07/11/2012

The best is yet to come

"Four more years for Obama, the 44th président of Unided States of America". L'écart n'avait jamais été aussi faible entre le challenger, Mitt Romney et Barack Obama. Pour certains, les jeux étaient déjà faitsDuel idéologique, mais aussi religieux. Le candidat challenger à la présidence des USA, était devenu la coqueluche des Mormons. Pourtant, cette religion était moins intéressée à la politique qu'aux affaires

0.jpg

"What we think, or what we know, or what we believe is, in the end, of little consequence. The only consequence is what we do.". Des paroles de John Ruskin. On ne peut plus vrai.

En dehors des USA, difficile de comprendre les élections présidentielles américaines et les Américains eux-mêmes. Le processus électoral en indirect avec les Grands Électeurs de chaque État qui ne fait pas remporter l'élection à la majorité tous les votes de la population. Ce qui mène, comme en 2000, GW Bush contre Al Gore alors que en direct ce dernier aurait gagné.

Les "Swing States" comme l'Ohio qui a toujours plébiscité le vainqueur, l'ont fait une nouvelle fois. 

Les États-Unis se disent laïcs, pourtant il est quasiment impossible d'être élu sans faire preuve d'une religiosité ostentatoire comme preuve de moralité. Un non-croyant, un athée, n'a aucune chance. 

0.jpg

Instrumentaliser sa foi est un "must". La religiosité décomplexée d'Obama ne l'a pas empêché de prêter serment la main sur la Bible. La devise des Pères fondateurs "E pluribus unum" avait été abandonné pour "In God we trust". Le président est devenu une sorte de pasteur en chef de la nation.

La liste des religions qui tournent autour du Christ est longue: "Religion civile", "Born again", "Baptiste", "Evangélique", "Pentecotiste"...  Ces élections de 2012 sont les premières à ne pas être WASP (White, Anglo-Saxonne, Protestante). Jerry Falwell a été le fondateur de Moral Majority, comme baptiste télévangéliste. Les médias, la télé et Internet sont les outils de base de la propagande. Noam Chomsky ne fait que le constater et de le contester. Le pasteur Terry Jones en a fait une croisade personnelle contre l'Islam en diabolisant Obama.

0.jpg

L'agressivité dans les débats surtout du côté républicain se retrouvait sur les réseaux sociaux. Une campagne qui durait depuis plus d'un an, arriva à tel point que plusieurs Américains en avaient marre de ne plus entendre que ces deux noms qui s'infiltraient dans tous les médias presque comme des intrus. Rien n'a été épargné pour driller leurs idoles. L'addition de la campagne est la plus salée de l'histoire avec ses six milliards de dollars. Mitt Romney disait qu'il arrêterait la politique s'il n'est pas élu. Ce serait des émeutes si Romney était élu. Rien n'a été épargné aux électeurs américains.

0.jpg

Le Tea Party avait pris l'opposition avec, en plus, le mauvais goût. Le racisme a repris du poil de la bête. Plus de la moitié des Américains reste racistes. La coalition ne pouvait plus fonctionner. Deux philosophies incompatibles, deux églises antagonistes, deux visages du même dieu, une situation qui ne pouvait que se terminer dans un bain d'incompréhensions. 

Dans le ring, il y avait "l'ancien", le protestant, Obama, de l'Eglise Unie du Christ et le challenger, Mitt Romney, de l'Eglise des Saints des Derniers Jours (le LDS).1.jpg

Ce fut une attente jusqu'aux derniers jours, jusqu'à la dernière minute en quelques sortes...

Le sénateur, Mitt Romney, de 2002 n'avait plus rien à voir avec celui du challenger président, de 2012. Une girouette, un caméléon non idéologue, comme on le disait. Ancien sénateur du Massachusetts, il avait complètement laissé tomber ses électeurs démocrates de cette époque révolue en tant que sénateur.

Encore une fois de plus, le pragmatisme, pur jus à l'américaine qui ressortait avec Dieu comme leader, comme ressort pour rebondir. 

Être américain, c'est aussi cela, avoir une différence idéologique avec le reste du monde. Aller dans un sens, faire faillite et puis recommencer dans l'autre. Une guerre de religions entre un idéal un peu plus social avec le soutien de l'État ou celui du gagnant pour lequel, le business et l'économie se résout de lui même,  en "do it yourself".

Dieu "America" ne l'a peut-être pas voulu ainsi, même s'il devait avoir tout prévu pour ceux qui mormonent sous les étoiles du drapeau américain. "L'Amérique, présidence pragmatique", écrivais-je en 2008, juste avant les élections d'Obama. C'était encore plus vrai, cette fois.

Sur le plan éthique, l'Église d'Obama se caractérisait par une tradition d'ouverture aux problématiques socio-politiques.

Qui a perdu dans la bataille, l'argent qui a été dépensé pour cette campagne. L'argent comme seul véhicule de la pensée.

Alors, qui a véritablement gagné avec Obama?

0.jpg

Les Américains les plus pauvres, bien sûr. 

L’enthousiasme était trop grand en 2008. Les Américains attendaient un Messie. 

Obama avait déçu, c'était évident. Voter par défaut pour Obama? Peut-être.

Au lieu de se lancer dans la bataille avec les votes positifs dès le départ, il a eu du retard à l'allumage, dû à un manque d'expérience et il s'était fait distancer avant de réagir. A mi-mandat, il était déjà dépassé par sa droite au Congrès. "Faux rêves et vraies réalités". 

Mais ce n'est pas tout. Le monde aussi. Lui, qui à part Israël aurait voté pour Romney.

Pour finir, la moitié de l'humanité, les femmes. Les revendications féminines de l'éthique "care" (dans le sens "To care about"), la bienveillance envers autrui qui dépassait l'idée de "soins", et qui avait été émises pas Carol Gilligan. Pour les mères, les guerres armées ont pris beaucoup de jeunes hommes américains. Elles ont trop vu leurs fils revenir les pieds devants.

Les questions qu'elle devaient se poser: "Suis-je une femme du passé ou du futur ? Mon corps ne finira-t-il jamais par m'appartenir? Marre que l'on s'occupe de ma sexualité". Ce sont probablement elles qui ont fait la différence entre les deux candidats. La multitude d'enfants comme prèchaient les mormons, il fallait l'assumer financièrement. 

Pour l'humour: Les mormons ne veulent plus entendre parler de la polygamie. Bon. Très bien.

0.jpg

C'est alors qu'un jour, je suis tombé sur cette pub: "My fantasy is having two men at once. One cooking, one clearing"? 
La femme, ne va-t-elle pas, elle aussi, avoir un rêve de polyandrie?
Toujours d'accord avec leurs hommes, ces femmes? Nenni.

0.jpgLes moitiés des Présidents, les First Ladies, en présence, l'ancienne ou la candidate, sont très différentes. 

Vénérer la mère patrie américaine à la suite d'une inspiration divine bien mâle, c'est bien beau pour les derniers jours. Mais en attendant? 

Elles voulaient participer à la vie extérieure et porter, de plus en plus, la culotte.

La guerre aux femmes est-elle déclarée? Le sexe dominant de demain pourrait bien être celui de la femme. Les "Desperate housewives" sont passés par là.

Écoutez celle-ci. Elle n'a rien d'une américaine, mais quand il s'agit d'érection, elle en connaît un 'bout'. C'est comme à la pétanque, la femme moderne, si elle pointe, un jour, elle finit toujours par tirer sur ce qui dépasse... 

Entre élection et érection, il n'y a qu'une lettre qui change, non?

 

0.jpg

Les "États-Unis. Le nouveau temps des Mormons". 

En 1950, il y avait un million de Mormons dans le monde.

Aujourd'hui, 14 millions dans le monde, 6 millions aux États-Unis avec une forte concentration en Utah sous la supervision du QG à Salt-Lake City. Un Temple Square de 25 étages comme équivalent de la "Basilique Saint Pierre". Pour chanter en choeur dans des concerts célèbres, le Tabernacle. Une salle de conférence qui permet d'accueillir 21.000 invités avec le laisser-passer ad hoc mormon. On ne badine pas en dénigrant l'esprit de famille toujours en "background". 

0.jpg

L'Amérique est religieuse sous tellement de formes. Ici, c'est sous la gestion de 139 temples administrés en 30.000 congrégations avec 55.000 missionnaires dans 179 pays. 60% de la population de Salt Lake City est mormone. Il faut le dire qu'un Américain sur trois continue à éprouver quelques doutes. Mais, on mormone, persiste et signe.

A la tête des mormons, un président prophète, laïque, de 85 ans, Thomas Manson, ancien PDG des éditions avec 2 adjoints et ce que l'on peut appeler 12 apôtres parmi lesquels des ingénieurs, des avocats qui seront là pour appuyer le message divin, Père et Mère Céleste de la planète Kolob. 

A l'origine, en 1824, Joseph Smith qui reçut la visite de l'ange Moroni qui en 1840, tombait sous l'une des balles d'un dissident après avoir posé sa candidature à la Maison Blanche. 

0.jpg

En 1847, Brigham Young, deuxième président, fondait la religion mormone avec le martyr du précédent. 

Les mormons ont un lien très privilégié avec l'argent. Le matérialisme n'est pas une tare.  

En son sein, un patrimoine secret mais que l'on estime à 20 milliards de dollars.

En juin, Romney est venu pour lever des fonds dans l'hôtel Grand America. En échange, d'un dîner "gourmet" et d'un chèque substantiel, les mormons BCBG ont pu écouter sa bonne parole qui dénonçait l'immoralité de la dette publique américaine qu'Obama n'avait pu résorber en quatre ans. L'économie, on a ça dans le sang chez les mormons.  

0.jpgLa fortune de Romney est estimée à 200 millions de dollars. 

Comme preuve de ses capacités, il avait sauvé les Jeux Olympiques de 2002 prisonnière de la corruption. Un bilan de 50 millions de dollars de bénéfice suite à son expérience du porte à porte alors que Ann, son épouse, était atteinte de sclérose en plaques. "Efficacity, business, first of all". En 2008, première tentative lors du caucus républicain. 35 millions de dollars n'avaient pas suffi pour contrer le candidat républicains, McCain. En 2012, c'est 186 millions qui ont été mis dans la balance. L'économie n'est pas la championne qui favorise l'emploi, faut-il encore le rappeler.

0.jpg

A la source du nerf de la guerre, des bouquins à vendre comme le "Livre Mormon" dont la première publication remonte 1830 et une dîme prélevée par une contribution de 10% du salaire des membres.

Las Vegas y a quelques fondateurs mormons, ce qui veut dire que le jeu ne soit pas interdit.

Prestige et réussite sont au programme de béatifications avec fierté et une liturgie identitaire combattante avec la Foi en croisade.

Le "paquet bonux", l'avènement et la résurrection du Christ pour bientôt dans une prairie du Missouri ou dans l'Illinois à Nauvoo.

Pas question de boire de l'alcool, du café ou du thé, ni fumer tabac, drogue. 

0.jpgPas de boogie boogie avant les prières du soir. Abstinence avant mariage. Contre le mariage gay. L'IVG "prohibited". Aborder l'acceptation de l'avortement, mais uniquement dans la cas de l'inceste ou pour épargner la mère.  

"Demeure chaste et pur", comme leitmotive. Les parangons de vertu sont prêt à se dépasser dans une compétition de la bienveillance mais, seulement, à certaines conditions.

Avec Romney, on se retrouve dans une religion à l'américaine, sans barbe et sans voiles, BCBG sous tous rapports. Une Amérique conquérante qui ne s'inquiète du reste du monde qu'au niveau économique.

Des étudiants de Brigham Young University limitent leurs loisirs au bowling ou aux bondieuseries sur BYUTV.

Les futurs policemen, les agents de la CIA trouvent des recrues pour mater les opposants à la doctrine. La chaîne d'hôtel Marriott appartient à l'église et le mormon, Kevin Rollins, fut CEO de Dell Computer jusqu'en 2007.

A bord, c'est un fait, on n'aime ni les marginaux, ni les perdants, ni les décadents. Le principal adversaire de Nixon avait été le gouverneur du Michigan, du père de 

0.jpg

Mitt, George W Romney. Ce dernier avait déjà posé sa candidature à la présidence en 1968, après avoir fait fortune dans l'automobile à Detroit avec la petite Rambler.

Dire que la Foi mormone déplace les montagnes était naturel pour 70% d'habitants de l'Utah. Pas de dogmatisme mais de l'évangélisme.  Dieu a créé la Terre, mais on hésite à dire si c'est une suite à la création ou par l'évolution. 

0.jpg

Pas question d'être ultra-conservateur. Le mormon est pragmatique et pas conservateur. Et il acceptera votre choix, puisque c'est son intérêt de le faire. La polygamie reste une idéologique seulement historique mais vivace dans le but de multiplier les forces vives du culte. Le divorce est une histoire réglée et entendue. L'exemple de la famille unie. Enfin, unie, entendons-nous, le taux de divorces, de suicides serait même plus élevé dans l'Etat que dans le reste du pays. De 1982 à 1986, Mitt Romney était ordonné évêque dans le Massachusetts pour avoir prouvé sa spiritualité et sa morale avec la mission de ressouder les couples et s'opposer à la monoparentalité, surtout pour les femmes. Le baptême des mormons existe, mais pas avant l'âge de 8 ans. Il faut atteindre l'âge de raison. 

En Belgique, il y a 6000 Mormons répartis en 17 paroisses. 

Aux derniers jours, ce n'est pas l'apocalypse, ce sera, seulement, une promenade de santé, pendant laquelle on fera du yoga et du sport pour entretenir la forme.

On y chante en choeur. On se protège aussi. L'église veille à la qualité des sujets traités qu'un média pourrait diffuser. Pas question d'ouvrir trop de vannes.  

L'Évangile est même transmis aux morts dans le monde des esprits avec le libre arbitre des vivants. Après la mort à titre posthume. La famille s'en chargera. Le culte de la famille ne s'embarrasse pas de ce passage de vie à trépas. 

0.jpgFou de généalogie au Temple. Des recherches généalogiques sont là pour découvrir les noms et les dates de naissance des ancêtres afin que les ordonnances salvatrices pour toutes les générations se rappellent de toutes les étapes accomplies.

"Mais tout cela va au-delà de la Foi. Pour l'éthique, pour la morale, nous nous referons aussi à des principes qui transcendent la croyance mormone. Nous n'en avons pas le monopole", dit le patron de la cause.

Pas de damnations, non plus. L'époque  de la prohibition de l'alcool ne fait plus partie de la modernité et il faut bien décompter les jours avant de rejoindre l'éternité en famille lors des derniers.

Accroître la curiosité autour des croyances de la religion mormone par prosélytisme pour que cela rapporte plus financièrement à l'Eglise, voilà le programme de l'Eglise que Romney se devait d'accomplir.

 

 

And now?

0.jpg"Il était une fois en Amériquerepassait sur nos écrans de télé.

"Born in the USA" rechantait Bruce Springfields sur les ondes radios.

Sandy avait prouvé que "Big Apple", rongée par la mer, reste fragile. Que le tout virtuel des communications pouvait sauter encore plus vite. 

Sandy est-elle bénéfique pour l'économie? Une question qui vient à l'esprit américain, peut-être.

0.jpg

En tous cas, New-York sèche efface ses plaies, retrouve petit à petit l'électricité dans sa partie la plus au sud tandis que Broadway a déjà repris ses habitudes de lumières et de trafics. La patinoire sur glace est à nouveau accessible pour le plaisir, pour faire oublier les dégâts.  

Wall Street, fermé, sous eaux et ce fut le monde qui devenait attentiste pendant deux jours... une éternité dans le monde du numérique. Les jours précédant les élections, ce fut une prudence de Sioux dans le monde de la Bourse. 

Fragilité de l'économie face à la nature? Coup de revers d'une des deux versions d'un même dieu?

Que serait-il advenu de l'Europe sous Romney? Avait-elle eu raison d'avoir peur de lui? Une question qui demande une boule de cristal avec les images du passé à l'appui.

Si à 19 ans, Mitt Romney avait été envoyé comme missionnaire mormon en France, s'il y avait appris à connaitre le pays et la langue, par le porte à porte dans un pays de vins, c'était normal que de son séjour, il ne gardait qu'une image d'un pays plus archaïque que révolutionnaire.

Partisan de la guerre du Vietnam comme son père, bien entouré par amour, formé dans une ambiance de richesses, ce ne fut sur le tard que  la prestigieuse université de Harvard lui donna son ticket d'entrée dans l'économie et le droit. Comme une sorte de Bernard Tapie à l'américaine, il créa la société "Staples Inc", et  fit progresser de 88% par an, "Bain Capital".  Créer des emplois nouveaux dans ses entreprises successives, n'était pas sa préoccupation essentielle. Mais, tout cela lui donnait une impression d'être sauveur de l'Amérique avec la béatification de son dieu.

0.jpg

Son but intime était de  laver l'affront de l'échec de son père face à Nixon. Rester discret sur l'histoire de sa famille trop liée à la polygamie.

Ron Paul, son co-listier, était à son extrême droite comme représentant du Tea Party.

Obama est considéré dans le reste du monde comme un citoyen du monde, multi-culturel, mi-noir, mi-blanc, comme président des compromis, qui connait les problèmes de New-York pour y avoir vécu comme modérateur à la lisière des deux mondes, riche et pauvre.

La fracture sociale, c'est ce qui déterminera en interne son résultat futur, sa politique extérieure au Moyen-Orient, ensuite,  avec une nouvelle période de quatre ans. 

Le choix de Romney, c'était une impression d'aller de Charybde en Scylla pour l'Europe. Romney était considéré comme une bombe atomique pour la politique étrangère, une nouvelle édition de Bush avec la Chine comme seul partenaire commercial indispensable, alors que la "vieille Europe", il ne la comprendra jamais.

0.jpgC'est dans le futur qu'il faudra compter les points et les réalisations en escomptant les "per diems" et, ensuite, "imagine it done" comme on me l'avait susurré comme slogan à une certaine époque.0.jpg

Le Royaume de Dieu restera toujours impénétrable aux "autres". Le problème, son Royaume ne s'étendait pas à la Terre entière dans l'esprit américain.

Alors, que dire, sinon:

God bless the world.

 

L'enfoiré,

  

0.jpgCitations:

  • « C'est la politique qui a créé cette distinction entre secte et religion », Anne Morelli
  • « L’argent est la religion du sage. », Euripide
  • « Notre gouvernement n'a de sens que s'il repose sur une foi profonde. Peu importe laquelle », Eisenhower
  • «  Les pauvres ont-ils une 'mentalité' qui explique leur situation? », Charles Murray

 


 

Le rêve américain vit-il encore?

KIOSQUE

Les croyances des Mormons

Qu'offre le statut de Président?

"Amérique: ces étranges républicains".

 

0.jpg

Mise à jour 28 décembre 2012: Obama n'a plus que 4 jours pour trouver le compromis du mur budgétaire

 

 

 

 

 

 

0.jpg

 

0.jpgMise à jour du 3 juillet 2013: Les républicains s'organisent déjà.

On cherche un nouveau porte-drapeau. "Marco Rubio, le jeune Sénateur de Floride de 42 ans, est le Barack Obama des Républicains sans le poids intellectuel de deux diplômes de l'Ivy League et d'un professeur de droit", disent-ils.

Les élections de 2016 et 2020 sont déjà dans le collimateur.

Charisme et longueur de temps, font plus que rage pour remplacer le démocrate... Reagan est toujours resté le président le plus aimé par les Américains. 

Rubio, fils d'émigré cubain, marque un point dans la communauté hispanique grandissante. Il est le premier à s'exprimer en anglais et en espagnol dans ses discours.

Le Tea Party n'a seulement pas apprécié l'amnistie des émigrés vivant clandestinement aux Etats-Unis et qui a été signé par le Sénat.  




0.jpgUn nouveau shutdown. Un relèvement de la dette ou la fermeture des services.

Et un an après...0.jpg

01/11/2012

Vengeance au futur antérieur

Interview au sujet d'un nouvel eBook.

0.jpg- Bonjour l'enfoiré. "Vengeance au futur antérieur", titre assez bizarre. Non? Le temps a-t-il une telle importance dans votre histoire? Le premier chapitre ne reflète pas une hypothèse futur à propos d'un événement déjà passé?

- (Rires) Je vois que vous avez revu votre conjugaison française et ce qu'est le futur antérieur. Pourtant, c'est exactement cela. Si mon roman est une pure fiction dans le futur, avec des personnages fictifs, ce qui va se passer dans mon histoire pourrait être une suite logique à une extrapolation faite dans le passé et qui n'a pas porté ses fruits dans le cadre de la recherche scientifique. Mon histoire se greffe dans l'actualité comme intermédiaire pour lui donner plus d'impact et aussi parce que la situation actuelle est propice à des déviances. Comme l'écrivait récemment Bernard Weber dans l'avertissement de son nouveau roman "Troisième humanité", "cette histoire se déroule dans un temps relatif et non absolu. Elle se passerait dix ans, jour pour jour, après l'instant où vous ouvrirez ce roman et commencerez à lire" écrit-il.

- L'actualité ne serait qu'un atout, une facilité pour le lecteur et un jeu de relativité pour vous?

- Exactement. Vous avez raison. De la perception du temps, j'en avais déjà parlé. Le temps est une variable assez bizarre. Actuellement sortent des documentaires sur la "Magie du Cosmos" qui vous en boucherait plus qu'un coin. Dans cette histoire, Nous nous trouvons, ici, dans le secteur de la pharmacie mais cela pourrait se produire dans n'importe quelle activité humaine qui a une influence au niveau mondial. Bernard Weber, pour en revenir à lui, continuait son livre en se posant des questions plus philosophiques. "Il a un projet à céder à quelques personnes imaginatives et pas trop craintives, mais il s'inquiète.  Même nombreuses, elles pourraient être maladroites avec une capacité de nuisance sans même s'en rendre compte. D'où la question: Les humains peuvent-ils évoluer?". Cette question cruciale vient à l'esprit dans cette période charnière qui est la nôtre. Un projet du passé installe des obligations dans le futur. Or, il s'avère que l'on arrive vite à constater une incapacité d'atteindre les objectifs fixés. Ce qui peut tourner au drame dans le présent.

- Vous nous baladez dans le temps, en quelques sortes? Vous faites de l'anticipation, de la prospection?

- Pas vraiment. De l'anticipation imaginative, peut-être. Dans mon cas précis, la déviance, dont je parle, commencerait dès qu'une entreprise se doit de guérir ses contemporains, qui n'y arriverait pas et qui se continuerait par des extrapolations plus que douteuses. La flèche du temps sera seulement perturbée pour les héros du livre.

- Nous sommes, donc, dans le domaine médical? 

- En partie, oui. Le médical joue un rôle comme partie intéressée, mais ce n'est pas ce milieu-là qui sera évoqué, lui qui est lié par le serment d'Hippocrate.

- Pourriez-vous nous en donner quelques bribes de l'histoire sans la dévoiler? Vous m'inquiétez.

- Je vais essayer. Cela se passe à San Francisco.... 

- Tiens, pourquoi à San Francisco et pas dans nos pays européens, dans votre pays? Il y a ces derniers temps beaucoup d'histoires traduites de l'américain qui s'y passent et qui ont du succès comme thriller. Est-ce pour suivre la même voie?

Vous vous souvenez de la chanson de Maxime Le Forestier. C'est un choix plus partial. Beaucoup de choses ont pour origine les États-Unis où tout, en principe, est possible. Pour sa "maison bleue" de Maxime Le Forestier. Pour le fait que j'y ai été. Mais même là-bas tout n'est pas rose actuellement. D'où mon envie de casser les préjugés que l'on peut avoir sur les Américains. Qui dit États-Unis, fait penser à des gens qui sont connus pour aimer l'argent. Mon histoire précédente avait pour cadre l'Europe, en grande partie dans le midi de la France. Un thriller. Nous y sommes à nouveau dans ce style d'intrigue avec un quidam pas vraiment riche, pas vraiment pauvre qui ne pensait pas avoir à se mêler d'affaires qui le dépassaient. Une classe moyenne qui vit bien mais qui n'a pas eu plusieurs générations pour arriver là où ils sont. Le héros de l'histoire va se sentir entraîné dans l'histoire, contraint de proche en proche. Cette ville ressemble, si vous ne le savez pas, le plus, à l'Europe. San Francisco est en Californie mais cette ville ne ressemble pas du tout à Los Angeles, par exemple. Si vous voulez en connaître plus sur les Etats-Unis allez lire les livres de Douglas Kennedy, l'Américain le plus aimé des Français. 

- L'argent ne joue pas un jeu dans votre histoire?

- Bien sûr, qu'il joue un rôle, même à tous les niveaux. Mais mon histoire n'a pas l'argent comme sujet principal et puis, mes héros ne sont pas des magnats de la finance.

- J'ai survolé le premier chapitre. Votre héros est inquiet. Vous vouliez parler de ce problème, de la crise? 

- Un peu. Il a ce qu'on appelle pudiquement un peu de bouteille, au milieu de carrière, mais vous verrez que ce qui en découlera, va se retrouver ailleurs. Ses prévisions ses craintes vis-à-vis de la crise, ne seront pas celles que l'on pense.

- Votre héros se sent stressé à cause de cela?

- Très certainement. Une autre référence, le livre-fiction de Marc Lévy, "Si c'était à refaire", le personnage principal de son livre est soudainement agressé, blessé et tué. Il reprend connaissance deux mois plus tôt, avant son agression. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. Ce canevas, je l'ai suivi en partie, sans m'en rendre compte, puisque je n'avais pas lu le bouquin. Mais, il s'agit, ici, d'une malversation. Mon héros, un délégué-médical, se sent mal dans sa peau depuis quelques temps. Son couple bat de l'aile et il va lui arriver quelques bricoles qui vont changer sa vie. Chargé de missions banales et coutumières, ce qui le torturait va le changer en intermédiaire, en justicier. Question légitime "pour quelle raison?" se transforme-t-il ainsi. Un instinct de faire partie de ce monde dangereux? Une vengeance qui va l'obliger à découvrir ses "liquidateurs" pour les confondre. Cela va tourner à l'obsession. Les problèmes de sa société qui l’emploie, il les connaît à peine, mais il les devine. Voilà ce que je peux déjà vous dire. Je ne vais pas vous mettre complètement au parfum.  

- Donc, c'est une histoire sur la recherche pharmaceutique?

- Oui. L'histoire aurait pu s'appeler "l'automne de l'éléphant", comme j'ai pensé l'appelée au départ, car les éléphants comme chacun sait, cela trompe énormément (sourires). Ce qui se rapproche le plus a déjà été évoqué dans le film "Le fugitif". Mais, je ne vous en dis pas plus. Je vous demande de passer au premier épisode. Les autres chapitres vont suivre à un rythme soutenu tous les quatre jours. Juste ce qu'il faut pour que vous ne perdiez pas la mémoire et le fil de l'histoire et pas trop long pour ne pas vous endormir à cause du temps que l'on partage dans le présent et le futur. (rires)

 

Vengeance au futur antérieur (en un click pour le 1er chapitre et les suivants)


L'enfoiré,

 

 

Citations:

  • « Une vengeance trop prompte n'est plus une vengeance ; c'est une riposte. », Henry de Montherlant 
  • « La justice, cette forme endimanchée de la vengeance. », Stephen Hecquet 

08:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2)

26/10/2012

Vieillir en douce

Rien ne va plus, cette semaine, en Belgique. On entend des mots comme Surcapacité - Restructuration - Protectionnisme - Licenciements - (pré)Retraites - (pré)Pensions. Les (pré)vieux se "ternissent" en douceur et profondeur. Tous de "(pré)" quelque chose. "Dans mon jeune temps", des paroles de vieux qu'on commence à prononcer ou à chanter... Retournez, alors, au vestiaire, que diable...

0.jpg

Ford, Duferco, Photo Hall, Coca Cola, des pertes d'emplois à la pelle, cette semaine. La guerre économique n'utilise pas d'armes mais elle fait autant de dégâts sociaux.

Mais qui est ce fou qui a retiré le bouchon de la baignoire pour laisser filer l'eau avec les bébés qui surnageaient vaille que vaille à la surface?0.jpg

Est-ce pour fêter la fête du mouton et de son sacrifice?

Gaia dénonçait les conditions d'abattage des animaux.

Il n'y a pas d'organismes qui auraient le même souci pour les hommes? "Hécatombe", un autre sacrifice religieux de cent boeufs...

Dans quelques jours, c'est la Toussaint. Je ne sais pourquoi, j'avais titré ces retraits de la vie de "Points morts" en 2007 et 2009.

Points morts, parlez de cela, c'est le comble du comble.

0.jpg"La vie est mal faite. Jeune et, donc, en pleine forme, on devrait pouvoir disposer de moyens financiers suffisants pour jouir de la vie. Plus vieux, il faudrait conserver la forme et pouvoir continuer à travailler", des paroles d'un de mes chefs, il y a bien longtemps et qui me sont restées en mémoires.

Il avait raison, même si je n'avais pas saisi toute la finesse du raisonnement, dès le départ. 

"Mourir cela n'est rien, mourir, la belle affaire. Mais vieillir", chantait Jacques Brel qui en connaissait un bout au sujet des "Vieux". 

Que dire encore de ce mot "vieillir"?

0.jpg

En prenant la pyramide des âges, il y a des craintes à avoir.

Oui, c'est vrai, pour traduire l'image, c'est se rendre compte qu'après le lundi et le mardi, le calendrier ajoute aussi, M, J, V. Pour tout le monde d'ailleurs.

Si, c'est, comme il est dit dans cet article que dès la quarantaine, l'homme a sa première crise existentielle et se met à faire des bilans de sa vie, là, on est mal parti.

  • "On devient vieux quand on ne sait plus ce qu'est être jeune", répondait l'optimiste de service.
  • "Quand on regarde l'autre sexe et qu'on ne sait plus pourquoi", se gloussait le comique au parloir.
  • "Quand on retourne en enfance sans le vouloir", pleurait le pessimiste dans le couloir du home pour vieillards.
  • "Quand on répète plusieurs fois la même chose et qu'on ne se souvient plus de la première fois", se rappelait in extremis l'Alzheimer qui, jusque là, l'ignorait.
  • "Quand on regarde, à la télé, la 'Roue de la fortune' qui n'arrête pas de tourner sur le nouvel écran plat en 3D mais qu'on a oublié de changer de lunettes", se dit le rêveur en pleine distraction.

Vendredi dernier, un dossier "Family Business 2.0" paraissait dans un quotidien.

0.jpg

Le titre, "L'ADN de l'entreprise familiale". Puis d'autres titres...

"Peu d'enthousiasme au sein de la génération montante". Pas à dire, ça commençait mal, me disais-je.

Dans la même fournée: "La succession c'est la question numéro 1 mais la logique économique prime sur les intérêts familiaux". "Progresser même en temps de crise". "La structure optimale du holding", "Le fisc et le patrimoine familial"...

Là, cela se corsait vraiment. Si on lâche, tout de suite, les gros mots, où allait-on?

0.jpgMême 'Asterix au Service de sa Majesté' qui sort bientôt sur nos écrans, au vu du box office, c'est aussi en petite forme avec sa potion magique.

Mais, la "potion magique" arrivait en fin du dossier. Pour le trouver, il s'agissait de télécharger une application gratuite via le code QR.

Avec un tel acronyme qui rappelle un autre SPQR, du temps des Romains, on devait être sauvé, Non?...

Michel Drucker, hypocondriaque, alors que 70 coups ont sonné à l'horloge, après près de 50 ans de carrière à la télé, veut continuer jusqu'à ce que mort s'en suive à recevoir sur son divan rouge, jeunes et vieux, saltimbanques, artistes et politiques. Avec une bonne mémoire, il se rappelle même de 500 émissions mythiques de la télé française dans une bible qui ne dit pas son nom. Une époque où rien n'existait, ni portable, ni PC, ni écran plat. "Comment un jeune peut-il, aujourd'hui, imaginer cela?", écrit-il dans sa préface. 

Dimanche dernier, il "osait" repasser la vie d'un mort. Celle de Henri Salvador, qui chantait "Le travail c'est la santé" en 1965 et qui avait travaillé, pourtant, toute sa vie. Le revoir à l'âge de 90 ans, dans une émission enregistrée un an avant sa mort, survenue la veille de la Saint Valentin 2008, une émission pendant laquelle on retrouvait son rire qui explosait à chaque instant en mode semi-automatique, tout un symbole de dérision sur la vie.

Prémonition? Salvador chantait "La vie, c'est la vie", une chanson qui finissait par les mots "La vie il faut se la vivre jusqu'à en crever". 

Évidemment, cela n'a rien à voir avec un travail à l'usine. 

Tout le monde a sa voie et sa voix et doit les céder au suivant dans la course relais de la vie et raccrocher avant que la vie ne le fasse raccrocher de force! 

Qu'au moins, cela se passe au mieux possible sans tomber dans le "Syndrome d'Erostrate".0.jpg

Difficile pour certains de raccrocher. Moins pour d'autres. Question de chance et de préparation. 

En Belgique, plusieurs bourgmestres, "crocodiles", se sont vus remisés à la case "prison" du Jeu de Monopoly, après les élections communales.

Avec le baroud d'honneur, toujours composé d'un petit cadeau de départ, du verre de l'amitié ou de l'inimitié avec des grincements de dents et quelques comptes à solder...

Que ce soit en politique ou ailleurs, des plus jeunes attendent au portillon du train et il ne faut pas leur voler "la" chance de monter en marche. 

Au suivant, chantait encore, le Grand Jacques.

0.jpgC'est la même issue pour chacun dans la douceur ou l'amertume.

Vieillir en douce ce sont "Les petis ruisseaux"...

C'est apprendre à lever le pied jusqu'à la pension, à la retraite de Russie, tout en imaginant qu'il pourrait y avoir des surprises en bout de course.  

Beaucoup se feront une joie de cultiver leur jardin, de se retrouver devant la télé en famille, de retrouver les petits-enfants, à se perdre et dire "J'ai oublié de vivre" comme ce sacré Johnny, lui qui ne dit pas tout sur sa façon de concevoir la vie simplement interprète d'un de ses paroliers.

Ce qui est vrai, c'est que ces "vieux" écoutent plus souvent radio "Nostalgie" qu'à leur tour, comme je l'écrivais lors d'un anniversaire récent.

Il y a aussi la justice naturelle, fatale, l'arrivée à la gare de fin de parcours avec la sanction "perpète". Une maladie, un accident qui se terminent mal. La médecine n'est pas une science exacte et les magiciens n'ont pas encore "le" philtre de jouvence.

Puis, il y a ceux qui étonnent, qui partent avant l'heure pour le grand voyage de non-retour, en n’atteignant même pas la retraite. La minute de silence et les souvenirs pour un temps des autres. 

0.jpg

Dernièrement, parmi les célébrités, ce furent les perles qui avaient perdu leur support.

Silvia Kristel, qui en 1974, avait pris le rôle d'Emmanuelle en divers épisodes chauds, érotiques comme Jaeckin, son réalisateur, comme spécialiste, le racontait. L'érotisme est passé à la trappe de la pornographie.

"A la casse", lançais-je avant de partir de la vie active. J'exprimais ce besoin de transmettre un flambeau, au mieux, entre générations dans cette grande course relais de la vie.

Madre de Dios, les vieux, cela coûte vraiment de plus en plus cher...

Rien de changé? Si.

Les "poubelles de l'histoire" (désolé pour ce mot) se sont remplies plus rapidement et on ne sait plus où les déverser parce qu'il y a moins de places disponibles ailleurs que dans des homes qui font fortune. 

0.jpg"De pilier en pilier", un article pour comprendre comment se préparer à la retraite et ne pas trop dépendre de la seule pension ou des "suivants".

Car, le papy-boom est là, il est même dépassé par le baby-boom... 

En 2011, +5% de retraités, de pensionnés salariés, en plus. En cinq ans, la grimpette de retraités s'est accrue de 23,8%. Maudite médecine qui ne fait qu'une partie du boulot.

Dès lors, aux retraités, j'intimais, il y a déjà longtemps, l'envie aux "Papy, de continuer de boomer".

Soutenir la génération suivante comme la situation est devenue plus dure pour elle. Je parlais des papy-boomers qui avaient épargné pendant leur vie et qui ne comptaient pas trop sur le baby-boomers.1.jpg

J'écrivais dans un billet de "Les Réflexions du Miroir auraient pu s'appeler "Itinéraire d'un enfant gâté" de Claude Lelouch avec des séquences comme celle-ci, ne pas s'étonner avec celle-là, découvrir ce qu'on n'aurait pu faire quand l'heure de la retraite a sonné et quand on dispose, de ce fait, de plus de temps pour tenter d'être témoin de son temps ou du suivant.".

Avant, cela n'a pas été le cas et les mauvais coups volaient bas dans un "service pompier" qui doit réagir dans un temps minimum mais sans mettre une véritable rustine.

0.jpgMardi dernier, j'assistais à une présentation destinée à rappeler la situation mondiale et l'art de bien organiser son patrimoine et sa succession en fonction de la "nouvelle mesure fiscale anti-abus". Le but, ne pas subir une ponction trop forte du côté de chez Swann, comme pourrait le chanter Dave avec plus de recul.

L'âge moyen des présents aux environs de 60 ans.

Peu de questions après la première partie. Un manque de temps pour les questions pour celle qui parlait de la succession et des derniers tours de vis du fisc. Je m’apprêtais à poser la question humoristique "Et Albert Frère, comment a-t-il réglé sa succession?".

Mais le quota des questions était déjà écoulé, trop vite dépassé.

0.jpg

Quant au temps, lui-même, quelque part, devrait-on ou non s'en moquer?

La physique de la Magie du cosmos, nous apprend que tout est faux, que tout est déjà dans la boîte du temps, comme le serait un fleuve figé par la glace.

Ne riez pas. Le passé, le présent et le futur existeraient déjà sans distinction, en suivant la théorie de la relativité d'Einstein..

Une théorie qui dit, en plus, qu'on vieillit moins vite quand on reste en mouvement.

Cela donne des idées ou je batifolle? 

0.jpgS'il faut bien que jeunesse se passe, pourquoi n'en serait-il pas de même avec la pseudo-jeunesse des plus âgés avec l'expérience en plus?

Obsolète, tout cela? Jeunes, ne misez pas trop vite sur la charrette sans y ajouter les boeufs.

Alors, oui, il y a les "has-been", ce qui survient quand la société rejette dans les cordes ses anciens héros.

Ils deviennent, parfois, des rebelles quand tout patine sur place et que le schmilblick n'avance plus et devient un schmilblock. 

"Quand survient la dépendance", écrivait l'un d'eux.

"Nous sommes tous des réactionnaires" à baigner dans son bain, disait l'autre.

Fin mai, un "Questions à la une" nous emmenait à la rencontre de ces retraités ou pré-retraités en deux épisodes que je vais remettre en étapes chronologiquement. 

1. Tous au boulot jusque 70 ans ?

Résumé: "C'est plus que probable, nous travaillerons bientôt tous jusqu'à 70 ans. Financièrement, notre système de pensions est en effet complètement déstabilisé par le vieillissement de la population (En 2050, la moyenne d'âge sera de 90 ans pour les hommes et de 95 pour les femmes). Le sauvetage est donc urgent ! 

La solution? L'allongement des carrières. Une idée qui passe très mal chez nous, et qui a déjà occasionné grèves et blocage du pays. Les autorités ont alors choisi de faire passer la réforme pas à pas. Méthode plus efficace puisque sans opposition, il est déjà plus difficile de quitter le marché de l'emploi pour la pension ou la préretraite. Ce n'est pourtant qu'un début !"

A revoir cela, c'est comme si on était à des années lumière.

0.jpgLe vieillissement de trop de population en une fois et l'impossibilité de trouver les fonds pour assurer la retraite de ses aînés, le trop plein de production, ce serait donc cela qui a changé par rapport aux générations précédentes.

Le relais n'est plus assuré.  

Travailler jusqu'à 70 ans, certains, toujours en forme et avec des tâches intellectuelles, le désireraient à un rythme plus doux, ils ne le pourraient pas dans le privé, non prévu. 

0.jpg

Allonger les carrières, chez les indépendants, c'est déjà le cas. Le nombre des indépendants de plus de 65 ans a augmenté de 10% ces cinq dernières années. 7,6% des indépendants sont dans le cas.

En cause, la maigre retraite et une ponction trop faible pendant la vie active n'apportant qu'une pension moyenne de retraité de moins de 500 euros alors que chez les salariés et les fonctionnaires la moyenne s'élève à 787 euros de pension. Que nous réserverait l'avenir ?

Un voyage étonnant vers un futur où tout serait mis en place pour que les seniors puissent continuer à travailler et dans lequel ceux qui n'auraient pas de carrière complète seraient remis au boulot par des agences spécialisées?

Spécialisées pour faire vieillir? Quel projet ambitieux...

Le retraité se repose sur des piliers. Ces piliers vacillent aussi à tel point que chacun a l'impression de les soutenir, du mieux qu'il peut. 

0.jpgLes pensions complémentaires du 2ème pilier, les assurances-vie seraient en danger, vu la faiblesse des taux d'intérêts et les turbulences sur les marchés. Elles font peur aux assureurs qui affirment ne plus pouvoir honorer les rendements garantis des contrats qu'ils ont signés avec leurs souscripteurs. De plus les frais de gestion peuvent grignoter jusqu'à 5% de cette assurance groupe. "Restons groupier", qu'ils disaient...

0.jpg

La situation serait même alarmante pour les démographes qui ressassent le défi posé par l'arrivée prochaine à la retraite des baby-boomers.

Produire plus de richesses avec des bras et des cerveaux, c'est vite dit encore faut-il y ajouter un peu d'infrastructure. Sans progrès, rester en panne de croissance, ce serait la catastrophe. L'emploi que les jeunes postulaient à la suite de leurs études, ne trouve plus l'assurance de trouver un débouché valable et leur chômage prend des proportions inquiétantes en échange...

