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14/03/2013

Abus de faiblesse

Des "Abus de faiblesse et autres manipulations". Marie-France Hirigoyen en avait fait un livreMarie Andersen,  son cheval de bataille dans d'autres livres. Psychiatres, psychanalystes, elles ont consacré leurs carrières aux victimes pour combattre les violences psychologiques et en démonter patiemment les rouages et les techniques.

1.jpgLes violences peuvent prendre tellement de forme et envers, tellement de victimes différentes. Les faiblesses se découvrent tout au long de la vie. Mais, il y a des franges de la société plus enclines à se laisser prendre.

Définir ce qui génère les fragilités serait la première étape à prendre en considération. Une prédation s'établit par le fort sur le plus faibleinternt.

Il y a d'abord l'âge tendre, les enfants. On sait qu'ils sont les premières victimes des adultes dans les mains de pédophiles.

Il y a les femmes victimes du machisme des hommes. Comme les deux psys sont des femmes, c'est à la base ce qui les a fait écrire leurs livres.

La manipulation devient le cheval de Troie dans les relations humaines entre adultes.

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Le livre de Marie Andersen, "Les 10 façons de la manipulation" suivait d'autres comme la "Manipulation ordinaire". Ordinaire, parce que courante, mais pas parce qu'elle devrait être ordinairement acceptée. Les précautions contre la manipulation s'apprennent.

La famille, le couple, le travail, la vie sociale, Internet ne sont que certains cadres dans lesquels se rencontrent les manipulations de tous genres. Les personnages nuisibles agissent dans l'ombre. Ils se nourrissent de conflits. Les personnalités qui attirent un manipulateur sont celles qui lui donnent l'impression de posséder des qualités qui lui manquent et des faiblesses qui l'arrangent. Dix chapitres du livre décrivent la disqualification, l'imposition, l'isolement, l'intrusion le refus de dialogue, la chosification qui rend une personne "objet", l'inversion, le déni, le décervelage et l'emprise.  

Marie Andersen donnait sa méthode qu'elle appelait "Méthode 0-1-2" pour mieux communiquer. Une relation entre A, l'émetteur et B, le récepteur d'une information.

Le niveau 0 avec A qui parle comme il vomit et B qui n'est pas réceptif et n'entend rien.

Le niveau 1 avec A qui se veut informatif, attentif à lui-même pour clarifier ses idées et B passif car il n'a pas d'intérêt.  

Le niveau 2 avec A et B intéressés par besoin commun dans une solution win-win. La solution du nec plus ultra.

Elle ne connaissait manifestement pas l'algèbre booléenne, qui dit que si et seulement si a ET b est VRAI que le courant passe. 

Dans son livre, elle préconise de ne pas perdre son temps, de tirer les leçons du passé, d'être le meilleur ami de soi-même en se conseillant.

Marie-France Hirigoyen, elle, a suivi le fil rouge par sa propre expérience dès l'enfance pour guider ses écrits et sa pratique clinique.

Enfant déjà, elle traquait les injustices.

Elle écrit:

"J'ai toujours voulu être psychiatre. J'attribue cette vocation au fait que ma mère était une petite chose fragile, toujours dans la plainte. Peut-être, voulais-je lui venir en aide...

J'ai le souvenir qu'un jour à l'âge de 14 ans, ma mère m'a expliqué qu'aucun médecin n'avait pu la soulager. Je lui ai répondu qu'elle n'avait pas vu un psychiatreJ'ai toujours eu un intérêt aussi pour ce qui est juste et injuste.

Je me souviens qu'au lycée on avait mis des garçons dans notre classe de filles option maths, car nous étions très peu nombreuses. Nous, les filles, avions des cours de couture. Eux, les garçons avaient le droit de fumer et de sortir entre les cours. Je n'avais pas conscience d'être féministe, mais cette différence entre les sexes me choquait. Je me souviens que, durant mes études de médecine, un patron, chef de service, prenait un malin plaisir à malmener les étudiantes. Un jour, nous étions dans la chambre d'un patient, et le patron m'a demandé de faire l'examen clinique devant le staff. Alors que je terminais, il s'est mis à hurler: "Les couilles, Mademoiselle, palpez-lui les testicules! J'ai rougi, je me suis sentie humiliée.

Très clairement, j'ai écrit Le Harcèlement moral, en 1998, en réaction à cette hypothèse. Je considère que, dans certains cas, les personnes se font piéger.".

Avec ce livre, elle a veillé à faire découvrir au grand public le concept de "pervers narcissique". Concept que l'on découvre après avoir été asservi et qui permet de détruire moralement quelqu'un juste avec des mots.

Le concept de "pervers narcissique" se présente sous forme de vexations, de petites injustices, et l'a poussée à se tourner vers la victimologie et à l'étudier aux États-Unis, en 1994, puisque cette discipline n'existait pas en France.

Elle inspire la loi sur le harcèlement moral au travail en 2002.

"Après la parution de cet ouvrage, j'ai reçu des milliers de lettres qui décrivaient des situations stéréotypées. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la violence physique et directe, mais le glissement d'une situation normale à une situation abusive, les agressions insidieuses dont on ne prend conscience que quand il est trop tard", explique la thérapeute.

Elle considère que les femmes subissent plus de petites humiliations que les hommes. "Je pense que, si je n'avais pas été une femme, je n'aurais sans doute pas été sensible à ces violences invisibles", conclut-elle.

De petites injustices de la vie quotidienne, "trop" souvent la norme, contre lesquelles elle a eu envie de se battre en tant que femme.

Les psychanalystes parlaient du masochisme des victimes, et les thérapeutes systémiciens considéraient que s'il y avait des agresseurs, c'était parce qu'il y avait des victimes potentielles.

Pas de manichéisme, ni d'angélisme. Les notions de "bien" et de "mal" ne sont que des vues de l'esprit, poussées à l'extrême par des idéologies partisanes. 

Parler des psychopathes et comment les détecter, une autre tentative d'approcher les prédateurs qui s'éclatent toujours à un moment, suite à l'innocence de leurs victimes.

La vieillesse en est une des formes plus catégorisées dans le rayon "faiblesses". La maladie, le complément de la vieillesse.

Retombé en enfance, plus crédules, les plus âgés deviennent des proies faciles des plus jeunes.  

Dans l'article précédent, je parlais des "Démons de l'âge", des vieux qui cherchent encore à exister, mais qui sont pris de cours par la perte de connaissances des nouvelles vérités qui les dépassent.

Attention, cela ne veut pas dire que les démons de l'âge "jeune" ne soit pas maléable à suivre n'importe quel esprit révolutionnaire.

Mais, c'est vrai que les personnes âgés se laissent, plus facilement, arnaquer, sans même s'en rendre compte. 

Se faire agresser en rue, n'est que la forme la plus visible. On les retrouve, alors, perdus, dans la rubrique des "chiens écrasés" de la presse locale.

Ils deviennent aussi les victimes favorites à la maison. C'est plus subtile. Un coup de sonnette à l'aveuglette, à tous les étages d'un immeuble à appartements et c'est toute la sécurité établie à grands frais qui est chambardée. Il a mal compris, n'a pas réfléchi à la véracité des dires d'un visiteur, d'un faux facteur ou policier ripoux. 

La faiblesse des vieux qui espèrent encore faire illusion, se retrouve, aussi, confrontée à des femmes beaucoup plus jeunes. L'argent a seulement apporté un palliatif au vieillissement inéluctable, un complément aux illusions des victimes de la solitude dans de derniers élans de sexualité. 

Les jeunes-vieux d'aujourd'hui font de la résistance et veulent du gras de la vie en s'aidant d'une dose de Viagra. Avec l'âge, les raideurs se déplacent, pourrait-on dire avec humour.

Le privilège de la jeunesse apporte des tentations de pouvoir sur les aînés pour en profiter par quelques avantages qu'il faut appeler abus de faiblesses.

"L'enfer du décor", un livre écrit par la compagne, plus jeune de Raymond Devos. Elle a été dépassée par d'autres et a cru bon de se justifier et de se disculper devant une opinion publique dans ce livre. En 2009, le tribunal l'a relaxée du chef d'administration de substances nuisibles mais pas d'avoir usurpé la qualité de médecin. 

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Dernièrement, on apprenait que Bebel se séparait de sa chère et tendre.   

Coïncidence, le même jour, sortait le film "Les invités de mon père" sur nos ondes belges, diffusé ensuite, le 7 octobre dernier, sur France2, avec le même paradigme. 

Bébel (79 ans), un cas parmi tant d'autres.

Ce fut donc la fin d'une "belle" histoire avec Barbara Galdolfi (37 ans), ex-top-modèle, impliquée dans des affaires judiciaires et dont il avait fait la connaissance en juin 2008 dans un restaurant de Cannes.

Une histoire d'amour qui avait déjà fait couler beaucoup d'encre bien avant la rupture. Les policiers belges soupçonnaient Barbara, aujourd'hui animatrice à Star TV, d'avoir utilisé Bébel, et son état de faiblesse depuis son AVC, pour lui soutirer de l'argent.

L'avocat de l'acteur disait lors de la rupture "Je sais ce qui s'est passé et j'ai donné raison à Jean-Paul de mettre fin à cette aventure. Il y a des procédés qu'on ne peut accepter" ("Secret de stars").

A l'occasion de la journée de la femme du 8 mars, sortaient quelques articles sur le féminisme et ses égéries. 

Je ne vais pas ressortir "Le Martien et la Vénusienne" pour le prouver. La femme est peut-être l'avenir de l'homme, par ses intuitions et quelques forces de persuasions.

Profiter du sexe pour arriver à ses fins, n'est pas nécessaire être féministe. 

La gente féminine n'est plus ce qu'elle était. Qu'on ne vienne pas dire ce que je n'ai pas dit. J'adore quand les femmes sont compétentes et qu'elles se rebèlent quand on ne les respectent pas.

"Comment le 8 mars devint une journée fun?", un texte que j'ai aimé lire.

Au début de la semaine, on parlait de Sherill Sandberg comme de la nouvelle "Reine de la Silicon Valley", une égérie du féminisme, numéro 2 de Facebook, qui avait pour modèle Betty Friedan.

Dans son livre "Lean In" ("Femmes, ayez plus d'ambition"), elle invite les femmes à se bouger, à croire en leurs rêves, à les dépasser avec l'aide des hommes, pour, ainsi, effacer l'ordre social actuel dicté par la hiérarchie des sexes. Les rôles seraient-ils inversés? Machisme au féminin? 

Le sexe ne pourrait-il pas devenir une rampe de lancement à ses idées, même s'il peut en donner l'illusion? 

1.jpgL'Express affichait sa première page avec "L'arme du sexe". 

Si l'argent est le nerf de la guerre, le sexe, lui, est souvent son point sensible.

Les "Mariages distancés" par l'âge existent et peuvent se concevoir tant que l'argent n'intervient pas trop pour fausser les règles du jeu de l'amour.

1.jpgDans le film, "Vingt ans d'écart", cela passe encore... Plus, c'est bonjour les dégâts potentiels. En fin de course, cela parait plus un mélange à risques divers, que ce soit du côté  "couguar" ou "léopard", d'ailleurs.

On apprenait, dans la foulée, que les membres d'un couple sur cinq vivent ensemble sans se parler pour de seules raisons économiques.

Il est certain que vieillir rend moins suspicieux. Les personnes âgées sont les premières victimes d'arnaques et les moins aptes à déceler les signaux de danger. Pour l'expliquer scientifiquement, des chercheurs de l'université de Los Angeles ont montré que le cortex insulaire antérieur, associé aux sentiments instinctifs, sont moins actifs. 

Mais, où est la limite? Les femmes qui prennent des postes de direction ne prennent-elles pas le même chemin pour établir leur supprématie que les hommes? 

 

Les manipulations font partie de la vie, ce qui fait la différence, c'est l'intentionnalité.

 

Où commence l'influence normale et saine, où commence la manipulation?

Comment repérer les premiers signes d'un abus de faiblesse?

Le Monde du 16 août 2012 (Martine Laronche) relayait les titres de chapitres les plus évocateurs.

 

  • CHAPITRE 1. ABUS DE FAIBLESSE ET MANIPULATION

    • 1. Du consentement et de la liberté

    • 2. De l'influence à la manipulation

    • 3. Les textes juridiques

  • CHAPITRE II. LES PERSONNES VISÉES

    • 1. Les personnes vulnérables, âgées ou handicapées

    • 2. Abus de faiblesse sur mineurs

    • 3. Vers la sujétion psychologique

    • 4. La sujétion amoureuse ou sexuelle

    • 5. L'emprise des sectes

  • CHAPITRE III. LES MANIPULATEURS ET IMPOSTEURS

    • 1. Qui sont les manipulateurs ?

    • 2. Les mythomanes

    • 3. Les escrocs

    • 4. Les pervers narcissiques

    • 5. Les paranoïaques

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Enfants, personnes âgées, retombant en enfance, sont comme les adultes en état de sujétion psychologique, parfois en perte de repères. 

Comment ne pas parler d'Internet, là où les relations non protégées tournent, parfois, en une véritable confrontation de forces, en un pugilat. La Toile aurait pu se révéler un lien entre les hommes contemporains, entre les générations, dans un partage de connaissances. On est parfois très loin des liens d'amitiés préconisés par Facebook sur les forums de discussions. 

Se définir avec un "à propos" détaillé et sans honte est loin d'être une généralité. C'est alors qu'échapper ou contrer une propagande demande doigté et retenue de la part de ses utilisateurs. 

Une première forme de manipulation, c'est d'envoyer par procuration une information, sans partage, sans répondre à ses commentateurs en se désintéressant de ce que le lecteur en pense. Une autre technique, c'est de rejeter toutes contestations en pointant les autres comme de vils menteurs, perturbateurs,  trolleurs.

0.jpgLes plus dangereux sont peut-être les manipulateurs qui s'ignorent, qui le font avec conviction de leur bon droit comme porte-drapeau d'une cause.

Depuis 2006, je hante les forums, en m'intéressant à ce qui se dit sur Internet. Les coups fourrés, les insultes à mots couverts ne sont pas rares. Un jour, il y a déjà longtemps, un jeune avait lancé son pavé de textes dans la marre aux canards. Se voyant chahuté de toutes parts, il se souhaitait de ne plus avoir l'envie d'y revenir de sitôt. Aujourd'hui, il ne se trouverait plus dans la marre aux canards, mais dans un déluge de faux canards qui ne respectent plus rien. 

Alors, dernièrement de guerre lasse, comme j'aime taquiner le diable par la queue, j'ai joué au manipulateur, intentionnellement dans un article sur Daniel Cohn-Bendit qui déviait dangereusement sur la pente de la pédophilie. Jouer au "méchant" en remontant le flux et en finissant par le dire pour enlever les quiproquos. Ma conclusion sera de dire que cela demande une certaine persévérance, de courage pour dire parfois le contraire de ce que les autres pensent, de mélanger le vrai au faux. 1.jpgUne autre fois, j'avais rappelé ce phénomène d'ignorance de l'autre dans un commentaire. Il est resté lettre morte tout en disant que l'auteur au pseudo "Le moine du côté obscur" (qui le méritait bien), idéalisait les idées et pas les humains alors qu'il n'avait, d'après ses dires, pas besoin de leaders pour personnifier ses (propres) valeurs.

Les valeurs ne sont pas universelles. 

Alors que reste-t-il à la victime contestataire, dissidente?

Le pluralisme des idées à jeter aux orties?

Je sais que l'homme est complexe et plein de contradictions, cela veut dire qu'il faut parfois, aussi, "choser" pour en comprendre les sources de la "chose".

Un commentateur est face au dilemme de reculer et c'est l'autre qui avance. Ne pas oublier qu'à la base, il y a un test de résistance exercé sur la victime par le manipulateur.  

Je ne sais qui a utilisé le mot "surfer" en parlant d'Internet comme on le ferait sur des vagues. L'image est excellente. Surfer, c'est voir où on arrive sur le rivage, mais aussi regarder dans son dos de sa planche à voile ou sans voile.

Pour cela, avant tout, il faudra se respecter soi-même, sa planche de salut pour avoir une chance de résister aux manipulateurs et aux vagues qui cherchent la faille pour s'insinuer et mettre ses victimes le dos au mur. Avoir le courage de tirer la prise. Sinon, c'est le plongeon.

Un commentaire désagréable peut modifier notre manière de penser, en polarisant l'attention des lecteurs et engendrer un effet néfaste sur l'objectivité de l'interprétation.  

Vouloir avoir raison devient, alors, une addiction qui engage le combat, la fuite, le blocage ou la meilleure solution, l'apaisement. 

1.jpgUtiliser la force de l'adversaire, une manière habile de se "dévulnérabiliser". Les préjugés sont bien présents dès l'entrée de jeu dans toutes discussions. Ne jamais s'énerver. Donner du lest aux deux côtés. Trouver l'alternance entre provocations humoristiques et acquiescements de replis pour temporiser. Dévier ce qui est insupportable pour sortir d'un chapeau trop concentré, trop serré, ... trop amer, aussi.

La démagogie qui prétend mener le peuple se contente souvent de suivre la foule.

Oui, il y a des cerveaux malades, c'est dire qu'il faut y être préparé comme Taddeï tente de le faire dans une bataille d'opinions.

En se fondant sur son expérience clinique, Marie-France Hirigoyen s'interrogeait  sur la notion de consentement et les dérives des comportements.

Une quête aussi précise qu'inspirée, qui révèle que le statut de victime n'est pas irréversible, ni irrésistible.

 

L'enfoiré,

 

1.jpgMise à jour 15 mars 2013: Le journal de La1 belge présentait les maisons de repos qui ont dû aussi introduire Internet.1.jpg Certaines vont jusqu'à enseigner son utilisation en aidant l'utilisation du clavier et de la souris en n'oubliant pas d'avertir sur les danger de la Toile. Surfer sur le web pour les pensionnaires en allant retrouver l'endroit de leur résidence, de voir des clips. passer par la télé, mieux connue.   

 

Mise à jour 22 mars 2013: Affaire Bettencourt: Sarkozy mis en examen pour «abus de faiblesse»

Mise à jour 14 mars 2013: Jean-Pauml Belmondo chez Drucker pour ses 80 ans.

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Citations:

 

  • « La faiblesse est le courage des autres. », André Brochu

  • « L'alibi est la faiblesse des innocents. », Dominique Muller

  • « La morale est la faiblesse de la cervelle. », Arthur Rimbaud

 

07/03/2013

Les démons de l'âge ou de la jeunesse éternelle

Tous octogénaires... Quels sont les vrais-jeunes de 80 ans dont parle "Le Point" dernièrement? 

1.jpgAvec l'aide de la médecine, de plus en plus vieux vivent de mieux en mieux et de plus en plus en plus longtemps. 

Selon les chercheurs de l’Institut Max Planck72 ans d'aujourd'hui, valent 30 ans d'hier. La mortalité a diminué, à toutes les tranches d’âges, plus rapidement qu'au cours des 200 millénaires précédents grâce aux antibiotiques, aux vaccins et aux progrès dans l’agriculture et dans le traitement des eaux. 

Le Journal de LA1 du 1er mars avait une séquence intitulée "Tous octogénaires" car en Belgique, l'espérance de vie est passée à 83 ans pour les femmes et 78 pour les hommes. Pas de tabac, peu d'alcool étaient cités comme moyens pour y arriver. Plus de problème de compétitivité, ni de stress au boulot, peut-être aussi. Tout semble parfait.

1.jpgEn vieillissant, les hommes pleurent le titre du roman que l'auteur Jean-Luc Seigle définit comme : "Le courage de quitter la vie après avoir accompli son travail avec un fond de musique de Blues". 

C'est surtout la solitude qui était à redouter. 

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"Le Point" citait des noms célèbres qui ont atteint un âge avancé, sans se sentir vieux: Philippe BouvardJean d'OrmessonPaul BocuseHelmudt SchmidtMichel SerreEdgard MorinStephane HesselAlain ResnaisShimon PeresMichel Bouquet...

Danielle Moreau en a même fait un livre "80 ans et toujours fringants".

C'est vrai, ces "jeunes-jeunes" étaient souvent des intellos, agile du cerveau, mais plus fragiles du côté des muscles et des membres. Pas de travailleurs en usine, ni de transporteurs de poids lourds dans le peloton des super-seniors.

Les vrai "jeunes-vieux" ou les faux "vieux-jeunes" ont des trucs, décrits dans l'analyse de "Le Point".

Dans la liste, des racines trouvées dans le capital génétique, une capacité de toujours s'étonner devant la nouveauté, une envie d'avoir des choses à raconter sans s'en priver, un tic de se mêler de tout, une obligation de se coucher uniquement quand la fatigue est trop forte, de présenter des idées fixes sans certitudes, de se targuer d'un optimisme comme sport de combat, de s'accorder des jouissances dans l'oisiveté ou de prendre des risques à parler avec des jeunes, de se plier à un emploi du temps comme un démon de la dispersion... pour en finir par rester dans le fond 'enfant' et innocent de tout.

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En d'autres mots, s'ils ne savent plus vraiment où ils vont, mais, ils y vont sans s'en soucier.

Les Super Papys font de la résistance en se rappelant de leurs souvenirs d'un autre temps, d'un autre environnement, d'une autre crise, peut-être. 

Le Pape Benoit XVI a étonné en démissionnant, lui qui est sensé aller jusqu'à la fin. Pape de transition, avait-on dit d'emblée lors de son élection, il y a huit ans. La transition s'achève. 

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Au Saint-Siège, avoir un successeur, c'est une affaire de fumée blanche.

Les cardinaux, les "sous-papes" de sécurité, se sont installés en concile-à-bules, pas pour jouer du clavecin mais jouer des coudes pour se positionner avec des sourires de circonstances.

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Le nouveau Pape, on l'attend avec un âge dit "jeune", considéré à bonne mesure de 65 ans. Une relève jeune, alors que ce sont les vieux qui choisissent leurs suivants... La maison Gammarelli a déjà prévu les habits du suivant. Tout est donc en place.

"Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon?", disait Prévert.  

"Au suivant", chanterait encore Jacques Brel plus prosaïquement.

Les styles anciens reviennent au goût du jour. On fait du jeune avec du vieux.

A croire la presse, les vieux ont le vent en poupe et on s'intéresse à eux.

Les "Années bonheurs" ont du succès en aidant à remonter le passé si l'attention des plus jeunes est encore présente.

Le film "Amour" avec Trintignant qui raconte la fin de vie d'un couple, ramasse les suffrages et les récompenses aux Césars.

Revers de la médaille, les pays industrialisés ne se sont pas préparés pour pouvoir faire face à l’augmentation des coûts de prise en charge de ces futurs retraités. Les autorités et des Offices des retraités s'en inquiètent.  

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C'est le moment de définir les quatre nouvelles sections d'âges de la vie.

Coupées au couteau, cela pourrait se répartir en 1er âge de 0-25 ans, celui de l'apprentissage à la cuillère, de 2ème de 26-50, celui de  l'utilisation à la louche, de 3ème de 51-75, celui de la consécration de la soupière et de 4ème de 76-Fin, celui de la réparation des ustensiles de ménage des trois premiers âges. Les "Quatre Saisons" de Vivaldi en quelques sortes que la pyramide des âges lisse avec des statistiques.

Ce qui va nous intéresser plus ici, c'est le dernier quart. 

Les vieux ne sont plus les mêmes que ceux que ceux de Jacques Brel. Ils attendaient, alors, la pendule d'argent. 



La pendule d'argent est devenue plus dorée pour cette génération de patriarches. Mais, c'est une dorure qui s'est effritée avec le temps et laisse entrevoir un alliage moins attirant par dessous.

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Aujourd'hui, s'ils sont les plus âgés, ils ne peuvent plus entendre la pendule. Électronique, elle ne fait plus le tic-tac et en plus, avec un appareil auditif qui amplifie les graves et atténue les aiguës automatiquement, pas sûr que cela passerait mieux. Alors, ils écoutent le temps qui passe sans plus pouvoir chercher à le comprendre.

Ils font tout autant qu'avant mais en plus de temps. Ils s'arrêtent souvent, contemplatifs, pour ménager leur monture.

L'environnement a changé, les mentalités ont changé, les objets de communications qui réunissaient les gens ont changé, même si les utilisateurs de ses objets arrivent petit à petit dans toutes les mains sans être fondamentalement compris... 

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Le "gap" entre les générations n'est toujours pas résolu. Le sera-t-il, un jour d'ailleurs?

Ils ne faudrait pas croire que tous les enfants du bon dieu soient devenus des canards sauvages avec l'âge.

Si, récemment, le Pape tweetait avec son iPad, cela s’appellerait pour l'occasion un iPope, à bord d'une papa-mobile, c'est à dire bien entouré de garde du corps.

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Quand les vieux se rebellent, c'est qu'ils sont devenus plus grincheux,  que l'horizon s'est rétrécit à la seule famille qui pourrait apporter le réconfort. A ce stade, la vieillesse s'insinue, s'incruste et s'installe alors pour ne plus les lâcher.

Ils voudraient communiquer, mais s'y prennnent de plus en plus mal en perdant les contacts naturels ou en radotant sur le dos de ses contemporains.

Leurs enfants, grands ou petits ne s'intéressent plus aux p'tis vieux que le temps d'une valse à trois temps sans jamais arriver à celle des mille temps. On ne compte plus jusque là. 

Ceux-ci, avec l'obligation d'être compétitifs, se retrouvent, parfois, bien loin comme un élastique entre le temps et l'espace.

Chacun vit, bien plus, sa vie sur des voies parallèles, qui comme chacun sait, ne se rejoignent qu'à l'infini. Ce métier dont on ne se sépare jamais complètement, revient parfois au p'tit vieux. Tout ne s'efface pas avec le temps. Il suffit d'un sommeil trop léger, ou trop agité, pour qu'ils se retrouvent avec des souvenirs pleins les bras.

Souvenirs tout à fait en compétition, si pas en opposition, avec ce qui se dit ou se fait dans la modernité du moment.

Quand la famille a pris la tangente, que le "décrochage" vis-à-vis de la modernité s'est produit, c'est alors que commence la marche forcée dans le désert. 

Rester dans le coup, c'est aussi avoir le pouvoir de se remettre en question pour s'aligner avec ce qui est nouveau, de faire table rase des préjugés avant d'affirmer avoir raison ou tort. 1.jpg

Pas sûr que les plus vieux se rappellent vraiment qu'ils ont plus de  temps pour penser. De plus en plus pressés de vivre, ils n'aiment pas attendre et perdre ce temps qui s'enfuit. A la caisse du supermarché, voilà qu'ils fulminent en attendant de pouvoir décharger leur caddy sur le comptoir de la caissière. Quand, d'aventure, un autre vieux ou une autre vieille, devant eux, a le malheur de sortir sa petite monnaie en chocolat sans payer avec la carte de crédit, ce sont leurs moues et leurs têtes qui s'allongent.
Plus le temps de tergiverser. Ils se levent d'ailleurs aux aurores qui ne sont pas borréales et viennent faire leurs petites courses, dès l'ouverture du magasin, pour l'éviter. Peut-être, auront-ils sur le feu un Téléshoping, un épisode du feuilleton "Plus belle la vie", des "Feux de l'amour", en réserve, qui les attendent à la maison en direct ou en différé ou, encore, enregistré par le petit fils.

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Quand ils arrivent à monter sur la vague, c'est par de petits tchats, par un tweet pour faire semblant qu'ils aiment encore.

Si, ce ne sont pas, heureusement, les volontés qui font l'homme, ce sont apparences qui en donnent l'image.

Les célèbrités marquent, d'ailleurs, le ton. Vieillir n'est pas "in" chez eux.

Jean Rochefort, âgé de 82 ans, dit "pas question de retraite".

Parmi les "vieux célèbres", il y a ceux qui défilent sur le canapé rouge de Michel Drucker. 

Hypocondriaque, il bave d'envie de tenir le coup ou la corde jusqu'à un âge avancé à présenter des jeunes et des vieux sur son plateau. Et, défilent Annie Cordy, Danielle Darieux, Azanavour, comme monstres sacrés. 

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Dimanche dernier, à "Vivement dimanche" c'était Salvator Adamo qui venait s'asseoir pour fêter ses 50 ans de carrière et souffler ses 70 bougies. "Une vie privilégiée", avoue-t-il. Les souvenirs sont sortis de cette rencontre entre deux contemporains presque parfaits, bien évidemment...

Le soir, Pierre Arditi annonçait qu'il se retrouverait avec Marielle dans le film "La fleur de l'âge".

Est-ce la fleur de l'âge ou la fleur au fusil? Faudrait choisir.

Michel Galabru apportait la note d'humilité de ses 90 ans avec sa petite fille et leur livre, en commun, "Tout est comédie". 

Dans la catégorie des "poids plumesé des people, on peut lire que Richard Gere avoue que "c'est formidable, à 63 ans, de jouer encore les séducteurs dans "Arbitrage" avec Susan Sarandon" et toujours "faire attention à l'argent". "Les rides me vont biens", disait Bruce Willis alors qu'il va reprendre son personnage de John McLane. 

Avec humour, on pourrait dire que les monuments sont de sortie avec leurs craquelures du temps dus aux pigeons qui laissent leur carte de visite pour donner un cachet supplémentaire.

Pourquoi n'en serait-il pas de même avec les citoyens lambda?

Dans la semaine, "Vieillir en pleine forme" était le sujet de X:enius sur ARTE.

1.jpgL'anonyme, Gunda traversait l'Allemagne à bord de son easy-rider. "Je ne me sens pas aussi vieille que je le suis", disait-elle.

Si ce n'était la synchronisation entre le corps et l'esprit qui laisse à désirer et déséquilibre, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes d'un âge certain.

1.jpgL'âge n'est pas décisif mais bien la biographie des mouvements. 

Le vélo était présenté comme une des solutions pour y remédier. Ce vélo qui apporte l'équilibre en faisant oublier le réflexe de prendre la voiture. Très théorique, tout cela.

Du côté cerveau, il faut savoir qu'il est toujours en plein processus de restructuration jusqu'à la fin de vie si le syndrome d'Alzheimer ne s'en mêlait pas pour rendre une symphonie romantique dodécaphonique. 

"Use it or lose it", une formule intraduisible avec le même impact dans d'autres langues.

Stéphane Hessel vient de tirer sa révérence à 95 ans.

Il faisait partie, en bonne place, des élus dans l'étude de "Le Point". La dernière marche a été, peut-être, trop haute même pour un homme au destin hors normes

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Il a eu de multiples vies. Pourtant, ce sont seulement les cinq dernières années que tout a été dit et résumé sur trente pages publiées à 4,5 millions d'exemplaires et traduite en 33 langues pour sortir de l'ombre.  

"Que faire" après s'être indigné? Hessel a essayé de le dire. Sera-ce dans "Engagez-vous"? Oui, mais à quoi?  Ce sont surtout les Indignés qui sont à plaindre. Ils ont perdu leur inspirateur, leur l'idole. Il faut bien le dire, le mouvement des jeunes indignés s'est un peu essoufflé. "Reposez-vous" maintenant, Stéphane.

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Une idole qui ressemble, en plus, à un adolescent qui lancerait des idées sans les assumer, cela ferait un peu gnan-gnan.

"Indignés de cons", comme l'écrit et le raconte, Marcel Sel.

"Un peu court, jeune homme", comme le disait son intervieweuse

Qu'importe. Il faut l'avoir fait et avoir pu le dire et l'écrire avec fougue.

La cerise sur le gâteau est déjà avalée. Quant à la part de gâteau, elle pèse déjà sur l'estomac après un diner de cons. La conclusion de Marcel Sel "Avoir confiance et faire les choses avant de se sentir capable de les faire" est tout à fait ce qu'il leur faudra de courage.

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Les mots ne coulent plus uniquement de la plume, ils sortent des touches du clavier d'ordinateurs, propulsés. La pensée de Jean Cocteau "Écrire, c'est se battre avec de l'encre pour se faire entendre", n'est plus à l'ordre du jour.

La presse et les réseaux sociaux se chargent du reste pour, parfois, faire du buzz. 

Pour Stéphane, ce sera un enterrement de première classe, honoré par tous, dans une "dernière sortie en boîte", comme le dit le dictionnaire de Laurent Baffie. En grande pompe. Pas une sortie anonyme sans esprit et sans vécu. 

A bas, le jeunisme qui faisait la loi dans les entreprises...
Les retraités sont rappelés dans des tâches ponctuelles de baby-sitting comme "outsider", "outside help" en apportant leur bénévolat dans les hôpitaux ou ailleurs. Se rendre utile à titre gratuit sans l'absolutisme et le servage de patrons véreux, c'est le pied.

1.jpgFini d'être en porte-à-faux. Pourquoi ne pas devenir porte-drapeau dans une nouvelle vie? Il n'y a plus qu'à s'arranger pour ajouter l'huile aux rouages grippés...

Avec le sourire, c'est tenter le diable et garder bon-pieds bon-oeil comme pare-tout, bien qu'un brin de nostalgie et l'éternelle phrase "c'était mieux avant" persiste. Et, oui, la bouffe avait encore du goût dans l'ancien temps. Moins de luxe et de voitures, c'est évident.

Paradis perdu et enfer en échange? Une impression d'avoir perdu une emprise sur son avenir, alors qu'en grattant un peu plus... on ne sait plus trop... 

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N'empêche, faut vieillir en douce, heureux d'être encore là, à son rythme propre, gourmand d'un peu de vie avec une technique éprouvée dans un sorte de baroud d'honneur. 

Certains "dits-vieux" ont fait le pas. Ils ne cherchent pas à connaître les antécédents de la Toile sur laquelle ils surfent avec deux doigts. C'est presque de guerre lasse, qu'ils se sont mis au numérique, même s'ils ne savent plus compter ou s'ils le font encore, c'est en sous ou en vieux francs car cela fait  plus riche de compter en millions de francs qu'en milliers d'euros pour solder les comptes en fin de mois.

Les plus vieux ont toujours aimé s'assurer en épargnant pour le futur et compléter la pension qu'ils avaient compris être rabotée, un jour. Ils ont pris le train de la modernité à marche forcée et le monde des jeunes est devenu un peu trop grand à leur goût. La mondialisation ne les a pas vraiment choppé, pourtant. Ils ne comprennent pas toujours les jeunes qui aiment partir avec une valise en carton, mal fermée.  

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L'autonomie se gagne ou se perd, s'ils parviennent ou non, à correspondre au nouvelles normes de l'ordre mondial devenu inéluctable. 

Beaucoup de différences existent entre les papy-boomers, les baby-boomers et les boomers tout court qui semblent marcher à pieds nus sur leurs dettes. Ils ne parlent plus d'une quelconque belle époque comme le faisaient leurs propres aînés. Mais, il faut bien l'avouer, à de rares exceptions près, ils sont devenus conservateurs dans l'âme.

Alors, ils grignotent leur capital engrangé puisque les intérêts ne sont plus à la hauteur de leurs espérances.

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Parfois, ils bégayent tout en ne s'en rendant pas compte pour tenir les autres éveillés. A cours de sujets, ils reprennent des anciens et 'répépépètent' depuis le début.

Normal, en définitive...

Les plus vieux souvenirs reviennent sur les tapis alors qu'ils se demandent qu'est-ce qu'ils sont venus chercher en allant dans la cuisine pour chercher le pot de sucre.

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Si le cordon ombilical a été coupé avec le sécateur, ils ne parlent plus avec le même langage pour l'exprimer. 

Ils meublent le temps pour faire preuve qu'ils existent. Alors, ils tweetent ou facebookent comme bonimenteurs.  

Joindre l'agréable à l'utile. Tout l'inverse de leur vie active pendant lequel ils tentaient de joindre l'utile à l'agréable. 

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Au besoin, certains comblent les trous en écrivant un livre q'ils promotionnent à la "Foire du livre" (*). Cela fait aussi partie de l'exutoire à leurs espérances et la fantaisie en fait partie

Vendent-ils leurs souvenirs aux plus offrants?

Rien n'est moins sûr...

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Ils défendent leurs propres thèses creusées en sillons étroits qui transitent encore aux tréfonds de leurs mémoires. Les expériences des autres, ils s'en foutent dans le fond. 

Débattre, c'est plus trop leur truc en plumes, mais plutôt une base pour faire ressortir les derniers frémissements de leurs poils. 

Une tune qui tombe dans la sébile ou s'insère dans le bastringue, là, ils deviennent curieux, tombés dans le syndrome d'Erostrate, et pensent être devenus les nouveaux philosophes de demain, munis d'une canne blanche pendant que d'autres restent perdus entre la partie de pétanque quand il fait beau et la partie de bridge quand le temps est à la pluie avec leur fan club.

Entre eux, ils changent la sauce piquante en sauce mayonnaise.

Les super-centenaires, c'est sur l'île d'Okinawa qu'on les rencontre. 

Pas de doute, la longévité des vieux inquiètent les jeunes. Ils ont trop de trucs pour se retrouver au mieux de leur forme comme quand, Tonia chantait, à une certaine époque, "avec un peu de poivre, un peu de sel, un peu d'amour, un peu de miel. Quand tout cela sera mélangé, tu pourras dire enfin que c'est arrivé"

Le "bon vieux temps", c'était un temps, où on tirait souvent sa révérence sans bruit, plus rapidement, sans effets secondaires ou au pire, à titre posthume. Un temps où les hiérarchies décidaient en lieu et place, résignés.
1.jpgUn temps, pendant lequel, 
celles-ci se cachaient derrière une tour d'ivoire. Elles ont aussi pris leurs quartiers d'hiver aux rayons des "divers", perdues tout autant, dans la masse des inconnus célèbres. 

Les lettres à pépère de Magdane, on s'en régale. Non, on ne se  moque pas des personnes âgées.

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Le 8, c'est la journée de la femme, pourquoi pas ne pas mentionner la lettre à mémère?

Voyons, vous n'êtes pas sympa...

Je reprendrai la préface et la postface du nouveau livre de Bouvard "Je crois me souvenir": 

"Être 'moins jeune', c'est parfois être fier de rien. Reconnaissant envers ce dieu auquel, je déplore de ne pas croire, de m'avoir évité le pire avant l'inéluctable. C'est demander pardon de son omniprésence et se retrouver encombrant pour seul gage de conscience professionnelle et d'honnêteté intellectuelle que l'on peut offrir comme le serait un vieux con, non blasé.".

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Si la maison de repos devient, tout de même, obligatoire, il s'agit de la choisir de tout repos.

Ces maisons de repos ont besoin de plus en plus d'emplois pour parvenir à accomplir leurs tâches et plus de 40.000 nouveaux postes de jeunes restent à trouver même si la rentabilité impose à nouveau des restrictions de personnel. Premier lien  d'intérêts entre générations.

Des prix (fort) élevés et des services déficients qui font souvent partie du lot avec une moyenne de 1360 euros par mois (+138 euros de suppléments) font peur. Pourtant, il faut une autre moyenne de cinq mois sur de longues listes d'attentes à Bruxelles, preuve que cela ne freine pas.  

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Inciter à dépasser l'âge de la retraite en donnant des compensations financières sous forme de bonus?

S'il suffisait de donner un peu de gras à la vie pour changer le canasson en cheval de course, ça se saurait.

1.jpgMais, de toutes manières, que ne ferait-on pas pour avoir une pêche d'enfer? Une pêche, au paradis, ça se saurait aussi.

Samedi 2 mars, la nostalgie et les hommages étaient de rigueur autour de Charles Aznavour lors d'un nouveau numéro de l'émission "Hier encore".

La chanson, un autre lien potentiel entre les générations?

Si oui, alors, un karaoké s'impose :



Hier encore

J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps

J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre

Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé

Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture

Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui

Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années

Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?

 

Qui serait répondu par Zazie


 

L'enfoiré,

 

(*) Photos de la Foire du livre 2013

 

Citations:

 

  • « A vieux comptes, nouvelles disputes. », Proverbe français
  • « Un vieux rosier ne se transplante pas. », Proverbe québécois
  • « Le vieux balai connaît les coins. », Proverbe irlandais
  • « Les vieux péchés ont de longues ombres. », Proverbe chinois 

 

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Mise à jour 10 mars 2013Pour la petite histoire, ce samedi soir, 9 mars, j'allais voir, au Théâtre des Galeries, la pièce "Sortie de scène" de Nicolas Bedos présentée pour la 1ère en 2005, avec son père dans le rôle principal. Une pièce dans laquelle un auteur de comédies à succès consacre son fiel à des essais polémiques. La maladie lui laisse assez de souffle pour se disputer avec sa gouvernante-secrétaire-infirmière qui ne craint pas de lui répondre. L'arrivée inattendue d'une jeune nièce dépressive va obliger ce misanthrope professionnel à aller refaire un tour du côté de l'humour, de risquer à fumer un joint pour, ainsi, joindre deux générations.

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28/02/2013

Une intelligence pleine d'artifices

L'étude du cerveau humain, une stratégie médicale, technologique et économique. L'intelligence artificielle remplacera-t-elle l'intelligence humaine? Drame ou progrès pour l'homme?

1.jpgRépondre à cette dernière question est que tout dépend de ce qu'on en fera.

Le 20ème siècle peut être considéré comme celui du coeur. Le 21ème pourrait devenir celui du cerveau.

Aujourd'hui, les opérations à coeur ouvert se font à la chaîne, même si les maladies cardio-vasculaires font toujours parler d'elles. Si le sang est véhiculé par la pompe du coeur, c'est le cerveau qui gère toutes les autres fonctions du corps humain.

Étudier le cerveau est bien plus complexe.

La neurochirurgie est encore très jeune. Les chirurgiens, face à une tumeur du cerveau, n'ont pas eu beaucoup d'occasions pour se familiariser avec les techniques médicales. L'électro-encéphalogramme reste trop ciblé et incomplet. Les nano-sondes et l'IRM pourraient aider à modéliser le cerveau humain. Les progrès des techniques de la neuro-imagerie permettent de visualiser le cerveau sur le plan anatomique et fonctionnel. ("Le Cerveau de cristal" par Denis Le Bihan). Il y a pourtant un grand décalage entre l'image visuelle et la guérison. La neuro-imagerie moderne est apparue dans les années 1970 et révolutionné la techniques des rayons X de Röentgen qui date de 1895.

Le cerveau, curieusement, est insensible à la douleur. En 2010, un simulateur virtuel du cerveau a été créé au Canada. La mesure de la rigidité ou de la mollesse du cerveau est mise en équations numériques pour simuler au plus près et, ainsi, s'y exercer à opérer le cerveau pour en extraire une tumeur.

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Obama veut en savoir plus sur le cerveau"Pour ce faire, des scientifiques prévoient de construire une cartographie complète de l’activité cérébrale. Ils veulent faire pour le cerveau ce que le projet du génome humain a fait pour la génétique. Composé d’environ 100 milliards de neurones, le cerveau est excessivement complexe. Dans le coup, agences fédérales, fondations privées, équipes de neuroscientifiques et nanoscientitifiques pour faire progresser la connaissance sur les neurones, la perception, l'action, la conscience, pour ainsi, mieux comprendre des maladies comme Alzheimer et Parkinson, développer de nouveaux traitements pour les maladies mentales et acquérir des progrès en terme d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les scientifiques sont persuadés que la technologie est suffisante pour permettre d’observer et d’acquérir une compréhension plus complète du cerveau et de manière moins intrusive. Si l’initiative voit le jour et aboutit, elle pourrait être bénéfique à l’économie.".

