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01/12/2014

Aventure "Run & Bike"

Un billet intercalaire pour raconter une course, en principe, sans histoire. J'avais déjà parlé d'Evere. Je n'y reviendrai pas du moins en écriture. Dimanche, ce fut le 2ème épisode de "Run & Bike" à Evere. En d'autres mots, puisque c'était le weekend de la Francophonie, ce fut "courir et vélo" ensemble dans un circuit fléché.

0.jpgJe ne m'inscris pas à ce genre de manifestation sportive parce que je n'aime pas les parcours trop fléchés.

Ma liberté de mouvements m'impose de ne pas suivre ceux qui font la même chose que moi.

Le jogging et le vélo, j'en fais couramment mais en solitaire. Jamais de parcours prédéfini. 

0.jpgEn général, l'aventure commence dès que le hasard s'installe. Je ne m'attendais pas à sa dernière prestation.

Ce dimanche matin, il faisait un gris brumeux à ne pas se découvrir d'un fil dehors. Premier jour, un peu plus frileux que d'habitude avant plus de froidures hivernales.

En reportage, joggeur à mon tour, j'ai suivi et parfois précédé les coureurs et les bicyclettes par les chemins des écoliers. Sept ou quinze kilomètres à effectuer. Pas vraiment de recherche de résultats honorifiques à inscrire au palmarès des gloires nationales et encore moins internationales.  

En chemin, pour moi, ce fut, parfois, un brin de causettes avec les "régulateurs de la course", ceux qui la font dériver dans les virages en attendant leur passage.

Pour ces régulateurs, un café chaud, d'un côté, et un bol de soupe proposé de l'autre avaient confirmer que la solidarité du quartier était toujours présente.

Les résultats sont là, inscrits dans les mémoires sur les 39 inscrits dans le petit parcours et 77 dans le grand.

"Vu le nombre d'erreurs de parcours, les résultats sont fictifs", était-il mentionné pour éviter toutes contestations.  

Tout allait pour le mieux.

C'était sans compter avec le "destin du rapporteur, du reporter bon pied, bon œil". 0.jpg

Pour lui, ce fut une chute à 500 mètres de l'arrivée. Un vulgaire plat, sans en chercher la raison particulière. Un relevé immédiat ne sachant pas ce qui était arrivé.

Une arrivée au service de secours. Résultats des courses: une main ensanglantée et quelques éraflures. Infirmerie de la course qui m'intimaient d'appeler une ambulance pour m'emporter jusqu'à l'hôpital.

L'ambulance, une première avec le pin-pon compris dans le prix. 

Attente aux urgences. Radiographie. Pas de fractures. Un paume de main, un doigt qui enfle et puis, retour de l'expédition.

Bizarre qu'il y ait rarement de témoins de pour celui qui témoigne.  

Enflure... patience et longueur de temps font plus que force ni que rage....

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Oui, mais, le soir... Le doigt prenait une teinte bleutée. Enlever l'alliance qui bloquait le sang avec du savon, c'était rêver. 

Pour finir, le lendemain, ce fut le célibat sans le symbole du mariage... La bague avait perdu tout son symbole.

Le symbole ne résiste jamais longtemps devant les besoins du sang...

Courir mène à beaucoup de chose, mais de là à penser qu'avec un doigt enflé que l'on retrouve symboliquement la liberté, il y avait de la marge.

0.jpgEn chemin, une publicité aurait pu m'inciter à la prudence "La sensation: je-fais-ce-que-je veux".

Heureusement, il y avait toujours les photos du reportage avant la chute. Je me devais de les présenter puisque j'en avais parlé, mais j'aurais préféré en parler autrement.

Avant de partir, j'aurais dû lire le billet du copain Nabum qui disait "Ah, qu'elle était belle cette lurette" dans un conte à rebours, surtout que ma lurette m'avait dit de ne pas partir ce matin-là.

Les lurettes ont toujours des intuitions que les lurons n'auront jamais. 

En rhétorique, la chute est la fin d'une histoire et la conclusion d'un récit.

La traduction de "Run & Bike" serait-elle "La Ruine de la Bique"? 

Les Villos et les pistes cyclables de Bruxelles (Extrait de la Revue au Théâtre des Galeries):

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L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Rien ne sert de courir, il suffit d'arriver.  », Henri Dreyssé
  • « Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.  », Stefan Zweig
  • « Le récit n'est plus l'écriture d'une aventure, mais l'aventure d'une écriture.  », Jean Ricardo  

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18/2/2015: Claudy Criquélion est décédé

 

30/11/2014

La chapelle Sixtine de la Préhistoire en balade

On qualifie la Grotte de Lascaux sous le pseuonyme de Chapelle Sixtine de la Préhistoire. D'abord copiée dans la grotte Lascaux II, elle est devenue une nouvelle exposition itinérante. Après Chicago, Houston, Montréal, la représentation de la grotte s'est installée à Bruxelles dans le Musée d'Histoire du Cinquantenaire  

0.jpgL'histoire de la grotte de Lascaux située en Dordogne, remonte à 20.000 ans.

Les "Homo Sapiens Cro-Magnon", partis d'Afrique et d'Asie Mineure, l'avaient investi, il y a 150.000 ans.

L'homme moderne a été nommé Cro-Magnon car c'est dans un abri sous-roche appelé trou de Magnou en occitan et situé dans la commune des Eyzies-de-Tayac habitée depuis le Paléolithique que fut découvert en 1868, le premier squelette fossile de l'Homo Sapiens.  

Dans ces temps préhistoriques, l'ouverture du rift africain avait désertifié les sols et rendu les lieux inhabitables qui avait poussé les Homo Sapiens, à migrer vers le nord.  

Dans ce nord, avant leur arrivée, vivaient des Néandertaliens pendant 400.000 ans. Ces derniers avaient une nourriture carnée en rapport avec leur environnement.

Ils se sont évanouis, ont reculé jusque dans leur dernier refuge au détroit de Gibraltar. Dans la grotte de Gorham, un croisillon en dièse découvert, date de 39.000 ans.  

La grotte de Lascaux s'ouvrit quand un porche s'effrita dans la roche, laissant la place à un large passage. Des Homo Sapiens vont y devenir des peintres et des graveurs de la nature qui leur sert de modèle. Peintres magdaléniens, ils savaient s'éclairer et mélanger des couleurs d'origine minérale.  

Ils se différenciaient de leur prédécesseurs par leur nourriture variée, constituée de poissons, de baies et de racines, par une "technologie" diversifiée, basée sur des outils plus complexes et plus efficaces, plus aptes à se transmettre de générations en générations avec une conscience symbolique représentée par des ornements faciaux, approchant du mysticisme et du chamanisme.

Les Homo Sapiens éliminèrent toutes les autres formes d'êtres humains sur Terre. Au milieu des hommes d'aujourd'hui, ils ne pourraient pas être identifiés. Même physique, même taille de cerveau que le nôtre,   

Vivre à l'époque glacière signifie que la température était plus froide de quelques 13°C en moyenne que celle d'aujourd'hui. Des plateaux exposés aux vents, des glaces qui recouvrent parfois les surfaces de steppes très étendues. Un seul habitant humain par 100 km2 et des animaux qui leur procuraient nourriture et fourrures cousues, grattées avec des silex. 

Présents dans la grotte de Lascaux pendant près de sept siècles, ils ne la quittèrent que quand le climat se fut encore plus refroidi. Des dessins superposés prouvent qu'une constellation de cultures y a habité. 

Des questions restent.

Aucun reste de bovidés découverts dans la grotte alors que ceux-ci occupaient 16% de la décoration et que pour le cheval, ce pourcentage s'élève à 60%. En revanche, 89% des os retrouvés proviennent de rennes, qui eux, sont pratiquement absents parmi les motifs artistiques. 

Il y a 8000 ans, un éboulis colmata complètement l'entrée, ce qui protégea la grotte et les peintures rupestres. La grotte s'endormit pendant ces millénaires. 

Son réveil eut lieu le 8 septembre 1940, par le plus grand des hasards d'une découverte par l'adolescent, Marcel Ravidat. Un arbre, déraciné lors d'une tempête laissant un trou de 20 centimètres et son chien s'était engouffré dans le trou. 

Intrigué, Ravidat revint plus tard avec trois copains munis de lampes et de cordes.

Ils descendirent dans la cavité avec l'espoir d'avoir découvert le souterrain secret du manoir de Montignac. 

C'est une grotte de 250 mètres de long qu'ils découvrirent ensemble. Celle-ci cachait quelques 900 peintures rupestres et 1000 gravures très anciennes. 

Le préhistorien, abbé Henri Breuil fut appelé. "C'est presque trop beau", s'exclama-t-il.  

Pour lui, la grotte représentait toute la magie de la chasse. Plus tard, pour André Leroi-Gourhon, la grotte devint plus une représentation d'actes rituels chamaniques. 

Les quatre jeunes devinrent des "inventeurs" comme tout découvreur d'un trésor de l'époque. Après la guerre, l'un des quatre, Jacques Marsal, devint gardien et guide du site. Vinrent d'ajouter le creusement d'une entrée monumentale, la construction d'une route, d'une l'électrification, d'une climatisation sans aucune surveillance archéologique. 

Plus d'un million de visiteurs, jusqu'à 1800 par jour, défilèrent pour s'engouffrer dans la grotte. 

Au cours des années 50, on remarqua que la maladie verte, la maladie blanche et des taches noires gangrenaient les peintures.  

Il a fallu les protéger avant qu'elles ne disparaissent à jamais.

En 1963, la décision fut prise de fermer la grotte sanctuaire aux visiteurs.

En 1972, toujours fermée, elle revint dans les mémoires. La décision fut prise de construire une réplique partielle de la grotte, un Lascaut II, aux dimensions semblables, si pas identiques dans une carrière désaffectée à 350 mètres de l'originale. Façonner ce "fac-similé" nécessita dix ans.

Le magazine Geo de mai 1983 en parlait sous le titre "Mission Cro-Magnon". 

Un chantier commença dans lequel il a fallu tout inventer sous une coque renversée en poutre d'acier et du béton projeté à la lance. Puis, ce fut au tour des artistes d'effectuer les copies des peintures. Les difficultés de reconstitution ne furent pas minces. 

Le grand taureau noir dut être redessiné dix-sept fois avant que ses cornes en lyre ne s'enroulent correctement dans les mêmes creux et bosses que l'original. La caverne était glaciale et un vacarme d'enfer y vrombissait. Véritable oeuvre de passionnés dont chaque artiste savait qu'il enterrait sa propre carrière et s'écartait des expositions et d'une clientèle personnelle. Un budget très limité avec tout de même, vingt mille francs par mois en honoraires pour chaque artiste.

En 1978, ce fut la faillite du projet. Le département de la Dordogne le reprit avec tous les droits de reproduction. Le maître d'oeuvre désigné fut, dès lors, l'office du tourisme de Périgueux.

Mais, le chantier traîna encore trop d'après les inspecteurs des travaux.

Début 1982, six millions de francs étaient dépensés. Une paille avec les idées d'aujourd'hui.

Vint une idée folle d'un conseiller général: "pourquoi ne pas repeindre les fresques dans la vraie grotte? On économiserait des millions de francs en maçonnerie...".

Sans une poigne de fer, le projet n'aurait jamais abouti.

Pour faire plus vrai, on s'efforça d'imiter l'exploration avec des lampes électriques vacillantes, des chandelles de suif style Cro-Magnon et de faire danser les chevaux comme jadis.

Lascaux II s'était ouvert durant l'été 1983.

Nouvelle obligation, veiller à l'hygrométrie et mesurer la température pour éviter les moisissures. Des Japonais eurent même l'envie de créer un Lascaux III au cœur d'un parc d'attraction.

Heureusement, la vallée de la Vézère fut classée au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO comme "Vallée de l'Homme" pour entériner les projet.

Lascaux, la matrice du monde 

Au 21ème siècle, les technologies de l'information ont évolué. Il fallait permettre d'admirer cette chapelle Sixtine de la Préhistoire dans le monde entier en la rendant itinérante. Le scanner optique en 3D et les reliefs en fibre de verre avec la technique "voile de pierre" furent là pour reproduire à l'identique et permettre ce voyage dans le monde entier. 

Le voile de pierre réalisé en 1800 heures comprenait un balayage au laser, des photographies stéréoscopiques, des maillages géodésiques, des matrices en polystyrène, un moulage en polymère. Ensuite, de la fibre de verre et de la résine, réglée au micron, par la technologie 3D, cela a nécessité 10.000 heures de travail pour reproduire peintures et gravures avec l'aide de photos haute définition.   

Avant l'arrivée à Bruxelles, l'exposition comptait déjà 720.000 visiteurs.

En 2013, elle est élue meilleure "Touring Exhibition of the Year".

La salle des Taureaux, le puits, la nef, l'abside, le diverticule axial sont présentés en fibre de verre. 

Il y a deux semaines, lors de ma visite, une panne d'électricité entraîna d'abord la déception des visiteurs.

Un retour de la lumière qui ne se produisit pas et ce fut dans l'ombre, avec des torches électriques que la visite eut lieu dans une grande salle reproduisant un tronçon de la grotte grandeur nature. Une façon originale plus vraie, de revivre la découverte de la grotte.

Un film en relief permit aux visiteurs, lunettes sur le nez, de se faire une idée des dimensions et de la configuration de la grotte.

Les squelettes d'un cerf géant mégacéros, un bébé mammouth reconstitué laineux et un lion des cavernes, dans une autre salle, terminaient la visite.

De très jeunes enfants copiaient les dessins. Une vocation naissante de paléontologue à la carte était peut-être née sous leurs crayons.

Cette version itinérante est la version III.

La version IV ouvrira ses portes en 2016 avec ses 575 m2 à Montignac.

Dans le même temps, ARTE présenta une série de documentaires "Aux origines de l'humanité" en trois épisodes.

Extrait de la  fin du documentaire: 


Mais, c'est la grotte de Lascaux qui a été mise en avant vu la richesse des peintures. Lascaux n'est pas la seule grotte de l'époque, ni la plus vieille.

L'histoire de la découverte de la grotte de Chauvet est très similaire à celle de Lascaux, découverte bien plus tôt.

Celle de la grotte de Chauvet fêtera son vingtième anniversaire le 18 décembre.

1994, trois spéléologues amateurs, dont Jean-Marie Chauvet, avaient ressenti un souffle d'air qui s'échappait d'un éboulis dans les falaises du cirque d'Estre. En y pénétrant, ils découvrirent des colonnes de calcite blanches et ocres. Des traces rouges et des dessins d'animaux qui ont disparu dans la région comme des lions, des ours, des bisons, des rhinocéros. 

442 représentations animales d'art pariétal sur 8500 m2, étaient à préserver.

Le spécialiste paléontologue, Jean Clottes, a été chargé d'authentifier, de préserver leur découverte contre ses dégradations. Des zizanies apparurent. Tout d'abord, avec les propriétaires du terrain qui flairaient la bonne affaire. Ensuite, avec L'Etat qui en prit possession en 1997.

Les découvreurs ont été écartés de la gestion et de la valorisation de la réplique de la grotte. Ces conflits d'argent et de paternité s'éternisent encore aujourd'hui.

De multiples datations permettent d'affirmer que la grotte a eu deux périodes d'occupation. A l'époque de l'Aurignacien, vers -36.000 ans et une autre au réalisme photographique vers -10.000 ans contrairement à Lascaux dont l'art pariétal est passé par des stades intermédiaires.   

Le 25 avril 2015, la copie de la grotte de Chauvet, sous le nom de "Caverne du Pont-d'Arc", ouvrira ses portes aux public. Des enregistrements en 3D par scanner n'ont pas évité une période de vingt ans pour sa réalisation.

Les autres grottes de Chaleuxde Cosquerde Goyet, parfois plus anciennes, auront, peut-être, des suites du même type.

L'intérêt de ce genre d'exposition ne réside pas uniquement dans les grottes elles-mêmes, mais aussi de par les techniques utilisées pour rendre leur représentation, les plus réaliste grâce aux technologies qui le permettent.

Quant à l'exposition de la grotte de Lascaux itinérante, après Bruxellesce sera au tour de Tokyo de l’accueillir.

Rien ne sert de découvrir une grotte, il faut la maintenir et l'exploiter pour la rentabiliser.

L'Homo Sapiens était nomade. Ses successeurs se sont sédentarisés. Il était écrit qu'un jour ou l'autre, ce serait au tour des grottes de devenir nomades.  

Pour le visiteur auquel la 3D ne se suffit pas, il lui restera à planifier une visite en 4D, à Lascaux pour ajouter le temps à l'espace

Une vidéo virtuelle se trouve sur ce site.

Passons aux photographies de cette exposition à Bruxelles qui valent un détour rapide dans l'histoire.


J'aurais pu terminer ce billet ici, mais aujourd'hui, c'est le quarantième anniversaire d'un événement "préhistorique".

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Le 30 novembre 1974,  une trentaine de chercheurs éthiopiens, américains et français, codirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie) découvrait sur le site d'Hadar, dans le rift éthiopien, un fossile de l'espèce Australopithecus afarensis,.  Ce fossile, complet à 40 %, date d'environ 3,2 millions d'années.

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Ils le nommèrent Lucy en mémoire de la chanson psychédélique "Lucy in the Sky with Diamond" qu'ils écoutaient sur cassettes dans le désert.

Écrite par John Lennon en mars 1967, la chanson se referait aux initiales LSD et au dessin de son fils Julian. 

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La chanson à une rythmique en ternaire en 6/8 avec des arrangements instrumentaux très fouillés en dehors du refrain en 4/4.

C'est à dire d'une complexité qui s'adapte parfaitement à ce que l'Homo Sapiens est devenu.

Les 52 ossements de Lucy, a été déclaré comme un rameau éteint au profit des Homo habilis, à tendance bipède avec un cerveau de 400 cm3, soit trois fois moins gros que celui de l'Homo sapiens.

Au début du 21ème siècle, nos ancêtres ont pris naissance en mosaïque. Les découvertes de Orrorin (-6 millions d'années), de Toumaï (-7 millions d'années) sont encore plus anciens. Pour ne citer que les plus connus, l'Homo Habilis, l'Homo Ergaster, l'Homo Georgicus, l'Homo Erectus se sont succédés avant l'Homo Sapiens.

 

Les migrations sont toujours en cours. Elles s'appellent désormais "mondialisation". On ne vit plus que rarement en troglodyte, mais on imagine monter plus haut pour (sur)vivre.

Est-ce pour donner une meilleure image de l'Europe aux Africains qui émigrent vers le Nord, puisque l'Europe joue aussi, parfois, une partition psychédélique?

 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Le premier homme de la préhistoire qui composa un bouquet de fleurs fut le premier à quitter l'état animal ; il comprit l'utilité de l'inutile."
  • "Lutter contre l'humiliation, croire que l'homme a une valeur, c'est ce qui nous sépare de la préhistoire." 
  • "Les limites entre la préhistoire et l'histoire sont théoriquement fixées par l'apparition de l'écriture. Les temps immédiatement antérieurs aux textes et vaguement éclairés par ceux-ci constituent la protohistoire".

 

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23/11/2014

Les puissants redessinent le monde

Le G20 a fermé ses portes dimanche dernier... et la démocratie dans tout cela? 

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Aujourd'hui, il y a 87 démocraties dans le monde et ce nombre augmente.

En 2011, on lisait "La Hongrie flirte avec l'autocratie". "Les socialistes responsables pour les crimes communistes".

Là, on se trouvait vraiment entre Buda et Peste.

Pourtant, ceux qui jouissent de cette démocratie, ne se sentent pas en faire partie comme j'ai pu le lire tellement de fois sur les forums français.

Le club démocratique se définit par trois principes: 

  • La liberté d'opinion et de presse est observée
  • La séparation est claire entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire
  • Les élections sont libres et transparentes.

Sauve qui peut puisque la parole citoyenne permet de vivre en s'extériorisant dans des forums, perdus en cherchant la sortie de l'enchevêtrement de dictaturesd'oligarchies, de ploutocratiesd'anocratiesd'autocraties et... de toutes sortes de démocraties.

Cette semaine, j'apprenais qu'un programme télé "Dictaton" fait polémique actuellement en Suède. Ce jeu de télé-réalité réunit huit candidats, sans moyens de communiquer avec l'extérieur, qui sont contraints de suivre les ordres donnés par une voie off qui joue le rôle d'un tyran invisible. Le gagnant qui empochera une somme, sera celui qui sera le dernier à avoir exécuté toutes les tâches.
Le but, réfléchir sur l'importance de la démocratie et sur le danger d'un pouvoir totalitaire. Précédemment, une enquête auprès de jeunes suédois avaient révélé qu'un quart d'entre eux, estimaient que l'intérêt de la démocratie n'est pas essentiel et que la dictature n'est pas un système inquiétant mais, seulement, intrigant.
La polémique était survenue parce qu'un activiste de l'extrême-droite s'était introduit dans le jeu.
La chaîne s'était défendue en disant qu'elle avait voulu donner la parole et les actes à toutes les tranches de la population.
La télé-réalité rend fou. Décès, violences, frasques, exhibitionnismes, cet univers semble hors contrôle.
Mais dans ce cas, la question subsidiaire devient: faut-il, en démocratie, donner la parole à tout le monde au nom de la liberté d'expression? 
 
En d'autres mots, la démocratie détient en elle, les gènes de sa propre destruction. "Les maîtres du monde se délectent en lisant tout ce qui se dit sur les forums. Les pauvres (surtout ceux qui pensent ne pas en faire partie) s’engueulent et se divisent à l’infini. Quel spectacle!",

0.jpglisais-je dans un commentaire.

Là, haut on s'entend très bien et ce n'est qu'en bas, qu'on se dispute pour finir par se haïr dans une compétition de bon aloi.
Les conflits latents entre droite et gauche, cela commence à bien faire.
 
Après les suffixes "...crassies" et les "...garchies", il y a les "...ismes", là on passe à la vitesse supérieure. Gauchisme, communisme, socialisme, capitalisme, et j'en passe et des meilleurs, qui va encore lire ce que ces mots veulent dire? Qui va lire les principes dont chacune des idéologies comprend?
"Requiem pour le communisme", un article était particulièrement sensible de la feuille de vigne.
Je n'allais pas ressortir mon article qui répondait à la question "Que reste-t-il de Karl Marx?"
 
Qu'est-ce qui manquait dans le lot?  

La sociocratie, peut-être?

En début de semaine, à la radio, on parlait de "sociocratie" pour les entreprises commerciales que l'on pourrait traduire par cette expression anglaise "the rigth man at the right place".

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Puisqu'à cause de "notre impuissance démocratique, on ne peut plus changer de politique, seulement de politiciens", si on élevait l'idée de la sociocratie au niveau des Etats pour prendre les décisions stratégiques qui s'imposent.

Au bon niveau des compétences, tout en gardant les hiérarchies et sans jeu de chaises musicales comme on le remarque souvent pour les postes ministériels de la politique belge.

Moins de représentativité. Plus de participativité. 

Ce ne serait plus uniquement des politiciens et des puissants dont dépendrait le monde pour être redessiné, mais chacun à son niveau de responsabilité.

Quand notre radio avait demandé à ses auditeurs ce qu'ils désiraient pour les années à venir, j'ai ajouté "inviter des citoyens lambda entre les hommes politiques"  

0.jpgUn nouveau gouvernement belge est en place, avec de nouvelles têtes qui passent leur "grand oral". On sent qu'ils sont encore novices dans le métier politique. Ils n'ont pas encore l'ancienneté nécessaire pour camoufler leur fond et se font chahuter. Le travail d'équipe est loin de faire l'unanimité.

"7 responsables sur 10 n'ont pas les compétences pour encadrer une équipe. Un bon responsable obtient l'engagement de son équipe, en encourageant le développement de ses collaborateurs, en exploitant leur points forts" selon une étude de Gallup. Compétence et motivation vont de pair. Après un recrutement raté de managers, c'est gaspiller son temps à combler les manques et en faire des cadres qu'ils ne seront jamais, faute de tempérament inapproprié.

L'article sus-mentionné ne faisait aucune distinction entre le domaine privé ou public.

 

Divide ut impres ( diviser pour régner ) 
La tendance est au séparatisme dans beaucoup de pays européens.
Des tourments entre droite et gauche, des fantasmes idéologiques et des absolutismes religieux ont toujours existé pour faire régner un sentiment de rejet du voisin. Un sentiment de peur, de renoncement, de délégation à une autorité spirituelle ou temporelle.
Autorité spirituelle dans laquelle Dieu n'est qu'un chef de clan.
Autorité temporelle dans laquelle les dirigeants croient qu'ils ont une parole divine.
Une fois poussé sur un piédestal par la base, sur le pavois de la gloire, plus rien n'empêchent les puissants d'utiliser leur droit acquis, à leur propre convenance, pour leur seul intérêt. 

0.jpg"Les puissants redessinent le monde", titre générique du "Monde diplomatique" parlait, en l'occurrence, du grand marché transatlantique. Une pièce du puzzle pour constater que les politiques de l'ancien continent européen étaient rejetés par les populations elles-mêmes portées par les extrémismes de tous poils et par les eurosceptiques.  

A Washington, les négociations du GMT se trouvaient dans l'expectative entre privatisation et le libre-échangisme.

Credo partagé par l'UE qui dès 2008, ciblait les dépenses publiques et les programmes sociaux comme responsables des crises.

A leur palmarès, la croissance a stagné, les salaires ont pris la tangente, le chômage a progressé et les inégalités se sont envolées vers des sommets. 

Les Etats ou les régions veulent se replier à l'intérieur de leurs propres frontières qui leurs semblent plus familières parce qu'elles sont des entités "natales" avec des cultures ancestrales.

Les "agneaux européens" restent morcelés, dispersés dans leurs illusions d'un passé révolu. Les Etats européens et les territoires sont des produits de consommation, comme les autres. Mais les peuples, soit ne l'ont pas compris, soit font la sourde oreille.

De ce fait, ils réagissent en ordre dispersé en pointant la mondialisation comme la cause de tous les vices et la résultante de leurs malheurs. Dans ces prolongements, le marché devient de plus en plus victorieux et la démocratie se perd en conjectures.

Les barrières douanières de toutes sortes ne stimulent aucune croissance, ni celle de l'esprit, ni celle des pouvoirs de liberté. 

Le protectionnisme global ou particulier remet son armure de chasteté avant de passer au niveau embargo pour rouler les mécaniques.

Dans le même temps, la supériorité des multinationales s'est affirmée en ne reconnaissant pas ces mêmes frontières. 

Si l'enjeu de la conquête du monde est toujours présent, les crises, crises que les Etats-Unis ont eux-mêmes créées, transforment l'égalité en rêve obsolète. 

Pourtant, même dans la fédération yankee, rien n'est aussi "blue sky".

Le midterm du mandat d'Obama a affaibli celui-ci. Le danger de paralysie pour deux ans donnera l'image de l'impuissance d'une cohabitation inscrite dans la Constitution en souvenir de l'expérience totalitaire vécue au temps de Cromwell. Obama avait des idées un peu trop progressistes à vouloir tricoter la libéralisation de six millions d'émigrés, ce que les Républicains vont s'attacher à détricoter avec délice d'un tricoteuse expérimentée.

Même Pénélope n'aurait pas inventé mieux en attendant le retour Ulysse pour ne pas devoir choisir un nouveau prétendant.

Les titres du journal apportaient des compléments à cet état de délabrement de l'esprit démocratique en perdition.

"Etats en miettes dans l'Europe des régions qui favorise la destruction d'espaces déjà solidarisés" suivi par "L'Europe condamnée par l'Europe" pour cause de politiques d'austérité nuisibles socialement et ineptes économiquement". "Afrique francophone piégée par sa monnaie unique sans mécanisme de solidarité et sans politique harmonisée".

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"Libre échange version Pacifique, pour endiguer la puissance chinoise" Les clés de voûte se sont d'ailleurs déplacées. Elles ne se trouvent plus totalement à Washington mais à Pékin, là où on reste fier des réussites engrangées par le pays, en peu de temps, avec le progrès comme cerise sur le gâteau.  

"Marchands ou truands", "Silence, on négocie pour vous", "Pour soigner le malade ou la maladie", "Des tribunaux pour détrousser les Etats"... 

Serait-ce un désaveu ou la mauvaise compréhension des stratégies du haut du panier, vue par la base par rapport aux buts réels à atteindre? 

Ce choix de société pousse-t-il la base sur la vague ou sous la vague?

 

Des affaires à bulles qui font pschitt

"Les marchés boursiers à l'assaut de leur troisième bulle depuis 2000"

"La première bulle boursière était une croyance démesurée en une rupture technologique, Internet qui finalement mettra plus de temps que prévu à s’installer.

La deuxième bulle fut le crédit immobilier aux particuliers représentant une portion du crédit bancaire. Le ressort de la bulle actuelle serait plus puissant, puisqu’il s’agit de la la FED avec ses plans de Quantitative Easing, de rachat de bons du Trésor et son taux directeur maintenu à zéro, tout cela durant plus de quatre années". 

Deux paradigmes se trouvent à le croisée des chemins, condamnés à s'entendre sous peine de mourir ensemble d'une "sale mort".

"Caché dans un rapport de la Banque Mondiale et du FMI, l'économie n'a pas un problème conjoncturel, mais structurel". Une croissance devenue molle serait même normale. La chute de certains prix à cause des différentes concurrences ne permettent plus d'engranger des bénéfices pour restructurer et investir dans la R&D.     

L'inquiétude se retrouve même chez ces puissants lors des réunions annuelles du groupe Bilderberg qui n'a aucune envie de se faire hara-kiri.

 

"Les souvenirs ne sont pas tous beaux" 

L'anniversaire du 11 septembre 2001, par exemple est resté dans toutes les mémoires.

Dernièrement lors d'une conférence à Melbourne, Bill Clinton relatait un souvenir:  "Seulement 10 heures avant que le premier avion ne percute le World Trade Center, 'I could have killed Osama bin Laden but I didn't . J’ai failli avoir Osama bin Laden, en décembre 1998, mais il aurait fallu que je détruise une petite ville appelée Kandahar, en Afghanistan, et tuer 300 femmes et enfants innocents. Après ça, je n’aurais pas été mieux que lui. Et donc, je ne l’ai pas fait.". Cynisme de cette révélation? Bien sûr. Aucune volonté d'uchronie ni de regrets dans ses paroles. 

Les attentats du 11/9 font encore des victimes aujourd’hui. Au total, on estime que 37.000 personnes auraient été exposées à des substances toxiques.

Cette constatation me rappelle la justification aux deux bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki.

En mai 2011, Ben Laden a été retrouvé et tué au cours d’un raid d’un commando de l’US Navy dans la résidence d’Abbottabad. Cela s'est passé et une vidéo explique comment avec tous les détails de l'opération et par celui qui l'a tué. 

0.jpgRien n'a été résolu pour autant. Une opération pour rien?

L'Empire Islamique terrorise les pays qui ne veulent pas implanter la loi de Dieu, celle de la charia qui serait au dessus de celle des hommes.

L'Intifada version III est en marche actuellement.

Les puissants redessinent le monde et se croisent avec les mêmes buts d'hégémonie, même s'ils ne se ressemblent pas dans leur manière de procéder.

L'école du leadership serait responsable si l'on en croit ce qui est relevé par Leonid Bershidsky dans cet article.

0.jpg"Les Etats Unis ne disposent plus de l’autorité morale du passé. Les nations démocratiques doivent améliorer leur manière de donner l’exemple, pour que leur modèle puisse susciter une attirance plus forte pour les pays émergents, plutôt que de simples recettes d’autoritarisme"

Une touche d'humour? Celle d'Alex Vizorek, qui cette semaine, comparait un prévisionniste économique avec un astrologue dont on ne comprend jamais les prédictions. Mais, il disait qu'avec ce genre de personne, on n'est n'est jamais déçu. En effet, s'il ne dira jamais que demain, vous allez être riche, en finale, il tiendra la cap en disant que dans une conjoncture déflationniste, on n'est pas sûr de l'évolution pour entrevoir une hypothèse de sortie de crise.  

podcast

S"il fallait conclure, ce serait de dire que les puissants ont toujours dessiné le monde.

Chacun d'eux a fait partie d'un Ordre local ou mondial. 

Aujourd'hui, on l'appelle cela "Nouvel Ordre mondial" décrit dans mon billet qui datait de 2011 et que je suis allé relire. Un conseil? Les ressembler, comprendre leur jeu gagnant? 

Ce qui est nouveau? La technologie? Les courbettes diplomatiques? Les problèmes d'énergie et des matières premières? L'économie? Les mauvaises augures?

Ce qui l'est peut-être, ce sont...

 

Les vérités à concilier 0.jpg

Désormais, "Il n'y a pas une vérité mais des vérités"

La conception occidentale de la démocratie va devoir se confronter avec de nouvelles formes d’autoritarisme, comme cela s’était produit à l’époque de la Guerre Froide avec le communisme, mais, cette fois, avec plusieurs blocs de pensées. 

Tous ces autoritarismes partagent une aversion pour les réseaux sociaux. Ceux-ci ont engagé une lutte politique sous le couvert de la lutte contre la corruption dans le même temps leurs dirigeants ne cachent pas leur nationalisme et veillent à ce que les livres d’histoire des écoliers glorifient l’histoire de leur pays.

Tous présentent ces caractéristiques typiques comme le reflétait l'article:

  • Le pouvoir personnel de ce leader transcende le pouvoir que la loi lui attribue ou lui permet de modifier la loi quand il le juge nécessaire par le seul népotisme.
  • Le pouvoir judiciaire agit de façon sélective et selon des motifs politiques, souvent dans le cadre de luttes alléguées contre la corruption. (« Tout pour mes amis, pour mes ennemis, la loi »)
  • Les médias ne sont pas censurés comme c'est le cas dans les états totalitaires, mais les opinions dissidentes sont étouffées.
  • Le régime est associé avec le respect de « valeurs traditionnelles », une tentation révisionniste à l’égard de l’histoire et une rhétorique fortement nationaliste.
  • Les dirigeants ont exprimé leur frustration vis-à-vis des « deux poids, deux mesures » que l'Occident utilise et ils mettent en cause un cynisme de l’Occident» parfois sournois.

Ces principes sont ceux qui gouvernent les plus grandes nations et les pays émergents voués à entrer parmi les plus grandes puissances économiques et géopolitiques du monde. Ils impliquent l'implosion de la population chinoise, à réduire l'impact des diplômes universitaires, à ne plus voyager pour voir si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs et à pousser les investissements passifs.

Les dirigeants de plusieurs grandes économies émergentes, le chinois Xi Jinping, le turc Recep Tayyep Erdogan, l'africain du Sud Jacob Zuma, l'indien Narendra Modi présentent de grandes similitudes avec le président russe Vladimir Poutine.

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Les grands potentiels économiques existent mais, le mot d'ordre est de dire que la faute revient aux politiciens qui les ont représenté et qui n’ont réellement pas su les incarner.

Pourquoi?

Parce que leur image est greffée dans tous les esprits comme des effigies de ce qu'ils croient être bien ou mauvais. 

Di Rupo, seul candidat, a été réélu avec 93,6% des voix comme président du PS.

Ces puissants sont reconnus. Ils ont su utiliser leur image comme une publicité pour que ce soit ainsi.

Au sujet de l'image ci-dessous, il s'agissait d'un jeu de reconnaissance des noms des personnalités rassemblées sur un tableau imaginaire.

0.jpg

Faire le test démontre l'élan que l'histoire, petite ou grande, a imprimé dans les mémoires.

C'est dire aussi que le culte de la personnalité est très efficace. Tous ne font pas l'exercice de la représentation de leur image à leur intérêt, bien entendu.

Pas sûr, non plus, que les citoyens lambda parviennent avec les images diffusées sur Facebook à renverser la vapeur. Nous ne sommes pas sur le même pied d'égalité et paraître, transparaître n'arrête pas de disparaître.

A la retraite, les "puissants", eux, écriront (ou le feront faire par un nègre) des livres décrivant leur vie qui seront acheté en centaines de milliers d'exemplaires, par des lecteurs avides de sensationnalisme. 

 

Ce qu'il faut retenir du G20 à Brisbane?

0.jpgPrésents autour de la table des négociations, 19 États (Afrique du sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Russie, Turquie), réunis avec le bloc complet de l’Union européenne, ce qui fait le compte si on oublie que Poutine est sorti prématurément de la réunion, pour cause de fatigue.

Ce dernier disait: "À mon avis, la situation, en général, a de bonnes perspectives de règlement, bien que ça puisse paraître étrange. Les deux côtés ont mis en place des structures capables de résoudre avec plus de responsabilité les problèmes qui se dressent devant elles en prenant en considération les intérêts des personnes qui vivent sur le territoire de l’Ukraine et dans le sud-est de ce pays. On a parlé de sanctions lors de réunions bilatérales, on a beaucoup parlé du problème ukrainien. Les sanctions nuisent à tous, il y a une compréhension commune que cette thèse est la seule acceptable" .

Pour justifier son départ prématuré, il disait ne pas aimer ces "sortes de divertissements" de fin de cérémonie alors que, souvent, c'est dans les derniers moments que les langues se délient. 

En secret, est-ce que Poutine paraphrasera le G20, "J'ai vaincu" ou le "J'ai vain, nuit" en rentrant chez lui?  

 

"Les Oligarques", le nouveau livre de Christine Ockrent.

Des oligarques, il y en a à tous les niveaux, publics et privés.

Son choix, l'Oligarque d'Etat, Vladimir Poutine et viser son "système".

On y lit que Poutine sait que le pouvoir ne se partage pas et que, pour lui, la plus grande catastrophe géopolitique du 20ème siècle a été la dissolution de l'URSS et croit en l'émergence d'un cerveau global. 

Il sait qu'il est gagnant dans son jeu contre toutes les démocraties bien pensantes. Le gaz et le pétrole font partie de ses garanties qui viennent en aide, opposé au goulet d'étranglement des autres.

"Russie, un pays à la mode?" écrivais-je...

A la mode de chez nous, bien entendu...

1.jpgPourquoi, Poutine se gênerait-il? 

Pourquoi hésiterait-il à faire avaler des couleuvres au ventre mou des Européens et aux soucis des controverses démocratiques des Américains?

La réponse: "Ni Hitler, ni Napoléon, n'ont pu vaincre la Russie ... Faut-il une solution pour permettre à Poutine, de sauver la face, alors?

« Ni l’intelligence de Merkel, ni les sanctions n’ont incité Poutine à respecter les promesses qu’il avait faites sur l’Ukraine. Il voit les dégâts qu’elles ont faits à son pays, mais il attache une importance plus grande à ses objectifs géostratégiques. Mais le fait que Poutine accorde autant d’importance aux signes qui montrent que son pays est à jeu égal fournit un point de départ. L’UE doit songer à faire une offre à la Russie qui pourrait aussi symboliquement profiter à Poutine. En langage diplomatique, c’est ce que l’on appelle une solution pour sauver la face ».

... dans un nouveau ballet diplomatique...

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Cette semaine, 21 novembre, premier anniversaire du soulèvement des Ukrainiens à Kiev qui réveillait les pro-russes par la même occasion. 

La région ouest de l'Ukraine, il faut bien le dire est plus un furoncle pour la Communauté européenne, qu'un bénéfice. Il s'agit plus d'un exercice de prestige pour la CE.   

Mais, en grattant un peu la surface de l'édifice, on apprend que la Russie se dégrade.

Dire que les sanctions de la communauté internationale n'ont pas d'effets, cela fait partie de tout l'art de la propagande.

"Les sanctions occidentales pourraient être une bonne chose pour l'économie russe" a dit à la TV ARD. 

Pourtant, en un an, le rouble a dégringolé de 25% par rapport à l'euro, la fuite des capitaux, estimée à 102 milliards, a doublé et la consommation tourne au ralenti. 

La Russie perd 40 milliards de dollars par an en raison des sanctions économiques et 100 milliards en raison de la chute des cours du pétrole.

Même un oligarque doit se méfier et veiller à ses arrières quand tout est intriqué et imbriqué dans une planète mondialisé. 

"J'aime Poutine, gloire à la Russie", entend-on dans ses rangs.

"From Russia with love", répond James.

     

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « La réalité est le plus puissant des hallucinogènes.  », Emile Ajar
  • « Qui domine les autres est fort. Qui se domine est puissant.  », Lao-Tseu
  • « Un homme puissant flatte plus son interlocuteur par une confidence que par un compliment.  », Maurice Druon
  • « Le gouvernement parlementaire n'est pas tant le gouvernement de la tribune; et même, il n'est pas tant le gouvernement des commissions; il est le gouvernement des couloirs.  », Charles Péguy
  • « La cerise sur le gâteau passe un peu inaperçu lorsqu'elle est posée sur un gâteau de cerises », Philippe Geluck
  • « Les médias sociaux ont créé un transfert historique entre ceux qui étaient historiquement puissants et ceux qui étaient historiquement privés de pouvoir. Maintenant, tout le monde a une voix. ", Sheryl Sandberg,

16/11/2014

Le blues des blogs?

Wiki dit: Un blog est un type de site web utilisé pour la publication périodique et régulière d'articles, généralement succincts, et rendant compte d'une actualité autour d'un sujet donné. À la manière d'un journal de bord, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et se succèdent dans l'ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien.

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Les blogs apparurent discrètement, dans les années 1990, au Canada. Ce n'est que dix ans après qu'ils prirent de l'ampleur en quantité et avec une qualité très différenciée.

La plateforme "hautetform", sur laquelle vous vous trouvez, a commencé à les fédérer en 2003.

Puis tout a été très vite.

En 2005, quand j'ai commencé mon blog, les journalistes professionnels parlaient des blogs comme une "concurrence avec les médias officiels"

Au départ, mon blog se révéla à moi comme un challenge personnel quand ma vie professionnelle débouchait vers une fin probable. 

Il faut du temps pour lire. Il faut du temps pour penser. Il faut du temps pour écrire que je n'aurais jamais eu avant ce changement de cap.  

Très vite les médias officiels ressentaient l'arrivée des blogs comme une concurrence. Je répliquais que les blogs étaient complémentaires et que les moyens financiers manquaient pour atteindre le niveau des journaux des médias officiels.

Dernièrement, la question de savoir était posée à la RTBF "les blogs sont-ils encore une source d'informations?".

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Les blogs ont-ils gardé l'ambition de ces débuts? Elles l'ont parfois dépassé. Puis comme tous les soufflés, les lecteurs eux-mêmes se sont limités, devant l'abondance, à ne plus lire que ce qui les intéressait ou leur semblait le plus en accord avec eux. Les réseaux sociaux ont un peu mangé leurs pains blancs.

Un correspondant français, spécialiste du numérique, répondait aux questions en disant que la vitalité des blogs est toujours présente mais sort de la mode médiatique. Les blogs qui n'apportaient pas grand chose ont disparu et ont été remplacé par ceux qui étaient plus spécialisés, plus précis dans des niches de tous les domaines. Chercher l'audience pour exister et enrichir les médias des journaux ont été leur nouvel objectif. Les journalistes de profession en ont tiré les leçons.  

D'après ce texte, la désertion des blogs, elle, s'expliquerait par la lassitude des blogueurs qui subiraient la censure, l'auto-censure et d'autres raisons plus intimes encore. Donc, un autre blues.

Le temps libre nécessaire pour bloguer est encore plus déterminant à notre époque, on n'a que peu de temps pour lire, alors pour écrire, faut pas rêver.

Un interlocuteur de l'émission, Charles Voisin, était intervenu pour parler de son site concentrateur de blogs  "le16.be", belge qui a formé une plateforme participative d'opinions.

Confédérer les blogs, il s'agit d'une manière totalement différente. Un Belge connait parfaitement la différence entre fédérer et confédérer.

Comme fédérateur, il existait déjà medium4you.be qui départage les articles en français et en néerlandais.

Plein d'enthousiasme, au départ. Puis, cela s'érode avec lassitude, par énervement que cela peut engendrer.

J'ai envoyé un petit mot avec ma propre présence et expérience sur la Toile à ce site "le16".

La réponse fut: L'inscription sur le site se fait soit tout en haut à droite sur l'onglet 's'inscrire' soit en cliquant sur le badge ECRIRE SUR LE 16 également dans la colonne de droite. J'ai jeté un rapide coup d’œil à votre blog. Le contenu est intéressant ! Vous pouvez soumettre vos article sur Le16. Le16.be est avant tout un site d'actu. Plus vos billets sont proches de l'actu plus ils sont susceptibles d'être publiés car intéressants à lire pour le lecteur. Notez que l'édition des textes m'impose parfois de changer le titre pour un autre plus accrocheur ou de revenir vers le contributeur pour lui suggérer des modifications afin de mieux mettre son point de vue en valeur.". 

0.jpgJe croyais revenir huit ans en arrière. Gentil de me rajeunir de ce nombre d'années....
C'est exactement ce que m'avait proposé Agoravox.fr.
Dans ce cas, à l'époque, c'est Carlo Revelli qui en était l'initiateur.
 
Fin 2005, j'avais beaucoup hésité vu le manque de liberté que cela pourrait engendrer d'entrer dans le canevas d'une charte bien définie. Pas que je voulais en transgresser les règles qui touchaient de près les problèmes de racisme, la haine et autres besoins de respect des autres, mais parce que certaines règles en vigueur de rigueur me semblaient lourdes de conséquences. J'y suis allé, j'ai vu, j'y ai vécu sous plusieurs formes et aujourd'hui, je n'y suis plus que commentateur. Au site le16.be, j'ai répondu : 'aujourd'hui, en dehors de mon blog, si je suis un peu partout, c'est en tant que commentateur, mais je donne accès à ceux que cela intéresse d'utiliser mes billets avec la seule restriction que les titres de mes articles ne peuvent être changés'.
Un site d'actu était-il dit.
Le billet "Moderato cantabile" parlait de la modération d'Avox, comme d'un ersatz ou d'un remake de la presse officielle, sans le recul du temps.
L'actualité, tout le monde en parle dans les journaux. Elle hypnotise le citoyen.
Pour écrire autre chose, il faut l'extrapoler, la rendre originale et plus distrayante. Une originalité qui crée l'étonnement et la réflexion.
Etre aussi éclectique et généraliste était un objectif de départ. Contrairement à ce qui a été dit, je ne me suis pas spécialisé et suis resté généraliste pour élargir l'audience. 
 
A première vue, Le16.be est bien jeune. Il n'a, jusqu'ici, subi ni publicité apparente, ni propagandes, ni disputes.
Tout y parait cool et clean. Les commentaires sont rares et non agressifs.
Pas de plussages, pas de moinssages. J'aime. C'est du belge...
Une rubrique manque: parodie et humour.
Sans vannes, le lecteur deviendrait vite vanné ou pire vaniteux.
Les idées à contre-courant font vendre à notre époque du buzz gratuit. Elles font remuer les neurones dans les certitudes. 

Avec l'humour et les vannes, être adulte, c'est quoi?

C'est s'empêcher de voir les vérités trop évidentes par l'humour comme dérivatif avec un self-contrôle au risque d'être prises à l'état brut.

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Un blog belge que je connais et aime bien sur les affaires belges, est celui de Marcel Sel. Lui ne cherchera pas, non plus, à être congloméré avec d'autres blogs.
 
Mais, l'ancienneté, comme en tout, apporte des dérives et plus de vérités intimistes en confrontations avec les idées et les idéologies. Alors, commencent les schismes survenus dans ces conglomérats de blogs.
 
Combien d'entre eux n'ai-je pas connu dans le monde des forums citoyens?
Schismes créés par ceux qui ne se sentaient plus à même de contrer les attaques dont ils étaient victimes.
Schismes à cause de troublions qui ne pouvaient accepter que les opinions qui correspondaient aux leurs.
Schismes pour cause de censures.
Schismes pour modérations abusives et incompréhensibles aux yeux de ceux qui la subissent. 
Schismes pour manque de clarté et de transparence donnée par ceux qui sont aux commandes de ce grand rassemblement d'opinions citoyennes.
 
Caresser son interlocuteur dans le sens du poil, être consensuel avec lui pour être considéré et être bien vu... c'est un peu ce qui devrait se passer chez les anciens.
 
On s'y échange des idées. On partage.
 
Le pseudo choisit permet de sortir du ronron tout en restant respectueux. Quand on écrit "Tout dire, tout écrire et puis en rire", cela demande une certaine ouverture d'esprit.
Faudra-t-il, un jour, rentrer dans le moule de la complaisance, demander aux autres, amis ou non, de pouvoir avoir ses propres opinions sur un sujet donné et suivre la règle de base qui dit de ne pas la transgresser sous peine de se voir renvoyé dans le bac à sable?  
  
0.jpgLes rédacteurs et commentateurs d'un forum citoyens arrivent souvent à demander du changement au site, mais ne sont pas jamais prêts à se réformer eux-mêmes. Cela se termine via des changements cosmétiques qui ne correspondent, évidemment pas, avec ce qui était demandé et considéré comme fondamental et fonctionnel par chacun en particulier.  
 
Le choix des forums que j'ai, un jour, fréquenté ou approché en tant que commentateur, rédacteur (jusqu'à co-fondateur), a dépassé mes espérances: Les Voix du PandaPostjorionCentpapiersmaisdisons... et d'autres dont j'ai oublié le nom.
 
Aucun rionsensemble.com, avant de voir qu'il en existait un, accessible après s'être identifié en espérant qu'il ne faille pas trop s'essuyer les pieds en entrant. 
 
Si dans le monde réel, il vaut mieux rencontrer quelqu'un de beau, riche et bien portant plutôt que moche, pauvre et malade, dans le monde du virtuel, il vaut mieux un interlocuteur expérimenté, intrépide et impénitent qu'un novice, peureux et revendicateur.
 
 
Ma version blogueuse

0.jpgSuivant la définition du chapeau de l'article, j'écris des "anti-blogs". Trop longs pour avoir le titre de "blogs".

Mon but, c'est avoir des repères dans le temps et des références personnelles en rassemblant tout ce qui se dit au sujet d'un sujet choisi. Il n'est jamais clôturé au moment de sa parution. Il continue sa vie, commenté par de nouvelles informations qui confirment ou infirment ce qui avait été dit dans le billet de départ. Une manière de travailler qui ne correspond pas à celle des blogs confédérés dans un site citoyen. Ces derniers apparaissent, vivent et disparaissent. 

Garder une trace d'un moment précis de l'actualité, c'est aussi fusionner avec d'autres billets dans l'espace et dans le temps puisque le mondialisme est entré dans l'arène. Pouvoir les relire plus tard et constater ce qui tient toujours la route ou a échoué dans les oubliettes de l'histoire, devient un plaisir ou une déception.

Etre buvard de l'info, c'est rassembler les taches, parfois, avec un effet retard volontaire. 

Un souci, être original car les Réflexions du Miroir n'ont pas de nègres, pas de dealers de bons mots. 

Des bides sont toujours du parcours car l'humour n'est pas en odeur de sainteté par tous.   

Un jour, un copain m'avait dit "tu écris comme tu programmais dans ta vie active" et je l'avais pris au mot en écrivant "Ecrire en analogique ou en numérique".
Très juste, avais-je répondu. 
Quand il y a de la matière que j'appelais des "données" en l'occurrence et qu'il faut atteindre un objectif prédéfini par programme, il s'agit de trouver les bons mots, les bonnes structures et les bonnes instructions pour l'atteindre avec le plus d'efficacité.

Un autre m'a dit que ce que j'écrivais, était le reflet de moi-même.

Rien ne m'avait fait plus plaisir. Il n'est pas question ni de m'immiscer dans la tête, ni dans la culotte de quelqu'un d'autre. C'est dans ma propre charte. Le mot "plaisir" est aussi à relever. Il faut se faire plaisir à soi-même dans l'écriture avant de le faire pour d'autres lors de la lecture.

Un dernier qui disait: "Je n'avais pas oublié ta foi en une énergie abondante et sans danger. Ce que je regrette, ce sont les imbéciles qui restent dans le temps présent en disant : qu'importe le danger que cela représente pour les autres du moment que MOI j'aie mon petit confort et toi, imbécile, tu veux me faire revenir au temps de la bougie."

Je ne vais pas brûler un cierge, même pour les sujets très sérieux, dénicher un brin d'humour là où on l'attend le moins, là, oui, cela me plait.  

Très différents et très opposés sur leurs problèmes et expériences de vie. Pas question de rechercher à répondre à la maxime "ceux qui se ressemblent, s'assemblent". Si tout le monde acquiesçait en permanence, cela en deviendrait lassant.

J'arrive bientôt à la dixième année de ma présence sur le Net.

Internet que j'ai défini comme un "sous-ensemble" de la vie de tous les jours, passe par l'extériorisation de malaises, de sentiments souvent très personnel.

Pas plus de solutions à ses malaises ne sont à espérer pour les corriger. Encore une fois, il ne faut pas trop rêver. 

Des flips-flops de réponses en réponses jusqu'à en perdre le fil de la question.

Le Web, c'est surtout un endroit où les gens s'ouvrent sans barrières puisqu'ils n'auront jamais à craindre le coup de poing dans la g... fatidique à la suite de déclarations intempestives.

Un monde plus ouvert, plus vrai? Pas vraiment ou pas toujours.

Un monde plus impulsif, plus interactif? Très certainement.

Une monde solidaire dans lequel il faudrait contenter tout le monde, une gageure.

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'il y a rarement une vérité, mais des vérités à rechercher. Lire plusieurs sources s'imposent.

 

Les copains d'abord 

En arrière plan, entre particuliers, rien de bien différent. 

Une petite bande de copains fidèles suivent les "Réflexions du Miroir".

Des copains qui ne sont pas en covoiturage. Bien au contraire. Il faut l'admettre avec respect, sinon cela s'envenime tout autant.

Essayer d'ouvrir un débat à plusieurs personnes à la fois sur un même sujet. Souvent, quand il revient avec la réponse, c'est en aparté. Ce qui oblige à répondre à chacun d'eux et de remettre la liste initiale de réceptionnaires en copie.

De guerre lasse, j'en arrive à envoyer ces discussions de sujets de société, en aparté, puisqu'elles me reviennent par cette voie et tout est à refaire.

Peur de se confronter à d'autres? Peur de ne pas trouver de supports à ses propres idées et d'être confronté à ses propres fantasmes par les copains?

 

La progression de l'audience

Un sujet à controverse. Celle de mon blog est toujours en progrès. Le mois dernier l'audience avait explosé. Des internautes de plus de 70 pays étaient venus jeter un coup d’œil furtif. Entre 500 et 1000 touches par jour. Les statistiques disent 23% en requêtes directes des chiffres annoncés. Merci, Google Analytics et Hautetfort.

Audience explosée... pourquoi? J'ignore. 0.jpg

Je ne dis pas "lectures approfondies", nécessairement de commentaires pour le confirmer. On papillonne mais comme plus de 99% se réfugient dans un "silence courtois", je 

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ne pourrais y trouver la réponse.

Au mois d'août, ce fut la Tchéquie qui faisait sauter le bouchon.

Des "Statistiques, au doigt et à l'œil", écrivais-je en 2012, sans orgueil lors d'un anniversaire. Il faut s'en préserver sinon on en meurt pris sous le poids des médailles virtuelles. 

Des chiffres qui m'étonnent pourtant. Sans adresse "flashante", ce n'est plus que le bouche à oreille, le tremplin qu'offrent mes commentaires sur des sites citoyens et le temps qui peut faire la différence à apporter ses chiffres. 

J'ai introduit l'adresse de "le16.be" dans mes favoris. Je viendrai voir l'évolution. 

Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage... et l'esprit nouveau viendra peut-être.

 

Le livre "Retour en absurdie" de Stephane De Groodt imagine des rencontres insolites, déjantées sous forme de chroniques. Gourmand des mots, successeur de Raymond Devos.

0.jpgSa rencontre avec Nabila restera dans les annales de l'humour. Le "Allo, quoi?" de la Bimbo est devenu "A l'eau, quoi?", aujourd'hui. 

Lui aussi a reçu des courriers de téléspectateurs auxquels il a répondu, dans des dialogues scripturaux.

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Au Théâtre des Galeries, je me souviens encore de sa prestation dans la pièce "Le prénom".

Que dire au sujet d'un forum, je crois l'avoir déjà décrit en long et en large dans "Pseudos, modération et censure". Le côté positif, les couteaux virtuels restent au vestiaire, tout aussi virtuel.

 

Le "Retour en virtualie" équivaudrait à se retrouver sur un  tatami de judo avec des judokas aveuglés par un bandeau sur les yeux, et donc qui ne pourraient voir la couleur de la ceinture virant du blanc au noir. Des judokas sous le contrôle d'un maître de cérémonie, tout aussi aveugle, en attente des sorties de pistes pour corriger les erreurs.

"Aux Nazes et aux troublions, permettez-moi que je vous salûtes" écrivait Stéphane dans son livre. Je l'utiliserais dans l'anecdote qui suit.  

 

Anecdote: L'échange verbal 

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Récemment... sur le site "postjorion", un site conçu justement à la suite d'un schisme dû à la censure... 

Fin octobre, ce site semblait s'endormir quelque peu et j'avais relancé quelques commentaires sur les économistes puisque c'était sa raison d'être.

Un dialogue avait commencé sur les chapeaux de roues. 

J'abrège, bien sûr.

Je vous épargne les insultes et une haine secrète qui se cachaient derrière les commentaires, à part la première pour mettre en appétit.

Si vous désirez aller lire ce qui s'y est dit en entier.

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GeorgesA côté de la plaque comme d’hab enfoiré de toi même, c’est les raconteurs d’histoires qui impressionnent comme la finance dicte des dettes, c’est une obligation et se les rachète avec de l’argent qu’elle imprime, impressionnant et magie noire, quant aux religions elles impressionnent tout court quand on a une vie de pion, sans destin, on admire des histoires très tordues, çà compenseCatherine était la seule a peu prés logique dans ce casino. Final. fous-toi ton humour belge dans le cul.

L'enfoiré: Parfois, il vaut mieux être à côté de la plaque et pas sur la plaque. L'humour, je l’adore n'importe où. Au moins il me chatouille et cela me fait du bien, mais ce n'est pas disponible chez tout le monde...

Catherine: Qu’est-ce qui a changé depuis 2005, rien, surtout depuis que l’on a l’impression qu’on peut s’épancher? Censurer, c’était écrit dans le génome! On pourrait presque en rire si ça ne faisait pas pleurer!".

L'enfoiré: Depuis 2005, on a surtout appris à connaître ses interlocuteurs. A les tester et à leur répondre. A répliquer.

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Catherine: L'argumentaire pour justifier la censure: " deux ou trois personnes qui prennent toute la place, tout en taguant les murs, en salopant la moquette et en crachant sur le tôlier et qui nous empêchent tous littéralement de penser en polluant toutes les discussions. La bienveillance a besoin d’une limite, face à trop de malveillance. Il faut être le plus neutre possible". Cela me fait peur pour tout dire! Ils n’ont pas encore pigé qu’ils servent ceux qu’ils critiquent. Je les empêche de p(a)nser!

Le problème est là.

Entre le marteau et l'enclume, cela craint, tout autant chez ceux qui tiennent le marteau. 

Le "Georges" en question, n'aimait pas l'humour. Un humour qui serait spécifique aux Belges alors que les Français vaquent dans le sérieux absolu.

0.jpgGeorges: "Les belges ont une royauté financière. Les français ont une longue histoire, un abîme les sépare; sérieux vs fantaisie". 

Je ne suis pas un comique naturel, mais, bon public, j'aime l'humour et fait partie de la claque en riant avec plaisir.

Avec la vision des journalistes étrangers, TV5Monde en parlait à Kiosque "Face aux Françaisen les mettant face à leur président et quelque part, à leur conscience ou à leur inconscience.

La fameuse "com", la manière de communiquer pour qu'un message passe dans la tête des autres, est un problème très spécifique et un exercice de haute voltige.

"Homines quod credunt", disait César.

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Sans zénitude, sans sourires au gré des vents de douceurs ou de tempêtes, ce serait peine perdue.

En Belgique, nous avons les polémiques entre Paul et Mieke, mais, avec une approche différente qu'en France. 

Un des articles les plus lus en France, est "L'auto-dérision, un produit de la belgitude", probablement moins connue chez nos voisins français.

 

Un autre livre, "L'ordinateur du paradis", apportait une vision sérieuse et amusante: "Arrivé aux portes du paradis, un nouvel élu, fraîchement décédé, découvre les normes d'hygiène et de sécurité désormais fixées pour la vie éternelle. Au même moment, sur terre, un projet de pénalisation des images pornographiques perturbe la tranquillité d'un haut fonctionnaire bon teint qui redoute de se voir démasqué pour ses escapades sur Internet. Pourtant, c'est une simple phrase, filmée à son insu, qui va le précipiter dans un engrenage cauchemardesque. Dans cette société à peine imaginaire où les réseaux se dérèglent, où les informations des uns arrivent sur les ordinateurs des autres, où les femmes et les hommes guerroient sans relâche, deux jeunes banlieusards opposent une résistance dérisoire à l'ordre établi. L'intrigue nourrie par toutes les peurs de l'époque alterne avec les interventions débonnaires du Grand Saint Pierre".

Le commentaire de l'auteur était que "tout est puisé dans le 'cloud': vie privée et confidences... Le paradis de chaque époque ressemble à sa propre époque. Le paradis était représenté sur les peintures et dans les églises. Celui d'aujourd'hui, le nôtre ressemble au néolibéralisme, la déréglementation. Les hommes sont mortels tandis que les informations et le numérique baignent dans l'immortalité, bugs compris" 

Tellement de choses à raconter avec ces "petites vies virtuelles", à faire des portraits robots des personnages de la Toile. Tant d'anecdotes que je devrais rassembler quand j'ai un peu de temps pour les sortir en mars 2015, lors du dixième anniversaire de mon blog.

Je n'en avais pas le temps, avant cela. Je vaquais trop occupé, sans espoir, sans écriture, sans ces mots qui balancent dans ma tête.

Mais pour l'heure, je vais débloguer, débloquer les jambes dans un jogging d'enfer, car l'un sans l'autre ne se concevrait pas aussi harmonieusement. 


 

L'enfoiré, 

 

Citations:

  • "Dans le cybermonde démocratique des réseaux du virtuel, le citoyen est libre d'apprécier n'importe quoi et n'importe comment, à condition que ce soit en tant que consommateur.", Francis Cousin
  • "Plus le drainage virtuel nous assagit, plus nous éprouvons l'énergie qui nous pousse à fricoter corps à corps, vie contre vie, comme une débauche de vitalité inutile et immature.", Vincent Cespedes
  • "Les choses virtuelles deviennent de plus en plus réelles, et les choses réelles de plus en plus virtuelles. Tel est le principe du futur", Philippe Barterotte
  • "Les fondateurs viennent d'abord. Les profiteurs viennent ensuite.", Charles Péguy

 

Mise à jour 2 décembre 2014: Thomas Gunzig se rappelle ses petits billets de jeunessepodcast

11/11/2014

L'enseignement par l'autre bout (2)

J'écris (2) dans le titre parce qu'en 2007, j'ai déjà parlé de cette manière d'enseigner par l'intermédiaire de  Ovide Decroly, à l'honneur à cet occasion. Cette fois, c'est Célestin Freinet qui a suivi.

0.jpgL'enseignement par l'autre bout, le billet de 2007.

Le belge, Ovide Decroly, avait lutté pour une réforme profonde de l'enseignement basée sur la « méthode globale » d'apprentissage de la lecture et de l'écriture comme première étape.

Par un pur hasard, je suis passé devant une affiche qui m'informait qu'une école de ma commune fêtait ses 50 ans en suivant la pédagogie Freinet.

L'affiche disait que cette pédagogie se retrouvait en milieu populaire. Ce qui m'avait intrigué.

J'ignorais tout de cette école jusqu'à ce jour.

Pourtant, comme je l'avais écrit en décrivant ma commune, cela faisait plus de 42 ans que je l'habitais.

Cette école serait après l'information qui en était donnée, la seule parmi les trois qui donnent un enseignement maternel et primaire, qui pratique cette méthodologie et qui serait même la première à le pratiquer.

Comment créer la soif d'apprendre?

Comment construire une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine?

Ce sont, peut-être, les objectifs de cette méthode d'enseignement.

Méthode qui favorise l'initiative, la créativité, l'ambition de la compétence à apprendre avec une série de techniques pédagogiques, basée sur l'expression libre des enfants. Sont au menu des textes et dessins libres, des correspondance inter-scolaire, l'imprimerie et le journal scolaire, les enquêtes, des réunions de coopératives... 

En une phrase, Freneit avait conçu l’éducation comme un moyen de progrès et d’émancipation politique et citoyenne.

Le nom de l'école que je visitais: "Clair vivre". Un titre qui sent bon la joie de vivre mais dont l'origine est perdue dans les anales du temps. Aucune des oratrices n'a pu en dire plus que ce qu'avait inspiré à leurs élèves auxquels la question avait été posée.

Aujourd'hui, quelques autres écoles suivent cette méthodologie comme j'ai pu le constater en suivant le site de "Clair vivre".

Ecole publique par et pour tous les publics dans la fraternité.

Socrate est peut-être l'initiateur de la maïeutique.

Wiki dit: La maïeutique est associée dans ce passage à la déclaration d'ignorance, au fait qu'il n'enseigne rien à personne et à sa mission divine, trois éléments que l'on trouve dans les dialogues de jeunesse de Platon. Socrate, dans une sorte de passage « autobiographique », se présente dans la maïeutique comme un accoucheur, à l'image de sa mère sage-femme, à la différence près qu'il accouche les âmes et non les corps, et les hommes et non les femmes.".

J'avais donc pris note dans mon agenda de me rendre à cette école, pour voir ce que la méthode avait pu donner comme résultats dans la pratique.

Cet enseignement en l'occurrence, limité au maternel et à l'enseignement primaire, pouvait-il trouver une continuation dans le secondaire? 

Beaucoup de monde était présent lors de cette présentation.

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Je devais gréver l'âge moyen d'un poids contraire vu la jeunesse des autres participants.

Que venais-je faire là?

- J'ai un rôle de scrutateur, ai-je dit à l'entrée.

J'ai toujours été adversaire du carcan des programmes scolaires qui souvent ne sont pas en adéquation avec les besoins de la vie active en société, étant déjà obsolètes ou désynchronisés avec l'actualité au moment de leur mise à jour.

Sur l'estrade, trois anciennes institutrices, une ancienne directrice et une ancienne élève défilèrent pour donner leur témoignage de leur vie dans l'école. Après cette réunions d'anciens "combattants de l'éducation", l'ancienne élève, devenue anthropologue, disait avoir des "lunettes roses" et révélait son d'enthousiasme tout en faisant poursuivre ce même enseignement chez ses propres enfants.

La dernière institutrice venait de prendre sa retraite. Elle se proposait de se mettre à l'informatique.0.jpg

Des ateliers de travail en tables de conversations suivirent mais je n'y ai pas assisté. 

Témoignage pour témoignage, sortons le mien de la boîte à surprises.

Je n'ai pas eu cette chance de connaitre ce genre de formation.

Pas de bosse des maths, avant d'avoir eu une autre chance, celle d'avoir un jeune professeur de mathématique pour les faire apprécier. Il avait l'art de relier l'utile à l'agréable, de sortir de son cours pour l'adapter à l'actualité qui à l'époque était spatiale. Des dérivées aux intégrales dans les étoiles... le pied... 

L'étincelle qui change le cours d'une vie.

La science chimique devint un but d'étude. Un examen de maturité de sortie en mathématique. Un changement d'orientation a suivi vers la nouveauté de l'époque: le développement informatique. Une époque dans laquelle tout était à inventer. Quarante ans ont suivi. Dans lesquelles, l'imagination devait être de la partie. Aujourd'hui, autre époque, moins palpitante qui ne fait plus qu'ajuster quelques programmes du rayon "tout-fait". 

0.jpgJe passais le flambeau en écrivant "Créateurs d'étincelles" puisque j'ai une formation scientifique.

Depuis, la retraite et un nouveau challenge s'est présenté: l'écriture sur Internet.

Aucun don bien précis dans le secteur du littéraire au secondaire. Les rédactions et dissertations frisaient les bas fonds des cotations.

Plus tard, à l'université, il n'en était plus question sinon pour écrire des rapports bien loin de la littérature.

Puis ce fut ce nouveau challenge personnel, les "Réflexions du Miroir".

Ce n'est pas dénué de risques, mais de cela j'en parlerai dimanche prochain.

Je n'ai pas l'habitude de publier un article dans la journée, mais le timing l'imposait.

Apprendre, c'est peut-être ridicule.

Enseigner, on se demande si c'est inutile, si ça vaut le coup,

Ni gris ni verts, ni gris ni verts

Comme à Ostende et comme partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

 

L'enfoiré,

 

Citations: 

09/11/2014

Du noir au feu

En Belgique, on parle plus que jamais de "blackout". Trois centrales nucléaires sur six déclarées comme "démob" et c'est la le mot "blackout" qui se décante  à à toutes les sauces, dans un manque de tout partout qui pourrait mener au feu. 

1.jpgBlackout, panne d'électricité.

Tout avait commencé par des fissures détectées dans les cuves des centrales nucléaires de Doel 3 et de Thiange 2. Ensuite, Doel 4 fut mis en panne des suites à un sabotage.

Non, ce n'est pas les résultats d'un match de foot de Doel contre Thiange...

Trois centrales sur six qui approvisionnaient le pays en électricité et la panne sèche dans le collimateur.

Dès le mois d'août, à plusieurs reprises, la télé s'en était mêlé pour prévenir de ce qui allait arriver en hiver.

Oui, je sais Ecolo voudrait sortir les centrales du calendrier et ne plus remettre ce calendrier aux calendes grecques, une date qui n'existe pas.


0.jpg"Le blackout nous guette". 

"Avec Electrabel, vous avez l'énergie", un slogan qui apporte l'humour aujourd'hui. Electrabel qui annonce, sans peur et sans reproche, que le prix de l'électricité pourrait doubler

"Les investissements pour réduire les risques de blackout électrique, ont été réduit à une peau de chagrin", disait son patron. 

Oui, l'électricité va peut-être disjoncter.

Une peur panique généralisée s'était installée de tomber sans courant parmi la population.

Le commerce des allumettes, les poêles à bois, les lampes à huiles, les génératrices et des bougies ont repris une allure de croisière qu'ils n'avaient pas connu depuis longtemps.

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Le même hiver que 2011 et c'est la panne.

Alors, dernièrement, on s'organisait du côté du gouvernement.

On commence à réfléchir à la vie sans électricité même si cela coûterait quelques 120 millions d'euros par heure dans le pays.

On avait un plan tout neuf, tout beau: le Plan "Off-On". Il a même un site de conseils judicieux pour économiser la consommation d'électricité. Je n'ai pas dit 'optimiser', mais des trucs qui ne sont ni à plumes, ni à poils.

Enfin, cela dépend où on les met ces poils et ces plumes. Si c'est pour se réchauffer, c'est peut-être ce qu'il faudra avoir.

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Les caricaturistes se sont lancés à pied joint dans la brèche des dessins humoristiques.

Nous entrons doucettement dans l'hiver... 

Les dernières journées de l'été indiens sont derrière nous. Un mois d'octobre qui restera dans les annales avec un coup de chaud. Le jour de la Toussaint, 20,3°C relevé à Uccle.

On commence presque à prier pour que le dernier rapport de synthèse du GIEC concorde avec la réalité: la Terre se réchauffe.

Moins d'ensoleillement et des vents sont relativement rares en hiver pour l'énergie verte. En plus, le courant produit pas les panneaux doit être transformé en courant alternatif par un ondulateur, lui-même alimenté en courant...

Peut-on être privé d'électricité par des délestages? 

Les délestages, ce serait illégal puisqu'ils ne respecteraient pas l'arrêté ministériel de 2005. Pourtant si cela se passait deux communes sur trois seraient concernées par les délestages. Délester, c'est voler.

Cas de force majeure, voyons... 

Quand on se tourne dans l'histoire des blackouts, on remarque que depuis 1965, de nombreuses pannes de courant ont marqué le monde.

Celle de juillet 2012 en Inde a semble-t-il atteint des sommets en touchant 670 millions de personnes.

Pas à dire, on n'aime pas le noir.0.jpg

Le noir est la couleur du deuil dans nos pays, alors que c'est le blanc qui le symbolise dans certains pays asiatiques.

Plus de PC, le portable sans la batterie ou sans pouvoir le recharger. Il faudra un jour qu'on ajoute au premier des pédales comme dans le temps avec la machine à coudre et des cellules photovoltaïques au second pour rester branché.

Ne plus avoir de télé, aussi, cela pousse à avoir des idées.

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Des idées qui commenceraient par un dîner aux chandelles. On discute. On se touche. On se couche plus tôt que prévu sous la couette.

Neuf mois après, on remarque qu'il y avait une augmentation des naissances et que le(s) petit(s) dernier(s) met(tent) le feu aux poudres dans le ménage.0.jpg

A Mons, une expo pourrait donner d'autres idées.

Est-ce de l'humour noir ou être la bête noire dans une colère noire ou encore, après avoir été noir avec un taux d'alcool non négligeable? 

La peur du noir, cela s'appelle du doux nom de "achluophobie". Non, sans blague...

Le sujet du blackout avait inspiré Thomas Gunzig en septembre:

podcast

et il remettait cela cette semaine:podcast

Alors, il m'est revenu une vieille chanson en mémoire avec des paroles prophétiques qui dataient de 1966.

 

Noir c'est noir
Il me reste l'espoir
Oui, gris c'est gris
Et je n'veux plus d'ennuis oh oh
Ça vaut le coup de sauver notre amour
Rien que pour nous
  

En cette fin de l'année, allons-nous broyer du noir ou allumer du feu ou des feux?

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Oui, vous allez dire que cette chanson fait un peu vieillotte et que cela fait aussi kitsch d'en parler pour le blackout.

L'avantage du blackout, c'est que quand tout s'arrête, dans le noir absolu, cela donne des idées lumières à ceux qui n'ont pas l'habitude d'en avoir et d'en donner.

Au niveau politique. Là, cela craint...

La magicien des mots, Bruno Coppens, en avait des idées dans "Belgian's got Galant". Il invoquait rien de moins que la vierge de Jalhay pour lutter contre le blackout : 


Le nouveau gouvernement Michel 1er est sous le feu de la critique.

Plus de gouvernement avec un mix d'idées de gauche et de droite.

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Plus d'"half en half", plus de moitié-moitié.  

Une droite au pouvoir avec une opposition ferme de la gauche.

Une idéologie unitaires sans concertations sociales quitte à en devenir paranos comme en France en mode binaire.

La semaine a été fertile en événements.

Les élections midterm de Obama qui l'envoyait dans la pénombre.  

Jeudi, c'était donc la première manifestation. Historique par son ampleur et ses dérapages.  

0.jpgPas de bandeaux noirs mais du bleu, du rouge ou du vert dans les rangs des 120.000 manifestants.

Quelques militants d'extrême-droite, dockers d'Anvers en orange ouvraient le feu à coup de cocktails Molotov. 

Retardés d'Halloween d'après les photos? On verrait des feux follets pour moins que ça.

Au milieu du gué, Laurence donnait des couleurs au noir:

podcast

Très chère austérité... Moi y en a vouloir et garder des sous...

L'austérité et le blackout sont les deux mamelles de notre époque.

Le lait qui en sort, donne souvent la dépression et la déprime. 

0.jpgDans le même temps, il y eut les "LuxLeaks", le ruling légalisé. A peine arrivé comme nouveau président de la Commission, Jean-Claude Jucker passe à l'épreuve du feu face à ses contradictions. Ancien Premier ministre du pays qui a été une plaque tournante de la "fiscalité souple" sur laquelle on lavait plus blanc que blanc.  

"Pas de vision cohérente des réformes de l'Etat providence qui est prête à se faire Hara-kiri pour une réforme de la fiscalité et de la sécurité sociale pour les rendre plus efficaces. En cause, le néolibéralisme et conservatisme. Le changement ne vient pas de l'occupation du pouvoir." lisais-je dans l'éditorial du Vif.

0.jpgOn me soufflait: "Le capitalisme est une démesure qui appauvrit des millions d'individus au profit d'un tout petit groupe et in fine ravage et tue. Le socialisme, y compris rampant, c'est le meilleur système qui ait été jamais inventé pour conduire plus ou moins vite mais inéluctablement n'importe quel pays à la faillite".

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Puis, vendredi, concours du calendrier, il y avait les vingt bougies de l'anniversaire de Matin Première.

Radio du matin qui me réveille depuis vingt ans dans mon lit et qui me met le feu à l'esprit de l'info avec l'interactivité en plus.

Deux brontosaures de la politique, invités et le jeune Alex qui tentait de remonter le temps avec l'imagination humoristique. 

podcast

"Tous unis contre la vie triste" était le symbole choisi par le nouveau film "Pride" avec pour cadre, l'époque de Madame Thatcher, la Dame de Fer opposée aux mineurs...

0.jpgEn finale, aujourd'hui, les 25 grandes bougies de anniversaire de la chute du mur de Berlin en 1989 qui avait fait long feu depuis 1961. La réunification des deux Allemagne s'en suivi. 

Tout le monde était pourtant tout feu tout flamme et conduisait au cessez-le-feu pour faire feu de tout bois. 

Les similitudes avec notre époque ne sont pas un hasard.

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Et Gorby, hier, lançait que "le monde est au bord d'une nouvelle Guerre froide".

Les mots à ne pas dire pour finir ce billet...

Cela voudrait-il dire qu'il faut mettre le noir au feu ou qu'il faut mettre le feu dans le noir? 

Ce n'est pas la même chose. Pas de fumée sans feu. Pas de feu sans fumée.

Près de 50 ans après "Noir c'est noir", la chanson "Allumer le feu", écrite par Obispo, c'était le même qui le chantait ...

  

Des paroles qui envoient les noirceurs du temps en feux d'artifices... 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Le noir est le refuge de la couleur.  », Gaston Bachelard
  • « Dans le noir, toutes les couleurs s’accordent.  », Francis Bacon
  • « Le noir, c'est la seule couleur qui ne change pas.  », Jacques Ferron 

 

Mise à jour 10 novembre 2014: Encore une fois, Thomas qui aura une réflexion : "Comment sont les gens quand ils sont chez eux? Peut-être ou peut-être pas"
podcastLa réponse se retrouve peut-être à trouver dans le livre "Les enfants de dictateurs" de Jean-Christophe Brisard

Mise à jour 14 novembre 2014: Yvan Mayeur, le bourgmestre de Bruxelles à qui les policiers avaient fait des reproches, était invité ce matin. Alex a sorti son Café serré....

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Mise à jour 4 décembre 2014: Doel4 va redémarré.

 

 

 

02/11/2014

Hallo Ween, fais-moi peur

Halloween est une fête originaire des îles Anglo-Celtes, célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint. Une histoire de sorcières et de potirons.

0.jpgComme dit Wikipedia: Son nom est une contraction de l'anglais All Hallows Eve qui signifie the eve of All Saints'Day, en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veillée de la Toussaint ».Un héritage de la fête païenne de Samain qui était célébrée au début de l'automne par les celtes et constituait pour eux une sorte de fête du nouvel an. Une fête très populaire en Irlande, Écosse et au Pays de GallesOíche Shamhna en gaélique. Jack-o'-lantern, la lanterne emblématique d'Halloween, est elle-même issue d'une légende irlandaise.

C'est à partir du viiie siècle, sous les papes Grégoire III (731–741) et Grégoire IV (827–844), que l'église catholique introduisit la Toussaint en date du 1er novembre opérant un syncrétisme avec les fêtes de SamainA partir de citrouilles en remplacement des rutabagas utilisés en Europe, Halloween a été introduite en Amérique du Nord à la suite de la Grande famine en Irlande (1845-1851). 

La tradition moderne veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur, et vont sonner aux portes en demandant aux adultes, des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule: Trick or treat! (« Farce ou friandise ! ») ou simplement « Happy Halloween! ». 

En Belgique, c'est suivi pour amuser les enfants. Quand on voit la liste des festivals qui ont été de la partie en Wallonie, on pourrait croire le contraire. Cela plait même chez les grands.

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Trop pragmatique, j'avoue, je ne suis pas très sensible au fantastique. 

Mais comme dit mon épouse, "tu es un grand enfant", je suis allé au Festival Halloween au Musée d'Art fantastique de Bruxelles, pour voir si on parviendrait à me faire peur.

Dès l'entrée, on est mis dans l'ambiance. Il faut participer à un concours pour gagner un diplôme. Les questions sont relatives à l'ambiance des mystères. J'écoutai distrait.

"You are the host of the ghost", disait-on lorsque j'ai visité la maison de fantômes à Disney World en Floride en 1981. Là, tout était prévu pour émouvoir, mouvements compris, hologrammes de fantômes, impression de descendre dans les entrailles de la terre.

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C'est un peu ce cérémonial qui manquait, ici.

Allais-je explorer les derniers méandres de mon inconscient dans un voyage entre hallucination et provocations?

Avec le Bébête Show, l'ambiance Halloween ne se ressentait pas trop. Le côté fantastique pouvait émouvoir les petits. 

Pendant ma visite, un couple souriait sans peur et sans reproches. Pas plus effrayé que moi et pire, il avait le sourire rare.

Dans certains coins, des bals de monstres. 

Une "Nuit sur le Mont chauve" comme le voulait Moussorgsky?  

Ma visite au musée était prémonitoire et datait de dimanche dernier, du deuxième jour du festival.

Dans le musée du fantastique, aucun visiteur en tenue d'Halloween. Trop tôt. 

Non, j'avoue, je n'ai pas eu peur et plus grave, je n'ai pas souvent souri.

Je me souviens, c'était en 2011, à l'occasion d'un autre Halloween, j'avais trouvé une sorcière en plein bois. C'était aussi le 31 octobre, lors d'un autre Halloween. 

J'avais écrit pour l'occasion"Cette sorcière-là voulait rester incognito. A force de persévérance, elle a accepté de sourire pour se faire photographier."

Rester incognito, d'accord. Mais avoir peur de soi-même pour effrayer l'autre, c'était pas vraiment la bonne recette.

Hallo Ween, disais-je, car par ici, cela pourrait être avec un accent flamand pour mieux passer dans le cadre et puis, Ween, c'est un groupe de rock.

Les sorcières ne sont plus ce qu'elles étaient.

Les sorcières ne sont plus brûlées en place publique, mais elles sont devenus timides.

A l'époque, "Ma sorcière bien aimée" n'avait qu'à bouger le bout du nez pour lancer un sortilège et faire rire avec le résultat. 

0.jpgJuste avant ma naissance, l'affaire de Roswell avait éclaté. Les ufologues se sont mis, à cœur joie, à réveiller les craintes ancestrales d'extra-terrestres. Depuis, chaque année, pour la célébration de l'indépendance du 4 juillet, la ville de Roswell organise le UFO Festival avec des débats entre des partisans célèbres de l'hypothèse extraterrestre (images).

Au musée du fantastique, était-ce une réplique de "Alien, le grand retour" pour Halloween et donner le grand frisson avec son héroïne, la fille d'Ellen Ripley au menu et des xénomorphes au dessert? 

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Chez les adultes, la peur est permanente mais sous l'impact d'autres artifices.

A la Foire du Midi de Bruxelles, les forains présentent toujours une attraction au style fantastique. Pas une semaine sans son film d'horreur sur une chaîne télé. Les films catastrophes ont aussi leurs heures de gloire.

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C'est dire que la peur instrumentalise pas mal d'activités humaines. 

Les stress tests sont presque devenu quotidiens.

La peur de perdre son job ne fait pas vibrer uniquement les neurones. La peur du vide...

Dimanche dernier, ce furent les banques qui subissaient un "stress test".

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Puis, pour couronner le tout,  il y a la maladie d'Ebola qui donne des sueurs froides mais, tenez-vous bien, qui fait, en plus, exploser les ventes du jeu Plague Inc distribué sur tablettes et smartphones.

Quoi qu'on dise, Halloween est, avant tout, une affaire très commerciale.

Certains magasins font leur chiffre d'affaire à cette occasion.

Un nouvel épisode d'Harry Potter est même prévu pour l'occasion.

Alors, j'ai cherché et trouvé sur Internet "Comment faire peur? 

"Faire peur est tout un art", est-il dit:

  • tirer parti de la plus grande frayeur de la victime bien choisie
  • choisir le déguisement, le lieu, le bon moment. 
  • créer une maison hantée avec des effets sonores effrayants, un éclairage qui fait peur
  • raconter une histoire d'horreur comme si elle était vraie, avec des détails, un prologue, un suspense, des accessoires, des effets sonores effrayants qui surprennent, mais en gardant le mot de la fin inédit. 

Quant à Comment faire rire?, c'est plus qu'un art, c'est le meilleur des remèdes :

  • humour avec des mots (blague, jeu de mots, dérision, sarcasme, boutade, saillie, auto-dérision, lapsus freudien, euphémisme...)
  • plaisanterie avec des agissements (imitation, chute, parodie, satire, farce...)

Les peurs portent toutes un nom spécifique et j'en avais parlé en posant la question: "Y-a-t-il un Monk en vous?".

0.jpgLa peur, cette vieille amie. a souvent le bon/malheur de cadenasser le monde.

Elle est même plus insidieuse sans porter de nom. Peur de tout et même peur de soi-même, de se rencontrer dans son miroir. Peur de ne pas être à la hauteur lors d'une rencontre dans laquelle il faut briller. La sueur remonte au front portée par cette putain d'adrénaline. Peur d'adresser la parole à quelqu'un dans la rue qui pourrait vous remettre à la case zéro que vous n'auriez pas dû quitter. Peur du bide...

Peur de jouer à trop d'intimisme. Peur d'utiliser, le "nous" et surtout le "je". Peur de décrire avec des préjugés.

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Chronique, la peur devient mauvaise conseillère et le rire prend les voiles, prisonnier de ses propres peurs.

0.jpgPuis, il  y a ceux qui ont eu de l'avance à l'allumage comme en France, dans la ville d'Agde, avec ces faux clowns menaçants qui, armés de barres de fer, agressent sous leur masque pour voler les passants en créant la psychose de la contagion.

La résultante de tout cela, c'est la hargne, la morosité, la réponse recherchée dans le miroir aux alouettes qui ne donnera aucun éclair de bénéfices.

Il n'y a que le rire qui peut unir dans une conversation qui devient houleuse, mais jamais la peur. 

Halloween, devrait pouvoir faire rire avant toute chose à la veille du jour de la Toussaint.

Parmi les histoires de fantômes, j'ai choisis ce parodique Ghostbuster

Non, les étudiants ne semblaient pas effrayés du tout. Ils en riaient et c'est ce qu'il fallait faire.

Une leçon de rire, en trouverais-je?

D'après Thomas, ce serait en Belgique et pas en France d'après ce vieux café serré:

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Trop sérieux et c'est celui de vendredi de Laurence que je retiendrai puisque les budgets de la cultures ont été court-circuités. 

Puis, en France, on peut aussi rigoler.

Dimanche dernier, l'invité de Drucker était Laurent Baffie, le brise-glaces de l'humour débridé.

Sa dernière pièce de théâtre "Sans filtre" parle d'un buraliste dit tout ce qu'il pense à tout le monde dans un langage fleuri sans filtre… 

Ses caméras cachées sont tout aussi célèbres.

Son premier sketch, lors de l'émission "La Classe", avait été interprété avait été interprété à nouveau par son propre invité, Jean-Marie Bigard. Un sketch, à se tordre de rire, d'un entraîneur de foot qui, à la mi-temps, envoyait des reproches à ses joueurs.

Ce sketch allié à son dernier livre, "500 questions que personne ne se pose", m'a donné des idées. 

Un sketch pour manager de la peur, pour entraîneur de Halloween, pour faire gagner des tunes pour petits et grands en détresse. 

- Alors, les gars, approchez, un peu.

- Vous vous croyez où, dans la cour des miracles? Il faut des idées pour faire rire et pas du mortifère que vous ressortez tous les ans à la même heure, à la même date.

- C'est ainsi que vous pensez effrayer les gens avec vos déguisement de sorciers et de sorcières à la con? Il faut être plus original et faire rire, au forcing même.

- Commence pas, Maurice, si t'es gentil et tu bouges tout le temps, comment vais-je faire pour t'en coller une? 

- Vous deux qu'on appelle les "frères siamois", approchez. André, tu joues le rôle d'un "serial killer", d'accord, et toi, Michel, celui du type bien, comment est-ce qu'on va pouvoir vous départager et mettre l'un hors d'état de nuire, sans pénaliser l'autre? Vous manipulez trop de tablettes, à mon avis. Pas assez en 3D ni en 4D. Faudra qu'on invente le cordon ombilical sans fil pour vous deux. Je vous signale qu'il y a des gens assez méchants pour vous vendre des inséparables à l'unité. Alors imaginez, ce qu'on fera de vous?

- Et toi, Georges, combien de pétards faudra-t-il que tu fumes pour t'entendre parler simultanément du loup, du renard et de la belette? Dix, vingt, cent? Tu vas te péter dans le caniveau.

- Toi, Dominique, tu me les niques un peu trop, avec ton déguisement de vache qui rit, t'es sous antidépresseur ou quoi? Faudra que tu y mettes plus de pis-aller.

- Quant à toi, Patricia, te déguiser en Hulk, sais-tu au moins, combien celui-là, dépense en fringues, chaque année? Faudra que tu te limites nous sommes en période de disettes et de crisettes. Allez, fais-moi une risette et va te changer.

- Dirk, s'il te plait, sous ton déguisement de Dark Vador, prends de la Ventoline, pour faire plus vrai et que l'on continue à t'entendre.

- Si comme toi, Philippe, tu prends le déguisement d'un condamné à mort avec la corde au cou, mais avec une cigarette au bout du bec, pourquoi est-ce que tes cigarettes ont des bouts filtres? Il faut être concordant dans tes actions, putain.

- Allez, je ne vous le répéterai plus. Vous qui êtes en pleine croissance puisqu'on disait qu'elle était sacrée, il faut être Halloween jusqu'au bout et faire rire plus que faire peur. Soyez intelligent. Respecter ceux que vous êtes sensé représenter et ceux que vous ferez rire. Mais, nous ne sommes pas ici pour faire du politiquement correct, sinon vous allez rentrer bredouille et je ne vous dis pas avec quoi cela rime. Traquez le trac, comme dit Bruno.

- Au fait, savez-vous d'où vient cette expression de "politiquement correct"?

- Non? Alors, sachez que dans les années 1930, cette expression était réservée aux staliniens strictement attachés à la ligne du parti. Ça vous en bouche un coin, non?

- La culture, voyons. Ce n'est pas une histoire cul ni de voi_ture. Ces deux mots ne se interpénètrent ni par devant ni par derrière ou alors tristement comme toujours. Elle est en déficit de moyens. Prouvez qu'elle en a encore dans la culotte. 

- Osez que diable. Osez sans filtre. Faites vibrer les fibres de vos boites à malice. Soyez extraverti pour une fois. C'est le moment. Faites de Halloween, la journée du rire.

- Oui, je sais c'est réservé au 1er avril de rire un bon coup. Mais pourquoi se limiter à ce jour? Jouez aux facteurs de la bonne nouvelle puisqu'ils sont en grève.

Pour finir, je fais appel à un spécialiste du genre que vous connaissez bien. A la fin, il vous fera son clin d’œil, parce que lui connaissait la solution à tous vos problèmes. Lui, au moins, a ramené beaucoup de tunes dans son sillage.

Dites-lui, "Hallo Ween,  Trick or treat", de ma part. Il vous regarde d'en haut.

Allez jeter un coup d’œil angoissé du côté des images.

 

L'enfoiré, 

 

Complément d'information sur Halloween qui rappelait une vieille légende bretonne venue d’où on ne sait, au sujet de l'Ankou 

Article avec les mêmes conclusions.

 

Citations:

  • « Tout est bruit pour qui a peur.  », Sophocle
  • « C'est de ta peur que j'ai peur.  », William Shakespeare
  • « Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.  », Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais 
  • « On ne gagne jamais en jouant sur les peurs des gens  », Jean-Michel Javaux

Halloween chez les stars: aucune peur

 

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26/10/2014

Sacré croissance

La vidéo complète du film documentaire "Sacré croissance"  remontait peut-être à la source de nos problèmes actuels, à cette idée que le monde a besoin de croissance pour progresser et donnait quelques idées pour la contrer ou pour l'assumer autrement. Parlons une nouvelle fois d'argent mais en tentant d'introduire des utopies dans le jeu de massacre qui pourrait se préparer. Si l'hors-d'oeuvre de l'article précédent concernant l'argent, était plutôt genre truite argentée, celui-ci, en plat de résistance, risque fort d'être ni chair ni poisson.

0.jpgEn préambule du documentaire: "Pour Kennedy, elle était synonyme de force et de vitalité. Clinton appelait en ses temps glorieux à ce qu'on en soit le moteur. Et selon Merkel, elle serait le gage de finances solides. La croissance est souvent brandie comme la solution à tous les maux.

Mais que cache ce concept? Est-il vraiment la panacée? Quelles en sont les limites? Et surtout quelles alternatives s'offrent à nous? 

Pour les économistes, nous ne connaîtrons plus jamais celle des années 80 et 90. La croissance économique dépend de ressources matérielles, forcément limitées sur une planète finie. Les crises permettent aux brèches de s'ouvrir. "Sacrée croissance" parle résilience, économie post carbone, utilisation partagée, réparation, banques communautaires et monnaies locales. Il évoque aussi le Bhoutan considéré comme l'un des plus pauvres de la planète et cité en exemple pour son Bonheur National Brut. Indice prenant en ligne de compte conservation de la nature, promotion de la culture, développement d'une économie soutenable et bonne gouvernance. Les USA ont le PIB par habitant le plus important au monde et détiennent tous les records en matière d'inégalités, de pauvreté, de mauvaise santé, d'obésité, de violence, de délits et de personnes emprisonnées.".

Quelques extraits du documentaire qui accompagnent, sont éloquents (malheureusement seulement visibles par l'intermédiaire d'un plugin sous Firefox). 


Sujet donc très vaste aux approches multiples en fonction de l'endroit où on se place et d'où on le voit, des connaissances acquises et du statut social et historique de celui qui en parle. Sujet qui peut être abordé par l'intérieur et/ou par l'extérieur des économies dites capitalistes ou non. 

Examinons point par point, chaque remède potentiel envisagé par la décroissance.

 

1. L'agriculture urbaine par les "mutants professionnels", les "carriers shifers" en anglais. 

 

Des jeunes changent de métiers de haute-technicités pour lesquels ils ont été formé pour se tourner vers des métiers plus terre-à-terre. Conversion radicale qui les fait oublier les revenus qu'ils pouvaient espérer dans leur vie antérieure. Agriculture locale, bio et urbaine dans la banlieue de Toronto ou à Rosario, en Amérique du Sud.  

 

2. Les énergies renouvelables

Autour de Katmandou, la ville où la pollution est maître ou la population s'est décuplée, il existe la campagne où on s'organise en petites entreprises. 


Dernières nouvelles: « Avec un pétrole à 80 dollars, la plupart des énergies alternatives ne sont plus rentables. Triste coïncidence, la disparition du patron de Total se produit le même jour que la démission pour raisons de santé du patron d’Areva. A un moment où le gouvernement français tente de redéfinir la politique énergétique de la France et notamment la place du nucléaire. Si les craintes de hausse du pétrole à court et moyen terme disparaissent, tout est à repenser. Avec un nouveau patron chez EDF, bientôt un nouveau patron chez Areva, le gouvernement français veut reprendre la main. La baisse du pétrole modifie le cours de l’histoire. » 

3. Monnaies communautaires


L'euro et les monnaies officielles seraient une des causes de ce problème économique qui ne voit que le PIB comme idée générale.

L'euro ne me gène pas s'il reste au niveau global. Il est sujet à fluctuation au niveau macro-économique avec toutes les vicissitudes parmi les autres monnaies internationales.

0.jpgLes monnaies locales, elles, ne sont sujettes ni à la spéculation ni aux évasions fiscales. Cela commence très bien, puisqu'elles supportent les marchés locaux et qu'elles sortent d'une économie globalisée et réduisent les transports.

Ce qu'elles ne disent pas c'est qu'elles ostracisent quelques peu tout ce qui n'est pas partie d'une production locale et par la même, tout le potentiel d'amélioration de celle-ci. 

En fait, ces monnaies existent déjà dans certains pays où l'économie est étatisée comme Cuba avec le CUC. Dans ce cas, ce n'est pas les communautés locales qui en profitent, mais l'Etat et leurs gouvernants.

Le CUC est converti à l'entrée et à l'extérieur en taxant avec des surprimes dans les deux cas. Ce qui n'empêche pas un trafic d'échanges avec les dollars sous le manteau qui permettent d'atteindre d'autres denrées. 

Les monnaies locales jouent le jeu des tickets de rationnement comme pendant la dernière guerre.

Les grandes surfaces font des ristournes en restituant un pourcentage sur les achats sous forme de "bons pour" être utilisés dans le magasin d'origine et, ainsi, fidéliser ses clients.

Ce qu'on appelle "tickets restaurant", délivrés par les entreprises à leurs employés en surplus de leur salaire et utilisables dans beaucoup de magasins qui vendent de la nourriture, un autre exemple. 

Le problème de la monnaie moderne, officielle, c'est qu'elle est devenue bien plus virtuelle et non plus scripturale. Payer avec des cartes de crédits et des cartes de banques est bien pratique. Les achats et les ventes transitent par des écritures comptabilisées, ce qui ne le fait plus par l'intermédiaire de monnaies locales. Revenir à ces dernières, reviendrait à se promener avec un portefeuille bien rempli en place d'une carte de banque. Alors si on imposait aux banques d'avoir des comptes en monnaies locales comme elles le font en devises étrangères?

D'autre part, on ne parle jamais de ce qu'on fait avec les excédents.

En finale, l'esprit de solidarité tant prisé aujourd'hui, est mis au niveau très local, autarcique.

Ces monnaies parallèles n'ont rien à avoir avec les bitcoins qui permettent la spéculation. Heureusement.

 

4: Les conclusions en rapport avec le PIB


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Ce qui en ressort de tout cela, c'est que les espoirs viendraient d'en bas, de la micro-économie et non plus par la voie de l'univers technologique de la macro-économie.

Jusqu'à présent, le néo-libéralisme, malgré les crises, tient toujours bon.

Le coup de bluzz des Bourses de la semaine passée a été effacé par quelques  rebond, dans l'attente d'un autre coup de bluzz que l'on espère pas trop assassin.

Cela ne veut pas dire que l'on décollera plus comme on le faisait pendant quelques années de gloire du siècle dernier. La Bourse a de ses respirations qui intéressent certains et désespèrent d'autres.

A la différence de l'utopie sociale, les macro-utopies ont le mérite de toujours arriver avec des investissements à la grande louche pour atteindre ses buts. 

Alors, oui, il faut des utopies pour sortir du merdier. 

Pierre Rabhi que j'aime beaucoup pour sa simplicité d'approche, disait dans une conférence "Agir à son échelle et construire ensemble".

Sous la croissance peut se cacher des bons et des mauvais ponts. Tout le monde croit à son tour. On est petit en taille en fonction de son âge et puis on grandit jusqu'au terme du stade d'adulte. Reste-t-on ouvert? Restons-nous avec un esprit d'enfant? Là est la question.

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Le règne de la flexibilité, des plans sociaux à répétitions ne restreignent pas la misère et accroît l'écart entre les plus puissants et les plus pauvres.

L'idée est de faire croître le PIB d'un pays pour avoir une chance d'exister dans le concert des nations et de ne pas descendre dans l'échelle des valeurs.

Une crise anthropologique se présente et l'abondance qui a fait le lit de ce mouvement néo-libéral, va indubitablement mener vers une société de plus de sobriété.

Mais, jusqu'à quel point et comment pour que cela ne génère pas une nouvelle révolution, un tremblement de Terre, dans laquelle tous perdraient énormément de potentialités?

0.jpgLa facilité a été soutenue par les énergies abondantes et bon marché. Les nouvelles générations ont été éduquées dans le sens qui disait que tout était possible, que tout était disponible, que les études permettaient d'arriver à ses fins à l'aide d'un minimum d'efforts initiaux.

On les a trompé

Les écotartuffes avec leur "croissance verte" n'ont pas fait mieux. Ils criaient "vive la crise" en y voyant une opportunité pour changer de paradigme et puis, ils sont rentrés dans les rangs du troupeau. Les "décroissants" n'ont pas plus d'influence chez les Verts que dans la gauche et l'extrême gauche marquées par un marxisme productiviste. 

Changer de paradigme doit s'associer à une révision complète des processus de travail, d'évaluation des besoins réels à longs termes et non plus en fonction de ce qui est estimé, planifiés à courts et moyens termes par les bureaux du Plan et par le marketing.

Le rapport de Stiglitz parlait du "Bonheur Intérieur Brut" (ce que j'avais appelé BIB). Il apportait une occasion de voir les choses autrement. Tellement autrement qu'il a fait peur et que le rapport a très vite été mis entre parenthèses dans les oubliettes de l'histoire.

Le monde s'il est devenu un village par ses réseaux sociaux et par Internet, ne l'est pas du tout sur le terrain des opérations des humains tous différents en cultures et en mentalité. A chaque partie du monde correspond une réponse spécifique aux problèmes environnementaux, économiques et sociaux, alors qu'ils pouvaient sembler généraux aux yeux d'un Américain comme Stiglitz.

A leur crédit, il faut se rappeler qu'une simple diminution de la production pourrait aggraver la pauvreté et que le mieux-être et le confort vont à contre-sens dans les pays occidentaux qui ont connu plus d'abondance qu'ailleurs. Pour eux, ce sont devenus des droits acquis que l'on défend becs et ongles dans des manifestations. 

Les manifestants lancent "Ils nous voleraient l'air que l'on respire, s'ils le pouvaient".

0.jpgLe matérialisme garde manifestement des traces ancrées dans les mentalités, dans notre subconscient qui semblaient apporter le bonheur.

Pendant les 540 jours d'absence de gouvernement officialisés, qui ne réglait que les affaires courantes, la Belgique a pu respirer plus à l'aise et évité le choc des remises en question.

Rester maître de son destin, de ce qu'on produit de la base jusqu'à sa distribution, c'est ce que nous enseigne ce qui précède comme nouvelle base de solidarité bien comprise et non pas refaire le même geste pendant toute une carrière comme le faisait Charlot dans les "Temps modernes". Ceci est maintenant réservé aux machines.

La prochaine génération comptera dans ses rangs quelques neuf milliards d'individus qui vu l'énormité, ne pourront pas généraliser leur manière d'en sortir avec des concepts traditionnels. Les alternatives seront aussi dépendantes de l'environnement le plus proche. La vie dans les grandes villes n'est pas la même que celle des grandes villes, des villages ou dans la campagne.

Il faut, parait-il, 3% de croissance pour relancer l'économie et devrait réduire du même coup, le chômage. Ce dernier point est d'ailleurs, loin d'être garanti sur facture.

Il faut rationaliser, faire des économies drastiques. D'accord, mais pas partout.

Oui, peut-être pas comme le préconisait avec humour, Thomas en parlant de la santé

Une économie de restructuration et de diminution des frais d'exploitation. Mais, quand on lit ce qui suit, au fur et à mesure, ce n'est plus le même son de cloche.

"Si, jusqu'à il y a peu, le capitalisme tirait exclusivement son profit du travail humain dans la fabrication et la commercialisation des marchandises, avec la mécanisation, l'automatisation et l'informatisation des processus de fabrication, le taux de profit n'a cessé de diminuer. Pour maintenir les bénéfices, il a fallu vendre toujours de plus en plus à des travailleurs de plus en plus précarisés. Pour doper une consommation à bout de souffle on a eu recours au crédit et à l'endettement.".

J'ai ressorti mon "Manière de voir" n°112 de septembre 2010 du "Monde diplomatique". Il parlait du "Temps des utopies". Nous sommes quatre années plus tard. Je reprendrai quelques phrases qui en faisaient partie en les réactualisant.

0.jpgNotre "besoin d'utopies" passe par des paradoxes et est encore plus nécessaire quand on sent qu'on a besoin de changer de paradigme comme j'en parlais dans l'article précédent. L'abondance, dont il était question, n'apporte pas nécessairement une réponse ni au mal-être, ni même au bien-être qui peuvent exister dans certaines populations proches ou éloignées. 

La carence de dirigeants et d'idées pour contrer le mouvement inéluctable du mieux-être n'existe pas encore en Chine qui sous un parti unique autoritaire permet de resserrer quelques boulons par la force.

La démocratie à l'occidentale plait. Elle est présentée comme la panacée. Demandée par l'interstice entre deux mondes, la Chine et l'Occident. Voilà, Hong-Kong, à la croisée des chemins, qui se réveille.

Restructurer le travail et l'avenir avec le dessein de réduire le temps nécessaire pour accomplir les tâches, allait bouleversé les habitudes et les méthodes de productions.

Contrairement à ce qu'on lit le plus souvent, ce n'est pas uniquement un rêve américain que d'avoir pris le chemin du néo-libéralisme. Il y a eu plusieurs coopérants et bénéficiaires de ce projet de rationalisation.

Aujourd'hui, je ne suis d'ailleurs pas convaincu que la décroissance soit la solution globale et mondialisé par laquelle il faudrait passer. Il faudrait plutôt une croissance sélective et une décroissance choisie au cas par cas.  Aller en sens inverse d'un flux du bien-être même au forcing est plus difficile que d'en parler.

La situation actuelle va dans le sens de la déflation qui serait le nec plus ultra pour la décroissance si elle n'avait pas d'autres aspects tout aussi négatifs. 

Tout à coup, apparaissaient le "mur de la dette" et  la France est en train de couler.

Il faut boucher les fuites, c'est évident.

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Coup de frein général dans les investissements en Belgique. La culture comme le disait dernièrement, le patron d'un Musée, est parmi les premiers visés.

Pas un journal belge qui ne parle pas de faire des économies pour résorber les dettes.

Pourtant, aucun objecteur de croissance ne prône une simple diminution de la production, qui ne pourrait qu'aggraver la pauvreté.  

La croissance ne serait-elle là que pour payer combler les dettes sans jamais les annuler?

C'est un angle de vue et une affaire de conjecture qui se révèle être très fluctuante dans la pratique. Quand ces fameux taux d'intérêts sont élevés, c'est vrai. Ce l'est moins si les intérêts sont remboursables à taux plancher, voir négatif, comme aujourd'hui.

Il y a deux ans, je sortais "Très chère austérité". L'austérité, la solution de facilité qui n'a rien résolu...  

"L'Europe endettée reproduit nos erreurs" disait Rafael Correa. Les latinos sont des "experts en crise". Ils ont été confrontés au choc du néo-libéralisme et n'étaient pas prêts de l'assumer. L'idéologie, déguisée en science, leur a été imposée et même par l'esclavage. Ce n'étaient plus des partenaires idéologiques et historiques comme cela l'a été avec les pays européens. Les Etats-Unis, ne l'oublions pas, font, à la base, partie de notre histoire.

Des théoriciens de l'abstrait sont, souvent, récompensés par des Nobel de l'Economie comme si l'économie n'était rien d'autre que des mathématiques que l'on rapproche avec l'étude des techniques de jeu. 

Le même choc s'est présenté chez les ostalgiques des pays de l'ancienne URSS à la chute du mur de Berlin en créant un gouffre entre le haut et le bas de la société.

Dans une économie de la décroissance, le transport aérien, les véhicules à moteur à explosion seraient condamnés à disparaître. Ce serait la fin des grandes surfaces au profit des commerces de proximité et des marchés... Tout le monde est-il prêt d'accord d'aller si loin? 

Je me permets d'en douter.

0.jpgCette semaine, Jean-Claude Junker annonçait que la CE allait injecter 300 milliards d'euros d'investissements dans la macro-économie pour relancer la croissance en poussant sur le "Europe's panic button". 

C'est la dernière chance, disait-il. 

Il avait constaté que le redressement de l'économie marchait mieux aux Etats-Unis, que le monétarisme vaudou avec sa planche à billets sous forme de "Quantitative Easing"qui apportait plus de fruits ou, du moins, les supportait mieux.

Directement après, on apprenait que l'Europe allait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40%, que les énergies renouvelables augmenteront de 27% et que la consommation d'énergie diminuera de 27% pour 2030. 

Que le meilleur gagne, a-t-on envie de répondre, du moment que ce ne sera pas une victoire à la Pyrrhus.

"Nous sommes condamnés à gérer l'incertitude", un autre titre lu dans la presse.

0.jpgDans mon récent article "La clé psi", il était dit que "Aujourd'hui, il n'y a pas de frontières entre les mondes de l'infiniment petit et de l'infiniment grand. Les lois s'appliquent partout. La seule différence est que les caractéristiques les plus bizarres, sautent plus aux yeux quand les objets sont petits. Dans le micro-monde, sans relation de cause à effet, d'après le principe d'incertitude d'Heisenberg, rien ne permet ni de localiser une particule ni de calculer sa vitesse"

Oui, dans notre macro-monde, nous entrons en période de turbulence et d'incertitudes comme cela l'est dans le micro-monde..

Alex Vizorek qui a reçu une formation technique à l'école Solvay, avait apporté sa touche d'humour.podcast

L'humour ne sert peut-être à rien, mais ça peut rapporter gros et faire réfléchir.

Alors, sourions et réfléchissons.

Après, on ira...

 

 

L'enfoiré,

 

Quelques photos réalisées par Arthus Bertrand et affichées dans les rues de Bruxelles.

0.jpgD'après cet article, "L'économie de partage" serait en marche pour remplacer l'économie de marché.

Un autre, plus violent de par son titre "Nos rêves seront vos cauchemar"  allait aussi dans ce sens.

Je parlais la semaine précédente de Paul Jorion.

Je m'en voudrais de ne pas signaler son "temps qu'il fait" de vendredi.

Le temps qu'il fait et qu'il est, pour beaucoup, c'est plutôt--- >>>>

 

Citations:

  • « L'infini n'est pas un état stable, mais la croissance elle-même.  », Aristote
  • « La croissance de la personnalité se fait à partir de l'inconscient.  », Carl Gustav Jung
  • « L'un des pires démons de la civilisation technologique est la soif de croissance.  », René Dubos

Mise à jour 7/1/2015: A quoi sert la Bourse?podcast

Mise à jour 6 juillet 2016: La croissance en Suède:Cliquer sur l'image:

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19/10/2014

L'investisseur mieux informé?

Depuis une semaine, nous avons un nouveau gouvernement en Belgique. Gouvernement de droite, dans sa grand majorité. Surnommé "gouvernement à la suédoise", pendant lequel l'argent risque d'entrer dans les plus petites bribes de conversations. De ce nerf de la guerre, oserais-je en parler une nouvelle fois? Rien que le mot "argent" risque déjà de marcher sur des œufs qui cachent un tapis de bombes. 

0.jpgCe putain d'argent, ce fameux nerf de la guerre qui fait parfois très mal à cause de ses charges et de ses décharges électriques part d'on ne sait où pour aboutir là où on l'imagine, parfois, le moins.

Parler d'argent, on aime ou on n'aime pas et encore moins quand il s'agit du sien. 

En France, c'est même prohibé d'y faire la moindre allusion. Chez notre voisin du sud, tous les riches baignent dans le même pot de confiture avec défiance et exécration.

Vendredi était la journée du refus de la pauvreté. Il est évident que celui que ne termine pas son mois sans avoir un résidu à placer dans un bas de laine, est exclu de cette discussion.

Désolé que ce billet arrive au mauvais moment, mais continuons à creuser le trou pour trouver les pépites qui ne sont pourtant, pas toutes dorées. 

Mais il faut toujours coller à la réalité. En Belgique, qu'il faut protéger l'investisseur et parfois le chouchouter pour qu'il apporte ses économies et rapporte après quelques pourcentages additionnels à son épargne.

Dans ce but, une première version du processus "protection" avait vu le jour en 2007 que l'on a appelé du doux nom de "législation MiFID1". Cela concernait les investissements dans les organismes financiers pour remplacer des services d'investissement, adoptés, eux, en 1993.   

C'était en 2007, avant la crise. Il s'agissait de profiler les investisseurs et de les enregistrer par rapport aux risques qu'ils étaient prêts à assumer pour leurs investissements.

Certaines banques comptaient ainsi jusqu'à cinq profils de risques avec chaque fois un pourcentage maximum d'achats en actions acceptables:

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Pour construire les "parapluies" ou les "paratonnerres", ce MiFid1 avait déjà généré de la paperasse de circonstance. Des formulaires questions-réponses avaient apporté un secours à ceux qui n'avaient aucune idée du lien qui pouvait exister entre le risque et le rendement et lui dire que quand les taux s'écartent de la normale, il y avait toujours un danger quelque part et qu'enfin, il fallait diversifier comme base de la sécurité.

Bizarre, tout de même, de constater qu'à l'école, on n'apprend pas mal de choses pour trouver un bon job et pour se constituer une "pomme pour la soif" mais pas comment le conserver. 

En juillet, un article du Soir annonçait fièrement "Une nouvelle réglementation va mieux protéger les clients des banques".

Dès 2015, un code plus restrictif avec une fiche d'information et un label de risque à fournir par les banques.

J'avais l'impression que c'était déjà le cas, mais j'ai dû me tromper. 

Le mot d'ordre, ne pas se laisser tromper par les leurres de titres alléchants qui apporteraient plus de crèmes que de lait avec des produits apparemment sans risques, mais dont le capital n'était pas garanti. 

Il fallait protéger l'investisseur au niveau de son profil mais, aussi, pour chaque titre financier en rapport de son propre profil.

Dans le même temps, il suffit de lire la presse pour constater que le secteur bancaire est en perte de vitesse et que les restructurations sabordaient le personnels des banques. En crise, le secteur des banques, lui aussi, victime de ces temps modernes  se doivent d'être compétitifs, de jeter du lest et ne plus dire n'importe quoi à n'importe qui. 

Pour les banques, la question devient: "Comment faire pour obéir au code de droit économique et fiscal et répondre aux directives qui changent à tous les coins de rues du temps, tout en gardant des clients potentiels à bord?". 

Je ne suis pas là pour plaindre le secteur bancaire, mais pour rappeler ce qui se passe entre ses murs pour son personnel. Les difficultés ne sont pas absentes, non plus. 

Pour planter le décor, quelques rappels:

  • les risques sont toujours déterminés par les Agences de Notations que sont Standard & Poors, Moody's et d'autres...
  • les obligations entrant dans les profils conservateurs ne sont pas exemptes de risques. Ce sont des prêts émis par des sociétés ou des Etats avec des échéances de remboursements majorés d'intérêts ou non.
  • les risques peuvent être, en plus, impactés en fonction du change des monnaies et des pays dans lesquels ils sont pris.
  • Les comptes vont des comptes de titres, comptes d'épargnes, comptes à termes et comptes portefeuille 
  • Un des projets de la CE est de scinder les banques: celles de dépôts et celles des produits financiers.

0.jpgRien n'est neutre dans ce processus commercial.

Manipuler les cours de change est devenu le nouveau jouet des banques centrales.

Investir pour le citoyen lambda, c'est souvent épargner pour assurer un avenir, plus ou moins éloigné, en plus des pensions de retraites qui vivotent, elles, au raz des pâquerettes et dont on dit qu'elles risqueraient de ne plus être assurées par l'Etat dans l'avenir. 

0.jpgAujourd'hui, en Europe, la courbe de croissance est à la stagnation ou franchement à la baisse. Stagnation que l'on appelle soit déflation, soit stagflation.

Ce qui devait arrivé est arrivé quand on écrase le bouchon dans la bouteille à encre, il reste flotter en ne laissant plus aucune sécurité pour l'encre qui est à l'intérieur.

Huit pays européens sont entrés en zone de déflation, qualifiée de pire de tous les maux de l'économie.

Le consommateur a l'air d'en profiter. Son caddy est moins cher. Il suit une autre concurrence acharnée entre fournisseurs des produits qu'il y met.

Il faut sauver les meubles, sauver l'orque Willy, dirait-on avec humour, et trouver le moyen d'y arriver quand les bénéfices sont rongés par les coûts de productions. 

0.jpgMiracle, on apprend en parallèle, que les comptes belges en cash n'ont jamais été aussi élevés. Les comptes en banques belges s'élèveraient à 254 milliards d'euros alors que les taux obligataires belge à dix ans s'affichent désormais sous le taux de français à 1,20%. La France et la Belgique sont au rating AA. 

Tout pour relancer la machine de l'économie...

0.jpgLa BCE annonçait récemment une nouvelle baisse du taux d’intérêt directeur de la zone euro pour le passer de 0,15% à 0,05%. Un euro trop cher et les taux d'emprunt deviennent négatifs. On n'avait jamais vu cela, sinon au Japon.

Si l'Américain aime le capital à risque au grenier, l'Européen mijote plutôt au sous-sol de ce côté. La chute de la Bourse, cette semaine n'est qu'une preuve que la prudence reste de mise. Il est dit qu'Ebola, le virus de la peur et l'Europe stagnante, donnent des raisons aux tenants et aboutissants.  

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Le citoyen qui a un petit capital, épargné à l'arraché pour assurer ses vieux jours, tient à ne pas trop vite le perdre. 

S'il pensait encore pouvoir en vivre, comme à une certaine époque, avec des taux d'intérêts à des hauteurs élevées, dans une inflation qui suivait la même courbe, cette fois, c'est râpé. Il devra peut-être toucher à son capital.

L'immobilisme, il n'y a rien de pire pour une institution financière.

C'est un peu le message que je passais dans "N'épargnez plus, spéculez ou consommez". Dans la masse des consommateurs qui peuvent se le permettre, on peut compter sur la classe moyenne.

C'est donc, le Livre VI du Code de Droit Economique (CDE) qui devrait apporter une adaptation pro-épargnant avec cette nouvelle loi.

0.jpgLe CDE, dis-je, je n'ai pas parlé de CDI, un Code de Droit pour Innocents. Faut pas avoir la bosse des maths, mais parfois n'importe quelle bosse peut aider.

Plus question de modifier librement le prix d'une action ou d'une obligation, ni la faire passer avec de la poudre de Perlimpinpin.

Si ce n'est pas une révolution copernicienne, cela pourrait faire suivre une évolution des mentalités.

Si c'est une occasion d'avoir une réflexion commerciale et d'adapter les paniers, c'est aussi une difficulté en plus à mettre en place.

Impliquer, responsabiliser, au coup par coup, les investisseurs, plutôt que les responsabilisation au niveau global de son profil dans cette version 2 de MiFID, c'est quelque part, appeler à restreindre le champ d'action (c'est le cas de le dire) des intermédiaires au coup par coup, achat par achat et, peut-être, vente par vente...       

Théoriquement, pour l'investisseur, cela impliquerait l'investisseur et tremper un peu plus dans le bol à confiture et à lire la posologie et la notice d'entretien. Un VIF du mois d'août en parlait,  encore, en accentuant les conséquences.

1.jpgLes rétrocessions et les commissions sont dans le collimateur des autorités financières. Comme le nouveau gouvernement de la suédoise, ne va pas manquer de racler les fonds de tiroirs, il ne va pas manquer de jeter son dévolu sur ce genre de loi au risque de regarder les comptes de très près.

Les constatations que faisait le Vif, sont parfois très sensibles:

  • Appauvrissement de 1% de rendement des investisseurs belges de SICAV par rapport aux Américains qui achèteraient le même type de produits financiers.
  • Rémunérations des intermédiaires seront touchées, mais mieux les surveiller à partir de 2017.
  • Sur les 122 milliards d'euros déposés sur les comptes belges, cela fera 610 millions perdus pour les investisseurs. L'Américaine Vanguard ristournerait ses clients et les frais de gestion s'élèveraient à seulement 0,27%.
  • Le risque que les frais d'entrée et de sorties pourraient augmenter.

En définitive, l'investisseur sera-t-il mieux informé pour autant, avec cette nouvelle législation?  

Pour paraphraser Etienne de Callatay"il faudra faire des efforts pour qui de droit quand ça va bien pour lui et ne pas devoir le faire quand ça va mal".  

Passer par les impôts et l'intermédiaire étatique, c'est aussi voir effriter les investissements pour d'autres usages qui peuvent paraître moins productifs. 

Einstein disait qu’on ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l’a créé. 

J'oubliais de parler des portefeuilles discrétionnaires. Ils restent non impactés par la nouvelle loi MiFID2. Le gestionnaire de ces portefeuilles a reçu mandat par les investisseurs avec une ceinture de sécurité en scalping-trading qui coulisse entre deux crans: chasteté et pureté. Je ne sais pourquoi, mais cela me fait penser à une DAF, sur laquelle ma mère m'avait appris à conduire. Racheté par la suédoise Volvo, qui dit "Je roule", le Variomatic de cette voiture permettait de penser à autre chose qu'à débrailler, mais cela faisait aussi le bonheur du pompiste et du mécanicien.

Début octobre, Marc Fiorentino était interrogé dans un autre Vif.

2.jpgAncien trader, toujours à droite, il est devenu l'ennemi n°1 des banques. Son dernier livre "Faites sauter la banque" a fait sensation dans le monde bancaire. Il disait que "les banques ne sont pas assez au service de ses clients et massacrent ses derniers par les frais qu'ils leur demandent. Les activités spéculatives ne sont pas assez réglementées. Politique et finance sont intégrés en cartel, intriqués dirait-on en langage quantique et plus moderne. Les Etats font partie des clients et en reçoivent quelques % en retour d'investissements de chaque client. Qui gagne et qui perd? Les acteurs virtuels, comme Google, Apple, Facebook qui vont prendre la relève des banques puisque tout le monde voulait faire ses propres petites affaires bancaires derrière des écrans et ne plus se déranger dans la file derrière les guichets. Le crowdfunding n'est pas encore connu dans ses fondements pour contourner les banques ou pour réduire leurs bénéfices".       

Ouvrons la parenthèse

En août, Paul Jorion répondait à un interviewer qui demandait:"On remet tout à plat et on construit quoi?"(vidéo) 

Repenti, il en parle après avoir fait partie de ceux qui poussaient à y aller quand il était à bord d'une banque américaine.

Son sujet de prédilection, fustiger la spéculation en affirmant : 

- La spéculation n'existait pas avant 1885. Nous n'avons pas besoin de cette "nouvelle" spéculation.  Elle est normalement fautive dans ses excès, dans ses intérêts rapides qui créent des bulles, sans regarder sur ce qu'elle positive. S'il n'y a plus d'argent, passons à la gratuité. Et demain matin, il n'y aura plus d'argent ou il ne vaudra plus rien.  

J'ai assez parlé de la spéculation, je n'y reviendrai pas. Elle existait bien avant 1885, mais son champ d'action était réservé au niveau d'acteurs au sommets de la hiérarchie du pouvoir. A ce niveau-là, les dirigeants ne se gênaient pas du tout de jouer à pile ou face, avec les usuriers Lombards pour financer leurs guerres et leurs frasques. 

Dire qu'il ne faut pas de spéculation et que la croissance est destructrice parce qu'elle ne sert qu'à payer les intérêts, est incomplet et partial. Affirmer que la marge bénéficiaire est un pis allerc'est oublier que sans profit, il n'y aurait pas de cash flow pour les réinvestissements et que plus rien ne fonctionnerait.... du moins, dans le paradigme idéologique du capitalisme. 

- Nous sommes les plus efficaces en dissipation d'énergie dans le monde du vivant avec des lois physiques, mais sans finalité. Nous faire disparaître de la surface de la Terre est une solution. Les conséquences deviendraient inattendues. Toutes prises de conscience arrivent trop tard mais nous savons justifier nos erreurs. Ouvrir les frontières entre les décideurs et les philosophes permettra, peut-être de s'en rendre compte pour devenir maître de son destin. Ce qui marche semble être les choses qui ce qui sont faites d'elles-même, non décidées, en auto-régulation, d'où l'erreur, concluait Paul Jorion.

Le mot est lancé: "capitalisme" et cette semaine, il a été fortement à l'honneur et chahuté à la télévision. ARTE d'abord et par le choc de deux philosophes dans l'émission "Ce soir ou jamais". "Le capitalisme engendre une dynamique permanente d'accumulation de crises et d'innovations." était-il dit en préambule.

Non, l'idée du capitalisme ne date pas de hier. Il a seulement explosé dans ses dérives récemment. Depuis que l'homme s'est sédentarisé, qu'il a mis un toit au dessus de sa tête, qu'il a mis une clôture autour de son jardin, comme propriété privée et finit par établir des frontières autour de ses pays ou nations. Les Indiens d'Amérique étaient des nomades et n'accordaient aucune valeur marchande à la terre sur laquelle ils passaient.

Ce qui ce qui est rare est toujours cher. Alors, le capitalisme a pris l'habitude de remplacer la rareté par l'abondance, par le libéralisme en accordant cette liberté à une masse informe qu'on appelle le marché. 

Pourquoi le capitalisme fonctionne, en général, bien? Parce qu'il est dans le fondement de la nature évolutive humaine et même dans le processus de la vie, elle-même.

Des contre-poids existent. Socialisme et communisme. Le nouveau prix Nobel à l'Economie, Jean Tirole apporte par son analyse, une idée de la puissance des marchés. Il dit qu'il faudrait impliquer plus de régulation dans le processus. Faire la chasse aux oligopoles, dompter les géants, taxer les licenciements dans les entreprises. Ses idées semblent géniales, mais comme toutes les idée, elles doivent faire leur chemin et coller avec les réalités. Il ajoutait "Il n'y a pas assez d'argent pour payer un Etat trop lourd". Ce qui prouve qu'il n'est pas dupe au sujet de l'Etat.

Avoir confiance en l'Etat ou envers les entreprises? La question n'est ni banale, ni bancale.

Que ce soit via le public ou le privé, même combat, écrivais-je, un jour, dans "New deal entre privé et public".

Le libéralisme corollaire du capitalisme est en concurrence avec le socialisme puisque le communisme a presque disparu. Tous deux sont censés d'apporter des solutions qui ne se rejoindraient qu'à l'infini, comme toute parallèles.

0.jpgPour éradiquer le capitalisme, il faudrait peut-être commencer par la pub. Pub qui donne l'envie, Pub qui fait planer les produits à la corde.

"Moins cher, c'est illégal", "Tous unis contre la vie chère" des slogans de la pub de chez nous.  

Vendre ou mourir. Toujours trouver de nouveaux subterfuges, de nouvelles idées pour rester dans la course puisque les marges se réduisent. 

Alors, le marketing se charge d'anticiper les besoins par les émotions. 

C'est, parait-il, aussi le moment d'emprunter pour profiter des taux bas.

En effet, l'euro baisse par rapport au dollar. Le but avoué, devenir plus compétitif pour les exportations européennes. Ce le sera moins, s'il faut importer plus en dollars. 

La gestion de l'économie se fait un pied sur l'accélérateur et un autre sur le frein pour réguler la masse monétaire, canaliser les flux d'argents pour éviter une forte inflation, mais pour ne pas entrer en période de déflation dans laquelle tout s'arrête. 

Dans l'économie capitaliste, ce qui ne rapporte rien, ne vaut pas grand chose. 

Les principes de l'islam ne permettent ni l'usure de l'argent, ni les intérêts. Mais, on s'aperçoit que l'EI n'a pas oublié les idées capitalistes de l'argent.  

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Fermons la parenthèse et retournons en Belgique.

Une confrontation entre Paul Jorion, anthropologue de la crise et Bruno Colmant, économiste de formation avait été organisée et à même fait l'objet d'un livre qui ne sera pas plus gratuit que le reste. Bruno a été entre autres, l'inventeur du montage financier appelé intérêts notionnels

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En août, Bruno Colmant proposait de renforcer les avantages fiscaux aux investisseurs qui prennent des risques, de shifter la fiscalité du travail vers la consommation. Il notait au passage que la fiscalité environnementale est « un peu évanescente ».

Je lisais en opposition au sujet du jeu de la hausse de la TVA: "en période de confection budgétaire, lorsque les prix sont bas et que le risque de déflation nous guette, une fiscalité environnementale ambitieuse et bien pensée est précisément l’un des piliers de la réforme de nos sociétés, qui pourra contribuer au budget bien plus largement qu’une hausse généralisée de la TVA d’1%, tout en étant plus équitable pour toutes les tranches de la population si elle est assortie de mesures compensatoires favorisant les comportements respectueux de l’environnementIl convient de basculer cette fiscalité des biens primaires vers la consommation finale, en alignant le prix et la qualité environnementale des produits et des services vendus. Cette mesure pourrait par exemple se concrétiser par une mesure de type « TVA environnementale »  s’appliquant à tous les produits pour lesquels il existe une alternative éco-responsable qui comprend:

  • Donner un signal du prix très fort aux citoyens: consommer « éco-responsable ».
  • Offrir un cadre régulatoire, transparent et équitable pour toutes les entreprises, sans nécessairement dégrader la compétitivité des entreprises comme le ferait une sur-taxation
  • Faire de la Belgique une plateforme européenne de lancement de nouveaux produits environnementaux.
  • Recréer un peu d’inflation du moment qu'elle reste soutenable.
  • Faire rentrer des sommes significatives dans le budget de l’Etat.  
  • Augmenter le pouvoir d’achat moyen des ménages 
  • Faire de notre pays un laboratoire de production des solutions durables de demain
  • Générer  ensuite, 100 000 emplois nouveaux 

Cette semaine, il écrivait encore dans l'Echo:

"La Belgique a beaucoup à apprendre du pays du Matin Calme, la Corée du Sud. Celle-ci a une économie mixte sans Etat-Providence et sans économie de marché débridée. La Belgique a pris un sérieux coup de vieux".

On a Stromae comme représentant belge, mais on ne danse pas encore la très addictive danse en "Gangnam style"

Le nouveau gouvernement "à la suédoise" belge est en place à la suite d'une rentrée rocambolesque pour Charles Michelvictime du séparatisme, du communautaire larvé et de l'histoire.

Une "Coalition inédite" comme le disait dimanche passé dans Kiosque sur TV5Monde

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Inédite parce que droite et gauche avaient jusqu'ici trouvé des compromis comme échappatoire dans le ménage politique belge.

"On manipule l'histoire" disait Bruno De Wever, le frère de Bart, décodé de manière différente par chacun d'eux.  

Quand "le passé nous tourmente, la passé nous retient, c'est pour cela que le présent nous échappe", disait Flaubert.

Le gouvernement avait été surnommé d'abord "kamikaze" puis de la "suédoise" en fonction des couleurs du drapeau suédois qui associé le bleu du MR et le jaune de la NVA.

0.jpgSerait-ce un retour du "gouvernement kamikaze" ou celui de "Waterloo", un produit de la chanson suédoise?

Cette semaine, "Question à la Une" parlait d'un autre corollaire idéologique au capitalisme: le "low-cost". Celui-ci avait pour origine, la société suédoise "H&M" et pour résultante un côté obscur dans un ailleurs beaucoup plus lointain qui n'avait rien d'un matin calme.

Puis est arrivé cette question, bizarre à priori: "Pourquoi certains pays sociaux-démocrates scandinaves dont fait partie la Suède, sont-ils les plus inégalitaires du monde?". 

0.jpgLa réponse: "une politique sociale très généreuse peut dissuader du besoin de posséder du patrimoine, voir d'épargner".

Cela doit faire partie du Syndrome de Stockholm. 

Mais le "Vol au dessus d'un nid de coucous" continue.  

Thomas Gunzig le rappelait avec son humour traditionnel, en définissant la vraie nature de l'homme. Celle-ci est souvent régulée par le pouvoir, l'argent et le sexe. Le sexe et la drogue ont permis, comme par miracle, de sortir l'Italie de la récession.

Le plus fin limier des investisseurs apprendra-t-il à comprendre comment cela marche, une fois mieux informé?

"Y-a-qu'à" dirait l'autre suédoise, IKEA...

Ou alors, cela risquera vraiment d'être mi-fid, mi-raisin?

 

L'enfoiré,

 

0.jpgCitations qui viennent toutes du nouveau dictionnaire "Bouvard de A à Z"

  • Banques: "Etablissements fictifs où on ne voit plus l'argent et beaucoup moins le personnel"
  • Banquier: "Peuvent faire désormais inexplicablement fortune en empruntant d'avantage qu'ils ne prêtent".
  • Argent: "A entendre les gouvernants et à lire les journalistes, il n'y en a jamais eu autant. D'autant plus difficile à identifier qu'il est dépourvu d'odeur, il risque de le rester longtemps car son blanchiment est sévèrement puni. Pourtant l'argent réputé propre est toujours pris dans la poche de quelqu'un. L'argent sale est d'autant moins distinct de l'argent propre qu'il utilise comme vecteur les mêmes billets jamais stérilisés".
  • Prudence: Souvent considérée à tort comme une vertu. En fait, elle décourage les voyages et les innovations".

 

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Mise à jour 24/11/2014: Ce graphique limpide illustre bien la totale déconnexion entre l'économie réelle et les marchés boursiers. Déconnexion entre l'économie réelle et les marchés boursiers. Depuis le début du 3ème programme de quantitative easing américain en décembre 2012, les prévisions de croissance du PIB mondial se sont effondrées de 15%. Mais dans le même temps, les cours boursiers du monde ont progressé de 35%.  

Mise à jour 5/6/2015: La Belgique attractive pour les investisseurs, mais ils créent de moins en moins d'emplois:podcast

 

0.jpgMise à jour 10 mars 2016: Etienne De Callatai réagissait à la solution prise par Draghi de rendre les taux d'intérêts à zéro:podcast

12/10/2014

La clé de psi ψ

Le livre "La clé de Salomon", racontée avec brio par José Rodrigues Dos Santos, une fiction qui mène au réel et la lettre psi ψ comme clé qui mène à Salomon.

0.jpgLe roman "La Clé de Salomonde l'écrivain portugais, José Rodrigues dos Santos, m'avait accompagné pendant mes vacances dans son pays. Un roman qui commence à Cascais et se poursuit à Washington.

Un des  lecteurs avait un commentaire qui correspond à ce que je pense: "Ce qui tient en haleine, c'est surtout et principalement l'aventure de la théorie de la mécanique quantique. Il faut bien avouer que parfois l'auteur s'étend un peu trop sur les explications, mais personnellement, j'ai adoré ce roman et m'a donné vraiment envie d'en savoir plus sur cette science qui bouscule nos connaissances et nos certitudes".

N'espérez pas que je vous dévoilerez l'intrigue du livre.

L'idée d'écrire une fiction pour vulgariser la science, j'aime.

Instruire des phénomènes quantiques au niveau microscopique, en passant par notre monde du vivant et s'évader dans le cosmos, quel beau voyage.

Je prendrai l'épilogue du livre pour dévoiler la partie scientifique qui en fait partie. 

D'après la théorie quantique, la particule de lumière, le photon reste une onde, se perd dans l'espace sous cette forme, sans jamais arriver au stade de la particule, si elle n'est pas observée. La réalité n'existe pas avant d'être observée et que l'on puisse dire où le photon est passé. L'observation brise la superposition quantique, représentée par le mystérieux ψ qui symbolise la fonction d'onde l'équation de Schrôdinger.

Sans déterminisme, sans relations reliant les causes aux effets, l'expérience des deux fentes démontre, en plus, qu'un photon qui bute sur deux fentes, n'en prend pas une, mais deux tout en restant unique. L'intrication quantique, les théories de l'incertitude entrent en jeu et brouillent les pistes en reliant le déplacement des particules entre elles, mais en les inversant dans des univers parallèles sous l'action de phénomènes fantômes plus rapides que la lumière, pour annuler les effets d'un coupe de particules.

Des théories qui furent débattues, en 1927, entre Albert EinsteinNiels BohrErwin SchrödingerWiener Heisenberg, lors du 5ème Congrès Solvay à Bruxelles, (images de l'endroit) pour en débattre du monde quantique.

Einstein disait alors: "Dieu ne joue pas aux dés". La réplique de Bohr  "Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu'il doit faire!" est célèbre.  

D'autres, ensuite, comme Eugène WignerAndreï LindeRoger PenroseJohn Bell et le vulgarisateur scientifique, Hubert Reeves.

Réunir les théories du microcosme et du macrocosme en une seule théorie du tout, a toujours été dans l'esprit des scientifiques. Le livre en donnait une vision.

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Je me suis mis à réfléchir dans notre monde des êtres vivants.

Dans le microcosme, pour que quelque chose existe, il faut l'avoir observé, m'a donner des idées.

J'aime passer de la théorie à la pratique.

Dans notre monde, si un objet reste inexistant sans son observateur, il suffira que je ferme les yeux pour ne pas voir ce que je n'ai pas envie de voir, me dis-je.  

Troublante comme idée, allez-vous dire. Pour moi, c'est le vraiment "le pied".

La lettre grecque psi ψ, je la connais puisque j'ai étudié le grec dans ma jeunesse.

Comme dit wikipediaelle est aussi un terme utilisé en parapsychologie qui désigne "un phénomène qui mettrait en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement. En grec "psyché" signifie « esprit, âme » dans deux versions paranormales".

Notre monde, paranormal? Au niveau microscopique, très certainement. 

Les phénomènes se produiraient-ils dans notre esprit de la même façon que dans microcosme, dans le macrocosme  et dans l'univers, me dis-je, intéressé.

Ancien informaticien, j'aimais bien les relations "one to one" ou "one to many" entre les objets.

Les relations "many to many", par contre, étaient à bannir. 

Pourtant dans la vie de tous les jours, ces dernières sont plus souvent présentes.

Notre cerveau est quantique, sans chanter de cantiques.  

En suivant les seules probabilités, notre esprit produit de multiples possibilités en parallèle. Il y a le hasard des rencontres avec les événements, le hasard de leurs prises de conscience et le hasard de l'intérêt, de nos intuitions que ces rencontres peuvent avoir et qui, rarement, produiront les mêmes effets de personne à personne.

Nos idées s'évadent tout autant sous forment d'ondes. On ne sait pas si elles s'effondrent dans les synapses de notre cerveau pour arriver, par intrication, à notre conscience avant d'arriver à une prise décision, mais cela pourrait y faire penser.

Le dilemme de prendre la porte de gauche plutôt que celle de droite, qui n'y a pas été confronté?

Et si comme au niveau du microcosme, on décidait de prendre les deux sans aucune duplicité, toujours égales à nous-mêmes comme une entité unique.

La particule de Dieu, le Boson de Higgs, m'avait aussi donné de l'inspiration avec un peu d'humour en finale.

La "Magie du Cosmos", le physicien, Brian Green, la présentait en 4 épisodes vidéos "L''illusion du temps"(1)"Qu'est-ce que l'espace"(2), "Le saut quantique"(3), "Les multivers" (4) (ou en un seul) qui valent vraiment le détour pour les passionnés (... dont je suis). J'ai revu le 3ème volet pour l'occasion. Tout y était dit.

Alors, questions:

  • Avec sa conscience, la vie, l'homme se génèrent en kit dans un cycle fermé. Deviendrait-on, un jour, des surhommes ou des machines alliant analogique et numérique avec l'aide d'un ordinateur quantique et de ses quBits nanotechnologiques, pour accélérer la résolution de nos problèmes? 
  • Le cosmos comme "Big Bounce", passera-t-il de sa phase "Big Bang" actuelle dans celle du "Big Crunch" qui ressemblerait à un sérieux casse-noisettes?  
  • Les filtres de la consciences sont-ils régulés par nos fantasmes innés, acquis ou concertés par nos expérience?
  • Les décisions que l'on prend en conscience, ne sont-elles pas trop dépendantes des chemins sur lesquels on naît, on vit et on meurt?

"Le corps humains est à l'image du corps cosmique. L'esprit humain est à l'image de l'esprit cosmique. Le microcosme est à l'image de macrocosme. L'atome est à l'image de l'univers", était la dernière phrase du bouquin signée par les Upanishads.

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Ma devise "tout est dans tout et inversement", s'accorde bien avec ces théories.

Être quantique, me plait. Pas par mysticisme, chez moi.

Un rédacteur d'Agoravox m'avait déjà mis sur la voie en sortant plusieurs articles sur le sujet de la mécanique quantique. Il lui manquait l'idée d'y introduire la fiction pour passionner ses lecteurs.

Vous l'avez l'idée géniale, cher José. 

Je fais exister les choses et les événements quand ils m'intéressent. 

L'aventure touristico-intéressée que je venais de vivre au Portugal, m'a peut-être permis de confirmer la théorie quantique au niveau macroscopique.

Qu'aurais-je pu raconter à son sujet, si je ne l'avais pas observé, ontologiquement ou non?

La téléportation, du style "Star trek", ne sont pas encore à l'ordre du jour à notre époque. En l'attendant, j'ai pris les bons vieux moyens éprouvés de la découverte sur place tout en gardant une antenne à Bruxelles pour comparer mes observations sur l'écran de mon ordinateur avec l'aide du Wifi quand ce n'est pas lors d'une téléconférence. 

Une sorte de téléportation par les télécommunications, en quelques sortes qui permet de s'informer et d'agir directement à distance ou par personne interposée.

Plus fort encore, les voyages dans le temps casseraient la flèche du temps par l'écriture et la relecture.

Chaque lecteur reste, ainsi, conscient, maître de ce qu'il observe.

Ce qu'il lit est à la base dans son subconscient, une fois, lu, bien compris, le résultat se transforme dans son cerveau en particules, tangibles et, parfois, se terminent en impressions.

Ce même lecteur peut devenir à son tour, un écrivain, un nouvelle onde pour un autre observateur, un autre lecteur.

Il était écrit que clore le cycle du réel se passe dans une démonstration que l'Univers crée la vie, laquelle crée la conscience qui elle-même crée l'Univers.

Dans la foulée, cette théorie unifierait toutes les théories de la physique classique, de la gravitation et quantique. 

Dans l'épilogue du livre, il était dit que l'Univers est un écrivain conscient avec des personnages de romans ou de fictions.

"Le fait est que l'Univers est conscient.... dans le macroscopique, où la conscience de l'auteur crée littéralement une réalité, un personnage de fiction avec le simple produit de l'imagination de son imagination consciente de l'Univers qui l'a créé.".

Dire cela, c'est se rapprocher du dessein intelligent (hypothèse selon laquelle certaines observations de l'univers et du monde du vivant seraient mieux expliquées par une cause intelligente que par des processus non dirigés tels que la sélection naturelle).

0.jpgPour moi, Thomas, le personnage principal de l'histoire, se trompe et son idée serait une onde de probabilité qui se perdrait et que j'aurais du mal à renvoyer sous forme de particule, car j'ai un "préfixe, celui d'évoluer".  Une fente trop étroite? Qui sait...

Si l'Univers était conscient, vu l'espace vide dont il dispose, pourquoi les astres et les galaxies iraient-ils se planter, se fracasser, s'encastrer dans ses voisins et voisines?

Comme toute explosion, le Big Bang s'est répartie dans l'espace en différents morceaux. On peut calculer la vitesse, où ils iront avec une grande probabilité, mais pas les forcer à suivre un chemin particulier plutôt qu'un autre.

Vous avez compris que cela peut être passionnant de vivre, un jour ou l'autre, dans un microcosme et pourquoi ne pas s'évader du macrocosme, comme simple personnage, comme celui de la fiction, conçu, manipulé et qui observe attentif ce qui se dit et se fait. L'univers écrivain, provocante cette idée, même virtuelle au départ.

"Cogito ergo sum", disait Descartes.

Conclusion: "Il est clair aujourd'hui, qu'il n'y a pas de frontières entre les mondes de l'infiniment petit et de l'infiniment grand. Les lois s'appliquent partout. La seule différence est que les caractéristiques les plus bizarres, sautent plus aux yeux quand les objets sont petits", comme disait Brian Green.    

Carl Sagan a été oublié dans la liste plus haut. Celui-ci est mort, il y a près de vingt ans. Il avait bercé mon adolescence à me faire rêver et me fascinait.

Je parlais de lui dans la "Théorie du Tout". 

Ce que Carl Sagan disait, est toujours en pleine actualité... 

Laissons-lui l'occasion de parler une nouvelle fois. Une sorte de testament...

Merci José Rodrigues.

Merci de m'avoir fait réfléchir et voyager, au moins, en esprit.


 

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « La prière doit être la clef du matin et le verrou du soir.  », Owen Feltham
  • « Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des cœurs.  », Baden-Powell
  • « Il n'y a rien de plus beau qu'une clef, tant qu'on ne sait pas ce qu'elle ouvre.  », Maurice Maeterlinck

05/10/2014

Lisbonne et Sintra, Renaissance et folie des grandeurs

Passons à la suite: aux excursions dans les environs de cette ville de Cascais... En 1980, j'avais loué une voiture pour visiter les environs. Cette fois, je me suis laissé guider dans deux tours organisés pour touristes peinards. Le Berlitz de 1978, dans la poche et deux GEO en concurrence celui de septembre 1988 et celui de juillet 2014 pour m'imprégner de ce qu'on disait à une époque révolue du Portugal, d'il y a trente ans, comparée avec la plus récente. Celle d'aujourd'hui... 

Lisbonne, reine du tage et de l'univers.

0.jpgLes titres et sous-titres du GEO de 88 (que je mettrai en italique) sont éloquents dans son dossier "Portugal des grandes découvertes".

Ce qui jalonne l'histoire du Portugal n'est pas un seul tsunami qui est arrivé en 1755, mais des cycles. Différentes vagues font monter le niveau de l'espérance, suivies de reflux de ces mêmes vagues qui remettent tout en question. 

"Première puissance européenne à se lancer à la conquête des mers à bord des caravelles comme celle de Vasco de Gama au XVIème siècle. Durant ces voyages, les Portugais ont reconnu les côtes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud. Sous l'égide de la croix du Christ, ils ont rapporté à Lisbonne les trésors d'un empire dont il ne reste que le souvenir", disait le GEO de 1988.

En 1960, Lisbonne avait fêté le cinq centième anniversaire de la mort de l'infant Henri le Navigateur en installant à Belem, ancré au bord du Tage, le monument des Découvertes. Derrière Henri, des navigateurs mais sans Magellan qui, bien que né au Portugal, passa au service du roi d'Espagne. Il fallait, donc, oublier sa défection cinq cents après. Pas à dire, on a les souvenirs tenaces au Portugal.

"Un si petit pays avec un si grand courage. Coincé entre l'océan et la toute puissante Castille, le Portugal, pays de pêcheurs, n'avait d'autre issue que de s'embarquer vers l'inconnu, vers le large pour réaliser son expansion.".

En 1497, dom Manuel, le premier roi du Portugal, expédia Vasco de Gama, comme chef d'escadre avec quatre navires, sur la route des épices et des richesses, porté par la Foi. Le temps des découvertes a vite fait vite place au temps des guerriers, des trésors qui sentent la poudre et le sang. La Belgique a une superficie trois fois plus petite que le Portugal. Aucune lien avec le courage, mais c'est dire qu'il faille garder trois fois plus fermement le gouvernail, face aux pays voisins pour ne pas être "mangé" par eux. 

"L'océan fit sa fortune de Lisbonne. L'océan la ruina".  

Lisbonne, sauvée des eaux, après le 1er novembre 1755, un tremblement de terre, suivi d'un tsunami, dénombrait 15.000 morts.  Moise, faite ville. Seul, l'Alfama avait résisté et n'a, donc, pas beaucoup changé d'aspect avec ses rues escarpées qui dévalent vers le Tage.  

Comme toutes villes meurtrie qui subissent un désastre, Lisbonne s'est reconstruite en mieux sous la direction du marquis de Pombal. 

"L'hymne national du Portugal, le fado, est la mélancolie et l'exil, sa saudade"

Dans le fado d'une poésie contrastée et âpre, se reflète toute l'âme portugaise. La chanteuse Amalia Rodrigues, surnommé la "reine du fado", fut sa représentante attitrée. A son enterrement, un deuil national de trois jours fut décrété. Elle devint la première femme, parmi les Portugais illustres, à entrer au Panthéon à l'Alfama.

Passer aux temps modernes, c'est parler des années 1980-90. Des années qui ont été des années de booms économiques portugais, de progrès techniques et technologiques à la rescousse de son audace et avec le soutien et l'idée européenne en porte drapeau. 

Puis, il y a eu la crise de 2008. Mondiale, celle-là.

Grandeurs et décadence, comme partout?

Oui, enfin, non... puisque... 

"La Fille du Tage se refait une beautéVieux trams, ruelles escarpées, façades décaties... Par son charme désuet, la capitale ensorcelle les visiteurs mais elle veut redonner vie à ses quartiers oubliés. Tout restaurer coûterait, huit milliards d'euros, soit dix fois son budget. Réhabiliter d'abord, payer après, c'est avoir à se séparer de six de ses palais...", comme l'écrivait le GEO de juillet 2014.

Je ne suis pas dans la place assez longtemps pour le constater. Ce qui m'a été dit sur place: l'année 2014 va mieux pour le Portugal. Un virage, une transition vers un autre paradigme, comme vers une autre Europe et un autre monde.

Le gap entre les plus riches et les plus pauvres ne se sont pas réduits pour autant. Les voitures Mercedes "dernier cri" cohabitent avec les pousse-pousses à bretelles.  

A ce sujet, visiter Lisbonne, comme toutes grandes villes, demande une certaine habileté pour découvrir des parkings pour se garer. 

Il y a le train qui y mène et le fameux tram jaune de la ligne n°28, l'electrico, qui permet de se promener dans les endroits les plus typiques avec, à bord, les fenêtres tellement ouvertes qu'elles brillent par leur absence. Mais, c'est exactement ce que demandent les touristes quand il fait beau. 

Notre minibus ne fait pas le poids mais il ne reste rien de tel pour se déplacer dans la ville. Apparemment, pas de velibes à Lisbonne, mais je peux me tromper. Lisbonne, la ville aux sept collines. Et, oui, cela grimpe et l'ascenseur qui mène de bas en haut, n'est pas superflu. Celui de Santa Justa construit en 1900, sert de promontoire au panorama sur la ville, était en restauration. 

La ressemblance avec Barcelone n'est pas fausse. La confusion dans les réflexions partagées à bord du minibus, n'ont pas été rares. Les « Ramblas lisboètes » feraient-elles concurrences avec son avenue centrale qui ne remonte pas en étoile comme les Champs Elysées, mais qui traverse la ville de part en part? Pas de maisons art nouveau, pas de Gaudi comme à Barcelone, pourtant. Ressemblance perdue dans les limbes de la mémoire, alors?

Ici, ce sont des quartiers imaginés à angles droits, "à l'américaine" dirait-on, par le Marquis de Pombal après le désastre de 1755, dont la statue trône au milieu de cette avenue avec une vue qui embrasse toute la ville de l'époque. Les grincheux trouveraient monotones ces édifices de même structure, bien que des décors originaux en rompent çà et là la sévérité. 

"Appliquer les principes des Lumières avec le souci de la simplicité, de la cohérence et de l'efficacité avait animé son projet".

De l'époque, car, depuis, Lisbonne s'est étendue en plusieurs nouveaux quartiers ou zones. 

Notre visite commence plus bas que la statue de Pombal.

Ce haut de la ville correspond à notre Porte de Namur aux enseignes des marques prestigieuses. 

A la vieille gare de banlieue ressemble à un palais mauresque. Le Teatro National, l'Eden qui transite par une salle de spectacle, par une version porte-voix du cinéma pour finir en hôtel. Une obélisque commémore la fin de la domination espagnole en 1640 et annonce la Praça dos Restauradores.  

L'église Santo Antonio, reconstruite après 1755. est assez particulière. Devant elle, un petit monument qui rappelle le "pogrom portugais" du 15 avril 1506.

Ouverture de la parenthèse:

(Aujourd'hui, 85% de la population portugaise adhère au catholicisme romain dans le respect des autres entités religieuses. La séparation entre l'Eglise et l'Etat est entrée en vigueur après la révolution de 1910. Lisbonne est un des trois archevêchés contrôlant huit évêchés. Il existe une mosquée avec des azulejos style iranien, une synagogue et un quartier juif à Lisbonne. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas de femmes voilées mais je n'en ai pas vu en dehors de l'aéroport. Ce n'est pas peu dire pour un Bruxellois. D'après cet article, quelque peu raciste, mon observation se confirmerait. Il n'y a pas de site shariaforportugal comme il en a existé un en Belgique. .) 

Reprenons la visite.

De grandes places permettent de couper la monotonie d'une avenue ombragée et ralentit, de fait, le flot des voitures dans des carrousels imperturbables. La place principale, le Rossio, a vu autrefois brûler les sorcières et des corridas. La statue de Pierre IV, premier empereur du Brésil, y trône. 

La marche à pied, dans le quartier Baixa, se poursuit par la Rua Augusta piétonnière, bordées de commerces plus accessibles financièrement. Une occasion de voir le niveau lisboète des achats courants. Oui, les copies du maillot de Ronaldo s'y trouvent et vous ne manquerez pas une occasion pour en acheter.

La promenade se poursuit jusqu'à la grande Plaça de Commercio qui se prélasse le long du fleuve Tage. De majestueuses arcades roses, un arc de triomphe et la statues équestre de Joseph 1er, protecteur de Pombal.

0.jpgLe "Pont du 25 avril" passe au dessus du Tage avec ses 2 kilomètres de long avant d'atteindre la statue du Cristo-Rei de 113 mètres de haut élevée en 1950. Une des six versions dans le monde qui s'ajoute à celle de Rio qui a pris le nom de Christ-Redentor.   

"Un art trempé dans le bleu du la mer et du ciel"

Les azulejos impressionnent le visiteur qui se retrouve dans l'histoire à tous les coins de rues sur les façades des églises et des palais. Des carreaux de céramiques représentent des fresques dont le nom est inspiré par le lapis-lazuli. Une technique majorique dans le goût de la Renaissance et une iconographie sacrée relatant la vie des saints. Sous l'influence des Hollandais de Delft, cet art passe de panneaux polychromes à la couleur bleu et blanc.

La remontée par une rue parallèle de restos. Le repas est une occasion de faire mieux connaissance. 

Pas le temps de faire une escapade gourmande comme je l'avais vu dans un documentaire sur ARTE. 

D'après celui-ci, la nuit du 12 au 13 juin, est dédiée à Saint Antoine, le saint de la ville. Dans l'Alfama, les sardines grillées et de la viande se déguste après une procession avec un petit air de Rio de Janeiro. Les offrandes, un cierge pour la longue vie, une pièce dans les mains du saint pour la prospérité et un pot de basilic frais pour l'amour. Tout est compris. Le Saint Antoine serait bon pour l'amour et permettrait, même, de gagner beaucoup d'argent au Loto. 

Désolé, rien de tout cela, en ce jour de septembre. Cette fois, la famille d'un jour était réduite à deux couples et une guide. Pas de fromages à partir de brebis. Pas de charcuterie, de saucisses à base de porcs noirs ou porcs sauvages rouges. Pas de Pata Negra. Pas de pâtisserie traditionnelle en provenance de la "Confeitaria Nationale" fondée en 1829. Pas de cerises macérées dans l'alcool pour le pousse-café. 

Aucun char, non plus, dont il faudrait désigner le plus beau. Ce n'est pas le petit minibus qui ferait l'affaire même décoré. 

Dans la convivialité, cette fois, ce seront le bacalhau, les sardines grillées et le lapin aux menus complets avec digestif offert dans l'addition légère des 10 euros. Parait-il, il y a 365 façons de préparer le bacalhau. Une pour chaque jour de l'année. Une seule suffira, celle du 18 septembre.

Une idée de sortir le mini-guide Berlitz de 1978 pour faire le fier devant la jeune guide qui avait exactement le même âge que ce guide. C'était risqué de lui donner le tournis et lui faire rêver de la partie de l'histoire qu'elle n'avait pas connue.

Les aventures de chaque histoire ne sont pas à partager, mais elles continuent seulement leurs chemins, parfois très différents, dans les mémoires. 

Continuons la flèche du temps. Rejoindre le minibus pour monter sur la colline de l'Alfama, aux façades écaillées et colorées, fondée par les Maures au VIIIème siècle sur les hauteurs de la ville. Il est resté comme un vieux quartier en épingles à cheveux, dédales de ruelles étroites qui serpentent et permettent de se parler de maisons à maisons et, au besoin, de pendre son linge de façade à façade.

Du sommet du quartier de l'Alfama, la ville se découvre sans ses turpides, sans dévoiler ses stress, ses habitudes sous un vent qui décoiffe les chevelures les plus laquées. 

Ensuite, il s'agit de redescendre vers la partie futuriste de Lisbonne, au "Parque das Naçoes". Auparavant industrielle, elle a fait place à l'Exposition universelle de 1998. Depuis, le quartier est devenu le plus branché de Lisbonne. Le thème en était "Les océans, un patrimoine pour le futur". Il y eu les pavillons des Océans, de l'Utopie, du Futur, des Réalités virtuelles, de la Connaissance des mers... La fin du 20ème siècle a probablement connu une période de haute conjecture qui a permis ce genre de manifestation de reconnaissance au niveau mondial, comme ce fut le cas pour la Belgique en 1958.  

Désormais, tous les pavillons y ont pris d'autres fonctions. Le Palais de Justice s'y est installé. Personne n'oserait dire que la justice y est mieux traitée, mais qu'importe.

Allez touristes, une dernière effort pour la journée: le quartier de Belem.

Le Monastère de des Hieronymites (Mosteiro Jeronimos), bâti en 1501, permet de retrouver à l'entrée les tombeaux de Vasco de Gama et de Luis de Camoes en marbre blanc. De style manuélin, le monastère exprime la fin du gothique. Il était l'endroit où les navigateurs venaient prier avant de partir en mer, construit sur les berges du fleuve. 

Pour finir, un petit tour rituel dans la pâtisserie pour déguster les "Pasteis de Belem" ou "Pastels de Nata", à base de crème fraîches saupoudrés d'épices à base de poivre et de cannelle comme préparation originale des moines du monastères. Cette pâtisserie  existe depuis 1838 et se décompose en plusieurs enfilades de pièces, véritable dédales de la gourmandise. Peu importe le temps qu'il fallait attendre dans la queue, on arrive toujours à trouver une place. 30.000 pasteis y sont produit tous les dimanches. Le cha' qui vient de l'Inde, qu'on appelle "thé" ou le café qui l'a remplacé à partir du Brésil, ont apporté les compléments.  

Tout à coup, le temps se détériore, pas le « time », mais celui du « weather ».

Un orage se prépare pour couronner cette journée ensoleillée. On avait presque oublié que les averses avait été programmées.

D'abord, la Tour de Belem évoque la proue d'un navire, plus un palais qu'une défense contre les pirates. Mais c'était sans espoir de défendre Lisbonne avec ses quelques canons. Cette tour servait de douane au milieu du Tage. A notre époque, elle se retrouve à sec. Sous ses balcons, ses échauguettes mauresques, cette citadelle abritait les capitaines du port.

La vision de Henri le Navigateur qui entraîne ses fans de mer dans le marbre, se fera au travers des vitres du minibus pour la plupart des touristes. Seul l'intrépide qui vous parle, en a fait l'expérience mouillée.

Des monuments qui sont catalogués dans le Patrimoine de l'UNESCO, je ne pouvais ne pas les saluer.

Après ce baptême, c'est comme si chacun se connaissait depuis toute une vie, au moment de se quitter. 

La visite se terminait pour ce jour-là. Plusieurs jours auraient fallu pour visiter Lisbonne (vidéo réalisée en mars 2013).

"Dis-moi, mon âme, ma pauvre âme refroidie, que dirais-tu d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud. Tu t'y ragaillardirais comme un lézard. C'est une ville au bord de l'eau", écrivait Baudelaire.   

 

Sintra, du bout du bout jusqu'à la folie des grandeurs

0.jpgUne 2ème visite pour moi avec le même décalage dans le temps.

La journée s'annonçait très belle et elle le fut dans son entier. Le climat n'avait jamais été aussi généreux en rayons de soleil.

Le même minibus arriva avec la même jeune guide.

Cette fois, nous sommes vraiment entre Européens, presque mondialistes: deux Écossaises, deux Vénitiennes et deux Russes de Saint Peterbourg font partie de l'expédition.

Cap sur le "cap du bout du continent", le point le plus à l'ouest de l'Europe: le Cabo da Roca. 

Exceptionnel, pas de brouillard, pas de vent. Les falaises et le phare se pavanent dans le calme.

Une anecdote? L'épouse d'un couple de Québecois était passée par dessus la rampe de sécurité pour prendre une photo audacieuse. Avec mon vertige habituel, je me suis prêté à un humour noir en posant la question à son mari:

Vous aimez toujours votre épouse? Sinon, un accident est très vite arrivé.

Il a compris la feinte. Je suis sauvé pour cette fois et chacun en a rit. 

Passons à la grimpette vers Sintra. Cette ville dans les hauteurs de quelques centaines de mètres, a été recherchée donc pour son climat plus doux par les Lisboètes, bon teint, de tous les temps.

Le Berlitz de 78 pré-cité complète de manière originale de manière parfois moins touristiquement vôtre.

Selon lui, Sintra est une ville dont on devient fou parce qu'on veut y revenir pour toujours. C'est vrai, tout y semble verdoyant, avec le calme, le luxe et la volupté. Les artistes y ont élu domicile pour présenter leurs œuvres sur le chemin, a attendre les touristes fortunés qui pourraient être intéressé. En d'autres mots, Sintra est une vitrine de l'art ancien et moderne.

A part cette incursion récente, rien de vraiment changé d'après mes souvenirs de l'époque si je ne suis pas tombé dans les limbes du docteur Alzheimer.

Le Palais Royal est reconnaissable entre tous les édifices avec ses deux cheminées coniques d'un blanc immaculé.

Nouvelle résidence d'été des souverains depuis le 14ème siècle, il a été construit en style médiéval et manuélin.

Deux nouvelles anecdotes à son sujet dans mon Berlitz, historiques cette fois:

  • Le benêt, Alphonse VI, y a été cloîtré dans une pièce après avoir été remplacé par son frère, l'intello de la famille, Pierre II. Certains avaient pensé pouvoir remettre le benêt sur le trône.
  • Jean Ier avait eu le malheur d'embrasser une dame d'honneur de son épouse Philippa. Pour sa punition, il se sentit condamné à faire peindre un plafond de multiple « Por bem ». C'est vrai qu'on est parfois contraint et forcé d'évoquer la raison d’État pour prouver son innocence.

Mais le temps est compté. Il faut choisir. Ce n'est pas le Palais Royal qui recevra notre visite.

C'est l'heure de se préparer en se sustentant avant une autre expérience plus pédestre. Après le déjeuner, le dessert est, à nouveau, offert, par la guide car d'après elle, il fallait prendre des forces pour ce qui allait suivre. Elle n'avait pas tout à fait tort.

Sintra regorge de châteaux plus fantaisistes, plus excentriques, plus fantasmagoriques comme dirait Dali, les uns que les autres.

La compétition a dû être rude pour faire respecter son rang dans la haute société bourgeoise, entre les 19ème et 20ème siècles.

Le cadre idyllique avait, tout de suite, plu à l'énigmatique Baronne qui acheta la « Quinta da Torre da Regaleira » pour s'y installer dans une retraite d'été en 1840. Mais c'est au début du 20ème siècle que ce palais va prendre son aspect actuel en style néo-manuélin sous le patronat des idées géniales de l'architecte, Luigi Manini. Son CV flatteur comme bâtisseur de la Scala de Milan et d'autres œuvres, avait certainement fait merveille dans l'esprit de ces hautes bourgeoisies désabusée. 

Dans les jardins, comme formule qui s'adapte le mieux, il y a comme une impression d'être « the host of the ghost » au moment de passer dans les grottes. Gare aux claustrophobes. Leur sortie par le lac des chutes, donne de l'humour à notre guide: 

- SVP, sautez d'une marche à l'autre, placées à la surface de cet étang. L'étang est infesté de piranhas et de crocodiles, dit-elle.

Si le romantisme de l'époque a permis toutes les idées géniales à qui sait le saisir ou les assumer, l'humour remplace bien des choses aujourd'hui.

Rien ne serait plus beau, ni trop fantastique au début de 20ème siècle?

Pas vraiment. Enfin, peut-être.

Le Palacio de la Pena va peut-être relativiser et contredire cette pensée de l'extrême que je ne qualifierai pas, en relevant le niveau d'un nouveau cran. 

Au cours du 19ème siècle, Dona Maria II et D.Fernando II se sont mis à rêver à un nid d'amour au sommet d'un nid d'aigle. 

Délire architectural, sous le modèle du château Neuschwanstein en Bavière ou avec son côté kitsch comme précurseur du château de la "Belle au Bois dormant" de Walt Disney, ce Palacio de la Pena. Ses tours de couleurs pastelles rouges et jaunes y font assurément penser avec un mélange de styles arabe, médiéval et Renaissance. (vidéo avril 2010)

Que dire en résumé de cette journée?

Une journée intense. Une journée pendant laquelle on oublie la superficialité des rencontres basées sur la frivolité vacancière. Une journée pendant laquelle on met bas les masques des faux-fuyants dans la spontanéité. 

Une proposition, alors?

Si un jour, notre guide passait à Bruxelles, je jouerai, à mon tour, le guide.

C'est promis.

  

Conclusions philosophiques :

  • Au Portugal, on comprend presque tout en dehors de la langue portugaise qui chuinte un peu trop à l'oreille. L'anglais, bien sûr. L'espagnol, la langue du pays voisin. Le français y est très souvent pratiqué avec un accent particulier.  
  • Dire que je reviendrais dans 34 ans serait présomptueux de ma part. Mais qui sait? 
  • Le fado a souvent donné le signal du réveil, de la révolution après un trop long saudade. L'histoire portugaise a été une suite d'âge d'or (1385-1580) et de déclins (1580-1807).
  • Aujourd'hui, les salaires sont restés très bas au Portugal. Le travail dans les grandes surfaces est subdivisé en équipes entre 09:00 et 21:00. Instaurer ce timing dans les pays du nord créerait une autre révolution. La grande surface Jumbo de Cascais fait penser à un Cora sans y parvenir totalement.
  • A l'hôtel, une Suissesse de 23 ans, faisait un stage de six mois dans notre hôtel. Envoyée par l'école hôtelière de Lausanne, elle était nourrie dans l'hôtel mais avec un salaire qui ne parvenait pas à combler le prix de la location d'un kot partagé avec une autre stagiaire. Une mère portugaise, cela ne voulait pas dire que la solitude n'était pas présente, même si la langue ne lui était pas totalement étrangère. (Bonjour "Margaux", puisqu'elle me lit). 
  • Il était dit que le creux de la vague de la crise avait été franchi cette année. Mais le creux de quoi? Depuis le Traité de Lisbonne, la présidence alternée du Conseil de l'Europe est assurée pendant 6 mois à chaque pays d'Europe. Pas de Portugal assigné encore dans ce rôle, bien que, depuis 2014, ce sont deux pays du Sud qui se le sont approprié: la Grèce et l'Italie. Un signe?
  • En 2009, le Portugal accusait un déficit de 10,2% par rapport à 2009, de 4,9% en 2013. En Belgique, on annonce 35.000 nouveaux emplois pour 2015. Dans le même tempo, les pourcentages s'établissaient à 5,6% et 2,6%. 
  • J'aime le Portugal, mais on ne peut raconter un pays en ne lui accordant que des concessions. J'ai essayé d'être le plus objectif. Aux Portugais de me contredire au besoins... 

Comme d'habitude, tout cela en photos à la suite d'un clic

Pas de fado pour terminer. Une chanson très ancienne dont qui avait réunis dans un duo virtuel, Gloria Lasso et Dario Moreno. En 1956, ils avaient enregistré Lisboa Antiga/Adieu Lisbonne, dans les versions espagnole et française pour Gloria et une même version mi-espagnole mi-française pour Dario.

"Adieu Lisbonne" chanté par Dario Moreno : 

 

Le Portugal nouvel eldorado
podcast

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Pour ceux qui bénéficient d'un statut limité à 10 ans, de "résident non habituel", une des raisons peut être recherchée dans le fait que l'impôt de 20% n'est redevable que sur les revenus d'origine portugaise. 

 

L'enfoiré, 

Citations:

  • « Je suis toujours en train de dire à tout le monde que je n'arriverai pas jusqu'à l'an 2000 », Amália Rodrigues
  • « La plupart des gens ont des sensations conventionnelles. Mieux vaut rêver que d'être. Il est si facile de tout obtenir en rêve », Fernando Passoa 
  • « C'est quoi l'inverse d'un Portugais ? Un port tout triste ! » , blagues
  • 0.jpg

 

28/09/2014

Cascais, le coucher de soleil de l'Europe

Cascais, là où tout a commencé et tout continue.

0.jpg1980, ma première visite à Cascais. Sur la Costa do Sol, à l'ouest de Lisbonne. Une région qui n'a rien à voir avec la Costa del Sol espagnole. 

34 ans après, rebelote, donc, au même endroit.

Je me souviens avoir étudié l'histoire du Portugal dans ses moindres détails.

Comparer les deux versions d'une même histoire?

Cette année, je n'ai pas remis cela pour voir si ma mémoire avait tenu le poids des années.

Un contact avec le journaliste-écrivain portugais, José Rodrigues dos Santos, après son passage sur notre radio belge, là pour parler de son dernier roman "La clé de Salomon", avait confirmé mon envie de retourner au Portugal. Je n'avais pas eu le temps de lire beaucoup de pages, mais la méthode de présenter quelques vérités scientifiques par l'intermédiaire de la fiction, me bottait.

Le dernier Routard présente Cascais comme "le syndrome du joli petit village. Un petit port, avec une baie, adossée à un vieux village aux ruelles blanches qu'il faut parcourir à la nuit tombante pour en apprécier la tranquillité et l'originalité".

C'est vrai ... enfin , le plus souvent... si le temps qu'il faisait avait été de la partie, que le luxe et les prix élevés iraient de concert avec les besoins essentiels pour y vivre. Il faut du répondant, plus qu'ailleurs, à Cascais pour un Portugais.

Il y a eu un samedi soir très doux pendant lequel une veillée nocturne religieuse avait pris place sur la plage. 

L'âme portugaise ne se trouve pas dans les hôtels si beaux soient-ils. Sur le sable, dans les gargotes, c'est tout autre chose.

"Nous sommes transcontinentaux, c'est l'exil, autant que les découvertes, qui a forgé nos gènes. Ce sont les petites nations qui se risquent davantage. Elles se jettent à l'eau avec leur peu d'atouts et leurs grandes ambitions".

Alors, la "saudate", la mélancolie, est au fond du cœur du Portugais. Le fado en est la représentation chantée.

Mais Cascais se doit de cacher certaines souffrances qu'a subi le sud de l'Europe lors de la dernière crise mondiale à partir des années 2008.

Si le Portugal a toujours été un pays qui vit avec la mer, mais tout dépend de la région et du niveau de tourisme qui y est pratiqué. La pêche, essentiellement artisanale, est en baisse constante. En 1980, il était assez courant de voir revenir des chaloupes multicolores de pêcheurs avec la prise de poissons pour les vendre à la criée.

Le tourisme, lui, est un secteur comptant pour 8 % du PIB du pays. 

Depuis le 19ème siècle, Cascais a été la résidence d'été de la famille royale et cela explique, aujourd'hui, ce qu'est devenu cette ville qui partage quatorze hôtels cinq étoiles avec Estoril.

Je ne sais pourquoi, je n'ai jamais pu m'accrocher à la langue portugaise. Elle me semblait tellement éloignée de l'espagnol uniquement à cause sa prononciation. Prononciation des "s" trop "chointante" qui, ainsi, perd le lien avec les langues latines.

Mais revenons à Cascais à 30 kms à l'ouest de la capitale Lisbonne.

Une matinée particulière à Cascais

16 septembre, 07:00, au levé du lit.

Il fait encore très sombre, même plus sombre que d'habitude.

La tempête et les orages ont sévi toute la nuit.

Les vitres de la chambre sont encore pleines de gouttelettes de pluie et il pleut encore. La mer est démontée. Les vagues se projettent avec fracas sur tout ce qui peut leur offrir un obstacle.

Un train passe en direction de Lisbonne. Imperturbable, il s'en fout, lui, du temps qu'il fait.

Vais-je ou ne vais-je pas faire mon jogging matinal quotidien ?

Oui, il pleut moins fort. Il faut y aller. S'apprêter en vitesse et puis partir comme comme tous les jours de vacances.

Un coup d’œil aux messages, aux courriels. Rien de palpitant.

Le roman « La clé de Salomon » que je me suis destiné pour mes vacances, je n'en ai lu que les premières pages. Mais, s'il commence à Cascais, il me donne un mauvais présage puisque l’œil quantique dont il parle, n'a rien d'un cantique... 

"C'est bizarre, que je me trouve à Bruxelles à l'hôtel Métropole", me dit-il Jose Rodrigues do Santos dans son mail. 

Peut-être y avait-il enfin trouvé la clé d'un autre Salomon.

J'avais appris qu'il faisait un soleil d'un automne indien à Bruxelles. Un peu de notre soleil entre Estoril et Cascais m'aurait bien plu. 

Le tunnel à passer sous la route et sous le train, me voilà près de la mer à la rencontre des vagues qui seraient prêtes à emporter l'imprudent. Trois solutions: calculer son coup pour ne pas être éclaboussé en longeant les berges, attendre le reflux d'une vague pour passer sans être mouillé ou contourner l'obstacle.

Sur le chemin de la ville, tout est encore fermé. A cette heure, les rues sont normalement peu fréquentées, mais cette fois, elles sont vraiment désertes, plus vides que normal. Même pas l'habituelle sortie des pisseurs de chiens. Les touristes se terrent dans les hôtels avec leur petit-déjeuner.

Un suis le nouveau "Passager de la pluie" version portugaise qui passe de ruas en ruas, de becos en becos, de traverssas en traverssas. 

La rua Fréderico Arouca fait pendouiller des décorations chinoises sous le vent, en pure perte. Arrivé à la plaça Luis de Camoes, la statue de ce célèbre poète en son milieu, en a tellement vu de touristes qu'elle semble contente de cette chute de régime de visiteurs.

Un balayeur crie quelques mots à se demander à qui il adresse sa véhémence.

Un livreur s'affaire et décharge les victuailles pour la journée d'un hôtel.

Plus loin, sur la place de l'Hôtel de ville, quelques goélands se partagent la place avec la statue de Pedro 1er ou s'en offre un reposoir providentiel.

Empruntons le fronton vers la citadelle.

Au sommet, Carlos 1er, statufié, scrute l'horizon sans broncher avec ses jumelles à la main. Un hommage de la population à ce dernier roi du Portugal assassiné en 1908 alors que la place que je viens de traverser rappelle le 5 octobre 1910, la date de la proclamation la république? 

Ma tentative de traverser le Parque échoue.

08:00 heure, une demi-heure trop tôt. Le garde chiourme, mécontent, m'explique en portugais, avec des gestes peu affables que quand c'est pas l'heure d'ouverture, c'est pas l'heure et qu'il faudra attendre l'ouverture. Il n'est pas prêt à briser les règles bien établies.

Pas d'excitation, ni de fièvre, mon cher concierge, aurais-je dit si mon portugais avait été à la hauteur.

0.jpgRetour sous le vent, sur la digue.

Celle-ci offre une piste cyclable mais ce matin-là, sans cyclistes. L'air humidifié par l'eau de mer s'envole dans le vent très fort, presque trop fort.

Féerique à souhait, cette côte sauvage. Direction la « Boca do Inferno », la bouche de l'enfer.

Un jour parfait pour faire la connaissance de l'enfer, me dis-je.

Les goélands font du sur-place, à planer les ailes déployées contre le vent sans paraître se fatiguer.

Le vent s'harmonise, enfin, avec quelques rayons de soleil qui traversent les nuages gris avec quelques rayons en étoile. La mer perd de sa grisaille et s'illumine, tout à coup, en miroir du ciel. Le mot "Magique" me vient à l'esprit.

La bouche de l'enfer est enfin, là.

Vais-je connaître l'enfer de Dante, constitué par ce trou dans lequel la mer s'engouffre par tempêtes dans un bruit fracassant ? Une mer déchaînée s'engouffre dans la bouche de Vulcain.

Difficile d'abandonner ce spectacle. On resterait des heures à chercher la vague qui dépasserait en force la précédente.

Mais, il faut déjà reprendre le chemin de retour.

Le Parque est, cette fois, ouvert. Aucun paon dans les parages et quelques coqs les remplacent sans y parvenir vraiment devant le Musée Condes de Castro Guimaraes encore fermé. Coïncidence ou improvisation de destins, l'anecdote qui suit...

Le dimanche avant, sous la guidance d'une dame belge, expatriée depuis 4 ans, sa visite avait été improvisée. Elle avait vécu avant cela à Anvers avant de venir par ici avec son mari hollandais, entichée par l'étude de l'histoire portugaise.

0.jpgLe ciel se plombe à nouveau à en devenir vraiment menaçant. La mer a perdu le bleu que l'on espère. Elle en perd le nord et prend la couleur de notre mer du Nord. 

Il faut presser le pas. Tout change très vite sous le vent, trop vite, par ici. 

Ce n'est pas comme à Hong-Kong, même si les parapluies sont de sortie. Là-bas, c'est pour la démocratie. Ici, c'est pour se protéger des intempéries.

Revoilà la statue de Dom Pedro 1er. Cette année on fête son 650ème anniversaire sur la Plaça du 5 octobre qui rappelle la naissance de la République portugaise. 

Ce Dom ne me tiendra pas rigueur de mon détour par les petites ruelles pour le dessert de ma balade.

Le retour s'est passé par l'Avenida Rei Hubert II, la Rua da Vitoria, suivie de la Travessa da Victoria, sans oublier le Beco da Vicoria... 

0.jpgLà, dans le calme et la volupté, on est déjà loin du vent et du bruit de la mer.

Je n'ai pas ajouté luxe. La population locale vaque aux habitudes, aux rituels du travail. Au petit bistro « Le bijou de Cascais », le petit déjeuner est déjà servi.

Amusant de s'appeler ainsi en plus sur plusieurs générations.

De voir manger les autres, me creuse l'appétit pour un brunch...

Déjeuner en paix comme dit dans la chanson.

A moins que l'hôtel ne soit devenu un réel mirage, je me le destine.

Tout cela par une sélection de photographies sous ce clic avant d'aller sous le vent avec Tony Carreira -->


 

L'enfoiré,

 

Rendez-vous, dimanche prochain, pour la suite de l'aventure portugaise.

 

Proverbes portugais:

  • "L'enfer est pavé de bonnes intentions."
  • "Dis à ton ami un mensonge et s'il en garde le secret, alors dis-lui la vérité."
  • "La saudade est un mal dont on jouit, un bien dont on souffre."

21/09/2014

J'aurais voulu être fumiste

Pourquoi pas un pastiche d'une belle chanson en karaoké? 

0.jpg

Cliquer, d'abord, sur cette chanson sans paroles

 

Puis, chantez le pastiche de

"J'aurais voulu être un artiste"

 

J'ai du succès dans mes p'tites affaires

J'ai du succès avec l'amour

Je change souvent de paritaires

J'ai mon bureau en bas d'une tour

D'où je vois la ville à l'envers

Et je contrôle mon univers

J'passe ma vie dans les artères

De Bruxelles avec ses clapières

Je voyage toujours en secondaire

J'ai une p'tite résidence solitaire

  Seul comme un hôte de la Terre

Mais je supporte pas les prières

 

''Pourquoi es-tu heureux ? alors''

T'as rien qui peut changer de bord

Pour passer de tribord à bâbord.

 

Je suis heureux mais j'en donne pas l'air

Car j'ai gardé le sens de l'humour 

Et puis j'ai le sens de mes repères

 

Je réfléchis et j'en suis fier 

Au fond je n'ai qu'un seul regret

Je cherche ce qui serait à refaire

Dans la vie on fait ce qu'on peut,

Et jamais totalement ce qu'on veut

 

J'aurais voulu être un fumiste 

Pour pouvoir faire des numéros 

Quand je me pose sur une piste 

Sans être le journaliste  

Avec ses ailes de l'illusion 

Jamais en manque d'imagination 

Fumiste et réinventer la sottise 

Sans jamais perdre la mise

 

Sur le p'tit écran en couleurs 

J'aurais voulu être alchimiste 

Pour m'amuser des rumeurs

Avoir les secrets de l'anarchiste 

Sous l'éclairage du luminaire 

Pouvoir m'imaginer visionnaire 

Et leur dire pourquoi j'existe 

 


L'enfoiré,

 

 

 Mais je ne vous empêche pas le karaoké de ...

"Les Trompettes de la Renommée"


14/09/2014

Les langues de chez nous

La semaine dernière, la culture était à l'honneur. Pour la véhiculer, une langue la fait passer de l'image, du son, à l'oral et à l'écrit. L'histoire de la langue française a été jalonnée d'épisodes épiques.  Mais, ne nous évadons pas sur des chemins de préjugés. Ceux-ci peuvent toujours donner des surprises.

0.jpgIl y a 8000 ans, deux migrations en provenance du Caucase: l'une se dirigea vers l'est en direction de l'Inde et l'autre vers l'ouest en direction de l'Europe. Ce sont les "super-ancêtres".

Les Caucasiens avaient une langue que l'on a surnommée "indo-européenne".

Mais, le temps a passé.

De cette émigration, en chemin des temps anciens, il y eut d'abord des Grecs qui laissèrent des traces et des Romains qui s'incrustèrent avec le latin comme langue "universelle" européenne.

Dans l'Egypte ancienne, les Pharaons "Ptolémée" étaient des grecs, parlaient plutôt en grec et il n'y a eu que Cléopâtre, la petite dernière au beau nez qui parlait parfaitement l'égyptien. 

Je n'ai pas dit langues de partage. Il faut plutôt parler de "concertos imposés".

Ce sont les Romains qui se mirent en tête de conquérir l'Europe. 

Les Gaulois avaient déjà abandonnés leurs idiomes linguistiques au profit des Celtes qui avaient occupé les territoires au Nord.   

La langue Gauloise n'a été conservée que dans quelques deux cents mots comme 'char', 'ruche', 'mouton', 'crème', 'charpente', 'boue'... pas vraiment de quoi faire boire la tasse au linguiste, alors que le latin laissait des traces indélébiles dans le français actuel.

La chanson "nos ancêtres, les Gaulois", prend déjà un coup de massue dans la tronche.

Les Romains misèrent surtout sur le temps et la faiblesse humaine pour imposer le latin.

Le latin et le grec que l'on apprend toujours dans les écoles secondaires avec un certain classicisme de bon aloi. Je suis passé par là, je connais dans une sextuplette de la première et une emplette de la seconde... 

Le latin avait inspiré la génération de Jacques Brel et la mienne.

Les Vickings remontèrent la Seine jusqu'à Paris grâce à la souplesse de leurs drakkars. Faut dire qu'ils en imposaient sur l'eau et que sur terre et ne se rendaient pas compte de la frayeur qu'ils engendraient sur leur passage.  

Après les Germains, voilà qu'ils laissèrent des traces dans la langue comme "vague", "lotte", "homard", et bien sûr, "drakkar",

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Il y a eu ensuite le gentil Clovis, fils de Childeric, comme maître du nord de la Gaule depuis la chute de l'empire romain d'occident. Les Francs étaient polythéistes alors une religion celtique, de plus...

La conversion des Francs du temps de Clovis s'était produite avec le temps et à cause de l'étendue du territoire qu'ils occupaient et... en cassant le vase de Soissons.

Était-ce les vainqueurs qui allaient adopter la langue des vaincus ou l'inverse? 

Après une guerre, tout dépendait de reconnaître celui qui avait survécu à l'autre et était vaincu.

Le christianisme avait parachevé l'utilisation du latin. 

Enfin, le latin, pas vraiment le grand classique qu'on trouve dans les dictionnaires d'aujourd'hui...

On en perdrait son latin et aujourd'hui, il est moribond dans les écoles secondaires.. 

Le latin de l'époque a bien changé depuis son départ de Rome. Évolué, déformé par la rue, par ses soldats en campagne. "Loin des yeux et loin du cœur" dit un dicton. "Les voyages forment la jeunesse" dit un autre. Traduction:  "Alea jacta est". 

L'hégémonie latine a aussi ses limites et les "dialectes" ont fleuri.

En 842, le "Serment de Strasbourg" avait attribué, au latin, la charge de son utilisation par le clergé et pour l'administration.

Plus tard, nouveau dialecte, le français, sorti des limbes, était parlé dans le bassin parisien, jusqu'au val de Loire.

La langue gallo-romaine avait donné naissance au roman. Pas au roman papier, bien sûr. Au style "roman".

Mais c'est en 1539, à Villers Cotterêt, que François 1er changea tout cela avec ces mots: "Et parce que de telles choses sont arrivées à propos de la compréhension des mots latins dans les arrêts, nous voulons que dorénavant, ils seront prononcés, enregistrés et délivrés aux partis en langue maternelle français et pas autrement".   

François 1er alla bien plus loin en imposant son "langage françoys'. Il voulait en faire une référence universelle à utiliser en justice face à l'adversaire latin.

Selon lui, le français devait devenir la langue administrative pas en fonction de ses qualités intrinsèques, sans son brillant dictionnaire de synonymes et analogiques, mais parce qu'il en avait dans la culotte, le petit François, premier du nom. (tiens, cela me rappelle un ou deux autres François qui en manquerait... ou qui ferait des bulles en dansant le tango argentin... Mais ne brûlons pas les étapes).

Par la même occasion, on se sait par quelle idée lumineuse, il inventa le premier code civil.  

Toujours est-il qu'au Moyen-Age, ce langage "françois" avait mis entre parenthèses, la langue d'oc qui était arrivée à son apogée. 

Le parler d'oil, dont dépendait le français, avait déjà éclipsé la langue d'oc, plus proche du latin.

L'amour courtois commença à intéresser ses fidèles serviteurs avec sa ceinture de chasteté. 

Le tutoiement fut institutionnalisé puisqu'on voulait toucher toutes les classes de la société.

Seul le basque conservait des relents de la langue d'origine. Le poitevin, le gascon continuaient leurs chemins avec leurs spécificités en aparté sous le couvert de l'anonymat.

Quelques mots sont  pourtant passé à la postérité comme "hêtre", "jardin", les mots avec le suffixe "-ert", "-ard"..

L'aristocratie, les juristes, les bourgeois sentirent qu'il fallait l'adopter sans résistance pour rester dans la course aux honneurs.

Le champenois, le picard, ne normand durent s'effacer devant cette vague d'opportunisme.

0.jpgDes écrivains, comme Ronsard, Rabelais, Montaigne, ... Molière avec l'aide de l'imprimerie renforcèrent le mouvement de rejet de ce qui n'était pas "français".

Si en 1550, 80% des livres étaient écrit en latin. 25 ans plus tard, la langue latine chutait en dessous des 50% des écrits. Le latin n'avait même plus le monopole dans la religion. 

Robert Estienne conçut le premier dictionnaire Latin-Français, devenu nécessaire pour communiquer entre anciens et modernes.

Aujourd'hui, la prononciation du français de l'époque, paraîtrait aussi chantante que l'italien.  

Entre parenthèses, bien plus tard, le spectre de la Belgique et de l'Espagne furent même utilisé par le jacobinisme culturel.

Comme les mots sont toujours des armes en politique,  pour conquérir les esprits, il fallait maîtriser la langue en priorité.

Voltaire devint l'ambassadeur de la langue dans toutes les cours d'Europe comme le plus virtuose de la langue. Il entretint des relations avec les plus grands du monde de l'époque et par la conversation et les innombrables correspondances intimes qu'il entreprit avec les plus hauts dignitaires. Le français devint la langue des Lumières, de l'élite, de la philosophie, du bon goût et de beaucoup d'autres adjectifs du même ordre. 

Le français arriva jusqu'aux oreilles des aristocrates russes.

Pierre le Grand s'en était emparé. Il trouvait le russe, ringard, pas assez moderne et comme une langue plus orale qu'écrite. Les ressorts de cette hégémonie passa ainsi à travers l'Europe aristocratique, à la rencontre de personnages historiques tel que Frédéric II de Prusse, Catherine II de Russie. 

Dès 1740, tous les Habsbourg parlaient en français.

Du XVIIe au XVIIIe siècles, le français rayonna ainsi dans toute l'Europe. 

Si au XVIIIème siècle, seulement 3 millions sur 25 parlaient en français. En parlant cette langue, la noblesse y voyaient une distinction sociale et les bourgeois des intérêts financiers à la clé dont dépendait leur ascension sociale. C'est ainsi que le français monta vraiment en puissance.

L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert entérina cette prépondérance au niveau des Sciences, des Arts et des métiers.  

Voltaire, à la fin de sa vie, sentit bien que l'hégémonie de la langue était fragile. Jean-Jacques Rousseau, son ennemi spirituel, mourut la même année que lui à deux mois d'intervalle. 

Au cours du 20ème siècle, la francisation fut achevée à l'arraché et avec violence dans les écoles.

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La langue devint un enjeu majeur. 

L'ancien dialecte des rois de France aurait pu devenir la langue commune, mais l'envie d'unité politique avait précédé l'unité linguistique jusqu'à en devenir une véritable idéologie.

Anéantir les patois devint ainsi une obligation morale nécessaire propagée par les élites.

Uniformiser fut le mot d'ordre bien avant l'égalité des langues comme l'avait décrit l'Abbé Grégoire dans un rapport. Le français, une langue de snob !

On lit dans le dictionnaire d'Alembert "Patois= langage corrompu tel qu'il se parle dans presque toutes le provinces. La langue française est parlée dans la capitale".

Un nouveau vocabulaire devait, dans la foulée, déraciner les rites chrétiens.

Par résistance, Mistral a écrit en provençal et a reçu un prix Nobel en 1904. Indigestion pour les autres.

L'Empire napoléonien et la Restauration ont continué à combattre les patois. Comme la colonisation l'a fait pour civiliser les races inférieures, le français faisait devenir un "citoyen de la République". La logique de l'esprit républicain voulait que le français soit une langue aux valeurs universelles et qu'il fallait sortir des communautarismes.

Le calendrier révolutionnaire de 1794 préconisait de manière péremptoire qu'il fallait une "Unité, indivisibilité de la République. Liberté, égalité et fraternité ou la mort" ne comprenant pas qu'il donnait, par la même, raison à la noblesse et aux bourgeois qu'ils avaient envoyé à l'échafaud. 

Ce n'est qu'en 2008 que les dialectes ont repris place dans le patrimoine de la nation française.

Récemment, deux magazines parlaient des Celtes: "ils régnaient sur l'Europe, il y a 2500 ans. Arrivé à l'an -350, il est arrivé à son apogée. Au 18ème siècle, les Celtes étaient cantonnés aux confins des terres occidentales et soumis à des formes d'apartheid culturel. Aujourd'hui, l'identité et la langue sont reconnues des Asturies à l'Ecosse. Le Festival interceltique de Lorient fêtait récemment sa 44ème édition avec comme invitée, l'Irlande. Cela prouve la vitalité et le rajeunissement de la culture celte qui échappe à la mondialisation uniformatrice". 

La langue orale celte fut le premier facteur d'unité de ces peuples. Les druides, jaloux de leur savoir, frappèrent d'interdit l'écriture celte. Les langages celtes ont été le gaulois, le lépontique, le norique, le galate et le celtibère.   

Le renouveau de ces langues-dialectes passe par Internet. Perdu dans la mondialisation, les populations cherchent à conserver leurs racines.

Quelques mots de dialectes se sont incrustées dans le français comme "bizarre" (basque), "bijou" (breton), "baraque" (catalan), "béret" (langue d'oc), "avoine" (langue d'Oil)... 

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Aujourd'hui, il n'y a pas un mais plusieurs français selon que la langue est utilisée par les professions, par les régions, par les milieux sociaux, à l'oral ou à l'écrit. Aucun consensus entre chaque forme n'existe.

Les préfixes (bioénergie) et les suffixes accolés au mots apportent de nouveaux mots.

Les "extensions" du dictionnaire français sont aussi une manière de personnalisation par le fait de rendre incompréhensible des termes à ceux qui ne feraient pas partie du "clan".

Le passé simple a régressé. Le subjonctif est ignoré.

Le langage oral a beaucoup plus progressé que l'écrit. 30.000 mots ont été ajoutés au français d'il y a cinquante ans.

En France, 90% de la population parle le français.

Sortir des limites du français écrit, de ses difficultés, de ses illogismes transitent par les dérives de l'orthographe et des détournement du sens des mots.

L'expression "S'avérer faux", c'est aussi, "se révéler vrai".

La fréquence d'utilisation des nouveaux mots, l'analyse de leur pérennité, parfois très courte, sont à prendre en compte dans leur adoption et dans l'héritage culturel.

Un indice de la notoriété du français: il reste la langue officielle des Jeux Olympiques. 

0.jpgAlors vient toujours la même question lancinante de ceux qui parlent français et qui voient leur langue envahie par l'anglais, la langue du business, pardon du commerce....

Dans une émission "Connexion", la Première radio posait dernièrement ces questions en cascade au linguiste Jean-Marie Klingenberg et aux auditeurs: 

- Ces incursions de l’anglais mettent-elles réellement en danger notre langue? 

- S'il y a remplacement d'une langue par une autre, alors, il y a menace. Si une langue influence une autre, ce n'en est pas une parce que les langues ont évolué et emprunté des mots à leurs voisines. Les langues sont toutes, mixtes et il faut relativiser. Le danger se situe au niveau du snobisme dans l'utilisation de mots des nouvelles technologies pour faire moderne et qui empêcherait de comprendre une langue. Le danger est d'apporter un stress à ceux qui ne seraient pas inclus dans la communication des informations. 

- La langue française est-elle menacée, agressée, envahie par l’anglais ?

Une langue n'est pas seulement un instrument de communication mais aussi de pouvoir. Elle est le signe de la bonne santé du pays qui l'utilise comme ce fut le cas pour le français. Elle sert aussi pour inférioriser les autres. Les langues ont toujours évolué, au gré des rapports de force, des échanges ou des invasions. Les technologies apportent leur langage spécifique, leur emballage, d'où elles viennent.   

- Devrions-nous, comme les québécois, préserver le français avec plus de vigueur?

- Le Québec est un cas particulier. Le français apparaît comme militant et invente ses propres mots. Non, ce Canada-là n'est pas aussi "dry" qu'on pourrait le penser et la Francophonie revendique un statut. Quand les notions ne sont plus comprises qu'en anglais, c'est dire que l'anglais a gagné. 

- Quelle est la responsabilité des politiques, des médias pour être les garants de "l’orthodoxie de la langue française" ?

- Oui, ils ont le droit et le devoir d'utiliser la terminologie et les mots décrivant les produits qu'ils mettent sur le marché pour que le locuteur ait confiance dans ses propres ressources, mais cela apporte, parfois, un risque d'incompréhension pour leur utilisation. L'enrichissement d'une langue est une résultante de l’intensité de nos échanges culturels et économiques, mais la traduction française a parfois beaucoup de mal à s’installer et les équivalents français sont parfois tournés en ridicule. 

0.jpgEst-ce inquiétant ?

La réponse pourrait être "oui".

Inquiétude qui trouverait une réponse dans l'utilisation de l'esperanto comme outil de résistance contre l'anglais.

N'est ce pas le français, lui-même, dont il faudrait pousser son utilisation, en comblant ses lacunes, en modernisant ce qui peut l'être.

Quel l'argument souvent mis en avant pour l'apprentissage de l'esperanto: la simplicité de sa grammaire.

Simplifier la grammaire du français. Voilà ce qu'il faudrait faire et, ensuite, effacer les frontières de la langue comme l'avait fait Voltaire au lieu de la destiner aux initiés puristes.

Un article, de plus, m'avait interpellé et défendait l'esperanto.

Crier "Au secours". Boutons l'Anglois hors des pages et des plages et cassons le thermomètre pour nier la fièvre?

Je crois que personne ne viendra à cet appel désespérer dans ce cas. C'est à celui qui est dans la difficulté de trouver la réponse à ses problèmes de reconnaissance.

Comme disait Musset des Pélicans "Les chants désespérés sont les chants les plus beaux". 

Une langue vit par son utilisation alerte, mondialisée et pas par ses freins et ses boucliers. 

Une langue plus forte fait toujours de l'ombre à une autre qui l'est moins.

En Belgique, dans le nord du pays, le français est considéré comme une tache d'huile pour le flamand. A Bruxelles, le multilinguisme est de mise. A part, les linguistes puristes pourraient penser aller dans le sens du rejet et des réalités du terrain. 

Jean Quatremer disait récemment que "L’Europe a basculé du tout français au tout anglais".

Ce correspondant européen de «Libération», alors qu'il réside presque en permanence à Bruxelles, accuse les politiciens français d’avoir renoncé à défendre la Francophonie.

Quand comprendra-t-il qu'il faut pouvoir parler plusieurs langues à Bruxelles. Sans cela, il se sentira toujours face au mur des lamentations.

Peut-être faudra-t-il, pour l'occasion, "bruxelliser" le dicton de Boileau pour lui faire passer la pilule: "Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent parfois en anglais, en flamand ou en une autre langue du panel".

Quant à parler d'immersion pour appréhender une autre langue que sa langue maternelle. Ce que disent les jeunes flamands du français, est assez révélateur sur ce qu'il faudrait faire:

L'Europe aura bientôt un Polonais à sa tête, Donald Tusk qui parlera beaucoup plus allemand, qu'anglaisLe débat a recommencé au sujet de l’anglais rudimentaire du nouveau président du Conseil européen. Quant à son ignorance totale du français, personne n'oserait le mentionner. Mais, Donald Tusk a dit qu'il va "polish" son english, au risque de se faire ostraciser par les Francophones.

Dernièrement, des hommages à Voltaire étaient truffés de fautes d'orthographes et de citations mal recopiées devant son château dans la commune Ferney. De quoi susciter la rage des défenseurs de la langue française. 

Tout s'en va, mais du moment qu'on garde un peu de Franco-folies, rien n'est perdu. 

La liste des langues par nombre de locuteurs natifs place le français en 14ème position avec 75 millions de personnes. Mais elle est la cinquième dans l'échelle des valeurs reconnues.

Le plus grand espoir de la francophonie pour demain, ne sera plus tout à fait en provenance de la France, mais à partir des 370 millions de locuteurs africains. En 2050, cela fera plus de 800 millions de francophones. Léopold Sédar Senghor est passé par là par l'intermédiaire de la poésie. 

L'évolution continue, pourrait-on en conclure. Parfois à l'usure, parfois au pas de course. Sur les sites internet francophones, c'est plutôt "l'ortograf" qui serait plus en odeur de sainteté et qu'il faudra diffuser comme c'était le cas avec le petit manuel de Bénédicte Gaillard, annexé à l'hebdomadaire Vif-Express de cette semaine.

Les belgicismes sont aussi de la partie avec notre américain que l'on insère dans notre pistolet ou pour devenir un toast cannibale.

Faut-il arrêter ces mots valise comme "courriel" entre courrier et électronique, "clavardage" entre clavier et bavardage, qui deviendraient une causette en France et un tchat, un email en Belgique?

Question de notoriété. S'ils sont compris, où est le problème?

Le français a perdu cette superbe en se basant sur ses arrières. La France c'est laissée distancée dans le monde, peut-être par manque d'investissements personnels au niveau de sa culture qui ne se base que sur des Droits de l'Homme dont elle a fait son porte-drapeau. Des droits ne se conservent qu'en les diffusant plus à l'extérieur qu'à l'intérieur chez ses convaincus. Le Québec n'est pas ou plus une "petite France". Influencée par ses voisins, elle s'en écarte plus pragmatiques avec la religion protestante comme support spirituel.

Quand j'écrivais que les langues étaient un terrible jeu de langue, je crois que je n'avais pas tout à fait tort.

Quant à répondre si une langue apporte une antinomie ou un antidote, je vous laisse seul juge. Pourquoi ne pas aimer communiquer avec n'importe quelle langue?

La culture suivra toujours une langue, tant qu'on l'aimera. Le silence, quant à lui, permet toujours de comprendre ce qui vient d'être dit et qu'on n'aurait pas tout à fait compris. 

 

L'enfoiré,

 

(ARTE présentait, cette semaine, des documentaires "Sur nos traces" en Gaule romain pour savoir qui nous sommes et d'où nous venons: par l'aspect viticolepar l'artisanat, par la liberté religieuse.

 

Citations:

  • « La langue anglaise est du hollandais brodé de français.  », John Howell
  • « La langue bute toujours sur la dent qui fait mal.  », Proverbe chinois
  • « Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire.  », Charles Baudelaire
  • « Les belgicismes sont nécessaires à la langue française », Amélie Nothomb

Mise à jour 10/12/2014: Thomas rappelle ce que peut être l'intégrisme linguistique en Flandre.
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et Alex allait encore plus loin dans la pratique, deux jours plus tard.

podcast

07/09/2014

La culture n'est pas un produit de luxe

C'est la rentrée. Tout recommence. La civilisation du loisir permet de s'évader quelque peu. "Les théâtres font leur rentrée" titrait le journal "Le Brusseleir". Hasard du calendrier, le weekend passé, un interview du directeur du Musée des Arts Contemporains et une expo avec le titre "Now it's time for culture". Ce weekend-ci, le Festival du Comic, de la BD et pour couronner le tout un "Color run". Une occasion de fusionner les événements et, en finale, une promo. 

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En 1914, il y a cent ans, Kadinsky peignait sa première toile abstraite. 

Laurent Busine directeur du MAc (Musée des Arts contemporains), disait qu'il faudrait des réformes parce que dans la période de basses conjonctures, les budgets de la  culture étaient dégraissés en premier. 

Le père de ce conservateur du Musée Contemporain est un peintre, Zéphyr Busine

Il y a longtemps, j'écrivais "Très chère originalité". Je parlais déjà de la culture sous toutes ses formes.

Très chère, parce qu'elle demande de l'audace et de la persévérance pour se faire comprendre. 

Une conversation, parfois réelle, parfois surréaliste s'engage avec un journaliste...

- Racontez-moi vos problèmes", demande le journaliste.

- L'Art Moderne séduit moins que les Arts Anciens. Avec l'art, il ne s'agit pas de confondre Walibi avec les musées.", dit Laurent Busine.

- Que faudrait-il selon vous?", demande le journaliste.

Ce qu'il faudrait en dessous de ses œuvres contemporaines, ce sont quelques commentaires, quelques panneaux ou dépliants qui donneraient une note explicative de ce que l'oeuvre est censée représentée par l'artiste, pour faire entrer le visiteur dans son univers. 

- Je comprends. Il faudrait dépasser l'aversion de l'abstraction, accepter d'outrepasser de transcender le réel par une vision parallèle et comprendre ce qui transite par un cerveau imaginatif. 

- Oui. Aujourd'hui, l'offre de l'art moderne a explosé de manière exponentielle. Il y a parfois plus de temps libre chez les gens. Peindre devient une passion pour beaucoup de personnes en quête d'horizons plus personnels

- Comme trop d'informations tue l'information, je suppose que trop de choix artistiques tuerait aussi les arts", répond le journaliste. 

0.jpg- Notre époque est sur-informée, mais il faut la connaissance en plus. Les spectateurs d'une oeuvre aiment voir ce qu'ils connaissent. Faire le pas vers l'abstraction n'est pas facile. Il faudrait pouvoir expliquer aux gens ce qu'ils voient. 

- Magritte a son musée et sa foule de visiteurs et de connaisseurs. 

Vendre un catalogue d'une exposition, cela se concevait par une vente tous les 10 visiteurs. Aujourd'hui, il en faut 40 ou 50 pour aboutir au même résultat».

- Faudrait-il faire du buzz sur Internet pour faire sauter le bouchon? Internet n'a pas toujours existé et pourtant, certains artistes s'en sont très bien sorti sans cette artifice de la modernité.

0.jpg- Dali a aussi son musée, à Figueres et il attire beaucoup de monde. Et... il y a des mécènes.

- Savez-vous qu'il y avait une "technique Salvador Dali" qui lui permettait de rédiger un chèque sans jamais devoir le payer?

- Non. En quoi pourrait-elle m'aider?

Apres être sorti avec son entourage et avoir consommé les mets et les boissons les plus chers qu’offraient les restaurants, le maître demandait l'addition, sortait un de ses chèques sur lequel il écrivait le montant correspondant et le signait ensuite. Mais avant de le remettre au patron, il retournait ce chèque, dessinait quelque chose au verso et y ajoutait à nouveau sa signature. Dali savait que le restaurateur ne l'encaisserait pas, mais qu’au contraire il le garderait, le ferait encadrer et placerait à l'endroit le plus exposé de son établissement le 'Dali original'.

- Psychologiquement correct, mais, financièrement, plutôt malhonnête

- Vous voulez vendre plus de catalogue. Que pensez-vous de le personnaliser ?

- Que voulez-vous dire?

- Je veux dire extrapoler cette technique 'Dali' dans les catalogues. Pour rendre un catalogue célèbre et donc plus vendu, ne suffirait-il pas de mettre à contribution les artistes et d'intégrer leurs autographes au bas de certaines pages du catalogue? Sinon il faudra rationaliser, restructurer et, au besoin, fermer des musées...

Oui, mais pas le mien (rires). J'ai une organisation qui fait travailler 50 emplois directs... Les subventions de l'Etat ne parviennent même pas à payer les salaires. Puis il y a plus de quatre cent musées dans la communauté Wallonie-Bruxelles.  

Il faudrait, donc, avoir l'audace de demander aux peintres de faire la promotion de leurs œuvres et qui sait, se faire connaître dans l'opération de séduction?

- Je ne leur ai pas encore demandé. 

- Qu'est-ce qu'un artiste à vos yeux?

- C'est quelqu'un qui répond toujours à une question non posée.

- Vous avez raison. Il faut ouvrir l'esprit des gens, peintres et visiteurs, même quand les visiteurs potentiels n'y pensent pas. Après, il s'agira de les rendre curieux de tout et de leur faire comprendre d'où venait la question.

- Ce serait revenir aux sources des questions et on tournerait en rond. Non? Le problème, c'est que les visiteurs n'ont plus le temps de rien faire d'autres que le train-train quotidien. Nous sommes à l'époque du digest, du raccourci, de l'image qui dit tout, d'un seul coup d’œil qui permet d'éliminer le temps de la lecture du texte en dessous de la peinture

Peut-être, mais ce que vous dites, est aussi une caricature. Vous parliez des étiquettes explicatives au bas des peintures. Avec la signature de l'auteur au bas de celles-ci, on verrait les visiteurs qui photographieraient autant les étiquettes que les tableaux. Le cerveau possède deux hémisphères, une pour le côté cartésien, calculateur et l'autre pour le côté artistique.

- La culture, permet de jouer à l’équilibriste entre les deux, d'après vous?

- Vous avez tout compris. C'est ce qu'on appelle du "socio-culturel". Cela rendrait social toutes les cultures du monde. La culture n'est absolument pas un produit de luxe, mais de raisonnements stratégiques.

Sur ces mots, les deux interlocuteurs se quittèrent après une poignée de main. Dans le silence, pensifs, Busine pensa que ses deux hémisphères ne feraient peut-être plus qu'une. 

 

0.jpgC'est la rentrée, "Now, it's time for culture" dans le cadre du "Mont des Arts" de Bruxelles.

Des stands très divers au "Culture Market", des plus petits aux plus grands, destinés aux grands comme aux petits "culturistes" potentiels. Pas de culture de petits pois, cette fois. Ce n'est pas à l'extérieur, mais à l'intérieur que cela se passe le plus souvent.

"Le samedi 30 août, les plus jeunes seront aussi amenés grâce au Kids Village à découvrir d’une manière ludique la culture et la créativité durant toute la journée du samedi..", était-il dit. Je peux dire qu'ils avaient l'air passionnés, parfois étalés sur le sol de tout leur long.

J'ai été présent dans cette rencontre du troisième type

Vendredi 5 septembre, dans le cadre du premier festival Spirou et de la fête de la BD, a eu lieu l'inauguration de la nouvelle BD-fresque de Spirou sur le même mur de Notre-Dame de Grâces, au pied du Palais de Justice. Le dessinateur Yoann a représenté Spirou, courant sur la place du "Jeu de Balle" sous le regard de Franquin, le créateur du célèbre groom. 

La première version sur le même mur des Marolles représentait un maçon. (Les deux liens mènent vers une partie des autres murs de Bruxelles). 

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Après discussion avec la présentatrice d'un stand qui présentait les BD sur les murs de Bruxelles, j'avais reçu une affiche de la nouvelle BD de Spirou.

à.jpgComme elle peut me lire, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas, je l'ai donnée à un jeune touriste de 8 ans que j'ai rencontré en sortant du lieu. Son père m'avait demandé de le prendre en photo avec son fils devant le Palais Royal. Un occasion de faire deux heureux qui n'en demandaient pas tant.

Molenbeek est dit la métropole de la culture 2014.

Ce 6 septembre, la 5ème Fête de la BD et la "Balloon' Day Parade" avec des ballons géants représentant de célèbres personnages de BD et du Comics. Elle traversa la capitale de haut en bas pour la mettre sans dessus dessous.

Le lendemain "The Color Run" mettait tout cela en couleur. 

Non, vraiment, la culture n'est pas un produit de luxe. Ou alors, on nage dans le luxe.

En attendant, les photos de tout cela en un clic.

 

Pas de culture sans humour.

Souvenez-vous de ceci?

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Non? Alors je vais faire la promo d'une BD de quelqu'un que vous connaissez déjà: Alain Sapanhine

"Zobelix au pays des Maemitangs", une version parodique d'Obelix, vue à partir du Laos

La Belgique, le petit pays de la BD, se retrouve même à des milliers de kilomètres de distance. 

Le style, travaillé en commun avec un artiste-peintre français installé depuis 13 ans dans la campagne laotienne. Le thème, la recherche d’une nouvelle potion magique, oh combien utile qu’est le Viagrix par le brave Zobelix avec le support sans pitié de la société-mirage qu’est la Thaïlande, un paradis-enfer de la consommation sous toutes ses formes.

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 L'entrée en matière est ici.

La BD se retrouve sur les murs de Bruxelles

La culture en chanson serait:

  

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.  », André Malraux
  • « La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs.  », Hannah Arendt
  • « La culture, c'est comme la confiture: plus on y goûte, plus on en reprend.», Anonyme

 

Kroll et son nouvel album , fera-t-il un malheur avec les Aventures interdites de Tinin à 85 ans? Quand l'argent s'en mêle on ne sait jamais ou cela mène. 

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31/08/2014

Comprendre la Foi pour un athée

L'été est fini. L'heure des bilans a sonné. Dernièrement, une lectrice s'étonnait que je n'écrive rien au sujet de l'EI. 

0.jpgNon, je n'avais rien écrit au sujet de l'EI. Comment être original à la vue d'une telle abomination quand les réseaux sociaux, la presse regorgent de réflexions horrifiées qui vont toutes dans le même sens? 

Alors, j'ai commencé à glaner les informations disponibles.

Etre choqué avec les images de l'assassinat de James Foley, tous le monde le serait en dehors de l'exécuteur lui-même et de ses disciples. Comprendre les sources est autre chose. 

"James Foley, un témoin, pas une icone", écrivait Marcel. "Personne n'est anonyme. Ne pas se laisser impressionner par les circonstances de sa mort. Rappelons ce que cela implique. Commémorons-le comme il le mérite puisque sont engagement était de rendre compte".

Qu'on se le dise, d'emblée, les extrémismes et les intégrismes existent dans toutes les religions et même chez les incroyants. Ceux-ci se terminent toujours au pire par des exactions criminelles.

L'Etat Islamique n'est pas là pour transiger et pour installer un esprit de conciliation. 

Ce qu'en disent les musulmans comme première approche est assez troublant.

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"Insupportable. L'Islam n'a rien à voir. Nous condamnons. Ras-le-bol de faire des amalgames et de devoir se justifier. Il faut entretenir le dialogue. L'islam est une religion de paix", disent les interlocuteurs interrogés.

