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31/01/2020

Une histoire belge de malentendu

0.PNGLe Vif de la semaine du 16 janvier avait un dossier qui présentait les différences d'idéologies entre les deux parties du territoire belge.
P
réambule: "Ils s'ignorent et se toisent depuis des décennies, et leur incompréhension mutuelle n'est pas pour rien dans le blocage actuel. Retour sur près de 150 ans d'occasions manquées, plus encore quelques semaines d'incertitudes".
A
u sujet de la Belgique, j'en ai écrit quelques billets significatifs et cocasses en remontant dans l'histoire.
C
elui-ci sera de la même veine...


Ci-dessous une copie des 6 pages les plus importantes du dossier

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Le nationalisme flamand  était sensible dans les peintures au temps de"Pierre d'Enfer et Jan de Velours".

3.PNGJe devrais peut-être reprendre notre histoire belge que j'avais commencé en 2007 avec le titre "Petite histoire pour autre chose".
D
'autres articles y revenaient comme "Un pays inachevé ou à achever?, "Un Roi sans pays", 'Un thriller de l'été?", "Le compromis "à la belge" ne marche plus?, "Wallingants: sus aux flamandiants" et d'autres encore, parfois avec un humour sarcastique comme "Zo dom & Go more",  "Un roi ne s'use que si l'on s'en sert", "Être patriote aujourd'hui", "J'aime les flamands", "Les pensées surréalistes belges"...
I
l y a tant à dire au sujet de ce pays pour le moins spécial qu'on arrive ce qu'on en dit dans les médias qui confirme les usages et comment on en arrive à la population belge en réaction à la politique du pays...
Q
uelques clichés sur la Belgique sont les bienvenus en provenance d'ailleurs sans parler de politique interne.

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..

Histoire d'un renversement de situation

En Belgique, tout est une question de religion souvent catholique à la base qui agit dans l'ombre plus que d'idéologie balancée entre gauche et droite.0.PNG

Le dossier du Vif parle d'un malentendu aussi vieux que le socialisme qui date depuis 1885, qui aura du succès en Wallonie alors qu'il provient de la Flandre catholique et pauvre.
T
outes les idéologies se sont inversées de régions dans l'histoire.
A
u 19ème siècle, le parti socialiste est "made in Vlaanderen" avec l'activisme prolétaire dans une Union ouvrière.
D
ans la ville flamande de Gand, l'idéologie socialiste voit le jour alors que la misère sévit dans toute la Belgique et que la Wallonie ouvrière la boude complètement. (Gand reste encore la ville la plus francophone aujourd'hui dans la région flamande).
E
n 1845, Karl Marx vient à la Maison du Cygne de Bruxelles pour exposer sa "sauce" communiste moins modérée que celle du socialisme.
E
lle ne prend pas vraiment pour ne pas effrayer la bourgeoisie du patronat de la capitale, vu que le le socialisme s'étend progressivement sur le pays en entier.
N
aît ainsi les premiers frottements ou flottements entre Flamands et Bruxellois.
M
eetings et manifestations, mais de là à aller jusqu'à la grève pour imposer le suffrage universel est une des gouttes d'eau qui va faire déborder et renverser le vase.
L
a grève générale serait importer encore plus de chômage en provenance de Flandre.
P
our calmer les esprits, Anseele ose dire "Nous prions les Wallons de croire que la différence entre Flamands et Wallons provient d'une situation économique différente et non d'une race différente".
I
ndifférence, incompréhension, condescendance et hostilité font partie du lot de différences pour se retourner vers la droite.
F
inalement, la Wallonie, dépitée, s'embrase, jusqu'à se reconnaître sur des planètes différentes de part et d'autre.
A
cteur de l'ombre, le pape Léon XIII, Vincenzo Gioacchino Pecci, ancien nonce à Bruxelles, va faire tanguer encore plus le bateau socialiste en rédigeant l'encyclique Rerum novarum, en portant le syndicalisme chrétien et en mettant en garde les classes laborieuses contre ces socialistes qui "pousse à la haine jalouse des pauvres contre les riches(C'est un peu ce qui s'est repassé avec le pape Jean-Paul II, Karol Józef Wojtyła, ancien prêtre polonais qui s'opposera au régime communiste en défendant les ouvriers et les droits de l'homme entre 1978 et 2005 pour favoriser la chute du bloc de l'Est même avec le "Satan" idéologique américain).
L
es jeunes socialistes belges, gonflés en marxisme, en ont cure de la religion et se penchent très vite sur l'intérêt économique que la Flandre a besoin de se construire.
L
'idéologie démocrate-chrétienne s'intéresse du coup à l'industrialisation de la Flandre qui a du retard par rapport à la Wallonie industrielle avec les usines sidérurgiques et le charbon qui y est abondant.
L
e parti CVP et le support du syndicalisme de la CSC, apportent ensembles les forces nécessaires aux ouvriers et aux patronats pour pousser le socialisme en dehors de la Flandre, toujours en manque de reconnaissance au sein d'une Belgique où le français est roi.
B
ruxelles devient le jeteur de ponts entre le Nord et le Sud du pays.
L
éon XIII a réussi son pari: la Flandre ne sera jamais socialiste et encore moins communiste. Le pouvoir de l'argent a été le plus fort pour exprimer sa présence.
U
ne petite bourgeoisie flamande a pris place et commence une lutte d'influence pour freiner l'ascension et l'arrogance wallonne et francophone unitaire et même pour la surpasser.
A
Bruxelles et en Wallonie, on ne veut pas se salir les lèvres avec du patois flamand et sur l'autre bord, l'apprentissage du français décline.
N
éanmoins, patois pour patois, pour communiquer, le "globish" vient souvent au secours.
L
e français a une longue histoire de langage de la diplomatie qui était étendu et utilisée Europe jusqu'à l'Oural.
E
lle a été supplantée par la langue anglaise plus adéquate au langage économique.
U
K et la CE signent leur divorce ce vendredi.
U
n divorce entre Wallons et Flamands en 2024 qu'espère la NVA avec l'étape intermédiaire de la confédération, réduirait les territoires à des dimensions incongrues en se rapprochant du Grand Duché de Luxembourg.
U
n article du Monde diplomatique parle du lëtzebuergesh luxembourgeois qui avec le titre "Comment s'invente une langue", est une tour de Babel de langues où l'on parle souvent en 4 langues.
L
a Suisse a aussi pris cette précaution.
M
ais en Wallonie et en Flandre, tout a changé à ce niveau-là, le français est de moins en moins parlé en Flandres et le néerlandais en Wallonie.
L
e socialisme change de camp et va s'installer dans le Sud en Wallonie alors que dans le Nord, la Flandre prend le mauvais surnom proverbial de "flaminguante" distinguée de flamande comme le chante Jacques Brel.
D
ans le même temps, le charbonnage et la sidérurgie, l’orgueil de la Wallonie a périclité et on parle même de supprimer le charbon en Europepodcast.
Le mouvement socialiste a mis le cap vers le Sud à la conquête d'une autre terre promise.
A
ujourd'hui, heureusement, la césure ne s'est pas totalement réalisée et de nouvelles portes se sont ouvertes.
L
a région flamande vieillit et a besoin de main d’œuvre qu'elle ne trouve plus localement. La région wallonne invite des vacanciers et des investisseurs, auxquelles elle est prête à vendre son âme et des terres à des Flamands comme Mark Couque à Durbuy ou en invitant le Chinois Alibaba quand un coronavirus ne vienne pas enrayer les nouvelles alliances.

Un petit cactus sur ce problème de santé intégré chez nous s'impose pour endiguer la panique.

L'argent est donc devenu la meilleure source d'échange interculturelle mais il ne faut pas trop charrier car le communautarisme régional a crée une césure définitive jusqu'aux noms des partis dont les sigles se sont "flamandisés" tout en suivant des idéologies communes de droites ou de gauches.
A
 Bruxelles, peut-être moins intéressée, la Tour des Finances a été bradée et un nouveau cactus en parle...

2019, belle année pour Mercedes qui passe à la quatrième place avec une augmentation des ventes de 6,79% sur un volume de 37.938 voitures vendues et la Flandre ne devrait avoir pris son quota dans l'affaire.
L
es fratries restent ensembles soit au gouvernement soit dans l'opposition.
L
e connardovirus est plus fort que le coronavirus d'après Vadot...

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La frontière linguistique est un premier coup de canif dans le territoire et la région de Bruxelles se voit "alimentée" par les autres régions tout en s'étant trouvée encerclée au milieu.

Une histoire familiale s'est ainsi installée avec sa vie propre plus ou moins vindicative.

1.PNGEn 1993, à la mort du roi Baudouin, la Belgique devenait fédérale avec certaines compétences particulières splittées et accordées aux 4 régions tout en laissant d'autres plus générales au niveau fédéral lors de la 6ème réforme l’État.
Q
uand en 2010, Elio Di Rupo du PS se présentait en premier ministre réconciliateur empathique mais qui ne parlait pas la langue de Vondel, c'est en se défoulant sur lui avec un esprit de revanche que les Flamands se réservaient pour un autre tour de scrutin pour effacer l'épouvantail infréquentable de gauche.
L
a plus longue crise sans gouvernement s'ouvre ensuite.
L
e Mouvement Réformateur avec Charles Michel à sa tête, comme 1er ministre, souvent considéré comme l'exécutant de la NVA, à bout de souffle, n'est pas arrivé à la fin de la législature en ouvrant une nouvelle crise pour un problème parallèle totalement hors des rails appelé "Marrakech".
U
ne nouvelle crise s'est ouverte depuis décembre 2018.