Avec de tels argument, quand la santé et l'économie sont en jeu, les budgets devraient suivre comme investissements pour le futur.

Dans la foulée de l'étude du cerveau humain, il n'y a qu'un pas pour arriver à créer un cerveau artificiel en copiant son intelligence, au départ, en le musclant avec toutes les données disponibles, ensuite. Un pas, mais un grand pas. 

Créer un cerveau artificiel est un rêve que l'on retrouve au moins dans 35 films de sciences fictions. Ici, plus question de fiction.

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Sur dix ans, l'Europe est prête à débourser un milliard d'euros dans le projet "Cerveau humain" avec différentes universités comme l'école polytechnique de Lausanne et d'autres.  Les États-Unis, c'est trois milliards de dollars mis à disposition, dans le cadre du plan "Brain activity map" et « Future Emerging Technologies », aussi, comme un des deux projets les plus prometteurs pour la décennie à venir.

Le projet Apollo, le « Human Genome Project » comprend des étapes pour comprendre l'homme, suivant le schéma du séquençage du génome humain et le « Human Brain Project » pour prendre sa suite.

La « Big Science » est impliquée dans l'opération. 

Le projet SyNAPSE, au départ de la l'armée américaine avec IBM, HP et des universités va tenter de créer un cerveau humain à partir de zéro et de reproduire ses prouesses de raisonnement, de la parole et de créativité. A l'heure actuelle, les neurosciences sont incapables de comprendre son fonctionnement et les liens avec les neurones.

L'idée de construire une réplique, sans être identique à l'original, est venu à Richard Feynman pour contourner l'obstacle et la complexité. Le but principal est de mimer les phénomènes de dépression, d'autisme et de schizophrénie. Toutes des maladies qui touchent 30% de la population européenne avec un coût de près de 600 milliards d'euros par an. Montant qui dépasse le prix des maladies cardiaques, du cancer ou du diabète. 

Les maladies qui touchent au cerveau sont difficiles à déceler dès les premiers symptômes et, de plus, leur fréquence semble augmenter dans le futur.

Les progrès ont été importants. On comprend mieux comment fonctionne le cerveau. Sa plasticité comme simulateur conscient de son environnement ou son appel à l'inconscient en cas d'urgence.

L'approche neurocognitive et comportementale (ANC) se décline par l'intermédiaire du cerveau, l'étude des décisions (5000 par jours) et l'étude comportementale via le cerveau reptilien (instinctif), paléo-limbique (émotif), néo-limbique (croyances, éducation, préjugés) et le cortex frontal (logique). (site)  

Depuis le père de l'informatique, Alan Turin, l'intelligence artificielle (IA) n'est pas parvenue à concevoir une machine suffisamment performante malgré la puissance de calcul. Même avec un ordinateur capable d'effectuer des milliards de milliards d'opérations à la seconde, la simulation serait 100 fois plus lente que l'aptitude du cerveau original rien que pour simuler quelques secondes d'apprentissage. Seul un ordinateur quantique pourrait peut-être arriver à la vitesse nécessaire avec des QBits qui manipuleraient les données. La mécanique quantique pourrait ainsi répondre à ce besoin et, par là, relier les forces spécifiques d'une machine à celle de l'homme.  

 
0.jpgLes quatre défis ne sont pas des moindres :
  • Cartographier le cerveau avec ses neurones et axones pour établir les plans de sa construction (Projet Connectome par le National Institute of Health). La technique de l'IRM à tenseur de diffusion permet une vue du plan anatomique et fonctionnel à suivre l'histoire des 30 millions de milliards de milliards de molécules d'eau qui traversent les synapses dans une organisation à trois échelles, microscopique, mésoscopique et macroscopique. 

  • Construire des neurones en silicium (Projet Truenorth par IBM) alors que tous les systèmes informatiques respectent une autre architecture. John von Neumann, en 1943, séparait l'unité de calcul de l'unité centrale, alors que les neurones jouent alternativement les deux rôles pour épargner l'énergie et accélérer les processus. L'agence Darpa teste actuellement des neuro-puces de 256 neurones avec chacun 1024x256 synapses et 1024 axons, câblés sur des nano-circuits dans une sorte de jeu de Lego.  

  • Organiser les connexions (Projet Spaun par l'université de Waterloo au Canada). Parvenir actuellement  à lire, à écrire, à compter, à mémoriser, à compléter des séries logiques avec 2,5 millions de neurones, équivaut à la capacité du cerveau du cafard. Il s'agit de les relier pour interagir en jouant le rôle au chef d'orchestre comme le thalamus ou l'hippocampe qui compile les souvenirs et décide de les effacer si nécessaire pour ne pas encombrer d'informations inutiles ou obsolètes. Apprendre par l'analyse reste la pierre d'achoppement pour obtenir la "tête bien faite" voulue. 

  • Alimenter en informations (Projet Google X par Google et l'université de Stanford). Le "Big data" à transférer et atteindre la "tête bien pleine". L'apprentissage des concepts complexes passe au travers d'un cortex visuel non surveillé  par la simulation. Cela a été réalisé par la machine Deep Blue en 1997 lors d'une partie de jeu d'échecs. Google organise déjà la marche dans ce sens. 

0.jpgCe sont tous, des projets technologiques sur plusieurs plans répartie en 150 équipes et des milliers de chercheurs qui dépendent du seul arbitrage financier.

Mais, il y a les sceptiques et cette simulation fait débat normal et nécessaire. Des critiques politiques croisent celles du niveau technologique et scientifique.

  • Projets trop américains et des buts à atteindre qui seraient, en arrière plan, destinés aux services de renseignement et à la stratégie de l'américain Darpa.
  • La question est "jusqu'où aller pour que ce soit efficace?". Descendre jusqu'à quel niveau de détail, de forme, de précision moléculaire ou atomique ? Le risque de créer un modèle trop faible en réunissant des niveaux organiques trop distants et donc, improductif, n'est pas nul.

Il est avoué que le but n'est pas d'atteindre la perfection mais seulement une approximation par phases, par versions en fonctions des progrès.

Un cerveau artificiel serait utile pour tester des traitements contre l'épilepsie ou la dépression puisqu'ils sont liés à des problèmes neurotransmetteurs.

Mais, inefficaces contre le syndrome d'Alzheimer plus lié à des problèmes de protéines, dit-on déjà. 

Puis, il y a de petits projets qui aboutissent. Petit à petit. Bien loin des investissements monstres. Le révélation du professeur à l'origine d'une découverte, Pierre Vanderhaegen, est presque confidentielle dans l'annonce récente d'une découverte scientifique à l'ULB de Bruxelles: la reproduction des neurones du cortex à partir de cellules souches et transplantés dans le cerveau d'une souris. 

Ici, aussi le même but, modéliser les maladies du cerveau. Une première greffe après une fabrication de plusieurs mois de ces cellules qui connectés avec le cerveau de la souris. Cela n'a pas fait parler la souris, bien sûr, mais...

Le cerveau de l'homme est gouverné par trois formes:

  • le reptilien archaïque qui réagit à l'instinct par des réflexes de survie.
  • le limbique qui détient les émotions pures.
  • le néocortex qui se risque aux abstractions dites rationnelles.  

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Quantifier l'information et en faire un concept scientifique précis, le dernier "Pour la Science" parlait.

Née, il y a 65 ans, la théorie de l'information est une entreprise toujours actuelle, à laquelle les développements de la biologie posent de nouveaux défis.

Dès sa naissance, la fracture entre le numérique et l'analogique s'est creusée.

L'ordinateur numérique, plus précis, a supplanté l'ordinateur analogique par les entreprises gloutonnes en gestion pour leurs prévisions budgétaires et les calculs scientifiques. L'ordinateur analogique ne pouvait pas fournir cette précision en oscillant sur des courbes entre des limites connues souvent d'avance.

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Le Démon de Maxwell guette dans l'ombre avec son ADN cellulaire et son processus du vivant.

L'entropie, en numérique, se subdivise, elle aussi, en trois versions, ShannonRényi ou conditionnelle

Trois éléments restent à définir pour combler les lacunes de connaissances comprises dans la matière, l'espace et le temps.

La neuro-informatique s'est imposée cette tâche.

Rien que l'approche par l'écrire de manière numérique plutôt qu'analogique pourrait sembler différente.

Les sentiments par le cœur et le raisonnement par le cerveau sont-ils réellement aux antipodes ou complémentaires?

Est-ce qu'il y aura, un jour, des robots intelligents et sentimentaux?

Comme les réalités dépassent souvent les fictions, je répondrais, "oui". 

1.jpgL'intelligence est le potentiel de comprendre par les facultés mentales, de découvrir des relations entre les éléments, de les adapter à des situations nouvelles pour y réagir et aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle par opposition aux sentiments, aux sensations et aux intuitions.

Traiter l'information, la machine le fait très bien pour atteindre les objectifs prédéfinis. Des objectifs à définir par la compréhension de la codification diversifiée comme la maîtrise du langage, elle ne le fait que partiellement. De nouveaux systèmes informatiques pourraient en découler. 

Les machines arriveraient à nous dépasser? Si c'était le cas, il resterait à les comprendre pour s'en apercevoir.

Le cerveau humain a besoin de dormir. La machine a besoin de se refroidir en dehors du point où il bugue. Sommeil paradoxal pendant lequel les infos seraient comprimées, défragmentées pour en réduire la taille, tout en étant toujours prêt à être réveillé par un réveil demandé par une autre machine. Ce n'est pas pour rien que le mot "virus" a été utilisé pour les humains et pour les machines.

Avoir peur de la machine? Pas d'elle, mais de son concepteur.

Pourra-t-elle décider de détruire ses semblables quand ceux-ci déconnent dans leurs circuits ou, mieux encore, s'autodétruire?

En 1942, Isaac Asimov avait édicté des règles de coexistence avec des robots. Le bug ne pourra se parrer qu'avec la présence d'autres robots qui vérifie les précédents.

Lors des dernières crises financières, les marchés, auto-régulés, sont allés trop loin. 

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13 février 2013: Un bébé robot assimile les mimiques des humains. "Via des caméras, il « apprend » l’expression faciale. Il rit, sourit, puis une larme semble lui monter aux yeux, sans doute poussée par la contrariété: difficile de ne pas voir dans le visage de Diego toutes les expressions d’un bébé humain. Pourtant, sa peau ne ressent aucune caresse rassurante, car elle est faite de plastique. Construit par une équipe de l’Université de Californie. Construit de façon à ressembler à un bébé d’un an, le robot y fait une démonstration de sa palette d’expressions faciales. Le réalisme est à la fois impressionnant et troublant, voire effrayant".

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Les Japonnais viennent de présenter leur dernier robot de Cyberdine, "Super Giraffe" qui serait prêt à réagir lors d'une catastrophe nucléaire.

Les réalités dépasseraient-elles la science fiction? Reproduire les cinq sens de l'humain et peut-être, pourquoi pas, en inventer d'autres.

Connaître ainsi les processus de la vie et de la mort de l'homme, c'est toucher aux émotions, à la sensation, à l'intuition et à la conscience. Avant de copier, encore faudrait-il comprendre un peu plus sur ce qu'est un homme dans son intégrité physique, morale et mentale. Ce qui le stimule à agir ou ne pas le faire, à penser ou ne pas penser pour échapper, parfois, timoré ou oisif à la prise de décision, à la colère et au plaisir. Tout cela relève parfois du mystère sans pourvoir en tirer des généralités. Les hommes ne sont des clones. La compréhension ajouterait une dimension au savoir multiple pour déterminer dans quel cas, les émotions restent nécessaires dans son intimité d'individu.1.jpg

Les émotions sont-elles conscientes ou déterminées par le subconscient? 

On ne sait plus très bien, ce qu'on cherche et où est la frontière de ses recherches entre intelligence naturelle ou artificielle.

Le magazine "Comprendre la Science" vient de sortir un numéro spécial "Le cerveau et ses mystères", dans lequel on parle de mesurer l'intelligence, le rôle des hormones et du sommeil, les troubles bipolaires, de son entretien et de sa dégénérescence.

0.jpgLe cerveau a, en effet, tous ces mystères répartis sur plusieurs voies et têtes (cf vidéo).  

Une question: La vie ne dépendrait-elle pas de la mort? 

A cette question, pourquoi ne pas parler de l'émission "Matière grise" et de l'expérience de la vie après la mort. On y voit comment la matière se décompose. Une véritable guerre entre fossoyeurs pour réinventer la vie et remarquer que chaque atome, chaque composant est réutilisé pour la recréer. C'est découvrir comment de nouveaux écosystèmes vont se mettre à envahir les lieux après la mort pour découvrir que le vieillissement est la capacité qu'a la nature à se recycler. Derrière tout cela, pas très gratifiant ni du goût des nécrophores, comme les bactéries, les champignons, les asticots, c'est comprendre que la vie est constituée de niveaux très variés, faite de simplicités et de complexités. Les myxomycètes comme organismes les plus primitifs, sans cerveaux, sans cœur, sont là avec pour seul but de se reproduire. Construits avec les briques fondamentales de la vie, ils parviennent à reconstituer, avec efficacité, les organismes, les plus sophistiqués. Ce sont les virus qui vont contrecarrer ce processus et faire évoluer les espèces. 

C'est dire que l'approche n'est, donc, peut-être pas mauvaise.

Faudra-t-il penser à faire mourir les robots en plus de l’obsolescence des versions pour qu'ils nous ressemblent encore plus et qu'ainsi, ils se régénèrent entre eux comme les êtres vivants?  

1.jpgCe ne sont pas seulement les psys et les neurologues qu'il faudra appeler à la rescousse pour répondre à ces questions. Des naturalistes, des entomologistes, des mycologues et des philosophes pourraient très bien compléter.

Télécharger nos pensées dans un ordinateur, c'est aussi savoir quoi transférer.2.jpg

Comme toutes les poussières d'étoile, l'homme a commencé par être très organisé mais, qui en vieillissant, tend vers un chaos très personnel qu'on appelle "personnalité" que Kenneth Hayworth estimait devoir passer, un jour, sous la forme d'algorithmes.

Faut-il avoir peur des robots dans le futur?

Les humains inaptes à vivre en société sont considérés comme des erreurs de "conception", retrouvées dans les maladies mentales. Pourquoi les erreurs appelés "bugs" n'existeraient pas chez ses copies robotiques? Les virus se chargeraient de rectifier le "tir".

L'homme arrive dans un goulot d'étranglement dans lequel il doit répondre à des questions qui le dépassent. L'enseignement ne suit pas le rythme, englué dans des moules et des programmes prédéfinis, devenus obsolètes dès leurs sorties de l'école.

Joël de Rosney, féru de technologies numériques, parlait de "Société, éducation et fluidité(cf. vidéo)". "Surfer la vie, surfer l'éducation?". D'après lui, Internet, c'est fini dès que le cerveau planétaire sera conscient de lui-même au point de singularité. Le cerveau s’accélérera grâce aux liens et aux flux de connexions, obligé d'anticiper en surfant en temps réel sur une vague mouvante. La société pyramidale vit, peut-être ainsi, ses dernières années de succès ou d'échecs. 

Plus question de rechigner sur les aspects négatifs comme le cannibalisme des fonctions humaines ou la cyberdépendance. L'éducation pourrait subir un coup de fouet par ce futur devenu très virtuel. L'apprentissage pourrait se produire à distance, au rythme de l'étudiant, dans une éducation permanente interactive, pour correspondre à la vie qui s'allonge.

L'autisme est considéré comme une maladie car il réduirait les capacités intellectuelles à un seul domaine trop étroit. 

Éduqués comme des experts et des spécialistes, nous sommes tous, quelque part, des "Rain Men", entrés dans un certain autisme.   

Cela pourrait changer par l'IA qui obligerait de s'adapter à des situations généralisées, de s'occuper de tout, ou, du moins de pouvoir en parler. On ne sait pas vraiment jusqu'où iront les changements que les machines nous forceront d'adopter.

Avec le cerveau, nous sommes peut-être arrivés à un cas similaire aux fractales. En recréant la nature en 2D, par calcul, les fractales nous semblaient belles.

Passées en 3D, elles nous ont fait entrer dans un nouveau monde dans lequel, on pourrait presque se demander à quoi le résultat pourrait servir.

Nous sommes, en quelques sortes, des mutants hybrides qui s'ignorent.

L'informatique n'a été que la pionnière du processus de mécanisation. Une fois, la physiologie des humains incarnées dans des humanoïdes, on risque de ne plus remarquer tellement de différences. Il y aura les bons et les mauvais humanoïdes comme chez leurs modèles.

S'il y a un problème d'éthique, de sagesse dans tout cela, il sera dépassée par les événements qui arriveront en tsunamis progressifs auxquels personne ne pourra échapper. 

Trop d'avantages face aux inconvénients pour faire marche arrière et l'envie d'aller toujours plus loin, est trop forte pour que le futur reste bloqué.

0.jpgCerise sur le gâteau, l'homme qui valait trois milliards, sera bien moins cher qu'en 1975. 

Avoir peur des humanoïdes est lié à une culture religieuse. Cela gène les esprits religieux que des machines auraient une forme humaine et ferait mieux que son modèle.  

Les investissements seront peut être dans l'impasse. Celle-ci serait totale sans l'avoir testée.

Comme disait quelqu'un "Les sciences modernes décrivent ce qu'on peut connaître mais pas nécessairement le réel".

Pandore es-tu encore là?

Si oui, rentre dans ta boîte, RAS...

Si vous permettez une blague de potache pour finir, je vous proposerais cette dernière adaptée pour les circonstances.

Elle aurait pour titre: "Les gens trop érudits manquent parfois d'humilité".

Un jeune ingénieur en neurosciences, se retrouve dans le train assis à côté d'une petite fille qui visiblement à un rhume.

L'ingénieur dit à la petite fille:

-Il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un.

La petite fille le regarde et dit en toussant:

- D'accord, de quoi voulez-vous qu'on parle?

L' homme fanfaronne:

- Et si on parlait de ton cerveau et de ton rhume?

La petite fille lui répond:

- D'accord. Mais avant, j'ai une question. Une vache et un cheval mangent tous de l'herbe. Pourtant, la vache fait des bouses plates et le cheval de grosses boules. Vous me suivez?

- ... Oui, oui.

- D'où ma question. C'est le cheval qui a pris la place de la vache dans ma lasagne de ce midi. C'est ce qui fait que ma mère va m'obliger de manger des choux de Bruxelles, ce soir. Comment expliquez-vous cela? 

L'ingénieur pantois, réfléchit un instant, puis, doit avouer:

- Ma foi, je ne saurais l'expliquer.

Alors, maligne et ironique, la petite fille lui dit:

- Comment voulez-vous que je vous explique les problèmes que mon rhume de cerveau me pose, de la cervelle des ruminants, si vous ne maîtrisez même pas ces petits problèmes de merde, bien naturels?

- Je ne peux te l'expliquer aujourd'hui. Peut-être demain, ou bien plus tard. Mais reviens sur ce train, et quelqu'un te l'expliquera. 

L'enfoiré,

 

Citations: 

 

  • « L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle. », Woody Allen
  • « La connaissance sans la sagesse, est de l'intelligence artificielle.... », Juliana M. Pavelka
  • « Attention au virus de l'intelligence artificielle. La représentation parfaite endort le cerveau. », Serge Bouchard

 

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21/02/2013

Dans mes yeux, dixit Johnny

Encore une autobiographie d'une personnalité. Nous allons tout savoir sur la vie de Johnny sans même oser le demander. Vite l'interprétation humoristique faite par son imitateur préféré, Laurent Gerra, lui, qui a su le décrire avec humour dans cette vidéo. Je ne suis pas spécialiste, seulement, un enfoiré qui constate...

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On ne sait plus toujours pourquoi mais il y a un "mythe Hallyday" qui s'est installé en parallèle avec la longueur de sa vie d'artiste. Il est passé par tous les styles de la chanson comme le rappelle encore une fois Gerra.

Des biographies de Johnny, Sagan, Duras, Labro, Rondeau se sont penchés sur son cas.

A l'âge de 70 ans, il veut régler ses comptes dans un livre autobiographique avec pour titre "Dans mes yeux".

Solder ses comptes, faire le grand déballage et se livrer sans fard, c'est révéler plus que des "secrets de fabrications".

Le bouquin fait un carton, parait-il. Cartonné, son bouquin.

Coup de pub médiatique.

Ce dont il est question, chacun en a reçu quelques échos sur Internet. 

Le but, écrire sa vérité et corriger les absurdités que l'on dit sur lui.

Allait-on tout savoir sur ses galipettes dans sa résidence d'été à Saint Barth? L'île de la tentation, là, où il faut montrer pattes blanches pour y poser ses pénates.

Et bien, non, raté, le livre choc dans lequel il allait se livrer est, en fait, des réflexions du miroir qui livrent les autres sans fards.

Plus facile de regarder avec ses yeux qu'avec ceux des autres.

Voilà, qu'il a été, en plus, flinguée, dès sa sortie.1.jpg

Entendre dire par la journaliste de service que "c'est mieux quand il chante que quand il écrit", ce n'est même pas exact.

C'est à la romancière, l'ex-femme de Patrick Bruel, Amanda Sthers qui s'y est mise à la tâche d'écrire la biographie de Johnny.

Elle dit que son modèle agace, qu'il passionne, qu'il galvanise, mais que jamais, il ne laisse indifférent. Que Johnny n'est pas qu'un "phénomène", mais un "paysage".

Une vision des choses très personnelle.

Johnny, lui, l'a choisie pour scruter ses souvenirs enfouis, car elle serait un bon psychiatre d'après lui.

Son livre autobiographie a, donc, été rédigé avec sa participation et son assentiment. Ce ne seront pas avec ses propres mots, ni avec leur construction dans les phrases. Il l'a contresigné.

Je ne sais s'il faut donner son avis sur le chanteur, sur l'homme ou sur l'écriture de son autobiographie.

Essayons le chanteur pour commencer. Une voix, caractéristique, forte pour la forme et le sujet principal de l'amour et, souvent, le mal-être pour le fond. Rien à dire d'autre. Aimer ou ne pas aimer n'est pas la question. 

Toucher beaucoup de monde par ses shows monstres, orchestrés et inondés de lumières pour appuyer un messie qui descend sur terre.

C'est à croire que la vision d'un extraterrestre est à la base de l'étourdissement qui baigne chez ses admirateurs.

Un de mes lecteurs est un fan de Johnny Halliday. Quand je dis fan, c'est fan. Il suit "son Johnny" lors de toutes ses représentations.

Je l'ai questionné et ce qu'il en disait, est assez significatif. Il ne m'en voudra pas si je reprends ses réponses puisque pour Johnny, ce serait une pub de plus: "si les gens vont le voir en concert, c'est qu'il y a l'ambiance que l'on ne peut pas obtenir avec un simple CD ou DVD. Aux concerts les fans sont les mêmes, souvent se reconnaissent, et donc, il y a des échanges. Ils discutent entres eux, boivent un pot ensemble, etc... De plus je ne connais aucun poste de télévision qui crache 120 décibels à 50 mètres, et même si j'en avais un, je ne pourrais pas utiliser sa puissance sous peine d'avoir des problèmes avec mes voisins, sur un rayon 100 mètres à la ronde! Bien sûr, souvent proche de la sono, avec, en plus, 6 gros caissons de basses et 4 satellites d'aigus au bas de la scène, j'ai commencé de souffrir d'acouphène. Une volonté de ressembler à son idole, se sentir misérable face a elle? Il y a, peut-être, un peu de ça, car lorsqu'on admire une star, notre rêve est de lui ressembler ce qui peut s'expliquer. Parce que l'on se sent misérable?... Je ne sais pas...".

Je ne vais pas dire que moi je sais.

Ce que je sais c'est que cela ne me vaut pas des problèmes auditifs.

Nous vivons dans un monde d'indifférences. Un monde dans lequel les gens se rencontrent, se racontent et puis s'oublient aussi vite.

Est-ce cela que mon fan voulait y trouver dans ces rassemblements de foule?

Il n'y a plus que le battage médiatique qui l'entoure, qui ait encore de l'intérêt dans certains yeux.

"Dans mes yeux", une autobiographie, un livre qu'il aurait mieux fait de composer lui-même comme seule raison d'être à ses propres yeux...

Quand on sait que Johnny est un interprète de chansons dont la plupart ont été écrites par des paroliers de profession, la question de son succès n'est pas anodine, ni contradictoire.

"Connais l'homme pour mieux te connaître" écrivais-je, un jour.

Les questions que cette interprète écrivaine a pu ou su poser pour l'écriture du livre, ne l'ont-elles pas, quelque part, influencé ou trop orienté? Elle doit avoir sa propre envie de provoquer le lecteur, d'en ressortir un peu grandie, elle-même, par son jeu de mots d'écrivaine.

La recherche de la polémique semble en être l'orientation.

S'attaquer à d'anciens amis,

  • comme Michel Sardou qui a descendu les rapides du Colorado avec lui mais qui est devenu un "mec trouillard", un "vieux con réac", parce qu'il a osé surnommé sa fille adoptive Jade, de "Viët-cong".  La réponse du berger a été : "Je veux bien que l'on fasse des commentaires sur les Mémoires de La Rochefoucault, mais celles de Johnny, je m'en tape". Le Muppet Show est de sortie... 
  • comme Claude François qui serait le "Poulidor de la chanson française qui récupérait toutes ses ex" dans une rivalité sans nom. C'est le fils
  • comme Adeline Blondieau, la "sainte nitouche", "le serpent hystérique". Adeline Blondieau qu'il a épousé pas une, mais deux fois, en 1990 et 1994, avant de rompre en 1995. Quand on est artiste, peut-on se permettre de telles récidives? Il y en a qui mettent vraiment du temps à comprendre avant de se dire trompés sur la marchandise... Alors, Adeline se rebelle.
  • comme Henri Salvador qui a reçu, à titre posthume, sa part d'égratignures. En 1960, celui-ci aurait dit de lui "Sortez-le ! Il est indigne de la chanson française". Le rocker ne l'a pas digéré et qualifie de "vieux con" l'interprète de "Jardin d'hiver".
  • comme Edith Piaf qui aurait été attiré par son charme de jeunesse. 
  • comme Depardieu qui serait le seul type plus épuisant que lui dans une surenchère ou une escalade amusée du désespoir.

  • comme "Les Enfoirés", devenu une kermesse qui n'aurait plus l'esprit du départ. Pourquoi ne s'y investit-il pas pour le faire revenir avec son influence?

Que cela vole bas, tout cela.

La vengeance est un plat qui se mange froid... trop froid.

Est-ce que son interprète avait l'envie de remonter aux sources du mal ou du mâle? 

Une autobiographie est-elle un endroit pour laver son linge sale  en famille?

Il faut se rappeler que les hommes évoluent dans des temps et des voies parallèles. Les réunir ne semble jamais apporter l'assurance d'un grand réconfort.

Heureusement, "il y a les copains et les copains des copains et on se sent bien", comme le chantait Gilbert Bécaud.

Eddy Mitchel, le "pote de toujours", bien sûr. Lui qui chante "J'aime pas les gens heureux".

Avoir des défauts et des qualités, Johnny dit en avoir. Le fait d'avoir eu de la chance avec les mères de ses enfants et réussir ses divorces, il les assume. Jamais seul, si l'on en croit le titre d'un de ses albums.

Côté positif, il parle de ses enfants, Laura et David qu'il partage avec deux enfants adoptés. Sa dernière femme Laeticia arrivée au bon moment quand il avait perdu sa voix et qui devait trouver le bon chirurgien parmi cinq d'entre eux. Un cauchemar de dilemmes...

Les fous rires semblaient avoir manqué terriblement dans la vie de Johnny. 

"Les gens ont été beaucoup plus méchants avec moi que je ne le suis avec eux", précise-t-il.1.jpg

Avait-il tout rassemblé pour pouvoir le confirmer? 

S'il était passé uniquement de déceptions en déceptions, pourquoi ne serait-il pas passé à autre chose?

Il dit qu'il voulait être acteur avant d'être chanteur. Il est passé sur les planches, devant la caméra et rêve de passer derrière elle.

Quand, dernièrement, il a été hospitalisé, après trois semaines dans le coma, suivi d'une grave dépression, il s'est senti devenu comme une ombre, un vieillard, un type qu'il n'aimait pas. 

Il a appelé son père, Léon Smet, décédé depuis le 8 novembre 1989.

A l’enterrement de celui-ci, Johnny était seul à suivre son cercueil, tout étonné. Pourquoi en serait-il autrement? Les enterrements ne sont-ils pas, quelques fois, des réunions de faux-culs, mieux élevés, peut-être, mais qui se préoccupent plus du côté commercial et de l'intérêt sous-jacent?

Dans le showbiz, c'est un endroit où il faut être, mais il ne faut pas croire que cette situation soit différente.

"S'il ne nous avait pas abandonnés, ma mère et moi, alors que je n'étais qu'un bébé, je ne serais jamais devenu Johnny Hallyday", avoue-t-il.  

L'enfance détient, souvent, toutes les sources et les secrets de ce qui la suit.

Ses excès, il ne les cache pas. L'alcool a aidé à vaincre sa timidité maladive. Sa franchise maladive, ce sera pour le livre suivant.

En politique, il dit  avoir une sensibilité de droite parce que la gauche pousse à la médiocrité et qu'il n'aime pas les sociétés d'assistés.

Mais, qu'est-il venu lui aussi, faire dans cette galère?

La France ne semblait pas pour lui, puisqu'on l'y traite de voleur, qu'on l'a trahi, accusé à tort et sali.

Erreur de casting, comme on dit dans le jargon.

Ce dimanche, Pascal Obispo était l'invité de Vivement dimanche. Johnny y était son invité.

A sa sortie, le ventriloque Jeff Panacloc remettait les horloges à l'heure avec sa poupée, Jean-Marc. Perdre le controleêtre le meilleur imitateur des hôtes du Père Lachaise. Non, Jeff t'est pas tout seul. Une poupée permet de dire tellement de choses en peu de temps. De faire rire sur les vicissitudes du monde. On peut dire qu'Obispo a ri et bien ri même si la poupée, Jean-Marc l'introduisait dans le lot.

Le soir, Johnny était accompagné de son égérie qui avait passé dix jours avec lui, à Los Angeles, pour écrire son histoire.

Comme c'est étrange, la pudeur de Johnny l'a empêché d'y penser par lui-même. 

Dernièrement, je posais une question à un rédacteur dont j'aime l'écriture sur ce qu'il pensait du film "Dans la maison", lui qui est dans l'enseignement. Simple. Sa réponse a été détournée par un subterfuge, la vision par d'autres personnes. Amusant. Alors, quand la question est complexe, cela devient du grand art.

Revenons à Johnny. N'a-t-il pas chanté "J'ai oublié de vivre"? 

L'interview de dimanche complétait et confirmait mes impressions.

Pas eu de père, une mère timide et maladroite.

Heureusement, après son départ, je comprenais enfin le rapprochement qui pouvait exister entre Johnny et la France.

La présentation du film déjanté, plein d'humour, "Vive la France" qui caricaturait les Français qui utilisent, parait-il, le plus d'antidépresseurs en Europe.

Le nouveau livre de Philippe Bouvard "Je crois me souvenir" montre qu'il y a moyen de le faire en ne se prenant pas trop au sérieux. Quelques phrases choisies de son livre: "Cancre parmi les cancres. Nul ou presque en tout, présentant un maigre destin, je m'intéresse très tôt aux affaires des autres dans l'espoir que ma curiosité me mènera au journalisme. Ayant considéré très tôt que la vie était une énorme bouffonnerie, je n'ai jamais tenté d'être complètement sérieux. Mieux, je suis un farceur-né. Aujourd'hui, où j'ai passé l'âge des plaisanteries de mauvais goût, je tiens comme une forme abâtardie de l'art du canular, qui exige toujours une idée, parfois une complicité et souvent des investissements en temps voire en argent".

Une autre vision sur soi.

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Je ne peux que conseiller à tout le monde de se mettre à table pour écrire sa biographie.

A mon avis, l'écriture d'une autobiographie n'est pas une opération que l'on cède à un intermédiaire ou un interprète. Ce n'est pas une chanson généraliste. Cela doit venir du coeur, de l'esprit et, au besoin, des tripes et, cela, sans porte-paroles. 

Une vérification par un écrivain peut se justifier, après l'écriture personnelle, mais, pas pendant.

Internet permet des adaptations progressives et des ajoutes ce que le livre ne fait pas en entérinant sans suites.

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Une autobiographie, j'en ai écrite une. Quelques similitudes en ressortent, sans arriver aux mêmes aboutissements. Cela me ferait râler de ne pas sortir mes propres formules avec l'humour et l'ironie de circonstance. Pas folle, la guêpe.

Rétablir la vérité dans un jeu d'équilibriste,  dans une romance?

Quelle vérité? Y en a-t-il, seulement, une?

Une sorte d'exorcisme, une thérapie personnelle, rien de plus.

Des paroles, parfois totalement anodines, sont parfois à l'origine de catastrophes émotives avec des retours de flammes dont on ne soupçonne pas, tout de suite, les conséquences.

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La mémoire est sélective. Avec l'âge, elle ne retient, souvent, que ce qui est le plus loin dans le temps.

C'est peut-être ça, avoir "l'envie d'avoir l'envie" que l'on a en soi ou non.

Non, je ne vais pas rappeler les Vamps qui seraient bien intéressées pour en faire un sketch du style "Si on disait du mal".

Je vais plutôt m'intéresser à ces 7 règles de vie (*).

L'écrivain Paul Auster était interrogé au sujet de son livre "Chronique d'hiver".

"Pour écrire, il faut tout donner de soi, comme une musique au corps. Le corps et l'esprit sont liés. La façon de s'exprimer est ce qui signifie être vivant. Prendre la plume est un challenge difficile qui oblige à se réinventer. Même vieilli, il s'agit de rester connecter à l'enfance quand on est héritier d'histoires. Son livre n'est pas une autobiographie ni des mémoires", disait-il.

Comme je n'ai pas beaucoup d'années de moins que Johnny, je ne vais pas pasticher sa chanson


en "Allumez le vieux", ce serait dommage, même si j'en ai eu l'intention.

Quand "le temps tourne à l'orage, revenir à l'état sauvage, forcer les portes, les barrages et sortir le loup de sa cage", je ne suis jamais loin.

 

L'enfoiré,

 

  1. Faites la paix avec votre passé pour qu’il ne vienne pas gâcher votre présent.
  2. Ce que les autres pensent de vous, ne vous regarde pas.
  3. Le temps soigne presque toutes les blessures, laissez-lui du temps.
  4. Ne comparez pas votre vie à celle des autres et ne les jugez pas. Vous n’avez aucune idée de ce dont sont faites leurs journées.
  5. Cessez de trop réfléchir, il n’est pas nécessaire de connaître toutes les réponses. Elles viendront à vous lorsque vous vous y attendrez le moins.
  6. Personne n’est responsable de votre bonheur, à part vous-même.
  7. Souriez. Tous les problèmes du monde ne sont pas vôtres.

 

Citations:

 

  • « L'autobiographie est maintenant aussi répandue que l'adultère, et nettement moins répréhensible. », Lord Altrincham 
  • « L'autobiographie est encore le meilleur moyen qu'on ait trouvé pour dire toute la vérité à propos des autres. », Pierre Daninos
  • « L'espèce de gens qui n'étaient pas heureux quand ils étaient enfants est l'espèce qui croit à l'intelligence, au progrès et à l'entendement.  », Gertrude Stein0.jpg

Mise à jour du 15 juin 2013: Johnny fête ses 70 ans à Bercy. 

14/02/2013

Travailler en 2020

Le Vif "Guide des carrières" parlait des défis qui vont nous tenir éveillés dès maintenant pour chercher du boulot dans une relation entre employeurs et employés. Et si on élevait le débat au cran de dessus?

1.jpgSale temps pour l'emploi dans beaucoup de domaines.

Il y a la crise, d'abord et les technologies qui permettent de rationaliser à qui mieux peut.

La dernière crise, en date, enfin, plutôt une continuation avec un peu plus d'éclat, ING qui annonce la suppression de 10% de ses effectifs après Belfius. Cure d'amaigrissement alors que tout semble "under control" au niveau des résultats.

Alors, c'est le stress qui revient insidieux.0.jpg

Une enquête récente de la RTBF et de Solidaris avait démontré que quatre travailleurs sur cinq étaient stressés au travail, que trois d'entre eux poussaient ce stress jusqu'à la souffrance et sept travailleurs sur dix ne voyaient pas l'avenir sous de meilleurs auspices. Le stress est une maladie de société. 

C'est clair, il n'existe pas de bons stress. Or, les travailleurs accumulent le stress, que ce soit par surcroît de travail, du burn-out ou, parfois le contraire, par le mobbing pour des raisons plus secrètesLa crise économique, les restructurations, les fermetures d'entreprises, la marchandisation de la société et la concurrence entre collègues, rendent l'environnement social calamiteux.

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Pascal Chabot a analysé cette situation dans "Global burn-out".

Je parle de collègues mais pas nécessairement entre ceux qui sont au sommet des hiérarchies, là où on s'échange les cartes de visite avec la mention "au cas où".

La compétition contre ou avec la coopération de chacun.

Le monde du travail est devenu moins humain, plus numérique.

Tout cela en arrive à une hausse de l’absentéisme de longue durée due à l’augmentation des troubles psychologiques, qu’ils soient liés ou non au travail. Le report progressif de l’âge de la pension des femmes de 60 à 65 ans. Le nombre de personnes au travail s'il a augmenté, il a entraîné la hausse du nombre de personnes susceptibles de subir une incapacité de travail.

1.jpgEn Belgique, en 2011, c'était près de 300.000 personnes en absence prolongée du travail en plus, en un an. Nombre toujours en augmentation par rapport à 2010. 

Dans de telles conditions, préparer sa pension, bien plus lointaine fait penser au monstre du Loch Ness ou à une épargne à fonds perdus.

Ralentir le rythme, penser en profiter, faire quelque chose que l'on n'aime, qui pourrait penser à y arriver et avoir l'impression que le travail pourrait être un hobby, semble le rêve.

Les indépendants peuvent mieux se préparer et gérer le stress en décidant de l'utilisation de leur temps. 

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Les salariés sont tenus à l'écart des stratégies de l'entreprise avec une hiérarchie comme porte-parole et qui joue des coudes pour grimper aux échelons supérieurs au risque de mener la vie de plus en plus dure aux subalternes.

Le travailleur arrive à s'adapter au stress mais ce n'est que l'accumulation des mauvais coups du sort qui crée la névrose.

Les restructurations entraînent la réduction des coûts et donc de personnel tandis que le travail reste le même ou s'accroit.

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Quand ce n'est pas pire quand elles ferment leurs portes en licenciant leur personnel. 

Le système est grippé et se doit de changer.

La psychologie est intéressante pour étudier la prévention. La qualité de vie au travail, mixée au mieux avec la vie familiale, arrive en tête des revendications bien avant les rémunérations. La reconnaissance, la motivation arrivent dans les premiers impératifs.

Le fait de savoir à qui se référer en cas de problèmes et ne pas avoir une nébuleuse de management dont les échelons sont un miroir aux alouettes, peuvent répondre aux difficultés de la communication verticale. 

1.jpgTout le monde s'inquiète et pas uniquement les jeunes. Pour la première fois, il y aura davantage de départs que d'arrivées sur le marché de l'emploi. En cause, le vieillissement de la population.  Devant, une situation qui se déglingue les "anciens" poussent un ouf de soulagement en quittant la vie active alors que l'envie de continuer pourrait correspondre avec l'allongement de carrières souhaité par les gouvernements.

Pour les jeunes, une guerre des talents est une période intermédiaire, à la recherche à corps perdu, d'un travail motivant et qui reste avoir du sens.

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Le partage du travail entre jeunes et vieux ne tient pas vraiment ses promesses. Les travailleurs âgés optent parfois pour le mi-temps et pensent épauler les jeunes qui entrent dans l'entreprise dans un plan "Tandem". Cela peut marcher dans certaines grandes boîtes mais est voué à l'échec dans les PME dans lesquelles il faut du durable et pas de demi-mesures. Trop lourd à gérer. Inadéquation entre l'offre et la demande d'emploi. Souhait des travailleurs âgés de lever le pied avec le plus de célérité possible. Sans oublier, aussi la volonté ou l'obligation de certains seniors de continuer un temps plein. 

Alors, on essaie de comprendre en regardant ce que la boule de cristal va pouvoir dégager.

Que va-t-il se passer en 2020 pour le travail?

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Envoyer tout planter comme l'a fait Antoine pour parcourir le monde, écrire des livres, beaucoup le rêvent mais ne passent pas à la réalisation? 

La vie au bureau, les contrats risquent d'être totalement différents de ceux d'hier. Obtenir une place bien payée, devra s'accompagner de l'acceptation de partir le lendemain dans un autre pays pour représenter la maison qui emploie. Il vaut mieux ne pas perdre son passeport. C'est dire, que les chances augmenteront en fonction du nombre de langues à disposition.  

L'esprit de famille risque d'en être altéré comme revers de la médaille. Autant savoir...

Le travailleur gagnerait s'il avait plus d'influence sur ses conditions de travail mis dans la même balance en plus du salaire.

Il y a des moyens plus classiques. Les bonus liés aux résultats, les avantages en nature et extra-légaux, les indemnités de frais, les primes à l'innovation, les participations aux bénéfices, les cotisations à un régime de pension sectoriel...

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Devenir manager avec un titre ronflant, est devenu une obsession.

Il cache pourtant une peau de chagrins cloisonnée dans des tubes de la connaissance. Les "Ministres sans porte-feuille" sur un siège éjectable, dès que le travail de nettoyage a été effectué. La confiance y a perdu des plumes.

Diriger, c'est avoir d'autres impératifs que de seulement exécuter.

Faire du sur-mesure, plutôt que du tout-fait.

Le Question à la Une du 13 février parlait de Ryanair, du "low-cost à quel prix" et des risques inhérents au genre de travail qui vient s'y ajouter. Une compagnie d'aviation que l'on adore détester... Voyager à bas prix attire les clients comme l'aimant tout en le faisant sombrer par l'arrière-train de l'aimant. 

L'histoire de la Sabena vaut-elle une messe? Une messe que l'on rejoue à terme échu? 

1.jpgL'évolution du travail a surtout été accéléré par les nouvelles technologies qui cannibalisent de multiples fonctions via le Web. 

"L'open source", une solution?

Cela veut dire plus question de jobs, mais de missions ponctuelles, volontairement prises en charge par les passionnés avec la compétence nécessaire. La mobilité, un grand principe d'ouverture évident avec la technologie pour se relier au monde?

Hommes d'affaires devenus de nouveaux nomades avec des meetings entre une plage exotique et un meeting au bout du monde...

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Pour d'autres préconiser de travailler à partir de la maison dans un "Home sweet work". Le mot d'ordre est "moins de déplacements, d'absentéisme et de postes de travail.

En allant dans cette direction, il est clair que le travail avec un Contrat à Durée Indéterminé, le CDI, sera de l'histoire ancienne. Plusieurs patrons signeront des contrats temporaires en même temps avec le travailleur dans un flexwork. 

Prestataire de services, "tous à un dollar?"... tous actionnaires et administrateurs, serait un changement complet de philosophie. Lancer sa propre "affaire", c'est trouver le chaînon manquant. Ce serait, parfois aussi, devenir fournisseur, sous-traitant, de plusieurs entreprises et avoir plusieurs clients sous contrats, sans exclusives... et, en définitive, plusieurs employeurs avec leurs exigences.

