
Alors que les médias ne parlent plus que de l'entreprise Veviba depuis une dizaine de jours, il semblerait que cette affaire ne soit pas un cas isolé.
En effet, un autre abattoir belge a livré de la viande périmée au même grossiste kosovar, EURO IDA, rapporte la RTBF. Suite aux révélations selon lesquelles Veviba avait envoyé de la viande congelée vieille de douze ans vers le Kosovo, un journaliste du média public est allé à la rencontre du porte-parole de l'équivalent kosovar de l'Afsca. Et c'est ce dernier qui révèle cette nouvelle information.

Du veau de l'abattoir Vanlommel, en Flandre
Il s'agissait d'une cargaison de 20 tonnes de veau congelé étiqueté au nom de l’abattoir Vanlommel, qui est situé à Olen dans la province d'Anvers. Dans ce camion, il y avait un lot d'une tonne et demi de viande qui comportait une date de péremption dépassée depuis un mois. C'est bien moins que dans le cas Veviba, mais cela reste problématique.
Le camion a donc été saisi par les autorités kosovares, fin août 2017 à la frontière avec l'Albanie. Dans l'histoire, l'Afsca était, encore une fois, au courant. "À nouveau la viande provenait de Belgique, à nouveau nous avons averti l'Afsca et à nouveau nous avons détruit toute la cargaison de viande et nous n'avons pas permis qu'elle se trouve en contact avec les consommateurs kosovars", raconte le porte-parole de l'agence kosovare au micro de la RTBF.

Erreur humaine ou fraude pour faire des économies?
De son côté, le directeur commercial de l'abattoir Valommel, Johan Heylen, reconnaît les faits et plaide l'erreur humaine. "Nous avons fait une erreur sur une palette et demi. Nous avons assumé notre responsabilité. La viande a été détruite. Nous avons bien sûr remboursé le client pour les frais occasionnés. Ce n'était pas un cas de fraude, pas du tout, parce que les étiquettes étaient correctes (...) Pour la viande congelée, qui a normalement une date de conservation de deux ans, c'était trois semaines de trop, c'est correct", admet-il, toujours à la RTBF.
À l'époque, l'Afsca avait pourtant ouvert une enquête, mais a probablement conclu à une erreur involontaire. Même si l'agence publique refuse de le confirmer, tant le dossier est devenu sensible.
Néanmoins, deux fois la même histoire chez le même grossiste, il y a de quoi se poser des questions sur ses pratiques. EURO IDA achetait-il intentionnellement de la viande périmée pour faire quelques économies? D'après l'abattoir Valommel, la réponse est non. "Normalement nous n'avons pas de viande périmée. Chez nous, aucun client ne demande de la viande périmée", assure Johan Heylen.

La N-VA réclame une enquête approfondie
La N-VA a immédiatement réagi suite à cette révélation, exigeant une "enquête judiciaire approfondie". "On en sait encore peu en ce qui concerne l'entreprise: erreur humaine ou fraude, cela doit faire l'objet d'une enquête approfondie", se sont exprimés, dans un communiqué commun, les députés nationalistes flamands, Yoleen Van Camp et Renate Hufkens. Tous deux s'interrogent également sur la réaction de l'Afsca dans cette nouvelle affaire. L'agence doit "prendre son rôle au sérieux", ses contrôles doivent être "plus proactifs, rapides et plus décisifs", réclament-ils. Il y a "un besoin urgent d'une meilleure communication entre les différentes autorités impliquées, mais aussi envers le consommateur".
Et comme "la Flandre a déjà prouvé qu'elle faisait du bon travail en matière de contrôle du bien-être animal", selon eux, ils souhaitent scinder l'agence pour régionaliser les services d'inspection.

https://fr.express.live/2018/03/18/un-abattoir-flamand-aussi-envoye-de-la-viande-perimee-vers-le-kosovo?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=tout_ce_quil_faut_savoir_sur_lelection_presidentielle_en_russie_les_sdf_americains_bientot_armes_de_fusil_de_chasse_youtube_nous_mene_vers_les_meandres_de_lextremisme&utm_term=2018-03-18

Écrit par : L'enfoiré | 18/03/2018

4 initiatives citoyennes qui agissent pour la bonne gouvernance en Belgique

La Belgique connait un problème de gouvernance depuis de nombreuses années. Mais au lieu de céder à la facilité de crier au "tous pourris", des citoyens se mobilisent, réfléchissent, dénoncent, agissent dans l'intérêt général. Plateforme de débats, réflexions sur nos institutions, publications de documents publics, de mandats, de rémunérations... voilà pour leurs outils. La bonne gouvernance, tel est leur combat.
1. Cumuleo
2. Transparencia
3. Trop is Te Veel!
4. Belvox

https://fr.express.live/2018/03/19/ces-4-initiatives-citoyennes-qui-agissent-pour-la-bonne-gouvernance-en-belgique?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=ces_initiatives_citoyennes_pour_la_bonne_gouvernance_en_belgique_pascale_peraita_reclame_280000_euros_au_samusocial_un_vehicule_autonome_duber_a_tue_une_pietonne&utm_term=2018-03-20