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Une Dame, première ministre MR, prend l’intérim pour régler les affaires courantes et le citoyen lambda bruxellois, apparemment, s'en fout.
I
l en a vu d'autres de vertes et de pas mûr pour avoir en moyenne au moins une manifestation par jour sur son territoire.
C
e n'est évidemment pas uniquement pour manifester sur les rapports Nord-Sud du pays avec plus de 100 langues et communautés à bord.
I
l a de l'expérience avec les crises en la matière..
A
vec sa zwanze, en zinneke, il a de quoi voir venir.
S
oyons belges, une fois...
L
e Belge se rappelle de 2010 avec cette autre crise qui avait atteint un record avec 541 jours sans décision et, donc... sans avoir à payer d'augmentation de taxes à partir du gouvernement fédéral.
N
otre dernière crise dure donc depuis le 21 décembre 2019 après la chute de la maison Michel.

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Quelle chance d'être Belge ! Un cri du cœur de Fabienne Bister qui suit la devise "L'Union fait la Force"...

1.PNGCharles Michel, devenu depuis le 2 juillet, président du Conseil européen a nommé pour le remplacer, la Premier ministre belge, le qui parfaitement bilingue, avait baigné dans l'économie, la gestion financière et budgétaire et la politique sous sa coupe: Sophie Wilmès..
E
lle pourrait devenir par l'oubli du temps et de cette situation fédérale qui ne parvient pas à s'installer, de Première ministre fédérale "définitivement provisoire" à "provisoirement définitive" puisque le Palais a demandé d'attribuer un budget à ces "affaires courantes" et que le gouvernement fédéral, vidé de sa substance, intéresse moins de monde.
L
e jeu de chaise musicale n'aurait pas été complet sans parler qu'elle avait remplacé Didier Reynders qui étant reconduit au poste de ministre des Affaires étrangères, a été transféré ensuite au poste de commissaire au sein de la nouvelle commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen..
P
uisque les affaires ne sont jamais claires ni toujours comprises quand la Belgique et l'Europe ont eu une vie très liée depuis tellement de temps en nommant la Belgique de laboratoire de l'Europe.
S
ortir par la Grande porte est évidemment préférable même s'il y en a qui entrent et d'autres sortent de la scène des étoiles parfois avec les tempes grisonnantes.

"La logique politique mène à tout à condition d'en sortir', écrivait Alphonse Allais.

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L'actualité et l'économie

Toutes propositions de l'autre camp diabolisé se consultent avec un antivirus de protection partisan pour ne pas être intoxiqué par des idées médiatisées indépendamment de leurs contenus (un rapprochement à faire avec les Républicains américains qui considèrent le socialisme comme du communisme)2.PNG

L’État providence socialiste n'est pas le bienvenu en Flandre. Le personnage Paul Magnette du PS,  pourtant bilingue parfait n'est pas sa tasse de thé. Il était devenu célèbre par son refus du signer les accords du CETA avec le Canada alors que la Flandre était pour.
"
Arbeit macht frei", une phrase que l'on a retrouvé lundi dernier lors de la commémoration du 75ème anniversaire de la libération du camp de Auschwitz.
E
lle a été partiellement traduite par le "Vrijheid op het werk, waar the Vlamingen thuis zijn".
C
omme il fallait s'y attendre dans le domaine économique où la sensiblerie n'a pas cours mais qui a aussi son mot à dire surtout du côté flamand, le coronavirus enfonce les marchés en pesant sur le moral des investisseurs et le Bel20 dégringole en dessous des 4000 points péniblement acquis et cela n'est pas apprécié surtout en Flandre.
L
es situations régionales se sont renversées.
L
a Flandre socialiste au 19ème siècle est passée à droite et c'est la Wallonie qui a repris le flambeau socialiste.
Q
uand l'alchimie ésotérique fascine à muter le plomb en or, tout devient possible.
L
a Flandre est devenue plus riche et la Wallonie essaye de rattraper son retard économique en accueillant des investisseurs dans le domaine des nouvelles technologies.

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"Jobs contre flops", écrivais-je...
F
lops contre jobs, cela marche aussi...
A
ujourd'hui, le spectre du confédéralisme voulu principalement par les partis flamands de la NVA et du VB, se retrouve inscrit derrière virtuelle  une prochaine réforme de l’État belge qu'ils voudraient devenir réelle pour 2024 en oubliant que la Belgique divisée devient encore plus petite à l'échelle des autres nations qui n'attendent plus que cela pour récolter les morceaux à plus bas prix encore.
L
a Belgique est une championne en coalitions qu'elle définit par des couleurs comme "rouge-verte", "rouge-romaine", "orange-bleue", "violette", "jamaïque", "turquoise", "coquelicot", "arc-en-ciel"... dernièrement on y a ajouté la musique avec la "coalition Vivaldi" qui ne va pas voir le jour après des négociations chaotiques..
C
hef, joue-nous vite une petite musique de circonstance signé Vivaldi en y ajoutant des images...

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Les Médias et la politique

0.PNGDe 2010 à 2015, le flamand Bert Kruysmans servait avec humour son esprit flamand dans ses Cafés serrés sur la Première radio dont j'ai choisi cinq d'entre eux les plus significatifs de l'esprit flamand  podcastpodcastpodcastpodcastpodcast.
Depuis, Bertrand Henne met à jour quotidiennement ses billets "Les coulisses du pouvoir" sans oublier l'humour. 1.PNG

PS et NVA se regardent dans un rapport de chat et de la souris.

Bart De Wever est-il le méchant ou le gentil?

Est-ce la NVA ou le patronat flamand de la Voka qui dirige?.
G
eorges-Louis Bouchez, l'un des deux derniers informateurs de la crise a lancé un pavé dans la marre aux canards avec une volonté d'aller à contre-courant en prêchant l'unitarisme..
"
En Belgique, le PS a été englouti par la pieuvre Publifin" écrit Le Monde.
E
st-ce que le PS n'était-il pas, lui-même, construit comme une pieuvre aux mille pattes avec une tête calculatrice plus libérale?.
P
our comprendre l'esprit flamand en opposition avec celui des Wallons souvent opposés, je conseille aux les francophones de consulter le site daardaar.be  pour se rendre compte de l'actualité flamande à partir de la Flandre..
S
a rédactrice en chef, Joyce Azar donne des échos et une vue de Flandre chaque mercredi à la radio RTBF et à la télé, le dimanche:podcast.

Les restes de l'histoire flamande et de la 2ème guerre mondiale reste encore dans les dents par leurs noms des ruespodcast.1.PNG

Les Bruxellois avec ses zwanzes, sont prêts à toutes les conneries et à entendre même à coup de critiques graveleuses puisqu'ils le disent déjà pour eux-mêmes par autodérision.

Le titre du dossier du VIF parlait donc d'un malentendu entre Flandre et Wallonie...
E
tait-ce vraiment un malentendu politique ou une volonté de ne pas comprendre en se regardant en chien de faïence des deux côtés de la frontière linguistique?

1.PNGSamedi, c'est le Magritte du cinéma.
P
our rappel, Magritte le maître incontestable du surréalisme.
Q
ue dire sinon que le meilleur gagne au cinéma ou ailleurs.
L
e suspense est insoutenable... Le public est tout ouïe...

Voci Kody (vidéo) qui a déjà répété depuis un an...
I
l redonne la liste des candidats informateurs qui s'est fortement réduite.
I
l sort l'enveloppe... Et le gagnant est: ... (silence).
K
ody regarde la carte qui devait contenir un nom mais elle est blanche des deux côtés.
C
asting raté, pas de gagnant cette fois encore...
L
es informateurs sont prolongés dans leur mission.

Alors on s'excite dans le public et ses sélectionneurs... podcastet le cactus en remet une couche de piquants..
S
uite au prochain numéro... Espérons que qu'il arrivera avant les prochains Magritte..
M
onica Bellucci qui recevra cette fois, un Magritte d'honneur, parle de la Belgique en la qualifiant de cosmopolite, multiculturelle, à la fois nordique et méditerranéenne, ouverte à tout pour favoriser les échanges.
M
agritte sortiraient-ils du pays, deviendraient internationaux et cosmopolites à ce point?

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Politique fiction

0.PNGSi le PS et la NVA ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente,  il faut leur donner des vacances...
L
e 3 août dernier, il y avait donné une conférence  de Paul Jorion au "Marathon des sciences" avec le titre:

« Combien existe-t-il de vérités ? Réponse : 2 ! » (vidéo)
Paul disait en substance: "Une réalité objective fait partie du savoir partagé et négociable tandis que des vérités de croyance ne le sont pas. Se référer aux scientifiques apporte un poids indéniable parce que la Science admet qu'elle évolue en permanence. Tandis que les croyances sont ancrées dans la mémoire. Comparer une réalité à une autre par une polarisation de deux extrêmes permet de tirer une conclusion et une solution à un problème par la logique. Les vérités de l'évidence des sens viennent soit en compétition avec les axiomes des vérités de conventions. La "post-vérité" s'associe aux fictions en mettant la réalité entre parenthèses en s'accordant aux préjugés et aux théories de complots.".
A
vec les mêmes principes du vrai ou faux, toujours polémiques dans la dialectique avec des théories des proportions, oublions le cordon sanitaire contre le signe "VB", passé de "Vlaamse Block" à "Vlaams Belang" qui a permis de laisser l'extrême-droite dans l'opposition...
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Clivage pour clivage d'idéologies, pourquoi ne pas tenter de réunir les partis extrémistes qui sont d'ailleurs les seuls à avoir gagné des points aux dernières élections?
Le PTB, à gauche et le VB à droite qui ont été les partis qui ont gagné des points aux dernières élections avec les Écolos qui pourraient avancer les légumes verts BIOs pour respecter l'esprit végane.
Là, on pourrait voir peut-être par l'absurde une régulation partagée.
J'imagine déjà, le beau match en perspective surtout après avoir écouté ce mercredi matin, Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTBpodcast.
 