Quand on a "Le bluzz du philosophe et du scientologue", il s'agit de donner l'accès à quelques métiers dit "d'avenir". La formation pointue dans ces métiers ne veut pas dire que les portes de l'emploi soient grandes ouvertes.

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Le modèle allemand, une référence? Absolument pas.

De toutes manières, si vous payez avec des cacahuètes, attendez-vous à être entourés de singes.

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Tout semblerait y être bon pour donner un emploi chez la Chancelière Angela. Voilà que l'agence de l'emploi y proposait récemment un job de prostituée. Proxénète l'Etat Allemand?

Qui se rappelle encore du jobdumping.de qui s'y était exercé?

Non, faut, surtout pas, prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

Meubler le temps, d'accord, mais pas à n'importe quel prix. Ce genre de job peut être agréable pour certaines, mais faut pas espérer le généraliser.

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Il faut y ajouter le plus d'agréments possibles et rémunérer à la petite semaine en passant en inversant une rémunération adéquate, réelle en récompense aux résultats qui avaient été budgétisés au départ et actés en fin de parcours.

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Le nivellement par le bas aura alors, enfin vécu.

Les machines ont repris le travail de hier. Les robots ont pris la relève dans les tâches répétitives. Ok. C'est à dire que la rétrocession devra suivre un jour,  prendre le dessus, arriver dans une bonne répartition et pas uniquement détournée vers le sommet.  

La fuite des cerveaux ne va pas se réduire pour autant, mais on aura essayé.

Non, les salaires en augmentations, n'étaient pas la dernière histoire drôle. En plus, il s'harmoniseront avec des conditions d'avantages en nature, de cadres agréables. 

Des idées, des innovations, des solutions sont les seules valeurs qui resteront après avoir dénoncer les erreurs. 

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Le piège du travail mis en relation avec ce qu'il rapporte. 

"Le travail éloigne de nous l'ennui, le vice et le besoin", disait Voltaire. 

Pour les Allemands, il rendrait libre.

Le travail, c'est la santé, dirait l'autre, avec humour. 

Tout dépend de savoir à qui rapporte ce travail.  

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Le magazine Références analysait  si "Demain votre prochain patron sera-t-il chinois?".

La reprise d'entreprises en faillites par les groupes chinois le ferait penser.

Sont-ils les "vampires du milieu" ou les "coopérants au milieu"? 

Cela dépend. Il est certain que les cultures asiatiques ne sont pas dérivées du même moule que dans les pays occidentaux.

N'empêche que les investissements chinois s'élèvent en millions (à UK=2531, France=3724, GDL=7082, Allemagne=2401, Pays-Bas=655, Suède=1531 en Belgique=141).

En 2011, en Belgique, les investissements s'élevaient à 36 millions de dollars pour un total de 141, soit 0,57% des investissements étrangers de la Chine.0.jpg

Louvain La Neuve était désignée pour devenir une nouvelle "Silicon Valley" en logistique et services chinois.

Apprendre le mandarin n'est d'après le magazine pas la priorité pour booster sa carrière. L'anglais reste la langue de base pour les Chinois en exportation et qui s'installent en Belgique. 

0.jpgDébusquer les tentatives d'escroquerie dans tous les domaines dont celui de l'emploi deviendra un sport national ou international. Dans la liste, on parle de hameçonnage bancaire, du shoulder surfing, du ransomware, de contrefaçons, de fraudes à l'assurance-vie, d'appels téléphoniques frauduleux, d'échantillons gratuits mais à crédit. C'est dire que les obstacles et les pièges seront nombreux et qu'il y a du pain sur la planche à la recherche des fuites potentiels. 0.jpg

Ce serait dommage de suer pour le gagner ce putain de fric, si ce serait le perdre ensuite par manque de connaissances des processus de fraudes et autres fioritures, encore plus cachées.

Les jeunes se sont adaptés à la nouvelle situation. Si les jeunes d'avant aimaient et étaient fiers de parler de leur entreprise avec son enseigne comme porte drapeau, ce n'est plus que plus rarement le cas. A notre époque du bon marché, il n'est plus que la publicité qui n'est plus gratuite.  

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Le numérique a, tout de suite, intéressé les sommets de la hiérarchie. Il finira par en descendre les marches une à une.

Il ne faudra plus s'y limiter et ne plus croire qu'il sera tellement différemment payé dans certains pays. La Chine, l'usine du monde, l'Inde ont plus d'or que de plomb dans l'aile.
 
0.jpgMais en attendant, il y a les petits malins qui ont compris la technique de leur patron et qui sous-traitent leur propre travail.  Un Américain de Verizon, BCBG, avec une réputation au top mais qui, en sous-main, salaire payé rubis sur ongle, sous-traitait son travail, à bas-prix, à Shenyang. Il y a des techniques que l'on peut faire à son compte mais pas sous celui d'un autre, comme intermédiaire. Malin et con, puisqu'il faisait cela sur le mail de l'employeur.   

Occuper le temps des gens deviendra la préoccupation des années 2020 et suivantes.

Les horaires de travail risquent de se décaler tout azimut en part-time, en période de jachère, de pauses carrière dans une liberté chérie qui nous tient. Des résultats comme incitants sous la forme du donnant-donnant. 

La vie active se fera en plusieurs couches, divisée en différentes voies et interprétations mélangées de connaissances scolaires réactualisées tout au long de la vie active, non plus scolaires mais enrobées d'expériences sur le terrain, aussi bien manuelles qu'intellectuelles. 

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La solidarité se transforme dans une solide-hilarité, quoi...

Non, la technicité n'est plus seule. Le "knoledge management" doit aller bien plus loin. Il lui faut apprendre à organiser le savoir de ses collaborateurs directs ou indirects. De canaliser les préférences et accepter les contradictions dues aux convictions. En quittant le privé pour rejoindre le public, les masques s'installent. Un CV ne dit pas tout. C'est pouvoir gérer l'ignorance entre ce que le subalterne veut et peut apprendre pour ne pas atteindre le point de non-retour de l'incompétence de Peter.   

Le travail disparaît, c'est évident.

Dernièrement, on parlait de Yves Delacolette.

Son parcours est intéressant.

Leader étudiant à l'UCL.

1.jpgDe nombreuses années, à la tête du Crédit Lyonnais, repris par la Deutsche Bank en Belgique. 

A 50 ans, il décidait une pause carrière et entreprenait un périple à bord d'un bateau. Revenu, il fondait sa société FINOVATE

Il entrait, ensuite, comme conseiller dans le pool de la Ministre Laurette Onkelinx chez qui, il resta pendant un an.

Il se catégorise comme libéral de gauche. Porteurs de projets non-marchands. Partisan de la régulation du marché.

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Sans langue de bois, il lançait dans un article ses dix vérités.

Il dénonce les salaires démesurés dans la finance, la faiblesse des régulateurs belges et le manque de vrai sens de l'engagement.

Les politiciens sont devenus, pour lui, de nouveaux managers de sociétés cotées en Bourse qui privilégient le court-terme avec le populisme électoraliste qui pollue les débats.

Casser le système du livret d'épargne, diversifier ses placements  font partie de son credo.

0.jpgSelon lui, Philip Dierckx s'il avait été en Angleterre aurait été banni à vie du métier de banquier, alors qu'il est le numéro deux de BNP-Paribas et numéro un de Fibelfin. Dexia aurait dû être démantelé en banque de dépôts et d'appui aux finances des pouvoirs publics avant que la chute ne se produise. Belfius vendue à ING ou KBC serait, dès lors, la suite normale. Manque de professionnalisme et d'indépendance d'esprit.

Récemment, Delacolette devenait le secrétaire général de l'entreprise de spectacle de Franco Dragon dans laquelle il chercha à aider à investir les 1,5 milliards d'euros en installant des théâtres permanents en Chine et en Indonésie.  

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Ici, intervient l'histoire de Franco Dragone et du Cirque du soleil.

Grâce à Dragone, il faut le rappeler, on fabrique des vêtements par ici, pour les vendre en Chine.

L'affaire du fisc, une péripétie...

Il orchestrera bien les cérémonies d’ouverture et de clôture de la Coupe du Monde de football organisée au Brésil l’an prochain. Par contre, à Mons?

2.jpgUn clou dans le pneu de Montebourg de la part du berger, Maurice Taylor, patron de Titan, qui dit fuire la France. Il parle de Goodyear qui aurait sauvé des emplois à Amiens pendant 4 ans. Les syndicats et le parlement n'auraient fait que parler, mais que rien n'aurait été fait pour contrer les Chinois qui livrent des pneus en France. Chacun sa vision d'un même problème.
Le gouvernement chinois, de manière cachée, subsidie, d'après lui, toutes les entreprises grâce à une monnaie sous-évaluée, des prêts à bon marché et des mesures incitatives. Il a fait jasé en France, bien sûr. Il a créé le buzz. Mais un buzz peut-il créer un électrochoc salutaire? 
 

1.jpgL'époque des self-made men a pris une pause car les sociétés bien en place se croient à l'abri derrière les diplômes de ses employés. Cette époque pourrait revenir pour contrecarrer les idées reçues. Les employés deviendraient plus des collaborateurs que des employés.

L'inadéquation des études scolaires avec les fonctions demandées dans le monde du travail, n'est pas un leurre.

Nous sommes dans le boom du travail au temps partiel et pas uniquement pour la gente féminine.

La maxime "Que le meilleur gagne" risque d'être encore plus vraie dans le futur.

La curiosité est indispensable pour faire la différence.

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Les données, le "Big data", jouent un rôle qui frise l'indigestion. Etre un "data scientist" va devenir un débouché essentiel.  

ARTE proposait un documentaire sur "Bruxelles Business" avec lobbies. Il y était dit que que quand on met tous les atouts se son côté on y arrive. Il s'agit de trouver le bon contact, les autres ne font que graviter autour d'un "club". La stratégie des lobbies est de, toujours plus, "ouvrir le marché". La technique "marteler les messages jusqu'à ce qu'ils entrent". Sans régulation des activistes, on sait où cela peut mener.

Lobsterbies..., mais LobbyPlag veille.  

0.jpgDans ce cas, la lutte est repoussée au niveau européen. 

La transparence financière y reste la bête noire.

Secteur public contre privé avec l'un contrebalançant l'autre. 

Trop de fonctionnaires? Un cliché, comme un autre. La recherche de la rentabilité du secteur public n'est pas son but. Il se doit d'être, au mieux, break-even. Ce ne serait déjà pas si mal.

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Même les professions d'avenir qu'apportait l'informatique sont touchées.  Les informaticiens et les techniciens auront leurs prérogatives, mais l'un comme l'autre se verront attaqués dans les PME par le "cloud computing" et les externalisations à tout craint.

En espérant un peu de solidarité entre travailleurs, dirigeants et clients, pour ceux qui n'aurons pas la chance d'être parmi les élus.

1.jpgLe sens des "affaires" passerait-il uniquement par le marché de l'adultère alors qu'il y a une Saint-Valentin avec un café bien sucré pour dialoguer avec un Premier et qui se terminerait par "Aimez-vous les autres"?

podcast

Maintenant, si, en plus, vous voulez une "promenade à cheval" pour confirmer votre sens des affaires...

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Le travail moderne 3.0 en sept points:

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1. La guerre pour le talent fait toujours rage dans les métiers structurellement en pénurie.

2. Les formations et professions techniques vont voir leur valeur exploser.

3. La crise touche surtout les hommes peu qualifiés.

 4. Le climat va se durcir dans les entreprises. Plus de paternalisme...

5. Le Big Data est le Saint-Graal des managers des ressources humaines performantes.

6. Oublier le Nouveau Monde du Travail, tout le monde revient au bureau

7. Les travailleurs seront suivis à la trace par les systèmes "back and trace"

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Certaines rares entreprises ont compris que la culture d'entreprise ne s'éparpille pas aussi facilement. Le 'backshoring', la relocalisation, reprend très progressivement. Le "Made in ..." devient un argument de marketing même s'il est encore timide et demande beaucoup de temps et de persévérance.

Rentrer au bercail comme  IceWatch, Beobank, Sylvania, est un processus plus long que la délocalisation présentée comme très attractive.


 

L'enfoiré,

 

0.jpgCitations:

 

  • « Au travail, le travail pense pour nous. », Michel Chaillou
  • « Les rêves donnent du travail. », Paulo Coelho
  • « Travail bien réparti ne tue pas. », Proverbe français 
  • « Si le travail c'est la santé, donnez donc le mien à quelqu'un de malade », anonyme

 

 

 

 

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08/02/2013

Quand y en a plus, y en a encore. Enfin, presque...

Le Science et Vie de mai 2012 publiait un dossier avec le titre "Alerte à la pénurie". 26 minerais utiles dans l'industrie vont nous manquer et leurs prix risquent de grimper. 

0.jpgTout le monde parle de relance de l'économie, tous contre le chômage. Il faut dire que l'industrie est une grande pourvoyeuse de mains-d'oeuvre et que pour remplacer celles-ci par des PME, il faut racler tous les fonds de tiroirs.

La dernière affaire Mittal est une faillite pour l'emploi. Il faut rechercher des idées neuves, il faut même chercher à oublier qui on avait été quelques jours avant.

Réindustrialiser et y mettre le prix, tout un programme. En plus, l'industrie, c'est du tangible et pas de l'illusion comme pourrait le penser le secteur des services, la virtualité d'Internet et la matière grise dont il a été question dans 3 chapitres précédents (dont le dernier).

Lundi dernier, France3 dans l'émission "Le monde d'après" posait de bonnes questions "France, qu'as-tu fait de ton industrie? Un pays sans industrie court à sa perte.". 

Faut pas s'inquiéter, il y a encore des ressources, était le mot d'ordre puisque la consommation reprend son rythme de croisière et la Bourse fait quelques étincelles.

"Every thing under control"...

En fait, c'est vrai, mais ce n'est qu'une partie du problème.

Voilà qu'on apprend, presque surpris, que la pénurie de matières premières guette, matières premières dont l'industrie a besoin mais qui sont de plus en plus chère. La rentabilité en prenait un coup sans apporter quelque chose de plus innovant que la concurrence.

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Situation paradoxale, pour le moins, quand on sait que sans matières premières, on n'arrive plus à la phase  secondaire, la phase de transformation...

Avec la raréfaction des matières premières essentielles à notre vie moderne, c'est passer de l'illusion de l'abondance à la pénurie, vu à la hausse fulgurante des prix. Des sueurs froides puisque la phase à chaud ne trouvait plus d'échos.

Le 9 mai 2012, le Cercle Cyclope publiait un rapport sur les matières premières. Il était dit qu'en 2011, l'utilisations des matières primaires avaient grimpé de 35%. En cause les pays émergents. Malgré cela, la Chine affichait une baisse de croissance avec 7,5% car elle gardait ses réserves de change de 3200 milliards de dollars et les destinaient à des investissements dans les infrastructures locales. Faire la popote sur place, que l'idée, elle est bonne !

En parallèle, les Rapports de la Commission européenne et du département de l'Energie des États-Unis alertaient sur les approvisionnements qualifiés de "critique" et de "stratégique". 

Il faut dire que notre époque est appelée "anthropocène" par les scientifiques avertis, ce qui veut dire que "L'ère est dessinée par l'homme et pour l'homme". Son impact se ressent sur le climat et jusque dans la chimie océanique. Contrairement aux autres animaux, ce "pauvre homme" n'est pas endémique sur un coin de la planète mais dans sa totalité. Il a inventé son avenir avec ce qu'il a trouvé sur terre, sous terre et dans les airs, sans distinction de couleurs, de pollutions avec l'idée du profit à réaliser. L'homme, la pire des créations sur notre planète... Il le pense et il broit du noir. Il décentralise ses productions et vend celles-ci à d'autres endroits, élevant le prix du transport à un pourcentage élevé du coût global du prix de vente. 

Les écolos rappellent, à qui veut l'entendre, que la richesse de la Terre n'est pas infinie et que certaines ressources et matières premières sont en voie de raréfaction. Sauvés, presque au poteau...

Dernièrement, "L'Edito de Matières Premières et Devisesdonnait des conseils. Pas des conseils de ne plus consommer, mais, bien au contraire, à tirer ses marrons du feu. Destinés aux investisseurs avisés pour leur donner quelques couvertures. Pour les pousser à le faire, donner aussi un simili de peur du siècle et comme avant une guerre, le consommateur ferait provision de sucre avant l'extinction des feux du Bengale.  

De visu, cela fait réfléchir les investisseurs pour y trouver de nouvelles opportunités de profits. La croissance haussière lente du LMEX, l'indice des métaux, assure sur la solidité de la demande.  

La demande de Nickel, Cobalt, graphite, terres rares, Tungstène, molybdène, Cadmium, sont dans le collimateur.

L'Indonésie fournit 15% du Nickel mondial. Vous avez dit épée de Damoclès quand, en 2012, le gouvernement indonésien avait annoncé l'interdiction des exportations de Nickel et une taxe de 25% sur l'exportation de minerai. 

Vive le spécultePetits malins, va... quelle chance, vous avez...

Des solutions trop drastiques occasionneraient une entrave au progrès. Le crash serait alors devenu presque inévitable avec la peine de crever tout de suite. 

Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à nos poussières d'étoiles dont nous sommes tous issus en ce bas monde comme le dit Hubert Reeves. 

Des 118 éléments de la table de Mendéléef, 26 arriveraient à la pénurie d'après le S&V.

Plusieurs manières pour évaluer les pénuries.

Il y a l'abondance naturelle, les difficultés de l'extraction, la géopolitique, les possibilités de recyclage ou de remplacement par un autre voie.

 

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Symbole Num Nom Aplications Ressources en Tonnes Production en Tonnes Réserves en Années Remarques
H 1 Hydrogène3 défense        
He 3 Helium science, Semi-conducteur, aimants supraconducteurs des téléscopes et appareil IRM, cryogénie, comportement quantique 42.000.000.000 180.000.000   Concentration au Texas. Produite par la décroissance radioactive des roches qui ne laisse que 0,0005%
Be 4 Bérylium énergie       toxique
P 15 Phosphore agriculture 65.000.000.000 191.000.000 340 Sans phosphore pas de vie. Consommation abusive. Gabegie.
Sc 21 Scandium renforce aluminium        
Cu 29 Cuivre électronique, joaillerie, énergie, communication, transports, construction 630.000.000 16.000.000 38 De 1900 à 2011, la demande à été X30. Il faut entre 5 et 25 ans pour exploiter un nouveau gisement
Zn 30 Zinc galvaniseur, alliage 250.000.000 12.000.000 20 plaquette de frein, pâte dentifrice, contre corrosion
Ga 31 Gallium performance des panneaux solaires       recyclage difficile
Ge 32 Germanium fibres optiques        
Y 39 Yttrium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Nb 41 Niobium résistance à l'acier       Brésil
Tc 43 Technétium Imagerie médicale , défense, recherche scientifique 0 artificiel   isotope éphémère
Rh 45 Rhodium catalyseur, joaillerie 3.000 30 100 Production centralisée en Afrique du Sud
Ag 47 Argent électronique,        
In 49 Indium électronique, énergie, conducteur d'électricité 640 11.000 17 smartphone, panneau solaire
Sn 51 Antimoine retardateur de flamme 1.800.000   11 Chine assure 60% dans le monde
Nd 60 Neodyme voiture électrique, éolienne       Menace pour l'avenir des énergies vertes.
Eu 63 Europium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Tb 65 Terbium électronique,   10.000 5 Sans = retour à la télé N&B
Dy 66 Dysprosium aimants   20.000   Menace pour l'avenir des énergies vertes.
Ta 73 Tantale résistance électrique        
W 74 Tungstène résistance à la chaleur       Produit en Chine
Re 75 Rhénium aérospatial, résiste à la chaleur dans les réacteurs 2.500.000 49.000 50 sous produit de molybdénite, difficile à produire
Pt 78 Platine catalyseur, joaillerie, pile à hydrogène 30.000 200 100 Production centralisée en Afrique du Sud
Au 79 Or électronique,joaillerie 51.000 2.500 20 Trop exploité
U 92 Uranium énergie 2.500.000 54.000 46 Lié à l'industrie nucléair

 

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Le dossier du S&V a généré beaucoup de réactions parmi les lecteurs, reprises deux numéros plus tard.

  • Le Lithium a été oublié dans la liste. Non, répond S&V, puisqu'on l'extrait des déserts de sel d'Amérique du Sud. Ce qui ferait 400 ans de répis.

  • La récupération des métaux par le recyclage des produits électroniques usagés, l'incinération des plantes pour retirer du Plomb, du Mercure...

  • Augmenter la durée de vie de la production, un filon toujours à creuser par la récupération.

  • Quant aux astéroïdes dans lesquels on pourrait exploiter les richesses demanderait des investissements qui dépasseraient la rentabilité. 
  • Le Palladium (Pd) aurait été oublié alors que le prix est monté de 40% en deux ans. Non, pas tout à fait, on le trouve en Afrique du Sud et en Russie. Le seul problème, ce sont deux pays qui ont réduit les exportations de ce métal. 
  • L'acier, l'Aluminium et la Potasse, toujours les mêmes et mieux connus. Mais pour l'acier, cela devrait se calmer vu l'affaire Mittal.
  • Parler des Terres Rares dans cet article? Aux dernières nouvelles,  les prix ont chuté, la Chine n'en aurait plus le monopole. Donc, la rareté, même si elle ne passe pas à l'abondance, devrait se clamer.
  • Le coltan avait fait parlé de lui dans les années 2000, on n'en parle plus.

Un documentaire "Survivre au progrès" entre bien dans le cadre de cette discussion même s'il l'extrapole quelque peu.

Le résumé: "Épuisement des ressources naturelles, surpopulation, désertification, désastres écologiques et économiques, systèmes politiques à bout de souffle, appauvrissement des classes moyennes et populaires... Est-il urgent de renoncer à "l'illusion du progrès" qui s'est imposée à toutes les sociétés depuis les débuts de la révolution industrielle, avec ses espoirs de croissance et d'avancées technologiques illimitées ? Un fil conducteur entre les nouveaux grands esprits comme Ronald Wright ("Brève histoire du progrès"), Jane GoodallMargaret AtwoodDavid Suzuki dont quelques "repentis" du système financier, qui estiment que la course au profit et la loi du court terme, en détruisant l'environnement et les liens sociaux, conduisent l'humanité à sa perte."

Constater que la complexité de notre monde augmente de manière presque exponentielle, pose la question de ce qu'on attend vraiment du "progrès". Avec lui, tout parait possible à réaliser avec le temps et les moyens financiers. Si le mot d'ordre est "aller de l'avant", encore faut-il savoir "comment et choisir quel avant". La question n'est plus seulement "peut-on le faire" mais "pourquoi le ferait-on". La causalité, plutôt que la finalité qu'elle soit double ou non.

Pas de conservatisme dans mes paroles, mais quand on a eu une vie toujours en porte-à-faux, sans consolider les acquis, en n'ayant pas eu le temps d'exercer ce qui avait été appris avant d'enfourguer la suite, il y a des question à se poser.

Ce qui est sûr, le piège serait de ne pas verser une partie de son progrès dans la réflexion et dans plus de durable. Au diable le marketing qui irait à contre-courant. La technologie et la rationalité a apporté tellement d'illusions en apportant la vitesse à la production que le consommateur ne peut pas suivre.

Le hardware a, donc ainsi, passé la main au software. Le software, au virtuel. Le virtuel; la passerait, aux dernières nouvelles, à l'intelligence artificielle. L'homme est déclassé...

Pour lui, c'est l'heure de réactualiser ses ambitions avec sérénité. Vivre mieux, avec moins d'efforts et, surtout, moins d'effets négatifs que l'on dit secondaires.

Trouver, en finale, "la" récompense de ses découvertes et inventions, qu'il espère toujours sans jamais y arriver.

0.jpgPeut-on encore sauver la Terre? Question qui avait été posée le 14 juin 1992 lors de la Charte de la Terre à Rio pendant laquelle 178 délégations admettaient que la Terre allait mal au niveau pollution et dans l'utilisation abusive des matières premières.

Réiterée en 1972, à Stockholm, puis en 1987 dans le rapport de Brundtland. Rio 2012 remettait le couvert avec des questions en chantier en connivence entre riches et en défiances entre pauvres.

En dehors de Rio, il y a les vérités du terrain. La forêt, elle, continue à disparaitre.

En fait, tout est une question de prix et d'investissements à accorder ou non.

La meilleure relance ne coûte rien, lisais-je.

Elle le devrait, mais est-ce le cas? L'énergie n'est jamais loin de la matière première.

Les batteries, chargée de stocker l'électricité est un problème qui concerne tout le monde s'il veut pouvoir jouir des mêmes possibilités sédentaires en tant que citoyen mobile? Des réflexions qui venaient le 10 juillet dernier.

En apéritif, il y était dit que malgré la crise, les bénéfices de 2011 avaient atteint des niveaux records aux Etats-Unis. Ils écrasaient toujours la concurrence avec les pétrolières dans les tops. Dans le domaine des composants de batteries pour l'entreprise belge Umicore, la préoccupation est la recherche du compromis entre densité, longévité et poids. Le Lithium-Ion composé de Nickel, Cobalt, Manganèse associés à du Lithium. La mémoire limité restait à augmenter en recherchant les raisons de leur vieillesse. Le potentiel d'amélioration restait, heureusement, possible dans le rendement en doublant les performances.

Vu que de plus en plus d'énergie est nécessaire quand un Smartphone se connecte au GPS, à Internet, il y a encore du travail de recherche sur la planche à dessin.

Le lithium est-il vraiment le pétrole du 21ème siècle?

Depuis, au sujet des batteries, il y a eu les problèmes du Dreamliner qui s'ils ne sont pas totalement dus aux batteries d'après quelques experts, rappellent que les batteries chauffent aux risques de donner des sueurs froides aux ingénieurs de l'avion qui ont utilisé 50% de matériaux composites.. 

0.jpgDu côté de l'or, tout était bon pour en acheter, à une certaine époque. Pour la Quotidienne d'Agora, le mot d'ordre était d'y investir pour être considéré dans les bons de la classe des investisseurs...

Le 4 juin 2012, Eberhardt Unger sortait un correctif en ces mots: "Le prix de l'or a aussi une composante saisonnière.".

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Depuis début septembre 2011, le prix de l'or se trouvait dans une phase de consolidation, stabilisé autour des 1600$ l'once. Fondamentalement, les arguments en faveur des métaux précieux n'avaient pas changé, était-il dit: des taux d'intérêt bas, une politique monétaire ultra-expansive, les dangers d'inflation, une politique d'endettement public irresponsable, le papier-monnaie gangrené, la production minière stagnante, le déséquilibre offre/demande, le manque de placements de première classe (AAA)...

Les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.

Mais, le 7 septembre dernier, l0.jpg'or revenait, ainsi, à un sommet sans atteindre le niveau du 12 septembre 2011 à 1373,92$ l'once.

Et puis, il y a les autres tout aussi précieux. Le groupe des MPG, le Platine, le Palladium. Le plancher a été atteint, on passe bientôt aux choses sérieuses et on vise le plafond.

Le Cuivre faisait, aux dernières nouvelles, moins triste mine à 8300$ avant de rechuter comme l'Aluminium qui avait un cours en scie égoïne.

Commencer 2013 sur un ton rassurant...

L'Uranium, au plancher, avec 42$ la livre. Mais, le prix de la recherche grimpe aux environs de 100$. De plus, le potentiel financier nécessaire frise la vingtaine de milliards de dollars. L'émotion causée par Fukushima s'est un peu estompée aux pieds des réalités et des besoins énergétiques.

0.jpgPlus de demandes d'acier et d'Aluminium explosives, pas d'excitation, voyons.

"Qui va piano, va sano e va lontano".

Rassurer, le leitmotiv à la mode pour eux. Il faut faire tourner le bidule à allure modérée pour garder la pomme pour la soif... 

Le problème majeur, tous ces "petits ingrédients" sont indispensables aux produits high-tech: téléphones mobiles, ordinateurs, batteries, ... devenus indispensables pour appeler bobonne et lui dire qu'on l'aime. Plus question de le faire avec un fixe, ce serait ringard.

La faute à la Chine et à l'Inde, toujours les mêmes, même si on en parle moins parce qu'elle a du charbon en réserve, même si la pollution reste un problème.

Pas trop d'inquiétude de ce côté, voyons.

Nous sommes entre connaisseurs, non?

Grattons un peu, là où ça fait mal.

Fin 2012, on lisait: "Les prix des matières premières poursuivent leur dégringolade".

Fini de rêver pour les uns ou de cauchemarder pour les autres?

Tout se régule en fonction de ce qu'on en fait ou ne fait pas et s'il y a trop ou pas assez d'acheteurs.

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L'inflation, elle, oubliait les monnaies pour se réfugier sur ce qui est tangible. Quant à la Bourse, elle n'aime pas les points d'interrogations.

L'or était à -15%, l'argent à -10%, le nickel à -36%, le cuivre à -23,2%, le zinc à -23,5%...

La Bourse, au moins elle, respire. Quand elle s'essouffle, c'est que les marges entre le plafond et le plancher, diminuent et qu'il y a moins d'air entre les deux.

Résumons:

2008-2009 : les matières premières étaient laminées, emportées par la crise financière.

2010-2011 : c'est le retour en grâce. Les investisseurs, échaudés par les actions, s'étaient pris de frénésie et se jetaient sur ces pauvres matières premières en voyant les cours s'enfiévrer. Ajoutez à cela que la Chine, grand ordonnateur du cours des commodities, achetait à tour de bras, profitant de cours à prix cassés.

2012 : Coup de froid sur la Chine, les matières premières en subissent le contrecoup. Certains annonçaient même la fin d'un grand cycle haussier. 

Vous vous rendez compte, les BRIC ne font plus leur travail de tire-fesses de l'économie mondiale.

Ils le font exprès ou quoi?

Et pour 2013 ? Eh bien, maintenant que la Chine semble se reprendre, les investisseurs s'intéressent à nouveau aux matières premières. Un nouveau retour en grâce ou, une nouveau casino avec une partie remise, impair et passe?

Les (contre-)performances suivent les tendances, les modes. Le prix des choses est souvent plus dépendant de facteurs humains que des réalités du terrain. 0.jpg

Les analystes financiers s'attendent à une remontée des cours pour le deuxième semestre de 2013 avec leurs graphiques et leurs statistiques numériques.

Évidemment, en Bourse, les courtiers sont payés pour encaisser les courtages à la hausse et à la baisse. L'immobilisme, pour eux, est la pire des situations. 

Faut-il passer de la gabegie à la pingrerie pour éviter la destruction de l'humanité avec le seul regard sur le passé ou se tourner résolument vers l'avenir?

Un Américain consomme 50 fois plus qu'un pays pauvre avec l'effet de levier de sa technologie et ne tient pas compte des matières premières et de la pollution inhérente aux processus de leurs utilisations. Cela veut dire qu'il y a de la marge.

L'économie a mis entre parenthèses les points négatifs comme des paramètres difficilement quantifiables par des calculs numériques. Les sciences humaines sont autre chose.

Surtout que la mondialisation a uniformisé les problèmes du code génétique.

Des solutions seraient de consommer moins et plus intelligemment. Recycler, réduire les poids qui augmentent la consommation pendant le transport.

L'ère des limites est plus un problème éthique qu'économique. A y réfléchir, ce serait simplement temporiser et reculer l'échéance pour mieux sauter.

0.jpgVivre avec un cerveau planétaire comme Internet donne l'exemple au social unifié et humaniste pour ne pas faire croire à la nature d'avoir manqué son coup en créant le chaînon manquant entre nous.

(Mal)heureusement, il y a en plus le changement climatique qui va ralentir l'économie.

Trouble fête, ce maudit climat...

Je sais, pour certains, oui, pour d'autres, le réchauffement climatique ne serait pas si fort qu'on le pensait. Les climato-sceptiques ont encore leurs mots à dire. 

Une "bonne" récession et le problème est joué, pourrait dire le Martien qui survolerait, de haut, notre bonne vieille Terre...

Trop simple. Il ne sait pas que le Terrien a un cerveau et il se doit d'être encore plus imaginatif, plus inventif.

Et qui sait, au fond de la matière, dans l'infiniment petit, les nanotechnologies et les moyens de créer de nouveaux matériaux composites.

D'après une étude menée par le think-tank londonien Chatham House : "L'ampleur et la rapidité de la croissance de la demande des pays émergents, couplée à une décennie de cours serrés des matières premières ont créé une situation de 'stress des ressources'".

Cette situation instable a donné deux principaux phénomènes impondérables:

1. L'augmentation de la demande en matières premières, en général, et en commodities, en particulier. Depuis une dizaine d'années, la demande mondiale de charbon, d'huile de palme ou de fer a augmenté à un rythme de 5% à 10% par an, et celle de cuivre, de riz ou de blé de 2%. Une nouvelle vague de pays  comme la Turquie, la Thaïlande ou le Vietnam, devraient les rejoindre.

2. La multiplication des "accidents climatiques", sécheresses, inondations, sabrent régulièrement la production. La production mondiale de blé devrait chuter de 5% cette année. Celle des États-Unis sera réduite de 20%. Selon un rapport de la FAO, alors que, cette année, la demande mondiale de blé devrait se maintenir à 688 millions de tonnes, la production devrait elle être en recul à 661 millions. Depuis 2000, le prix des matières premières alimentaires a été multiplié par deux. La hausse des prix de l'alimentation encourage l'inflation, tout particulièrement dans les pays émergents.

Face aux risques économiques et sociaux induits par cette instabilité, plusieurs gouvernements ont décidé d'agir en instaurant des limitations d'exportations, ainsi que des politiques de contrôle des prix.

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En arrière plan, il y a donc les "commodities" sur lesquelles il faut miser: les matières premières agricoles. Et ce d'autant plus que les stocks mondiaux seraient à peine suffisant pour faire face à une ou deux mauvaises récoltes.

Agriculture, management des idées contre matières premières, comme cela s'est vu en Afrique.

Tout se tient. Tout n'est qu'équilibres délicats, parfois acrobatiques.

Le titre était "quand y en a plus, y en aura peut-être encore", mais pas toujours de la même manière et pas nécessairement avec l'abondance du passé et les politiques n'y pourront rien.

Des organismes comme Avaaz.org s'intéressent aux affaires du monde. Ils pétionnent à qui mieux, mieux.

Pas encore d'indigestion de chiffres? Alors, une dernière pour la route:

Synthèse de l'évolution du cours des matières premières

Tableau de variation des cours

Cours à 
3 mois

Vendredi

25 janvier 

2013

Vendredi

1er février

2013
Variation

hebdomadaire
 

En $

En $

En %

 Aluminium 2 075 2 091,5

0,80%

 Cuivre* 8 090 8 189,5 1,23%
 Plomb* 2 401 2 436 1,46%
 Nickel* 17 300 18 445 6,62%
 Etain 24 800 24 800 0,00%
 Zinc* 2 095 2 149 2,58%
 Acier (Méditerranéen) * 280

260

-7,14%
Pétrole light

(New York 1 mois)
95,97 97,11 1,19%
 Or (spot Comex) 1 656,6 1 665,5 0,54%
 Argent spot Comex) 31,07 31,64

1,83%

 Platine (spot Comex) 1 689 1 696 0,41%
 Palladium (spot Comex) 741 756 2,02%
Blé

(le boisseau sur le Cbot)
7,81 7,72 -1,15%
Maïs

(le boisseau sur le Cbot)
7,254

7,4

2,01%
Soja

(le boisseau sur le Cbot)
14,49 14,89

2,76%

* cours en $ la tonne sur le LME à trois mois

Réinventer le monde à la croisée des chemins et faire l'inventaire de ce qui reste pour continuer et pas nécessairement y arriver, c'est, pour certains, le moment de profiter de l'aubaine pour engranger des bénéfices au passage. 

La Cigale et la Fourmi se réveillent ensembles, engourdies. On ne reconnait plus dans l'histoire qui est la cigale ni qui est la fourmi et on perd le fil de qui fait quoi.

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J'ai lu un article qui disait en substance : "L'humanité n'est confrontée à aucun autre défi majeur que celui d'assurer un monde de prospérité plutôt qu'un monde de ruines. Les pays en développement à la croissance rapide ne peuvent pas se contenter d'emprunter le même modèle de croissance que celui adopté par les pays aujourd'hui riches. Si c'était le cas, l'économie mondiale pousserait la planète au delà des limites d'exploitation.  Face à tous les défis de la planète, la seule option de développement durable est le modèle de croissance avec technologie intelligente.".  

Attention, les décisions stratégiques ne sont pas nécessairement réfléchies dans leurs conséquences. L'énergie, il faut la réduire, alors, la décision a été prise de supprimer les lampes à incandescence qui consommaient trop par des lampes à basses consommations. C'est le cas, mais personne n'a constaté que pour les fabriquer, il faut cinq fois plus d'énergie. De plus, contenant du Mercure, elles doivent être recyclées pour éviter la pollution des sols. Les éléments du Terbium, Europium, Yttrium, en perdition, entre en oeuvre dans la production.

Fausses solutions?

C'est vrai qu'on ne produit qu'une fois et qu'on jette pareil, mais un équilibre en consommateurs et production devrait être mieux ordonnancé. La volonté de l'industrie du low-cost a produit longtemps du matériel à destination du consommateur. Matériel qui était souvent vite détérioré et mis en décharge tout en ayant utilisé le même matériaux que s'il avait été produit en durable.  

Je vous dis, parfois, s'il n'y avait pas un café serré et gratiné du matin, 

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chargé de donner l'exemple pour remettre les horloges à l'heure et pour repousser tous les "mea culpa" 
dans les cordes, où irions-nous?

Ah, ce café, qu'est-ce qu'on ferait sans lui, le matin au sortir du lit? 

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Blague à part, vous vous imaginez encore la vie sans iPod, sans télés à écran plat avec la 3D qui arrive pour faire semblant qu'il y a toujours du volume dans l'espace, en temps d'anorexie, pardon d'autérité, toujours à tantaliser les consommateurs? Plus moyen de phosphorer, de se cuivrer, de platiner, de s'argenter, de jouer au germani-um... Autant prendre tout de suite ses quartiers d'hiver comme un anti-moine. 

Les politiques semblent suivre le mouvement au coup par coup, réactif d'un discours à l'autre, en espérant toujours un peu plus de proactivité pour la prochaine fois.

Devant les soucis que pose la pénurie, ils ne parviennent qu'à glisser, joyeusement ou lamentablement, sur une pente savonneuse.

Situation pardoxale, disais-je au début. Un dilemme avec le pied soit sur l'accélérateur, soit sur le frein. De là, à rester sur la pédale de débrayage en permanence...

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L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Il y a trop d’eau, trop de froid et pas assez de pétrole dans les pays froids et pas assez d’eau, trop de chaleur et plein de pétrole dans les pays chauds. A part ça, Dieu n’est pas alcoolique. », Claude Frisoni

  • « On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir.  », Pierre Mac Orlan

  • « Les Arabes ont fait faire un grand pas à la lutte anti-pollution en installant leurs puits de pétrole dans le désert. », Jean Delacour

Mise à jour 16 avril 2013

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01/02/2013

Les amalgames de l'histoire

Le 30 janvier 1933, il y a 80 ans qu'Adolf Hitler accédait au pouvoir. Cela méritait, à la radio, une émission spéciale au départ d'une école, pour évoquer le souvenir de cette période sombre de l'Histoire avec les jeunes d'aujourd'hui.

0.jpgComment parler d'Hitler à l'école (vidéo)?

Résumé: "Le 30 janvier 1933, Hitler accédait au pouvoir en devenant chancelier du Reich. Dès sa nomination, il publiera les premières lois raciales et mettra en œuvre son funeste plan, sa politique impérialiste, antisémite et raciste. Que connaissons-nous encore du parcours d’Hitler, de son accession au pouvoir dont le parti, le NSAPD, au discours populiste, a été porté par une situation de crise économique qui faisait suite au krach de 1929 ?  Les années 30 sont-elles comparables aux années de crise que nous connaissons aujourd’hui ? La montée des populismes en Europe est-elle comparable au populisme de 1930 ? Y a-t-il d’autres éléments de comparaison ? L’Histoire risque-t-elle de se répéter? Qu’enseigne-t-on aux jeunes sur le parcours d’Hitler ?  La transmission de la mémoire est-elle encore assurée, organisée dans l’enseignement alors que les témoins directs se font de plus en plus rares ?  Faut-il s’inquiéter des propos antisémites que certains jeunes diffusent sur les réseaux sociaux ?"

Un seul commentaire pendant toute la première journée: "Parler d'Hitler, on ne le fait pas si mal à l'école. Par contre, on n'informe pas trop les élèves sur l'actualité: l'intervention française au Mali est présentée comme une guerre contre le terrorisme et non comme une guerre pour la reconquête de l'uranium et du gaz. On parle des camps de concentration, mais pas des horreurs belges au Congo ou des massacres d'Algériens par les français (qui connait les massacres de Sétif -mai 1945?) Finalement, Hitler est bien pratique : nous restons les gentils face au vilain nazi. C'est facile !!!!".

L'auditrice préconisait de réactualiser les images que l'on en donne plutôt que ressasser ce "passé qui passe mal". 

"Démocratie et barbarie" est contre tout oubli avec des visites avec les témoins des camps d'Auschwitz ou, plus près, à Breendonck.

0.jpgPour ce jour anniversaire, Angela Merckel inaugurait un mémorial à Berlin.

L'histoire d'Hitler restera toujours une référence de ce qu'il ne faut pas faire.

La dernière guerre et ses évènements, je ne les ai pas vécus. Des échos familiaux. Je n'ai aucune envie de revivre cette histoire. 

Cela étant dit, il ne faut pas être angélique.

Montrer ce qu'a été la guerre, en parler avec les jeunes, est-ce le moyen de l'éradiquer?

La guerre plus ou moins pacifique, pacifiée est partout.

Canaliser l'agressivité des garçons par des palliatifs.

En 2006, j'imaginais des hypothèses sur cette guerre 40-45, que j'avais appelée "L'alterologie", Lors de l'écriture de ces articles, je ne connaissais pas le mot uchronie, un exercice de l'esprit basé sur des "si" de l'histoire. 

Remonter en arrière dans le temps, c'est y chercher des pourquoi, des ressemblances, des alternatives, des compensations et finir par des amalgames, par dire "plus jamais celaalors que la nature humaine rend la paix toujours aussi fragile.

Les idées ont évolué, heureusement. L'idée d'une Europe unifiée en est née de cette envie de cristalliser la paix. Le jeune ne va plus à la guerre avec le plaisir de devenir un héros. Le service militaire obligatoire a été aboli dans beaucoup de pays.

0.jpgCe serait oublier que l'instinct d'agressivité existe toujours sous une forme ou une autre, que la domination par le pouvoir et/ou l'argent est probablement tout aussi présent si pas plus. Le progrès et la complexité se sont ajoutés.

Qui dit que l'histoire évolue dans le bon sens, poussée dans le dos par le progrès?

Quel est le bon sens? Y en a-t-il un, d'ailleurs?

L'humanisme qui voudrait le représenter, est-il vraiment aux bénéfices de tous sur la planète? L'économie n'est jamais très loin des conflits guerriers ou pacifiques.

Très ou trop philosophique, tout cela.

La philosophie est un des outils du sens, mais a-t-elle pu vraiment améliorer les hommes?

