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12/10/2014

La clé de psi ψ

Le livre "La clé de Salomon", racontée avec brio par José Rodrigues Dos Santos, une fiction qui mène au réel et la lettre psi ψ comme clé qui mène à Salomon.

0.jpgLe roman "La Clé de Salomonde l'écrivain portugais, José Rodrigues dos Santos, m'avait accompagné pendant mes vacances dans son pays. Un roman qui commence à Cascais et se poursuit à Washington.

Un des  lecteurs avait un commentaire qui correspond à ce que je pense: "Ce qui tient en haleine, c'est surtout et principalement l'aventure de la théorie de la mécanique quantique. Il faut bien avouer que parfois l'auteur s'étend un peu trop sur les explications, mais personnellement, j'ai adoré ce roman et m'a donné vraiment envie d'en savoir plus sur cette science qui bouscule nos connaissances et nos certitudes".

N'espérez pas que je vous dévoilerez l'intrigue du livre.

L'idée d'écrire une fiction pour vulgariser la science, j'aime.

Instruire des phénomènes quantiques au niveau microscopique, en passant par notre monde du vivant et s'évader dans le cosmos, quel beau voyage.

Je prendrai l'épilogue du livre pour dévoiler la partie scientifique qui en fait partie. 

D'après la théorie quantique, la particule de lumière, le photon reste une onde, se perd dans l'espace sous cette forme, sans jamais arriver au stade de la particule, si elle n'est pas observée. La réalité n'existe pas avant d'être observée et que l'on puisse dire où le photon est passé. L'observation brise la superposition quantique, représentée par le mystérieux ψ qui symbolise la fonction d'onde l'équation de Schrôdinger.

Sans déterminisme, sans relations reliant les causes aux effets, l'expérience des deux fentes démontre, en plus, qu'un photon qui bute sur deux fentes, n'en prend pas une, mais deux tout en restant unique. L'intrication quantique, les théories de l'incertitude entrent en jeu et brouillent les pistes en reliant le déplacement des particules entre elles, mais en les inversant dans des univers parallèles sous l'action de phénomènes fantômes plus rapides que la lumière, pour annuler les effets d'un coupe de particules.

Des théories qui furent débattues, en 1927, entre Albert EinsteinNiels BohrErwin SchrödingerWiener Heisenberg, lors du 5ème Congrès Solvay à Bruxelles, (images de l'endroit) pour en débattre du monde quantique.

Einstein disait alors: "Dieu ne joue pas aux dés". La réplique de Bohr  "Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire!" est célèbre.  

D'autres, ensuite, comme Eugène WignerAndreï LindeRoger PenroseJohn Bell et le vulgarisateur scientifique, Hubert Reeves.

Réunir les théories du microcosme et du macrocosme en une seule théorie du tout, a toujours été dans l'esprit des scientifiques. Le livre en donnait une vision.

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Je me suis mis à réfléchir dans notre monde des êtres vivants.

Dans le microcosme, pour que quelque chose existe, il faut l'avoir observé, m'a donner des idées.

J'aime passer de la théorie à la pratique.

Dans notre monde, si un objet reste inexistant sans son observateur, il suffira que je ferme les yeux pour ne pas voir ce que je n'ai pas envie de voir, me dis-je.  

Troublante comme idée, allez-vous dire. Pour moi, c'est le vraiment "le pied".

La lettre grecque psi ψ, je la connais puisque j'ai étudié le grec dans ma jeunesse.

Comme dit wikipediaelle est aussi un terme utilisé en parapsychologie qui désigne "un phénomène qui mettrait en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement. En grec "psyché" signifie « esprit, âme » dans deux versions paranormales".

Notre monde, paranormal? Au niveau microscopique, très certainement. 

Les phénomènes se produiraient-ils dans notre esprit de la même façon que dans microcosme, dans le macrocosme  et dans l'univers, me dis-je, intéressé.

Ancien informaticien, j'aimais bien les relations "one to one" ou "one to many" entre les objets.

Les relations "many to many", par contre, étaient à bannir. 

Pourtant dans la vie de tous les jours, ces dernières sont plus souvent présentes.

Notre cerveau est quantique, sans chanter de cantiques.  

En suivant les seules probabilités, notre esprit produit de multiples possibilités en parallèle. Il y a le hasard des rencontres avec les événements, le hasard de leurs prises de conscience et le hasard de l'intérêt, de nos intuitions que ces rencontres peuvent avoir et qui, rarement, produiront les mêmes effets de personne à personne.

Nos idées s'évadent tout autant sous forment d'ondes. On ne sait pas si elles s'effondrent dans les synapses de notre cerveau pour arriver, par intrication, à notre conscience avant d'arriver à une prise décision, mais cela pourrait y faire penser.

Le dilemme de prendre la porte de gauche plutôt que celle de droite, qui n'y a pas été confronté?

Et si comme au niveau du microcosme, on décidait de prendre les deux sans aucune duplicité, toujours égales à nous-mêmes comme une entité unique.

La particule de Dieu, le Boson de Higgs, m'avait aussi donné de l'inspiration avec un peu d'humour en finale.

La "Magie du Cosmos", le physicien, Brian Green, la présentait en 4 épisodes vidéos "L''illusion du temps"(1)"Qu'est-ce que l'espace"(2), "Le saut quantique"(3), "Les multivers" (4) (ou en un seul) qui valent vraiment le détour pour les passionnés (... dont je suis). J'ai revu le 3ème volet pour l'occasion. Tout y était dit.

Alors, questions:

  • Avec sa conscience, la vie, l'homme se génèrent en kit dans un cycle fermé. Deviendrait-on, un jour, des surhommes ou des machines alliant analogique et numérique avec l'aide d'un ordinateur quantique et de ses quBits nanotechnologiques, pour accélérer la résolution de nos problèmes? 
  • Le cosmos comme "Big Bounce", passera-t-il de sa phase "Big Bang" actuelle dans celle du "Big Crunch" qui ressemblerait à un sérieux casse-noisettes?  
  • Les filtres de la consciences sont-ils régulés par nos fantasmes innés, acquis ou concertés par nos expérience?
  • Les décisions que l'on prend en conscience, ne sont-elles pas trop dépendantes des chemins sur lesquels on naît, on vit et on meurt?

"Le corps humains est à l'image du corps cosmique. L'esprit humain est à l'image de l'esprit cosmique. Le microcosme est à l'image de macrocosme. L'atome est à l'image de l'univers", était la dernière phrase du bouquin signée par les Upanishads.

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Ma devise "tout est dans tout et inversement", s'accorde bien avec ces théories.

Être quantique, me plait. Pas par mysticisme, chez moi.

Un rédacteur d'Agoravox m'avait déjà mis sur la voie en sortant plusieurs articles sur le sujet de la mécanique quantique. Il lui manquait l'idée d'y introduire la fiction pour passionner ses lecteurs.

Vous l'avez l'idée géniale, cher José. 

Je fais exister les choses et les événements quand ils m'intéressent. 

L'aventure touristico-intéressée que je venais de vivre au Portugal, m'a peut-être permis de confirmer la théorie quantique au niveau macroscopique.

Qu'aurais-je pu raconter à son sujet, si je ne l'avais pas observé, ontologiquement ou non?

La téléportation, du style "Star trek", ne sont pas encore à l'ordre du jour à notre époque. En l'attendant, j'ai pris les bons vieux moyens éprouvés de la découverte sur place tout en gardant une antenne à Bruxelles pour comparer mes observations sur l'écran de mon ordinateur avec l'aide du Wifi quand ce n'est pas lors d'une téléconférence. 

Une sorte de téléportation par les télécommunications, en quelques sortes qui permet de s'informer et d'agir directement à distance ou par personne interposée.

Plus fort encore, les voyages dans le temps casseraient la flèche du temps par l'écriture et la relecture.

Chaque lecteur reste, ainsi, conscient, maître de ce qu'il observe.

Ce qu'il lit est à la base dans son subconscient, une fois, lu, bien compris, le résultat se transforme dans son cerveau en particules, tangibles et, parfois, se terminent en impressions.

Ce même lecteur peut devenir à son tour, un écrivain, un nouvelle onde pour un autre observateur, un autre lecteur.

Il était écrit que clore le cycle du réel se passe dans une démonstration que l'Univers crée la vie, laquelle crée la conscience qui elle-même crée l'Univers.

Dans la foulée, cette théorie unifierait toutes les théories de la physique classique, de la gravitation et quantique. 

Dans l'épilogue du livre, il était dit que l'Univers est un écrivain conscient avec des personnages de romans ou de fictions.

"Le fait est que l'Univers est conscient.... dans le macroscopique, où la conscience de l'auteur crée littéralement une réalité, un personnage de fiction avec le simple produit de l'imagination de son imagination consciente de l'Univers qui l'a créé.".

Dire cela, c'est se rapprocher du dessein intelligent (hypothèse selon laquelle certaines observations de l'univers et du monde du vivant seraient mieux expliquées par une cause intelligente que par des processus non dirigés tels que la sélection naturelle).

0.jpgPour moi, Thomas, le personnage principal de l'histoire, se trompe et son idée serait une onde de probabilité qui se perdrait et que j'aurais du mal à renvoyer sous forme de particule, car j'ai un "préfixe, celui d'évoluer".  Une fente trop étroite? Qui sait...

Si l'Univers était conscient, vu l'espace vide dont il dispose, pourquoi les astres et les galaxies iraient-ils se planter, se fracasser, s'encastrer dans ses voisins et voisines?

Comme toute explosion, le Big Bang s'est répartie dans l'espace en différents morceaux. On peut calculer la vitesse, où ils iront avec une grande probabilité, mais pas les forcer à suivre un chemin particulier plutôt qu'un autre.

Vous avez compris que cela peut être passionnant de vivre, un jour ou l'autre, dans un microcosme et pourquoi ne pas s'évader du macrocosme, comme simple personnage, comme celui de la fiction, conçu, manipulé et qui observe attentif ce qui se dit et se fait. L'univers écrivain, provocante cette idée, même virtuelle au départ.

"Cogito ergo sum", disait Descartes.

Conclusion: "Il est clair aujourd'hui, qu'il n'y a pas de frontières entre les mondes de l'infiniment petit et de l'infiniment grand. Les lois s'appliquent partout. La seule différence est que les caractéristiques les plus bizarres, sautent plus aux yeux quand les objets sont petits", comme disait Brian Green.    

Carl Sagan a été oublié dans la liste plus haut. Celui-ci est mort, il y a près de vingt ans. Il avait bercé mon adolescence à me faire rêver et me fascinait.

Je parlais de lui dans la "Théorie du Tout". 

Ce que Carl Sagan disait, est toujours en pleine actualité... 

Laissons-lui l'occasion de parler une nouvelle fois. Une sorte de testament...

Merci José Rodrigues.

Merci de m'avoir fait réfléchir et voyager, au moins, en esprit.


 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « La prière doit être la clef du matin et le verrou du soir.  », Owen Feltham
  • « Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des cœurs.  », Baden-Powell
  • « Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre.  », Maurice Maeterlinck

05/10/2014

Lisbonne et Sintra, Renaissance et folie des grandeurs

Passons à la suite: aux excursions dans les environs de cette ville de Cascais... En 1980, j'avais loué une voiture pour visiter les environs. Cette fois, je me suis laissé guider dans deux tours organisés pour touristes peinards. Le Berlitz de 1978, dans la poche et deux GEO en concurrence celui de septembre 1988 et celui de juillet 2014 pour m'imprégner de ce qu'on disait à une époque révolue du Portugal, d'il y a trente ans, comparée avec la plus récente. Celle d'aujourd'hui... 

Lisbonne, reine du tage et de l'univers.

0.jpgLes titres et sous-titres du GEO de 88 (que je mettrai en italique) sont éloquents dans son dossier "Portugal des grandes découvertes".

Ce qui jalonne l'histoire du Portugal n'est pas un seul tsunami qui est arrivé en 1755, mais des cycles. Différentes vagues font monter le niveau de l'espérance, suivies de reflux de ces mêmes vagues qui remettent tout en question. 

"Première puissance européenne à se lancer à la conquête des mers à bord des caravelles comme celle de Vasco de Gama au XVIème siècle. Durant ces voyages, les Portugais ont reconnu les côtes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud. Sous l'égide de la croix du Christ, ils ont rapporté à Lisbonne les trésors d'un empire dont il ne reste que le souvenir", disait le GEO de 1988.

En 1960, Lisbonne avait fêté le cinq centième anniversaire de la mort de l'infant Henri le Navigateur en installant à Belem, ancré au bord du Tage, le monument des Découvertes. Derrière Henri, des navigateurs mais sans Magellan qui, bien que né au Portugal, passa au service du roi d'Espagne. Il fallait, donc, oublier sa défection cinq cents après. Pas à dire, on a les souvenirs tenaces au Portugal.

"Un si petit pays avec un si grand courage. Coincé entre l'océan et la toute puissante Castille, le Portugal, pays de pêcheurs, n'avait d'autre issue que de s'embarquer vers l'inconnu, vers le large pour réaliser son expansion.".

En 1497, dom Manuel, le premier roi du Portugal, expédia Vasco de Gama, comme chef d'escadre avec quatre navires, sur la route des épices et des richesses, porté par la Foi. Le temps des découvertes a vite fait vite place au temps des guerriers, des trésors qui sentent la poudre et le sang. La Belgique a une superficie trois fois plus petite que le Portugal. Aucune lien avec le courage, mais c'est dire qu'il faille garder trois fois plus fermement le gouvernail, face aux pays voisins pour ne pas être "mangé" par eux. 

"L'océan fit sa fortune de Lisbonne. L'océan la ruina".  

Lisbonne, sauvée des eaux, après le 1er novembre 1755, un tremblement de terre, suivi d'un tsunami, dénombrait 15.000 morts.  Moise, faite ville. Seul, l'Alfama avait résisté et n'a, donc, pas beaucoup changé d'aspect avec ses rues escarpées qui dévalent vers le Tage.  

Comme toutes villes meurtrie qui subissent un désastre, Lisbonne s'est reconstruite en mieux sous la direction du marquis de Pombal. 

"L'hymne national du Portugal, le fado, est la mélancolie et l'exil, sa saudade"

Dans le fado d'une poésie contrastée et âpre, se reflète toute l'âme portugaise. La chanteuse Amalia Rodrigues, surnommé la "reine du fado", fut sa représentante attitrée. A son enterrement, un deuil national de trois jours fut décrété. Elle devint la première femme, parmi les Portugais illustres, à entrer au Panthéon à l'Alfama.

Passer aux temps modernes, c'est parler des années 1980-90. Des années qui ont été des années de booms économiques portugais, de progrès techniques et technologiques à la rescousse de son audace et avec le soutien et l'idée européenne en porte drapeau. 

Puis, il y a eu la crise de 2008. Mondiale, celle-là.

Grandeurs et décadence, comme partout?

Oui, enfin, non... puisque... 

"La Fille du Tage se refait une beautéVieux trams, ruelles escarpées, façades décaties... Par son charme désuet, la capitale ensorcelle les visiteurs mais elle veut redonner vie à ses quartiers oubliés. Tout restaurer coûterait, huit milliards d'euros, soit dix fois son budget. Réhabiliter d'abord, payer après, c'est avoir à se séparer de six de ses palais...", comme l'écrivait le GEO de juillet 2014.

Je ne suis pas dans la place assez longtemps pour le constater. Ce qui m'a été dit sur place: l'année 2014 va mieux pour le Portugal. Un virage, une transition vers un autre paradigme, comme vers une autre Europe et un autre monde.

Le gap entre les plus riches et les plus pauvres ne se sont pas réduits pour autant. Les voitures Mercedes "dernier cri" cohabitent avec les pousse-pousses à bretelles.  

A ce sujet, visiter Lisbonne, comme toutes grandes villes, demande une certaine habileté pour découvrir des parkings pour se garer. 

Il y a le train qui y mène et le fameux tram jaune de la ligne n°28, l'electrico, qui permet de se promener dans les endroits les plus typiques avec, à bord, les fenêtres tellement ouvertes qu'elles brillent par leur absence. Mais, c'est exactement ce que demandent les touristes quand il fait beau. 

Notre minibus ne fait pas le poids mais il ne reste rien de tel pour se déplacer dans la ville. Apparemment, pas de velibes à Lisbonne, mais je peux me tromper. Lisbonne, la ville aux sept collines. Et, oui, cela grimpe et l'ascenseur qui mène de bas en haut, n'est pas superflu. Celui de Santa Justa construit en 1900, sert de promontoire au panorama sur la ville, était en restauration. 

La ressemblance avec Barcelone n'est pas fausse. La confusion dans les réflexions partagées à bord du minibus, n'ont pas été rares. Les « Ramblas lisboètes » feraient-elles concurrences avec son avenue centrale qui ne remonte pas en étoile comme les Champs Elysées, mais qui traverse la ville de part en part? Pas de maisons art nouveau, pas de Gaudi comme à Barcelone, pourtant. Ressemblance perdue dans les limbes de la mémoire, alors?

Ici, ce sont des quartiers imaginés à angles droits, "à l'américaine" dirait-on, par le Marquis de Pombal après le désastre de 1755, dont la statue trône au milieu de cette avenue avec une vue qui embrasse toute la ville de l'époque. Les grincheux trouveraient monotones ces édifices de même structure, bien que des décors originaux en rompent çà et là la sévérité. 

"Appliquer les principes des Lumières avec le souci de la simplicité, de la cohérence et de l'efficacité avait animé son projet".

De l'époque, car, depuis, Lisbonne s'est étendue en plusieurs nouveaux quartiers ou zones. 

Notre visite commence plus bas que la statue de Pombal.

Ce haut de la ville correspond à notre Porte de Namur aux enseignes des marques prestigieuses. 

A la vieille gare de banlieue ressemble à un palais mauresque. Le Teatro National, l'Eden qui transite par une salle de spectacle, par une version porte-voix du cinéma pour finir en hôtel. Une obélisque commémore la fin de la domination espagnole en 1640 et annonce la Praça dos Restauradores.  

L'église Santo Antonio, reconstruite après 1755. est assez particulière. Devant elle, un petit monument qui rappelle le "pogrom portugais" du 15 avril 1506.

Ouverture de la parenthèse:

(Aujourd'hui, 85% de la population portugaise adhère au catholicisme romain dans le respect des autres entités religieuses. La séparation entre l'Eglise et l'Etat est entrée en vigueur après la révolution de 1910. Lisbonne est un des trois archevêchés contrôlant huit évêchés. Il existe une mosquée avec des azulejos style iranien, une synagogue et un quartier juif à Lisbonne. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas de femmes voilées mais je n'en ai pas vu en dehors de l'aéroport. Ce n'est pas peu dire pour un Bruxellois. D'après cet article, quelque peu raciste, mon observation se confirmerait. Il n'y a pas de site shariaforportugal comme il en a existé un en Belgique. .) 

Reprenons la visite.

De grandes places permettent de couper la monotonie d'une avenue ombragée et ralentit, de fait, le flot des voitures dans des carrousels imperturbables. La place principale, le Rossio, a vu autrefois brûler les sorcières et des corridas. La statue de Pierre IV, premier empereur du Brésil, y trône. 

La marche à pied, dans le quartier Baixa, se poursuit par la Rua Augusta piétonnière, bordées de commerces plus accessibles financièrement. Une occasion de voir le niveau lisboète des achats courants. Oui, les copies du maillot de Ronaldo s'y trouvent et vous ne manquerez pas une occasion pour en acheter.

La promenade se poursuit jusqu'à la grande Plaça de Commercio qui se prélasse le long du fleuve Tage. De majestueuses arcades roses, un arc de triomphe et la statues équestre de Joseph 1er, protecteur de Pombal.

0.jpgLe "Pont du 25 avril" passe au dessus du Tage avec ses 2 kilomètres de long avant d'atteindre la statue du Cristo-Rei de 113 mètres de haut élevée en 1950. Une des six versions dans le monde qui s'ajoute à celle de Rio qui a pris le nom de Christ-Redentor.   

"Un art trempé dans le bleu du la mer et du ciel"

Les azulejos impressionnent le visiteur qui se retrouve dans l'histoire à tous les coins de rues sur les façades des églises et des palais. Des carreaux de céramiques représentent des fresques dont le nom est inspiré par le lapis-lazuli. Une technique majorique dans le goût de la Renaissance et une iconographie sacrée relatant la vie des saints. Sous l'influence des Hollandais de Delft, cet art passe de panneaux polychromes à la couleur bleu et blanc.

La remontée par une rue parallèle de restos. Le repas est une occasion de faire mieux connaissance. 

Pas le temps de faire une escapade gourmande comme je l'avais vu dans un documentaire sur ARTE. 

D'après celui-ci, la nuit du 12 au 13 juin, est dédiée à Saint Antoine, le saint de la ville. Dans l'Alfama, les sardines grillées et de la viande se déguste après une procession avec un petit air de Rio de Janeiro. Les offrandes, un cierge pour la longue vie, une pièce dans les mains du saint pour la prospérité et un pot de basilic frais pour l'amour. Tout est compris. Le Saint Antoine serait bon pour l'amour et permettrait, même, de gagner beaucoup d'argent au Loto. 

Désolé, rien de tout cela, en ce jour de septembre. Cette fois, la famille d'un jour était réduite à deux couples et une guide. Pas de fromages à partir de brebis. Pas de charcuterie, de saucisses à base de porcs noirs ou porcs sauvages rouges. Pas de Pata Negra. Pas de pâtisserie traditionnelle en provenance de la "Confeitaria Nationale" fondée en 1829. Pas de cerises macérées dans l'alcool pour le pousse-café. 

Aucun char, non plus, dont il faudrait désigner le plus beau. Ce n'est pas le petit minibus qui ferait l'affaire même décoré. 

Dans la convivialité, cette fois, ce seront le bacalhau, les sardines grillées et le lapin aux menus complets avec digestif offert dans l'addition légère des 10 euros. Parait-il, il y a 365 façons de préparer le bacalhau. Une pour chaque jour de l'année. Une seule suffira, celle du 18 septembre.

Une idée de sortir le mini-guide Berlitz de 1978 pour faire le fier devant la jeune guide qui avait exactement le même âge que ce guide. C'était risqué de lui donner le tournis et lui faire rêver de la partie de l'histoire qu'elle n'avait pas connue.

Les aventures de chaque histoire ne sont pas à partager, mais elles continuent seulement leurs chemins, parfois très différents, dans les mémoires. 

Continuons la flèche du temps. Rejoindre le minibus pour monter sur la colline de l'Alfama, aux façades écaillées et colorées, fondée par les Maures au VIIIème siècle sur les hauteurs de la ville. Il est resté comme un vieux quartier en épingles à cheveux, dédales de ruelles étroites qui serpentent et permettent de se parler de maisons à maisons et, au besoin, de pendre son linge de façade à façade.

Du sommet du quartier de l'Alfama, la ville se découvre sans ses turpides, sans dévoiler ses stress, ses habitudes sous un vent qui décoiffe les chevelures les plus laquées. 

Ensuite, il s'agit de redescendre vers la partie futuriste de Lisbonne, au "Parque das Naçoes". Auparavant industrielle, elle a fait place à l'Exposition universelle de 1998. Depuis, le quartier est devenu le plus branché de Lisbonne. Le thème en était "Les océans, un patrimoine pour le futur". Il y eu les pavillons des Océans, de l'Utopie, du Futur, des Réalités virtuelles, de la Connaissance des mers... La fin du 20ème siècle a probablement connu une période de haute conjecture qui a permis ce genre de manifestation de reconnaissance au niveau mondial, comme ce fut le cas pour la Belgique en 1958.  

Désormais, tous les pavillons y ont pris d'autres fonctions. Le Palais de Justice s'y est installé. Personne n'oserait dire que la justice y est mieux traitée, mais qu'importe.

Allez touristes, une dernière effort pour la journée: le quartier de Belem.

Le Monastère de des Hieronymites (Mosteiro Jeronimos), bâti en 1501, permet de retrouver à l'entrée les tombeaux de Vasco de Gama et de Luis de Camoes en marbre blanc. De style manuélin, le monastère exprime la fin du gothique. Il était l'endroit où les navigateurs venaient prier avant de partir en mer, construit sur les berges du fleuve. 

Pour finir, un petit tour rituel dans la pâtisserie pour déguster les "Pasteis de Belem" ou "Pastels de Nata", à base de crème fraîches saupoudrés d'épices à base de poivre et de cannelle comme préparation originale des moines du monastères. Cette pâtisserie  existe depuis 1838 et se décompose en plusieurs enfilades de pièces, véritable dédales de la gourmandise. Peu importe le temps qu'il fallait attendre dans la queue, on arrive toujours à trouver une place. 30.000 pasteis y sont produit tous les dimanches. Le cha' qui vient de l'Inde, qu'on appelle "thé" ou le café qui l'a remplacé à partir du Brésil, ont apporté les compléments.  

Tout à coup, le temps se détériore, pas le « time », mais celui du « weather ».

Un orage se prépare pour couronner cette journée ensoleillée. On avait presque oublié que les averses avait été programmées.

D'abord, la Tour de Belem évoque la proue d'un navire, plus un palais qu'une défense contre les pirates. Mais c'était sans espoir de défendre Lisbonne avec ses quelques canons. Cette tour servait de douane au milieu du Tage. A notre époque, elle se retrouve à sec. Sous ses balcons, ses échauguettes mauresques, cette citadelle abritait les capitaines du port.

La vision de Henri le Navigateur qui entraîne ses fans de mer dans le marbre, se fera au travers des vitres du minibus pour la plupart des touristes. Seul l'intrépide qui vous parle, en a fait l'expérience mouillée.

Des monuments qui sont catalogués dans le Patrimoine de l'UNESCO, je ne pouvais ne pas les saluer.

Après ce baptême, c'est comme si chacun se connaissait depuis toute une vie, au moment de se quitter. 

La visite se terminait pour ce jour-là. Plusieurs jours auraient fallu pour visiter Lisbonne (vidéo réalisée en mars 2013).

"Dis-moi, mon âme, ma pauvre âme refroidie, que dirais-tu d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud. Tu t'y ragaillardirais comme un lézard. C'est une ville au bord de l'eau", écrivait Baudelaire.   

 

Sintra, du bout du bout jusqu'à la folie des grandeurs

0.jpgUne 2ème visite pour moi avec le même décalage dans le temps.

La journée s'annonçait très belle et elle le fut dans son entier. Le climat n'avait jamais été aussi généreux en rayons de soleil.

Le même minibus arriva avec la même jeune guide.

Cette fois, nous sommes vraiment entre Européens, presque mondialistes: deux Écossaises, deux Vénitiennes et deux Russes de Saint Peterbourg font partie de l'expédition.

Cap sur le "cap du bout du continent", le point le plus à l'ouest de l'Europe: le Cabo da Roca. 

Exceptionnel, pas de brouillard, pas de vent. Les falaises et le phare se pavanent dans le calme.

Une anecdote? L'épouse d'un couple de Québecois était passée par dessus la rampe de sécurité pour prendre une photo audacieuse. Avec mon vertige habituel, je me suis prêté à un humour noir en posant la question à son mari:

Vous aimez toujours votre épouse? Sinon, un accident est très vite arrivé.

Il a compris la feinte. Je suis sauvé pour cette fois et chacun en a rit. 

Passons à la grimpette vers Sintra. Cette ville dans les hauteurs de quelques centaines de mètres, a été recherchée donc pour son climat plus doux par les Lisboètes, bon teint, de tous les temps.

Le Berlitz de 78 pré-cité complète de manière originale de manière parfois moins touristiquement vôtre.

Selon lui, Sintra est une ville dont on devient fou parce qu'on veut y revenir pour toujours. C'est vrai, tout y semble verdoyant, avec le calme, le luxe et la volupté. Les artistes y ont élu domicile pour présenter leurs œuvres sur le chemin, a attendre les touristes fortunés qui pourraient être intéressé. En d'autres mots, Sintra est une vitrine de l'art ancien et moderne.

A part cette incursion récente, rien de vraiment changé d'après mes souvenirs de l'époque si je ne suis pas tombé dans les limbes du docteur Alzheimer.

Le Palais Royal est reconnaissable entre tous les édifices avec ses deux cheminées coniques d'un blanc immaculé.

Nouvelle résidence d'été des souverains depuis le 14ème siècle, il a été construit en style médiéval et manuélin.

Deux nouvelles anecdotes à son sujet dans mon Berlitz, historiques cette fois:

  • Le benêt, Alphonse VI, y a été cloîtré dans une pièce après avoir été remplacé par son frère, l'intello de la famille, Pierre II. Certains avaient pensé pouvoir remettre le benêt sur le trône.
  • Jean Ier avait eu le malheur d'embrasser une dame d'honneur de son épouse Philippa. Pour sa punition, il se sentit condamné à faire peindre un plafond de multiple « Por bem ». C'est vrai qu'on est parfois contraint et forcé d'évoquer la raison d’État pour prouver son innocence.

Mais le temps est compté. Il faut choisir. Ce n'est pas le Palais Royal qui recevra notre visite.

C'est l'heure de se préparer en se sustentant avant une autre expérience plus pédestre. Après le déjeuner, le dessert est, à nouveau, offert, par la guide car d'après elle, il fallait prendre des forces pour ce qui allait suivre. Elle n'avait pas tout à fait tort.

Sintra regorge de châteaux plus fantaisistes, plus excentriques, plus fantasmagoriques comme dirait Dali, les uns que les autres.

La compétition a dû être rude pour faire respecter son rang dans la haute société bourgeoise, entre les 19ème et 20ème siècles.

Le cadre idyllique avait, tout de suite, plu à l'énigmatique Baronne qui acheta la « Quinta da Torre da Regaleira » pour s'y installer dans une retraite d'été en 1840. Mais c'est au début du 20ème siècle que ce palais va prendre son aspect actuel en style néo-manuélin sous le patronat des idées géniales de l'architecte, Luigi Manini. Son CV flatteur comme bâtisseur de la Scala de Milan et d'autres œuvres, avait certainement fait merveille dans l'esprit de ces hautes bourgeoisies désabusée. 

Dans les jardins, comme formule qui s'adapte le mieux, il y a comme une impression d'être « the host of the ghost » au moment de passer dans les grottes. Gare aux claustrophobes. Leur sortie par le lac des chutes, donne de l'humour à notre guide: 

- SVP, sautez d'une marche à l'autre, placées à la surface de cet étang. L'étang est infesté de piranhas et de crocodiles, dit-elle.

Si le romantisme de l'époque a permis toutes les idées géniales à qui sait le saisir ou les assumer, l'humour remplace bien des choses aujourd'hui.

Rien ne serait plus beau, ni trop fantastique au début de 20ème siècle?

Pas vraiment. Enfin, peut-être.

Le Palacio de la Pena va peut-être relativiser et contredire cette pensée de l'extrême que je ne qualifierai pas, en relevant le niveau d'un nouveau cran. 

Au cours du 19ème siècle, Dona Maria II et D.Fernando II se sont mis à rêver à un nid d'amour au sommet d'un nid d'aigle. 

Délire architectural, sous le modèle du château Neuschwanstein en Bavière ou avec son côté kitsch comme précurseur du château de la "Belle au Bois dormant" de Walt Disney, ce Palacio de la Pena. Ses tours de couleurs pastelles rouges et jaunes y font assurément penser avec un mélange de styles arabe, médiéval et Renaissance. (vidéo avril 2010)

Que dire en résumé de cette journée?

Une journée intense. Une journée pendant laquelle on oublie la superficialité des rencontres basées sur la frivolité vacancière. Une journée pendant laquelle on met bas les masques des faux-fuyants dans la spontanéité. 

Une proposition, alors?

Si un jour, notre guide passait à Bruxelles, je jouerai, à mon tour, le guide.

C'est promis.

  

Conclusions philosophiques :

  • Au Portugal, on comprend presque tout en dehors de la langue portugaise qui chuinte un peu trop à l'oreille. L'anglais, bien sûr. L'espagnol, la langue du pays voisin. Le français y est très souvent pratiqué avec un accent particulier.  
  • Dire que je reviendrais dans 34 ans serait présomptueux de ma part. Mais qui sait? 
  • Le fado a souvent donné le signal du réveil, de la révolution après un trop long saudade. L'histoire portugaise a été une suite d'âge d'or (1385-1580) et de déclins (1580-1807).
  • Aujourd'hui, les salaires sont restés très bas au Portugal. Le travail dans les grandes surfaces est subdivisé en équipes entre 09:00 et 21:00. Instaurer ce timing dans les pays du nord créerait une autre révolution. La grande surface Jumbo de Cascais fait penser à un Cora sans y parvenir totalement.
  • A l'hôtel, une Suissesse de 23 ans, faisait un stage de six mois dans notre hôtel. Envoyée par l'école hôtelière de Lausanne, elle était nourrie dans l'hôtel mais avec un salaire qui ne parvenait pas à combler le prix de la location d'un kot partagé avec une autre stagiaire. Une mère portugaise, cela ne voulait pas dire que la solitude n'était pas présente, même si la langue ne lui était pas totalement étrangère. (Bonjour "Margaux", puisqu'elle me lit). 
  • Il était dit que le creux de la vague de la crise avait été franchi cette année. Mais le creux de quoi? Depuis le Traité de Lisbonne, la présidence alternée du Conseil de l'Europe est assurée pendant 6 mois à chaque pays d'Europe. Pas de Portugal assigné encore dans ce rôle, bien que, depuis 2014, ce sont deux pays du Sud qui se le sont approprié: la Grèce et l'Italie. Un signe?
  • En 2009, le Portugal accusait un déficit de 10,2% par rapport à 2009, de 4,9% en 2013. En Belgique, on annonce 35.000 nouveaux emplois pour 2015. Dans le même tempo, les pourcentages s'établissaient à 5,6% et 2,6%. 
  • J'aime le Portugal, mais on ne peut raconter un pays en ne lui accordant que des concessions. J'ai essayé d'être le plus objectif. Aux Portugais de me contredire au besoins... 

Comme d'habitude, tout cela en photos à la suite d'un clic

Pas de fado pour terminer. Une chanson très ancienne dont qui avait réunis dans un duo virtuel, Gloria Lasso et Dario Moreno. En 1956, ils avaient enregistré Lisboa Antiga/Adieu Lisbonne, dans les versions espagnole et française pour Gloria et une même version mi-espagnole mi-française pour Dario.

"Adieu Lisbonne" chanté par Dario Moreno : 

 

Le Portugal nouvel eldorado
podcast

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Pour ceux qui bénéficient d'un statut limité à 10 ans, de "résident non habituel", une des raisons peut être recherchée dans le fait que l'impôt de 20% n'est redevable que sur les revenus d'origine portugaise. 

 

L'enfoiré, 

Citations:

  • « Je suis toujours en train de dire à tout le monde que je n'arriverai pas jusqu'à l'an 2000 », Amália Rodrigues
  • « La plupart des gens ont des sensations conventionnelles. Mieux vaut rêver que d'être. Il est si facile de tout obtenir en rêve », Fernando Passoa 
  • « C'est quoi l'inverse d'un Portugais ? Un port tout triste ! » , blagues
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28/09/2014

Cascais, le coucher de soleil de l'Europe

Cascais, là où tout a commencé et tout continue.

0.jpg1980, ma première visite à Cascais. Sur la Costa do Sol, à l'ouest de Lisbonne. Une région qui n'a rien à voir avec la Costa del Sol espagnole. 

34 ans après, rebelote, donc, au même endroit.

Je me souviens avoir étudié l'histoire du Portugal dans ses moindres détails.

Comparer les deux versions d'une même histoire?

Cette année, je n'ai pas remis cela pour voir si ma mémoire avait tenu le poids des années.

Un contact avec le journaliste-écrivain portugais, José Rodrigues dos Santos, après son passage sur notre radio belge, là pour parler de son dernier roman "La clé de Salomon", avait confirmé mon envie de retourner au Portugal. Je n'avais pas eu le temps de lire beaucoup de pages, mais la méthode de présenter quelques vérités scientifiques par l'intermédiaire de la fiction, me bottait.

Le dernier Routard présente Cascais comme "le syndrome du joli petit village. Un petit port, avec une baie, adossée à un vieux village aux ruelles blanches qu'il faut parcourir à la nuit tombante pour en apprécier la tranquillité et l'originalité".

C'est vrai ... enfin , le plus souvent... si le temps qu'il faisait avait été de la partie, que le luxe et les prix élevés iraient de concert avec les besoins essentiels pour y vivre. Il faut du répondant, plus qu'ailleurs, à Cascais pour un Portugais.

Il y a eu un samedi soir très doux pendant lequel une veillée nocturne religieuse avait pris place sur la plage. 

L'âme portugaise ne se trouve pas dans les hôtels si beaux soient-ils. Sur le sable, dans les gargotes, c'est tout autre chose.

"Nous sommes transcontinentaux, c'est l'exil, autant que les découvertes, qui a forgé nos gènes. Ce sont les petites nations qui se risquent davantage. Elles se jettent à l'eau avec leur peu d'atouts et leurs grandes ambitions".

Alors, la "saudate", la mélancolie, est au fond du cœur du Portugais. Le fado en est la représentation chantée.

Mais Cascais se doit de cacher certaines souffrances qu'a subi le sud de l'Europe lors de la dernière crise mondiale à partir des années 2008.

Si le Portugal a toujours été un pays qui vit avec la mer, mais tout dépend de la région et du niveau de tourisme qui y est pratiqué. La pêche, essentiellement artisanale, est en baisse constante. En 1980, il était assez courant de voir revenir des chaloupes multicolores de pêcheurs avec la prise de poissons pour les vendre à la criée.

Le tourisme, lui, est un secteur comptant pour 8 % du PIB du pays. 

Depuis le 19ème siècle, Cascais a été la résidence d'été de la famille royale et cela explique, aujourd'hui, ce qu'est devenu cette ville qui partage quatorze hôtels cinq étoiles avec Estoril.

Je ne sais pourquoi, je n'ai jamais pu m'accrocher à la langue portugaise. Elle me semblait tellement éloignée de l'espagnol uniquement à cause sa prononciation. Prononciation des "s" trop "chointante" qui, ainsi, perd le lien avec les langues latines.

Mais revenons à Cascais à 30 kms à l'ouest de la capitale Lisbonne.

Une matinée particulière à Cascais

16 septembre, 07:00, au levé du lit.

Il fait encore très sombre, même plus sombre que d'habitude.

La tempête et les orages ont sévi toute la nuit.

Les vitres de la chambre sont encore pleines de gouttelettes de pluie et il pleut encore. La mer est démontée. Les vagues se projettent avec fracas sur tout ce qui peut leur offrir un obstacle.

Un train passe en direction de Lisbonne. Imperturbable, il s'en fout, lui, du temps qu'il fait.

Vais-je ou ne vais-je pas faire mon jogging matinal quotidien ?

Oui, il pleut moins fort. Il faut y aller. S'apprêter en vitesse et puis partir comme comme tous les jours de vacances.

Un coup d’œil aux messages, aux courriels. Rien de palpitant.

Le roman « La clé de Salomon » que je me suis destiné pour mes vacances, je n'en ai lu que les premières pages. Mais, s'il commence à Cascais, il me donne un mauvais présage puisque l’œil quantique dont il parle, n'a rien d'un cantique... 

"C'est bizarre, que je me trouve à Bruxelles à l'hôtel Métropole", me dit-il Jose Rodrigues do Santos dans son mail. 

Peut-être y avait-il enfin trouvé la clé d'un autre Salomon.

J'avais appris qu'il faisait un soleil d'un automne indien à Bruxelles. Un peu de notre soleil entre Estoril et Cascais m'aurait bien plu. 

Le tunnel à passer sous la route et sous le train, me voilà près de la mer à la rencontre des vagues qui seraient prêtes à emporter l'imprudent. Trois solutions: calculer son coup pour ne pas être éclaboussé en longeant les berges, attendre le reflux d'une vague pour passer sans être mouillé ou contourner l'obstacle.

Sur le chemin de la ville, tout est encore fermé. A cette heure, les rues sont normalement peu fréquentées, mais cette fois, elles sont vraiment désertes, plus vides que normal. Même pas l'habituelle sortie des pisseurs de chiens. Les touristes se terrent dans les hôtels avec leur petit-déjeuner.

Un suis le nouveau "Passager de la pluie" version portugaise qui passe de ruas en ruas, de becos en becos, de traverssas en traverssas. 

La rua Fréderico Arouca fait pendouiller des décorations chinoises sous le vent, en pure perte. Arrivé à la plaça Luis de Camoes, la statue de ce célèbre poète en son milieu, en a tellement vu de touristes qu'elle semble contente de cette chute de régime de visiteurs.

Un balayeur crie quelques mots à se demander à qui il adresse sa véhémence.

Un livreur s'affaire et décharge les victuailles pour la journée d'un hôtel.

Plus loin, sur la place de l'Hôtel de ville, quelques goélands se partagent la place avec la statue de Pedro 1er ou s'en offre un reposoir providentiel.

Empruntons le fronton vers la citadelle.

Au sommet, Carlos 1er, statufié, scrute l'horizon sans broncher avec ses jumelles à la main. Un hommage de la population à ce dernier roi du Portugal assassiné en 1908 alors que la place que je viens de traverser rappelle le 5 octobre 1910, la date de la proclamation la république? 

Ma tentative de traverser le Parque échoue.

08:00 heure, une demi-heure trop tôt. Le garde chiourme, mécontent, m'explique en portugais, avec des gestes peu affables que quand c'est pas l'heure d'ouverture, c'est pas l'heure et qu'il faudra attendre l'ouverture. Il n'est pas prêt à briser les règles bien établies.

Pas d'excitation, ni de fièvre, mon cher concierge, aurais-je dit si mon portugais avait été à la hauteur.

0.jpgRetour sous le vent, sur la digue.