Un drame de sacrifiés... Pas de doute là-dessus. 

Les "petits" métiers rencontrent restructurations, délocalisations, faillites frauduleuses, offshore, d’où pertes d’emploi et le chômage. Le goût de se battre s'étiole.

En fin de compte, les dommages sociaux inhérents au système condamnent les couples à travailler ensemble à en devenir carriéristes sans successeurs.

0.jpg

«En Allemagne, la femme est toujours en train de courir. Une entreprise évite d'engager une jeune femme car elle risque de faire un enfant. Ici, c'est quand même autrement facile.», répond-on en Allemagne.

Oui, mais, s'il faut des travailleurs actifs, il faut surtout qu'ils aient un salaire décent pour assurer "cet après" sinon ce n'est que partie remise.

La solidarité se perd. C'est évident. Tout est fait pour que cela se passe de cette façon quand il n'y a pas de place pour tout le monde.

0.jpg

Nationalismes, régionalismes font perdre la montre en or comme le faisait comprendre Marc de Vos après le nouveau coup de Ford-Genk.  Nous n'étions encore qu'à la première phase en cette semaine. Les vagues de destruction d'emplois se sont succédé à un rythme accéléré ensuite. On aimerait trouver le mot "fin" au bout de la phrase.
 
0.jpgThomas avec son humour qui le caractérise, lançait sa pierre dans l'eau.
 
Il a peut-être raison, le fonctionnel ne suffit plus pour plaire au consommateur, il faut être sexy pour plaire.

La société de consommation pousse à consommer. Consommer, oui, mais pas n'importe quoi et n'importe quand. Sinon, on s'empiffre et on grossit inmanquablement.

Certains petits malins ont déjà compris comment profiter des aides (allocations familiales, bourses d’étude, etc.) … sans préparer de futurs travailleurs actifs.

Les années entre deux générations diminuent. Les enfants constatent que leurs parents ne s’occupent plus de leurs grands-parents, les parents, de leurs enfants. 

0.jpg

C'est chacun pour soi qui règne... tant qu'il est encore temps.

-Aide-moi? Aide-toi et le ciel t'aidera !

- Et ta soeur, elle bat le beurre?

Je n'ai pu résister au comique de situation de cette annonce qui disait "Les seniories, ultime 'place to be' pour les assureurs" bien que le sujet de l'article touchait l'immobilier. Que l'idée, elle est bonne. Si on les y envoyait aussi ... 

 

2. La retraite est-elle plus belle au soleil ?

0.jpg

"La misère serait moins pénible au soleil", Charles Aznavour le chantait dans sa chanson "Emmenez-moi".  

40.000 belges se font verser leur pension à l'étranger. C'est à dire 50% de plus qu'il y a 10 ans. Ils sont en effet chaque année plus nombreux à quitter la grisaille pour aller vivre sous les palmiers. 

Mais qu'est ce qui fait partir ces retraités? Si le souvenir de l'odeur du sable chaud reste la première motivation des pensionnés, le coût de la vie est de plus en plus souvent cité comme explication par les candidats à l'exode.

La retraite à l'étranger n'est donc plus l'apanage des pensionnés fortunés car quand on a une petite pension, il fait bon vivre dans un de ces pays où la vie est moins chère que dans les pays du Nord.

1.jpgLa crise en Espagne, fait penser à acheter sa maison à bas prix. 
Moins cher, les mots à la mode. 

Pourtant, il y en a qui en reviennent. Avaient-ils trop couru dans un escalier pour partir et se devaient de revenir en catastrophe? Un bobo qui, là-bas, ne trouve pas de réponse?

Courir, marcher, cela se mérite, cela se construit.

Aujourd'hui, il y a six ans, jour pour jour, juste avant la "grande crise", ce fut ma propre sortie de la vie active. 

Je concoctais pour l'occasion, une pièce en quatre actes que j'avais appelé "Rock around the clock". 

0.jpgUn souvenir pour moi et pour ceux qui y étaient. Un petit extrait de la vidéo qui m'a fait sourire après coup car je n'avais aucune expérience dans ce genre d’exercice

C'est ici 

Mais, comme tout finit par une chanson ou une parodie, je prendrai celle de Jeanne Mas, "En rouge et noir".


Une chanson qui date de 1986, 26 ans depuis lors, et cela semble toujours en pleine actualité.

Je suis sûr que certains qui me connaissent, comprendront ce choix.

"Une arrière saison" comme le chante Sheila que l'on regarde dans le rétroviseur.

J'espère seulement que le changement d'heure du week-end n'emportera pas (semi-)jeunes et (demi-)vieux dans le blues hivernal et sonnera la fin de la récréation.

 

0.jpg

L'enfoiré,

 

Article connexe "Le journal d'une quille".

 

Citations:

  • « Si vous voulez vivre longtemps, vivez vieux. », Erik Satie 
  • « On est toujours le jeune d'un vieux et le vieux d'un jeune. », Alexandre Carlson
  • « Plus vieux est le bouc, plus dure est sa corne. », Proverbe belge

0.jpg

 

 

 

 

Mise à jour du 6 novembreTestament.be organisait une exposition qui a fait le plein "de vieux" au Beaux Art de Bruxelles. Le but: recueillir les legs et donations au profit d'une bonne cause. Des ONG de toutes sortes étaient présentes. Jacques Mercier, l'ancien journaliste de la RTBF prettait sa voix (son blog).

J'y suis allé. J'ai tout vu. Convaincu pas encore? A revoir...

Heureusement, fin novembre, il reste bientôt le salon Zenith, le salon pour les "p'tits vieux" BCBG. 

 
0.jpgMise à jour 24 novembre
Jogging au Salon du Zénith. Une dizaine de kms avant d'y arriver. Puis, l'entrée de deux sales, où déambulent le 3ème et le 4ème âge. Tout est fait pour attirer et pour créer l'envie de voyages, de se sentir mieux dans sa peau, d'avoir envie de vivre et à consommer.
 
0.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
0.jpg
Mise à jour 19 mars 2014: Voilà, une manière de vieillir encore plus doucement. Le robot Roméo a été présenté comme l'assistance aux personnes âgées par la société Aderaban Robotics et Acapela Group.
Grand frère de Neo, cet humanoïde aurait une taille de 1,4 m. Le marché de ce genre de robots pourrait atteindre 25 milliards de $ en 2060.
 
 
 
 
 
 
 
Mise à jour 2 avril 2014: Sortie d'un autre film rétrospective de Claude Lelouch "Salaud, on t'aime"

21/10/2012

Je ne suis ni mort, ni muet

Nous sommes une semaine après les élections communales en Belgique. Rarement, nous avons eu à constater une rixe politique aussi bien orchestrée pour laver le linge sale entre familles politiques. 

0.jpg

Il y a eu la contre-attaque.

Il y a la réaction de Joëlle Milquet. D'anciennes alliances qui ont volé en éclat.

Dans un Café serré, il y a eu l'humour de Gunzig qui parlait des retournement d'alliances, des bourgmestres qui perdaient leur place dans un jeu de domino sans fin.0.jpg

Puis, il y a le Café lao, un café préparé avec des grains, servi dans un verre, avec du lait concentré sucré au fond et un verre de thé lao pour pousser le café.

C'est ce à quoi Alain Sapanhine, ex-Molenbeekois qui coule des jours heureux au Laos, vous invite et parle, lui, de Philippe Mourreaux en relation avec un passé qu'il a toujours en mémoire. 

Je lui cède la parole. Je ne connais rien de cette histoire politique au allures de Parrain.

 

L'enfoiré,

 

0.jpg

 

Lettre ouverte d'un ancien Molenbeekois à l'ancien bourgmestre, Monsieur Mourreaux …

« Je ne suis ni mort, ni muet », c'est le seule chose que nous avons en commun.
Ancien molenbeekois, je coule, actuellement, des jours heureux au Laos.

Quand j'ai entendu votre mépris pour ceux qui vous ont dégommé de votre place de bourgmestre après plus de 20 ans, mon sang n'a fait qu'un tour.

Vous continuez à accuser la N-VA qui menance le système belge, sur les antennes de la RTBF de l'Indiscret. Une alerte rouge, dites-vous... Ne pensez pas que je dédaigne les avertissements.

Mais, je me permets de prendre mon ticket comme au rayon boucherie puisque c'est rouge. :-)

Mr le Bourgmestre blackboulé, ma vérité n'est pas la vôtre dans beaucoup d'autres domaines et les souvenirs me sont revenus après dix ans, comme si c'était hier.
Je dois avouer, Monsieur Philippe Moureaux, que j'appellerai Mr M. pour faire court, que je suis heureux de vous voir enfin dégagé. A votre actif, vous n’avez rien, si ce n’est ce que vous avez demandé qu’on vous octroie sur le compte des deniers publics en fonction de votre pouvoir occulte. Votre technique, on connait. Toujours décider sans en référer à qui d’autre qu’à vous-même, de ce qui était bon et ce qui était mauvais pour ma commune. Encensé tout ce qui venait de vous. Méprisé tout ce qui venait d’autrui. Vous avez tout détruit, c’est là, la seule victoire à votre actif. Cela jusqu'à accuser et rendre responsable la presse de racisme.
Avec morgue et malhonnêteté à tout le moins intellectuelle, nous y reviendrons.

Maintenant qu’on vous a enfin exclu de la gestion communale, résultat que vous n’acceptez pas, le fait est que vous laissez une commune en triste état, une entité populaire que vous avez transformée en république de voyous. Un échec patent dont vous osez encore vous gausser comme s’il s’agissait de la meilleure chose qui eut pu arriver à votre commune. Vous avez volontairement suscité la division entre les citoyens, entre riches et pauvres en suscitant en suscitant une dépendance à tout va pour vous assurer une réserve d’électeurs, pris fait et cause pour l’obscurantisme, un comble pour un agnostique ou prétendu tel. Votre manière de rabaisser les autres avec des propos ridicules, vos calculs machiavéliques pour vous assurer le droit de parler en notre nom à tous ont duré presque 21 ans. Molenbeekois d’adoption ou soi-disant tel, vous vous êtes montré d’un populisme à effet variable qui n'a rien à envier au populisme de Bart De Wever, devenu bourgmestre d'Anvers, mais en plus sans foi ni loi. Reconnaissons à ce dernier qu’il n’est pas un chasseur de mandats, ce qui est très loin d’être votre cas. Vous avez toujours eu un double discours en fonction de la sociologie de vos administrés, en vous aliénant de manière quasiment maladive tous les pouvoirs en gérant seul et en ne laissant que des miettes aux autres.
On ne se met pas d’accord avec Mr M. On s’incline devant lui, c'est tout.

Deux décennies de pouvoir absolu et sans partage. Et pour faire bonne mesure, vous n’admettez pas que la démocratie ait enfin déboulonné votre statue qui n’a jamais eu aucune stature.

Vous avez méprisé ceux que vous avez mis en échec en changeant d’alliés quand vous n’aviez pas les moyens de gouverner seul, gagnant. Résultat de ce jeu de dupes à tout le moins antidémocratique, votre liste a perdu 25 % de son soutien.

Vous n'acceptez le verdict populaire que lorsqu'il tourne à votre avantage. Pire, vous ne comprenez même pas toute l’exaspération épidermique vis-à-vis de votre personne. Vous maudissez tous ceux qui vous ont trahi alors que le traître, ce fut toujours vous et ce restera à tout jamais vous.

Pour faire bonne mesure, dans TOUTES les communautés de ce melting pot qu'est Molenbeek dont vous avez ligué contre vous jusqu'à la partie active des nouveaux Belges qui vous donnent là une leçon de démocratie à laquelle vous n’aviez jamais songé. Un Maire a vocation d’unifier l’ensemble des habitants de la commune dont il est le responsable. Vous avez fait exactement l’inverse en montant toutes les communautés locales les unes contre les autres et les inactifs structurels à qui tout est dû sans les devoirs qui vont et ce contre ceux qui ont fait preuve d’adaptation. Fait curieux entre tous, Molenbeek est une des communes où il y a à la fois le plus d’indépendants et le plus de chômeurs  !

Quel clan avez-vous choisi pour assurer leur futur ?

Le Parti du socialisme ? Dans le fond, je n'en suis pas aussi sûr.

Oui, je suis ravi de vous voir enfin hors d’état de nuire…
Un peu d’histoire pour rappeler au lecteur comment Mr M en est arrivé à coloniser une des communes les plus pauvres du pays alors qu’il venait des beaux, très huppés quartiers de la Capitale et que rien, sinon son orgueil démesuré et sa vocation à la traîtrise, ne le prédisposait à s’occuper des plus faibles. Ce rappel historique de vingt ans d’obscurantisme se suffira à lui-même.

Arrivé en catimini en 1991 et, désavoué dans les grandes longueurs, il ose encore maudire et exsuder sa rage sur ceux qui se sont levés contre lui.

Bien trop narcissique pour le comprendre.

20 ans de mayorat alors qu’une législature dure 6 ans. Cela ne fait pas le compte. Un putsch au milieu ?

0.jpg

 

En vérité, Mr M. a soigneusement préparé son investiture. La majorité molenbeekoise, cela fait maintenant 24 ans qu'elle fut négociée comme suit: MR et socialistes étant presque à égalité, le pouvoir se partagea entre les deux clans. 3 échevins pour les deux camps et le mayorat d’abord pour le MR (PRL à l’époque) avec Mr Spiegels, un pâle individu qui, de surcroît émergeait au chômage, ce qui en soi n’était pas inique, car il n’avait aucune compétence pour aucun boulot, même quand il en courait plein les rues. Ensuite, la seconde partie de la législature serait confiée au nouveau venu qui est resté soigneusement tapi dans l’ombre après avoir envoyé en première ligne trois de ses hommes-liges pour coloniser l’administration, le budget, les affaires sociales et l’urbanisme. Mr M. venait de quitter sa fonction de Ministre des Affaires économiques. Ministre, on peut l’être de deux manières.

Soit en cadrant l’activité du secteur dont on est responsable, soit en intervenant dans ses rouages pour y imposer ses conceptions, celles qui avait fait d'André Cools l’homme le plus puissant de Wallonie, lui qui gérait en sous-main via les intercommunales toute la partie étatisée et semi-étatisée de l’économie du Sud du pays, le pouvoir étant à l’époque exercé par les sections liégeoise et bruxelloise du Parti à la rose des sables.

Surprise, ce ne fut plus jamais le cas après… Les Hennuyers se sont bien rattrapés depuis.

Et qui larmoyait en se présentant comme héritier spirituel du leader assassiné ? Mr M devenu entre-temps Président de la section bruxelloise du PS.

Le même Mr M qui a dit à maintes reprises qu’il savait le pourquoi de l’assassinat de Cointe mais n’est jamais allé plus loin dans ses allégations, une de ses méthodes favorites : dire urbi et orbi qu'il sait, mais jamais rien ajouter. Van Der Biest, le lampiste ivrogne, dont on n’a jamais su par qui il s’est laissé berner a fini par se pendre et la vérité judiciaire n’est jamais allée plus loin.

Serait-ce une manière torve de signaler à d’autres que ... ? Une hypothèse parmi d’autres, plausible en tous cas. Menacer de procéder au grand déballage ou préférer laver le linge sale en famille et rien préciser.

Une des phrases de Mr M prononcée au Micro de la RTBF est pour le moins « amusante »: "Du temps où j’étais Ministre, on pouvait se permettre n’importe quelle dépense sans la moindre nécessité budgétaire, pourvu qu’elle soit compensatoire dans nos rapports intra-communautaires". C'est donc gérer toute la mâne de ce qui était inutile et rapporter gros tant en fric qu’en puissance. Avec le recul, tout le monde s’accorde pour dire que son parti s’est révélé d’une inventivité rare dans l’inutile. Une catastrophe dont nous payons encore les effets aujourd’hui, car ce n’est pas le développement postindustriel qui a été mis en avant, mais la seule mainmise.

Le résultat a dépassé toutes les espérances et, une fois parachevé sur tout le territoire wallon, le pouvoir interne du PS est passé au Hainaut dont sont issus ses trois derniers présidents.
Lors de l’affaire AGUSTA, Monsieur Spitaels, Président du PS fut condamné, c’était le numéro un du parti. Secrétaire Général de la Fonction Publique, Merry Hermanus le numéro 3, fut également condamné à titres divers pour …disons, trafic d’influences. Le numéro deux, Mr M ne fut jamais inquiété. Idiot car jamais au courant de rien, ou alors, à ce point puissant qu’il a pu impunément passer à travers les mailles du filet.

Je vous laisse deviner ma position...

Revenons à ma chère commune ! En trois ans de colonisation de l’administration locale, les petites mains avaient fait de l’excellent travail. La proie étant démentiellement facile, ils avaient déjà la mainmise sur tout en attendant l’arrivée du Maître en tablier – pas en salopette, faux leader ouvrier, il n’en a sans doute jamais porté une de sa vie durant. Tout était en place: la domination politique et l’instrument chargé de la mettre en pratique. La connaissance du terrain, de tout le tissu associatif, de tous les organismes paraétatiques dont aucun ne se trouve ni à Boisfort, ni à Auderghem, ni même à Evere, mais qui sont en surnombre à Molenbeek. Autant d’électeurs supplémentaires, d’obligés comme on dit quand on ne peut pas le dire mais qu’on dit quand même.
Mission accomplie, Molenbeek la pauvre l’est encore cent fois plus aujourd’hui. Résultat à long terme de la politique néfaste mise en œuvre par son grand Moi, Sa Sainteté Flupke, celui devant lequel il faut se taire, si pas se recueillir. N'est-il pas de droit divin le seul à savoir ce qui est bien pour vous. Ne discutez pas et dites-lui plutôt merci: cet homme est bon, il défend les pauvres.

A ce qu’il dit, du moins…

On nait dans la famille qu'on peut. C'est évident. Le papa de Mr M était un "gros" notaire et la maman héritière de la famille Blaton.

Son frère Serge fut d'abord député FDF, puis passera plus tard au PS lorsque le parti amarante commença à perdre des plumes et donc son influence.

Soit dit en passant, l’ex-épouse (Madame Dupuis) est encore aujourd’hui chef du groupe PS à la Région bruxelloise. Le pouvoir en famille, rien qu’en famille. Quoi de plus logique pour un ex prof à l’ULB, dans la même branche que Bart, mais au moins un niveau au-dessus de celui qui ne s’est jamais penché que sur le sort des anciens collabos.

Question machiavélisme, entre ces deux-là je dirais: match nul !

Avec une autre méthodologie Calimero que celle de la victimisation, cela va de soi. Il aurait eu du mal, notre bon Mr M est resté riche, très riche, n’a jamais donné une once de ce qui lui appartient aux pauvres, n’a quasiment jamais vécu en son domicile rue de la Mélopée, mais chez une petite jeunette engagée au Cabinet Piqué qui occupait un appartement, social bien entendu, au Parc du Peterbos. Sa petite Mousmé, si on prête foi aux croyances populaires. Le week-end, Monsieur Moustache se repose en sa villa de campagne à Ittre. Fortuné de naissance, il s’est couvert de mandats pour assurer le quotidien, contrôler la plus puissante de nos loges, l’information sur Télé-Bruxelles, la RTBF, Le Soir et La Libre Belgique, les budgets locaux via son réseau de camarades. Intervenir où et quand il veut, toujours sous forme d’anathèmes ou alors pour s’adjuger le mérite d’avoir été le premier à préparer un nouveau plan, manière efficace s’il en est de s’en assurer la paternité sans en faire plus que l’effet d’annonce. Uniquement dans l’émotionnel, jamais dans la pratique. Une bête politique avec tout ce que ce mot a de rébarbatif et de juteux, cela va de soi. Lui, le grand homme de communication, le francophone qui tient tête aux Flamands, aux vampires de l’asocial, le réalisateur de tous les plans B qui n’ont jamais vu le jour, celui qui a trahi Bruxelles. Pas rien que Bruxelles d’ailleurs. Il a même abandonné les travailleurs, préférant s’assurer le vote de ses nouveaux fidèles au nom de la tolérance. Avec les résultats que l’on connaît : un taux de chômage molenbeekois alarmiste (plus de 60% chez les jeunes !), une société incontrôlable, une zone de non-droits, une commune sociologiquement coupée en deux, un Molenbeek irrationnel qui fait tache d’huile diraient les Flamands. Une commune incivique où plus personne ne se sent chez lui. Une entité d’une saleté repoussante à certains endroits, mais de l’insécurité partout. Du trafic de came à ciel ouvert. Des flics démotivés par le laxisme et qui finissent par comprendre qu’ils ne peuvent surtout pas exercer leur rôle. Un tiers-monde en train de se faire supplanter par un quatrième, un lumpenprolétariat dont on se demande de quoi il vit en un monde dont il ne reconnaît pas « les » valeurs, mais bien « la » valeur…

L’humanisme au service des pauvres ...il n’en faut pas plus pour dire que c’est ainsi qu’on les défend.

Le journal "Le Soir" lui a un jour demandé à quel endroit de la commune il aurait préféré habiter.

Sa réponse : «  Au château du Karreveld »

Ce château où notre bon Châtelain a transféré les séances du Conseil Communal. Château où il se sent, selon l’expression consacrée, si bien chez lui et qu’il a fait rénover à grands frais par les deniers publics en enjolivant le parc de séquoias et d’espèces rares qui ont toutes coûté la peau des fesses. Jardin privatif qui a coûté une fortune au contribuable local alors que la plupart des anciens immeubles sociaux sont dans un état lamentable.

N’est pas socialiste qui veut, voyons !

Sorti vainqueur des élections de 1994, ce qu’il présenta comme un triomphe alors que la commune venait d’élire le plus grand nombre de représentants de l’extrême-droite de tout le pays – 7 sièges, un record absolu ! il eut l’intelligence de se présenter sur une "liste du Bourgmestre" en y incluant le seul représentant de l’ex-PSC et en retira les fruits en conquérant une majorité de toute justesse absolue qui lui permit de gouverner seul et sans partage. L’Etat Central, les amis de Mr M lui offrirent un très beau Boulevard Léopold II, l’immeuble de la Communauté française face à la KB, celle qui s’est tue sur toute la ligne avec Tour et Taxis, mais est dorénavant propriétaire en sous-main de toute la zone le long du canal. Une fantastique opération immobilière qui se réalisera un jour mais qui existe déjà sur le papier. Je n'en veux que pour preuve la rénovation de l’avenue du Port dont voulait faire une autoroute de pénétration la très chère Madame De Wever, la très en chair Ministre régionale des Transports Moeke Grouwels. Projet qui a été stoppé par les citoyens mais qui a coûté des dédits auprès des fournisseurs déjà engagés dans l'affaire.

Tour et Taxis dont Mr M, paranoïaque, a toujours prétendu vouloir faire un grand lieu associatif en mixité avec des sociétés privées. Heureusement qu’il y a des Salons comme celui du Livre, un Couleur Café pour le rentabiliser car le privé, dégoûté par ce coupe-gorge a fini par l’abandonner. Peut-être que ce haut-lieu d’architecture industrielle sera-un jour acheté rubis sur l’ongle par le Qatar pour y construire un nouveau centre de recueillement collectif, une basilique avec tour de guet, parkings à Mercedes et tout et tout pour les supporters tout de blanc vêtus.

Bref, comme tout Calife qui se respecte ou qualifié pour le devenir, Mr M s'est planté dans les grandes longueurs en faisant payer par d’autres son bilan social minimaliste avec les moyens de sa redondance. La misère de rue pour tout bilan. Revenu un temps, en 2000, j'ai pu voir deux gosses de 20 ans en état profond de manque à l‘intérieur même du commissariat. Les flics ne savaient quoi faire. Des dizaines d’ASBL, toutes subsidiées évidemment, du tout et du rien sur le territoire communal et pas une seule pour la drogue… . ASBL qui ferment à 16h30 ou qui ne fonctionnent que le week-end, à certaines heures seulement pour le grand public, ou encore dont les employés payés par les deniers publics sont trop souvent occupés à autre chose, entendez par là prêcher la bonne parole sur le compte du pouvoir subsidiant. Des associations de quartier dont il désigne lui-même les responsables, des animateurs de rue, des hordes de conciliateurs sociaux, des maisons de jeunes où l’on fume du shitt dès la nuit tombée, l’auberge de jeunesse de la Capitale, des maisons pour femmes battues, des centres de guidance ….et même de planing familial !

Soyons francs : le seul domaine ou l’éducation fonctionne, c’est l’école de devoirs créé par les associations islamiques. Hors le voile obligatoire, c’est une réussite totale. Sans subsidiation aucune, qui plus est. Les filles y sont remarquablement soutenues pour préparer le futur, l’Université, la pérennité multiculturelle où elles auront un jour leur place, cela se dessine déjà. Pour quoi faire ? Un pas de géant vers la liberté ou un retour à un traditionalisme machiste que les Belges de souche pourraient considérer moyenâgeux, contraire à nos valeurs ?

Le génie de Mr M., c’est d’avoir su se créer un réseau de fidèles. Il n’y a plus d’extrême-droite au créneau, mais depuis 10 jours un représentant de la charria régulièrement élu sur la liste ISLAM. Il a réuni 4.000 voix sur son nom, tout un symbole du laboratoire et ses cornues.

Une commune où on ne peut raisonnablement devenir fonctionnaire, contractuel ou passer à un niveau supérieur qu’après avoir pris la carte du parti, celle qui permet toutes les ascensions. Toutes fonctions servant à gérer la masse de contrats publics, les projets qui ne verront jamais le jour, l’occulte qui est jeté à fonds perdus, les adjudications quand il n’y a pas moyen de les éviter en saucissonnant leur coût pour rester en-dessous de la limite légalement autorisée et confier leur réalisation aux amis de mes amis comme le recommandent les préceptes de la fratrie.

Toujours le même chauffagiste, toujours le même fournisseur de matériel didactique et de bureaux (la famille de l’ex Premier Échevin), toute la mâne des procédures d’urgence que le Conseil Communal est obligé d’avaliser à posteriori, toute la préparation des réunions de quartier où on prend les gens pour des cons : on leur demande leur avis, on dit qu’on en tiendra compte et, dans le quart d’heure qui suit, c'est autre plan préétabli qui prend le dessus. Mais tout le monde s’avère satisfait de la future nouvelle réalisation communale demandée au nom de tous par le « bien-aimé » des uns, Mr M. Lui va intercéder auprès des autorités que contrôle Mr M. Il agit comme un Parrain qui en récupère les bénéfices ultérieurement.

Eponger la facture de toutes ces fantaisies inutiles ou qui s’avèrent hors propos avec le temps, ce n'est pas son problème.

Un exemple : ses plaines de jeux qui devaient être la panacée (avec kiosque à musique parfois) sont devenues en moins de deux ans des hauts lieux de trafic de drogue, des endroits d’où sont exclus - en paraphrasant Copé - tout qui n'est pas anti-blanc. Même nos compatriotes d'origne asiatique n’y ont pas droit de cité !

Mr M qui fut un jour prof de critique historique, je lui livre ce qu’a, un jour, dit Lénine :

« Pour faire la révolution, il suffit de la fomenter. Après le soulèvement, on affame le peuple. Ensuite, on lui donne un quignon de pain et chaque petit chose vous en remerciera du fond du cœur. Puis, vous les leaders, donnez aux plus fidèles quelques tranches de saucisson. Vous meublerez sans difficultés le cadre bas du Parti et vous aurez le contrôle politique total de la société, car le pouvoir est dorénavant à vous. ».

Mr M, cette forme de critique historique, je l’ai apprise dans une autre université que la vôtre. Vous qui nous surclassez tous par vos états d’esprit, votre discours caustique, la haine et le mépris de tout qui ne s’incline pas devant vous, le pourfendeur, vous l’excommuniant enfin excommunié depuis une semaine.

Élections locales de 2000. Là, cela devient tout chaud, je fus, vous allez comprendre pourquoi, partie prenante. Comme dirait l’autre, aux premières loges pour saisir la turpitude, les accords secrets, les mensonges avérés, le machiavélisme qui lui a permis de rouler les écolos dont j’eus pu briguer la tête de liste alors que je ne savais rien - ni moi ni aucun autre - de l’accord qui s’était tramé entre la fédération bruxelloise du PS et, disons les choses comme elles sont, les staliniens bobos qui sont à la tête de la Régionale bruxelloise du mouvement écolo. Un accord secret négocié entre Mr M et Henri Simons (passé ensuite au PS où il occupe une place de choix à la Ville de Bruxelles pour services rendus) qui prévoyait l’adjonction automatique des Verts à toute majorité sortie des urnes chaque fois que cela s’avérait nécessaire. Personnellement, j’avais toujours défendu un éventuel accord avec le MR si c’était possible car il vaut mieux se mettre en cheville avec l’ennemi que de se faire immanquablement bouffer par l’allié dont on ne serait que la cinquième roue de la charrette. Une logique personnelle. Une position qui alerta tellement la direction générale du mouvement à laquelle j’avais opposé les statuts du parti disant explicitement que chacune des sections locales était maître de son destin, ce qui l’avait foutue dans un fameux embarras. Ils trouvèrent la parade en faisant domicilier un des deux Présidents nationaux du mouvement, précisément au Boulevard Belgica, 42 jours avant l’élection (limite pour être candidat effectif de 40 jours ) Jamais, celui-ci qui triompha bien sûr au pool auquel je décidais de ne pas participer, n'avait dit aux membres quelles étaient les intentions du mouvement et qu'il y avait un accord préalable avec le Parti à la rose sans épines. Ce genre de pratique s'est révélé à nouveau au plus grand jour pendant la semaine écoulée. L’obscurantisme, une autre manière de faire de la politique par la théorie, la bonne gouvernance vue, elle, côté pratique…

En moins de deux heures l’accord fut paraphé : Ecolo recevait deux échevinats, le commerce et l’urbanisme… Tout s'achète.

Le commerce ? Un échevinat sans administration, inutile, purement honorifique dont la représentante est, dès la fin de son mandat, passée au MR…

L’urbanisme ? Un échevinat dont les services administratifs étaient sous coupe d’une chef de service qui était l’épouse du Premier Echevin, socialiste bien sûr !

Mais, mieux encore : TOUS les mandats para-communaux donnant lieu à rémunération passaient aux camarades rouges et presque toux ceux qui étaient gratuits furent conférés aux Écolos.

Pour la seconde fois consécutive, le Diable tirait toutes les ficelles et, au bout de la plus usée d’entre elles, on trouvait la chèvre verte de Monsieur Seguin, chère à Alphonse Daudet.

Dégoûté, je n’ai pas renouvelé ma carte de membre, j’avais une toute autre idée de ce que devait être la politique. Vérification sur le terrain, l’Echevine de l’urbanisme n’eut rien à dire et vit tous ses projets contrecarrés. Celle du Commerce fut tournée en ridicule par sa propre communauté. Des cinq élus, il n’y en eut que deux à terminer leur mandat et Sarah Turinne, qui a eu le chic de s’habiller en femme de ménage, pointa le bout de son nez.

Amen, la messe était dite. Mr M put pour la seconde fois gérer Molenbeek à sa sauce.

Gérer ? Vous en avez de ces mots, vous !

En 2006, nouveau scénario. Devenus inutiles, les Ecolos furent remplacés par le MR qui, mouillé dans des affaires datant d’il y a plus de 15 ans, la jouèrent profil bas. Je n’ai rien contre – ni pour, d'ailleurs - Madame Scheepmans à laquelle je reconnais une certaine obstination, mais il faut bien reconnaître qu’elle s’est tue dans toutes les langues. Le fait qu’elle ceint l’écharpe mayorale ne laisse en tous cas pas augurer d’une nouvelle majorité dite du changement. D’autant que toute l’administration qu’elle va devoir gérer se trouve aux mains de «  l’ennemi »  d’aujourd’hui, l’ami d’hier.

Je ne m’étendrais pas sur la gestion des six dernières années. Zéro plus zéro, toujours zéro. Seul le pontife clame les bienfaits de son laboratoire social. Comble du comble, il tente de nous faire prendre sa vessie pour une lanterne en niant l’insécurité grandissante des lieux.

J’allais oublier les trois séquences de destruction collective du mobilier urbain et la révolte contre le contrôle des activistes du mouvement « Sharia 4 Belgium » dont les membres bruxellois se réunissent depuis des années dans un salon de thé au coin de la Place Saint Jean-Baptiste qui sera débaptisée un jour par le confessionnalisme pur et dur.

Lundi dernier, Flupke a donc reçu son préavis pour avoir une fois de plus traité ses alliés potentiels par-dessus la jambe…

Et voilà en sus que notre ex grand homme, blackboulé comme il le méritait et sauvé en partie par le vote ethnique qui cache l’ampleur du rejet de sa personne, ose encore crier à la trahison, ne comprend pas qu’on ait pu se passer de lui, hurle à l’incompréhension, se retire de la politique …mais annonce dès le lendemain qu’il garde sa liberté de parole et son grassouillet mandat de Sénateur. Il faut bien vivre.

Dommage, il eut tant mérité la charrette et les quolibets de la foule, être mis trois jours au pilori sur la Grand-Place de Bruxelles avec interdiction de lui lancer autre chose que de grosses tranches de jambon, sinon ce serait la lapidation assurée.
Retirez-vous, Monsieur Moureaux.0.jpg

Retirez-vous de tout et qu’on n’entende plus jamais parler de votre auguste personne.

Même dans votre propre parti, on commence à vous trouver encombrant, c’est dire !

Leçon une nouvelle fois vérifiée de l’Histoire, tout dictateur souffre d’un grand mal, un syndrome qui est celui du pouvoir sans partage : son incapacité à comprendre le mécontentement que son omniprésence aux créneaux suscite.

Je n'ai pas, ou plus, l'humour incisifs d'un Thomas Gunzig, que L'enfoiré m'a appris à connaitre. Excusez moi, aussi, que je ne suis pas aussi court que lui, qui se doit d'observer comme tous journalistes des timings très précis.

Vous devez reconnaitre et connaitre mon nom en fonction de ce que j'ai raconté.

Le droit de réponse que vous pourriez avoir, je le connais, je le respecte pour et par n'importe qui.

 

Alain Sapanhine,
 

PS:Je remercie les "Réflexions du Miroir" de m’avoir offert la possibilité de m’exprimer librement et déclare prendre à moi seul la responsabilité de cet écrit.

 

Autres articles :

Faut-il quitter Molenbeek?

Lalibre.be Entre mépris et amertume

Le Vif-L'Express: Journalistes islamophobes

Le Soir d'Algérie

Zones de non-droits à Bruxelles

Election du Belge le plus répugnant

"Le sympathique Philippe Moureaux, pour avoir adoré en son temps les icônes staliniennes et fermé les yeux sur le goulag, ne se convertit-il pas aujourd'hui, certes progressivement mais néanmoins profondément, aux charmes des impératifs des mollahs de Molenbeek ?".

Jean-Maurice Dehousse, ancien Ministre et Bourgmestre de Liège - PS, "Le Vif-L'Express", 29 janvier 2010 sur le site de Alain Destexhe

 

0.jpg

 

0.jpg

0.jpg

Ce que dit Françoise Schepmans, la nouvelle Bourgmestre de Molenbeek, qui vient de prêter serment, est intéressant.

Le PS est depuis 1939 à la tête de Molenbeek à part, une exception de 6 ans.

Françoise Schepmans a toujours habité Molenbeek. Elle a occupé un poste comme échevine.

Ses reproches de l'administration de Mourreaux: 

  • les compétences compartimentées.
  • pas de projets collectifs
  • pas de chef d'orchestre
  • clientèlisme

Ce qu'elle veut changer

  • jouer à la transparence dans la concertation, consensuelle
  • pas de vision en solo
  • fin du laxisme
  • sensibiliser
  • prévention
  • pas d'angélisme
  • pas d'autoritarisme
  • son modèle Schaerbeek

Son émotion lors de la prestation de serment

 

1.jpg


 


18/10/2012

Prix Nobel de la paix ou de la guerre?

Le prix Nobel de la Paix 2012, attribué à la l'Union Européenne, a étonné plus d'un. Retrouvons d'autres Prix Nobel, pour s'apercevoir que ce n'est pas un cas unique et comprendre ce qui motive l'attribution d'un tel prix.

0.jpg"La paix désigne habituellement un état de calme ou de tranquillité comme une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit. Elle est parfois considérée comme un idéal social et politique.", dit Wikipedia.

Le mot "habituellement" a toute son importance dans ce qui va suivre.

Le Nobel de la Paix récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d'Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté".

Florence Nightingale aurait été à l'origine de la fondation de ce Prix Nobel en convaincant Alfred Nobel afin qu'il répare le "mal qu'il avait causé avec sa dynamite".

Première contradiction avec les réalités du terrain, car si la dynamite peut être utilisée en état guerre, elle sert à beaucoup d'autres choses et elle est entourée depuis d'une panoplie d'autres techniques beaucoup plus efficaces.

Mais les contradictions par rapport au projet de Nobel vont au delà quand on suit son histoire. L'instrumentalisation en coulisses pour introniser quelqu'un et barrer la route aux autres, a été plus que commune. 

La nomination de la CE a créé la surprise, notamment en Norvège, pays qui a déjà refusé en 1972 et en 1994 d’intégrer l’Union à l’issue de deux référendums. L’UE faisait partie du groupe de candidats potentiels, mais le politologue américain Gene Sharp, ou la religieuse égyptienne Maggie Gobran, surnommée la "Mère Teresa des bidonvilles du Caire" étaient sur les listes des nominés. Railler cette décision, alors que l’édifice européen semble de plus en plus fragile et sa pérennité, de plus en plus compromise, était étonnant, mais l'histoire détient quelques entorses aux règles pour des raisons politiques

  • La nomination de Roosevelt en 1906, il était militariste!
  • Adolf Hitler nominé en 1939 par Erik Brandt, membre du Parlement suédois. 
  • Benito Mussolini, en 1935
  • Joseph Staline en 1945 et en 1948. 

Heureusement, il y a eu Albert SchweitzerMartin Luther KingMère Teresa et Aung San Suu Kyi, pourrait-on dire.

Gandhi, l'apôtre de la non violence, n'a jamais eu cet honneur puisque la Grande-Bretagne, trop impliquée, s'y était opposée. 

Les Nobel de Sadate et Begin ont permis de neutraliser définitivement l'Egypte et ceux d'Arafat, Rabin, le dépeçage de ce qui reste de la Palestine, dirait-on au Proche Orient. 

La compétition entre la vision pacifique du philosophe chinois, Confucius et celle du comité norvégien a été contrecarrée par "le Prix de la Paix Confucius" à Pékin en réponse au prix Nobel de la paix, qui était attribué à un dissident chinois en 2010.0.jpg

Le président du comité Nobel norvégien Thorbjoern Jagland déclarait: «L'UE et ses ancêtres contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe».

Incontestable même si, en plus, l'Europe est en crise économique, politique et sociale, depuis 67 ans, elle a l'avantage d'être encadrée pour maintenir cette paix comme objectif. Cinq membres du comité dont l'un d'entre eux, empêché, a été remplacé par l'évêque d'Oslo (info norvégienne), ont voté parmi les nominés.

Il faut aussi retourner aux sources de la création de l'Union européenne pour en comprendre les buts de l'"entreprise Nobel". 

0.jpg

L'Europe a été créée pour assurer la paix en Europe et prendre ses distances vis-à-vis de l'URSS. 67 ans de paix en Europe s'en sont suivis si on exclut la guerre dans les Balkans. L'Europe n'y a fait qu'essayer d'éteindre l'incendie entre les religions et les nationalismes sans mandat pour aller plus loin.

Que l'Europe soit absente, aussi, dans les autres parties du monde, n'est en fait qu'une prise de positions dans le concerts des nations qui sera toujours bien ou mal prise comme une ingérence toujours mal comprise, quand on se rappelle l'entremise en Lybie. L'attentisme en Syrie devient presque une obligation surtout quand Russie et Chine s'opposent à toutes interventions. 

La réponse péjorative qui viendrait à l'esprit, ce serait que les chefs d'Etat subissent les lois de la finance et acceptent de s'y soumettre.

Ce n'est pas tout à fait faux.

"Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes?

0.jpg

Une Union qui s'engage à améliorer progressivement ses capacités militaires? Quel message pour les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, en forçant à l'austérité?", lance Attac

Là, je dirais que c'est à côté de la plaque.

Sortons de l'angélisme.

"Si vis pacem, para bellum".  

S'il n'y a plus de guerre armée, la guerre économique que subissent ces peuples, est, elle, bien réelle. Nous sommes en guerre, chers amis. Une guerre insidieuse et qui ne dit pas on nom.

Être dégoûté, comme je l'ai lu dans certains commentaires, ne servirait à rien si ce n'est jeter le bébé, sa conception ainsi que l'eau du bain.

Dépendant de l'endroit d'où partent les réflexions, ce prix sera apprécié différemment (des journalistes de différents pays dans Kiosque). Un Norvégien sur quatre soutenait le prix. Il faut rappeler que la Norvège ne fait pas partie de l'Union européenne.

J'avais trouvé certains articles dont l'un titrait "Nobel oblige" ou l'autre, "Les douleurs des peuples". 

0.jpgJ'ai eu une réaction à chaud du même genre. Je ne peux le nier, mais je me suis livré à un pas en recul. J'ai tenté, une nouvelle fois, de jouer le rôle d'avocat du diable, un rôle que j'apprécie à mes heures creuses.

"Que dit le comité Nobel?, pour faire contrepoids?

Chacun a son approche suivant son angle de vue, sa culture et sa sensibilité à l'égard des problèmes.

"Non, le prix Nobel de la Paix n'est pas une farce", écrit Noëlle Lenoir que je ne connaissais pas.