Chercher des analogies entre la période des années 30 et nos années de crises à répétitions, c'est, bien entendu, y trouver des similitudes. De là à croire que l'histoire revient tel quelle en ne tenant pas compte des différences notoires apportées par le modernisme, serait bien aléatoire. Trop de paramètres, de contextes différents, font dévier les fils de l'histoire.

Les guerres de religions, d'idéologies, raciales, économiques suivent toujours là même voie.

En 2009, sortaient, sur nos télés, les films "Apocalypse" sur la 2ème guerre mondiale. Remastérisés en couleur, ils s'associaient encore plus aux goûts du jour.1.jpg

"Mein Kampf" n'avait pas récolté un énorme succès dès sa parution et pourtant, tout y était explicité. Cela n'a rien empêché. Hitler disait, déjà en 1924 "Un état qui refuse la contamination des races doit devenir un jour maître de la terre". 

Les alliances entre les pays avant 1914 ont entrainé une guerre sans merci, généralisée et embrasé le monde entier plutôt que de la limiter.

Un jour, ma mère m'a demandé innocemment: "Pourquoi, y a-t-il la guerre?". Elle avait conservé des douilles gravées avec son prénom, par son père, mort des suites de la guerre 14-18 et se posait encore cette question.

Je ne lui ai pas répondu. Cela nécessitait bien plus que quelques mots. 

La question est "D'où vient ce besoin d'éliminer ses semblables?". 

L'animal, lui, tue pour se nourrir. Pas de sensiblerie. Pas de victimisation, le jeu de la vie et de la mort dans une chaîne de prédations avec les seules armes que la nature a données. Pas d'anthropomorphisme à mettre en avant dans ce cas. Chacun a son rôle à jouer dans la nature. 

Sans carapace, sans moyens de défenses naturelles, l'homme n'a que son intelligence pour seule défense.

Il construit des murs pour sa protection et des armes des plus simples aux plus sophistiqués. Ses instincts défensifs et offensifs sont toujours là. 

En plus, il a ses propres pensées idéologiques, ses convictions propres à défendre, ses revendications, sur le territoire où il est né ou s'est installé comme s'il possédait ce lopin de terre comme un dû.

Avec un esprit cartésien et numérique, parler de 40-45, équivaudrait à trouver les raisons qui l'ont précédé et qui ont mené à la guerre.

Une menace? Des problèmes de revanche? Surtout, un Furher, un meneur, prêt à mener un Bal des Maudits et une dette de guerre des années 14-18 qui était une bombe à retardement. Si elle n'avait pas mené à la 2ème guerre, cette dette aurait dû s'achever et ne plus être payée par l'Allemagne qu'en 1988, c'est -à-dire s'étendre sur plusieurs générations. 

La finalité d'Hitler? Simple. Gagner la guerre pour installer son pouvoir sur le reste monde en transformant, au passage, le peuple en une race aryenne pure. Pour y arriver pas de réel coup d'Etat. L'utilisation de la démocratie. L'élimination des opposants et embrigader la génération suivante, la plus ouverte d'esprit, par la propagande.

Penser à la guerre en temps de paix, cela commence toujours par le banal "pan-pan, t'es mort", un revolver en plastic à la main. Ensuite, aujourd'hui, c'est devenir spectateur au ciné et à la télé, de films de guerre avec ses héros. Dernièrement "Brothers" sur notre télé, rappelait l'idée que tout passe, comme dans une course relais "Au nom du père".

Enfin passer à plus  interactif encore, par les jeux vidéo guerriers. Banaliser la guerre. Tout est là.

En contrepartie, les deux heures par semaine réservées à l'histoire du passé à l'école, ne font pas le poids, même si quelques analyses plus fines sont destinées aux futurs historiens.

Devant les écrans de vidéos, à faire la guerre par joysticks interposés,  on ne fait, en principe, pas de mal à personne. C'est une guerre électronique, presque "chirurgicale" comme on le dit sur le véritable champ de bataille. 

La guerre d'Irak a été un exemple avec toutes les étapes, des partisans et des "clans" qui se sont formés sous de faux raisonnements.

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"Si tu ne veux pas la guerre, prépare-là", est-il dit. La guerre froide n'en a été qu'une suite logique de la guerre "chaude".

Aux États-Unis, posséder des armes fait partie d'un amendement. Le lobby des armes est tellement puissant que n'importe quel président ne pourra s'y opposer facilement avant longtemps. 

Le monde que l'on dit libéral et social, va recentrer cette volonté par le patriotisme et le nationalisme. 

On n'assure plus par l'expérience, mais avec une puissance à géométrie variable toujours plus efficace.

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Exister chez les hommes, c'est exhiber ses nouveaux bijoux de la technologie, les plus sophistiqués, lors des parades militaires, lors des anniversaires à périodes programmées dans le temps.

Les musées de la guerre, eux, font dans la pérennité. 

Les médias comptabilisent les points et les évènements en espérant seulement à ne pas en perdre. 

En période de paix, la guerre commerciale prend le relais. Les entreprises exercent une concurrence entre elles en style "Guerre et Paix". 

Les honneurs, les médailles et la gloire sont accordés, en guerre, aux gagnants et deviennent des récompenses, des primes en temps de paix. Les perdants, comme toujours, auront seulement tort d'avoir perdu. Quant aux objecteurs de conscience, les électrons libres, ils tomberont en disgrâce sans avoir reçu le droit à la parole pour en donner les raisons.

Les intégrismes et les fanatismes seront,  par définition, réservés aux extrémistes et aux terroristes. 

Le sport joue aussi son rôle. Il se pratique par l'athlétisme, qui préconise l'endurance, le combat avec soi-même. Mais il prend trop de temps aux spectateurs qui s'acclimatent plus rapidement aux comparaisons entre des adversaires en équipes.

Les antiques JO étaient une période de paix pendant laquelle les adversaires se jaugeaient. Ceux de Berlin en 1936 et de Munich en 1972 ont rappelé, avec emphase, ce qui pouvait s'y cacher. 

Je me suis tourné vers ma bibliothèque. Des souvenirs que l'on se refile de génération en génération.

Un seul livre "Héros et martyrs" qui parle des "Fusiliers de 40-45".

Non, la guerre fait partie de notre environnement, je dirais même, de nos us et coutumes.

Le souvenir d'une visite dans notre Musée de la Guerre avec des regards introspectifs m'avait apporté une preuve par quelques constatations qui révélaient, une fois de plus, qu'il y avait toujours une attraction pour les choses de la guerre. 

La fréquentation n'était pas uniquement due à l'accès gratuit des lieux. Dans un tel musée, on y va en famille, avec des enfants du plus jeune âge qui accompagnent leurs parents.

Je me suis posé des questions bêtes et méchantes. 

Était-ce pour présenter l'histoire aux petits avec de multiples d'explications de papa aux oreilles attentives des rejetons? 

Pour présenter, aux plus grands, la profession de militaire comme une profession d'avenir avec la sécurité d'emploi assurée dans notre époque de pénurie d'emplois

Un groupe de trois japonais avait aussi attiré mon regard. L'un d'entre eux, casquette parfaitement dans la norme, s'était placé devant un avion en opposition avec ses deux autres "collègues" avec un large sourire. Il s'était mis au garde à vous en portant la main à sa casquette dans un salut magistral. Les autres s'empressèrent de l'immortaliser avec leur numérique sous les flashs de circonstance. A un moment, j'ai lâché à l'un d'entre eux: "The war is not as simple as a picture". Un sourire et puis il s'en sont allés. Banzai, ils s'étaient trompé de guerre... 

Les souvenirs de la guerre sont bien plus vivants dans les esprits qu'on le pense. Ils se réinventent, s'industrialisent, s'utilisent et s'usent avec le temps pour être remplacés par d'autres voies.   

1.jpgA Woluwe-Saint-Lambert, le parc Georges-Henri était un cimetière. Il a été désacralisé. Les pierres tombales sont encore bien visibles et servent de pavements aux visiteurs. C'est une plaine de jeux pour les enfants. Chacun n'y fait même plus attention.

Dans un coin du parc, il y a toujours, un souvenir de ce passé, un monument qui parle de la résistante Marguerite Bervoets. Massif, sobre, il est gravé par ces mots: 0.jpg

"Je suis tombé pour que le ciel de Belgique soit plus pur, pour que ceux qui me suivent, puissent vivre libres, comme je l'ai tant voulu moi-même. Je ne regrette rien et je songe à vos enfants, qui seront libres demain.".

La liberté, un mot que l'on imagine comme une sorte de monstre du Loch Ness. Une idée qui apparaît comme un point à l'infini. Une définition dont on ne parvient pas à connaître les limites sans devenir en bout de course opportuniste, populiste, voir fasciste collectif en marchant sur les libertés des autres...

Passer de gauche à droite, on se perdrait en chemin, pour moins que ça.  

Quant à la question de départ, "faut-il en parler?".

L'expérience de Milgram, réactualisée en 2010 dans un jeu télévisé qui s'appelait "Le jeu de la mort", témoigne encore que rien n'est encore joué définitivement. 

Quels sont les gagnants des guerres? 

Les survivants, bien sûr. Ceux d'après. Ceux qui récupèrent les restes des victoires et des défaites et qui commémorent le deuil collectif et social. La population doit pouvoir faire son deuil pour reconstruire son futur et ériger des monuments à la gloire de ses héros.    

0.jpgL'exposition "Monumentum", actuellement visible, au "Musée de la Guerre"  à Bruxelles, en présente quelques aspects

Ces monuments du souvenir, il y en a dans toutes les villes et villages. Généralement, installés dans un lieu de rassemblement, pour interpeller un maximum de passants. Ils sont chargés des références identitaires d'une communauté déterminée qui marche aux symboles apportés par les souvenirs de choses apprises à l'école ou ailleurs. 

Le respect des héros de guerre tombés aux champ d'honneur en est la raison et le sens, si pas, l'essence.

Les lendemains de guerres, des souscriptions publiques et appels de fonds, annoncés par voie de presse, des subsides, des manifestations pour financer et entretenir le souvenir citoyen qui ne lésinait pas sur les dépenses même si la situation économique au sortir des guerres était désastreuse. On ne lésinait pas sur les  plaques, les stèles, les obélisques, les statuaires...

Rien n'est trop beau, pour montrer ces moments de gloires.

Des entreprises, des fonderies industrielles et artistes institutionnalisés ajoutent le prestige aux oeuvres d'art originales pour glorifier la mort.

Quel que soit le programme iconographique, le monument donne une vision aseptisée du conflit, niant l'aspect meurtrier pour rendre le souvenir supportable.

Pour le commun des mortels, pourtant, ces monuments ont tellement intégré le paysage, qu'ils en deviennent invisibles.

Après mes idées enfoireuses, je m'en allais me servir un café serré en style climax 

podcast

Fait exprès, il était suivi par la bande annonce du film le "Weekend royal", le weekend qui avait changé le cours de l'histoire. Amusant, tout plein, cette suite.

Le bien et le mal sont, pour moi, à des extrêmes indéfinis, trop dépendants du temps et de l'espace.

En dehors des problèmes de mémoires, c'est peut-être ça, le problème.

Mais, imaginons ce que serait-ce la vie sans un petit conflit quelque part:0.jpg

  • Les "trop imaginatifs" seraient les bienvenus pour exercer leur folie.
  • Les journalistes retourneraient aux chiens écrasés.
  • Plus personne ne cotiserait pour ériger de nouveaux monuments et les artistes seraient en mal d'inspiration.
  • Plus d'impôts à payer puisqu'il n'y en aurait plus ou moins planqués sur la fabrication des armes de la société FN.
  • Plus d'espionage, le boulot de rêve..
  • On perdrait encore plus vite la mémoire et la maladie d'Alzheimer commencerait, peut-être, encore plus jeune. 
  • Comme tout ce qui n'est pas utilisé s'attrophierait, les muscles et les neurones seraient en perte de vitesse.   
  • Pour les parents, sans les revolvers à eau, sans vidéos avec joystick, il faudrait s'occuper et retourner jouer aux cartes avec leurs enfants ou pire, encore, faire le suivi de ce que leur progéniture emmagasine sur les bancs de l'école.  

Ce serait la merde, quoi... 

On dirait le sud, comme chantait Nino Ferrer.


 

Photos en avant-goût de Monumentum et du Musée de la Guerre. 

 

 

L'enfoiré,

 

Articles appariés: "Chienne de guerre", "Les jouets de la guerre".

 

Citations:

  • « La guerre nourrit la guerre. », Proverbe français 

  • « Toute guerre est un manichéisme. », Jean-Paul Sartre

  • « La guerre, c’est la guerre des hommes; la paix, c’est la guerre des idées. », Victor Hugo 
  • « Seul les morts ont vu la fin de la guerre  », Platon 
  • « Mourir pour des idées d'accord, mais de mort lente. », Georges Brassens

25/01/2013

Cyberdépendants, réveillez-vous

Troisième volet d'articles qui tournent autour du Web: l'addiction à Internet. On en parle sous plusieurs formes, sous plusieurs angles, mais tous avec un certain dépit, une certaine pitié pour celui qui est tombé dans la potion magique de la virtualité qui frise l'esclavagisme.

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De personne en personne, Google additionne nos facultés cognitives rendant l'intelligence humaine esclave de l'intelligence artificielle. Ok.

Des entreprises humaines sont cannibalisées par le web. Ok.

Le Journal de France2 du 19 janvier en parlait avec un titre  "Accros de la console". "De la console", ce vocable me rappelle les tableaux de commandes des gros ordinateurs avant qu'on parle de "console de jeux". 

Il y a vingt ans sortaient les jeux de rôle du style "World of Warcraft". Les MMORPGs ne touchent pourtant que douze millions de personnes de par le monde.

0.jpgAu sujet des consoles de jeu, il faut signaler qu'Atari, la légende du jeu vidéo, est actuellement sur le point de s'éteindre. A l'agonie sur le marché des consoles. De plus en plus, ce dernier se recentre sur le mobile. Tout change, tout évolue. Le 30 septembre, la trésorerie d'Atari France, s'élevait à 6,3 millions d'euros, tansis que les dettes s'élevaient à 17,4 millions. La success-story avait commencé avec Pong en 1972.  Elle se faisait en partenariat avec Commodore. Est-ce dire que c'est une mode? Qu'à un Pong doit correspondre, un jour, le Ping?

Cela voudrait, peut-être, aussi dire que l'homme s'est fait entubé en prenant son pied avec ses petits doigts qui gigotaient sur les commandes à distance...

Pas question de cracher dans la "bonne soupe". Internet, c'est cool... Peut-être un peu trop, comme on va le voir.

Non, c'est vrai, on peut même tirer une foule d'avantages d'Internet. On pourrait dénommer cela de "valeur ajoutée" sans la taxe, tant que ce n'est pas la valeur qui est vendue à trop bon marché et qui remplace le tout.

La qualité, elle, ne se marie pas aussi facilement, avec l'amateurisme et la gratuité. De quoi se plaindrait-on puisque c'est gratuit?

Le Web, un outil du moment avec la raison en plus, sine qua non. 

Avec le bouchon poussé trop loin, cela devient de l'addiction comme conclusion logique.

Être addict aux jeux vidéos, aux jeux du hasard, aux réseaux sociaux, au cybersexe... ce serait oublié que d'autres voies plus culturelles, plus naturelles existent.

Au sujet du sexe, il y en a déjà qui se posent la question de savoir si "à 23 ans, la pornographie ne l'avait pas complètement bousillé".

Être gourmand ou drogué, ce n'est pas la même chose.

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On peut aimer le chocolat, le déguster à petites doses répétées ou en séquences rapprochées dans le temps, sans avoir une crise de foie, à condition que cela ne devienne pas un réflexe conditionné qui frise "l'aphrodisiaque volontaire".

Les effets secondaires comme des conflits de générations ou des disputes dans les couples sont du parcours.

En effet, les addicts du clavier sur l'écran des nuits blanches là où on fait son cinéma, n'est plus toujours destiné à leur vedette de la maison

Si les vidéos de sexe ont hanté les fantasmes de beaucoup de mâles, dès le départ de l'utilisation d'Internet, il y a bien trois décennies, elles sont, désormais, talonées par l'utilisation des réseaux sociaux parce que ceux-ci touchent plus de monde.

Hommes et femmes, petits et grands, jeunes et vieux, sans distinction se retrouvent rivés devant un écran parfois plus longtemps qu'il ne faudrait.

Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont devenus des réseaux de l’impulsivité et ont supplanté les forums et les blogs en degré de lecture. Moins à réfléchir, peut-être.  

Le moins d'effort est la base dans le naturel du réel et surtout dans l'irréel de la virtualité.

Le tout, c'est de garder le contrôle sur son temps et son espace. Avoir un agenda qui ne soit pas, à tout bout de champ, rempli des mêmes préoccupations qui tournent en boucle.

Le 26 novembre 2012, un documentaire "Play again" disait: "Dans 10 ans, la plupart des Occidentaux passeront plus de temps dans le monde virtuel que dans la nature. Les nouvelles technologies ont largement amélioré nos conditions de vie. L'information est à présent directement disponible d'un simple clic. Nous avons des amis dans toutes les parties du monde. 

Mais qu'est-ce que nous ratons quand nous sommes « vissés » à nos écrans ? Et comment cela affecte-t-il le bien-être de nos enfants, notre société et l'avenir de la planète ?

Ce documentaire suit 6 ados qui, comme tout jeune Américain moyen, passent entre 5 et 15h par jour devant des écrans. Ils sont emmenés dans un « camp de désintoxication » en pleine nature, sans électricité, sans GSM, sans réalité virtuelle..."

Les buts avoués par les jeunes est simple mais faussé dans la réalité. Ils citent d'y trouver des gens sympas dans un petit monde dans lequel ils maîtrisent tout ce qui s'y passe avec leur propre stratégie, d'y être à l'aise en discutant avec qui ils veulent jouer, de ne pas s'ennuyer et de vouloir ressembler à ces super-soldats des vidéos, ne se retrouvent que dans un faux univers comme "Second life". 

"Tuer n'est pas jouer" rappelait un James Bond. 

Et le net n'est pas toujours ce que l'on croit: un havre de paix. Les coups fourrés ne sont pas rares.

Le monde des adultes redoutent l'insécurité des rues, construite dans le monde extérieur qu'ils voient de plus en plus dangereux. Alors, ils envoient leurs enfants dans leur chambre avec le PC comme compagnon.

Si vivre 90% de son temps à l'intérieur rassure, ce n'est pas gagné pour autant. Le stress du jeu finira par détruire les rêves dans une perte de confiance en soi s'ils n'y prennent garde.

Internet est devenu un tremplin vers l'extérieur, mais ne ce n'est pas nécessairement vers des sommets.

Ce que pourraient apporter Internet et les blogs de positif, c'est de se retrouver comme citoyen du monde, à la pêche aux idées, pour les comprendre, les analyser et en tirer une philosophie personnelle.    

Internet est devenu une arme pour dissidents, mais il forme aussi des individus surveillés, solitaires, idiots et délinquants malgré ce que dit Michel SerresNon, Twitter, Facebook, les forums et les blogs, ne feront pas advenir plus de démocratie dans le monde. Celui-ci reste assez clos. 

Les "luddites" refusent de se soumettre au joug de la révolution industrielle, mais se retrouvent sur les réseaux sociaux comme un panoptique numérique qui une fois, infiltré, relaient tout autant la peur dans le public.

On y retrouve, ainsi, tout et n'importe quoi.

Internet peut faire de nous des abrutis sans prévenir.

Les hyperliens d'Internet ont, souvent, fait naître uniquement la sérendipité, l'art de trouver ce qu'on ne cherche pas et jamais, bizarrement, ce qui est contraire à ses propres convictions. Trop fou, ce qu'on pourrait apprendre de ses opposants?

Le Web 2.0 fait perdre une part de vérité, de paternité et de valeurs comme le dit Andrew Keen.

S'exprimer reste un plus s'il cherche encore la compréhension de ce qu'est l'écriture et connaît la bonne manière de se faire entendre. Sans cela, cela devient une idéologie technocratique.

Mark Granovetter dit que les réseaux sociaux force les liens faibles et que quelqu'un avec peu d'amis proches, mais avec un grand cercle de relations occasionnelles, aurait plus de chance de réussir. Internet rétrécit le monde, il peut apporter une entraide communautaire dans une consolation sociale tout en risquant, néanmoins, une insécurité cognitive.

Est-ce que l'on communique mieux avec tous ces outils de la communication? Vaste question avec de multiples réponses.

Sherry Turkle dans son livre "Alone together" le conteste. L'extraction du monde, c'est le privé qui se perd et la propagande gratuite qui s'installe.

Un risque ou une déviance de la cybernétique et des accros qu'on peut trouver dans la virtualité ou ailleurs.

 

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Que dire ensuite?

Que les entreprises ne sont pas moins addictes à Internet?

Elles le sont par essence, par obligation. Si elles n'y passent pas, elles en mourraient. Il suffit d'avoir une coupure des télécommunications pour envoyer une société au chômage technique pour une durée indéterminée.

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On peut même y rechercher le degré de "stupidité fonctionnelle" d'une entreprise.

Comme il est dit sous le lien qui précède: "Cette stupidité se manifeste d’abord par l’incapacité à prendre du recul, et la tendance à se baser sur de mauvaises hypothèses et de mauvaises procédures de travail, entre autres."

Que la police utilise les réseaux sociaux? Qui en douterait encore?

Que Twitter vient d'être saisi par la justice française concernant les tweets antisémites. (*) Pourquoi en serait-il autrement?

High-Tech parle de 2014 comme l'année du meurtre via Internet?

Il y a eu ce suicide récent et encore inexpliqué de Aaron Swartz, mais, sans arriver à l'extrémité des "tueurs en série" et du cybercrime, cela prouve que ce n'est pas qu'une vue de l'esprit.

Peut-être faudra-t-il garder le mot "cool" en mémoire pour d'autres occasions. Ce mot de "cool", tellement galvaudé, qu'il a perdu sa signification à tous les étages.

Je ne suis ni un fana du jeu, ni un utilisateur actif des réseaux sociaux, mais je prend beaucoup de temps à composer des articles pour les mettre bout à bout.

0.jpgBillets, souvent écrits par bribes, sur le terrain des investigations et pas devant l'écran noir ou la page blanche. Plus tard, Google restera une aide efficace pour puiser les idées toujours émises quelque part ailleurs et pour les assembler.

Plutôt amuseur qu'abuseur, avec le respect de ne pas tomber dans la propagande ni devenir le bonimenteur mais plutôt avoir une tendance marquée ou une envie irrésistible à remonter les courants par trop populistes, racoleurs de lecteursQue la fréquentation des forums de discussions endurcit, nul ne le contesterait. Avec un pseudo comme le mien, on reste toujours en ligne de mire et une obligation de le respecter. 

Écrire par et pour le plaisir et puis, oublier en pensant déjà au suivant avec quelques flashs d'idées d'ici et de là. Un billet par semaine et puis basta. Pas question d'aller plus loin, d'alimenter d'autres par la pub comme je le remarque sur d'autres antennes. Pas payer à la pièce. La période d'activité du "mercenaire économique" est passée. Dans la phase post-opératoire, il faut ménager sa monture et son moteur.

Ce qui veut dire pas de lavage de cerveau et pas besoin de se faire mousser, quand on voit le prix de la mousse.

Les idéaux ont trop d'effets secondaires sans garder le rire en bandoulière pour faire tourner de concert les consciences si elles ne le désirent pas.

0.jpgCe sera implique la séparation des idées des autres, avant les  siennes propres de manière distincte. La publication, c'est attendre la contestation si nécessaire et trouver un compromis, s'il en existe. 

La dichotomie du monde, comme aimait G.W.Bush entre deux empires, celui du bien ou du mal ne recherchait pas les nuances ni à prendre les chemins de traverse. Dans ce cas, on écrase l'autre sans aucune autre forme de procès.

Dernièrement, je disais qu'il vallait parfois mieux fermer les commentaires qui suivent un billet. Les réponses qui ont suivies, idem. Pourquoi? Parce que la polémique virtuelle ne vaut rien. Pas la moindre tune si elle ne s'accompagne pas d'humour.

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Il y a longtemps, je me souviens d'un jeune rédacteur qui dès le premier article se sentait tomber dans la cour des miracles où tous les coups étaient permis et que j'ai soutenu.

Pour ne pas avoir de déceptions avec ses billets que l'on a paufiné jusqu'à la virgule, il faudra  considérer son blog comme un journal personnel et pas nécessairement comme un outil de relations inter-culturelles en choisissant, sans risques, un cercle d'amis de conceptions similaires. Google+ a tenté de parer à toutes les éventualités, bide compris.

Avec le temps, les lecteurs se passent le mot et se diront qu'il y a, peut-être, quelque chose à conserver et à utiliser pour eux-mêmes. De là, à croire que des commentaires intéressants vont tomber dans l'escuelle, cela m'amuserait...

Tant que de nouveaux viendront, il y aura une chance de trouver des "perles blanches ou noires" qui espèrent être originales, que l'on garde l'ivresse et la motivation.

Et, parfois, ce sera être étonné des réactions et des polémiques que cela engendrera. Les sensibilités sont tellement multiples qu'il faut les prendre avec du doigté.

0.jpgCelle de cette photo du soldat à tête de mort.

Celle de la caricature de Kroll qui présente le Gille de Binche de manière originale>>>

Comme Kroll le disait, on frise l'intégrisme des gens, qui offusqués ne comprennent pas l'invention et l'originalité.1.jpg

Serait-ce dénoncer et dénoncer encore, sans chercher de solutions drastiques? Peut-être, en restera-t-il quelque chose de positif, comme c'est revenu à la mode. Alors que la montre en or, elle, sera passée sous le nez.

Thomas le rappelait avec un humour de citoyen, dans un billet qui n'en était pas un d'après son préambule

Billet que Laurence Bibot remettait au goût du jour, le lendemain de manière subtile en reprenant comme référence le retour de Florence Cassez. Non, Laurence, dans ce cas, ce n'est pas le mandarin mais l'hindi, en question.

Si elle a vécu sept ans avec la peur au ventre tous les jours, ce furent aussi sept ans à tergiverser, à supputer, à combler des trous, chez nous de ce côté de l'Atlantique.

Sept ans enfin que je suis entré sur des forums différents à analyser ce qui s'y disait parfois avec un humour sarcastique.

0.jpgL'actualité nous démontre que l'affaire Mittal était assez pourrie dès le départ. Une demi-surprise, disait Philippe Delaunois.

C'était presque programmé.

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Ce serait oublier ce qu'est "la symphonie indienne" et, impuissant, la voir s'exportée quand, pour un riche Indien, ambitieux, qui a compris que le beurre se fabrique à l'étranger.

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 "Nul n'est prophète en son pays", disait quelqu'un. Expérience du terrain, faite, il est prêt à refaire ses valises en s'écartant de ses réseaux spécifiques, bien loin des réseaux occidentaux dans lesquels on s'étripe.

Il a été derrière un écran, peut-être, mais ce fut, à étudier, ensemble et solidaire, des stratégies d'envahissements dans le monde après avoir soigneusement enregistré les données, tout ce qu'il avait apprendre là où il a installé son dévolu temporairement.

Une sorte d'espionnage industriel à grande échelle et en plus en étant demandé pour le faire.  

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Si vous n'êtes pas convaincu, allez lire ce qu'on en dit de la cyberdépendance.

Quelle serait ma conclusion si ce n'est que la tête et les jambes restent mon leitmotiv?   

Pourquoi ne pas parodier la conclusion de la fable la "Cigale et de la fourmide La Fontaine?

Elle pourrait devenir pour l'occasion "Vous surfiez, vous jouiez. J'en suis fort aise. Et bien! vivez maintenant, la vraie vie, pure et dure".

 

L'enfoiré,

Citations:1.jpg

  •  « A quoi sert Internet. A part à aller sur Internet... », Jacob Berger
  • « Sur Internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone. », Anne Roumanoff 
  • « L’anonymat que permet la communication sur Internet ne serait-il pas un aphrodisiaque ? », Walter Goodman
  • « Si, en effet, Internet a beaucoup à offrir à qui sait ce qu’il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l’abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole. », Laurent Laplante
  • « C'est un effet pervers, la démocratie au niveau d'Etats-nations en compétition les uns avec les autres sur le marché mondial  », Philippe Van Parijs 

 

0.jpg(*)Mise à jour du 25 janvier 2013: La guerre de la réputation.

Un débat à l'ENA sur la réputation et la crédibilité qui étaient étroitement liés a eu lieu avec Najat Valand-Belkasem. Des mots guerriers y ont été prononcés. 

Dans l'entreprise, le Web est devenu le théâtre d'une guerre économique.

Etre convainquant pour avoir une chance de pouvoir contrattaquer sur les réseaux sociaux.

Les médias traditionnels, vu les réductions de personnels, travaillent dans l'urgence avec des informations qu'ils n'ont pas toujour sle temps de vérifier.0.jpg

Les médias sociaux, par contre, amplifient les phénomènes sous forme de buzz ou, en manque, créent eux mêmes, les informations sous forme de rumeurs ou de sous-entendus.

Bataille perdue parce que Internet n'en a cure des frontières.

La calomnie qui s'y déroule a beaucoup de visages qui dépendent de la culture d'où elle est issue. 

La complexité est de la comprendre et espérer l'anticiper.

En Belgique, 53,6% de la population considère comme crédibles les informations des entreprises avec une pointe pour les PME

Les experts, les universitaires et les cientifiques atteignent 91,9%.

Le problème, c'est qu'il y a des pseudos-experts qui s'infiltrent sur la Toile. Le sport de la détection commence. 

 

 

19/01/2013

L'hiver, chez moi, c'est quoi?

Un billet en passant, la réponse du berger à la bergère...

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Vendredi, Laurence Bibot sortait son café serré.

podcast
Elle cherchait ce dont elle allait parlé avec l'humour parmi certaines options de l'actualité. Elle choisit le froid et l'hiver qui s'est abattu sur nous ces derniers temps. Elle détournait l'attention avec notre Monsieur Météo, Denis Colard qui se bercerait d'illusions à Punta Cana.

Punta Cana, je connais. Pas besoin de me faire un dessin.

Une connaissance en revenait récemment.

Une occasion de me faire revenir des souvenirs à la pelle sur cette île des Caraïbes.

D'une époque pendant laquelle, Joaquin Balaguer se faisait réélire et que ses partisans se reconnaissaient par des jeux de signes. Démocratique. Oui, bien sûr. A part, peut-être, que le futur président était presque aveugle à 90 ans et qu'il était là après un précédent mandat communément appelé les douze années".

Mais, le touriste ne s'intéresse pas à ces choses-là, évidemment. Il constate s'il y est présent.

Sur place, au moment du retour, nous avons même eu droit à une "rawette" en plus de deux jours, parce que vous ne savez pas, même si la presse en avait parlé, mais notre avion avait eu quelques petits problèmes.

"Sketé", qu'il était. On n'a jamais su pourquoi. Petits problèmes qui nous ont mis en "stand-by" pendant deux jours.

A plaindre les voyageurs suivants qui attendaient à Bruxelles de partir, bien sûr. Ce qui ne veut pas dire que ce furent deux jours de réelles vacances sur place à Punta Cana, avec les bagages qu'il fallait transbahuter d’hôtel en hôtel. 

Vraiment spotché, stressé, qu'on était.

Puis, les photos ne permettent pas de se rappeler des moments de gueulardes à tournicoter dans les aéroports en attendant que cela puisse décoller ce putain d'avion et que l'avion-sauveur d'"Air Outremer" qu'on avait dégoté en dernière minute, ne nous transporte pas jusqu'en enfer. 

Punta Cana, c'est pas mal pour quelques jours.

Il parait d'après des informations très fraîches (bizarre, ce mot n'est pas à utiliser par ici, tandis que là-bas...), c'est la pluie le matin (pas une petite pluie, mais ce qu'on appelle chez nous, une drache) et le soleil l'après-midi, pendant laquelle, on cherche de l'ombre pour ne pas trop subir les affres des tropiques. Oui, je sais, tout est en "All inclusive". 

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De plus, à voir toujours les mêmes palmiers, je dois dire que, pour moi, cela a manqué de variétés... même quand un arbre se penche sur l'eau pour donner la photo souvenir ultra-classique. 

Peut-être, penché à la suite d'un jour de "hurricane".

N'avez-vous jamais remarqué que c'est dans ce genre de pays de rêves, ceux que l'on dit 'exotiques', que les catastrophes du côté nature sont monnaies courantes?

Alors, pour les photos exotiques, vaut mieux garder l'appareil numérique sous le manteau. Peu importe la couleur du manteau, du moment qu'il reste imperméable.

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Lors des vacances, l'aventure, c'est l'aventure, dit-on en ces moments-là. On en rigole encore... enfin, presque.

Mais, que voulez-vous, on se refait pas. On s'habitue vite à nos chênes, nos saules pleureurs, nos châtaignes, nos arbres dont on oublie jusqu'à leurs origines, tellement elles sont nombreuses.

Cela dit et rappelé, revenons à nos moutons. A notre neige blanche qui ne reste blanche, en ville, que l'espace d'un matin.

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Les promenades avec un manteau blanc en région liégeoise dépassent, peut-être, celles de Bruxelles pour notre présentateur du JT, François Debrigode. Mais les bruxelloises valent aussi le déplacement.

Oui, vous avez raison, chère Laurence, parler de l'hiver est un lieu commun et Punta Cana fait rêver en cette période d'hiver. En cette saison, là bas, cela doit faire tout drôle de voir, encore, un Père Noël tout emmitouflé sous un soleil de plomb accroché à une fenêtre. 

Et puis, vous êtes, apparemment, frileuse, chère Laurence. Et, il ne faut pas vous servir, évidemment, une douche écossaise pour vous remettre de vos émotions qui vous gèlent jusqu'aux os.

Vous oubliez, chère Laurence, que le froid, ça conserve sans même jouer à l'Hibernatus. Pour s'en convaincre, ouvrez votre frigo. 

Oui, ça gerce un peu sur les extrémités et dans les coins, mais rien ne vous empêche de garder la mini-jupe sous la mantille. C'est le moment de sortir vos bottes, la belle écharpes et vos petites fourrures de la garde-robes.

Oui, la neige, c'est souvent pour les enfants que cela passe mieux et pas quand on doit prendre la voiture pour aller au bureau et se retrouver dans les files en attendant que le sel jeté sur les voies par les épandages fasse son effet.

Le soleil, cela donne des rides, aussi, dirait le dermato.

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Vous n'êtes pas comme cette dame, qui en redemandait de cette neige et de ce froid, avec un sourire jusque derrière les oreilles. D'accord...

Inciter à la méditation, les promenades sous la neige? Ouais... Méditons... Retournons sur nos pas, aussi...

Ce qui frappe en premier pour un citadin, c'est le silence. Tout est feutré par la neige.

Quand vous marchez dans la neige, que cela vous craque sous les pieds, cela ne vous donne pas une émotion de laisser une trace derrière vous? Des traces de nous, des traces qui tracent notre passé tant que le froid reste de la partie.

Vous avez raison, cette dame mettait un peu trop d'ardeur à faire fondre la neige, même sans soleil. Mais tout de même...0.jpg

Passer de la peste au choléra, dites-vous. Ni l'une ni l'autre ne semblaient pas du parcours de cette dame sous son bandeau cachant ses oreilles.

Aucune bonne raison à ce qu'il fasse très froid?, dites-vous.

Ben, allez au Québec, en Russie, en Chine, et vous verrez, chère Laurence, ce que veut dire "très froid".

Mon pays, ce n'est pas l'hiver, comme le chanterait le québécois, Gilles Vigneault. Enfin, cela dépend de quelques nuages que nous envoient nos voisins.

S'arrêter à zéro degré?, imaginez-vous.

Je suppose que ce n'est pas en Fahrenheit? Là cela vous réchaufferait immédiatement. Ce zéro en Celcius, c'est 32°F au compteur. Justement ce que vous aimeriez voir transposer en Celsius.

Comme les artisans de la thermolactyl y vont pour nous troubler l'esprit. La "Dame Art", que j'écris ainsi parce qu'il m'est interdit de faire de la publicité, devrait vous aider à faire passer les affres de la froidure.

"Un bête temps", dites-vous, encore.

Pas si bièsse que ça, notre Gulfstream qui s'occupe activement à nous préserver un climat tempéré. 

Un froid sec et piquant, je peux vous assurer que c'est plus facile à supporter qu'avec le blizzard en plus.

0.jpgDe plus, si un jour, vous allez dans les pays chauds, comme en Egypte par exemple, je ne vous souhaite pas, de vous retrouver, en plein soleil, sous les vents du Khamsin. Je peux vous en parler, j'ai prié de retrouver la pluie et le froid lors de cette rencontre inappropriée d'un troisième type avec le sable qui me frappait la peau, de partout.

Quant au Mexique, Cuba et les autres, cela n'avait plus rien à voir, non vraiment plus rien à voir avec des films d'Antoine quand le ciel tombe sur la tête.

Puis, ayons une pensée émue pour les Australiens qui cuisent actuellement.

Enfin, au sujet de Denis Colard, en cherchant un peu, je suis tombé sur ce versificateur qui semblait avoir une dent contre lui.

Alors, je vais vous montrer, preuves à l'appui, que l'on peut voyager dans le froid pour pas cher. En témoigne...

Les photos que j'ai ramenées de ces derniers jours de promenades près de chez moi et auxquelles vous ne prêtez, peut-être, plus attention.0.jpg

Pas sûr qu'elle vous réchaufferont. Mais quand on fait taire l'épiderme, cela devient plus intérieur.

Une sélection de chansons pour affronter les flocons, peut-être?

Ou, alors, vraiment, en photos, un bout de chemin de l'autre côté du miroir dans le Nord de l'île de la République Dominicaine mais pas de Punta Cana...

Ce billet, paradisiaque ou parodisiaque?

A vous de choisir, chère Laurence.

 

L'enfoiré,

 


Citations:

 

  • « Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps. », Anonyme
  • « La gaieté, la santé changent l'hiver en été. », Antoine Désaugiers 
  • « L’eau bouillante est-elle moins bouillante en hiver qu’en été ? », Pierre Dac 
  • « Le Canada a deux saisons, l'hiver et le mois de juillet. », Robert Hollier 
  • « L’hiver ne jetez pas vos vêtements légers, l’été ne jetez pas vos fourrures. », Proverbe chinois 
  • « Je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort ! », Arthur Rimbaud
  • « J’ai besoin de l’hiver. Car pendant que la nature se repose, l’esprit, lui, peut entrer en ébullition. », Jan Sverak
 

0.jpg22 janvier: Un débat de société, un vrai, qui s'invite dans la presse. Lancer une boule de neige, est-ce une incivilité?

C'est le Soir qui, ce mardi, ose poser la question sur une demi page. L'hiver, le froid, la neige.... voilà de quoi assurer des promenades vivifiantes et des jeux qui donnent le rouge aux joues. Mais parfois, les choses tournent un peu moins bien. Exemple, ce lundi, où un taxi bruxellois a été pris pour cible par un groupe d'élèves. Le chauffeur est sorti de son véhicule et de ses gonds et il a copieusement rossé un des assaillants. Conclusion du Soir, la neige n'adoucit pas les moeurs.

Voilà qui nous amène à notre débat... En Flandre, on ne badine pas avec les boules et certains - du coup - ont inscrit "le délit de lancer de boule" dans l'arsenal de leurs sanctions administratives. Lichtervelde, Wingene, Malle et Leuw-Saint-Pierre ont modifié leur règlement général de police. Mieux, à Termonde, c'est 120€ la boule. Ca fait cher le cornet...0.jpg

Côté wallon et bruxellois, on prend les choses avec un certain air bonhomme. Et les communes préfèrent s'en tenir aux dispositions déjà existantes. Le règlement de police général interdit déjà de jeter ou de lancer des objets, tout comme il prohibe - en général - les jeux ou les exercices violents. Au pire, ces textes peuvent être utilisés pour sanctionner des fauteurs de troubles. Tout comme d'ailleurs, il reste le code pénal en cas d'agression. 

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Déjà la Libre nous le rappelle, il est interdit de glisser sur les plans d'eau gelé. On se consolera, en se disant que les petits flamands peuvent toujours ériger des bonhommes de neige. Et puis, tout n'est pas perdu... Le laatste Nieuws vous l'apprend ce matin, à Dilbeek, des enfants ont lancé une pétition pour que leur rue ne soit pas déneigée. Ce cul-de-sac est la meilleur pente à luge des environs !
 
 
10 marsAprès une semaine pendant laquelle le printemps était de retour avec 17°C. L’hiver n’a pas dit son dernier mot! Des températures hivernales sont attendues à partir de dimanche. De la neige....et encore de la neige.
 

17/01/2013

La philosophie, l'outil du sens

Sophie Chassat avait écrit un livret "Découvrez avec Kant les vertus de l'hypocrisie" dans lequel, elle parlait de 50 paradoxes loufoques de philosophes.   

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Parler des différences facettes de la philosophie de manière exhaustive et chronologique passe par l'art de vivre au travers des philosophes de l'histoire (1) et (2). L'erreur serait de penser que l'histoire se répète et que le passé serait plus que des références.

Ici, l'auteur mélange les vertus de l'hypocrisie, la profondeur du superficiel, le caractère ordonné du désordre, le sens de l'absurde, l'aspect savant de l'ignorance, le côté positif du négatif, du potentiel philosophique de la gym.

L'hypocrisie est l'attitude morale par laquelle on exprime des sentiments, des opinions que l'on n'a pas ou que l'on n'approuve pas. En fait, sans parfois s'en rendre compte, elle suit une stratégie secrète bien personnelle.

Le Tartuffe de Molière en serait le symbole par la voie du mensonge. L'utilitarisme et la stratégie sociale, son pardon. 0.jpg

En cette période troublée par des crises multiples, en perte de valeurs, les philosophes sont plus écoutés pour tenter d'expliquer aux autres, ce que peut être l'art de vivre en société.

Les philosophies du passé, s'ils servent de bases et de garde-fous, doivent subir quelques adaptations pour être transposées dans notre modernité de technologies et de compétitions multiples.