Celle-ci offre une piste cyclable mais ce matin-là, sans cyclistes. L'air humidifié par l'eau de mer s'envole dans le vent très fort, presque trop fort.

Féerique à souhait, cette côte sauvage. Direction la « Boca do Inferno », la bouche de l'enfer.

Un jour parfait pour faire la connaissance de l'enfer, me dis-je.

Les goélands font du sur-place, à planer les ailes déployées contre le vent sans paraître se fatiguer.

Le vent s'harmonise, enfin, avec quelques rayons de soleil qui traversent les nuages gris avec quelques rayons en étoile. La mer perd de sa grisaille et s'illumine, tout à coup, en miroir du ciel. Le mot "Magique" me vient à l'esprit.

La bouche de l'enfer est enfin, là.

Vais-je connaître l'enfer de Dante, constitué par ce trou dans lequel la mer s'engouffre par tempêtes dans un bruit fracassant ? Une mer déchaînée s'engouffre dans la bouche de Vulcain.

Difficile d'abandonner ce spectacle. On resterait des heures à chercher la vague qui dépasserait en force la précédente.

Mais, il faut déjà reprendre le chemin de retour.

Le Parque est, cette fois, ouvert. Aucun paon dans les parages et quelques coqs les remplacent sans y parvenir vraiment devant le Musée Condes de Castro Guimaraes encore fermé. Coïncidence ou improvisation de destins, l'anecdote qui suit...

Le dimanche avant, sous la guidance d'une dame belge, expatriée depuis 4 ans, sa visite avait été improvisée. Elle avait vécu avant cela à Anvers avant de venir par ici avec son mari hollandais, entichée par l'étude de l'histoire portugaise.

0.jpgLe ciel se plombe à nouveau à en devenir vraiment menaçant. La mer a perdu le bleu que l'on espère. Elle en perd le nord et prend la couleur de notre mer du Nord. 

Il faut presser le pas. Tout change très vite sous le vent, trop vite, par ici. 

Ce n'est pas comme à Hong-Kong, même si les parapluies sont de sortie. Là-bas, c'est pour la démocratie. Ici, c'est pour se protéger des intempéries.

Revoilà la statue de Dom Pedro 1er. Cette année on fête son 650ème anniversaire sur la Plaça du 5 octobre qui rappelle la naissance de la République portugaise. 

Ce Dom ne me tiendra pas rigueur de mon détour par les petites ruelles pour le dessert de ma balade.

Le retour s'est passé par l'Avenida Rei Hubert II, la Rua da Vitoria, suivie de la Travessa da Victoria, sans oublier le Beco da Vicoria... 

0.jpgLà, dans le calme et la volupté, on est déjà loin du vent et du bruit de la mer.

Je n'ai pas ajouté luxe. La population locale vaque aux habitudes, aux rituels du travail. Au petit bistro « Le bijou de Cascais », le petit déjeuner est déjà servi.

Amusant de s'appeler ainsi en plus sur plusieurs générations.

De voir manger les autres, me creuse l'appétit pour un brunch...

Déjeuner en paix comme dit dans la chanson.

A moins que l'hôtel ne soit devenu un réel mirage, je me le destine.

Tout cela par une sélection de photographies sous ce clic avant d'aller sous le vent avec Tony Carreira -->


 

L'enfoiré,

 

Rendez-vous, dimanche prochain, pour la suite de l'aventure portugaise.

 

Proverbes portugais:

  • "L'enfer est pavé de bonnes intentions."
  • "Dis à ton ami un mensonge et s'il en garde le secret, alors dis-lui la vérité."
  • "La saudade est un mal dont on jouit, un bien dont on souffre."

21/09/2014

J'aurais voulu être fumiste

Pourquoi pas un pastiche d'une belle chanson en karaoké? 

0.jpg

Cliquer, d'abord, sur cette chanson sans paroles

 

Puis, chantez le pastiche de

"J'aurais voulu être un artiste"

 

J'ai du succès dans mes p'tites affaires

J'ai du succès avec l'amour

Je change souvent de paritaires

J'ai mon bureau en bas d'une tour

D'où je vois la ville à l'envers

Et je contrôle mon univers

J'passe ma vie dans les artères

De Bruxelles avec ses clapières

Je voyage toujours en secondaire

J'ai une p'tite résidence solitaire

  Seul comme un hôte de la Terre

Mais je supporte pas les prières

 

''Pourquoi es-tu heureux ? alors''

T'as rien qui peut changer de bord

Pour passer de tribord à bâbord.

 

Je suis heureux mais j'en donne pas l'air

Car j'ai gardé le sens de l'humour 

Et puis j'ai le sens de mes repères

 

Je réfléchis et j'en suis fier 

Au fond je n'ai qu'un seul regret

Je cherche ce qui serait à refaire

Dans la vie on fait ce qu'on peut,

Et jamais totalement ce qu'on veut

 

J'aurais voulu être un fumiste 

Pour pouvoir faire des numéros 

Quand je me pose sur une piste 

Sans être le journaliste  

Avec ses ailes de l'illusion 

Jamais en manque d'imagination 

Fumiste et réinventer la sottise 

Sans jamais perdre la mise

 

Sur le p'tit écran en couleurs 

J'aurais voulu être alchimiste 

Pour m'amuser des rumeurs

Avoir les secrets de l'anarchiste 

Sous l'éclairage du luminaire 

Pouvoir m'imaginer visionnaire 

Et leur dire pourquoi j'existe 

 


L'enfoiré,

 

 

 Mais je ne vous empêche pas le karaoké de ...

"Les Trompettes de la Renommée"


14/09/2014

Les langues de chez nous

La semaine dernière, la culture était à l'honneur. Pour la véhiculer, une langue la fait passer de l'image, du son, à l'oral et à l'écrit. L'histoire de la langue française a été jalonnée d'épisodes épiques.  Mais, ne nous évadons pas sur des chemins de préjugés. Ceux-ci peuvent toujours donner des surprises.

0.jpgIl y a 8000 ans, deux migrations en provenance du Caucase: l'une se dirigea vers l'est en direction de l'Inde et l'autre vers l'ouest en direction de l'Europe. Ce sont les "super-ancêtres".

Les Caucasiens avaient une langue que l'on a surnommée "indo-européenne".

Mais, le temps a passé.

De cette émigration, en chemin des temps anciens, il y eut d'abord des Grecs qui laissèrent des traces et des Romains qui s'incrustèrent avec le latin comme langue "universelle" européenne.

Dans l'Egypte ancienne, les Pharaons "Ptolémée" étaient des grecs, parlaient plutôt en grec et il n'y a eu que Cléopâtre, la petite dernière au beau nez qui parlait parfaitement l'égyptien. 

Je n'ai pas dit langues de partage. Il faut plutôt parler de "concertos imposés".

Ce sont les Romains qui se mirent en tête de conquérir l'Europe. 

Les Gaulois avaient déjà abandonnés leurs idiomes linguistiques au profit des Celtes qui avaient occupé les territoires au Nord.   

La langue Gauloise n'a été conservée que dans quelques deux cents mots comme 'char', 'ruche', 'mouton', 'crème', 'charpente', 'boue'... pas vraiment de quoi faire boire la tasse au linguiste, alors que le latin laissait des traces indélébiles dans le français actuel.

La chanson "nos ancêtres, les Gaulois", prend déjà un coup de massue dans la tronche.

Les Romains misèrent surtout sur le temps et la faiblesse humaine pour imposer le latin.

Le latin et le grec que l'on apprend toujours dans les écoles secondaires avec un certain classicisme de bon aloi. Je suis passé par là, je connais dans une sextuplette de la première et une emplette de la seconde... 

Le latin avait inspiré la génération de Jacques Brel et la mienne.

Les Vickings remontèrent la Seine jusqu'à Paris grâce à la souplesse de leurs drakkars. Faut dire qu'ils en imposaient sur l'eau et que sur terre et ne se rendaient pas compte de la frayeur qu'ils engendraient sur leur passage.  

Après les Germains, voilà qu'ils laissèrent des traces dans la langue comme "vague", "lotte", "homard", et bien sûr, "drakkar",

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Il y a eu ensuite le gentil Clovis, fils de Childeric, comme maître du nord de la Gaule depuis la chute de l'empire romain d'occident. Les Francs étaient polythéistes alors une religion celtique, de plus...

La conversion des Francs du temps de Clovis s'était produite avec le temps et à cause de l'étendue du territoire qu'ils occupaient et... en cassant le vase de Soissons.

Était-ce les vainqueurs qui allaient adopter la langue des vaincus ou l'inverse? 

Après une guerre, tout dépendait de reconnaître celui qui avait survécu à l'autre et était vaincu.

Le christianisme avait parachevé l'utilisation du latin. 

Enfin, le latin, pas vraiment le grand classique qu'on trouve dans les dictionnaires d'aujourd'hui...

On en perdrait son latin et aujourd'hui, il est moribond dans les écoles secondaires.. 

Le latin de l'époque a bien changé depuis son départ de Rome. Évolué, déformé par la rue, par ses soldats en campagne. "Loin des yeux et loin du cœur" dit un dicton. "Les voyages forment la jeunesse" dit un autre. Traduction:  "Alea jacta est". 

L'hégémonie latine a aussi ses limites et les "dialectes" ont fleuri.

En 842, le "Serment de Strasbourg" avait attribué, au latin, la charge de son utilisation par le clergé et pour l'administration.

Plus tard, nouveau dialecte, le français, sorti des limbes, était parlé dans le bassin parisien, jusqu'au val de Loire.

La langue gallo-romaine avait donné naissance au roman. Pas au roman papier, bien sûr. Au style "roman".

Mais c'est en 1539, à Villers Cotterêt, que François 1er changea tout cela avec ces mots: "Et parce que de telles choses sont arrivées à propos de la compréhension des mots latins dans les arrêts, nous voulons que dorénavant, ils seront prononcés, enregistrés et délivrés aux partis en langue maternelle français et pas autrement".   

François 1er alla bien plus loin en imposant son "langage françoys'. Il voulait en faire une référence universelle à utiliser en justice face à l'adversaire latin.

Selon lui, le français devait devenir la langue administrative pas en fonction de ses qualités intrinsèques, sans son brillant dictionnaire de synonymes et analogiques, mais parce qu'il en avait dans la culotte, le petit François, premier du nom. (tiens, cela me rappelle un ou deux autres François qui en manquerait... ou qui ferait des bulles en dansant le tango argentin... Mais ne brûlons pas les étapes).

Par la même occasion, on se sait par quelle idée lumineuse, il inventa le premier code civil.  

Toujours est-il qu'au Moyen-Age, ce langage "françois" avait mis entre parenthèses, la langue d'oc qui était arrivée à son apogée. 

Le parler d'oil, dont dépendait le français, avait déjà éclipsé la langue d'oc, plus proche du latin.

L'amour courtois commença à intéresser ses fidèles serviteurs avec sa ceinture de chasteté. 

Le tutoiement fut institutionnalisé puisqu'on voulait toucher toutes les classes de la société.

Seul le basque conservait des relents de la langue d'origine. Le poitevin, le gascon continuaient leurs chemins avec leurs spécificités en aparté sous le couvert de l'anonymat.

Quelques mots sont  pourtant passé à la postérité comme "hêtre", "jardin", les mots avec le suffixe "-ert", "-ard"..

L'aristocratie, les juristes, les bourgeois sentirent qu'il fallait l'adopter sans résistance pour rester dans la course aux honneurs.

Le champenois, le picard, ne normand durent s'effacer devant cette vague d'opportunisme.

0.jpgDes écrivains, comme Ronsard, Rabelais, Montaigne, ... Molière avec l'aide de l'imprimerie renforcèrent le mouvement de rejet de ce qui n'était pas "français".

Si en 1550, 80% des livres étaient écrit en latin. 25 ans plus tard, la langue latine chutait en dessous des 50% des écrits. Le latin n'avait même plus le monopole dans la religion. 

Robert Estienne conçut le premier dictionnaire Latin-Français, devenu nécessaire pour communiquer entre anciens et modernes.

Aujourd'hui, la prononciation du français de l'époque, paraîtrait aussi chantante que l'italien.  

Entre parenthèses, bien plus tard, le spectre de la Belgique et de l'Espagne furent même utilisé par le jacobinisme culturel.

Comme les mots sont toujours des armes en politique,  pour conquérir les esprits, il fallait maîtriser la langue en priorité.

Voltaire devint l'ambassadeur de la langue dans toutes les cours d'Europe comme le plus virtuose de la langue. Il entretint des relations avec les plus grands du monde de l'époque et par la conversation et les innombrables correspondances intimes qu'il entreprit avec les plus hauts dignitaires. Le français devint la langue des Lumières, de l'élite, de la philosophie, du bon goût et de beaucoup d'autres adjectifs du même ordre. 

Le français arriva jusqu'aux oreilles des aristocrates russes.

Pierre le Grand s'en était emparé. Il trouvait le russe, ringard, pas assez moderne et comme une langue plus orale qu'écrite. Les ressorts de cette hégémonie passa ainsi à travers l'Europe aristocratique, à la rencontre de personnages historiques tel que Frédéric II de Prusse, Catherine II de Russie. 

Dès 1740, tous les Habsbourg parlaient en français.

Du XVIIe au XVIIIe siècles, le français rayonna ainsi dans toute l'Europe. 

Si au XVIIIème siècle, seulement 3 millions sur 25 parlaient en français. En parlant cette langue, la noblesse y voyaient une distinction sociale et les bourgeois des intérêts financiers à la clé dont dépendait leur ascension sociale. C'est ainsi que le français monta vraiment en puissance.

L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert entérina cette prépondérance au niveau des Sciences, des Arts et des métiers.  

Voltaire, à la fin de sa vie, sentit bien que l'hégémonie de la langue était fragile. Jean-Jacques Rousseau, son ennemi spirituel, mourut la même année que lui à deux mois d'intervalle. 

Au cours du 20ème siècle, la francisation fut achevée à l'arraché et avec violence dans les écoles.

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La langue devint un enjeu majeur. 

L'ancien dialecte des rois de France aurait pu devenir la langue commune, mais l'envie d'unité politique avait précédé l'unité linguistique jusqu'à en devenir une véritable idéologie.

Anéantir les patois devint ainsi une obligation morale nécessaire propagée par les élites.

Uniformiser fut le mot d'ordre bien avant l'égalité des langues comme l'avait décrit l'Abbé Grégoire dans un rapport. Le français, une langue de snob !

On lit dans le dictionnaire d'Alembert "Patois= langage corrompu tel qu'il se parle dans presque toutes le provinces. La langue française est parlée dans la capitale".

Un nouveau vocabulaire devait, dans la foulée, déraciner les rites chrétiens.

Par résistance, Mistral a écrit en provençal et a reçu un prix Nobel en 1904. Indigestion pour les autres.

L'Empire napoléonien et la Restauration ont continué à combattre les patois. Comme la colonisation l'a fait pour civiliser les races inférieures, le français faisait devenir un "citoyen de la République". La logique de l'esprit républicain voulait que le français soit une langue aux valeurs universelles et qu'il fallait sortir des communautarismes.

Le calendrier révolutionnaire de 1794 préconisait de manière péremptoire qu'il fallait une "Unité, indivisibilité de la République. Liberté, égalité et fraternité ou la mort" ne comprenant pas qu'il donnait, par la même, raison à la noblesse et aux bourgeois qu'ils avaient envoyé à l'échafaud. 

Ce n'est qu'en 2008 que les dialectes ont repris place dans le patrimoine de la nation française.

Récemment, deux magazines parlaient des Celtes: "ils régnaient sur l'Europe, il y a 2500 ans. Arrivé à l'an -350, il est arrivé à son apogée. Au 18ème siècle, les Celtes étaient cantonnés aux confins des terres occidentales et soumis à des formes d'apartheid culturel. Aujourd'hui, l'identité et la langue sont reconnues des Asturies à l'Ecosse. Le Festival interceltique de Lorient fêtait récemment sa 44ème édition avec comme invitée, l'Irlande. Cela prouve la vitalité et le rajeunissement de la culture celte qui échappe à la mondialisation uniformatrice". 

La langue orale celte fut le premier facteur d'unité de ces peuples. Les druides, jaloux de leur savoir, frappèrent d'interdit l'écriture celte. Les langages celtes ont été le gaulois, le lépontique, le norique, le galate et le celtibère.   

Le renouveau de ces langues-dialectes passe par Internet. Perdu dans la mondialisation, les populations cherchent à conserver leurs racines.

Quelques mots de dialectes se sont incrustées dans le français comme "bizarre" (basque), "bijou" (breton), "baraque" (catalan), "béret" (langue d'oc), "avoine" (langue d'Oil)... 

0.jpg

Aujourd'hui, il n'y a pas un mais plusieurs français selon que la langue est utilisée par les professions, par les régions, par les milieux sociaux, à l'oral ou à l'écrit. Aucun consensus entre chaque forme n'existe.

Les préfixes (bioénergie) et les suffixes accolés au mots apportent de nouveaux mots.

Les "extensions" du dictionnaire français sont aussi une manière de personnalisation par le fait de rendre incompréhensible des termes à ceux qui ne feraient pas partie du "clan".

Le passé simple a régressé. Le subjonctif est ignoré.

Le langage oral a beaucoup plus progressé que l'écrit. 30.000 mots ont été ajoutés au français d'il y a cinquante ans.

En France, 90% de la population parle le français.

Sortir des limites du français écrit, de ses difficultés, de ses illogismes transitent par les dérives de l'orthographe et des détournement du sens des mots.

L'expression "S'avérer faux", c'est aussi, "se révéler vrai".

La fréquence d'utilisation des nouveaux mots, l'analyse de leur pérennité, parfois très courte, sont à prendre en compte dans leur adoption et dans l'héritage culturel.

Un indice de la notoriété du français: il reste la langue officielle des Jeux Olympiques. 

0.jpgAlors vient toujours la même question lancinante de ceux qui parlent français et qui voient leur langue envahie par l'anglais, la langue du business, pardon du commerce....

Dans une émission "Connexion", la Première radio posait dernièrement ces questions en cascade au linguiste Jean-Marie Klingenberg et aux auditeurs: 

- Ces incursions de l’anglais mettent-elles réellement en danger notre langue? 

- S'il y a remplacement d'une langue par une autre, alors, il y a menace. Si une langue influence une autre, ce n'en est pas une parce que les langues ont évolué et emprunté des mots à leurs voisines. Les langues sont toutes, mixtes et il faut relativiser. Le danger se situe au niveau du snobisme dans l'utilisation de mots des nouvelles technologies pour faire moderne et qui empêcherait de comprendre une langue. Le danger est d'apporter un stress à ceux qui ne seraient pas inclus dans la communication des informations. 

- La langue française est-elle menacée, agressée, envahie par l’anglais ?

Une langue n'est pas seulement un instrument de communication mais aussi de pouvoir. Elle est le signe de la bonne santé du pays qui l'utilise comme ce fut le cas pour le français. Elle sert aussi pour inférioriser les autres. Les langues ont toujours évolué, au gré des rapports de force, des échanges ou des invasions. Les technologies apportent leur langage spécifique, leur emballage, d'où elles viennent.   

- Devrions-nous, comme les québécois, préserver le français avec plus de vigueur?

- Le Québec est un cas particulier. Le français apparaît comme militant et invente ses propres mots. Non, ce Canada-là n'est pas aussi "dry" qu'on pourrait le penser et la Francophonie revendique un statut. Quand les notions ne sont plus comprises qu'en anglais, c'est dire que l'anglais a gagné. 

- Quelle est la responsabilité des politiques, des médias pour être les garants de "l’orthodoxie de la langue française" ?

- Oui, ils ont le droit et le devoir d'utiliser la terminologie et les mots décrivant les produits qu'ils mettent sur le marché pour que le locuteur ait confiance dans ses propres ressources, mais cela apporte, parfois, un risque d'incompréhension pour leur utilisation. L'enrichissement d'une langue est une résultante de l’intensité de nos échanges culturels et économiques, mais la traduction française a parfois beaucoup de mal à s’installer et les équivalents français sont parfois tournés en ridicule. 

0.jpgEst-ce inquiétant ?

La réponse pourrait être "oui".

Inquiétude qui trouverait une réponse dans l'utilisation de l'esperanto comme outil de résistance contre l'anglais.

N'est ce pas le français, lui-même, dont il faudrait pousser son utilisation, en comblant ses lacunes, en modernisant ce qui peut l'être.

Quel l'argument souvent mis en avant pour l'apprentissage de l'esperanto: la simplicité de sa grammaire.

Simplifier la grammaire du français. Voilà ce qu'il faudrait faire et, ensuite, effacer les frontières de la langue comme l'avait fait Voltaire au lieu de la destiner aux initiés puristes.

Un article, de plus, m'avait interpellé et défendait l'esperanto.

Crier "Au secours". Boutons l'Anglois hors des pages et des plages et cassons le thermomètre pour nier la fièvre?

Je crois que personne ne viendra à cet appel désespérer dans ce cas. C'est à celui qui est dans la difficulté de trouver la réponse à ses problèmes de reconnaissance.

Comme disait Musset des Pélicans "Les chants désespérés sont les chants les plus beaux". 

Une langue vit par son utilisation alerte, mondialisée et pas par ses freins et ses boucliers. 

Une langue plus forte fait toujours de l'ombre à une autre qui l'est moins.

En Belgique, dans le nord du pays, le français est considéré comme une tache d'huile pour le flamand. A Bruxelles, le multilinguisme est de mise. A part, les linguistes puristes pourraient penser aller dans le sens du rejet et des réalités du terrain. 

Jean Quatremer disait récemment que "L’Europe a basculé du tout français au tout anglais".

Ce correspondant européen de «Libération», alors qu'il réside presque en permanence à Bruxelles, accuse les politiciens français d’avoir renoncé à défendre la Francophonie.

Quand comprendra-t-il qu'il faut pouvoir parler plusieurs langues à Bruxelles. Sans cela, il se sentira toujours face au mur des lamentations.

Peut-être faudra-t-il, pour l'occasion, "bruxelliser" le dicton de Boileau pour lui faire passer la pilule: "Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent parfois en anglais, en flamand ou en une autre langue du panel".

Quant à parler d'immersion pour appréhender une autre langue que sa langue maternelle. Ce que disent les jeunes flamands du français, est assez révélateur sur ce qu'il faudrait faire:

L'Europe aura bientôt un Polonais à sa tête, Donald Tusk qui parlera beaucoup plus allemand, qu'anglaisLe débat a recommencé au sujet de l’anglais rudimentaire du nouveau président du Conseil européen. Quant à son ignorance totale du français, personne n'oserait le mentionner. Mais, Donald Tusk a dit qu'il va "polish" son english, au risque de se faire ostraciser par les Francophones.

Dernièrement, des hommages à Voltaire étaient truffés de fautes d'orthographes et de citations mal recopiées devant son château dans la commune Ferney. De quoi susciter la rage des défenseurs de la langue française. 

Tout s'en va, mais du moment qu'on garde un peu de Franco-folies, rien n'est perdu. 

La liste des langues par nombre de locuteurs natifs place le français en 14ème position avec 75 millions de personnes. Mais elle est la cinquième dans l'échelle des valeurs reconnues.

Le plus grand espoir de la francophonie pour demain, ne sera plus tout à fait en provenance de la France, mais à partir des 370 millions de locuteurs africains. En 2050, cela fera plus de 800 millions de francophones. Léopold Sédar Senghor est passé par là par l'intermédiaire de la poésie. 

L'évolution continue, pourrait-on en conclure. Parfois à l'usure, parfois au pas de course. Sur les sites internet francophones, c'est plutôt "l'ortograf" qui serait plus en odeur de sainteté et qu'il faudra diffuser comme c'était le cas avec le petit manuel de Bénédicte Gaillard, annexé à l'hebdomadaire Vif-Express de cette semaine.

Les belgicismes sont aussi de la partie avec notre américain que l'on insère dans notre pistolet ou pour devenir un toast cannibale.

Faut-il arrêter ces mots valise comme "courriel" entre courrier et électronique, "clavardage" entre clavier et bavardage, qui deviendraient une causette en France et un tchat, un email en Belgique?

Question de notoriété. S'ils sont compris, où est le problème?

Le français a perdu cette superbe en se basant sur ses arrières. La France c'est laissée distancée dans le monde, peut-être par manque d'investissements personnels au niveau de sa culture qui ne se base que sur des Droits de l'Homme dont elle a fait son porte-drapeau. Des droits ne se conservent qu'en les diffusant plus à l'extérieur qu'à l'intérieur chez ses convaincus. Le Québec n'est pas ou plus une "petite France". Influencée par ses voisins, elle s'en écarte plus pragmatiques avec la religion protestante comme support spirituel.

Quand j'écrivais que les langues étaient un terrible jeu de langue, je crois que je n'avais pas tout à fait tort.

Quant à répondre si une langue apporte une antinomie ou un antidote, je vous laisse seul juge. Pourquoi ne pas aimer communiquer avec n'importe quelle langue?

La culture suivra toujours une langue, tant qu'on l'aimera. Le silence, quant à lui, permet toujours de comprendre ce qui vient d'être dit et qu'on n'aurait pas tout à fait compris. 

 

L'enfoiré,

 

(ARTE présentait, cette semaine, des documentaires "Sur nos traces" en Gaule romain pour savoir qui nous sommes et d'où nous venons: par l'aspect viticolepar l'artisanat, par la liberté religieuse.

 

Citations:

  • « La langue anglaise est du hollandais brodé de français.  », John Howell
  • « La langue bute toujours sur la dent qui fait mal.  », Proverbe chinois
  • « Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire.  », Charles Baudelaire
  • « Les belgicismes sont nécessaires à la langue française », Amélie Nothomb

Mise à jour 10/12/2014: Thomas rappelle ce que peut être l'intégrisme linguistique en Flandre.
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et Alex allait encore plus loin dans la pratique, deux jours plus tard.

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07/09/2014

La culture n'est pas un produit de luxe

C'est la rentrée. Tout recommence. La civilisation du loisir permet de s'évader quelque peu. "Les théâtres font leur rentrée" titrait le journal "Le Brusseleir". Hasard du calendrier, le weekend passé, un interview du directeur du Musée des Arts Contemporains et une expo avec le titre "Now it's time for culture". Ce weekend-ci, le Festival du Comic, de la BD et pour couronner le tout un "Color run". Une occasion de fusionner les événements et, en finale, une promo. 

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En 1914, il y a cent ans, Kadinsky peignait sa première toile abstraite. 

Laurent Busine directeur du MAc (Musée des Arts contemporains), disait qu'il faudrait des réformes parce que dans la période de basses conjonctures, les budgets de la  culture étaient dégraissés en premier. 

Le père de ce conservateur du Musée Contemporain est un peintre, Zéphyr Busine

Il y a longtemps, j'écrivais "Très chère originalité". Je parlais déjà de la culture sous toutes ses formes.

Très chère, parce qu'elle demande de l'audace et de la persévérance pour se faire comprendre. 

Une conversation, parfois réelle, parfois surréaliste s'engage avec un journaliste...

- Racontez-moi vos problèmes", demande le journaliste.

- L'Art Moderne séduit moins que les Arts Anciens. Avec l'art, il ne s'agit pas de confondre Walibi avec les musées.", dit Laurent Busine.

- Que faudrait-il selon vous?", demande le journaliste.

Ce qu'il faudrait en dessous de ses œuvres contemporaines, ce sont quelques commentaires, quelques panneaux ou dépliants qui donneraient une note explicative de ce que l'oeuvre est censée représentée par l'artiste, pour faire entrer le visiteur dans son univers. 

- Je comprends. Il faudrait dépasser l'aversion de l'abstraction, accepter d'outrepasser de transcender le réel par une vision parallèle et comprendre ce qui transite par un cerveau imaginatif. 

- Oui. Aujourd'hui, l'offre de l'art moderne a explosé de manière exponentielle. Il y a parfois plus de temps libre chez les gens. Peindre devient une passion pour beaucoup de personnes en quête d'horizons plus personnels

- Comme trop d'informations tue l'information, je suppose que trop de choix artistiques tuerait aussi les arts", répond le journaliste. 

0.jpg- Notre époque est sur-informée, mais il faut la connaissance en plus. Les spectateurs d'une oeuvre aiment voir ce qu'ils connaissent. Faire le pas vers l'abstraction n'est pas facile. Il faudrait pouvoir expliquer aux gens ce qu'ils voient. 

- Magritte a son musée et sa foule de visiteurs et de connaisseurs. 

Vendre un catalogue d'une exposition, cela se concevait par une vente tous les 10 visiteurs. Aujourd'hui, il en faut 40 ou 50 pour aboutir au même résultat».

- Faudrait-il faire du buzz sur Internet pour faire sauter le bouchon? Internet n'a pas toujours existé et pourtant, certains artistes s'en sont très bien sorti sans cette artifice de la modernité.

0.jpg- Dali a aussi son musée, à Figueres et il attire beaucoup de monde. Et... il y a des mécènes.

- Savez-vous qu'il y avait une "technique Salvador Dali" qui lui permettait de rédiger un chèque sans jamais devoir le payer?

- Non. En quoi pourrait-elle m'aider?

Apres être sorti avec son entourage et avoir consommé les mets et les boissons les plus chers qu’offraient les restaurants, le maître demandait l'addition, sortait un de ses chèques sur lequel il écrivait le montant correspondant et le signait ensuite. Mais avant de le remettre au patron, il retournait ce chèque, dessinait quelque chose au verso et y ajoutait à nouveau sa signature. Dali savait que le restaurateur ne l'encaisserait pas, mais qu’au contraire il le garderait, le ferait encadrer et placerait à l'endroit le plus exposé de son établissement le 'Dali original'.

- Psychologiquement correct, mais, financièrement, plutôt malhonnête

- Vous voulez vendre plus de catalogue. Que pensez-vous de le personnaliser ?

- Que voulez-vous dire?

- Je veux dire extrapoler cette technique 'Dali' dans les catalogues. Pour rendre un catalogue célèbre et donc plus vendu, ne suffirait-il pas de mettre à contribution les artistes et d'intégrer leurs autographes au bas de certaines pages du catalogue? Sinon il faudra rationaliser, restructurer et, au besoin, fermer des musées...

Oui, mais pas le mien (rires). J'ai une organisation qui fait travailler 50 emplois directs... Les subventions de l'Etat ne parviennent même pas à payer les salaires. Puis il y a plus de quatre cent musées dans la communauté Wallonie-Bruxelles.  

Il faudrait, donc, avoir l'audace de demander aux peintres de faire la promotion de leurs œuvres et qui sait, se faire connaître dans l'opération de séduction?

- Je ne leur ai pas encore demandé. 

- Qu'est-ce qu'un artiste à vos yeux?

- C'est quelqu'un qui répond toujours à une question non posée.

- Vous avez raison. Il faut ouvrir l'esprit des gens, peintres et visiteurs, même quand les visiteurs potentiels n'y pensent pas. Après, il s'agira de les rendre curieux de tout et de leur faire comprendre d'où venait la question.

- Ce serait revenir aux sources des questions et on tournerait en rond. Non? Le problème, c'est que les visiteurs n'ont plus le temps de rien faire d'autres que le train-train quotidien. Nous sommes à l'époque du digest, du raccourci, de l'image qui dit tout, d'un seul coup d’œil qui permet d'éliminer le temps de la lecture du texte en dessous de la peinture

Peut-être, mais ce que vous dites, est aussi une caricature. Vous parliez des étiquettes explicatives au bas des peintures. Avec la signature de l'auteur au bas de celles-ci, on verrait les visiteurs qui photographieraient autant les étiquettes que les tableaux. Le cerveau possède deux hémisphères, une pour le côté cartésien, calculateur et l'autre pour le côté artistique.

- La culture, permet de jouer à l’équilibriste entre les deux, d'après vous?

- Vous avez tout compris. C'est ce qu'on appelle du "socio-culturel". Cela rendrait social toutes les cultures du monde. La culture n'est absolument pas un produit de luxe, mais de raisonnements stratégiques.

Sur ces mots, les deux interlocuteurs se quittèrent après une poignée de main. Dans le silence, pensifs, Busine pensa que ses deux hémisphères ne feraient peut-être plus qu'une. 

 

0.jpgC'est la rentrée, "Now, it's time for culture" dans le cadre du "Mont des Arts" de Bruxelles.

Des stands très divers au "Culture Market", des plus petits aux plus grands, destinés aux grands comme aux petits "culturistes" potentiels. Pas de culture de petits pois, cette fois. Ce n'est pas à l'extérieur, mais à l'intérieur que cela se passe le plus souvent.

"Le samedi 30 août, les plus jeunes seront aussi amenés grâce au Kids Village à découvrir d’une manière ludique la culture et la créativité durant toute la journée du samedi..", était-il dit. Je peux dire qu'ils avaient l'air passionnés, parfois étalés sur le sol de tout leur long.

J'ai été présent dans cette rencontre du troisième type

Vendredi 5 septembre, dans le cadre du premier festival Spirou et de la fête de la BD, a eu lieu l'inauguration de la nouvelle BD-fresque de Spirou sur le même mur de Notre-Dame de Grâces, au pied du Palais de Justice. Le dessinateur Yoann a représenté Spirou, courant sur la place du "Jeu de Balle" sous le regard de Franquin, le créateur du célèbre groom. 

La première version sur le même mur des Marolles représentait un maçon. (Les deux liens mènent vers une partie des autres murs de Bruxelles). 

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Après discussion avec la présentatrice d'un stand qui présentait les BD sur les murs de Bruxelles, j'avais reçu une affiche de la nouvelle BD de Spirou.

à.jpgComme elle peut me lire, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas, je l'ai donnée à un jeune touriste de 8 ans que j'ai rencontré en sortant du lieu. Son père m'avait demandé de le prendre en photo avec son fils devant le Palais Royal. Un occasion de faire deux heureux qui n'en demandaient pas tant.

Molenbeek est dit la métropole de la culture 2014.

Ce 6 septembre, la 5ème Fête de la BD et la "Balloon' Day Parade" avec des ballons géants représentant de célèbres personnages de BD et du Comics. Elle traversa la capitale de haut en bas pour la mettre sans dessus dessous.

Le lendemain "The Color Run" mettait tout cela en couleur. 

Non, vraiment, la culture n'est pas un produit de luxe. Ou alors, on nage dans le luxe.

En attendant, les photos de tout cela en un clic.

 

Pas de culture sans humour.

Souvenez-vous de ceci?

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Non? Alors je vais faire la promo d'une BD de quelqu'un que vous connaissez déjà: Alain Sapanhine

"Zobelix au pays des Maemitangs", une version parodique d'Obelix, vue à partir du Laos

La Belgique, le petit pays de la BD, se retrouve même à des milliers de kilomètres de distance. 

Le style, travaillé en commun avec un artiste-peintre français installé depuis 13 ans dans la campagne laotienne. Le thème, la recherche d’une nouvelle potion magique, oh combien utile qu’est le Viagrix par le brave Zobelix avec le support sans pitié de la société-mirage qu’est la Thaïlande, un paradis-enfer de la consommation sous toutes ses formes.

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 L'entrée en matière est ici.

La BD se retrouve sur les murs de Bruxelles

La culture en chanson serait:

  

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.  », André Malraux
  • « La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs.  », Hannah Arendt
  • « La culture, c'est comme la confiture: plus on y goûte, plus on en reprend.», Anonyme

 

Kroll et son nouvel album , fera-t-il un malheur avec les Aventures interdites de Tinin à 85 ans? Quand l'argent s'en mêle on ne sait jamais ou cela mène. 

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31/08/2014

Comprendre la Foi pour un athée

L'été est fini. L'heure des bilans a sonné. Dernièrement, une lectrice s'étonnait que je n'écrive rien au sujet de l'EI. 

0.jpgNon, je n'avais rien écrit au sujet de l'EI. Comment être original à la vue d'une telle abomination quand les réseaux sociaux, la presse regorgent de réflexions horrifiées qui vont toutes dans le même sens? 

Alors, j'ai commencé à glaner les informations disponibles.

Etre choqué avec les images de l'assassinat de James Foley, tous le monde le serait en dehors de l'exécuteur lui-même et de ses disciples. Comprendre les sources est autre chose. 

"James Foley, un témoin, pas une icone", écrivait Marcel. "Personne n'est anonyme. Ne pas se laisser impressionner par les circonstances de sa mort. Rappelons ce que cela implique. Commémorons-le comme il le mérite puisque sont engagement était de rendre compte".

Qu'on se le dise, d'emblée, les extrémismes et les intégrismes existent dans toutes les religions et même chez les incroyants. Ceux-ci se terminent toujours au pire par des exactions criminelles.

L'Etat Islamique n'est pas là pour transiger et pour installer un esprit de conciliation. 

Ce qu'en disent les musulmans comme première approche est assez troublant.

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"Insupportable. L'Islam n'a rien à voir. Nous condamnons. Ras-le-bol de faire des amalgames et de devoir se justifier. Il faut entretenir le dialogue. L'islam est une religion de paix", disent les interlocuteurs interrogés.

Comme première réaction, ce sont de belles paroles et on pourrait dire "ouf".

Les événements que l'on montrent à la télé rien qu'une autre vérité, une autre réalité? Pas vraiment...

Comme seconde réaction, on pourrait se demander s'il faut dialoguer de "Quel dialogue faudrait-il s'entretenir?" Le dialogue serait-il destiné, uniquement, entre les différentes confessions religieuses? 

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Il y a plusieurs courants opposés dans l'islam comme dans la religion chrétienne.

Le chiisme et le sunnisme n'en sont que les principaux antagonistes mais d'autres existent sans même parler de sectes.

L'islam de EI, un nouveau schisme, en somme puisque ceux qui étaient interrogés ne semblaient pas suivre la même confession de l'islam et ne se sentaient pas concernés.

Dans ce cas,il s'agit plutôt de salafisme

Un article du Nouvel Obs donne des précisions sur "L'argent, les effectifs et l'organisation EI ou EIIL".

Le livre de Samuel Laurent "Al Qaïda en France" explique très bien cette idéologie radicale qui avec la loi de Dieu, la Charia se met en guerre avec les infidèle de l'islam. Le salafisme est basé sur le Tahwid, l'Al-Wala Al-Barra, le Dawa et le Djihad. Comme soldat de Dieu, on ne s'intègre jamais aux infidèles. Des interviews de salafistes font parties de sont livre et sont très éloquents.  

Le pays de l'Oncle Sam qui critique, tient, pourtant, lourdement, les religions dans ses basquettes avec un président qui prête serment une main sur la Bible.

0.jpgObama est mal pris en Syrie. Il semble avoir mal choisi son camp car les exactions de Bachar Al Assad ont été effacées par celles de ses opposants djihadistes qui ont profité de la situation.

On semble tourner autour du pot en changeant de partenaire dans un tango endiablé. 

On comprendrait que ce rédacteur "Le moine du côté obscur" écrive "La connerie humaine, une plaie".  

Mais ce n'est pas une question de connerie. C'est bien plus profond et cela s'inculque dès la prime jeunesse presque dans le berceau.

Un autre rédacteur, nommé Mohammed Bouhouch, de l'autre coté de la barre, écrivait "Occident contre Islamistes ou les croisades des temps modernes" avec des conclusions opposées comme "Les Jihadistes se disent choqués par les disparités sociales et l’existence déplorable dans laquelle végète l’écrasante majorité des peuples musulmans, au moment où une minorité de privilégiés vit dans une opulence provocatrice.". Faut-il en arriver à cette extrémité nihiliste? 

Ce qu'il oublie c'est qu'il a fallu Charles Martel pour arrêter la conquête musulmane.

Uarticle, plus troublant encore se demandait "Qu'achètent les djihadistes sur Amazon avant de se rendre en Syrie?": L'Islam pour les nuls et Le Coran pour les nuls ... "Des «jeunes hommes qui s'ennuient, la plupart du temps sous-employés, sur-qualifiés et désabusés, pour qui le Djihad est un employeur égalitaire, garantissant l'égalité excitante, glorieuse, séduisante qui les conduit à embrasser le djihadisme. La religion joue un rôle sous une forme politisée et pervertie de l'islam qui sert de « véhicule émotionnel »". 

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Un autre article d'un magazine  d'Al-Qaïda précisait les prochaines cibles de l'Occident à attaquer. Une mention de propagande figurait en préambule: « Mon frère musulman, avant que tu ne commences à lire ces instructions, souviens-toi que l’histoire n’oubliera jamais ce type d’opération, si elle est bien préparée, qu’une cible adéquate est choisie, et qu’Allah décrète que tu réussisses. Elle restera dans l’histoire comme une défaite écrasante pour les ennemis de l’islam ».

Tous les autres seraient des "Ennemis de l'islam"'?  L’Etat Islamique est issu d’Al Qaïda en Irak mais il s’est construit en rivalité avec lui. Cette compétition l’a conduit à être de plus en plus violent et a usé de la propagande de la haine. 

La guerre économique à l'occidentale se transforme en guerre de religions.

Ce qui est sûr, c'est qu'un monde sans religions, sans dieux, aurait eu une autre histoire, moins fertile en coup d'éclats, mais moins houleuse et plus souriante comme je le faisais ressentir dans le récent "L'avenir à la burka".

Pour parler de religions, il faut prendre une attitude neutre, non partisane, mais consciente des risques qu'elles engendrent et des bienfaits quelles pourraient apporter aussi. Religions spirituelles ou temporelles, d'ailleurs.

Il y a longtemps, j'avais consacré un triptyque d'articles sans à priori que j'avais intitulé "Le ciel pour horizon". Cela m'a pris énormément de temps pour essayer de comprendre sans y parvenir vraiment. L'athée assume ses erreurs comme ses réussites sans chercher à avoir une sanction ou des félicitations extérieures.

Mon premier article sur le sujet de la religiosité sortait fin 2005. J'avais ressenti qu'il valait mieux postposer l'article suivant puisque nous étions en pleine période de trouble à la suite des caricatures de Mahomet parues dans les journaux. La suite et la fin arrivaient près d'un an après quand l'affaire s'était étouffée. Un an, pas pour l'écrire mais pour tenter de comprendre pourquoi l'on croit via la religion catholique.