Le 19 janvier à 10:09, le commentateur Dissonance à la conférence de Paul expliquait le pourquoi du radicalisme: "Vous semblez penser que le compromis social est la voix à suivre, ce qui est classique chez les sociaux-démocrates (et leurs ancêtres), et qui est probablement en fait leur erreur fondamentale.[...] Comment concilier des préoccupations sociales avec une activité d’exploitation sans sombrer irrémédiablement dans un conflit intérieur inextricable? C’est ainsi que Keynes, bourgeois et spéculateur, se mit en quête de compromis et de consensus pour se préserver d’avoir à choisir un camp, et tous les sociaux-démocrates à sa suite, avec pour résultat presque systématique depuis, la trahison du peuple au profit du Capital. On peut ainsi parler de rapports de forces, de lutte des classes ou encore de divergences d’intérêts irréductibles traversant une société, et tout cela renvoie à la même problématique. Il n’est pas de compromis possible avec des adversaires qui n’en veulent pas. Or dans le contexte actuel, pourquoi le Capital voudrait-il d’un compromis alors qu’il est hégémonique? C’est cette recherche totalement vaine de compromis avec un adversaire qui n’y a pas le moindre intérêt qui enterre la gauche depuis 40 ans et visiblement pour longtemps encore. Quelles sont les parties communes?".

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Le logiciel qui partage les connaissances incluses dans le big data.

Je suis aussi remonté dans mes vieilles connaissances en informatique et à cet outil qu'on appelle "Pure java" et qui dit :.
"
Le code Java pur 100% est un code conforme à l'idéal Java de portabilité universelle. Écrire une application qui n'exploite pas les fonctionnalités spécifiques au système d'exploitation et à la plate-forme, d'une manière neutre. [...] Si vous ne comptez pas sur les API Java principales et utilisez plutôt des méthodes natives, cela peut également disqualifier une application à 100%. Les développeurs qui souhaitent utiliser le logo 100% Pure Java doivent faire vérifier leur application de manière indépendante, à l'aide du logiciel 'Java Purity Checker'. Tous les détails sont disponibles auprès de Sun, mais les développeurs qui souhaitent écrire du code portable peuvent lire gratuitement le «livre de cuisine» pour écrire des applications pures".
P
ersonnellement, j'hésite à dire que la nième crise belge se trouve entre une crise de foi ou de foie que seule l'autodérision de notre belgitude aurait pu seule guérir.

Mais, en France, on se pose une autre question :  

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C'est pour cela que Nicolas se pose la question

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Eriofne,
 

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3/2/2020: Mon nom est Koen Geens ou "Personne" hors parti car personne n'est plus lent que lui pour prendre son tempspodcast
 
4/2/2020: Les résultats de la situation économique de OCDEpodcast
 
6/2/2030: Après la "coalition Vivaldi, voici la "coalition Miroir"
podcast9/2/2020: Bien sûr que réunir les deux extrêmes PTP et VB était de l'humour.
Mais le stage de Koen Geens se rend compte que la Coalition Vivaldi aurait du plomb dans l'aile à cause des Flamands pour qui réunir PS et NVA qui ont des défis compatibles dans une coalition plus moderne, appelée Arizona avec "Phénix" comme capitale imaginaire.

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14/2/2020: Coen Geens, chante "Et v'lan, passe-moi  l'éponge"

En partie francophones, Vivaldi tient toujours la route...
Au fait pour encore un gouvernement fédéral puisque ce sont les gouvernement régionaux qui décident?
Il suffirait en début d'année de fixer un budget annuel pour les projets décidés de manière démocratiques par la population.

 

 
 
19/2/2020: Et le Roi chante "Au suivant".
Récapitulons:
  1. Didier Reinders + Johan Vande Lanotte
  2. Rudy Demotte + Geert Bourgeois
  3. Paul Magnette
  4. Georges-Louis Bouchez + Joachim Coens
  5. Coen Geens
  6. Sabine Laruelle + Patrick Dewael

La presse flamande parle «d’acharnement thérapeutique» mais félicite le Roi

 
 
20/2/2020: Qui, mais qui encore?
 
17/6/2020: Après cette coalition dans l'urgence. La politique de toujours reprend la main ou essaye...
Les coulisses du pouvoir s'imposent à ce sujet:podcast
 
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24/7/2020: L'histoire de Johan Demolpodcast
 
17/8/2020: Les vertiges de l'humour par Bruno Coppens
podcast
30/9/2020:La Vivaldi a un accord de gouvernement, les discussions sur le casting commencent et c'est Thomas Gunzig qui dans sa plume, résume la situation avec humour:podcast
 

Commentaires

Un refresh historique très intéressant !!!!!!!

Écrit par : Jean-Marie HENROTTE | 31/01/2020

Répondre à ce commentaire

L'unitarisme revenir à la mode dans la Belgique de papa?

Je n'ai pas cité deux essais dans ce sens.

La "Belle gicle" http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2006/11/09/la-belle-gicle.html

"La Belle re-gicle" http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2011/01/17/belle-regicle.html

https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_podcast-plan-b-l-unitarisme-belge-peut-il-redevenir-a-la-mode-episode-17?id=10420720

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2020

Coup de théâtre

Le Roi met fin prématurément (prévue mardi) à la mission des deux informateurs et nomme le vice-premier ministre et ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V) de reprendre le flambeau après une audience au Palais royal

https://www.lesoir.be/276883/article/2020-01-31/coalition-federale-le-roi-met-fin-la-mission-des-informateurs-koen-geens-cdv

Écrit par : L'enfoiré | 31/01/2020

Répondre à ce commentaire

Koen Geens reprend de manière inattendue la mission d’informateur de Georges-Louis Bouchez et et Joaquim Coens après huit semaines sans réelles avancées, voici ce qu’en dit la presse flamande ce samedi matin.
De Standaard , la décision du Roi est digne d’un coup de théâtre… un joli tour de magie dans lequel on a soudain sorti Koen Geens d’un chapeau plutôt que l’habituel lapin blanc.
Gazet van Antwerpen : « Pas de titre précis, mais une mission très claire »
De Morgen : « Missie van Koen Geens : vermijd verkiezingen » c’est-à-dire « la mission de Koen Geens permet d’éviter la case élection ».Il s’agit là d’une priorité dans la tâche qui revient au ministre CD&V.
De Tijd : « la Volvo noire du ministre a changé de cap en plein milieu de la soirée », étonnant jusqu’à son propre parti.
Het Laatste Nieuws: « Le Roi envoie Koen Geens sur le champ de bataille » 250 jours après les élections, ce serait donc Geens qui devrait avoir le dernier mot sur quel type de coalition la Belgique optera enfin. Il va pouvoir réinsuffler de l’air frais dans les poumons d’une coalition encore toujours dans l’impasse.

https://www.lesoir.be/276980/article/2020-02-01/coup-de-theatre-le-roi-envoie-koen-geens-sur-le-front-la-coalition-federale-dans

Écrit par : L'enfoiré | 01/02/2020

Formation fédérale: comment le triangle PS-MR-N-VA rend les négociations encore plus difficiles

Une série de rencontres a mené à une réunion décisive dimanche dernier. Une réunion au cours de laquelle le Parti socialiste a négocié plus qu’il ne le dit avec la N-VA. Mais le MR s’est senti pris en tenaille. Sans confiance mutuelle au sein du trio, les négociations ont capoté.
En début de semaine, nous vous relations les détails d’une réunion décisive dimanche dernier entre les informateurs et les partis concernés par une coalition ‘Diable rouge’ (PS-sp.a-MR-CD&V-N-VA). Une réunion qui a capoté, menant les deux informateurs chez le roi sans solution.
Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) ont toutefois été prolongés d’une semaine. Si cette décision a été généralement incomprise, il nous revient qu’un accord était bien en négociation ce dimanche. Et que les dés ne sont pas définitivement jetés.

Un double jeu du PS?
La semaine dernière, un rapprochement entre la N-VA, le CD&V et le sp.a s’est opéré. Car les nationalistes savent que ce n’est qu’avec un front uni qu’ils pourront mettre la pression sur le PS. Le trio a également travaillé sur des textes, avec en coulisses, un rôle important joué par John Crombez (sp.a) et Koen Geens (CD&V).
Plus surprenant est le deal préparé par la N-VA et le PS. Avec pour le Parti socialiste, un grand trophée sur le plan social: une augmentation des retraites – ‘une réforme dont même la FGTB serait fière’ – qui pourrait aussi être bien perçue dans une Flandre qui comprend plus de retraités que de chômeurs.
En contrepartie, un trophée pour la N-VA sur le plan communautaire: des Régions renforcées, notamment via une réforme de la police et de la justice. Deux compétences pour lesquelles le PS n’est pas opposé à davantage de régionalisation. ‘Ils jouent le jeu très intelligemment: ils font payer à la N-VA la régionalisation avec des contreparties sociales, alors qu’ils sont eux-mêmes pour davantage de pouvoirs dans les Régions. Ils sont gagnants sur les deux tableaux’, nous explique une source proche des négociations.
Le MR, par contre, perd deux fois. Socialement et économiquement d’abord, car un gouvernement ‘Vivaldi’ sans la N-VA pourrait leur permettre d’avoir davantage d’influence et de pousser un gouvernement de centre-gauche à droite. Institutionnellement ensuite, car le MR se refuse à davantage de régionalisation. Au contraire, son président s’est même dit attaché à une Belgique unitaire. Ajouter à cela la perte des libéraux flamands dans un potentiel attelage ‘Diable rouge’, c’en était trop pour GLB.
‘Qui est informateur ici? Qui a organisé des réunions avec les cinq partis pendant une semaine? N’ont-ils pas remarqué que l’Open VLD n’était déjà pas là?’ Le président du MR est un peu tombé de sa chaise quand il a entendu les propositions institutionnelles à haute voix, tout en voyant les propositions plus sociales s’écarter du programme de son parti.

Tensions GLB-Magnette
Du côté des libéraux, on se méfie en fait du double jeu du PS: ‘C’est un pur château de cartes. Le PS n’a pas proposé la réforme de la justice et de la police uniquement pour tirer sur le MR. Était-ce un moyen de faire chuter l’attelage ‘Diable rouge’ dans son ensemble?, s’interroge un acteur clé des négociations.
Il nous revient que la réunion de dimanche était tendue entre Georges-Louis Bouchez et Paul Magnette. La confiance ne règne pas entre les deux égos, et les luttes ancestrales entre les deux partis francophones se sont réinvitées à la table des négociations. ‘Le PS veut absolument éviter d’être vulnérable tant que le MR est présent’, nous explique un initié.
La lutte entre le PS et la N-VA est en fait un jeu en triangle. Car le MR ne veut pas que le PS concède trop à la N-VA et inversement. La sortie médiatique de Paul Magnette contre les ‘mesures imbuvables’ de la N-VA n’était en ce sens qu’un écran de fumée.

Le crash
Seulement, PS et MR ont un point commun: les deux partis ennemis veulent tous les deux une coalition ‘Vivaldi’ (socialistes, libéraux, démocrates-chrétiens et écologistes) et pas une ‘Diable rouge’. Le premier pour des raisons évidentes, le second pour continuer à peser.
Mais ces hésitations ont poussé Bart De Wever à demander aux deux présidents francophones de jouer cartes sur table: ‘Faites vos jeux, arrêtez ce théâtre’, aurait-il asséné. ‘Si vous voulez faire un gouvernement d’urgence, faites-le. Si vous voulez une ‘Vivaldi’, faites-le. Si Wilmès doit rester au Seize: allez-y. Mais arrêtez de tourner autour du pot.’
Nouveau moment de tension. Le jeu en triangle rend effectivement la situation encore plus compliquée. C’est dans ce contexte que la réunion de dimanche s’est soldée par un nouvel échec.
Et maintenant? Les acteurs sont connus, les points de négociations aussi, il reste à s’entendre. Ce qui est certain, c’est que la lutte entre le MR et le PS ne facilite pas les choses: ‘Nous pensions que c’était difficile entre Elio Di Rupo (PS) et Charles Michel (MR). Mais ces deux coqs…’, déplore une autre source.
En résumé, pour la coalition ‘Diable rouge’, au-delà des négociations serrées avec la N-VA, il faudra que le PS et le MR s’entendent. Pour ce qui est de la ‘Vivaldi’, tout reste entre les mains du CD&V.
Un dernier scénario sans le PS circule également, mais on souhaite déjà bonne chance à ceux qui voudraient le mettre en place.

https://fr.businessam.be/formation-federale-comment-le-triangle-ps-mr-n-va-rend-les-negociations-encore-plus-difficiles/

Écrit par : L'enfoiré | 01/02/2020

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Comment une chaussée romaine a déterminé la frontière linguistique

Au 1er siècle avant Jésus-Christ, les Romains se sont installés entre le Rhin et la Mer du Nord. La province qui se trouve aujourd’hui globalement sur le territoire belge fut alors appelée la Gaule. Les maîtres romains y imposèrent leur culture, et le latin devint la langue du pouvoir. Au sein de la population, un latin plus populaire se mélangea aux dialectes locaux.

Via Belgica »
La célèbre chaussée romaine reliant Cologne à Boulogne était l’une des premières voies revêtues dans cette région. Ce chemin, qui passait par Tournai, Courtrai et Tongres, a joué un rôle essentiel dans ce qui allait devenir la frontière linguistique belge. Plus tard, les archéologues la nommèrent d’ailleurs « Via Belgica ».
Lors du changement de pouvoir, au 5e siècle, les Germains s’emparèrent définitivement des territoires se situant au-dessus de la chaussée romaine. Un mélange de dialectes germains et de vieux francique s’y implanta.
Des tribus de Francs prirent pour leur part le pouvoir au sud de la voie de circulation. Leur langue se mélangea au latin populaire laissé par les Romains.
Un autre aspect de la ligne de démarcation demeure toutefois important. Dans son ouvrage, paru en 2012 et intitulé « La frontière linguistique, ou ce qui lie mais aussi divise les Belges », l’historienne Brigitte Raskin s’est penchée sur les origines de cette séparation.

https://daardaar.be/rubriques/comment-une-chaussee-romaine-a-determine-la-frontiere-linguistique/?utm_source=Get+in+touch&utm_campaign=2271cf58b4-RSS_EMAIL_AUTOMATIC&utm_medium=email&utm_term=0_d92bf2de83-2271cf58b4-198919477

Écrit par : L'enfoiré | 03/02/2020

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Crise fédérale: tous les ingrédients qui ont donné le Brexit réunis pour produire un Vlexit

Le quotidien flamand « De Standaard » demande à Béatrice Delvaux de livrer chaque mois un essai. Cette semaine, l’éditorialiste en chef du « Soir » évalue les risques d’un Brexit à la belge, compte tenu de l’imbroglio politique qui mine notre pays.
C’est bizarre la Belgique. Jamais le chaos n’a été aussi fort ou en tout cas l’imbroglio politique aussi surréaliste, et jamais l’intérêt d’un côté du pays pour l’autre et vice versa n’a semblé aussi grand.

Coalition Vivaldi est morte, Vive la coalition Arizona...

Écrit par : L'enfoiré | 09/02/2020

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Le Roi à l'ONU

http://rtbf-pod.l3.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/9/9GPGcAjN7j.mp3

Écrit par : L'enfoiré | 13/02/2020

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Quand la N-VA utilise l’argument ‘Belgique’ pour arriver à ses fins

La N-VA sait que la Flandre n’est pas mûre pour prendre son indépendance. Elle lui préfère le modèle confédéral. Les nationalistes deviennent soudainement les premiers défenseurs de la Belgique, en tout cas sous sa forme symbolique.
Deux sorties pour une même direction. Bart De Wever et Théo Francken sortent leur plan communication. Après l’échec de la coalition avec le PS, les deux hommes forts de la N-VA veulent éviter à tout prix le retour de la coalition Vivaldi à l’avant-plan.
Et quoi de mieux que de retourner l’argument Belgique contre leurs ennemis politiques ? N’ayez pas peur, ‘dans notre modèle confédéral, la Belgique ne disparait pas. Le chocolat, la bière et les Diables rouges subsistent’, a rassuré Theo Francken ce matin sur La Première. La Vivaldi ? ‘Une partition parfaite pour la fin de la Belgique’, insiste le désormais député fédéral. Et de préciser: ‘La N-VA ne veut pas le séparatisme.’ C’est la première fois que c’est annoncé aussi clairement.
Bart De Wever, à sa manière, ne disait pas autre chose hier soir dans l’émission Terzake en Flandre ce lundi soir, ainsi qu’aux micros de la presse francophone: ‘La Belgique de papa a vécu’ sans toutefois en souhaiter la fin définitive. Il a ajouté que le président des socialistes, Paul Magnette, était parfaitement conscient de cette situation.

Le PS ‘n’a pas osé’
Selon Bart De Wever, les socialistes désirent aussi une certaine forme de régionalisation. Le problème, c’est ‘que Paul Magnette n’a pas osé dire la vérité à ses partisans (…). J’aurais eu le courage de traverser le Rubicon, mais Magnette est revenu juste avant et a ensuite méprisé Koen Geens.’
Le président des nationalistes fait référence aux discussions avancées avec les socialistes en novembre dernier. Une sorte de deal: plus de politiques sociales contre de la régionalisation. Paul Magnette et le PS auraient fait marche arrière. L’argument de Bart De Wever est que le PS sent le souffle d’Ecolo et du PTB dans son cou et n’ose pas franchir le pas.
‘Des contrevérités’, a réagi le président des socialistes. Ce qui est sûr, c’est que le PS veut sauver la sécurité sociale et la solidarité. Magnette est bien conscient que la Belgique va finir par devoir se réformer une nouvelle fois, mais il préférerait sans doute le faire plus tard, en 2024.
Pour la N-VA, le virage ‘pro-Belgique’ (avec d’énormes guillemets) s’est opéré il y a plusieurs années déjà. Les nationalistes savent que la marque Belgique garde une certaine valeur, que les mentalités ne sont pas mûres pour une Flandre indépendante, et enfin que le meilleur moyen de renforcer la Flandre est de peser sur les politiques fédérales. Voilà pourquoi ils ne veulent pas lâcher ce niveau de pouvoir. Sans doute au bénéfice du Vlaams Belang cela dit

https://fr.businessam.be/quand-la-n-va-utilise-largument-belgique-pour-arriver-a-ses-fins/

Écrit par : L'enfoiré | 18/02/2020

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Tensions communautaires : un climat de guerre froide (daardaar.be)

Bart De Wever veut mettre sur pied un front flamand. Les Wallons sont-ils les ennemis ? Hilde Crevits, femme jusqu’au bout des ongles, lance quant à elle le hashtag #MagNjet sur Twitter. Des attaques personnelles auxquelles des personnalités d’un autre acabit nous avait habitués. Qui ne peuvent qu’exacerber les tensions.
Je discute avec un jeune Wallon, aux alentours de la vingtaine. Voilà six ans qu’il étudie dans l’enseignement flamand, à présent sur les bancs de l’université. « Je m’entends bien avec mes camarades de classe », affirme-t-il. « Avec certains, j’ai même noué de vraies amitiés, notamment parce que je me suis donné la peine de venir étudier en Flandre. Il n’empêche que lorsque l’on détecte mon accent francophone ou qu’il est question de Wallonie, c’est souvent la même chanson qui revient : ‘Vous êtes bons, vous autres, mais quand même un cran en dessous de nous’. Ce genre de remarques me fait toujours rire (jaune). Je m’évertue alors à leur prouver que c’est faux. »

Les Wallons sont un cran en dessous
Une affirmation que j’ai, moi aussi, souvent entendue au nord du pays. S’ensuivent des « pas toi, bien sûr ! » bien polis et des « mais regarde l’économie wallonne, cela fait cinquante ans que vous êtes à la traîne par rapport à nous. Sans oublier votre enseignement : médiocre. Et ces margoulins du PS… Comment est-ce possible que vous continuiez à soutenir un parti qui pousse la Wallonie dans le précipice et qui repousse toute exigence flamande ? »
Depuis quelques semaines, le tableau se noircit davantage. Un collègue de chez RTL m’a dit : « Mes deux nièces grandissent en Flandre. Parfaites bilingues. À la maison, elles parlent français. Depuis le début de la crise politique, elles le font dans le secret et parlent néerlandais entre elles en présence de Flamands dans le quartier. Par peur de réactions négatives. »

Un climat de guerre froide, pour ne pas dire de guerre civile.
Bart De Wever veut mettre sur pied un front flamand. Les Wallons sont-ils les ennemis ? Hilde Crevits, femme jusqu’au bout des ongles, lance quant à elle le hashtag #MagNjet sur Twitter. Des attaques personnelles auxquelles des personnalités d’un autre acabit nous avait habitués. Qui ne peuvent qu’exacerber les tensions. Hier, j’ai croisé un athlète francophone qui m’a glissé : « En ce moment, lorsque nous participons à une compétition côté flamand, nous ne sommes pas toujours accueillis de la même manière que nos congénères du Nord. On entend de plus en plus souvent des mots tels que « profiteurs » et « paresseux ». Ce qui est plutôt drôle quand on voit que pour l’instant, nous sommes les meilleurs en athlétisme : Nafissatou et les Borlée ne sont pas flamands. »
Durant la longue crise qui s’est étalée en 2010 et 2011, j’ai tiré la sonnette d’alarme. Lors d’inondations, des chasseurs flamands sont passés outre des barrières Nadar qui bloquaient l’accès à Olloy-sur-Viroin. Leurs 4×4 ont alors causé des vagues dans les eaux de crue, alourdissant les dégâts déjà subis par les maisons environnantes. Les riverains s’en sont ensuite pris aux véhicules, et quelques têtes brûlées sont allées jusqu’à traîner des blocs de béton pour leur entraver le passage. La police a pu empêcher que l’altercation ne tourne au vinaigre. Si elle n’avait pas été dépêchée sur les lieux, allez savoir où l’escalade aurait terminé.
Jusqu’à présent, le seul coup de feu recensé dans un contexte de tensions communautaires a été tiré dans le Limbourg, quand Joseph Snoeck, fermier wallon, a blessé deux manifestants flamands dans les Fourons. C’était le 9 mars 1980. À une époque où les réseaux sociaux incendiaires n’existaient pas.
Si la Guerre froide n’a jamais dégénéré en réel affrontement, la Belgique n’est pas à l’abri pour autant.

https://daardaar.be/rubriques/politique/tensions-communautaires-un-climat-de-guerre-froide/

Écrit par : L'enfoiré | 19/02/2020

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On connait le refrain: 172 milliards d’euros se sont envolés de Belgique vers les paradis fiscaux

C’est mieux que sur l’exercice 2018 mais moins bien qu’en 2016 et 2017.
Au cours de l’année de déclaration 2019, les entreprises belges ont transféré pas moins de 172,3 milliards d’euros de paiements vers les plus célèbres paradis fiscaux, rapportent L’Echo et De Tijd jeudi sur base des chiffres communiqués par l’administration fiscale.
En Belgique, les entreprises sont obligées de déclarer au fisc tous les paiements à partir de 100.000 euros effectués vers une trentaine de paradis fiscaux. La plupart des paiements effectués au cours de l’année de déclaration 2019 (revenus 2018) au départ de la Belgique avaient pour destination des paradis fiscaux comme les Émirats arabes unis, suivis par l’ Ouzbékistan, les Îles Caïmans, les Bermudes et le Turkménistan.
En tout, l’an dernier 790 sociétés et autres personnes morales ont dû faire cette déclaration, un chiffre en recul par rapport aux années précédentes . Dans la précédente année de déclaration (2018), il était encore question de 206,8 milliards d’euros de paiements en direction des paradis fiscaux.
La Turquie échappe de justesse à la liste noire des paradis fiscaux, pour le moment…

Le phénomène persiste
Mais avec 172 milliards d’euros, notre pays se situe encore clairement au-dessus des 129,9 et 82,8 milliards d’euros de 2017 et 2016. « Ces montants sont particulièrement élevés et sont la meilleure preuve que les entreprises et groupes continuent à utiliser des entités dans des paradis fiscaux. On aurait pu penser que ce phénomène était en train de disparaître dans le monde fiscal, mais ce n’est donc pas le cas », explique Axel Haelterman, professeur de droit fiscal à la KU Leuven.

https://fr.businessam.be/on-connait-le-refrain-172-milliards-deuros-se-sont-envoles-de-belgique-vers-les-paradis-fiscaux/

Écrit par : L'enfoiré | 27/02/2020

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Le choix du CD&V: un ‘gouvernement d’urgence’ est sur les rails

Le scénario de ces derniers jours se confirme: une extension du gouvernement de Sophie Wilmès (MR) vers un gouvernement d’urgence. Il a le soutien du PS et des Verts. Mais l’erreur de la Vivaldi semble se répéter: le CD&V est poussé dans ses derniers retranchements, et n’est pas disposé à céder. La pression est toutefois maximale sur leurs épaules.
Le duo de missionnaires Partick Dewael (Open VLD) et Sabine Laruelle (MR) tient son scénario: la transition d’un gouvernement en affaires courantes vers un gouvernement d’urgence. Il nous revient que les discussions sont très avancées, mais qu’un tel scénario se heurte toujours au choix du CD&V.
Une date est même avancée: ce vendredi. L’intention est de passer le flambeau à l’actuelle Première ministre. Feu vert du côté libéral, des Verts, mais aussi du PS.
Ce scénario à l’avantage de pousser le CD&V, actuellement dans le gouvernement Wilmès, face à un choix: sortir du gouvernement en affaires courantes ou accepter ce gouvernement d’urgence. Avec la pression des enjeux économiques en chape de plomb. La N-VA serait donc laissée sur le carreau.

Coronavirus
Outre les pressions budgétaires, la crise du coronavirus s’est invitée dans les négociations. Il ‘est temps de prendre ses responsabilités’. Dewael et Laruelle veulent ‘profiter’ de cette crise, surtout économique, pour forcer une coalition au fédéral. ‘Construire des ponts, plutôt que des fronts’, la rhétorique est prête.
Autres éléments qui favorisent ce scénario: la répartition des postes. En prolongeant le gouvernement Wilmès, les négociations de postes sont facilitées. Plus question par exemple qu’une Gwendolyn Rutten entre dans l’exécutif.
Le MR obtiendra ce qu’il recherche depuis longtemps: les postes de Première ministre, sans oublier Didier Reynders à la Commission et Charles Michel au Conseil européen, difficile de faire mieux pour les libéraux. Une source nous dit que le poste de Premier ministre ‘reste ouvert’, mais si Sophie Wilmès reçoit l’initiative, le plan parfait se mettra en place.
Agir maintenant permettrait aussi d’avancer sans attendre le renouvellement à la tête de l’Open VLD et d’une possible nomination d’Egbert Lachaert.