Ces idées, réunies, mélangées, choisies indépendamment de leurs auteurs, elles sont misent en exergue:1.jpg 

  • Faire le procès de l'hypocrisie, ce serait la même chose que de considérer que les spectateurs d'une pièce ne savent pas qu'ils sont au théâtre. De la contrainte extérieure émerge l'obligation intérieure à faire des salamalecs qui cachent des tartuferies. La douceur est le tempérament qui caractérise au mieux la sensibilité démocratique, mais, pervers, il conduit à l'amollissement des âmes. 
  • Le ballet social n'aime pas les danseurs qui se prennent les pieds dans la robe de leur partenaire et en rire est une affaire très sérieuse qui sanctionne un comportement social inadéquat sans  pour cela franchir la limite qui sépare le compromis de la compromission.
  • L'orgueil, le luxe, la dépravation, la malhonnêteté sont le ressort de l'opulence générale et du bien public.
  • Entre la valeur et la réalité, il y a toute la distance qui sépare ce qui doit être de ce qui est. Le désaccord, l'objection, la contestation, le conflit, la discordance comme figures de l'opposition sont nécessaires pour la formulation d'une idée valable.
  • Des gens qui énumèrent des vérités peuvent être d'une bêtise crasse: il suffit qu'ils y adhèrent sans les interroger. L'antidote est l'humilité avec une force d'étonnement iconoclaste. Aucune affirmation pour si solidement étayée qu'elles se présente, n'a une force irrésistible.
  • A côté de la pensée savante, domestiquée, la pensée sauvage est tout aussi légitime et logique. Le plus insignifiant, le plus littéralement ignoble, rebut ou résidu prend un sens. Si votre interlocuteur n'a pas droit à la vérité, vous n'avez aucun devoir de vérité à son égard.
  • Dans toute attirance, il y a le sujet, l'objet et le modèle.  L'autre n'est jamais aimé pour lui-même, mais pour ce qu'il apporte comme plaisir ou utilité, comme un prétexte à une forme sublimée de narcissisme. Quand les agréments ou les intérêts disparaissent, la belle amitié peut s'évanouir. 
  • Le langage est inapte à exprimer la subtilité d'une idée en caricaturant le réel dans le conventionnel et l'utilitaire. 
  • Le désordre est simplement l'ordre que nous ne cherchons pas. Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont.
  • L'inquiétude est l'aiguillon qui maintient notre désir en état d'éveil. Ce qui est faux pour l'entendement peut être vrai sous des aspects perceptifs, symboliques. 
  • Ne pas vouloir la vérité contre la vie et être soi-même, l'artisan de la forme que l'on veut donner au monde est une révolte qui est, en même temps, un refus et une proposition. Décider de quelque chose, c'est toujours trancher sans pouvoir savoir si l'on a bien choisi. Défendre l'idée que le travail est une nécessité mais refuser qu'il soit une valeur.
  • Le don n'est jamais réductible à un geste unilatéral. Derrière l'apparente générosité du présent, c'est en fait toujours une lutte de prestige qui se joue.
  • Au creux du vide nourricier qu'est l'ennui, c'est l'exigence de donner un sens libre à notre existence qui nous est révélée. Pour réellement changer les choses, la solution n'est pas de prendre le contre-pied du problème, mais changer sa manière de penser le changement en sortant de son cadre.
  • Il ne suffit pas de dire que la liberté s'éprouve pour la prouver. L'homme n'amasse pas plus mousse que pierre qui roule. La philosophie existentialiste nous apprend à ne pas distribuer de bons ou de mauvais points au nom de la liberté. Une action peut avoir des effets imprévus et non voulus par les intentions premières. Il ne suffit pas de dire que la liberté s'éprouve pour la prouver.
  • La résistance est locale et ponctuelle dans des actions singulières plus que dans des groupements organisés. N'obéir à un chef qu'en ayant opiné aupravant de son propre chef.
  • L'écriture produira l'oubli dans l'âme de ceux qui l'auront appris, parce qu'ils cesseront d'exercer leur mémoire.
  • A trop valoriser la mémoire, on en oublie son côté mortifère. L'oubli dégage de nouveaux horizons et accorde d'écrire de nouvelles histoires.
  • Se garder de tout esprit de sérieux, c'est comment écrire et lire de la philosophie. Son parfum est autre chose qu'une odeur de sainteté. L'avantage avec la philosophie, c'est qu'elle donne parfois à penser des problèmes que la vie se charge de résoudre. 
0.jpgLes auteurs de ces idées:  Kant, Bergson, Camus, Socrate, Alain, Hegel, Deleuze, Barthes, Lafargue, Leibniz, Nietzsche, Weber ... et de les avoir réuni autout du thème de l'hypocrisie prouve qu'elle existe à tous les étages du temps et de l'espace.
"Aïe, le peuple est de retour", pourrait-on dire. Il est juge et parti.
 
Alors, qu'en conclure?
 
"D'abord vivre et ensuite philosopher" (Primum vivere, deinde philosophari), dirait celui que la philosophie n'atteint pas par la voie de la théorie mais, uniquement, par ses propres expériences de la pratique.

Si Laurent Baffy parle de la vie comme "une période aléatoire entre le néant à le néant", il s'agit de s'inquiéter du processus à remplir entre les deux.

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On est tenté de catégoriser les gens pour les insérer, au besoin, dans des statistiques pour les modèliser.

Cela aboutit, souvent, dans le caricatural et les clichés. 

Avec l'allongement de la vie en ces temps bénis par la médecine, elle arrive à se diviser en quatre phases que l'on appelle pudiquement et, parfois, artificiellement "âges".

Le premier âge suivrait, selon une formulation générale, une formation intellectuelle ou manuelle pendant laquelle on sent que vu les difficultés, le jeune boit, progressivement, la "tasse".

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Au cours du second âge, l'adulte se devrait de justifier la rentabilité apprise dans sa jeunesse, actif, parfois radio-actif, en creusant un sillon dans une carrière entre collègues où règnerait l'esprit d'équipe, assurer une suite par sa lignée et rester, en définitive, "à la masse".

Au troisième age, lors d'une retraite (semi-assurée), l'adulte senior s'impatienterait d'y récupérer ses acquis, tout en étant poussé "à la casse".

Plus personne ne se reconnait dans le jeu de quilles. L'Alzheimer, réel ou fictif, devient général de la part des deux premiers âges.

Le dernier âge, lui, préparerait au repos éternel en laissant les dernières traces et en "vidant la tasse".

La boucle serait, ainsi, bouclée avec des cycles parallèles dans une sorte de course relais sans fin.

La vie active se perdait dans des convenances et des relations d'affaires. 

0.jpgDès le troisième âge, c'est devenir un "has been" pour l'un, un "éléphant" pour l'autre. Ce ne serait pas un vrai problème s'il s'intégrait dans l'intérêt général et le respect des particuliers en restant aimé par ses contemporains, en gardant la santé pour ne pas tomber trop vite dans la dépendance.

Ce sont des voeux pieux et, parfois, terminer en espoir déçu dans l'ignorance de ses semblables de nos civilisations dites modernes, fonctionnelles qui, hypocritement, égoïstement, ne s'intéressent qu'au chacun pour soi.

L'argent et le pouvoir, restent, dans cette modernité, les seuls dérivatifs chez les "nominés" pour se payer une virginité. "A cash city", tout reste possible.

Pourtant, à tous les âges, il s'agit toujours d'exister, d'une envie d'exercer une activité, d'utiliser les expériences, de partager son vécu et sa vision dans l'actualité avec ses contemporains.

Pour l'individu, préparer sa sortie par la porte de service ou par celle des artistes, rend la retraite parfois difficile. Les anciens liens s'étiolent puisque les attaches professionnels n'existent plus.0.jpg

Plus la perception du temps s'allonge, plus l'espace se réduit, c'est une règle de la physique. 

S'instruire mutuellement devient le moyen de reconnaissance et le cri de ralliement. 

L'écrivaine, Yasmina Reza met en scène des personnages contemporains, dont elles reflètent les défauts et le ridicule. La semaine dernière, questionnée au sujet de son dernier livre "Heureux les heureux", elle répondait: "J'aimerais toujours me sentir en devenir. La méditation mélancolique, la mort, les réflexions cocasses sur le couple font partie de mes livres. Le sentiment de ratage m'attire. La défaite m'intéresse surtout avec l'habit de la victoire, même, mêlé de secrets et de mensonges, dans une ontologie entre la naissance et la mort. Je déments être cruelle ou ironique avec mes personnages. Ils sont en totale symbiose, en totale empathie avec moi. Aucune émotion forte n'est d'une seule couleur. Douloureusement heureux, on a toujours quelque chose qui rappelle sa place et son prix dans le cours du temps. La brise qui disperse nos cendres n'est-elle pas le détail le plus important de notre destin?". 

Internet a permis un transfert d'informations de génération en génération. Les contacts inter-générationnels se croisent, s'entrechoquent et les masques y tombent sous le couvert de pseudos. 

Aucune recherche à fidéliser ces rencontres virtuelles, à priori. 

0.jpgUne fois sur la Toile, les vrais et les faux amis se cotoient alors que, souvent, seul des interlocuteurs plus ou moins valables avec des idées originales suffiraient. 

La virtualité d'Internet au travers des réseaux sociaux est un "subset" de la vie réelle. Les philosophes étudient, depuis, ce milieu avec beaucoup d'intérêt.

2.jpgEt pour cause, dans un tel environnement, pas question de jouer au Monsieur Loyal et de croire que les autres sont des clowns, à vouloir faire rire les enfants.

Monsieur Loyal ressemblerait-il à Manuel?

"Ne joues pas avec les autres. La roue tourne... Aujourd'hui, tu joues. Demain, tu seras le jouet". 

C'est clair, l'homme est un être grégaire qui aime se sentir "normal" dans une virilité sociale.

La grande manifestation de dimanche en France posait la question du pluralisme et de la diversité en pointant les "autres d'anormaux" par les "dits-normaux". Excès de pruderie, de bigoterie, de religiosité, de soi-disant normalité?

Un philosophe répondait: "La famille est, à l'évidence, une cellule importante de la vie en société: simplement il n'y a plus, aujourd'hui, un seul modèle familial, mais une pluralité. Le vrai problème est donc ailleurs: il est dans la difficulté d'imaginer que lorsque, l'on ajoute des droits à des droits existants, une telle levée de bouclier soit possible. Ceci s'explique en grande partie par le fait que la France a, en matière de pluralité, une difficulté historique. Dans ce pays, domine une culture politique très homogène, qui estime que, lorsqu'un principe est édicté, lorsqu'un choix public est effectué, il doit nécessairement concerner la majorité, voire la totalité du corps social. C'est regrettable, car cela a pour effet de tendre très fortement le débat.".

0.jpgQu'est-ce que la normalité? Où se situe-t-elle?

Jeune, à boire la tasse? Adulte, à travailler en se mêlant à la masse? Et, en finale, se retrouver à la casse?

Ou plutôt se rendre compte qu'il y a des bons et des mauvais élèves, comme le faisait, avec beaucoup d'humour,  ce matin, à la radio, Thomas Gunzig dans un café serré dont il a le secret?


podcast

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On le rappelait hier encore, il y aura toujours des mafieux qu'il faudra contrôler et limiter dans leurs actions. Jouer aux gendarmes et aux voleurs à tous les âges et parfois trouver des ripoux.

Pas de saints sur cette planète. "Nous irons tous au paradis".

Le tout est de s’aguerrir, d'apprendre à reconnaître 'qui est qui' dans ce grand jeu de quilles et de réagir en conséquence.

Alain Baschung qui a eu des débuts très difficiles, son oeuvre s'est retrouvée à titre posthume. 

Il chantait sur cet homme-là: "Il voyage en solitaire", sur des paroles de Gérard Manset.

 

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'une armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre.


 

Alors, restons philosophes et respectueux de la vie dans toutes ses formes.

 

L'enfoiré,

 

Mais, la philosophie peut-être très sophiste "Ce texte philosophique n’est pas pour Onfray ni BHL ; mais est-il pour vous ?

 

Citations:

 

  • « Une philosophie meurt nécessairement avec son philosophe... Une philosophie qui reste devient une religion. », Pierre Michel Duffieux 
  • « L’hypocrisie est seulement un hommage à l’intérêt. », Eduard Douwes Dekke
  • «  Mourir puis revenir, ce n'est pas une bonne expérience », Jean Bourgeois 
  • « Oh, quelle inextricable toile nous tissons, lorsque nous commençons à nous exercer au mensonge. », Sir Walter Scott

10/01/2013

Cannibalisés par le Web?

Quatre articles de l'Echo ont attiré mon regard. Le low-cost s'est emparé des communications. Le Web éradique la filière traditionnelle.  Il y a les robots-journalistes, les  films jusqu'à la recherche de raccourcis pour minimiser les risques. L'informatique n'a, pas encore, trouvé les moyens d'inventer l'originalité par elle-même. Pas encore...

0.jpgL'ordinateur a envahi tellement de domaines qu'on arrive à une situation où plus rien ne va sans lui et parfois à cause et en fonction de lui.

J'ai souvent pensé que l'informatique allait encore donner beaucoup de développements et de surprises sur prises. Qui aurait pensé, avant les années 80 que le PC allait  se répendre de l'entreprise dans le public? Sans les télécommunications, le public se demandait encore ce qu'il allait pouvoir faire du "cher PC compatible". Puis, il y a eu le ".com", le Web, avec ses télécommunication qui donne, en plus des résultats comptables, le suspense en touchant le monde par toutes les voies dans sa vie de tous les jours.

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Dialoguer avec la terre entière via les blogs, les forums, le rêve, avant peut-être de découvrir poindre quelques cauchemars à l'horizon.

Il y a sept ans, j'écrivais "Concurrence bloguée" dans lequel j'exprimais ma manière de concevoir le rôle du blogueur comme  "complémentaire" aux journalistes professionnels.

Je me trompais. Si les arguments cités étaient en général exacts concernant le prix à payer pour de la bonne information de premier cru, ce n'était plus le cas, si l'information officielle se pliait au obligations du low-cost. Cette information s'est vue refilée d'ordi en ordi, de journalistes avec cartes de presse à blogueurs sans cartes de presse.

Dernièrement, j'écrivais aussi "Eurek@ Google". Là, c'était la science qui dans plusieurs domaines, espérait trouver des solutions aux problèmes en récoltant ce qui était écrit sur la Toile Internet. Avec les données fusionnées, "compilées", l'Archimède moderne  aurait lancé son Eureka dans son bain sans éclabousser. 

"Compiler", voilà un mot que j'ai souvent utilisé dans ma carrière d'informaticien. L'opération de compilation consistait à valider la syntaxe avant de soumettre un programme à un ordinateur au niveau "run time".

"Interpréter" n'est venu que beaucoup plus tard quand la vitesse des machines était devenue suffisante pour traduire le langage machine sans traitement préalable.

 

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Les robots-journalistes

Les lecteurs ne veulent plus payer pour l'information. Internet leur en donne l'occasion et la comptabilité des journaux passe dans le rouge.

Internet est gratuit et fournit des informations bonnes ou mauvaises, mais rarement validées.

Le numérique cannibalise le travail des journalistes. 

Les étudiants, eux, ont également compris le gain de temps à la recherche d'un sujet pour se donner des idées de dissertations. Les copiés-collés ont, ainsi, fleuris de partout et c'est par l'examen de quelqu'un, très expérimenté dans les techniques de l'information, que reviendra l'obligation de dénoncer toutes impostures. 

L'informatique a remplacé énormément de professions manuelles mais, elle s'attaque de plus en plus aux professions dites "intellectuelles" puisque la création sur le terrain ne semble plus considérée comme essentielle.

Aujourd'hui, la machine peut presque tout faire grâce à sa vitesse de calcul et ce processus d'accélération est toujours en progrès.

La constatation de la similitude des sujets traités dans la presse n'est pas une erreur même en dehors d'une actualité brûlante.

Des périodiques hebdomadaires ou mensuels ont des titres en page de garde qui varient avec des mots différents, mais dont les sujets sont identiques.

Les journalistes et la presse auraient-ils tous la même idée au même moment pour plaire à ses clients lecteurs?

Il faut meubler, même quand il y a un "trou" dans l'information. Bien sûr. Mais meubler, c'est aussi diversifier, trouver le meuble qui convient le mieux et que l'on ne trouve pas nécessairement ailleurs dans l'appartement du voisin. 

Le scoop dans l'actualité fait partie de la cerise sur le gâteau. Après, on en tire le meilleur sous forme de buzz avant de s'éteindre par le nausée du consommateur. Nausée qui se perpétue dans les forums citoyens jusqu'à l'essoufflement complet. L'affaire de Depardieu n'était que le dernier des chapitres.

Même les formats des journaux s'uniformisent et réduisent leur  taille de concert. Le but est louable: permettre d'être mieux manipulé, d'être plus pratique dans le train ou le tramway ou au milieu du trafic puisque c'est là qu'on a encore souvent, le temps de lire. 

Pour faire la différence, on change la couleur de fond ou on passe au technicolor. 

Pour le fond, la vitesse de préhension de l'info s'impose. C'est par l'image, la caricature, plus que le texte qui y répond. Le journal se condense, se comprime.  

Les articles qui arrivent dans une langue étrangère, seront pré-mâchés par un traducteur automatique, puis seront passés du linguiste multilingue, au journaliste qui vérifiera le sens global avant d'arriver au pigiste pour mouliner le tout au meilleur prix. 

Oui, la "communication cherche contenu". Oui, "l'égo de la communication" existe aussi et se doit d'exister avec la seule envie d'informer sans chercher la propagande.

Non, le prix coûtant doit rester compétitif. 

Le visage médiatique s'est transformé par les obligations du progrès au prix le plus bas. Il s'est adapté à ses utilisateurs, ou s'est complètement changé, quitte à dégraisser quelques éléments essentiels sur son passage. L'eCommerce, les fameuses Pages Jaunes, ont montré le chemin par la publicité et leurs limites. 

Les robots débarquent et cela va encore plus éclarcir les rangs. S'ils buggent, c'est qu'il y a une erreur de conception à la base qu'il faudra corriger dans la version suivante. Ils ne seront jamais virés. Si d'aventure, une erreur se glisse dans l'input, c'est à son fournisseur de s'expliquer. Il n'était pas bien fagoté, pas bien exprimé pour être compris avec la clarté nécessaire ou mêlé de trop de pathos pour être compris par un programme.

Le robot pourrait très bien rédiger, tout ou partie, d'un article, une fois qu'il dispose d'un "input", bien structuré, pour produire des articles. "Shit in, shit out", reste le seul obstacle. 

L'intelligence artificielle va aider, une fois, paramètré en fonction, des convictions idéologiques du journal, à sortir l'article soit-disant "unique".

Les médias traditionnels se sont modernisés en fonction du coûts et de la rapidité voulue souvent par leurs lecteurs eux-mêmes. On achète la rumeur et on la vend comme une nouvelle.

Le public, qui reprend l'idée à son tour, sera le type "bien" s'il aura compris ce qui le fera entrer dans le centre d'intérêts de "nouveaux penseurs philosophes" comme de nouveaux "collègues".

La matière grise de la profession est dévalorisée. Elle a perdu toute sa superbe par manque d'imagination et de valeur ajoutée par l'analyse fine. Doit-on parler de médiocrité ou d'exigences démesurées par rapport à ce qui est investi pour casser toute cette médiocrité? 

L'originalité est devenu trop chère et se retrouve industrialisée dès le sommet de la chaîne. L'innovation, en berne, est en panne d'inspiration. Les jeux, les reality show, les Star Ac' sont devenus les "casseroles" diffusées dans de grands entractes entre les journaux des télés  d'informations. 

La société "Narrative Science", avec une petite équipe, s'atèle à la tâche d'invention, destinée aux robots. Elle apprend à l'ordinateur comment rédiger correctement pour devenir l'intermédiaire suffisamment crédible dans une chaîne de production.

Le "clé sur porte" du sur-mesure suit, au petit bonheur la chance, des programmes d'ordinateurs. Dans ce processus théorique, les "textes fait maison" ne deviendront plus tellement différent des textes du rayon "tout fait". Avec le temps, les bugs de programmes se corrigeront d'eux mêmes, grâce aux geeks qui veillent au grain. Ils valideront et testeront les programmes par leur commentaires.

Un programme de Content Fleet traque les buzz comme le fait Google pour chercher ses prospects dans l'eCommerce.

Le but, détecter "le" sujet qui plaît et qui fera vendre.

Les tweets sont sa première source d'information et les "experts.com" d'Overblog se bousculent ensuite.

Les "fermes de contenus" inondent le marché.

Les tâches répétitives ont toujours fini par disparaître des mains humaines dans l'histoire industrielle.

N'a-t-elle pas fait plus de victimes dans l'information?

Le pigiste est payé entre 2 et 4 dollars l'article. Ryan Smith a découvert que des Indiens et des Philippins se sont mis sur les rangs pour apporter l'écriture, les photos et l'emballage à l'information. 

Les journalistes professionnels en premier se font virer à petites doses.

Pour se sauver de la morosité, les anciens écrivent des livres avec leurs expériences médiatiques après plus de temps de réflexions.

Un opportunisme consensus à tous les étages du fournisseur au consommateur?

Tout devient inodore, insipide, sans goût particulier, sans beaucoup d'interprétations.0.jpg

Si c'est par la forme de SMS, au départ, il faudra seulement les excuser des erreurs d'orthographe.

Pour l'info, aussi, le temps, c'est aussi de l'argent.

Augmenter le lectorat est l'essence même des rentrées d'argent. Être indexé par Google est la manière de s'extraire de l'ombre.

Cela ne veut pas dire qu'il faille verser dans le ridicule et se tirer une balle dans le pied en croyant faire payer les liens hypertextes comme l'envisage les journaux irlandais. Le gratuit d'Internet ne peut se rectifier par le seul fait de faire de l'argent à l'aveuglette. 

Un interview d'un journaliste qui donnait son avis explique le malaise. A l’occasion du 21e numéro de la revue «XXI», ses fondateurs publient un manifeste «pour un journalisme utile» et différent, à l’ère de l’information numérique.  

Entretien avec Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef de la revue:  "Et si la presse faisait fausse route? La seule question qui vaille est comment faire du journalisme, quel que soit le support. Le lecteur a été dévalué car transformé en consommateur d’information. De sujet, il est devenu objet. Il accorde de la valeur à ce qu’il lit. Les gratuits, eux, finissent par terre dans le métro. Le reportage disparaît alors qu'il devrait être au centre de la stratégie. Le titre est devenu la marque, le lecteur un consommateur d’information, le journal un produit. Il ne manquait que le dernier terme : le technicien de l’information pour le journaliste. On y vient aujourd’hui. On rentre dans une marge où l’on peut s’interroger sur l’essence de notre métier.".

Propos à contre-courant qui ramènerait le journal à ses fondamentaux. 

 

0.jpgHollywood et la "formule magique"

Pour diminuer les flops financiers, les "bides du cinéma", une machine pourrait prédire les chances de succès d'un film avant de commencer de sortir le moindre million du producteur.

Un programme d'Epagogix se chargera d'analyser en suivant l'ordre d'importance, l'intrigue, le script, les stars... Un algorithme est en phase de test. 0.jpgC'est encore une fois, le rendement qui prendra la priorité avant l'originalité. Il s'agit de ne pas désorienter ou pire, décevoir le téléspectateur. Réaliser ce qui marche avec des films avec deux jeunes gens et une fin heureuse, par exemple. Le programme a déjà découvert que les acteurs sont interchangeables. Tout et tous formatés dans un même goulot d'étranglement. L'originalité n'aura qu'à trouver d'autres débouchés. Les séries télés se tranfèrent de chaîne en chaîne, traduites au besoin et interprétées par des voix de substitutions dans la langue du pays où elles sont diffusées que le spectateur reconnaitra. 

Ce programme est, actuellement, destiné aux États-Unis, pas encore à l'Europe. Comme il faut vendre du rêve, on se retrouvera peut-être très vite à Bollywood dans un concensus mielleux.  

 

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Le temps réel

Mais, si la technologie continue à cannibaliser les médias, plus on approche du temps-réel, plus elle en arrive à se cannibaliser elle-même.

La techno la plus récente remplace la précédente devenue ringard.

Le "Plug and Play" n'est plus. Répondre au questions par un intermédiaire vidéo, cela va encore. Le nec plus ultra, pour les concepteurs, serait de recevoir des réponses sans même avoir posé les questions.  

Aujourd'hui, tout est "on line" en "real time".

Windows 8 règne sur la tactile et perd la précision de la souris et on ressort le stylet et le produit nettoyant pour effacer les taches sur l'écran.  

Alors, le "user friendly" quitte le bout des doigts pour arriver aux yeux.

Les "Glasses" de Google sont aussi en phase de tests avec une envie de passer dans le public dès 2014.1.jpg

Les Smartphones, comme "engins" à tout faire, deviennent de plus en plus "smart", même par des voies les plus inattendues.  S'il ne faut plus pousser sur des boutons pour que l'information s'achemine vers son demandeur ou en parte, c'est encore mieux.

Avec les lunettes de Google sur le nez, il suffirait de regarder le ciel pour afficher le climat par transparence. Tout cela grâce au Wifi et peut-être au LiFi.

Mêler le virtuel au réel, voilà le grand principe de départ de l'informatique qui revient par l'automatisme. Les langages abscons de l'époque, remplacés par des langages, parlaient au machines avec un vocabulaire de plus en plus humain. Un souvenir...

Le "wearable technology" s'imagine sur les vêtements, la montre et sur le nez, la voix. Mais c'était en "stand alone", à priori, sans connexion.   

Les services deviennent immanents pour précéder la volonté de ses utilisateurs. Un jour, ils permettront en pré-médecins de se rendre compte si on est bien portant ou avertir le futur patient qu'il faut se rendre chez un praticien comme sur les voitures avec des loupiotes qui s'allument.

 

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La chaîne du film

La chronologie des médias s'est aussi retrouvée raccourcie. S'il faut produire vite, il faut surtout rentabiliser la production dans un laps de temps de plus en plus court, à cause de et par Internet.

Le battage médiatique doit précéder bien avant la sortie d'un film pour "chauffer la salle virtuellement" avant d'y entrer et prendre de vitesse ses concurrents, une fois, entré. La multiplication des plate-formes et des écrans l'impose. Les télés se chahutent, elles-même, de pays en pays. Plusieurs films sont retransmis en Belgique avant d'arriver quelques jours après sur les chaînes françaises. Les télés privés se bousculent dans des "Avant-Premières" comme RTL TVI tandis que ARTE tente d'être à la pointe du Web en rendant ses émissions disponibles pendant 7 jours sur le Web après diffusion à la télé.

Pour éviter le piratage, la réglementation française s'exerce sur son territoire et aucun film ne peut sortir en DVD et en vidéo à la demande que quatre mois après sa sortie en salle. Pour la télé à péage, c'est un an après. La télé gratuite, deux ans. Les vidéos à la demande par abonnement, quatre ans.

Rechercher ce que le téléspectateur aime voir, même si c'est un navet, est une raison de survie. Cela arrive au point où les films indépendants, les films d'auteurs se voient relégués aux oubliettes sans aucune chance d'en sortir.

A Bruxelles, une ou deux salles de cinéma à caractères antinomiques, subsistent face aux grandes salles multiplexes.

Puisqu'on ne peut empêcher le phénomène de nivellement par le bas, l'idée de sortir, simultanément, l'event sur toutes les plate-formes (ciné, telé, VOD, DVD...) permettrait de rationaliser les frais de production et de marketing. Le fait de rétrécir les fenêtres à terme, est là pour couper les ailes au piratage mais c'est, de toutes manières, s'acculer à des lendemains difficiles.

Internet dicte son tempo et sa loi. Point.

MegaUpload revient, parait-il, fin janvier. Les accords exclusifs aux États-Unis entre Disney et Netflix. Une première étape américaine avec trente millions d'abonnés chez Netflix.

Un "business model" est à refondre de toute urgence avant que n'arrive uniquement des navets, de vieux films ou des remakes sur les écrans.

Après la polémique française concernant le cachet des acteurs, on remarque qu'elle profiterait à la Belgique car de plus en plus de productions y débarquent. Il n'en demeure pas moins vrai que le "tax shelter" devrait rétrocéder 70% des dépenses à l'audiovisuel et pas servir aux seuls cachets des vedettes pour rester en vie.

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Maigrissement des réseaux bancaires

Il y a 25 ans, la moitié des gens en agence étaient payés pour faire des transactions aux guichets.

Il a fallu suivre les désirs de la clientèle. La chute des activités de guichet ont baissé de 50 à 80%. Heureusement que les entretiens commerciaux ont eux augmenté. L'interactivité est demandée. L'efficacité, obligée. Le côté social ne tient plus qu'au seul fil de la convivialité. 1.jpg

Le mobile banking a fait fermée 42% des agences depuis 2000. L'emploi a fondu de 20%. C'est loin de la fin de la fonte. Les procédures se sont automatisées. 25% des prêts passent par Internet. Le crowdfunding maintient les contacts entre startups et investisseurs.

Un problème? La criminalité a augmenté. Il ne faut pas rêver sur Internet. Le phishing est devenu la plaie.  

Conclusions

Ce qui relie tous ces développements, c'est le guidage du mouvement des outils mécaniques et l'aide intellectuelle via un logiciel informatique. Créer des "makers" va-t-il mener à l'abolition de la société de consommateurs? L'imprimante 3d RepRap révolutionne tous les domaines à grande et moyenne échelle comme les nanotechnologies le font à l'échelle des atomes.

Le problème de la propriété intellectuelle en devient encore plus aigu.

Maurice Levy, PDG de "Publicis", le 3ème groupe mondial de la communication, remarquait que seuls, les médias numériques comme Internet et les mobiles ont fait progresser leur chiffre d'affaires en 2012. Son inquiétude pour le pluralisme de l'information n'était pas un leurre.

Le "Consumer Electronic Show" se déroule actuellement à Las Vegas pour 4 jours. Il est intéressant d'y voir ce qui se concocte dans les boîtes à malices des concepteurs du futur dans les technologies.

Cette année, ce serait la guerre au "living-room" avec les téléviseurs comme point central. Tout pour les nouveaux services WebTV: l'OTT (Over The Top), les convertisseurs des anciens numériques en SmartTV. La pub, elle, se charge de profiler le téléspectateur à l'aide d'un algorithme technologique qui agit en arrière plan
Les écrans deviennent flexibles pour les rendre enroulables voir incassables.

Si cela se conçoit bien pour le transportable, on ne sait pas trop ce à quoi cela va servir dans le cas des écrans géants de salon, mais on espère qu'il y en ai un... finalement.

C'est, probablement là, le problème. Tout peut être développé, sans nécessairement devoir chercher de finalité avant de  produire. Ils suffit d'y mettre un minimum d'argent et de moyens humains puisque la valeur de l'argent se perd sous la forme de dette. Le seul grand soucis, c'est en fin de processus, de générer et de gérer l'envie du consommateur pour les gags ou les gadgets en les représentant comme d'un emploi stratégique, indispensable, via le marketing.

Serions-nous devenus des créateurs de l'inutile dans une économie factice qui crée de faux problèmes et de faux emplois? Emplois qui, à leur tour, créent, eux-mêmes, de nouveaux emplois pour résoudre des problèmes sans solutions.

Le succès d'un développement, d'un film est parfois le lot du hasard. Le bide, un coup du sort, qui n'a pas compris les desiderata du public. Difficile d'anticiper la marche du monde. Des résurrections du passé ne sont pas nécessairement ringards, si elles sont modernisées en fonction des goûts actuels (une preuve).

0.jpgMardi dernier, pour corriger cela, à la radio, on parlait d'éco-conception qui commencerait à germer dans l'esprit de certaines entreprises. Palier ce phénomène de fuite en avant dans lequel l'homme n'a pas toujours son mot à dire qu'après coup dans la phase "consommation" pour recréer le besoin de consolider des acquis.

Mais, la boite de Pandore est ouverte dans les entreprises. Certains regardent ce qu'il y a d'intéressant ou d'utile à l'intérieur de la boîte. (*)

Dans l'économie moderne, David a parfois plus d'intérêt de s'associer avec Goliath que de le contrer. 

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C'est, alors, que je suis tombé sur un article qui disait "On ne peut pas 'penser' à ses clients!", écrit par le mathématicien, philosophe, Luc De Brabandere.

"Ce serait impossible de penser à des milliers ou des millions de personnes différentes. Ce serait peut-être catégoriser les individus en les profilant par des moyennes, alors qu'ils ne sont pas homogènes dans chaque groupe ". D'accord.

"On ne peut diriger sans simplifier arbitrairement". Encore d'accord.

1.jpg"Le but est de réduire la complexité qui nous entoure pour appréhender notre environnement, d'en parler, de le modifier de le modéliser. Les sciences humaines ont besoin de rigueur et de modèles"Un peu moins d'accord sur ce dirigisme monoparental. La problématique de la diversité serait-elle effacée?

Cela ne veut pas dire que tout doivent rester standard si ce n'est le matériel lui-même par fonctionnalité. Ce n'est d'ailleurs pas le cas dans la pratique quand il s'agit de fidéliser un client par ses propres produits en sortant des standards.

Bonjour, les moules... :-) 

Et si c'était les consommateurs, eux-mêmes, qui fixaient, démocratiquement, comment ils voudraient voir le futur? Une boîte à suggestions ne serait-elle pas à instaurer quelque part?

Faire rêver à l'impossible, le consommateur. Tout un programme humain. Rien à voir avec le numérique. 

Le consommateur tend parfois, paradoxalement, de sortir de l'ordinaire en prenant comme modèles des héros de la vie ordinaire. Le Président Hollande n'en est qu'un exemple quand il dit vouloir être un président "ordinaire". Comme si on pouvait être "normal" à un tel niveau...

Les humains ne sont pas des robots. Pas encore...

0.jpgL'Internet des objets (loT) n'aura pas lieu... en 2013.

Collecter des données, les transformer en informations, les analyser, les ordonner et les restituer aux humains par un action sous forme de nouveaux objets au travers d'un écran apporte aussi un problème de sécurité, de protection de la vie privée.

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Internet, toujours à réinventer? 

Je ne vous demanderai pas si cet article, était écrit par un ordinateur, ni par Google. A vous de juger...

Dans les années 70, le PC n'existait pas et les principes de consolidation et de rétrocession des bénéfices engrangés par le numérique n'étaient pas encore suffisamment maitrisés pour donner naissance à des logiciels spécialisés. 

Mais, il y avait le crayon et la gomme... un retour s'amorcerait. Je les utilise toujours. 

Je ne suis ni mathématicien, ni philosophe, mais seulement, un ancien informaticien, blogueur depuis huit ans... 

Plus rien à gagner ni à perdre. Observateur, c'est tout. 

 

L'enfoiré,

 

Un vieux billet: "Allo Virtuel, ici, Fantôme"

 

Citations:

 

  • « La technologie est le trou du cul de la science. », Romain Gary 
  • « Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité. », Albert Einstein
  • « La technologie est mère de la grande entreprise, grand-mère de l'intervention étatiste. », André Siegfried 
 
0.jpgMise à jour 21-janvier 2013Dreamliner cloué au sol. Fyra qui ne quitte plus la gare de trains.

Maladie de jeunesse ou défaut de conception?
Matériaux composites et technologie de haut vol pour le premier, une foule de sous-traitants pour l'autre. Toujours pour réduire les coûts. Etre compétitif?
Où sont les limites des économies à réaliser? Innover pour faire moins cher?
Qualité et prix, antinomiques?

Et si on associe à cela la fatigue des pilotes...

 

1.jpg(*) Mise à jour 14 mars 2013Georges Attaya dont j'ai parlé dans cet article, revenait avec l'idée que les la technologie doit imposer aux entreprises de fixer des règles d'utilisation d'Internet au bureau.

Un salon est organisé le 20-21 mars avec le thème de "Social IT".

En moyenne 6,5 heures par jour sont réservées à une présence sur Internet par un employé (5 le WE).

40% pour la consultation de mails, 27% pour la recherche, 9,5% pour les réseaux sociaux, 9% pour l'"entertainement", 4,7% pour les opérations financières et 3% pour les achats en ligne.

La vie privée et la vie professionnelle se mixent dans l'usage d'Internet.

Auparavant (parfois encore), les entreprises se contentaient d'interférer en installant Intranet. D'après lui, même le matériel informatique, délivré par les entreprises, se voit remplacer par des tablettes plus actuelles de leurs employés.

Les informaticiens qui ne sont devenus que des exécutants, ne font plus que répondre à la demande interne quand elle n'est pas externalisée. La responsabilité des entreprises est engagée dans la consultation que ses employés font sur Internet.

04/01/2013

L'auto-dérision, un produit de la belgitude

"Le remède spécifique à la vanité est le rire" disait Henri Bergson"A tout remettre en question, on devient hostile à soi-même, on se prend en dérision, on s'essouffle sur une détermination sans objet.", lui répondrait Paul Paré. "Je pratique l'autodérision. La dérision n'a d'intérêt que si on se l'applique à soi même. Sinon, c'est de la cruauté.", surchargerait, enfin, Gérard Collomb... Tous ces auteurs sont français. Quant aux Belges, quand ils rigolent, que pensent-ils? Ben, ils répondent aux invitations.

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2012 est derrière nous avec ses polémiques.

Et si 2013, les souhaits se profilaient dans une relation du couple Pol et Mieke?

La France, le pays où le Belge passe le plus souvent ses vacances mais qui se sent, parfois, en porte-à-faux dès qu'il met le pied sur le sol de ses vacances.

Est-ce encore dans la "Douce France" ou dans un champ de mines? 0.jpg

Les relations entre Français et Belges ont parfois été un peu du style "je t'aime, moi non plus". Je t'aime en vacances, mais n'oublie pas de regagner tes pénates par après.

Pas très grave. On s'y habitue. Mais, le bulletin aurait pour conclusion "peu mieux faire".

D'un vendredi à l'autre était un article qui avait le privilège de rappeler que seul Robinson est maître de son destin. Les autres se doivent d'assumer. 

Le début d'année est l'époque où on se fait des souhaits. Ensuite, après les flonflons du bal, les étincelles des feux d'artifices, survient, parfois, une levée de bouclier pour remettre les pendules à l'heure.

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Faire sourire avec des mots, des caricatures, tout en parlant de choses sérieuses reste un art que la méchanceté ne pourrait contredire et qui n'est pas à la portée du premier venu pour l'assumer sans coup ferir. 

En période de crises, la dérision se perd dans des instincts de replis sur soi.

Si, l'humour est la politesse du désespoir, le désespoir ne lui rend pas toujours la politesse. 

Prenons le taureau par les cornes. Abordons les problèmes via notre belgitude, plus souvent bon-enfant que guerrière.

Dans la rétrospective de l'année, le journaliste français, Georges Duhamel, répondait aux questions qu'un Belge pouvait se poser sur la France et sur les relations que les Français pouvaient avoir avec ses voisins.

Le jeune humoriste belge, Alex Vizorek, donnait sa vision à la française sur les évènements de l'année 2012.

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Il disait ailleurs que "J'ai l'impression que vous, Français, vous nous pardonnez en tant que belge, parce que toutes les frites ne sont pas toutes dans le même sachet. Posez-vous tout de même la question de savoir si ce n'est pas vous qui avez trop de mie dans la baguette".

C'est sous l'angle de l'auto-dérision que les Belges ressortent du lot, peut-être, encore plus qu'ailleurs.

Il faut savoir que les figures de style font partie de la dialectique de l'expression française. Le problème, c'est qu'en Belgique, on cherche toujours de quelles "figures", les Français parlent dans le but qu'à leur tour, ils puissent remercier les auteurs pour leur style.

Notre style, à nous, "fait dans" le surréalisme.Cette façon d'appréhender le réel sous un angle malicieux et paradoxalement bien concret.

"Sur notre table de chevet, il y a toujours un verre d'eau plein pour les jours où on a soif et un autre vide, pour les jours où on n'a pas soif", comme l'a dit quelqu'un.

Chauvinisme contre surréalisme? Le compte serait-il bon? 

Les cafés serrés, je vous en ai passés par pincées, semaine après semaine.

"La Belgique, un pays suffisamment grand pour être crédible lors des négociations et suffisamment petit pour ne pas être suspecté de vouloir défendre ses propres intérêts", des paroles très ou trop profondes, prononcées, dernièrement, à Doha

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Le 25 novembre dernier, la RTBF titrait son émission "Méfiez-vous des idées reçues sur les Belges".

Oui, chez nous, il y a les francophones et les néerlandophones, et,...pas oublier... les Belges d'expression allemande.0.jpg

Pour le reste, les clichés tombent, un à un, dans l'escarcelle des images d'Epinal.

  • Les Wallons et les Flamands se connaissent. Non. La vidéo ci-dessus le prouve.
  • Les Wallons sont plus paresseux que les Flamands. Non. Mais les sentiments, les médias, au Nord et au Sud transmettent l'idée.
  • Le Roi est le ciment de la Belgique. Non. Il est seulement la colle forcée au Nord et la colle forte au Sud. Le discours de Noël du Roi le prouve. Nous avons vécu la Question Royale, bis.
  • L'argent n'est pas taxé. Non. Il est surtaxé entre accises, taxes directes et taxes indirectes.
  • Les riches et les pauvres, les autochtones et allochtones s'harmonisent. Non. Ils s'ignorent dans des ghettos qui se touchent mais qui, pourtant et heureusement, profitent l'un de l'autre avec du social mitigé. 
  • La Belgique est un pays d'accueil dans lequel il est facile de devenir belge. Enfin, "facile". Tout dépend s'il y a du vent, si les courants sont chauds et que les pattes sont blanches. La procédure peut prendre des mois si pas des années pour avoir ces vulgaires papiers avec des cachets de toutes provenances.
  • 1.jpgLa Belgique est la plus grande consommatrice de bière. Non, elle est classée à la huitième place en Europe. 
  • La Belgique a inventé les frites. Non. Ce sont bien des "French fries". Ce sont bien les Parisiens, en 1789, qui avec les Pommes Pont-Neuf les ont inventé (rappelé ici).  Mais, c'est Frédéric Krieger qui fera fortune en 1838 à Liège avec les baraques à frites. En plus des frites, il y servait les beignets aux pommes et les gaufres dégustées avec de la bière, du vin ou du cognac. A sa mort, il eut droit à de grandioses funérailles. Les frites belges ne sont pas prêtes de prendre des rides sous une cuisson très particulière. 
  • Les Flamands veulent l'indépendance de la Flandre. Non. Trois Flamands sur quatre sont fiers d'être Belges. 
  • La Belgique est un "Plat Pays" comme le chantait Brel. Non. Il suffit de prendre son vélo pour s'apercevoir du contraire.

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Cela dit. Les clichés existent avec nos voisins du sud.

  • Non. Ce ne sont ni Thierry Le Luron, ni Coluche qui sont les premiers à écrire des blagues "sur" les Belges. En 1864, "Tous les Belges ont le crâne vide" écrivait Baudelaire. C'est dire si on a de l'expérience et que si notre traditionnel surréalisme n'existait pas comme un véritable logo et parfois, comme passe-murailles, on se sentirait déshabillé trop rapidement. La revanche s'est produite, très tôt, au Théatre avec la pièce du Mariage de Mademoiselle Beulemans dans laquelle, c'est le Belge qui a le beau rôle. Une pièce qui jouée, aujourd'hui, aurait toujours le même succès à Bruxelles et peut-être, ailleurs.
  • On parle de p'tits belges. Non. Physiquement, par la taille, à cheval entre les grands Hollandais et les habitants du sud, il y a un peu de tout comme pour les fromages. Des hommes grands et quelques grands hommes comme partout. Moralement, ils aiment les compromis mais n'accepteraient jamais la compromission.
  • Le Belge est un doux rêveur. Un peu, oui. S'il est excessif avec le surréalisme, c'est que son représentant Magritte aimait troubler ses adversaires. Il y réussit toujours. Le Belge peut changer au quart de tour, passer à l'hyper-réalisme sans même s'en rendre compte, lui-même. Il reste à ses détracteurs de choisir le moment opportun pour ne pas prendre le risque de se casser les dents sur le Belge qui aura mis son armure contre les désillusions. "Il sait là contre"... comme il le dit, sans dire contre quoi.
  • Pays sans religions, laïc. Non. Les fêtes sont tintées de religiosités, comme le sont la ducasse de Mons et les kermesses, bien qu'on s'en défende. (le livre "Belgique, l'utopie d'une nation" en témoigne)    

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Sur Internet, depuis longtemps, il y a Frites.be.

Début 2012, le film "Il était une fois, une fois" (Extrait) cherchait à faire connaitre, mieux, le Belge aux Français par une descente sur Paris.