Pour l'athée, le paradis après la mort, reste illusoire et il peut vivre sans attendre cette récompense. Même sans Dieu, la vie a un sens à condition de le vouloir au moment où elle est présente. La religion aide plus à mourir qu'à vivre. 

Ne parlons pas du 'Houri", des 72 vierges qui attendraient le bienheureux dans l'au-delà. 

Avec l'humour, on pourrait dire que le mécréant aurait des difficultés à assumer la tâche de dépucelage en tant que Kafir

Gardons l'humour en deçà et au-delà de nous.

En principe, la religion n'aide pas souvent à mieux vivre, mais à mieux mourir en paix avec soi-même après avoir reçu les derniers sacrements.  

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L'antisémitisme, l'islamophobie, un délit? 

Pas un délit, mais une contre-indication pour vivre ensemble dans la paix.

Une croix sur l'Irak? Plaidoyer pour la création d'un état arabe chrétien?

Quand on remonte dans le temps, en 1950, Bagdad était une ville magnifique.

D'après la théologie de Marc Vervenne, "La religion judéo-chrétienne s'est développée comme un processus d'épuration. L'Ancien et le Nouveau Testament présentent une image très autonome de l'homme. Homme, indépendant et responsable, il aurait une relation avec Dieu qui ne relève pas de la servilité".

Ce n'est pas ce que l'athée pourrait constater dans les églises et encore moins dans les mosquées lors des prières et des prêches.

Entre l'église ou la mosquée ou le temple, les trois religions monothéistes, quelles sont les différences?

Des lieux de culte, tous trois...

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Selon la hiérarchie, on passe de curés, prêtres, évêques, pape, messie des religions chrétiennes, aux muezzins, imams, muftis, mollah, califes, prophète de l'islam. D'un côté, on peut représenter la Messie, de l'autre, on ne peux pas représenter l'image du prophète. On passe de Rome à la Mecque.

Une première remarque, on ne naît pas croyant, on le devient suite au transfert d'une génération sur l'autre et à l'éducation des parents qui se poursuit dans les écoles qui ont une religion en arrière-plan à propager. 

Le nouveau film de Ken Loach "Jimmy's Hall" parle du rôle de l'église dans l'Irlande catholique.

0.jpgLa médersa s'en occupe tout autant dans la culture islamique par un enseignement coranique. 

Le 24 août dernier, ARTE présentait la jeune Azza, tiraillée entre deux cultures, celle de sa mère hollandaise et celle de son père égyptien. Elle parlait de sa religion, de la manière dont elle la pratiquait et titrait "La vie? Pas si simple".

D'entrée de jeu, elle ne pensait pas être une extraterrestre. D'être dans une classe mixte, garçons et filles n'était pas un problème pour elle. On apprenait que les filles ne peuvent pas dévoiler leur beauté aux autres gens mais qu'entre elles, elles peuvent le faire. Le voile serait là pour ne pas être l'objet de convoitise des hommes et les cheveux éveilleraient la jalousie qui est interdite dans l'islam. La femme doit être protégée comme un diamant à garder caché..

Mes questions seraient: "La jalousie n'existerait-elle pas entre filles? Est-ce que la "boîte" ne serait-elle jamais trop petite ou donnerait pas trop chaud en période de grandes chaleurs?" 

La religion, juste une question de voile?

Pas si sûr.

Le voile n'est que la représentation de son appartenance à une entité comme la croix l'est pour le catholique et la kippa pour le juif. 

Sur le ton islamique, une chanson serait-ce celle-ci, dans la joie ou une propagande? 



En Belgique, nous vivons dans un pays multiculturel.

La compréhension mutuelle y est donc obligatoire pour vivre entre communautés.

Pourtant, d'après le lien vers cet article le pays est le plus exportateur de djihadistes de l'Europe de l'Ouest. 36 djihadistes par million d'habitants. On aurait aimé avoir une première place dans un autre domaine, mais comme plaque tournante de l'Europe, trop d'options sont disponibles en marge de la société, en manque d'intégration et où des organisations pro-jihad comme l'a été charia4belgium, recrutent. Ceux-ci "éclairent" les gens et ce qu'ils font ensuite ne dépend plus d'eux. Vendre de la drogue aux infidèles n'est pas proscrit, mais en consommer, bien.

Chocs avec la religion chrétienne? 

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Oui. L'évolutionnisme de Darwin a été s'opposer au créationnisme jusqu'en 1996, année où l'ouverture s'est produite pour ressortir de l'incompréhension du "fourre-tout".

La religion entre en conflit avec la science et l'évolution.

Un "préfixé à évoluer". Trop de preuves sont là pour en tirer plus qu'une théorie.

Pas de sélection naturelle, un créateur appelé "Dieu". Un Dieu qui devrait pardonner les erreurs des hommes après une obligation de respecter le repentir. 

Il y a quelques années, la revue scientifique "Nature" avait publié un article avec pour sous-titre "L'athéisme sera toujours plus difficile à vendre que la religion; nous sommes prédestinés à la croyance". "L'humain préfère croire à n'importe quoi plutôt qu'à rien" comme le disait, récemment, Jean-Loïc Quellec.

La religion a un potentiel de survie du genre humain pour œuvrer dans le même "dessein" qu'il soit "intelligent" ou non.

Le but serait de séparer le corps de l'esprit avec l'âme avec des valeurs morales qui n'existent pas dans le monde animal. Alors que la volonté de procréer, d'avoir une descendance est commune dans le monde du vivant. Le bien et le mal comme antagonisme principal sans chercher ce qui ferait la transition entre ces deux extrêmes.

La Bible, comme livre saint, recèlerait toutes les réponses à toutes les questions du monde comme le ferait Coran ou la Torah

0.jpgL'histoire a aussi connu tellement de haut-le-cœurs au "nom de..." au temps des croisades, de l'inquisition, du massacre de la Saint-Barthelemy et j'en passe et des meilleurs. Rien n'est innocent.

A Noël 2013, je tentais d'évaluer "Le poids du secret au nom de Dieu" en repoussant l'histoire jusque dans les petites histoires cachées.

A la suite d'une émission de télé, l'article "Le miracle, c'est d'y croire" était publiée sur le forum citoyen, Agoravox, encore dans les limbes. Le représentant des évêques avait répliqué d'une manière assez menaçante pour faire comprendre qu'il ne fallait pas pousser trop loin dans cette voie.  

A la base, encore une fois, rien de transcendant, de méprisant, dans mes propos.

La modernité n'a rien changé. Elle a seulement permis d'amplifier la polémique par la propagande par les médias disponibles interposés, pour imposer sa propre spiritualité à l'autre dans un monde où les pouvoirs religieux font la loi et quand le pouvoir spirituel prend le pas sur le temporel. Etat Islamique ou Daesh pour exprimer ce qui se passe, n'est qu'une manière plus ou moins autorisée de le définir. Aucune religion ne trône la violence en théorie. Le problème est plus sectaire, plus extrémiste et particulier. Quand une religion impose, fidélise par la force sa vision de pensée par n'importe quel moyen, elle outrepasse cette théorie.

Sous le couvert de phrases telles que "God save America", "God mit uns", "Allahu akbar" pour prouver la foi qu'on est dans son bon droit dans les exactions guerrières... 

Trois religions monothéistes se partagent la Foi après le polythéisme au panthéon de l'histoire.

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La troisième religion monothéiste, la juive, ne m'avait pas laisser plus de bons souvenirs dans une première approche sur place dans le "Nouveau pont trop loin".

Jérusalem, la ville aux trois visages qui se disputent un bout de terre, un endroit saint.

Le mur des lamentations se transforment en mur de l'incompréhension et de la honte. Le choc de religions se passe encore devant nos yeux, aujourd'hui, à Gaza.  

Les Israéliens modérés se demandent si tout cela en valait la peine alors que le Hamas crie victoire. Certains... mais pas tous.

0.jpgPuis, il y a eu ces meurtres dans la Musée Juif de Bruxelles qui n'arrangent rien si ce n'est attiser la crainte et la haine.

Qui a raison, qui a tort? Une question à ne pas se poser. Inutile. Le problème, c'est qu'on se la pose de chaque côté et que la réponse vient automatiquement.

La diffusion des mythes de la création et du sacré était à l'honneur dans le "Cahier de S&V" du mois d’août.  

Le mot "mythe" vient du grec "muthos" et se traduit par "discours" ou "récit". Récit qui devient toujours fabuleux.

Le mythe évolue en fonction du paradigme politique et de la culture qui l'héberge. Cataclysme destructeur, déluge, font partie des mythes d'où naissent les croyances.

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Mythe de l’Émergence d'origine africaine et mythe du Plongeon eurasiatique. La génétique des mythes s'accompagne du psyché, était-il dit.   

Mais ma question "Etes-vous auto-immune ou polythéistes?" remettait le couteau dans la plaie.

Sous le couvert du "rififi au Saint-Siège", les schismes et les intérêts particuliers existent tout autant.

Entre la théorie et la pratique, entre ce qui émerge et ce qui reste sous le manteau, la marge n'est pas toujours étroite.  

L'intégrisme du message de Benoit XVI  avait presque créé un trouble entre conservateurs et progressistes de l'église romaine. 

0.jpgDepuis, le Pape jésuite, François, semble avoir repris les chose en main et a créé une certaine unanimité de vue avec une "audace réjouissante". 

"La foi chrétienne est une expérience, d'après un ami curé. J'ai fait cette expérience jusqu'à mes 13 ans, et ensuite, j'ai douté pendant 10 ans avant, un jour, de me rendre compte que je ne pouvais plus du tout vivre avec. La prise de conscience définitive, ce fut… au Vatican !", me soufflait un athée.

La foi, un mot qui a beaucoup de sens, qui dans le langage courant, désigne la confiance et une très ferme assurance dans l'espérance d'une chose. Mais, elle ne transporte pas les montagne, comme on l'entend dans les moments d'émotion. Elle tient par les c...

Si, la 'véritable' foi transportait les montagnes, à cause de cela, elle ne saurait être transportée elle-même, par simple décret administratif, dans l'âme de l'incroyant"0.jpg

Le croyant religieux n'éprouve pas le besoin d'avoir une explication définitive à toutes ses questions. 

Karl Marx disait que la religion était l'opium du peuple parce qu'il la considérait comme un dérivatif.

Des chansons plus ou moins contestataires sur le thème catholique. Quelle importance?.

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Etre laïc, ce serait ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre. Un billet disait "Laïc, c'est le hic", pour dire que c'est aussi se sentir, quelque part exclu, de cette fameuse Arche de Noé. L'athée a toujours eu des problèmes pour se caser parmi ceux pour qui la religion est primordiale. Dénoncer le "privilège disproportionné dont jouit la religion dans nos sociétés dites laïques" en ferait partie. 

L'agnosticisme est une version attentiste, intermédiaire entre le croyant et le non-croyant non-théiste qui, attentiste, n'essaye pas de comprendre et que l'on peut concevoir avoir la Nature comme Dieu faisant fonction.

Les sagesses asiatiques nous aident à mieux vivre, est-il dit. Elles sortent partiellement du cadre des religions occidentales. Ce sont souvent des philosophies sans passer au stade de la religion.

0.jpgAlors, être athée, c'est quoi?

Beaucoup de synonymes à ce mot.

Un incroyant, tout d'abord. Qui nie l'existence de Dieu ou qui n'y verrait aucun intérêt...

Un libre penseur qui s'est affranchi de tout dogme religieux...

Ce  serait l'homme debout ou plutôt l'homme qui vit sa vie sur Terre sans penser à l'après qui croit en l'autre et en lui-même. 

Un mécréant s'affranchit des devoirs moraux par une vision plus péjorative.

Un infidèle qui ne comprendrait pas le bénéfice de la Foi religieuse, en quelques sortes.

Un athée est loin d'être un saint, mais il se doit d'être simplement responsable de ses actes, sans chercher à trouver un intermédiaire, un juge sinon celui qu'a apporté son éducation et son expérience.

L'acte de contrition, il le connait en lui sur le terrain de l'action et pas sous la confession. Il ne cherche ni reçoit aucun réconfort, ni compensations en résultat de ses actes et doit assumer ses réussites et ses échecs. Il aime le hasard.

Il ne se nourrit ni de l'étonnement, ni l'imagination face au mystère du divin. Le mystère, il cherche en permanence à le percer de manière philosophique ou par la recherche dite scientifique ou spirituelle. Il ne peut se nourrir de paradoxes pour dévoiler l'essence des choses dont il se nourrit. Il sait qu'il fait partie intégrante de la vie parmi d'autres types de vie sans se sentir supérieur. Il sait qu'il n'est qu'une étape, qu'il n'est pas un aboutissement dans la genèse et qu'au besoin de l'évolution, il pourra être dépassé par un autre être vivant encore plus efficace que lui.

Il sait que ce qui est bon pour l'un, peut devenir mauvais pour l'autre puisque son imagination ne peut jamais être déconnectée du rationnel et de l'environnement dans lequel il vit. Sa mort, pour lui, c'est passer le flambeau dans la course relais en un cycle continu de l'organisme simple au plus complexe. 

0.jpgLa recherche de la vérité dite "scientifiquement correcte" qu'il trouverait, ne serait qu'une réalité temporaire avant une autre en perpétuel chantier. Ce qu'il ne peut expliquer aujourd'hui, il a le pré-sentiment de pouvoir le faire demain ou après demain.  

Ceux qui croient, peuvent y trouvent une raison de mieux vivre et de moins souffrir dans l'espérance. Ils ont le droit de le faire à chercher des fidèles par la publicité comme c'est actuellement le cas sur Agoravox.

Le biologiste et chef de fille des Nouveaux athées, Richard Dawkins, entendait démontrer que "Dieu est très peu probable, inutile et nuisible" dans son livre "Pour en finir avec Dieu". Il avait déclenché d'énormes polémiques surtout aux Etats-Unis.  

Je n'irais pas jusque là.

Quand les religions cherchent à imposer leur vision du monde par la force ou par ingérence dans l'esprit pour en faire des disciples qui ne réfléchissent plus, il y a problème.

Parler de religions, de foi est souvent une opération à risques. Nous sommes dans un état de guerre latente entre les religions qui ne date pas d'hier. Une hache de guerre, enterrée mais qui ressort à fleur de peau dès la première incartade.

0.jpgWikipedia dit que "Le Coran condamne les « mécréants », incluant tous les non-musulmans mais aussi les adeptes des autres religions abrahamiques, qualifiés d'injustes, mais le verset 62 de la sourate 2 Al Baqara du Coran exclut de l'enfer et promet une récompense aux croyants, juifs, chrétiens, sabéens qui croient en Dieu et au Jour dernier et agissent justementIl indique ainsi que tous les mécréants sont condamnés à finir dans la Géhenne tant qu'ils persisteront dans leur conviction. Cependant, les lectures de l'athéisme en islam sont multiples et complexes et dépendent de l'interprétation faite du Coran. L'athée est considéré comme une personne dans l'« erreur » la plus profonde, personne qui sortirait de son « erreur » en commençant par respecter, tout au moins, les cinq piliers de l'islam. L'opprobre et les persécutions auxquels sont confrontés les musulmans ayant fait acte d'apostasie et devenus athées sont tels que le phénomène de l'athéisme officiel est inexistant et l'athéisme privé difficile à recenser".

0.jpgLà, on passe à la vitesse supérieure. Cette incompatibilité d'appréciation des réalités de deux mondes différents sous deux lois différentes, ne peuvent s'entendre et se confondre que par le doute mutuel dans une laïcité bien comprise. Ce qu'on observe est à côté de la plaque. 

Tout comme il y a des catholiques qui ne pratiquent pas en allant à l'église, il y a des musulmans qui ne prient pas cinq fois par jour et ne comprennent pas l'intégrisme.

0.jpgPour ne pas créer de polémique entre un athée et un croyant, il vaudrait mieux ne pas en parler et ne pas chercher à comprendre. Si comprendre ce qui est religieux pour qui n'a pas la Foi est difficile, comprendre les extrémismes de cette même Foi relève de l'impossible...  

A l'époque, j'avais lu "Je crois, moi non plus, dialogue entre un évêque et un mécréant", Ni l'un ni l'autre, n'étaient parvenus à se convertir dans la doctrine de l'autre.

Dialogues de sourds? C'est comme si nous vivions sur des planètes différentes.

Avoir la Foi en Dieu ne s'explique pas plus que la Foi en soi ou en l'autre.

Mais, « contraria contraiis curantur » disait une locution latine et changer de conviction ne se produit que dans une période de remise en question, de fragilité ou par la force.

La belle parole de Dieu donne, malheureusement, un très bon alibi pour d'autres buts moins avouables.

Toute doctrine peut s'interpréter différemment. Même les incroyants peuvent vivre sans problèmes avec les croyants... si chacun le veut.

Une reprise d'une chanson de Daniel Balavoine pourrait-elle l'expliquer, ce fait d'être athée?  

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"Carpe diem". Je parlais de bilan de l'été dans chapeau de ce billet. Une envie me prend de relancer le billet "Vivement l'automne". Pas question de chanter "Tout va très bien, Madame la Marquise". Entre Ukraine, la Malaysianne Airlines, le bisou du mur des lamentations qui devient en coran alternatif des baffes roquetteuses, l'EI qui se change en tache huileuse, les mini-tornades qui font penser aux yankees sans se déplacer, l'Ebola qui parachève le travail, y a de quoi s'envoyer en l'air avec quelques antidouleurs dans la valoche. Tout cela est à envoyer en soins intensifs.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Un athée est un homme qui croit qu'il est là par accident.  », Francis Thompson
  • « Il est difficile d'être athée, de se passer du petit zeste sacré, car on a toujours un Dieu quelque part.  », Patrick Grainville
  • « Vous me demandez si je suis athée ? ... Je suis plus intéressé par notre vin d'ici que par leur au-delà.  », Francis Blanche
  • « Catholique par mère, musulman par mon père, un peu juif par mon fils... et athée grâce à Dieu.  », Marcel Mouloudji

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1.jpgL'occident s'organise après s'être effrayé.

 

Le livre de Philippe Geluck "Peut-on rire de tout" avait un chapitre au sujet des musulmans.

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"Peut-on rire des musulmans ?  

Oui, mais à tes risques et périls.  Les musulmans cultivent plus volontiers la pastèque ou les dates que sens de l'autodérision, mais il y a plusieurs degrés comme pour le judo reconnaissable à ceinture. Le sommet de l'échelle de Richter de la foi, c'est quand ils refusent aux enfants l'histoire des "Trois Petits Cochons". 


Peut-on rire de Dieu ?  Oui, car il l’a bien cherché. 
Faut savoir que Dieu a créé la main sur la couture du pantalon, que cela ne se discute pas et même ce qui fait du bien doit être proscrit et, donc, pas prescrit. 

 


0.jpgMise à jour 29/09/2014: Ouverture du procès contre les ShariaForBelgium.

Mise à jour 12 mars 2015: Les cours de religions facultatifs

Mise à jour 06 mai 2015Parler de civile comme Gabriel Ringlet, voilà la meilleure solution comprise par tout le monde:

podcast

Mise à jour 26/05/2015: Jean-Claude Carrière était interrogé au sujet de son livre "Croyance"

podcastpodcast

 

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Mise à jour 27 aout 2015: Bruno Coppens réagissait au sujet des iconoclastes de Palmyrepodcast

24/08/2014

Un arbre, des bégonias et des jeux

... pour paraphraser la locution latine "Panem et circenses"? Non. Trois événements à rassembler en deux weekends à Bruxelles, pourtant. Un arbre planté appelé Meyboom, un tapis de bégonias et un festival de jeux.

0.jpgChaque année, le 9 août, issue de légendes médiévales, la plantation de l'arbre de mai (ou arbre de joie) est un événement populaire et typique. Une tradition folklorique, suite à une légende assez cocasse: en 1213, dans le lieu-dit "Marais aux Cygnes", lors d'une noce, des Bruxellois étaient venus ripailler et déguster de la lambic à bon compte hors des murs de la ville pour éviter la taxe communale. On ne sait pourquoi, leurs éternels rivaux, les Louvanistes, vinrent chercher querelle et furent repoussés.

En 1308, Jean III de Brabant récompensa cet exploit par une fête qui, fusionnée avec les Serments des Arbalétriers, poussait à protéger la ville de Bruxelles des agressions par des villes voisines.  

Depuis, chaque année, un arbre est planté par les Bûûmdroegers ("Porteurs d'arbre"). 

Pourquoi un arbre? Un esprit écolo avant l'heure? L'histoire ne le dit pas. 

Ce 9 août, c'était un samedi matin. Beau temps. Manneken Pis, déjà vêtu pour l'occasion. Arrivé, devant le café du Meyboom, personne encore au départ de la procession. Tout était calme. Retour vers mes pénates. Je les ai retrouvés dans un estaminet de Schaerbeek, pendant qu'en principe selon la tradition, à l'extérieur les Gardvils, gardaient le hêtre sélectionné dans la forêt de Soignes quelques jours plus tôt.

Freddy Thielemans, l'ancien bourgmestre de Bruxelles, passablement éméché, un verre dans une main, a serré dans l'autre, la main de votre serviteur qui n'en demandait pas tant. Puis, il a fallu partir. Obligation de planter l'arbre avant 17 heures pour éviter la malédiction qui s’abattrait sur la ville.

Un scénario, presque digne d'un film comique d’épouvante? 

Des bus pour ramener la troupe à la rue du Marais pour chercher du renfort auprès des Compagnons de Saint-Laurent. Retour à la Grand-Place. Ouf, les géants Bompa et Boma sont là, portés par les Poepedroegers. Sauvés, l'arbre a été planté dans les temps..  

Porter un arbre reste un sport d'après ce qu'en disait le petit bourgmestre (et maire) nouveau.

Il était dit que Bruxelles ne pouvait pas se planter dans sa 706ème édition.

Au fait, que sont devenus les 705 autres arbres? Une nouvelle forêt bruxelloise?

Personne ne me l'a dit. Dommage que les voitures ne se plantent pas et ne restent pas immobiles. 

« L’arbre cache la forêt.  » dit un proverbe français



 

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Tous les deux ans, une composition florale de bégonias recouvre le temps d'un weekend, la Grand Place de Bruxelles.

Le weekend du 15 août, lui, a été désigné avec le spectacle d'un son et lumière, d'un feu d'artifice, d'un concert de jazz et présentations folkloriques. Ce fut la veille, l'inauguration. 

Pourquoi le 15 août? Parce qu'on a congé.

Pourquoi a-t-on congé ce jour-là?

Il peut y avoir tellement de raisons comme l'écrivait Marcel Sel.1.jpg

Les bégonias constituent l'essentiel des fleurs choisies pour la diversité des couleurs et leur résistance. Plus de 900 espèces cultivée dans la région de Gand depuis 1860. 

Découvertes au 17ème siècle dans les Antilles, la Belgique en est devenue la première productrice mondiale. En 1706, le botaniste français Charles Plumier donna le nom en hommage au gouverneur de Saint-Domingue.  

Tout avait commencé en 1971, à la Grand-Place, lorsque séduits par les tapis de fleurs d'Oudenaerde, des échevins de la ville décidèrent de reproduire l'idée à Bruxelles.

Il faut dire que la Grand-Place avait, avant, pris des airs de plus "grand parking à ciel ouvert de la ville", ce qui était, il faut bien le dire, tout à fait anachronique dans le décor baroque de la place. 

Jusqu'en 1986, l'organisation de cet événement resta irrégulière, puis on passa au rythme de biannuaire.

L'association "Tapis de Fleurs de Bruxelles" naquit en collaboration avec la ville, le Brabant et les commerçants "Francs-Bourgeois" pour réaliser une tapisserie de fleurs.

Un tapis dont le thème choisi reste un secret jusqu'au dernier jour. 

Un véritable travail artisanal exécuté par des bénévoles et des architectes paysagistes pour ce tapis de 75 mètres sur 24, constituée en une après-midi et inauguré le soir.

Trois cent fleurs au mètre carré, environ 750.000 bégonias.

Cette 19e édition célèbre les 50 ans de l’immigration turco-marocaine par l’édification d’un tapis de Turquie, d'Anatolie, au 16ème siècle. Manneken Pis avait encore sa valise en carton.

Une homogénéité dans l'orange, le rouge et le brun, qui avait nécessité certaines nuances supplémentaires sur 250 m2 de dahlias, d'écorces d’arbre pour le brun et d’herbe pour le vert.

Ce matin du 15 août, une drache naissante en jogging vers la Grand Place. 

Malgré la pluie, la foule était à l'arrivée. Beaucoup de touristes qui devaient remonter dans leur car après la vision du tapis, mais pas seulement.

Les thèmes des années précédentes:

  • 1971: Arabesques ornementales
  • 1976: Parcs et jardins
  • 1979: Le millénaire de "Bruocsella"
  • 1980: Le 150ème anniversaire de la Belgique
  • 1986: Les armoiries des corporations de Bruxelles
  • 1988: Tapis chinois du Sin-Kiang
  • 1990: Mozart
  • 1992: Capitale de l'Europe
  • 1994: Le 50ème anniversaire de la Libération
  • 1996: Jardin à la Française
  • 1998: Inspiration du nord-est de la Turquie
  • 2000: Dentelles de Bruxelles
  • 2002: Versailles
  • 2004: Art nouveau
  • 2006: Moyen Age et alchimie
  • 2008: Savonnerie avec fleurs de lys, roses et acanthes
  • 2010: Union européenne, Espagne et Hongrie
  • 2012: L'Afrique
  • 2014: La Turquie de l'Anatolie du 16ème siècle

« Le géranium, le zinnia, le bégonia distillaient en l'air le plus plat les arômes de la Champagne.  », disait Jean Gireaudoux 




 

0.jpgPuis, ce fut le Games Festival.

Le 17 août, même scénario dans le déplacement, mais avec un vent qui faisait voler les idées. Pas de Manneken Pis avec un jeu à ses pieds.

Perso, je ne suis pas un grand amateur de jeux.

Le jeu d'échec est considéré comme le maître jeu.

Un seul défaut, s'il fallait en trouver un, se le représenter à l'image de la société d'aujourd'hui: ses seules 64 cases, son nombre limité de pièces pour représenter le champ d'investigation, ses règles peut-être trop simples et trop immuables... avec la lenteur "stratégique" en plus qui fait cogiter les neurones dans leur bocal crânien.

Ce jeu a une histoire longue qui remonte à la nuit des temps.

Pourquoi ne pas la rendre plus en rapport avec les situations de l'actualité qui se complexifie à la vitesse grand V rendant les décisions de l'homme moderne en grand W?  

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J'avais entendu qu'une version 2.0 était présentée dans ce Festival des Jeux.

A l'arrivée sur place, des joueurs sur la rue, le plus souvent face à des sortes de jeux de l'oie, sophistiqués ou non.

Le stand de ce joueur d'échec 2.0 qu'on annonçait "scénarisable" était dans la galerie. 

Un brin de causette avec le présentateur et en effet, plus de pièces et un champ d'actions plus étendus en faisait partie. 

Rien n'était encore installé. Je ne pourrai donc pas donner mon avis sur le jeu. 

Pourtant, j'ai eu l'explication sur ce qu'il pouvait représenter de renouveau et cela semblait répondre à mes souhaits. 

Une version 2015 était déjà prête. Une espèce de Wargame échiquéen qui aurait pour cadre l'anniversaire de la bataille de Waterloo.

Des experts de ce jeu dans sa version 1.0 pourront l'apprécier ou le dénier. 

Puis, m'est arrivé cet article, concernant la version 1.0, d'un joueur d'échec amateur du Guardian qui se demandait si c'était un sport de l'extrême?

Deux morts dans une compétition d'échecs à Tromsø. Il donnait comme conclusion « Nous avons tous besoin d’être en meilleur forme pour participer à ce jeu exigeant. La société doit reconnaître qu’il s’agit d’un sport qui exige des joueurs autant de tension dramatique, d'excitation et d'efforts que tous les autres sports. Une fois que ce fait sera admis, les deux joueurs, victimes d'échecs, ne sont pas morts pour rien ».

Bien. Mais, là, cela pourrait vraiment craindre avec cette nouvelle version 2.0.  

0.jpgTant que le jeu de société permet de ne pas voir le temps passer, bon ou mauvais, on se trouve dans l'acceptable avec à la base, une volonté de gagner par le Mat et l'acceptation de perdre implicite.

Si aux échecs, la sortie en Pat permet de garder l'honneur sauf, dans la vie, le Pat devrait peut-être mieux accepté. 

« Celui qui se libère, loin d'être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu.  » disait Allan Watts

Bientôt l'automne et l'hiver, le moment de ressortir les jeux des tiroirs.

"La température définit votre prix d'entrée" disait les affiches de la pub dont je ne citerai pas le dépositaire ludique.

Cette fois-là, ce sera sans prix d'entrée à payer.




Conclusion:

La question était "Qu'est-ce qui réunit ces trois événements?".

Je dirais la tradition.

« La tradition, c'est la somme des valeurs vieillies.  » me contredirait Kazimierz Brandys.

Non, c'est plutôt tout l'art de l'inventivité à ajouter à la tradition.

Aujourd'hui, si ce n'est plus vraiment du pain et des jeux, le fait de boire et de manger ne peut jamais être dissociés de la tradition, d'un arbre, des fleurs et des jeux... 

Mais il faut savoir comment les présenter... 

 

 Les photos de tout cela, en un clic 

 

L'enfoiré,

17/08/2014

L'avenir à la burka?

Les grandes vacances sont bientôt finies pour beaucoup. Les journées raccourcissent. Mais, tout ne raccourcit pas, bien au contraire. Cet été, un article du Soir disait  "le monokini s'est fini" était assez révélateur de ce qu'on peut appeler le retour de la "pudeur protectrice" qui a repris l'allure de croisière qu'elle avait quittée pendant les trente glorieuses. 

0.jpgIl y a eu cet article du Soir, "Le monokini c'est fini" qui disait"Alors que dans les années 70 bronzer seins nus était en vogue, dorénavant le topless perd du terrain. Le rapport au corps a changé ainsi que la société. Apparu dans les années 60 sur la côte d’Azur quand Brigitte Bardot a fait tomber son haut de maillot, le topless fut popularisé en 1970.

À l’époque où les femmes brûlaient leurs soutiens-gorge en signe de liberté, elles s’exposaient également seins nus sur la plage.

Les hommes espionnaient sans se faire voir.

Les petits nichons s'exposaient pour la beauté du geste au soleil et des yeux qui n'en avait rien à cirer. C'est comme un jardin que l'on laisse à la maintenance d'un jardinier mais qui est là uniquement pour la beauté des yeux, sans pouvoir y toucher et encore moins s'y promener.

Au fur et à mesure du temps, le monokini est rentré dans les mœurs. Pourtant, à l’heure actuelle, il perd du terrain.

Selon un sondage réalisé par le Parisien en 2013, à peine 12 % des femmes font régulièrement du topless sur la plage. Les campagnes pour le cancer du sein et de la peau sont passées par là mais d’autres raisons s’inscrivent au tableau.  

La vidéo de l'époque s'en souvient:

Des canons complexants 

La société hyper-sexualisée dans laquelle nous vivons et la constante mise en avant de corps nus sont une des raisons pour lesquelles les femmes deviennent pudiques. Le sociologue Christophe Colera, auteur de "Nudité: Pratique et signification", explique dans les colonnes de l’Express qu’« il y a un sentiment de ’trop-plein’ d’images de nudité. Les canons de beauté dominants, avec leur forte emprise normative, y sont pour beaucoup ». De plus l’avènement des corps nus siliconés et retouchés ont donné des complexes à toute une génération d’hommes et de femmes. Face au nombreux défauts qu’ils estiment que leur corps comporte, les gens se rhabillent et c’est, désormais, comme cela qu’on séduit. Les femmes suggèrent tout en restant secrètes au lieu de dévoiler complètement leur corps. Christophe Colera lie pudeur et image de soi: «  Si 88 % des femmes se disent pudiques, ce chiffre est encore plus élevé chez celles qui n’aiment pas leur corps. Or, elles sont plus de la moitié à avoir du mal à s’accepter physiquement. La pudeur fonctionne aussi bien dans la protection de soi que dans les conquêtes. Une femme peut mieux se valoriser en se montrant pudique, inaccessible qu’en se déshabillant.

 

Une pudeur protectrice

Une nudité jugée plus attirante parce que suggérée expliquerait ce nouvel idéal de pudeur, mais pas seulement. Face au harcèlement de rue, les femmes prennent l’habitude de moins dévoiler leurs corps en ville comme à la plage afin de ne pas susciter des remarques désobligeantes. Une pudeur protectrice comme intégrée malgré soi, comme le raconte avec humour, lillustratrice Diglee.

 

Le défi de l’intimité 2.0

Ayant l’impression de n’être qu’un morceau de viande, les femmes deviennent plus pudiques, ce qui explique le recul du topless. A contrario, la nudité apparaît aussi pour certaines comme un outil de revendication comme en témoignent les Femen aux seins nus bariolés de slogans. Un combat qui rappelle celui de leurs aînées qui brûlaient leur soutien-gorge.

Moins politique, le #toplesstour en vogue pour le moment est aussi un outil de revendication. Pour affirmer leur liberté d’exhiber leur corps, plusieurs centaines de femmes ont choisi d’enlever le haut et de poser dos à la caméra. Plus qu’un simple buzz, le #toplesstour est également une manière pour certaines de rappeler qu’elles sont les seules maîtresses de leur corps. 

Les smartphones et les réseaux sociaux ont aussi participé à l’évolution du rapport au corps. Désormais, on peut se retrouver seins nus sur la toile sans avoir donné son avis. Amis, famille, inconnus prennent des photos à notre insu ou pas et à la vitesse de l’éclair, une photo de nous à moitié nu(e) se retrouve sur le fil d’actualité Facebook. Afin de se protéger, les femmes remettent le haut et assument les traces de bronzage. Le monokini était synonyme de bronzage parfait, désormais c’est secondaire face à la protection de son intimité.". 

"Le 4 juin 1962, la première photographie du monokini porté par Peggy Moffitt crée une grande controverse aux États-Unis et dans le monde. Cet événement marque le début des bars topless aux États-Unis. En 1963, le concepteur, Rudi Gernreich ne voulait pas commercialiser le monokini et n'y voyait qu'une protestation contre la société répressive. Indissociable de l'émancipation des Françaises, il est amplifié par la mouvance post-68. Aujourd'hui, il est passé de mode car trop banalisé. Ce serait moins une question de pudeur que de peur du jugement des autres, moins une question morale que de préséance esthétique".

Brigitte Bardot va atteindre ses 80 ans. Toute une époque. Cinq films pour les souvenirs: "Et Dieu créa la femme", "En cas de malheur", "La vérité", "Vie privée", "Le mépris".   

L'histoire du monokini s'achève donc. 

Les religions ont repris la main...

Demain, on remet le haut. Ok. 

Juste retour des choses ou retour de manivelle?

Un demi siècle pour une mode, ce n'est pas si mal. 

Tous les six films du "Gendarme de Saint Tropez" avec De Funes ont fait rire par leur innocence. Il faut suggérer plutôt que de montrer.

Dans la foulée, la minijupe fêtait aussi ses cinquante ans.


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Le temps où on enlevait le haut avant d'enlever le bas s'achève et tout les vêtements s'allongent. 

Une affiche publicitaire qui serait peut-être censurée, aujourd'hui. --->>>

En 2008, la journée de la jupe  est devenu un symbole de plus. A l'origine, cette journée était un mouvement spontané de lycéennes. 

La séduction reste un jeu, mais elle a pris des allures plus psychologiques, plus sensuelles et amoureuses.

Le lit n'est pas uniquement fait pour dormir.

Tellement insidieuse cette séduction que l'on ne se marre plus, que l'on se marie de moins en moins et que l'on papillonne bien plus mais en secret ou dans la virtualité de la Toile. 

Un commentaire du premier article était le plus interpellant: "L'avenir à la burka

Ce n'est plus les seins de Brigitte Bardot qui feraient encore rêver. Elle s'occupe des animaux et plus des hommes.

Vive la pudibonderie comme le prêche le calembour de Brigitte Bardot, Frigide Barjot, avec le rire reste caché derrière un voile de pudeur...   

Serions-nous passé d'un extrême à l'autre en lançant une pièce en l'air pour voir où elle retomberait?

Tomberait-elle encore sur sa tranche en fendait la poire au puritanisme et à la pudibonderie? 

Mon épouse ne fait que répéter que les cheveux font toute la femme. Son coiffeur aussi d'ailleurs.

L'homme vient toujours de Mars et la femme de Vénus mais dans plus de discrétion. 

Notre époque manque de sourires et de rires. 

0.jpgEt en plus, cette semaine, Robin Williams, qui passait du rire aux larmes, est décédé des suites d'une dépression

Éternel enfant, il avait fait du rire sa manière d'être. Il laisse rien de moins qu’une œuvre, marquée par le goût de l’irrévérence, de la fantaisie, du refus de grandir et d'un amour immodéré pour la liberté.

0.jpgSon décès fait comprendre que «quelle que soit la célébrité ou l'argent, cela ne va jamais régler les problèmes de la vie réelle.

Le piège de la célébrité a été invoqué comme raison. C'est aussi remarquer que l'époque ne s'accorde plus avec l'humour mais s'est entichée de l'austérité.

Les producteurs de cinéma suivent leurs clients qui redemandent de la violence au cinéma puisque le tragédie a remplacé la comédie. 

Professeur de philosophie, il a rejoint "Le cercle des poètes disparus" là où les polémiques n'ont plus cours. 

Merci Mrs Doubtfire, merci Docteur Patch... 


Faire rire est toujours plus difficile que de faire pleurer.

0.jpgLes scènes du rires sont en berne en période de crises et d'austérités. 

Plus on est de fous, plus on rie?. 

Baliverne, c'est tout le contraire qui se produit, même entre interlocuteurs consentants, Pol et Mieke règlent leurs comptes avec l'austérité de bon aloi tout en râlant à s'en étouffer.

"L'optimisme, cela s'apprend", ai-je écrit.

Le suicide est le dernier tabou de nos sociétés modernes, constatait l'autre.

Le témoignage de cette infirmière de MSF qui s'est occupé de la maladie d'Ebola, est très explicite à ce sujet: 

0.jpgLe rire et le fou-rire existe, mais on est obligé de les rassembler au forcing dans des émissions du style de "Drôles de bêtisier" qui sentent le réchauffé à plein nez.

La dame qui était fatiguée de ces bêtisiers, n'avait pas tort. Il faut de l'originalité en tout temps..

La meilleure bêtise qui engendre un fou-rire, c'est celle qui n'est pas préparée, qui vient une fois quand on ne s'y attend pas.

Quand va-t-on ressortir les ciseaux et lancer le fameux "Coupez" du cinéma? 

En 1986, Roland Topor, maître de l'humour noir, avait écrit : "La plus belle paire de seins du monde".

Cette chimère aurait-elle faire tirer les vers du nez de certains?  

"Les bijoux de famille" sont toujours là pour faire rire... mais c'était à l'occasion d'un 1er avril 2009.

Thomas Gunzig, dont je vous ai servi tellement de cafés serrés, en a fait un livret et une pièce de théâtre avec le titre de "Et avec sa queue, il frappe". Le sujet: "Dans la rue, devant l’école, sous une pluie sans fin. Un père tente, poussé par une urgence qui nous échappe, de transmettre à son fils les clefs qu’il s’est forgées pour échapper à la peur de vivre. Il raconte son enfance, ses défaites, ses peurs, et sa fuite passionnée dans les films d’action.". Un petit bouquin de 77 pages, très amusant et que j'ai lu très rapidement.

Reviens-nous, en septembre, Thomas, avec la bande au complet. On en a besoin. 

Mon caricaturiste préféré, Vadot n'a pas complètement lâché la bride pour les vacances.

Je leur lègue ce billet mi figue, mi raisin.

Sur les plages, plus de poitrines au vent. Comme l'écrivait Paris Match, "Sur les plages souillées, c'est âge tendre et gueule de bois. A quel sein peut-on encore se fier?".

Ce sont les soldes partout. Les tarifs de la prostitution sont au plus bas.« La publicité d'ordre sexuel et la vente de sexe se produisent plus souvent en ligne si bien qu'il faut payer moins d'intermédiaires comme les proxénètes, les agences d'escorts ou les maisons closes".

Il y a un anmon épouse avait atteint la fin d'un traitement contre le cancer du sein.

Période noire et éprouvante dont je continue à consigner l'évolution. Elle n'a jamais joué à l'exhibitionnisme.

Aujourd'hui, Molière devrait modifier sa citation  de Tartuffe "Couvrez ce sein que je ne saurais plus voir". 

Le moral faisait partie du traitement et j'avais pris la résolution d'ajouter une touche d'humour, un brin de sourire aux conversations.

Cela marche vaille que vaille, mais quand on n'a rien d'autre... 

Difficile de rire de tout et de rien dans ces circonstances quand la maladie guette.  

Mes billets, censés parler de la pluie et du beau temps du monde dans lequel nous vivons, n'en étaient pas dépourvus.

Thérapie, philosophie ou principe de précaution? 

Un peu de tout cela si c'est un état d'esprit qui protège comme un bouclier à partager à deux. 

« Il y a des jours "avec" et des jours "sans". Les jours "sans", faut faire "avec". Pourquoi se la péter avec nos fringues alors que nos meilleurs moments, on les passe à poil.», me soufflait quelqu'un de bien intentionné.

Pourquoi l'homme est-il attiré par les seins d'une femme?