Écrit par : L'enfoiré | 21/03/2018

4 initiatives citoyennes qui agissent pour la bonne gouvernance en Belgique

La Belgique connait un problème de gouvernance depuis de nombreuses années. Mais au lieu de céder à la facilité de crier au "tous pourris", des citoyens se mobilisent, réfléchissent, dénoncent, agissent dans l'intérêt général. Plateforme de débats, réflexions sur nos institutions, publications de documents publics, de mandats, de rémunérations... voilà pour leurs outils. La bonne gouvernance, tel est leur combat.
1. Cumuleo
2. Transparencia
3. Trop is Te Veel!
4. Belvox

https://fr.express.live/2018/03/19/ces-4-initiatives-citoyennes-qui-agissent-pour-la-bonne-gouvernance-en-belgique?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=ces_initiatives_citoyennes_pour_la_bonne_gouvernance_en_belgique_pascale_peraita_reclame_280000_euros_au_samusocial_un_vehicule_autonome_duber_a_tue_une_pietonne&utm_term=2018-03-20

Écrit par : L'enfoiré | 21/03/2018

Documentaire: "Donald Trump est-il vraiment fou?"

https://www.rtbf.be/auvio/detail_donald-trump-est-il-vraiment-fou?id=2324598

Écrit par : L'enfoiré | 21/03/2018

Fabrizio Rongione fait une constatation: il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes en mettant tous et toutes dans le même panier

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/01/02/1931957243.2.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 21/03/2018

Fabrizio Rongione revient de Rome et fait des comparaisons:

http://vanrinsg.hautetfort.com/media/02/01/1931957243.MP3

Écrit par : L'enfoiré | 29/03/2018

Emmanuel Macron n'a pas du tout aimé ce cadeau de l'eurodéputé belge Philippe Lamberts (Ecolo)

Le Parlement européen a réservé un plutôt bon accueil au président français. Longuement applaudi, il a quand même dû affronter quelques détracteurs dont l'eurodéputé belge Philippe Lamberts. Le porte-parole des Verts européens est connu pour ses discours incisifs. Emmanuel Macron n'y a pas échappé.
Emmanuel Macron a passé une journée somme toute assez agréable devant le Parlement européen. Pourtant, les eurodéputés attendaient de nombreuses réponses, notamment au sujet des frappes ciblées survenues en Syrie.
Le président français en a également profité pour rappeler qu'il fallait réinventer la souveraineté de l'Europe. Avec le sens de la formule, comme souvent: "La réponse n’est pas la démocratie autoritaire. Elle est l’autorité de la démocratie."
Reste qu'Emmanuel Macron n'est pas un habitué de la maison. C'est d'ailleurs la première fois qu'il s'exprime devant l'assemblée strasbourgeoise. Il y a fait face aux différents chefs de groupe politique dont Philippe Lamberts, porte-parole des Verts européens et membre d'Ecolo.

Liberté, Égalité et Fraternité?
Philippe Lamberts est connu pour ses discours rentre-dedans, et le président français a eu droit au même tarif que les autres. Pour l'eurodéputé, Emmanuel Macron ne respecte pas la propre devise de son pays: Liberté, Égalité et Fraternité. Comment pourrait-il en être autrement sur le Continent? La France et l'Allemagne y ont pourtant un rôle "crucial à jouer".
Comme à Notre-Dame-des-Landes où les forces de l'ordre "écrasent dans la violence les projets de celles et ceux qui inventent depuis des années une autre manière de vivre". Comme pour la loi d'asile et "ses procédures expéditives, ses recours non suspensifs et ses détentions administratives".

Le cadeau empoisonné
Philippe Lamberts y est ensuite allé de son petit clin d'oeil en se réappropriant une des expressions favorites du président français: "Les premiers de cordée." L'eurodéputé y voit le symbole de l'accroissement des inégalités: "Dans nos sociétés, cette corde n'existe plus: les riches s'enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort".
Philippe Lamberts conclut sa diatribe en offrant une corde d'escalade au président français: "Chaque fois que vous agirez pour une Europe plus juste, plus durable et plus démocratique, nous serons à vos côtés. À défaut, vous nous trouverez sur votre route."
Le président français, poli au moment de recevoir son cadeau, n'a pas tardé à répliquer: "Vous pouvez tenir des propos d'estrade car vous avez le confort de ce salon. Au nom du respect que j'ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités".
Quand on te disait qu'il avait moyennement apprécié. C'était assurément un des moments forts de la journée.
(vidéo))
https://fr.express.live/2018/04/17/emmanuel-macron-na-du-tout-aime-ce-cadeau-de-leurodepute-belge-philippe-lamberts?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=dix_sept_ecoles_albanaises_resteront_ouvertes_24h_sur_24_et_7_jours_sur_7_la_rencontre_entre_trump_et_kim_jong_un_se_rapproche_la_belgique_seul_pays_de_lunion_europeenne_qui_a_continue_a_vendre_des_produits_chimiques_interdits_a_la_syrie&utm_term=2018-04-18