Un journaliste posait la question à un quidam dans la rue sur ce qu'il pensait de l'attribution de ce prix. Il était étonné que cela ne soit pas attribué à un homme en particulier et que cela allait tomber ainsi dans la nullité. 

Il n'avait pas compris que le monde ne se crée plus avec des idoles, mais avec des équipes, petites ou grandes. Que ce soit dans toutes les autres sciences primées au Nobel.

0.jpg

Cadeau empoisonné que ce prix Nobel. Il oblige à se surpasser pour y faire honneur.

Mais la paix n'arrive pas à ses fins toute seule.

Quant au Nobel de l'économie, il a remis la théorie américaine des jeux au menu avec Loyd Shapley et Alvin Roth. Tous deux recherchaient le mariage parfait entre l'offre et la demande pour augmenter les performances des marchés. (un retour sur celui de 2009 s'imposerait, peut-être).

Alors, j'hésite... N'est-ce pas plutôt un Nobel de l'Economie que l'Europe aurait pu recevoir pour avoir maintenu la barre dans la tourmente financière?

0.jpg

Le prix Nobel de la Paix est un prix trop hybride.

Le rapprochement entre le jeu, la finance et la paix n'est pas un hasard.

Le trio va souvent de pair. Il est encore plus évident en 2006, quand le Nobel de la Paix avait été attribué pour le développement important du principe du micro-crédit.

Réussir la paix, c'est aussi jouer une gigantesque partie d'échecs en passant par l'économie. Une partie d'échecs accompangée d'une partie de poker menteur.  

0.jpg

L'Europe peut-elle se concevoir uniquement avec une monnaie commune et des souverainetés et des régionalismes? 

Une autre question qui me vient à l'esprit: en définitive, qu'est ce qu'on récompense avec le Nobel de la Paix, le passé, le présent ou le futur?

Couronne-t-on des faits passés ou encourage-t-on à améliorer l'avenir de la paix en lui donnant les moyens économiques?

D'après moi, c'est le futur que l'on prime, c'est à dire, quelque part, un rêve de paix, un encouragement à faire mieux que les prédécesseurs qui n'investissaient pas assez dans le social, le politique et le financier qui accompagnent.

Plus question d'afficher des photos sur les murs des usines pour présenter les meilleurs travailleurs pour inciter les autres à les ressembler. Les héros ne sont pas bannis, mais ils sont fatigués, plus réalistes et moins idéalisés.0.jpg

Désormais, on budgète le futur de la paix tout en faisant l'impasse aux erreurs du passé.

En 2009, le prix Nobel de la Paix attribué à Obama alors qu'il n'avait encore rien accompli en est encore une autre preuve. A l'époque, on fêtait l'arrivée d'un Messie qui allait résoudre les crises générées par ses prédécesseurs.

Le "Messie" a déçu. Anormal? Non, le rêve reste entier et c'est, peut-être ça, le fin mot de l'histoire: l'espoir est primé et pas ses réalisations.

0.jpg

Cadeau empoisonné, oui, car ceux qui reçoivent un tel prix deviennent d'office obligatoirement des héros qui plongeront les mains dans le cambouis.

Pour la CE, que représentent les 900.000 euros du prix?

Rien ou presque. Tout est dans le domaine de l'honorifique pour la CE.

A-t-on jamais été en paix dans la vie de tous les jours? Quand on ne sort pas d'armes de guerre, on sort nos instincts de compétitions, d'économies qui cherchent à toujours obtenir au moindre coût ce qu'on revend à un prix plus élevé, après une "valeur ajoutée", toute personnelle, taxée ou non.

Une guerre économique, latente et permanente dans un jeu où la compétence prêchée et la motivation sont écrites sur un parchemin appelé "diplôme" suivi d'un CV qui se veut, par nature, élogieux.

Pour le reste, l'homme a toujours cherché des boucs émissaires qu'il peut haïr à loisir en porte-à-faux et des héros qu'il pourra applaudir avec le rêve entretenu par l'espoir. 

0.jpg

Autre anniversaire.

Il y a exactement 50 ans, le monde n'avait jamais frôlé d'aussi près, une 3ème guerre mondiale sous la forme du nucléaire, dans une véritable crise de poker menteur. Entre le 16 et le 29 octobre 1962, 40 missiles envoyés à Cuba par les Soviétiques avaient poussé la guerre froide à son paroxysme entre les deux "K", Khrouchtchev et Kennedy. Une crise de 13 jours qui avaient fait vaciller la paix dans le monde par une suite d'alliances.  Étrange, les deux "K" n'ont pas reçu le prix Nobel de la Paix.

1.jpgDe l'article, "Quel est le message pour le monde?", je retiendrai sa conclusion "Si l'Europe ne parvient pas à intégrer l'histoire de son continent dans la perspective plus large de celle du reste du monde, alors son message de paix aura une signification plus locale que globale."Nous en sommes encore très loin.

La Paix est un voeux pieux toujours à remettre sur le métier enrobé de crises, petites ou grandes.

Nino Ferrer le chantait dans les dernières paroles de sa chanson "Le Sud". 

La paix serait-elle un point de l'esprit qui se retrouverait à l'infini, que l'on espère toujours atteindre et qu'on n'atteindrait, en définitive, jamais parfaitement?  

Se poser la question, c'est presque y répondre.0.jpg

Le prix Nobel de littérature, Mo Yan, entre au programme des lycées chinois. Il faudra jeter un coup d'oeil sur une traduction pour en connaître plus sur ce concurrent connu pour son efficacité.

Désolé de vous l'apprendre, si vous ne le saviez pas, nous sommes en guerre économique, de consciences en interne et en externe.


L'enfoiré,


PS: Voici le début de cours "Stewardship of finance" même si j'ai souvent contesté son auteur. (Stewardship)


0.jpgMise à jour du 10 décembre 2012: Aujourd'hui, le jour des Droits de l'Homme,  l'UE reçoit le Prix Nobel de la Paix.

A cette occasion, voici, les photos prises du Parlamentarium dont j'ai déjà parlé ici.

 

Citations:0.jpg

  • «Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile. Il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur!» , Coluche
  • « La paix est une création continue. », Raymond Poincaré 
  • « La paix est un rêve suspendu. », Kofi Annan 

15/10/2012

Tijl Uilenspiegel et Brabo ne sont pas morts

Nous venons de terminer des élections communales en Belgique. A écouter les chefs de partis francophones, tous ont gagné en sièges. On arriverait à dépasser les 100% de la population à écouter les pourcentages de réussite de chacun.

Les médi0.jpgas disent "Bart De Wever est bourgmestre d'Anvers avec 37% et il se croit empereur". Il parle déjà de l'étape suivante de confédérer la Belgique, son but de séparatisme ultime, lors des élections fédérales de 2014.

"Le succès n'explique rien, mais justifie tout. Je suis contre la pensée molle. On peut être un écrivain maudit, mais pas un acteur maudit." dit successivement, Fabrice Luccini.

Or, un homme politique est un acteur par essence et par obligation.

De Anvers, ou plutôt de Antwerpen, j'en avais déjà parlé dans une histoire de main coupée

0.jpgJe rappelais, alors, l'histoire de Silvius Brabo qui trancha la main du géant Druon Antigone qui exigeait un droit de passage sur l'Escaut. Cela en représailles aux sévices qu'Antigone faisait subir aux mauvais payeurs. 

Une autre histoire de David contre Goliath.

Avant les élections, le Vif-L'Express publiait une vision théorique de ce qu'est un électeur, de ce qu'il le fait pencher pour un homme politique plutôt qu'un autre.

Le politicien doit parler à votre coeur et pas à votre psyché. L'émotion est cruciale. Il doit être plus séducteur que convainquant. Le cerveau émotionnel ne calcule pas.0.jpg

Facebook recherche les amitiés. L'esprit latin les plébiscite.

La culture flamand, c'est plutôt chez Hugo Claus qu'il faut la comprendre. Son "Chagrin des Belges" explique la différence d'approche. La rudesse assez germanique s'y retrouvera. Juger un Flamand avec un esprit Wallon, c'est comme parler de "french fries" sans ajouter les ingrédients qui vont avec. 

Vivement quelques pickles, un peu de mayonnaise, de moutarde pour compléter le cornet de frites.

Un autre article du même Vif-Express expliquait "Comment mettre la Flandre à ses pieds?" en allant dans l'autre sens.

Atypique, Bart De Wever l'est pour le moins.

Contraire à la théorie qui se trouvait dans le dossier ci-dessus.0.jpg

  • La provocation par les images fortes
  • la pipolisation (hyper personnalisé) 
  • la victimisation d'être repoussé dans les cordes de l'opposition par tous les autres. 
  • le syndrome de l'Arlésienne (faire parler de lui comme une référence insurmontable). 
  • être bon orateur en communication qui utilise des petites phrases assassines que personne n'ira vérifier comme le latiniste qui dit à qui veut l'entendre sans le comprendre "Nil volentibus arduum".  
  • rejeter les débats quand il n'est pas sûr d'être gagnant.
  • Se faire maigrir de 60 kilos en 9 mois, juste le temps d'enfanter un autre homme, qui donnera une marque de ténacité, de volontarisme. 
  • se payer une nouvelle garde-robe avec une cravate en prime. 
  • être calculateur
  • avoir le sens de l'histoire. BDW est historien de formation. 

0.jpgPourtant il n'est pas sympathique, pas sociable, pas jovial et pas séduisant, (ou ne fait aucun effort pour l'être), si ce n'est entre amis flamands et après les élections. 

Pourtant, on ne dit plus Bart de Wever, on ne donne plus que les initiales BDW et tout le monde sait de qui il s'agit. Si pas l'amour, plutôt la haîne que l'indifférence.

La théorie est dépassée par la réalité de la compétition. Nous nous trouvons en plein dans l'analogique, en perdition avec la réalité des chiffres que le comptable se doit de mettre en parallèle avec les budgets.

Comme je suis assez calculateur de par mon expérience en informatique, une solution trop évidente, c'est louche et je dirais "méfiance". Trop de médiatisation, trop programmé.

Il y a longtemps, j'écrivais "Au diable les partis". Un homme politique se doit de mentir pour convaincre. A jouer à pas vu, pas pris. Il se doit de vendre la même salade en y ajoutant la mayonnaise. Le Belge ajouterait à la salade, des frites avec des pickels et de la moutarde.

0.jpg

Avant les élections, Kroll était refusé par "Le Standard".

S'il fallait remettre BDW à sa place, d'après lui, il imaginait des scénarii:

1er scénario: le faire re-grossir. S’il reprend spectaculairement du poids, ses électeurs se diront qu’il ne sait pas tenir ses engagements et ses résolutions, qu’il n’a pas la volonté qu’il prétend et s’en détourneront. Pour le faire re-grossir, il faut le faire re-manger. Alors c’est sadique mais il faut le tenter: lui envoyer tous les jours, dans des enveloppes à entête de tous les groupes nationalistes du monde pour être sûr qu’il les ouvre, des tablettes de chocolat, mettre dans sa boîte aux lettres tous les matins une gaufre chaude et fumante, lui glisser dans les poches des cervelas et des fricandelles, diffuser par la climatisation de son bureau des odeurs de frites andalouse et de choucroute, mettre de la gueuze et du coca dans sa machine à café, coller sur son pare-brise des rondelles de saucisson et des tranches de mortadelle... C’est sûr : il va craquer. L’ennui c’est qu’il reste 15 jours. Il faut qu’il reprenne trois kilos par jour ! (à faire pour la prochaine fois)

2eme scénario: le faire tomber sur un scandale de moeurs. Je propose une invitation au Sofitel de Bruxelles. Le matin, on envoie pour faire le ménage une fausse femme de chambre, bien en chair, potelée, aux joues roses avec des cuisses comme des jambons, déguisée en Bavaroise avec une jupe de cuir à bretelles et des couettes. Elle iodelera en passant l'aspirateur, Bart sortira de la salle de bain, nu ... il ne résistera pas à la tentation, la gretchen courra le dénoncer et hop : il quitte la politique pour s‘occuper de sa défense0.jpg

3éme scénario: on prétend l‘aider. On se cotise ou on vend l’un ou l’autre joueur de foot en prenant une commission au passage et on engage ... Clint Eastwood ! Dans le Sportpaleis d’Anvers plein a craquer, Clint Eastwood monte sur scène pour soutenir la candidature de Bart De Wever. Il joue un numéro dans lequel il s’adresse à une chaise vide, sensée représenter Elio Di Rupo ou Patrick Janssens qu’il accuse de ne pas avoir tenu ses promesses, lui enjoint de partir et de laisser la place, mais il cherche ses mots, il perd le fil de son texte, il est ridicule, pathétique, la foule s’en va, c’est le flop total.

0.jpg

4ème scénario: le plus compliqué mais le plus malin. On lui coupe l’herbe sous le pied. C’est à dire qu’on lui enlève toute raison de revendiquer ou promettre quelque chose. On commence par scinder BHV, c’est fait. On régionalise 100% des compétences de l’État, on scinde le pays en deux, on déclare la Flandre indépendante, on incorpore Bruxelles à la Flandre, la Wallonie accepte de rembourser sur 50 ans tous les transferts dont elle a bénéficié.... Je vois mal sur quoi Bart De Wever pourrait encore faire campagne.

Scénarii provocateurs?

0.jpgDes jeunes interviewés dans les rues d'Anvers, choisis "au hasard", disaient qu'ils n'ont pas voté pour BDW et que ceux qui l'avaient fait, n'avaient pas lu le programme du parti ou étaient seulement des aigris.

Après les élections communales, en 2014, retour aux urnes pour l'étage supérieur du fédéral. Aucune relation? Deux ans, c'est long.
Les francophones moins pessimistes que les Flamands? Ce serait nouveau et quelque part, un retournement de la situation.

0.jpgCyrano avait un problème: un nez immense.

La chirurgie esthétique n'existait pas. A-t-il aimé en parler tel qu'il était, ce nez? Non, il l'a "embaumé" avec emphase dans une tirade avec un opportunisme de bon aloi, un savoir-faire et une verve hors du commun. A la fin de l'envoi, il devait toucher. Il n'avait pas non plus de "point de non-retour".

La vérité n'est jamais bonne à entendre. Ne jamais brusquer ceux qui ont un nez rouge quand on a intérêt à entrer ou à rester dans leur jeu, surtout, si, en plus, c'est dans un cirque.

"De wever" veut dire "le tisserand" en flamand.

0.jpg

Vous avez pu suivre ce tisserand dans tellement d'articles, dans une "Bombe à Haut Voltage"... 

J'aurais pu l'appeler Oliver Hardy transformé en Stan Laurel par le physique et le moral. Cela n'aurait pas correspondu.

Tijl Uylenspiegel, lui, c'était un maître. L'expression "ul'n spiegelveut dire « je t'emm... ».

L'Art de la guerre de Sun Tzu vous en boucherait un coin pour moins que ça.

Cela n'empêche aucunement de retrouver le sourire tout au long de la semaine d'après élections.

Thomas s'est surpassé cette semaine avec ses Cafés serrés:

1.BDW a parlé d'un point de non-retour pour la Belgique

2. Il y avait l'effet papillon et bien en Belgique nous avons une expertise dans l'effet domino.

3. Le parti écolo, un parti comme les autres? 

 

Le 19 octobre, Thomas a été rejoint par un invité surprise

0.jpg 

Mise à jour du 8 décembre 2012:

0.jpg

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  •  « Jeu de main, jeu de vilain. », Proverbe français
  • 0.jpg« La main à plume vaut la main à charrue. Quel siècle à mains ! », Arthur Rimbaud
  • « On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. », Georges Clemenceau 
  • « Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit  », Coluche

0.jpg

1.jpg0.jpg0.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0.jpg

0.jpgMise à jour 29 octobre 2013: La NVa fait son show de Toussaint. Cinq milliards d'allègement fiscaux. 

0.jpg

0.jpg1er février 2014: Weekend de colloque à la NVA pour se profiler comme le pivot de la prochaine coalition fédérale. 

11/10/2012

La spéculation sur le banc des accusés?

Ces dernières années, nous connaissons des crises à répétitions. Enfin, crises? Peut-être, vaudrait-il mieux parler de suites logiques à une situation qui ne pouvait que se dégrader vu la tournure que la spéculation avait prise. Commençons par les médias qui aiment en rappeler les raisons. Ensuite, allons plus loin. 

0.jpgLe 4 septembre, sur ARTE, ce fut "Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde".

Le 2 octobre, encore sur ARTE, "La Grande pompe à phynance", suivi de "Le bal des vautours".0.jpg

Le 8 octobre, sur France3, le débat "Le monde d'après avait pour question: "Les banques nous ruinent-elles?" et en présence, les "pours" et les "contres" du système bancaire. L'invité d'honneur était Jean-Claude Trichet qui a connu toute la tourmente de près vu sa position de président de la BCE.

On en arriverait, naturellement, à penser à l'extrêmité inverse, exprimée par l'article et l'idée: "Pour un monde sans profit". Il y a bien sûr le secteur non-marchandmais ce serait mal connaître la psychologie des hommes que de penser que tout devrait passer par là.

Il est vrai que tout ce qui tourne autour de la Bourse, de l'argent en général, n'a plus bonne presse. Nombreux sont ceux qui maudissent la crise financière et le monde bancaire. 

0.jpgL'émission "Gagner des millions" reste une des préférées à la télé. Étrange... Il sera intéressant de suivre L'Audimat après la diffusion du remake de "Dallas". 

0.jpg

Depuis le 13 juin 2012, soit vingt ans après la fin de la première session, la chaîne câblée américaine TNT a lancé la suite de la série Dallas qui remet en scène JR, Bobby et Sue Ellen ainsi que la nouvelle génération de la famille Ewing. En France, la nouvelle série devrait être diffusée à l'automne 2012 sur TF1.

Ce 23 novembre 2012: Larry Hagman n'est plus, alors que la RTBF présente la nouvelle série. 

Ce serait, aussi, faire preuve d'un certain populisme que d'aller ajouter un article à la longue liste d'articles médiatiques qui pointent du doigt ce qui s'est passé.

Sans verser dans du "peopolisme", non plus, je vais tenter de prendre le contre-poids de l'"Affaire". "Il faut faire preuve de résilience et d'originalité, que diable", répondrait le psy très collet monté.

0.jpg

Ne comptez pas que je ne vienne jouer au conseilleur, non plus. Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs. 

0.jpgCe sera plutôt aller à contre-courant avec humour, même si j'ai déjà joué à la parodie dans des articles comme "Futur du Capitali$me" ou ce que j'avais appelé le Spéculte.

Il est amusant de relire ce qui était écrit à l'époque et de constater que rien n'a vraiment changé fondamentalement sur certains points malgré les années qui se sont écoulées.

En 2005, avant l'hécatombe de crises, j'écrivais "Spéculons en paix".

J'y rappelais quelques principes de base, en donnant les aléas et l'utilité de la Bourse: "Quand nous investissons et faisons l’achat d’actions par son intermédiaire, nous entrons dans la participation du succès d’une entreprise dont nous partageons avec confiance, les idées, la stratégie et les réalisations suites à ses procédures.".

Que de belles paroles angéliques !

0.jpgDéjà, on apercevait-on poindre quelques erreurs de conceptions: "La plupart des actionnaires ne cherchent plus vraiment à savoir ce qui se cache derrière leurs transactions. Le plus souvent, un conseil d’achat ou de vente par un ami boursicoteur ou par une banque, où, l’argent change de main sans aucune forme de procès. On n'en désire pas plus à cet argent, qu'il rapporte, vite et bien. Pas le temps, d'essayer d'en apprendre plus. Au spécialistes, les mains pleines. Aux innocents, les vides.".

Imaginons que vous deviez créer de l'argent avec de l'argent des autres sans trop vous fatiguer.

Rien de plus simple, en somme. Ce serait:0.jpg

  • Ouvrir une banque comme un casino opaque avec des secrets impénétrables.

  • Réserver à ses collaborateurs une culture religieuse d'entreprise.

  • Trouver des gogos en masses comme l'avait fait Madoff , l'oracle maudit avec sa pyramide Ponzi.

  • Engager des matheux arrogants. 
  • Spéculer en utilisant les faiblesses de clients privés en noyant les poissons avec des HedgesFunds, des Junk Bonds et espérer, ainsi, des profits miracles.
  • Passer la ligne jaune sans jamais recevoir de carte rouge.

  • Faire payer les faillites aux autres.

  • .....

Conserver d'anciens collaborateurs dans tous les plus hauts postes de management des organisations mondiales.

0.jpgLes crises ont tout changé. Tout les chats échaudés, blancs ou noirs, craignent, désormais, l'eau froide.

Vous ne vous souvenez peut-être pas du film "La Banquière", du "Sucre". On se croirait à des années lumières. Nous étions, en effet, dans les années 80, la période que Reagan-Thatcher voulait installer de manière durable.

Aujourd'hui, c'est plutôt "Wall Street", "Margin Call", "Trader", "Les initiés", "Krash"... jusqu'au documentaire de Michael Moore "Capitalisme, a love story" qui font recettes.

Depuis, certains s'inquiètent de la situation et lancent des rappels à l'utilité de la Bourse et comment s'en prémunir contre ses vices hérités d'un système financier devenu véreux. L'expérience boursière ne s'apprend pas sur les bancs de l'école et elle le devrait être un cours dont les rudiments seraient enseignés comme pour la gymnastique ou l'éducation sexuelle. 

Les banques ont réagi aussi. Elles ne prêtent pl0.jpgus qu'aux riches après avoir poussé à la consommation des dettes à qui le pensait sans même le demander. Surréalisme à la belge avec Fortis?

0.jpgL'utilité de la Bourse? La Bourse est un moyen de soutenir une entreprise. Elle apporte des liquidités aux entreprises et répartit les risques dans le public, qui lui, aussi, en récolte en récolte quelques fruits, et ainsi maintenir un équilibre entre les différents acteurs de l'entrepreprise. Risques qu'un entrepreneur avait commencé avec ses propres déniers, faut-il le rappeler.

Des articles sortent et disent "Il faut sauver la Bourse", "Perdra-t-on encore longtemps de l'argent sur les comptes d'épargnes", ce qui est encore plus vrai en période de stagflation. Les pubs pour les banques n'ont jamais été aussi belles pour reconstruire leur image.

0.jpg

Promouvoir la Bourse est devenu une obligation pour relancer l'économie et sortir de la crise de confiance qui s'est installée.

Alors, on cherche le client et les remèdes.

Les investissements socialement responsables (ISR).

Les taux d'intérêts touchent le fond. Pourtant les comptes d'épargnes sont plein?

Il ne s'agit plus dans la pensée des investisseurs lambda, de faire de l'argent sans se soucier de la manière comme c'était le cas à l'époque, il y sept ans d'ici. Les choses auraient-elles évolué? Fini d'être les dindons de la farce?

0.jpgBeaucoup de retraités recherchaient un complément à leur pension dans les intérêts sans oser bouger à leur capital.

Avoir épargné pendant une vie et espérer de récupérer l'usufruit de leur épargne pour ne pas dépendre de la génération suivante et pour lui réserver une succession. Génération suivante, qui, il faut le dire, est un peu en panne, perdue et sans ressources. Altruisme confondu avec bien être personnel, en quelques sortes.

Les papy-boomers voient, cette fois, leur capital fondre sur les comptes en banque pris entre les "deux feux de l'amour", pourrait-on dire. 

Du coup, les comptes d'épargnes explosent. Contradictoire? Non, réaction suite à un attentisme régi par la frilosité quand on ne peut plus "se refaire".

Spéculer sur le futur se produit dans tous les plans des activités humaines.

Spéculer commence avec l'espoir que la saison suivante sera bonne ou mauvaise pour acheter à meilleur prix en prévisions d'une hausse de prix. Des règles éthiques de bonne gestion. Ce qui se poursuit au niveau de la haute finance qui devrait être contrôlée par des organismes indépendants, qui serait non juge et parti, comme le seraient les Agences de notations.0.jpg

Acheter et vendre avec du profit, encaisser des plus-values n'est pas le problème.

Le problème vient des excès, des dérives, du détournement des objectifs, en jouant à qui perd, gagne, en s'assurant par exemple sur des pertes et en gagnant quand cela s'écroule comme l'ont fait les CDS au niveau supérieur.

0.jpg

78.000 milliards de dollars transitent quotidiennement dans le monde par des transactions de tous types. Elles ne sont pas toutes véreuses, heureusement et la transparence ne leur est pas indifférente.

Il est à espérer que les investisseurs se préoccupent plus de la destination de leur argent. Ils ne veulent pas (ou plus) qu'il serve à spéculer sur les prix des aliments. Ils veulent investir responsable en respectant l'environnement et les droits sociaux dans le "durable", "l'éthique", le "solidaire". Ce dernier qualificatif nécessiterait bien plus qu'un coup de ballais en Bourse, mais n'anticipons pas. Scander le mot "solidarité" fait bien comme slogan dans les campagnes électorales, mais dans les réalités de la Bourse... Laissons-la vivre sa vie à cette "solidarité" et voyons les résultats, après coup.

En 2011, la chute des investissements a été sensiblement de 15%.

En Belgique, dans le même temps, quinze milliards d'euros ont transité par la voie des ISR, les "Investissements Socialement Responsables". Sensés avoir une gestion saine qui tient compte du social, de l'environnement comme 0.jpgdans des Forums Ethibel...

La rentabilité n'en serait pas différente des produits financiers classiques pour avoir une chance pérenne.

Choisir des critères d'exclusion, avoir des exigences précises dans le choix de ses placements et garder une rentabilité, serait le pied.

Une plus-value sociale dans des sites étudiés pour comme par exemple financite.be, un moteur de recherches comme beama.be. Là, on frise la bénédicité.

Les banques vont-elles se ruer sur ces outils modernes pour conseiller leurs clients?

Faut pas rêver... Il faudra, aussi, définir les limites des ISR et ce qui est dans le "lot" ou non.0.jpg

Une proposition de loi serait sur la table en Commission des Finances.

Le Réseau des Financements Alternatifs (RFA) s'inquiète du manque de diligence à déterminer par un article de loi, comment définir un fond ISR.

Pour une fois, la Commission a fait référence à l'ISR, dit François Passant d'Eurosif avec le "Key Information Document" (KID).

Les petits épargnants feront-ils le poids face aux institutionnels, avec ceux qui sont derrière leurs écrans d'ordinateurs?

0.jpgPeu d'offres éthiques sur le marché belge.

Seules trois banques en proposeraient (Trodos, BNP et VDK).

La demande existe mais aucun organisme indépendant n'existe pour vérifier l'éthique de ses offres.

Les comptes ISR s'élevaient à un peu plus de 1 milliard d'euros, soit 0,5% de l'en cours des 218 milliards.

Une hausse nette de 152% a été enregistrée en 2008.

Comble de malheur, les fonds éthiques sont aussi en crise.

0.jpgLes fonds ISR ont été en baisse de 15,6%, alors que la baisse s'élèvait à 14% pour l'ensemble des fonds. Ils ont perdu un tiers de leur valeur quand ils étaient gérés de manière patrimoniale privées.

2011 fut une mauvaise année en général.

Le nombre de fonds ISR a fondu. L'offre est devenue déficitaire. Dexia a disparu et a fermé cinq fonds ISR.

La qualité des fonds est en cause. La liste noire progresse par manque de transparence.

"Trodos Sustainable Pioneer Fund" est celui qui est le mieux coté à 60/100, alors que la moyenne est 6,4/100.

0.jpgC'est pourquoi les pistes pour développer des placements ISR dépendent aussi des initiatives des pouvoirs publiques.

Existant depuis les années 80, les ISR avaient bien progressé jusqu'en 2009 pour atteindre 4,1 % des placements.

En 2010, ils avaient commencé à stagner avant de chuter, en 2011, de 15% et tomber à 3,4%.

0.jpgObliger les banques à en créer par voie législative serait quelque chose à envisager.

L'esprit d'entreprise n'est pas mieux évalué en France à la bonne mesure d'après les sondages. C'est plutôt l'inverse qui se passe.

Alors, il y a des riches qui entraînent les moins riches dans leur sillage et d'autres qui ne font qu'y passer en meublant leurs fantasmes.

En Belgique, le fait qu'il n'y a pas de taxes sur les plus-values, a fait qu'ils ont eu des envies voyageuses pour s'installer en Belgique.  Les riches se rebellent.

Tandis que chez les particuliers, il y a, donc, des fortunes qui sommeillent en attendant mieux.

0.jpgSi les fonds qui privilégient les armes, des bombes au phosphore sont déjà interdites, il y aurait aussi d'autres fonds qui ne sont pas profitables à la société qui fonctionnent avec la spéculation des matières premières alimentaires et qui seraient aussi à mettre dans le collimateur de la justice "sociale".

Les métaux rares, le pétrole pourraient aussi voir, un jour, la spéculation mise à l'index.

Quatre alternatives proposées: les actions de rendement, l'immobilier, l'or et les obligations d'entreprises.

0.jpg

Ramener la confiance dans la Bourse et redynamiser le consommateur aux risques, est une entreprise de longue haleine.

Responsabiliser les investisseurs est aussi la riposte à la crise qui suit la sauvegarde à court terme et les mesures de régulations à moyen terme.

Changer le climat négatif qui culpabilise les personnes qui investissent, est tout autant, une simple raisonnement du bon sens.

0.jpg

L'argent est maudit, surtout quand on n'en a pas.

Sur le point des salaires, ce n'est pas à l'embouchure qu'il faut les revendiquer, mais à la source.

Les dettes que les gens ont contractées, ne sont que des suites logiques de la stagnation des salaires.

Car, 'le monde ne se limite pas aux prix des actions à la Bourse, il y a aussi les prix sur les listes de courses des ménagères'.

0.jpgIl ne s'agit pas d'influencer et de relancer sa propre vision du futur, mais de l'adapter aux nouvelles normes. Remonter les bretelles quand le pantalon pendouille. L'austérité, rien que le mot indispose.

Quand on pense au succès des Fonds Monory-De Clercq pour l'épargne-pension, c'est dire que l'engouement se fabrique à coups d'avantages fiscaux et d'incitations judicieuses. "On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Par contre, on peut attraper des aigreurs à l'estomac", disait Philippe Geluck.

0.jpgIl n'y a rien qui dérange plus en Bourse que l'immobilisme et l'opacité du futur.

La différence entre un placement en Bourse et un autre placement, c'est qu'il faut surveiller son évolution, que son rendement n'est pas garanti et  que l'échéance est inconnue.

Si on considère que les investisseurs n'ont pas été le problème des crises, ils peuvent être les acteurs des changements nécessaires pour y remédier.

0.jpgC'est, un peu, le message du livre, ouvrage collectif, "Crise financière et modèles bancaires", véhiculé par le "Réseau financements alternatifs". Les pouvoirs publics ont mené aussi à déréguler. Est préconnisé d'aller au delà du ratio des fonds propres, limités à 7% prévu par Bâle III et ainsi limiter l'effet de levier.

Dernièrement, on apprenait que la Bourse de Bruxelles, le Bel20, était en tête dans le peloton boursier avec 13,4% alors que la moyenne mondiale se limitait à 12%.

Une relation de cause à effet?

0.jpg

 

Avec le Livret Vert ou B, on espèrerait ne plus cauchemarder, mais cela c'est, peut-être, Farcebourse avec les pourcentages en dessous de l'inflation...

L'excès inverse, c'est espérer décrocher le gros lot avec des pourcentages qui dépassent les normes du marché, du temps et de l'endroit.

L'Etat rêve de récupérer et de mobiliser l'épargne des Belges. Quand on se rappelle la flambée inespérée des achats des Emprunts d'Etat belges de fin 2011... Il suffit toujours de solliciter quelques cordes sensibles.

L'Etat n'est pas la seule, d'ailleurs.

0.jpg

1.jpg

 

 

Quand on entend que les comptes d'épargnes belges croupissent avec 229 milliards d'euros, cela suscite les convoitises. Les banques Internet viennent à la rescousse. La poste avec son nouveau surnom BPost fait de même.

0.jpgFortuneo, Rabobank essayaient de casser les barrières. Sur Internet, après NIBC, voici le hollandais Mon@You qui fait son entrée en Belgique, en offrant un rendement global de 2,65% (prime de fidélité comprise). De plus, il n'y a pas que les actions.

Le programme d'émissions d'obligations gouvernementales est, après l'Autriche, le plus avancé dans la zone euro avec près de 35 milliards d'euros, cette année, bien que les taux à dix ans sont tombés à 2,42%.

Mais, je ne suis pas ici pour faire de la pub, ni conseiller des organismes financiers.  

Il paraît que le risque pimente l'existence, que la fortune sourit aux audacieux. Mais savoir prendre des risques sans tenter le diable, n'est pas toujours facile.

La Bourse est un domaine dans lequel on ne s'embarque jamais sans biscuits.

0.jpg

Pour boucler le tout, je me devais de rappeler que les fonds islamiques se tournent vers des formules respectant les préceptes du Coran pour promouvoir le développement économique et social de la communauté musulmane. Ce marché était en plein essor en 2004 mais faisait alors seulement acte de présence, sur celui que nous reconnaissons comme plus «traditionnel», car, ici, on parle d'un autre monde avec d'autres coutumes parfois plus solidaires sans être nécessairement qualifiées de ISR.

0.jpg

"Ce qui compte en finance islamique, c'est la finalité de l'investissement, l'habillage est secondaire. Même si les montages financiers sont très différents (du fait, notamment que tout intérêt est interdit), le résultat économique est souvent le même que dans le finance conventionnelle", avouait M. Boulif.

Tout n'y est donc pas plus rose. Les sanctions financières des Occidentaux ont, en fait aidé, le régime iranien à mater la classe moyenne par une hyperinflation en Iran.

0.jpg

Frainer la spéculation et le trading par les taxes comme récemment la taxe Tobin qui renait de ses cendres?  

En général, les taxes découragent les particuliers, pas les spéculateurs. En Belgique, la TOB, la Taxe sur les Opérations Boursières, est une histoire ancienne (remontée à 0,25% cetter année). 

Aujourd'hui, la compétition dépasse les coopérations dans tellement de domaines en suivant la logique néo-darwiniste que croire que le profit, le besoin d'accumuler n'existe plus, serait mal comprendre. Ce ne serait pas uniquement pour soi, mais pour seulement subsister face aux concurrents intérieurs et, même, extérieurs comme l'est devenue la Chine qui a pris la relève dans ce néo-libéralisme.

0.jpg"Slalomer dans le champ de mines des marchés émergents" cela se fait avec un milliards d'euros par semaine jusqu'à donner un risque de surchauffe avec un PER qui dépasse les 20ème échelon et des risques politiques. 

Je n'irai pas jusqu'à lancer un coup de gueule ironique comme l'avait fait un des Cafés serrés de Thomas de mardi même en verlan.

"Rien ne peut continuer à rester durer", comme on dit chez nous.

Confiance rime avec transparence. Réconcilier la finance avec l'économie réelle, reste une affaire à long terme.

L'"Homo-economicus" est loin d'avoir pris ses quartiers d'hivers mais il est devenu, seulement, très "divers", très circonspect, presque très studieux et, aux dernières nouvelles, il tente le respect.

Puis, se rappeler de cette chanson disait tout.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • 0.jpg"Jadis ce sont les basketteurs à qui on demandait de tracer des envolées de l'économie. Ensuite, les êtres de petite taille ont pu s'en charger. Aujourd'hui, les égoutiers sont prêts", Philippe Geluck

  • "L'argent est pareil au fumier, il ne sert à rien s'il n'est pas répandu", Francis Bacon

  • "Les comptes annuels sont comme un bikini: ce qu'ils montrent est intéressant, mais l'essentiel est ce qu'il cache", Burton Malkiel
  • "La banque est un endroit où on vous prête de l'argent si vous réussissez à prouver que vous n'en avez pas besoin"


 

 

0.jpgMise à jour 24 novembre 2012: Un fond vautour:  Le Fond spéculatif NMI Capital, l'un des créanciers de l'Argentine, a fait saisir saisir et bloquer certains comptes belges de l'Ambassade d'Argentine. C'est en justice au niveau de la Cour d'Appel. Un juge américain vient de condamner l'Argentine de verser 1,33 

0.jpg

milliards de dollars à des fonds.

Le capital à risque? Oui. En connaissance de cause. En sachant à qui profite le "crime" ou la "BA". Seule les investissements des entreprises peuvent relancer l'économie. Le capital a risque offre plus de sécurité que le financement par la dette, car l'entreprise n'est pas obligée de rembourser à un moment donné, ni de payer des dividendes si elle n'engrange pas de bénéfices. Alors pousser les entreprises à s'endetter d'avantage...

Mise à jour  08 janvier 2013:

0.jpg

Projets sérieux ou humoristique, faut choisir.

Il faut revenir aux années de 1996-97 pour retrouver une période aussi propice à la Bourse. Le moment de rappeler que les arbres ne montent jamais jusqu'où ciel. 0.jpg0.jpg

 

 

0.jpg
1.jpg
1.jpg

04/10/2012

D'un vendredi à l'autre

Vous vous souvenez de Robinson Crusoé, échoué sur une île déserte. Un "sauvage" est devenu son ami et il l'a appelé 'Vendredi'. D'un vendredi à l'autre, on trouve ainsi quelques constatations plus amusantes les unes que les autres.

0.jpg

Le vendredi, au boulot, c'était le dernier jour de la semaine, le moment où le travailleur commençait à penser à son week-end. A table, cela fait penser à manger du poisson pour certains. 

Vendredi dernier, c'était le premier anniversaire de la "Fédération Wallonie-Bruxelles". Appelée, fête de la "Communauté française", le nom d'avant, juste un an. Tout devait changer avec ce nouveau nom. Moins communautaire, appelation plus régional pour aller avec son temps. Une autre manière d'être identitaire.

La Grand-Place accueillait, une nouvelle fois, des artistes français et belges. Le Grand Jojo (rien à voir avec Johnny Halliday) terminait la soirée avec l'histoire de Jules César qui faisait toujours chanter et danser les Bruxellois, jeunes et vieux et de toutes les cultures. 

Comme le dit Patrick Roegiers dans son dernier livre "Le bonheur des Belges", c'est "le Bruxellois vit entre deux mondes, veut toujours apprendre à désobéir. Une situation où tout le monde a l'air de rien, mais n'est pas rien et cela permet tout.".

Pour décrire la France, où il vit depuis près de 30 ans, il cite en vrac "Patrie du beau langage, mère des arts, pays d’Épinal, du béret basque et de la baguette, du litron de rouge, des bals populaires, de l'huile d'olive et des espadrilles...(j'écourte la liste) ... de La Fontaine et de Bécassine, du roi Dagobert qui prie pour ne pas avoir la diarrhée à cause de sa culotte à l'envers".     

0.jpgPourtant, ce vendredi m'a fait penser à encore autre chose: à quelques Français qui, à y réfléchir, avaient un talent de Robinson manqué. 

Vendredi dernier, il y a d'abord eu Laurence Bibot. Vous ne vous souvenez peut-être pas d'elle et de son café serré et poivré du vendredi 20 avril que je me repasse en boucle en période de mouron pour seulement me dérider.

(Mise à jour 23 novembre: Laurence relance)

Son dernier café serré, toujours du vendredi, avait été annoncé avec du sucre. Humoristiquement vôtre, toujours, elle était aux antipodes de ce que l'invité du jour devait raconter. Laurence s'était lancée dans une diatribe, en se référant à ses collègues humoristes de la semaine, à tel point qu'à un moment, elle dut demander à l'invité français, s'il suivait toujours. Lui avait, dès le début, perdu pied en se demandant ce qu'il était venu faire, ce matin-là, dans cette galère "à la belge".

Vous vous rendez compte, l'invité de la matinale était Henri Sterdyniak, économiste français, directeur du Département Économie de la Mondialisation de l'OFCE, expert de la situation de l'Europe et de la différence entre ses habitants du nord et ceux du sud. Excusez-là, cher expert, d'avoir trollé votre matinée. On est comme ça, chez nous. Dans la sébille de l'austérité, on a déjà donné.

0.jpg

Comme depuis la nouvelle saison, les cafés serrés sont présentés juste avant l'invité du jour, le contraste était encore plus flagrant. 

Les 3% annoncés font aussi des vagues de protestations chez nous. Je vois déjà, d'ici, les patrons bientôt rejoindre les rangs des indignés. 

L'invité annonçait en douceur, que dans la même journée, après le sarkozisme, c'était le hollandisme qui passait à l'austérité et que tous les Français allaient boire dans la même tasse avec une dose de cheval, après avoir passé de la droite à la gauche. Certains disent même "Sarko, tu nous manques". 

0.jpgComment pouvait-on rire de cela? "Là, en bas de ça", dit avec notre accent local. Faire rire, c'est dans le contrat de Laurence.

Oui, c'est évident, notre humour belge n'est pas toujours compris d'un Français alors que dans l'autre sens, cela passe, en général, relativement bien. 

Cela fait un temps, sept ans, que je suis en chasse sur les "terres dangereuses d'un forum français" assez représentatives comme Agoravox.fr. J'y ai souvent joué à l'avocat du diable parce qu'on y baigne souvent dans un bol de pensées uniques dans une morosité ambianteMoi, qui ose parler de mes billets, serais-je devenu le "sauvage" qui ne sait pas ce qu'il dit?

La France rappelle, en permanence, qu'elle est la patrie des "Droits de l'Homme", mais quand ces droits ne correspondent pas aux idées acceptées en France, c'est l'habitude de se voir rejeté dans le bac à sable. Ce n'est plus un "débat" mais une "exécution". S'il n'y a pas d'opposition, il n'y a pas débat. Alors, face à de la mauvaise foi, devenir l'avocat du diable, on le deviendrait pour moins que ça, avec les arguments contraires tout aussi valables, si pas convainquants. Mon pseudo me permettait quelques latitudes, si pas prérogatives... mais sans jamais sous-estimer mon adversaire...