J'ai cherché et j'ai trouvé une raison "scientifiquement vôtre": "elle viendrait d’un circuit de neurones particulier servant à favoriser l’attachement d’une mère pour son petit pendant l’allaitement, mais aussi à son partenaire qui stimule la poitrine durant les rapports sexuels. En caressant les seins, les hommes pousseraient les femmes à les aimer davantage…".

Cherchez pas Docteur Patch, c'est dans la tête que tout démarre. Le cœur essaye de suivre.

Tout le monde connait le Zizi de Pierre Perret. Cette chanson a fait son succès. 

Bien avant elle, en 1968, il avait écrit une autre chanson, moins connue, pas bégueule, celle-là.

 

Cette chanson ne réveillerait-elle pas la nostalgie du passé au besoin jusqu'en noir et blanc en réapprenant à rire comme dans le temps?

 

L'enfoiré,

 

PS: Dernière minute: un droit et un devoir de réponse au dernier commentaire de Samuel après quelques échanges concernant Agoravox. Repris dans celui-ci, il n'était pas annexer à son article et plus au mien. Il y a des moments où il faut prendre du recul sur les choses de la vie.

 

Citations:

  • « Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.  », Jacques Sternberg
  • « Les jeunes gens prennent tout au sérieux bien qu'ils ne sachent pas donner leur sérieux à ce qu'ils prennent.  », Max Jacob
  • « Ne faites pas rire au point de prêter à rire.  », Héraclite d'Ephèse 
  • « Mes lunettes, c’est ma burqa à moi. Je suis un peu myope, et les myopes, quand ils retirent leurs lunettes, ils ont un air de petit chiot mignon qui veut se faire adopter  », Karl Lagerfeld   

 

Mise à jour 12 juillet 2015: ARTE Minijupe tout court 

10/08/2014

Presque humain?

Les humanoïdes arrivent. La science fiction et le cinéma nous y avaient habitué. Un titre comme "Le triomphe de l'IA" apparaît dans la presse scientifique.  Un sujet à se mettre sous la dent qui ne manque pas de piquants et de pixels....

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En 1964, Isaac Asimov écrivait "En 2014, les robots ne seront ni répandu, ni très performants, mais ils seront présents".

Nous y sommes et 2,8 milliards d'euros ont été injectés dans la recherche en robotique.

En 2013, le billet "Une intelligence pleine d'artifices" était une mise en bouche.

A la télé, à ce moment sortait le feuilleton "Real humans" montrait assez bien ce que pourrait être l'utilisation d'humanoïdes, appelés "hubots" (même si certaines extrapolations déraillaient vers la fin). 

Plus récent, le feuilleton "Almost human" a repris le flambeau en juillet avec un aspect plutôt négatif, plus violent.

Le film 'Lucy" qui vient de sortir, aborde le cas d'une molécule expérimentale qui absorbée, décuple les facultés physiques et psychiques du cerveau de l'homme. L'axiome étant que celui-ci ne serait utilisé qu'à 10% de ses capacités. Légende habilement utilisée dans cette fiction, car ce serait plutôt 10% de ce que l'on connait réellement du cerveau dont il faudrait parler.

Pas à dire, le cerveau intrigue et passionne.

Les humanoïdes arrivent

Le petit robot ASIMO (Advanced Step in Innovative MObility, « des jambes aussi » en japonais) a été présenté à la presse. Robot de recherche de Honda, non commercialisé, prêté pour quelques événements publics, loué par de grandes entreprises comme IBM, il existe pour remplir la tâche d’hôte d’accueil. À terme, il devrait pouvoir venir en aide aux personnes handicapées, âgées ou malades et effectuer des tâches dangereuses pour les humains. Il reconnaît ses interlocuteurs au premier contact. Il pouvait utiliser tous ses doigts avec un capteur tactile sur la paume de la main et un détecteur de force incorporé dans chaque doigt, ce qui lui permettait prendre une bouteille d’eau et dévisser son bouchon, tenir une gobelet en papier sans l‘écraser.

"Reem-C" de Francesco Ferro peut marcher à une vitesse de 1,5 km/h, avec une charge utile de seulement 10 kg et une autonomie de 3 heures en marche continue, s'asseoir, parler 32 langues, reconnaître les visages et les voix avec son scanner en QR code, ses capteurs de mouvements, les lasers au pied, une caméra dans les yeux et arriver ainsi à la syntheligence qui émule la conscience humaine.. Son prix, 300.000 euros.

"Romeo" de Aldebaran Robotics vous veut du bien... C'est bien sûr...

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Leurs concepteurs disent même que ces robots ne remplaceront que les emplois répétitifs et que les robots ne détruiront jamais les hommes. On voudrait les croire. 

Otanaroid et Kodomoroide, deux hôtesses androïdes, plus vraies que nature au point que l'on ne puisse faire la différence avec un être humain, attendaient les visiteurs au Musée Miraikan de Tokyo.

 Les émotions, l'autonomie, leur côté "sexy", tout interviendrait pour les rendre acceptables à l'homme, pour rendre les robots plus analogiques. « Cela va nous fournir un important retour d'informations alors que nous explorons la question fondamentale de savoir ce que c'est d'être humain. Et nous voulons que les robots deviennent toujours plus intelligents.», disait Ishiguro, leur concepteur.

Etudier les robots pour mieux se comprendre.   

 

Le triomphe de l'Intelligence artificielle?

"Pour l'humanité, l'intelligence artificielle est peut-être plus dangereuse que les armes nucléairesIl faut agir de manière très circonspecte avec la technologie. Espérons que nous ne soyons pas le chargeur biologique d'une super-intelligence numérique", disait Elon Musk. 

En mars, il avait investi dans le nouveau projet Vicarious, en collaboration avec le PDG de Facebook, Mark Zuckenberg et l'acteur Ashton Tucker. Ce projet vise l'élaboration d'une intelligence artificielle et la construction d'un ordinateur qui pense comme un homme, mais qui, selon le concepteur n'a besoin ni de nourriture ni de sommeil. « Vicarious développe des logiciels d'apprentissage automatique basé sur les principes de calcul du cerveau humain», explique le site web de l'entreprise. 

Certaines personnes ne craignent pas les éventuelles évolutions négatives de l'intelligence artificielle. Selon Ray Kurzweill, les hommes biologiques ne seront jamais dépassés par les ordinateurs. L'homme s'élèvera en effet à un niveau supérieur grâce à l'intelligence artificielle.

Alors, danger ou non? Si on commençait par le départ?

 

La reconnaissance faciale  n'est pas neuve, mais elle accélère sa stratégie en fonction des demandes de départements comme ceux de la justice.

Chez l'homme, la reconnaissance faciale est ancestrale et ne nécessite que 200 à 400 millisecondes pour reconnaître quelqu'un de connu ou de reconnu dans la rue pour les physionomistes les plus efficaces.   

Plusieurs réseaux neuronaux sont sollicités et mis à contribution pour cette reconnaissance. La cartographie du visage, nous la pratiquons par la morphologie, par des souvenirs de voix, de réflexions qui privilégions certaines faces plutôt que d'autres.

L'homme possède un catalogue de faces de 100 à 200 personnes au maximum, catalogue qui s'efface, avec le temps, pour être remplacés par d'autres. 

Avec le "big data" à sa disposition, la machine est moins efficace en qualité, mais plus en quantité ou elle est imbattable.

Elle procède d'ailleurs autrement en filtre les informations entre les candidats potentiels et l'élimination de celles qui correspondent à des images "nuisibles" à la recherche.

Neuf couches de filtres sont réalisées pour aboutir à une signature en bout de chaîne. Signature qui peut entrer en comparaison avec une base de données créées par les mêmes techniques. 

Elle doit seulement espérer qu'un visage ne soit pas caché partiellement pour donner des résultats. La pixellisation en 3D améliore encore le rendement. 

Les technologies se sont intéressées à la reconnaissance automatique.

La reconnaissance de visages par logiciel, au travers des photos qui se trouvent sur l'ordinateur, ne sont pas là pour la reconnaissance, mais, pour seulement, retrouver des personnages qui font partie d'une photo avec un paysage.

Faire vieillir une personne artificiellement pour tenter d'imaginer ce qu'elle est devenue physiquement après de nombreuses années est déjà acquis.

Les portraits robots des meurtriers du Brabant wallon dans les années 80 a servi pour chercher les auteurs. A cette époque pas de vidéos, pas de logiciels informatiques.

Les caméras de vidéosurveillance se sont multipliées mais après cette époque. La seule restriction, avoir un pourcentage suffisant de la face. 

Le meurtrier présumé dans le Musée des Juifs à Bruxelles portait une casquette et tenait la tête vers le bas et les caméras n'étaient pas placées au bon endroit. 

Le Science & Vie de juillet avait un article qui avait pour titre "Le triomphe de l'IA par la reconnaissance faciale".

Les algorithmes de reconnaissance faciale se sont perfectionnés à tel point que les erreurs d'identifications diminuent plus vite que prévu avec l'aide de la technologie informatique.

La dernière "Conference on Computer Vision and Pattern Recognition" en avait surprit plus d'un.

Normaliser une expression donne de plus en plus d'indices quand il s'agit de chercher un individu.

En 2011, il y avait le "Tag Suggest" mais il avait été interdit en 2012 par l'UE.

0.jpgDepuis, le logiciel "Deepface" de Facebook est en gestation et réussit ses reconnaissances dans 97,25% des cas en changeant les techniques d'approche.

Il pourrait même être détrôné par le projet de l'imagerie "GaussianFace" qui atteindrait des résultats plus satisfaisant avec 98,5% de réussites.

Le projet "NeoFace" de NEC est déjà utilisé par la Police de Chicago.

Google n'est pas en reste avec son "NameTag" en répertoriant 2 millions de visages par jour.

La NASA intercepte des millions de photos par jour.

Le FBI crée son propre outil système avec un budget de'un milliards de dollars.

Les cycles de vie d'un matériel technologique deviennent de plus en plus courts.  

Les nouvelles technologies "se mangent" entre elles. Le lancement de l'une d'elle est très vite dépassé par une autre.

 

"Les robots pourraient occuper la moitié de nos emplois" 

0.jpg"La machine et l'intelligence artificielle vont-elles mettre l'homme au rancart?".

Le titre et le sous-titre d'un article du "Le Soir" du 21 juillet.

Sujet à la mode, par excellence, mais qui arrive un peu tard.

En Belgique, 50% des emplois sont susceptibles, d'ici une ou deux décennies, d'être occupés par des robots. 

Les fileurs, les tisserands parlaient de la "Révolution industrielle" comme les "mécaniques de coton. En 1786, à Leeds, dans une pétition, ils posaient les questions "comment ces hommes qui ont perdu leur emploi pourront-ils survenir aux besoins de leurs familles? Où pourront-ils mettre leurs enfants en apprentissage? ".

Les machines "tueuses de bras" inquiétaient déjà. Le luddisme, réprimé par le gouvernement anglais, s'en suivit. Le textile, l'imprimerie, l'agriculture tombèrent aussi sous le joug de la machine. Mais les craintes ne furent pas "matérialisées" (curieuse expression de la langue). Le progrès technologique, les gains qu'il apportait avec l'énergie bon marché ont permis de lisser les bénéfices dans un certain partage. Une nouvelle classe moyenne en col blanc, favorable aux travailleurs qualifiés, ont ainsi permis de faire oublier les pertes d'emplois industriels, souvent remplacés par des jobs moins rémunérateurs dans les services. L'automatisation restait encore dans le domaine des tâches routinières.

Le deuxième âge de la machine, un néo-luddisme, a été celui de l'ordinateur qui, destiné tout d'abord aux entreprises, est passé dans la population.

Le Traitement de l'Information et des Communications (les TICS) étaient nés et créaient un premier impact. 

Mais, c'est la dernière lettre "C" de l'acronyme des TICS qui a ouvert toutes les vannes de la connaissance et du partage d'informations et du commerce au niveau mondial. Son égérie, Internet a brisé les barrières pour le meilleur et pour le pire.

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Les moins qualifiés ont été les premiers sur la liste noire. Les travailleurs dans le transport, l'administratif, les services et la logistique en furent secoués de manière substantielle.

La deuxième couche est aussi touchée. Cols bleus et blancs dans la construction, les services, la banque, l'assurance, la justice, la médecine, ont aussi été concerné dans une nouvelle révolution culturelle. Les robots peuvent gérer les cultures, l'apprentissage des matières à enseigner. L'imprimante 3D, permettre de (pré-)fabriquer presque n'importe quoi.

La technophobie n'est pas loin. 


 

Conclusions:

En résumé, tout est devenu possible.

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La seule restriction: robotiser doit être économiquement rentable et être accepté par le client potentiel. Le fait d'avoir des robots à la maison pour aider des personnes âgées, n'a pas le même impact, ni la même fonction que le robot qui est là pour laisser les autres humains inactifs et sans moyens de subsistance.

Une société de temps libres serait-elle en marche pour meubler les "temps morts"?

Le vieillissement à une rythme inédit de sa population, le Japon a manifestement choisi cette voie pour faire payer les retraites des gens âgés par le travail que produit des robots.  

Le Japon n'a qu'une immigration limitée à 1,6%. Ce serait donc une sorte de rétrocession des bienfaits de la robotisation qui ne serait plus uniquement captée aux bénéfices des seuls propriétaires de robots et aux hyper-qualifiés qui engendrerait la disparition de la classe moyenne et le chômage de masse.

0.jpgEn Chine, là où la main d'oeuvre est moins cher, les robots humanoïdes existent aussi.

Les challenges prennent deux directions.

Celle qu'imaginait la fiction de "Lucy" pour améliorer les capacités de l'homme lui-même. 

Le rendre plus génial que la machine et transcender les robots avec ses propres neurones en mode "turbo" dans tout ce qui nécessite sa concentration. 

Le 20ème siècle a été le siècle qui s'est occupé du cœur. Le 21ème sera celui du cerveau ou aura raté sa vocation de progrès.

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A l'exposition internationale de New-York, en 1964, le romancier Isaac Asimov, était interrogé pour faire des prévisions pour cinquante ans, en 2014. Il s'est trompé sur un point les automobiles qui rouleraient sur air comprimé.  

Mais il ne s'est pas trompé quand dans la cuisine que l'on ferait des auto-repas, que les communications se feraient par vidéo-conférences visuelles et auditives, que les robots envahiraient la vie de tous les jours, que la population atteindrait 6,5 milliards d'individus dans le monde, que la situation démographique empirerait à cause de l'automatisation, avec une humanité asservies aux robots, ce qui créerait une crise morale, que seule quelques professions de routine subsisteraient. Nous n'existons pas encore dans une société sans âme, mais... c'étaient des prévisions. 

"Le savoir scientifique a des propriétés fractales: quelle que soit l'étendue de nos connaissances, ce qui reste, aussi petit que cela paraisse est aussi infiniment complexe que la totalité d'était au début. Voilà, je crois, le secret de l'Univers", disait Isaak Azimov 

Pour l'humanoïde, répondre aux trois lois d'Azimov est une question d'instructions et de programmes, pas trop difficile à réaliser en définitive: 

  • Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » 
  • Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » 
  • Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Un article récent de Mariane posait la question "Faut-il épouser un robot?" sous l'angle d'une réponse à "Adieu, solitude, ennui, corvées? De là à entrer dans l'ère du robot sentimental... ", il y a encore du chemin à parcourir. 

0.jpgUne question me vient à l'esprit, tout aussi bizarre "n'est-il pas dangereux de reproduire tous les sentiments humains dans un robot?".

La communication entre humains et humanoïdes, n'est pas un réel problème. Si on accepte le low-cost comme méthodologie de vie.

L'intelligence artificielle pourrait être seulement basée sur la physique en respectant une logique numérique et binaire. Bien explicités, bien structurés avec intelligence sous le contrôle d'algorithmes les plus simples possibles, les problèmes des humains pourraient se résoudre sans tension et corriger les travers de nos sentiments humains et de notre trop plein de complexités.

0.jpgLa concurrence avec l'humanoïde existerait pour corriger les travers de l'homme en lui montrant ce qu'il aurait à corriger pour que les projets aillent mieux et pas être la représentation des humanoïdes dans le film américain i,Robots.

Faire mieux que l'humain, gérer à l'économie et pas uniquement se mettre au diapason de l'homme en le copiant ne serait pas un plus, non plus.

"Presque humain" était la question de départ.

Comme informaticien, j'ai fait partie du départ. Je savais que cette activité allait aller très vite bouleverser la manière de vivre des humains. Quand on ajoute les moyens nécessaires, on arrive toujours à ses fins. Des jeunes d'aujourd'hui ont repris le flambeau. La devise a toujours été "prévoir et puis agir avec ce qu'on a déjà en stock".

Dans l'histoire, les bugs étaient du parcours. Puis les machines se sont contrôlées entre elles, réduisant ceux-ci avec une résilience qui permet de continuer de fonctionner en cas de panne

La vraie "syntheligence" impliquerait que l'humanoïde synthétise, prennent des initiatives efficaces, dépasserait les connaissances apprises, s'auto-programmerait et en finale, y trouverait du plaisir en communion avec les humains et en leur étant un garde-fou avec l'éthique humaine qu'il aurait enregistré. Ce qu'il ne veut pas dire que ces belles machines ne resteraient pas amendable pour corriger ce qui n'avait pas été prévu.

Dans ce cas, ce nouveau challenge est-il pour qui?

Pour l'homme ou pour le robot dans l'amour à la machine à la cherche de la couleur d'origine pour les faire revenir?

05/08/2014

Et la guerre 14 arriva

Hier, le 4 août, était commémoré le début de la guerre 14-18 en Belgique. Une dizaine de chefs d’États à Liège, Louvain et Mons participaient dans l'opération "Devoir de mémoire". Quelques réflexions s'imposent.

"Au cœur de la tourmente" parlait de cette première guerre mondiale 14-18 à l'occasion de son centenaire qui approchait.

La Belgique au centre du monde pour un hommage mondial avec 89 pays présents.

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La semaine avant l'invasion de la Belgiquedu 26 juillet au 3 août 1914, jour après jour, le rappel de ce qui l'a généré et ce qui s'en  est suivi (vidéos). 

L'Europe doit-elle se souvenir de ses divisions ?

Les guerres de notre temps ne manquent pas. Le devoir de mémoire fait partie intrinsèque de notre champ de vision quotidien.

0.jpgLes alliances existent toujours entre certains pays. L'idée de l'Europe fédérale plane alors qu'elle est une confédération et semble assurer la paix.

Dans la population, règne un sentiment d'insécurité, une impression de déjà vu avec les guerres Israël-Palestine, Russie-Ukraine, Syrie, Irak, Mali, Libye...

Une histoire en cycle, sans fin. Des personnages au sommet qui arrivent à fantasmer, qui sont renversés avant que des milices rivales, les clans reprennent le travail de sape. Ce sont les civils qui encaissent parfois plus que les militaires.

Pour ce devoir de mémoire, les médias n'ont pas lésiné sur la dépense. Pas un jour sans qu'il n'y ait un rappel, un film, un feuilleton, une rétrospective, une allusion aux deux guerres. 

Amalgame pour amalgame de l'histoire, il faut remarquer que cela marche.

0.jpgCet article "La troisième guerre mondiale approche" n'en est qu'une manifestation de plus.

Un commentaire remettait la tête sur les épaules: "la prose catastrophiste, c’est l’arme ultime de l’oligarchie que vous prétendez (sûrement) combattre! Vous jouez leur jeu: continuer à maintenir les gens dans la terreur, pour qu’ils n’aient pas le temps de réfléchir aux profondes mutations que notre monde est en train de vivre. Favoriser les réactions inconscientes de la masse, pour qu’elle continue à consommer bêtement. Je ne vous en veux cependant pas, puisque vous êtes certainement fort convaincu de la véracité de vos propos et de l’imminence du désastre. Simplement, je vous plains, étant passé par là, je sais que ce n’est pas plaisant de vivre constamment dans la peur.".

Les guerres économiques, les populations en ont pris l'habitude en temps de paix.

S'il est vrai que les alliances entre des pays avec l'esprit nationaliste existent toujours, les populations se sont affranchis de l'ignorance par l'éducation. Pas d'amalgames entre le passé et aujourd'hui.

L'éducation aurait pu permettre de s'en extraire.

Les résultats désastreux que peuvent apporter une guerre moderne, perdent de leur efficacité de réflexions face à la noblesse du patriotisme.

Les conversations citoyennes au travers de la Toile ont réactivé les thèses les plus folles indépendantistes et de patriotisme d'antan. Si la famille est devenu l'entité de base, la mondialisation est partout et s'expatrier semble le seul moyen de sortir du jeu de "Guerre et Paix".

14-18, première Guerre Mondiale? 

Faux. Ce serait oublié la "Guerre de Sept ans" qui commença en 1754 et qui entraîna deux blocs antagonistes avec l'Angleterre, la Prusse et le Portugal d'un côté et la France, l'Autriche, la Russie, la Suède et l'Espagne de l'autre. L'enjeu, les possessions d'Outre-mer. En 1763, le traité de Paris organisa la "remise des prix" dans laquelle la France avait perdu. 

0.jpgLa leçon de la Guerre 14-18 pour la Belgique 

Alors qu'après la guerre, le pays est sur les genoux. De grandes réformes sociales après la reconstruction pour engendre les "Golden Twenties".

La doctrine Galopin qui comme industriel, avait fait partie de la FN de Herstal et qui devint directeur à la Société Générale mais qui fait une erreur de casting qui mena à la disparition progressive des centres de décisions belges.

0.jpgLes dommages de guerre en 1918, il y en eu. Fantasme de la Grande Belgique, Albert Ier fut présenti comme Roi de Jérusalem, héritier de Godefroid de Bouillon. Mobile, encore une fois, business, religion, idéologie... L'avoir été aurait été plutôt chaud aujourd'hui. 

Une guerre entraîne toujours la barbarie. 

Garder raison, c'est se dire que cette commémoration n'est pas à mettre dans la rubrique "Loisir" ou "Fête" dans laquelle certains médias la plaçait.

Pourquoi? 

"On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels", disait Michel Collon.

"La politique est une mauvaise pièce de théâtre dans laquelle joue de bons acteurs", disait Bart De Wever en fin limier. La guerre n'est certainement pas le meilleur moment pour parler d'humanisme mais certains persistent et signent pour la pratiquer sans aucun humour. 

"Donner sa vie pour qui, pour quoi?"

Pour se voir honoré comme héros à titre posthume?

Résister, oui, il faut le faire, surtout aux mouvements de masses et de la propagande. Comprendre entre les lignes ce que prônent les discours.

L'augmentation de la démographie, de la masse ouvrière, inquiétait déjà. Meubler le temps par des victoires, temporiser devenait une solution contre toute les révolutions à ne pas négliger.   

Est-ce manquer de respect de parler ainsi pour ceux qui sont tombés au chant d'honneur?

0.jpgC'est tout le contraire. C'est pour les remercier d'avoir donné leur vie, pour avoir ouvert les yeux de ceux qui sont restés en vie pour qu'ils aient plus de chance de vivre libre à leurs suivants dans une Europe unifiée, aujourd'hui dénigrée.

Ce billet ne pouvait pas paraître hier, le 4 août. Il n'y avait rien à fêter.

Une commémoration d'accord, en parler mais pas vraiment une célébration avec des people.

0.jpgLa vraie fête, ce serait à la rigueur, le 11 novembre 2018, le centenaire du jour de la fin de cette guerre 14-18. Soi-disant, la Der des Der.

Je termine la lecture du livre "La Chute des Géants". Tout son intérêt réside dans le fait qu'il y a une imbrication des personnages anglais, allemand, français, américains, riches et pauvres qui ne sont pas pris comme des anges ou des démons, mais les deux à la fois.

Plus jamais ça...

"Aux armes ou aux larmes, citoyens"...

Avec un peu de romance, cela passe mieux.

 

Photos, vidéos et images de l'époque


 

L'enfoiré,

 

Revivons notre histoire

 

Citations:

Une autre chanson de Brassens vaut le détour "Les deux oncles"

 

Mise à jour 20 février 2015: Un parallèle avec la crise en Ukraine: un tournant et à un carrefour dans l'histoire à chercher à comprendre l'adversaire:

podcast

02/08/2014

Chaud cacao, chaud chocolat

Six ans déjà depuis mon billet "Le choc au la". A cette époque, il était question d'une remarque que le chocolat réputé en Belgique, n'était plus tout à fait belge. Il y a un mois, je visitais le Musée du Cacao et du Chocolat, situé dans une rue jouxtant la Grand Place de Bruxelles.

0.jpgDans mon ancien article, "Le choc au la"je ne parlais que de l'histoire récente.

Remontons plus loin dans les temps anciens avec l'aide de la documentation du musée. 

L'histoire commentée

Les origines remontent en Amérique centrale et équatoriale. Les Olmecs, les Mayas et les Aztèques utilisaient les fèves du cacaoyé comme monnaie et pour en faire une boisson très amère, appelée "Xocoati" avec le Serpent à Plumes, le dieu Quetzalcoatl, comme "fournisseur". 

- Gageons qu'il n'y a pas laissé trop de plumes...

C'est en 1502, au cours du 4ème voyage de Christophe Colomb, que commence son histoire à l'occidentale. En 1518, Hernando Cortez apprécie cette fève comme valeur monétaire. Son goût n'est pas apprécié. Trop épicée, trop amère. Le goût devrait être adapté pour connaître le succès parmi les coloniaux avec l'ajout de sucre et de crème pour atténuer l'amertume.

- Décidément, celui-là était en avance sur son temps. Il comptait ses sous. 

Dix ans plus tard, Cortez apporte le chocolat du Mexique. Les Espagnols sont conquis. Les ordres religieux, les monastères jouent les intermédiaires pour donner le succès au cacao.

En 1544, une délégation du Guatemala, conduite par le prêtre De Las Cassas rencontre le prince Philippe d'Espagne en habits traditionnels avec des pots remplis de chocolat. C'est le succès. 

- Pour les prêtres, tout est toujours une question de goût divin, mais ils n'avaient pas senti l'oignon. 

En 1585, le premier chargement de cacao arrive à Séville en provenance de Vera Cruz.

En 1615, c'est à la cour de Anne d'Autriche après son mariage avec Louis XIII que le chocolat fait son entrée.

En 1635, son apparition se passe à Gand  via un abbé de Baudeloo et le bouche à oreille va poursuivre son oeuvre. La production qui en suivra au Brabant est considérée comme une activité pour apothicaires.

- Tiens, tiens, y aurait-il une pilule dans l’œil?

C'est au cours du 18ème siècle, que son histoire commence à l'échelle européenne.

Mais, au prix de quinze pains, le chocolat ne reste abordable qu'aux classes les plus aisées jusqu'à ce qu'il intervienne dans la confection de dessert.

Au 19ème siècle, l'industrialisation permet au chocolat d'atteindre des prix à la portée de chacun.

Ils vont pouvoir tartiner du Nutella..

Les premiers moules en étain ou en fer apparaissent et font oublier le chocolat sous forme de boisson.  

Trop lourds, ces moules seront tout à tour transformés en bakélite dès 1909, puis en makralon. Le plastique n'est certainement pas très éloigné du chocolat industriel.

- A la pèche aux moules, je ne veux plus aller, Maman... 

De grands noms tel que Neuhaus, Côte d'Or, Jacques, Callebaut, Godiva, Leonidas ne seront que les précurseurs pour d'autres fournisseurs.

0.jpgLa production 

On produit 3,5 millions de tonnes de cacao par an dont 70% proviennent d'Afrique avec la Côte d'Ivoire comme principal producteur avec 35%, presque toujours à partir de petites exploitations. C'est en Europe que cette production est consommée pour 50%.

Le Cacaoyer

Un arbre qui atteint une hauteur de 4 à 10 mètres de haut, qui a besoin de chaleur, d'humidité et s'ombre. Son fruit, la "cabosse", mesure de 10 à 25 cms et pèse de 300 à 500 grammes avec ses 30 à 40 fèves dans sa pulpe. Il est mûr pour la récolte après 4 mois. Récoltées, les fèves sont fermentées pendant 2 à 3 jours avec des mouvements de bascules et sous les feuilles de bananiers avant d'être séchées pendant deux semaines.

Les fèves de cacao partent ensuite à l'exportation dans des sacs en toile de jute.

A destination, elles subissent une série de mutations et de manipulations.

La torréfaction de 100 à 140°C pour faire naître l'amertume.

Le concassage pour les libérer de leurs coques et ne laisser que les nibs.

Le broyage pour en faire une pâte de cacao.

Le conchage est brassé dans d'énormes conches pendant plusieurs heures.

Le beurre de cacao, la vanille, la lécithine, le sucre, le lait sont ajoutés en fonction du but à atteindre en contrôlant la viscosité pendant tous les processus.

Après, ce sont les artisan chocolatier qui les reçoivent en callets, en tablettes de 5 kilos ou en liquide.   

Quand des producteurs de cacao en Cote d'Ivoire découvrent le chocolat (vidéo)

La praline

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Inventée en Belgique en 1912 par le pharmacien Jean Neuhaus.

Pour arriver au chocolat, on passe par le moulage qui fait couler le chocolat dans un moule avant d'être refroidi et recevoir une nouvelle couche de chocolat liquide en deux étapes identiques.

L'enrobage, technique plus moderne, plus industriel, se passe sous un rideau de chocolat sur un tapis roulant.

La décoration de la praline est affaire d'imagination.

La température reste le point le plus important dans les processus de fabrication: 31-32°C pour le chocolat noir, 30°C pour le chocolat au lait. 28°C pour le chocolat au lait.

Conserver des pralines dépend aussi du type de chocolat: 1 an pour le chocolat noir, 6 mois pour les autres mais toujours entre 15 et 18°C dans un endroit au sec de préférence.       

0.jpgLouise Agostini, l'épouse de Jean Neuhaus, créa l'emballage en 1915, le ballotin, car le cornet écrasait les pralines. À l'époque, Jean Neuhaus avait renoncé à breveter le ballotin, de sorte que cet emballage est aujourd'hui utilisé par bien des fabricants de pralines et de truffes assorties. Le ballotin est généralement maintenu fermé par un ruban étroit, le bolduc. Pralin et praliné, bien sûr

Et les autres...: Les pâtisseries au chocolat comme le gâteau "Foret noire", le Merveilleux et j'en passe et des meilleurs... Le Nutella du matin.... 

0.jpgLe Musée est situé près de la Grand Place dans la maison "de Valck" qui date de 1697. Fondé en 1998, comme musée du chocolat, nous sommes à la 3ème génération d'une famille d'artisans chocolatiers. 

Mon étonnement lors de la démonstration:

J'ai eu l'impression de me retrouver dans mon labo photo couleur d'antan à devoir respecter des températures précises sans jamais être sûr de retrouver les mêmes résultats photographiques à la sortie des bains-maries et des cuves à tirage.  

Ma question: est-ce la manutention ou la matière qui coûte le plus cher dans la confection de la praline?

La réponse, tout dépend de la qualité du cacao qui peut surpasser le prix de la manutention.

Ma remarque correspondant à mon article "Le choc au la", a été confirmée: les sociétés qui produisent le chocolat ne sont plus belges.

J'ajoutais que beaucoup de châteaux vinicoles français avaient été rachetés par des sociétés chinoises. Une remarque, tout de suite reprise par un visite français qui disait que le goût n'a ni changé pour le vin, ni pour le chocolat.

Ce que je ne pouvais que lui confirmer.

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La consommation dans le monde

C'est en Allemagne et en Angleterre que l'on consomme le plus de chocolat avec une moyenne de 10 à 11 kg par personne et par an.

Le Belgique n'en consommerait que 7 kg.

La santé

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Non, le chocolat ne donne ni la migraine, ni de l'acné, ni ne favorise les caries dentaire à celui qui en consomme, comme il était représenté comme des mythes sur le chocolat dans l'expo.

Aphrodisiaque? Peut-être. 

Dans la consommation de chocolat ou de vin, pas de réelles contre-indications, dans les deux cas.

Le chocolat noir et amère reste le meilleur.

Seul les excès restent à éviter. 

Le problème, c'est que quand on aime, on ne compte pas et on ignore ce que veut dire excès.

Et en Belgique

 

Poèmes (à l'adresse)

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Et maintenant, passons au musée en photos ce qu'il en est fait du chocolat (en un clic).

- Entre-temps, je vais me croquer une praline. Un coup de barre et ça repart, dit une pub...




L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Le désespoir est à la mort ce que le beurre de cacao est au suppositoire : un excipient qui rend plus facile le passage.  », Philippe Bouvard
  • « Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment.  », John G. Tullius
  • « La vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.  », Robert Zemeckis

 

Mise à jour de 20 août 2014: Un nouveau musée du chocolat va bientôt s'ouvrir : "Belgian Chocolate Village" dans la commune de Koekelberg. Un des plus grands espaces muséaux d'Europe dédié au chocolat avec une serre tropicale qui reproduit les conditions de culture et de développement des cacaoyers..   

 

Mise à jour 29 octobre 2015: Le chocolat belge (vidéo) 

 

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Mise à jour 1 février 2016:

Le nouveau film "Chocolat":

 

Mise à jour 6 avril: Les dessous du chocolat:podcast

 

 

27/07/2014

Cultiver les relations vraies...

Les élections sont derrière nous. Les patates sont précuites. Le grand jeu de chaises musicales parmi les élus, a commencé. Il y eut des débats et des foires d'empoigne. En mai, comme si de rien n'était, le magazine "Psychologies", dans sa version belge, lançait une étude qui titrait en première page "Cultivez les relations vraies". Psychologie et politique s'associent. A décanter, tout de même. 

0.jpgPréface

Sans référence à la politique, la rédactrice en chef du magazine donnait l'étymologie du mot "relation". Celle-ci ne se réfère pas aux liens mais au latin "relatio" qui signifie "récit ou narration". 

Les premières questions à se poser sont: 

  • Pourquoi ai-je envie d'avoir des contacts?
  • Quels genres de contacts me seraient utiles?

Parler de "récit ou narration" pour suivre l'étymologie, cela semble commencer plutôt mal.

Pour qu'une narration soit consistante, il faut que la sauce prenne des deux côtés de la barre. Pour qu'un récit tienne la route, il faut y ajouter de l'information vraie ou de l'expérience vécue.

Emportée par sa métaphore, des mots comme "dépendance", "influence réciproque", "résonance", "subjectivité" se sont ajoutés à sa liste.

Là, on s'approchait de substantifique moelle de la "culture des âmes sensibles".

"L'analyse de ce qui se joue dans nos relations se trouve à l'intersection de nos systèmes de croyances. Cela peut ouvrir des brèches, nous permettre d'inventer de nouveaux scénarii de vie et d'enrichir nos rapport aux autres", ajoutait encore la rédactrice.

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Un système de croyance qui ne présageait rien de vrai...

Tout est interprété en fonction de paramètres très personnels en fonction de l'expérience vécue ou de l'enseignement reçu avec le miel, le sel, le poivre et toutes les épices.

Dans ce labyrinthe d'opinions, cultiver les relations intimerait l'intention d'y trouver une sortie avec une vérité entre un fond maquillé par la forme.

D'après le dossier du magazine Psychologie, quand cela craque à la base, c'est souvent une suite de malentendus, de doutes, de jalousies dans des liens de plus en plus complexes ou les lieux communs. Là, on se rapproche de la politique après avoir ajouté l'envie d'avoir un siège, même un strapontin pour exister. 

 

Les cas de figures des contacts virtuels en manque de confiance ou de consistance

Déjà abordé de nombreuses fois sur cette antenne, ce sujet remonte les bretelles de temps en temps avec l'espoir que ces bretelles permettent de tenir le pantalon virtuel à la bonne hauteur.

Il s'agit de se protéger, de ne pas accepter le premier venu qui viendrait vous tendre une perche en devenant votre interlocuteur "papoteur", "loueur de temps et d'espace", de propagandiste ou de propagateurs de pub qui traînent derrière des papouilles sucrées et qui finiront par vous prendre par la barbichette pendant des heures. Inconsciemment, ces personnes deviennent toxiques en développant une intelligence dite "relationnelle".   

Nous sommes dans une époque de partage d'informations mais pas de sécurité. La cyberguerre et la cybercaresse mènent à disjoncter toutes communications.

"Amitié, échange de bons procédés"?

Sans mauvais? C'est presque croire au Père Noel.

La nouvelle tendance forumeuse incite à communiquer n'importe quoi avec n'importe qui. Exister, ce but implicite, demande un certain doigté. Les réseaux sociaux s'en sont chargés en version "non-stop". Skype y a mis une couche supplémentaire indélébile. En finale, éviter toutes manipulations devient un jeu d'équilibre délicat.

Internet est un sub-système de la vie dans lequel on a effacé la couche de précaution et de la bienveillance habituellement utilisée avec un interlocuteur dans le monde du tangible. Universel, Internet agrandit l'audience mélangeant les cultures, entraînant surprises et dérapages incontrôlés.

Sur les chapeaux de roues, les tweets sont le reflet instinctif des porte-à-faux.  Dans son propre instant de disponibilité, le tweeteur ne pense plus, il clique.

Les polémiques se construisent sans même en comprendre le fin mot et tout finit par s'emballer avec ses extrapolations. Du buzz relevé avec plaisir par les médias spécialisés.  

Sur Facebook, les rapports semblent plus sympathiques que confrontationnels mais cela ne change rien sur le bien-fondé d'une relation constructive avec un intérêt partagé. 

"Pour vivre heureux, restons caché", dit la maxime.

Internet est justement une occasion unique pour apprendre, en première ligne, ce qui se cache derrière nos petites frontières du savoir commun en dehors des diffusions médiatisées. En porte-bagage, chacun a son éducation, son histoire, ses désirs, ses émotions, à confronter et comparer pour se positionner dans ce jeu de quilles mondialisé qui ne se passerait jamais dans le monde réel de tous les jours.

S'ouvrir dans un échange, c'est sortir de soi, pour entrer dans un jeu de rôles à essayer de comprendre l'interlocuteur. Tous les chemins ne mènent pas nécessairement à Rome. Mais il faut des règles de conduites qui apportent du fond et des formes.

  • Admettre la violence des contacts est déjà le meilleur moyen de ne pas subir de douches écossaises.
  • Admettre, sans honte, de se dégager du voile léger et trouble qui s'installe et qui dépasse son entendement.
  • Admettre que dans la recherche du conflictuel à croiser le fer, c'est rencontrer des bides qui peuvent devenir nombreux et tenaces.

Sur une antenne forumeuse, certaines relations peuvent avoir des départs difficiles qui s'assouplissent en dehors de ce milieu brumeux pour garder le plaisir de confronter un avis personnel. Des dérives existent aussi.

Quand "le rituel est bien moins étendu dans le virtuel", il se déglutit plus vertement. Est-ce grave, Docteur?

Pendant cette période de crise institutionnelle belge, j'avais imaginé un débat interactif ou radioactif qui dégrisait et un duel imaginaire avec un modérateur bidon avec plus ou moins d'humour. 

Pas d'inquiétude. 

0.jpgEn général, on se retrouve dans une confrontation entre optimistes et pessimistes, entre individualistes et pluralistes, entre introvertis et extravertis, entre idéalistes et réalistes, entre dominants et dominés avec des relations parents-enfants qui ne disent pas leur nom. 

"Une haute idée de soi-même", comme l'écrivait Nabum, peut-être aussi à l'origine de raté de première classe. 

Sur Internet, les conflagrations d'opinions contraires sont parfois plus musclées que dans le monde réel, mais il y a aussi les OVNI.

Non, pas ceux des "Objets Volants Non Identifiées".

Je parle des "Ombres Virtuelles Non Identifiées".

Des ombres portées qui vous lisent et qui vous cotent ensuite, sans rien dire en vous apportant dans la charrette qui mène vers l'échafaud de l'innocence. D'autres aussi qui pendant un temps, vous envahissent de commentaires, vous utilisent comme un exutoire de leur flammes fougueuses et qui s'évanouissent dans la mémoire d'un temps jadis.

Puis, les petits derniers, les malins qui font leur pub, leur propagande sur votre compte et qui retournent toujours à l'endroit qu'ils n'auraient jamais dû quitter. 

Ces ombres "rédactrices" sortent des billets, des papiers comme ils disent, ou des commentaires sans se rendre compte qu'ils peuvent s'épuiser avec un rythme trop soutenu et qui doivent, en bout de course, s'écrasent sans matière et sans souffle.

 

La psychologie de la relation

"C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence", dit la sagesse chinoise.

Oui, mais, le cerveau est loin des testicules et la polémique est un sport très humain.

L'article "Troubles de la personnalité" rassemblait le vrai psychopathe au "psycho_matheux" qui utilisait l'empathie dans toutes relations. 

Le fameux pervers narcissique n'est pas toujours celui que l'on croit.

La psychologie est encore à des années lumières pour en comprendre toutes les formes de nuisance du cerveau et y répondre.  

Vendredi, ARTE en parlait "Qu'est-ce que le mal". Ce serait une absence d'empathie dont les neuropsychiatres se demandent si elle est innée ou acquise et que l'IRM permettrait d'entrevoir et de localiser les stimuli dans le cerveau. C'est aussi remarquer que ce qui est mal pour quelqu'un pourrait être bien pour un autre.

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"Un Belge sur 50 serait psychopathe!" titrait l'article ci-dessus. Extrapolation gratuite de son auteur, car il n'en était pas question en ces termes dans l'émission enregistrée en Allemagne. Ce qui était dit en fin du documentaire était plus objectif.

"Le désir de violence pour obtenir quelque chose qu'on ne peut obtenir sans elle est lié à l'évolution. Les génocides n'ont jamais été en manque de génocidaires.".

0.jpgUne question me vient: n'est-ce pas la société elle-même qui crée des psychopathes par le fait de l'instruction dès le plus jeune âge, qui pousse à la compétition, ce qui implique d'éliminer un concurrent de la course parce qu'il gène sa propre progression? Dans un système totémiquecela devient inquiétant. L'expérience de Milgram est assez explicite des dérives potentielles de ce que l'autorité sur le disciple peut avoir de conséquences désastreuses.  