La fin de l'année 2012 a été propice à toutes une série de livres tintées de belgitude.

Pierre Kroll rassemblait ses caricatures de l'année dans un album en couleurs avec pour titre "La fin du monde est reportée à une date ultérieure". Même la France n'aura pas eu sa "prestigieuse" fin à Bugarach.

D'autres caricaturistes sévissent avec leur art comme Kanar, Rif, le lebegebd.com, le dessinateur Vadot, qui n'a pas une mais trois nationalités.

L'album de Charel Cambré avec le titre "Albert & Co" fixe le "Temps des choix".

1.jpgA la radio, "Cactus dans le waterzooi", la "Semaine infernale"...

"C'est le brol aux Marolles".

Le Chat, Philippe Geluck s'inquiète de "L'homo erectus".0.jpg

Sorti tout récemment, "L'anthologie de l'humour belge" de Bernard Marlière. Je l'ai survolé à certains moments et lu en détail, à d'autres. Cela vaut le détour.

"Cela va du Prince de Ligne à Philippe Geluck dans l'histoire des humoristes belges", était-il dit dans la préface.

J'aime les citations. Je ne prendrai que la crème de celles-ci. Crème qui n'a, d'ailleurs, de crème que le nom. 

Picorer dans celles qui m'inspirent le plus. Pour le reste, pour les sketchs et autres, je vous enverrai vers cette anthologie de l'humour belge qui peut être très sérieux, si pas profond. 

Charles-Joseph Lamoral, surnommé le "Prince rose" en 1735 disait:

  • "J'aime les gens distrait, c'est la marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons. Les méchants ont toujours de la présence d'esprit"
  • "Il vaut mieux avoir de l'imagination que de la mémoire"
  • "Malheur aux gens qui n'ont jamais tort, ils n'ont jamais raison".

Raymond Devos disait "Moi, quand je n'ai rien à dire, je veux que cela se sache". 

Louis Scutenaire, "L'humain est une façon de se tirer d'embarras sans se tirer d'affaire".

Achile Chavée, "On est toujours prisonnier de son dernier mouvement d'enthousiasme".

Arthur Mason, "Devant l'impossibilité de tout savoir, la plupart ont choisi de ne savoir rien".

0.jpgPhilippe Geluck:

  • "Me croirez-vous si je vous dis qu'il ne faut pas croire tout ce que je disLogiquement, je devrais dire le double de ce que je pense, vu que je ne pense pas la moitié de ce que je dis"
  • "Pourquoi existerait-il une vie après la mort, étant donné qu'il n'existe pas de vie avant la vie".

Son livre "Oh toi le Belge, ta gueule", fait partie de ma bibliothèque comme référence.

 
  • "Ne dites jamais des saloperies sur les analphabètes. Ecrivez-les"

Sur le forum d'Agoravox.fr, l'auto-dérision ne fait pas partie des habitudes.
Dernièrement, la tempête dans un verre de d'eau s'est tranformé en vodka au caviar "l'affaire de Gerardiov Depardiovith alias Gerard Depardieu".
Gégé voulait planquer ses sous en Belgique.
Cela avait fait les choux gras de l'actualité de chaque côté du Rubicon.
Pardon, du Quévrain, nous ne sommes plus chez Romains, malgré les apparences mais chez les Gaulois, les plus braves de la Gaule comme disait César... 
Il est con ce César. Ce n'est pas les plus brave qu'il fallait dire, mais les plus drôles.

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Je vois d'ici, ce que René Goscinny pourrait faire d'Obelix dans une bande dessinée originale avec Néchin ou Estaimpuis comme colle au scénario.

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Bernard Arnault, passe encore. D'ailleurs, c'était déjà fait depuis 2011. Mais Gégé... dans une ode à Belux. Non, ça, impardonable pour lui et par retour de manivelle contre les Belges qui le permettaient. Une pilule amère plus forte que celle de la contraception.
 
Le bougmestre d'Estaimpuis, Seneseal, en avait fait un clip vidéo. "Incroyable monument du kitch des bons voeux du bourgmestre d’Estaimpuis déguisé en Astérix pour souhaiter la bienvenue à son nouvel administré Obélix : du lourd, du très lourd!!!".
 
Quand je vous parlais de la dérision belge dans ce cas, elle atteint le paroxysme du auto-dérision territoriale.
Un commentaire avait tout compris : "le ridicule ne tue pas et il peut rapporter gros". Certains oublient que ce n'est qu'être trop sérieux qui pourrait le faire.
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Gégé s'est donc tourné vers la Russie. En Russie, un peu comme Yvan Rebroff l'avait fait, mais qui n'avait de russe que le nom, qui payerait ses impôts au taux de 13%, sans paperasserie et pris sous son aile, d'un cliquement de doigt de Poutine. Gégé se souvient du festival du film de Vladivostok en 2010 et de la pub qu'il a pu y réaliser. Quand à son rôle de Raspoutine, c'était un rôle créé spécialement pour lui. Gégé devrait poser une fleur sur sa tombe d'avoir un prédécesseur aussi prestigieux à représenter.
 
Brigitte Bardot qui s'appelerait pour l'occasion "Birgitta Bardotovska" veut son propre sésame si deux éléphants, Baby et Népal, étaient euthanasiés... Là, cela devient une histoire de cimetière des éléphants.

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En France, un véritable tsunami de répliques acerbes, après celle du Premier ministre, à faire peur aux centrales nucléaires .... Pas étonnant qu'Obélix fasse des vagues en tombant dans l'eau de sa piscine jusqu'au dessus de la frontière puisqu'il n'y avait plus Ruben Vandervoorde. Vous ne savez plus, je parle du douanier belge du film qui disait, "Rien à déclarer", il y a longtemps.
 
Je disais Belux, vous pourrier vous demander pourquoi. Belux, car pour le Belge moyen, le paradis fiscal a été longtemps (et l'est encore un peu), le G.D. de Luxembourg.
Il n'y a pas d'ISF (d'Institutions Sans Fonds) chez nous. On ne perçoit pas de taxes sur les plus-values sur les actions. Nous avons des intérêts que l'on dit notionnels. Vous savez ces machins-trucs-bazars, des intérêts que les sociétés étrangères apprécient pour leur "délicatesse" par la déductibilité des impôts qui pouvaient atteindre la totalité de celui-ci grâce à un peu de science comptable. A la base, il y avait une parade inédite à l'Europe et aux délocalisations. 0.jpgLe but, financer la dette par les fonds injectés des actionnaires et renforcer la solvabilité des entreprises belges. Ce qui a fait (r)entré au pays des augmentations substantielles de capital.
Quant aux comptes en banques belges, ils devraient donner le hoquet à Eric Cantona. 
Ça va, ça supporte toujours? La pilule de contraception est encore acceptable?
Hyperréaliste, attentiste, pragmatique, le Belge? Un peu de tout.
 
Gégé, toutes grosseurs confondues, ne fait pas le poids au sommet de l'iceberg pour le faire couler même si le climat y est pour quelque chose.
Il faut toujours avoir les moyens de sa politique et vice-versa. La Belgique, un paradis fiscal, cela fait une belle jambe au César du Grand Jojo.
 
Londres fait des yeux doux comme récupérateur des ras-le-bol des entrepreneurs français. Jean-Michel Jarre désire s'y installer à Shoreditch, tout en laissant le doute sur son exil fiscal.  
 
Cela dit le forum dit citoyens, Agoravox.fr m'a toujours permis d'évaluer le sentiment de nationalisme français. Un p'tit belge s'y sentirait en porte-à-faux, s'il n'exprimait pas sa pensée avec humour et son opposition constructive.
0.jpgLa zwanze bruxelloise ne fait pas recette en France. Le zinneke (=le batard) n'a qu'à bien se tenir. Le côté résultante, on commence à revoir pas mal de film avec le nouveau Russe. Ce vendredi soir, "Les anges gardiens" sont programmés sur la Une. Lundi prochain, "Potiche". Plus tard encore, "Disco"... Rétrospectives?
Qui pourrait encore croire à cette exclusivité des moinssages qu'on y trouve alors qu'en Italie, là, où le sang est encore plus chaud, il n'en fait pas partie?

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De ce côté, nous hésitons toujours à dire, si on vit dans un pays inachevé ou à achever. Alors, Français, vous pouvez vous rendre compte des déconvenues dans les incompréhensions mutuelles.
La Belgique est un pays d'asile. Oui. Et pas, uniquement, pour des raisons fiscales.
Un des derniers articles auquel je me suis confondu, comparait Victor Hugo et Depardieu. Deux symboles de l'exil bleu-blanc-rouge vers le noir-jaune-rouge.
Oui, le 11 décembre 1851, pour Hugo, ce fut un asile politique pour fuir Napoléon III, bien sûr. Sur la Grand-Place de Bruxelles, une plaque le rappelle. Son "humble gîte" a pris l'enseigne de Neuhaus. C'est tout dire.
Qui, dit politique, garde en son sein toujours, quelque part, un aspect économique.
La plupart des commentateurs français n'y voyaient aucun lien. 
Juger deux épisodes de l'histoire oblige toujours d'y associer l'environnement et l'époque. Hugo serait resté dans les mémoires comme "politiquement correct" alors que Depardieu serait devenu le "Manneken fisc".
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Tout ce tintouin s'écroulait, déjà, samedi dernier, quand on apprenait que la taxe de 75% sur les très hauts revenus était invalidée. Partie remise? Bien sûr. On espérait toujours. Ce ne fut pas le cas vu le désamour de Gégé.
Est-ce que le "Canard enchaîné" qui se demandait si "La Belgique peut accueillir tout le cholestérol du monde?", pouvait avoir eu une influence?
La réponse belge est "non". C'est aussi "non" pour toute la misère du monde, d'ailleurs. 
 
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Il faut savoir que les moinssages, sur ce forum d'Agoravox, est monnaies courantes. Il faut les considérer comme des actes de bonne santé de commentateurs silencieux. Comme des oxymores, quoi. Pas comme oxyde mort.
Ce n'est pas l'info qui dérange mais l'avis que le commentateur donne sur elle.
 
Question: Qui gagne au Tour de France?
Le premier et la lanterne rouge.
Le premier par l'importance du lot. Le dernier pour avoir participer et y avoir consacrer le temps de regarder le paysage comme le ferait un touriste, sans trop se fatiguer.
Un jour, j'avais même offert une bière virtuelle si les moinssages à mon égard atteignaient un max. C'est dire si j'ai tenté d'en ajouter une couche à la louche.
Donc aucune animosité fébrile, ni énervements fâchés dans la manoeuvre.
Si le coeur a toujours ses raisons, l'audience névralgique de la tête n'apporte pas beaucoup plus à la chanson sous le manteau de l'anonymat. Non, ici, ce sont des constations, sans plus. Agoravox.it n'a pas ce problème. Un signe?
 
La France, je la connais bien en vacances avec les sourires des Francofolies. 

1.jpg"Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots", écrivait Musset dans l'allégorie du Pélican. Dans la vitualité, on pourrait penser que le Pélican ne serait pas mort de sa belle mort.
 
 
Quand un journaliste demandait à Ariel Donbasle si elle partirait aussi pour la Belgique et qu'elle répondait "Plutôt mourir", elle devrait en penser un peu plus dans sa robe trop étroite qui lui serre aux entournures... On n'est pas encore à Naples dans un amalgame de la phrase « Vedi Napoli e poi muori »
Voilà qu'on se battrait même pour avoir la chance de voir monter les prix des maisons d'Estaimpuis.
 
0.jpgDans une lutte d'ego, il y a toujours plus de sang sur les murs de la Toile que dans la vie réelle.
Chez nous, Cendrillon est un macho et Blanche Neige rencontre parfois son huitième nain
Tout se fait en "stoemelings", avec une candeur apparente ou par la dérision face à la thèse romantique de la souffrance d'avoir perdu un symbole idolâtré auparavant, vilipendé aujourd'hui.
Le vrai problème est passé sous silence: le manque d'uniformité dans la fiscalité ne fut-ce que dans l'entité "Europe".
Les valises seront toujours prêtes pour le tourisme fiscal tant qu'il restera des possibilités de grappiller quelques % sur une fortune au pesant d'or. Des sommes non négligeables pour le commun des mortels, ces décimales additionnels. Simplisme du raisonnement...1.jpg
Pas sociale, la Belgique? Que du contraire. La Belgique met, en Europe, le plus gros paquet pour lutter contre le chômage et l'exclusion.
Dépensière? Oui, 3,58% du PIB est réservé pour soutenir l'emploi (18 milliards par an). 61% sous forme de soutiens passifs (allocations de chomage, de pensions) et 39% en soutiens actif (formation et titres services).   
 
Maurice Levy, le PDG de Publicis, répondait aux question d'un journaliste belge. "On m'a traîné dans la boue. Les attaques contre les riches ont été nombreuses. Que ce soit un gouvernement de gauche ou de droite, le problème structurel de la France n'a pas été résolu et on condamne la réussite. Je suis inquiet pour l'économie française en 2013".  
Alors, le dernier film de Gégé, "L'homme qui rit" était-il prémonitoire comme le seul qui parvenait encore à le présenter et à le faire en France? 
 
0.jpgLe plus comique peut-être, c'est qu'agoravox.fr sur lequel les articles et commentaires sortent de leur tanière, est une Fondation de droits belges. Pas folle la guêpe.
 
Quant à l'article bien pesé qui souhaitait les bons voeux pour 2013 à sa manière, il ne récoltait que des commentaires mitigés, parfois... moinssés, souvent. Allez comprendre pourquoi. Peut-être la même réponse que pour la vieille pub de Ducros se décarcasse.
 
Il faut se rappeler que l'humour belge et français sont devenus souvent très différents et pas qu'une fois.0.jpg
Si au départ, il existe une culture commune dans la partie sud du pays et si la fête nationale française est honorée à Liège, depuis 1830, les 182 annnées d'écarts type ont eu assez de temps pour générer ou perpétuer quelques spécificités bien belges et, qui sait, quelques nouvelles dérives. 
Entre les deux pays de cultures similaires, un fossé s'est creusé pour appréhender les difficultés de la vie. Une royauté et une république, ça se conçoit différemment..
Alors, souvent, sans verser dans la démesure, on s'évade pour retomber dans la plage des clichés.
L'un regarde l'autre en chien de faïence, en se demandant par quel artifice, il va pouvoir faire faire le faux-pas à l'autre et ainsi remonter ses propres bourses aux idées.
 
Sur notre Grand-Place, Benabar a dit, un jour, qu'il aimait Bruxelles. Je sortirai, comme conclusion, sa chanson les "Râteaux", qui me paraissait avoir les paroles adéquates et une vidéo qui ne l'était pas moins. Son "Politiquement correct" avait probablement étalé le tapis rouge dans cette voie sans issue.
0.jpgLe dernier "Dictionnaire de Laurent Baffie", j'aime . C'est aussi du lourd, du très lourd et il est français, Laurent. Fabrice Luccini aimera, c'est sûr.
Pour Baffi, comme il l'écrit, celui qui est aigri est la "personne amère et jalouse qui le demeure jusqu'au bout, puisque les paroles s'envolent et les aigris restent". Pour le mot "Enfoiré", sa définition est "Anciennement, enculé, salaud, fils de pute. Depuis Coluche, personne généreuse, altruiste et solidaire".
Je ne peux qu'acquiescer. 
 
Rien n'est donc perdu au sud quand on garde l'humour même en période de crises.0.jpg
La réponse du berger à la bergère, se fait bien, à condition, de garder le sourire de la crèmière...
 
Faut pas rêver ni charrier. Il y auvait eu plus de Belges devenus Français que l'inverse, mais c'était en 2010, la période pendant laquelle la Belgique se cherchait un gouvernement, période pendant laquelle, aussi, les Français faisaient des pronostics sur notre survie.
 
Comme je n'ai pas toujours répondu à la suite des commentaires qui m'étaient adressés, on ne m'aurait peut-être pas compris, je vais le faire ici par une seule citation:
 
"Les commentaires de mauvaise humeur donnent l'impression que ses concepteurs sont seuls au monde à penser alors que d'autres ont les mêmes réflexes mais, comme le fait le judoka, utilisent la force de l'autre et s'arrêtent toujours avant les retours de flammes qui ont de l'avance à l'allumage.".
 
J'aime la France, mais pas quand elle fait du surplace à baigner dans le négativisme qui ne croit pas à son avenir comme je l'ai trop souvent ressenti sur le forum dont je viens de parler. "Depardieu est le miroir des Français. Le révélateur d'une nation mal à l'aise avec elle-même" disait Attali.
 
La lettre de réponse du berger à la bergère serait-elle, celle qui se trouve ci-dessous en fin de cet article. (*) 
 
0.jpgJe n'ajouterai pas plus de citations après ce billet, comme je le fais d'habitude. Une indigestion de frites et de moules, probablement.
Ecrire un tel billet, c'est aussi se rappeler que les apparences sont souvent trompeuses.
Aucune amertume ou amer-tunes à y trouver. Ce serait plutôt comme les constatations que ferait le Père Noël extra-terrestre qui a fait un long voyage.

0.jpgDe ce côté de la frontière, on dit: "Sois belge et tais-toi. En plus, on vous y invite pour en donner le ton et la saveur.

Puis, on fait des courses particulières avec l'institutrice de maternelles, Virginie Hocq.

Si cela vous "goutte", c'est bon signe. Sinon, on y ajoute une demi-gueuze bien sucrée avec de l'écume au sommet, quelques bières blanches, quelques blondes, quelques brunes... puisque, parait-il, les Belges savent pourquoi.

Vraiment la belgitude se remarque par des épaules au rabais et un regard sans fierté comme si c'était un défaut de clairvoyance. Il ne faut pas croire qu'il n'y ai pas d'esprit en commun entre le nord et le sud. Il suffit parfois d'un carton de bière et d'un sujet de conversation pour que cela swing avec le surréalisme au départ et le rire à l'arrivée. Le rire reste le canal d'évacuation en commun. 

Une dernière pour la route?

Après un festival international de la bière, quatre présidents de brasseries décident d'aller boire un coup ensemble.

Le président de Kanterbräu s'assoit et dit : Garçon, je voudrais la meilleure bière jamais brassée, une Kanterbräu !

Le président de Corona dit : Señor, je voudrais la meilleure des bières, une Corona.

Le président de Budweiser dit : Waiter, j'aimerais la meilleure bière du monde, donnez-moi une 'King of the Beers'.

Le Père abbé d'Orval s'assoit à son tour et dit : Un lait fraise, s'il vous plaît.

Les autres le regardent, ahuris, et demandent : Qu'est-ce qu'il se passe, vous ne buvez pas une Orval ?

Et l'abbé de leur répondre : Les gars, si vous ne prenez pas de bière, alors moi non plus...

  

L'enfoiré, 

 

Mise à jour mars 2013: Avoir une pub avec un flic qui demande d'ouvrir la fenêtre d'un chauffeur et lui demander s'il peut se suffire de 300 SMS par mois, est ce possible dans un autre pays qu'en Belgique? 

0.jpgMise à jour 13 janvier 2013

Sur Agoravox, pas moins de 10 articles sur le sujet. Jusqu'au retour du Jedi

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Cela va jusqu'à l'uchronie "France: Le début de la fin" qui était le plus originale.

Puis, il y a la version belge.


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(*) Lettre de G.DEPARDIEU à J.M. AYRAULT


Monsieur,

Vous êtes prof et bourge et je suis un titi,
Vous êtes un Nantais et je suis un nanti !
N’êtes-vous pas heureux en tant qu’homme de gauche
Qu’un titi puisse avoir quelque argent dans sa poche ?
De plus je l’ai gagné en toute honnêteté
Sans voler, sans frauder ni même spéculer.
J’ai reçu de par Dieu le talent de séduire
Et suis dès lors vendeur d’émotion et de rire,
Ce dont vous ne pouvez qu’assez peu vous vanter :
Car lorsque je vous vois paraître à la télé
Jean ai Marc d’un Ayrault fatigué et sinistre
Dont on m’a assuré qu’il est 1er Ministre !
J’aime l’amour, la vie et le jus de la treille,
Mon casier n’est en plus chargé que de bouteilles….
J’ai donc sans coup férir du jour au lendemain
Fait ma niche fiscale en mon nid de Néchain.
J’aime mieux exporter les kilos que je pèse
Que de risquer en France une mauvaise Grèce !
Votre sécurité qu’on appelle sociale
Ne soigne pas encore les hernies fiscales,
Je vais donc me soigner, disons à moindre frais,
En buvant du pot belge au lieu d’impôts français.
Je reviendrai en France un beau jour, quand le fisc
Ne me dira plus simplement : je confisque
Mais qu’il respectera le travail que j’ai fait
Pour concourir un peu au bonheur des français.
Pour n’être point taxé… d’être un inter – « minable »
J’arrête ici les frais, car ils sont impayables !

G. Depardieu

 

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23 janvier 2013: Fitch éclaircit l'horizon de la dette belge. Attention, elle risque de devenir transparente...

 

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05 février 2013: Douce Belgique? La Belgique, une menace pour les finances publiques françaises?

50% des entreprises du Cac40 ont un siège en Belgique. LVMH, Danone, GDF Suez, Total, Air Liquide, Schneidee, Mobistar, Vinci, Lafargue, Veola, Carrefour, Auchan et... EDF Investment qui cache EDF qui est sous la coupe à 84% de l'Etat français.

Le serpent se mord la queue. Cherchez pas Docteur, c'est à la tête. Tout se passe souvent par l'intermédiaire de sociétés écran, de holdings florissants.

 

0.jpg30 septembre 2014: Une planète et demie ne nous suffit pas. La Belgique est parmi les pires élèves, selon un rapport du WWF. 

Mais, 8 Belges sur dix s'estiment en bonne santé.

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De l'amour pour les Belges, je vous le dis. Presque de la rage.

Faudra que revienne le Grand Charles avec une nouvelle version. Admirer la présentatrice.

 

Un livre récent de Marc Pasteger, "Incroyable mais belge" raconte les histroires vrais et fausses sur la Belgique. Toutes insolites ces histoires:

  • Il pleut des pierres à Marcinelle.
  • Une dame a été abattue à la place de son chien
  • Jo Gérard qui fait tourner l'histoire autour du chiffre "7": Belgica et Brussel en 7 lettres, 7 portes autour de Bruxelles, 7 lignages...
  • Les chocolats belges sont bien belges, puisqu'en 1847, Jean Neuhauss s'installe à Bruxelles. Création des pralines en 1912, des ballotins en 1915. Leonidas Ketekides tombe amoureux d'une Bruxelloise en 1910 et fonde Leonidas...
  • Le 24 juillet 1887, sur la Grand Place de Bruxelles, une vente aux enchères de cercueils est organisée.
  • En 1613, Adrien van Schriek écrit un livre dans lequel il annonce que le flamand a remplécé l'hébreu comme langue universelle.
  • Dans les années 60, Jeanine Dekers bat Elvis Presley et les Beatles au hit parade avec Dominique, nique, nique.

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Un autre livre "Ils sont fous ces Belges" pour ne pas être désorienté comme visiteur.
 
 
Philippe Geluck prend ses quartiers et quitte le Soir. Quelques inédits:.
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28/12/2012

2012, une nouvelle année de transition à la belge, avec un peu de tout

La Belgique à l'heure des bilans de 2012Une année qui ne compte pas moins de 70 élections dans le monde (Sénégal, Russie, Serbie, Algérie, Grèce, États-Unis, Chine...). A la veille d'une démocratie mondiale? Mais alors, de quelle démocratie faudrait-il parler? Mais, restons en Belgique, si vous le voulez bien... 

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A l'heure de clôturer l'année 2012, il s'agit de confronter les espoirs d'il y a un an, avec les réalités ... 

Avec un certain humour non dissimilé, une banque avait, alors, sauté l'année 2012 et souhaité une bonne et heureuse année 2013 en promettant d'y veiller ensemble en 2012. Pas beaucoup de précisions sur la technique à adopter... 

Fin de l'année passée, en Belgique, il s'agissait de transformer les difficultés en nouvelles opportunités pour suivre le Premier ministre belge, Di Rupo, fraîchement institué, après une crise de 541 jours. Le pays était entrée dans le Guiness book des records à la recherche de compromis gouvernementaux. 

La récession européenne est plus que jamais à l'ordre du jour.

La pauvreté est toujours à l'orée de l'horizon avec des dettes jusqu'au dessus de la tête qui créent la panique pour certains.

Était-ce une année pour rien, comme les précédentes?

Constater après coup est toujours plus intéressant que de faire des pronostics sur le futur. Une année, c'est comme une heure, une minute, une seconde, pas grand chose en définitve.

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Le Vif-L'Express de fin décembre 2011 titrait, « 2011. La chute des icônes + Tous les défis de 2012 ».

Alors, que pouvait-on faire en 2012?

L'année de toutes les trahisons?

La rédactrice en chef signait son édito par ces mots: "2012: annus mirabilis". Les articles se suivaient et déclinaient le passé avec des vue sur le futur.

« La génération 2011, c'était "Indignez-vous" », d'après Hessel. Force est de constater que les indignés se sont souvent résignés ou se cherchent une renaissance. Le G1000 a pu constater que la démocratie était en crise, perdue entre populisme et technocratie et dont son initiateur demandait une petite dépression post-natale (Rapport final du G1000).

0.jpgRuper Murdoch, "De magnat à paria" est entré au purgatoire dans une retraite dorée.

Au sujet de Michel Daerden, on lisait "Le ridicule peut tuer". Il est décédé avec le pathos en plus mais sans ridicule. 

Pour Jean-Luc Delarue, "Come-back raté". Celui-ci le restera avec en plus le mystère dans les charnières.

Hosni Moubarak, le "Raïs déchu" a été remplacé par un successeur. Tout aussi gourmand, il est rejeté par 46% de la population.

Silvio Berlusconi, s'y revoit déjà. Chante-t-il "Ça s'en va et ça revient" dans sa version "remake"? 

Jean-Luc Dehaen, "l'icône" est aux oubliettes dans une retraite dorée.

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Bart De Wever, "De l'exploit aux abois?. La N-VA règne, mais ne gouverne pas". Il est en stand-by à Antwerpen.

Les analyses, elles, énuméraient, dans le détail, les points qu'on attendait de 2012 au vu des évènément de 2011.

« La Belgique, peut-être, engagée dans une longue phase de tensions sociales », c'est bien le cas entre riches et pauvres.

« Faire ceinture et croiser les doigts », c'est avec beaucoup d'austérité et une pincée infime de relance avec les trous trop larges dans la ceinture pour la fixer.

0.jpg« Le cap des 11 millions d'habitants », franchi perdus parmi 7 milliards sur notre Terre.

« Pippa, c'est du pipeau », Kate a repris le flambeau dans une année du style "Astrid".

« La dynamite Dexia », a bien explosé comme une bombe à fragmentation.

« Mittal éteint la sidérurgie » et on aperçoit les derniers feux. C'est à Florange en France que les dernières étincelles crépitent.

« Etre compatible avec le processus démocratique », on pourrait désormais à la lecture de certains commentaires se demander qu'est-ce que la démocratie?

1.jpg« Révolutions arabes, une longue marche » et « L'islam ira où il veut aller » La longue marche ressemble à une course aux alouette avec, en plus, de l’endurance, de la persévérance et beaucoup d'innocence, à la recherche d'un point extrême islamafistise. 1.jpg'Les Frères Musulmans payent des hommes de main pour agresser les manifestantes sur la Place Tahir au Caire"

« L'atome, energia non grata », une réaction qui, dans l'immédiateté des réflexions, pourrait mener à l'extinction des feux de l'amour.

« Kabila rempile sans vraie légitimité », S'il l'assume, le M23, lui, rabaisse la légitimité. 

« Qu'est-ce qu'un personnage comme DSK a réellement de gauche? » Aujourd'hui, parler de la gauche serait répondre "La gauche? 

C'est par là que je me lève le matin, non". DSK, l'inconscient de la République, comme il était dit, vient de conclure son "affaire de jambes en l'air" au prix fort.

« Ces oracles qui nous gouvernent », toujours attentistes les agences de notation, se branchent sur Wikileaks en véritables faucons crécerelles dans une position de "Saint-Esprit" avec la tête immobile.

Un coup de frein sur la création d'entreprises en 2012.

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De 2012, on retiendra les rétros souvenirs des radios publiques francophones, qui se sont succédées cette semaine.

Celle de Suisse, la RTS, est entrée en communion avec celle de la Belgique, par un drame, une nuit du 13 mars ou 14 mars.

Alex Vizorek était chargé,  cette semaine, de reprendre le flambeau des 'cafés serrés' avec les événements de 2012 en Belgique avec humour.


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Vadot a construit ce poster de 2012 avec le fil rouge de la crise économique qui donnait l'idée d'un jeu de quilles (best of). 

0.jpgPour le Vif-L'Express de fin 2012, l'année a été celle des trahisons. Le Realpolitik a eu son sortège de duperies dans lequel le chacun pour soi a été de la partie.

Il se pose la même question au sujet de DSK, un an plus tôt: "Di Rupo est-il de gauche?". 

L'alphabet de 2011 faisait partie du magazine récapitulatif de l'année 2011, mentionné plus haut.

 

Comme on est jamais mieux servi que par soi-même, voici, l'alphabet de mon année 2012: 

A: Amérique

B: Bruxelles ou Bluzz 0.jpg

C: Capri ou Cappadoce

D: Dérision

E: eBusiness ou Elections

F: Fidélité

G: Griffes ou Google

H: Histoire

I: Inventeurs

J: Jaunes (pages)

K: Kodak

L: Laos ou Londres

M: Monétarisme, Morane 

N: Nanotechnologie 

O: Ommegang

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P: Pessimisme ou Photos ou Psychopathe 

Q: Québec

R: Rituel

S: Spéculation ou Solidarité ou Statistiques

T: Timeline ou Tabou

U: Uilenspiegel

V: Vendredi ou Vengeance ou Vieillir

W: Wépion

X: CompleXité (des Maths)

Y: Yéyé

Z: Zéro et un

Quant aux élections, les américaines et françaises ont été les plus  médiatisées. Celles de la Chine, tout aussi importantes, sinon plus, s'est produite dans plus de discrétion. 

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Quelles sont les certitudes sans appeler Madame Soleil? Assimiler 2013 à une cinquième année charnière?
 
Les mots clés seront réformes des pensions, austérité, compétitivité, déficits, gel des salaires, faillites, restructurations, chômage...
 
Après avoir frôlé la récession avec une croissance au raz des pâquerette et être entré plus en stagflation que de récession pure et dure, pour des consommateurs qui ne veulent plus consommer mais qui épargnent pour des jours meilleurs qui n'arrivent pas assez rapidement.
 
Pas bon tout cela !
 
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La Belgique est devenu un paradis fiscal pour les plus riches et un puits sans fond pour les moins riches ou plutôt un tremplin vers d'autres horizons encore plus "efficaces".
 
Depardieu devenu le Manneken fisc pour les Français, a bien compris son avantage, mais, c'est le bourgmestre d'Estampuis qui se demande si l'on avait déplacé la Tour Eiffel en Belgique.
 
Lors de ces fêtes de fin d'année, les départs en avion ont toujours été là avec à l'horizon de pays plus ensoleillés. Les transactions bancaires virtuelles ont brisés des sommets. La Belgique en pince toujours pour le homard canadien. Tout ne serait donc pas totalement perdu. 
 
Le gouvernement Di Rupo recevait un bulletin en demi-teinte. Ouais...
 
0.jpgLe discours du Roi de Noël n'en finissait pas de faire des vagues d'indignations dans le Nord et de justifications dans le Sud. Trop se traduit, peut-être, en "te veel" dans le Nord...
Le Paris Match a qualifié de courage dans la volonté de défendre son pays alors qu'en Flandre on parle de creuser sa tombe.
Le livre "Le(s) Question(s) royale(s)" de Deborsu avait, il est vrai, jeté un froid glacial dans la cour royale. Une réaction mesurée était nécessaire.
 
Alors, quand on n'a toujours pas plus de pétrole, il faut des idées, au minimum, géniales.1.jpg
 
Beaucoup regrettent le temps pendant lequel il n'y avait pas de... gouvernement...
 
Les projets de réformes tombent comme la pluie fine de cette fin de décembre.
La définition du mot "réformer" est "modifier en apportant des améliorations". Non, peut-être. 
 
Quelques bons points, tout de même...
En 2012, le Bel20 a retrouvé sa jeunesse par un rebond de 20% en dépassant les 2500 points. Tenir le cap est la préoccupation basi... basique.
Le taux de référence est descendu à 2,06%, alors que la France était déjà descendu sous la barre des 2%. Passe, impair et manque. Partie remise. 
 
Réduire les C4 pour éviter l'hémorragie.

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Trouver un équilibre entre licenciements et les engagements sera une entreprise qui demandera une attention de tous les instants pour faire changer la tendance.
C'est là où il aura redondance dans les postes que les éclaircissements seront les plus apprents. 
 
Alors, on voit plus loin.
On parle d'une dynamique à l'Horizon 2022 pour la Wallonie.
Le nouveau patron de Dexia voit une sortie de sa crise de foie (ou de foi) pour 2018.
 
Des ponts trop loin? 
 
On apprend que les enseignants seraient, alors, tous payés au même salaire, ce qui, vu les commentaires, ne serait pas du goût de tout le monde. Le communisme n'est pas la solution.
 
Les étudiants deviennent des Tanguy à charge des parents pendant cinq ans au lieu de trois. Ce qui permet, au moins, de postposer le besoin de chercher un emploi et de ne pas faire "chomardiser" les nouvelles recrues.
 
0.jpgHeureusement qu'il y a la santé, dit-on...
Enfin tout dépend de quelle santé, on parle.
 
Attention, séparons les pouvoirs et les problème entre le législatif, l'exécutif et le judiciaire.
 
La Justice, un autre domaine, un autre défit remisé à cette nouvelle année 2013 et pas au calendes grecques.
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Tout le monde crie en langage SMS: "Moi, vouloir sous.". Sans le "Stop" final mais plutôt dans un hoquet chevrotant du bout des doigts. Il fallait bien souhaiter, de manière intéressante, le vingtième anniversaire de ce système de communication moderne.  
 
Que va-t-il en sortir du chapeau? Un lapin aux oreilles bien dressées ou au contraire, bien plombées?
Pour Wallonie-Bruxelles, décrète 2013 "l'année de la compétence". Des compétences, spontannées, acquises en accéléré ou sur le tas.
  
Tout demande, manifestement, plus de temps pour assumer ses charges. Du temps, encore du temps, est demandé, alors que celui-ci fuit à toute allure, dans une sorte de tempête.
 
L'émission d'OLO est prévue pour lever 37 milliards d'euros.
Le budget prévisionnel s'élèverait à 39,99 milliards d'euros, soit 3,4 milliards de moins qu'en 2012.
Un signe positif d'austérité ou la mort du cygne en manque à gagner?

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Les Agences de la dette pensent lier les obligations à l'inflation en panne de nouvelles décotent.
Que l'idée, elle est bonne. La population bruxelloise a vu proportionnellement l'augmentation la plus forte mais au 3/4 par la voie de l'immigration.
 
S'il y en a qui entrent, il doit y en avoir aussi qui sortent.
 
La solution serait-elle de rejoindre les 300.000 Belges qui sont à l'étranger? Question à cent sous, à même pas un euro.
 
Les latino Américains sont les plus positifs du monde, d'après un sondage de Gallup, destiné à estimer l'état mental de la population adulte.
 
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Pour 2030, Washington s'est posé la question et répartissait le monde en quatre mondes possibles, mais on précisait que "La responsabilité des individus et la diffusion du pouvoir par les États et des États vers des réseaux informels aura un impact spectaculaire".

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Alors, ne lésinons pas sur les dépenses, j'aime les chiffres ronds. Je ne veux pas jouer à Cassandre en Madame Soleil à la longue échéance. 
 
Je lisais encore "Il faudra risquer davantage sa peau en 2013" avec "Question: Pourquoi certaines personnes sont-elles incitées à 'bien paraître" plutôt qu'à bien faire? Réponse: L'absence de risque individuel.".
 
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C'est vrai, la prise de risque a été récompensée en 2012 pour les fonds, mais la palme du rendement revient au marché turc avec plus de 60% de progrès.
 
"Le monde entre dans une troisième révolution industrielle au croisement des énergies renouvelables et des technologies de l'information et des communications. Il en va de notre survie de l'économie et de la planète, alors qu'on est dans un monde qui stagne et étouffe" disait Jeremy Rifkin.
Pour faire bonne mesure et bonne figure, si on se souhaitait:
 
Bonne et heureuse année 2020 comme le fait une pub d'une certaine marque d'un véhicule qui y voit sa longueur de garantie.   
 
De se retrouver, ici, dans sept ans, si c'est pas de l'optimisme, ça...!!! 0.jpg
 
Des photographies d'ambiance de Bruxelles, pourraient-elles vous en donner plus d'envie? C'est ici, avec un seul clic.
 
 
Pour 2013, pourquoi pas risquer un poème tout simple?
 
 
L'arrivée de l'année 2013,
Une année entre deux chaises
Dans laquelle, les fadaises 
Ne seraient plus à leur aise.
 
Voilà, à nouveau 365 jours
Qu'on espère plein d'amour
Que l'on veut sans détours
Chaque jour sortir du four.
 
Une année faites de pensées
Qui ne seraient pas une diarrhée
Dans une volée de mots outrés
Mais qu'il faudra chercher à sublimer.
 
Une année à chercher le meilleur
A lui donner des couleurs
Et, parfois, dans la sueur
Tomber sur le bide du malheur. 
 
Une année où l'on n'oublie pas les plaisirs
Pour harmoniser avec ses soupirs
Et ainsi éviter à tous prix, le pire
En gardant, toujours pour la fin, les (sous)rires.
 
 
 
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L'enfoiré,
 
 
PS: Je le remercie pour l'occasion, ainsi que Kroll pour avoir eu l'amabilité de m'autoriser à utiliser leurs caricatures dans mes articles.   
 
 
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  • « La Belgique? C'est le pays le plus bizarre de la planète », Amélie Nothomb
  • « La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas. », Jacques Brel
  • « Il ne faut pas toujours tourner la page, il faut parfois la déchirer.  », Achille Chavée
  • « Le pire n'est jamais sûr, mais le meilleur se mérite », Attali
 
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Et dans le monde? C'est le monde émergent qui va poursuivre son inexorable ascension. Quinze pays qui font les BRIC et les "Next 11", avec les 2/3 de population mondiale, vont, à leur tour, s'atteler à la croissance mondiale.
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C'est la crise des valeurs de l'Europe d'après George Soros. Loin d'une association volontaire, l'UE est maintenue par une discipline de fer dans un arrangement hiérarchique dans lequel le centre dicte la politique avec la périphérie progressivement subordonnée au lieu de la fraternité et la solidarité dans des stéréotypes hostiles.
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L'Europe en déclin et PSY, le pop-coréen danse le Gangnam Style.
 
Pour retrouver le sommet de 1989, le Nikkei de Tokyo devrait gagner 264% en 2013.
 
Le KFX danois ne devrait monter que de 1,1% pour dépasser son record de 2007 à 517,67 points tandis que Shanghai, c'est 173%. 

 

 

   
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22/12/2012

Une fin en soi

Jour +1, après la fin du monde. L'apocalypse googlée et tweetée convertie en une fin en soi. Et si on créait un conte de Noël avec l'aide de la Science? 

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Un "Science et Vie", hors série, s'accordait une spéciale "Fin du monde" en décembre.

Notre Terre et la vie ont failli disparaître  par cinq fois, il y a entre 443 millions et 65 millions d'années. 

Dans l'ère moderne, ce n'était pourtant que la 183ème fin du monde annoncée. 

En mars 2011, après avoir parlé des Mayas, je revenais sur cette grande peur de 2012. A l'époque, un "Science et Vie Junior" pouvait effrayer les Juniors avec une rumeur, bien que l'humour enrobait, heureusement, leur texte pour l'excuser.

Ce mois-ci, changement de décor.0.jpg

Le "GEO Ado" avait pour page de garde: "C'est pas la fin du monde". Le jeune Antoine de 11 ans s'y exprimait ainsi: "Je n'y crois pas trop, mais c'est flippant. J'ai découvert beaucoup de théories sur la glaciation, les inondations. Alors, autant en profiter.".

Ouf... En voilà un qui avait trouvé le palliatif ou son antidote... 

Si vous aimez cette présentation de notre histoire en quelques minutes, libre à vous.

Pour moi, le solstice d'hiver avec ses froidures me suffit amplement. 

Que faire le jour de la fin du monde?

Le monde est de plus en plus vulnérable selon le Forum économique mondial (WEF).  

Les réponses en commentaires proposaient quelques idées "fantasmagoriques", comme aurait pu le dire Dali. 

En film, l'"Apolcalypse selon vous" s'animait sous différents angles de l'imagination.

Faire des vœux avec un café serré?  
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0.jpgAvec l'humour en porte-bagages?

Non, plus la peine, ce fut un faux bond. Un pétard mouillé de l'"Apocalypse show" préparé par des 'fous du calendrier' qu'étaient les Mayas, qui n'avaient même pas prévu leur propre disparition!!!

ARTE consacrait la journée du 21, en parlant du village de Bugarach, "là où le monde s'arrête dans un ultime prime time". Tout cela pour accoucher d'une délivrance et d'une souris.

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Le dernier "Question à la une" se préoccupait du prix des bulles de champagne, avant la rediffusion de l'émission, d'il y a un an, jour pour jour, et qui faisait, déjà, le buzz de cette fin du monde.

Non, vraiment, difficile de trouver un média qui ne parlait pas de l'Apocalypse avec des arguments, plus farfelus les uns que les autres et dans un véritable business de la peur.

Pourtant, à y réfléchir, la fin du monde, elle existe, bel et bien, pour plus de 158.000 personnes, chaque jour, d'après les statistiques. Une fin naturelle, accidentelle ou, dite avec plus d'humour à des enfants, qui survient quand on oublie de respirer. 

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Une "fin en soi" qui devient une "fin pour soi", en quelques sortes.

Tout change et tout reste de même dans un mélange de passé, de présent et de futur, trimbalés ensemble, en fin de course, entre souvenirs du passé et  espérances du futur. 

C'est alors, que je me suis rappelé du premier épisode de "La magie du cosmos (à voir, la vidéo)" qui m'avait  passionné lors de sa première diffusion sur ARTE.

Elle parlait en résumé de: L'illusion du temps. 0.jpg

"Le temps, une dimension que nous ne comprenons pas vraiment qui gouverne notre vie, que nous mesurons avec une précision croissante depuis des millénaires en suivant le mouvement répétitif de la Terre et qui demeure encore l'un des plus grands mystères de la physique. La perception de son flux continu n'est rien d'autre qu'une illusion. Albert Einstein fut le premier qui fait voler en éclats l'hypothèse d'Isaac Newton sur un temps universel. Le mouvement dans l'espace affecte son écoulement avec une connexion fondamentale entre espace et temps, induisant au passage que passé, présent et futur existent de la même manière et sans distinction ! Plus on a de l'un, moins on a de l'autre. Le temps présent, passé et futur ne s'écouleraient pas, mais seraient comme gelés. Le passé n'a peut-être pas disparu et le futur existe peut-être déjà. Seul le présent est vécu avec une impression que les choses changent dans une perception sélective de tranches de temps. 