Mêmes erreurs ?
Ce plan parfait se heurte encore et toujours au choix du CD&V. Jusqu’ici, pousser les démocrates-chrétiens dans leurs derniers retranchements n’a jamais fonctionné.
Preuve en est avec cette réaction de Pieter De Crem (CD&V) au micro de Radio 1 ce matin: ‘ Je n’ai aucune indication qu’il y aura une quelconque déviation de notre position’ ou encore ‘les préoccupations économiques d’Ecolo et du PS sont à mille lieues de nos préoccupations économiques’.
C’est reparti pour un tour ? De Crem n’a pas le monopole des positions au sein du CD&V. Si Crevits défend la ligne PS/N-VA, Joachim Coens, qui prend de plus en plus de place, veut laisser toutes les options ouvertes. Le troisième côté de ce triangle est bien sûr Koen Geens. Au bureau de parti lundi, le ministre de la Justice semblait toujours sur la même ligne que Crevits.
Mais il ressort que le parti est plus divisé qu’il ne le dit. Et Koen Geens n’aurait pas tout à fait enterré l’idée de devenir Premier ministre. Mais officiellement, Joachim Coens propose toujours une sorte de coalition miroir, peu importe le nom qu’il lui donne (coalition Corona), et cette idée se heurte à Ecolo principalement et au PS. Bref, on tourne en rond.
Et le sp.a là dedans ? Les socialistes flamands ne peuvent s’accorder avec certaines mesures de la défunte suédoise. Et puis le plan com’ reste le même: ne pas entrer dans une coalition où ils ne sont pas nécessaires. Et si le CD&V est d’accord, ils ne seront de facto pas nécessaires dans un gouvernement d’urgence.

Les à côté…
Du côté de la N-VA, on n’abandonne pas l’idée d’accéder à un gouvernement fédéral. Francken a fait une nouvelle sortie ainsi que De Wever à l’invitation du VOKA. Il a pris en exemple ce qui se fait en Scandinavie et notamment en Suède: ‘Plus que jamais, je crois que nous devons continuer à défendre et poursuivre ces réformes (de la suédoise). Nous devons renforcer davantage notre compétitivité et rendre le travail dans ce pays encore plus attrayant. Pour chaque point de pourcentage d’emploi supplémentaire, nous gagnons 1,5 milliard d’euros. Si nous devions égaler le taux d’emploi suédois (pays), ce qui est malheureusement encore une utopie dans ce pays aujourd’hui, nous aurions un excédent de plus de 10 milliards.’
Le dossier autour de l’IVG vient mettre son grain de sel et est un nouveau point de tension entre démocrates-chrétiens, défavorables à un allongement de la durée de 14 à 18 semaines, et les socialistes entre autres, qui veulent faire entrer un vigueur une telle mesure dès maintenant. Une décision du Conseil d’État, favorable au rallongement, a précipité les choses. Mais ce qui est un élément de tension pourrait-il être mis dans la balance pour faciliter une coalition ? Un deuxième avis pourrait être demandé au Conseil d’État.
Le budget: PTB/PVDA et VB ont mis la pression en octobre dernier pour faire voter un amendement sur le budget qui permettait d’augmenter les dépenses de 400 millions d’euros à destination du personnel infirmier. Un amendement soutenu par le PS, le sp.a, Ecolo et Groen à l’époque. Ce qui n’a pas plu au gouvernement. Nouvelle pression ces derniers jours des deux partis aux extrémités pour descendre la TVA sur l’électricité à 6%. Coût de l’opération: 600 millions d’euros. Mais le ministre Clarinval (MR) ne veut plus jouer avec le budget et appel à l’arrêt des pressions parlementaires.
En conclusion, si on peut en faire une, c’est que la pression est plus forte que jamais sur les épaules du CD&V. Car un dilemme lui sera proposé. Et que les autres acteurs de la pièce semblent tous d’accord.
Mais en répétant les mêmes erreurs – mettre le CD&V dos au mur – les acteurs de cette pièce interminable pourront-ils s’arrêter de tourner en rond ? Rideau !

https://fr.businessam.be/le-choix-du-cdv-un-gouvernement-durgence-est-sur-les-rails/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_lheure_du_choix_pour_le_cd_v_les_competitions_sportives_reportees_par_le_coronavirus_point_par_point_erdogan_rencontre_poutine_pour_sortir_de_la_crise&utm_term=2020-03-05

Écrit par : L'enfoiré | 05/03/2020

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J'ai fêté les 15 ans de ce blog...
Ce soir, c'est le 15ème anniversaire de "C'est du Belge"

https://www.rtbf.be/emission/c-est-du-belge/detail_c-est-du-belge-a-15-ans?id=10447622

https://www.rtbf.be/auvio/emissions/detail_c-est-du-belge?id=56

Écrit par : L'enfoiré | 06/03/2020

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Bruxelles, 8e ville la plus influente économiquement au monde

Le CEOWORLD magazine a dévoilé la liste des 100 villes les plus influentes au niveau économique. Londres obtient la première place. Paris est 4e et Bruxelles est en 8e position.
Quatre villes européennes se trouvent dans le top 10 des villes les plus influentes économiquement, avec Londres, Paris, Berlin et Bruxelles. En obtenant 85,5 points selon les critères de CEOWORLD, Londres se place en toute première position. La capitale britannique devance largement New-York aux Etats-Unis qui n’a reçu ‘que’ 83,5 points. Tokyo, la capitale du Japon, termine le podium avec 82,6 points.
La capitale de la Belgique fait un beau score de 77,8 points et se classe en 8e position. Sa place de capitale de l’Union européenne n’y est sûrement pas pour rien. Bruxelles accueille la plupart des institutions européennes, mais aussi le siège de l’OTAN et d’autres organisations internationales. La capitale de la Belgique est ainsi le deuxième centre des relations diplomatiques du monde après New-York. Aucune autre ville belge ne se retrouve dans le top 100 des villes les plus influentes du monde.
L’Asie est assez bien représentée avec 4 villes dans le top 10: Tokyo, Singapour, Shanghai et New Delhi.

Critères de classement
Pour établir ce classement, le CEOWORLD magazine s’est basé sur 4 critères: l’activité économique, la force de la finance et des banques, l’influence démographique et politique, la qualité de vie et la compétitivité.
Les 100 premières villes de ce classement génèrent en moyenne près de 50 % du rendement économique du monde. Le top 25 s’accapare à lui seul 30 % de la production économique mondiale.
Les 25 villes les plus influentes au niveau économique dans le monde

1. Londres, Angleterre
2. New-York, Etats-Unis
3. Tokyo, Japon
4. Paris, France
5. Singapour, Singapour
6. Berlin, Allemagne
7. Shanghai, Chine
8. Bruxelles, Belgique
.... suit à l'adresse:
https://fr.businessam.be/bruxelles-8e-ville-la-plus-influente-economiquement-au-monde/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_erdogan_en_reunion_decisive_a_bruxelles_a_18_heures_le_scandale_des_avions_qui_volent_a_vide_la_franc_e_3e_pays_exportateur_darmes_dans_le_monde&utm_term=2020-03-09

Écrit par : L'enfoiré | 09/03/2020

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Formation fédérale: le cdH et DéFI passent à l’offensive

Face aux défis urgents qui font face à la Belgique, la formation d’un gouvernement pourrait enfin aboutir. La N-VA out, le CD&V auto-exclu, il sera nécessaire d’intégrer le cdH ou DéFI. Ces derniers l’ont bien compris et posent leurs conditions.
Qui aurait pu dire au sortir des élections que le cdH (5 sièges à la Chambre) ou DéFI (2 sièges) deviendraient indispensables ? Pourtant, selon le scénario désormais privilégié par le duo Dewael (Open VLD) – Laruelle (MR), c’est une vérité arithmétique.
Suite au sondage de ses membres, le CD&V s’est exclu d’une Vivaldi. Et depuis j+1 après les élections, le PS, comme Ecolo, ont tourné le dos à une coalition avec la N-VA. Restent donc les libéraux, les Verts, le PS, les socialistes flamands (qu’il faudra aussi convaincre) et donc les deux micropartis.
Maxime Prévot (cdH) et François De Smet (DéFI), en relative position de force, ont fait une sortie commune ce jeudi dans Le Soir. Histoire de bien marquer le coup. Alliés de circonstance, il est temps pour eux de sortir du bois face aux ‘multiples urgences sanitaire, budgétaire et peut-être bientôt migratoire –, il faut sérieusement se pencher sur la piste d’un arc-en-ciel rouge-bleu-vert élargi, soit au CDH (ce qui donne 80 sièges sur 150), soit à Défi (77 sièges).’
Oui, il ne pousseront pas leur alliances jusqu’à s’imposer ensemble. Officiellement, car ‘l’opposition francophone se résumerait alors au PTB. Ça ne va pas.’
Le scénario qui intégrerait le cdH a toutefois la préférence des missionnaires. Il est vrai qu’exclure les trois premiers partis de Flandre, et y intégrer DéFI, dont l’image du Front des francophones lui colle encore à la peau au nord du pays, serait un pari à minima risqué pour l’avenir de ce pays. Si ça n’est déjà pas sans lui.

IVG
Des revendications ? Les deux partis en ont, bien entendu. Cinq priorités: la crise sanitaire, l’emploi, la justice, la question migratoire et la transition écologique. Soit les 5 grands thèmes actuels, pas de surprise. Le budget ? Il traverse ces 5 thèmes. La réforme de L’État ? Ils ne sont pas contraires pour autant que cela rende la Belgique plus efficace. Les deux présidents de partis se montrent ‘constructifs’.
Entre les lignes, ce que le cdH ne dit pas directement, c’est la mise dans la balance de l’IVG, de sa dépénalisation totale, et du prolongement du délai à 18 semaines, ce que le parti démocrate-chrétien refuse en l’état. Ils rejoignent de ce point de vue la position du CD&V.
La proposition est sur la table. Elle est soutenue par le PS, les Verts, les libéraux, le PTB… et DéFI. Rappelons que le cdH peut faire retarder la proposition, mais il lui faudra pour cela les voix de 50 députés. Ce qui veut dire concrètement qu’outre les voix du CD&V et de la N-VA, il faudra de facto le soutien du Vlaams Belang. Le dossier fait beaucoup de bruit et sera un élément d’extrême tension dans les futures négociations. Et même dès ce jeudi, jour de séance plénière à la Chambre.