"Mieux s'informer pour mieux lutter" comme l'écrivait un des rédacteurs dans son "A propos" alors qu'au contraire, il fermait les portes de l'information et du débat.

La Fontaine l'avait pourtant écrit dans "L'Ours et l'amateur des Jardins": "la raison d'ordinaire N'habite pas longtemps chez les gens séquestrés : Il est bon de parler et meilleur de se taire, Mais tous deux sont mauvais alors qu'ils sont outrés.". 

Par acquis de conscience, je suis allé voir ce qui se tramait sur la version belge de ce forum français. Elle ne brûlait pas les planches avec la Toile de ses préjugés. Un coup d'oeil sur la version italienne, là où en principe, on devrait avoir le sang chaud, vu la situation délicate qu'on y vit. Rien de tout cela, non plus. Quelques commentaires, quelques lecteurs au balcon et puis basta. Pas d'antagonistes repoussés dans les cordes du ring, pas de moinssages idiots sans donner l'avis contraire pour l'expliquer. En Italie, il faut le remarquer, seulement, des appréciations positives sont possibles. Comme disait Cocteau , "Le Français est un Italien de mauvaise humeur".0.jpg

Le monde est un village, entend-on parfois. Village, dans lequel tout le monde se connaîtrait, facilité par des moyens de communications identiques: la langue et la culture. Et bien, non, pas toujours ou pas vraiment. On ne se connaît pas dans ce "village" et, pire, on ne cherche pas à le faire. Les situations sont spécifiques dans chaque environnement et s'apprécient différemment .

Internet avec ses réseaux sociaux est même resté fermé comme s'il s'agissait du vieux Minitel. On trouve des cercles d'influences, dans lesquels les vases communicants sont clôturés avant de s'ouvrir. 

J'avais déjà parlé du bluzz qui se créait parmi les philosophes et les scientologues. Rapprocher ces deux groupes dans une union allégorique, aussi. 

Je ne sais pourquoi, cela m'a fait penser à l'histoire de Robinson Crusoé. Pour rappel: 

0.jpg

Un marin vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l'Amérique, près de l'embouchure du grand fleuve Orénoque, suite à un naufrage où tous périrent à l'exception de lui-même. Il fut délivré d'une manière tout aussi étrange, par des pirates. Il s'aperçoit que l'île qu'il a appelée 'Désespoir' reçoit périodiquement la visite de cannibales, qui viennent y tuer et manger leurs prisonniers. Crusoé, qui juge leur comportement abominable, songe à les exterminer, mais il se rend compte qu'il n'en a pas le droit, puisque les cannibales ne l'ont pas agressé et ne savent pas que leur acte est criminel. Il rêve de se procurer un ou deux serviteurs en libérant des prisonniers et, de fait, quand l'un d'eux parvient à s'évader, ils deviennent amis. Crusoé nomme son compagnon Vendredi, du jour de la semaine où il est apparu. Sa plantation a été bien entretenue et il est devenu riche. Il voyage en Espagne et en France, où il est attaqué par des loups dans les Pyrénées. Il vend sa plantation pour ne pas avoir à se convertir au catholicisme et retourne en Angleterre.

La "robinsonnade" a encore beaucoup à nous apprendre. Si on la remettait à l'ordre du jour?

0.jpg

Supposons que l'île dont on parlait dans l'histoire de Robinson, soit un "peu" plus grande. De la taille de l'Europe, par exemple. Chacun serait perdu sur cette grande île avec des tendances à vouloir recréer son propre environnement dans un cocon protecteur en terres inconnues. Ce n'est pas un secret, on n'aime pas l'Europe en France, surtout quand elle n'est pas française.

Avec la peur de l'environnement, oserait-on brusquer ses hôtes en le prenant pour un sauvage?

La peur, aujourd'hui, c'est se réfugier dans son absolutisme, son négativisme, pendant qu'à l'extérieur, la grande embardée a déjà commencé pour ramasser à bas prix ce qui reste après la bataille.

0.jpg

Pendant ce retrait, des mondes antagonistes se croisent, s'envient, se pointent du doigt comme responsables de tout. 

Robinson ne pouvait mieux s'assurer qu'avec ce qu'il trouvait. Les produits dérivés, il n'en avait pas, même s'il connaissait ce que veut dire "dériver" dans son aventure. Les impôts, il n'en payait pas puisqu'il devait, lui-même, s'imposer des règles strictes sans intermédiaires. Spéculer pour lui, c'était toujours à très court terme, au lendemain ou à la saison qui suivait. 

Bien loin de la collision entre riches et pauvres, entre idéologies adversaires. Il devait trouver la meilleure solution à ses problèmes par l'expérience. Il devait compter sur les risques des pirates, des corsaires et des flibustiers et se préparer pour les contrer.

Ils existent toujours avec les mêmes subtilités.

Tout cela pour dire que nous sommes, aujourd'hui, en période de questionnements, de transitions. Nul ne le conteste, mais de là à rejeter le bébé avec l'eau du bain, ce n'est peut-être pas la solution pour le long terme. Nous avons une histoire en plus de la situation de Robinson. Nous progressons à coup de réussites et d'échecs.

Etre anarchiste, peut-être, mais pas nihiliste ou négativiste sans réfléchir.   

Dernièrement, je lisais un billet de Simone Wapler, qui prévenait "Attention : ce rapport peut heurter les lecteurs sensibles. A lire avec prudence". Elle affirmait: "Pourquoi la France va quand même faire faillite. La catastrophe n'est pas imminente, elle a déjà commencéNul ne devrait ignorer ce qui menace le plus gravement la France aujourd'hui : elle-même... et l'état de ses finances publiques.".

Avec un peu d'humour, on dirait: "Hier déjà la situation était grave mais pas désespérée. Aujourd'hui, elle est désespérée, mais est-elle encore grave vu le secours providentiel que je suis venu vous apporter?"

L'article continuait avec des titres dignes de l'Apocalypse: "La réalité dépasse la fiction aujourd'hui", "La fuite en avant", "Dernier budget en équilibre en 1973", "La sécurité sociale a emprunté en France la même somme que le Portugal et l'Autriche réunis", "L'effet domino, l'effet boule de neige de l'Europe", "Le chaos"... 

Elle arrivait à la conclusion: "choisir entre l'exode urbaine et les émeutes de la faimCeux qui étaient à la campagne, s'en tiraient mieux que les autres. Si notre système social venait à disparaître, des millions de citadins se retrouveraient sans aucune solution de repli. Et le monde agricole serait aussi profondément ébranlé".  

Elle avait raison, mais à lire, tout cela, on a l'impression de s'empêtrer dans les fils de la Toile, d'essayer de se rattraper pour finir par tomber face au mur des lamentations. 

Revenons, j'oserais dire, à du "terre à terre" sur le "plancher des vaches" puisqu'il était question du monde agricole.

Donc, il y aurait, en France, toujours de la terre et des vaches.

Et s'il n'y avait plus de vache?, pourrait demander l'innocent du village?

Robinson, lui, en effet, sur son île déserte, n'avait que des palmiers, des noix de coco et la mer à perte de vue.

Aujourd'hui, on aimerait vivre sur une île déserte. Ce serait même un paradis que l'on se paierait cher, mais ce serait après y avoir installé toutes les commodités modernes.

Robinson, lui, n'en avait pas. Il ne lui restait que la vie et à se démerder tout seul pour reconstituer un univers pour tout réinventer en fonction de sa nouvelle situation. Pas de plan B, juste du système D avec, seulement, quelques tuyaux connus dans une vie antérieure. Pas question de maudire le capitaine qui avait fait chavirer le navire. Ce serait du temps perdu.

0.jpgProcéder dans l'ordre, ce serait: Sauver les "meubles", trouvés à la dérive. Se construire un toit avec des morceaux de bois. Se sécuriser contre les pirates éventuels. Épargner ses forces avec des économies de moyens. Prévoir les jours mauvais lors d'un beau temps providentiel. 

Pour garder le moral, avoir des moments de franches rigolades pour constater le rendement de ses actions (non, pas celles en Bourse...). Constater qu'avec un bout de ficelle, on peut réaliser quelques petites choses bien utiles. L'argent, chez lui, n'aurait servi à rien. Il vous aurait ri au nez avec votre million de dollars en monnaies de l'époque. Il vous aurait dit que s'il n'avait pas réussi à créer un vrais matelas, il avait été un maître pour le coussin destiner à poser sa tête. 

Aujourd'hui, beaucoup de tuyaux sont percés de toutes parts, d'accord. On se sent prêt à dire qu'il n'y a plus rien à inventer, que les machines ont ruiné ce qui reste d'espoir et que la mondialisation a brûlé les dernières cartouches à prix bradés.

La journaliste britannique Sophie Pedder, vivant en France, écrivait, dans son livre "Le déni français" que quelque chose était en trop dans la corbeille française. Elle sentait planer quelques déficits chroniques comme on les retrouve chez des enfants gâtés. On semblait avoir pris des assurances, mis des protections anti-tout, des capotes à tous les étages et les malheurs sont restés plânés. 

Ce même vendredi dernier, chez nous, ce fut aussi la nuit des chercheurs en sciences dans le seul but de relancer les jeunes sur cette voie de salut en Europe. Sur le forum français, la science est souvent décriée, rejetée comme responsable des malheurs avec un concert de plaintes pour le faire remarquer à qui veut l'entendre. L'énergie reste, ainsi, au stade de potentiel, sans passer au niveau cinétique.

Un économiste disait même que ce n'est pas une récession que nous vivions, mais une stagflation générale. Une stagflation, c'est-à-dire "une souffrance simultanée de croissance faible ou nulle et d'une forte inflation avec une croissance rapide des prix et un taux de chômage élevé". Et il avait raison.

"Moi, entrepreneur" criait le français, Patrick Robin dans un livre. Fini la chanson traditionnelle, caricaturale de "Merci patron" qui deviendrait plutôt, "Merci, partons" . 

Il est clair que certains auront plus de potentiels que d'autres, qu'il faudra des leaders et des exécutants. Qu'est-ce qu'on s'ennuierait si tout le monde avait les mêmes envies et prérogatives, rêvait aux mêmes objectifs et à un paradis dans lequel, il faut le dire, on s'emmerderait très vite.

0.jpg

Nous sommes dans la même galère, c'est évident, mais il y a tellement de nuances dans l'approche pour aborder cette dite-galère.  

N'auraient-on plus trouvé la bonne personne qui, un jour, aurait su raconter de belles histoires extraordinaires pour distraire, mais aussi pour faire espérer concrétiser les envies? Le rêve motive  parfois avec plus d'efficacité que son aboutissement.

Mais, on baigne dans la m..., leurré par d'autres, plus malins, qui ont déjà trouvé leur Vendredi sans chercher de "dieux" providentiels. Auto-immune, vous ai-je dit.

La concurrence est rude et trouver le chaînon manquant, le créneau qui sort de l'ornière, prendre le risque, ensuite, de le développer et aller à contre-courant, n'est pas une sinécure.

"Je suis peut-être pessimiste, mais je me soigne", écrivais-je. Article, capté et publié par Carevox.fr, sans ma permission. C'est dire qu'en France, avoir un esprit positif ne court pas les rues en dur ou en virtuel.

Connaître cette réflexion, c'est aussi de la "Mindfulness". C'est savoir se définir dans le grand jeu dans lequel tous ont un rôle à jouer ou à (re)découvrir. 

Réussir, rester jeune et beau comme on le voudrait, demande un état d'esprit sans artifices de calcul, sans pommade, sans botox ou idoles comme références.

Franco Dragone, dans "C'est du belge" du vendredi, parlait de  sa ville d'adoption, La Louvière. Il ne l'a pas oubliée sa "Cité qui a décroché la Lune" comme un Robinson aurait pu le faire pour oublier ses mauvais souvenirs. Son prochain projet est déjà en  Chine, à Wuhan.

Oser l'utopie, rêver à l'impossible, garder des projets en réserve et les tester... une philosophie...

0.jpg
Attention, pour finir, je préviens "y a du lourd" comme dirait Patrice Luchini.

Je tombais vendredi sur cette déclaration époustouflante: Bill Clinton pourrait devenir président dans deux pays, l'Irlande et la France. Pour le prétendre, il déclarait au sujet de la France: «  Comme je suis né en Arkansas, qui faisait partie de l’achat du Louisiana Purchase [le traité de rachat des possessions françaises aux États-Unis, englobant l’Arkansas], si toute personne qui est née dans un endroit qui a fait partie de l’Empire de France,  emménage en France, qu’elle y réside pendant 6 mois et qu’elle parle le français, elle peut mener campagne pour la présidence française. En outre, au cours d’une élection présidentielle française, j’ai obtenu de très bons résultats dans les sondages. ».  

Bill Clinton, l'Américain, là, c'est trop drôle. Bill, le Vendredi du Robinson français ? 

Quand Obama avait été élu, la presse française avait recherché un homme politique providentiel, de la trempe d'un Messie pour la France.  

0.jpgEn Belgique, on se shout avec quelques bonnes nouvelles. On rigole avec le reste comme ici. Ce jour-là, Thomas faisait la différence avec le bon vieux temps. Le lendemain, le jour d'une grève des trains, il jouait avec la liste déprimante de ce qu'il n'aimait pas. Du déprimant, il y a des jours où on en trouve plus que d'autres, puis, d'autres, pendant lesquels tout change et on oublie tout.

A vendredi, j'attends votre réponse, chers amis français et agoravoxiens. (*)

 

L'enfoiré,

 

(*) Attention, tous ne sont pas à mettre dans le même panier. Tous ne font pas partie de la forumisation des discussions où l'on se déchire plutôt que de se reconstuire. 

 

Citations:

  • "Quand on voit, on ne voit pas tout ce qu'on voit, pris par notre vision intérieure et immédiate des choses", Frank Pirobon
  • "Les prédictions pour la semaine qui vient. Poisson : vendredi est votre jour. Taureau évitez les voyages en Espagne. Cancer : faites un dépistage. Balance : essayez de perdre du poids.", Philippe Geluck
  • "En Belgique, on n'a peut-être pas beaucoup de champions du monde, mais dans le monde, ils n'ont pas autant de champions de Belgique que chez nous", Philippe Geluck 

27/09/2012

Capri, Amalfi, reveni, revidi, anacyclismi

Sorrente, Capri et Amalfi sous forme d'un pélerinage après 32 ans. Qu'en est-il advenu depuis ma dernière visite, comme le dirait César, revenu, revu, recyclé 

Je n'ai pas l'envie de jouer au guide touristique. Pour cela, n'importe quel guide ou lien sur Internet parle de la région et permettrait de le faire. De plus, à part, les retraités dont je suis, pour le plus grand nombre d'entre nous, les vacances sont finies et cela ne rapporterait plus rien à personne de faire envie d'y retourner. Je préfèrerai, donc, donner une atmosphère de la région, des impressions en écrivant sur le terrain des opérations de ce sud italien.

N'oublions pas que l'Italie est sur la liste noire des pays européens en crise et que même le nord du pays, malgré le fait qu'il jouissait de plus de 30% de PIB par habitants que le sud, subit, depuis récemment, quelques retours de flamme. Il est vrai qu'avant que le vent ne tourne, il y a toujours plus d'investissements et de dettes qui s'allongent. Rien n'est perdu apparemment. Le prix du diesel à la pompe atteint des sommets avec deux euros le litre et pourtant, on ne voit aucune diminution du trafic. La discrimination doit être ailleurs.

D'emblée, je dirai que la région est très belle, trop belle et elle est victime de son succès. Fertile, humide avec un soleil généreux qui fait pousser n'importe quoi là où on veut le planter. Humidité, il faut bien le dire, très appréciée des mouches et des moustiques.

Mais retournons dans l'histoire pour l'expliquer. Ce n'est pas pour rien que les Romains faisaient de la région leur endroit de prédilection, que beaucoup d'artistes et mondanités se sont retrouvés par là ensuite. 

0.jpg

En 1980, mon voyage dans la même région était plus complet avec l'aide d'une voiture de location. Il comprenait toute la baie de Naples jusque Paestum, avec le Vésuve, les solfatares, Pompéi, Herculanum, Capri et la côte amalphitaine. Cette fois, ce sera se limiter dans un espace plus réduit au départ de Sorrente. Plus pénardement aussi comme tous les touristes lambda, guidés de l'intérieur de cars climatisés. Prendre une voiture de location ou pire la sienne, ce serait devoir prendre une bonne assurance omnium comme nous allons le voir. 

Que retenir de Sorrente ?

  • Torquato Tasso? Ce poète qui au 16ème siècle, avait décrit la première croisade d'une manière très imaginative dans son poème "Jérusalem délivrée". Tasso, lui qui, tout en souffrant de troubles mentaux resta jusqu'à la fin du 18ème, le poète le plus lu en Europe ? Sa statue reste en bonne place comme natif de la ville. D'après moi, pas une référence suffisante.
  • Qu'en 1876, Friedrich Nietszche y fit son premier voyage dans le sud de l'Europe. Une découverte de la ville qui va lui faire voir la vie et la philosophie sous un angle plus humaniste, plus sudiste en abandonnant le wagnerisme. Il y entreprend l'écriture de "Choses humaines", oeuvre aphorique qui décrit un néo-humanisme. Il avait écrit  auparavant « Pour que l'art puisse se développer sur un terrain fertile, vaste et profond, l'immense majorité doit être soumise à l'esclavage et à une vie de contrainte au service de la minorité et bien au-delà des besoins limités de sa propre existence. Elle doit à ses dépens et par son sur-travail dispenser cette classe privilégiée de la lutte pour l'existence afin que cette dernière puisse alors produire et satisfaire un nouveau monde de besoins. ». Friedrich qui deviendrait gauchiste avec trop de lettres dans son nom?
  • Au film de Vittorio de Sica qui en 1953, y joua dans les films "Pane, Amor e Fantaisia" suivi de "Pane, Amor e Jelosia" avec Gina Lollobrigida avec le port de Marina Grande comme cadre ? Vittorio a probablement trop "usé" Gina, que dans la 3ème version, "Peccato che sia una canaglia", c'est Sofia Loren, la Napolitaine qui a pris la relève. Les trois films montrent l'évolution à l'époque. Vittorio savait au moins, trouver les partenaires aux courbes sans silicone !!!  
  • Sorrente fait surtout penser à ses falaises sur lesquelles les panoramas se bousculent en faisant face à la baie de Naples et au Vésuve. Vésuve qui n'a pas fini de narguer les habitants de Naples, avec Pompéi et Herculanum qui a gardé l'éruption volcanique de 79 comme symbole économique plutôt que comme un frémissement à l'idée d'une réédition avec ses trois millions d'habitants à ses pieds. 0.jpg
  • Sorrente est, aussi, un point de rencontre de tous les bateaux géants où débarquent des milliers de touristes au quotidien comme un épisode du scénario de « La croisière s'amuse ». La ville double sa population en été.
  • Son kilomètre carré de superficie sur lequel cent hôtels se classent de la pension de famille à l'hôtel de luxe cinq étoiles comme le "Excelsior Vittoria" dans lequel Caruso avait dû, un jour, chanter des airs d'opéras en prenant sa douche.
  • Sa vingtaine d'églises rivalisent d'ex-votos, de tableaux jusqu'au plafond et de décorations baroques avec le marbre comme matériau assurant une intemporalité inconditionnelle.
  • Son art de la marqueterie et sa liqueur « limoncello » à base de citrons. Il est vrai les citrons prennent parfois des tailles démesurées, inconnues chez nous.
  • Son concert de klaxons avec les mobylettes reines du bal, les voitures qui tiennent à s'infiltrer, les cars qui s'imposent par leur masse. Heureusement, tout ce trafic fou s'effacera, peut-être, des mémoires quand il ne restera que les bons souvenirs à raconter.
  • Son musée qui étale sur plusieurs étages, tableaux, porcelaines, marquetteries anciennes et vestiges antiques.
  • La ville de Sant Agnello, tout à côté, un peu considérée comme le dortoir de Sorrente avec le monastère Cocumella, recyclé aussi en hôtel de luxe "Five stars". Je parle anglais, parce que c'est devenu la langue de la transition dans ces lieux mythiques. Le français reste assez marginal par ici.  

Que dirais-je encore? Que le Sorrentais a perdu l'habitude de se confier à des touristes dont il ne recevra en retour de ses hôtes que des paroles mi-figues, mi-raisins, alors que, lui, est expansif, avec l'envie de chanter "O sole mio" à tout moment et de manger des figues fraîches et des raisins bien entiers. Dans les brumes du nord, Les visiteurs ont perdu la chaleur de tout cela. Des contacts intimes, il ne reste souvent que des sourires commerciaux avec l'économique qui transite de la tangente à la diagonale.

La ville de Sorrente reste un bon départ pour aller ressentir l'ambiance de cette Italie du sud, pour marquer de souvenirs de vacances à un tourisme de masse. Le lever du jour restera encore le meilleur moment tandis que la meute de touristes est encore au lit ou à table pour déjeuner calfeutrés dans leurs hôtels. Attention, cela veut dire se lever tôt, bien avant que le soleil ne sorte de derrière des montagnes qui cachent l'arrière-pays. Alors, peut-être, comprendrez-vous et entendrez-vous les chants enchanteurs des sirènes, Ligéa, Leucosia et Partenope qui s'étaient suicidées parce qu'elles n'avaient eu aucun succès avec leur séduction au passage d'Ulysse. Les trois îles "Li Galli" en sont nées et elles ont attiré les fortunes de notre monde moderne, devenues un hôtel 6 étoiles. Ne comptez pas que je vais finir par devenir votre Circée et ainsi vous prévenir de ce danger d'être attiré par des sirènes... Je vous laisse libre de le découvrir si ce n'est déjà fait. 

La côte amalfitaine, elle, n'aurait pu normalement offrir que très peu d'espaces pour l'habitat humain vu les contreforts en pentes raides des Apennins qui se jettent de manière abrupte dans la mer. Des villages se sont pourtant greffés sur ses pentes avec des habitations qui ont l'air de se chevaucher l'une sur l'autre.

Bonne nouvelle, on y vit, parait-il, très vieux. Forcer de grimper, d'escalader lors du moindre déplacement fait garder la forme physique à ses habitants.

Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les contacts se limitaient très localement dans un isolement volontaire, tout en se tournant vers la mer pour le commerce maritime avec l'Orient. La république d'Amalfi, ainsi créée, a pu rivaliser avec des cités comme Venise, Gênes et Pise. Les personnages illustres qui y sont passés  sont, entre autres, Flavio Gioia  qui améliora la boussole, Ibsen qu'un resto rappelle encore et Wagner, inspiré pour l'écriture de "Parsifal"...

Depuis, que la côte s'est ouverte au tourisme, plus rien n'est resté pareil. La région comporte deux corniches avec 800 virages en épingle à cheveux, sur lesquels pour circuler, il vaut mieux avoir de la patience et garder le doigt sur le klaxon pour éviter le maximum d'incidents qui laissent des traces sur les carrosseries.

Le Dôme d'Amalfi, très caractéristique, avec des mosaïques de marbres rivalise avec la mode très chic de Positano dans un festival de couleurs. Le Dôme de Ravello, lui, dédié à San Pantaleon, rivalise avec celui de Naples, dédié à San Gennaro, avec le même miracle de la liquéfaction du sang. Quand cela marche pour un saint, pourquoi cela ne le ferait pas pour un autre?  

Positano, Amalfi, Ravello, Minori, Maiori, des noms qui laisseront rêveurs par leurs beautés sur à peine 55 kilomètres.

 

L'île de Capri est connue partout dans le monde depuis les empereurs Auguste et Tibère... Tous les grands de ce monde y sont passés dans les Golden Sixties. Pourtant, dès qu'on parle de Capri, la chanson d'Hervé Villard "Capri c'est fini" revient à l'esprit. Curieux? Enfin, pas tellement, en définitive...

Récemment, dans le cadre "Une des plages des sixties",  l'île Capri, était reprise dans un film de ARTE, diffusé avant mon départ (donc plus disponible) et disait en résumé:

"Selon le magazine Life, Capri avait la plus forte densité de stars au kilomètre carré. C'est Tibère qui a donné à ce petit rocher sa griffe jet-set... il y a de cela 2000 ans. Depuis, il flotte sur les villas de l'île, un parfum de luxe, de scandale et de snobisme. Oasis de beauté, coin de paradis, summum de la villégiature, parfum magique, charme unique... les qualificatifs ne manquent pas des "Happy few" des Golden Sixties qui s'y sont retrouvés. Sur à peine 11 km2, en face de Sorrente, aristocrates privilégiés, artistes, acteurs de cinéma, américains fortunés, tous se réunissaient sur cette île. Le chanteur Peppino di Capri susurrait une atmosphère de luxe au "Cansone del mare". Le ski nautique était le seul sport De Marina Grande jusque la Grotte bleue. Pas de plage. La Fiat 500 était le véhicule pour snob. Les villas comme celle de Valentino qui organisait des fêtes séléctives. La Piazetta qui n'avait aucune vue panoramique sur la mer, existait, seulement, pour être vu comme dans un petit théâtre de la Comedia del Arte. Une époque où il fallait être excentrique pour seulement exister. La mode colorée de Pucci sur bikini qui cachait les talons hauts. Le Chianti pour donner le goût et la saveur italienne. En 1963, le film "Le Mépris" de Goddard y était tourné avec Bardot et Piccoli. Extraire la foule du film à tous prix dans ce film. La foule qui viendra progressivement envahir par le tourisme de masse d'aujourd'hui. Un tourisme qui, au départ, ne venait pas uniquement pour l'île mais pour voir ses idoles en vrai, en dur. Pendant un temps, les "people" remplaceront la jet-set, plus intéressés, eux, par les paparazzi plutôt que par le silence de la solitude. En 1965, la chanson "Capri c'est fini" exprimait déjà la lassitude qui se pointait.  En 1967, la jet-set de Capri allait vivre son chant du cygne, son dernier baroud d'honneur, lors d'un défilé de modes pendant lequel tous se retrouvèrent une dernière fois. Comme conclusion au documentaire, il était dit que le mystère de Capri existe encore aujourd'hui, mais il faut désormais y être invité pour le découvrir.".

« Il faut être invité », des paroles qui apportent tout le secret de l'île de Capri d'aujourd'hui.

Ce ne fut pas mon cas. J'ai seulement eu l'honneur d'y être baptisé sous une pluie battante et quasiment continue comme  un signe de la césure entre l'été et l'automne.

S'il y a eu un jour que je n'aurais pas dû programmer pour y aller, ce fut celui-là.

Dès le matin, sous les coups de butoir du tonnerre, les éclairs tombaient d’aplomb sans avoir à compter les secondes entre l'éclair et son écho acoustique. Pour ceux qui avaient trop pris l'habitude de s'habiller léger, trempés, la fin de l'attente du bateau fut considérée comme la fin d'un calvaire que même Saint Antoine Abate, patron de la ville, de faction sur sa place principale, n'avait pas prévu sous sa soutane de pierre.

Seuls les vendeurs de poncho ont eu le bonheur de faire des affaires en or.

Une demi-heure de navigation pour arriver à Capri et débarquer à Marina Grande sous la pluie, avec des couleurs délavées, c'est d'un morne à casser l'ambiance.

Une montée à Anacapri sur une route en lacet à peine plus large qu'un minibus, sur laquelle tous les véhicules se croisent, se fraient un chemin en évitant les inévitables éraflures, c'est ce qu'on doit appeler de la haute voltige.

Jusqu'en 1949, l'écrivain suédois, Axel Munthe y vivait et, à sa mort, a légué son nid d'aigle avec jardins, appelé la Villa San Michèle. Depuis, elle est devenue un défilé incessant de touristes accrochés aux basques d'un guide qui explique tout ce que ses suiveurs se dépêcheront d'oublier dans la minute qui suit. Mais, comme a dit quelqu'un, la culture générale c'est ce qui reste quand on a tout oublié... L'honneur est donc sauf.

En vacances, le touriste n'est pas là pour garder la mémoire, il n'a pas pris de petit carnet pour noter. Il est là pour passer du bon temps, pour faire semblant d'être super intéressé et charger son nouvel appareil digital de photos qu'il montrera aux connaissances pour les faire baver d'envie. Pour prouver qu'il y était, il n'oubliera pas de se mettre devant tous les monuments avant de faire le clic qui s'impose.

Ensuite, redescendre, à Capri-ville pour s'esbaudir devant les échoppes de luxe sous les regards intéressés des épouses. Se relaxer à la Piazetta sur laquelle, il n'est même plus intéressant d'y être vu comme par le passé. Faire le tour de l'île, aller admirer les Faraglioni, avec son rocher percé sous lequel passent fièrement les barques à moteur pour réaliser la photo unique à « x » millions d'exemplaires par an et passer dans la grotte bleue, pressés par la barque qui suit. Tout cela, c'est Capri dans l'urgence d'une journée bien remplie.

En 1963, donc, du temps de la Jet-Set, Jean-Luc Goddard avait réalisé sur l'île,  son film « Le mépris » avec Bardot et Piccoli. Qu'est-ce qui a bien pu donner l'idée de mépris en cet endroit ? Déjà, il avait écarté le trop plein de visiteurs pour ne retenir que l'intimisme des situations. Était-ce un présage à un futur plus lointain, d'une inspiration qui obligerait le visiteur futur à garder ses distances du Jet sans le Set qui l'accompagne ?

C'est sûr que Capri d'antant, celui pendant lequel tout était étudié pour attirer la Jet-Set, c'est fini. Mais on est peut-être allé trop loin dans la direction inverse. 

"Même à Capri, il est possible d'éviter le bain de foule. Le secret pour piquer une tête en toute tranquillité ? Emprunter l'un des innombrables chemins à pic qui débouchent sur les "cale", les petites baies. Dans le creux de ces criques, l'eau est turquoise." dit Wikipédia qui a très certainement raison mais qui ne faisait pas partie de cette escapade bien mouillée ou trop "touristiquement vôtre". Nous en sommes loin de l'Italie profonde.

Quand Hervé Villard chantait, en 1965, "Capri, c'est fini", il ne devait pas uniquement penser à une personne aimée, mais à un style de vie, à une époque révolue qu'il avait connu, un jour, passé par là comme tellement d'autres?


 

Alors, si je changeais les paroles avec ma propre vision?

Nous ne pensions plus jamais,

Revoir Capri qu'on aimait,

Nous ne pensions plus jamais,

Qu'un jour, on y retournerait,

Nous ne pensions plus jamais,

Que Capri serait la même,

A rêver du temps de la bohême

Non, vraiment ce n'est plus la peine

Capri, c'est dit, c'est fini,

Qu'il faille être invité

Au moins tu as le mérite de le dire,

Capri, je te le redis,

Je ne croyais pas

Que je te reverrais un jour.

Ce n'était qu'un pélérinage,

A te dire recommençons,

Sans perdre le courage,

J'ai essayé et tu as dit non.

Tu m'as servi toute la pluie

Comme deuxième rendez-vous,

Trop de tout, dont je me souviendrai,

Tu as oublié de me donner,

Ce soleil un peu fou,

Alors, là, Capri, c'est fini,

Et dire que c'était la ville

Dont je me souvenais

En qui, je ne crois plus

Te revoir, quand il a plu. 

Les vacances de masse ont, malheureusement, tout balayé et la pluie, tout lavé. Avoir visité cette île tout comme la région, il y a 32 ans, m'a permis de voir ce qui avait évolué et ce n'est pas nécessairement vers un mieux.

Il parait que Peppino di Capri, lui, y vit toujours dans une retraite dorée qui ne peut être que chantante avec Roberta dont il chantait les charmes à l'époque.

Quand, à Bruxelles, j'ai réatterri sur le plancher des vaches, qu'allais-je retrouver à la mère patrie? Euronews, là-bas, ne m'avait rien montré d'autre que des bribes anciennes ou récentes, toutes écrèmées... Il me fallait de l'humoristique après un pélerinage.

0.jpg

Laurence Bibot avec son café serré disait qu'elle était lâche et vilaine, face aux événements de l'actualité et tout cela m'a remis en mémoire le pays d'où je viens avec ses problèmes rikikis, sa pluie, sa fête de la Communauté française de ce 26 septembre, avec le Premier Ministre qui vantait la législation belge devant l'ONU... Tout va bien, quoi...

0.jpgJe remarque que j'ai été aussi lâche. Lâche, de vous avoir lachés sans rien vous dire tout en faisant comme si j'étais là.

Pendant quinze jours, j'ai eu un autre présent. 

Comme pour me faire pardonnerplus explicite que des textes, voici une sélection de mes 400 photos, cliquez ici.

Pendant ma visite italienne, recyclée, aucun paparazzi n'avait été à l'horizon. Je suis resté incognito dans ma routine comme un bienheureux. Fort aise de n'avoir eu personne qui m'aie demandé un autographe à signer... 

 

L'enfoiré, 

 

Citations:

 

  • « Être marginal, c’est proposer une alternative à la masse. », Benoît Gagnon 
  • « Le tourisme est l'industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux. », Jean Mistler
  • « Le jour du jugement dernier, pour les Amalfitains qui iront au paradis, ce sera un jour comme les autres", dicton amalfitain

20/09/2012

Le vague à l'âme des mégaprojets en informatique

"Le fait d'intituler "Projet informatique" à des mégaprojets destinés à transformer un métier est déjà en soi, un symptôme de la mauvaise gestion qui entraîne l'échec de telles initiatives", disait le professeur de l'IT, Georges Ataya.

0.jpg

J'avais déjà parlé des problèmes de code des programmes informatiques qui donnaient la nausée. Ici, Georges Ataya, professeur de l'IT remonte le problème plus haut dans la chaîne de développement.

Ce qui est sur la sellette, cette fois, c'est la totalité du processus de développement d'un projet trop important que pour être limité à un seul projet même "mégastore".

Datanews mettait déjà en garde en avril dernier de la possibilité d'arriver à un fiasco pour un projet eHR (Human Ressource électonique).

Cette fois encore c'est l'Inspection des Finances qui confirme. On relance ou non, eHR?

Le SPF Fedic n'aurait pas demandé suffisamment à la partie "SPF Personnel et Organisation". Solliciter tous les utilisateurs de la base jusqu'au sommet avant d'écrire la moindre ligne de code.

Analyse des besoins réels et imaginer un concept généralisé et fonctionnel devrait prendre le plus de temps dans la totalité d'un projet.

Limiter cette analyse à sa seul entreprise, en sortir la conjonction des besoins dans un mégaprojet c'est dépasser de loin un problème informatique. Sur réalité du terrain, c'est d'ailleurs rarement le cas, perdu derrière tellement de tentacules de sociétés et de sous-ensembles. Estimer le coût global d'une telle entreprise est seulement devenu une chimère.

SPF Justice, que l'on pourrait appelé eJustice, avait déjà eu du plomb dans l'aile dès son départ. Échecs successifs, d'ailleurs. Projet repris comme une course relais mais dont on ne voit pas la ligne d'arrivée.On se rappelle de Madame Onkelinkx alors Ministre de la Justice qui a mis un point final au projet Phenix avec un procès en Justice sans programmes informatiques, et céder le bâton de coursier de relais, en 2007,  à un autre groupe privé qui n'a pas fait mieux. D'après Datanews, le projet serait même empoussièré avec des coupables des deux côtés. Cinq projets avaient été mis en chantier vu que le budget de la Justice était en forte hausse. Projets dont les noms Cheops, Prisma et d'autres sous-projets... Il s'agit d'un consortium de projets dans lequel chacun a ses prérogatives, ses plate-formes personnels ce qui augmente l'overhead pour s'assurer de la compatibilité entre elles. La sous-traitance en offshore n'y est pas absente, ce qui allonge le temps au niveau des contacts et des cultures.   

Depuis fin 2001, date de la première signature, rien n'a encore vu le jour. Echéance du deuxième contrat est pronostiquée en 2014, c'est à dire sept ans de plus avant, qui sait de redéfinir un nouveau délai. Ce qui pourrait prouver que la complexité n'était pas un vain mot. En cause différents paramètres entrent en jeu:  politiques, décideurs qui ne sont la que pendant un terme court, le défilé des ministres en charge, leur changement d'optique et de desiderata, l'évolution du temps, des besoins et des potentiels matériels.

Le secteur public est, peut-être, plus transparent en étalant, au grand jour, les problèmes que le secteur privé, quand la justification des décisions de rupture de contrat s'impose pour des raisons électorales.

En cas d'échec, les dirigeants d'entreprises ont l'habitude de montrer du doigt la partie informatique d'un projet, alors que celle-ci, logiquement, ne devrait être que le maillon déterminant du développement général. Les gestionnaires du projet ne font que répondre à un cahier des charges au mieux de leurs possibilités et parfois en essayant de rattraper un retard. 

Le coût, la qualité, les délais demandés sont des points qui sont traités lors de la prospection de candidatures. Les projets sont alors encore dans les limbes. On pense savoir ce que l'on veut obtenir mais il faut y mettre des notes à la partition. Qui établit les devis de la commande? Qui en fixe les limites? Qui décide de l'acceptation d'un candidat plutôt qu'un autre au moment des choix? Les benchmarks, l'expérience, le prototype, s'ils ont eu parfois la chance d'exister, mais ont-ils été suffisamment concluants?

Des réponses aux questions qui restent très vagues. 

Les décideurs ont des impératifs différents à remplir. Les vendeurs d'un projet sont-ils à mène d'établir un temps théorique nécessaire pour un développement qui n'a pas encore de précédents? Les coûts et les décisions sont pris du côté "client" et évidemment estimés au plus juste prix, c'est-à-dire à une niveau qui tient la corde. S'en suit, un rattrapage par le secteur de l'informatique pour corriger l'estimation trop parcellaire, au départ, simplement pour rester dans la course et obtenir le contrat des premiers.

Dans l'estimation, le prix du hardware, en chute libre, fausse souvent le poids global du prix du software dans l'estimation globale d'un projet informatique, alors qu'ils se sont dissociés depuis longtemps. 

D'après les statistiques, il y a seulement 32% de chance pour qu'un projet arrive à temps avec une réussite finale.

Un projet sur vingt quatre est complètement raté et à recommencer à zéro, "from scratch", comme on dit dans le milieu.

Changer un métier représente un changement organisationnel plus que complexe, presque un modèle de société différent à intégrer dans des habitudes ancestrales, un modèle stratégique qui changent l'architecture d'un département et de son entourage, qui modifie les méthodes de travail avec des fonctions relativement inédites, difficiles à digérer par les "users".

Cela implique la présence de ceux-ci, dès le début, au premier chef puisque c'est eux-même qui vont devoir chevaucher la "nouvelle cavalerie". Entendre après l'implémentation d'un projet "c'était mieux avant" est une preuve que les utilisateurs n'ont pas été questionnés et que le fonctionnel n'a pas fait son travail de recherche des responsables.

Le reste, l'informatique, elle-même, n'est qu'un maillon faible, de cuisine intérieur, d'exécutant, bien moins important.  

Alors, il y a les grosses "usines à gaz", celles qui sont étudiées pour et habilitées à répondre aux désiderata géneraux et qu'il faudra adapter aux besoins spécifiques. Je ne vais pas citer de noms, ils sont connus.

Il y a les systèmes rigides, les "frigides", qui ne permettent pas de customisation ou peu. Dans ce cas, la clé n'est pas fournie. Les autres systèmes, maléables à souhait s'écartent de la version standard, originale. Cet écart, salutaire au début, nécessitera une réinstallation complète à chaque nouvelle version ou release, que le software standard ne comprend pas. Réinstallation qui nécessitera une recherche de compatibilités.

Parmi eux, d'un côté les CRM (Customer Relational Management) et les ERP (Enterprise ressource Planning), de l'autre.

Packages "généraux" et "généreux", s'il en est.

"Généraux" parce qu'il sont appelés à être utilisés tels quels dans leurs généralités sans frais supplémentaires. "Généreux" parce que, dans le cas contraire, le coût de la mise à niveau n'est pas compris dans la localisation, coût qu'il faudra assumer et répercuter pour garder une chance de rester supporté par le fournisseur en cas de déraillements majeurs.

Le syndrome du mégaprojet restera une plaie toujours ouverte pendant toute la durée de l'exploitation puisque ce n'est plus du "clé sur porte". De plus, quand le doigt est mis dans l'engrenage, difficile de changer de système, de plate-forme par la suite.

Dès le départ, un calcul de risques de tous les étages, fait par un gestionnaire de ceux-ci, doit prendre une place essentielle dans un projet de cette envergure.

Il n'est pas rare qu'il y ait des points cachés ou plus politiques derrière toutes décisions. L'aspect protection de l'emploi qui entre en jeu n'est pas illusoire. Restructurer n'importe quel système sous-entend des diminutions de personnels, d'où cette résistance vis-à-vis d'un processus informatique qui est quelque part, un fossoyeur de travailleurs. Qu'on ne disent pas que l'informatique n'a pas contribué à réduire les personnels dans son histoire. Ce serait faux, même s'il a créé d'autres jobs avec plus de parcimonie.

Lors de l'installation, le nouveau système est vendu avec ses avantages, ses améliorations, qu'ils travailleront mieux et plus vite, alors qu'en fait, il s'agit d'une vente forcée. Cela tente aussi de faire oublier que son étude préliminaire se passe en parallèle avec la maintenance de l'ancien avec la même cadence. Certains se complaisent dans un système parce qu'il s'y trouvent bien et ont peur de tous les changements même en mieux. On ne fait toujours bien que ce qu'on connaît bien. 

Évitons le mot corruption qui ferait mauvais genre, ici. 

Les risques peuvent être structurels, passagers, ponctuels entraînant un développement inadéquat ou obsolète bien avant l'implémentation. Le temps très long entre la signature d'un contrat et l'implémentation va vite trouver des développements concurrents sur son chemin et rendre obsolètes les siens.