0.jpgSi un extraterrestre, très éloigné, s'écartait de la Terre, il déviera vers le passé, tandis que s'il s'en rapprochait, ce sera vers le futur. un Le rêve serait de voyager dans le temps par un trou de verre qui passerait d'un espace-temps. La flèche du temps reste pourtant irréversible alors que les équations physiques ne sont pas limitées, elles, en inversant la vitesse. Remonter jusqu'au Big Bang, c'est aller vers le passé. Après lui, l'Univers est parti dans sa phase d'expansion dans un désordre croissant qui s'accélère, jusqu'au moment où le passé deviennent hors de portée, rendant ainsi le temps inexistant et le futur avec lui. A la fin, dans des milliards d'années, la matière aura vécu, transformée en antimatière. Le temps n'existera plus, dans la paix du vide et des trous noirs.". 

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Vous n'êtes pas soufflé en lisant cela?

Attention, la physique peut rendre fou ou rêveur. Quoique qu'entre les deux, je préfère la deuxième option.

Le cinéma a toujours aimé ce genre de film d'anticipation par la science fiction En 1985, "Back to the future"... et tant d'autres.

Tant qu'il y a de l'originalité imaginative, on en redemande... 

0.jpgIl y a près de vingt ans, un autre film,  "Un jour sans fin", imaginait la situation de quelqu'un qui "à chaque fois que le réveil sonnait, c'était la même journée qui recommençait pour lui. Il restait bloqué dans le temps jusqu'à ce qu'il ait donné un sens à sa vie.".

Donner un sens à sa vie le "Groundhog day" ("Jour de la marmotte")?

Facile à dire, direz-vous.

Quand je pense à mon banal réveille-matin numérique qui m'indique le temps mais par deux voies différentes: l'heure affichée sur l'appareil qui m'est utile pendant la journée et l'heure projetée au plafond, pendant la nuit. Il y a de quoi avoir des doutes quant à ce qu'il me donne comme heures...

Le plus souvent, les heures sont identiques, mais, ce serait sans compter sur les fantaisies de ce réveille-matin. 

Ce matin, une nouvelle fois, il m'indiquait deux heures complètement différentes. Ce n'était pas un retard de l'une par rapport à l'autre, mais une réinitialisation qui s'était produite la veille à l'heure du plafonnier. 

Je me réveillais, donc, avec l'affichage au plafond des chiffres qui indiquaient "21:35". J'étais, ainsi, arrivé sur un autre fuseau horaire. La cause: une électricité statique provoquée par un mouvement des couvertures qui mal digérée, avait perturbé l'horloge dirigée vers le plafond. 

D'imaginer sortir de l'espace-temps par téléportation, il n'y avait qu'un pas, vite franchi dans l'obscurité de la chambre.

D'abord, ce fut une pensée pour Bob, le héros de mon roman "Vengeance au futur antérieur" qui, lui, vit à San Francisco, justement, dans ce fuseau horaire. 

- Que faisait-il, ce soir-là, devant son ordinateur? Commençait-il à préparer la dinde de Noël?

En combinant le tout, cela donnerait quoi? 

Un conte de Noël?

Il fallait aller encore plus loin et chercher autre chose.

Le temps, une illusion, était-il dit dans le documentaire. L'illusion, sans verser dans l'anamorphisme?

Un beau départ pour un conte, non?

Alors, tout d'abord, pour mettre en appétit, une question bête: "Pourquoi le Père Noël ne change-t-il pas, d'année en année, malgré son grand âge et qu'il affiche toujours une santé de fer?"

Votre réponse serait, en fonction des convictions religieuses, parce que le Père Noël, ce n'est pas lui, ce sont ses représentants, ses délégués et ils se renouvellent tous les ans.
D'accord. Mais, encore... un peu d'imagination, que diable! 
 
La magie du cosmos parlait d'extraterrestres. Et si le vrai Père Noël en était un?
Sans blague... S'il revenait parmi nous, tous les huit ans, après un long voyage interstellaire pour atterrir, toujours au même endroit, en Laponie? 
 
0.jpgComme grand voyageur devant l’Éternel, figurez-vous qu'il aurait dans ses attributions, la supervision de deux galaxies. Cela l'obligerait à passer de l'une à l'autre en permanence pour se rendre compte de leur évolution et de les comparer.
Ce serait entre l'étoile la plus proche Alpha Centauri avec son exoplanète, peuplée de Centauriens et nous, à 4,3 années lumière, sur la Terre.
 
Son voyage, bien entendu, il ne le ferait pas à notre vitesse de tortue.
Son vaisseau et ses rennes spatiaux auraient au compteur une vitesse maxi d'un milliard de kilomètres à l'heure, dans le vide sidéral.
 
Sa dernière visite chez nous remonterait, donc, à Noël 2003. 
  
Ainsi, il n'aurait jamais connu nos crises à répétition, nos changements de politiques, nos difficultés à tenir la barre.
L'Europe serait encore une Europe sans beaucoup de problèmes apparents. Les gens de pays du Nord visiteraient toujours ceux du Sud, en vacances, à la recherche leur soleil sans aucune arrière-pensée évaluées par les agences de notations.
 
Bientôt, le Père Noël revient, justement, de ce périple. Il avait entendu cette affaire de fin du monde et il a mis le turbo sous son moteur galactique.
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Le Pape vient de se lancer dans la modernité des nouvelles technologies: il tweete et cela a même fait sourire, Laurence.
 
En catimini, sur son iPad, comme nouvel utilisateur, le Pape a lancé des tweets vers le vaisseau spatial du Père Noël pour préparer sa venue. Ils disaient, en latin (pour la traduction -> (*):
 
-@Noël: Allelouïa, Pater Noël, acta non est fabula ad litteram. Desinit in piscem. Homo homini lupus ad vitam aeternam. De profundis.
 
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-@Pontifex: Credo quia absurdum. Varium et mutabilem. Ubi solitudinem faciubt, pacem appellend. Beati pauperes spiritu. Carpe diem, Pater. Alpha et OmegaSustine et abstine. Quid novi?",  répondit le Père Noël.
 
-@Noël: Ab hinc, nihil. Abyssus abyssum invocat. Mondi fluctuat nec mergitur, consensus omnium. Ignoti nulla cupido. Paulo majora canamus. Sit tibi terra levis. Ab falsis principiis proficisci. Festina lente. Omnia vincit amor. An nescis quantilla prudentia mundus regatur. Dominus vobiscum, Noël.
 
Le Pape ne reçut plus de réponses.0.jpg
Les communications stellaires sont, parfois, aussi impénétrables que les voies du Seigneur.
 
Mais ce que le Pape avait oublié, c'est que pendant ce temps-là, pendant qu'ils twittaient, lui, il aura bien plus vieilli que le Père Noël, qui, à son retour, aura rajeuni.
 
Alors, si jamais, après avoir testé la résistance de sa barbe, vous rencontrez le vrai Père Noël, le "voyageur", surtout, ménagez le. 
Il en saura, peut-être, bien plus long sur votre passé et sur votre futur pour l'avoir entrevu tout à loisir pendant son long voyage.
Mais, comme il ne l'a pas vécu, il n'en a pas subi les effets non plus.
 
Ne lui racontez pas toutes les crises de votre présent qui vous passe par la tête. Cela risquerait de le tuer et, cela, ce ne serait plus la féerie espérée de Noël que je vous souhaite pour tous.
 
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Kroll avait eu la même idée en imaginant la situation d'Arafat qui exhumé, devrait en avoir gros sur la patate en remarquant ce qui avait changé depuis huit années. 
 
Après, sa visite de la Terre, le Père Noël repartira dans sa navette spatiale pour un nouveau cycle.
 
Cela ne vous fait pas rêver, ce CDI?

 
Si ce n'était pas s'assurer un job sans fin, qu'est-ce que ce serait alors?
 
 
 
L'enfoiré,
 
 
Alex Vizorek par son café serré apportait les tweets d'humour envoyées au Père Noël.

podcast
 
 
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(*) 
-@Noël: La pièce ne s'est pas jouée à la lettre. Elle a finit en queue de poisson. L'homme est un loup pour l'homme dans la vie éternelle. Du profond de l'abîme.
 
-@Pontifex: Je le crois parce que c'est absurde. Chose variable et changeante. Où les hommes font un désert et disent qu'ils ont donné la paix. Bien heureux les pauvres d'esprit. Mets à profit le jour présent, Père. Du commencement à la finSupporte et abstiens-toi. Quoi de nouveau?", répondit le Père Noël.
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-@Noël: D'ici, Rien. L'abîme appelle l'abîme. Le monde est battu par les flots, mais ne sombre pas dans le consentement universel. On ne désire pas ce qu'on ne connait pas. Que la Terre te sois légère. Chantons des choses un peu plus relevées. Hors ce qui résulte de principes faux. Hâte-toi lentement. L'amour triomphe de tout. Tu ne sais pas avec combien peu de sagesse le monde est gouverné. Que le Seigneur soit avec vous, Noël.
 
 
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Citations:
  • « Il faut continuellement commencer par la fin. », Stanislaw Jerzy Lec
  • « Mieux vaut un but sans fin qu'une fin sans but. », Anonyme  
  • « La vie, c'est comme un tour de manège dans un parc d'attraction. On continue l'aventure en se disant que c'est réel car notre esprit détient ce pouvoir. Quelle importance, d'ailleurs, puisqu'on peut changer le manège à tout moment entre la peur et l'amour", Bill Higgs

06/12/2012

Saint-Nicolas est furieux

Le 6 décembre, c'est ce qu'on appelle la Saint-Nicolas en Belgique. Si le Père Noël est une ordure, que serait Saint-Nicolas s'il pouvait parler de lui-même?  

0.jpgSaint-Nicolas a toujours été aimé par les petits enfants. Mais, le modernisme est là. Il a fallu qu'il s'adapte aux nouvelles technologies. 

Je lui laisse la parole pour commenter ce qui est écrit à son sujet sur Wikipedia et ailleurs.

"La fête de Saint-Nicolas est principalement tournée vers les enfants, mettant en scène le saint Nicolas de Myre. C'est une tradition vivace dans plusieurs pays européens, qui se déroule le 6 décembre ou le 19 Décembre pour l'Église orthodoxe utilisant le calendrier julien. On fête la Saint-Nicolas surtout aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Flandre française, dans le département des Ardennes, en Franche-Comté, en Alsace, où elle est fortement ancrée, et en Lorraine dont Saint Nicolas est le saint patron, en Allemagne, en Autriche, en Croatie, en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Lituanie, en Roumanie, au Royaume-Uni, en Ukraine en Slovaquie, en Serbie, dans le Canton de Fribourg en Suisse, etc. Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui est parfois substituée par celle du Père Noël.".

- D'abord, je remercie l'enfoiré de m'avoir aiguillé sur ce qu'on disait de moi. Tout cela pour dire, à quel point je dois être partout pour satisfaire les enfants. A lire la suite de ce que ce Wikipedia écrivait au sujet de la Belgique, j'ai avalé ma barbe, à chaque partie du texte. Dans ce petit pays, en plus, je dois faire attention de bien répartir les jouets en fonction de la langue du bambin.  

"Saint Nicolas est appelé Sinterklaas chez les néerlandophones qui débarque, comme aux Pays-Bas, sur un cheval blanc d'un bateau venu d'Espagne"

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- En Belgique, là où on parle le néerlandais, une ville porte mon nom. Quant à mon cheval blanc qui serait venu d'Espagne, là, l'auteur de ces lignes doit avoir un problème d'orientation ou de vue. C'est en carrosse avec des chevaux blancs ou noirs, mais c'est le Père Fouettard que est peut-être roussi au soleil d'Espagne. Cette fois, comme vous pouvez le voir sur la photo souvenir ci-jointe, j'avais mission d'apporter un nouveau bourgmestre à Anvers dans ma hotte. Oui, vous avez bien lu. On m'avait dit qu'il avait diablement été rabotté. Là, on prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Le 21 novembre, je suis arrivé à Bruxelles. Pas en bateau, mais en péniche et sur le canal. Pour un épisode de la croisière s'amuse, faudra repasser. Personne ne sait que j'ai vite le mal de mer? En avion, peut-être, et encore. J'ai mal au coeur en l'air. En plus, cette fois, le vol Ryanair en provenance de chez moi, m'a obligé à me serrer les coudes sur mon siège pendant des heures à ne plus savoir respirer. Une croisière sur rail avec l'Orient Express, oui, cela me botterait bien mieux. 

0.jpgVu mon âge, je n'aime plus trop les voyages même une fois par an. J'aimerais prendre ma retraite et laisser la place à plus jeune que moi. J'ai les qualifications requises pour pouvoir bénéficier d'une pension, suite à une carrière complète. 

"Chez les francophones, il se déplace avec un âne magique mais également, on le trouve quelques fois en compagnie de Père Fouettard et de son âne.".

- Là, j'aimerais bien qu'il soit "magique", ce vieux bourricot. Souvent, il me joue le scénario de l'âne de Buridan entre la carrote croquante ou rappée, avec une menace de ne plus avancer. J'avoue, je suis parfois fâché avec le Père Fouettard, mais qu'est-ce que je ferais sans lui. Il est toujours aux aguets pour éviter les conneries de cette bourrique. Je suis chargé de chercher des sponsors pour mon opération "enfants sages". Je dois chercher des représentants de ma modeste personne pour répartir le travail de management. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai entendu que les comédiens avaient subi une diminution de leurs subsides. Mes représentants sont devenues plus rares avec des budgets plus limités.  

"Dans les deux cas, il vient la nuit du 5 au 6 décembre pour déposer cadeaux et friandises, notamment des figurines en chocolat, des nic-nacs ou des spéculoos à l'effigie du saint, dans les souliers des enfants sages. Il est de tradition de laisser un bol d'eau (ou de lait) et une carotte devant la cheminée de la cuisine ou du salon pour l'âne, et un verre d'alcool pour Saint-Nicolas".0.jpg

- Je pique aussi les spéculoos à mon effigie. Ringard et chiche, ce  Wikipedia. Pour être plus complet, plus circonspect, dirais-je, je devrais agrandir ma besace. Les PC, les Playstations sont devenues tellement lourds et encombrants pour passer dans les cheminées même si les iPod, les iPad, et ses copains sont plus légers pour mon dos plein d'arthrite. Quand je pense aux papas, je me dis qu'ils sont peut-être responsables du choix de leurs rejetons. Faut pas les oublier, ces papas-là. Ils ont leur mot à dire et les temps sont durs pour eux. L'année passée, encore, c'était la bérézina, mais je croyais qu'on aurait trouvé des solutions à ces crises de m....

"Le lendemain matin, on retrouvera le verre ou le bol vide et la carotte mangée. Cette pièce sera également fermée à double tour devant les enfants comme preuve que Saints-Nicolas rentre bien par la cheminée".

Là, ils pensent que cette pièce ne passe pas au travers des appartements des villes, devenus tellement étroits et avec des prix au mètre carré tellement élevés que fermer une pièce ce serait condamner tout l'appartement. 

"Saint-Nicolas passe, début décembre, dans les écoles ou dans les centres publics pour demander aux enfants quels cadeaux ils désirent, voir s'ils ont été sages pendant l'année et pour leur donner des friandises.".

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- Début décembre? Vrai et faux. Il y a bien longtemps, il y avait une opération qui faisait cela. J'ai la mémoire qui flanche. C'était une époque pendant laquelle on préparait longtemps ma visite où, avec un numéro de téléphone en six chiffres qui commençait par "48", quelque chose. Je lancerais bien l'idée d'un Nicolaton au lieu de me trimbaler à faire de la promos des magasins depuis début novembre.

"Les enfants sont souvent invités à rédiger une lettre qu'ils adressent au "Grand Saint",  service de la Poste belge, rue du Paradis n°1, 0612 CIEL7)."

- Une lettre? Je reçois aussi plus d'emails en style SMS, parfois, aussi, des messages sur mon mur de Facebook ou même des Twits. Je me demande si ceux qui m'écrivent croient toujours en moi ou s'ils sont simplement intéressés par les cadeaux.

"Pour les écoliers, plusieurs semaines avant l'arrivée du grand saint, ils se doivent de déposer une paire de chaussures chaque soir devant la porte de leur chambreCeux qui ont été sages découvrent chaque matin une friandise typique différente chaque jour : massepain, chocolat, clémentine...".

- Là, il me prennent pour le Père Noël. Faudra que je le lui dise à mon collègue. Une vieille paire qui traîne dans une boîte? Quant au massepain, au chocolat, aux clémentines, cela me botte tout autant, et parfois, je prends ma part, sans rien dire

La Saint-Nicolas en Belgique est également une tradition estudiantine qui veut que l'on dépose une assiette ou une paire de chaussures la veille devant sa porte et que chaque cokoteur, comme colocataire de chambre d'étudiants, y dépose discrètement des friandises.

- Voilà, que je comprends d'où elles viennent ses friandises. Ce sont les étudiants qui les fournissent pour les distribuer. Mais qui paye le cot de l'étudiant? La réponse n'est-elle pas dans la question?

"À Liège, à Mons, à Bruxelles et à Namur, il existe aussi la Saint-Nicolas des étudiants : un cortège défile dans la ville avec des chars et les étudiants collectent des piécettes auprès des passants pour s'offrir des bières lors de la guindaille qui clôture la journée."

- Là, on me confond avec la Saint-Verhaegen. Ce Saint-là n'a rien à voir. Aussi en crise? On ne me l'a pas dit. Des magasins  bondés de jouets, on n'en parle pas? Je viens de Myre, donc de Turquie. Si on veut je peux apporter des loukoums, des baklavas et du thé à la pomme.

Puis, furieux, j'ai quité ce Wikipedia. J'ai continué mes recherches.

Je suis tombé sur d'autres légendes sur moi:


0.jpg"Né vers 270 à Patara en Lycie. Evêque de Myre, il mourut un 6 décembre mais les historiens ne se mettent pas d’accord sur l’année de sa mort. Jeté en prison sous le règne de l’empereur Dioclétien, il a participé au concile de Nicée (325). Il est le saint patron de la Grèce, de la Russie mais aussi des écoliers, des bouchers, des épiciers et des bateliers. On lui attribue son plus populaire miracle dans la légende des 3 enfants tués, découpés en petits morceaux et mis au saloir par un boucher... avant d’être rendus à la vie par Saint Nicolas, 7 ans plus tard. Une très belle histoire souvent illustrée naïvement dans les livres d’images anciens mais une histoire qu’on n’oserait plus raconter, aujourd’hui, dans le contexte meurtrier qu’a connu la Belgique ces dernières années. Selon une autre légende, il sauva également 3 officiers romains condamnés par l’empereur. En fournissant une dot à 3 jeunes filles nobles de Patara, il empêcha leur père de les vendre comme esclaves. Devenu ainsi le protecteur de la vertu des jeunes filles... encore que, dans certaines de nos régions, elles auraient plutôt tendance à honorer Sainte Catherine
".  
 

- Je suis Nicolas de Myre, voilà mon histoire et mes légendes. Point.

J'en ai marre qu'on me désigne comme le plombier, le sauveur à tout faire comme un saint de tout et de rien, qui ferait croire que je fais revenir les enfants et les grands à la vie.

Debout très jeune, je n'étais pas un saint, ni un enfant de choeur. Quant à être patron des écoliers, c'est vraiment surfait, pour moi qui ne savait même pas lire. Le boucher, c'était cet ignare de Fouettard qu'il fallait remettre sur le bon chemin. 0.jpg

Certains m'ont vu, récemment, comme on le raconte icihabillé de mon costume en train de faire la fête, alors que j'avais voulu disparaître ce jour-là.

Jean-Pierre Verheggen me qualifiait de "Barbon lubrique déguisé en grand-père tranquille pour mieux donner le change aux jeunes mères de famille qui confient, naïvement, leur progéniture à mes genoux calleux et qui aime se faire photographier dans cette position avantageuse avec des milliers d'enfants que l'on s'étonne de retrouver, une semaine après, la frimouse et le petit popotin potelé sur Internet, ligne rose ! Nul n'ignore ce Membre du Conseil d'Administration de plusieurs grands magasins de grande distribution en grandes surfaces et d'ateliers de fabrication de jouets à la chaîne en sadomasochiste archiconnu, ouvertement autoproclamé sur tous les toits et accompagné d'un petit noir porteur d'un fouet panpan cucul pépette ou précédé d'un mignon savoyard qui lui ramone la cheminée par où il coulisse le grand soir en toute impunité.".

Il a parfaitement raison dans la plupart des points.  

La concurrence est très forte chez les Saints-Nicolas et il a fallu aussi me redonner une aura particulière chez les enfants de moins de 6 ans.

Saint-Nicolas, pour les plus grands, je suis parfois un pourri comme le Père Noël, comme le montre cette vidéo

Mon successeur de Noël, lui, il s'est déjà installé sur les chapeaux de roue de son traîneau, faux-jeton avec le capuchon sur les oreilles, à grignoter mes arrières. Il me pompe l'air. Il me vole la pareille, cette "ordure", alors que ma fête est aussi importante que la sienne...  

Voilà que sur la Grand Place de Bruxelles, ce collègue a reçu un arbre de Noël tout à fait spécial. Un arbre ultra-moderne, tout électrique qui clignote avec le son de la musique.

Oui, je sais, ce sapin a généré la polémique parmi la population traditionnelle. Un certain Bert, comme rapporteur de l'affaire s'est transformé en chanteur avec son café serré en main et les écoutilles sur les oreilles. La tradition qui se perdrait? 

Là, c'était trop fort pour moi. Je me trouvais entre Saint-Verhaegen et le Père Noël. Entre le premier, la Saint-V, qui recevait des sous avec les collectes des students mais qui avait reçu une surveillance toute particulièrement et le second, un arbre et moi, rien, sinon, ce Père Fouettard, tout noir. 

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Et si on installait un palmier avec des guirlandes sur la Grande Place, pour l'année prochaine? Cela me permettrait de retrouver ma lointaine Turquie.

On venait de m'en envoyer une image composite. 

Je vais créer un syndicat des Saints de la "bonne cause" et ainsi revendiquer mes droits de Saint.

Pas un Saint-confitures, mais un Saint pour petits et grands, de demandeurs d'emplois qui ne trouvent plus assez de travail pour assurer et soutenir ces jouets. 

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Les sponsors se font de plus en plus rares ou font la gueule. Le port du facteur, on ne me l'a jamais payé. Oui, la poste m'a évité, alors que moi, je me payais la version spéciale de "Saint Georoute". 

J'en ai marre de me laisser berner par ceux qui me sucent de toutes parts sans que je puisse me rebeller, de ces grands qui me donnent les boules dans la gorge qui, elles, ne sont pas à accrocher à un arbre. 

C'est la dernière fois que j'ai fait ce travail, si on ne m'écoute pas. Ils espèrent que je ramène quoi l'année prochaine?

2.jpgUn éléphant, un dromadaire, la lune en plein jour?

Cette fois, j'ai même pensé partir en grève pour voir qui aurait eu le courage et l'audace de me remplacer.

L'année passée, déjà, j'avais exprimé mon mal-être.

Personne n'y avait prêté attention.

Cette année, on me dit passésiste et raciste.

Je vous dit, trop is te veel, comme on dit en Belgique.

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Je suis allé visiter les enfants malades et tout a changé dans mon esprit. 

J'ai fondu et, du coup, je reviendrai l'année prochaine.

Et dire qu'en France, ils sont obligé d'attendre mon succésseur pour trouver ce bonjeur avec cekedubonheur. Faudra que je leur dise.

Je sens que vous voulez des preuves de tout cela.

Alors, allez voir quelques photos souvenirs de mon passage.

Pour me reposer de cette folle nuit, je regarderai la télé, demain soir, il parait qu'on va tout m'expliquer en tant que Saint Gourmand.

Et cela me plait. 

Merci de m'avoir prévenu, salut à toi,  L'enfoiré,

 

Bonjour à tous,

  Je vous informe que je suspends temporairement la publication des prochains articles pour raison de santé de mon épouse.

  Dès que la situation se sera rétablie, je reviendrai.

A bientôt,

L'enfoiré,

   

 

Citations:

  • « A petit saint, petite offrande. » et « A chaque saint sa chandelle. », Proverbes français
  • « Le saint de la maison ne fait de miracles. », Proverbe brésilien 
  • « A-t-on déjà calculé l'emprunte écologique de ce Saint-Nicolas », Thomas Gunzig  

29/11/2012

Les pages jaunâtres

L'eCommerce s'intensifie mais améliore-t-il les liens entre fournisseurs et clients? La pub s'en charge sous diverses formes comme les 'Pages Jaunes' devenues les 'Pages d'Or'Ce 29 septembre, l'enquête "Toute ma vie sur Internet" d"Envoyé spécial", rappelle que des "data miners" traquent sans relâche les informations offertes par les consommateurs. Infos, détournées par des virtuoses du net.

entreprise

"RegardezCeQueVousRatez.be", la publicité pour inciter à consulter les Pages d'or, "visitées 5,5 millions de fois par mois pour trouver une information d'achat pertinente", comme il y est dit.

Ces pages d'informations, payées par les fournisseurs de produits et de services ne sont nullement vérifiées en fonction de leur qualité, mais sont là avec la volonté d'être exhaustives. Les commerçants participants s'y présentent sous le meilleur jour.

Avant Internet, ces pages de publicités étaient imprimées dans un catalogue des fournisseurs appelé "Pages Jaunes". On n'est pas loin de chercher à l'éliminer. Enterré, aussi, le CD qui permettait une première approche informatisée de la recherche d'un fournisseur.

Une autre voie, les pubs par la distribution toutes-boîtes, mais elles sont chères, non écologiques, pas assez efficaces et de plus en plus refusées par les consommateurs. 

Les spams, les conseils gratuits via les emails, sont encore une autre voie. Les anti-spams fleurissent mais peinent à les repérer. Si les mailings se gonflent d'astuces pour les éjecter, ils sont dépassés en efficacité par ceux qui diffusent leurs "bonnes nouvelles" sous le couvert d'adresses multiples.

Ne jamais répondre aux questions contenant des informations personnelles par email, est devenu une obligation pour ne pas tomber dans le piège de pirates de données. Internet demande des ruses de Sioux de ce côté.   

Cibler les consommateurs pour obtenir le maximum d'impact et combler les désirs de prospects potentiels par des informations commerciales, c'est les séduire comme dans un jeu où on stimule le consommateur plutôt que de le solliciter à l'aveuglette.

Internet est devenu la cerise extraite du gâteau.

"C'est la plus terrible machine à espionner jamais inventée", estimait Julian Assange de Wikileaks.

entreprise

Siphonner les informations anodines des pourvoyeur par l'intermédiaire de Facebook, Google, Twitter...  et des cookies pour bénéficier des bienfaits sociaux qu'ils offrent, est devenu bien plus efficace et lucratif. "Facebook veut croiser les données des utilisateurs pour 'améliorer la qualité des publicités".

« Les commentaires que nous recevons de votre part nous sont très précieux, mais le mécanisme de vote a créé un système qui privilégie la quantité de commentaires par rapport à la qualité de ces commentaires », ont expliqué les concepteurs de Facebook dans un communiqué.

L'idée que tout est vendu avec l'idée de "gratuité" fait des miracles. Et, tout le monde semble y trouver son compte. 

Les canulars naissent suite aux peurs qu'ils pourraient donner

Tout est, en effet, en place pour pouvoir jouer le rôle d'un acteur de cinéma, condamné à ce rôle de "sale gueule".

entrepriseLes prospects-clients jouent le jeu des producteurs, devenus les intermédiaires, les ambassadeurs des marques par leur support de choix, alors qu'elles n'en tireraient pas suffisamment parti.

L'influence quantitative et non pas qualitative est assurée par des boutons du type "J'aime" qu'offre Facebook, quitte à en devenir contre-productive dans son rôle du partage des informations.

Presser de tels boutons pour exprimer une opinion sans devoir la justifier, c'est le pied (et pas, la tête) ! Pas de suivi. Pas de plainte du service rendu. 

C'est cela le nouveau "travail" de prospection et de marketing. Les informations traditionnelles transmises via le bouche à oreille ne sont plus nécessaires. 

Des analyses comparatives existent mais sont rarement gratuites. Des organismes comme "Test achat" en Belgique, "Le magazine du consommateur" en France, offrent ce service mais ces informations sont payantes via abonnements.

entreprise

En Belgique, la publicité comparative entre les produits a été acceptée en 1999. Elle doit suivre des règles très strictes, édictées par une concurrence voulues "loyale". Elle ne peut être ni trompeuse, ni mensongère, ni dénigrante et doit suivre un cadre légal avec des critères objectifs et suivre les prix en respectant la concurrence avec les caractéristiques des produits du marché.

Ceci est possible à l'intérieur d'un pays. Internet dépasse allègrement les frontières et ne s’inquiètent  pas trop des réglementations nationales.

Les produits peuvent être évalués et comparés, les  services, c'est loin d'être le cas en citant des noms de fournisseurs de ces services.

L'eReputation s'est organisée dans les mêmes réseaux sociaux. Une série de mauvais avis peut signer l'arrêt de mort d'une entreprise. Quand c'est justifié par des arguments et des preuves, pas de problèmes. Les dérives qui passent par la fraude et les faux "bons ou mauvais commentaires" existent aussi via des avis positifs introduits par les sociétés elles-mêmes ou des avis négatifs destinés à nuire aux concurrents. Mensonges, excès, diffamations, injures dénigrantes en font partie.

Procédés tous condamnables avec des amendes qui peuvent aller jusqu'à 60.000 euros. L'article 99.11° interdit les fausses promotions. L'article 91.22°, les faux consommateurs. L'article 97, la publicité mensongère. 

entreprise

Dans le domaine du voyage, il est de commune mesure de chercher un avis pour une destination ou un hôtel sur un lieu de vacances. L'impartialité peut très bien se transformer en publicité bonne ou mauvaise via le droit de réponses et d'appréciation.

L'authenticité des messages demande plus que de vagues vérifications.

Certifier les avis par l'intermédiaire des IP, emails dans le processus d'introduction vérifiés par retour de courrier, une étape qui coûte cher. 

TripAdviser, "premier site de voyage du monde" filiale d'Expedia, avec 70 millions de visites par mois, en fait une devise de laisser parler ses clients satisfaits ou mécontents comme "Monsieur et Madame tout le monde". 

entreprise

C'est devenu une véritable industrialisation des avis. Le nombre faible ou important de commentaires influence aussi.

Rédiger des commentaires bidon sur commandes, un article récent du Vif-Express avait pour titre "Faux avis, faux amis, vraies tromperies".

"Que ce soit, pour acheter une tondeuse ou s'abonner à un profil Twitter, l'internaute aime suivre l'avis de ses coreligionnaires. Certaines sociétés spécialisées en ont fait un marché noir très lucratif".

Devant le dilemme du choix, ce sont les autres consommateurs qui prennent force de décision finale pour 70% des consommateurs addicts à l'orientation de concert.

entreprise

L'auteur de polars, R.J.Ellory avait, pour devise, "On n'est jamais si bien jugé que par soi-même" et assurait la promotion de ses livres via une fausse diversité d'opinions en prenant des pseudos multiples sur Amazon. Pratique qui fut décelée et révélée par Jérémy Duns sur Twitter suite à des artifices, des répétitions qui avaient éveillé les soupçons. 

La confiance ébranlée et la consommation de ses "conseils avisés" a, récemment, chuté en France selon Testntrust.

Les tops du commerce en ligne sont après le choix d'un hôtel, les chaussures, les spectacles, les films, les restaurants...

Les avantages reconnus par tous les consommateurs sont les prix, la disponibilité, les livraisons à domicile, le choix et la rapidité.  

Etablir des classements chez les fournisseurs de main d'oeuvre, une opération de longue haleine car plus difficile à réaliser. Plus coûteuse aussi en temps et en argent dans le cas d'un mauvais choix.

Tester les services d'un homme de métier, c'est payer de soi-même ou par l'expérience de quelqu'un d'autre fourni par le bouche à oreille. C'est parfois, malgré tous les conseils, remarquer qu'on s'est, en définitive, trompé de fournisseurs de services.

La règle de base est "ne pas choisir le plus cher, ni le moins cher" et garder en tête la fourchette respectable de ce que l'on est prêt à mettre sur la table. Une recherche minutieuse, parfois longue et toujours incomplète et aléatoire, quand le temps manque pour répondre à une réparation urgente. 

entrepriseLe "Home, sweet home" n'est pas toujours aussi "sweet" et il faut le préserver au sommet de sa forme.

Le bricolage avec le matériel efficace dans la transformation de soi en "tonton-la-bricole" l'espace de quelques heures vient à l'esprit. De l'expérience, accepter de partager le temps avec d'autres obligations familiales ou professionnelles s'imposent alors.

Mais c'est aussi rechercher sur Internet dans les Pages d'Or que cela peut se passer.

Pour les petits métiers, visiblement, ce n'est pas aussi simple de trouver la fée du logis. Tout dépend souvent de l'ampleur du travail. Les professionnels ne se dérangent pas pour des vétilles et des rafistolages. Il y a le travail au noir, toujours tentant. Plus officialisé, les travailleurs payés par l'intermédiaire de tickets prestations prépayées.

Pour les travaux plus importants, le Pages d'Or rayonnent en rubriques spécialisées pour satisfaire les consommateurs, les plus exigeants. Alors, on y va à la recherche de "la" perle salvatrice dans cette bible virtuelleSuspense assuré.entreprise

La profusion des étiquettes, les plus accrocheuses, rassurent presque et si ce n'était qu'elles mettent un peu de trouble dans l'esprit en se renvoyant l'ascenseur entre petites et plus grandes entreprises, rivalisant d'originalité ou simplement, plus grandes et stéréotypées.

Demander des offres... C'est pas gagné d'avance...  Un premier coup de fil. Un second. Un autre encore. Cela fait très professionnel d'avoir au moins trois offres.

Au téléphone, des voix chaleureuses, bien drillées répondent aimablement pour conforter votre choix.

Les offres arrivent, un peu plus tard... enfin, dans le meilleur des cas. La dernière tarde un peu. Il faudra l'oublier.

entreprise

Choisir l'une d'elles après des calculs astucieux.

Le thriller commence. 

Rendez-vous dans un créneau horaire, dans une fourchette étroite de temps ajustée aux timings fournisseur et client. Faire place nette pour faciliter le travail pour  attendre ces "experts". Puis attendre.

entreprise

Tant que le travail n'est pas fini, pas question d'intervenir dans trop de détails. 

Tôt dans l'après-midi, l'excitation  des débuts de matinée ne sont souvent plus là. Le client ressent que, pour les ouvriers, la fin de la journée approche à grands pas.

Pour couper court, le travail est terminé dans un délai un "rien" dépassé par rapport au planning.

La réception des travaux et la constatation que tout "semble" aller bien avant la facture à payer.

Les vices de formes c'est pour après. Rappeler la charmante hôtesse qui n'a plus les mêmes expressions enjouées que la première fois et se préparer au pire. Ecrire pour exprimer son mécontentement en se référant à la garantie comme une obligation de temps perdus. 

Mais, en attendant, c'est le retour à la case départ sur ce jeu de l'oie dans un cycle infernal...

Histoire caricaturale, cliché? Pas vraiment.

entreprise

Une émission radio, "C'est vous qui le dites" prenait, un jour, en charge les plaintes des clients envers leurs fournisseurs. Un coup de fil à l'entrepreneur et, tout à coup, les problèmes se résolvaient dans l'heure pour les jours qui suivaient.

Eva, l'opératrice virtuelle du helpdesk de Belgacom, a eu fort à faire avec M. Leduc, pas content des services de la société et qui s'en est plaint sur Facebook jusqu'à faire du buzz en proposant une compensation d'un an d'abonnement gratuit aux services de Belgacom. 

La génération "Y" s'indigne avec les mêmes outils des réseaux sociaux mais c'est aussi prendre quelques risques d'y consacrer beaucoup de temps et d'échouer. 

entreprise

Alors, on se questionne sur la qualité de ces "nuages" dans lesquels Internet plane. 

Y a-t-il une volonté de perfection, quelque part? On se rappelait des ISO 9000, des "quality first", des "zero defects" d'une certaine époque. 

Chacun semblait y gagner. L'un par la renommée sur la place publique. L'autre par la jouissance du travail accompli. 

La crise a adapté les règles.

Nous sommes, aujourd'hui, au jour où on parle de la pauvreté. Dès lors, on ne vend plus un produit ou un service pour sa qualité, on les vend grâce à son prix avec le travail de racolage de la pub.  

De plus, l'introduction de sous-traitants dans la filière, amortit les prix et les responsabilités de chacun des acteurs. Si Internet avait ajouté la couche de "relative protections" entre ceux-ci, leur recherche via les prix le plus bas, entraîne irrémédiablement des dérapages. 

La relation "prix-performance" dépend de facteurs inconnus du client potentiel.

"La gratuité des contenus internet pourra-t-elle perdurer éternellement?", lisais-je dernièrement. Une question presque innocente, aujourd'hui... et pourtant... 

L'eCommerce est venu s'insérer comme un outil d'informations citoyennes, un outil de persuasion et parfois de dissuasion. En Belgique, le WebShop constitue 5% du chiffre d'affaire, c'est-à-dire, 4,9 milliards d'euros en 2013. La pub, le marketing, les transports, le stockage constitue la logistique qui grève l'eCommerce. 

Mardi, la radio en parlait de ce eCommerce qui ne faisait que croître. En Belgique, les fêtes de fin d'année seraient là pour booster le commerce en ligne pour rattraper un retard vis-à-vis de pays voisins. (216 millions d'euros, soit 15% des ventes totales annuelles). Le commerce en ligne afficherait 40% de croissance. Dans les exemples mentionnés, le 3ème en micro-commerce en ligne posait même question: un blogueur, même intéressé, ferait-il un bon intermédiaire en écrivant un article promotionnel pour éviter la pub traditionnelle?

entrepriseLa santé est aussi dans la course. Les cyberpharmaciens, eux, fourbissent leurs armes pour vendre en ligne les médicaments qui ne seraient pas liés à une prescription médicale.

Alors, on lit innocemment que "La protection des consommateurs se renforce dans le eCommerce" pour un cas particulier d'un achat dans un pays étranger, en perdant de vue, les racines du "mal".

entreprise

Il n'est pas dans mes intentions de faire le procès d'Internet qui  aurait comme acte d'accusation plus de points positifs que négatifs, en apprence du moins. Le plus négatif est, surtout, du côté des emplois perdus par son entremise, emplois, qui sont allés à la poubelle de l'histoire de la virtualité. Si l'informatique a été de la partie en un demi siècle, Internet peut avoir rélaisé les mêmes "dégâts" en bien moins d'années.

Internet a pu progresser par les avantages qu'il apportait et qui effaçaient, judicieusement et juteusement, les inconvénients.

Que ce soit TV connectée, enrichie, TV over the top ("TOT"), il s'agit d'arracher le plus de paire d'yeux qui monopoliseraient les canaux traditionnels de la TV linéaire qui imposait trop une grille de programme. Sans Internet, il deviendra impossible de comprendre toutes les évolutions d'une émission.

La question devient: "Où mettre de la pub avec le maximum d'efficacité?"

Si Internet trouble et/ou trompe ses interlocuteurs, sous influence d'une publicité mensongère, là, commencera vraiment le grand chambardement du virtuel en marche arrière. La gratuité d'Internet aura vécu et les Pages d'Or, écornées, pourront être qualifiées de "jaunâtres".entreprise

"Le mois de décembre, crucial pour l'histoire d'Internet" avec le regard de contrôle de ITU (International Telegraph Union) avec des idées comme:

  • Personne ne possède Internet.
  • Internet n'est pas transparent.
  • Internet, un système trop ouvert, trop pragmatique, trop démocrate, trop "bottom-up gouvernance". 

entreprise

Au début de "Réflexions du Miroir", j'avais écrit "Internet reste net". C'est encore plus nécessaire, aujourd'hui, pour contrer les envies de fermer les robinets de l'Information, avec un "I" majuscule.

Quant à la publicité, si elle est un jeu, elle ne peut se permettre de bluffer.

Internet est passé au travers de trop de nuages de l'illusion, qu'il faut espérer qu'il ne devienne, exclusivement, un autre miroir, celui aux alouettes.

 


 

L'enfoiré,

 


Citations:
 

  • "Dans le commerce, plus le prix est modique, plus l'étiquette est grande.", Tristan Maya

  • "Lorsqu'un commerçant affirme que le client est roi, méfions-nous de la guillotine.", Robert Sabatier
  • "Il est rare qu’un nuage prenne la forme d’un nuage", Ylipe

 

22/11/2012

Jouer à qui perd gagne

Le gouvernement belge vient d'accoucher du budget 2013 après un mois de négociations. Charger de trouver quelques milliards de plus que d'habitude. Certains diront que ce fut accoucher d'une souris. 

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En fonction des sensibilités politiques, ce qui résulte d'une cogitation longue et pénible sera toujours plus ou moins apprécié en fonction de ce qu'on obtient ou non.

"Les décisions doivent rester équilibrées", une vieille déclaration de Joëlle Milquet du temps où on construisait le gouvernement.

Prophétique pour la suite.

Les décisions sont faites de bric-à-brac répondait l'opposition...

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Réponse: "Qu'a fait la NVA? Niks, rien". Comme preuve, si Antwerpen a un bourgmestre NVA, la ville n'a toujours pas d'entité dirigeante en place.

Le but, cette fois n'était plus de former un gouvernement mais d'établir un budget pour 2013.

Six partis au pouvoir devaient se retrouver dans un "accord stratégique" pour contenter beaucoup de monde avec l'Europe en arrière-plan comme pilule amincissante.

Objectif atteint. Tous contents d'avoir réussi la quadrature du cercle autour de la table ronde des négociations.

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N'utilisons pas trop le mot de "populisme", trop péjoratif et trop souvent utilisé en pointant du doigt, par l'un des côtés en visant  l'autre.

Chacun sa chapelle, sa religion, pourait-on dire.

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Au départ, sur les plateaux de la balance, il y avait le saut d'index à gauche et l'augmentation de la TVA à droite.  

Refusés, chacun.

Le budget devait se construire progressivement, million par millions pour atteindre deux nouvaux milliards. Un peu de précompte professionnel, de taxes sur la plus-value des entreprises, de taxes sur les primes d'assurance-vie, d'accises nouvelles sur l'alcool et le tabac, de combat de la fraude fiscale, de réduction des intérêts notionnels, de précompte mobilier et une nouvelle DLU.

Bien joué, Di Rupo, d'avoir refilé les frites bien chaudes de chez Eugène, aux partenaires sociaux, tout en introduisant les ornières sur le chemin et en espérant que Madeleine viendra.  

D'autres symboles, qui ont fait vibrer la balance entre gauche et droite. Le gel des salaires pendant deux ans en dehors de l'indexation automatique. Cela devrait plaire à l'Europe.0.jpg

Pour Martine Maelsckalck de l'Echo, écrivait que "les Belges seraient devenus les rois du marketing politique après avoir été les champions des compromis". Elle remarquait que "Des mesures pas indolores sont infiniment plus discrètes qu'un 'grand coup'"

Journal économique oblige, le problème de la compétitivité de la Belgique semblait être son soucis majeur. Effacer le soi-disant le handicap salarial belge vis-à-vis des pays voisins.

Une question: quel est le pays dans l'erreur et qui serait une vraie référence sans risques et sans reproches?

0.jpgAlors, si on rasait gratis de chaque côté.