Écrit par : L'enfoiré | 19/04/2018

L'internationalisme contre la mondialisation: pourquoi les progressistes à travers l'Europe et au-delà doivent forger un mouvement internationaliste commun?
(Yannis Varoufakis)
Mesdames et messieurs, il y a de mauvaises nouvelles et il y a de l'espoir.
La mauvaise nouvelle est que la mondialisation a triomphé. Mais, elle est en train de battre en retraite par une manière que ceux d'entre nous qui s'y opposent à sa marche triomphale puissent célébrer.
Il y a de l'espoir et j'espère qu'il y a une alternative à la destructivité de la mondialisation et à l'esprit de clocher qui prévaut aujourd'hui dans l'Amérique de Trump, en Brexit en Grande-Bretagne, partout.
Et le nom de cet espoir?
Du fléau potentiel de la globalisation et de sa némésis xénophobe?
Son nom est l'internationalisme du nom d'un vieil ami d'une époque révolue qui est tombé à l'eau lorsque la gauche s'est effondrée à la fin des années 1980, accablée par notre propre folie.
C'est cette défaite prodigieuse qui a permis de remplacer l'idée d'un monde cosmopolite et sans frontières par la vision dystopique d'une planète dans laquelle l'argent numérique et les récipients remplis de nos artefacts se déplacent sans entraves et à des vitesses incroyables. sont clôturés, entourés par un nouveau type de mur impénétrable, brutal, inflexible, meurtrier.
Le triomphe du capital mondialisé, et l'effervescence du mouvement altermondialiste, ont peut-être été illustrés par la manière dont l'establishment a réussi à démontrer le manque de pertinence de nos manifestations mondiales contre l'invasion de l'Irak - en envahissant l'Irak!
En faisant taire toute opposition à leur folie.
Quinze ans plus tard, l'ordre capitaliste en voie de mondialisation est en train de devenir une réalité.
Il le fait d'une manière qui reflète une ironie universelle: il devient la proie de sa propre œuvre de la capacité du monde à se globaliser, de sa capacité unique à se saper, en rappelant les lignes inimitables du Manifeste Communiste. De tels moyens gigantesques de production et d'échange "qu'il ressemble" au sorcier qui n'est plus capable de contrôler les pouvoirs du monde inférieur qu'il a appelé par ses sorts".
Une forme d'ironie universelle. Les processus d'accumulation capitaliste mondialisés les plus audacieux ont engendré des changements technologiques qui sauvent la main-d'œuvre et qui sous-tendent maintenant la dé-mondialisation sans emploi partout dans le monde.
Dans cette lecture, Donald Trump est simplement symptomatique des technologies robotiques et financières infestant un ordre social incapable d'en faire bon usage.
Ce qui bien sûr, comme toujours, une épée à double tranchant en incarnant nos cauchemars ou en réalisant nos rêves humanistes.
Seul un nouvel internationalisme ambitieux peut aider à revigorer l'esprit de l'humanisme à l'échelle planétaire.
L'humanité s'est mondialisée depuis que nos ancêtres ont quitté l'Afrique, les premiers migrants économiques dans un processus suralimenté par le capitalisme.
Pour citer à nouveau le Manifeste communiste, utilisant son "artillerie lourde" - les "prix bas des marchandises" - a battu "tous les murs chinois", "marché en expansion constante pour ses produits", conduisant à la substitution extraordinaire de " relations dans tous les sens, de l'interdépendance universelle des nations "pour" l'ancienne solitude locale et nationale et l'autosuffisance. "
Rien de tout cela est nouveau. Alors, pourquoi le besoin d'un terme comme «mondialisation» n'a-t-il pas surgi avant 1991 où quelque chose de vraiment nouveau s'est produit: Un système économique capitaliste mondial dont la croissance et la stabilité reposaient sur des mouvements commerciaux et financiers de plus en plus déséquilibrés - un système délicieusement contradictoire que nous appelons 'mondialisation' - un système qui a fini entre 1929 en 2008 avant, très récemment, d'entrer en retraite engendrant de nouvelles formes d'esprit de clocher et de xénophobie.
Les origines et les incongruités de cette remarquable économie mondiale d'un capitalisme complètement financiarisé, globalisant, qui ne pouvait rester stable que s'il devenait de plus en plus déséquilibré, apportent des contradictions jamais venues plus turbocompressées que cela!
En 1944, à la fin de la guerre, l'administration du New Deal à Washington comprenait que la seule façon d'éviter le retour de la Grande Dépression était de s'assurer que les étrangers (Européens et Japonais) achèteraient le de nouvelles machines à laver, des voitures, des téléviseurs et des avions à passagers que l'industrie américaine utiliserait une fois qu'elle cesserait de produire du matériel militaire pour l'effort de guerre.
Mais comment les Européens dévastés et les Japonais ont-ils pu se payer des cadeaux américains?
Le seul moyen était de leur transférer une partie des excédents économiques américains.
Une forme de surplus ingénieux ou de recyclage de richesses a été instituée.
Son but n'était pas la philanthropie, mais avec un penchant à générer une demande étrangère pour les exportations nettes américaines.
Le plan Marshall n'était qu'un exemple.
Ainsi commença le projet de dollarisation de l'Europe, de fondation de l'Union européenne en tant que cartel de l'industrie lourde et de construction du Japon dans le contexte d'une union monétaire mondiale basée sur le dollar américain. Ce nouveau système, connu sous le nom de système de Bretton Woods, a réussi à équilibrer un système mondial caractérisé par des taux de change fixes, des taux d'intérêt presque constants et des banques ennuyeuses soumises à de sévères restrictions.
C'était un design éblouissant qui nous a apporté l'âge d'or du capitalisme avec un chômage et une inflation faibles, une croissance élevée et une inégalité considérablement réduite.
Hélas, à la fin des années 1960, il était mort.
Pourquoi? Parce que les États-Unis ont perdu leurs excédents et se sont retrouvés entre un déficit commercial en plein essor et un déficit budgétaire fédéral énorme, rendant l'Amérique incapable de stabiliser le système mondial qu'elle avait façonné.
Jamais trop lent pour affronter la réalité, Washington a tué sa plus belle création.
Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonçait l'éjection de l'Europe et du Japon de la zone dollar.
Inaperçu de presque tout le monde, ce que nous appelons aujourd'hui la mondialisation est né ce jour d'été.
La décision de Nixon était fondée sur le manque rafraîchissant de déficit-phobie typique des décideurs américains.
Il ne voulait tout simplement pas contenir les déficits en imposant l'austérité.
Pourquoi? Parce que l'austérité aurait fait plus pour réduire la capacité de l'Amérique à projeter la puissance hégémonique dans le monde que de réduire ses déficits.
Donc, au lieu de cela, Washington a contre-intuitivement marché sur l'accélérateur pour augmenter ces déficits!
Le résultat fut que les États-Unis fonctionnèrent comme un aspirateur géant, aspirant des exportations massives de l'Allemagne, du Japon et, plus tard, de la Chine.
Mais pour que les banquiers de Wall Street agissent comme cet aimant de la capitale des autres, Wall Street devait être libérée de ses entraves de New Deal et de Bretton Woods.
La déréglementation de la banque faisait partie d'un marché faustien: les banquiers siphonnaient dans les bénéfices américains et asiatiques de l'Amérique pour couvrir les déficits commerciaux et gouvernementaux de l'Amérique.
Le contrat social devenait marché faustien, derrière la mondialisation.
Cependant, ce qui donna son énergie et son caractère à cette époque (1980-2008) fut la manière dont l'Amérique paya ces déficits croissants, au moyen d'un tsunami de l'argent des autres, les profits des exportateurs nets européens, japonais et chinois à la recherche de rendements plus élevés.
Il y avait aussi une deuxième condition pour que le capital européen et asiatique vole vers l'Amérique: la dépréciation de la main-d'œuvre américaine indispensable pour pousser les rendements de Wall Street au-dessus de ceux de Francfort et Tokyo, où la compétitivité reposait plutôt sur des gains de productivité.
Mais comment les Américains pourraient-ils continuer à acheter les produits des autres quand leurs salaires diminueront?
Avec l'escalade du crédit, fourni par Wall Street.
Une histoire similaire en Grande-Bretagne. Le Royaume-Uni, après s'être désindustrialisé sous Mme Thatcher, parie la maison sur l'attachement de la ville à Wall Street et transforme l'économie britannique en un simulacre d'Amérique, sans la capacité de réguler le capitalisme mondialisé par les dettes privées, les maisons financiarisées.
La ville est devenue les seuls spectacles à Londres, la seule ville qui compte pour l'oligarchie économique de ce pays.
Chaque nouveau régime a besoin de sa propre idéologie, de sa religion.
Le néolibéralisme a été sauvé des franges lointaines de l'économie politique pour jouer ce rôle dans les années 1970. Cela avait autant à voir avec le capitalisme réellement existant que le marxisme avait à voir avec l'Union Soviétique de Brejnev.
Les économistes néolibéraux n'ont jamais été au centre de l'élaboration des politiques. Ils ont fourni les sermons qui ont empêché les politiciens d'abroger les protections de l'ère New Deal pour les travailleurs et la société en général contre les abus motivés des banquiers de Wall Street et des prédateurs tels que Wal-Mart.
Avant longtemps, l'Union soviétique et ses satellites se sont effondrés.
En Europe de l'Est, les nouveaux dirigeants tenaient à une partie de l'action.
Pendant ce temps, à Pékin, le Parti communiste chinois était déterminé à survivre en organisant une insertion réussie des travailleurs chinois dans le prolétariat du capitalisme.
La marche inexorable du capital financier et l'entrée de deux milliards de travailleurs sur le marché mondial du travail ont assuré une redistribution spectaculaire des revenus et de la richesse.
Alors que des milliards de personnes ont été extirpées de la pauvreté abjecte en Asie, un grand nombre de travailleurs occidentaux ont été rejetés, leurs voix noyées par la cacophonie de l'argent dans les épicentres de la financiarisation.
Nous vivions tous dans un monde devenu village.
L'histoire était terminée.
Le succès ou l'échec de chacun d'entre nous, de notre communauté, de notre nation, dépendait entièrement de la rentabilité de nos produits et de nos produits.
C'était un récit convaincant.
Les distances se réduisaient par la numérisation, les chaînes d'approvisionnement s'allongeaient énormément, les relations internationales étaient passionnantes et révolutionnaires.
Nos événements du 1er mai,.. les rassemblements altermondialistes, le Forum Social Mondial, semblaient tous hors de propos, et les réactions des récalcitrants refusaient d'accepter que nous vivions dans un nouveau paradigme courageux.