Le bon chef de projet peut être comparé avec un chef de chantier. Le grutier est capable de creuser une tranchée au milimètre près avec de bons plans. Mais il n'est qu'un maillon. Les erreurs, les ratés se retrouvent dans les effets collatéraux qui feront sauter une canalisation, que l'on retrouve par analogie dans les bugs informatiques. Ce "project manager" fait aussi ce qu'il peut avec les collaborateurs qu'il est loin d'avoir choisi lui-même.0.jpg

D'après l'auteur de l'article initial, l'optimisme exagéré, l'absence de gestionnaire de risques se partagent les fleurs ou les pots. Les responsabilités des deux, elles, sont partagés.

C'est peut-être, aussi, oublier que les intérêts ne sont pas les mêmes au sommet et à la base. Au sommet, les dirigeants se sentent forcés de lancer la "sauce" le plus rapidement possible, comme un bulldozer, pour résister et contrer la concurrence. Alors, parfois les projets dérapent en porte-à-faux pris par le temps et sont mort-nés.

Chiffrer le prix de ceux-ci est difficile, mais Gartner a évalué les fiascos de tels genres de mégaprojets à plusieurs centaines de milliards de dollars dans le monde.

Vous avez dit "fiasco"?

0.jpg

Avril 2013: Les développeurs belges d'applications ne courent pas que pour le plaisir. Les hackatons rassemblent les developpeurs à certaines occasions. 200 déveoppeurs se réunissaient dans un superhachaton pendant 18 heures d'affilé.

Ces développeurs et designers, des "devigners" connaissent, lors de ces marathons, toutes les couleurs d'une applic...

En Belgique, on compte 35.000 professionnels et 50.000 non-professionnels ou étudiants. Sur des plateformes aussi différentes que Windows8, IOS ou Android sous Java.

Définir le cahier des charges, les différentes petites fonctions à rassembler bien avant de s'intéresser à l'inrterface utilisateur. On passerait ainsi de 4-5 mois à quelques semaines de développement. La facture s'élève de 600 à 1500 euros par jour pour ce genre de 'magicien" du bit. 

 

L'enfoiré,


Citations:

 

  • « Une petite impatience ruine un grand projet.  », Confucius 
  • « Le chemin est long du projet à la chose. », Molière
  • « Mon projet préféré ? C'est le prochain. » Frank Lloyd Wright 

13/09/2012

Le bluzz du philosophe et du scientologue

L'article précédent tentait de donner le cheminement de l'information. Avant l'information, il y a la formation. Les "Hautes Études", souvent poussées en avant comme l'apanage de la réussite dans la vie. Sur une autre antenne, un scientifique expliquait, par le détail, sa déconvenue avec ses propres réalités. Si pour confondre les Sciences du Numérique cartésiennes et les Sciences Humaines se retrouvaient dans un même bocal sociologique et si j'essayais d'en faire une allégorie, qui commencerait par "Il était une fois"?

0.jpgLa conclusion pratique en dehors de toutes considérations personnelles de "Êtes-vous auto-immune ou polythéiste?" serait de dire qu'ouvrir un blog, intervenir sur un forum, c'est aimer la confrontation des idées et prendre des risques. C'est aller de haut en bas et de gauche à droite et cela, sans vergogne.

Quand il y a conflit, en trouver les raisons, une issue sans déshonneur ni pour l'un ni pour l'autre. Puis chercher à rectifier ses préjugés, sans considérer les autres comme des trolls, est une opération qui demande de l'abnégation. Se tromper n'est pas le problème. S'excuser fait aussi partie du processus. Seul la récidive peut donner des soupçons de propagande. Oser répondre avec ses propres convictions demande de l'expérience pour être convainquant.

"L'ordre libertaire", un nouvel essai de Michel Onfray détermine une marche à suivre, mais qui sont, en fait, des règles implicites de vie naturelle en société.

Les conseils, pour se comporter après une erreur de jugement, relève de la psychologie des acteurs en présence. Avoir raison, tout comme avoir tort, ne veut rien dire. Une vérité est trop à la merci d'une découverte qui bousculera les préjugés. Penser la même chose au même moment est plus simple et plus on avance dans le temps, plus on croit les caractères s'affirmer tout en restant dépendants des idées reçues. Des clans de partisans se forment, ainsi, en osmose, mais sans détenir toutes les cartes en main que l'on l'appelle "expertise".

Un article écrit par une rédactice, expliquait ce qu'elle avait aimé en Facebook avec un titre oxymore "Facebook, c'est de la merde". Des commentaires, comme pugilat, se terminaient par un jeté d'éponge en manque d'arguments, poussés par des insultes déversées en parallèles sur l'antenne Facebook défendue. L'empathie, préconisée par l'idéologie de Facebook, faisait place à un égocentrisme qui n'osait plus dire son nom.

Ne pas aimer les oppositions, les rejeter sans les écouter, ce serait seulement appuyer l'idée que seuls, les amis apportent la preuve que notre vérité est la seule vraie.

Régis Debray remarquait que l'on dit "je" en "nous", que l'on continue à dire "nous" en "je". Dans "Moment de fraternité", Debray exhortait à partager quelque chose de plus grand qu'eux sous une forme de nation, d'idéal, de mythe et... de dieu.

D'aller au plus difficile, au moins évident, quitte à faire rigoler ou grincer. Lui, le désespérément agnostique, comme il se nomme, avec son matérialisme bien connu, se retrouvait, tout à coup, dans une fraternité humaniste et républicaine avec seulement le "concret littéraire" comme allié. Effet de l'âge qui ne faisait plus que se promener dans le communautaire dans une génération de Série B.

Rechercher le pluralisme d'idées, relié à l'humanisme universel, s'il faut en connaître les filières et les aboutissements du monde et en se nommant du tellement galvaudé surnom de "citoyen du monde" mais en n'ayant fait que les premiers pas de la reconnaissance sur celui-ci, ne tient pas la route très longtemps.

Internet, pourtant préparé pour casser les frontières, ne fait souvent pas mieux que d'offrir le monde à portée de clics dans un conflit générationnel du coeur, contre un concept plus rationnel sans écoute de l’altéralité, limitée aux préjugés culturels et des convictions sans preuves.

Seuls les voyages et les rencontres fortuites, non préparées, permettent parfois d'atteindre le bon fond du filet en étant plus brutes, moins apprétées, plus sociables.

La forme restée dans la mémoire collective scolaire reste entravée à la ou les langue(s) apprise(s) et Internet ne devient qu'une grande toile de minitels. Il est dit que le fait "communautaire" captivait Debray. Le côté communautaire, identitaire hérédité en supplément peut avoir plus que des aspects négatifs.

Le clivage démocrate et républicain, gauche et droite plait à Debray et il reconnait la fierté d'appartenance à la "Manifest Destiny", le "One nation under God" qui construit l'américanité, s'il ne voit pas le côté sectaire de l'affaire, par quoi lui donnerait-on la cuillère salvatrice? Dans notre monde, le goût du terroir arrive très vite à celui du "tiroir" (caisse s'entend). Debray se reconstruit comme un nouveau Liszt dans une "Jeunesse du sacré".dans le crépuscule de sa vie.

0.jpgAux portes de l'emploi, le jeune et le moins jeune se retrouvent trop peu ou trop qualifiés. Opposé au vieux. Ce n'est pas récent. Génération contre génération.
Alors, si on cherchait à expliquer cette inadéquation avec les besoins réels de l'époque et des entreprises.
On demande de la flexibilité en tout, dans le temps et dans l'espace.
Une question de QI? Ce quotient immature, véritable imposture? Pas du tout. Une belle gueule, bien faite, une belle présentation? Cela peut aider mais ce n'est pas déterminant.
Ne plus être dans le coup, une autre cause? On est très vite obsolète surtout quand on reste sur le carreau trop longtremps.
Question de mauvais choix des études? De mauvaise planification? Manque de motivation? Là, on se rapproche.
De toutes manières, si on a besoin de vous, de votre compétence, on saura vous trouver après votre pub perso.
 
Quelle voie choisir? Université ou école supérieure ? Choix cornélien. Certaines filières sont réputées plus que d'autres pour déboucher sur un emploi mais le diplôme miracle n'existe pas.
Orientation Ingénieur, pharmacien, vétérinaire, informaticien… autant de filières universitaires qui brassent chaque année de plus en plus d'étudiants en Belgique. Et pour cause : en septembre 2011, l'UCL constatait une hausse des inscriptions en sciences de l'ingénieur (spécialité gestion, civile ou agronomie toutes confondues), en sciences de la santé ainsi que dans les professions de médecin, dentiste et vétérinaire. Des cursus à tendance scientifique où le profil des étudiants est parfois très recherché par les recruteurs.
Des filières qui cartonnent:
Ingénieur: civile, de gestion, agronomie ou biomédicale.
Informatique. Diplômés, les pros de l'informatique connaissent très peu le chômage.
Mathématiques/statistiques. Banques, assurances, industrie, informatique, enseignement, recherche. 
Education physique. Actuellement en pénurie, les psychomotriciens et ergothérapeutes.
Pharmacie. Exercer en officine, dans l'industrie, un hôpital ou le secteur public.
Vétérinaire. A la ville ou à la campagne, dans le public ou le privé.
Enseignement. Toutes disciplines sont souvent très demandés.
 
0.jpgDécrocher un travail n'est pas seulement une question de diplômes mais aussi de personnalités, de motivations et de qualifications. L'orientation doit reposer principalement sur le goût pour la profession qu'on se destine à exercer à l'avenir.
«  La motivation, la capacité à s'investir et à se projeter ne seront pas les mêmes selon que l'on choisit une profession par sécurité ou par engouement ».
 
Les filières des sciences humaines sont-elles devenues le parent pauvre de l'accès à l'emploi ? Pas du tout.
« Les romanistes, sociologues, historiens ou anthropologues ont reçu une bonne formation générale et conviennent pour de nombreux postes dans le secteur public ou privé. De par leurs capacités d'analyse, de synthèse et de rédaction, ils peuvent prétendre à de nombreux postes dans des domaines insoupçonnés et très variés comme la grande distribution ou le développement durable. Encore faut-il qu'ils en soient conscients ! ».0.jpg
 
C'est alors que derrière un bureau, se cache ce qu'on peut appelé une "grosse tête", mais qui semble avoir raté le coche et la montre en or dans la pratique sans le reconnaitre.
Il écrit avoir "Une vie de chercheur avortée" (1), (2), (3), (4), (5), (6) bien épicée, mais, peut-être, trop poivré.  Manque de chance de pouvoir prouver sa valeur avec des gens qui savent découvrir la cerise sur le gâteau, semble être le cas.
Romancée, sa vie, telle que l'a raconté, Bernard? Pas vraiment, Une romance est en principe, belle. Sans intention de les donner, il laissait toujours quelques détails de lui dès les premières lignes. Hors, ces lignes ici, ont été nombreuses et pas que dans ces seules circonstances. Les précédents ont existé.
 
La technologie est un levier pour la Science. Cette dernière vire parfois au scientisme, se gargarise de ses découvertes en publiant pour gagner une chance d'exister. Alors, on publie, oui. Le plus grave, le public s’en fout de la procédure. Il ne voit que le résultat pratique qui lui facilitera la vie. Partie prenante, il veut en profiter sur tous les fronts sans en subir les inconvénients.
0.jpgAlors, sous-qualifié, sur-qualifié, numérotés, que les hommes s'évaluent, se surnomment, se surclassent et se déclassent, croyant tout savoir, mais en oubliant que n'importe quelle étiquette se décolle toujours avec le temps.
Nous sommes dans une ère de gagnants.
Alors, je me suis risqué et aussi amusé à relier le science avec la sociologie à la recherche de l'impact du social sur leurs représentations et comportements humains.
Paragraphe essayiste, s'il en est, donc. Indulgence nécessaire:
>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Il était une fois une formule magique:  E=MC².
"Nous sommes tous des poussières d'étoiles", disait Hubert Reeves.
Pas à dire, elle était belle, cette formule. Compacte, concise, facile à retenir, elle avait tout pour plaire.
Que disait-elle, en fait? 
Que sans masse, c'est rester sans énergie en finale, Idem sans idées, sans philosophie.
Que sans vitesse, ce serait, également, sans énergie, en bout de course, ou sans interactivité, sans communications entre les hommes. Le vide intersidéral., quoi...
 
Avec seulement quelques particules de matière en présence, les atomes, les ions et les électrons libres ou en gravitation, cela devient des ensembles qui s'entrechoquent, qui se superposent ou s'écartent en fonction d'une polarité..
Les atomes ont une hiérarchie liée à leur poids atomique, à traduire par leur poids philosophique familial. En Science, on parlerait de "Table de Mendeleïev" tandis qu'en  sociologie, on pourrait l'appeler la "Table des Sociétés Humaines". J'ai dit "Sociétés" et non pas "Ressources", car on les confond aujourd'hui.
Autarciques, certains atomes pourraient se suffire à eux-mêmes, du moins, jusqu'à une certaine densité. Mais ils vivent en système binaire avec des charges opposées, négatives et positives. Vu de l'extérieur, ces particules chargées s'attirent comme l'aimant entre "amants", en général, pour le meilleur et pour le pire, mais à une distance qui reste respectable tout de même dans leur cas.
Quand il y a déséquilibre, la tendance est de s'associer avec leurs semblables quitte à grossir.
Trop gros, trop lourds, ils en arrivent à devoir éliminer leur trop-plein de forces électriques, pour vivre plus heureux ensemble. On n'aime pas les gêneurs dans le système atomique. Ils en deviennent actifs et parfois, radio-actifs. La nature a communiqué sa matière, son essence. Pour se faire, elle envoie des ondes plus ou moins bénéfiques ou néfastes dans son environnement immédiat.
Plus les atomes grossissent, plus ils se rassemblent, plus ils se ressemblent, plus ils se sentent instables empêtrés dans des relations trop équivoques. L'embonpoint guette. La vitesse diminue. L'énergie, avec elle.
L'instabilité devient vraiment chronique. La masse critique atteinte, la "démocratie atomique" n'a plus toute sa raison et... toute sa tête. 
En déséquilibre électrique, les atomes s'excitent. Devenus ions avec leur trop plein de charges, il vont s'atteler à éjecter leurs électrons pour ne pas mourir. Raison invoquée par le philosophe de service: "Trop de disparités d'opinions".
Toujours est-il qu'ils sont prêts à toutes éventualités. Attentif à tout ce qui passe à proximité pour évacuer et pour "éliminer".
Un autre atome s'avance. Merveilleux, se dit le visiteur et le visité, on va pouvoir dialoguer, mesurer nos convictions, nos différents et... échanger nos opinions d'électrons.
Une chance, le visiteur est très philosophie. Il construit pour combler son propre déficit avec la charge du visité. Ils causent, se confondent en émotions, du bout des lèvres. Ils se marient et eurent beaucoup de beaux atomes bien stables chimiquement. Une histoire de Roméo et Juliette qui poussent un ouf de soulagement dans un "happy end".
Mais, sans le savoir, ils ont changé de famille par la même occasion. Pas vraiment de culture, ne vous en faites pas. Ils ont toujours la même langue.
Ils ont seulement comblé leur dernière couche, celle que l'on appelle la "valence", dans le jargon local, de "valeurs", dans l'autre. Les autres couches n'ont pas été inquiétées et gravitent en silence autour du noyau sans bruit. L'intégrité est toujours entières et respectée à bord. 
Un électron libre à grande vitesse passe comme un météorite dans le vide sidéral. On ne sait d'où il vient. Il n'a presque pas de masse parmi ces "monstres", mais il est rapide comme l'éclair et son énergie potentielle compense son manque de poids. S'il ne brûle pas toute son énergie avant l'impact, le choc est programmé, inévitable et il sera terrible.
Il va "fissionner" et transformer les plus gros de ce monde de "grands-petits" en "petits de grands". Quelle catastrophe! C'est le chaos. Toute la famille est fâchée. Les assiettes volent, les élypses se cassent. Comble de malheur, la famille se divise, se disloque. Ce faisant, la dispute a produit une épidémie avec une énergie cynétique qu'on ne contrôle plus. Les "morts-vivants" conducteurs revivent dans une réaction en chaîne.
L'astuce pour y échapper, on cherche un refroidisseur. En refroidissant au zéro absolu, ils en deviendraient supraconducteurs. Immobiles, à froid, les "monstres" deviennent invisibles aux électrons libres. Le froid les a entubé en nanotubes de Carbone. Là, on risque de chanter un cantique avec du quantique dans un autre monde avec des lois encore plus folles comme des aliens peuvent le faire. De la gravité, ils s'en foutent allègrement à cette échelle.
Les grandes malins s'évertuent de rassembler les "petites" de manière artificielle en troublant les règles de la nature. D'alchimistes, les chimistes, vont gagner leur galon à l'échelle nanométrique. 
A l'origine, on cherchait de l'or, on a créé des molécules inconnues et complexes pour arriver à construire la matière, atome par atome. On n'avait jamais vu cela... Tout devient possible. On fait du sur-mesure.
Si, par chance, les molécules avaient seulement un goût aminé et non plus animé, elles vivraient en se construisant en longues chaînes d'ADN, comme les "Avancées Des Nodules" et le monde du vivant ne serait plus très loin. Mais on n'en est pas encore là.
Véritable miracle de la conception, le monde du vivant a un défaut: il existe dans un espace temps donné, limité et très variable. Plutôt gênante, cette situation dans l'éphémère. 0.jpgDans ce monde des particules, il faut dire qu'elles se paient une intrication quantique. Je n'ai pas dit, un choeur cantique. Ou alors, les chanteurs ne seraient jamais là où on le pense. Difficile pour un chef d'orchestre de diriger des chanteurs qui auraient la bougeotte à la recherche du chaos. Le chef Einstein était contredit par l'autre chef, Niels Bohr.
Philosophes, ces particules? Non. Pourtant, une action fantôme les reliait. Pas par un filtre d'amour, mais par un besoin de l'une  de faire de exactement l'opposé de ce que l'autre ne pouvait pas faire comme les gants de deux mains. Même les Qbits ne répondent plus comme les bits 0 et 1. Voilà que l'on se rapproche des humains et qu'une porte n'est plus uniquement ouverte ou fermée: elle peut être entrouverte!
Là, cela se corsait vraiment. Les possibilités analogiques qui rejoignent les numériques.  
Alors, il y a eu les super-malins. Eux voudraient aller encore plus loin en les domestiquant. Apporter les énergies nécessaires pour casser les répulsions électriques d’intégrité qui tiennent à distance les ultra-petits. Ces super-malins se rencontrent dans le soleil. C'est légitime de les penser possibles, même sur Terre.
Aspect négatif, l'énergie nécessaire pour casser leurs répulsions naturelles, est phénomènale. C'est qu'ils ont leurs préjugés culturels, ces bougres! Ce sont des disputes entre eux, à n'en plus finir. On aime rester "petit" puisque tout petit est gentil, c'est bien connu. Surprise, aux premiers essais, fusionnés, ils fournissent encore plus d'énergie en fusionnant qu'en se fractionnant. 0.jpg
Comment arriver à les faire enrager et les faire aller dans leurs derniers retranchements? Tout est là. Des années, une vie, plusieurs, on ignore. à rechercher l'inaccessible étoile. Les plus récalcitrants ont leurs bijoux de famille, et ce n'est que par la force des baïonnettes, des machines à leur échelle, dans une véritable bataille dont on ne connaît pas l'issue, mais on y travaille. Les irréconciliables restent, encore, à l'échelle atomique et pas industrielle.
Puis, il y a ceux qui ne s'y retrouveront jamais qui continueront à se bouffer le nez sans laisser de trace en disparaissant dans des trous noirs. Matière contre anti-matière dans une fuite en avant, irrésistible. Mais il y a encore une erreur dans les calculs, une question de poids, de masse. On ne cerne pas trop bien le problème. Qu'est-ce qui fait que des propriétés aussi intéressantes disparaissent dans le monde des grands et qu'Einstein puisse redorer ses théories?
0.jpgSi cela ne clope pas dans les calculs mathématiques, c'est qu'il doit bien y avoir un chaînon manquant quelque part, est-il dit dans les couloirs. Originelle, une "particule de dieu"? "Ne bosons pas, mais si...", bosons, bien au contraire. Un surnom pour une particule, non, une simple boutade, comme il y en a tant, lancée par un scientifique qui était d'humeur passagère...
Cela ne remuait pas les foules bien que toutes les familles scientifiques s'en retrouvaient mal prises, mal à l'aise. Même les sociologues en était pour leurs frais, si la physique s'en retrouve rajeunie lors de la découverte de cette particule.
Et dieu dans tout ça? se demandait l'un d'eux. "La création, cette putain", répondait l'autre en mal d'imagination. On a l'air de ne plus réfléchir qu'avec son rétroviseur avec une dose de fétichisme, d'égocentrisme dans une course dont on ne verrait jamais le poteau d'arrivée. On se retrouverait à 90% dans un réseau asocial.
 
Qu'avons-nous observer dans cette allégorie? Tout est resté standard, trop normalisé. Une espérance que cela reste ainsi jusqu'à la prochaine fois ou jusqu'à la fin des temps comme une sorte de CQFD  "C'est Quelqu'un qui Fait Dire".
Qu'ils n'y croient toujours pas, encore, une fois, chacun est resté sur ses positions. 
La Science, elle, doit se remettre en question, garder le besoin de chercher, de chercher en anticipant mathématiquement avant de trouver de visu et rechercher à nouveau sans fin même quand tout le monde s'en fout. 
La philosophie et la psychologie resteraient-elles, à la traîne avec un cerveau à découper en rondelles sans une remise en question.
Seul l'avenir répondra mais progressivement.
Mais, avant que le rideau ne tombe, prenons du champ, de l'espace par l'autre bout, en apprenant que...
1. Un bébé, avant de le plonger dans un bain, il faut vérifier la température de l'eau
2. Quand le bébé crie, il faut vérifier sa nourriture, sa couche, son sommeil pour espérer, ainsi, le rassurer
3. Et finalement, fixer les limites de ses jeux dans son environnement.
 
Ne sommes-nous pas tous des bébés qui ont un peu grandi en taille? 
Reste l'espoir que l'allégorie ne s'écrive pas sous la forme "allez gorille", cette fois.
 
Si la pensée, la Science ou la Philosophie ne restaient pas curieuses qui le pourrait?
C'est un peu ce que les jeux paralympique voulaient prouver par une ode à la science.

0.jpg

 
L'enfoiré,
 
 
 
 
 
Citations:
  • "Je n'ai jamais compris comment le risque d'avoir un biographe n'a jamais dissuadé personne d'avoir une vie", Emil Ciroran
  • "Il y a des temps où l'on ne doit dispenser le mépris qu'avec économie à cause d'u grand nombre de nécessiteux",  François-Rene de Chateaubriand
  • "Toute discussion se réduit à donner à l'adversaire la couleur d'un sot ou la figure d'une canaille", Paul Valery
  • "J'ai cherché de grands hommes et je n'ai trouvé que des singes de leur idéal", Friedrich Nietzche

 Mise à jour 14/12/2012: Sur ARTE: "Le mystère de la matière noire"

Dans nos modèles physiques, le poids de toute la matière observable (étoiles, galaxies...) ne représente que 4 % de l'univers, alors qu'une matière inconnue, invisible, qu'aucun outil n'a jamais permis de détecter, peuplerait massivement le cosmos. Aujourd'hui, astrophysiciens et cosmologistes, chercheurs dans les champs de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, unissent leurs forces pour résoudre cette grande énigme : quelle est la nature de cette fameuse "matière noire" ? 
 

06/09/2012

Etes-vous auto-immune ou polythéiste?

C'est la rentrée. On aurait pu croire que ces deux mois de vacances passés auraient été une trêve de l'information. Il n'en fut rien.  Les polémiques ont été de la partie. Année électorale oblige, chaque parti est occupé à fourbir ses armes. Détecter les populismes est loin d'être aisé. Rester informé est nécessaire mais cela nécessite d'être encore plus vigilant vu l'abondance des informations. Alors, entre croire à tout ou être imperméable, il y a une marge que l'on pourrait franchir...

0.jpg

Ce matin-là, un copain me disait à la lecture de "Eurek@ Google": "Intéressant, ton article et surtout ça m'épargne l'achat du S&V. De temps en temps, il traînait un Reader's Digest chez mes parents. De la lecture facile, pour passer le temps, l'impression d'apprendre quelque chose, de devenir plus intelligent sans peine, de savoir des choses que les autres ne savent pas. Ça occupe les neurones, mais ne les fait pas travailler. Toute la différence entre le sportif et le gars qui regarde le sport à la TV".

Incontestable.

Au même moment, il me parlait d'un problème de l'immunologie en médecine. Immunologie que l'on peut diminuer, mais pas augmenter. Aucun rapport, me direz-vous.

Pour le citoyen, c'est consommer de l'information à toutes les sources, bonnes à prendre et, souvent, à laisser.

Les idéologies se construisent suite à des impulsions et à des informations reçues par des "gens qui nous veulent du bien pour les appuyer". 

Les informations, ce n'est vraiment pas ça qui manque dans notre monde relié par les médias. Les consommateurs ont beaucoup à faire avec le tri de ce trop-plein en prenant en compte  l'insoutenable légèreté de l'âme ou de seulement l'être.

C'était donc la rentrée. Pour commencer la semaine, une nouvelle rubrique avait attiré mon attention à la radio de Matin Première. Une séquence appelée "Fact-checking". Cela existe aux États-Unis depuis une dizaine d'années. Chez nous, c'était dans l'air depuis le mois de mai. Principalement dirigée à l'encontre des politiques et pour les empêcher de dire n'importe quoi pour appuyer leurs thèses. Une preuve de plus  que personne n'a plus les moyens de vérifier les statistiques "arrangées" que le citoyen doit accepter comme telles.

Qu'on se le dise, les informations ne coulent pas de source. Elles ne s'inventent pas même si on pourrait le croire.

Il n'y a pas que les politiques qu'il faudrait remettre à leur place. Il y a aussi leurs subalternes, leurs subordonnés et les "croyants" que j’appellerais "polythéistes".

Déjà, les médias officiels recourent souvent à leurs propres filières, déjà "prémâchée" par des agences de presse. 

Des informations malaxées, comparées, avec des conclusions pour résumer les informations élaguées seraient les bienvenues, s'il n'y avait jamais de messages subliminaux cachés derrière l'information donnée.

Arrivée chez le consommateur-citoyen, l'information n'a pas fini son cheminement caillouteux. Ceux-ci les font circuler à leur tour avec un intérêt personnel qui brise tout autant la confiance. 

Ils suivent le même circuit que les futurologues en goguette.0.jpg

N'avez-vous jamais remarqué qu'ils ont une seule vérité? La leur. 

Parmi eux, aussi, des suiveurs qui le font avec toute la foi de l'innocence, mais de là à être plus catholiques que le Pape, il y a aussi une marge...

Leur "prestige" se compte via leur nombre des clients qui, à leur tour, croient bien faire en leur âme et conscience en répercutant les affaires lancées par les antécédents. Pour le client, une fois ferré, l'information vérolée ou non, ne crée dès lors, pas ou plus trop de soucis. Se forment des clans avec de chaque côté, une devise "je sais rien mais je dirai tout". Alors, la polémique se met en branle. "Pol et Mieke" oserais-je dire avec la consonance du terroir pour détendre l'atmosphère. On va y découvrir la confirmation de ses propres pensées. Mais, c'est vrai, une vérité peut en cacher une autre tout aussi stratégique.   

"Impostures intellectuelles" écrivaient Alain Sokal et Jean Bricmont d'une manière plus générale.

A cette allure, il faut quelques personnes qui remettent les compteurs à zéro. En général, on les appelle les "non croyants".

0.jpgActuellement, un livre émousse les idées reçues en Allemagne. Titre "La Marraine". Sujet: Angela Merkel. Auteur: Gertrüd Höhler, une ancienne conseillère d'Helmut Kohl qui s'était vue regardée de haut par Schoeder et qui dit que sa "plus grande chance, c'est d'avoir toujours été sous-estimée". Merkel, la femme considérée comme la plus puissante selon Forbes, ancienne chercheuse de l'Académie des Sciences de RDA, est pour Höhler, une personne dévorée par l'ambition marquée pendant 35 ans derrière le rideau de ferQualifiée de "gamine", de "cheffe de meutes", de "pilote d'essais dans le parc d'attraction de la CDU", selon Höhler, elle voudrait restaurer la dictature par la destruction de la démocratie.  Un pavé dans la mare ou, au minimum, un pamphlet sanglant, ce livre.

Aujourd'hui, le chimiste, Antoine Lavoisier dirait de l'information qu'elle peut tout créer, tout déplacer et tout transformer dans le domaine de l'interprétation.

En dégressif, il y a les profiteurs, les passionnés, les réactifs, les curieux et les passifs. L'intérêt se calcule en Beaufort sur une échelle des vents d'influences diverses. Comme pour un marin, il s'agira d'utiliser ces vents pour pousser le bateau dans la direction choisie sans jamais chercher à s'y opposer de front pour ne pas créer de tempête dans les esprits et se voir accuser de clown à la barre.0.jpg Les passifs indécis sont heureusement nombreux et ne se font pas arnaquer au premier discours.

Lors des élections, ils resteront indécis jusqu'à la dernière minute. Même le charisme de l'orateur dans l'immédiateté de paroles, trop bien étudiées à l'avance, recevra un degré d'écoute très variable.

Tout reste bon pour entraîner les foules. Le populisme est de rigueur sans en dire le nom à haute voix que pour le dénoncer chez l'adversaire. 

A l'écrit, sur les forums de discussions, on y laisse plus de traces. On peut comparer promesses avec réalisations. Analyser, "assimiler" de manière plus "studieuse", mieux "confronter" avec des réalités vécues en fonction de paramètres très personnels. Le temps, la péremption des infos effacent parfois trop vite ce contrôle après coup. 

Entre les deux, les confidences, les secrets, les radios "corridor" refilés de bouche à oreille, entre autorisés, avec le "délit d'initié" à la clé, vont confirmer un soupçon préalable. Et ça marche, même pour les infos fausses.

A la question "Pouvez-vous garder un secret", "60% des gens confesseraient qu'ils ne peuvent s’empêcher de partager avec un tiers les secrets de leurs meilleurs amis." est-il répondu. Le savoir est une force utilisable dans l'intermède et la rumeur peut, dès lors, se mettre en marche.

Tout tient dans le jeu entre deux parties où il y a le détenteur d'une information qu'il veut faire passer gratuitement et celui qui devrait en profiter à son tour, prêt à la répéter sans même le demander.

Mais, évidemment, tout va bien, on ne veut que le "bien" du citoyen... Voyons! Qui oserait penser le contraire?

Comme on devait s'y attendre, même là, les allergies de toutes sortes peuvent croître au milieu d'un tel fatras d'informations, de résultats et de spectacles.

L'immunité en médecine, rappelons-le, diminue sans jamais augmenter. Parvenir à résister aux "organismes pathogènes" de tous ordres devient un jeu d'équilibriste.

0.jpgL'homme est, avant tout, un "animal sensible et influençable", réactif à la moindre poussée de fièvre et elles sont d'origines multiples. Il a ses préférés et ses détestés. Seule sa raison peut encore le réhabiliter en dernière extrémité, sinon il se laisserait aller à toutes les distractions qui se présentent.

Souvent, à force de voir certains se faire "descendre" en flamme par les commentaires, une sorte de syndrome de Stockholm se produit.

Alors, si on faisait un pas de recul, si on faisait une pause.

Si on cherchait à devenir auto-immunisé vis-à-vis de notre entourage, de ses ambitions et de sa force de frappe

0.jpg

Récemment, l'affaire Michèle Martin n'en a été qu'une preuve de plus que "l'émotion a malmené la raison" et que la population était prête à prendre les armes. Un déni de justice ou de compréhension du problème posé? Affaire récupérée, comme il se doit, par les politiques. L'avocat Bruno Dayez avait, heureusement, essayé de remettre les pendules à l'heure. Que lui conseiller à Michèle Martin pour indemniser les victimes sinon d'écrire un bouquin à gros tirage?

0.jpgL'affaire des fissures dans deux centrales nucléaires en Belgique, des autres épisodes épiques. Épisodes à répétition qui y trouveraient une raison du "bien-fondé" surtout pour celui qui en est étranger. Mais, parait-il, il y a même des fables. C'est évident, le nucléaire comme il existe aujourd'hui, ne peut continuer de la sorte et doit trouver une autre issue qui peut être sous une autre forme plus sécurisée. Qui oserait dire le contraire vu le grand âge de nos centrales? Mais il ne faut pas mélanger. Il y a nucléaire et nucléaire...

Je me limiterai à ces seuls exemples, car en période de crises, cela devient une véritable crise de foie et de Foi.

La nouvelle du jour, le parti écolo veut imposer un Livret Vert à toutes les banques avec un intérêt de 2,5%.

Je parlais de Foi. J'oubliais qu'il y a, heureusement, celui que l'on appelle le guide suprême, Dieu et qui exercerait ses bons offices au-dessus de nos têtes.

N'oublions pas, c'est un Dieu constitué de trois Paroles, deux Prophètes et d'un Messie car, là-haut, aussi, il y a de la concurrence. Si on ne se dispute plus sur le mont Olympe, c'est sur le Mont des Oliviers que l'on se crêpe le chignon et du haut des minarets, qu'on se chatouille la barbichette en criant qu'Il est toujours plus grand que tous ses concurrents. On ne cherche pas à savoir qui "IL" est, mais on sait qu'il "assure" ou même "rassure". Il est payé pour, non?

Des messagers qui prétendent détenir chacun la vérité absolue en vendant la parole divine au plus offrant.

Quand cela ne va pas trop bien sur le plancher des vaches, on assiste à une recrudescence de l'idée de Dieu comme un sauveur de la dernière chance. Les médias de la presse écrite ne font pas défaut dans une nouvelle sorte de populisme de bon aloi dans l'air du temps. 

On remonte "Aux origines de Dieu", en "mono" ou en "poly"-théistes dit les Cahiers de S&V.

Ensuite, ce fut "Dieu, 10 raisons d'y croire" au menu avec, bizarrement, un article "Haro sur les journalistes" en pousse-café.

Alors accrochez-vous, car cela va "swinguer" à les lire, ces 10 raisons.

0.jpg

D'abord, s'il y a une horloge, c'est qu'il y a un horloger, était-il écrit. Donc, ne jetez pas le réveil parce qu'il vous réveille et vous fout les boules mais c'est l'horloger qu'il faut incriminer.

J'aurais dû m'en douter...

Si Aristote voyait l'interaction entre les hommes dans un monde fini, Jésus, lui, se voulait plus circonspect en porte-parole du créateur, comme centralisateur dans un monde fini peut-être mais sans oublier les hiérarchies préétablies.

Un athée dirait que c'est un créateur de tout et de rien, sans plan bien défini, ni précis et soutenu par une "mécanique" douteuse. Un créateur de crises mais qui en aurait oublié d'inventer les antidotes pour en sortir.  

L'époque des Lumières, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'a pas plus apporté de lumières éclairantes.

Continuons à sourire en se promenant parmi ces "dix raisons".

Le "big-bang" comme point de départ comme cheval de bataille. On se demande si ce n'est pas plutôt un cheval de Troie.

Darwin avait pourtant dit que cela ne servirait à rien de remonter à la source du fleuve si on ne connaît pas l'évolution pour arriver à son embouchure. Descendre du buisson de la vie est bien plus facile que d'y remonter.

Dans le style "boutade", il y a la "particule de Dieu"lancée par Léon Lederman. La Science s'est engouffrée à pieds joints dans cet imaginaire suite à une intuition, pour combler un trou dans les calculs de la physique. Le Boson de Higgs, de Robert Brout et de François Englert, vient d'être découvert. Devenue une véritable "idole", cette particule, mais qui, tout de suite, a été minimisée par la pensée qu'une autre "particule" encore plus cachée, plus originelle encore. On n'en aura jamais assez de chercher la petite bête qui grimpe. 

Puis il y a les gnostiques qui se posent la question de savoir si Dieu a-t-il lui-même un dieu. Bithéisme de bon aloi qui a été combattu par Origène et qui a ses dérivés par les agnostiques.

0.jpgLe "God-Bang" a repris du service. Le Big-Bounce, reste moins connu. Ce big-là n'en aurait jamais fini de respirer dans une suite de cycles expansifs ou concentriques, sans début ni fin. Le chanoine Georges Lemaitre semblait le confirmer, d'ailleurs, en parlant d'un commencement, mais pas de création. Nuance...

Sauvé par le gong? Pas encore. 

Tant que la réflexion reste fertile, rien de perdu et tous les espoirs restent permis à l'homme d'esprit féru de philosophies à réseaux multiples.

Frédéric Lenoir parlait d'évolution des vertus avec l'empathie comme remède réconciliateur. L'éthique, les valeurs, les vertus en reprendraient du galon par cette entremise. Les valeurs, les lois des hommes sont là comme guides pour une vie en communauté, considérée comme la meilleure possible pour éviter les conflits idéologiques.

Alors, ce serait le juste contre l'injuste, le diable, ce mal personnifié, dans une dichotomie numérique, gauche-droite, qui n'a rien à voir avec le monde analogique du vivant, bien plus complexe et plus échelonné. En dehors de la sphère humaniste, cela risquerait de rester sans valeur.

Le bonobo, je le vois d'ici, doit en rire de toutes ses belles dents blanches. 

Mais, 0.jpgquand Dieu dit la bonne parole, l'homme se tait et se doit de passer le message de la bonne bouche à la bonne oreille.

Une autre preuve loufoque et qui faisait planer. Tout le monde ne peut pas se tromper en même temps, puisque même l'incroyant parle de Dieu, après tant d'années, c'est donc une preuve de dire qu'il devrait y avoir quelque chose de vrai dans le processus de croyance. 

Un château de cartes se construit sous l'ombre d'une Tour de Babel inachevée, grâce au seul instinct grégaire des hommes et du partage d'informations. 

Michel Onfray, avec son "Traité d'athéologie", dont la lecture a déplu parce que, sous le couvert des on-dits, il disait que les Évangiles avaient été écrits bien plus tard, en dehors du terrain des opérations, elles-mêmes. Mais comme il écrit mal, comment lui donner sa confiance... 

Un raisonnement par l'absurde et un miracle qui serait d'y croire? 

Démontrer que Dieu n'existe pas, ne serait compris que par l'athée. Ce n'est pas une raison pour en arriver à l'autre extrême dans ce film "Paradis:Foi" dont le propos est tantôt sarcastique, voire carrément drôle, tant les deux protagonistes se livrent à un combat puéril, tantôt sordide et tragique.

Paul Claudel, athée convaincu, à Noël mangeait plus que d'habitude en n'y associant rien d'autre et en profitant de tous les jours de congés annexés. Car on veut les garder ces jours-là.

La Foi n'a pas de besoin de se justifier, est-il dit. Pas de problème avec ce concept.

Elle déplace les montagnes et elle s'en contente. Ok, une nouvelle fois..

Le Cardinal Martini qui vient de mourir, disait tout de même "l'église à 200 ans de retard".

Pas bête, ce Cardinal...

Et s'il en était de même avec toutes les croyances vivantes ou mortes? 

L'immunité ne fait que décroître et n'augmente jamais même en dehors du côté physiologique. Bombardé de partout, il faudra plus qu'un parapluie aux utilisateurs des messages d'informations et des "bonnes paroles".

Une lecture plus fine des méthodes utilisées, apporterait-elle la bouée de sauvetage? 

Lire entre les lignes d'un message en n'omettant pas tout ce qu'il entraîne de contraintes et d'"overheads" comme on dirait dans la langue de Shakespeare, pour éviter guerres et conflits? Pas si simple.

Un enfant qui vivrait sa jeunesse sans attaches avec le monde extérieur recommencerait, peut-être, par le paganisme, puisqu'il n'a pas encore reçu le "beau message" qui, en finale, se résume à "Faites ce que je dis et pas ce que je fais". Cet enfant sauvage compléterait ses doutes par du fétichisme, du vaudouisme comme réponse à tout ce qu'il ne comprend pas sans capote immunitaire suffisante.

Une rencontre avec des dieux imaginaires et pas un Einstein, un soir, au coin du feu qui, lui, aurait l'intelligence d'apporter du concret pour justifier ses thèses. 

Je lisais récemment les réponses du sociologue, Michel Maffesoli, lors d'un interview. Son prochain livre aura pour titre "Homo eroticus". "Il n'y a pas de pensée comme d'amour que lorsqu'il y a risque", disait-il d'emblée. Non consensuel, il dénonçait ceux qui ne pense que le "droit" avec le politiquement correct comme porte-drapeau. Pour lui, la "modernité" se voit au travers d'une cécité collective, dans un conformisme et un esprit tribal autour d'un goût partagé. Une  peur de subjectivité confrontée face à une obligation d'objectivité dans une normopathie qui finit par être un processus de rétraction. Cette époque vitaliste est, pour lui, omniprésente dans la musique, le sport, la culture, la religion, excluant les réalités du terrain plus économiques que sociales. L'humeur se cache derrière des paravents de solidarité et de générosité qui une fois mis à jour ne sont que des leurres et du buzz. Le "Je pense donc je suis" de Descartes se voit dans l'individualisme affublé d'un sobriquet "Et je m'éclate avec". L'individu est devenu une personne morale, une entité avec une valeur fonctionnelle, une ressource avec son potentiel, cataloguée, cadastrée par une seule imitation des autres dans un design plus cyclique que réellement postmoderne. (discussions)

Cet été, il y a eu, en surplus, l'"entracte" des JO. Sans impacts immédiats, ils constituaient une trêve idéale. Avec les spectacles à l'ouverture et à la fermeture, comme agents liants, on pouvait combler les envies, les rêves et les "sensations fortes" par des événements exceptionnels. Le jeu, dit "opium du peuple", met le citoyen dans une sorte d'extase dans un monde parallèle du presque impossible qu'il ne connaît pas dans son quotidien.  