Détecter un psychopathe derrière les filets de la Toile serait encore plus difficile et ne se ferait à coup de tests de résistance. 

Des sommes folles ont été investies dans l'étude du cerveau pour ne pas tomber dans les mêmes travers par l'intermédiaire de l'intelligence artificielle intégrée dans les robots du futur.

 

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« On est toujours l'imbécile de quelqu'un. Ce sont mes imbéciles à moi, qui m'énervent.  », disait Francis Blanche

En laissant une porte entrouverte après une échauffourée, chacun peut trouver une compétence à partager si minime soit-elle.

Dans ce cas, parfois, le méchant devient bon. 

  

Les techniques.

Apprendre à connaître l'autre, ce n'est pas la panacée, mais, une première approche à tenter. 

Cela ressemble à l'art de le la guerre de Sun Tsu sans connaitre la force de son interlocuteur avec des actions par coups de sonde, provocateur, tatillon sans placer tous ses pions sur le même champ de bataille.

Mesurer les progrès de la relation n'est valable que si les régressions sont aussi mesurées et mesurables. "Goals by objectives" dans lesquels tenir des moyennes sans excès est parfois bien plus proche de l'objectivité que de mettre en exergue échecs et succès.

Les relations humaines sont complexes. Elles mettent en scène des hotspots humains. 

Sans douceurs, sans zizanies. Les relations sont recherchées comme un miroir de soi-même. 

L'écoute de ce qui se fait différemment tout en restant humble de ce qu'on ne sait pas, est une formule de sagesse.

Peur de l'enfer que seraient les autres, c'est s'exclure de fait.

Se rappeler que les rapports les plus simples entre les hommes sont souvent ceux qui existent en mode ultra-hiérarchiques, de dominant-dominé.

Ce sont des rapports qui se calquent sur un des modèles prédéfinis. Le "self-love" en valeur absolue est à éviter. Il ne faut pas subir ses émotions mais en être conscient.     

Nous faisons partie de la théorie des ensembles avec des points en commun de participations dans des bulles de concepts. Dans les pays les plus civilisés, c'est du "Je t'aime, moi non plus".

Dans le monde réel, il se retrouve derrière des indices vestimentaires, dans la manière de parler. L'environnement fait partie des acteurs de ce drame des relations conflictuelles. 

Dans la virtualité, c'est par la manière d'écrire, par le fond et par la forme. 

Dans les deux cas, donner confiance, c'est prendre des risques et assurer la responsabilité de la rencontre.

Les amitiés fusionnelles connaissent des trahisons obligatoires ou sans même qu'elles s'en rendent compte. Un secret partagé entre deux rend son receveur, otage, comme peut l'être le curé à confesse.

Bien sûr, plus on se sent sécurisé, moins on aura peur de l'abandon, mais les risque-tout auront plus de résultats globaux en finale.

Les béquilles ne sont plus qu'un compagnonnage avec une pratique de l'intelligence relationnelle qui dit de:

  • Oser la sincérité
  • Eviter les manipulations
  • Coopérer 

Ce n'est qu'un trouble diffus qui peut rendre anxieux, déboussolé, sans joie. S'il survient, c'est le moment où il faut fermer le ban pour annihiler l'effet nocif à la relation. Tromper sur la "marchandise", sur l'information présentée comme essentielle et qui n'est que de la poudre aux yeux, mérite le troll et la dérive. 

Avoir une meilleure écoute active ne veut pas dire attendre que son interlocuteur parle via de brèves réponses telles que « je comprends » ou un bon contact visuel ou virtuel. Elles ne suffisent pas.

Il faut y ajouter la paraphrase, les renseignements et la confirmation à ce que vous communiquez.

 

Catégoriser?

Les psys aiment catégoriser leurs clients avec des tests psychologiques.

Dans le magazine dont je parlais au début, un questionnaire d'une quinzaine de questions serait suffisant pour répartir les clients par positions, par types et par objectifs pour englober:

  • Le juge: dominateur, exigeant, conseilleur, tyrannique
  • L'enfant: obéissant ou rebelle, vulnérable, impulsif, émotif, susceptible.
  • L'ermite: distant, réservé, peu loquace
  • Le marchand: empathique, séducteur, amuseur, fédérateur, enthousiaste 

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C'est dire que cultiver une relation avec quiconque demande bien plus que quatre positions. 

Dernièrement, Le Vif classait les candidats aux élections dans une échelle de valeurs dont les niveaux atteints déterminaient qui était dominateur, audacieux, ambitieux, jovial, accommodant, désappointé, querelleur, consciencieux, fermé, réservé et méfiant.

J'ai relu mon billet poisson d'avril, "Zo dom & Go more".

Quand est-il resté? 

La dernière phrase: "Un plaisir fou à danser un dernier Moonwalk" et des ennemis d'hier qui sont devenus des amis d'aujourd'hui avec un siège ou un strapontin sous les fesses à bord de la gestion de la Belgique.

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Critiquable? Pas vraiment, qu'auriez-vous fait à leur place?

Les exclus sont toujours les plus grincheux. 

Le mélange de toutes les affinités idéologiques se confondent toujours dans un hasard calculé.

D'après un article, les habitudes de personnes extraordinairement sympathiques seraient:

  • Elles développent une disposition mentale positive et la communiquent aux autres.
  • Elles parlent sur un ton discipliné, mais cependant amical
  • Elles tendent l'oreille quand quelqu'un parle contre elles
  • Elles gardent leur calme en toutes circonstances
  • Elles sont patientes
  • Elles ont un esprit ouvert.
  • Elles sourient quand elles parlent avec les autres
  • Elles ne disent pas toujours tout haut ce qu'elles pensent
  • Elles ne baissent pas les bras.
  • Elles accomplissent chaque jour au moins une bonne action
  • Elles tirent des leçons de leurs échecs et ne se creusent pas la tête à ce propos
  • Pendant une conversation, elles donnent à l'autre le sentiment d'être la personne la plus importante au monde
  •  Elles font l'éloge des autres (sans pour autant flatter)
  •  Elles demandent à des personnes de confiance de juger leurs défauts 

 

C'est tout l'art d'être fin que le Dr Varella explique ci dessous (après un clic sur l'image):0.jpg

 

Quand les sciences humaines interviennent

Comprendre, c'est entrer dans des cultures différentes, transiter par l'anthropologie, la sociologie, la psychologie et les neurosciences. 

Dans l'histoire, avec l'aide des philosophes et des neurologues, ces sciences humaines, chacune à son niveau respectif, tentent de catégoriser les populations pour en extraire des vérités. Vérités qui comme toutes les parallèles, ne se touchent qu'à l'infini.

Henry Sumner Maine était un critique vigoureux de la démocratie en montrant la dissolution graduelle d'un modèle social où la famille patriarcale joue un rôle de premier plan dans la définition des liens sociaux. 

Il entrait en compétition avec Edward Tylor  qui abordait les faits culturels avec une visée générale et systématique avec l'expérience du rêve que fait chaque être humain, en le poussant à dissocier le corps physique du corps psychique et arriver à concevoir que l'être humain a une âme. Selon lui, la culture serait "L'ensemble complexe qui englobe les notions, les connaissances, les croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes, et tout autre capacités et habitudes acquises par l’Homme en tant que membre d’une société".

Visions qui peuvent paraître complètement dépassées à notre époque du "chacun pour soi" ou de celle d'une solidarité exacerbée.

L'Homme est un animal grégaire. Il aime vivre entouré d'admirateurs dans des groupes plus ou moins homogènes avec un leader au sommet de la hiérarchie. Ses phéromones agissent pour rassembler ou pour différencier.

Le journal Le Monde du 14 juillet écrivait "Entre amis, une ressemblance génétique étonnante" parce qu'elles sont proches comme des cousins au quatrième degré. 

« D'une certaine manière, nous parvenons, parmi une myriade de possibilités, à choisir comme amis des gens qui ressemblent à notre famille », décryptait M. Christakis.

Qu'on le veuille ou non, plaire commence par soi-même. Il y a des mécanismes d'attirance et tellement de cas particuliers.

"La moule se nourrit de nous" disait l'humoriste, Sttellla. Elle s'incruste dans les interstices des rochers pour trouver les meilleurs prises contre les lames de la mer.

Non, à la pêche aux moules, je veux plus aller, maman. C'est promis, Sttellla.

 

Le vivre ensemble, doit-il être vivre obligatoirement entouré?

0.jpgLa fiabilité n'est pas une garantie par contrat et les risques augmentent dans la virtualité et où aucun pacte de non-agression ou de béatitudes n'a été signé.

La fidélité doit-elle être la seule règle du jeu avec la fiabilité en arrière-plan?

Dans un monde de compétitions à tous niveaux, chacun a ses propres modèles de vie auxquels il s'est accommodé dans son entourage proche. Il s'effiloche au travers du fameux "net" ou par le fait que à cause de l'éloignement, l'interlocuteur d'une relation ne risque aucun danger pour lui-même et par le sentiment d'impunité qui en découle. 

Si tout contact est un pari qui commence, sans contact "en dur", le furtif et le temporaire sont très souvent du parcours par l'intermédiaire du net. 

Est-il plus rassurant dans le concret avec des gens que l'on rencontre, que l'on croit connaître jusque dans l'intimité, face aux réalités de tous les jours? Pas si sûr.

Connaître quelqu'un demande parfois plus qu'une vie et cataloguer quelqu'un avec une étiquette indélébile manquerait de réalisme. 

La psychologie d'un individu peut changer avec le temps et son avancée en âge.

Tout l'art réside dans une sorte de "Comedia del Arte" avec un "interlocuteur qui vous veut, en principe, du bien". Résister aux polémiques avec humour, dans la bonne humeur et avec les mêmes règles du jeu est une bonne procédure de rapprochement. L'enrichissement devient ainsi commun.

 

Conclusions 

0.jpgUn contact, c'est tout cela avec le Ying et le Yang qui intervient dans toutes les relations. Un Asiatique ne réagira pas de la même façon qu'un Occidental face à un problème existentiel. 

Une discussion avec une relation en tête à tête ne sera pas la même que dans la virtualité d'Internet. Les bosses et les cris sont remplacés par des mots dans cette deuxième approche.

Que l'on soit de gauche ou de droite, croyant ou non, trouver les points communs qui pourront fonctionner et faire avancer le schmilblick, sont à tenter mais ne sont pas à la portée de tous. 

Dans une relation, écouter patiemment, capter les idées instructives, novatrices, parfois antagonistes et ne rien prendre d'office pour argent comptant, sont des règles qui demandent de la souplesse d'esprit.

Un billet qui dans un forum virtuel, ne respecte pas des règles de partages, se verra d'office dévié, embourbé par quelques interlocuteurs en troll_et_bus.

Alors, faudrait-il garder son sérieux ou en rire pour ne pas en pleurer?

Des hommes, tous pareils, dit la chanson de Cabrel. Bien sûr, mais seulement physiquement, dans les formes. Dans le fond, c'est autre chose. 

Vieux loup du net depuis plus de neuf ans, l'article de ce magazine de "Psychologies" m'a amusé et m'a fait remonter dans le passé parmi les copains d'avant.

Que dire, sinon "The best is yet to live" et que cultiver les relations avec doigté, franchise et persévérance, reste le meilleur moyen d'aborder un contact potentiel.




 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle. », Albert Schweitzer
  • « Dans toute relation où deux personnes se fondent en une seule, le résultat final est deux demi-personnes. », Wayne W. Dyer
  • « Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l'existence que l'on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir. », Ambrose Bierce 
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20/07/2014

Le futur du vélo

Il est de plus en plus clair que se déplacer en ville en voiture devient problématique et qu'arriver à destination quelque part à une heure précise, n'est plus du tout garanti sur facture. Alors, il faut trouver autre chose. Le vélo vient à l'esprit. Oui, mais, il y a les bosses et les fosses... Comme nous sommes en période de vacances, ce serait une bonne période pour expérimenter ce genre de déplacements avec l'aide intégrée d'un moteur électrique. 

0.jpgLes exigences de la modernité d'arriver à l'heure aux rendez-vous ne sont plus réalisées avec la rutilante bagnole prête à tout faire.

Qu'à cela ne tienne, il y a d'autres solutions.

La moto vient à l'esprit. Circuler, se faufiler dans les bouchons peut donner une esprit outrancier de liberté avec des conséquences désastreuses en cas d'accident.

Les transports en commun, bien sûr. Parfois trop communs avec des horaires élastiques, un éloignement pour les atteindre qui ne correspond ni à la résidence de départ, ni la destination d'arrivée. Oublions les grèves, cela ferait trop mauvais genre. 

Le vélo redonne ce sentiment de liberté quand la pleine force physique et l'habitude d'y recourir à coups de pédales.

Prendre ma voiture, la liberté d'hier, c'est est devenue ringard. 

0.jpgLe rédacteur Zen écrivait le billet dithyrambique "Vélo ira loin". Il avait omis de préciser quelques défauts d'utilisation.

Enthousiasme que je lui reconnais bien volontiers. Je suis cycliste avec un vélo tout terrain qui, sans la chaîne de sécurité et tous les accessoires annexes, pèse tout de même ses 15 kilogrammes dans sa nudité, exempte de paquets.

Avant lui, un demi-course, plus léger, me permettait d'aller plus loin mais qui cachait des tendances à cracher ses boyaux. Avec lui, il y avait un argument indéniable qui ajoutait à son plaisir: j'étais plus jeune. C'est devenu du tout terrain et du toutes destinations mais à proximité.

Garer son vélo. Avec un appartement comme seule résidence principale, le balcon ou le living ne sont pas des endroits très esthétiques pour l'entreposer. Alors, un garage en le surélevant pour ne pas gêner la voiture, s'impose. 

0.jpgPas question de le laisser ce vélo si cher à son cœur dans la rue. Il pourrait avoir des ailes sans garder ses racines. 

Le sport, en général, on aime ou on n'aime pas. Churchill le détestait et il doit avoir fait des émules.

Dans les villes des pays plats comme les Pays Bas, le vélo a pris la prépondérance.

Dans ce genre de pays, ce n'est plus la voiture qui est le danger pour le piéton, mais le trop plein de cyclistes pour qui tout ce qui est carrossable, devient un royaume inaliénable. Si le vélo devient un engin de rencontres importunes et créer de fameuses pelles pour les piétons et pour ceux qui sont en selle, cela devient tangent.

Bruxellois, je peux dire que le terrain n'y est pas plat. Pentes et des faux plats ne se prêtent pas aux mollets délicats. Les "vilos" s'y sont installés comme les vélibes dans d'autres ville pour la pratique de la bicyclette. Les pistes cyclables se sont intégrées dans les paysages des voies les plus fréquentées. Un nouveau gouvernement s'est mis en place à Bruxelles et un des projets de "mobilités" concerne les pistes cyclables.

Un sondage qui demandait Le vélo est-il vraiment l'avenir de la ville? Ce fut, oui, à 78%.

0.jpgAu vu des parking de ces "vilos", il est amusant de constater qu'ils sont plus remplis dans les creux que sur les bosses des collines bruxelloises.

La France espère promouvoir la santé de ses citoyens, réduire la pollution atmosphérique et la consommation de carburant. Des Français vont être payés pour aller travailler à vélo.

Que ne ferait-on pas pour racler les fonds de tiroirs? 

Pédaler, c'est à moindre coûts, bien d'accord.

C'est la belle saison et le Tour de France est en cours et incite à reprendre la bicyclette. 

A voir les chutes qui ont eu lieu la semaine dernière dans ce Tour prestigieux, cela refroidirait de décrocher sa petite reine de son reposoir.

Touring Secours annonçait, récemment, que la proportion des utilisateurs du vélo est en constante augmentation.

Aujourd'hui, il y aurait 14% des membres utilisateurs de vélo contre 11% en 2012.

La voiture reste le moyen de locomotion le plus utilisé avec 55% des usagers. Le train affiche un taux d'utilisation de 8,7%, le tram de 5,2%, le métro de 6,6% et le bus de 12,4% en ville. Le compromis est à trouver au niveau confort d'utilisation et de sportivité.

Ce serait encore mieux avec la possibilité de mettre entre parenthèse les efforts quand l'envie de pédaler n'est pas au rendez-vous. Il y a des jours avec l'envie de pédaler, d'être sportif dans l'âme et des jours "sans".

La popularité du vélo devrait s'accroître avec l'utilisation du vélo électrique.

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Un vélo sur dix est vendu avec une aide de l'électricité. Il permet de parcourir de plus grandes distances, plus facilement, plus vite et avec moins d'efforts.

Avec cette petite reine électrifiée, le vent de face n'est plus un problème majeur et, en principe, il n'y plus que les conditions atmosphériques de la pluie qui peuvent refroidir les enthousiasmes.

La pluie, l'ennemie du cycliste à cause des glissades sur deux roues, des "pelles" avec des conséquences tragique lors de rencontre avec un autre véhicule plus solide sur quatre roues.

0.jpgDessinés en R&D à Amersfoort aux Pays-Bas et assemblés à Hartmansdorf en Allemagne, les Ride+ et qu'on sort, se retrouvent dans une brochure qui démontre une foule d'options et de versions de "carburation", pardon de puissance de moteurs électriques et de longévité des batteries.

Il y est dit que Bionx assure l'adaptation des réglages tandis que Bosh assure la fiabilité. (Rien à voir avec le Bronx ni les Boches d'antan.)

Le silence de la technologie dans tous les cas.

Le moteur se distingue en prenant place à l'avant, à l'arrière ou au centre, intégré avec le pédalier. Chacun avec ses avantages particuliers d'équilibre ou de sportivité en fonction du centre de gravité. 

L'électricité chargée sur le réseau parfois en moins d'une heure, ou additionnée par la récupération au freinage et dans une descente. Le ReGenDrive, fait atteindre l'autonomie à 100 kms en système Bionx et dépasser les 160 kms en système Bosch lors de conditions favorables.   

Si le prix plus élevé reste un point négatif, il dépend de l'utilisation, du "confort" en échange de son prix d'achat. 1500 euros au minimum, entend-on. Au mieux, pour le cadre, on parle d’aluminium. Pas encore de carbone à l'horizon dans le catalogue.   

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Les grandes surfaces font descendre les vélos électriques pour femmes à 1000 euros. Oui, mais... dans ce cas, sans parti pris, vaut peut-être mieux rester utilisateur de transports en commun.

Les 21% de TVA sont dans le collimateur du Touring Club avec la demande d'être abaissés à 6%.   

La batterie et le moteur rendent lourd, le vélo électrique. Difficile à manœuvrer, problématique pour être inséré dans une petite voiture avec un coffre aux dimensions du mouchoir de poche.

C'est aussi, là, que l'on rassemble les points positifs et négatifs.

En dehors du prix, l'ennemi du vélo électrique peut être le poids.

Les 25 kilogrammes pour le moins, si ce n'est pas nécessairement un problème en route, dans le garage, au moment de le faire grimper pour l'accrocher au mur aux côtés de la voiture, cela peut le devenir.

Le meilleur compromis serait de pouvoir transporter son vélo dans le coffre de la voiture, voiture qui sera laissée dans un parking de délestage en dehors de la ville.

Le vélo pliable compact et électrique serait-il la solution?

Au salon de Taipei, un vélo électrique de la société taïwanaise Darfon serait la réponse au problème. Il était dit qu'avec un cadre en carbone, il ne dépasserait pas 17 kg comme poids total (ouille...on est encore loin du vélo à la pédale douce en carbone). Un moteur électrique pratiquement invisible dans le cadre au niveau de la roue arrière et des roues de 20 pouces pour conserver la maniabilité dans le trafic urbain est annoncé. Prix encore inconnu.        

1.jpgLe magazine de l'assurance Ethias rappelait qu'avec ou sans batterie, il fallait être assuré avec une assurance familiale. La société participe au projet "Tous vélo-actifs" de la Région wallonne alors qu'un projet identique existe en Flandre. Les stations de recharges sont parait-il, présentes dans leur bureaux à Hasselt et à Liège. 

Le titre de leur annonce était "Le vélo électrique conquiert la route" puisque le succès de vélo électrique semble incontournable.

En 2013, d'après leurs dires, les magasins de vélos belges auraient enregistré des ventes record: 406.092 vélos électriques se partage la demande croissante de moyens de transport alternatifs. Le vélo électrique arriverait en troisième position, derrière le vélo citadin et les accessoires pour vélo.

Le vélo électrique, des loisirs serait-il destinés aux seniors?

Non, aux trentenaires et aux quadragénaires qui se laisseraient tout autant séduire comme deuxième voiture familiale. Il permettrait d'aller partout et même à contre-sens dans les rues à sens-unique de Bruxelles et d'autres villes. 

Le but avoué reste toujours le même: rouler plus loin, sans transpirer, même si les pistes cyclables traversent du terrain plat en alternance avec des collines aux pentes douces et de solides montées.

Avec le bon sens de la solidarité, ce serait arriver au boulot sans sueur alors qu'il n'y a pas de douche prévue, pour ne pas chauffer les narines des collègues par les odeurs de transpiration.

Le pieds pour tout le monde, quoi... et sans les mollets mis trop à contribution.

En finale, ce serait braver les intempéries avec le nez sur le guidon pour corriger une condition physique en déperdition quand la belle saison réapparaît et faire illusion d'une sportivité à toutes épreuves devant les voisins à vélo avec la discrétion du moteur électrique.

Jeudi, sur RTL, l'émission "Tout s'explique" expliquait comment maintenir un poids correct des personnes. Il était dit qu'il fallait des efforts légers mais réguliers pour le contrôler. Tout à fait dans les rayons du vélo électrique.

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Lors de mes dernières vacances dans le Trentino, des vélos électriques étaient proposés en location, ce qui m'avait inspiré pour l'écriture de ce billet. 

"Un vélo électrique reste avant tout un vélo", dit le spécialiste. Ce n'est pas une moto.

A de rares exceptions près, le vélo, ce n'est fait ni pour le cul-de-jatte, ni pour le vieillard impotent. Celui qui souffre de problèmes d'équilibre à vélo comme pourrai l'être celui qui souffre de VPPB, ne sera pas mieux loti avec de l'électricité comme pousse-pousse dans l'arrière-train.

Vous devez pédaler et bouger, mais l'assistance électrique rend les choses plus faciles comme si on avait en permanence le vent dans le dos. Après les 25 km/h, l'assistance électrique abandonne et les freins ne sont plus là pour assurer un freinage efficace puisque le poids du moteur accroît la distance de freinage. Le vélo électrique permet de rouler avec un partenaire au même rythme. Ce qui désigne ce vélo comme une activité sociale.

L'assurance Ethias répondait aux questions que l'on pourrait se poser à son sujet. 

Voici les réponses pour info telles quelles sans aucun intérêt personnel ni publicité. 

1. Mon vélo électrique est-il assuré en vacances ?

Oui, les assurances d'Ethias sont valables tant en Belgique qu'à l'étranger. Concernant l’assurance, nous distinguons deux types de vélos électriques :

A. Le vélo électrique à assistance au pédalage : la RC de votre assurance Ethias Familiale suffit pour ce vélo. Elle couvre d'éventuels dommages que vous ou un membre de votre famille causez à des tiers pendant l'utilisation de votre vélo électrique dans le monde entier. Les cyclistes passionnés qui s'entraînent intensément (par ex. pour l’ascension du Mont Ventoux) peuvent prendre une assurance Sports d’Ethias : elle couvre également les dommages corporels, en cas de chute ou de défaillance cardiaque par exemple.

B. Le vélomoteur électrique avec lequel il ne faut pas pédaler : pour ce type de vélo électrique, la loi vous oblige à souscrire une RC Auto pour circuler sur les routes belges. La RC auto vous assure également en  Europe en cas d'accident entraînant des dégâts matériels. Vous souhaitez être couvert pour des dommages corporels au cas où vous provoqueriez un accident ? Souscrivez alors une assurance conducteur.

2. Quels sont les avantages d'un vélo électrique ?

Le vélo électrique n'a que des avantages. En voici quelques-uns :

  • Plus abordable et plus écologique qu'une seconde voiture familiale.
  • Idéal pour le trajet domicile – lieu de travail : le matin, vous n'arrivez pas en sueur au bureau.
  • Bénéfique pour votre santé, votre condition physique et votre ligne.
  • Pratique pour emmener facilement vos enfants ou transporter vos courses dans une remorque.
  • Plus de mobilité pour les personnes handicapées ou en mauvaise condition physique.

3. Quelle est la différence entre un vélo électrique à 600 € ou à 6.000 € ?

Outre le design, le prix dépend de l'autonomie de la batterie et du niveau d'assistance au pédalage souhaité. Si vous désirez une autonomie de 80 km, vous paierez davantage que si 40 km suffisent. Vous pouvez évidemment continuer à rouler si la batterie est à plat, mais vous ne bénéficierez plus de l'assistance électrique. Le prix d'un vélo électrique standard est actuellement d'environ 1.200 €.

4. Dois-je recharger le vélo électrique tous les soirs ?

Si vous achetez un nouveau vélo, rechargez-le complètement. Il faut 5 heures pour recharger une batterie Li-Ion, il suffit donc de brancher le chargeur sur une prise de courant pendant une nuit. En général, il faut recharger le vélo lorsque la batterie est à 25 – 50 % de sa capacité. Si vous n'utilisez pas votre vélo électrique en automne ou en hiver, rechargez la batterie au moins une fois par mois. S'il gèle, rangez le vélo – ou la batterie si elle est amovible – à l’intérieur. Le rayon d'action peut diminuer de 30 à 50 % si la batterie est trop froide.

5. Existe-t-il des itinéraires spéciaux pour vélos électriques ?

Le secteur touristique a réagi à la popularité croissante du vélo électrique. Plusieurs itinéraires ont été tracés en Belgique : des Ardennes flamandes aux Cantons de l'Est, pour les amateurs ou les passionnés. Il y en a pour tous les goûts !

En résumé, les questions à se poser pour déterminer le choix du type de moteur et de batterie restent: 

  • Quelle assistance électrique m'est-il nécessaire?
  • Quelle distance à parcourir d'une seule traite dois-je pouvoir faire?

Mon copain, grand fan de cyclisme avec son Eddy Merkx, avec son expérience du Laos, me soufflait que le mal du vélo électrique était triple: 

  • le potentiel de vol du vélo électrique 
  • le déséquilibre du fait du poids et de la place des batteries
  • la courte durée de vie des batteries.

"C'était un must à Vientiane il y a deux ans. Maintenant, il n'y en a plus un seul," ajoutait-il encore. 

Il m'avouait qu'il restait un peu trop de temps sans bouger ces derniers temps et ne reprenait pas son Merkx préféré. C'est que là-bas, on devient "fiu" comme diraient les Polynésiens. 

En fait, le problème du vol n'est pas spécifique au vélo électrique. Sur ce dernier, il y a maintenant une serrure intégrée au moteur. Inviolable? J'ignore. Quand on est bidouilleur, même en pièces détachées, cela peut intéresser. Maintenant, si on dit qu'on pourra voler pour se rendre au travail, ou en camping avec Dubosc, sans tout changer, cela permettrait de revoir une partie des objectifs.  

Il m'ajoutait que si un cycliste ne montait pas sur un col, il ne connaissait pas ce qu'était le vélo.

Pour moi, les cols cela reste une affaire de chemises. Quand il y a des buttes à franchir à vélo, pragmatique, j'ai une fâcheuse tendance à chercher à les contourner. Puis, les problèmes d'encolure ne sont plus de notre âge. 

0.jpgCelui qui doit transporter une mallette pourrait trouver une solution grâce à la société greenenergymotors qui lance une mallette qui se mue en trottinette. Cette mallette contient les effets personnels et se déploie en valise à roulettes ou en trottinette électrique.  L'ensemble ne pèse que 12 kg et peut rouler à 20 km/h avec une batterie qui permet de parcourir 40 km dont la recharge demande une heure.  

Je n'ai qu'un vélo mais sans moteur, accroché au mur du garage de la bagnole. Alors, on étudie la cas de la fée électricité pour un futur et un moyen de le faire grimper à hauteur suffisante sur le mur du garage avec le moins d'efforts possibles.

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On parlait du silence comme avantage du vélo électrique.  

Comme tous les véhicules électriques, peut-être faudra-t-il, un jour, réintroduire le bruit comme sur les vélos d'antan pour prévenir de son arrivée.

Le jeu de cartes fixés par des pinces à linge pour pétarader comme une mobylette. Le silence du tout électrique devient parfois l'ennemi pour les rencontres avec les piétons. 

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Dans le trafic, les oreilles sont tout autant utilisés que les yeux. Il n'est pas rare de devoir rappeler à l'ordre le piéton qui n'a pas remarqué qu'il marchait sur la piste cyclable en partage sur le trottoir. Le dring-dring doit être utilisé, mais dans le brouhaha d'un trafic automobile, il reste souvent peu perceptible à plus de dix mètres. Tout véhicule électrique ne donne qu'un temps de réaction de moins d'une seconde et un espace de 3 mètres. Le fait que le vélo devienne électrique ne change pas radicalement le problème, si ce n'est que le potentiel de vitesses accrues existe.   

Je me propose de tester ce moyen de locomotion bientôt et j'espère revenir avec quelques expériences en plus. On trinquera et on "trekkera" ensemble sans plus s'en rendre compte.

Qui sait, on ajoutera, peut-être avant, un parapluie et une ombrelle interchangeable sur l'arrière de la selle et des pneus antidérapants pour les jours de pluies ou des pneus lisses pour les jours de sécheresses.

Le futur va encore apporter quelques surprises d'ingéniosité à la fée électricité du vélo. 

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Suite au prochain numéro, comme on dit dans ce cas-là.

Aujourd'jui, mon caricaturiste préféré, Vadot faisait sortir l'informateur avec une hache et un couteau dans le dos sur les traces de Froome et Contador mais sans moteur.

Demain, dans le défilé de la fête nationale, je verrais très bien des policiers en selle sur vélos électriques, puisqu'ils sont déjà en selle dans les rues de Bruxelles. 

La devise "Faire plus avec moins" serait ainsi radicalisée. 

Tiens exactement, ce qui se passe comme chasseurs de têtes...  

 


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Anecdote pour anecdote, le copain, Marcel Sel s'était baladé à la côte et y avait essuyé quelques crachins à la mer et écrivait ce petit mot "souvenir" avec une certaine philosophie au bout de l'aventure ---->>>

J'ignore s'il y fit du vélo. Aurait-il eu besoin de l'électricité en pousse-pousse dans ce cas? Une question qu'il me répondra peut-être.

Mais, cela m'avait rappelé ma prime jeunesse à bord d'une bicyclette le long de la côte. Novice du vélo à l'époque, ce fut un départ, tout frais, enjoué même entre copains, avec le vent arrière et un retour qui avait pris des allures de retraite de Russie avec le vent de face.

Pas de moteur, pour assouplir ces fameux coups de pédales qui n'en finissaient pas. Pas même de Paulette, de fille du facteur avec la peur de mettre le pied à terre. 

Pas fait de photos de cette époque?, me demanderiez-vous.

Dans le cadre du souvenir de 14-18, le JT de la RTBF parlait de cette "Petite Reine" qui n'avait pas de dérailleur. 

Non, personne n'y avait pensé. D'ailleurs, gardons-nous des souvenirs de calvaires ou de moments de gloire?

Prenons l'humour dans la Revue du Théâtre des Galeries:

podcastpodcast
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Après une semaine de pluies, hier samedi matin, xième jour de canicules ou de "canes aux cul" comme j'aime les appeler, j'ai enfourché mon vélo pour espérer récupérer un peu d'air frais par le seul mouvement. Un petit tour, mais sans faire d'excès.

Les photos, ce sera pour demain matin, en vélo, à la fête nationale et peut-être, en plus, avec la traditionnelle drache nationale en prime...

La nouvelle Reine sur sa petite reine, je l'ai vue lors d'une autre occasion. Un an déjà, depuis ces photos-là.

Sans drache nationale, voici la fête nationale 2014 avec le thème prégnant le centenaire de la Grande Guerre 14-18.

 

L'enfoiré,

 

Citations avec une prédilection pour celles de Pierre Dac: 

  • « Cyclistes, fortifiez vos jambes en mangeant des œufs mollets.  », Pierre Dac 
  • « Il est idiot de monter une côte à bicyclette quand il suffit de se retourner pour la descendre.  », Pierre Dac
  • « Sans l'invention de la roue, les coureurs du Tour de France seraient condamnés à porter leur bicyclette sur le dos.  », Pierre Dac
  • « Il y a deux sortes de cyclistes : ceux qui se font frapper par les automobilistes, et ceux qui frappent les piétons.  », Benjamin Dereca

 

Mise à jour 29 août 2014: En Norvège, l'auto électrique est victime de son succès. Dans le but d'inciter la population, exempter de taxes alors qu'elles sont lourdes pour les cousine à carburant fossile, le droit de pouvoir emprunter les couloirs des transports en commun,... une voiture électrique sur 160 habitants (32.000 voitures). Le cercle vicieux, les transports en commun sont dans des bouchons perpétuels. 

13/07/2014

Les études supérieurs? Impayables

Le prix des études supérieures est devenu impayable aux Etats-Unis. "J'espère avoir tout remboursé quand mes enfants entreront en fac", disait une ancienne étudiante américaine en journalisme

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Le mois de juin a été pour la plupart des étudiants, un mois de bloc et de stress à l'étude des tonnes de pages à étudier. 

Plus on monte haut dans la hiérarchie des études, plus cela coûte en temps, en efforts et en argent pour en sortir avec un diplôme en poche.

Un article de journal nous apprenait qu'une montagne de dettes attendait les jeunes à la sortie de l'Université aux Etats-Unis.

Une ex-étudiante y avait constaté qu'elle avait dû doubler le prix du minerval pour ses études en journalisme et qu'elle n'était pas seule dans le même cas.

Sans recourir à un emprunt ou sans faire partie d'une famille aisée, il était devenu impossible de poursuivre des études supérieures dans le pays de l'Oncle Sam.

De plus, le diplôme en poche n'assurait pas de trouver le boulot correspondant avec la formation. 

Cette journaliste en herbe ne faisait actuellement pas de journalisme. Elle travaillait dans le marketing parce que le journalisme n'était pas assez rémunérateur. Ce qui veut dire une perte d'expériences, à la longue, pouvait tourner à la perte de tous les bénéfices des études engrangées.

Dans le même temps, elle se retrouvait avec 120.000$ de dettes, qu'elle remboursait à concurrence de 1.050 $ par mois.

Elle avait calculé qu'à son 40ème anniversaire, si rien ne venait entraver ses projets et à condition qu'elle attende de fonder une famille au plus tôt à l'âge de 30 ans, elle arriverait à annuler sa dette. Quant à acheter une maison, il ne fallait pas rêver. 

En théorie, après 4 ans sous emploi correspondant aux études, un diplômé de l'enseignement supérieur pourrait gagné deux fois le salaire d'un non-diplômé. Mais, tout dépend du moment où ces 4 ans commencent.

Un cursus universitaire n'est pas la portée de toutes les bourses. La classe moyenne, elle-même, n'accède plus aux études supérieurs sans consentir d'énormes sacrifices. L'intérêt d'avoir quelqu'un déjà quelqu'un en place pour donner un coup de pouce est aussi à prendre en compte.

Ce n'est pas qu'aux Etats Unis, mais ici, le montant moyens des études à triplé en une décennie. 

Il y a 30 ans, la moyenne d'études dans l'enseignement supérieur était de 8.438$ par an.

D'après le Trésor américain selon le "Congressional Budget Office", cela représente plus de 29.400$ à payer en moyenne. 

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Le gap est aussi important en fonction du type d'école. Dans les écoles publiques, la charge financière s'élève en moyenne 14.000$ tandis que les écoles privés, il faut compter 33.000$ par an. 

Certains calculent et fixent le coût moyen global des études à 500.000$ à la société.

C'est dire que les parents des étudiants doivent se porter garants pour obtenir un emprunt et assumer les coûts engendrés par les études de leurs enfants. 

Le principe de l'éducation pour tous n'est qu'une gageure, que l'on commence à voir entrer parmi les rêves inaccessibles sans aide.

Y aurait-il une bulle spéculative dans l'enseignement américain et une remise en question des études supérieures?

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Le rêve américain en prend plein la vue.

"Nous sommes confrontés à une crise de l'enseignement aux USA qui limite notre potentiel de croissance futur et notre économie actuelle" disait Joseph Stiglitz. 

Absurde, pourrait-on dire.

La question vient normalement à l'esprit: "tout cela vaut-il la peine?".

Le calcul du prix / performance, l'investissement personnel et la rétribution des efforts consentis risquent, un jour, de ne plus être contre-balancé.

Un emploi de manuel est parfois plus vite disponible que celui de l'étudiant intellectuel à la suite d'études prolongées. 

Qu'est-ce qui a changé?

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Les professeurs sont-ils devenus trop chers?

Les écoles ont-elles des bâtiments voulus trop luxueux pour attirer les étudiants par l'image de marque qu'elles donnent?

Le matériel de l'enseignement, devenu hors de prix? 

La matière enseignée devenue trop complexe, trop éclatée et qui, de ce fait, demande plus d'enseignants experts dans leur domaine spécifique que par le passé? 

C'est un peu de tout.

De toutes manières, s'il s'agit d'une chasse aux sorcières et du bâton de celles-ci qui est devenu trop mal ajusté aux financements disponibles.

Les enquêtes PISA ne font qu'entériner le fait que les études supérieures pourraient avoir du plomb dans l'aile puisque les niveaux primaires et secondaires sont à la traîne.

Tandis que la durée de vie s'allonge dans les mêmes proportions que l'éducation, la durée d'une carrière se rétrécit pour exercer la profession choisie dans la partie active d'une vie.

Les cycles de vies sont passés de 18-40-20 années à 30-30-30. 

Quel sera le bout du tunnel?

Plus fort, cette prospective que citait Express.be qui pourrait bien exister si rien ne change et trouble complètement le jeu: 

La plupart des universités n'existeront plus dans 20 ans.

La hausse des coûts de l'enseignement, l'évolution du marché du travail et la génération internet sont les trois forces qui permettent d'augurer une révolution dans le monde de l'enseignement supérieur, affirme le magazine libéral "The economist".

L'enseignement supérieur est une grande réussite de l'Etat-Providence. Cet été, 3,5 millions d'étudiants aux Etats-Unis et 5 millions en Europe, obtiendront leur diplôme. Pour beaucoup, cela aura été possible grâce à l'aide de l'Etat. Mais contrairement aux autres secteurs, l'enseignement est resté relativement hermétique aux changements et on enseigne encore aujourd'hui comme on le faisait du temps d'Aristote.

1. Les universités ont un problème : leurs coûts s’envolent alors que leur productivité stagne. Protégées grâce au financement de l’Etat, et incontournables en raison de la valeur que les employeurs accordent aux diplômes, elles n’ont cessé de réclamer des frais d’inscription toujours plus élevés. Aux Etats-Unis, ces frais ont progressé chaque année 1,6% plus rapidement que l’inflation sur les 20 dernières années. Un diplôme permet encore de gagner 590 000 dollars supplémentaires au cours de l’existence, mais pour beaucoup d’élèves qui se sont lourdement endettés pour l’obtenir, et notamment pour les 47% d’entre eux qui abandonneront en cours de cursus (28% au Royaume-Uni), ils ne se justifient plus. Et les gouvernements sont de moins en moins enclins à apporter leur contribution.

2. Le marché du travail est en train d’expérimenter un changement majeur en raison de l'automatisation poussée (selon une étude de l'Université d'Oxford, plus de 47% de l’ensemble des emplois sont menacés). Désormais, le diplôme ne garantit plus la réussite, et il sera de plus en plus nécessaire de continuer à se former tout au long de la vie active.

3. Et l’internet qui a révolutionné les secteurs de la presse et de la musique est également à l’œuvre dans le monde de l’éducation, avec les MOOC (« Massive Open Online Course »), c’est-à-dire les formations en ligne. Quiconque disposant d'une connexion Internet dispose maintenant de la possibilité d'assister à des conférences données par les intervenants les plus brillants pour un coût très modique, représentant seulement une fraction du coût d’un cursus traditionnel.

0.jpg4. Les Mooc existent depuis 2008, mais jusqu'à présent, leur impact est resté relativement modeste. Cependant, on constate que de plus en plus d’entreprises et d’universités s’y intéressent, et se joignent à des projets de Mooc.

Cette constatation conduit The Economist à formuler les prédictions suivantes:

1. L’ascension des Mooc est irrésistible. L’un des prestataires, Coursera, compte déjà 8 millions de membres inscrits. Un autre, Udacity, s’est associé à AT&T et l’université de Technologie de Géorgie pour proposer des cours en ligne en vue de l’obtention d’une maîtrise d’informatique pour un tiers du coût de sa version universitaire. Harvard est sur le point de proposer un MBA en ligne pour 1.500 dollars

2. Les universités les plus prestigieuses, comme Oxford et Harvard, voient où est leur intérêt dans cette révolution, et elles tenteront de tirer leur épingle du jeu. D’un autre côté, à terme, la plupart des universités les plus obscures pourraient subir le même sort que les titres de presse qui ont raté leur entrée dans l'ère numérique, et disparaître.

3. Les Moocs (Massive Open Online Course) auront tendance à renforcer les inégalités, et elles seront particulièrement profitables pour les élèves les plus brillants. En revanche, les élèves les moins doués auront probablement plus de difficultés à s’adapter à l’environnement en ligne, où l’ils ne bénéficieront plus de l’encadrement offert dans l’enseignement traditionnel.

4. Les Moocs profiteront également aux professeurs les plus réputés. Une élite de professeurs charismatiques gagnera des salaires de rock-stars, ce qui suscitera la colère de leurs collègues moins recherchés.

5. Les politiciens subiront des pressions pour stopper cette révolution et protéger l’enseignement traditionnel. Mais The Economist leur recommande de considérer que les dépenses publiques doivent être consacrées à l’intérêt commun, et qu'elles ne doivent pas servir à épargner quelques professeurs de la concurrence. Ils ne devront pas perdre de vue que les Moocs permettront de démocratiser encore davantage l’accès à l’enseignement supérieur, et que, de ce point de vue, leurs bénéfices dépasseront de beaucoup leurs nuisances. Les gouvernements devront donc plutôt travailler sur la certification des diplômes, et la création de normes communes au plan international.

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La douche froide, quoi...

De plus, l'équivalence des diplômes de pays à pays n'est même pas assurée.

 

Le programme PISA

Bien connu pour ses ratings, ce programme ne cherche qu'à évaluer et à comparer les résultats de pays en pays. Bien qu'il s'inquiète des discriminations, il ne cherche pas à déterminer quels jeunes pourraient encore accéder aux études supérieurs dans le futur. 

Ce n'est pas, non plus, le rôle de ce programme-concours d'assurer un débouché à ses candidats d'excellence.

Tout est affaire de gros sous et le droit d'apprendre à sa guise ne fait pas exception.

Ce n'est plus par le "bluzz du philosophe et du scientologue" dans lequel on parlait des "études qui réussissent" que l'école devra répondre au phénomène de perdition de l'envie d'apprendre.

 

 En dehors des Etats-Unis.

En Belgique, un coup d’œil sur les minervals sont souvent donnés à titre indicatif. De plus, les étudiants sont répartis par catégories avec des tarifs différents selon qu'ils soient européens ou non, faisant partie d'un pays en voie de développement ou non. 

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Le montant magique du minerval se situe au niveau de 835 euros  (ULBULG, UCLUniversité de Namur) alors qu'à  l'Université de Gand, le minerval s'élèverait à 578,70 euros.

En France, 189 euros et 261 pour un Master.

A UK, 11.300 euros et 40.000 pour un Master.

La concurrence entre les université se lit entre les lignes d'un contrat d'admission.

Les frais annexes de logement dans des kots d'étudiants, ainsi que les cours écrits ne sont évidemment pas compris dans les minervals. D'après un rapport sur la question qui tente de donner des indices sur cette évolution, l’enseignement supérieur est en phase de transition. 

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Encore attaché à des valeurs traditionnelles, il est en train de s’adapter aux changements induits par les nouvelles technologies, l’économie de la connaissance, la mondialisation et une forte internationalisation, tant des étudiants que des enseignants.

Travailler dans le futur ne sera plus fait du même tabac qu'aujourd'hui. La tentation est grande de s'armer jusqu'aux dents, au plus profond des neurones quitte à devenir une obsession à collectionner les matières et les diplômes.

Cela n'empêche pas que les changements d'orientation et les offres d'emplois varient encore plus rapidement que par le passé.

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Suivre des études supérieures, au rythme où cela va, risque de demander une dose de courage, une conviction mixée à une envie d'apprendre sans faille et peut-être, un véritable sacerdoce.

A la radio, on parlait de l'inadéquation entre les emplois vacants à fournir et les études se creuse avec la question subsidiaire: Faudrait-il adapter l'enseignement au besoin des entreprises?

La réponse donnée était : l'école doit coller aux réalités d'aujourd'hui, et le manque d'orientation serait à compenser par des stages en entreprise.

Les études supérieures sont-elles encore une manière de s'assurer une vie décente à la hauteur des ambitions de l'étudiant et en prime, à satisfaire l'orgueil des parents qui ne sont jamais arrivés, eux-mêmes, à ce niveau d'études?

Le jeune remarque lors de sa recherche d'un emploi, qu'il a été floué et se voit rejeté par la société, le diplôme en mains, pour raison de sous ou sur-qualifications. 

En Belgique, 93,27% des élèves décrochent leur CEB (Certificat d'études de base) et peut passer dans le secondaire.

Et alors, a-t-on envie de dire. Ça fait une belle jambe.

L'enseignement primaire et secondaire est obligatoire et gratuit, tandis que le supérieur est souvent conditionné par des frais d'inscription avec des "barèmes à ne pas dépasser".

Selon certaines conditions, les étudiants des études supérieures peuvent bénéficier d'un prêt ou d'une bourse d'études quand ils sont considérés comme défavorisés. Le programme Erasmus se félicite pour une nouvelle année record avec près de 270.000 étudiants qui ont bénéficié d'une bourse pour compléter leur formation à l'étranger.

En France, il n'est pas rare que les BAC +5 ne trouvent qu'un job en position d'attente.

Une compétition mondiale dans un contexte de mondialisation serait le problème cité en France.

"La marchandisation grandissante de l’enseignement supérieur s’explique par une économie fondée sur la connaissance. Dans leur souhait de générer du profit, les établissements d’enseignement supérieur risquent de négliger les valeurs de l’université et leurs missions initiales. Les origines de la marchandisation, ses avantages et son coût sont à comptabiliser, à budgétiser pour préserver les valeurs éducatives de l’université et de protéger l’intégrité de la recherche scientifique.".

Rien ne sert de nommer le problème, il s'agit d'y répondre efficacement pour, seulement, garder une chance d'exister dans la société des nations et ne pas risquer de se voir rejeté par elle.

Un article présentait ce qu'on pensait en France et sur les manquements de l'éducation des jeunes: "Français en péril" dans lequel j'ai ajouté quelques cailloux dans la chaussure de l'auteur que j'aime bien pourtant. La langue est un outil de communication essentiel. Elle formate un contenu pour qu'il soit le plus clair et pour qu'elle ait le meilleur impact de persuasion à son auteur vis-à-vis de ses lecteurs. Mais, quand le message est creux, même bien formaté, on arrive à ce que la "communication cherche un contenu". Le bon usage de l'orthographe n'est pas la panacée.

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"Si l'éducation coûte trop cher, essayons l'ignorance", une phrase bien connue, mais qui ne tient plus la forme dans la distance sans se demander le pourquoi qui a une origine dans le jeu d'inflation insoutenable de son prix, de la déflation de son contenu utilisable.

D'après l'Education nationale, en chiffres bruts, on observe une progression continue des sommes consacrées à l’Education. Mais cela dépend des chiffres pris en compte et en euros constants, la dépense d’Education est stable depuis 2000. Par rapport à la richesse de la France, elle serait même en baisse. 

L'idée d'être autodidacte n'est pas à rejeter. Les nouvelles idées ne viennent pas de l'éducation. Elles ne sont que leurs extrapolations.

L'expérience du terrain reste primordiale et c'est son manque qui freine le recrutement des jeunes sortis des écoles supérieures.

Les études peut devenir permanente et avoir cours la vie entière. Des candidats à l'inscription dans un nouveau cycle d'études après une période sur le marché du travail ne sont pas rares.

 

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Parler des études supérieures, c'est comparer celles d'aujourd'hui avec celles d'hier.

De mon temps, Internet n'existait pas. Il fallait jouer son tour de passe-passe avec les moyens du bord: les notes que l'on se donnait sous forme de papier stencillé et de références de bouquins.

Les profs, eux-mêmes, écrivaient des livres avec leurs thèses sensés expliquer la substantifique moelle qui n'était pas dite pendant leurs cours. Les cours n'étaient qu'une sorte de prétexte à l'apprentissage personnel.

Du prix du minerval, je ne ne me souviens pas, mais on lire: son montant fixé par l’article 39 de la loi du 27 juillet 1971 sur le financement des institutions universitaires. Lui-même suivi de la loi du 29 mai 1959, en modifiant certaines dispositions de la législation de l’enseignement.

Les cours, il ne fallait pas les étudier par cœur, mais les extrapoler, les assimiler, en comprendre leurs finalités, ex-cathedra. Ils n'étaient que les substrats informatifs, préliminaires, imposés par des programmes très structurés et très formatés qui revenaient comme des bibles, chaque année. Programmes qui comme chez tout homme, évoluaient avec le temps. Les nouvelles idées, les découvertes et les théories étaient englobées en rapport avec l'âge et dépendant de la perméabilité au progrès du professeur lui-même.

Les études secondaires ne préparaient pas du tout au passage vers ses études supérieures. Il fallait s'adapter au manque de suivi en cours d'année. Pas de prise des présences, pas de places réservées comme pendant les cycles du primaire et du secondaire. Pas de questions à poser pendant la durée du cours. Les connaissances allaient, de la chaire de vérité du prof vers les étudiants. Les examens finaux déterminaient le niveau à atteindre. Le stress n'était pas moindre pendant cette période de juin. Période qui se poursuivait dès le mois d'août pour la deuxième sess. L'orientation professionnelle' se faisaient en "do it yourself". Peu de médias pour se distraire. La radio, Salut les Copains, une boum... la télé pour certains. Au bout du tunnel, un job presque assuré.

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Aujourd'hui, avec Internet, les médias et la connaissance mondiale sont à portée de tablettes. La télé n'a même plus la cote. Ce qu'on a gagné en efficacité a souvent été reperdu dans l'accroissement de la complexité et de l'importance de la matière même si tout est à disposition avec les softwares pour atteindre cette connaissance universelle. 

Au départ, un examen d'entrée à ce genre d'études.  A l'arrivée, c'est reparti à la recherche d'un débouché dans la vie active.

Les examens se passent souvent en deux passes.

Si certains sont réussis, en deuxième session (un 2ème "sess" comme on dit dans le jargon d'étudiant), parfois, il ne faudra plus les repasser après avoir atteint un seuil acceptable.

Les études se sont spécialisées pour créer des experts. Le généraliste a été dévalorisé. 

Beaucoup de jeunes restent comme Tanguy chez les parents en accumulant les diplômes dans des disciplines qui ne sont même pas complémentaires. L'orientation professionnelle, c'est souvent le bouche à oreille en fonction des débouchés dans le domaine des emplois vacants.

Tout change plus vite qu'avant et il faut pouvoir suivre.

Les CDI n'existent plus vraiment. Les remises en question arriveront à une cadence de plus en plus soutenue. Avoir plusieurs carrières actives dans une vie est une habitude qu'il faudra assumer.

Les études ne sont qu'un tremplin vers un potentiel et pas vers une assurance de succès.

Une société du savoir peut-elle encore exister pour tenter de garder une avance sur les robots réputés faire toujours mieux que les humains?

How to create a mind?

Deux questions très modernes, loin d'être anodines.

Transcendance, un film prédictif. Les singularités dont il est question, commencent dès l'université.

L'intelligence humaine devra dépasser l'intelligence artificielle, sinon elle disparaîtra de sa belle mort. L'intelligence artificielle est mise à jour en permanence. Elle ne vieillit, donc, pas. Elle n'aura pas d'autres sentiments que ceux-ci qui auront été imprimés dans ses circuits. Pas de grève, pas de trou de mémoire, cette "putain" de machine...

Dans les nuages, des dieux numériques se sont organisé.

"Eurek@ Google". Google, une nouvelle religion?

0.jpgLe pouvoir ne sera pas dans les mains de celui qui aura des connaissances mais dans celles qui a sauront quoi en faire et en tirer des idées originales qui risqueront de désarçonner les conservateurs du passé.

On apprend que Google va investir 100 millions de dollars dans les start-ups européennes. Quoi de plus normal, puisqu'elles sont des bouillons de cultures.

Je commence à comprendre le pourquoi du fait que le ciel est l'aboutissement pour beaucoup d'esprits comme une résurrection des phénomènes terrestres.

Là haut, il n'y a plus de prix. Tout y est gratuit.

Enfin... presque...

'Les fleurs du mâle' ont seulement perdu un peu de leurs pétales...


 

L'enfoiré,

 

L'école et le numérique

 

0.jpgCitations: 

  • « L'éducation développe les facultés, mais ne les crée pas.  », Voltaire
  • « Celui qui est maître de l'éducation peut changer la face du monde.  », Leibniz
  • « Pour obtenir des résultats cent fois supérieurs à ceux de la plupart des gens, il suffit de leur être supérieur de 10 %. », Sydney Harris 




Mise à jour 13 août 2014
: La télé parlait hier de "Teach for Belgium" qui apporterait une réponse par la discrimination positive.

Mise à jour 11 septembre 2014: Extrait du question à la une 



06/07/2014

La compromis "à la belge" ne marche plus?

Cette semaine, le Vif avait un article dossier qui disait "Tous paranos" en parlant des politiciens. Après Bart De Wever comme informateur du Roi, voici Charles Michel passé au même poste avec le même problème et sans solution après une semaine. Tout avait commencé en 2007. Répété en 2010, sans gouvernement ou plutôt gouvernement en affaires courantes, pendant 541 jours. Et si c'était Marc Wilmots, l’entraîneur des Diables Rouges, comme informateur? Que dirait-il? 

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- Bonjour Monsieur Wilmots.

- Bonjour Monsieur.

- Mon journal Le Vif a écrit un dossier dans lequel il qualifiait tous les politiciens de paranoïas. J'aimerais en parler avec vous puisque vous êtes réputé comme meneur d'hommes dans le football.

- Je vous écoute. 

- Marrant, on ne parle pas de nation belge, pays belge, patriotisme belge, juste de belgitude.

- Oui et alors? Vous y voyez un problème?

- C'est la force des mots au pouvoir?

- Oui et non... enfin, peut-être. Cette force, il faut la sentir dans son ventre.

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- La Belgique n'est pas morte, il reste la belgitude qui selon Wikipedia "est l'étendue de l'interrogation identitaire des Belges avec le sens aigu de l'autodérision qui les caractérise. Le terme a été forgé, au détour des années 1970-1980, par allusion au concept de négritude exprimé par Léopold Sédar Senghor. L'identité belge apparaît comme une identité « en creux » : elle se définit surtout par tout ce qu'elle n'est pas. Le Belge n'est ni Français, ni Néerlandais, ni Allemand, tout en étant un peu de tout cela: ancien sujet des Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche, ancien citoyen de la République française, puis du Premier Empire, Néerlandais après le Congrès de Vienne, enfin devenu indépendant à la faveur d'un consentement paternel des grandes puissances".

- Belle définition. Je vous remercie de le rappeler. Mais, avec les Bruxellois en capitale, qui sont fiers d'être Zinneke, c'est à dire "bâtards", même si cela ne rende pas la couture du pantalon avec le tee-shirt plus séante. 

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- L'esprit démocratique est-il en cause? 

- Probablement, un peu. Impliquée dans des contorsions partisanes comprises dans des programmes fourre-tout. Ce n'est plus du travail d'équipe. On joue aux billes alors qu'on devrait jouer au foot, faire des passes et dribbler ses adversaires. 

- On se méfie de tout au niveau fédéral.

- C'est çale problème. On informe mais on ne forme plus. On a besoin d'un vrai médiateur, une sorte d'ombudsman extérieur qui ne ferait pas partie d'un des partis en présence et qui modérerait les ardeurs des poueurs à la petite semaine. Comme vous le voyez, au niveau régional, les gouvernements se sont créés à la vitesse de l'éclair, entre copains. Dans l'ordre, ce furent la région germanique, la région wallonne avec dans la foulée la bruxelloise et en finale la flamande qui ont pris les devants sans attendre que la pluie rafraîchisse et mouille le terrain pour en faire une pataugeoire. 

- Je vous vois bien dans ce rôle. Une thérapie de groupe n'est pas à prendre avec la pince à sucre mais avec le sucre lui-même. Faire sauter le bouchon après le match et faire sauter les fusibles entre les joueurs pendant le match. Il faut cultiver les relations entre les acteurs comme une mise en pratique à expérimenter sur le terrain politique.

- La théorie, ce n'est qu'une entrée dans la pratique. Je connais. Le compromis existe dans mon équipe de foot mais il n'existe plus qu'en théorie et pas sur le terrain en politique. Je fais rentré mes réservistes en fin de match, ils sont encore frais et il remporte la victoire même à l'arraché et même si le spectacle n'est pas au rendez-vous. Quand les nerfs sont à bouts, fatigués cela rend la tension insupportable dans une température aussi chaude du Brésil. C'est bizarre que l'on ne doive jamais créé un gouvernement en hiver.

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- Exact. D'anciens politiciens comme Herman De Croo connaissaient la musique. Aujourd'hui, c'est son fils qui est à la barre et c'est par lui que le scandale est arrivé en 2007. 

Oui mais non, une phrase que l'on retrouve chez nous dans les conversations pour expliquer la manière de s'en sortir des situations les plus imbriquées. Les politiciens devraient simplifier ces situations avant de commencer à chercher à les résoudre.

- L'aval des partis et des actionnaires du club sportif est toujours nécessaire, non?.

- Au diable, les partis et les actionnaires. Ils ne jugeront que quand tout sera fini avec un gouvernement en place. La particratie gouverne trop la Belgique. On cherche trop de supporteurs de partis sans fixer dans la clarté, les projets de sociétés. L'électeur est obligé de voter pour un parti ou sélectionner des gens de celui qu'il a choisi. Il ne peut pas sauter de liste en liste dans sa sélection de candidats, même si les personnalités lui conviennent mieux que les idées melting-pot qui se trouvent dans les programmes. Vous trouvez cela normal? Ce sont des hommes qui font marcher les partis et pas les partis-.

- Vous avez raison, mais les candidats aux élections sont enclins à se dissimuler derrière des slogans pour ne pas paraître trop fragile et ne pas sombrer dans l'opposition ensemble. Les convictions personnelles sont mises au rabais face à l'ensemble des règles à jouer pour ne pas mourir politiquement. Cela permet de se justifier derrière un consensus du parti via le programme.

- Je sais. Mais être dans l'opposition en politique, c'est comme jouer en divisions inférieures. Nous ne jouons jamais pour le nul. Toujours pour la victoire. On n'y a plus rien à dire que de critiquer ceux qui sont en division supérieure quand ils ont mal joué. Si je n'ai plus mes fans et mes spectateurs, que pourrais-je apporter à mes Diables Rouges? 

- Et comme toujours, il y a des renégats, des lâcheurs, non? Des joueurs qui trouvent des clubs mieux payés. Josy Dubié qui a quitté les Verts par convictions. 

- Chez moi, quand on veut changer d'air même si l'idéologie globale se fondait dans ses propres convictions. Je ne les retiens pas. J'ai aussi éliminé quelques pommes pourries qui mettaient le trouble dans l'esprit d'équipe.

- Les partis, vous ne trouvez pas qu'ils sont juges et partis.

- On y fait du populisme comme Monsieur Jourdain de la prose. Vous savez que des bons joueurs ont été exclus au Mondial, après une faute et nous avons gagné tout de même. Je ne sais si c'est par pragmatisme ou par volonté de vaincre. Je pencherais pour les deux.  

- Traumatisme ou psychologique sur le terrain politique?

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- Très souvent psychologique. Un trouble créé par le manque de confiance pour correspondre au système belge. La confiance, c'est au coach à l'inculquer dans l'équipe. Le contexte socio-économique actuel polarise les esprits en perdition et il faut le requinquer avec des résultats. Peu importe s'ils sont récoltés avec du mauvais jeu. 

- Est-elle arrivé à ses limites?

- C'est ce que présupposait l'article du Vif que je lis régulièrement. Le confédéralisme haï par les francophones est en train de se construire par eux-mêmes sans que la NVA séparatiste n'intervienne et tombe comme un fruit mûr. Spitaels jouait à Dieu au PS dans les années 80. En ce temps-là, on ne faisait pas d'annonces pré-électorales. On n'annonçait pas la couleur, ni les noms des joueurs qui allaient faire partie du match. Les prérogatives qu'on sait irréalisable pour respecter les programmes, c'est de la bouillie. Avoir de l'intransigeance est coupable par manque de pragmatisme, puisque les coalitions se construisent arithmétiquement.

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- Travailler à la proportionnelle, c'est le plus démocratique, non?

- Tout à fait. C'est la démocratie à l'état pur qui ne propulse pas 49% des électeurs dans l'opposition. Mais cela impose des normes de sécurité et des convictions malléables, adaptables sans ukase, à la création de gouvernement. Que l'on surnomme un gouvernement "kamikaze" avant de l'avoir étudié, j'en ai rien à cirer. Les médias aiment donner un avis tranché et préfèrent ne pas s'immiscer dans des chasses aux sorcières, mais ils se doivent de ne pas tourner autour du pot. 

- Mais tout le monde dit non avant de commencer? 

0.jpgEn 2007, il y avait beaucoup de drapeaux belges aux fenêtres. C'est la même chose aujourd'hui mais pour une tout autre raison: le foot est devenu la seule entité fédératrice. Au centre, Madame "non" de 2007 a passé le flambeau à "Monsieur Non" version 2014 pour marquer sa différence. Encore une fois, vous trouvez cela fair-play comme préalable?

- Peur de ne pas être conforme au programme?

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- Peur de rester au purgatoire dans l'opposition, oui. Or, régner c'est pouvoir composer avec les idées et les raisonnements, même simplistes, en espérant qu'il n'y ait pas trop de schismes dans l'équipe. Les Croisés sont à nouveau en marche vers la Jérusalem du pouvoir, pas nécessairement pour la piller, cette fois, mais monter au perchoir sur ses murs mais qui, attention, peuvent devenir des murs de lamentations.

- Les oukases ont pris le pouvoir.

- Oui, et les vrais kamikazes se dessinent à l'horizon. Etre au dessus de la mêlée, Di Rupo en tant que premier ministre, l'a été. Dès qu'il a quitté le bateau pour se représenter, son leitmotiv, son slogan électoral a été de dire "que son parti a sauvé la Belgique".

- Sauvé quoi et qui?

- Bonne question. Pas les électeurs qui se retrouvent avec les mêmes problèmes, plongés dans le cambouis de tous les jours. Les loups radicaux sont devenus des agneaux radicaux et vice versa. Bart De Wever a cru bon avant les élections de demander la confiance des électeurs francophones. A-t-il réussi? Je ne crois pas.

0.jpg- Serions-nous devenus une république bananière?

- Je n'irai pas jusque là, nous n'avons pas 95% de la population qui se rallie à un parti unique, mais par certains points cela peut y ressembler puisque l'effort pour comprendre un programme de parti demande plus que cinq minutes de lecture. De plus, quand j'observe qu'il y a une aptitude pour être à l'attaque, je ne le mets pas dans la défense. En politique, on bouche un trou vacant sans tenir compte des compétences et des études. Je vous demanderez de trouver les noms qui correspondent à cela par vous-même. Rien de bien différent, ailleurs.   

- Les symboles prennent le pas sur les réalités.

- Oui, ça c'est sûr. On en joue avec la proie pour l'ombre dans l'anxiété, le stress. Des trucs qui se terminent toujours profil bas avec des acteurs qui ne savent plus comment se tirer d'affaire pour rester à la barre.

- Les médias sont aussi responsables de cet état d'instabilité.

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- Exact. Les politiciens sont invités et monopolisent les écrans et les radios pour expliquer l'inexplicable légèreté de l'âme. Les secrets de fabrication ne sont pas révélés à la population. La schizophrénie d'une génération catastrophe de jeunes prêts à tout pour vaincre sans ballon dans les pieds. Je l'ai été aussi sur le terrain. J'aime les jeunes, je les utilise, mais, parfois, ils s’excitent et doivent avoir un peu de plomb dans l'aile pour s'en rendre compte. Alexandre De Croo a débranché la prise en 2010 alors que son père avait compris la philosophie belge de la belgitude. En Belgique, nous assistons à un népotisme de bon aloi au gouvernement, non? Et comme les qualités ne se transmettent pas dans les gènes...

- Un bug politique est prévu?

- Possible et presque certain si les acteurs ne se rendent pas compte que pour faire un goal, il faut avoir un bon angle de tir. Nous n'avons pas une démocratie avec des partis au niveau national. Les régions se regardent en chien de faïence sans essayer de comprendre comment on crée de la faïence de l'autre côté de la frontière linguistique. Comment voulez-vous que les ingrédients du bug ne se présentent pas?

- C'est un fédéralisme de méfiance?

0.jpg- Tout à fait. Sans référendum dans la constitution et avec un tirage au sort, pardon, un scrutin à l'autre. Droite et gauche sont complémentaires. Si vous connaissez un terrain de foot, il faut garantir la défense du goal et des ailiers des deux côtés. La confrontation est systémique et non pas conjoncturelle.

- Les couleurs politiques en coalition ont toutes été utilisées, jouées. 

- Oui, il y a de la variété. On se croirait dans une représentation des homosexuels avec le gouvernement arc-en-ciel. Je rigole, c'était pour désigner la coalition des liberaux, des socialistes et des écologistes.C'est du "Zo dom & go more" pour finir par danser un Moonwalk. Je crois qu'il y aura beaucoup d'occasions pour le faire avant l'appel d'air qui créera notre gouvernement. Mais nous avons le temps, il vaut mieux bien le faire que de rater le coche. On ne tire pas au but à froid. Il ne faut pas courir comme des cons. Qu'est-ce que c'est que ça? Et après vous direz "j'ai mal, j'ai mal", ouais, eh bien trop tard!

- Comme l'a découvert mon journal, la Justice pourrait avoir une intervention du style "manu pulite" au sujet des collaborateurs engagés au CDH pendant les mois qui ont précédés les élections. Le fait que Benoit Lutgen qui a pris la relève avec le même surnom de "Mr. Non" n'est pas anodin. Mais cela reste des rumeurs à vérifier, bien sûr.

- Laissons faire la Justice dans ces cas-là. Elle est payé pour cela.

- Le dimanche 29 juin, pendant le dernier Kiosque de TV5Monde (15:00-30:00), la rédactrice en chef du journal Le Soir, Béatrice Delvaux, essayait d'expliquer la politique belge après une autre séquence sur la fin de vie. Une prémonition ou du hasard de la programmation?

- J'ai vu l'émission à partir du Brésil dans une période de repos. Il y était dit que la bonne méthode est l'écoute de l'autre, d'ouvrir les portes sans faire trop de courant d'air. Une nouvelle quadrature du cercle qui cherche à éliminer la NVA alors qu'il est impensable de le faire avec 30¨% des électeurs qui ont voté pour ce parti. Un centre droit ou gauche est une vue de l'esprit politique alors qu'il n'existe qu'un centre dans toutes les géométries du monde. Le seul centriste est le Roi Philippe qui, remplit un contrat en nommant des informateurs successifs, mais qui n'y est pour rien dans le processus de recherche d'une coalition. 

- Les journalistes présents sur le plateau étaient assez circonspects.

0.jpg- Normal. La plupart ne connaissent pas le vote à la proportionnelle et les alliances en amont. En France, un scrutin est brutal. La 4ème république a été la dernière qui ressemble au scrutin belge. La fidélité à la communauté linguistique et l'idéologie droite-gauche a cloîtré les partis dans des cases pour rester populaire horizontalement et verticalement. En Chine, tout est centralisé. Placer le fédéral dans une coquille de plus en plus vide après le transfert de compétence vers les régions, c'est pas leur truc en plumes. La Suisse ressemble à la Belgique. Elle est techniquement fédérale, et confédérale dans la pratique. Elle une logique impérieuse de l'intégration de l'extrême droite dure. Pas de filet de sécurité avec un cordon sanitaire. 

- La Belgique a une logique mixte, avec un monarque au milieu. Trouver un équilibre ne se trouve qu'après des palabres sans fin. début juillet. Quelle conclusion pourriez-vous en tirer? Prendre la technique suisse comme modèle?

- J'aime bien Etienne de Callataï, il dit ce qu'il pense. La Suisse n'est pas la Belgique. Chercher un modérateur d'urgence, un arbitre impartial qui compterait les points, donnerait des cartes jaunes ou rouges et qui sifflerait la fin de la récréation. Je ne le suis pas. Voilà ma suggestion et pas la recherche d'un porte-parole. Dans le foot, il faut de la chance pour gagner. En politique, c'est aussi un jeu dans lequel il faut être malin et compter sur ses adversaires pour combler leurs propres vœux sans s'en qu'ils s'en rendent compte. 

0.jpg- Vous êtes un bon client pour les médias et un expert dans la com. J'ai adoré vos perlesJe vous remercie pour votre logique expiatoire transférée dans le monde de la politique. 

En football, rien n'est jamais noir ou blanc, pourtant vous, les journalistes, ne semblez pas connaitre le gris. Tout le monde a reconnu qu'ils ont bien joué. Nous étions critiqués par la presse sur la qualité de notre jeu, sur le manque de spectacle. Maintenant, vous en avez vu. Ça, cela a été fait! Mais pas besoin de crier que cela a été magnifique. Cette fois, la marche argentine était trop haute. Tout se joue dans le détail. C'était danser avec le Grand Jojo ou danser un tango. Ce sera le tango. Le principal, nous avons montrer que la Belgique existe sur la carte du monde. Les échecs font toujours progresser.

0.jpg- Vous devriez entrer en politique ou devenir ce médiateur que vous préconisez. Vos fans vous verraient bien comme Premier ministre de la politique belge.

- Les places d'honneur ne m'intéressent pas. Je l'ai déjà dit et je le répète. La politique, c'est pas mon truc, non plus. Je suis devenu coach de foot après avoir été joueur de foot, moi-même. Tout le monde doit rester à sa place et au moment où il y est. Quant à être un Premier ministre, là vous n'imaginez pas à quel point, j'en suis éloigné. Puisqu'il faudra un jour penser au retour, je n'ai pas un très bon souvenir de notre match en Russie. On avait gagné, certes. Mais l'avion tremblant qui nous avait emmené là-bas s'était crashé quinze jours plus tard. On place toujours la barre très, très haut et on en veut encore plus. L'avion aussi. Bonne chance pour la traduction de mes propos. L'entraîneur qui va me suivre dans quatre ans ne va pas, non plus, s'amuser. Le problème, c'est que cela risque d'être moi!

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Pour le sport, la déception ne supprime pas le côté positif pour la Belgique et pour les Belges qui se sont mis à rêver.

Quant aux politiciens, faudra qu'ils guérissent leur parano avec la confiance qui ne nous a jamais quitté.

Bravo à l'Argentine.

 

La fête et les émotions restent toujours de toutes les expériences quand on ne démérite pas même en quart de finale.

 


 

L'enfoiré,  

 

0.jpg0.jpgCitations:

    • « La paranoïa est un virus qu'il suffit de transmettre dans les bonnes circonstances pour qu'il se développe tout seul.  », Maxime Drouot
    • « Tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien. », Ethan Hawke
    • « La liberté d’opinion consiste souvent à se retrouver exposé, au moment de la construction du cerveau, aux hurlements du foot, aux conditionnements publicitaires et sectaires.  », André Langaney

 

 

0.jpg0.jpgAprès les quart de finales, il y a eu les demi-finales.

Le Brésil a été humilié. Personne n'a compris.

Pourtant, les champions du foot, bien connus, étaient déjà sur la touche: Espagne, Italie, Portugal.

0.jpgLa finale, elle sera entre l'Allemagne et notre gagnant, l'Argentine et elle se déroulera à l'arraché dans les prolongations.

Les analyses qui deviendront des leçons, seront pour après. Le sport n'est qu'une parenthèse.

Avec la politique, il constitue un complément indispensable mais, toujours, avec des allures de vainqueurs et de vaincus.

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Mise à jour 12 août 2014: Jules Gheude remettait cela dans un article "Un rattachement en douceur de la Wallonie à la France".

Il ne parle pas de Bruxelles. L'esprit bruxellois n'y comprendrait rien. "Non seulement la Wallonie ne devrait pas affronter les scénario infernal du refinancement de la dette à des taux usuraires, mais son déficit se marginaliserait à l'échelle de la France. Et l'impact sur la dette et les besoins de financement de la République seraient mineurs et tout à fait tolérables", disait-il.

Le problème, c'est qu'il ne dit pas tout. Puis il doit avoir un terrible problème avec l'arithmétique.
 

Mise à jour 24/11/2014: Le miracle Suisse

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Mise à jour 20/5/2015: un an de gouvernement Kamikaze suédois

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Mise à jour 15/1/2016: Pour ou contre le séparatisme en Flandre:podcast

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29/06/2014

Rêve historique à Levico

Ce matin-là du 17 juin 1900, l'Archiduc Eugène d'Autriche s'était levé au G.H.I. de Levico et réfléchissait à ce qui s'était passé la veille lors de son inauguration.

0.jpg11 heure du matin, dans la chambre du 3ème étage du Grand Hôtel Regina.

- Bonjour Monsieur l'archiduc Eugène. Avez-vous bien dormi? Pourrais-je servir le petit-déjeuner sur le balcon?

- Je me suis levé avec un mal à la tête à avoir envie de tout jeter par la fenêtre. Probablement des suites de vapeurs d'alcool de la veille. Vous auriez pu me réveiller plus tard. La nuit a été longue.

Hier, j'avais assisté à l'inauguration du Grand Hôtel Impérial de Levico à mon initiative, même si certains points n'avaient pas encore été parachevés.

Je n'allais pas me plaindre, alors que le 20ème siècle ouvrait ses portes à des ducs, des archiducs, aux comtes et aux princes et j'en faisais partie.

De ma suite, j'avais une vue sur le parc. L'eau des thermes arrivait en droite ligne de la montagne dans ma salle de bain. Mais cela n'avait pas suffi pour me remettre en forme et me faire oublier ce mal de tête persistant. 

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J'étais venu en éclaireur quatre jours plus tôt.

Convaincu par le projet, j'avais télégraphié pour annoncer l'inauguration à quelques personnalités et dignitaires du monde de la politique et de la finance.

Mon annonce informait qu'un voyage avait été organisé à partit de Berlin et de Vienne jusqu'à Levico. Pour les autres, ils n'avaient qu'à trouver leur propre "modus vivendi".

Tout avait commencé grâce à Giulio Adriano Pollacsek, un businessman, philosophe allemand, qui a eu l'idée géniale de créer un hôtel dans le parc de 15 ha de Levico Terme à 20 kms de Trento.

J'ai tout de suite compris qu'il y avait quelque chose à en tirer, profitable pour la région du Trentino. 

Il existait une petite industrie qui produisait des eaux en bouteilles et une eau minérale, sensée réduire le stress et l'anxiété. 

0.jpgUne eau thermale  potable, sulfatée, ferrugineuse et arsenicale, appelée "Aqua forte", était connue depuis le Moyen-Age lors de l’excavation de la mine de cuivre à Vitriolo.

Une bénédiction pour les "pauvres" os, les "délicats" os, les "pauvres" artères de la noblesse autrichienne.

Arrivé à Levico en 1884, le promoteur Pollacsek avait eu un pré-sentiment, une sorte d'illumination. Il voulait utiliser les chutes d'eaux thermales comme potentiel économique, mais aussi comme un endroit de résidence de luxe pour les hauts dignitaires de ce monde. 

Une destinée bien plus grande que le village rural et champêtre n'aurait jamais rêvé jusque là: un centre international de tout ce qui se faisait de mieux pour la santé par l'hydrothérapie et la Roentgen thérapie. 

Il faut dire que son intuition s'est progressivement transformée en véritable engouement à la suite de l'inauguration de la première ligne de chemin de fer Valsugana qui reliait le village à Trento. 

J'ai soutenu ce Pollacsek dans son projet. J'aime les paris sur l'avenir, même s'ils peuvent paraître insensés.

0.jpgEt, cela avait réussi au-delà de toutes espérances. 

Les têtes pensantes et nobles avaient répondu par l'affirmative à mon invitation. Au rendez-vous, ils étaient venus en provenance de Russie, d'Angleterre, de France, de Suisse, de Belgique, de Hollande, d'Espagne, de Norvège et même d'Amérique, de Chine et du Japon. 

L'archiduc Carl Théodor de Bavière était parmi les invités. L'archiduc François-Ferdinand, le successeur au trône, allait se marier, en Bohême, le 1er juillet, avec Sophie, une noble mais qui n'avait pas de sang royal. L'empereur François-Joseph, malgré son désaccord, y était. 

Il aurait aimé avoir sa cousine, sa chère SissiElisabeth de Wittelsbach parmi les invités, mais celle-ci était tombée sous le coup de poignard d'un anarchiste, deux ans plus tôt. L'annus horribilis fut 1867, avant qu'elle ne devienne une inlassable mouette pour s'éloigner de la cour impériale qu'elle détestait. 

Ce lendemain de la journée de l'inauguration avait commencé sous les meilleurs auspices. Le soleil était déjà haut dans le ciel et les plus hautes montagnes perdaient leurs dernières neiges.

Il faisait déjà une chaleur torride dans la pièce. Il faudra un jour que l'on découvre un meilleur moyen de rafraîchir les maisons que par les réfrigérateurs à éther.

J'ouvris les fenêtres. Vêtu de la tête au pied d'un peignoir blanc. Je me rendis sur le grand balcon où une table avait été dressée pour le petit déjeuner. Pour moi, il était presque certain que les vœux de Pollasek allaient être exhaussés.

Je me félicitai d'avoir lancé ces invitations.

Cette inauguration avait été vraiment réussie. Rêvassant, je me rappelais les événements qui l'avaient entourée.

L'après-midi, les villageois avaient défilé en costumes folkloriques devant l'hôtel avant d'ébaucher quelques pas de danses. Ce qui avait fait sourire unanimement tous les invités. 

Le soir, ce fut le dîner dans une des grandes sales de restaurant avant de se retrouver dans le parc où un bal avait été organisé. Un feu d'artifice avait clôturé la soirée. Apparemment, ils avaient tous apprécié d'être là.

 

0.jpgQuelques anecdotes amusantes me revenaient à l'esprit.

Il y a eu celle du prince Albert de Belgique qui avait voulu raconter une blague au sujet au sujet de son oncle Léopold II

Âgé de 25 ans, il pouvait se permettre de faire tache dans cette haute assemblée vieillissante au sang bleu. Cela lui permettait d'achever sa vie de garçon car le 2 octobre de la même année, il devait épouser, à Munich, Élisabeth, la duchesse en Bavière.  Il en revenait et sa fiancée n'avait pas désiré l'accompagner.   

C'est clair, amateur d'humour belge, Albert avait voulu impressionner les quelques personnes qui se trouvaient autour de lui.

Dans sa blague, il était question du Trésor de l’État et de son oncle qui aimait les belles femmes et qui voulait toujours agrandir son Congo. Pour y arriver, son nouveau stratagème passerait par la création de parcs nationaux qui dépasseraient les frontières actuelles du pays.

Rien n'était vrai, bien entendu. Rien que de la dérision, mais qui avait intrigué d'autres convives qui s'approchèrent et commencèrent à l'entourer comme s'il était devenu la vedette de la soirée. Pour enterrer sa vie de garçon, qu'espérer mieux? 

Mais, quand on connait la taille du Congo par rapport à la Belgique, c'était plutôt ambitieux. Pas pour Léopold II qui a écrit, un jour, ces mots "Il faut qu'un jour le drapeau belge flotte dans les cinq parties du monde pour devenir la capitale de l'Empire belge". 

0.jpgAu début du 20ème siècle, faut-il le rappeler, la Belgique arrivait en deuxième position parmi des puissances économiques mondiales alors qu'après la guerre, elle fut coupée du monde, exsangue.  0.jpg

Selon le plan intime de son oncle, d'après les dires de son neveu, cela se résumait à vouloir impressionner sa nouvelle dulcinée, Blanche Delacroix. Dulcinée, 50 ans plus jeune que lui alors qu'il avait atteint l'âge respectable de soixante-cinq ans. Le secret de leur liaison éventé très vite, avait engendré une traînée de poudre de contestations jusqu'à attaquer la voiture de Blanche en arrivant au Palais. Ce qui avait mis dans une colère folle, à répéter sa volonté d'abdiquer, le destinataire de ces visites. 

Ce qu'Albert ignorait, c'est qu'au même moment, son oncle avait émis le souhait de léguer son important patrimoine privé à l'État belge, à condition express de ne pas l'aliéner, de préserver ses beautés naturelles et de mettre certains biens à la disposition de la famille royale belge et de la Nation. Pour lui, ses biens immobiliers devaient surtout appartenir à la Belgique et ne pas être divisés entre ses trois filles dont deux d'entre elles avaient épousé des princes étrangers. Ce qui les rendaient suspectes à ses yeux.

Ce genre d'objectifs intimes n'auraient, heureusement, jamais pu arriver aux oreilles de son neveu. Son oncle n'avait pas l'habitude de révéler ce genre d'ambitions à son entourage direct. Cela aurait fait mauvais genre et pas très "diplomatiquement vôtre" de révéler la vérité.   

Moi seul, un peu complice, j'avais eu vent de la vérité dans son ensemble et j'avais souri de bon cœur, de la blague d'Albert alors que d'autres invités n'avaient pas compris la dérision.

Toutes les langues européennes n'étaient pas encore parlées dans toutes les Cours de cette Europe morcelée en grands empires bien que le français était le langue considérée comme universelle chez les Habsbourg.

Le financier Wilhem Carl von Rotschild et le fils d'un industriel italien, Vittorio Gnecchi, étaient polyglottes, mais les têtes couronnées avaient l'habitude d'avoir des interprètes avec eux dans les grandes réunions politiques.

Le prince Scipione Borghese était resté de marbre comme il en avait l'habitude. 

Ludovico Chigi avait eu un rire pincé pour ne pas paraître idiot. Et pourtant...

Le duc Visconti de Modrone avait très vite compris qu'il n'était pas à sa place et avait regagné un autre groupe de convives.

"Ces Belges sont des ignorants du protocole de la Cour et de l'étiquette", se disaient-ils et certains devaient se sentir visé par les mêmes penchants.

Le prince Chlodwig zu Hohenlohe-Schillingsfürst souleva les épaules avec une sorte de moue ironique pour dire que ce genre d'histoire n'amuse que les Belges, tandis que les jeunes Antonio Feltrinelli et Edoardo Sonzogno de Milan crurent bon de lancer une autre blague, italienne cette fois, en espérant qu'elle soit dans la même lignée de l'histoire belge et n'eut pas le succès escompté. 