Écrit par : L'enfoiré | 23/04/2018

(suite)

MAIS, une réalité a refusé de concorder avec le récit du village global.
Un mur. Pas un nouveau mur composé de beaucoup de vieux murs qui commençaient à s'unir, à se mondialiser, comme pour exposer la mondialisation à ce qu'elle était vraiment, un processus d'approfondissement des divisions, de déséquilibres dangereux, d'un déséquilibre choquant se présentant comme harmonie, congruence comme dans un équilibre.
Les graines du mur dont je parle ont été semées dans les Balkans, sous l'occupation nazie, en Yougoslavie et en Grèce. La récolte a commencé dans les rues de ma ville natale, Athènes, en décembre 1944 en provoquant une guerre civile d'une horreur et d'une signification globale qui passait presque inaperçue.
Le monde a commencé à faire attention
- quand, des rues d'Athènes en décembre 1944, le mur a déménagé à Berlin, qu'il a divisé en juin suivant
- quand il a produit deux Corée en août
- quand il a franchi la chaîne des montagnes du Cachemire exactement deux ans plus tard, le 15 août 1947, alors que les nouvelles nations du sous-continent, au lieu de célébrer l'indépendance, se sont affrontées.
- quand il a éclaté en 1948 sous le couvert du nettoyage ethnique et au milieu de la guerre totale en Palestine
- quand il a fait sa marque dans les rues de Nicosie avec une ligne verte, tiré inoffensivement par un général britannique en 1956, avant de revenir sous la forme de barricades en 1963, deux ans après que la division molle semblable à Berlin a été transformée, en quatre jours courts , dans l'incarnation la plus célèbre du Mur.
- quand les troubles ont éclaté à Belfast, le dimanche 30 janvier 1972 et a été ensanglanté de façon indélébile par l'armée britannique, il était là pour embellir le mécontentement préexistant avec des murs de paix euphémiques.
- quand en 1974, les barricades le long de la Ligne Verte de Nicosie, comme pour ne pas être dépassées par Berlin ou Belfast, devinrent aussi un mur à part entière.
- quand en 1989, alors que le mur de Berlin tombait et que le monde tournait prétendument vers notre terrain de jeu mondial, quelque chose de remarquable se produisit: au lieu de ces murs disparaissant, ils se divisaient, se multipliaient et devenaient plus laids.
Ils ont envahi la Yougoslavie désintégrée, se sont dressés au milieu des communautés jusqu'ici unifiées dans la Corne de l'Afrique, où ils ont revendiqué des zones grises des plateaux escarpés entre l'Éthiopie et l'Érythrée, et sont devenus insidieux en Palestine, la frontière américano-mexicaine dans les rues de Bagdad. en Géorgie, en Ukraine, dans nos propres villes, leurs centres commerciaux et leurs pseudo-communautés; la liste continue.
En 2005, ma partenaire, l'artiste Danae Stratou, a annoncé que sa prochaine installation consisterait en des paires de photographies, une pour chacune des sept divisions sévères du monde entier.
Elle se tenait droite sur la division, en Palestine, au Cachemire, à la frontière américano-mexicaine ... photographiez chaque côté ... imprimez les photos en grandes transparences et construisez ensuite un couloir que le spectateur traverserait en faisant ces sept paires de grandes pendaisons photographies - comme si on marchait sur une ligne de division conduisant le spectateur de Chypre en Palestine à Kasmir jusqu'à la plage qui sépare San Diego d'un côté et Tijuana de l'autre - un chemin signifiant, potentiellement, unifier, guérir, la division.
Pendant un an nous avons voyagé ensemble vers ces divisions que la globalisation, théoriquement, rendait obsolètes mais, en pratique, cela se renforçait.
Au cours de ces voyages, un grand paradoxe m'a frappé: plus la mondialisation était destinée à développer des raisons de démanteler les lignes de démarcation, moins les forces qui œuvraient pour les démanteler en faisaient la preuve. L'approfondissement des divisions, patrouillées par des gardes de plus en plus impitoyables, nous a paru l'hommage que la mondialisation rendait à la misanthropie organisée.
Au cours de nos voyages, nos visages ont poussé contre ces clôtures hideuses, la réalité de la mondialisation m'a frappé plus puissamment que jamais. Voici quelque chose que j'ai inscrit dans mon journal en mars 2006, à Juarez - à deux pas d'El Paso
"Ce n'est pas seulement que les murs deviennent plus forts, plutôt que plus fragiles. C'est aussi qu'ils se mondialisaient parce que l'importance des divisions profondes pour stabiliser un ordre mondial grossièrement instable augmentait de jour en jour. Il affecte différents murs de manière similaire. Ils commencent à se ressembler. Les deux en termes de forces sociales qui se blottissent dans leur ombre mais aussi physiquement.
Esthétiquement Un serbe de Mitrovica se sentirait plus à l'aise à Nicosie qu'à Belgrade.