Divertir les foules, c'est par là que tout a commencé pour diriger les autres dans toutes les histoires du monde.0.jpg

Au début du 20ème siècle, Pierre de Coubertin avait fait revivre les JO antiques comme JO modernes. Génial. Olympiques ou paralympiques, même.

La radio y a apporté le son et le cinéma, l'image.  

La télévision reprendra quelques spectateurs au cinéma, avant d'être elle-même "enfilée" dans la Toile d'Internet. Alors, si on commençait à regarder à deux fois à se laisser avoir par toutes les informations qui surgissent d'on ne sait où. Une trêve des balivernes, en somme. Moderato cantabile...

Au temps de l'Angleterre victorienne, il y a eu la "belle" histoire appelée "Oliver Twist". Oliver découvre un monde cruel où seules comptent la ruse et la force. Orphelin, survie au milieu de compagnons d'infortune, mal nourri, exploité, il endurait tout, jusqu'au jour où une provocation d'un apprenti le pousse à se battre et à s'enfuir. 

Depuis, à lire certains, on se demande si on ne revit pas ces moments du passé anglais. Les populations virtualisées perdent, quelques fois, le nord, mais restent instrumentalisées comme le seraient des larbins avec des objectifs définis par d'autres, en contestant sans chercher de solutions définitives, optimales et satisfaisantes pour tout le monde.

Il y a, parait-il, 4 milliards de monothéistes dans le monde. A y réfléchir, ne serait-ce pas plutôt 7 milliards de polythéistes, influençables, à la recherche d'idoles, impliqués dans des "affaires" dont ils ne voient que le sommet de l'iceberg à la recherche d'une immunité qui ne sera jamais autre chose que passagère et décroissante?

Oublier de croire en soi, oublier de définir ses propres objectifs de ce qu'on veut réaliser dans ce "jeu de quilles", c'est toujours arriver à un crash personnel.

Pour sortir de l'info qui casse le moral, il n'y a plus que l'humour, chaud ou glacial, pour percer le mur de l'opinion publique.

La transgression, la provocation s'opposeraient ainsi à toutes les musiques dites religieuses, y compris celle de Bach.

0.jpg

Rester dubitatif, sceptique en tout pour ne pas avoir de déception, c'est aussi une raison de la longueur de mes billets  qui  sans parti pris, évoqueront toutes les opinions en ligne pour compter les points après coup.

Tout est dans tout et inversement, ma devise.

S'occuper des TIC, s'en acquitter, je m'en occupe, en cherchant le vaccin et ainsi, en devenir auto-immune.

Le retour de vacances de Thomas Gunzig lui donnait l'occasion de faire l'inventaire des événements avec son humour caustique, à la mode de "Pol et Mieke" ou "polémique". Un sketch qui lui a valu un commentaire amusant de fraîcheur "Souvent je ris et j'aime le café serré de Thomas Gunzig mais franchement aujourd'hui il a dépassé les bornes, il y a des choses dont on ne rit pas".

Il faut savoir, cher Thomas, qu'on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui.

Hors, à la radio, comme sur Internet, on rencontre n'importe qui. Des gens qui vous veulent du bien avec la solidarité sans faille en bandoulière. Mais, le "papa de ma couille" du sketch a reconnu, depuis, son erreur. Affaire comprise et classée.

0.jpg

Le lendemain, toujours à la radio, Thomas parlait de la "chance" qu'on avait de pouvoir aller voter, d'être, pour l'occasion, considéré comme important, l'espace d'un matin, dans l'isoloir avec le crayon magique, mécanique ou électronique à la main pour sanctionner ou pour soutenir un candidat ou un parti.

Sur Internet, heureusement, ce "n'importe qui" va pouvoir "plusser" ou "moinsser" un billet ou ses commentaires, en cliquant sans avoir à se justifier pour suivre la masse avec la seule envie de se "payer" la tête de celui qui osait exprimer une idée (pas) suffisamment dans le vent à ses yeux. Cool. On a rien inventé, Néron faisait cela avec son pouce. Les autres sur le sable de l'arène criaient "Avē Caesar, moritūrī tē salūtant!"

En extrapolant, avec l'humour en plus, la genèse pourrait se jouer ainsi. 

Encore une fois, en riant ou en votant, on peut s'extraire, à loisir, de l'affabulation des autres et parfois de la sienne avec l'autodérision tant qu'elle existe. Une fois sorti de l'isoloir, on retrouve les mêmes leaders qui imposent une autre ligne de conduite. Et dire que je me posais la question, il y a longtemps, s'il y avait un Monk en nous!!!

Oh, toi information, qu'est-ce que tu ne parviendras pas à nous faire faire quand tu sors de ta boîte à musique?

Mais, putain, qu'est-ce qu'on s'amuse avec les Voix célestes du Peuple sur l'Agora...

Alors, comme Nougaro, je chante...

 

L'enfoiré, 


0.jpgMise à jour du 24 septembre:

Aritlce qui vient naturellement à l'esprit après les suites du film américain et des caricatures de Charlie Hebdo.1.jpg

Trois quart de la planète glissent sur la pente de l'intolérance religieuse.

Un graphique sorti suite à la situation de 2009 avec en abscisse le Gouvernement Restriction Index et en ordonné le Social Hostility Index montre bien que les extrémismes ont pris du poil de la bête. Comme 75% de la population mondiale en est touché (pays les plus peuplés). 63% des pays ont renforcé la politique de discrimination et 25% l'ont assouplie. Le Nigéria, le Yemen, le Pakistan, l'Iran, les territoires palestiniens, l'Egypte, la Turquie et la Russie entrent dans la catégorie.  

 

Citations:

  • "Faut pas croire: en comptant tous les dieux, demi-dieux, quarts de dieux, etc., il y a déjà eu 62 millions de dieux depuis les débuts de l'humanité. Alors, les mecs qui pensent que le leur est le seul bon. Ça craint un max!", Coluche
  • "Dieu a créé l’homme à son image. Ensuite, l’homme a évolué. Dieu, lui, on ne sait pas"…Philippe Geluck
  • "Je suis tout prêt à croire en Dieu. Mais je pense que Dieu n’est pas tout-à-fait prêt à croire en moi.", Philippe Geluck
  • "Je représente à moi seul 0,000000033 million d'amis", Philippe Geluck

30/08/2012

Chez les yé-yé, avoir vingt ans, ce 30 août 1967

Une expo à Liège sur les "Golden Sixties", quatre copains, un anniversaire et un premier acte d'une pièce de théâtre.

0.jpgRésumé des Golden-Sixties. L'économie tourne à plein régime même si la vie n'est pas rose pour tout le monde. Le chômage s'élève à peine à 2%. Ce sont les entreprises qui cherchent leurs collaborateurs et y mettent le prix. La carte de crédit commence à sortir des portefeuilles. Un dollar fixé à 50FB.  Une dette publique belge, bien en dessous du PIB. L'industrie manque de bras. Les supermarchés ouvrent leurs portes à la consommation. Et si on donnait du travail aux femmes? Les hommes sceptiques sur les goûts de leur femmes à se retrouver au bureau. Pourtant, cela va donner, aux femmes, la liberté financière. La liberté sexuelle viendra grâce à la pilule. La conscience professionnelle n'est pas encore altérée. On rétribue en fonction des aptitudes. La mode se veut subversive avec la mini-jupe. Le lave-vaisselle devient un cadeau du mari pour sa femme. Dans la salle à manger, la télé N/B fait découvrir le monde extérieur. L'espace fait rêver. Les idoles sont nombreuses. Les Rolling-Stones font peur aux vieux avec leurs chansons de sexe et de violence mis en compétition avec les Beatles, Adamo, Dutronc dans une "Rock attitude", insouciante, provocatrice. Le monde s'élargit.

Le décès récent de Neil Armstrong rappelait que le 21 juillet 1969, il avait marché sur la lune pour la première fois. Mais, ici, notre pièce de théâtre s'arrête le 30 août 1967.

0.jpg

Scénario:

Quatre copains, étudiants du même âge, Jean-Pierre, Christian, Alain et Guy, se retrouvent dans un café. C'est le tour de Jean-Pierre à avoir 20 ans, ce 30 août 1967. L'actualité défile avec la musique du juke-box avant de partir à une boum.

Jean-Pierre entre sur scène avec des fleurs dans les longs cheveux, style hippie. La lumière s'allume.

-Tous ensemble: "Happy birthday to you. From good friends and true. From old friends and new. May good luck go with you. And happiness too".

-Jean-Pierre: Merci les gars. On voit que vous avez pris de la graine en anglais en écoutant les chansons. Pour égaler les Rolling Stones, faudra y mettre un plus grand coup.

-Guy: Excuse ma jalousie. Je suis sûr que Mary a dû t'aider un peu, non? T'as vraiment un look d'enfer avec tes cheveux longs et les fleurs dans les cheveux. T'es pas un peu rétro avec eux?

-Jean-Pierre: Et oui, mon Guy, avec Mary, j'ai fait des études en émulsion, en immersion même. Bien intégré. Des études sur le terrain avec un kid de survie minimum pour en jouir sans entraves. Toujours se rappeler de quelques phrases type dans ces cas-là, comme "I love you", "I need you", "I want you". Je t'assure, ces paroles miracles marchent toujours. Rien de rétro.

-Guy: Avec la fleur dans les cheveux et le "Faites l'amour, pas la guerre", en prime, sans doute.

-Jean-Pierre: C'est ça, t'as tout compris et ça aide. Les gonzesses ont plus de coeur que nous. Tu veux que je te donne des techniques d'approches?

-Guy: Tu me fous les boules avec tes techniques. Là, tu intègres ou tu dérives? Tu ne va pas me les faire exploser, non? Tes affaires de coeur, garde-les pour tes soirées avec ta girl-friend. Dans le monde, il n'y a pas que l'amour. La guerre est partout. T'as oublié la Guerre des Six jours? Le Vietnam, le napalm et le reste? Tu as oublié l'incendie de l'Innovation, tellement récente dans toutes les mémoires? C'est pas la joie.

-Jean-Pierre: Là, tu joues au prude, au défaitiste, d'après moi, avec tes maths à la con. C'est qu'il nous fouterait du mouron et l'humeur dans les talons, le Guy! Mais, tu l'as dit "Fais l'amour, pas la guerre".

-Guy: T'as entendu, ce qui s'est passé avec Janes Mansfield, le sexe symbole, décapitée. Enfin, à condition qu'elle ait eu une tête au dessus de sa poitrine, avant. Moi, je préfère le style Twiggy. Un peu garçonne, ça, je sens être de ma génération.

-Jean-Pierre: Là, tu y vas fort. Mansfield me faisait fantasmer, comme Marilyne, d'ailleurs. Je dois avoir un poster dans ma chambre que je devrai remplacer. Mais par quoi vais-je la remplacer? Twiggy, c'est pas vraiment mon style. J'espère que tu n'es pas puceau, tout de même et que tu aimes les formes.  

-Guy: Essaye Gina Lolobrigida, Sophia Loren ou Brigitte Bardot. Tu n'as que l'embarras du choix. Peut-être même en monokini. Puceau, ça ne te regarde pas. Tiens, une question "politique", t'as pas entendu De Gaulle au Québec? Pour foutre la merde, il est le premier avec son "Vive le Québec libre". Giscard d'Estaing n'a pas manqué de le moucher en lui pointant dans son collimateur comme "l'exercice solitaire du pouvoir". Ces vieux, ce qu'ils peuvent être cons de s'accrocher à leur petite vie bien au chaud...

-Jean-Pierre: Pas d'accord. Giscard en a déjà envoyé beaucoup de "Oui, mais", mais, au moins, De Gaulle parle de liberté. Chacun a droit d'avoir la sienne comme il le désire, non?

-Guy: Ouais, mais, il aurait peut-être pu penser dire "Vive les Français, libres", "Vive l'Algérie libre" de son temps. Je sais pas moi, ce genre de conneries que l'on déssert pour attirer les foules. Quand tu envoies n'importe quel Schramme à bord, comme au Congo, tu crois qu'on peut encore parler de liberté avec les armes à la main? Heureusement, il vient de déposer les armes, mais... 

-Alain: Parler de liberté, les armes à la main ? C'est un truc de révolutionnaire et de baroudeur, ça ! Aucune révolution les armes à la main n'a amené la moindre liberté. Des militaires aux commandes pour organiser la paix, non mais, tu rigoles ? La liberté, cela se vit mais ne s'organise pas. Elle doit être acceptée, surtout celle des autres, c'est la plus importante. La tienne vient tout seul par après. Organisation et liberté sont des mots antinomiques. Méfie-toi de la vraie liberté, elle est un culte ou un rêve, cela ne relève d'aucun culte.

-Christian: Même celui de soi ?

-Alain: Surtout, celui-là ! Tu devrais changer de seringue, je crois que t'es dopé grave, mec ! A partir de ta campagne, sans rien connaître de la ville, avec des champs sur les bras, tu finiras au mieux comme Simpson sur le Ventoux. Mort en jaune pour se faire plus de fric, gagner plus de renommée. Voilà à quoi, elle mène ta liberté au "moi-je". Note bien que je ne peux pas te donner tout à fait tort: n'est libre que celui qui a du fric, cela me paraît évident.

-Christian: Campagnard, je suis et resterai, libre. Toi, à la ville, tu ne connais pas la terre. Encore quelques années et tu ne sauras plus d'où sort le lait avant d'entrer dans ta glacière. Et les Indiens d'Amazonie, les Touaregs du désert, les abominables Tibétains des neiges, y sont pas libres, eux ? Le fric, ils ne connaissent pas et vivent apparement bien.

-Alain: Si, mais, il s'agit là d'une liberté à ne pas savoir qu'en faire. C'est plutôt du règne de l'imbécile heureux. Ce serait bien trop rétrograde d'en arriver là. Faisons confiance à l'organisation du monde moderne, c'est lui l'avenir. Des machines agricoles vont t'aider si t'as le pognon de les payer. Et puis, réfléchis un peu : cela fait bien longtemps qu'il n'y a plus de place sur cette boule pour qu'on aie chacun son Amazonie à soi. Le monde rétrécit, il commence à se faire tout petit. Près de la moitié des humains n'a déjà plus de jardin et ces cons continuent à vouloir vivre empilés les uns sur les autres. Aucune liberté n'existe plus depuis qu'elle empiète sur celle de l'autre. C'est embêtant mais c'est comme ça! Regarde, on a même coupé le dernier arbre et tu regardes la télé béatement avec papa et maman en mangeant ta soupe. 

-Jean-Pierre: Et moi qui croyais que le jour de mon anniversaire, tu allais me foutre la paix avec ta nature, cher Rousseau alias Christian, et toi, Alain, avec ta ville qui sent mauvais. M'avez-vous amené un cadeau au moins !

-Alain: Je pouvais pas. J'ai été en ville à vélo, y'avait aucune place de parking de libre... Ah, si j'avais eu un porte-avions, j'aurais pu faire place nette ...et même fermer le caquet aux flics révolutionnaires ! Putain, la victime, c'est encore une fois, moi ! (rires)

-Christian: Pas de déclarations, Alain. On s'en serait douté... J'ai apporté le fromage de la ferme et le gateau pour l'anniversaire dans la paix des coeurs. Je suis un pacifiste, moi. 

-Guy: Comme au Tonkin, peut-être ?

-Alain: Comme au ton qui, quoi ?

-Guy: C'est fou ce que tu manques de culture, toi. Il n'y a que les références historiques pour justifier ton présent. Encore quelques anniversaires et tu seras tout à fait borné à force de te rappeler le bon vieux temps. Tiens, tu mériterais que je t'envoie par le fond, ne fut-ce que pour t'empêcher de nous mener en galère... Dis-toi bien que seul l'exil peut te sauver. Et le fait est qu'il n'y a plus d'exil nulle part depuis qu'on a inventé la bombe. Mais j'ai foi au progrès, demain on possèdera bien tous la bombe individuelle. Chacun la sienne. Il ne pourront jamais en faire exploser qu'une après autre. La légitime défense, tu comprends?

-Jean-Pierre: Mais ce serait l'extermination garantie de l'espèce humaine, docteur Folamour ! Que vous êtes en train de me fomenter comme avenir. La marée noire du "Torrey Canyon", c'est pas du cinoche. 

-Guy: C'est idiot de voir ce cinoche ainsi. Je commencerai par toi, tiens! Où est ce que tu te sentirais le mieux, t'es vraiment un socialiste à la manque. Moi, ce qui m'a plu au cinoche dernièrement c'est "Blow up". Tu sais cette histoire de photographe qui part en reportage, prend une photo et qui découvre un meurtre. Alain, n'est-ce pas que c'est dans tes cordes?

-Alain: Mais, mon beau salaud, dis, ça c'est jouer le jeu des Ricains et des Englishs. JFK est toujours dans ta tête, à mon avis. T'es l'extrémiste inverse. T'es cent pour cent en faute et tu fais semblant d'avoir été agressé pour mieux faire admettre que c'est toi la victime. "Up to you", as-tu déjà écouté ce morceau des Stones ? C'est la face B de Satisfaction, il est passé inaperçu avec ce Mike Jagger qui a toujours voulu être au devant de la scène. Dommage! Moi, j'irais voir si avec le socialisme ou même le communisme, on va pas pouvoir mieux s'en sortir qu'avec ces jeunes en pantalon en pattes d'éléphant.

-Guy: Des éléphants, maintenant. Tout cela ne nous ramènera pas le Congo. (rires) Mais, t'as raison, Elvis devait en avoir à son mariage, des pattes d'éléphants. 

-Jean-Pierre: Le Congo, c'est râpé, Guy. Faudra te faire une raison. Les colonies, c'est de l'histoire ancienne. Un peu de Commonwealth du bout des ongles, mais rien d'autre. Quant au King, il a ses fans incontestables...

-Christian: (il chante) "Et j'entends siffler le train. J'entendrai siffler ce train toute ma vie". Alors, on va le couper, ce gâteau? J'attrape faim, moi. Alain, vas nous chercher la bouteille dans le frigidaire. Ça s'arrose un anniv de 20 ans. Tu te souviens de cette bête chanson des vieux "On n'a pas tous les jours vingt ans".

-Alain: Bien sûr. C'est d'un niaiserie à chier. Tu me fais déraper ici. Tu ne sais pas, Christian, Jean-Pierre, voudrait partir à Katmandou.

-Guy: Katmandou, c'est pas trop ma tasse de thé. T'as pas entendu ce qui se passe dans la Silicone Valley? La Californie, le Grand Canyon, les grands espaces, j'ai vu des films de là-bas. Cela donne envie de partir, rien qu'à les voir.

-Jean-Pierre: Je crois que t'as vu trop souvent "West Side Story", c'est sorti de l'affiche, je t'informe. T'as pas peur de partir pour le Vietnam comme tu disais, cela canarde ferme là-bas. Si tu pars là-bas, tu devras te faire naturaliser et alors, c'est chez le Viets qu tu devras trouver tes assurances tous risques.

-Guy: J'ai pas dit que je veux prendre la nationalité américaine.

-Christian: Mais t'auras pas le choix, mon gars. C'est compris dans le prix du voyage. Dès que tu vois la Statue de la Liberté, t'es déjà embrigadé. Adieu la liberté et les petites anglaises. Moi, c'est Londres qui m'attire un peu. C'est de là que toute la mode vient, ces derniers temps.

-Guy: T'as peut-être raison. Je vais me renseigner sur les States. Peut-être, qu'astronaute me plairait. S'envoyer en l'air dans la lune ou s'envoyer en l'air, au lit, où est la différence? Dans, le 5ème Luna Orbiter est un peu à l'étroit, mais je suis sûr qu'on y arrivera à lui mettre une fusée dans l'oeil dans notre lune comme Tintin nous le montrait

-Christian: Ne rêve pas trop éveiller. La lune, c'est pas encore gagné. Le match entre Sovétiques et Américains est loin d'être terminé. Faudra peut-être attendre des années encore pour mettre un pieds sur le sol lunaire comme le voulait Kennedy pour cette décennie. Tu ne te souviens pas de ce qui est arrivé à Komarov à bord de son Soyouz? T'auras peut-être une famille avec des enfants à t'occuper, avant de t'envoyer en l'air dans les étoiles. Moi, je me vois très bien avec une famille nombreuse. D'ailleurs, il y a anguille sous roche.

-Guy: Toi aussi. Tu veux une famille, des enfants. Je veux bien une épouse, mais des enfants, c'est beaucoup de responsabilités. Je n'envisage pas cela, du moins actuellement. Pour cela, il faut assurer ses arrières, avoir un job longue durée. Si je ne suis pas du tout sûr que les mouvements féministes sont très favorables à cette expansion qui pousse les femmes à rester à la maison, une femme au bureau, c'est pas sûr que cela plaise à toutes non plus

-Alain: Mais, t'es un terrible machiste, Guy. Tout évolue. On n'arrête pas le progrès. Personnellement, j'aimerais avoir deux enfants mes pas plus. En espérant, qu'ils soient aussi beaux que l'épouse que je choisirai.

-Jean-Pierre: Vous êtes tous des fanas de la famille à ce que j'entends. J'ai dit faire l'amour pas la guerre, cela ne veut pas dire que je veux me farcir toujours la même, ni toutes en parallèles. Je suis un serial-man. Des enfants? Vous êtes fous ou quoi? On a la pilule, maintenant.  Tu veux un joint pour te remettre à niveau?

-Alain: Non, merci, je suis assez dingue comme ça. Mais qu'ai-je entendu? Cela est passé sans tinter à mes oreilles. Christian a des choses à nous révéler. Y a-t-il un polichinelle dans le tiroir avec sa dulcinée? Sa boniche a dû oublier sa pilule. Alors, raconte. Comment, c'est arrivé.

-Christian: Ça, c'est un secret. Nous sommes sortis. Nous avons dansé lors d'une rencontre dans une surprise party, et...

-Guy: Ça a tourné, a tourné, mais cela n'a pas continué à tourner. Et, ça s'est arrêté.. comme la chanson de Bécaud, peut-être (rires)

-Jean-Pierre: Laissez Christian, tranquille. N'oubliez pas, c'est un futur philosophe et il va vous en foutre plein la vue avec sa philosophie des grands mariages. Je crois que vous ne connaissez pas la philosophie asiatique. Là, on n'oublie tout. On y baise. On y pense et puis on oublie, comme dirait Claude François.

-Guy: Ah, oui? Mais, c'est aussi très exotique, ton expérience. Cela m'intéresse. Puis, Alain, avec ses études de journalisme, il pourrait en faire de beaux papiers de tout cela. Lui qui aime les voyages.

-Alain: Bel exercice et beaux voyages, en effet. Même si je n'ai pas les mêmes préoccupations. Et si on parlait de sport. Le sport, un truc qui m'intéresse. J'aimerais me spécialiser dans le journalisme de sport. Pour m'amuser, j'ai fait un article quand, le 9 juillet, Billie Jean King a gagné Wimbledon. J'ai eu un certain succès dans un petit journal local. Quant à Roger Pingeon, j'ai essayé de l'approcher quand il avait remporté le Tour de France. J'aurais bien aimé aussi avec Eddy Merckx qui vient de devenir le champion du monde. Oui, reporter sportif, cela me botterait, mais, j'hésite, encore. Correspondant de guerre, aussi, d'ailleurs. Suivre les Six de la guerre du Sinaï pour Paris Match, cela doit être palpitant. Photographier Moshe Dayan dans les tranchées... 

-Guy: Six jours, d'accord. Mais tu ne voudrais pas partir au Vietnam, on n'en voit pas la fin de cette guerre-là. T'es pas sûr de revenir, sinon les pieds devant.

-Alain: C'est ce qui construit la gloire, non? (sourire)

-Guy: Quelle ambition! Là, tu me fais planer. Et des projets de famille heureuse, tes deux beaux enfants, t'en fait quoi? Ce sont tes parents qui t'ont appris ce genre de raisonnement à la con avec des héros avec des honneurs à titre posthume à la clé?

-Alain: Mes vieux laissent-les là où ils sont, si tu veux bien. Je ne mange pas de ce pain-là. Ils ne sont pas d'accords avec mes projets. Je sais. Ils me font ch... Tu sais quelque chose qui les mettrait à roter encore plus après une heure de silence. Un bon Rolling Stone par exemple. "I can get now, satisfaction". C'est pas très socialo, mais je m'en contenterai. Pourquoi pas aussi, le negro? Mes vieux sont racistes. Comment s'appelle-t-il encore? Celui qui est guitariste et qui a osé jouer de la guitare avec ses dents, allongé parterre en faisant le grand écart....

-Christian: Tu veux parler de Jimi Hendrix? Je préfère les Beatles ou les "Shocking Blue" avec Venus, ça fait danser au moins. "Salut les copains", cela commence à m'épuiser. Jean-Pierre ne va pas me contredire, lui qui entonne à tout bout de champs comme une litanie "All you need is love". La guerre entre les Beatles et les Stones, c'est du pipo. Crois-moi sur parole. C'est comme avec les Demoiselles de Rochefort et les Parapluies de Cherbourg. T'as pas pleuré, tout de même? 

-Alain: Oui, Jimi Hendrix. Une véritable star en Angleterre. Il ira loin, ce gars, c'est sûr. Il doit déjà être dans le hit parade. Au sujet des Beatles, j'aurais dû m'en douter. Pleurer? Tu rigoles? C'était d'un rose bonbon. Pleurer serait manquer vraiment de punch. Mais t'as pas tout à fait tort, il y en a beaucoup qui l'ont fait dans la salle quand je les ai vue. T'as pas encore entendu le petit nouveau, David Bowie?

-Jean-Pierre: David Bowie? Connais pas. Mais, j'en ai rien à cirer de votre punch, de vos idées d'avenir. Vous n'avez pas remarqué que tout coûte plus cher? Avec ce que me donne mes parents, je ne parviens même plus qu'à m'acheter mes sèches. C'est mon anniversaire. Si vous voulez des fleurs dans les cheveux, je peux vous en prêter. Ca vous empêchera d'avoir des idées courtes et d'écouter vos idées folles...

-Christian: T'as raison, Jean-Pierre. T'as toujours raison, d'ailleurs. Toi, au moins, t'as pas besoin de te déguiser pour ce soir à la surboum costumée. Un peu de cheveux dans les cheveux bien longs, un froque qui sent à cinq mètres à la ronde et une chemise ouverte sur ton poitrail velu et t'es costumé. Moi, je vais prendre le costume de Néron. Je ne sais pas si cela me sied, mais c'est le nom que j'aime bien. Quant à toi, Alain, sors ton appareil photo et ton carnet de notes, avec la casquette et le crayon de l'emploi, je sens que tu vas faire sensation. Reviens avec des photos des toiles de Magritte. Tu vas voir comme elles vont prendre de la valeur depuis qu'il vient juste de mourir. Guy, je le vois bien bardé d'une chemise avec des étoiles et des bretelles pour tenir le pantalon. Tous le monde à la permission de minuit? Alors, on y va.

Un silence est tombé, presque lourd. Le juke box s'était arrêté à court de piècettes. Les 45 tours se sont succédés sans interrompre la bande des quatre.

Le patron du café, qui a tout entendu, ajoute une tune dans son juke-box. La platine va s'installer sous l'aiguille et une voix nasillarde entonne "On n'a pas tous les jours 20 ans".

Les quatre se regardent, étonnés.

-Tous ensembles: Mais qui a programmé cette putain de chanson? C'est d'un ringard...

Jean-Pierre pousse une nouvelle tune dans le bastringue et entonne en attendant: "If you're going to San Francisco. Be sure to Wear Flowers in your Hair".

Le rideau tombe...


Sapanhine et l'enfoiré,


...qui ont joué, chacun, un rôle dans l'histoire, même si les prénoms des personnages n'ont peut-être pas existé tel quel...

Mais si jamais, certains s'y reconnaitraient, ce ne serait pas totalement un hasard.0.jpg

10.jpg

3.jpg

0.jpg2.jpg

3.jpg



6.jpg8.jpg
 

 

 












 


5.jpg







4.jpg


Aujourd'hui, les jeunes de l'époque font partie du"Papy boom". Un monde qui tourne encore souvent avec des arrières-goûts du passé en s'uniformisant avec la mondialisation.

4.jpg

Alors, que dire?

Que c'était une autre époque, meilleure ou pire ou que tout n'est qu'un éternel recommencement? Que les jeunes sont toujours aussi batailleurs? Qu'à toutes les époques, les jeunes ont resenti la concurrence des "anciens"?

Que les anciens "jeunes" écoutent plus souvent Radio Nostalgie?

"Hier encore" comme le chantait Aznavour, un rappel, une ombre de nous...

Philippe Geluck alias Le Chat, disait, avec humour, que "Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant." et que "Les jeunes, c'est tous des bons-à-rien. Et ça devient pire avec l'âge".

Il n'avait pas tout à fait tort.


0.jpg

23/08/2012

Wépion, la fraise dans le nez

La grande saison des fraises s'achèvent. Vous aimiez les fraises. Alors, pourquoi pas une visite aux portes de Namur avec la promenade le long de la Meuse comme complément indispensable pour tout connaître sur elles?

0.jpgNous étions le 24 juillet. Ce jour-là, c'était une première vaguellette de chaleur perdue au milieu de journées de pluies, mais encore bien loin des dernières canicules que l'on vient de connaître.

Ce fut un retour à Wépion. 

Wépion, même pas une ville, même plus une commune de Namur, mais une cité résidentielle.

Wiki en dit: "Une section de la ville belge de Namur située en Région wallonne dans la province de Namur. Commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. D'une commune rurale avant la Seconde Guerre mondiale, Wépion est devenue une cité résidentielle. Wépion est célèbre pour la qualité des fraises qui sont mises en vente durant la saison de ce fruit. Le marché de la Fraise de Wépion s'est surtout développé dans l'entre deux guerres et fut à son apogée dans les années 1960, quasiment chaque famille cultivait de la fraise. À cette époque, la criée de Wépion expédiait des fraises jusqu'à Rungis en France. De nos jours, l'activité s'est fortement professionalisée et l'on y commercialise, par la criée, des fraises de mai à août. Justine Henin vécut un temps à Wépion, en bord de Meuse, avant de s'installer dans la principauté de Monaco.".

Wépion mérite le détour après la visite de Namur. Après quelques kilomètres, c'est à pieds ou à vélo que le spectacle commence. Un chemin de halage, sur le côté ouest de la Meuse, des promeneurs et des bicyclettes s'y croisent. Une île. Des tours de prestige jouxtent beaucoup de maisons de résidences secondaires d'une époque révolue mais que l'on essaye de conserver avec l'atmosphère de l'époque.  

Habitées, à la belle époque, par des concierges, qui attendaient les nouveaux riches de Namur et des environs, elles sont devenues des résidences de propriétaires permanents. Parfois des chercheurs de bonnes affaires à réaliser se cherchent leur avenir sur les affiches "A vendre" ou "A louer" que l'on peut encore y rencontrer. 

Comme la Meuse déborde régulièrement, ces villas mosanes étaient surélevées pour se prémunir au mieux contre les inondations. 

Puis, caché derrière un chemin étroit, il y a le "Musée de la Fraise" qui m'était toujours passé inaperçu et qui raconte l'histoire de la fraise.

0.jpgAu départ, Wépion était une sorte de  Confrérie de Renards, dont on fêtait le vingtième anniversaire le 31 aout 1995.

Catholiques, les habitants se virent envahis par des protestants et ils ne trouvèrent pas cela d'un très bon oeil.

Le sol est limoneux et riche en fer. L'humus de la forêt primaire en provenance de "La Marlogne" est le théâtre de la Légende de l'Aumonière. Le sol est aussi propice au houblon et ... à la fraise.

Celle-ci demande du soleil et de l'eau sur les coteaux exposés à l'est et une altitude entre 85 et 225 mètres pour ne pas être inquiétée par les eaux tumultueuses de la Meuse en crue.

Les petites gens cultivaient des fraises des bois en petites quantités. Mais des commerçants voulèrent en faire un commerce plus lucratif avec une taxe à la production.

En 1709, une certaine Marie Werotte refuse de payer la dîme des fraises cultivées dans son jardin entre les fosses de houblons. 

1.jpg

Cinq ans plus tard, 1714, un espion anglais ou français, on ne sait plus très bien, le Capitaine Frazer ou "Frezier", qui ramène, à Marseille, quelques plants de fraises, les "Blanches du Chili". Il espère pouvoir exploiter le filon de fraises.

Il rate son coup, car il n'a rapporté que des plants mâles. Les abeilles ne vont pas pouvoir féconder les générations suivantes sans quelques plants femelles.

Son histoire racontée sur Wiki vaut le coup d'oeil: "Débarqué le 17 août 1714 à Marseille du navire marchand à bord duquel il avait fait le voyage de retour, en pestant contre les marchands malouins qui avaient abandonné le bateau marseillais près du Horn parce qu'il avait cassé une vergue et ne pouvait aller aussi vite qu'eux. Pour les remercier de la ration d'eau supplémentaire qui lui avait été accordée quotidiennement, Frézier fit cadeau de deux plants de fraisier chilien aux frères Bruny, les armateurs (ou offerts à M. Roux de Valbonne, l'officier du bord chargé des réserves en eau), puis il en offrit un à Lepelletier de Souzy, remit un pied entre les mains d' Antoine de Jussieu, au Jardin Royal à Paris, avant de transiter à Brest. Il garda le dernier pied planté dans son jardin de Plougastel et qui se multiplia par croisement spontané avec l'aide du botaniste Antoine Duchesne et une espèce rapportée en Europe: Fragaria virginiana. Moins parfumée que les fraises des bois européennes, il écrit : « On y cultive des campagnes entières d'une espèce de fraisier différent du nôtre par les feuilles plus arrondies, plus charnues et fort velues. Ses fruits sont ordinairement gros comme une noix, et quelquefois comme un œuf de poule. Ils sont d'un rouge blanchâtre et un peu moins délicats au goût que nos fraises des bois »Le nom de Frézier, une coïncidence extraordinaire par sa déformation du mot fraise? Cela s'expliquerait par le fait que Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles III le Simple à la fin d'un banquet à Anvers en 916, roi qui le remercia en l'anoblissant, lui donna le nom de 'Fraise', qui fut déformé en Frazer après émigration de la famille en Angleterre puis en Frézier, après que la famille fut revenue faire souche en Savoie".

0.jpgPour la fraise et Wépion, tout resta en l'état jusqu'à la compréhension du problème.   

C'est en 1880, les premiers plans bisexués, les "Marguerite Lebreton"' y sont plantés.

Et c'est le boum. 

La crise de 1929 va perpétrer la disette et il faut trouver des débouchés pour s'en sortir. La culture de la fraise vient à l'esprit.

En 1933, premier marché de fraises organisés en coopératives.3.jpg

Mais, dès 1970, c'est la chute. Les ventes stagnent. 

Cela restera artisanal jusque dans les années 1980 vaille que vaille.

Heureusement, la culture de la fraise remonte tout doucement la pente dans les années 1990, en changeant la cadence. Puisque de 300 ha, on tombe à 30 ha, ce ne sera plus la quantité mais la qualité qui va sauver l'exploitation des fraises. Il faut devenir plus professionnel et, surtout, donner ses lettres de noblesses à ces fraises, la faire reconnaitre partout en Belgique et ailleurs, pour contrer les rivaux des Pays-Bas.

Le label "Fraise de Wépion" est créé. 

Les règles à respecter se résument dans la localisation géographique, la culture en pleine terre, la cueillette limitée à la période de maturité et le respect du côté écologique en limitant l'utilisation de pesticides après que la fleur soit apparue.

La fraise est très fragile. Cachée derrière des plastiques, elle doit être arrosée, se cueillir à la main, une par une. La maturité s'étend de juillet à août. Donc, une période relativement courte.

De plus, la crillée se déroule à l'endroit de la production dans des circuits courts. La fraise doit être consommée le plus rapidement possible, pour être parfaite et garder toute sa fraîcheur. Des points qui expliquent son prix. 

Une devinette, qui m'avait été posée?

Qu'est ce qui est en haut, vert en bas et a des milliers d'yeux?

La fraise diététique, pardi. Je n'étais pas sûr d'avoir compris la finte au départ.

0.jpgAprès la visite du musée de la fraise, il restait à se promener le long de la Meuse. Deux à trois kilomètres, jusqu'au barrage sur la Meuse. Les villas, les jeux sur l'eau allaient aussi faire partie du spectacle wépionnais avec les bateaux de plaisances, le ski nautique. En face, les escalades sur les rochers attirent les regards. 

Alors, si, un jour, vous passez par là. N'hésitez pas à visiter le Musée, étudiez, un peu avant, ce qu'on en dit des fraises que le guide complètera et vous découvrirez peut-être, aussi, que s'il a des fraises dans le nez, il n'en a surtout pas sur le nez.  Comme la saison de la cueillette s'achève, il restera les tartes à la fraise,  la glace à la fraise, les confitures à la fraise et comme dernier baroud d'honneur, la liqueur à la fraise.fraise.gif

La Belgique, 10ème producteur de fraises dans le monde, avec 1%. Les États-Unis se taillent la part du lion.

Une première visite virtuelle au site du guide du Musée de la Fraise.

Quant à Plougastel, il faudra un jour que j'aille voir l'autre musée de la fraise.

Mais, comme tout se termine par des images.

Allons-y, pour les photos... 

 

L'enfoiré, 

  

Citations:

 

  • « Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille, qu’une fraise dans sa fleur : il faut que le soleil ait mûri l’un et l’autre. », Bernardin de Saint-Pierre 
  • « A la Pentecôte, fraises on goûte. A la Trinité, fraises au panier. », Dicton français
  • « On ne peut pas manger des fraises à l’année. », Proverbe québécois
  • « Fraise: fruit que l'on souhaite sucrer le plus tard possible  », Laurent Baffie

0.jpg

J'espère qu'il y a des fraises au dessert.

16/08/2012

Eurek@ Google

Le Science et Vie de juillet avait sa page de garde avec un titre provocateur: "GOOGLE, le nouvel Einstein" et un sous-titre "Et si la science se passait du génie humain?". Mais à qui profite ce nouvel Einstein?

0.jpg

L'avant-propos de ce S&V posait la question: "Peut-on tout demander à son moteur de recherches?"

Avant de répondre, je me poserais les questions suivantes: "qu'est-ce qu'il y a dans le moteur et de quel genre de recherche s'agit-il?".

La réponse du magazine fut: "Si Google existait du temps d'Archimède, la recherche initiée sur la poussée d'Archimède serait simplement mise en parallèle avec une pub sur la balnéothérapie. Archimède, lui, à son époque, aurait répondu avec la loi qu'il aurait inventée en sortant de son bain avec une phrase presque mythique de 'Tout corps plongé dans un fluide subit une poussée verticale dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé'".

La pub, il ne connaissait pas, le "pauvre" Archimède!

L'histoire ne dit rien de ce qui a suivi et de qui a ramassé l'eau du bain public après avoir lancé son Eureka... et, de plus, personne n'en aurait rien su, si la loi n'avait été édictée, écrite avec conviction et passée, ensuite, de bouche à oreille jusqu'à notre époque. 

Newton fit une autre découverte fortuite, ressortie par la force de gravité exercée sur une pomme Un hasard ou une réflexion plus structurée qui conclut que la Terre attire la pomme avec une intensité inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Le carré de la distance demandait déjà plus qu'une déduction.

C'est, peut-être cela, le vrai "miracle" de Google de faire de la pub de l'information. Mais quelle information? 

Aujourd'hui, on s'y référence et on se fait connaître via des moteurs de recherches. Attention pas de turbines en vue, tout est sous contrôle, caché derrière des réseaux complexes et des logiciels secrets qui arrivent comme la "septième merveille du monde" sur l'écran des ordinateurs des utilisateurs en moins de temps qu'il faut pour le dire.

Dès lors, au bord de son clavier, ces utilisateurs croient tout savoir, comme maitres du monde de l'information. Ils ne cherchent plus, ils ne déduisent plus beaucoup, ils se racrochent aux sources entre elles, récupérées, uniquement, par l'association de un ou plusieurs mots clés, organisée par un seul fournisseur et sortie du chapeau des millions de réponses.

Informations filtrées, vraies ou fausses, tendancieuses ou informatives, mais malaxées dans un même melting pot. On ne sait pas...

Presque trop merveilleux pour ne pas cacher quelques tares dans le processus. Des algorithmes logiques de Google sont là pour explorer les informations que d'autres ont installées sur le net. Le véritable génie de la science se limiterait, ainsi, dans un "big data" qui connaît tout et qui répond à tout.

Multidisciplinaire, généraliste et expert, ce Google!

L'informaticien chevronné, un peu équilibré, dirait "Shit in, shit out".

Connaitre la discipline, la méthodologie pour collationner ses "billes" en sortie, serait plus que nécessaire. Et là, on tombe dans le secret de fabrication le plus total.

Il fut un temps où il y avait même une équipe de "moteurs de recherches" qui puisait les infos à tous les râteliers disponibles. Preuve que l'on ne faisait pas totalement confiance à un seul fournisseur de moteurs de recherches. Les métamoteurs" allaient piocher chez tous les candidats moteurs de recherces. Petits logiciels gratuits, proposés en interfaces, ils rassemblaient les "grands", les "pros du pot", avec les bonnes intentions de chacun d'entre eux rassemblées.

Gênant pour ces "gros". Il ne fallait pas que d'autres encaissent ce qu'ils avaient construit patiemment, à payer ou à se faire payer par des artifices publicitaires. Ces empêcheurs de tourner en rond ont progressivement disparu ou ne sont plus proposés.