Nous étions le lendemain matin et le déjeuner terminé, je rentrai dans ma chambre. Sans succès, j'avais tenté de localiser le hibou qui lançait son cri inquiétant, reconnu pour couper le fil de la destinée d'après la tradition. Cela aurait été de très mauvaise augure. 

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Les dernières neiges subsistaient sur les plus hauts sommets à ma gauche, tandis que devant moi, les montagnes s'étaient défaites presque totalement de toutes ses taches blanches. 

Le parc, devant moi, occupait une grande partie de la superficie du village.

On y avait planté 76 d'essences d'arbres exotiques ou épicéas, plus normaux pour une altitude de 500 m. Parmi eux, deux séquoias géants, qui, encore jeunes, prenaient déjà de plus en plus de hauteur. 

La fontaine devant l'hôtel ne faisait pas plus de bruit q'un suintement. 

Je planifiai d'aller sur le lac de Levico à bord d'une barque. Ma voiture garée sur le parking, le long de la villa attribuée à Sissi, m'y conduirait. Cette chère Elisabeth, comme elle me manquait. J'avais tout fait pour que le promoteur du projet lui réserve cette villa à côté de l'hôtel.

La cloche de l'église à ma droite se mit à sonner les heures tellement fort que j'en fus surpris.

 

Le réveil

0.jpgNon, ce n'était pas la cloche d'église, c'était le réveil matin qui sonnait à mes oreilles. La voix de mon, épouse et un pincement au bras me réveillèrent complètement. 

-Tu ne te lèves pas ? Nous allons être en retard pour le petit-déjeuné. A dix heures, il ne va plus rien rester sur le buffet du petit déjeuner. Si tu veux encore aller en excursion dans les Dolomites, il faudra que tu te dépêches.

J'étais revenu au 17 juin 2014. J'avais rêvé et tout cela n'était arrivé que dans mon rêve qui venait pourtant bien à propos pour prouver que j'avais retenu la leçon qui j'avais lu. J'avais seulement extrapolé dans un voyage dans le temps. De ce rêve, pour ne pas paraître ridicule, je n'en racontai rien à mon épouse. 

Aucune inauguration n'avait eu lieu, la veille. Tout avait été la routine comme tous les jours.

Si ce matin-là, nous étions, aussi, un 17 juin, c'était 114 ans plus tard. 

Au retour de mon jogging, un brin de causette avec la réceptionniste de l'hôtel me révéla qu'elle ne s'était pas rendu compte qu'elle vivait l'anniversaire de l'ouverture de l'hôtel. "Avec le temps, tout s'en va", comme le chantait Ferré. 

Les deux jours précédents avaient été des jours de pluies après une semaine de chaleurs intenses de plus de 35°C. Cette fois, un pâle soleil ne passait que difficilement les nuages rendant plus respirable l'atmosphère pour une course éventuelle.

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Ce jour-là, le rêve pour le vacancier en quête de soleil, ne fut que de courte durée. Les nuages reprirent, très vite, les derniers quartiers perdus de cieux bleus. La piscine était désertée.

Les réalités reprenaient le dessus. La promenade semblait le seul dérivatif possible. 

Si le cadre était resté le même, les événements s'étaient succédé pendant ces 114 ans qui précédaient. Dans le parc, l'un des deux séquoias était mort en 2007 et avait été conservé religieusement découpé en plusieurs morceaux.

Nous étions en retard pour nous rendre dans les Dolomites. La visite de celles-ci ont été reportés au surlendemain, un choix qui fut parfaitement en concordance avec le climat qui s'était complètement remis ce jour-là.  

Entre temps, j'ai pensé continuer à remonter le cours de l'histoire pour compléter mon rêve historique.

Récemment, je parlais de l'Esprit de famille", de grandes familles. Cette histoire-là, si elle gardait un esprit de famille, eut quelques dérapages incontrôlés.

Nous sommes en 2014, l'année du 100ème anniversaire de la première guerre mondiale alors pourquoi pas rappeler ce qui l'a précédée en gardant en parallèle avec l'histoire de l'hôtel. 

 

Les familles imbriquées des Habsbourg et des Saxe-Cobourg

Toutes deux ont défrayé la chronique européenne. 

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Du côté Belgique: Léopold II a eu un fils unique, qui mourut à l'âge de 10 ans. 

Le prince Albert de Belgique, duc de Saxe, prince de Saxe-Cobourg-Gotha, devint le 3ème Roi de Belgique, puisque Baudouin, fils du comte de Flandres qui devait devenir l'héritier du trône, décédait mystérieusement à l'âge de 21 ans. Une mort qui a fait penser à une réédition de l'histoire de Rodolphe à Mayerling, le troisième fils de l'empereur François Joseph et  Sissi. Toutes les spéculations, les plus folles, ont couru après la déclaration officielle de "pleuropneumonie infectieuse avec néphrite aiguë, hémorragie et endocardite". Duel? Suicide? Règlement de compte?

Le 14 décembre 1909, trois jours avant sa mort, Léopold II épousait une deuxième fois, religieusement, sa jeune dulcinée, Blanche Delacroix. On disait du mariage avec Marie-Henriette, décédée en 1902, qu'il était « celui d'un palefrenier et d'une religieuse », la religieuse étant le timide et le renfermé Léopold. Pendant dix ans, sa "Très-Belle" Blanche, comme il l'appelait, était venue, une fois par semaine, occuper une chambre du Palais. Épouse morganatique, elle avait reçu le titre de Baronne de Vaughan avec une attribution d'une véritable cour avec officiers d'ordonnance et toute la domesticité appropriée. Les deux fils de cette union n'ont jamais été reconnus. Lucien avait reçu le titre de duc de Tervuren et Philippe, celui de comte de Ravenstein. Ils furent adoptés par le roturier, Antoine Durrieux, deuxième mari de la "Très-Belle", deux ans après la mort de Léopold II. Lucien possédait, chez lui, un véritable petit musée à la gloire de la famille royale. Des photos et des lettres dont une de son père naturel qui disait: "Cette jeune femme m'a donné l'extrême tendresse qu'une femme jeune peut donner à un vieillard".

Les goûts et les couleurs se perdent toujours au travers d'affaires d'esprit, de cœur et de sexe.

Convaincu de l'imminence de la guerre, il voulait encore voter une loi sur le service militaire obligatoire.

 

Du côté Autriche: Cette histoire à rebondissements a aussi connu des malédictions dans une soupe de sang bleu et que l'on pourrait titrer de "Pouvoir, argent, sexe et catastrophes" avec un coup d'arrêt en 1914 dans une autre soupe de sang bien plus rouge, cette fois. 

0.jpgL'empereur François-Joseph, de "droit divin", n'eut pas une vie moins mouvementée. Parsemée de guerres, d'affaires de cœur et d'argent, il s'était laissé "harponné" par une actrice Katarina Schratt pour "papoter" selon la formule consacrée pour désigner les rencontres sur l'oreiller. C'est Sissi, son épouse qui avait poussé ces rencontres puisqu'elle ne pouvait assumer son rôle d'épouse à Vienne qu'elle détestait. Trop éprise de liberté.  

L'efféminé, Louis-Victor, mêlé à un scandale, tomba en disgrâce et fut exilé au château de Klessheim. 

Le frère de l'empereur, Maximilien 1er, fusillé au Mexique. En 1927, sa veuve, Charlotte, décéda emportant avec elle les derniers soubresauts des fastes d'antan de cette famille impériale. 

Les empires européens et monarchies séculaires s'étaient effondrés.

Lors d'un pèlerinage en Terre sainte, le bigot, Charles-Louis, qui avait bu de l'eau du Jourdain, contracta une fièvre typhoïde dont il mourra. Celui-ci était le père de François-Ferdinand qui mourut le 28 juin 1914, dans un attentat à Sarajevo, qui entraîna la Première Guerre mondiale. Plutôt un prétexte pour régler les comptes du nationalisme après l'ultimatum autrichien envoyé à Belgrade. Engrenage activé par un jeu d'alliances. 

"Sarajevo, où tout commence et tout fini", (c1). 

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Guillaume II sera le dernier empereur d'Allemagne à la fin de la guerre. 

Fantasme de la Grande Belgique, après la guerre, avec Albert Ier comme Roi de Jérusalem, héritier de Godefroid de Bouillon. Mobile: business, religion, idéologie...


La suite de l'histoire de l'hôtel. La première guerre mondiale ne lui a pas fait subir de dommages, alors que Levico n'était pas loin du front italien.

Au cours de la 2ème guerre, par contre, l'hôtel avait été réquisitionné par le Général allemand, Kesselring, commandant le siège de la Wehrmacht pour la zone nord-est et le siège de la marine allemande pour la région Adriatique. C'est cette situation qui occasionna des bombardements répétés par les Alliés. Bombardements qui entraînèrent la destruction presque complète du Grand Hôtel qui portait, alors, le nom "Regina".

Après la guerre, les sources thermales sont devenues la première propriété de la Région du Trentin-Haut-Adige.

De 1973 à 1996, la propriété de la Provincia Autonoma de Trente a géré les sources thermales, le grand hôtel et l'usine d'embouteillage de l'eau naturelle.

Ensuite, la gestion de l'ensemble a été confiée à la société privée, Levicofin.  

En 1984, près de cent ans après la construction de l'hôtel, celle-ci s'est chargée de la reconstruction dans le style Liberty de la "Belle époque" avec l'aide des photos d'avant les sévices encourus. A cause du tourisme, les soins par les boues et les eaux ferrugineuses étaient redevenus à la mode.  

Une résurrection intéressée, donc et une nouvelle gageure, en somme... 

Tout devait ressembler sans que cette fois, ce soient des têtes couronnées à inviter, mais des touristes qui payeraient leurs vacances avec leurs propres deniers et pas ceux de la nation austro-hongroise qui n'existe plus que dans les rêves anciens. 

 

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Un potentiel d'excursions

Pour compléter l'histoire, une visite à la ville de Trento s'imposait. La ville tire sa célébrité du "Concile de Trento" qui s'y tint de 1545 à 1563 et qui devait répondre aux menaces du protestantisme sur l'Église catholique. Cela reste une jolie ville avec sa cathédrale, son chateau et ses rues piétonnières.

Quant à la visite des Dolomites considérées comme une des merveilles du monde dans les catalogues touristiques, c'est en montant vers Canazei, que l'on peut trouver une des apothéoses. Au retour, un accident de parcours de la modernité qui n'aurait donc aucune raison pour figurer dans ces lignes.

 

L'actualité et les suppositions

0.jpgSans placer dans l'ombre ces histoires oubliées, l'actualité était ailleurs.

Je pourrais rassurer l'archiduc Eugène en disant que deux ans après sa visite à Levico, la climatisation moderne avait été inventée  par Willis H. Carrier. Mais la "clim" ne fut révélée au public que 25 ans après. 

Mais est-ce aujourd'hui tellement différent?

Albert II abdiquait le 3 juillet 2013.

Delphine Boël, une fille qu'il aurait eu hors-mariage, une affaire qui n'est toujours pas réglée, même pas invoquée lors de l'interview de son père présumé à RTL.

0.jpgDans l'ancien temps, comme on dit chez nous, la noblesse assumait souvent sa charge jusqu'à ce que mort s'en suive. Aujourd'hui, chacun prend sa retraite tout en espérant garder les mêmes privilèges.

Une différence avec le passé? A peine...

Je me demande ce que ces archiducs auraient pensé du Mondial et de la Saquadra Azurra, du bal masqué qu'il a engendré et des événements du monde actuel qui n'est pas plus, un rêve qu'un cauchemar à inscrire sur les tablettes de l'histoire. 

Quant à Léopold II vis-à-vis des Diables Rouges, qui jouent "à qui joue mal, gagne", vous pouvez vous imaginer quelle distribution de décorations au rang de commandeur de l'Ordre de la Couronne, il aurait pu faire puisque c'est lui qui les avait institué.

Le romantisme est mort. Paix à son âme.

En cachant la moustache ou la barbe, d'après vous, ces archiducs se seraient-ils tous planqués sous un masque de boue à Levico ou en pleine sudation sous les masques et le soleil du Brésil?

Votre réponse ne serait qu'une preuve de votre imagination, de supputation, bien entendu. 

Côté positif de notre époque, la restauration du G.H.I., pour les intimes, n'a pas été perdue pour tout le monde. 

Le tourisme est devenu une manière habile de conserver le patrimoine d'un pays.

« Un séjour dans un paradis, paraîtrait l'enfer » disait Sissi en parlant de la Cour.

Cela aussi, n'a pas vraiment tout à fait changé si ce n'est la vitesse qui s'est accélérée pour passer de l'un à l'autre.

Mais, ce passage "paradis-enfer" permet à des gens comme vous et moi de pouvoir rêver et de jouer un rôle théâtral inimaginable pendant l'espace de quelques jours de vacances.

Je ne sais si cette débauche de départs en vacances furent un progrès ou non et si l'histoire fait partie de vos passions. 

A vous de me le dire. 

En attendant, bonnes vacances aux juilletistes...

 

Tout cela en photos à la suite d'un clic

Pourquoi pas en entonnant une chanson de rêves...


 

L'enfoiré, 

 

Références historiques prises au vol dans le livre  de Luykens "Surprenantes histoires de l'Histoire de Belgique".

 

Citations:

  • « L'histoire est un perpétuel recommencement. », Thucydide
  • « L'histoire est écrite par les vainqueurs.  »,  Robert Brasillach
  • «On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C'est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé. », Coluche 

22/06/2014

La productivité, un vilain mot?

La semaine dernière, on parlait du progrès. Le progrès apporte-t-il plus de productivité? Un article de l'Echo, m'avait interpellé. A la base, une enquête avec Mathieu Pleyers qui répondait à un journaliste. En cause, un potentiel de 40% de productivité des entreprises qui serait loin d'être atteint.

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S'il n'est pas atteint, c'est que l'optimaliser la production n'est pas dans de bonnes mains de la gestion.

Productivité, rentabilité, compétitivité, des mots qui résonnent et agacent les uns et turlupinent les autres comme un leitmotiv. La récente annonce de licenciement de 2500 postes de travail dans la société Delhaize remet le couteau dans la plaie.

L'article disait: "La plupart des gens associent la productivité aux Temps Modernes de Charlot. Mais utiliser la productivité pour mettre la pression sur les gens n'est pas la bonne méthode. Il faut l'envisager comme un indicateur de problèmes cachés dans l'entreprise". 

Comme tout est devenu plus imbriqué, dépendant l'un de l'autre et qu'en plus on produit plus que ce qu'on produit localement, la productivité s'est vue externalisée. "Les entreprises ne crée pas l'emploi" comme le constatait le "Monde diplomatique" de mars. Le pacte de responsabilité n'a jamais vu le jour.0.jpg

Le salariat, pris en otage, et l'obéissance vis-à-vis du système vont de pair. C'est marche ou crève. Les entreprises sont dépendantes du bon vouloir de dépenser de leurs clients, particuliers ou entreprises qui seront intérieures ou extérieures et alors confrontées avec des cultures différentes et des règles qui ne le sont pas moins. Le serpent se mort la queue avec sa politique macroéconomique. Pour les Etats, pour attirer les investisseurs, il ne reste que leur donnant de meilleurs intérêts parfois notionnels en échange de création d'emplois. Les entreprises opèrent donc l'emploi et pour se faire, le dissèquent en rejetant l'inutilisable.     

Les différents points de l'enquête furent (en gras dans le texte):

0.jpg"Le manager est isolé et vit dans une bulle". 

Cela pouvait être le cas pour pas mal d'entre eux. En fonction du niveau du management. 

J'ai connu deux phases si pas trois: employé, manager sur la première marche avec quelques personnes sous mon contrôle et à nouveau employé sans personne sous moi, tout en gardant un statut de management.

Pendant la 2ème phase, je disposais d'un bureau que je n'occupais que quand il le fallait vraiment sinon je le désertais. Une manière de procéder qui est loin d'être courante au niveau mangement.

"Un logiciel pour effectuer la sélection des CEO pour rectifier les erreurs du passé".

Enfin, pas uniquement CEO mais pour tous les postulants à un job un peu structuré. Zidcard a imaginé un logiciel qui ferait une pré-sélection des candidats à l'investiture d'un emploi en trouvant ceux qui les plus pertinents pour une fonction donnée. Un profiler pour employeurs et chasseurs de têtes dans le recrutement qui passerait par le benchmarking via l'inscription de ses candidats qui resteraient anonymes. Un marchand de compétences qui permettrait de sortir de la Toile ceux qui y resteraient sans en tomber au travers de ses mailles. Le problème sera peut-être d'équilibrer qualité et quantité de compétences en fonction de l'expérience qui ne s'apprend qu'à l'usure et pas sur les bancs de l'école.  

"La productivité est mal vue parce qu'elle fait penser à une réduction des coûts. Elle impose de faire plus avec moins de moyens et sans donner les outils".

Tout dépend de la motivation. La motivation est une opération de séduction qui ne se crée pas d'elle-même. Elle doit se retrouver dans ce que l'on fait, dans les projets intéressants, sans pour cela avoir des "milestones" dont on ne peut changer les échéances ni les limites. Sans cela, le stress doit ralentir les projets. Stress qui se transport jusque dans le foyer. Établir un planning est toujours risqué et dépendant de paramètres qui se trouve en dehors du contrôle du niveau mais qui remonte au sommet de la hiérarchie. 

0.jpgLa confiance des entreprises face au marché du travail à baissé de 11% en 2013. Cela a entraîné des coupures dans les budgets et des licenciements. Les exigences ont progressé. Dans le même temps, les employés reconnaissaient pour 27% d'entre eux que les relations avec les dirigeants des entreprises se sont tendues.

La crise, tenue pour responsable, paralyse 42% des acteurs des employés tandis que 33% des employeurs craignent que leurs employés ne quittent après la crise. Peur du changement dans les deux sens.

Le manque d'innovation, de volonté de remise en question, existe de part et d'autre.

0.jpgDéjà en 1987, Robert Solow disait "L'ère de l'informatique se retrouve partout sauf dans les statistiques de la productivité".

L'innovation est souvent complice des crises. Le PIB d'un pays ne suit pas l'innovation qui "dégraisse" les entreprises plutôt qu'elle ne les engraissent en main d'oeuvre.

L'amélioration du niveau de vie en est réduit d'autant. La rentabilité de l'innovation est difficilement mesurable. Un site Web bien conçu peut rafler tous les clients potentiels alors qu'il n'est qu'une image virtuelle d'une société. L'image qu'une société donne d'elle-même à l'extérieur est une bonne chose en soi, mais ce qui se passe à l'intérieur d'une société ne l'est pas moins. Si le personnel ne se sent pas bien dans leur peau en effectuant les tâches, cela fera tache d'huile vers l'extérieur.

"L'amalgame existe entre rentabilité et compétitivité

Là, il faut creuser et remonter à la source des mots.

"La rentabilité est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employées pour l'obtenir en associant l'idée d'investissement initial. La productivité mesure l'efficacité d'un processus à transformer un ou des facteurs entrants en un résultat en lien avec la notion la plus élémentaire du rendement. La compétitivité désigne la capacité d'une entreprise, d'un secteur économique, d'un territoire à vendre et fournir durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence le secteur économique, d'un territoire à vendre et fournir durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence", dit Wikipedia.

0.jpgLa productivité est une considération en interne et en exclusivité dans les mains de l'entreprise. 

La compétitivité, elle, est dépendante de l'extérieur, du contexte de temps et du lieu dans lequel, ils s'inscrivent.

Le rendement est lié aux facteurs de production. La productivité se calcule en mettant en corrélation les besoins des acheteurs potentiels et la production. En d'autres mots, ils faut des prospects qui deviennent des clients pour que cela fonctionne.

C'est revoir ce qui reste invendu pour ne pas produire plus, avant de chercher des possibilités à l'étranger via l'exportation. 

Le meilleur marché est celui qui est équilibré entre l'offre et la demande comme l'écrivait Josph Stiglitz dans la préface de son livre "Le prix de l'inégalité".

0.jpgCela nécessite des études de marché préalables qui souvent ne sont faites qu'au feeling suivant une conjoncture à un moment précis.

Quand la production fait sortir le résultat sur les marchés, sera-t-elle encore compétitive et en correspondance avec les besoins de clients potentiels?

Le marketing entre en jeu et doit se charger de 'fourguer' la marchandise avec l'aide de la publicité, d'accord, mais elle aussi prend sa part du gâteau et devrait faire partie du budget alloué au projet et quelque part des "Profits & Losses".

Faire le plus de bénéfice, quand la concurrence n'existe pas ou peu.

La technique passe par "cash flow" pour réinvestir et puis, lâcher du lest dans les prix pour ne pas rester avec trop d'invendus au sujet des productions plus anciennes. Les soldes sont souvent utilisées pour répondre à ce problème d'invendus mais pas dans tous les secteurs.

Alors, où vont-ils? A la casse ou ils sont reconditionnés si la possibilité existe dans d'autres pays moins à la pointe des nouveautés.

0.jpg"La productivité est la somme des produits, des machines et des ressources humaines"

C'est peut-être là que cela coince: la perte d'identité de la personne. Le fait que les travailleurs ne sont considérés que comme un complément aux machines. Le service du personnel qui est devenu une ressource humaine dans des catalogues de compétences. L'employé n'est plus "un nom", mais jouit de "x" compétences. Nous en arrivons à une identité plurielle que des personnes centralisatrices sont chargées d'orienter selon la compétence demandée pour exécuter un travail. Elles ne s'intéressent plus ni à leur tête, ni à ce qu'ils représentent dans la société. Elles n'ont jamais ni recruté elles-mêmes, ni rencontré les personnes à placer. Souvent, elles centralisent cette supervision, à l'aveugle, au besoin sur plusieurs sites et pays. Pour Pour elles, il s'agit d'organiser et réunir les différents compétences nécessaires pour en faire un package emballé et réaliser normalement une tâche globale. Le paternalisme d'avant est devenu une rencontre de fonctions à remplir et, en finale, la dépersonnalisation des individus.

Cela passe ainsi, cela marchera ainsi ou cela cassera peut-être aussi ainsi. Quand le remarque-t-on ? Bien plus tard, quand le projet aurait dû arriver à maturité et qu'il est resté installable dans le rayon du "tout-fait".

Le "clé sur porte" n'est pourtant pas au rendez-vous. Beaucoup de contractuels, beaucoup de deuxième-mains, puisque ils sont considérés comme moins chers. S'ils n'ont pas la culture de l'entreprise, cela ne résiste pas longtemps à l'analyse du prix-performance. Rien d'anormal que ces contractuels soient moins chers par rapport à un personnel local. Les surprises d'un mauvais choix de sélection, d'absences sont déplacés en dehors de la société productrice. 

0.jpg"Le flou se retrouve dans la vision à long terme, la gestion du changement, la responsabilisation mal définie ou simplement assumée" 

En effet, on croit plutôt que l'on pense. L'ouverture des travailleurs aux changements est capitale. Le cadre n'a pas touts les cartes en main pour en déterminer le bien-fondé. 

"Une organisation sur six est mal agencée et inefficace";

Conclusion logique.  Je me souviens d'une époque pendant laquelle on se baladait avec une petite broche en forme de  un trépied que l'on greffait sur le veston comme moyen de reconnaissance.

Chaque patte du trépied était destinée à représenter les différents moyens de la stratégie de l'entreprise qui m'occupait. Il y avait les clients pour une patte, les employés pour la seconde et la réputation pour la dernière. 

Des notions qui se sont érodées très rapidement. Devenues obsolètes avec la conjoncture ou la structure, elles avaient évolué avec les crises.

1.jpg"Les managers et leurs collaborateurs sont conscients de leurs erreurs, de leurs incapacité d'arriver à destination sans stress"

Les problèmes de terrain n'arrivent pas jusqu'au sommet de la hiérarchie.

Les mauvaises nouvelles ne sont pas aimées par l'échelon supérieur. C'est mauvais pour l'avancement. 

Dans les étages intermédiaires, il n'est plus question de perdre une place dans ce jeu de L'Oie. Les cases de "prisons" sont plus nombreuses dans le privé que dans le secteur public.

Dans ce dernier, ceux qui y sont, même sans aucune compétence s'accrochent sans vergogne et démotivent les nouveaux qui ont suivi quelques compétences plus actuelles pour rester en place.  

"L'efficacité doit se construire avec les bons outils et avec la connaissance de la culture d'entreprise". 

Comme je l'écris plus haut, cela entre en conflit avec le meilleur prix-performance. L'overhead de ce manque d'associativité, de cette méconnaissance n'est jamais prise en compte. Les gens de terrains avec expériences en interne n'arrivent pas à entrer en compétition avec les externes qui sont sous contrats dans une autre firme. Il n'en est nullement tenu compte dans le calcul du temps que pourrait prendre un projet.

0.jpgLes échelons intermédiaires de la hiérarchie sont devenus des porte-paroles de haut en bas. Ils n'ont en général aucune connaissance de la stratégie dans son ensemble et sur le long-terme. Ils sont désorientés à la première fausse note avec le stress qui l'accompagne.

En plus des cours de management, il existe des cours pour eux comme "Priority Management", destinés à gérer et à réduire le stress. Les méthodes se résument à la construction d'un agenda qui détermine la différence entre ce qui est urgent et de ce qui est important avec une matrice carré comme boîte à malice. Organiser le travail sans perdre de temps par le stress en tentant de catégoriser les problèmes. 

A ce que j'ai pu constater, bien loin d'être le cas chez les grand pontes qui sont sensés de mener la stratégie de l'entreprise et qui venaient y assister. Bien entendu, je ne suis pas ici pour faire la publicité de telle entreprise de rattrapage des âmes perdues du management. 

0.jpg"Si on apprend la technique technicienne, on n'apprend pas à manager du personnel dans les écoles officielles"

Tout à fait, L'article le plus significatif à ce sujet, serait "La technicité n'est plus seule", bien qu'il y eut quelques autres dans la rubrique "Monde des affaires".  

L'informatique fut un catalyseur incontestable dans la voie de la productivité et souvent, aussi, au détriment de la force de travail humaine.

Manager, c'est savoir comment déléguer, en premier. C'est à dire se décharger de travail que l'on sait être plus rapidement par le niveau supérieur de management. C'est avoir confiance dès l'abord, en espérant ne pas se tromper, mais en prenant la coresponsabilité d'un projet, sans le laisser en totalité dans les mains du collaborateur (un mot qui devrait être utilisé plus souvent à la place d'employé) en charge. C'est partager les bénéfices de l'action parmis tous les collaborateurs.

histoire

Des centaines de cadres disparaissent. Les plus anciens sont remplacés par des jeunes qui s'ils sont bardés de diplômes, n'ont pas encore acquis une expérience suffisante des relations inter-professionnelles. 

"Le degré de confiance des entrepreneurs est à son plus haut".

Les suites des restructurations des entreprises se sont organisées jusqu'au Vatican qui n'avait pas de Ministère de l'Economie, pour optimiser l'utilisation de ses ressources.

Tout de suite après, les cadres ont été touchés comme les ouvriers et les employés.  

C'est le moment de se rappeler ce qu'est un cadre.

Etre cadre, c'est d'abord se retrouver seul à assumer en communs les bons et les mauvais coups.

0.jpg

Tenter d'introduire un esprit d'équipe, quitte à le forcer mais, bien que la compétitivité entre les membres soit souvent poussé en avant, doit rester transparent. Coter les résultats ou lancer l'idée de le faire porterait à préjudice.

Gérer une équipe n'est pas gérer la technique. Le manager doit pouvoir s'effacer même si son expérience, plus longue, pourrait effectuer une tâche plus rapidement ou mieux. 

0.jpg"Le compte d'exploitation doit pouvoir évaluer un projet après coup"

Oui, mettre en balance ce qui est budgétisé en début d'un projet et l'actuel du réalisé en fin.

Mais cela ne suffit pas. Il y a l'initiateur d'un projet, le vendeur au client qui a imposé un rythme dont il ne connaissait pas l'impact dans l'exploitation. Les buts des différents acteurs sont différents. Le vendeur veut vendre, entre en compétition avec d'autres fournisseurs de services et peut-être après avec les exécutants du projet, eux-mêmes. 

Les retards de la signature du contrat ne sont, malheureusement, pas imputés dans le projet. 

0.jpg"Les meetings trop serrés pour un projet, avec trop peu d'acteurs ou mal sélectionnés" 

Je dirais qu'il ne faut pas plus d'informations mais les acteurs devraient être mieux ciblées. Toucher ceux pour qui le bébé-projet se mourrait s'il n'en faisait pas partie. Ce qui n'empêche pas les gens qui aiment faire partie d'une entreprise, d'en connaitre la stratégie, le progrès des projets en parallèles mais pas des idées qui ne font pas recettes.

D'autres moyens de favoriser l'esprit d'équipe, de réunir les différents services pour mieux se connaître, avaient été préconisés. Il y a quelques années, de petits déjeuners informatifs donnaient le statut des projets, étaient organisés dans la société qui m'employait. 

Des employés interdits de mails en dehors des heures de bureauLes entreprises Total et Siemens négocient actuellement un accord avec les syndicats afin d’empêcher la totalité de leurs employés d’accéder à leur messagerie électronique professionnelle en dehors de leurs heures de travail. 

Fausse solution ou encore mauvaise cible?

"Mettre la pression sur les exécutant n'est pas la bonne méthode" 

0.jpgAbsolument. C'est une méthode de tortionnaires.

Le temps a été sous-estimé. S'il faut le réajuster, il faudra diluer le retard, même si cela représente un échec global du projet.

Il peut y avoir eu une mauvaise compréhension du but à atteindre et de sa finalité comptable.

Dans ce cas, le "nice to have" est à proscrire en premier. S'il reste du temps après l'essentiel, passer à perfectionner sera toujours apprécié.

Le multitasking engendre la guerre contre la technologie alors qu'elle devrait rester une aide. La créativité qui seule reste à disposition de l'homme face aux machines, n'a plus le temps de pratiquer, de s'épanouir par la pensée entre SMS, emails et téléphones. Les travailleurs sont devenus des homo-interruptus.

Etre interrompu pour rêver d'accord. Il faut pouvoir se réserver des moment à rêver pour travailler plus efficacement et plus inventif. 

0.jpg"L'activité n'est pas la productivité. "

En d'autres mots, prester n'est pas produire.

C'est la même constatation au sommet de la hiérarchie: prester et produire, deux activités qui parfois s'opposent. La prestation ne serait seulement qu'une représentation, qu'une image de ce que l'on veut donner et par là, un risque de contre-productive.

L'image peut tout faire gagner ou tout perdre.

La productivité et son potentiel est affaire d'expériences, d’opiniâtreté et de rigueur dans le partage des compétences et des responsabilités. Encore faut-il en connaître les finesses dans le détail, les limites et chercher les sources des problèmes potentiels avant qu'ils ne se présentent..

Le Monde diplomatique avait récemment un article avec le titre "L'affreux doute des libéraux". Il était dit que l'enrichissement des minorités stimulait la croissance et réduisait la chômage. Lawrence Summers fut le défenseur de la déréglementation bancaire jusqu'à l'onde de choc avec le FMI en novembre 2013 pendant lequel le capitalisme s'était pris en défaut sur son propre champ de bataille dans une "stagnation séculaire".

La croissance est restée faible après l'assainissement de la finance.

Pourquoi?

Parce que les investissements et les salaires ont en général stagné et le goût du risque a pris la clé des champs. L'argent s'amasse sur les comptes en banques devenus des trappes à la liquidité. Ces "trappes" sont plutôt des garde-fous, des rappels à l'ordre contre le nice-to-have. Il en faut pas confondre prévisions et recommandations. Si les bulles sont des béquilles nécessaires à la croissance, contrairement elles ne sont pas des impasses à condition de s'organiser une porte de sortie.

Avoir peur de faire des dettes, pour ne pas en laisser nos enfants comme on entend souvent, n'est qu'une manière de se figer et de leur laisser un désert d'opportunités. Assumer avec sagesse ses réussites comme ses échecs, sans gloire, sans crainte, devrait revenir dans les esprits.  

"Pourquoi les entreprises ne veulent plus investir, et nous condamnent à la 'japonisation' de nos économies". Un article fait penser à chercher ailleurs les raisons de ses propres échecs et donnerait peur d'en être les auteurs:

  • L’incertitude concernant l’évolution de la situation économique. 
  • L’inquiétude suscitée par la bulle de crédit chinoise, et son système bancaire souterrain, qui menacent l’économie mondiale.
  • Dans cet environnement incertain, les entreprises perdent la capacité à élaborer des études de marché de long terme fiables et exhaustives sur lesquelles elles peuvent se reposer pour prendre des décisions d’investissement.
  • L’innovation ne rapporte plus comme elle le faisait par le passé : dans de plus en plus de cas, elle ne profite plus qu’à un seul acteur qui rafle l’intégralité des parts de marchés. Ce dernier point met en cause le marketing qui impose de sortir des produits qui n'ont pas atteint le moment de la maturité avant d'être vendu. Le client devient le testeur à la place du fournisseur.   

"Tous les pays ne se trouvent pas à la même enseigne"

0.jpgSujet qui n'était pas dans le résumé de l'étude. Il y a la culture et les habitudes qui restent tenaces et entravent le commerce.

Dans cet article, "¡Silencio, se duerme! Comment la siesta anesthésie la productivité espagnole", on parle de la vieille habitude de la sieste dans un pays de chaleur. La traditionnelle sieste mis à l'index parce qu'elle les heures de travail espagnoles ne concordent pas avec celles de l'Europe de l'Ouest. Les Espagnols travaillent plus tard le soir. Le tout est de savoir qui est le meilleur partenaire, qui donne le meilleur prix-performance. Produire aux heures chaudes de la journée, sera-ce plus rentable?

La Belgique: rien de nouveau suivant le rapport de la Commission (info Echo). Notre pays continue de connaître des déséquilibres macroéconomiques (la compétitivité et le coûts élevés de main-d'œuvre). Craintes quant à l'érosion des marges des producteurs et à la destruction d'emplois. Le rapport insiste sur une réforme de la fiscalité sur le travail et mentionne le niveau élevé de la dette publique. Les points positifs sont la stabilisation du ratio de la dette, l'objectif de déficit atteint en 2013.

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"L'Allemagne ou la preuve qu'austérité peut rimer avec prospérité". Salaires en hausse pour les anciens salariés de l'Allemagne de l'Est. Chômage fortement en baisse dans l'industrie automobile...

Le but serait-il atteint?

Tout dépend du but à atteindre, mais il y a des cultures plus lointaines encore, qui s’insinuent et s'intègrent vaille que vaille dans les secteurs perméables, comme ce fut le cas par l'Empire du Milieu, la Chine ou via la Symphonie indienne.

C'est beau l'exotisme, mais surtout, en vacances.

Quant au futur, car c'est vers lui que l'on va, cela risque de changer terriblement la donne. Une première phase, les CDI à la trappe et les CDD, une phase qui s'éternise. Une deuxième pendant laquelle Le travailleur devra chercher "ses" employeurs comme des fournisseurs temporaires de services.

"La rentabilité des seniors".

Dès la cinquantaine, le travailleur coûte trop cher aux entreprises d'après l'Institut de l'IRES. mais il est essentiel de maintenir au travail.

Toujours "agile" parfois trop "fragile", ce travailleur pour ce qu'il doit produire? Un jeune inexpérimenté peut-il se targuer de ne pas faire d'erreurs qui coûtent très cher à l'entreprise? Qui passera le flambeau du "know how" dans la course relais?

Tout s'est accéléré. L'obsolescence du matériel est programmée comme l'est celle des travailleurs. La survie d'une entreprise n'est pas seulement la productivité mais la préparation de l'avenir et donc, toujours, un investissement.

Renforcer la formation continue, améliorer l'ergonomie au travail, des solutions du côté de la direction, le lissage des augmentations de salaires liés à l'ancienneté pour les rendre concurrentiels, du côté travailleurs et abaisser les charges et des soutiens à l'emploi par des organismes comme le FOREM.

Sinon, c'est le chômage assuré pour ces seniors. Sans l'aide d'une étude d'un organisme agréé.

"A la casse", écrivais-je il y a longtemps, alors que j'étais encore en service. Je n'y reviendrai donc plus. J'ai l'impression que l'on brasse du vent à le répéter. 

0.jpgPlus de 40 ans? Vous êtes concerné par la prochaine catastrophe sociale: trop vieux pour travailler, trop jeune pour la retraite ...

Plus de 40 ans? Vous êtes concerné par la prochaine catastrophe sociale: trop vieux pour travailler, trop jeune pour la retraite ...

Pour l’éviter, les politiciens européens devraient : 

  • Développer la formation continue pour tous
  • Développer des partenariats entre les secteurs privé et public
  • Permettre que les salaires puissent baisser avec l’âge du travailleur pour tenir compte de l’obsolescence croissante de ses qualifications, et développer son attractivité
  • Redéfinir le contrat social de l’Europe, pour promouvoir la solidarité intergénérationnelle et créer un système capable de fusionner la créativité des jeunes avec la sagesse des personnes d’âge mûr.

Les différences entre ceux qui réussissent et les autres:

  • Quelqu'un qui réussit accepte le changement et s'adapte. Un individu moyen en a peur.
  • Quelqu'un qui réussit parle d'idées. Un individu moyen parle des personnes.
  • Une personne qui réussit assume ses erreurs. Un individu moyen n'endosse pas la responsabilité.
  • Quelqu'un qui réussit reconnaît toujours ce que les autres lui apportent. Un individu moyen veut recevoir tous les honneurs.
  • Une personne qui réussit se réjouit du succès des autres. Un individu moyen espère en secret que les autres échouent.

1.jpgEt dans ce cas, la productivité, la compétitivité et la rentabilité risquent d'aller de paire comme si c'était une obligation pour réussir.

Des habitudes de personnes très productives:

  • Elles déjeunent loin de leur bureau
  • Elles établissent des « poches de productivité » quotidiennement
  • Elles se lèvent de leur chaise et sortent

En fait, être productif, c'est associer les racines et les ailes. Les racines par la forme de la mémoire, de la littérature, de l'histoire. Les ailes pour l'innovation et entreprendre sans avoir l'impression de travailler. 

(Les graphiques de l'innovation comparative

Le malheur, c'est que celui qui peut réussir, n'est pas nécessairement, celui qui est chargé de décider pour réussir à produire.  


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Il ne peut y avoir croissance soutenue à long terme sans nouvelle mutation technique et donc, sans investissement dans des innovations susceptibles de faire gagner en productivité. », Michel Aglietta 
  • « La réussite d’une production repose sur l’attention prêtée aux détails. », David O. Selznick
  • « La possession de merveilleux moyens de production n’a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine. », Albert Einstein 

 

0.jpgMise à jour 10 juillet 2014: Le mot "stress" apparaît de nombreuses fois dans cet article.

Ce qui le génère, c'est souvent le trop plein, un sentiment que même en allant plus vite, ce sera toujours être en retard.

Alors, il y a le "lean management", littéralement "management maigre".

"Le lean est une méthode de management qui vise l’amélioration des performances de l’entreprise par le développement de tous les employés. La méthode permet de rechercher les conditions idéales de fonctionnement en faisant travailler ensemble personnel, équipements et sites de manière à ajouter de la valeur avec le moins de gaspillage possible."

Encore mal connu et quand il est connu, mal compris dans la manière de le pratiquer et de l'installer.

Rationaliser le travail, fait peur car il sous-entend réduction de personnel. Cela peut être vrai quand il n'y a pas assez de tâches à accomplir, mais cela peut aussi apaiser ceux qui le pratiquent en bonne connaissance de cause.

Supprimer les "overheads" (les surcharges), les "pitfalls" (les pièges), les gaspillages de temps, les failles des processus, le "nice to have" mais qui n'apportent que du temps perdu. Établir des "workflows" raisonnables.

Rester efficace, c'est faire passer le message de haut en bas de la hiérarchie et en faire comprendre l'intérêt sans imposer.  

Donner la parole aux gens qui sont le plus proche du terrain et qui connaissent par l'expérience ce qui ne va pas. Rationner les déplacements.

Les budgets ne suivent plus, alors il faut convaincre les cadres et réinventer l’œuf de Colomb;

Certaines entreprises le pratiquent mais n'ont pas eu de concertations avec la base comme BPost et ses différents plans du logiciel Georoute. Cela a générer des grèves à répétitions. Les incidents peuvent exister. Sauter la hiérarchie, pour aller plus vite et remonter au sommet, doit être accepté.

Les dysfonctionnements sont seulement à proscrire sans délais. 

 

Mise à jour 5 août 2014: On apprenait dans la semaine que le chômage des jeunes était en chute libre. 7% par rapport à l'an dernier. En cause, une amélioration du climat économique.

Aurait-on amorcé le virage? D'après les commentaires, ce ne semble pas totalement le cas. L'élastique s'est retendu dans l'autre sens chez les travailleurs de plus de 50 ans.

Une autre article au sujet de Aldi pose question. Révélateur d'un phénomène de semi-esclavage, il suit le slogan "Tous unis contre la vie chère" d'un concurrent, diffusé sur les antennes radios.

Le discours "biblique de la société: "Vous souhaitez montrer ce que vous avez dans le ventre ? Vous voulez faire bouger les choses ? Développer vos propres idées tout en ‘pensant entreprise’ et mettre efficacement vos idées en application ? Vous êtes fait pour être responsable régional des ventes à Aldi Sud.”.

On semble avoir oublié que "rêver pour travailler" peut aussi apporter des idées géniales.

Dans les magasins, les caméras mobiles y sont installées dans les espaces de vente et dans les lieux où il n’y a aucun contact avec les clients sans aucun panneau d’avertissement.

Les caméras de surveillance ont envahi les rues et ont rendu la vie privé illusoire. 