Bien vendre est précédé par bien acheté. Ce n'est pas uniquement les salaires qu'il faut prendre en compte dans les charges et les frais généraux. Les coûts de l'énergie (j'en parlais, il y a une semaine), les amortissements, les dépréciations, les redevances d'exploitation, les transports. 

Un belge sur deux accepterait de voir son salaire s'il pouvait travailler à proximité de chez lui ou à partir de chez lui. 

En fait, tout le monde à tort et tout le monde a raison. Tout dépend de l'angle de vision sous lequel on considère qu'il faut estimer une situation donnée. 

Il faut accepter de remettre en cause ses habitudes. 

Les habitudes? Rien de plus difficile.

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Alors, était-ce vraiment un mélange de chèvre et de choux à l'arrivée? Un peu de tout comme les fromages belges? 

Peut-être.

Les "budgeted" sont là pour être confrontés, un jour, avec les "actuals". Et, souvent, tout est dépassé.

Un petit exercice?

Imaginons jeter une pierre sur le fil de l'eau pour la faire rebondir le plus souvent possible, c'est observer le cas où la pierre va vraiment rebondir plusieurs fois et un autre, où le poids va faire couler la pierre dès le premier rebond. Tout dépendra toujours de la pierre choisie. 

En politique, c'est ce que l'on fait, en général, changer les pierres et re-tester le jet après l'avoir testé. Ça passe ou ça casse à chaque coup.

Un consensus, tout cela, du bric-à-brac trouvés entre une rigueur belge et la carence européenne?

Car c''est aussi aujourd'hui, que les dirigeants se réunissent pour fixer le budget européen de 2014-2020

0.jpgLà, si on va rire à l'extérieur, cela risque de rire jaune à l'intérieur.

Les techniques de négociations, toujours les mêmes, avec trois approches

Gagne-gagne: Deux parties obtiennent au moins partiellement ce qu’elles veulent et personne ne se sent volé ou dupé.

Gagne-perd: S’il y a un gagnant, alors, par définition, il y doit y avoir un perdant. 

Perd-perd: Quand les deux parties sont déterminées à ne pas laisser l’autre gagner.

Le vieux truc de Verhofstadt était remis à l'honneur en faisant office de putsch de décisions.

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Sa technique était d'attendre le dernier moment pour se réunir et devoir décider en dernière minute en tirant à la barbichette de celui qui s'était endormi et tirer les marrons du feu quand ils étaient brûlants sous la couette, aux petites heures du matin. 

La bonne vieille technique du marchand qui veut vendre et qui découvre que son client trouve le prix à payer trop important.

Il y a les faux-semblant, ceux qui se croient plus riches qu'ils ne le sont en réalité.

Comment réagit le mon marchand?

En le satisfaisant à tous prix. En le tenant en haleine. En l'excitant par d'autres arguments mieux ciblés.

Il commence par enlever ce qu'il y a trop cher dans les deux plateaux de la balance tout en la tenant en équilibre.  

Rien n'est à jeter, seulement à postposer jusqu'au moment où le prospect deviendra plus riche ou qu'un autre prospect se présentera. Tout est à évaluer en fonction de la conjoncture.

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Dans la foulée, on apprenait que les banques chinoises sont sous le charme des outils économiques bruxellois. Et ils avaient l'air d'être contents sur la photo.

Le futur, en définitive, dépend s'il y a du vent, que la mer est calme et que l'orage est toujours remis à demain...

Si pas satisfait, il restera toujours l'humour d'un café. Qui nous apprenait qu'on écrivait à Di Rupo. Depuis, il plaide pour un ambitieux budget européen.0.jpg

Hier soir, c'était Anderlecht qui, parait-il, jouait son avenir. Un avenir bien sombre, alos, puisque Anderlecht avait perdu. Plus d'avenir? Non, un peu d'endorphine placé dans la potion magique. 

0.jpgUne autre compétition, celle qui décidera, aujourd'hui, du lieu où aura lieu l'Expo 2017 à Liège ou à Astana.

A la question "Si Liège n’obtient pas l’Exposition internationale, ce sera une désillusion ?", il fut répondu : "Non, pas du tout. On a le sentiment qu’on a déjà gagné par, cet élan que la candidature a suscité qui est irréversible. Une mobilisation citoyenne, une union sacrée, non seulement des autorités mais des forces vives, re-situer Liège, la Wallonie, et la Belgique de manière positive sur la carte du monde.". 

La fin justifie, toujours quelque part, les moyens employés. Mais quand, on joue "à qui perd gagne", là, cela devient vraiment magique. Ce n'est presque plus du jeu, c'est de l'obstination.

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Parce que s'il existe des distinctions entre les idéologies et les croyances, il y a heureusement des distinctions entre certains mots bien qu'ils soient considérés comme 'synonymes'. 

En plus futuriste, sans tituber, cela pourrait être: "Être rigoureux, oui. Austère, non.".

Un vrai Thanksgiving, quoi, puisque c'était, aussi  le jour...

Je ne sais pourquoi, la semaine dernière, je ressortais ce sketch:  


 

L'enfoiré, 

 

Citations:

  •  « Avant de négocier avec le loup, mets- lui une muselière. », Valeriu Butulescu
  • « Ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable. », Nikita Khrouchtchev
  • « L'histoire est un drame, mais je ne sais pas, parce que je ne peux le savoir, si c'est un drame qui finit bien », Bobbio

 

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And the winner is Astana:

 

(Астана en cyrillique, capitale en kazakh, anciennement Akmolinsk, puis Tselinograd, puis Akmola) est la nouvelle capitale du Kazakhstan. 0.jpgElle a été inaugurée en 1998 par le président kazakh Noursoultan Nazarbayev, en remplacement de l'ancienne capitale Almaty (anciennement Alma-Ata). 

 

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La ville (population d'environ 577 300 en 2007 et de 700 000 en 2011 dans l'agglomération) est située sur la rive droite de la rivière Ichim, au centre d'une vaste plaine formée de steppe.

 

 

15/11/2012

Il y a de l'eau ferrugineuse dans le gaz

L'énergie, la phobie à la crème pâtissière! Le pétrole le sujet de conversation préféré avec l'embout du tuyau de la pompe en main et qui donne de l'urticaire au portefeuille! Le monstre du Loch Ness, par excellence.

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Pour remettre les pendules à l'heure, le 11 janvier dernier, la RTBF avait remis le couvert sur la table avec l'interview de Pierre Terzian, qui était interrogé au sujet du pétrole

Il disait que la barrière des 100 euros pour le plein d'essence, n'était pas loin. Près de deux euros, le litre de super. Aujourd'hui, on apprenait qu'il remontait à 86,35$ tandis que le plan Marshal wallon avait du plomb dans l'aile.

Un véritable yo-yo, ce prix du pétrole.

En janvier, Terzian disait en substance (c'est le cas de le dire...): "Oui, il y a un pic de production. Oui, il pourrait y avoir une grave pénurie en 2015. La consommation et la production sont comme le chat qui suit la souris, qui la rattrape à un point qui ressemble à l'infini. Tout dépend des moyens que le chat y met pour la rattraper. Pour se bouger les puces, le consommateur sera souvent obliger de mettre la main à la poche, mais, pas de panique car il y a de la réserve en attendant l'avant-garde et la garde qu'apporte l'économie verte". 

L'étendue des désaccords entre les pros et les contres du pétrole, il y a longtemps déjà, je les avais déjà mis en avant dans "La face cachée du pétrole", "La réponse de la bergère au berger".

Sans énergie, rien n'est permis. Cependant, il faut se rappeler que la meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas et que l'on épargne pour des moments où elle devient indispensable.

Le guépart ne court pas longtemps à sa vitesse maxi derrière l'impala alors que celui-ci n'a aucune envie de lui laisser ses entrailles en chemin en lui en fait voir des vertes et des pas mûres. 

Le problème chez l'homme, c'est qu'il y a la question "prix à payer" qui est venue s'ajouter. La monnaie d'échange...

En consommateur avisé, il penserait à diminuer sa consommation dans son habitation contre les intempéries, à ne pas avoir à se déplacer pour gagner sa "croûte". Le malheur, c'est que celui qui en a le plus besoin de cette "croûte", qu'on appelle le "pauvre", il ne peut concéder à cette envie de changer ses habitudes de consommation pour se protéger de ses pertes d'énergie pour protéger son logis ou diminuer ses déplacements. 

Le 8 juillet dernier, rebelote, "La fin du pétrole" de "Vu du ciel" ressortait sur France3. Rêves et cauchemars de la modernité qui se retrouvaient à la croisée des chemins dans ses choix énergétiques.  

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pétrole sur un graphique clair. Bien sûr, il y a les graphiques qui expliquent tout.

Alors, pour dire du pétrole qu'il est le plan des de fin de la partie des globalistes comme outil de la création du chaos qui verra l'avénement du Nouvel Ordre Mondial, il faudrait faire quelques bons pas de côté pour l'extrapoler sur l'avenir.

Les solutions de remplacement existent mais elles butent sur de nouveaux problèmes techniques souvent en relation avec la pollution que la production ou l'utilisation entraînent avec, pour la fine bouche, la politique qui hésite au milieu du gué.

1.jpgCar la résurgence des crises successives se présente et aucune classe d'actifs, n'y résiste ad vitam.

Dans le passé, le pétrole a évité des déforestations  encore plus drastiques comme il était dit dans l'émission "Vu du ciel".

Le problème est que notre consommation quotidienne est devenue une gabegie pour répondre aux buts à atteindre et rien ne présage à ce qu'ellle diminue dans le futur avec les pays émergent qui veulent, à leur tour, leur part du gâteau avec en plus la cerise à son sommet.

Le pétrole pue, c'est évident. Mais il a des avantages et des inconvénients. Il ne sert d'ailleurs pas uniquement d'énergie.

Le plastique dont il est issu, existe dans tout ce qui nous entoure. Il fournit les matériaux isolants, emballages, pièces de voitures, d'avions pour ne fut-ce qu'en réduire le poids.

0.jpgLa Belgique détient le pompon de la production de plastique avec 595 kg par habitant en 2010 (NL:332 kg, D:2,7 kg, F:126 kg), avec Recticel, Deckeuning, Solvay, NMC.

Puis, il y a toujours, quand on consomme, une respiration qui naît par la seule réaction de la spéculation. 

Il faut interdire la spéculation pure sur le pétrole. Extraits: "La forte hausse des prix du pétrole que l’on observait, résulte de facteurs hors de notre contrôle, comme la croissance de la Chine et de l’Inde, qui contribuent fortement à la hausse de la demande mondiale en pétrole. Mais elle provient également de facteurs sur lesquels il est possible d’agir, et en particulier la spéculation sur le pétrole, estime Joseph P. Kennedy II, qui préside Citizens Energy Corporation, une ONG qui vient en aide aux pauvres aux États Unis et dans le monde, dans le New York Times.
0.jpgEn 2009, les marchés à terme négociaient plus d’un milliard de barils de pétrole par jour. Comme le monde entier ne produit que 85 millions de barils réels, cela signifie que plus de 90% des contrats portant sur le pétrole sont spéculatifs. Du fait de cette spéculation, on constate une déconnexion totale entre les coûts d’extraction, qui se montent à 11 dollars par baril en moyenne dans le monde, et le cours du baril, qui frôle les 100 dollars. Selon Rex Tillerson, la spéculation pure représente 40% de ce montant, ce qui a été confirmé par un rapport récent de la Federal Reserve Bank de St. Louis. 
Les accises et les taxes pour soutenir les États font le reste avant d'atteindre les consommateurs finaux.  Pour certains économistes, la spéculation est bénéfique, parce qu’elle permet de mieux répartir les risques pour les opérateurs du secteur de l’exploitation pétrolière si ce n'était pas la plus grosse partie de cette spéculation qui provient des Hedge Funds, dont l’intérêt est de faire monter les cours pour augmenter leurs profits. Le pétrole est une ressource stratégique, omniprésente. Lorsque les cours du pétrole se mettent à monter, c’est toute la chaîne des prix de l’économie qui se met à grimper derrière lui. En 2008, le Congrès américain avait fait passer une loi pour imposer plus de transparence pour limiter la spéculation pure à 25%. Pour que les fondamentaux de la vie, la nourriture, le logement, la santé, l’éducation subsistent, il faut que l’énergie reste abordable pour tous". 

On apprennait, alors, pour un tour que l'essence et le diesel partent à la baisse jusqu'au round suivant où elle sera à la hausse.

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Aux dernières nouvelles, les États-Unis se sont remis à pomper les dernières réserves de pétrole au Texas. La volonté est de ne plus en importer, d'être auto-suffisant sans trop se préoccuper des écolos qui crient aux scandales face aux nouvelles méthodes utilisées pour pomper le pétrole et le gaz non-conventionnel.

Le pétrole abiotique, une autre théorie?

En période de crises, on parle de relances, de réindustrialisation comme Obama voudrait le faire pendant son deuxième mandat. Cela nécessitera beaucoup d'énergie.

Ce que disait Pierre Terzian, en début d'année, tient toujours.

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On peut presque tout faire, à condition d'avoir les moyens suffisants pour y arriver aussi bien chez les producteurs que chez les consommateurs qui devront l'assumer. Ce sont ces derniers qui imposent, en définitive, la ligne de conduite, en fonction de ce qu'ils sont prêts à sacrifier et les premiers qui répondront à la demande. Encore une histoire de poule et d'oeuf, en quelques sortes. 

Les solutions existent et étaient révélées dans "La fin du pétrole". 

0.jpgPuis, il y a les surprises. Le S&V de juillet enfonçait le bouchon et "osait écrire" qu'il y a plein de pétrole en France! Un fabuleux gisement même sous le bassin de Paris. Le pétrole de roche mère ou pétrole de schiste digne du Moyen-Orient ! Entre 20 et 65 milliards de barils de brut qui représente 30 années de consommation nationale mais dont deux milliards étaient réellement exploitables. Les griefs sont nombreux: consommation énorme d'eau, contamination des nappes phréatiques potentielle, quadrillages des plates-formes dans le paysage...

En cette période de relance de l'économie, le pétrole sous toutes ses formes va encore vouloir giglé de partout.

Consommer ou mourir est presque les seules alternatives. L'antagonisme entre le rejet ou l'attentisme de la France et le pragmatisme des États-Unis resurgit de plus belle. La Belgique n'aurait pas beaucoup de gaz de schiste dans son sol, mais des réserves de biomasses, d'après le géologue Alain Préat

La recherche continue pour diminuer le problème écologique et l'utilisation de l'eau. La fragmentation via un arc électrique qui réduirait son utilisation et les fissures, l'injonction de CO2, de l'air comprimé ou d'hélium.   

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Dans un marché baisser, c'est toujours la complaisance qui prime. Pour éviter des pertes superflues, il faut forcer à penser aux choses à ce qu'on ne pense pas de prime abord comme le remarquait une économiste: "Qu'est-ce que les gens ont tous oublié ? A propos de quoi sont-ils devenus complaisants ? Complaisant, il l'ont été concernant la guerre qui fait rage au Moyen-Orient entre l'Arabie Saoudite et l'Iran qui empire de jour en jour. Pas une guerre civile en Syrie décrite comme une guerre entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. Une répétition du scénario qui se déroule dans la région depuis le début du Printemps arabe. Les régimes autoritaires (autrefois soutenus par les alliés américains et européens) ont disparu. Ils ont laissé un vide gouvernemental que se disputent les Sunnites, les Chiites et d'autres groupes. Il y a cinq ans, tout signe d'insurrection civile dans le monde arabe suffisait à faire grimper le prix du pétrole. La prime “géopolitique” du pétrole a largement contribué à sa hausse vertigineuse vers 145$ en 2008. Ensuite la combinaison de la crise financière et la dégringolade de la croissance et les prix du pétrole se sont mis en chute libre avant de se remettre à grimper. Le prix spot du Brent a grimpé dans la foulée seulement par suite d'effets géopolitiques et d'une guerre par procuration. L'Iran, l'Arabie Saoudite et la Turquie tentent de tirer leur épingle du jeu. Obama, pendant son deuxième mandat, devra s'y atteler et garder son attention vers l'Asie et le Moyen-Orient puisque la guerre contre l'Iran considérée comme calmée. Les traders, quant à eux, se réservent toujours l'autre alternative de ce qui arriverait au prix du pétrole, si l'Iran fermait le détroit d'Ormuz, toujours obsédés par la politique monétaire et les déficits budgétaires. 0.jpg

Une guerre ouverte avec l'Iran? Non.  D'abord, le sabotage industriel par le biais de logiciels comme Stuxnet et Flame est beaucoup plus simpleLe deuxième objectif, calmer les alliés dans la région.

Puis, comme une sorte de miracle, remarquer que la combinaison des forages horizontaux et de la fracturation hydraulique a déverrouillé de gigantesques réserves d'énergie auxquelles les États-Unis ne pouvaient pas accéder auparavant. 

Cette technique consiste à pulvériser de l'eau à très haute pression dans la roche à 2500 mètres de profondeur mais, elle pose problème à de nombreuses associations environnementales. Le gaz de schiste bitumineux, le pétrole offshore sont là pour rendre le Moyen-Orient moins important, moins dépendant économiquement et géopolitiquement. 

Le Qatar, le plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) reste un important aiguillon pour l'exploration énergétique et la production non-conventionnelle partout dans le reste du monde. De l'offshore d'Afrique de l'Est au Cooper Basin, la technologie des champs pétroliers a libéré le monde de la dépendance pétrolière au Moyen-Orient. 

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Le mot d'ordre est de renforcer la tendance de trouver et produire sa propre énergie ou une énergie provenant de régions qui ne sont pas au beau milieu d'une guerre de religion majeure.".

"Connexions" reposait la question des énergies non-conventionnelles à la population belgeLa Belgique, jusqu'ici, s'approvisionne en électricité à l'étranger à raison de 30% de sa consommation.

Le problème des fissures dans les centrales nucléaires a réveillé les craintes de pouvoir s'approvisionner en énergie pour les grands froids de l'hiver. Le gouvernement français ne veut pas entendre parler d'extraction des gaz de schiste sur son sol alors que les États-Unis, toujours pragmatiques, se sont lancés à fond dans cette bataille. 

2.jpgLe recours aux gaz de schiste pourrait augmenter le PIB américain annuel de l'ordre de 0,2%. Un atout appréciable mais pas nécessairement une révolution et qui sait, peut-être, une autre forme de  "kick the can down the road".  

Tôt ou tard, les choix de l'Amérique vont forcer l'Europe réticente, à remettre ses propres modes d'approvisionnement énergétique en question. La Chine possède des réserves qui dépassent celles des Etats-Unis. 

Et puis quand y a plus, on peut toujours en fabriquer. Les micro-algues n'attendent qu'une exploitation. 

Le livre de Yves Cochet "Pétrole apocalypse" rappelait que les énergies fossiles étaient déclinantes.

Mardi dernier, c'était lui l'invité de la Première pour en parler.

Pour lui,  son crédo, c'est revenir à l'énergie verte, au durable, à la récupération, au recyclage et oublier les énergie fossile comme le charbon.

Une heure de soleil fournit l'électricité pour toute la planète pour un an. Il envoie 7500 fois plus d'énergie que l'humanité en consomme mais ce sont les plantes qui en profitent le plus avec la photosynthèse. Tout à fait. 

Les énergies renouvelables deviennent de plus en plus importantes. C'est évident. 

Le "Science et Vie" de juin 2011 titrait "Un succès sous condition" en parlant des deux voies: panneaux photovoltaïques et centrales à miroirs.

Former 500 réacteurs nucléaires et des milliers de centrales au charbon ou à gaz alors que le coût du solaire est à multiplier par quatre, c'est une place difficile à trouver au soleil entre centraliser ou autonomiser. C'est aussi un besoin d'inventer la batterie efficace qui récupère et stabilise l'électricité bien plus longtemps qu'aujourd'hui.

A la mer Rouge, le soleil produit 300 W par m2 et par an, tandis qu'à Londres, cela descend à 105 W/m2/an. Toujours une question de rendement.

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Dans le désert du Sahara, il faut aussi prévoir le nettoyage des capteurs pour contrer les vents de sables. Comme rien n'est à proximité, ce serait aussi passer au courant continu de un million de Volt pour contrer le problème de perte suite à l'effet de Joule du courant alternatif.0.jpg

Quant au vent, là, tout dépend du souffle. Que l'on jette un coup d'oeil vers le Danemark, là, où on les installe en mer, ces belles éoliennes. La marée motrice avec les marées de La Rance, ce serait con de ne pas aller lui prendre ce qu'elle a dans le ventre.

L'Islande, sur ses volcans, avec la géothermie, est certainement avantagée.

En résumé, tout n'est pas exploitable et rentable, ni propice partout. 

Le solaire spatial avec satellites et lasers à infrarouge, cela marche, ce serait une bonne solution quand il n'y a pas de nuages à traverser pour arriver sur Terre. 

0.jpgAvoir tort d'avoir raison trop tôt, c'est peut-être le risque des décideurs. Changer de mode de vie dans un sens ou dans l'autre, demande d'énormes investissements et un retour sur investissement pour réinvestir à nouveau dans un cycle sans fin.

L'obsolescence des matériels doit être comptabilisée avec la rentabilité. L'amortissement fait partie du prix.

Sans les subsides des États, les citoyens prendront les moyens les moins chers pour s'énergiser ou pour s'en prémunir. Beaucoup de sociétés de capteurs solaires locales se sont plantées, attaquées par la concurrence des prix bas chinois.  

Les nanotechnologies, aimées ou non, vont devoir révolutionner les idées reçus en multipliant la rentabilité par un facteur important.

La fusion nucléaire, le fameux "Soleil sur Terre" a coûté et coûtera encore des sommes considérables. Ok. C'est pour dans un futur de 50 ans. Encore d'accord. Quand on y arrivera le problème de l'énergie n'en sera peut-être plus vraiment un.0.jpg

Les gens n'ont jamais aimé avoir raison tout seuls.

Celui qui gagnera deviendra demain le maître à danser de la planète.

Ce sera celui qui aura les idées larges qui aura testé avant les autres, avec des vues opportunistes souvent plus hybrides qu'on le croit. Être hybride par opportunisme, c'est quelque part comme fait la Science qui n'est jamais contente de ce qui est à sa disposition et continue à chercher toujours autre chose de meilleur, de plus efficace, parfois à fonds perdus.

Yves Cochet rappelait, mardi encore, la phrase de Woody Allen, "il est toujours difficile de faire des prévisions, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir".

Quant au passé, imaginons ce qui se serait passé, s'il y avait eu un parti des écologistes, il y a un peu plus de 150 ans. La voiture, les voyages, n'existeraient pas aujourd'hui. Le pétrole a été exploité en 1857 en Roumanie et en 1859 aux États-Unis, dans l'État de Pennsylvanie. Cinquante ans plus tard, il y était devenu une matière première  stratégique.

0.jpgL'Atlas des utopies (Le Monde) a un chapitre qui imaginait un futur à 100% de renouvelable. Capter l'énergie au plus proche de la source solaire ou récupérer les orages. Une discussion intéressante et un graphique qui montrait les pays scandinaves parmi les candidats les plus vraissemblables. La Suède étant dans le top de tête actuellement.

Aujourd'hui, le pétrole dit non-conventionnel est une sorte de retour aux sources.

Le secteur de l'énergie verte va rapidement perdre de l'argent.

Cinq "contre-révolutions" le prouvent et disent que:
1. Les États peuvent, à présent, revendiquer les réserves d'energies fossiles jusqu'à 200 milles marins des côtes.
2. La découverte de "nouveaux" champs pétrolifères conventionnels.
3. La découverte de "nouveaux" champs gaziers conventionnels.
4. L'essor du gaz de schiste (selon Furfari, il s'agit plutôt de "gaz de marnes" ou " de pélites").
5. L'essor du pétrole de schiste.

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Suivre les réflexes chinois qui n'acceptent aucune ingérence dans leur politique. Nous ne seront pas loin de ce qu'il faut faire. Eux, attentistes, investissent dans tous les types d'énergies dits "hybrides". 

Cette histoire de gaz de pétrole m'en a rappelé une autre: celle de Bourvil qui avait un sketch toujours en noir et blanc qui disait "J'arrête de boire".

Lui, au moins, il devait avoir tout compris.

     

L'enfoiré, 

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Citations:

 

  • « Le désir c'est une énergie, et l'énergie c'est du désir. », Philippe Labro 
  • « En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ? », Roger Molinier
  • « Mon grand-père allait en chameau. Mon père, en voiture. Moi, en jet privé. Demain, mon fils reprendra probablement le chameau », le cheikh arabe qui concluait le documentaire "Fin du pétrole".

 

1.jpgMise à jour 25/04/2013: Le gaz US mine la chimie européene.

 

 

 

0.jpgMise à jour 22/05/2013: Rifkin dit que pétrole et gaz de schiste sont des énergies du passé. Le problème, c'est que le vrai futur est encore loin.

07/11/2012

The best is yet to come

"Four more years for Obama, the 44th président of Unided States of America". L'écart n'avait jamais été aussi faible entre le challenger, Mitt Romney et Barack Obama. Pour certains, les jeux étaient déjà faitsDuel idéologique, mais aussi religieux. Le candidat challenger à la présidence des USA, était devenu la coqueluche des Mormons. Pourtant, cette religion était moins intéressée à la politique qu'aux affaires

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"What we think, or what we know, or what we believe is, in the end, of little consequence. The only consequence is what we do.". Des paroles de John Ruskin. On ne peut plus vrai.

En dehors des USA, difficile de comprendre les élections présidentielles américaines et les Américains eux-mêmes. Le processus électoral en indirect avec les Grands Électeurs de chaque État qui ne fait pas remporter l'élection à la majorité tous les votes de la population. Ce qui mène, comme en 2000, GW Bush contre Al Gore alors que en direct ce dernier aurait gagné.

Les "Swing States" comme l'Ohio qui a toujours plébiscité le vainqueur, l'ont fait une nouvelle fois. 

Les États-Unis se disent laïcs, pourtant il est quasiment impossible d'être élu sans faire preuve d'une religiosité ostentatoire comme preuve de moralité. Un non-croyant, un athée, n'a aucune chance. 

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Instrumentaliser sa foi est un "must". La religiosité décomplexée d'Obama ne l'a pas empêché de prêter serment la main sur la Bible. La devise des Pères fondateurs "E pluribus unum" avait été abandonné pour "In God we trust". Le président est devenu une sorte de pasteur en chef de la nation.

La liste des religions qui tournent autour du Christ est longue: "Religion civile", "Born again", "Baptiste", "Evangélique", "Pentecotiste"...  Ces élections de 2012 sont les premières à ne pas être WASP (White, Anglo-Saxonne, Protestante). Jerry Falwell a été le fondateur de Moral Majority, comme baptiste télévangéliste. Les médias, la télé et Internet sont les outils de base de la propagande. Noam Chomsky ne fait que le constater et de le contester. Le pasteur Terry Jones en a fait une croisade personnelle contre l'Islam en diabolisant Obama.

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L'agressivité dans les débats surtout du côté républicain se retrouvait sur les réseaux sociaux. Une campagne qui durait depuis plus d'un an, arriva à tel point que plusieurs Américains en avaient marre de ne plus entendre que ces deux noms qui s'infiltraient dans tous les médias presque comme des intrus. Rien n'a été épargné pour driller leurs idoles. L'addition de la campagne est la plus salée de l'histoire avec ses six milliards de dollars. Mitt Romney disait qu'il arrêterait la politique s'il n'est pas élu. Ce serait des émeutes si Romney était élu. Rien n'a été épargné aux électeurs américains.

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Le Tea Party avait pris l'opposition avec, en plus, le mauvais goût. Le racisme a repris du poil de la bête. Plus de la moitié des Américains reste racistes. La coalition ne pouvait plus fonctionner. Deux philosophies incompatibles, deux églises antagonistes, deux visages du même dieu, une situation qui ne pouvait que se terminer dans un bain d'incompréhensions. 

Dans le ring, il y avait "l'ancien", le protestant, Obama, de l'Eglise Unie du Christ et le challenger, Mitt Romney, de l'Eglise des Saints des Derniers Jours (le LDS).1.jpg

Ce fut une attente jusqu'aux derniers jours, jusqu'à la dernière minute en quelques sortes...

Le sénateur, Mitt Romney, de 2002 n'avait plus rien à voir avec celui du challenger président, de 2012. Une girouette, un caméléon non idéologue, comme on le disait. Ancien sénateur du Massachusetts, il avait complètement laissé tomber ses électeurs démocrates de cette époque révolue en tant que sénateur.

Encore une fois de plus, le pragmatisme, pur jus à l'américaine qui ressortait avec Dieu comme leader, comme ressort pour rebondir. 

Être américain, c'est aussi cela, avoir une différence idéologique avec le reste du monde. Aller dans un sens, faire faillite et puis recommencer dans l'autre. Une guerre de religions entre un idéal un peu plus social avec le soutien de l'État ou celui du gagnant pour lequel, le business et l'économie se résout de lui même,  en "do it yourself".

Dieu "America" ne l'a peut-être pas voulu ainsi, même s'il devait avoir tout prévu pour ceux qui mormonent sous les étoiles du drapeau américain. "L'Amérique, présidence pragmatique", écrivais-je en 2008, juste avant les élections d'Obama. C'était encore plus vrai, cette fois.

Sur le plan éthique, l'Église d'Obama se caractérisait par une tradition d'ouverture aux problématiques socio-politiques.

Qui a perdu dans la bataille, l'argent qui a été dépensé pour cette campagne. L'argent comme seul véhicule de la pensée.

Alors, qui a véritablement gagné avec Obama?

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Les Américains les plus pauvres, bien sûr. 

L’enthousiasme était trop grand en 2008. Les Américains attendaient un Messie. 

Obama avait déçu, c'était évident. Voter par défaut pour Obama? Peut-être.

Au lieu de se lancer dans la bataille avec les votes positifs dès le départ, il a eu du retard à l'allumage, dû à un manque d'expérience et il s'était fait distancer avant de réagir. A mi-mandat, il était déjà dépassé par sa droite au Congrès. "Faux rêves et vraies réalités". 

Mais ce n'est pas tout. Le monde aussi. Lui, qui à part Israël aurait voté pour Romney.

Pour finir, la moitié de l'humanité, les femmes. Les revendications féminines de l'éthique "care" (dans le sens "To care about"), la bienveillance envers autrui qui dépassait l'idée de "soins", et qui avait été émises pas Carol Gilligan. Pour les mères, les guerres armées ont pris beaucoup de jeunes hommes américains. Elles ont trop vu leurs fils revenir les pieds devants.

Les questions qu'elle devaient se poser: "Suis-je une femme du passé ou du futur ? Mon corps ne finira-t-il jamais par m'appartenir? Marre que l'on s'occupe de ma sexualité". Ce sont probablement elles qui ont fait la différence entre les deux candidats. La multitude d'enfants comme prèchaient les mormons, il fallait l'assumer financièrement. 

Pour l'humour: Les mormons ne veulent plus entendre parler de la polygamie. Bon. Très bien.

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C'est alors qu'un jour, je suis tombé sur cette pub: "My fantasy is having two men at once. One cooking, one clearing"? 
La femme, ne va-t-elle pas, elle aussi, avoir un rêve de polyandrie?
Toujours d'accord avec leurs hommes, ces femmes? Nenni.

0.jpgLes moitiés des Présidents, les First Ladies, en présence, l'ancienne ou la candidate, sont très différentes. 

Vénérer la mère patrie américaine à la suite d'une inspiration divine bien mâle, c'est bien beau pour les derniers jours. Mais en attendant? 

Elles voulaient participer à la vie extérieure et porter, de plus en plus, la culotte.

La guerre aux femmes est-elle déclarée? Le sexe dominant de demain pourrait bien être celui de la femme. Les "Desperate housewives" sont passés par là.

Écoutez celle-ci. Elle n'a rien d'une américaine, mais quand il s'agit d'érection, elle en connaît un 'bout'. C'est comme à la pétanque, la femme moderne, si elle pointe, un jour, elle finit toujours par tirer sur ce qui dépasse... 

Entre élection et érection, il n'y a qu'une lettre qui change, non?

 

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Les "États-Unis. Le nouveau temps des Mormons". 

En 1950, il y avait un million de Mormons dans le monde.

Aujourd'hui, 14 millions dans le monde, 6 millions aux États-Unis avec une forte concentration en Utah sous la supervision du QG à Salt-Lake City. Un Temple Square de 25 étages comme équivalent de la "Basilique Saint Pierre". Pour chanter en choeur dans des concerts célèbres, le Tabernacle. Une salle de conférence qui permet d'accueillir 21.000 invités avec le laisser-passer ad hoc mormon. On ne badine pas en dénigrant l'esprit de famille toujours en "background". 

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L'Amérique est religieuse sous tellement de formes. Ici, c'est sous la gestion de 139 temples administrés en 30.000 congrégations avec 55.000 missionnaires dans 179 pays. 60% de la population de Salt Lake City est mormone. Il faut le dire qu'un Américain sur trois continue à éprouver quelques doutes. Mais, on mormone, persiste et signe.

A la tête des mormons, un président prophète, laïque, de 85 ans, Thomas Manson, ancien PDG des éditions avec 2 adjoints et ce que l'on peut appeler 12 apôtres parmi lesquels des ingénieurs, des avocats qui seront là pour appuyer le message divin, Père et Mère Céleste de la planète Kolob. 

A l'origine, en 1824, Joseph Smith qui reçut la visite de l'ange Moroni qui en 1840, tombait sous l'une des balles d'un dissident après avoir posé sa candidature à la Maison Blanche. 

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En 1847, Brigham Young, deuxième président, fondait la religion mormone avec le martyr du précédent. 

Les mormons ont un lien très privilégié avec l'argent. Le matérialisme n'est pas une tare.  

En son sein, un patrimoine secret mais que l'on estime à 20 milliards de dollars.

En juin, Romney est venu pour lever des fonds dans l'hôtel Grand America. En échange, d'un dîner "gourmet" et d'un chèque substantiel, les mormons BCBG ont pu écouter sa bonne parole qui dénonçait l'immoralité de la dette publique américaine qu'Obama n'avait pu résorber en quatre ans. L'économie, on a ça dans le sang chez les mormons.  

0.jpgLa fortune de Romney est estimée à 200 millions de dollars. 

Comme preuve de ses capacités, il avait sauvé les Jeux Olympiques de 2002 prisonnière de la corruption. Un bilan de 50 millions de dollars de bénéfice suite à son expérience du porte à porte alors que Ann, son épouse, était atteinte de sclérose en plaques. "Efficacity, business, first of all". En 2008, première tentative lors du caucus républicain. 35 millions de dollars n'avaient pas suffi pour contrer le candidat républicains, McCain. En 2012, c'est 186 millions qui ont été mis dans la balance. L'économie n'est pas la championne qui favorise l'emploi, faut-il encore le rappeler.

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A la source du nerf de la guerre, des bouquins à vendre comme le "Livre Mormon" dont la première publication remonte 1830 et une dîme prélevée par une contribution de 10% du salaire des membres.

Las Vegas y a quelques fondateurs mormons, ce qui veut dire que le jeu ne soit pas interdit.

Prestige et réussite sont au programme de béatifications avec fierté et une liturgie identitaire combattante avec la Foi en croisade.

Le "paquet bonux", l'avènement et la résurrection du Christ pour bientôt dans une prairie du Missouri ou dans l'Illinois à Nauvoo.

Pas question de boire de l'alcool, du café ou du thé, ni fumer tabac, drogue. 

0.jpgPas de boogie boogie avant les prières du soir. Abstinence avant mariage. Contre le mariage gay. L'IVG "prohibited". Aborder l'acceptation de l'avortement, mais uniquement dans la cas de l'inceste ou pour épargner la mère.  

"Demeure chaste et pur", comme leitmotive. Les parangons de vertu sont prêt à se dépasser dans une compétition de la bienveillance mais, seulement, à certaines conditions.

Avec Romney, on se retrouve dans une religion à l'américaine, sans barbe et sans voiles, BCBG sous tous rapports. Une Amérique conquérante qui ne s'inquiète du reste du monde qu'au niveau économique.

Des étudiants de Brigham Young University limitent leurs loisirs au bowling ou aux bondieuseries sur BYUTV.

Les futurs policemen, les agents de la CIA trouvent des recrues pour mater les opposants à la doctrine. La chaîne d'hôtel Marriott appartient à l'église et le mormon, Kevin Rollins, fut CEO de Dell Computer jusqu'en 2007.

A bord, c'est un fait, on n'aime ni les marginaux, ni les perdants, ni les décadents. Le principal adversaire de Nixon avait été le gouverneur du Michigan, du père de 

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Mitt, George W Romney. Ce dernier avait déjà posé sa candidature à la présidence en 1968, après avoir fait fortune dans l'automobile à Detroit avec la petite Rambler.

Dire que la Foi mormone déplace les montagnes était naturel pour 70% d'habitants de l'Utah. Pas de dogmatisme mais de l'évangélisme.  Dieu a créé la Terre, mais on hésite à dire si c'est une suite à la création ou par l'évolution. 

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Pas question d'être ultra-conservateur. Le mormon est pragmatique et pas conservateur. Et il acceptera votre choix, puisque c'est son intérêt de le faire. La polygamie reste une idéologique seulement historique mais vivace dans le but de multiplier les forces vives du culte. Le divorce est une histoire réglée et entendue. L'exemple de la famille unie. Enfin, unie, entendons-nous, le taux de divorces, de suicides serait même plus élevé dans l'Etat que dans le reste du pays. De 1982 à 1986, Mitt Romney était ordonné évêque dans le Massachusetts pour avoir prouvé sa spiritualité et sa morale avec la mission de ressouder les couples et s'opposer à la monoparentalité, surtout pour les femmes. Le baptême des mormons existe, mais pas avant l'âge de 8 ans. Il faut atteindre l'âge de raison. 

En Belgique, il y a 6000 Mormons répartis en 17 paroisses. 

Aux derniers jours, ce n'est pas l'apocalypse, ce sera, seulement, une promenade de santé, pendant laquelle on fera du yoga et du sport pour entretenir la forme.

On y chante en choeur. On se protège aussi. L'église veille à la qualité des sujets traités qu'un média pourrait diffuser. Pas question d'ouvrir trop de vannes.  

L'Évangile est même transmis aux morts dans le monde des esprits avec le libre arbitre des vivants. Après la mort à titre posthume. La famille s'en chargera. Le culte de la famille ne s'embarrasse pas de ce passage de vie à trépas. 

0.jpgFou de généalogie au Temple. Des recherches généalogiques sont là pour découvrir les noms et les dates de naissance des ancêtres afin que les ordonnances salvatrices pour toutes les générations se rappellent de toutes les étapes accomplies.

"Mais tout cela va au-delà de la Foi. Pour l'éthique, pour la morale, nous nous referons aussi à des principes qui transcendent la croyance mormone. Nous n'en avons pas le monopole", dit le patron de la cause.

Pas de damnations, non plus. L'époque  de la prohibition de l'alcool ne fait plus partie de la modernité et il faut bien décompter les jours avant de rejoindre l'éternité en famille lors des derniers.

Accroître la curiosité autour des croyances de la religion mormone par prosélytisme pour que cela rapporte plus financièrement à l'Eglise, voilà le programme de l'Eglise que Romney se devait d'accomplir.

 

 

And now?

0.jpg"Il était une fois en Amériquerepassait sur nos écrans de télé.

"Born in the USA" rechantait Bruce Springfields sur les ondes radios.

Sandy avait prouvé que "Big Apple", rongée par la mer, reste fragile. Que le tout virtuel des communications pouvait sauter encore plus vite. 

Sandy est-elle bénéfique pour l'économie? Une question qui vient à l'esprit américain, peut-être.

En tous cas, New-York sèche efface ses plaies, retrouve petit à petit l'électricité dans sa partie la plus au sud tandis que Broadway a déjà repris ses habitudes de lumières et de trafics. La patinoire sur glace est à nouveau accessible pour le plaisir, pour faire oublier les dégâts.  

Wall Street, fermé, sous eaux et ce fut le monde qui devenait attentiste pendant deux jours... une éternité dans le monde du numérique. Les jours précédant les élections, ce fut une prudence de Sioux dans le monde de la Bourse. 

Fragilité de l'économie face à la nature? Coup de revers d'une des deux versions d'un même dieu?

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Que serait-il advenu de l'Europe sous Romney? Avait-elle eu raison d'avoir peur de lui? Une question qui demande une boule de cristal avec les images du passé à l'appui.

Si à 19 ans, Mitt Romney avait été envoyé comme missionnaire mormon en France, s'il y avait appris à connaitre le pays et la langue, par le porte à porte dans un pays de vins, c'était normal que de son séjour, il ne gardait qu'une image d'un pays plus archaïque que révolutionnaire.

Partisan de la guerre du Vietnam comme son père, bien entouré par amour, formé dans une ambiance de richesses, ce ne fut sur le tard que  la prestigieuse université de Harvard lui donna son ticket d'entrée dans l'économie et le droit. Comme une sorte de Bernard Tapie à l'américaine, il créa la société "Staples Inc", et  fit progresser de 88% par an, "Bain Capital".  Créer des emplois nouveaux dans ses entreprises successives, n'était pas sa préoccupation essentielle. Mais, tout cela lui donnait une impression d'être sauveur de l'Amérique avec la béatification de son dieu.

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Son but intime était de  laver l'affront de l'échec de son père face à Nixon. Rester discret sur l'histoire de sa famille trop liée à la polygamie.

Ron Paul, son co-listier, était à son extrême droite comme représentant du Tea Party.

Obama est considéré dans le reste du monde comme un citoyen du monde, multi-culturel, mi-noir, mi-blanc, comme président des compromis, qui connait les problèmes de New-York pour y avoir vécu comme modérateur à la lisière des deux mondes, riche et pauvre.

La fracture sociale, c'est ce qui déterminera en interne son résultat futur, sa politique extérieure au Moyen-Orient, ensuite,  avec une nouvelle période de quatre ans. 

Le choix de Romney, c'était une impression d'aller de Charybde en Scylla pour l'Europe. Romney était considéré comme une bombe atomique pour la politique étrangère, une nouvelle édition de Bush avec la Chine comme seul partenaire commercial indispensable, alors que la "vieille Europe", il ne la comprendra jamais.

0.jpgC'est dans le futur qu'il faudra compter les points et les réalisations en escomptant les "per diems" et, ensuite, "imagine it done" comme on me l'avait susurré comme slogan à une certaine époque.0.jpg

Le Royaume de Dieu restera toujours impénétrable aux "autres". Le problème, son Royaume ne s'étendait pas à la Terre entière dans l'esprit américain.

Alors, que dire, sinon:

God bless the world.

 

L'enfoiré,

  


Citations:


  • « C'est la politique qui a créé cette distinction entre secte et religion », Anne Morelli
  • « L’argent est la religion du sage. », Euripide
  • « Notre gouvernement n'a de sens que s'il repose sur une foi profonde. Peu importe laquelle », Eisenhower
  • «  Les pauvres ont-ils une 'mentalité' qui explique leur situation? », Charles Murray

 


 

Le rêve américain vit-il encore?

KIOSQUE

Les croyances des Mormons

Qu'offre le statut de Président?

"Amérique: ces étranges républicains".

 

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Mise à jour 28 décembre 2012: Obama n'a plus que 4 jours pour trouver le compromis du mur budgétaire

 

 

 

 

 

 

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0.jpgMise à jour du 3 juillet 2013: