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28/02/2015

Do you want another life?

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22/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (14 & 15)

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14: Le dernier coin du voile se déchire 

« Quand le rideau se lève, la question est : baissera-il ? S'il baisse, c'est une comédie; s'il ne baisse pas, c'est un drame. », Marcel Pagnol 

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17/02/2015

Le carnaval à contre-courant

C'est mardi gras. Pas à dire, vu les derniers évènements tragiques en France, en Belgique et puis au Danemark, avoir un carnaval à fêter, est aller à contre-courant.

0.jpgL'origine du carnaval est catholique d'après ce qui en avait été dit ce matin à la radio.

Une fête, destinée surtout à tourner la page de l'hiver pour ouvrir celle du printemps.

Une fête observée que comme un spectacle dans notre temps de laïcité qui voudrait toujours conjurer le sort comme l'avait été Halloween, avant l'hiver en voulant se faire peur.

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15/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (12 & 13)

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12: Retour dans l'espace du passé 

« La vie se passe tout entière à désirer...  »,  Jean de La Bruyère 

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11/02/2015

Le point de rupture de Microsoft est-il atteint?

Début 2014, Satya Nadella remplaçait Steve Ballmer à la tête de Microsoft. Il a imposé son propre style à l'entreprise. C'est l'heure des bilans et des différences de stratégies.

0.jpgBill Gates et Paul Allen avaient été les fondateurs, visionnaires de Microsoft. 

En gros, le successeur Steve Ballmer était le financier de la bande des trois.

En 2000, celui-ci déclarait que Linux présentait les caractéristiques du communisme.

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08/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (10 & 11)

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10: Reprise de conscience de Luiza 

 

« On a conscience avant, on prend conscience après. », Oscar Wilde

 

Je compose le numéro de téléphone que j'ai noté sur un bout de papier.

Cinq sonneries et puis une voix de dame qui retentit un peu essoufflée à l'autre bout.

- Bonjour, Manu à l'appareil que puis-je pour vous?

- Bonjour Madame, puis-je vous poser une question embarrassante?

- Oui, bien sûr, allez-y. Ce n'est parce que j'ai dû m'encourir du jardin que je suis essoufflée, que je ne pourrai pas vous répondre.  

- Reconnaissez-vous ma voix? Est-ce qu'elle vous fait penser à quelqu'un?

Un temps mort, puis une voix angoissée qui revient excitée.

- Est-ce toi, Luiza? Si ce n'est pas toi, ce serait troublant. La ressemblance avec elle est frappante. 

- Luiza, c'est le prénom que l'on m'a donné, en effet.

- Mais où es-tu? Que deviens-tu? Nous sommes angoissés ton père et moi. Je suis allé chez toi à Lisbonne et une voisine m'a dit que tu étais souvent absente et qu'elle ne t'avait plus revue depuis le début de l'année. Raconte-moi ce qui s'est passé et où es-tu. Je t'en prie, informe-moi.

- C'est toute une histoire. Moi, par contre, votre voix ne me rappelle rien. Comme le reste d'ailleurs. J'ai subi une perte de mémoire depuis le Nouvel An.

- Une perte de mémoire? Tu ne me reconnais pas. Que s'est-il passé?

- Ce qui l'a causée, je n'en savais rien. Je l'ai appris. Il parait que ce fut une chute pendant la nuit du réveillon. Une chute qui a fait le vide dans ma tête.

- Et maintenant, où es-tu. Je viens te chercher immédiatement, si je peux. Tu n'es pas à la rue tout de même?

- Non, j'ai été secourue par quelqu'un. José a assisté à ma chute et m'a recueillie sans que je puisse lui donner la moindre réponse à ses questions qui concernaient mon existence d'avant. Il a eu peur pour moi. Il m'a dit qu'il était fort probable que je ne reconnaîtrais pas ma famille si je la rencontrais aujourd'hui.

- Au fur et à mesure que tu parles, ta voix ne fait plus aucun doute pour moi, c'est bien toi, Luiza. Tu connais ton nom tout de même?

- Même pas. Quand je me vois dans le miroir, je ne reconnais que mon visage d'aujourd'hui. Je ne sais même pas s'il a toujours été ainsi. J'ai cherché sur Internet, les personnes perdues et j'ai trouvé une photo qui correspondait à peu près à mon visage actuel.

- Oui, j'ai donné une de tes photos anciennes à la police. Sache que ton nom est da Silva. Luiza da Silva. 

- Beau nom, mais cela ne me rappelle pas plus.

- Dis-moi où tu es et je pars sur le champ te chercher. Ta famille qui t'aime t'attend. Elle sera tellement heureuse de te revoir.

- Je me trouve entre Sintra et Cascais. Je suis chez la mère de José Martinez qui m'a recueilli. C'est un neurologue ou quelque chose d'approchant. Il a essayé de me faire retrouver la mémoire. L'adresse exacte, je ne la connais pas. Je ne peux pas vous dire comment m'atteindre. Je suis venue en voiture jusqu'ici. Si vous pouviez venir aujourd'hui, cela m'arrangerait. J'ai des doutes qui me sont venus avec le temps au sujet de José. Il n'est pas ici actuellement, mais à son bureau de Lisbonne...

Dis-moi "tu". Vouvoyer entre nous, cela me semble tellement difficile de te vouvoyer.

- D'accord. Excuse-moi. C'est encore difficile mais je vais faire un effort.

- J'arrive. Mon téléphone a enregistré ton numéro de téléphone. Je demanderai aux renseignements. Ne t'inquiète plus. Je téléphone à ton père qui est aussi le mien, je te l'apprends. Tu es ma demi-sœur mais je t'ai considérée comme ma vraie sœur. Juste le temps d'arriver. Disons dans trois heures.

- A toute à l'heure. Je t'attends. Tu ne peux t'imaginer à quel point, tu me redonnes confiance en moi pour retrouver ma mémoire. J'ai hâte de confronter mon présent avec mon vrai passé.

- A toute à l'heure. 

Je raccroche et repose le cornet du téléphone fixe.

Le téléphone au repos, je regarde devant moi, dans le vide et je sens la joie me monter à la tête avec une envie d'étendre mes bras au dessus de ma tête.

Peut-être était-ce trop espérer que ce soit une bonne famille, mais cela ne vaut pas la peine de rester sur un point d'interrogation depuis le début de l'année sans la connaître.

Ma demi-sœur s'appelle Manu. Elle a encore un léger accent dans la voix qui, je suis sûre, vient d'ailleurs.

Le temps va me paraître long à l'attendre. Je ne tiens pas en place. Il faut que je fasse quelque chose pour patienter.

J'abandonne mes recherches sur la machine de José et descends au rez-de-chaussée chez sa mère pour la prévenir de la visite de quelqu'un de ma famille qui dit me connaître.

Je lui raconte mon coup de fil, mon subterfuge et ma peur de me faire connaître à la police.

Nous en rions ensemble.

Elle semble autant heureuse que moi à l'idée que ma famille m'a peut-être retrouvée.

Avec elle, je sens que j'ai une complicité totale. Une complicité de femmes de deux générations. Je ne sais qui et comment a été ma mère, mais j'aurais aimé en avoir une comme elle.

J'ignore comment José va apprendre la nouvelle de mon départ. 

Je veux retrouver ce qu'a été ma vie. Peu importe si elle a été bonne ou mauvaise.

Je devrai peut-être changer son cours. Vouloir avoir une autre vie.

Mais, je veux être consciente de mon choix qui ne sera pas imposé ni par ma famille ni par José.

Je verrai cela dans l e seul ordre normal des choses. 


--------------

11: Premier membre de ma famille retrouvé

 

« La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux. », Omar Khayyâm

 

Dans les trois heures comme prévu, Manu arrive en taxi. Enfin, je crois, puisqu'elle vient dans la direction de la maison.

Par la fenêtre du bureau de José, je surveillais les allées et venues de la faible circulation autour de la maison. Depuis que je suis là, pas beaucoup de visiteurs.

Toute excitée, je descends pour l'attendre sur le perron.

C'est une dame, noire de cheveux. Sortie du taxi, elle s'avance vers moi. Quand elle me voit, celle qui s'est appelée Manu, sort son plus beau sourire à ma rencontre. 

Elle porte un album, sous le bras, semble-t-il.

Son visage ne me dit rien. Je ne la reconnais pas mais, son sourire est engageant et je veux la connaître et qui sait la reconnaître. 

- Je t'ai retrouvée. On m'a bien informé sur l'adresse. C'est bien toi, ma chère Luiza. Tu ne me reconnais vraiment pas? 

- Je suis bien obligée de l'avouer: non. 

- Je pouvais m'en douter en fonction de ce que tu m'as raconté. J'ai pris un de mes albums de photographies pour te prouver que tu as un passé dans notre famille.

- Très bonne idée.

- Que faisons-nous? Tu ne vas pas me laisser sur le pas de la porte. On entre dans la maison ou on part. 

- Viens, entre, je vais te présenter à mon hôtesse hébergeuse, la mère de José qui m'a recueillie après ma chute. 

- Je serai heureuse de la rencontrer.

- Je suis tellement impatiente. Je voudrais que nous retournions chez toi assez vite, puisque c'est aussi là que je retrouverai ma famille.

- Crois bien que ton père est aussi impatient de te revoir. Veux-tu retourner avant cela dans ton appartement à Lisbonne?

- Aucune envie. J'y retournerai plus tard quand je le jugerai nécessaire. Qu'y trouverais-je sinon des souvenirs morts dans mon esprit? On jettera en route, un coup d’œil sur les photos que tu as apportées. Je dis chez toi et je ne sais même pas où c'est.

- En Algarve. Dans le sud du Portugal. Tu vas te retrouver au milieu de toute la famille. Tu as dû remarquer que je gardais un accent étranger même après 13 ans pendant lesquels j'y vis avec mon mari Joao. J'ai une partie de famille portugaise et une belge. Je suis née en Belgique. Michel et Antoine, mes demi-frères, habitent là-bas. Je n'ai plus de contact avec Antoine. Avec Michel, bien. Je te rappellerai tout cela, plus tard. Dans son dernier coup de fil, il disait qu'il avait planifié de nous rendre visite dans moins d'une semaine. Ce sera une occasion de plus de rencontrer ce qui reste de ma famille belge. Il est médecin et il était de garde à l'hôpital lors des fêtes de fin d'années. Il n'a pu venir par ici avant cela.

- J'ai hâte de voir les photographies de toute la famille. Je me souviendrai peut-être de quelqu'un. Rentrons. Laisse-moi juste le temps d'écrire une mot pour José. Je vais te présenter à sa mère. Fais connaissance avec elle, pendant que je monte au premier. Je reviens très vite. Tu verras, elle est très gentille. José a une mère très sympathique.

Les présentations faites, je monte au premier.

Une feuille de papier sur le bureau de José et je griffonne sans beaucoup réfléchir:

 

Cher José,

J'ai trouvé sur Internet que j'étais recherchée. J'ai pris contact avec le numéro que la police m'a donné. Je suis arrivé jusqu'à ma demi-sœur, Manu. Ma famille et elle, me recherchaient en Algarve. Je ne la reconnais pas, mais qu'importe si elle me reconnait. Impatiente, je n'ai pu attendre ton retour. Je reprendrai contact avec toi, dès que possible. Je suis trop excitée de retrouver mon passé.

Je te remercie pour avoir tenté de me faire retrouver la mémoire. Je ne sais si je la retrouverai un jour dans son entièreté et ce qui a été ma famille, mais je ferai tout pour cela. 

Excuse-moi encore pour ne pas t'avoir attendu.

Ta mère te racontera mon premier contact avec ma demi-sœur, Manu.

Je t'embrasse...

Luiza,

 

Je laisse la lettre, bien en évidence sur l'ordinateur de José.

C'est comme si j'agissais comme un automate à grande vitesse.

Je redescends quatre à quatre.

Manu parle à la mère de José. Leur calme tranche avec mon excitation. S'intercalent quelques sourires en me voyant arriver.

Manu a compris mon excitation et a déjà téléphoné avec son portable pour obtenir un autre taxi. 

Cinq minutes après, un taxi klaxonne devant l'entrée.

J'embrasse la mère de José.

- Au revoir, Mamy. Je reviendrai. Vous acceptez que je vous appelle Mamy.

C'est la première que je l'appelle ainsi, mais elle me sourie. 

Visiblement, elle est contente pour moi et dit simplement.

- Bien sûr que j'accepte. Cela m'honore. Vas-y. Retrouve ta famille. Surtout, ne nous oublie pas. Reviens me voir dès que tu le peux. En peu de jours, j'ai appris à te connaître. J'aime ta force de ton caractère et surtout ton humour. 

- C'est promis. Tu sais, Mamy, je ne reconnais pas Manu, ma demi-sœur, mais elle me connait et cela ma suffit.

Manu et moi, nous nous retournons quelques fois vers la maison avec des signes de la main avant d'entrer dans le taxi.

Je suis heureuse. 

J'ai pris la résolution de faire la chasse au passé et rien ne m'arrêtera. 

Le futur, n'est-il pas destiné à un après imprévisible et pour se changer au besoin par soi-même, même sans avoir toute sa mémoire?

 

SUITE

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02/02/2015

Le mythique Métropole a 120 ans

L'hôtel Métropole est l'hôtel historique par excellence de Bruxelles avec ses 120 ans depuis sont inauguration. Construit en art déco, art nouveau, style moderne. Le 30 janvier, il s’associait à La Une de RTBF.be à l'occasion des 10 ans de l'émission "C'est du belge" (à voir à partir 0:23:00). Une bonne occasion pour en parler.