La productivité quand elle est poussée dans des extrêmes, elle passe la ligne rouge. Le prix des choses donne du souffle mais est aussi une barrière.

 

Les premiers responsables restent les clients-consommateurs.

 

15/06/2014

Le progrès, c'était mieux avant?

Le vendredi 28 février, c'était le titre et la question posée lors de l'émission de Taddei "Ce soir ou jamais". Aujourd'hui, le progrès, un mieux ou moins bien que par le passé. Un sujet qui a plusieurs facettes, vu et revus par des invités de partisans et de contradicteurs. En faire un résumé et en tirer les déductions s'imposent.

0.jpgDéfinition: Le terme de progrès (issu du latin progressus) est une notion quantitative, l'action d'avancer et qualitative, l'amélioration de quelque chose.

La question: Le progrès a-t-il été plus efficace avant?

Au début du 20ème siècle, de multiplies inventions ont révolutionné notre manière de vivre: la mobilité de l'information et des gens par les voitures, les communications radios ou télévisées, les soins par la médecine...

Oui, je me souviens j'avais réagi à quelqu'un de manière assez vertement en 2010: L'absence de progrès peut nuire gravement à la vie et il m'en avait voulu, à fond la caisse du fond de sa campagne en Chine..

Aujourd'hui, ce ne sont plus que des moyens de communications qui manquent. Les portables permettent même de communiquer par les ondes téléphoniques, numérisées par internet. La médecine évolue toujours aidée par les technologies.

Lors de l'émission, quelqu'un disait qu'il n'y a plus d'innovations majeures depuis 1950 quand est sorti les ordinateurs du champ de l'originalité.

Innover, oui, mais comment? un article et une question qui garde son pesant de cacahuètes.

"L'absence de progrès peut nuire gravement à la vie", un article prometteur d'un contact dur avec celui qui ne voit que les aspects négatifs aux progrès.

Y aurait-il un déséquilibre entre les plus et les moins du progrès?

Un progrès qui devenu trop linéaire, oublierait sa résilience et sa dynamique?

L'énergie fossile a pu, très longtemps, organiser les progrès. Si elle n'avait pas existé, ce serait le bois des arbres qui auraient pu plus en souffrir. Les plastics qui ont la même origine, ont apporté leurs bienfaits tandis que leurs déconvenues ont suivi quand ils se sont retrouvés dans la nourriture que nous consommons à partir de la chaîne alimentaire. 

Cette énergie fossile arrive en phase de déclin. L'alternative du nucléaire de fission a eu aussi d'énormes déboires à son compte. Fukushima a été au paroxysme de ces derniers. 

La chimie est arrivé à ses limites. Les nanotechnologies ont dépassé le cap des molécules et des atomes. 

La longévité de la vie n'a fait que s'affirmer alors que la qualité de vie en bonne santé a commencé à stagner.

0.jpg

Les OGM ont fait des dégâts sur les abeilles et on s'attend à ce qu'il aient une phase de restructuration pour espérer une remédiation.

Un milliards de personnes en mangent pas bien dans le monde. La recherche qui repose sur des techniques simples, a pris du recul.

Ce qui freine le progrès, est devenu ce qu'on appelle le "principe de précaution".

En 2012, dans le domaine de la vaccination, ce principe de précaution aurait fait baisser l'espérance de vie des femmes enceintes.

Quand l'espérance de vie augmente de six heures par jour, l'idée de progrès reste quantitative et pas toujours qualitative. L'allongement de la vie a bien fait son travail, mais il est évident, que la qualité de vie n'a pas suivi dans les mêmes proportions et que cette qualité est en passe de stagner.

En résumé, nous vivons plus longtemps, mais pas nécessairement mieux. Les maladies de la dégénérescence sont toujours bien présentes comme la maladie d’Alzheimer et d'autres maladies qui partent du cerveau. Le cancer qui n'a pas encore trouvé de répondants curatifs dans toutes ses formes.

L'humanisme aurait-il perdu une chance par ses dérives polluantes?

Faire mieux, améliorer la vie, avec ce qu'on a et au besoin même avec moins, est devenu une méthode rationnelle qui se base sur le rationnement quand les ressources diminuent. Mais que faire avec ceux qui n'auraient pas eu la chance d'être amélioré à temps, avant le coup de frein?

L'avancée du progrès doit-il, d'office, s'accompagner d'un recul?

 

L'eugénisme, à proscrire ou à encourager?

Le progrès a réduit les contraintes et augmenté les conforts.

Certains ont une tendance à idéaliser le passé ou au contraire, le misérabiliser.

"Tout dépend de la personnalité de celui qu'on force ou qu'on incite à aimer le progrès. Quel progrès et pour qui? Difficile de généraliser cette notion. Contrôler sa propre vie n'est pas facile, pourquoi évaluer le progrès le serait-il? Ce serait un choix qui serait de monter sur sa vague ou de se laisser emporter par elle.". 

Des phrases et questions se mélangeaient les pinceaux. 

Nous sommes dans une époque pendant laquelle les ingénieurs sont les plus prisés. La technologie écarte la guerre, mais la prépare aussi. Le Ying et le Yang, une nouvelle fois?

La biologie arrive à manipuler le vivant pour le corriger dans ses erreurs. L'eugénisme en serait l'extrapolation non désirée.

Tant que la recherche reste désintéressée et même, à la limite, "irresponsable", pas trop de problèmes.

Mais, rien n'est neutre.

"Garder à l'idée de ne pas laisser de dettes aux générations suivantes."

Faut-il mettre le luxe en veilleuse ou laisser les enfants découvrir par eux-mêmes ce qui sera leur présent et leur futur par leur propre évolution comme les générations précédentes ont dû le faire dans la course relais précédente?

"Vivre plus longtemps rend plus intelligent?", lisais-je.

Il est vrai que prendre le temps de réfléchir à soi et sa manière de vivre a permis aux travailleurs d'en avoir plus, de chercher du plaisir et du bon temps. Mais le temps, cette flèche du temps, suit le mouvement et le stress accompagne une vie qui se veut active et trépidante.

"Rencontrerons-nous des problèmes insolubles? Aurons-nous de limites au progrès?"

Pas beaucoup.

La science s'occupe de tous les coins perdus de la connaissance. Les expertises se retrouvent là où on ne les imaginent pas.

 

La machine a créé peu d'emplois 

0.jpg45% des activités pourraient être déjà remplacé par des robots. Ce qui crée une psychose, une organisation de la peur des machines qui pousse à aller vers l'étrangeté comme si les hommes restaient sur place sans progresser eux-mêmes.

Le progrès donnent toujours des alternatives.

Créer du chômage est presque naturel. Toutes les professions peuvent être obsolètes un jour. On ne revient pas dans le passé et celui-ci n'est pas une référence pour tout.

Les robots rendent le prix du travail à près de zéro. Mais le prix de la matière première augmente puisqu'elle se raréfie et que les idées se complexifient en se rationalisant pour rendre les actions plus efficaces.

0.jpgNon, nous ne sommes pas esclaves des moyens pour atteindre une fin non définie.

Si la technologie améliore tellement notre vie, pourquoi travaillons-nous encore aussi dur?une question qui n'est pas dénué de sens.

La réponse donnée, la diminution du temps de travail n'est pas applicable dans tous les cas de figure. Écourter le temps de travail demande des aménagements et de donner un remplacement et des alternatives. Les employeurs ne raccourciront pas le temps de travail de leur propre chef si les travailleurs n'ont pas la possibilité ou la volonté de restreindre leurs activités professionnelles. 

D'autre part, une fonction manuelle n'a rien de comparable avec celle d'un intellectuel.   

0.jpgOn achète des comportements par l'image qu'ils donnent, pas par leur valeur intrinsèque qu'ils fournissent.

Les entreprises qui roulent sur la vague internet et du virtuel, ont dépassé en valeur boursière, celles de l'industrie lourde.

"La conscience est perdue par le productivisme?"

Pas si la Terre ou la nature jouent l'intermédiaire et en décide autrement.

Avoir l'esprit numérique, c'est disposer de données, de matières, et d'espérer atteindre un but défini dès le départs d'une série de processus.

Pas de panique ou peut-être ayons une certaine peur car il y a tellement de moyens de détourner les processus pour atteindre ce but. Celui-ci peut aussi évoluer avant d'arriver in fine en fonction de paramètres qui n'ont pas été compris au départ. Quant aux algorithmes du processus, il reste dépendant des ressources disponibles.

"Le progrès donne plus d'intelligence? "

L'intellectuel aurait moins de problème pour réaliser le remplissage des trous de liberté. Les manuels auraient plus souvent une allergie aux changements et en deviendraient critique pour moins que ça. 

"Changer de paradigme ou de paradis?"

Chercher sa parade au progrès peut tendre vers cette extrémité mais pas sans biscuits. Des amalgames? Non, les concepts sont liés comme peuvent l'être les erreurs d'évaluation des besoins.

"Vite la décroissance?"

Il parait qu'on l'a déjà vécue dans le passé, la civilisation de la décroissance. Avant les années 1600, les Indiens d'Amérique ont eu à subir des envahisseurs qui, comble de malheur, ont emporté avec eux leurs microbes. Les Indiens ont été décimés. De 20 millions, la population est tombée à 9 millions à cause de l'immunité perdue.

"Alors, il y a eu la Renaissance, les Années lumière. Et l'avenir qui s'écrivait pour l'améliorer."

...qui ont abouti à ce que les jeunes regardent des jeux vidéos pendant des heures, des écrans abrutissants. Ce qui aurait, d'après les analyses, un impact minime. Oui, mais...

"Le progrès, tout le monde y gagne, sauf les perdants."

La Chine a inventé la poudre, mais pourquoi n'ont-ils pas compris qu'on pouvait faire autre chose avec elle que des feux d'artifices. Il y a-t-il vraiment des baffes qui se perdent?

"Le virtuel est plus important que le réel?"

Les rapports entre les hommes sont devenus inédits. Ils ne se font plus face à face mais par écrans interposés.

Internet est une utopie à cause de, ou grâce à l'interactivité, qui a été à l'origine de la désocialisation de la population et de sa gratuité. Son côté marchant est occulté. La pub est là, elle nous bichonne la besogne à nous dire ce qu'il faut acheter ou non. La liberté du choix ne serait plus accordée face aux déluges de bourre-crânes qu'elle offre?

 

0.jpg"Internet rend plus intelligent" 

Si on le veut bien ou si on le vaut bien.

La capacité existe, mais demande un effort d'analyses et de concentration pour rester maître de son destin.  

Sam Pitrodaphysicien de formation, homme aux 100 brevets, a consacré sa vie aux télécommunications, inventant l'agenda électronique et le portefeuille virtuel, révélait qu'il voulait faire de l'innovation le moteur de la croissance indienne.

Il disait lors d'un interview : "Internet a bouleversé nos vies par la socialisation, le commerce, l'éducation, la santé et ... gouverner. Le Web contraint à faire de l'innovation une priorité. Partout dans le monde, la pauvreté économique est liée à la pauvreté de l'information. Celle-ci est un moyen de reconstruire le monde qui est obsolète, d'après lui. Les enfants grandissent dans un éco-système différent. Une éco-système qui permettra de d'avoir plusieurs vies dans une seule. Plus besoin de mémoriser l'information mais de l'utiliser au mieux. La technologie n'est que l'outil. Il nous manque à tous, le comment apprendre à travailler sur nous-mêmes. Dans l'éducation, ce serait plus un mentor qui accompagne, qu'un professeur qui serait nécessaire pour apprendre grâce à la motivation, le temps et les contenus. Il faut changer de perspective pour que les meilleurs cerveaux travaillent à résoudre aussi les problèmes des riches et des pauvres. Le modèle américain de cycle de consommation court n'est pas tenable pour toute la Terre. La gouvernance de demain sera décentralisé et participative. Le drame des 'business schools', c'est d'apprendre à extraire la valeur et pas de la créer par vous-même.".

L'Inde, un continent à lui-seul, presqu'un autre paradigme.

Le modèle présenté par Pitroda serait fondé sur la simplicité, l'accessibilité, la satisfaction des besoins essentiels, la confiance et la non-violence pour sortir de la pensée antagonique du socialisme et du capitalisme. Et quelque part, on y trouverait un nivellement par le bas que l'on aimera ou détestera en Occident.

Tout dépend de l'endroit où est fixée la ligne de départ. La ligne d'arrivée n'en sera que plus ou moins lointaine.  

"Les savants sauraient tout, mais ne comprendraient rien? L'amour, les sentiments seraient ce qui reste à l'homme comme dans un jackpot?"

C'est vrai que vivre d'amour et d'eau fraîche, on s'en fatigue très vite, aujourd'hui.

Dans le fond, en occident, on aime les problèmes. On aime ce qui est complexe et la diversité qui apporte ce trop plein d'entités et d'unicités dans un flux incessant.

Investir dans les échecs, c'est exactement ce que fait la nature et l'évolution, ce qui explique pourquoi il y a des chaînons manquants. Assumer ses échecs, c'est souvent une question très peu personnelle.

"Platon a donné une parabole au progrès en parlant de l'écriture qui serait le remède aux trous de mémoire. Ce qui aurait fait perdre l'envie de retenir par cœur."

Exactement, ce que préconisait Pitroda.

"Mais comme les écrits ou les livres traversent les temps, il est certain que ce progrès-là n'a pas été une erreur de parcours."

Le commentateur "Referendamus" écrivait à la suite d'un débat sur Google: "On a connu l'âge de la pierre, l'âge du feu, l'âge du fer. Chaque fois, l'Humanité a progressé, enfin, disons que chaque fois, elle s'est éloignée un peu plus du règne animal; cela, personne ne le contestera. Est-elle devenue plus "humaine" pour autant ? C'est un autre débat. Une chose est sûre, ceux qui maîtrisaient le feu et le fer pouvaient se forger des armes en acier, et disposaient donc d'une immense supériorité sur les autres. Aujourd'hui, en quelques années seulement, nous sommes entrés dans l'ère de l'information de plain pied. Avec Gutenberg et l'imprimerie, nous y étions déjà, mais la capacité de transmission de l'Internet donne à l'information une toute autre dimension. L'information est le troisième composant de l'Univers avec la masse et l'énergie; contrairement aux deux autres, elle se garde et se réplique sans effort. Ceux qui maîtriseront l'information auront aussi une immense supériorité sur les autres.".

Google, un progrès? Absolument. Mais comme pour tous les progrès, comme en tout, il y a toujours un aspect moins positif. On veut faire le bien, mais pas toujours pour tous et avec la même intensité. Y aurait-il une entreprise humaine qui serait destinée aux bénéfices de chacun? Non, l'entreprise profite à ceux qui sont, avant tout, à l'intérieur de l'entreprise. 

 

0.jpgL'usine à rêves de Google

Chez Google, le moteur de recherche est bien loin des projets de demain.

Mais parler de Google comme d'un moteur de recherche, c'est comme parler des hommes de la préhistoire.

Google a des projets dans tellement de directions...

La division "Google X" sous la direction de Astro Teller a un budget presque illimité pour inventer le progrès. Page dit "Nos investissement en R&D (7 milliards de $) sont trop modestes comparés aux bénéfices (13 milliards de $)". Alors, on lance des idées farfelues de science-fiction et puis on calcule les chances d'aboutir.

Connecter la population mondiale hors internet? Le "Project Loon" va y répondre avec des montgolfières stationnées dans la stratosphères. Le Wifi se charge du reste. 'Multiplier la capacité des batteries par dix, on les avions électriques pourraient prendre vol".  

Ces rêves sont-ils des progrès?

"Un projet ne réussit que s'il améliore la vie. L'objectif est de supprimer la technologie, pour la remplacer par une autre qui ne perturbe pas la vie en suivant la philosophie des voitures autonomes", dit Teller, quasi anti-technologiquement vôtre.

0.jpgOn apprenait en même temps, que les ventes de tablettes s'essoufflaient à cause de la concurrence des smartphones et du fait, que les possesseurs de tablettes ne voyaient pas l'intérêt d'en changer. 

La révolution digitale est en marche mais avec une certaine logique. Si tous les secteurs sont impactés, elle réussira vraiment quand elle combinera l'offline avec l'online. Le facteur humain a été oublié alors qu'il reste complémentaire. 

Le dilemme qui existait de rendre les appareils de plus en plus petits et qui ne permettait plus d'être actionné efficacité par les doigts humains, est en passe de se résoudre par l'agrandissement des écrans et l'abandon de la recherche de la miniaturisation à tout prix.

 

La conclusion du débat de l'émission "Ce soir ou jamais" se divisait en trois parties:

  • Le progrès permet de vivre mais ne dit pas comment vivre.
  • Il libère mais ne dit pas que faire de la liberté.
  • Il rend la vie confortable mais ne rend pas nécessairement heureux.

 En fait, la question de départ était mal posée.

Le progrès n'a jamais été mieux ou pire qu'avant. Tout a toujours dépendu de celui qui y a trouvé ses propres avantages au travers des déconvenues du progrès de son époque.

Les nouveaux y ont trouvé toujours plus d'avantages que les anciens qui ont eu la nostalgie d'une époque dont ils ne se souviennent que des bons côtés de leur jeunesse.

"Nous devons réfléchir au prix du progrès", disait Luc Ferry dans le Vif en parlant de son livre "L'innovation destructrice";

Innover n'est pas un progrès à coup sûr, même si améliorer via l'innovation est vital.

Dynamiser l'invention sans créer des désastres économiques et politiques, n'est pas une équation à deux inconnues.

L'innovation rend de toutes manières obsolètes tous ce qui a précédé dans un domaine donné.

Dès lors, trouver des innovations utiles et non futiles qui viendraient au détriment des libertés de choisir son mode de vie, sont à proscrire.

Rendre les bénéfices durables, c'est apprendre à discerner ce qui apportera des bénéfices à toutes entreprises humaines. Le principe de précaution, sacralisé en Europe, n'a jamais apporté pas le risque zéro. 

La logique keynésienne est dépassée par sa droite et s'est vue rectifiée par Joseph Shumpeter.

Les valeurs traditionnelles s'effacent devant différents tsunamis du soi-disant "progrès".

Combien de fois, n'avez-vous pas eu des gadgets vendus à grands renforts de publicités et avec l'aide du marketing comme des révolutions et qui, à l'usage, se sont révélés des marches arrières? La poudre aux yeux se transforme, ainsi, en poudre au ventre avec des coliques en prime. Une balance carrée entre progrès estimés et bénéfices globaux est à faire.

Le voiture a été une révolution. Les 4 roues l'ont stabilisé pour la sécuriser. Ceux qui y ont apporté des vitesses qui ne peuvent l'exercer en temps normal, sont entrés dans l'erreur par le goût de la frime, si on ne parvient pas à sécuriser la route en conséquence. La voiture sans chauffeur pourrait apporter la révolution si elle sera capable d'éviter les collisions.  

Le 2 juin dernier, Apple, considéré comme une société innovatrice, proposait des innovations de IOS 8 mobile. Quels sont les réels progrès qui devraient changer le monde et ce qui ne sont que des gadgets?

  • Healthkit, avec des fonctionnalités liées à la santé en donnant un aperçu de vos conditions physiques. 
  • L’application Plans avec des fonctions pour améliorer la productivité des entreprises 
  • le stockage de iCloud plus pratique
  • Possibilité de multi-fenêtre sur iPad avec un clavier intelligent et interactif
  • le partage des applications au sein d'une même famille
  • Nouvelle Apple TV

Un commentaire répondait "Comme toujours, Apple mise sur son excellente communication pour faire passer des choses existantes pour de l'innovation".

Apple a beaucoup de cashflow. Récemment, la société a racheté Beats, la société de musique en ligne par streaming, pour 3 milliards de dollars.

L'annonce de 800 millions d'appareils mobiles vendus avec 130 millions de nouveaux clients dans l'année, une preuve que les progrès potentiels ne font pas peur aux utilisateurs.  

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Moralité: Rester toujours au milieu du gué à se demander s'il vaut mieux continuer vers l'avant ou se préparer à faire demi-tour, est un faux problème. Ce serait une perte de temps que de le penser. Qui n'avance pas, finit toujours par reculer. La physique ne démontre pas que la flèche du temps ne peut pas revenir à son point d'origine, mais tant que le temps ne va que dans le sens de la marche avant... il vaut mieux avoir de l'avance à l'allumage.

Avec humour de Laurence Bibot, aimer le progrès cela sera parfaitement sous cette forme:

podcast

Et en chanson, avec Alain Souchon 




 

L'enfoiré,

 

Citations: 

  • « La tradition, c'est le progrès dans le passé; le progrès, dans l'avenir, ce sera la tradition.  », Edouard Herriot 
  • « Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c'est-à-dire que, quand tous les individus s'appliqueront à progresser, alors, l'humanité sera en progrès.  », Charles Baudelaire 
  • « Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d’éducation. L’esprit humain est notre ressource fondamentale.  », John Fitzgerald Kennedy 

 

0.jpgMise à jour 8 juillet 2014: Deux articles de l'Echo. s'entrechoquaient. Celui d'un économiste qui déterminait selon son point de vue "Les véritables sources de prospérité" et l'edito de Martine Maesckalck, rédactrice en chef de l'Echo, qui titrait son billet "Quand la création devient destructrice" et dans lequel est faisait allusion au livre de Ferri dont j'ai parlé.  

Tous les deux ont raison et tort à la fois. Tout dépend de la formation.

Pour l'économiste la crise financière semble très complexe mais en fin de compte, la misère découle d'une gigantesque chaîne d'argent.

Les sources de la prospérité sont dans un jeu de casino. La croissance de la prospérité ne vient pas de paris toujours plus grands, mais de progrès technologiques. La Chine doit encore y faire ses preuves. Elle qui a injecté des centaines de millions d'ouvriers dans l'économie globales comme des fourmis dans une ruche dont ils ne connaissent pas les finalités.

Près de 3 milliards de mains d'oeuvre, d'actifs avec des rendements marginaux qui atterrissent par la décroissance obligatoire sans l'évolution dite "moderne".

Nous évoluons avec la science économique tel qu'il y a cinquante ans. Les progrès sont passés par le pétrole, l'électricité, l'électronique, le nucléaire, la biologie.

Les années 80 reprenaient le flambeau avec l'intelligence, les connaissances, les services en éliminant progressivement l'industrie lourde. Cela permet d'aborder la compétition et les concurrences sans monopole.

Les connaissances sont d'abord propres, brevetées mais elles trouvent un levier avec lesquelles elles s'intègrent dans une connaissance internationale. Le coût de la R&D en est diminué puisque partagé.

La création est destructrices d'emplois obsolètes par nécessité, par obligation pour exister. 

08/06/2014

L'esprit de famille

Avoir une petite ou une grande famille... Avec le mot, "famille" s'associent d'autres mots et des événements qui, à des moments de réflexions, excluent tout le reste.

0.jpgLe 8 avril dernier, le billet de Thomas Gunzig parlait de familles et de l'esprit qui en découle.

podcast

"Beau et ample sujet que celui-là", me dis-je.

Il commençait par rappeler que Douglas Coupland disait que "toutes les familles sont psychotiques". Pour rappel, l'œuvre de Coupland aborde les difficultés de la vie portée par la saturation des médias, l'absence de valeurs religieuses et l'instabilité économique.

Thomas continuait par dire que "vu de l'extérieur, les familles avaient l'air d'un truc plutôt chouette en théorie, quand on en fait partie mais quand on prend un peu de recul,  on ne peut dire que sa famille, dans le fond, la famille est un truc super bizarre. Les jalousies des uns et des autres, les rancœurs, les non-dits, les têtes de Turcs, les affreux petits secrets qui sentent la crotte, les manipulateurs, les manipulés, les dominants, les dominés, les maîtres-chanteurs, les colériques, les sadiques, les apathiques, ceux qui se plaignent, ceux qui se vantent, les jamais contents, les idiots... C'est comme-çà, chez les Gunzig, chez tout le monde. Mais, rares sont ceux qui en parlent.".

Mon dernier eBook, lui, "Le fauteuil blanc" était une histoire de famille. Je ne vais pas la résumer pour la déflorer. Vous n'avez qu'à lire.  

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La famille m'avait inspiré une autre histoire humoristique intitulée "Les voyages qui forment la jeunesse mais aussi le jeûne". Il y était question de la difficulté des contacts intergénérationnels entre grands-parents papy-boomers, enfants et petits-enfants. 

En d'autres mots, il est bien pratique de voir le monde au travers du prisme déformant de la famille, mais parfois bien difficile à le digérer.

Dans les familles, les liens familiaux se ternissent parfois même sans le vouloir lors de retrouvailles planifiées "à dates fixes" comme des anniversaires,  Noël ou "à dates aléatoires" comme les naissances et les enterrements. Ces retrouvailles seraient-elles des "maladies chroniques"? 

Ne pas parler des points négatifs, des choses qui irritent, est la solution de facilité pour que ces retrouvailles soient une réussite "solidaire" avec, au menu, le temps qu'il fait, les dernières vacances, les rencontres... Enfin, tout cela en les survolant, mais jamais à quatre pattes et sans creuser trop profondément. 

Thomas soufflait encore que "dans les familles tordues, bizarres, mieux valait pour ses membres, partager ses souffrances quand elles existent, c'est déjà mieux que de les souffrir seul et en silence. La famille 'bizarre', si elle osait parler à une l'autre famille "bizarre", elle se sentirait aussi moins seule à être bizarre et par là, plus normale.".

Oui, Thomas, t'as peut-être raison, mais là encore, faut pas exagérer et espérer que l'on trouve des solutions à la quadrature du cercle.

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La Question Royale

Dans ces propos de base, Thomas voulait illustrer la "grande et belle famille royale belge", comme modèle, mais calait en fond de cale du yacht de Papa, Albert.

Dans ce genre de famille haut de gamme, il est une obligation à être ce que le fils hérite de papa, parce que le grand-père l'a transmis ainsi à son propre fils. Ce n'est même pas du népotisme qu'il faut mettre en avant.

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En vacances, papa Albert en second du nom, croupissait, en "has been", sur son bateau et n'avait pas jugé bon de venir, trop vite, au chevet de son fils, Laurent.

N'avait-il pas marre des problèmes de sa grande famille, même si celle-ci est sacrée?

Ou alors, se disait-il "apprenez, maintenant que je suis loin et que vous m'abandonnez, que ma présence avait plus importance que mon absence".  

0.jpgPuis, il y a eu la lettre de Mama Paola qui elle voulait expliquer son amour pour son fils Laurent.

Son autre fils, Philippe, devenu Roi, n'a pas aimé et a viré celui qui avait mis en musique, les paroles de Mama.

Sans le dire, Papa Albert, avait gardé le personnage sous ses aisselles.

Faudra, entre les deux Rois, un R.O.I., un Règlement d'Ordre Intérieur" et un ombudsman que l'on appellerait pour l'occasion "RoiBusMan". 

Cerise sur le gâteau, voila que Papa et Mama décident de parler de confidences, à la chaîne privée RTL-TVI.

"Le roi doit toujours être retenu", bien sûr.

0.jpgVendredi, Papa fêtait ses 80 ans et il a peur que sa mémoire flanche, peur de ne plus savoir très bien où vont les affaires de famille. Il essayait seulement de s'en rappeler avec un journaliste même si cela faisait remonter des souvenirs pas trop à la bonne hauteur de l'événement. Ces putains de journalistes grattent vraiment toujours là où ça fait mal avec leurs questions idiotes. Celle de la parenté avec Delphine Boël n'a pu être évoquée par le fait que l'affaire était en justice.

Jeudi, Laurence Bibot remettait cela au jour avec l'accent de l'emploi.

Et si les deux Rois se donnaient rendez-vous pour le prochain 20 kms de Bruxelles comme Philippe l'avait fait dernièrement? 

0.jpg"Un Roi ne s'use que si on s'en sert", écrivais-je. Avec l'âge, il faut garder les neurones en éveil pour faire un bilan d'une vie. Sire, qu'attendez-vous pour écrire un bouquin avec le titre "Mémoires" comme l'avait fait Jean-Luc Dehaene?

Quand la retraite sonne, pour ne pas se faire trop de mourrons, il faut préparer sa sortie avec un certain challenge en choisissant la bonne porte. C'est-à-dire que si on ne se sent plus dans le coup, il faut chercher d'autres arguments, d'autres artifices pour exister avec son passé.  

0.jpgSi "On ne lave pas son linge sale en famille", ce n'est pas non plus chercher à le laver plus blanc que blanc avec la 'lessive au schmilblick' de Coluche. Le problème, c'est que souvent le linge sale, on le maintient au placard jusqu'au moment où le placard déborde avec des odeurs nauséabondes. Et là, on se retrouve mal pris à l'ouverture dudit placard.

La famille, un sacré problème à devoir l'assumer quand elle atteint des dimensions inattendues et qu'il faille remonter le fil, bout à bout, jusqu'à la source.

Après Béatrix des Pays-Bas, Albert II de Belgique, Juan Carlos vient d'abdiquer, des bouts qui se ressemblent.

 

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Parler de familles, c'est aussi parler de la démographie belge et mondiale

En Belgique, il y a en moyenne 1,8 enfants par couple. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, les couples ont des partenaires divers et que la multiplication des rencontres fait que les familles s'agrandissent et ne font plus partie des statistiques par entités. Les mœurs ont changé avec la modernité.

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Au dernier recensement, la population belge s'élève à 11.190.649 habitants avec une légère majorité de femmes. Plus de célibataires, moins de mariages et plus de divorces. 

Dans le même temps, on apprenait que nulle part ailleurs dans le monde, on ne divorce plus qu'en ... Belgique. Le pays serait champion du monde en matière de divorces avec 71 divorces pour 100 mariages, d'après Wikipedia. Cuba serait le premier pays non-européen à figurer en haut de ce palmarès, alors que, le Chili ronronne avec un taux de séparation de 3%.

Début avril, Monsieur Météo de la VRT, avait osé pousser un message qui disait que deux enfants par famille était mieux pour l'environnement. Il s'était vu remis à sa place avec les mots explicites "qu'on ne s’immisce pas dans la chambre à coucher des autres". 

L'idée de limiter le nombre de naissances reste tabou.

Pas touche en dessous de la ceinture.

Pourtant, assumer une nombreuse famille n'est pas une sinécure en période de basse conjoncture, indépendamment des allocations familiales ou des réductions pour familles nombreuses si l'on veut que la qualité de l'enseignement prime à la quantité. Il y a toujours quelqu'un qui paie plus que l'autre. Etre solidaire et avoir un "air solide" demandent de fameuses bonbonnes d'oxygène pour être maintenues en état. 

Quant à penser à devoir donner quelque chose aux plus jeunes, de se le refuser pour soi-même, de se voir reprocher par eux le fait qu'ils n'ont pas eu les mêmes avantages que la génération précédente a eu, çà commence vraiment à bien faire. Y en a marre. 

- "Allez dans votre chambre, les enfants, et ne me dérangez plus. Pour une fois que j'ai du temps libre, vous n'allez pas me le voler", une phrase qui existe aussi dans cette modernité forcée. 

Qui garde la charge réelle et se retrouve en porte-à-faux? Répondre à cela frise l'indécence sans même s'en rendre compte.

0.jpgC'est évident qu''on devient plus individualiste dans une famille sans enfants. On vit "sa" vie. Dans le cas contraire, il faut tenir la galère sur des flots tumultueux.    

Ne pas avoir de famille ou en avoir une rikiki, peut soulager un peu et, il est vrai permet de se regarder plus en version unique dans le miroir. Sans organisation, dans une grande famille, cela peut devenir la bérézina assurée.

Vendredi était un jour de commémorations des événements de la deuxième guerre, le D-Day. Le message principal serait de recréer le monde en mieux après l'avoir analysé.

Les jeunes ont ce devoir comme chaque génération se doit de le faire. C'est alors que j'ai lu le billet d'un jeune français de 24 ans qui n'avait pas compris mon intervention à sa juste mesure, qui faisait des extrapolations du passé sur le futur fixé par une destinée funeste. Un conflit de générations a été évité.    

Pour trouver le pourquoi de la destinée, il faut remonter plus haut qu'à la source première, aussi bien dans le cas de "sans famille" et de "cent familles".

0.jpgAux États-Unis, le jour du Thanksgiving est considéré comme le repas de l’Action de grâce. Cette fête est célébrée en famille autour de grands dîners, traditionnellement composés d’une dinde, animal tout juste découvert par les premiers Européens dans le Nouveau Monde. Le nom de « Thanksgiving » évoque des cuisines odorantes et de grands placards à provisions pleins de bonnes choses, mais est aussi une fête religieuse avec messes et prières dans des Etats-Unis, croyants à 80%. La veille de ce jour, les associations distribuent des repas aux personnes "sans domicile fixe" dans les grandes villes.

La religion distingue et favorise, le plus, le besoin de créer une grande famille plutôt qu'une maigrichonne comme la Genèse en donne la preuve

Chez les "sans famille", à Noël, il n'est plus question de penser à réunir toute la famille. Les traditions sont ailleurs. Dans leur cas, la cuisse de poulet est dégustée dans l'intimité, cuisse après cuisse, blanc de poulet, au mieux avec des amis choisis pour Noël. Les "sans domicile fixe" se retrouvent dans des foyers d'accueil.

La différence entre les amis et la famille, c'est que les amis peuvent être éjectés sans aucune autre forme de procès et sans de risque de les retrouver lors des héritages.

Chez les hommes, la natalité suit les règles de la nature mais, pas à dates fixes, au printemps, comme pour les autres. 

0.jpgQuant à la population mondiale, certains pensent qu'elle croît à un tel point qu'on ne pourrait plus la nourrir.

Parler des sept milliards d'humains, grâce à la médecine qui a prolongé la vie, allongé l'espérance de fertilité, penser à l'insémination artificielle, il y a un problème majeur de surpopulation sans parler des magiciens qui pensent même arriver à la vie éternelle avec les molécules miracles, comme la metformine qui apporterait de l'oxygène aux mitochondries.

Dans le monde, la progression des populations continue, galopante

Le bébé qui fera franchir à l'humanité le seuil symbolique suivant, a plus d'une chance sur deux de naître en Asie. selon le démographe, responsable de la communication scientifique à l'Ined, Gilles Pison.

"Chaque jour, il y a 365.000 nouveaux-nés, dont 57% en Asie, 26% en Afrique, 9% en Amérique latine, 5% en Europe, 3% en Amérique du Nord, et moins d'un pour cent en Océanie", a-t-il détaillé.

Le cap des six milliards d'individus avait été franchi il y a six ans, en octobre 1999.

A l'époque, les Nations unies avaient organisé l'événement en choisissant un enfant bosniaque. La Bosnie sortait alors d'un conflit de trois ans (1992-1995) qui avait fait près de 250.000 morts.

Qu'il s'agisse de l'endroit ou de la date, les démographes et politiques jouaient avec les symboles: "Le nombre des êtres humains est connu à quelques pourcents près, il est donc possible que le seuil de 7 milliards ait déjà été franchi il y a un ou deux ans, ou qu’il le soit dans un ou deux ansIl n’empêche, les tendances démographiques mondiales sont bien connues et permettent d’annoncer de 8 à 10 milliards en 2050", ajoutait l'Ined.

"Malthusianisme exagéré que tout cela", diraient ceux qui ont une nombreuse famille. 

0.jpgConstatation contredite par les Cassandre "Si tout le monde avait de grandes familles, la Terre deviendrait invivable. Il faut des familles plus réduites. Des familles qui réduisent volontairement ou involontairement leur voilure pour retrouver un équilibre. Pas trop, mais un peu et pas partout.".

La Chine, le pays connu pour ne pas être démocratique et pratiquer une politique malthusienne avec l'enfant unique par couple, a réduit sa population à 1,34 milliards d'individus dès 1990. Sans elle, ce serait 2,5 milliards de Chinois, qui seraient resté assez illettrés et sans ressources. La révolte, précédent le chaos, aurait peut-être déjà éclaté et elle ne serait pas devenue la première puissance économique mondiale. Elle a enrayé la démographie galopante avec une réserve de 2400 $ par tête alors que, de l'autre côté, la Grèce a une dette de 3000 $. Aujourd'hui, la loi sur 'l'enfant unique'  s'est assouplie. La raison principale a été l'effet pervers que la loi avait engendré. Les garçons ont été privilégiés au détriment des filles et, aujourd'hui, les garçons ne trouvent plus de partenaires féminins à marier puisque ce sont les filles qui ont été les premières victimes de cette loi inique.

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Le gouvernement allemand a choisi de payer ses travailleurs au minimum acceptable. Le pays attend des travailleurs carriéristes et espère trouver la main d'oeuvre au meilleur coût par l'immigration. Jamais les crèches et les facilités accordées aux femmes avec enfants n'ont été aussi mal loties, peu nombreuses et mal synchronisées avec les besoins.

L'emploi et le niveau de vie comme porte drapeau avec l'Etat qui n'est pas indépendant de cet état d'esprit. 

Les gouvernements allemands successifs, plus enclins à développer un esprit progressiste d'entreprise puissante, ont mis simplement l'assurance du futur des générations en veilleuse. Les enfants sont devenus un mal nécessaire avec une immigration de plus en plus nombreuse, créatrice d'un futur différent pour faire tourner la machine et remplir le manque à gagner dans les rangs de la jeunesse. Moins matérialiste à la base, plus familial, les immigrés se tournent comme leurs prédécesseurs vers le pouvoir de l'argent en conformité avec leurs hôtes, mais avec moins de vigueur destructrice.

0.jpgLes dégâts en sont de moins en moins transparents. Des statistiques prémonitoires préviennent de l'extinction de la souche allemande dès 2050. Un reportage reliait cette nouvelle conception d'une démographie trottinante, à une réaction opposée avec le régime hitlérien très désireux d'obtenir des progénitures très fournies.

Qu'on n'aille pas gratifier de racisme à bas étage en pensant garder une uniformité raciale du "bon allemand bien blond". La souche allemande fait, elle aussi, partie de la diversité. 

C'est enfoncer des portes ouvertes que de dire que c'est dans les pays les moins développés que l'accroissement des populations est la plus forte et que, dans les pays les plus avancés où elle régresse. La quantité a permis pendant tellement de temps de conserver une augmentation soutenue de populations face aux désastres, aux guerres et aux épidémies.

Il y a toujours la politique d'un pays qui entre en jeu dans le destin voulu au travers des familles et des pays.

Quand la population d'un pays augmente trop, il y a des problèmes surnuméraires qui se posent. Ce n'est pas une question de Malthusianisme, mais un problème de survie, de possibilité d'assumer un avenir prospère aux enfants, qui se posera tôt ou tard.

Les robots sont là pour la relève et le seront encore plus dans l'avenir, pour assumer les pensions des précédents. 

Une politique d'assouplissement de la possibilité d'adopter des enfants devraient se mettre en place pour que les familles qui désireraient vraiment avoir des enfants, puissent combler leurs désirs.   

0.jpgNous nous trouvions sur une route à double sens, sur deux bandes de roulage. Chacun sur la sienne. Une bande très chargée dans un sens pour l'un, une bande plus légère dans le sens contraire. Aucune contravention n'était à dresser dans les deux cas s'il n'existe pas une seule obligation à respecter de ne pas dépasser la bande blanche du milieu et à se serrer sur sa propre bande. Le malheur, c'est que plus on est sur une bande, plus cela devient difficile de serrer sur celle-ci. Pour ceux qui ne roulent pas, il faudra consentir à se laisser véhiculer, sans se laisser "rouler". 

L'instruction et l'éducation pendant l'enfance et l'adolescence forment un homme et les expériences peuvent les déformer. 

Il faudra que je me trouve un livre sur une grande famille. Je crois que je l'ai trouvé. Une compatriote qui a écrit "Une famille belge au fil du temps" (Rue Fontaine d'amour). Je vous dirai ce que j'en pense en commentaire.

 

La littérature et les films

Cela me rappelle presque cette histoire du livre "Sans famille" d'Hector Malot.

Une histoire bien belle qui ferait pleurer au premier sensible venu et qui parlait de "Rémi, l’enfant trouvé, vendu à un vieux musicien ambulant. Tous deux se retrouvent sur les routes. Rémi à la recherche de sa vraie famille. Il rencontre des personnages terrifiants, voleurs ou bourreaux d’enfants. Pour se consoler, il s’attache à des animaux, à un petit singe prénommé Joli-Cœur et Capi, un chien savant. Et, surtout, il se fait des amis.".

Puis, l'association de Jean-Luc Lahaye "Cent famille" qui ne raconte rien et qui rassemble les idées géniales à vivre ensemble dans un esprit de famille mais sans l'être avec un ADN identique. 

Chacun arrive toujours en fin de chaîne, quelque part. C'est un choix qui n'a rien à voir avec un choix de société et qui, au contraire, ne vise qu'à vivre sa propre vie, son particularisme, sans devoir la vivre par l'intermédiaire d'une autre mais sans, pour autant, penser naturellement au film "Seul au monde". Dans ce cas, le naufragé de l'espace pensait retrouver quelqu'un qu'il avait connu dans son passé, famille ou non. 

La morale de l'histoire pourrait être: "Chacun a un destin et une manière de le faire évoluer indépendante ou non".

L'esprit de famille, un thème infini dans les films qui sont passés récemment en télé à "Pièce montée", "Un heureux événement", ... et j'en passe et des meilleurs.


Mais, une promenade écologique et naturaliste en photos, c'est fou, comme cela peut calmer l'esprit de famille...


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Nous ne discutons pas la famille. Quand la famille se défait, la maison tombe en ruine.  », Antonio de Oliveira Salazar
  • « Une femme qu’on aime est toute une famille.  »,  Victor Hugo
  • « Les repas de famille ne consistent pas à se manger entre parents.  », Jules Jouy
  • « On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé.  », George Bernard Shaw 

 

Mise à jour 15 mars 2016: Laurence Bibot a aussi son mot à dire au sujet de l'esprit de famille: podcast