Un Érythréen résidant à Tsorona éprouvera un sentiment de familiarité, malgré le froid intense, près de la ligne de contrôle dans le Cachemire alpin qu'elle ne le ferait à Asmara.
Un syndicaliste d'Ulster n'aura aucun mal à comprendre la réalité de la ville fantôme de Famagouste, à Chypre, alors qu'il pourrait bien se sentir étranger à Londres.
Un Palestinien de Qalqilia va découvrir des liens étranges avec un habitant de Juarez; liens qu'elle ne peut pas ressentir au Caire.
Le simple fait que des équipes d'ingénieurs israéliennes aient été employées par le gouvernement américain pour aider à repiquer le mur de Sharon en Californie, au Nouveau-Mexique, en Arizona et au Texas en dit long. "
Après nos voyages, Danae a complété et exposé son installation, intitulée 'CUT par 7 lignes de séparation'.
Peu de temps après, sur la base de ces gribouillages et de l'idée que les divisions n'étaient qu'un mur unique qui se globalisait comme méchant ventre du Village Global fictif, a assemblé une vidéo qui faisait partie d'une autre installation intitulée 'The Globalizing Wall '.
C'est ici, avec une bande sonore comprenant des enregistrements réels Danae fait in situ plus la musique à cordes par Ada Pitsou.
En 2006, deux ans avant la mondialisation devait être mortellement blessé par notre génération 1929.
John Maynard Keynes a écrit: "Les spéculateurs peuvent ne pas nuire comme des bulles sur un flot continu d'entreprise. Mais la situation est sérieuse lorsque l'entreprise devient la bulle d'un tourbillon de spéculations. »
En 2007, sur le tourbillon du tsunami des profits européens et asiatiques qui se précipitent dans Wall Street, les banquiers construisent des bulles exotiques dette privée qui, à un moment donné, avait subrepticement acquis les propriétés de la monnaie privée.
Lorsque ces bulles ont éclaté en 2008, la boucle du recyclage qui maintenait la mondialisation a été brisée malgré l'impression énergique de l'argent par les banques centrales et la frénésie de crédit et d'investissement des autorités chinoises.
Les déficits américains, même après avoir retrouvé leurs niveaux d'avant 2007, ne pouvaient plus stabiliser la mondialisation.
Les largesses socialistes pour les forces du marché rares et impitoyables pour la demande globale endommagée, dépriment les attentes des entrepreneurs en matière de ventes, restreignent l'investissement dans des emplois de qualité, diminuent les bénéfices pour beaucoup et surprises, confirment le pessimisme des entrepreneurs qui soutenaient un faible investissement et faible demande.
Ajouter plus de liquidités à ce mélange ne faisait pas la différence, car le problème n'était pas une pénurie de liquidités, mais une pénurie de la demande.
Wall Street, Wal Mart et Walled les citoyens sont les fondements symboliques de la mondialisation.
Aujourd'hui, tous les trois sont devenus un frein à la mondialisation:
- Les banques ne parviennent pas à maintenir les mouvements de capitaux auxquels la mondialisation avait l'habitude de répondre, car les mouvements financiers totaux à travers le monde représentent moins d'un quart de ce qu'ils étaient au début de 2007.
- Wal Mart, dont l'idéologie du bon marché symbolisait la dévaluation du travail et l'éviscération des entreprises locales traditionnelles, est elle-même pressée par le modèle amazonien dont l'effet ultime est une nouvelle contraction des dépenses globales.
- Et les murs qui étaient le ventre méchant du «village global» - la frontière entre les États-Unis et le Mexique; la politique méprisable de l'Union européenne consistant à utiliser stratégiquement la Méditerranée comme une tombe aquatique pour des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes - notre mur de globalisation est plus que jamais d'actualité et une source de mécontentement politique, d'illégitimité et de misanthropie.
En regardant le monde d'une distance d'Archimède, la mondialisation a été prise dans un piège en acier de sa fabrication.
Sa crise est due à trop d'argent entre de mauvaises mains. L'épargne accumulée par habitant de l'humanité est au plus haut niveau de l'histoire.
Cependant, nos niveaux d'investissement (en particulier dans les choses dont l'humanité a besoin, comme l'énergie verte) sont, en comparaison, à leur niveau le plus bas.
Aux États-Unis, des sommes massives s'accumulent dans les comptes des entreprises et des personnes qui ne les utilisent pas; tandis que ceux, sans perspectives ou bons emplois, sont immergés dans des montagnes de dettes.
En Chine, les économies proches de la moitié du revenu se côtoient avec la plus grande bulle de crédit imaginable. L'Europe est encore pire: il y a des pays avec des excédents commerciaux gigantesques, mais nulle part où les investir au niveau national (par exemple l'Allemagne et les Pays-Bas); les pays déficitaires et incapables d'investir dans la main-d'œuvre et le capital dont ils ont grandement besoin (par exemple en Italie, en Espagne et en Grèce); et, pour commencer, une Union européenne incapable de servir de médiateur entre les deux types de pays en raison du manque d'institutions de type fédéral qui pourraient le faire.