Le CD&V out, acté ?
Si les membres du CD&V semblent toujours privilégier une alliance avec la N-VA, et préféreraient même l’opposition à une Vivaldi, il semble que cette posistion ne soit pas partagée par tout le monde.
On l’a répété tout au long des ces négociations. Le CD&V est plus divisé qu’il ne le dit. La division règne d’abord entre les différents barons – Coens, Geens, Crevits – mais aussi au sein des députés. Ce jeudi dans Het Nieuwsblad, plusieurs d’entre eux ont formellement demandé à la tête du parti de se déscotcher de la N-VA et de participer à une Vivaldi. ‘Nous sommes piégés et personne n’est suffisamment lucide pour faire la bonne analyse. La seule vraie question dans le sondage aux membres aurait dû être: voulez-vous la Vivaldi ou de nouvelles élections ?’, rapporte l’un d’entre eux.
Il est vrai que le CD&V a été vu comme responsable de son auto-exclusion, aussi bien au sud qu’au nord du pays. Et que la perspective de nouvelles élections pourrait si pas lui être fatale, lui donner un véritable coup de massue. La 3e possibilité est un gouvernement qui se fait sans lui, noyé dans l’opposition derrière les hyperpuissants N-VA et Vlaams Belang. Seront-ils audibles ?
De plus, cette pression se fait en parallèle avec une pression syndicale. L’ACV se rangerait plutôt aux côtés d’une Vivaldi, si on en croit quelques indiscrétions. Il leur reste à convaincre le duo Geens-Crévits surtout, ce qui est loin d’être gagné, au vu de la communication de ces derniers jours.

https://fr.businessam.be/formation-federale-le-cdh-et-le-defi-passent-a-loffensive/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_la_trajectoire_de_litalie_etendue_a_leurope_ca_bouge_au_niveau_du_gouvernement_federal_la_preuve_avec_la_sortie_du_cdh_et_de_defi&utm_term=2020-03-12

Écrit par : L'enfoiré | 12/03/2020

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Coup de théâtre aprèsla mise en pause de l'Arizona

Négociations fédérales: le Roi confie à Bart De Wever et Paul Magnette une mission pour la mise en place d'un gouvernement
Les deux partis ont indiqué qu'ils sont prêts à s'asseoir autour de la table des négociations afin de former un gouvernement fédéral.
Les présidents du PS et de la N-VA, Bart De Wever et Paul Magnette, ont été reçu au Palais royal ce lundi à 16h30. Le Roi les a chargés de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d’un gouvernement qui s’appuie sur une large majorité au parlement. Ils ont accepté cette mission. Ils feront régulièrement rapport au Roi et une première fois le 31 juillet.

Bart De Wever ne voit pas d’autre solution que de trouver un compromis entre son parti et le PS, a-t-il expliqué sur les ondes de Radio 1 ce lundi. « Nous devons essayer. Les éléments sont sur la table. On sait très bien ce que nous voulons et ce que les autres veulent. On verra bien si un compromis est possible. Je pense que ça vaut la peine d’essayer. Je ne sais pas très bien ce que l’on peut faire d’autre, à part organiser des élections. Mais quelque chose me dit que le résultat de ces élections n’améliorera pas la gouvernabilité de ce pays, au contraire ».

https://www.lesoir.be/314364/article/2020-07-20/negociations-federales-le-roi-confie-bart-de-wever-et-paul-magnette-une-mission

Écrit par : Allusion | 20/07/2020

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Le Roi tire les leçons de la crise: «Tout n’a pas été parfait, mais nous avons tenu bon»
Dans son discours pour la Fête nationale, Philippe est longuement revenu sur la crise sanitaire. Et sur le monde d’après : « Une occasion unique de repenser notre économie et notre société. »

https://plus.lesoir.be/314317/article/2020-07-20/le-roi-tire-les-lecons-de-la-crise-tout-na-pas-ete-parfait-mais-nous-avons-tenu

Écrit par : Allusion | 20/07/2020

Le sentiment national flamand : un concept flexible à souhait
extrait de daardaar.be par Marc Reynebeau

En près de deux siècles, la Flandre s’est forgé un véritable sentiment national. Qu’est-ce que cela signifie ? Quelles en sont les conséquences politiques ? Deux ouvrages récents illustrent le débat d’idées qui perdure parmi les historiens flamands.

« L’émergence de la Flandre au sein de la Belgique »
Il a beau avoir 91 ans, Lode Wils estime qu’il est encore trop tôt pour prendre sa retraite. Depuis des décennies, cet historien, qui a mené une longue carrière à la KU Leuven, se consacre à un seul et unique sujet : l’émancipation flamande dans le contexte belge. Ses travaux viennent de s’enrichir d’un nouvel opus, sous le titre Op zoek naar een natie (« En quête d’une nation »). Et avec un sous-titre qui en dit long : Het ontstaan van Vlaanderen binnen België (« L’émergence de la Flandre au sein de la Belgique »). Ce recueil rassemble plusieurs études scientifiques plus ou moins récentes consacrées chacune à l’un des thèmes qui passionnent l’auteur depuis si longtemps.

Selon lui, le mouvement flamand s’est fourvoyé depuis qu’il est tombé entre les mains du nationalisme flamand qui, en s’infiltrant dans l’historiographie, puis dans le discours politique, s’est graduellement mis à donner le ton dans un débat démocratique qui, au départ, n’était qu’une question de droits linguistiques. Cette lutte-là est d’ailleurs achevée, et depuis trois quarts de siècle – en tout cas pour son volet légal. Une fois de plus, Lode Wils veut mettre en lumière l’homme politique démocrate-chrétien Frans Van Cauwelaert, dont il a rédigé une biographie très détaillée. Longtemps, Frans Van Cauwelaert a été déconsidéré par une historiographie aux accents essentiellement nationalistes. Or, pour Lode Wils, c’est bien « ce leader politique qui, de 1910 à 1940, a rendu unilingue, et néerlandophone, l’ensemble de la vie officielle en Flandre ». Frans Van Cauwelaert rejetait la pensée autonomiste des nationalistes, à la fois par esprit patriotique à l’égard de la Belgique, et par conviction que pour la majorité flamande du pays, la Belgique serait un cadre plus intéressant.

C’est d’ailleurs la mise en garde que lance Lode Wils aujourd’hui : une Flandre indépendante devra payer le prix fort pour atteindre au séparatisme. Les voix qui s’élèvent aujourd’hui pour « renoncer » à Bruxelles montrent bien le prix que les séparatistes flamands sont prêts à payer pour ce divorce. Car c’en serait bien un : le très nébuleux « confédéralisme » que certains proposent aujourd’hui comme alternative lui paraît « totalement inapplicable ».

L’ethnocide selon Bogaerts
De nos jours, le conflit linguistique s’est mué en un conflit « ethnique » surtout fondé sur les écarts socio-économiques – « exacerbés », selon Lode Wils – entre Flamands et francophones. L’explication de ce phénomène n’est pas spécifiquement flamande, ni même belge. Pour Lode Wils, il s’agit d’une ample transformation sociétale, commune à l’ensemble des sociétés occidentales, qui a mené à « l’effritement rapide des schémas traditionnels menant à la création de valeurs et de sens ». Ce qui s’y est substitué, au sens large, c’est une « identité nationale ». Au prix d’un déplacement de l’ancrage du sentiment d’appartenance, du « nous ».
Pour Lode Wils, cette situation mène à l’impasse, et la responsabilité en incombe aux nationalistes, car c’est bien eux qui ont introduit dans le mouvement flamand d’ensemble un esprit de revanche. Cet esprit revanchard rejette tout réformisme « à la Van Cauwelaert », et ne saurait se satisfaire de rien moins que la destruction de la Belgique. Alors qu’au départ, il ne s’agissait que d’un ressentiment dû aux inégalités de traitement infligées à la langue néerlandaise et aux néerlandophones. Le député CD&V Hendrik Bogaert continue d’ailleurs de propager à ce propos les théories les plus bizarroïdes sur ce qu’il appelle un « ethnocide ».
À propos de ce ressentiment, notons cette réserve : le mouvement ouvrier aurait pu ressentir une rancune analogue en raison de la discrimination trop longtemps endurée par les gens « ordinaires ». Pour l’élite capitaliste qui avait façonné une Belgique non seulement francophone, mais surtout bourgeoise, il était hors de question de s’intéresser aux droits sociaux élémentaires. Et pourtant, si le mouvement ouvrier a pris sa revanche, c’est d’une manière bien plus constructive : en utilisant la Belgique et ses mécanismes démocratiques pour élaborer un corpus de droit social et développer l’État-providence.
À quoi les nationalistes flamands, pendant chacune des deux guerres mondiales, ont ajouté la collaboration. Par deux fois, ils ont tenté de réaliser leur objectif en profitant du contexte antidémocratique de l’occupation militaire allemande. Par deux fois, leur trahison a été sanctionnée, sans jamais qu’ils l’acceptent. Les poursuites d’après-guerre n’ont fait qu’alimenter cet esprit de revanche, qui ne voit d’issue que dans la disparition de la Belgique, sans pour autant disposer d’un plan. D’où la situation actuelle : un confédéralisme « inapplicable ».
Par ailleurs, on peut se demander si ce projet bénéficierait aujourd’hui d’une assise démocratique suffisante. Les cadres des deux partis nationalistes flamands, N-VA et Vlaams Belang, sont des tenants de cette politique, mais une bonne partie de leur électorat et de leurs sympathisants n’affiche pas un radicalisme à ce point exacerbé, et c’est encore moins vrai à l’extérieur de ce cercle, qui continue de privilégier une structure fédérale belge.