Comme première réaction, ce sont de belles paroles et on pourrait dire "ouf".

Les événements que l'on montrent à la télé rien qu'une autre vérité, une autre réalité? Pas vraiment...

Comme seconde réaction, on pourrait se demander s'il faut dialoguer de "Quel dialogue faudrait-il s'entretenir?" Le dialogue serait-il destiné, uniquement, entre les différentes confessions religieuses? 

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Il y a plusieurs courants opposés dans l'islam comme dans la religion chrétienne.

Le chiisme et le sunnisme n'en sont que les principaux antagonistes mais d'autres existent sans même parler de sectes.

L'islam de EI, un nouveau schisme, en somme puisque ceux qui étaient interrogés ne semblaient pas suivre la même confession de l'islam et ne se sentaient pas concernés.

Dans ce cas,il s'agit plutôt de salafisme

Un article du Nouvel Obs donne des précisions sur "L'argent, les effectifs et l'organisation EI ou EIIL".

Le livre de Samuel Laurent "Al Qaïda en France" explique très bien cette idéologie radicale qui avec la loi de Dieu, la Charia se met en guerre avec les infidèle de l'islam. Le salafisme est basé sur le Tahwid, l'Al-Wala Al-Barra, le Dawa et le Djihad. Comme soldat de Dieu, on ne s'intègre jamais aux infidèles. Des interviews de salafistes font parties de sont livre et sont très éloquents.  

Le pays de l'Oncle Sam qui critique, tient, pourtant, lourdement, les religions dans ses basquettes avec un président qui prête serment une main sur la Bible.

0.jpgObama est mal pris en Syrie. Il semble avoir mal choisi son camp car les exactions de Bachar Al Assad ont été effacées par celles de ses opposants djihadistes qui ont profité de la situation.

On semble tourner autour du pot en changeant de partenaire dans un tango endiablé. 

On comprendrait que ce rédacteur "Le moine du côté obscur" écrive "La connerie humaine, une plaie".  

Mais ce n'est pas une question de connerie. C'est bien plus profond et cela s'inculque dès la prime jeunesse presque dans le berceau.

Un autre rédacteur, nommé Mohammed Bouhouch, de l'autre coté de la barre, écrivait "Occident contre Islamistes ou les croisades des temps modernes" avec des conclusions opposées comme "Les Jihadistes se disent choqués par les disparités sociales et l’existence déplorable dans laquelle végète l’écrasante majorité des peuples musulmans, au moment où une minorité de privilégiés vit dans une opulence provocatrice.". Faut-il en arriver à cette extrémité nihiliste? 

Ce qu'il oublie c'est qu'il a fallu Charles Martel pour arrêter la conquête musulmane.

Uarticle, plus troublant encore se demandait "Qu'achètent les djihadistes sur Amazon avant de se rendre en Syrie?": L'Islam pour les nuls et Le Coran pour les nuls ... "Des «jeunes hommes qui s'ennuient, la plupart du temps sous-employés, sur-qualifiés et désabusés, pour qui le Djihad est un employeur égalitaire, garantissant l'égalité excitante, glorieuse, séduisante qui les conduit à embrasser le djihadisme. La religion joue un rôle sous une forme politisée et pervertie de l'islam qui sert de « véhicule émotionnel »". 

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Un autre article d'un magazine  d'Al-Qaïda précisait les prochaines cibles de l'Occident à attaquer. Une mention de propagande figurait en préambule: « Mon frère musulman, avant que tu ne commences à lire ces instructions, souviens-toi que l’histoire n’oubliera jamais ce type d’opération, si elle est bien préparée, qu’une cible adéquate est choisie, et qu’Allah décrète que tu réussisses. Elle restera dans l’histoire comme une défaite écrasante pour les ennemis de l’islam ».

Tous les autres seraient des "Ennemis de l'islam"'?  L’Etat Islamique est issu d’Al Qaïda en Irak mais il s’est construit en rivalité avec lui. Cette compétition l’a conduit à être de plus en plus violent et a usé de la propagande de la haine. 

La guerre économique à l'occidentale se transforme en guerre de religions.

Ce qui est sûr, c'est qu'un monde sans religions, sans dieux, aurait eu une autre histoire, moins fertile en coup d'éclats, mais moins houleuse et plus souriante comme je le faisais ressentir dans le récent "L'avenir à la burka".

Pour parler de religions, il faut prendre une attitude neutre, non partisane, mais consciente des risques qu'elles engendrent et des bienfaits quelles pourraient apporter aussi. Religions spirituelles ou temporelles, d'ailleurs.

Il y a longtemps, j'avais consacré un triptyque d'articles sans à priori que j'avais intitulé "Le ciel pour horizon". Cela m'a pris énormément de temps pour essayer de comprendre sans y parvenir vraiment. L'athée assume ses erreurs comme ses réussites sans chercher à avoir une sanction ou des félicitations extérieures.

Mon premier article sur le sujet de la religiosité sortait fin 2005. J'avais ressenti qu'il valait mieux postposer l'article suivant puisque nous étions en pleine période de trouble à la suite des caricatures de Mahomet parues dans les journaux. La suite et la fin arrivaient près d'un an après quand l'affaire s'était étouffée. Un an, pas pour l'écrire mais pour tenter de comprendre pourquoi l'on croit via la religion catholique.

Pour l'athée, le paradis après la mort, reste illusoire et il peut vivre sans attendre cette récompense. Même sans Dieu, la vie a un sens à condition de le vouloir au moment où elle est présente. La religion aide plus à mourir qu'à vivre. 

Ne parlons pas du 'Houri", des 72 vierges qui attendraient le bienheureux dans l'au-delà. 

Avec l'humour, on pourrait dire que le mécréant aurait des difficultés à assumer la tâche de dépucelage en tant que Kafir

Gardons l'humour en deçà et au-delà de nous.

En principe, la religion n'aide pas souvent à mieux vivre, mais à mieux mourir en paix avec soi-même après avoir reçu les derniers sacrements.  

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L'antisémitisme, l'islamophobie, un délit? 

Pas un délit, mais une contre-indication pour vivre ensemble dans la paix.

Une croix sur l'Irak? Plaidoyer pour la création d'un état arabe chrétien?

Quand on remonte dans le temps, en 1950, Bagdad était une ville magnifique.

D'après la théologie de Marc Vervenne, "La religion judéo-chrétienne s'est développée comme un processus d'épuration. L'Ancien et le Nouveau Testament présentent une image très autonome de l'homme. Homme, indépendant et responsable, il aurait une relation avec Dieu qui ne relève pas de la servilité".

Ce n'est pas ce que l'athée pourrait constater dans les églises et encore moins dans les mosquées lors des prières et des prêches.

Entre l'église ou la mosquée ou le temple, les trois religions monothéistes, quelles sont les différences?

Des lieux de culte, tous trois...

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Selon la hiérarchie, on passe de curés, prêtres, évêques, pape, messie des religions chrétiennes, aux muezzins, imams, muftis, mollah, califes, prophète de l'islam. D'un côté, on peut représenter la Messie, de l'autre, on ne peux pas représenter l'image du prophète. On passe de Rome à la Mecque.

Une première remarque, on ne naît pas croyant, on le devient suite au transfert d'une génération sur l'autre et à l'éducation des parents qui se poursuit dans les écoles qui ont une religion en arrière-plan à propager. 

Le nouveau film de Ken Loach "Jimmy's Hall" parle du rôle de l'église dans l'Irlande catholique.

0.jpgLa médersa s'en occupe tout autant dans la culture islamique par un enseignement coranique. 

Le 24 août dernier, ARTE présentait la jeune Azza, tiraillée entre deux cultures, celle de sa mère hollandaise et celle de son père égyptien. Elle parlait de sa religion, de la manière dont elle la pratiquait et titrait "La vie? Pas si simple".

D'entrée de jeu, elle ne pensait pas être une extraterrestre. D'être dans une classe mixte, garçons et filles n'était pas un problème pour elle. On apprenait que les filles ne peuvent pas dévoiler leur beauté aux autres gens mais qu'entre elles, elles peuvent le faire. Le voile serait là pour ne pas être l'objet de convoitise des hommes et les cheveux éveilleraient la jalousie qui est interdite dans l'islam. La femme doit être protégée comme un diamant à garder caché..

Mes questions seraient: "La jalousie n'existerait-elle pas entre filles? Est-ce que la "boîte" ne serait-elle jamais trop petite ou donnerait pas trop chaud en période de grandes chaleurs?" 

La religion, juste une question de voile?

Pas si sûr.

Le voile n'est que la représentation de son appartenance à une entité comme la croix l'est pour le catholique et la kippa pour le juif. 

Sur le ton islamique, une chanson serait-ce celle-ci, dans la joie ou une propagande? 



En Belgique, nous vivons dans un pays multiculturel.

La compréhension mutuelle y est donc obligatoire pour vivre entre communautés.

Pourtant, d'après le lien vers cet article le pays est le plus exportateur de djihadistes de l'Europe de l'Ouest. 36 djihadistes par million d'habitants. On aurait aimé avoir une première place dans un autre domaine, mais comme plaque tournante de l'Europe, trop d'options sont disponibles en marge de la société, en manque d'intégration et où des organisations pro-jihad comme l'a été charia4belgium, recrutent. Ceux-ci "éclairent" les gens et ce qu'ils font ensuite ne dépend plus d'eux. Vendre de la drogue aux infidèles n'est pas proscrit, mais en consommer, bien.

Chocs avec la religion chrétienne? 

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Oui. L'évolutionnisme de Darwin a été s'opposer au créationnisme jusqu'en 1996, année où l'ouverture s'est produite pour ressortir de l'incompréhension du "fourre-tout".

La religion entre en conflit avec la science et l'évolution.

Un "préfixé à évoluer". Trop de preuves sont là pour en tirer plus qu'une théorie.

Pas de sélection naturelle, un créateur appelé "Dieu". Un Dieu qui devrait pardonner les erreurs des hommes après une obligation de respecter le repentir. 

Il y a quelques années, la revue scientifique "Nature" avait publié un article avec pour sous-titre "L'athéisme sera toujours plus difficile à vendre que la religion; nous sommes prédestinés à la croyance". "L'humain préfère croire à n'importe quoi plutôt qu'à rien" comme le disait, récemment, Jean-Loïc Quellec.

La religion a un potentiel de survie du genre humain pour œuvrer dans le même "dessein" qu'il soit "intelligent" ou non.

Le but serait de séparer le corps de l'esprit avec l'âme avec des valeurs morales qui n'existent pas dans le monde animal. Alors que la volonté de procréer, d'avoir une descendance est commune dans le monde du vivant. Le bien et le mal comme antagonisme principal sans chercher ce qui ferait la transition entre ces deux extrêmes.

La Bible, comme livre saint, recèlerait toutes les réponses à toutes les questions du monde comme le ferait Coran ou la Torah

0.jpgL'histoire a aussi connu tellement de haut-le-cœurs au "nom de..." au temps des croisades, de l'inquisition, du massacre de la Saint-Barthelemy et j'en passe et des meilleurs. Rien n'est innocent.

A Noël 2013, je tentais d'évaluer "Le poids du secret au nom de Dieu" en repoussant l'histoire jusque dans les petites histoires cachées.

A la suite d'une émission de télé, l'article "Le miracle, c'est d'y croire" était publiée sur le forum citoyen, Agoravox, encore dans les limbes. Le représentant des évêques avait répliqué d'une manière assez menaçante pour faire comprendre qu'il ne fallait pas pousser trop loin dans cette voie.  

A la base, encore une fois, rien de transcendant, de méprisant, dans mes propos.

La modernité n'a rien changé. Elle a seulement permis d'amplifier la polémique par la propagande par les médias disponibles interposés, pour imposer sa propre spiritualité à l'autre dans un monde où les pouvoirs religieux font la loi et quand le pouvoir spirituel prend le pas sur le temporel. Etat Islamique ou Daesh pour exprimer ce qui se passe, n'est qu'une manière plus ou moins autorisée de le définir. Aucune religion ne trône la violence en théorie. Le problème est plus sectaire, plus extrémiste et particulier. Quand une religion impose, fidélise par la force sa vision de pensée par n'importe quel moyen, elle outrepasse cette théorie.

Sous le couvert de phrases telles que "God save America", "God mit uns", "Allahu akbar" pour prouver la foi qu'on est dans son bon droit dans les exactions guerrières... 

Trois religions monothéistes se partagent la Foi après le polythéisme au panthéon de l'histoire.

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La troisième religion monothéiste, la juive, ne m'avait pas laisser plus de bons souvenirs dans une première approche sur place dans le "Nouveau pont trop loin".

Jérusalem, la ville aux trois visages qui se disputent un bout de terre, un endroit saint.

Le mur des lamentations se transforment en mur de l'incompréhension et de la honte. Le choc de religions se passe encore devant nos yeux, aujourd'hui, à Gaza.  

Les Israéliens modérés se demandent si tout cela en valait la peine alors que le Hamas crie victoire. Certains... mais pas tous.

0.jpgPuis, il y a eu ces meurtres dans la Musée Juif de Bruxelles qui n'arrangent rien si ce n'est attiser la crainte et la haine.

Qui a raison, qui a tort? Une question à ne pas se poser. Inutile. Le problème, c'est qu'on se la pose de chaque côté et que la réponse vient automatiquement.

La diffusion des mythes de la création et du sacré était à l'honneur dans le "Cahier de S&V" du mois d’août.  

Le mot "mythe" vient du grec "muthos" et se traduit par "discours" ou "récit". Récit qui devient toujours fabuleux.

Le mythe évolue en fonction du paradigme politique et de la culture qui l'héberge. Cataclysme destructeur, déluge, font partie des mythes d'où naissent les croyances.

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Mythe de l’Émergence d'origine africaine et mythe du Plongeon eurasiatique. La génétique des mythes s'accompagne du psyché, était-il dit.   

Mais ma question "Etes-vous auto-immune ou polythéistes?" remettait le couteau dans la plaie.

Sous le couvert du "rififi au Saint-Siège", les schismes et les intérêts particuliers existent tout autant.

Entre la théorie et la pratique, entre ce qui émerge et ce qui reste sous le manteau, la marge n'est pas toujours étroite.  

L'intégrisme du message de Benoit XVI  avait presque créé un trouble entre conservateurs et progressistes de l'église romaine. 

0.jpgDepuis, le Pape jésuite, François, semble avoir repris les chose en main et a créé une certaine unanimité de vue avec une "audace réjouissante". 

"La foi chrétienne est une expérience, d'après un ami curé. J'ai fait cette expérience jusqu'à mes 13 ans, et ensuite, j'ai douté pendant 10 ans avant, un jour, de me rendre compte que je ne pouvais plus du tout vivre avec. La prise de conscience définitive, ce fut… au Vatican !", me soufflait un athée.

La foi, un mot qui a beaucoup de sens, qui dans le langage courant, désigne la confiance et une très ferme assurance dans l'espérance d'une chose. Mais, elle ne transporte pas les montagne, comme on l'entend dans les moments d'émotion. Elle tient par les c...

Si, la 'véritable' foi transportait les montagnes, à cause de cela, elle ne saurait être transportée elle-même, par simple décret administratif, dans l'âme de l'incroyant"0.jpg

Le croyant religieux n'éprouve pas le besoin d'avoir une explication définitive à toutes ses questions. 

Karl Marx disait que la religion était l'opium du peuple parce qu'il la considérait comme un dérivatif.

Des chansons plus ou moins contestataires sur le thème catholique. Quelle importance?.

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Etre laïc, ce serait ne pas prendre parti pour l'un ou l'autre. Un billet disait "Laïc, c'est le hic", pour dire que c'est aussi se sentir, quelque part exclu, de cette fameuse Arche de Noé. L'athée a toujours eu des problèmes pour se caser parmi ceux pour qui la religion est primordiale. Dénoncer le "privilège disproportionné dont jouit la religion dans nos sociétés dites laïques" en ferait partie. 

L'agnosticisme est une version attentiste, intermédiaire entre le croyant et le non-croyant non-théiste qui, attentiste, n'essaye pas de comprendre et que l'on peut concevoir avoir la Nature comme Dieu faisant fonction.

Les sagesses asiatiques nous aident à mieux vivre, est-il dit. Elles sortent partiellement du cadre des religions occidentales. Ce sont souvent des philosophies sans passer au stade de la religion.

0.jpgAlors, être athée, c'est quoi?

Beaucoup de synonymes à ce mot.

Un incroyant, tout d'abord. Qui nie l'existence de Dieu ou qui n'y verrait aucun intérêt...

Un libre penseur qui s'est affranchi de tout dogme religieux...

Ce  serait l'homme debout ou plutôt l'homme qui vit sa vie sur Terre sans penser à l'après qui croit en l'autre et en lui-même. 

Un mécréant s'affranchit des devoirs moraux par une vision plus péjorative.

Un infidèle qui ne comprendrait pas le bénéfice de la Foi religieuse, en quelques sortes.

Un athée est loin d'être un saint, mais il se doit d'être simplement responsable de ses actes, sans chercher à trouver un intermédiaire, un juge sinon celui qu'a apporté son éducation et son expérience.

L'acte de contrition, il le connait en lui sur le terrain de l'action et pas sous la confession. Il ne cherche ni reçoit aucun réconfort, ni compensations en résultat de ses actes et doit assumer ses réussites et ses échecs. Il aime le hasard.

Il ne se nourrit ni de l'étonnement, ni l'imagination face au mystère du divin. Le mystère, il cherche en permanence à le percer de manière philosophique ou par la recherche dite scientifique ou spirituelle. Il ne peut se nourrir de paradoxes pour dévoiler l'essence des choses dont il se nourrit. Il sait qu'il fait partie intégrante de la vie parmi d'autres types de vie sans se sentir supérieur. Il sait qu'il n'est qu'une étape, qu'il n'est pas un aboutissement dans la genèse et qu'au besoin de l'évolution, il pourra être dépassé par un autre être vivant encore plus efficace que lui.

Il sait que ce qui est bon pour l'un, peut devenir mauvais pour l'autre puisque son imagination ne peut jamais être déconnectée du rationnel et de l'environnement dans lequel il vit. Sa mort, pour lui, c'est passer le flambeau dans la course relais en un cycle continu de l'organisme simple au plus complexe. 

0.jpgLa recherche de la vérité dite "scientifiquement correcte" qu'il trouverait, ne serait qu'une réalité temporaire avant une autre en perpétuel chantier. Ce qu'il ne peut expliquer aujourd'hui, il a le pré-sentiment de pouvoir le faire demain ou après demain.  

Ceux qui croient, peuvent y trouvent une raison de mieux vivre et de moins souffrir dans l'espérance. Ils ont le droit de le faire à chercher des fidèles par la publicité comme c'est actuellement le cas sur Agoravox.

Le biologiste et chef de fille des Nouveaux athées, Richard Dawkins, entendait démontrer que "Dieu est très peu probable, inutile et nuisible" dans son livre "Pour en finir avec Dieu". Il avait déclenché d'énormes polémiques surtout aux Etats-Unis.  

Je n'irais pas jusque là.

Quand les religions cherchent à imposer leur vision du monde par la force ou par ingérence dans l'esprit pour en faire des disciples qui ne réfléchissent plus, il y a problème.

Parler de religions, de foi est souvent une opération à risques. Nous sommes dans un état de guerre latente entre les religions qui ne date pas d'hier. Une hache de guerre, enterrée mais qui ressort à fleur de peau dès la première incartade.

0.jpgWikipedia dit que "Le Coran condamne les « mécréants », incluant tous les non-musulmans mais aussi les adeptes des autres religions abrahamiques, qualifiés d'injustes, mais le verset 62 de la sourate 2 Al Baqara du Coran exclut de l'enfer et promet une récompense aux croyants, juifs, chrétiens, sabéens qui croient en Dieu et au Jour dernier et agissent justementIl indique ainsi que tous les mécréants sont condamnés à finir dans la Géhenne tant qu'ils persisteront dans leur conviction. Cependant, les lectures de l'athéisme en islam sont multiples et complexes et dépendent de l'interprétation faite du Coran. L'athée est considéré comme une personne dans l'« erreur » la plus profonde, personne qui sortirait de son « erreur » en commençant par respecter, tout au moins, les cinq piliers de l'islam. L'opprobre et les persécutions auxquels sont confrontés les musulmans ayant fait acte d'apostasie et devenus athées sont tels que le phénomène de l'athéisme officiel est inexistant et l'athéisme privé difficile à recenser".

0.jpgLà, on passe à la vitesse supérieure. Cette incompatibilité d'appréciation des réalités de deux mondes différents sous deux lois différentes, ne peuvent s'entendre et se confondre que par le doute mutuel dans une laïcité bien comprise. Ce qu'on observe est à côté de la plaque. 

Tout comme il y a des catholiques qui ne pratiquent pas en allant à l'église, il y a des musulmans qui ne prient pas cinq fois par jour et ne comprennent pas l'intégrisme.

0.jpgPour ne pas créer de polémique entre un athée et un croyant, il vaudrait mieux ne pas en parler et ne pas chercher à comprendre. Si comprendre ce qui est religieux pour qui n'a pas la Foi est difficile, comprendre les extrémismes de cette même Foi relève de l'impossible...  

A l'époque, j'avais lu "Je crois, moi non plus, dialogue entre un évêque et un mécréant", Ni l'un ni l'autre, n'étaient parvenus à se convertir dans la doctrine de l'autre.

Dialogues de sourds? C'est comme si nous vivions sur des planètes différentes.

Avoir la Foi en Dieu ne s'explique pas plus que la Foi en soi ou en l'autre.

Mais, « contraria contraiis curantur » disait une locution latine et changer de conviction ne se produit que dans une période de remise en question, de fragilité ou par la force.

La belle parole de Dieu donne, malheureusement, un très bon alibi pour d'autres buts moins avouables.

Toute doctrine peut s'interpréter différemment. Même les incroyants peuvent vivre sans problèmes avec les croyants... si chacun le veut.

Une reprise d'une chanson de Daniel Balavoine pourrait-elle l'expliquer, ce fait d'être athée?  

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"Carpe diem". Je parlais de bilan de l'été dans chapeau de ce billet. Une envie me prend de relancer le billet "Vivement l'automne". Pas question de chanter "Tout va très bien, Madame la Marquise". Entre Ukraine, la Malaysianne Airlines, le bisou du mur des lamentations qui devient en coran alternatif des baffes roquetteuses, l'EI qui se change en tache huileuse, les mini-tornades qui font penser aux yankees sans se déplacer, l'Ebola qui parachève le travail, y a de quoi s'envoyer en l'air avec quelques antidouleurs dans la valoche. Tout cela est à envoyer en soins intensifs.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Un athée est un homme qui croit qu'il est là par accident.  », Francis Thompson
  • « Il est difficile d'être athée, de se passer du petit zeste sacré, car on a toujours un Dieu quelque part.  », Patrick Grainville
  • « Vous me demandez si je suis athée ? ... Je suis plus intéressé par notre vin d'ici que par leur au-delà.  », Francis Blanche
  • « Catholique par mère, musulman par mon père, un peu juif par mon fils... et athée grâce à Dieu.  », Marcel Mouloudji

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1.jpgL'occident s'organise après s'être effrayé.

 

Le livre de Philippe Geluck "Peut-on rire de tout" avait un chapitre au sujet des musulmans.

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"Peut-on rire des musulmans ?  

Oui, mais à tes risques et périls.  Les musulmans cultivent plus volontiers la pastèque ou les dates que sens de l'autodérision, mais il y a plusieurs degrés comme pour le judo reconnaissable à ceinture. Le sommet de l'échelle de Richter de la foi, c'est quand ils refusent aux enfants l'histoire des "Trois Petits Cochons". 


Peut-on rire de Dieu ?  Oui, car il l’a bien cherché. 
Faut savoir que Dieu a créé la main sur la couture du pantalon, que cela ne se discute pas et même ce qui fait du bien doit être proscrit et, donc, pas prescrit. 

 


0.jpgMise à jour 29/09/2014: Ouverture du procès contre les ShariaForBelgium.

Mise à jour 12 mars 2015: Les cours de religions facultatifs

Mise à jour 06 mai 2015Parler de civile comme Gabriel Ringlet, voilà la meilleure solution comprise par tout le monde:

podcast

Mise à jour 26/05/2015: Jean-Claude Carrière était interrogé au sujet de son livre "Croyance"

podcastpodcast

 

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Mise à jour 27 aout 2015: Bruno Coppens réagissait au sujet des iconoclastes de Palmyrepodcast

24/08/2014

Un arbre, des bégonias et des jeux

... pour paraphraser la locution latine "Panem et circenses"? Non. Trois événements à rassembler en deux weekends à Bruxelles, pourtant. Un arbre planté appelé Meyboom, un tapis de bégonias et un festival de jeux.

0.jpgChaque année, le 9 août, issue de légendes médiévales, la plantation de l'arbre de mai (ou arbre de joie) est un événement populaire et typique. Une tradition folklorique, suite à une légende assez cocasse: en 1213, dans le lieu-dit "Marais aux Cygnes", lors d'une noce, des Bruxellois étaient venus ripailler et déguster de la lambic à bon compte hors des murs de la ville pour éviter la taxe communale. On ne sait pourquoi, leurs éternels rivaux, les Louvanistes, vinrent chercher querelle et furent repoussés.

En 1308, Jean III de Brabant récompensa cet exploit par une fête qui, fusionnée avec les Serments des Arbalétriers, poussait à protéger la ville de Bruxelles des agressions par des villes voisines.  

Depuis, chaque année, un arbre est planté par les Bûûmdroegers ("Porteurs d'arbre"). 

Pourquoi un arbre? Un esprit écolo avant l'heure? L'histoire ne le dit pas. 

Ce 9 août, c'était un samedi matin. Beau temps. Manneken Pis, déjà vêtu pour l'occasion. Arrivé, devant le café du Meyboom, personne encore au départ de la procession. Tout était calme. Retour vers mes pénates. Je les ai retrouvés dans un estaminet de Schaerbeek, pendant qu'en principe selon la tradition, à l'extérieur les Gardvils, gardaient le hêtre sélectionné dans la forêt de Soignes quelques jours plus tôt.

Freddy Thielemans, l'ancien bourgmestre de Bruxelles, passablement éméché, un verre dans une main, a serré dans l'autre, la main de votre serviteur qui n'en demandait pas tant. Puis, il a fallu partir. Obligation de planter l'arbre avant 17 heures pour éviter la malédiction qui s’abattrait sur la ville.

Un scénario, presque digne d'un film comique d’épouvante? 

Des bus pour ramener la troupe à la rue du Marais pour chercher du renfort auprès des Compagnons de Saint-Laurent. Retour à la Grand-Place. Ouf, les géants Bompa et Boma sont là, portés par les Poepedroegers. Sauvés, l'arbre a été planté dans les temps..  

Porter un arbre reste un sport d'après ce qu'en disait le petit bourgmestre (et maire) nouveau.

Il était dit que Bruxelles ne pouvait pas se planter dans sa 706ème édition.

Au fait, que sont devenus les 705 autres arbres? Une nouvelle forêt bruxelloise?

Personne ne me l'a dit. Dommage que les voitures ne se plantent pas et ne restent pas immobiles. 

« L’arbre cache la forêt.  » dit un proverbe français



 

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Tous les deux ans, une composition florale de bégonias recouvre le temps d'un weekend, la Grand Place de Bruxelles.

Le weekend du 15 août, lui, a été désigné avec le spectacle d'un son et lumière, d'un feu d'artifice, d'un concert de jazz et présentations folkloriques. Ce fut la veille, l'inauguration. 

Pourquoi le 15 août? Parce qu'on a congé.

Pourquoi a-t-on congé ce jour-là?

Il peut y avoir tellement de raisons comme l'écrivait Marcel Sel.1.jpg

Les bégonias constituent l'essentiel des fleurs choisies pour la diversité des couleurs et leur résistance. Plus de 900 espèces cultivée dans la région de Gand depuis 1860. 

Découvertes au 17ème siècle dans les Antilles, la Belgique en est devenue la première productrice mondiale. En 1706, le botaniste français Charles Plumier donna le nom en hommage au gouverneur de Saint-Domingue.  

Tout avait commencé en 1971, à la Grand-Place, lorsque séduits par les tapis de fleurs d'Oudenaerde, des échevins de la ville décidèrent de reproduire l'idée à Bruxelles.

Il faut dire que la Grand-Place avait, avant, pris des airs de plus "grand parking à ciel ouvert de la ville", ce qui était, il faut bien le dire, tout à fait anachronique dans le décor baroque de la place. 

Jusqu'en 1986, l'organisation de cet événement resta irrégulière, puis on passa au rythme de biannuaire.

L'association "Tapis de Fleurs de Bruxelles" naquit en collaboration avec la ville, le Brabant et les commerçants "Francs-Bourgeois" pour réaliser une tapisserie de fleurs.

Un tapis dont le thème choisi reste un secret jusqu'au dernier jour. 

Un véritable travail artisanal exécuté par des bénévoles et des architectes paysagistes pour ce tapis de 75 mètres sur 24, constituée en une après-midi et inauguré le soir.

Trois cent fleurs au mètre carré, environ 750.000 bégonias.

Cette 19e édition célèbre les 50 ans de l’immigration turco-marocaine par l’édification d’un tapis de Turquie, d'Anatolie, au 16ème siècle. Manneken Pis avait encore sa valise en carton.

Une homogénéité dans l'orange, le rouge et le brun, qui avait nécessité certaines nuances supplémentaires sur 250 m2 de dahlias, d'écorces d’arbre pour le brun et d’herbe pour le vert.

Ce matin du 15 août, une drache naissante en jogging vers la Grand Place. 

Malgré la pluie, la foule était à l'arrivée. Beaucoup de touristes qui devaient remonter dans leur car après la vision du tapis, mais pas seulement.

Les thèmes des années précédentes:

  • 1971: Arabesques ornementales
  • 1976: Parcs et jardins
  • 1979: Le millénaire de "Bruocsella"
  • 1980: Le 150ème anniversaire de la Belgique
  • 1986: Les armoiries des corporations de Bruxelles
  • 1988: Tapis chinois du Sin-Kiang
  • 1990: Mozart
  • 1992: Capitale de l'Europe
  • 1994: Le 50ème anniversaire de la Libération
  • 1996: Jardin à la Française
  • 1998: Inspiration du nord-est de la Turquie
  • 2000: Dentelles de Bruxelles
  • 2002: Versailles
  • 2004: Art nouveau
  • 2006: Moyen Age et alchimie
  • 2008: Savonnerie avec fleurs de lys, roses et acanthes
  • 2010: Union européenne, Espagne et Hongrie
  • 2012: L'Afrique
  • 2014: La Turquie de l'Anatolie du 16ème siècle

« Le géranium, le zinnia, le bégonia distillaient en l'air le plus plat les arômes de la Champagne.  », disait Jean Gireaudoux 




 

0.jpgPuis, ce fut le Games Festival.

Le 17 août, même scénario dans le déplacement, mais avec un vent qui faisait voler les idées. Pas de Manneken Pis avec un jeu à ses pieds.

Perso, je ne suis pas un grand amateur de jeux.

Le jeu d'échec est considéré comme le maître jeu.

Un seul défaut, s'il fallait en trouver un, se le représenter à l'image de la société d'aujourd'hui: ses seules 64 cases, son nombre limité de pièces pour représenter le champ d'investigation, ses règles peut-être trop simples et trop immuables... avec la lenteur "stratégique" en plus qui fait cogiter les neurones dans leur bocal crânien.

Ce jeu a une histoire longue qui remonte à la nuit des temps.

Pourquoi ne pas la rendre plus en rapport avec les situations de l'actualité qui se complexifie à la vitesse grand V rendant les décisions de l'homme moderne en grand W?  

0.jpg

J'avais entendu qu'une version 2.0 était présentée dans ce Festival des Jeux.

A l'arrivée sur place, des joueurs sur la rue, le plus souvent face à des sortes de jeux de l'oie, sophistiqués ou non.

Le stand de ce joueur d'échec 2.0 qu'on annonçait "scénarisable" était dans la galerie. 

Un brin de causette avec le présentateur et en effet, plus de pièces et un champ d'actions plus étendus en faisait partie. 

Rien n'était encore installé. Je ne pourrai donc pas donner mon avis sur le jeu. 

Pourtant, j'ai eu l'explication sur ce qu'il pouvait représenter de renouveau et cela semblait répondre à mes souhaits. 

Une version 2015 était déjà prête. Une espèce de Wargame échiquéen qui aurait pour cadre l'anniversaire de la bataille de Waterloo.

Des experts de ce jeu dans sa version 1.0 pourront l'apprécier ou le dénier. 

Puis, m'est arrivé cet article, concernant la version 1.0, d'un joueur d'échec amateur du Guardian qui se demandait si c'était un sport de l'extrême?

Deux morts dans une compétition d'échecs à Tromsø. Il donnait comme conclusion « Nous avons tous besoin d’être en meilleur forme pour participer à ce jeu exigeant. La société doit reconnaître qu’il s’agit d’un sport qui exige des joueurs autant de tension dramatique, d'excitation et d'efforts que tous les autres sports. Une fois que ce fait sera admis, les deux joueurs, victimes d'échecs, ne sont pas morts pour rien ».

Bien. Mais, là, cela pourrait vraiment craindre avec cette nouvelle version 2.0.  

0.jpgTant que le jeu de société permet de ne pas voir le temps passer, bon ou mauvais, on se trouve dans l'acceptable avec à la base, une volonté de gagner par le Mat et l'acceptation de perdre implicite.

Si aux échecs, la sortie en Pat permet de garder l'honneur sauf, dans la vie, le Pat devrait peut-être mieux accepté. 

« Celui qui se libère, loin d'être incapable de jouer le jeu, le joue encore mieux car il voit la vie comme un jeu.  » disait Allan Watts

Bientôt l'automne et l'hiver, le moment de ressortir les jeux des tiroirs.

"La température définit votre prix d'entrée" disait les affiches de la pub dont je ne citerai pas le dépositaire ludique.

Cette fois-là, ce sera sans prix d'entrée à payer.




Conclusion:

La question était "Qu'est-ce qui réunit ces trois événements?".

Je dirais la tradition.

« La tradition, c'est la somme des valeurs vieillies.  » me contredirait Kazimierz Brandys.

Non, c'est plutôt tout l'art de l'inventivité à ajouter à la tradition.

Aujourd'hui, si ce n'est plus vraiment du pain et des jeux, le fait de boire et de manger ne peut jamais être dissociés de la tradition, d'un arbre, des fleurs et des jeux... 

Mais il faut savoir comment les présenter... 

 

 Les photos de tout cela, en un clic 

 

L'enfoiré,

17/08/2014

L'avenir à la burka?

Les grandes vacances sont bientôt finies pour beaucoup. Les journées raccourcissent. Mais, tout ne raccourcit pas, bien au contraire. Cet été, un article du Soir disait  "le monokini s'est fini" était assez révélateur de ce qu'on peut appeler le retour de la "pudeur protectrice" qui a repris l'allure de croisière qu'elle avait quittée pendant les trente glorieuses. 

0.jpgIl y a eu cet article du Soir, "Le monokini c'est fini" qui disait"Alors que dans les années 70 bronzer seins nus était en vogue, dorénavant le topless perd du terrain. Le rapport au corps a changé ainsi que la société. Apparu dans les années 60 sur la côte d’Azur quand Brigitte Bardot a fait tomber son haut de maillot, le topless fut popularisé en 1970.