Et comme si ces mécontentements n'étaient pas suffisants, il y a aussi la montée des machines.
Près de la moitié des professions en Europe et en Amérique du Nord seront susceptibles d'être automatisées d'ici à 2020.
Les robots nécessitent peu de concepteurs et d'opérateurs bien rémunérés, mais peuvent en remplacer des millions.
Cela génère des pénuries de main-d'œuvre et de main-d'œuvre dans la même ville, en même temps. Les classes moyennes occidentales sont en train de se creuser, les inégalités salariales vont augmenter dans les pays les plus riches, tandis que les pays en développement se rendront vite compte que de grandes populations jeunes n'offrent aucun répit à la pauvreté: avec des robots plus intelligents et moins chers, la et des pays comme le Nigeria, les Philippines et l'Afrique du Sud vont supporter le poids de la re-localisation - surtout si l'on considère l'évolution de l'impression 3D.
Est-il étonnant que, face à la crise séculaire de la mondialisation, l'esprit de clocher, le nativisme et la xénophobie se répandent partout la tête laide?
Plutôt que de se focaliser sur le rôle de Facebook, de Vladimir Poutine ou sur une nouvelle peur inexpliquée de l'étranger, l'establishment dit libéral (qui d'ailleurs n'est ni libéral ni particulièrement bien établi - à en juger par les récents résultats électoraux en Europe et en Amérique) devrait plutôt se tourner vers les fondations pourries de la mondialisation.
Regarder les pom-pom girls libérales de la mondialisation s'inquiéter alors que le commerce est régionalisé, que les flux de capitaux chutent et que la production est re-localisée, rappelle cet ailier gauche du déni aux visages de certains de mes camarades alors que le socialisme "vraiment existant". «Mais la mondialisation a levé des milliards de la pauvreté!», grincent-ils alors que mes camarades hurlaient, tout aussi justement, que l'Union soviétique avait propulsé une nation de la charrue à Spoutnik en une décennie.
Un système qui n'est pas viable ne sera pas durable.
Si la mondialisation n'est plus viable, que faire ensuite?
La réponse offerte par l'alt-right, les xénophobes, et ceux qui investissent dans l'esprit de clocher militant est claire: retournez au sein de l'état-nation, entourez-vous de clôtures électrifiées et faites des affaires entre les royaumes nouvellement murés sur la base d'intérêt national et de force brute relative.
Le fait que ce cauchemar soit présenté comme un rêve est un autre échec de la mondialisation, tout comme Donald Trump était un symptôme de l'échec de Barrack Obama à répondre aux attentes qu'il avait cultivées parmi les victimes de la mondialisation et de ses spasmes de 2008.
Nos problèmes sont globaux.
Comme le changement climatique, ils exigent une action locale mais aussi un niveau de coopération internationale inégalé depuis Bretton Woods.
Ni l'Amérique du Nord, ni l'Europe, ni la Chine ne peuvent les résoudre isolément ou même via des accords commerciaux. Rien de moins qu'un Bretton Woods progressiste peut traiter de l'injustice fiscale, de la pénurie d'emplois de qualité, de la stagnation des salaires, de la dette publique, de la dette personnelle, des faibles investissements dans les choses dont l'humanité a désespérément besoin. une dépravation croissante dans un monde inondé de liquidités, des robots qui marginalisent une partie croissante de notre main-d'œuvre, une éducation excessivement coûteuse dont beaucoup ont besoin pour concurrencer les robots, etc.
Des solutions nationales, à mettre en œuvre sous la supercherie de «récupérer notre pays» et derrière des clôtures frontalières renforcées, ne manqueront pas de susciter davantage de mécontentement car elles permettent à nos oligarques sans frontières de conclure des accords commerciaux qui limitent le plus grand nombre à un nivellement par le bas tout en sécurisant leur butin dans les paradis extraterritoriaux.
Nos solutions doivent donc être globales aussi.
Mais pour être ainsi, elles doivent saper à la fois l'esprit de clocher et la mondialisation, à la fois le droit du capital de circuler librement et les barrières qui empêchent les gens et les marchandises de se déplacer sur la planète.
Bref, nos solutions doivent être internationalistes: les paradis fiscaux réclament une harmonisation internationale.
Le changement climatique exige des normes environnementales communes et une union de l'énergie verte qui devrait être gouvernée démocratiquement de peur que nous ne nous retrouvions avec de nouvelles monstruosités.
Le libre-échange doit être combiné avec des normes qui améliorent le bonheur humain partout.