0.jpgSon histoire commence sur la très réputée place de Brouckere au centre de Bruxelles. Un bâtiment principal est construit en 1872-1874 par l'architecte Antoine Trappeniers pour la Caisse Générale d'Épargne et de Retraite.

La famille Wielemans-Ceupens qui détient une brasserie à Forest, a l’intention de promouvoir une sélection de leurs bières.

En 1891, ils rachètent le bâtiment pour servir de café sous le nom de "Café métropole". 

 

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01/02/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (8 & 9)

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8: Suis-je un salaud?  

« L'amour est aveugle par éblouissement. », Albert Brie

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25/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (6 & 7)

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6: Les réflexions intimes de José 

« On peut se perdre ou disparaître dans une grande ville. On peut même changer d'identité et vivre une nouvelle vie. », Patrick Modiano  

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24/01/2015

Mons et merveilles, la culture mise à l'honneur

Non, la culture n'est pas un produit de luxe, écrivais-je à la rentrée. A partir d'aujourd'hui, Mons devient la capitale européenne de la culture 2015. Ce samedi, c'est l'inauguration de la fête. Molenbeek voulait s'inscrire au titre de métropole de la culture en 2014 par la diversité des cultures des gens qui y habitent. Ici, c'est plutôt une volonté de se représenter en tant que petit ville wallonne qui veut être grande avec raison. 

0.jpgCela avait plutôt mal commencé.

L'oeuvre artistique, le mikado géant, "The passenger" de Arne Quinze qui devait être un des clous de l'année, a dû être démontée pour raison de sécurité.

Des allumettes géantes digne d'Union Match de 530.000 euros, reconverties en bois de chauffage !!!

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19/01/2015

D'un François Ier à l'autre

1515 est manifestement une date facile à retenir, que l'on retient sans parfois savoir pourquoi. Le 1er janvier 2015, il y a 500 ans commençait le règne de François Ier souvent associé à la bataille de Marignan. Celui-ci aurait-il été aussi connu sans cette fameuse bataille?  

0.jpgBataille de Marignan

(Marignano en Italie, aujourd’hui Melegnano, ville à 16 km au sud-est de Milan) eut lieu les 13 et 14 septembre 1515 et opposa François Ier de France et ses alliés vénitiens aux mercenaires Suisses qui défendaient le duché de Milan. Une bataille très longue, épuisante, pas vraiment due à la chevalerie française. Une première victoire du jeune roi François Ier, acquise au prix élevé de 16.000 morts en seize heures de combat. Une boucherie. Elle donnera lieu à une intense propagande et un véritable culte développés par le pouvoir royal afin de justifier cette expédition et écrite par le vainqueur aux détriments des adversaires. Victoire d'images et de réputations, une légende qui n'a pas un lien impartial avec la vérité historique...

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18/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (4 & 5)

Banner.jpg4. Mon plan dévoilé à Luiza

«Dans la vie, nous combinons un plan ; mais celui-ci reste subordonné à ce qu'il plaira de faire au sort.», Arthur Schopenhauer

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07:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2015

Tremblement de l'esprit

Il y a cinq ans, le 12 janvier 2010 à 16:53, il y eut un tremblement de terre en Haïti. L'année d'après, Dany Laferrière écrivait un témoignage dont j'extrayais quelques passages dans  "Tout bouge autour de moi". Pour lui, dans ce cataclysme, il y voyait une occasion de sortir du marasme avec l'esprit haïtien. Hier, nous avons eu un tremblement de l'esprit et quatre millions de personnes outrées se sont déplacées dans rassemblement mondial avec un épicentre à Paris. La liberté d'expression comme un séisme, vacillait sur ses bases.

0.jpgDans mon billet de 2011, je qualifiais le témoignage de cet auteur haïtien, de "troublant de sagesse".

L'analogie de situations n'est pas une vue de l'esprit. 

A Haïti, il s'agissait d'une agression physique, ici elle était morale.  

En sciences sociales et comportementales, l'agression définit une atteinte à l'intégrité physique ou psychologique.

Les agressions contre nos propres visions des choses nous en recevons tous les jours, mais elles restent souvent en travers de la gorge, sans en sortir.

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11/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? (2 & 3)

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2. Le réveil de José dans la confrontation

 

« Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. », Albert Camus

 

Secoué comme un prunier, je me réveille.

Ce matin-là, sentant l'ambiance tendue à côté de moi sur le siège de ma voiture, je jette presque fâché.

- Eh, tout doux, arrête-là. La nuit a été très courte. J'ai encore sommeil. Qui je suis? Tu ne te rappelles pas? José, voyons.

Je ne me souviens pas, on se tutoie?

- Oui, depuis qu nous nous sommes rencontrés. Continuons dans cet intimité, si tu me le permets.

Oui, tutoyons-nous. L'intimité me permettra peut-être de me remettre sur notre piste en commun et ...

- Sur notre piste en commun? Un peu courte, cette piste. Je pourrais aussi me permettre cette question "qui es-tu?", là ce serait à toi de me le dire. Hier, tu m'avais dit que tu t'appelais Luiza. Mais, à part cela, je n'en sais pas beaucoup plus à ton sujet. 

- Merci, pour me révéler mon prénom, allons plus loin, veux-tu. 

- Ok. Pour faire connaissance et t'être agréable, je commence les présentations par moi-même. Après, on renversera la vapeur. A la question de "Qui es-tu, toi?", à laquelle je ne pourrais répondre qu'en une toute petite partie seulement. Mais, pour commencer dans l'ordre, sache que mon prénom est, donc, José. Je crois me souvenir que je te l'ai dit. Mon nom, Alvarez. Pour vous servir, chère Luiza. Rien de très original ce nom comme tu peux le constater dans notre beau pays de Portugal. 

- Et alors?

- Bon, alors... Quand on s'est rencontré hier soir, tu étais déjà un peu éméchée, figure-toi. Tu semblais fonctionner au turbo et voyager sur un nuage après ce que tu avais ingurgité comme porto ou d'autres choses plus alcoolisées encore. J'ignore. Ce matin tôt, quand on s'est quitté en sortant du bar le "Fado", je t'ai suivi. Tu m'avais semblé d'une exubérance sans nom. A te voir un peu débridée, j'étais arrivé à la conclusion que tu pouvais te jeter à l'eau par inadvertance ou quelque chose de semblable sans même le vouloir et moi de le savoir. J'avais peur pour toi. J'ai eu raison. Je t'ai sauvée. En partie, du moins, Tu es tombée.

- Ah, bon, tombée, mais je suis encore là. A part une bosse sur le front qui me le révèle peut-être ...

- Attends, j'y arrive. Tombée, heureusement, pas dans l'eau mais sur un sol bien dur. Quand je t'ai récupérée, tu étais évanouie et transie de froid. Je t'ai presque transportée ou même tirée. Puisque, je m'estimais incapable de prendre le volant, je t'ai installée dans ma voiture en attendant le matin qui ne pouvait plus tarder. Et voilà que ce matin, fâchée, tu m'as réveillé en me secouant. Tu y vas fort, tout de même. Mais, je ne t'en veux pas. Il était plus que temps de le faire. Cela te va comme explication?

Luiza, entre agitée et calmée, m'écoutait patiemment. A la fin de mes déclarations, aucune réaction pour m'en dire plus. Elle m'attend semblant ne rien pouvoir ajouter de concret dans une suite chronologique de ce passé récent.

Je continue puisqu'elle semble n'avoir rien y répondre pour infirmer ou confirmer mes dires.

- Je suis portugais, comme toi, je présume. Tu es jeune et j'ai quelques piges de plus que toi comme tu peux le constater. J'ai 55 ans qui ont sonné au carillon de l'horloge. Je t'ai donné déjà quelques informations à mon sujet. Maintenant, sois un peu moins secrète. Tu pourrais essayer de m'en dire un peu plus sur toiC'est à ton tour.

- Fais comme si je ne me souvenais pas puisque que je ne pourrai pas te répondre et t'en dire plus de mon côté. Continue à exposer ton ego. J'aime bien ce qui fait l'ego des gens.

Mon égo? Décidément, son humour m'amuse. Je reprends donc mon monologue à sens unique.

- Alors, allons-y. J'ai une formation initiale d'ingénieur informaticien. Sentant que l'informatique n'avait plus la cote, je me suis lancé dans l'étude des neurosciences devenues bien plus à la mode. J'ai une spécialisation plus récente de généticien. D'emblée, cela m'a plu et je suis devenu un expert reconnu. J'ai toujours aimé les projets futuristes et je me suis engagé dans le projet "Human Brain Project". Tu ne le connais probablement pas, mais cela dit bien le but poursuivi d'en connaître un peu plus sur le cerveau. Ce projet est mondial. Cela m'a permis de commencer à parcourir le monde. Souvent aux États-Unis et au Japon, mais pas seulement. Comprendre l'engouement des Japonais pour les robots et les technologies américaines sont au menu. Cela te va comme description de moi-même?

- Oui, oui. J'essaye de me situer à travers toi. Mais cela ne s'arrange pas. Je reste au point mort. Embraye ou change de vitesse et j'essayerai de te suivre dans ton sillage.

- Ok. Te situer. Pas sûr que j'y arrive. Nous n'avons pas parlé de tout cela hier soir. C'était la fête et on oublie de parler des problèmes, des ennuis et des idées sulfureuses du travail quand c'est la fête. Les échanges culturels restent souvent sous le manteau. J'ai oublié, je suis multilingue. Portugais, je parle anglais, italien, espagnol, français et j'ai des rudiments de vocabulaire japonais dans mon bol de langues étrangères. Je dois avoir un accent américain pour un Portugais de naissance qui n'a pas quitté le pays. Je m'en reviens des States.

Ok. Le black-out continue. Toujours rien, je continue après avoir repris ma respiration. 

- A ton sujet, tu devrais me donner quelques indices. Tu m'en as dit tellement peu sur toi. Ce fut seulement une impression que j'avais de toi. C'était comme si tu voulais t'exploser dans un grand saut final. Une impression ou une intuition. A mon avis, cette constatation ne pourra pas plus t'aider à te retrouver.

Admirative et intéressée, Luiza reste bouche baie pendant un long moment de silence.

J'embraye une dernière fois, sans attendre.

- Je suis donc revenu des Etats-Unis, il y a quelques jours pour les fêtes de fin d'année. Je prends souvent mes vacances d'hiver par ici pendant un mois. De l'autre côté de l'Atlantique, je t'assure, il fait bien plus froid en hiver que par ici. Hier soir, je faisais la fête pour le réveillon avec des copains quand je t'ai rencontré, Luiza. Nous avons passé de bons moments ensembles. De ça, je peux te le confirmer. Pas à dire, tu as le sens de l'humour et nous avons beaucoup ri. Ne veux-tu vraiment pas donner une suite à nos rires par tes propres souvenirs?

- Te donner une suite par mes propres souvenirs? Avec mon humour caché, n'espère pas trop. Je crois te l'avoir dit, je ne me souviens de presque rien, pour ne pas dire de rien. L'alcool apporte de l'humour et de la fantaisie, non?

- Où tu habites? Quel est ton job? Ta situation de famille? Ce sont des sujets dont tu ne m'en as pas parlé et, maintenant, tu ne ne veux ou ne peux en parler non plus. Là, tu m'épates vraiment. On aurait t'engager comme agent secret. Cherche dans ta mémoire, les effluves de l'alcool devraient s'être dissipés à cette heure. Si tu pouvais me répondre à une ou deux questions, cela m'arrangerait pour te reconduire chez toi ou quelque part de ton choix.

- Désolé. Il faudra faire sans.

- Ok. Sortons de la voiture et promenons-nous. A l'air libre et frais, cela va peut-être te rafraîchir la mémoire en te rappeler certaines choses par le décor environnant.

- D'accord. J'espère bien.

La voiture était garée en plein centre de Cascais.

Nous sortons de la voiture.

Dans le ciel, un gris permanent règne.

L'air est plus froid et humide que prévu. Je redresse mon col et je vois que Luiza frissonne et fait de même.

Elle jette un coup d’œil sur la carrosserie de ma voiture et émet un sifflement admiratif que je remarque aisément.

- Ne te fais pas d'illusions, cette berline ne m'appartient pas. C'est une voiture de location. Je préfère un 4X4 mais il n'y en avait plus de disponible à l'agence de location.

La démarche non rassurée, Luiza commence la promenade matinale à un mètre de distance à mes côtés.

La confiance ne semble pas être revenue. C'est le moins que je puisse dire.

La place centrale de la ville survient après avoir longé les pubs anglais aux noms de Harley Davidson et du Duke. La statue de Pedro 1er, en son centre, regarde vers la mer, dans la direction vers laquelle nous nous dirigeons. Proche de la citadelle, une autre statue, celle du dernier roi de Portugal, Manuel II.

La ville est encore endormie. De rares passants et un tenancier de bar qui rentre vers l'intérieur quelques tables et chaises. Les flonflons du bal ont fait place à un silence d'après réveillon.

Où réside la faille entre le connu et l'inconnu pour ma coéquipière d'un soir, prénommée Luiza?

Je me remets à poser question sur question pour le déterminer.

Peut-être n'a-t-elle perdu la mémoire que temporairement, quelques liens perdus avec le passé et la mémoire peut lui revenir très vite, me dis-je.

Je me trompe, pourtant.

- Tu ne reconnais vraiment rien de l'endroit où nous sommes? Le port, les bateaux qui flottent ne te sont pas familiers? Marchons jusqu'à la citadelle...

- Je n'ai jamais mis les pieds ici.

Pointant mon doigt vers la rampe qui mène à la citadelle, je lui lance:

- Sais-tu que c'est ici que tu t'es promenée à cet endroit précis et que sur cet étroit parapet tu as fait l'équilibriste? Qu'ensuite, tu es tombée quelques mètres plus bas? Qu'inquiet, je me suis précipité pour te secourir alors que tu étais évanouie et que je t'ai ramenée à bout de bras jusque dans ma voiture. Comme je ne pouvais plus prendre le volant avec la dose d'alcool que j'avais ingurgité, j'ai décidé d'y rester pour dormir jusqu'au moment où tu m'as réveillé.

- Moi, une équilibriste? Tu rigoles?

- Non, sans blague, tu jouais à l'équilibriste, en fanfaronnant, sur cette rambarde dans cette montée vers le fort. Pour finir, ce qui devait arriver est arrivé. Tu as chuté, là, quatre mètres plus bas dans les filets et les cassiers à moules des pêcheurs. Je me suis précipité à ton secours. Les caissons sur lesquels tu es tombée n'ont pas souffert, eux. Ils n'ont aucune mémoire, eux. Mais toi, tu ne semblait miraculeusement pas trop lµmal en point. Tu devrais avoir quelques restes de mémoire. Tu ne trouves pas?

- Merci de m'apprendre tout cela. Tu as raison, cela devait être une belle chute, mais je ne m'en souviens toujours pas. C'est comme si tu me racontais l'histoire d'une étrangère.

Un peu outré par sa désinvolture, j'insiste. Je me répète sans même me rendre compte.

- Bon. Tu m'énerves à la fin. Cela peut se comprendre après l'alcool que tu as bu, mais, maintenant réveillée, après avoir pu cuver en paix, tu pourrais m'informer de ce que tu as fait dans la vie avant cette folle nuit.

- Je crois que tu vas rester sur ta faim d'informations et ton énervement. J'en apprends plus de toi, que je ne pourrai t'en dire de moi.

- Creuse un peu. Tu te rappelles de quoi ? Jusqu'où ta mémoire est-elle présente?

- Je ne me rappelles que de ce matin. J'étais dans ta voiture. Tu dormais quand je me suis réveillé et que je t'ai réveillé en te secouant. C'est tout. Avant, c'est le trou.

Je comprends que notre promenade ne va pas apporter plus de succès.

- Et, tu crois que tu vas me faire gober cela, bien entendu. Retournons. Que préfères-tu? Que je te conduise ensuite chez les flics, à l'hôpital ou chez ma mère, là où je voulais aller ce matin pour lui souhaiter mes bons vœux pour cette nouvelle année 2014?

- Tout, mais pas la police et encore moins l'hôpital. Ils ne vont pas me croire à la police ou ils vont me mettre en observation dans une maison de fous en sortant de l'hôpital.

En revenant sur nos pas, Luiza regarde, une nouvelle fois, par dessus la pente avant de répondre.

- Ce n'est pas possible que j'ai pu faire cela. Maintenant, je sens que j'ai le vertige, rien que de voir l'endroit de mon plongeon.

- Tu n'as pas eu le vertige ce matin, de cela je peux te l'assurer. Disons que ce fut une folie passagère.

- Appelle cela comme tu veux. Je ne devais pas être dans mon état normal. Ça c'est aussi sûr.

Je comprends progressivement que je dois lever le pied, changer d'attitude et de politique. M'adoucir avec elle.

- Chère Luiza, levons le pied. J'essaye de déterminer ce qui pour toi, est normal ou non. Questionne-moi encore. On verra où s'arrête ton 'normal'. J'ignore par quel bout commencer. Ta mémoire semble être comme ce mur défraîchi. On ne voit plus que la brique de la construction puisque les surcouches sont en déperdition.

- Je compte sur toi pour me faire un ravalement complet de façade.

- Tu n'es certainement pas venu jusqu'ici en voiture, mais avec le train qui venait de Lisbonne.

- J'ignore. Mais, comme tu dis, c'est probable.

- Je ne vais pas te redemander de quelle travail, tu t'occupais, mais si jamais tu avais à refaire ta vie, d'après toi, qu'est ce que tu aurais pu faire et aimer faire dans la vie?

- Avoir une ferme et élever des animaux.

La réponse était partie sans hésitation. Cela m'étonne.

Je jette un coup d’œil aux mains de Luiza. Des mains manucurées, des longs ongles. Il est clair qu'elle n'a jamais été fermière et qu'elle doit avoir un job intellectuel. Cela ne fait aucun doute pour moi.

Son subconscient doit avoir répondu à sa place.

- As-tu de la famille, des amis ? Aucun souvenir de ce côté-là, non plus? Je suppose.

Ma question la fâche.

- Combien de fois, devrais-je te le répéter. Si j'avais connaissance de ma famille, j'irais les rejoindre immédiatement.

- Ok. Ne t'énerve pas. Je cherche simplement à te situer dans l'espace avant de le faire dans le temps.

- Je n'ai aucun souvenir conscient de qui j'étais et d'où je viens. Je ne peux en dire plus.

- Conscient, voilà le mot qu'il faut utiliser. L'inconscient fonctionne peut-être toujours. Tu as eu un choc en tombant d'accord. Cela a probablement déconnecté tes souvenirs conscients de ta mémoire. L'affect est resté inchangé d'après ce que je peux comprendre. La mémoire immédiate fonctionne toujours d'après ce que tu me dis ce matin. 

- Ce que je t'ai révélé t'a-t-il donné des indices?

- Je t'ai dit les neurosciences ne me sont pas inconnues. Peut-être que ce que tu aurais voulu faire et être, ne s'est pas produit. Première constatation, contrairement à ce que tu aimerais faire, tu n'as jamais été fermière. Je soupçonne que tu as suivi des études supérieures. Tu as un secret que tu n'as pas partagé avec tes proches. Qui sait? Un regret majeur, peut-être.

- Mais tu es une véritable Madame Soleil, mon cher José.

Je souris.

- Ton exubérance de ce matin le prouve. Je suis aussi psychophysiologiste. Tu as un problème de connexion entre ta mémoire et ton intellect. La mémoire est faillible et manque de fiabilité. Tu sais.

- Que me proposes-tu?

- Te proposer? Ton cas m'intéresse. Si tu le veux et me le permets, j'aimerais m'occuper de toi, mais dans ce but, tu risques de devoir changer de vie, de trouver autre chose dans la vie. D'où ma proposition, si n'as tu pas peur de me répondre. Veux-tu risquer de changer de vie? Il y a un risque que tu ne retrouves jamais la mémoire. Ne me répond pas tout de suite, mais réfléchis-y. Je t'en parlerai plus tard. Reconnecter les bouts de ta mémoire cachée. Corriger les erreurs d'appréciations, cela peut prendre beaucoup de temps.

- Me faire retrouver mon passé depuis les débuts, en quelques sortes?

- Oui, et, qui sait, en l'améliorant. Je t'ai dit, j'ai été au Japon pour étudier les techniques qu'ils utilisent pour construire leurs robots. Ce sont des machines. Elles retiennent tout ce qu'on insère dans leurs circuits. Elles n'inventent rien, jusqu'à présent. Demain, peut-être. L'homme a l'intelligence en plus. L'intelligence qui ne te fait pas défaut, j'en suis sûr. Je n'en dis pas plus pour le moment.

- Heureuse de l'apprendre. Je ne demande pas plus qu'à m'instruire. Conduis-moi chez ta mère.

- Ok. Cela caille avec le vent du large. Rejoignons ma voiture. Tu verras, chez ma mère, c'est un endroit en pleine campagne, plein de verdures, pas loin d'ici, en direction de Sintra. Cela devrait te plaire. Elle a toujours voulu que je me marrie. Ma mère sera très heureuse que je connaisse quelqu'un comme toi. Je la mettrai au courant avant de te présenter pour qu'il n'y ai aucune confusion dans nos rapports. Tu la laisseras parler. Parler, elle adore ça. J'ai été l'aîné de quatre frères et sœurs, ce qui veut dire qu'il y a suffisamment de chambres pour te loger. 

 

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3: Le retour dans la réalité 

 

« La réalité dépasse la fiction, car la fiction doit contenir la vraisemblance, mais non pas de la réalité. », Mark Twain

 

Le voyage en voiture ne dure pas plus longtemps que ce qui était prévu.

Peu de voitures en ce premier jour de l'an. Les fêtards doivent encore cuver et ceux qui avaient fait la fête chez eux, y restent fatigués à la suite d'une nuit accompagnés de familles et d'amis, me dis-je.

Dans la voiture, des images du paysage mélangées avec l'affaire de Luiza, défilent dans ma tête, mais je n'échange que peu de mots avec elle. Je réfléchis intensément à cette situation tellement insolite.

Nous arrivons après une demi-heure dans un endroit très solitaire, entre Cascais et Sintra.

- Nous sommes arrivés. Reste dans la voiture. Ne bouge pas. J'arrive.

Je sors seul pour aller présenter Luiza à ma mère à la porte de la maison. Eviter qu'elle se fasse des illusions sur elle et nos rapports.

Il s'agit de Luiza, une dame qu'il faut ménager, parce qu'elle avait subi un choc. Rien d'autre.

En cure de jouvence, Luiza doit se faire oublier.

Les souhaits et embrassades partagés, d'abord.

- Bonne et heureuse année, maman.

- Merci, José. Pour toi aussi.

- Je ne suis pas seul.  Je vais te présenter Luiza. Elle est restée dans la voiture. Mais, ce n'est pas ce que tu pourrais croire. Je suis resté et j'aime mon célibat. Nous nous sommes rencontré hier soir et elle a quelques problèmes de mémoires. Ne lui pose pas trop de questions.

- Mais qu'attends-tu? Vas la chercher tout de suite.

Pas besoin de commencer par parler de sa chute et encore moins dans le détail.

En aparté, sans beaucoup de détails, je lui en apprendrai un peu plus de ma rencontre très récente, plus tard.

- Je vais chercher notre invitée.

Heureusement, la rencontre ne peut se passer mieux. Chacune se sourie et se serre la main chaleureuse.

Un bon présage, me dis-je. Le principal est fait. La chaleur de l'accueil met Luiza en confiance.

Ma mère est une vieille dame comme on en voit tant dans les campagnes portugaises. Une petite femme dont le mari aurait pu être au champ mais qui, veuve, vit seule dans une maison aux couleurs très locales avec ses photos du passé qui pendent sur les murs ou reposent sur les étagères.

- Pourquoi ne pas s'installer à l'abri de la véranda du jardin pour prendre les rayons de soleil de cette après-midi un peu moins frileuse que d'habitude à l'abri du vent?

La conversation commence. J'interviens peu. Ma mère et Luiza semblent se comprendre avec une certaine complicité. J'écoute dans un silence religieux. Éblouis de constater que l'on puisse parler de tellement de choses dans une telle situation.

Dans le fond, je pense que ma mère croirait que j'avais trouvé la femme de ma vie et qu'il n'y avait qu'à officialiser ce fait.

Je ne veux pas confirmer cette impression, si pas intuition. Sur mes gardes, je n'ai qu'une seule ambition freiner des deux pieds si d'aventure ma mère allait dans ce sens dans la conversation.

Bien moins d'une heure ensemble, quand mon portable sonne.

Le portable dans la main, je quitte le duo pour m'écarter des deux femmes avant de décrocher.

Réfugié dans la première pièce intérieure, je pousse sur le bouton de mon portable.

A l'autre bout, une voix connue, celle de Pablo, mon collaborateur qui se met à débiter.

Salut José. Les vacances se passent bien? Le lendemain du réveillon n'a-t-il pas été trop difficile? Tu l'as passé dans un meilleur temps, je présume. A la mer, le climat change plus vite et il fait plus en général doux dans un micro-climat plus près de la mer que par ici.

Bonjour Pablo. On ne peut mieux. Le temps est mi-figue mi-raisin. Pas de quoi se mettre en maillot, humide et venteux mais pas vraiment froid. Et à Lisbonne?

- Cela ressemble.

- Figure-toi que j'ai fait une rencontre insolite avec une jeune dame. Pour moi, elle pourrait presque être ma fille.

- Une jeune fille, quoi. Et, elle t'as botté en touche, toi qui est un célibataire endurci. Tu ne m'as jamais dit que tu était un séducteur patenté. Cela doit être un miracle. Elle te plaît ? Avoue et raconte.

- Mignonne, elle l'est, incontestablement. Mais ne me case pas trop vite sur cet échiquier-là, si tu veux bien.

- Bon, je n'ai rien dit. Oublie. Raconte toujours.

- Ce fut une rencontre plutôt mouvementée qui s'est produite très tôt dans la nuit du réveillon. C'était dans le bar le Fado à Cascais dans lequel nous avions été quelques fois ensemble. Tu te souviens, on y chante du fado et on y boit tout ce que tu trouves au Portugal. J'ai eu un réveil très pénible le lendemain. Un peu précipité. Mais, il faut que je t'explique l'événement chronologiquement.

- Ok. Je suis tout ouïe.

- La veille du réveillon, cette fille m'avait tout de suite paru étrange.

- Étrange, une espionne, une sorte de Matahari?

- Non, pas sur ce plan-là. Étrange, par son attitude, par son exubérance au contraire, pas par un côté secret. On aurait dit qu'elle jouait son va-tout avant de faire le grand saut, si tu vois ce que je veux dire.

- Le grand saut ? Tu veux dire qu'elle donnait l'impression de vouloir se suicider?

- Oui. J'ai eu cette impression bizarre, à un moment donné. Nous avons beaucoup parlé, sans beaucoup parler d'elle. Elle disait s'appeler Luiza.

- Tu dis « elle disait s'appeler ». Ce qui veut dire que tu la remis dans le droit chemin de la vie. Je te connais avec ton cartésianisme habituel.

- Elle avait beaucoup bu et visiblement, elle ne pouvait pas assumer ce genre d'excès.

Une jeune désœuvrée, probablement. Il y en a beaucoup actuellement au Portugal. Le chômage a dépassé toutes les statistiques les plus prémonitoires.

- C'est possible, en effet, mais peut-être y avait-il d'autres raisons plus intimes.

- Qu'as-tu fait? Tu as joué au bon Samaritain comme je te connais?

- Je te demande de passer les détails croustillants qui te viendraient à l'esprit. Vers trois heures du matin, nous sommes sortis du Fado, ensembles. Tu te souviens nous y avons passé de bons moments. Je dis ensembles, enfin, pas jusqu'au bout de la nuit. On s'était dit au revoir. Mais, intrigué, je l'ai suivie plutôt que précédée ou m'avoir mis à ses côtés. Elle titubait. Elle a commencé à faire l'équilibriste sur le parapet de la jetée. tu te souviens celle qui mène à la citadelle. A quelques mètres derrière elle, j'ai essayé de la maintenir avant qu'elle ne tombe. Peine perdue, elle est tombée quelques mètres plus bas dans les bacs des pêcheurs. Une belle culbute, à coup sûr.

- Blessée? Ambulance?

- Pas vraiment. Il doit y avoir un dieu pour les gens qui boivent trop. Rien de vraiment important apparemment. Je suis redescendu pour la récupérer et la secourir. Elle semblait ne rien n'avoir de cassé, mais elle était évanouie. Je ne savais que faire. La ramener chez elle, je ne connaissais pas son adresse. A ce moment-là, elle n'avait ni sac ni papiers. Je ne sais où elle pouvait les avoir égarés. La mener à l'hôpital, on m'aurait peut-être renvoyé dans ce qu'on appelle les urgences et tu sais ce que cela peut représenter les urgences... J'y serais peut-être encore et je voulais apporter mes vœux à ma mère au plus vite.

- Mais tu l'as transportée.

- Oui. Jusqu'à ma voiture qui était garée sur le port. On aurait dit un couple de soûlards. Je l'ai installée à côté de moi dans ma voiture. Je n'étais pas en état de conduire. J'avais aussi quelques verres en trop. Je me suis endormi et c'est elle qui m'a réveillé en sursaut. C'est là que l'histoire a recommencé et que je suis passé au rayon des surprises.

- Là, tu m'intrigues, vraiment. Tu ne l'as pas sauté, tout de même?

- Je suis plus sage que toi, nous avons dormi ensemble, peut-être, mais côte à côte, dans la même voiture sans même se toucher après l'avoir installé sur le siège. Cela t'en boucherait un coin, non?

- Ouais. C'est déjà ça. Je vois ça d'ici. Même la plus belle femme du monde à tes côtés et tu vas encore rester de marbre à penser et à expliquer comment tu pourrais la mettre au parfum de tes expériences scientifiques.

- Fais moi penser un jour à te virer à avoir des idées pareilles. Tu me connais trop bien. Non, elle s'est réveillé et semblait avoir perdu la mémoire. Je croyais qu'elle feintait. Pas du tout. J'ai dû lui rappeler son prénom, Luiza, qu'elle m'avait donné la veille avant son accident. Elle ne connait pas son nom. Tu te rends compte?

- Elle ne pourra déjà pas dire que tu l'as poussée pour avoir une indemnisation ou pire que tu as profité d'elle... Elle n'est pas mineure tout de même?

- Non une véritable adulte. La trentaine. Sa perte de mémoire, m'a intrigué. Tu penses bien que je l'ai interrogé. C'était le vide complet. Perte de connaissance, perte des valeurs, perte de tout. Aucun indice pour dire d'où elle venait, de quelle famille, de quelle profession elle avait pratiqué jusque là. Rien. La notion de l'argent, de domicile, de famille ne semblait jamais l'avoir effleurée. Mais elle est intelligente et a l'esprit très vif.

- Tu ne t'es pas posé la question qu'elle pourrait nous être utile?

- Pedro, je sais que nos recherches nous intéressent et que tu ferais tout pour aboutir là où d'autres auraient échoué, mais laisse-moi un peu de temps. J'ai toujours eu un souci avec toi sur ce point, tu as un esprit trop rapide, trop technicien et la sentimentalité ne semble jamais t'avoir effleurée.

- Pardonne-moi. Je te connais aussi depuis longtemps. Et tu n'es pas tellement différent avec tes idées très scientifiques. Tu es marié avec la science si ce n'est pas avec une femme. Nous avons une idéologie qui cherche à briser toutes contraintes, tous les aléas... Moi, c'est avec de la technique en plus.

- Stop. Ok. Tu as raison, J'y ai pensé. Néanmoins, donne le temps au temps. Je lui en parlerai. Nous avons cherché quelqu'un qui pourrait nous aider dans nos recherches sur l'intelligence à l'état pur. Séparer l'inné et l’acquis darwinien, oui, cela entre dans nos attributions.

- Je te retrouve. Avoue-le elle t'a très vite tapé dans l’œil "scientifiquement parlant" si ce n'est pas physiquement. Donc, pour résumer, tu ne l'as pas encore invitée dans nos travaux, mais tu risques de le faire.

- Je suis chez ma mère. Celle-ci s'en occupe actuellement à quelques pas de moi. Tu nous as interrompu au jardin. Nous savons que ce n'est pas la mémoire qui mène le monde. L'intelligence est bien plus importante que la mémoire.

- Comme tu dis, "L'intelligence, c'est un diamant brut qu'il faut tailler pour obtenir une tête bien faite et non pas une tête bien pleine, puisque le diamant n'est constitué que de carbone". Ai-je bien appris ma leçon, José?

- Là, tu m'énerves, vraiment.

- Je t'énerve mais que comptes-tu faire avec elle?

- Tout dépend de ce qu'elle décidera. La première étape serait de la mettre en confiance et en sécurité et chercher jusqu'où veut-elle collaborer avec nos recherches.

- En faire un cobaye pour la science et pour tes expériences, quoi?

- Je suis encore en vacances un peu de temps. Je vais lui demander son avis et je commencerai un examen plus approfondi.

- Un conseil d'ami, fais-lui aussi la cours. Les femmes aiment cela pendant les vacances, bien plus que de parler de sciences.

Je veux dévier la conversation au plus vite.

- Pas trop de circulation à Lisbonne?

- Pas trop. Mais je constate que je n'ai vraiment pas de bonnes manières. Une bonne année 2014, José.

- Pour toi aussi. Je te laisse, à plus.

Je raccrochai.

Pablo avait passé toutes ses études au MIT, aux États-Unis.

C'est ce qui m'avait plu quand je l'avais engagé.

Lui est le collaborateur technique type. Je suis plutôt le théoricien de service et je l'ai associé à mes travaux. Nous avons pris l'habitude d'avoir notre franc-parlé et il ne s'offusque plus de ce que je peux lui lancer comme piques dans un accord tacite.

Cette fois, je me suis chargé de quelqu'un d'autre, de plus fragile, auquel je me suis assigné la mission de lui faire retrouver la mémoire.

Reconstruire l'esprit de Luiza, l'orienter peut-être vers plus de clairvoyance qu'elle n'était parue lors de son voyage initial dans une vie antérieure.

Corriger les erreurs de son utilisation et combler les chaînons manquants sans issues qu'elle aurait pu avoir.

Avec cette pensée, je retourne dans le jardin, pensif.

Ma mère discute toujours avec Luiza. Elles semblent s'entendre à merveille. L'une rie de l'autre.

Je les laisse continuer jusqu'au moment, où le soleil décline au point qu'il fasse vraiment trop froid pour rester au jardin.

- On rentre? Il est bientôt temps de préparer le dîner, car vous êtes mon invitée, dit ma mère.

C'est alors, que j'ose poser la question à Luiza:

- Luiza, j'aimerais te parler en tête à tête dans mon bureau au premier étage, pendant que maman le prépare. Tu verras mon antre d'étudiant transformé en petit laboratoire de mes idées fumeuses.

- Allons-y. Je suis ton invitée, ton obligée même, je ne vais pas faire mauvaise figure dès le prime abord.

Nous grimpons au premier étage pendant que ma mère va dans la cuisine. 

SUITE

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05/01/2015

Le bonheur à multiples facettes

Cette semaine, le VIF a sorti un dossier sur les "Pistes pour trouver le bonheur". Quelques personnalités connues ou moins connues, ont donné leur avis sur la manière dont elles concevaient le bonheur. Ce qui m'a valu parfois quelques surprises en faisant la relation entre ce qu'elles faisaient dans la vie et leur conception de ce bonheur.

0.jpgLa Belgique et la France se disputent la première place des pays d'Europe dans lequel le sentiment de pessimisme se retrouverait au zénith.

La société est anxiogène. On croyait qu'avec l'abondance des possibilités apportées dans les magasins, dans les possibilités de se soigner, ce ne serait plus le cas. Je suis en permanence sur Agoravox.fr et ne peux que constater cet esprit négatif.

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04/01/2015

Veux-tu une nouvelle vie? Préambule & (1)

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Préambule

- Bonjour. La question "Veux-tu une autre vie?", un titre plein de promesses, énigmatique comme pour votre roman "Fauteuil blanc". D'après ce que j'ai entrevu, le sujet est une continuation de ce "Fauteuil blanc".

- En effet. Ce sont les mêmes personnages, avec un de plus. Ils évoluent ensemble au Portugal, là où Manu, l'héroïne de "Fauteuil blanc" avait établi ses pénates. Si vous vous souvenez, Manu venait de Belgique et s'était mariée dans sa seconde famille portugaise en Algarve. Elles avaient toutes deux le même père. Sa demi-sœur portugaise, Luiza devient l'héroïne de cette histoire-ci avec ce nouveau personnage. Cette fois, l'histoire évolue dans la région de Lisbonne. - Pourquoi, le Portugal est-il le pays où vous situez ce qu'on peut appeler votre 2ème volume?

 

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08:40 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2014

Des idées plein la tête

2014 s'en va et 2015 arrive. Et si on se mettait des idées plein la tête pour garer notre sérieux au placard puisque c'est encore la trêve de Noel avant de reprendre le collier... 

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Bilan de 2014:

Oui, j'aurais voulu être fumiste en décrivant cette année.

Qu'est ce qui l'a marqué?

Si je m'en réfère aux titres de mes billets, après des pré-élections très poissonneusesdes débats qui frisaient la radio-activité, l'Europe tournait en Big Bang  en deux nouvelles équipes aux deux commissions avec Jean-Claude Juncker d'un côté et Donald Franciszek Tusk, deux noms exotiques auxquels nos oreilles devront s'habituer.   

 

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21/12/2014

Soyons "smart" jusqu'au bout des ongles

Passer des tablettes à la connectique technologique, il n'y avait qu'un pas. Le mot "smart" était d'une logique implacable puisque elle apparaît  sur soi, à la maison, sur la route,  dans la ville, dans le ciel dans un effet miroir du virtuel sur le réel. Un florilège de termes anglais autour de Living tomorrow, of course...  

0.jpgSoyons Smart? Non, je ne vais pas parler de la petite voiture Smart. Pas de pub de marque sur cette antenne.

Même si son nom a été bien choisi, que viendrait-elle faire d'ailleurs, dans cette histoire? 

La nouvelle révolution industrielle est ailleurs dans tous les objets qui deviennent « intelligents » grâce à l’internet des objets connectés, le « web 3.0 ».

 

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14/12/2014

Android, tu tables sur quoi?

Près de quatre mois d'utilisation d'une tablette Android. Il était peut-être temps de comparer mon PC que j'ai utilisé pendant tellement d'années avec cette tablette. Un mail quotidien de Tablette-tactile.net m'a permis d'accélérer la transition, de me familiariser et de suivre son évolution avec humour. Revoyons tout cela, mixé puisque nous sommes à la veille de la visite du Père Noël.

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Généralités sur les tablettes. 

"Tablettes tactiles, ardoises électroniques ou numériques, des synonymes pour le seul mot "tablettes" qui offre à peu près les mêmes fonctionnalités qu'un ordinateur personnel", dit Wiki.

Son histoire remonte à 1987. le Linus Write-Top de Linus Technologies, Inc a fait office de révolution en transformant l’écriture manuscrite en caractères numériques à la vitesse de cinq caractères par seconde. Pesant 4 kg, au prix de 3000$, c'est le premier terminal sans clavier et premier ordinateur portable à écran tactile avec un stylet.

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07/12/2014

Les zakouskis de la télé

Un dossier récent du Télépro parlait de la télé sous toutes ses coutures en quatre volets. Hier, c'était la Saint Nicolas des enfants. Alors, pour fêter ce Saint, pourquoi ne pas apporter les zakouskis ("закуски") pour les grands qui regardent la télé?

1. La télé est-elle digne de confiance?

0.jpgUne question qui ne devrait pas ou plus se poser.

Et bien non, elle se pose comme nous allons le voir. Les téléspectateurs ne sont pas encore tous satisfaits.

La télévision tient un rôle essentiel dans nos démocraties et contribue à la fabrication des opinions. Elle est là pour donner les images et le son à ce qui se passe localement ou dans le monde sans bout filtre.

En 1950, 10.000 foyers français possédaient la télé et visionnaient les émissions du monopole RTF. 

Ce "gros bébé important" comme disait De Gaulle d'elle n'a-t-il pas conservé les caprices de sa petite enfance?

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