À l’époque où les femmes brûlaient leurs soutiens-gorge en signe de liberté, elles s’exposaient également seins nus sur la plage.

Les hommes espionnaient sans se faire voir.

Les petits nichons s'exposaient pour la beauté du geste au soleil et des yeux qui n'en avait rien à cirer. C'est comme un jardin que l'on laisse à la maintenance d'un jardinier mais qui est là uniquement pour la beauté des yeux, sans pouvoir y toucher et encore moins s'y promener.

Au fur et à mesure du temps, le monokini est rentré dans les mœurs. Pourtant, à l’heure actuelle, il perd du terrain.

Selon un sondage réalisé par le Parisien en 2013, à peine 12 % des femmes font régulièrement du topless sur la plage. Les campagnes pour le cancer du sein et de la peau sont passées par là mais d’autres raisons s’inscrivent au tableau.  

La vidéo de l'époque s'en souvient:

Des canons complexants 

La société hyper-sexualisée dans laquelle nous vivons et la constante mise en avant de corps nus sont une des raisons pour lesquelles les femmes deviennent pudiques. Le sociologue Christophe Colera, auteur de "Nudité: Pratique et signification", explique dans les colonnes de l’Express qu’« il y a un sentiment de ’trop-plein’ d’images de nudité. Les canons de beauté dominants, avec leur forte emprise normative, y sont pour beaucoup ». De plus l’avènement des corps nus siliconés et retouchés ont donné des complexes à toute une génération d’hommes et de femmes. Face au nombreux défauts qu’ils estiment que leur corps comporte, les gens se rhabillent et c’est, désormais, comme cela qu’on séduit. Les femmes suggèrent tout en restant secrètes au lieu de dévoiler complètement leur corps. Christophe Colera lie pudeur et image de soi: «  Si 88 % des femmes se disent pudiques, ce chiffre est encore plus élevé chez celles qui n’aiment pas leur corps. Or, elles sont plus de la moitié à avoir du mal à s’accepter physiquement. La pudeur fonctionne aussi bien dans la protection de soi que dans les conquêtes. Une femme peut mieux se valoriser en se montrant pudique, inaccessible qu’en se déshabillant.

 

Une pudeur protectrice

Une nudité jugée plus attirante parce que suggérée expliquerait ce nouvel idéal de pudeur, mais pas seulement. Face au harcèlement de rue, les femmes prennent l’habitude de moins dévoiler leurs corps en ville comme à la plage afin de ne pas susciter des remarques désobligeantes. Une pudeur protectrice comme intégrée malgré soi, comme le raconte avec humour, lillustratrice Diglee.

 

Le défi de l’intimité 2.0

Ayant l’impression de n’être qu’un morceau de viande, les femmes deviennent plus pudiques, ce qui explique le recul du topless. A contrario, la nudité apparaît aussi pour certaines comme un outil de revendication comme en témoignent les Femen aux seins nus bariolés de slogans. Un combat qui rappelle celui de leurs aînées qui brûlaient leur soutien-gorge.

Moins politique, le #toplesstour en vogue pour le moment est aussi un outil de revendication. Pour affirmer leur liberté d’exhiber leur corps, plusieurs centaines de femmes ont choisi d’enlever le haut et de poser dos à la caméra. Plus qu’un simple buzz, le #toplesstour est également une manière pour certaines de rappeler qu’elles sont les seules maîtresses de leur corps. 

Les smartphones et les réseaux sociaux ont aussi participé à l’évolution du rapport au corps. Désormais, on peut se retrouver seins nus sur la toile sans avoir donné son avis. Amis, famille, inconnus prennent des photos à notre insu ou pas et à la vitesse de l’éclair, une photo de nous à moitié nu(e) se retrouve sur le fil d’actualité Facebook. Afin de se protéger, les femmes remettent le haut et assument les traces de bronzage. Le monokini était synonyme de bronzage parfait, désormais c’est secondaire face à la protection de son intimité.". 

"Le 4 juin 1962, la première photographie du monokini porté par Peggy Moffitt crée une grande controverse aux États-Unis et dans le monde. Cet événement marque le début des bars topless aux États-Unis. En 1963, le concepteur, Rudi Gernreich ne voulait pas commercialiser le monokini et n'y voyait qu'une protestation contre la société répressive. Indissociable de l'émancipation des Françaises, il est amplifié par la mouvance post-68. Aujourd'hui, il est passé de mode car trop banalisé. Ce serait moins une question de pudeur que de peur du jugement des autres, moins une question morale que de préséance esthétique".

Brigitte Bardot va atteindre ses 80 ans. Toute une époque. Cinq films pour les souvenirs: "Et Dieu créa la femme", "En cas de malheur", "La vérité", "Vie privée", "Le mépris".   

L'histoire du monokini s'achève donc. 

Les religions ont repris la main...

Demain, on remet le haut. Ok. 

Juste retour des choses ou retour de manivelle?

Un demi siècle pour une mode, ce n'est pas si mal. 

Tous les six films du "Gendarme de Saint Tropez" avec De Funes ont fait rire par leur innocence. Il faut suggérer plutôt que de montrer.

Dans la foulée, la minijupe fêtait aussi ses cinquante ans.


0.jpg

Le temps où on enlevait le haut avant d'enlever le bas s'achève et tout les vêtements s'allongent. 

Une affiche publicitaire qui serait peut-être censurée, aujourd'hui. --->>>

En 2008, la journée de la jupe  est devenu un symbole de plus. A l'origine, cette journée était un mouvement spontané de lycéennes. 

La séduction reste un jeu, mais elle a pris des allures plus psychologiques, plus sensuelles et amoureuses.

Le lit n'est pas uniquement fait pour dormir.

Tellement insidieuse cette séduction que l'on ne se marre plus, que l'on se marie de moins en moins et que l'on papillonne bien plus mais en secret ou dans la virtualité de la Toile. 

Un commentaire du premier article était le plus interpellant: "L'avenir à la burka

Ce n'est plus les seins de Brigitte Bardot qui feraient encore rêver. Elle s'occupe des animaux et plus des hommes.

Vive la pudibonderie comme le prêche le calembour de Brigitte Bardot, Frigide Barjot, avec le rire reste caché derrière un voile de pudeur...   

Serions-nous passé d'un extrême à l'autre en lançant une pièce en l'air pour voir où elle retomberait?

Tomberait-elle encore sur sa tranche en fendait la poire au puritanisme et à la pudibonderie? 

Mon épouse ne fait que répéter que les cheveux font toute la femme. Son coiffeur aussi d'ailleurs.

L'homme vient toujours de Mars et la femme de Vénus mais dans plus de discrétion. 

Notre époque manque de sourires et de rires. 

0.jpgEt en plus, cette semaine, Robin Williams, qui passait du rire aux larmes, est décédé des suites d'une dépression

Éternel enfant, il avait fait du rire sa manière d'être. Il laisse rien de moins qu’une œuvre, marquée par le goût de l’irrévérence, de la fantaisie, du refus de grandir et d'un amour immodéré pour la liberté.

0.jpgSon décès fait comprendre que «quelle que soit la célébrité ou l'argent, cela ne va jamais régler les problèmes de la vie réelle.

Le piège de la célébrité a été invoqué comme raison. C'est aussi remarquer que l'époque ne s'accorde plus avec l'humour mais s'est entichée de l'austérité.

Les producteurs de cinéma suivent leurs clients qui redemandent de la violence au cinéma puisque le tragédie a remplacé la comédie. 

Professeur de philosophie, il a rejoint "Le cercle des poètes disparus" là où les polémiques n'ont plus cours. 

Merci Mrs Doubtfire, merci Docteur Patch... 


Faire rire est toujours plus difficile que de faire pleurer.

0.jpgLes scènes du rires sont en berne en période de crises et d'austérités. 

Plus on est de fous, plus on rie?. 

Baliverne, c'est tout le contraire qui se produit, même entre interlocuteurs consentants, Pol et Mieke règlent leurs comptes avec l'austérité de bon aloi tout en râlant à s'en étouffer.

"L'optimisme, cela s'apprend", ai-je écrit.

Le suicide est le dernier tabou de nos sociétés modernes, constatait l'autre.

Le témoignage de cette infirmière de MSF qui s'est occupé de la maladie d'Ebola, est très explicite à ce sujet: 

0.jpgLe rire et le fou-rire existe, mais on est obligé de les rassembler au forcing dans des émissions du style de "Drôles de bêtisier" qui sentent le réchauffé à plein nez.

La dame qui était fatiguée de ces bêtisiers, n'avait pas tort. Il faut de l'originalité en tout temps..

La meilleure bêtise qui engendre un fou-rire, c'est celle qui n'est pas préparée, qui vient une fois quand on ne s'y attend pas.

Quand va-t-on ressortir les ciseaux et lancer le fameux "Coupez" du cinéma? 

En 1986, Roland Topor, maître de l'humour noir, avait écrit : "La plus belle paire de seins du monde".

Cette chimère aurait-elle faire tirer les vers du nez de certains?  

"Les bijoux de famille" sont toujours là pour faire rire... mais c'était à l'occasion d'un 1er avril 2009.

Thomas Gunzig, dont je vous ai servi tellement de cafés serrés, en a fait un livret et une pièce de théâtre avec le titre de "Et avec sa queue, il frappe". Le sujet: "Dans la rue, devant l’école, sous une pluie sans fin. Un père tente, poussé par une urgence qui nous échappe, de transmettre à son fils les clefs qu’il s’est forgées pour échapper à la peur de vivre. Il raconte son enfance, ses défaites, ses peurs, et sa fuite passionnée dans les films d’action.". Un petit bouquin de 77 pages, très amusant et que j'ai lu très rapidement.

Reviens-nous, en septembre, Thomas, avec la bande au complet. On en a besoin. 

Mon caricaturiste préféré, Vadot n'a pas complètement lâché la bride pour les vacances.

Je leur lègue ce billet mi figue, mi raisin.

Sur les plages, plus de poitrines au vent. Comme l'écrivait Paris Match, "Sur les plages souillées, c'est âge tendre et gueule de bois. A quel sein peut-on encore se fier?".

Ce sont les soldes partout. Les tarifs de la prostitution sont au plus bas.« La publicité d'ordre sexuel et la vente de sexe se produisent plus souvent en ligne si bien qu'il faut payer moins d'intermédiaires comme les proxénètes, les agences d'escorts ou les maisons closes".

Il y a un anmon épouse avait atteint la fin d'un traitement contre le cancer du sein.

Période noire et éprouvante dont je continue à consigner l'évolution. Elle n'a jamais joué à l'exhibitionnisme.

Aujourd'hui, Molière devrait modifier sa citation  de Tartuffe "Couvrez ce sein que je ne saurais plus voir". 

Le moral faisait partie du traitement et j'avais pris la résolution d'ajouter une touche d'humour, un brin de sourire aux conversations.

Cela marche vaille que vaille, mais quand on n'a rien d'autre... 

Difficile de rire de tout et de rien dans ces circonstances quand la maladie guette.  

Mes billets, censés parler de la pluie et du beau temps du monde dans lequel nous vivons, n'en étaient pas dépourvus.

Thérapie, philosophie ou principe de précaution? 

Un peu de tout cela si c'est un état d'esprit qui protège comme un bouclier à partager à deux. 

« Il y a des jours "avec" et des jours "sans". Les jours "sans", faut faire "avec". Pourquoi se la péter avec nos fringues alors que nos meilleurs moments, on les passe à poil.», me soufflait quelqu'un de bien intentionné.

Pourquoi l'homme est-il attiré par les seins d'une femme?

J'ai cherché et j'ai trouvé une raison "scientifiquement vôtre": "elle viendrait d’un circuit de neurones particulier servant à favoriser l’attachement d’une mère pour son petit pendant l’allaitement, mais aussi à son partenaire qui stimule la poitrine durant les rapports sexuels. En caressant les seins, les hommes pousseraient les femmes à les aimer davantage…".

Cherchez pas Docteur Patch, c'est dans la tête que tout démarre. Le cœur essaye de suivre.

Tout le monde connait le Zizi de Pierre Perret. Cette chanson a fait son succès. 

Bien avant elle, en 1968, il avait écrit une autre chanson, moins connue, pas bégueule, celle-là.

 

Cette chanson ne réveillerait-elle pas la nostalgie du passé au besoin jusqu'en noir et blanc en réapprenant à rire comme dans le temps?

 

L'enfoiré,

 

PS: Dernière minute: un droit et un devoir de réponse au dernier commentaire de Samuel après quelques échanges concernant Agoravox. Repris dans celui-ci, il n'était pas annexer à son article et plus au mien. Il y a des moments où il faut prendre du recul sur les choses de la vie.

 

Citations:

  • « Si on te pelote le sein droit, tends le gauche.  », Jacques Sternberg
  • « Les jeunes gens prennent tout au sérieux bien qu'ils ne sachent pas donner leur sérieux à ce qu'ils prennent.  », Max Jacob
  • « Ne faites pas rire au point de prêter à rire.  », Héraclite d'Ephèse 
  • « Mes lunettes, c’est ma burqa à moi. Je suis un peu myope, et les myopes, quand ils retirent leurs lunettes, ils ont un air de petit chiot mignon qui veut se faire adopter  », Karl Lagerfeld   

 

Mise à jour 12 juillet 2015: ARTE Minijupe tout court 

10/08/2014

Presque humain?

Les humanoïdes arrivent. La science fiction et le cinéma nous y avaient habitué. Un titre comme "Le triomphe de l'IA" apparaît dans la presse scientifique.  Un sujet à se mettre sous la dent qui ne manque pas de piquants et de pixels....

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En 1964, Isaac Asimov écrivait "En 2014, les robots ne seront ni répandu, ni très performants, mais ils seront présents".

Nous y sommes et 2,8 milliards d'euros ont été injectés dans la recherche en robotique.

En 2013, le billet "Une intelligence pleine d'artifices" était une mise en bouche.

A la télé, à ce moment sortait le feuilleton "Real humans" montrait assez bien ce que pourrait être l'utilisation d'humanoïdes, appelés "hubots" (même si certaines extrapolations déraillaient vers la fin). 

Plus récent, le feuilleton "Almost human" a repris le flambeau en juillet avec un aspect plutôt négatif, plus violent.

Le film 'Lucy" qui vient de sortir, aborde le cas d'une molécule expérimentale qui absorbée, décuple les facultés physiques et psychiques du cerveau de l'homme. L'axiome étant que celui-ci ne serait utilisé qu'à 10% de ses capacités. Légende habilement utilisée dans cette fiction, car ce serait plutôt 10% de ce que l'on connait réellement du cerveau dont il faudrait parler.

Pas à dire, le cerveau intrigue et passionne.

Les humanoïdes arrivent

Le petit robot ASIMO (Advanced Step in Innovative MObility, « des jambes aussi » en japonais) a été présenté à la presse. Robot de recherche de Honda, non commercialisé, prêté pour quelques événements publics, loué par de grandes entreprises comme IBM, il existe pour remplir la tâche d’hôte d’accueil. À terme, il devrait pouvoir venir en aide aux personnes handicapées, âgées ou malades et effectuer des tâches dangereuses pour les humains. Il reconnaît ses interlocuteurs au premier contact. Il pouvait utiliser tous ses doigts avec un capteur tactile sur la paume de la main et un détecteur de force incorporé dans chaque doigt, ce qui lui permettait prendre une bouteille d’eau et dévisser son bouchon, tenir une gobelet en papier sans l‘écraser.

"Reem-C" de Francesco Ferro peut marcher à une vitesse de 1,5 km/h, avec une charge utile de seulement 10 kg et une autonomie de 3 heures en marche continue, s'asseoir, parler 32 langues, reconnaître les visages et les voix avec son scanner en QR code, ses capteurs de mouvements, les lasers au pied, une caméra dans les yeux et arriver ainsi à la syntheligence qui émule la conscience humaine.. Son prix, 300.000 euros.

"Romeo" de Aldebaran Robotics vous veut du bien... C'est bien sûr...

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Leurs concepteurs disent même que ces robots ne remplaceront que les emplois répétitifs et que les robots ne détruiront jamais les hommes. On voudrait les croire. 

Otanaroid et Kodomoroide, deux hôtesses androïdes, plus vraies que nature au point que l'on ne puisse faire la différence avec un être humain, attendaient les visiteurs au Musée Miraikan de Tokyo.

 Les émotions, l'autonomie, leur côté "sexy", tout interviendrait pour les rendre acceptables à l'homme, pour rendre les robots plus analogiques. « Cela va nous fournir un important retour d'informations alors que nous explorons la question fondamentale de savoir ce que c'est d'être humain. Et nous voulons que les robots deviennent toujours plus intelligents.», disait Ishiguro, leur concepteur.

Etudier les robots pour mieux se comprendre.   

 

Le triomphe de l'Intelligence artificielle?

"Pour l'humanité, l'intelligence artificielle est peut-être plus dangereuse que les armes nucléairesIl faut agir de manière très circonspecte avec la technologie. Espérons que nous ne soyons pas le chargeur biologique d'une super-intelligence numérique", disait Elon Musk. 

En mars, il avait investi dans le nouveau projet Vicarious, en collaboration avec le PDG de Facebook, Mark Zuckenberg et l'acteur Ashton Tucker. Ce projet vise l'élaboration d'une intelligence artificielle et la construction d'un ordinateur qui pense comme un homme, mais qui, selon le concepteur n'a besoin ni de nourriture ni de sommeil. « Vicarious développe des logiciels d'apprentissage automatique basé sur les principes de calcul du cerveau humain», explique le site web de l'entreprise. 

Certaines personnes ne craignent pas les éventuelles évolutions négatives de l'intelligence artificielle. Selon Ray Kurzweill, les hommes biologiques ne seront jamais dépassés par les ordinateurs. L'homme s'élèvera en effet à un niveau supérieur grâce à l'intelligence artificielle.

Alors, danger ou non? Si on commençait par le départ?

 

La reconnaissance faciale  n'est pas neuve, mais elle accélère sa stratégie en fonction des demandes de départements comme ceux de la justice.

Chez l'homme, la reconnaissance faciale est ancestrale et ne nécessite que 200 à 400 millisecondes pour reconnaître quelqu'un de connu ou de reconnu dans la rue pour les physionomistes les plus efficaces.   

Plusieurs réseaux neuronaux sont sollicités et mis à contribution pour cette reconnaissance. La cartographie du visage, nous la pratiquons par la morphologie, par des souvenirs de voix, de réflexions qui privilégions certaines faces plutôt que d'autres.

L'homme possède un catalogue de faces de 100 à 200 personnes au maximum, catalogue qui s'efface, avec le temps, pour être remplacés par d'autres. 

Avec le "big data" à sa disposition, la machine est moins efficace en qualité, mais plus en quantité ou elle est imbattable.

Elle procède d'ailleurs autrement en filtre les informations entre les candidats potentiels et l'élimination de celles qui correspondent à des images "nuisibles" à la recherche.

Neuf couches de filtres sont réalisées pour aboutir à une signature en bout de chaîne. Signature qui peut entrer en comparaison avec une base de données créées par les mêmes techniques. 

Elle doit seulement espérer qu'un visage ne soit pas caché partiellement pour donner des résultats. La pixellisation en 3D améliore encore le rendement. 

Les technologies se sont intéressées à la reconnaissance automatique.

La reconnaissance de visages par logiciel, au travers des photos qui se trouvent sur l'ordinateur, ne sont pas là pour la reconnaissance, mais, pour seulement, retrouver des personnages qui font partie d'une photo avec un paysage.

Faire vieillir une personne artificiellement pour tenter d'imaginer ce qu'elle est devenue physiquement après de nombreuses années est déjà acquis.

Les portraits robots des meurtriers du Brabant wallon dans les années 80 a servi pour chercher les auteurs. A cette époque pas de vidéos, pas de logiciels informatiques.

Les caméras de vidéosurveillance se sont multipliées mais après cette époque. La seule restriction, avoir un pourcentage suffisant de la face. 

Le meurtrier présumé dans le Musée des Juifs à Bruxelles portait une casquette et tenait la tête vers le bas et les caméras n'étaient pas placées au bon endroit. 

Le Science & Vie de juillet avait un article qui avait pour titre "Le triomphe de l'IA par la reconnaissance faciale".

Les algorithmes de reconnaissance faciale se sont perfectionnés à tel point que les erreurs d'identifications diminuent plus vite que prévu avec l'aide de la technologie informatique.

La dernière "Conference on Computer Vision and Pattern Recognition" en avait surprit plus d'un.

Normaliser une expression donne de plus en plus d'indices quand il s'agit de chercher un individu.

En 2011, il y avait le "Tag Suggest" mais il avait été interdit en 2012 par l'UE.

0.jpgDepuis, le logiciel "Deepface" de Facebook est en gestation et réussit ses reconnaissances dans 97,25% des cas en changeant les techniques d'approche.

Il pourrait même être détrôné par le projet de l'imagerie "GaussianFace" qui atteindrait des résultats plus satisfaisant avec 98,5% de réussites.

Le projet "NeoFace" de NEC est déjà utilisé par la Police de Chicago.

Google n'est pas en reste avec son "NameTag" en répertoriant 2 millions de visages par jour.

La NASA intercepte des millions de photos par jour.

Le FBI crée son propre outil système avec un budget de'un milliards de dollars.

Les cycles de vie d'un matériel technologique deviennent de plus en plus courts.  

Les nouvelles technologies "se mangent" entre elles. Le lancement de l'une d'elle est très vite dépassé par une autre.

 

"Les robots pourraient occuper la moitié de nos emplois" 

0.jpg"La machine et l'intelligence artificielle vont-elles mettre l'homme au rancart?".

Le titre et le sous-titre d'un article du "Le Soir" du 21 juillet.

Sujet à la mode, par excellence, mais qui arrive un peu tard.

En Belgique, 50% des emplois sont susceptibles, d'ici une ou deux décennies, d'être occupés par des robots. 

Les fileurs, les tisserands parlaient de la "Révolution industrielle" comme les "mécaniques de coton. En 1786, à Leeds, dans une pétition, ils posaient les questions "comment ces hommes qui ont perdu leur emploi pourront-ils survenir aux besoins de leurs familles? Où pourront-ils mettre leurs enfants en apprentissage? ".

Les machines "tueuses de bras" inquiétaient déjà. Le luddisme, réprimé par le gouvernement anglais, s'en suivit. Le textile, l'imprimerie, l'agriculture tombèrent aussi sous le joug de la machine. Mais les craintes ne furent pas "matérialisées" (curieuse expression de la langue). Le progrès technologique, les gains qu'il apportait avec l'énergie bon marché ont permis de lisser les bénéfices dans un certain partage. Une nouvelle classe moyenne en col blanc, favorable aux travailleurs qualifiés, ont ainsi permis de faire oublier les pertes d'emplois industriels, souvent remplacés par des jobs moins rémunérateurs dans les services. L'automatisation restait encore dans le domaine des tâches routinières.

Le deuxième âge de la machine, un néo-luddisme, a été celui de l'ordinateur qui, destiné tout d'abord aux entreprises, est passé dans la population.

Le Traitement de l'Information et des Communications (les TICS) étaient nés et créaient un premier impact. 

Mais, c'est la dernière lettre "C" de l'acronyme des TICS qui a ouvert toutes les vannes de la connaissance et du partage d'informations et du commerce au niveau mondial. Son égérie, Internet a brisé les barrières pour le meilleur et pour le pire.

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Les moins qualifiés ont été les premiers sur la liste noire. Les travailleurs dans le transport, l'administratif, les services et la logistique en furent secoués de manière substantielle.

La deuxième couche est aussi touchée. Cols bleus et blancs dans la construction, les services, la banque, l'assurance, la justice, la médecine, ont aussi été concerné dans une nouvelle révolution culturelle. Les robots peuvent gérer les cultures, l'apprentissage des matières à enseigner. L'imprimante 3D, permettre de (pré-)fabriquer presque n'importe quoi.

La technophobie n'est pas loin. 


 

Conclusions:

En résumé, tout est devenu possible.

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La seule restriction: robotiser doit être économiquement rentable et être accepté par le client potentiel. Le fait d'avoir des robots à la maison pour aider des personnes âgées, n'a pas le même impact, ni la même fonction que le robot qui est là pour laisser les autres humains inactifs et sans moyens de subsistance.

Une société de temps libres serait-elle en marche pour meubler les "temps morts"?

Le vieillissement à une rythme inédit de sa population, le Japon a manifestement choisi cette voie pour faire payer les retraites des gens âgés par le travail que produit des robots.  

Le Japon n'a qu'une immigration limitée à 1,6%. Ce serait donc une sorte de rétrocession des bienfaits de la robotisation qui ne serait plus uniquement captée aux bénéfices des seuls propriétaires de robots et aux hyper-qualifiés qui engendrerait la disparition de la classe moyenne et le chômage de masse.

0.jpgEn Chine, là où la main d'oeuvre est moins cher, les robots humanoïdes existent aussi.

Les challenges prennent deux directions.

Celle qu'imaginait la fiction de "Lucy" pour améliorer les capacités de l'homme lui-même. 

Le rendre plus génial que la machine et transcender les robots avec ses propres neurones en mode "turbo" dans tout ce qui nécessite sa concentration. 

Le 20ème siècle a été le siècle qui s'est occupé du cœur. Le 21ème sera celui du cerveau ou aura raté sa vocation de progrès.

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A l'exposition internationale de New-York, en 1964, le romancier Isaac Asimov, était interrogé pour faire des prévisions pour cinquante ans, en 2014. Il s'est trompé sur un point les automobiles qui rouleraient sur air comprimé.  

Mais il ne s'est pas trompé quand dans la cuisine que l'on ferait des auto-repas, que les communications se feraient par vidéo-conférences visuelles et auditives, que les robots envahiraient la vie de tous les jours, que la population atteindrait 6,5 milliards d'individus dans le monde, que la situation démographique empirerait à cause de l'automatisation, avec une humanité asservies aux robots, ce qui créerait une crise morale, que seule quelques professions de routine subsisteraient. Nous n'existons pas encore dans une société sans âme, mais... c'étaient des prévisions. 

"Le savoir scientifique a des propriétés fractales: quelle que soit l'étendue de nos connaissances, ce qui reste, aussi petit que cela paraisse est aussi infiniment complexe que la totalité d'était au début. Voilà, je crois, le secret de l'Univers", disait Isaak Azimov 

Pour l'humanoïde, répondre aux trois lois d'Azimov est une question d'instructions et de programmes, pas trop difficile à réaliser en définitive: 

  • Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » 
  • Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » 
  • Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Un article récent de Mariane posait la question "Faut-il épouser un robot?" sous l'angle d'une réponse à "Adieu, solitude, ennui, corvées? De là à entrer dans l'ère du robot sentimental... ", il y a encore du chemin à parcourir. 

0.jpgUne question me vient à l'esprit, tout aussi bizarre "n'est-il pas dangereux de reproduire tous les sentiments humains dans un robot?".

La communication entre humains et humanoïdes, n'est pas un réel problème. Si on accepte le low-cost comme méthodologie de vie.

L'intelligence artificielle pourrait être seulement basée sur la physique en respectant une logique numérique et binaire. Bien explicités, bien structurés avec intelligence sous le contrôle d'algorithmes les plus simples possibles, les problèmes des humains pourraient se résoudre sans tension et corriger les travers de nos sentiments humains et de notre trop plein de complexités.

0.jpgLa concurrence avec l'humanoïde existerait pour corriger les travers de l'homme en lui montrant ce qu'il aurait à corriger pour que les projets aillent mieux et pas être la représentation des humanoïdes dans le film américain i,Robots.

Faire mieux que l'humain, gérer à l'économie et pas uniquement se mettre au diapason de l'homme en le copiant ne serait pas un plus, non plus.

"Presque humain" était la question de départ.

Comme informaticien, j'ai fait partie du départ. Je savais que cette activité allait aller très vite bouleverser la manière de vivre des humains. Quand on ajoute les moyens nécessaires, on arrive toujours à ses fins. Des jeunes d'aujourd'hui ont repris le flambeau. La devise a toujours été "prévoir et puis agir avec ce qu'on a déjà en stock".

Dans l'histoire, les bugs étaient du parcours. Puis les machines se sont contrôlées entre elles, réduisant ceux-ci avec une résilience qui permet de continuer de fonctionner en cas de panne

La vraie "syntheligence" impliquerait que l'humanoïde synthétise, prennent des initiatives efficaces, dépasserait les connaissances apprises, s'auto-programmerait et en finale, y trouverait du plaisir en communion avec les humains et en leur étant un garde-fou avec l'éthique humaine qu'il aurait enregistré. Ce qu'il ne veut pas dire que ces belles machines ne resteraient pas amendable pour corriger ce qui n'avait pas été prévu.

Dans ce cas, ce nouveau challenge est-il pour qui?

Pour l'homme ou pour le robot dans l'amour à la machine à la cherche de la couleur d'origine pour les faire revenir?

05/08/2014

Et la guerre 14 arriva

Hier, le 4 août, était commémoré le début de la guerre 14-18 en Belgique. Une dizaine de chefs d’États à Liège, Louvain et Mons participaient dans l'opération "Devoir de mémoire". Quelques réflexions s'imposent.

"Au cœur de la tourmente" parlait de cette première guerre mondiale 14-18 à l'occasion de son centenaire qui approchait.

La Belgique au centre du monde pour un hommage mondial avec 89 pays présents.

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La semaine avant l'invasion de la Belgiquedu 26 juillet au 3 août 1914, jour après jour, le rappel de ce qui l'a généré et ce qui s'en  est suivi (vidéos). 

L'Europe doit-elle se souvenir de ses divisions ?

Les guerres de notre temps ne manquent pas. Le devoir de mémoire fait partie intrinsèque de notre champ de vision quotidien.

0.jpgLes alliances existent toujours entre certains pays. L'idée de l'Europe fédérale plane alors qu'elle est une confédération et semble assurer la paix.

Dans la population, règne un sentiment d'insécurité, une impression de déjà vu avec les guerres Israël-Palestine, Russie-Ukraine, Syrie, Irak, Mali, Libye...

Une histoire en cycle, sans fin. Des personnages au sommet qui arrivent à fantasmer, qui sont renversés avant que des milices rivales, les clans reprennent le travail de sape. Ce sont les civils qui encaissent parfois plus que les militaires.

Pour ce devoir de mémoire, les médias n'ont pas lésiné sur la dépense. Pas un jour sans qu'il n'y ait un rappel, un film, un feuilleton, une rétrospective, une allusion aux deux guerres. 

Amalgame pour amalgame de l'histoire, il faut remarquer que cela marche.

0.jpgCet article "La troisième guerre mondiale approche" n'en est qu'une manifestation de plus.

Un commentaire remettait la tête sur les épaules: "la prose catastrophiste, c’est l’arme ultime de l’oligarchie que vous prétendez (sûrement) combattre! Vous jouez leur jeu: continuer à maintenir les gens dans la terreur, pour qu’ils n’aient pas le temps de réfléchir aux profondes mutations que notre monde est en train de vivre. Favoriser les réactions inconscientes de la masse, pour qu’elle continue à consommer bêtement. Je ne vous en veux cependant pas, puisque vous êtes certainement fort convaincu de la véracité de vos propos et de l’imminence du désastre. Simplement, je vous plains, étant passé par là, je sais que ce n’est pas plaisant de vivre constamment dans la peur.".

Les guerres économiques, les populations en ont pris l'habitude en temps de paix.

S'il est vrai que les alliances entre des pays avec l'esprit nationaliste existent toujours, les populations se sont affranchis de l'ignorance par l'éducation. Pas d'amalgames entre le passé et aujourd'hui.

L'éducation aurait pu permettre de s'en extraire.

Les résultats désastreux que peuvent apporter une guerre moderne, perdent de leur efficacité de réflexions face à la noblesse du patriotisme.

Les conversations citoyennes au travers de la Toile ont réactivé les thèses les plus folles indépendantistes et de patriotisme d'antan. Si la famille est devenu l'entité de base, la mondialisation est partout et s'expatrier semble le seul moyen de sortir du jeu de "Guerre et Paix".

14-18, première Guerre Mondiale? 

Faux. Ce serait oublié la "Guerre de Sept ans" qui commença en 1754 et qui entraîna deux blocs antagonistes avec l'Angleterre, la Prusse et le Portugal d'un côté et la France, l'Autriche, la Russie, la Suède et l'Espagne de l'autre. L'enjeu, les possessions d'Outre-mer. En 1763, le traité de Paris organisa la "remise des prix" dans laquelle la France avait perdu. 

0.jpgLa leçon de la Guerre 14-18 pour la Belgique 

Alors qu'après la guerre, le pays est sur les genoux. De grandes réformes sociales après la reconstruction pour engendre les "Golden Twenties".

La doctrine Galopin qui comme industriel, avait fait partie de la FN de Herstal et qui devint directeur à la Société Générale mais qui fait une erreur de casting qui mena à la disparition progressive des centres de décisions belges.

0.jpgLes dommages de guerre en 1918, il y en eu. Fantasme de la Grande Belgique, Albert Ier fut présenti comme Roi de Jérusalem, héritier de Godefroid de Bouillon. Mobile, encore une fois, business, religion, idéologie... L'avoir été aurait été plutôt chaud aujourd'hui. 

Une guerre entraîne toujours la barbarie. 

Garder raison, c'est se dire que cette commémoration n'est pas à mettre dans la rubrique "Loisir" ou "Fête" dans laquelle certains médias la plaçait.

Pourquoi? 

"On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels", disait Michel Collon.

"La politique est une mauvaise pièce de théâtre dans laquelle joue de bons acteurs", disait Bart De Wever en fin limier. La guerre n'est certainement pas le meilleur moment pour parler d'humanisme mais certains persistent et signent pour la pratiquer sans aucun humour. 

"Donner sa vie pour qui, pour quoi?"

Pour se voir honoré comme héros à titre posthume?

Résister, oui, il faut le faire, surtout aux mouvements de masses et de la propagande. Comprendre entre les lignes ce que prônent les discours.

L'augmentation de la démographie, de la masse ouvrière, inquiétait déjà. Meubler le temps par des victoires, temporiser devenait une solution contre toute les révolutions à ne pas négliger.   

Est-ce manquer de respect de parler ainsi pour ceux qui sont tombés au chant d'honneur?

0.jpgC'est tout le contraire. C'est pour les remercier d'avoir donné leur vie, pour avoir ouvert les yeux de ceux qui sont restés en vie pour qu'ils aient plus de chance de vivre libre à leurs suivants dans une Europe unifiée, aujourd'hui dénigrée.

Ce billet ne pouvait pas paraître hier, le 4 août. Il n'y avait rien à fêter.

Une commémoration d'accord, en parler mais pas vraiment une célébration avec des people.

0.jpgLa vraie fête, ce serait à la rigueur, le 11 novembre 2018, le centenaire du jour de la fin de cette guerre 14-18. Soi-disant, la Der des Der.

Je termine la lecture du livre "La Chute des Géants". Tout son intérêt réside dans le fait qu'il y a une imbrication des personnages anglais, allemand, français, américains, riches et pauvres qui ne sont pas pris comme des anges ou des démons, mais les deux à la fois.

Plus jamais ça...

"Aux armes ou aux larmes, citoyens"...

Avec un peu de romance, cela passe mieux.

 

Photos, vidéos et images de l'époque


 

L'enfoiré,

 

Revivons notre histoire

 

Citations:

Une autre chanson de Brassens vaut le détour "Les deux oncles"

 

Mise à jour 20 février 2015: Un parallèle avec la crise en Ukraine: un tournant et à un carrefour dans l'histoire à chercher à comprendre l'adversaire:

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