Internet, c'est gratuit et s'est payant en même temps, en arrière plan.

C'est alors que je suis tombé sur un article qui m'a projeté le cul entre deux chaises. Enfin, "deux", c'est une façon de parler. Plutôt entre des continents du savoir. 

Les "chaises", elles, étaient bien plus nombreuses. Chercher ce mot "chaise" et vous verrez que vous allez recevoir, en retour, pas moins de 80 millions de résultats. Même si elles peuvent être belles, les chaises, cela fait vraiment beaucoup de pattes que l'on reçoit sous le poids de celui qui s'y repose.

Chronologiquement, j'avais lu l'article qui suit avant d'acheter le S&V. "En publicité, internet absorbe un euro sur cinq en Europe".

0.jpg

Ensuite: "La moitié de la pub en ligne en Europe enrichit les Américains."

Voilà le dessous des cartes...

"Les investissements américains ont augmenté de 14,5% avec 20,9 milliards d'euros en 2011.Google se taille la part du lion, avec Amazon, eBay, Facebook, Flickr. La Belgique, c'est 365 millions de pub avec Google, presque 'only'.", ajoutait-on dans l'article.

Pour expliquer, l'article risquait: "Problème d'économie d'échelle manquante? L'Europe ne serait-elle plus qu'une économie de consommation et pas de production.".

Là, cette question m'obsède. On mange, on ingurgite même, parfois, mais on ne sait plus quoi, comment a été préparée la "pitance" de l'esprit puisqu'on n'a personne au fourneau dans ce resto du coeur. La pitance est produite par tous dans le monde, en toutes les langues, mais avec les bénéfices qui atterrissent toujours chez le même chef étoilé.

Le S&V, une fois acheté, j'ai continué à lire ce qu'il en disait de Google. Là, on y semble même plongé jusqu'au coup dans l'emphase dithyrambique et on se livre sans contestation, du moins au début, dans une déclaration d'amour avec un brin de raisons.

"Des logiciels qui, depuis, quelques années, sont auréolés d'un nombre croissant de découvertes en se parant de vertus scientifiques telles que d'aucuns voient en lui la meilleure chance qu'ait la science de défricher de nouveaux territoires.".

Apparemment, les patates sont cuites pour l'homme.  Tout peut marcher sans lui.

Et, on embraie... "Le génie d'Einstein est relayé par des algorithmes qui analysent, triturent des océans de données. Les machines qui font les découvertes, là où les expériences, les théories ou les géniales intuitions semblent ne plus suffire pour aller plus loin".

0.jpgQuand j'ai écrit "Trop complexe, le monde du numérique?", je ne pensais pas si bien dire. On est là, mais, seulement, pour exécuter un rôle de figuration dans une représentation avec des "jouets", made in USA, qui dirait ironiquement "Tout est dit. Passe ton chemin et ne perd pas le mien à te donner des idées subversives, puisque on te donne toutes les réponses à tes questions".

-Ne fais pas faire la fine bouche, l'enfoiré. Tu fais semblant de ne pas utiliser. Te rends-tu compte du temps que tu gagnes?.

-Oui, cela prenait du temps, avant Google... Oui, cela coûtait beaucoup d'efforts et d'argent, ces recherches, mais, comme cela faisait du bien aux neurones. Aujourd'hui, on a oublié ce que c'était de "chercher". Buvard de l'info, je rassemble les informations comme le ferait Google, mais j'élague au fur et à mesure avec un esprit critique que n'a aucun moteur de recherche.

Google est arrivé comme le ferait Zorro, avec un grand chapeau, un grand lasso, masqué, et il signe son oeuvre d'un grand "G". Pour y arriver, il a sorti la grosse artillerie, à la vitesse de la lumière informatique à partir de 20 pétaoctects de données, traitées chaque jour, ce qui représente 20 fois le volume total des données stockées par la Bibliothèque nationale de France et il se fait  le champion des liens entre eux. Il donnerait presque des résultats aux questions sans même qu'on les lui demande, mais simplement après les avoir imaginées comme vraies. De ce magma de données, nous en recevrions la chaleur infuse au travers de serveurs d'un réseau de serveurs dont on n'a pas l'obligation d'en connaître les tenants et les aboutissants.

C'est le pied, mais les pieds de la chaise comme on vient de le voir! On parle, dès lors, en pétas bits (10exp 15) après l'avoir fait le ménage des mégas, des gigas et des téras. Quelle famille, d'"-as" à tout faire!!!

Le patron de Google va plus loin encore. Il parle déjà de 5 octas soit 5000 pétas pour se permettre de manipuler 30 millards de documents chaque mois sur Facebook, 140 millions de messages quotidiens sur Twitter ou 20 millions de SMS échangés par minute.

La NSA passe le mur du "son" et parle de yottas (10 exp 24), soit le contenu de mille milliards de disques durs actuels alors que les pauvres humains parlent toujours de iotas.0.jpg

Pour quoi faire cette armada? Question à ne pas poser, surtout.

L'info, c'est l'info. Elle informe. On ne va pas commencer à tergiverser, à dénigrer et à faire le malin...

0.jpgLa presse a dû s'accomoder aux nouvelles technologies et trouver un language commun à tel point qu'ils ne peuvent plus se passer l'un de l'autre.

Le rebelle se demande si ce ne serait pas uniquement pour vendre du produit non fini pour faire plaisir au seul marketing.  

En fait, nous sommes dans un rêve, dans un déluge d'informations dans lequel on est censé retrouver ses jeunes... On appelle cela travailler dans les nuages, dans le "cloud computing" avec Google qui y ajoute quelques doses "imagées"pour appuyer le texte parfois dépassé. 

Regarder les big data au travers du kaléidoscope ou du périscope comme espion.

2.jpg

On se retrouve les pieds sur Terre a un moment inattendu, photographié dans la rue, dans un endroit où on n'avait aucune raison de se trouver et qu'on devra pouvoir expliquer à qui de droit. Là, ce n'est parfois plus du rêve mais du cauchemar.

Dans le monde réel, le miroir du virtuel reste la victoire du virtuel et on arrive à les confondre.

De Wikipedia, je disais "Wiki je t'aime, Wikipédia je t'adore". Une encyclopédie citoyenne, sans laquelle, Google serait un concentrateur de bits avec un moteur qui tournerait en mal d'amour, sans plus. Sur cette plate-forme du know-how, on met à jour en permanence et les citoyens gèrent ce que Google ne fait pas. La "bête" n'est même pas capable de donner la pertinence de ce quelle fournit si ce n'est avec une arrière pensée financière. Mais, parait-il, pour rester le plus près du citoyen, Google va même puiser les mots clés au travers de Facebook et de ses "fidèles citoyens".

Elle le fait avec une granularité sans précédent et une mémoire d'éléphant. On peut y zoomer et y dézoomer. « On ne sait pas ce qu’on y cherche, mais on trouve ce qu’on ne cherche pas », déclarait Anne Roumanoff avec humour.

Il y a l'info, ce qu'on en fait ou parvient à en faire. Il ne faut pas croire que travailler sur Internet avec les outils à disposition réduisent de manière drastique le temps de présence derrière l'écran. Parfois, elle pourrait l'accentuer quand le lecteur joue le jeu de la recherche "imbriquée" en s'écartant du sujet recherché au départ. Le chercheur s'éparpille en cherchant la "petite bête".

Passer de l'échelle microscopique à celle du macroscopique comme le rêvait Pierre-Simon de Laplace pour transiter du passé au présent et ainsi prévoir l'évolution du monde, n'est pas une  mince affaire. Une phrase lancée lors d'un meeting de promotion par le co-fondateur de Google, fait rêver: "Seul un logiciel comme Google peut le faire".

Qui sait, un jour, à Stockholm, un serveur représentant de tous les autres, recevra le Prix Nobel en place des savants devenus obsolètes et dira d'une voix mécanique:

- I'm proud to be here representing all of us, as a server for you all.

Le syndrome de Stockholm, quoi. On y aimerait ce qu'on a haï précédemment.

Un étudiant viendrait, un jour, à l'examen avec son robot et son moteur de recherches pour décrocher son diplôme.

Si les astronomes n'ont plus besoin de téléscopes puisqu'ils consultent Google et que cette façon de faire va s'accélérer parce que les données vont se générer l'une par l'autre presque en vase clos, il y a du souci à se faire ou au moins ou au moins, des questions à se poser. Si vous ne vous souvenez pas du fiasco dans le domaine financier qui s'est produit en laissant tourner en "stand alone", le "Système économique"...

0.jpg

L'espionnage, les droits d'auteur, les brevets, l'anonymat, fini de signer même F.L., comme l'article, sans laisser de traces, ni d'adresse. Un pseudo, des initiales se retrouvent. On n'oublie plus rien, une fois, sur un serveur, hors ce serait étonnant que les informations soient mise à jour en temps voulus. N'oublions pas que les informations les plus stratégiques se trouvent cachées derrière des mots de passe avec accès véritablement payants.

"Cette mécanique imparable tire en fait sa force d'une approche qui se rit du contenu avec comme seuls paramètres, les proximités entre donnéesLa Science ne risque-t-elle pas de se réduire à la mise en relief de multiples corrélations sans que ces résultats ne soient intégrés grâce à un modèle dans un discours qui fasse sens?" concluait Claude-Henri Mélédo. "Un retour en force de l'empirisme comme démarche expérimentale", continuait Jean Veronis.

Le désordre du monde, l'originel et le créé ne sont pas liés par des lois uniques ni des algorithmes surtout s'ils se ressemblent en aveugle. Les équations, leur intégration demande déjà plus qu'une vérification s'il y a une solution ou non. On est parti d'un déluge, on y retourne très souvent mais via d'autres artifices.

J'aurais pu terminer mon article ici mais cela aurait été malhonnête et incomplet car il y avait des exemples de réussites et des projets qui y gravitent avec succès et qui se trouvaient dans l'article.

  • Dans les troubles du cerveau par des pistes de guérison en dessinant une carte de proximité statistiques et un générateur semi-automatique d'hypothèses (projet brainSCANr)
  • Dans le couvert végétal par le fait d'avoir traqué les déforestations (projet PlanetarySkin)
  • Par l'observation spatiale en direct et le classement des informations (projet LSST)
  • Les micro-organismes dévoilé par leur évolution  et la découverte de la diversité des communautés microbiennes(projet GOS)
  • L'apprentissage du langage par le contexte des mots et de leur redondance (projet Deb Roy)
  • Les substances chimiques mélangées qui viennent à bout de la maladie  (projet BSrC)
  • Le cancer du foie découvert par l'étude de l'ADN et finir par dévoiler 4 gènes (pojet ICGC)
  • Les épidémies apparues en temps réel pendant le tremblement de Terre d'Haïti (projet Healthmap)
  • Les équations physiques qui naissent toutes seules et qui donnent des lois (projet Eureqa)

Alors, remplacer le génie humain? La question principale du dossier?

Non, modifier son rythme brutal de recherche et de trouvailles. L'accélérer en lui donnant un effet de levier comme un outil peut le faire, là, d'accord.

0.jpgQuant à croiser les données à l'aveugle?

Peut-on dire, à coup sûr, qu'ensuite, les infos croisées donneraient des résultats et de là, jaillirait la lumière sans réflexions? L'intuition, les déductions ne sont pas encore incorporées dans le processus de recherches.

Mais cela viendra, peut-être. Nous sommes à la version 2.0. Les suivantes se feront aider par des questions plus pertinentes pour affiner les recherches. Les millions de réponses plus judicieuses, plus utiles, élaguées et  réduites  au strict nécessaire est un des buts à atteindre, mais non atteint jusqu'ici.

Google Earth, autre miracle, avait même servi pour essayer de retrouver Steve Fosset, tombé avec son avion, perdu on ne savait où. C'est sur le terrain, suite au hasard, qu'un passant l'y a retrouvé.

A l'ère des déluges de l'information, il ne s'agit pas d'oublier que trop d'infos nuit et tue parfois l'info.

Qu'éliminer tout ce qui est publicitaire permettrait déjà de réduire considérablement ce fatras de données et diminuerait le temps de recherche. Contraire à la politique de la maison "G".

0.jpgGoogle vient de payer une amende de 22,5 millions de dollars à la FTC pour solder le compte de la confidentialité et de la surveillance de ses utilisateurs. Pour se permettre la publicité ciblée, les cookies, ce n'est pas cher payer face aux milliards de bénéfices.

Parfois, Google arrive même à y échapper.  

Le "cloud computing", avec 100 milliards de dollars de potentiels historiques et 8,8 milliards de bénéfices, prévus en 2012, ne sont pas dans les nuages.

Que des moyens automatiques encore bien plus sophistiqués seront nécessaires pour élaguer les données nuisibles, brutes et  les rendre plus "nettes".

Je suis un utilisateur comme les autres et ce que Google fait, je l'avoue, il le fait relativement bien. Ce que Microsoft apportait avec un logiciel "Encarta", Google le fait avec la gratuité en plus.

Mais, comme Microsoft, Google est devenu envahissant et d'autres cherchent, déjà, un "Petit guide de survie sans Google".

Puis est arrivé le S&V du mois suivant qui disait "Le spectre ne répond plus". Les mobiles qui exploitent les bandes passantes de radiofréquences, spectres hertziens arrivent à saturation avec des débits entre 1,8mB et 42 Mb en 3G. La 4G arrive en France après les USA, la Corée, le Japon et l'Allemagne, avec ses grands moyens entre 800Mhz et 2,6 Ghz. Les télécoms satellitaires se bousculent et doivent prendre leurs distances pour ne pas être brouillées. On imagine des solutions comme partager les bandes, monter en fréquence, multiplier les antennes, multiplier les signaux...  mais toutes ont toutes des problèmes. C'est peut-être de là que viendra le coup de Jarnac pour tout ce qui touche aux communications par les ondes.

Le nombre des neurones d'un cerveau s'élève à 100 milliards, sans compter les synapses. Atrophiés car non utilisés, ils en deviendraient négligeables.

Google resterait avec un potentiel énorme mais utilisé avec un faible pourcentage et qui souffrirait de dirigisme lié à la publicité.

Certains pensent leur ajouter des Google-Glass0.jpg

On se surprend à lire qu'avec les lunettes interactives apprendre une langue étrangère ne sera bientôt plus nécessaire, que San Francisco au travers des lunettes, change-t-il la vie de ceux qui voient la ville de près, hors des nuages?

"Amazing", le mot décidément à la mode, le plus utilisé aux States dans ce genre de conférences de presse. Un mot qui quelque part, manque à un esprit européen trop cartésien moins embrumé par les contraintes d'épater avant de réaliser.

Au sommet, il y a une lutte sans merci qui se déroule en coulisse. 

La CE pourrait élargir son enquête contre Google?

"La Commission lui reproche notamment de mettre en avant dans ses liens ses propres moteurs de recherche verticale, au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple dans les voyages. Elle s’inquiète aussi de la manière dont Google copie du contenu de moteurs de recherche verticale concurrents et les utilise dans ses propres offres, et lui reproche d’imposer des clauses d’exclusivité à ses partenaires publicitaires.".

0.jpgTiens, un nouveau monopole. J'ai déjà entendu cela quelque part mais avec un autre acteur: Microsoft. 

Dans cette lutte, Microsoft et son monopole vacillerait-elle sur les mêmes bases face à Google? Quand le gâteau devient plus petit, le moindre levier s'impose.

On vient d'apprendre qu'après 8 ans de silence de côté de Hotmail, Microsoft est irrité par Google et donne un coup de jeune à sa messagerie avec OUTLOOK, son nouveau nom mais qui existait depuis des lunes mais dans la "rangée professionnelle".

0.jpg

Plus qu'un lifting, est-il dit.

Avec 324 millions d'utilisateurs, c'est à dire 36% du marché des courriers électronique, MS voit GMAIL qui annonce 450 millions, qui se fait aider par le système econologique Android.

Outlook.com nouveau va contenir Skype, la possibilité de partage d'image, la gestion de fichiers et d'autres gadgets.

Et, pourquoi pas intégrer toute la concurrence? Facebook, Twitter, Viber... On n'invente plus rien. On intègre ses concurrents.

Attention, tout de même, quand on se rappelle les risques de piratage de ces systèmes annexes, cela devra s'accommoder pour ne pas les ramasser au passage les puces des autres. 

Google, réveille-toi. Cool. Il y a encore des hommes qui se cachent derrière la toile. Reste curieux de tout.

Le hasard fait parfois aussi bien les choses. L'émission de "Tout s'explique", de la semaine dernière, arrivait avec la même conclusion. L'observation, le goût du risque allait mener Jenner à l'invention du vaccin, de la variolisation et de l'inoculation. 

Le point commun entre le post-it, le velcro, la pénicilline, le laser, le popsicle ou la télévision, ce sont des "inventions avec le fruit du hasard" (les auteurs étant respectivement, Spencer Silver, Georges de Mestral, Alexandre Fleming, Alfred Kastler, Frank Epperson, Philo Farnworth). Pour couronner le tout, il y a aussi les fausses manipulations à la base, suivies d'un éclair de génie, de l'oeuf de Colomb, qui surgissent comme cela l'a été pour le frisbee (W.F.Morrison), le stéthoscope (René Laennec) ou les Bêtises de Cambrai (Despinoy).  

C'est dire que le savoir, sous forme de données, n'est pas tout. Il faut l'extrapoler, le tester et pouvoir lire entre les lignes d'une constatation ou d'un rapport. Assimiler plutôt qu'étudier en aveugle sans brûler les étapes.

Rendre les besoins synchro avec les désirs de développements. Le marché évolue de plus en plus vite, d'accord, mais inventer est souvent une partie d'échec dans laquelle les pièces se mettraient à bouger, qui sans interventions, aboutissent à l'inertie des joueurs.

0.jpgLe grand secret marketing de Apple, l'autre géant, serait-il comme le dit cet article: "Nous ne dépensons aucun dollar sur la publicité".

Apple s'émancipe de Google en tuant YouTube sur son iPhone qui tournera en iOS6, sans dire par quoi il serait remplacé.

Aujourd'hui, dans une jungle d'informations, il faut investir, publier pour exister et pour faire parler la Science, parfois, à perte, avant de décrocher un brevet, bien avant que la preuve de son adéquation ne devienne incontestable.

Parfois, il faut aussi se séparer de ses collaborateurs.

Aux dernières nouvelles, 4000 emplois à la trappe, dont deux tiers en dehors des Etats-Unis, chez Motorola, firme rachetée, il y a juste un an, par Google.

0.jpg

Happy birthday, Motorola...

Bizarre de lire, le même jour, l'annonce qui dit que Google continue de payer ses salariés pendant 10 ans après leur décès encore faut-il entrer dans la firme et y rester salarié.

On se bat par tous les moyens pour éliminer la concurrence.

0.jpg

Il y a cinquante ans, personne n'aurait parlé de Science avec cette déviance. Prise par le temps, elle veut garder son sérieux, une responsabilité qu'elle ne semble plus devoir assumer dans l'à peu près et s'étonne ensuite que la jeunesse s'en écarte.

Certains parlent de Science, avec un nouveau mot le "scientisme", à cause du fait qu'elle prend des allures commerciales, tout en faussement, s'opposer aux religions et en devenant une nouvelle.

La Science, le savoir aiment que l'on parle d'eux, voyez-vous et le faire avec le maximum de noms en communs, pas toujours compréhensibles ou seulement par les initiés.0.jpg

"Le prix que vous allez payer? Il dépend de vos données de navigation".

Alors, si, en 2015, vous commandez une pizza, ne vous étonnez pas que cela devienne ceci, je vous aurai prévenu. 

 

L'enfoiré, 

 

Thema de ARTE sur Le livre selon Google

Les droits d'auteurs en jeu. La question du domaine public arrive même dans l'esprit de le rendre payant.

1.jpg

 

Citations:

0.jpg

  • « Le gain de la recherche, c’est la recherche elle-même. », Saint Grégoire de Nysse
  • « Si Google ne trouve pas la réponse à une question, c'est que la question est mal posée», Anonyme
  • « Qui recherche la lune, ne voit pas les étoiles. », Proverbe français
  • « L'écran remplace l'immersion par le picorage, l'exprience spirituelle par la quête utilitaire », Régis Debray
  • « Pour que Microsoft gagne des parts de marché, il faut que les autres en perdent", Anan Srinivasan
 
Mise à jour novembre 2013: Bloquer 100.000 types de recherches consacrées à la pédopornographie.
 
Mise à jour 28 janvier 2014: L'Europe vu par Google0.jpg

08/08/2012

Une rue pas si neuve que ça

Qui ne connait pas la rue Neuve de Bruxelles? C'est la rue que l'on visite après la Grand-Place avec des envies de remporter quelques souvenirs vestimentaires. Elle part du boulevard du Nord et redescend jusqu'à La Monnaie. C'est ainsi que dans la rue, les immeubles, les surfaces de magasins sont devenus les plus chers de la ville. La location annuelle peut s'élever jusqu'à à 1800 euros le mètre carré. Hier, le 7 août dernier, un incendie s'est déclaré  sans faire de victimes rappelant un autre plus catastrophique en 1967.

0.jpg

Wiki dit: "Lors de sa création en 1617, cette rue s'appelait rue Neuve Notre-Dame, par référence à l'église Notre-Dame du Finistère qui s'y trouve. Un spéculateur foncier, Jérôme De Meester, ayant racheté des terrains entre le fossé aux Loups et les remparts de la ville, perça la nouvelle artère en ligne droite jusqu'à la rue de la Blanchisserie, où elle obliquait vers la Porte de Namur. Ce dernier tronçon est actuellement connu sous le nom de rue de Malines. À l'origine, il s'agit d'une rue résidentielle.

En 1839, elle fut prolongée en ligne droite de la rue de la Blanchisserie jusqu'au boulevard du Jardin Botanique, de manière à établir une liaison avec la nouvelle Gare du Nord. La proximité de la gare entraîna la construction d'hôtels pour voyageurs. Après la création de la Gare du Midi et le percement de la rue du Midi, la rue Neuve constitua un élément du principal axe nord-sud de Bruxelles. Sa vocation commerciale date du milieu du XIXe siècle. Parmi les plus célèbres magasins de la rue figurent les «Grands Magasions Leonhard Tietz» et surtout «À l'Innovation», construit par Victor Horta en 1901. Ce dernier fut détruit par un terrible incendie le 22 mai 1967.

Au XXe siècle, l'avénement du cinématographe entraîne la multiplication des salles et la rue Neuve devient «la» rue du cinéma de Bruxelles. On y construit en 1932 le plus grand cinéma de Bruxelles, le «Métropole», une œuvre de l'architecte Adrien Blomme. La salle est décorée d'un bas-relief géant d'Ossip Zadkine. Le déclin du cinéma dans les années 1980 consacre le triomphe du commerce.".

0.jpg

 

La rue Neuve, comme artère commerciale la plus ancienne de la ville de Bruxelles, apporte un succès qui se paye cher et se vend au plus offrant après 150 ans de développement commercial.

Depuis le 19ème siècle, la rue a connu trois phases de développement.

D'abord résidentielle, elle a vu s'installer de petits magasins, des grands magasins, des boutiques, un cinéma, pour ne devenir qu'un ensemble de magasins aux enseignes internationales et voient leur aboutissement dans le City2. 

Aujourd'hui, avec humour on peut dire, que la rue voit passer en moyenne 50.000 paires de jambes par jour.

En 1860, ce fut le lancement du "Au Bon Marché". L'Innovation qui a remplacé la Maison Hirsh, s'est construite sous la direction de  Victor Horta en 1901 en Art Nouveau. L'innovation était un magasin de prestige comme les Galeries Lafayette de Paris. Véritable cheminée avec un grand escalier central et une verrière qui surmontait un vaste espace central avec les étages visibles de partout. Une cheminée parfaite pour le feu.

Ce qui devait arriver arriva donc en mai 1967. Un incendie sans coupe feu, sans snorkels qui fit 325 morts. Toute l'histoire est sur ce beau site.

Le cinéma Métropole avec sa façade de prestige spectaculaire rappelle aussi la période où les places de cinéma se payaient en fonction de l'écartement vis-à-vis de l'écran. Les catégories comme fauteuils, réservés, corbeilles, mézanine et balcons voulaient dire quelque chose. Il est devenu un vaste magasin de vêtement d'une chaîne mondiale. L'hôtel Métropole subsiste, lui, mais il se trouve de l'autre côté et est toujours la propriété de la famille Wielemans.

L'Atrium, l'agence de développement de Bruxelles Capitale, veille.

Ce n'est plus le qualitatif, mais le quantitatif qui est préconnisé, aussi bien dans le contenant, l'immobilier que le contenu, la marchandise.

Mais, c'est en fin d'année, que la rue s'anime de tous ses feux.

Puis, au milieu de la rue, il y a le "Passage du Nord" qui date de 1890 et qui est classé par la ville et est en passe de subir une cure de jouvence tout en restant dans les idées de l'époque. Il est la possession en 5ème génération de la famille Straeten avec 4 familles d'administrateurs descendant de Léon Fontaine. Quand on touche des subsides de la ville après être considéré comme "classé", il faut accepter les règles du jeu.

Les propriétaires des bâtiments sont multiples.

Il y a Redevco qui possède le nouvel Innovation et le C&A.

AG Real Estate, le complexe de magasins City2.

Le Crédit Suisse, le siège de BNPP au nord de la rue.

La Fabrique d'Eglise de Notre Dame du Finistère qui en plus des lieux du culte possède Häagen Dasz et Exki.

L'Université Libre de Bruxelles (ULB) possède, elle, le bâtiment au sud de la rue et sur la place de la Monnaie. Anciennement "Aux Neufs Provinces", il est devenu "WE". L'université ne peut même pas vendre le bien à cause du bail emphytéotique.

Puis il y a les propriétaires surprises.

Rocco Marotta a compris qu'il y avait plus à gagner dans l'immobilier que dans la confection Faks. Le complexe de la Gaité, anciennement théâtre, qu'il possédait, n'est plus qu'un reflet de la production. Esprit, Celio et H&M sont les seuls qu'il ait encore sous son contrôle.

Hier, le 7 août, une odeur de brûlé, de la fumée qui planait sur toute la ville.

C'est du septième étage du magasin H&M qu'est parti le feu à 20 heure.

0.jpg0.jpg  

 

 

 

 

0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je vous disais que cette rue n'est pas si neuve que ça... Elle n'a pas fini de connaitre des transformations. Et, parfois, ce sont des incendies qui font dévier l'histoire.

Beaucoup d'images suivantes ont été trouvées sur le site "C'était au temps où Bruxelles brusselait".

0.jpg

 

 

 

0.jpg

0.jpg

 

 

 

 

 

 


0.jpg

 

 

0.jpg

 

 

 

 

0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais si vous voulez des photos personnelles, c'est ici. Comme il est dit la rue Neuve se poursuit et traverse toute la ville du Nord au Sud, mais avec d'autres noms.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

 

  • « L'aventure est-elle au coin de la rue ? », Jacques Dutronc
  • « Un homme à la maison en vaut deux dans la rue. », Mae West 
  • « Il n'y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue. », Coco Chanel

 

06/08/2012

Troublé par la personnalité?

Dans l'article précédent, je parlais de "psychopathes" avec un peu d'humour. Un documentaire sur ARTE et toujours accessible (1ère partie et 2ème partie) allait plus loin et présentait un certain Sam Vaknin qui disait de lui "Je suis un psychopathe". Un documentaire nous apprenait qu'il y a 1 % de la population, si l'on en croit certains experts tels que le neurobiologiste allemand Niels Birbaumer. Celui-ci estime que l'on n'étudie pas assez les ravages causés par ces patients qui s'ignorent. Le professeur Robert D. Hare doute que quiconque ayant des capacités normales de ressentir et d'agir puisse se protéger entièrement du pouvoir subtilement destructeur des psychopathes. Un psychopathe est antinomique à l'empathique.

0.jpg

 

Sam voulait se définir en tant que psychopathe. Un véritable feuilleton analysé par un cinéaste commençait, se poursuivait chez les médecins pour être sûr en passant par le psychologique et le neurologique.

En voici la liste des différents points dont il ressentait dans sa personnalité:

  • il s'affiche comme narcissique destructeur
  • il se dit intelligent, surdoué avec un QI de 180
  • il se reconnaît comme sincère
  • il est mégalomane 
  • il est contradictoire
  • il est imprévisible
  • il est homophobe
  • il est sans scrupules 
  • il n'est pas sentimental
  • il est sans gêne sans remords
  • il dénie la réalité de l'autre. 
  • il est charmeur en restant non influençable 
  • il est menteur porté par le seul but personnel
  • il a un ego surdimensionné
  • il est manipulateur pour suivre son instinct
  • il est un créatif
  • il jouit d'une excellente mémoire
  • il est capable de détruire la vie de quelqu'un autant que la sienne sans pouvoir s'en empêcher
  • il manifeste une violence verbale mais jamais physique
  • il peut être drôle surtout quand il en tire avantage de sa drôlerie
  • il cherche un avantage social en tout
  • il est harceleur par l'intermédiaire d'un poison lent
  • il rassemble échecs et réussites sans s'émouvoir pour autant. L'argent n'est qu'un outil, comme les autres pour arriver à ses fins
  • il n'a pas de vie affective stable
  • il donne une image cachée de lui-même avec une fausse modestie
  • il ne respecte que ses propres règles
  • il aime les personnages importants pour s'élever avec eux
  • il n'aime pas être contredit
  • il a la simulation comme étendard
  • il reconnaît ne pas être facile à vivre
  • il aime les musculations mentales comme un tordu
  • il insulte en permanence mais hors caméra
  • il est tortionnaire volontaire ou involontaire
  • il a parfois des pulsions morbides tout en se disant qu'il ne peut faire autrement
  • il ne se sent pas comme unique, mais qui fait des choses uniques
  • il alterne l'hypotension et l'hypertension pour augmenter le stress de sa victime
  • il a souvent une double vie, mais pas nécessairement sexuelle. Plutôt une attitude schizophrénique 
  • il regrette les talents qu'il n'a pas pu utiliser dans sa vie
  • il aime tester et programmer les autres 
  • il fait semblant de vouloir être corrigé
  • il sait que ses victimes font preuve d'empathie nées par la peur
  • il a des émotions "froides" qui ne le contracte pas après avoir eu une douleur (insula plat)
  •  pour lui "aimer" n'est qu'une assurance loin de l'amour qu'il ressent comme fondée sur la pitié
  • il ne connaît pas d'ange gardien pour lui rappeler d'une quelconque morale
  • il se sent parfaitement adapté dans son environnement du chacun pour soi en s'intégrant dans les comportements dit "normaux"
  • il se sait intéressant pour tout dirigeant d'entreprise
  • il représente le prédateur social type
  • il a des affinités avec un dictateur
  • il est performant quand il parvient à faire faire ce qu'il pense à d'autres mais sans en prendre la responsabilité
  • il est considéré comme antipathique par son entourage tout en restant intéressant si pas attachant
  • il manque de (fou) rires, de sourires vrais

Coïncidence de l'actualité, la Belgique vient de perdre son opposé complet en la personne de Michel Daerden. Un homme politique que la population appelait "Papa", dans sa ville et sa commune d'Ans avec l'empathie comme pouvoir sur les gens. Je l'avais décrit en 2006 comme "Notre Gainsbarde à nous". Homme de foire par son côté pitre, mais avec un QI qu'il n'a jamais essayé à connaître et qui pourtant atteignait un point du même ordre. Lui ne se proposait pas pour écrire un livre sur la Daerdenmania. On le lui demandait.

0.jpg

 

0.jpg

0.jpg

0.jpg

1.jpg

 

Caricatural tout cela? Deux énigmes de la personnalité? Deux extrêmes. Rares sont ceux qui comme Sam Vaknin tentent d'aller au fond d'eux-mêmes pour essayer d'analyser leurs pulsions et s'y reconnaître ou non. Il en vit des droits d'auteur de ses livres. C'est donc son fond de commerce, mais personne ne lui a demandé d'aller aussi loin dans sa recherche surtout avec son épouse, son antithèse, son égérie. Coupable repenti? Pas vraiment.

Intéressant de comparer les deux manières d'appréhender la vie.

Le cinéaste disait de Sam à la fin du reportage qu'il ne désirait plus jamais le voir dans le futur. Preuve de l'échec de son opération.

Un des points positifs de Sam, c'est qu'il ne joue pas à la violence physique comme ceux qui ne pourraient assumer leurs différences qu'en montrant leur force physique.

Décrit sur Wikipedia. C'est alors, que m'est venue l'idée d'aller sur Facebook et de le retrouver là. Là, où on trouve, peut-être, des murs mais, en principe, des amis. On l'y retrouve, en effet, comme sur tous les autres forums sociaux. Total: 1523 amis. (Michel en a 404) Étonnant. Avons-nous affaire à des amis mazochistes dans le cas de Sam? Sont-ils dans les 1% de psychopathes de la population?

Je crois que ce serait mal comprendre le problème. "On a tous quelque chose en nous de Tennessee", chantait Hallyday.    

La complexité du cerveau reste entière. On ne connaît presque rien de lui. Ceux qui sont opposés à Sam, ne sont pas sauvés pour autant, même pas par le gong... Ceux qui aimaient Michel  se retrouveront orphelins. Ceux qui détestent Sam, peut-être plus heureux. 

Aucun test psychologique ne détermine de manière précise et définitive, sa manière d'être, mais il donne quelques indices. 

0.jpgAlors, si on jouait à s'évaluer soi-même ou par l'intermédiaire de son conjoint? Cochez les phrases qui vous (ou, si vous êtes le conjoint, qui le) concerne. Puis additionnez. Cela peut être amusant ou révélateur.  

Combien de points obtenez-vous? Attention! Avoir zéro, n'est pas nécessairement normal, tout comme le maximum, d'ailleurs....

Que veut dire la "normalité"? Existe-t-elle vraiment? Ce serait donner un autre cliché ou une caricature que de la définir.

L'enfer est pavé de tellement bonnes intentions.

Si vous voulez en apprendre plus, en connaître les raisons, c'est peut-être par la Science.

Quant à Kroll qui a tellement caricaturé Michel Daerden, il en parle.

 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie, la vérité, puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie.  », Michel Foucault 
  • « Ne fais pas de psychologie dans la colère, tu verrais trop juste. », Jean Rostand 
  • « La psychologie, c'est l'art de faire croire aux autres que nous les comprenons. », Benoît Gagnon
  • « Pour changer d'altitude, il faut lâcher du lest et explorer pour aller au-delà des évidences", Bertand Picard
 
Mise à jour du 21 aout 2012: Un autre homme politique belge vient de mourir: Guy Spitaels 
Kroll l'a aussi carcaturé, preuve qu'il a lais0.jpgsé son emprunte.
0.jpg
0.jpg
0.jpg0.jpg
0.jpg

02/08/2012

Le rituel est bien moins étendu dans le virtuel

Un jour, devant une œuvre d'art, cette maxime "Le visuel est bien plus étendu que le visible" m'avait intrigué. Ce n'était pas un ophtalmologue devenu artiste qui l'avait écrite. Une phrase dont je ne savais que faire et que j'avais notée pour un futur imprécis. Aujourd'hui, dans cet article inhabituel pour le site, je la fais ressortir en droit de réponse avec un titre transposé dans le virtuel.

0.jpgSi le visuel présente des objets perçus essentiellement par l'œil, c'est par l'interprétation qu'il en fait. Les paramètres du vécu apporte l'idée de l'art que le cerveau s'en construit.

Sans éclats, sans émotions, sans surprise, le rituel prendrait le relais et, on l'espère, l'endormirait. Nous sommes dans le monde du réel, de l'animé, déjà, il faut secouer les consciences pour attirer les "clients".

Dans le virtuel, l'inanimé, ce besoin est encore plus évident pour  animer et espérer une fréquentation de nouveaux "prospects", parfois acheteurs, parfois critiques.

0.jpg

La maxime sur le visuel, je l'avais trouvée écrite près des chevaliers sur les deux photos, ci-contre.  

Un message subliminal, pour le moins.

C'est alors que, il y a déjà un mois d'ici, après un échanges de courriers sans tambours ni trompettes qu'arriva celui-ci:

"Désolé je n'aime pas les caresses. Mais je n'apprécie guère plus la provocation pour la provocation. Je ne m'ennuie pas. Donc je n'ai pas un besoin effréné d'ennuyer les gens qui m'entourent.
a) je ne reçois de directives de personnes
b) je gouverne ma vie comme je l'entends
c) j'accepte la pluralité d'opinions mais non le dirigisme d'opinion
Il ne me viendrait pas à l'idée de me présenter chez mes amis et de provoquer pour le seul plaisir les invités présents. La provocation engendre le mépris.
Il faut savoir faire preuve de jugement lorsque nous décidons de provoquer et d'insulter. Or de jugement tu n'en as aucun. Désolé de te le dire. Mais il faut que quelqu'un, un jour, te le dise. Et je le fais par amitié et après une montagne de patience. Or de patience je n'en ai plus. ".

0.jpgLire cela, après 6 ans d'enjoués "Mon cher Guy" en préambule, c'est comme ressentir, tout à coup, un durillon qui perce la semelle de sa chaussure.

Cacher que cela m'avait surpris et choqué, serait mentir, mais, j'ai pris l'habitude d'accepter toutes les appréciations positives ou négatives comme une critique constructive et sans garder rancune.

Il y fut répondu brièvement, courtoisement, me réservant une réponse plus circonstanciée, après analyse et en temporisant pour que les esprits échauffés se refroidissent.  

A froid, comme droit de réponse et après analyse de la situation, je qualifierai la conclusion de 'fausse', d'inappropriée' et de 'surannée" comme nous allons le voir.

Alors, enquête. 

Je ne peux évidemment, passer tout en revue ici. Il est vrai qu'une marmite, sous pression et sans exutoire, peut toujours exploser, au plus mauvais moment, à cause d'un couvercle maintenu mal arrimé sur le dessus.

Une semaine avant, une phrase  disait pourtant "Je saisis bien les propos de Guy. L'art est d'en saisir la quintessence et de rejeter les aspérités. Guy est entier. Je l'accepte ainsi. Passionné il ne laisse personne indifférent.". 

A l'origine du "trouble", si je ne me trompe pas, une présentation d’une œuvre d'art, présentée sous forme photographique, qui m'avait, immédiatement, inspiré une question "Est-ce un fond d'écran pour le futur Windows 8?". 

Cette question n'aurait jamais dû générer, au pire, autre chose qu'un sourire mais elle avait mis le feu aux poudres. Banalité qui avait éveillé des susceptibilités plus caractérielles. Dans mon "visuel", à moi, un fond d'écran peut très bien être vu comme une œuvre d'art. 

Dans ce cas, aucun croche-pied, aucun outrage, ni impertinence, il s'agit seulement de garder un tantinet d'originalité. 

Une réaction vive suivit derrière laquelle se cachaient un rituel, une habitude de bienséance qui espérait une appréciation qui frisait l'admiration, voire la flatterie. 

Le rituel, c'est comme un dogme, une sorte de boulet que l'on tire avec soi sans plus réfléchir.

Aujourd'hui, moins que hier, les dogmes ne font plus recette. Croire au Père Noël, c'est s'apercevoir que le naturel de la pugnacité resurgit au galop. Le parfum de scandale quoi que l'on dise pour s'en protéger soi-même, attire comme l'aimant. Probablement, parce que le scandale des autres permet de minimiser, voire de camoufler ses propres tares.

Internet ne fait pas défaut, il le précède même. 

Là, le rituel n'a plus sa place et lasse même plus vite que par le passé vu la profusion des informations, des images qui transitent via ce média moderne et interactif.

La maxime "pour vivre heureux, vivons caché" n'est plus de mise. Dès qu'on sort le bout du nez dehors, le risque existe, même ou surtout dans une bonne démocratie "vertueuse" qui se respecte. Brel chantait dans les "Vieux amants" , le "pire piège, c'est de vivre en paix pour des amants" et il avait raison, même en dehors des amants. La paix des braves ne se conçoit plus de la même manière et tout doit se renouveler plus vite.

Mais, voyons les mots utilisés.

La "provocation" engendre la curiosité. L'"insulte", elle, l'intrigue et l'étonnement, parfois amusées des spectateurs. Deux "techniques" de style qui augmentent la fréquentation et s'extraient des poncifs. Parler avec les tripes et un peu moins avec le coeur ou la tête, est devenu presque un "must" car ce ne sont plus deux interlocuteurs qui se rencontrent mais une armada qui va réagir en fonction de sa propre susceptibilité ou sensibilité.

0.jpgPour étayer cette thèse, je vais devoir rappeler et épingler, en post-it, quelques anciens articles dans celui-ci.

Il y a eu d'abord "Tout dire, tout écrire, tout caricaturer et puis en rire".

"Tabou casse-toi", un poisson d'avril à deux têtes chercheuses.

"La méchanceté, tout un art" qui démontrait que, dans le passé, déjà, pour garder une ambiance "consultée" par ses concitoyens, il fallait la garder "chaude", l'émailler de nouveautés et de quelques "piques" humoristiques, bien choisies, voire sarcastiques.

Connais l’homme pour mieux te connaître, un principe pour chercher à évaluer son "moi" au travers d'un jeu de quilles qui évolue plus vite que soi-même. 

Un rappel que le monde change et qu'étudier ne suffit pas pour réussir.

Choisir son réseau en demandant si l'interlocuteur voulait en faire partie sinon l'éjecter sans autre forme de procès.

La technique est pourtant bien simple pour s'attirer les bienfaits de ses interlocuteurs. Il suffit d'applaudir, de les "béatifier", en quelques mots bien choisis pour caresser dans le sens du poil. Le problème, cela intéresse qui?