Le génie financier doit être remis dans sa bouteille avec des contrôles de capitaux nationaux et mondiaux à imposer par une action coordonnée dans les Amériques, en Europe, en Asie.
L'argent doit être démocratisé et géré à l'échelle internationale de manière à éliminer les déficits commerciaux systématiques et les excédents commerciaux systématiques.
Les robots doivent devenir les esclaves de l'humanité (de sorte que le contraire n'obtienne pas), un exploit qui nécessite finalement leur propriété commune.
Tout cela semble utopique.
Mais pas plus que l'idée que la mondialisation des années 1990 puisse être maintenue au XXIe siècle, ou être remplacée avantageusement par un nationalisme renaissant pour la majorité.
À des moments historiques comme le présent, l'humanité est généralement confrontée à un dilemme entre une utopie inexacte et une certaine dystopie.
L'astuce consiste à opter pour le premier, de manière réaliste, en ciblant les premiers objectifs réalisables.
Que devraient-ils être?
Cinq objectifs d'un New Deal vert international semblent pressants et tangibles:
(1) Des salaires plus élevés partout, soutenus par des accords commerciaux fondés sur des salaires et conditions minima convenus d'un commun accord.
(2) L'harmonisation fiscale, y compris un engagement simple de refuser aux entreprises enregistrées dans les paradis fiscaux off shore la protection juridique de leurs droits de propriété.
(3) Une Union de l'énergie verte axée sur l'investissement commun et des normes communes, avec le soutien actif des banques publiques d'investissement et des banques centrales.
(4) Un nouveau Bretton Woods qui rééquilibre notre infrastructure financière, avec une monnaie numérique ombrelle dans laquelle tous les échanges sont libellés d'une manière qui freine les excédents et les déficits commerciaux déstabilisants.
(5) Un dividende de base universel qui sera administré par les nouvelles institutions de Bretton Woods et financé par un pourcentage d'actions de haute technologie qui sont déposées dans un Fonds mondial pour la fortune.
Qui devrait poursuivre cet agenda internationaliste?
Nous le devons!
Les progressistes d'Europe et d'Amérique du Nord ont le devoir de lancer le bal.
Je ne doute pas que si nous nous engageons dans cette voie, d'autres en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique nous rejoindront bientôt avec enthousiasme.
Plus près de nous, notre Mouvement pour la démocratie en Europe, DiEM25, prend ce devoir au sérieux.
Par exemple, nous prendrons cet agenda, que nous appelons le Green New Deal européen, aux électeurs de toute l'Europe lors des élections du Parlement européen de mai 2019.
Au cas où vous vous demanderiez.
Oui, nous prévoyons de faire campagne en Grande-Bretagne aussi, même si, malheureusement, il n'y aura pas d'élections au Parlement européen.
Pourquoi faire campagne en Grande-Bretagne?
Parce que Brexit ou pas, au sein ou en dehors du marché unique, les progressistes britanniques et nous autres sur l'Europe continentale doivent se lier.
Parce que nous ne devons pas permettre au Brexit de forger de nouvelles divisions à travers la Manche ou entre de bons Britanniques progressistes.
Brexit et bons Britanniques progressistes qui restent.
Alors oui, nous ferons aussi campagne en Grande-Bretagne, aux côtés de Jeremy Corbyn, de John McDonnel, de Caroline Lucas, progressistes en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.
En commençant notre premier événement la semaine prochaine à Sheffield, nous ferons campagne comme preuve symbolique de notre engagement à l'idée d'unité parmi tous les progressistes ici, sur le Continent, en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, partout.
Avec la mondialisation en recul et l'esprit de clocher militant en pleine croissance, nous avons le devoir moral et politique de faire face à une mondialisation défaillante avec un internationalisme renouvelé et ambitieux.
Commençons par un ordre du jour, comme nous l'a déjà demandé Pink Floyd, à 'Take Down The Wall'par un mur hideux et globalisant.
Je vous remercie

https://www.yanisvaroufakis.eu/2018/04/13/internationalism-vs-globalisation-why-progressives-across-europe-and-beyond-must-forge-a-common-internationalist-movement-talk-at-the-royal-festival-hall-accompanied-by-andreas-gurskys-images-an/

Écrit par : L'enfoiré | 23/04/2018

Le 'Mouvement 5 Etoiles' (antisystème) et son allié d'extrême droite 'La Ligue' ont révélé un programme de gouvernement commun où aucun projet de sortie de l'Euro ne figure.
On y trouve par contre la mise en place d'un revenu universel de 780 euros par mois, une mesure symbolique voulue par les deux partenaires pour tourner le dos à l'austérité, mais qui risque de déplaire fortement aux partisans européens

Écrit par : L'enfoiré | 18/05/2018

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