Coriace, mais juste
Le sentiment anti-belge propre au nationalisme continue de chérir certaines réminiscences de l’occupation allemande. Au début, certains tentaient de déstabiliser la Belgique en attisant les conflits communautaires et ce, pour faciliter la domination allemande. Après la Deuxième Guerre mondiale, le nationalisme n’est jamais parvenu à se distancier du fascisme introduit à l’occasion de la collaboration, ce qu’illustre parfaitement la réticence des flamingants à débaptiser les rues portant le nom du nazi Cyriel Verschaeve.
Dans son ouvrage, Lode Wils nous livre cette anecdote frappante sur l’historien Robert Van Roosbroeck, collaborateur notoire, qui a toujours refusé d’abandonner ses stratégies nazies, et qui a bénéficié d’un large écho auprès du mouvement flamand au sens large. Au point d’ailleurs d’être honoré, en 1978, par le devancier du parlement flamand, obtenant la « Médaille d’honneur de la communauté culturelle néerlandophone ».
Dans le débat, Lode Wils est un jouteur coriace (mais juste) ; il maintient ses positions même là où il y faudrait quelque nuance, par exemple à propos de l’activisme observé pendant et après la Première Guerre mondiale, qu’il réduit dans une large mesure à sa composante politico-institutionnelle. Cela dit, sa connaissance de l’historiographie et de ses sources est sans égale. C’est probablement la raison pour laquelle il reste un auteur infatigable, malgré son âge avancé : il tient à combattre la « propagande mensongère » de l’historiographie nationaliste flamande. Même s’il estime qu’il est du côté des perdants sur le plan institutionnel, c’est quelque chose qu’« ils » ne pourront pas lui ôter.
Le premier centre d’intérêt de Lode Wils est l’univers politique, législatif et institutionnel. Cependant, il s’est également développé en Flandre un véritable sentiment d’existence d’une nation flamande. À titre d’illustration, citons l’anecdote suivante : début juillet, lorsque la crise du coronavirus a subitement valu à la Suède le code rouge, le journal télévisé de la VRT a expliqué que les Flamands n’étaient plus autorisés à voyager vers ce pays. Or ce code rouge valait pour tous les Belges, et pas seulement pour les Flamands. Le JT a donc opté pour une réduction nationaliste de l’information, considérant en dépit du contexte légal que par « nous » et « ici », il fallait entendre « les Flamands » et « la Flandre ». Pour définir son groupe de référence, la VRT va parfois encore plus loin : bien souvent, « nous » ne désigne rien d’autre que la classe moyenne blanche suburbaine.

Nation, identité, flamingantisme, flamanditude… une question de vocabulaire
Le pourquoi de l’émergence de cette sensation historique du « nous » et le rôle des médias dans cette émergence et dans sa diffusion font l’objet d’un autre livre récemment sorti de presse, intitulé De verbeelding van de leeuw (« L’imagination du lion »), ouvrage collectif sous la direction de Gertjan Willems et de Bruno De Wever. Le thème est délicat, car des termes tels que communauté, citoyenneté, tradition, culture, civilisation, nation, individualité, caractère national, identité ou identification ou encore, plus concrètement, flamingantisme, « flamanditude » (Vlaamsvoelendheid) ou nationalisme ne sont en aucun cas synonymes les uns des autres. C’est d’ailleurs ce que signalent Gertjan Willems et Bruno De Wever dans leur introduction, même si plusieurs des auteurs participant à l’ouvrage mélangent ces termes à loisir.

Un manque de théorie qui ouvre grande la voie aux clichés
Ce qui se serait révélé utile, en l’occurrence, ç’aurait été un intérêt plus marqué pour la théorie. La notion de nationalisme fait en effet l’objet d’une littérature internationale abondante, mais les historiens flamands ne l’abordent pas de manière très approfondie. Lode Wils s’en sert, dans une mesure limitée, s’inspirant des travaux de l’historien tchèque Miroslav Hroch, qui lui fournit surtout un appui technique pour sa périodisation. Ces travaux ne sont pas oubliés dans cet ouvrage, aux côtés d’une autre théorie majeure également devenue populaire, celle du « nationalisme banal » du Britannique Michael Billig. Pour ce dernier, le nationalisme ne se développe pas à coups de grands programmes ou de discours, mais bien par un flux de détails banals : les petits drapeaux, les couleurs, les usages de vocabulaire, les rituels. Certaines réflexions théoriques plus récentes portant notamment sur l’ « indifférence nationale » – qui, dans l’historiographie flamande, ont essentiellement été explorées par Maarten Van Ginderachter – sont encore souvent oubliées, et cet ouvrage ne fait pas exception à cette règle. Marnix Beyendan, en particulier, en tient compte : dans un excellent essai, il étudie la question en détail, jetant un éclairage précis sur la complexité de ces mécanismes.
L’absence de théorie ouvre toute grande la voie aux clichés. Même sans le dire clairement, plusieurs contributions à cet ouvrage suggèrent la réalité d’une progression régulière de l’« émergence d’une nation », ne fût-ce que par des énumérations et des inventaires volontiers fastidieux. Comme s’il s’agissait là d’un processus allant de soi, univoque, voire, disons le mot, téléologique, où l’on finit par trouver, rétrospectivement, ce que l’on cherchait. S’il existe bel et bien un consensus pour dire que la Flandre, en tant que sous-nation, est née au sein de la Belgique, il est également vrai que l’histoire belge n’est pas née en 1830. La propagande qui entoura la Révolution brabançonne des années 1780 a déjà donné naissance à un réel sentiment d’identité belge, suivi en 1830 d’une nouvelle poussée qui fit des premiers flamingants des patriotes belges. Il y a donc là quelque chose qui a changé.

Auteurs de fiction, prenez garde !
Très certainement, c’est notamment faute de théorie que le nationalisme flamand est régulièrement, discrètement et presque inconsciemment, parvenu à s’insinuer dans l’analyse. Prenons un exemple proche de nous. L’ouvrage dirigé par Willems et De Wever présente l’initiative prise en 2007 par De Standaard et par Le Soir, s’agissant d’informer les deux communautés linguistiques de manière plus détaillée et plus nuancée, comme une « rupture de la tendance ». L’argument présenté à l’appui de cette thèse : la longue tradition, chez De Standaard, de plaider pour que l’on accorde davantage d’autonomie à la Flandre. Il n’est apparemment jamais venu à l’esprit de ces auteurs que cette initiative puisse être motivée par une décision strictement professionnelle d’offrir une ligne rédactionnelle moins stéréotypée, plus précise, plus qualitative. Ils laissent même entendre que l’un empêcherait l’autre, comme si l’autonomie flamande ne pouvait s’inscrire que dans un raisonnement anti-belge. C’est là, très exactement, le « point aveugle » nationaliste contre lequel Lode Wils nous met en garde.
Cet ouvrage collectif comporte plusieurs contributions véritablement médiocres, et en particulier celle qui concerne la presse flamande du dix-neuvième siècle. Après un panorama superficiel, voire contestable, celle-ci s’arrête sur une portion particulièrement congrue du paysage médiatique : les revues juridiques flamandes. Quel était donc leur poids ? On s’autorise très vite à considérer que ces périodiques auraient donné forme à « une identité juridique flamande », même si, nous dit-on « on peut se demander » s’ils ont contribué à l’émergence d’une « culture juridique flamande distincte ».

Des lacunes encore à combler
Ce que cet essai fait apparaître, par ailleurs, c’est une lacune de plus dans l’historiographie : l’absence d’études récentes sur le mouvement flamand au 19e siècle.
Si plusieurs des articles de cet ouvrage sont quelque peu sujets à caution (ne fût-ce, parfois, que par leur style académique indigeste), d’autres apportent un éclairage utile sur le sous-domaine abordé. Non sans susciter une autre critique : un manque de cohérence, l’absence d’une vision plus ample capable de clarifier le discours. Pour l’instant, seule la synthèse de Willems et De Wever dans le chapitre introductif corrige cette lacune. Pour toutes ces raisons, ce qui fait sortir cet ouvrage du lot (outre cette synthèse), ce sont les deux contributions, conçues comme des essais, de Marnix Beyen, déjà cité, et de Kris Humbeeck.
Après un large exposé historique, dans une langue captivante, Kris Humbeeck met en garde les auteurs de fiction contre la tentation d’évoquer de manière trop enthousiaste ou trop superficielle leurs convictions sur l’opposition entre cosmopolitisme et nationalisme. Il les invite à s’interroger sur le rôle qu’ils peuvent jouer dans les processus d’intégration qui touchent une population de plus en plus diverse, notamment dans un contexte européen. Des concepts tels que « nation » et « identité collective » lui paraissent suffisamment « flexibles » à cet effet. C’est très probablement exact. Mais le fait que cet ouvrage se compose justement d’essais, consacrés chacun à l’un ou l’autre sous-domaine, en dit long sur l’important travail encore à accomplir par les historiens, les spécialistes de la communication et les spécialistes de la littérature.

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Écrit par : Allusion | 23/08/2020

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Écrit par : Allusion | 30/09/2020

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