Une forme "rebelle" serait d'éviter la monotonie, c'est oser aller à contre-courant des idées préconçues, même si c'est parfois difficile à entreprendre ou pénible à comprendre. Se rendre compte qu'une union se consomme et se consume dans la passivité l'est tout autant.

La controverse attire le regard et l'intrigue dans une "grande marre du virtuel et du réel".

"Et, je le fais par amitié et après une montagne de patience."

Pourquoi attendre que la montagne atteigne des sommets avant de faire tinter la clochette d'alarme? L'amitié, c'est aussi d'être vrai dans un choc de personnalités diverses et parfois totalement opposées. 

En résumé, les relations humaines virtuelles peuvent avoir un début fulgurant, une augmentation d'intensité et arrivées à maturité, s'éroder en revenant à la case "départ" sans remise en question.

Le "mépris" parle de ce "sentiment par lequel on juge la conduite de quelqu'un moralement condamnable, indigne d'estime car en dehors des conventions".

Les "conventions", le mot est lâché. Dans ce cas, ce serait  plus la métaphore du mot "mépris" qui en sortirait.  

Malheureux d'arriver à cette conclusion, me direz-vous et vous aurez probablement raison. 

0.jpgNous voilà donc chez "Cendrillon au Far West", en coulisse, avec Batman qui défraie la chronique au plein jour.

Sous Internet, les grands se font la guerre des mots, les moyens  jouent à la guérilla par paraphrases et les petits se croient déjà dans celui des éponymes mais sans filets. A un moment donné, il faut se rendre compte que l'on gène quand on est trop extraverti, que l'on pompe l'air des introvertis qui restent dans l'ombre des palmiers en fleurs, que l'on contredit même sans s'en apercevoir.   

Un consensus global crée un soupçon de collusion. La critique reste profitable, souhaitable. Pour rester crédible, elle doit seulement s'adapter aux circonstances et au bon niveau pour rester constructive et se résoudre à perdre quelques rituels en chemin.

Dans l'ombre, certains se croient à l'abri et continuent à avoir une petite vie pépère, indépendante, tout en la mettant à nu à la vue de tous. Attitude à hauts risques et se débiner ne marche pas mieux. 

Aujourd'hui, pour exister, il faut jouer le rôle du "Hurricanes Hunter", du chasseur de tornades dans la virtualité. Et comme il est dit sur le site de ces chasseurs "La question n'est pas de savoir s'il y aura des Cyclones, la question est de savoir quand...".

Lors d'un entretien récent, l'acteur, humoriste, chroniqueur, François Morel disait: "En étant prétentieux, même quand j'insulte, j'essaye de le faire avec style".

Il précisait en même temps "J'aime bien être d'accord avec moi. Les coups de gueule, c'est surprendre et parfois décevoir"A la base, c'est en débattre sur un sujet, trouver les failles de raisonnement de l'autre qu'on ne partage pas. Un risque de vulgarité, des réactions épidermiques, mais qui, du côté productif, mettent en survol stationnaire, les mouches du coche

Contrairement à ce que certains pourraient encore penser, Internet n'est pas un Minitel français. Celui-ci vient de fermer ses "robinets", ce 30 juin, après trente ans de loyaux services dans le strictement "local" lu par la concierge du coin.

Censurer de tels propos? Pourquoi le ferait-on, tant qu'il y a un droit de réponse disponible sur Internet, rien n'est jamais perdu.

Mathieu Madenian, un autre exemple qui fait mourir de rire ou mourir de haine. Pourquoi regarderais-je, si je n'aimais pas?

Du punch et encore du punch. Insulte ou insolence? Allez savoir.

Chacun a ses prétentions, parfois abusives, d'être rebelle ou non. La seule chose à se rappeler pour qu'elle soit percutante c'est qu'elle ne peut ressembler à ce qui a précédé. C'est dans cette différence que l'on détermine qui est dans la catégorie des vrais progressistes. Quant à la dichotomie "gauche - droite", elle n'est qu'un précepte qui ne se justifie plus qu'ainsi.

Comme le montre cette vidéo, pour les femmes, c'est parfois bien pire dans la rue, dans le réel, sans faire la mijaurée.

Dans le monde virtuel, aucun risque de recevoir le coup de poing en pleine g... ou le duel au chant du coq. Les distances entre interlocuteurs, les différences culturelles et de juridictions, les pseudonymes et tous les autres murs de cette impuissance, existent comme interfaces sans protéger réellement ses interlocuteurs. 

Les relations virtuelles ont perdu leur rituel, de fait. Les principes appris avec l'éducation puritaine qui disait "Tiens toi droit", "Mange ta soupe", "Obéis", "Sois sage avec ta famille, tes copains et amis"... ne passent plus la rampe.

C'est plutôt, sérieux s'abstenir... On veut s'éclater. Il faut qu'on slach, comme chante l'autre. Se payer, parfois, une tranche avec une tête de pique. Oser dire tout haut, avec franchise, ce que d'autres pensent tout bas, sans s'apercevoir du subterfuge.

Une série d'attitudes ont pris de l'âge derrière des révolutions culturelles comme celle de 68 et de bien d'autres. Désormais, il s'agit d'épater la "galerie" par son "toupet", parce que toutes les logiques de la sagesse, raisonnées ou non, ne collationnent plus tous les points de vue dans des conflits qui dépassent ceux des générations. 

Chez les People, Les Enfoirés sont passés, par la chanson, à la postérité, mais au pluriel et en majuscules. Quelques humoristes, quelques caricaturistes, sans le dire tout haut, mériteraient  la  même étiquette avec quelques pincées d'adrénaline, de sérotonine ou de dopamine pour arroser le tout.

Parler de "rupture numérique", c'est sauter une barrière. S'y inscrire en tant qu'enfoiré, ce n'est pas nécessairement pour y jouer le joli-cœur. C'est se mouiller la chemise. Avec cette optique, il faut s'attendre à ce que ça passe ou ça casse, pour éviter la désolation sans sourires, sans humour, sans rebonds avec un électroencéphalogramme plat. On est tous prisonnier du rôle que l'on s'est donné un jour.

Parler de consensus pour mettre l'église au milieu du village, c'est, souvent, passer le mur du son et laisser tout le monde sur sa propre idée préconçue. Il n'y a plus souvent que la remise en question, le nettoyage de printemps, la proactivité, l'inédit pour quérir l'originalité, devenue tellement chère qu'elle n'arrive qu'à des moments sublimes.

0.jpgMozart, présenté dernièrement  comme une Super Star dans un film documentaire (extraits qui parlent d'eux mêmes) répondait déjà à cette aspect de provocation pour étayer son génie musical. Première Pop-Star, il y était mis correspondance avec les Pop Stars de notre époque comme Madona, Michael Jackson, Jimmy Hendrix et de ceux qui entrent dans la légende des génies qui ont une vie courte mais intense.

"Plus on est mauvais, peste, corrosif et amoral, plus on est admiré" est-il dit dans le Vif. Badboys et Badgirls occupent la place publique, font du buzz pour répondre à l'attraction de leurs fans sur le Web ou ailleurs. Il n'y a pas seulement les "badxxx" qui ont quelque chose dans le pantalon, mais au moins, ils le montrent avec sincérité même si parfois, il faut le logiciel Photoshop pour rajeunir le portrait.

C'est peut-être avec la pièce "Hernani" de Hugo qui sort en 1830 et qui déclenche le tohu-bohu que sonne le glas du romantisme pour se ruer vers le scandale présent dans le néoclassique.

Le monde reste-t-il toujours à nous dans ce cas? Je l'ignore. Le dire serait chercher les ficelles qui maintiennent les "marionnettes".

Ainsi va le monde des rencontres d'opinions, de la pensée et des religions qui ont toutes, raisons et toutes, tort, à la fois.

Être d'un bloc comme un diamant brut n'est pas un problème, s'il est organisé avec de multiples facettes même s'il raie toujours un peu dans au fond de la casserole.

Parfois incisifs, ces "Réflexions du Miroir" et cet enfoiré, c'est évident. Il a pour but de ne pas être "trop sage", de creuser l'incommensurabilité légèreté de l'âme avec un miroir comme rétroviseur mais qui perd son tain, avec le temps, à force d'être utilisé.

C'est constater qu'il faut garder "Le prestige d'être simplement conen mélangeant le sucre, le sel et le poivre. 

0.jpgAlors, résumer les idées, d'accord. Les tronquer ou, pire, les sauter, jamais. 

Oser, aujourd'hui, comme hier, c'est aussi le faire avant les autres. Les remakes n'ont jamais qu'une odeur de roussi. 

Logorrhément vôtre était un coup de gueule dans l'histoire de ce site. Ce billet-ci en est, donc, un autre. 

Je ne suis pas Janus avec deux visages, l'un qui dit blanc et l'autre, noir.

Non, je ne vais pas remettre le couvert des cordes sensibles. Je laisse toujours passer les orages, le temps que la caravane passe.

Sur la Toile ou ailleurs, nous avons tous un rôle à jouer, à respecter. J'aime le compromis. Je hais la compromission et le faire semblant pour, seulement, faire bien en bout de course.

Charismatique

Un article donnait les habitudes des 10 personnes les plus charismatiques 

  1. Elles écoutent plus qu'elles ne parlent
  2. Elles ne sont pas sélectives dans ce qu'elles entendent
  3. Elles vous consacrent toute leur attention
  4. Elles donnent avant de recevoir et souvent ne reçoivent jamais rien
  5. Elles ne sont pas imbues d’elles-mêmes…
  6. Parce qu'elles se rendent compte que d'autres personnes sont plus importantes
  7. Elles attirent l'attention sur les autres
  8. Elles choisissent leurs mots avec soin
  9. Elles n’évoquent pas les échecs des autres….
  10. Mais elles n’ont pas de scrupules à évoquer leurs propres échecs

Un autre, la recherche d'excellence avec les 6 règles pour devenir excellent dans n'importe quel domaine:

  1. Choisissez un domaine qui vous passionne.
  2. Commencez par le travail le plus difficile
  3. Pratiquez intensément
  4. Recherchez de temps en temps les retours d’un expert
  5. Faites régulièrement des pauses pour recharger vos batteries
  6. Ritualisez votre pratique

Dans une volonté de perfectionnisme?

Alors question, Le perfectionnisme est-il bénéfique ou néfaste?  "Le perfectionnisme consiste à rechercher l’excellence, en soumettant les autres aux mêmes normes, en planifiant, et en ayant de bonnes compétences en organisation. En revanche, le perfectionnisme malsain provient d’influences extérieures. Ces influences peuvent provenir de pression parentale, d’un besoin de reconnaissance, d’une tendance à ruminer les événements passés, ou d’une inquiétude intense à l’idée de faire des erreurs. Les perfectionnistes « sains » sont peu perméables à ces facteurs externes.". 

Un dernier, ce qu'est être créatif et se demander si Y a-t-il plus de personnes avec des désordres mentaux parmi les créatifs?

La réponse des analystes était "Oui".

La question subsidiaire était "Les créatifs sont-ils pour autant psychopathes? Là la réponse était "Non", les psychopathes sont même moins fréquents dans les milieux artistiques qu’en entreprise.

Ouf, sauvé par le gong...

Mais, qu'est-ce qui fait qu'un article, une vidéo ou un document devient viral sur la toile

Je vous le laisse le découvrir mais la réponse, en résumé, est « Le plus puissant prédicateur de vitalité est l’intensité de colère que l’article évoque.... A l'ère des images et des divertissements, à l'ère de la gratification émotionnelle immédiate, nous ne recherchons ni ne voulons l’honnêteté ou la réalité. La réalité est compliquée. La réalité est ennuyeuse. Nous sommes incapables, ou ne voulons pas nous confronter à sa confusion ».0.jpg

Pour revenir aux reproches initiaux, la provocation n'y était nullement contestée. Le mot "insulte" outrepasserait seulement l'objectif de l'enfoiré. L'insulte peut être offensante, intentionnelle ou accidentelle. Encore faut-il pouvoir y déceler la finesse pour pouvoir découvrir l'intérêt, y répliquer et ne pas s'y empêtrer à pieds joints.

Le livre d'humour de l'insulte répondrait-il mieux à la question? Je ne l'ai pas ouvert. 

Nous sommes fait de zigzags disait François Weyergans. Il faisait seulement l'éloge de la curiosité et de ce qui pouvait survenir et jouir de l'existence en essayant d'épargner les gens autour de soi. Si cela, par malheur, ratait et n'avait pas de sens, préconisait de chercher autre chose.

Il y a ce café serré qui me paraissait le mieux adapté, avec du marc au fond comme agent réconciliant. L'écouter, c'est pouffer de rire.

Mais, une dernière question: entre amis, la provocation, est-elle de mise et même permise?

Encore une question qui demande réflexion. Je suis tenté de  répondre, plus qu'ailleurs car, en principe, on se connaît depuis longtemps et que l'on doit s'être testé depuis le début de la relation amicale. L'amitié, jusqu'où peut-elle mener? Jusqu'au compromis ou la compromission qui arrive très vite à la servitude de la parole donnée implicitement ou explicitement?

"L'amitié, échange de bons procédés", en omettant de dire "... et de mauvais", c'est essayer d'oublier ce qui est dit dans la célèbre chanson de Luc de Larochellière "Cash city" qui dit en substance:

 Tout l'monde veut être une star mais personne veut être une planète
Tout l'monde traîne dans les bars où personne n'est honnête
Tout l'monde veut tout l'monde l'aime mais personne n'aime tout l'monde
Tout l'monde veut qu'tout l'monde l'aime
Oui mais personne personne personne n'aime tout l'monde

Dans l'histoire, il y a eu ce romancier essayiste, Léon Bloy, qui allait encore plus loin. Il faisait les délices de la polémique. Un entêté de l'« Absolu ». Tout l'irritait. Ses ennemis et même ses amis. Sans arriver à cette extrémité, le film qui l'évoquerait le mieux n'était-ce pas le "Vol au dessus d'un nid de coucou"?

"Un éléphant, cela trompe énormément" mettait en scène, quatre amis, qui s'adoraient, mais qui ne rataient aucune occasion pour s'envoyer des vertes et des pas mûres en fonction de leurs différences d'approche. "La vérité si je mens", suivait le même canevas, mais avec, cette fois, des cultures aux antipodes...

0.jpgLe "Happy end" dans un film n'existe que si le producteur, le réalisateur, le metteur en scène et le régisseur le veulent ensembles. Pourquoi feraient-ils le contraire de ce que les spectateurs en attendent si ce n'est pour exister, être reconnus différents par leurs pairs, ne fut-ce que partiellement ou de manière temporaire? 

La sagesse, c'est "Apprendre à être soi-même" comme disait Nietzsche et à vouloir garder sa liberté de parole en "se foutant du regard oblique des passants honnêtes" (Brassens). Quand à la critique, elle a souvent le privilège de servir à deux interlocuteurs récalcitrants.

Comme suite et fin de ce quiproquo, de cette polémique, j'ajouterai que si le visuel est bien plus étendu que le visible, l'humour, lui, doit devenir bien plus étendu que le risible. 

Alors, que dire à ceux qui suivent ce blog, sinon déchaînez-vous, déchargez-vous de votre électricité statique, si vous le désirez. C'est fait pour cela.

Vous serez, vous existerez... 

Quant au reproche final sur la patience, je répondrai, une fois encore, par une autre chanson, celle de Jean Ferrat à qui je laisse le dernier mot :

Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n'ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer

 

 L'enfoiré,

0.jpg

 

Citations:

  • « Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine. Elle est mortelle », Paulo Coelho
  • « Je suis forcé de vociférer jusqu'à la fin, étant missionné pour le Témoignage. Nul moyen d'échapper », Léon Bloy
  • « Tous les voyages aujourd'hui sont polémiques, et se déplacer, c'est avant tout se démarquer. », Alain Finkielkraut

0.jpg

26/07/2012

Anatomie des photos de vacances

Ce weekend, les juilletistes vont aller à la rencontre des aoûtiens. Pour les premiers, c'est le moment de revoir et de penser à classer les photos de vacances. Travail qui consiste à supprimer les ratés, les bougées, les floues, les mal exposés... et j'en passe. Puis de les classer.

0.jpgN'ayez crainte, je ne vais pas vous faire un cours de photos, même si j'avais appris tout sur la photo et son traitement avant de pouvoir écrire. Un survol suffira. En rire et en faire quelques démonstrations par l'absurde, avec humour, plutôt.

Alors, commençons dans le vif du sujet, sur le terrain des opérations en vacances.

- Tu vois, chérie, comme la campagne est belle, comme cette ville a un côté rustique, magique même.

-Tu as raison. C'est merveilleux. J'ai presque envie d'habiter par ici. Sors ton appareil et fais nous des photos souvenirs. On ne sait jamais.

Le "chéri" va obéir avec plaisir. Il va sortir le bel appareil de son sac. Il est neuf, acheté juste avant les vacances et va mettre tout ces belles images dans la boîte prévue pour. 

-Chérie, te rappelles-tu la fonction du bouton à gauche de l'objectif?

-T'occupe pas. Mets tout en automatique. C'est la molette sur le haut. Tous ces gadgets, c'est pour les prosIl s'agit de montrer aux amis, une fois de retour chez nous, les paysages, pas de passer une heure dans le bouquin. 

Le "chéri" obtempère mais il reste sur sa faim. Il se demande pourquoi, ils ont tellement poussé, ensemble, à choisir ces gadgets lors de l'achat de l'appareil.

Le coeur doit avoir ses raisons que le raison ne connaît pas mais il y a de ces subtilités qui resteront parfois suspectes.

Supposons, l'arrivée à Pise.

Photogénique, Madame, devant la Tour de Pise, tente de redresser la tour du bout des doigts. Classique ou unique, on ne sait plus très bien. Et clic, une photo pour la postérité. On verra bien l'effet dans le petit truc rectangulaire de l'appareil ou alors, au retour, dans le grand écran.

Le chéri hésite à la prendre sans elle. "Sans elle"? Mais, voyons, il veut dire sans la tour de Pise. 

Sans la présence de sa "chérie" sur la photo, ce serait peut-être, un sacrilège et, à coup sûr, une scène de ménage, plus tard, au retour.

Un conseil pour le photographe d'occasion, surtout ne pas "couper" les jambes de la "chérie". Ce serait un nouveau "casus belli". La prendre avec les pieds compris et le sourire de circonstance de la crèmière puisque l'argent a été dépensé. Ils prouveront aux collègues qu'elle était heureuse, souriante sous un soleil radieux, au moins, l'espace d'un clic.

Les collègues sont tellement suspicieuses qu'il faut prouver qu'elle était bien à Pise, entière et pas ailleurs.

C'est le b.a-ba du photographe heureux en couple.

Caricatural? A peine.

Non, vraiment, le photographe futé prendrait au moins deux photos, dans ce cas-là. C'est pas plus cher et ça peut rapporter gros.

Mitrailler, oui, bien sûr, un minimum, pour le moins mais pas pour le plus. 

Attention, il ne faut pas confondre la présentation de photos aux copains avec un film qui passe à 25 images secondes. Il faudra choisir les meilleurs photos pour ne pas lasser les spectateurs qui, eux, feront, parfois, un effort pour vous être agréable devant vos photos, même s'ils semblent, à d'autres moments, vous envier d'avoir vécu cette aventure photographique.

Changer de focale quand on mitraille. Ouais... mais n'importe comment.

Si c'est l'île en face qu'il faut prendre, vaut mieux prendre un télé puissant pour éliminer le trop plein de mer sur les bords. J'oublie, on peut toujours recadrer, mais garder trop de pixels inutiles, c'est du gâchi.

Voilà que cela me reprend, je commence déjà à faire le prof d'occasion !  Ok, fermons ce ban-là.

IMG_0003.jpg

Essayez de donner un avis objectif sur les photos de quelqu'un d'autre, c'est  se payer un bide magistral. L'objectivité est à plusieurs facettes et la subjectivité règne en maître dans l'arène. On n'aime pas... Point.

Certains magazines de photos se risquent à donner un avis mais c'est quand les lecteurs se prêtent à l'exercise. Sinon, c'est considéré comme arbitraire et qualifier comme une erreur d'appréciation pour un travail qui était considéré "cinq étoiles", à l'origine, par son géniteur. 

Pourtant, des règles se cachent derrière l'évaluation de la qualité d'une photo. Règles nécessaires si l'on veut présenter les résultats en dehors de la famille, s'entend. Les "autres" ne sont pas à leur coup d'essais. Ils connaissent la musique et sont de plus en plus exigents, les "salauds". En dehors du professionnalisme des médias, pour eux, cela risque d'être du pipo, vos photos.

A la base, l'habitude adoptée par les peintres a migré dans l'esprit des photographes. Le cadrage du sujet principal est un exemple parmi d'autres.

La règle des tiers est pourtant facilement oubliée. Pas grave, elle peut se récupérer après, à la découpe. Encore une fois, d'accord. Le sujet principal au milieu et les subalternes sur les côtés, ce sont de vieux souvenirs périmés de papa ou de grand-papa. 

La profondeur de champ, un vieux truc, a été remplacée par des programmes dédicacés aux portraits,  aux paysages et aux sujets en mouvements.

La photo est un art de la lumière diffuse. Le soleil apporte trop de dureté et fait grincer les yeux du supplicié photographié. En basse lumière, avec le numérique, on ne parle plus de grains, mais de bruits. On change les mots, mais les problèmes restent les mêmes.

Elargir au panoramique, en numérique, devient un jeu d'enfant. Pas besoin d'un appareil dit panoramique, ni d'un fish-eye. Concaténer des photos entre elles, à l'aide de logiciels qui "stitch en panorama", existe, pourquoi s'en priver. 

Des angles de vue insolites, donner du relief en introduisant un plan rapproché et un autre éloigné, encore des trucs de cuisine pour restituer l'ambiance et la profondeur de champ, avant que n'arrive la photo en relief sans ses lunettes d'appoint. 

Jouer avec les ombres, les arrières-plans, les positions en plongée en contre-plongées, les contre-jours n'ont plus de secret pour le néophite. Enfin, on peut l'espérer...

Mais, l'originalité sort, souvent, de la bouche des relativement "grands-enfants", de ceux qui n'ont aucune technique préalable qui cassent toutes les règles en mettant les défauts en exergue. C'est incontestable, ce cas existe, mais, ce n'est pas l'exception qui fait loi.

Avec des retouches, de copier-coller, de morphismes, cela demandent un doigté qui n'est pas à la portée du premier venu, à condition que quelqu'un sache de quoi il s'agit et comment faire.

Au retour, retoucher doit rester un plaisir, une passion, aussi, surtout depuis l'avénement des logiciels qui poussent comme des champignons sans bourse déliée, même si les champignons, eux, prennent des altitudes inespérées par leurs prix. 

Supposons que le premier travail de dégrossissement est achevé. Après le gros oeuvre, c'est celui du classement qui commence. Avant, avec les diapositives ou même les négatifs, c'était la boîte de lumière sur laquelle on étalait les photos agrandies par en dessous et  une loupe par dessus. Ordonner les photos était relativement facile et seulement dépendant de la grandeur de cet outil essentiel à l'organisation.

En numérique, il en va tout autre. La boite à lumière, c'est sur l'écran d'un PC que cela se passe. Cette fois, on peut, zoomer agrandir ou diminuer le nombre de photos sur l'écran, c'est déjà ça. Si déplacer les images n'est pas difficile, garder le nouvel ordre choisi l'est beaucoup moins. Il existe des logiciels reséquenseurs mais ils attribuent une séquence de manière automatique à partir de la chronologie des prises de vues. Aucun, à ma connaissance, ne permet de créer un ordre en fonction de la position des photos, choisie après permutation et substitution sur un écran. Classer dans un ordre plus logique que celui de la chronologie, peut éviter de retrouver une duplication, une photo mal placée et donc, toujours malvenue. L'opération de séquencer se résume à une opération, en manuel intégral qui peut être jumélée à l'identification par un titre des photos. Si quelqu'un connaît la solution qu'il lève le voile, cela m'arrangerait. 

IMG_0001.jpg

Surtout ne pas trop attendre pour cette opération pour les intituler. La mémoire humaine est défaillante dans le temps. 

Mais, vous savez tout cela j'en suis sûr.

Mon Touring Explorer va-t-il en dire plus? 

Une préface n'est pas très engageante, même si c'est bien dit.

"Décontraction ne rime pas forcément avec photogénie. A travers les images, c'est notre histoire que nous écrivons", est-il dit en préface.

Les chapitres suivent et ne vont pas démentir la première impression.

Aider à réaliser une anatomie des photos de vacances qui comme chacun sait, doivent être à la hauteur de la tâche, très dépendante de la scène ou du sujet à photographier.

Mais, pas de panique, car à la base, photographier, c'est du...

1. Plaisir, sourire, plage

L'histoire du "smile", du fameux "chees", au moment de la photo est l'habitude aujourd'hui, mais n'existait pas sur les photos des grands-parents. Étrange? Serions-nous plus heureux aujourd'hui que hier? Non, il faut en donner l'illusion. Montrer qu'on a été content en vacances, elles qui ont été si chèrement payées et ont nécessité tellement de sueurs.IMG_0001.jpg

A l'époque, pour les portraits, il valait mieux montrer son ego dans la sollennité sous le costume du dimanche. Les dents bien serrées, quand il en restait, n'étaient pas là pour sourire, mais à la rigueur, pour manger. On faisait la pose, comme on le fait aujourd'hui, pour la photo d'identité de son passeport.

George Eastman de Kodak a changé les faces et la donne. Ni au profit du dentiste, ni de celui du prothésiste, mais bien pour raison de marketing du producteur de tout ce qui construit une photo. Avoir un gueule qui rase les murs, ne fait pas vendre des films. Ce fondateur de Kodak a, dès lors, investi et légué une partie de sa fortune dans les cliniques dentaires.

C'est évident, le bonheur fait vendre. La "Kodak Girl" était là pour faire photographier ce que l'on n'avait pas encore penser ou oser faire: les petits-enfants, la famille lors des promenades et des sorties sous le soleil. En 1900, le Brownie, vendu à un dollar, devait fonctionner et consommer de la pélicule. Un max de pélicules. La stratégie marketing s'est retrouvée dans les imprimantes à jets d'encre qui ne coûtent pas chère à l'achat mais dont le manque à gagner se retrouve dans les consommables. 

A l'époque, les pick-niques étaient une occasion rêvée pour sortir les appareils sous le soleil arrière, exactement. Je dis "exactement", parce que le photographe devait l'avoir, à l'époque, dans le dos, pour avoir le maximum de chance et de luminosité. Relax, cool, les mots d'ordres du plaisir, des sourires et des clic-clac, font tout oublier.

IMG_0002.jpg

Tout a changé sauf les fondements de la photographie. Comment faire de bonnes photographies s'apprend toujours et la technique ne varie pas qu'elles soient faites avec un "ancien" appareil analogique ou un "nouveau" numérique.

Première constatation, on n'a jamais pris autant de photos que depuis l'avénement du numérique. Les avantages sont énormes par rapport aux films photos en 24-36 d'antan. L'immédiateté du résultat et le prix nul ne sont que les principaux.

Le numérique est aussi le nirvana du perfectionniste.

La déconfiture de Kodak n'est qu'un résultat de cette révolution dans le domaine de la photo. Tous les fournisseurs de matériel, de films ont dû s'adapter s'ils ne voulaient pas mourir.

C'est décidé, on va faire des photos uniques, prises sous un angle unique, avec un appareil unique... et un photographe unique. 

"Mieux photographier", que de bouquins traitent de ces techniques créatives qui ajoutent un plus.

IMG.jpg

Mieux photographier est surtout affaire de circonstances climatiques, de l'heure des prises de vue et du sujet à photographier.

Le portrait à lui seul, mérite une foule de subterfuges pour effacer, les rigidités d'une pose, les imperfections des traits. Les remplacer par une impression d'être unique et belles sans rigidité demande des prises multiples, sans apprêt.

Le paysage, la macrophotographie, la nature morte, les animaux, les monuments demandent chacun, une approche différente et souvent plus facile que pour le portrait.

2. Surprise

Restons pragmatique et raisonnable. Rater une photo avec toutes la documentation des appareils, les livres, les magazines mensuels qui vous expliquent en long et en large, serait peut-être une gageure, mais n'a rien d'extraordinaire. Même les experts font des erreurs et ont des surprises. Il y a les surprises heureuses et malheureuses. Car, même les flous  apportent des surprises heureuses.  L'heure de matin et de soir pour la prise de vue, bien sûr, mais cela ne tient pas compte de certaines réalités du voyage. On fait une photo quand on le peut, pas nécessairement quand on le veut. Si c'est lors d'une visite organisée, pas question de dire au gentil guide de revenir un peu plus tard. Arrêter son temps pour la photo alors qu'il faut encore visiter énormément de choses dans la journée, vous abuseriez de son temps. Quand à prendre la photo exclusive, celle que personne n'a pu prendre, qui surprend même le photographe, là, on arrive dans le domaine de l'imaginaire, de la surprise sur prise. Henri-Cartier Bresson n'a jamais raconté le temps qu'il lui a fallu pour tirer le portrait dans un moment incisif ou plutôt "décisif" comme il l'appelait.  

3. Espace de stockage

Le retour des vacances, c'est la période du grand nettoyage, de la grande lessive du linge et des mégas de photos. Il faut bien mettre de l'ordre dans cet amas de photos prises au vol dans le feu de l'action, pris parfois à la vas-vite et à répétition, avec le doigt trop longtemps sur le déclancheur. Il faut pouvoir espérer les montrer à qui de droit. Vite un petit programme qui va régler tout cela.

3,5 milliards d'appareils photo numériques dans le monde. Mille milliards de photos prises, 30.000 photos par secondes. Cela fait du monde au balcon et en dessous du balcon! Partager et vous serez considéré. Picasa pour la technique, Flockr, Facebook pour l'étalage vous attendent "à oeil raccourcix" dirait le GauloisLa postérité est assurée dans les nuages, pardon, le "cloud". Et comme chacun sait le ciel a un espace infini pour consigner les vies, mais pour en garantir la pérénité sans bourse déliée.

4. Amateurs

Voilà, le hic. Être amateur et pas professionnel. "Je voudrais bien, mais je peux point", chantait la Bonne du Curé. Faire de l'art ou faire du lard, cela se prononce de la même façon, mais c'est pas la même chose. "Exposition", "composition" et "passion" ne sont pas nécessairement aux mêmes "positions" dans le dictionnaire. Ce n'est pas pour rien que Ducros s'est décarcassé dans des cours avec examens et diplômes de sortie en porte-clé. Le professionnel prend son temps. Du respect pour lui et sa patience. Devant un objet ou un personnage avant de photographier, il a analysé ce qu'il a devant les yeux. Il va sortir ses filtres. Un filtre polarisant, un UV pour saturer les images? Cela devient presque impossible avec les petits portables qui ont la chance ou la malchance de montrer leur objectif qu'au moment stratégique et qui rentre au bercail ensuite. Le reflex garde ses lettres de noblesse dans ce cas. "Reflex", un mot bien choisi pour le définir. Un photographe, il faut le savoir, a appris à faire mentir ses images, à les bonifier ou au contraire les rendre choquantes pour répondrer au but à atteindre. Autant savoir.

5. NostalgieIMG_0002.jpg

Numérique contre analogique. Le fossé du numérique est bien là. Oui, il y a le 3D qui arrive à grands pas. Le rétro, lui c'est à pas feutré qu'il revient.

Aurait-on la nostalgie quelque part? Les magazines reparlent du noir et blanc, les antidotes de la perfection reprennent du galons comme les microsillons et les 78 tours d'antan. Le livre "Prestige des réflex 24x36" de Paul Montiel sortait en 1981. On parlait déjà de double automatisme et de programmes en "multimodes". Que de produits depuis, penser à la focale, à l'ouverture, à la vitesse, à la sensibilité des films, de filtres, de mesures au posemètre, jumelées avec le flash TTL (Through The Lens) qui y pensent encore?

Retourner aux photographies d'art ancien que l'on trouve dans les livres de l'époque pour en apprendre les fillons du métier. Une époque pendant laquelle n'existait pas tous ces gadgets et qui demandait une préparation au petits soins. Dans un bouquin "La photographie d'art vers 1900", on parlait de l'histoire des origines à nos jours (en 1982), "la qualité exceptionnelle, le choix judicieux avait valu, alors, une exposition. C'est presque émouvant de voir ces photos, je préviens.

Des poses longues de nuit, des filés dans les courses et devant la chute d'eau. Figé le mouvement au 4000ème de seconde n'est plus requis pour faire ressortir l'originalité en nous. La lomographie artistique pour calmer le jeu de la technologie galopante, mais que l'idée, elle est bonne. Tout à coup ce n'est le matos qui prend la main, mais l'esprit nostalgique, le côté "ludique" aussi. Le matériel de deuxième main, analogique, est bon marché. Un "bon cul de bouteille" fait parfois des miracles d'imperfections, tout aussi intéressantes. Les bons vieux films ont des sursauts de génie. Ils ont un seul problème, ils dépendent toujours des consommables, des films qui doivent encore être assez rentables à la production. Encore une fois, le premier mouvement est aisé, la suite pourrait l'être moins.

6. Public

Les photos ne sont plus familiales, elles deviennent publiques. Photos publiques, photos historiques ou cyniques, idylliques ou, encore, panoramiques, distribuées en virtuels pour représenter le réel de l'instant en les transitant d'un iPod à un iPad, d'un iPad à un iMac pour arriver enfin à la iClaque ou la iPlaque ferait désordre sur Facebook.  Alors, il faut aller plus loin. Éliminez, dit la pub. Il devrait toujours en rester quelque chose.

7. Couper, coller et retoucher

Là, commence le travail et le véritable "sport". On va à l'emphase et peut-être mélanger le réel avec l'irréel. On risque de trahir, de transiger avec les réalités pris dans cette emphase porté par l'enthousiame des vacances. La tentation est grande d'enjoliver. "Il y a le ciel, le soleil et la mer" comme dans la chanson et on veut oublier le reste.

0.jpg

Dis, chérie, est-ce que je garde la photo où tu es à côté de ce type mal fagoté qui t'as pompé du fric?

- Fais comme tu veux. Si je suis jolie sur la photo, tu peux essayer de couper ce qui dérangerait d'être vu par les copains. Il faut les inciter à y venir l'année prochaine et pas les repousser.

C'est peut-être cela le problème de celui qui croit faire la photo du siècle. Il a coupé ce qui ne faisait pas beau, ce qui donnait l'insolite de la situation d'un pays qu'il a seulement frôlé plutôt qu'assimilé. Il fait du tourisme, de la prospection pour les agences de voyages.

Ne pas s'offusquer si celui qui se met devant votre appareil, tend la main pour obtenir le rendu de sa pièce. Il a joué sa piècette comme vous au bureau.

Aujourd'hui, c'est moins derrière l'objectif que la photo se crée mais derrière l'écran. Plus sur le théâtre de l'action elle-même. Ecran que l'on désire le plus large possible, mais que l'on restreint sur certains plans. Qui demande des heures de recueillements.

To be or not to be? Deux photos, côté à côté, vont pouvoir devenir des panoramiques dont on ne détectera même plus la concaténation. Chouette.

Des effets spéciaux, des mises en page, des retouches, des filtres, vont réapparaître comme par magie. Miracle de la technique. On pourra même donner deux ambiances différentes avec le même cliché. Le sépia, le noir et blanc et quoi d'autre encore dans cette panoplie en éventail...

La technique, les logiciels qui font tout et n'importe quoi, ont relevé le défit et le niveau de l'image à un tel point que pour trouver la photo extraordinaire, il faudra plus qu'un clic et plus qu'un déclic pour découvrir "la" photo de rêve.

Se souvenir aussi de la photo qui gagne des prix et qui ne montre pas des cieux bleus et une mer verte. Les concours photos professionnelles ou grands publics permettent seulement un recentrage sur des optiques différentes.

Si voir ses photos sur l'écran de son ordinateur, de sa tablette ne coûte rien, il n'en est rien si le tirage sur papier est diésiré. Imprimer ses photos sur l'imprimante à jet d'encre, c'est cette dernière et le papier qui entrera en compétition. Tirage par lots de photos ne rencontre pas les mêmes prix que les livres-photo, plus chers et plus présentables.

0.jpgQue dire comme conclusion?

Que l'on ne se baptise pas "photographe". Que seul le métier, l'expérience de nombreuses années permettent de faire sortir le bijou ciselé de l'orfèvre. La masse de photographies n'y changerait rien sans l'un des deux. Que photographier, c'est aussi respecter, ceux qui entreront sur les photos, conjugaux ou locaux.

Détecter l'insolite demande une acuité visuelle qui fait appel à un flash instinctif. Si on n'a pas le flash intégré sur la tête, ces images vont passer comme un pet sur une toile cirée, c'est-à-dire aura simplement glissé sur la bosse de son indifférence.

J'en reviens encore une fois à ce livre de Douglas Kennedy "L'homme qui voulait vivre sa vie". Je retiendrai l'aspect de cette passion dévorante de son héros pour la photo, riche par sa profession d'avocat qu'il n'aime pas, qui ne parle que de photos. Il faudra un "cataclysme" dans sa vie de couple pour qu'il fasse un tabac de sa passion. Un commentaire dit "En plus d’être un roman captivant, c’est un des meilleurs livres sur la photographie et les photographes que j’ai pu lire" 

La photographie, c'est comme l'écriture, on y laisse toujours un peu de soi entre les lignes ou entre les couleurs et les ombres.

Tout passera dans le geste de l'artiste. Le génie ne sera jamais dans le matos. La photo sera toujours le souvenir d'un instant troublant qui restera dans les mémoires. Un souvenir qui ne se reproduira plus jamais avec la même lumière, la même pensée, le même rêve ou le même cauchemar. 

Et, là, on regretterait de ne pas l'avoir fait, ce clic magistral et artistique à souhait.

Le "Chasseur d'image" du mois d'août, qui a été longtemps ma source d'inspiration, donnait sa leçon de photo. Il donnait à nouveau tous les principes auxquels il fallait penser (mais pas toujours observer):

0.jpg

  • Choisir son grand-angle
  • Réussir sa composition
  • Valoriser le premier plan
  • Gérer la profondeur de champ
  • Déterminer l'exposition
  • Oser les poses longues
  • S'adonner aux joies du fish-eye
  • Renforcer l'atmosphère
  • Tirer parti des filtres
  • Soigner la post-production

0.jpgLe magazine Photoschool, parlait lui de maitriser les masques, les calques, d'agir sur les couleurs en opposition pour augmenter les contrastes, de sortir le crayon et la pipette...

En vacances, il y a aussi la pluie. Comment rendre la pluie intéressante?  Bien, des choses, en somme. 

La pluie est un sujet en elle-même. On croit qu'il faut remiser son matos dans ces cas-là. Pas du tout. Le protéger de la pluie, lui, ça c'est sûr. Il est rarement waterproof. L'objectif du mini qui fait coucou en sortant de sa coquille, s'enrhume assez vite. Quand la "bête" éternue, seul son remplacement, permettra de retrouver la sérénité. J'ai expérimenté cet inconvénient, je sais de quoi je parle.0.jpg

Denise remarquait hier ce qu'est la pluie quand elle tombe en cordes et donnait en conclusion:

"Après la pluie, ce n'est pas toujours le beau temps.".

Je ne pouvais trouver meilleure conclusion.

Bon retour aux juilletistes et bonnes photos.

 

L'enfoiré,

 

Parler de photos et ne pas en présenter? Mais non, en voici, dans une "Guiguette rouge"

 

0.jpg

 

 

 

Citations:

  • « Je photographie ce que je ne désire pas peindre, et je peins ce que je ne peux pas photographier. », Man Ray
  • « Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'oeil et le coeur. », Henri Cartier-Bresson
  • « Un touriste, c'est quelqu'un qui parcourt des milliers de kilomètres pour se faire photographier devant sa voiture. », Emile Genest
  • « Photographier, c'est une attitude, une façon d'être, une manière de vivre. », Henri Cartier-Bresson
  • « Peu à peu, par l'éducation de son oeil et de sa pensée, le photographe a deviné que le 'sujet' n'était pas tout entier dans la Nature, mais aussi en lui-même et que le travail ne devait pas tout entier être fait par sa machine, mais aussi par son cerveau et par ses mains  », Robert De La Sizeranne (1900) 

21/07/2012

Quand une fête nationale ressemble à une fête

Cette fois, ça se ressentait, ce matin du 21 juillet pour la fête nationale, contrairement à l'année passée, la population avait envie de sourire. Le Roi avait fait un discours très "cool": "Notre pays a regagné sa crédibilité". Même le prince avait coupé sa barbe pour l'occasion. Peut-être, avait-il aussi décidé de la laisser pousser pour des raisons politiques (comme l'avait fait Benoit Poelvoorde et d'autres).

0.jpg

Après une entrée en matière par l'avenue de Tervuren, la fête dans le parc de Bruxelles, c'est le 21 et elle avait même eu les honneurs d'un temps de saison alors que tous disaient qu'il y aurait la drache nationale. L'été avait, seulement, un mois de retard sur l'horaire.  

Le début des festivités s'annonce tout aussi "cool".

Les Belges ont fêté le 21 juillet sous un soleil "belge".

Puis, on a compté 300.000 fêtards, belges ou non, d'ailleurs avant un « moules-frites » géant sur la place du Jeu de Balles et le traditionnel feu d'artifice, admiré par 25.000 personnes sur la place des Palais. 

Le lendemain, le soleil donne comme chante Laurent Voulzy.

...0.jpg

 

0.jpg 

 

 

 

Trop protocolaire tout cela?

Vous avez raison.

Alors rendez-vous avec les vraies photos de la vraie fête. C'est ici, un clic suffit.


0.jpg

0.jpg0.jpg

0.jpg0.jpg