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15/07/2013

La Croatie est européenne. Vous êtes sûr?

Nous sommes à deux semaines depuis l'introduction de la Croatie dans l'Union Européenne. Les flonflons du bal se sont éteints. Une question revient: la scission de l'ancienne Yougoslavie en plusieurs républiques indépendantes était ce "la" solution? Est-ce l’épilogue d'un long chemin de croix de la Croatie en "stand alone" ?

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Parler de la Croatie avec un accent touristique, cela pourrait commencer par ça.

Un Croasie de rêve. Bleue, avec 5800 kilomètres de côtes, de criques, de rochers, de plages généralement de galets au bord d'une mer turquoise transparente, un millier d'îles et deux villes côtières, Split et Dubrovnik. Une Coatie verte, intérieure, moins connue avec la capitale, Zagreb et des châteaux  comme celui de Veliki Tabor que l'on insèrerait volontié dans un "Pays de contes de fées".

Que la Croatie entre dans la Communauté Européenne, c'est se poser la question pour qui est le plus, pour elle ou pour l'Europe?

Pour la Communauté Européenne, une sorte de réveil d'un premier élargissement depuis cinq ans.

A Zagreb, dans la nuit du 1er juillet, des feux d’artifice et des dizaines de milliers de Croates à travers le pays qui ont acclamé l’adhésion de la Croasie dans l’Union européenne.

« Bienvenue dans l’Union européenne. Cest une nuit historique. Vous avez fait revenir la Croatie à sa juste place au cœur de l’Europe »  » lançait José Manuel Barroso avant que « L’ode à la joie » de Beethoven ne consacre l’intégration de la Croatie comme 28ème membre du bloc européen avec une émotion forte et partagée dans l'instant. 

0.jpgDans son discours, le président croate Ivo Josipovic a invité ses compatriotes à l’optimisme: « Ne laissons pas le nuage de la crise économique assombrir notre optimisme. La crise est un défi, une invitation à faire demain un jour meilleur qu’aujourd’hui ».

Plus de 700 artistes, chanteurs, musiciens et danseurs se sont produits devant une foule enchantée. Des festivités similaires se sont déroulées dans les villes de Split et Dubrovnik, de même qu’à Varazdin et Rijeka.

Le panneau de signalisation frappé de l’inscription « Douane » a été symboliquement retiré du passage frontalier avec la Slovénie, la seule ex-république yougoslave qui avait déjà rejoint l’UE en 2004, depuis le démantèlement de l’ancienne fédération communiste. Les droits de douane de 20% qui frappent les produits seront supprimés, ce qui devrait apporter une compétitivité nouvelle sur le marché croate de 4,4 millions de consommateurs.

L’événement se devait d'être historique pour cette région des Balkans occidentaux, ravagée par la guerre yougoslave dans les années 90. Seule la nouvelle génération n'a pas connu cette guerre fratricide.

Depuis cette nuit solennelle, l’enthousiasme sur place, a probablement eu le temps de s’émousser quelque peu alors que la crise économique frappe durement le pays.

0.jpgLa Croatie rejoint, donc, le club des pays occidentaux, dits "riches", ce que certains ne manquent pas d'appeller le "Titanic de l'Europe" avec une impression de jouer à qui perd gagne.

"L'union fait la force", dit l'optimiste.

Et c'est vrai, plus un pays est petit, plus il a envie de retrouver des alliés.

"Plus on est de fous, mieux on s'amuse", réplique le comique.

"Divisons pour mieux régner", glousse le malin.

Trop tôt pour avoir rejoint l'UE, constate Ruza Tomasic.

"A qui profite le "crime", penserait Sherlock Holmes.

La Croatie, vue par l'Europe des 27 et d'après le Washington Times, c'est la prochaine Grèce,  motivée par la volonté de la classe politique de Zagreb de s’emparer des subsides européennes.

Profondément en crise, elle nécessitera de constants plans de sauvetage, qui coûteront une fortune aux contribuables européens. 

Cela pourrait rappeller le rapprochement de l'Allemagne de l'Est à celle de l'Ouest.

Il n'y a plus qu'un régime qui semble vivre en autarcie, la Corée du Nord. Je dis bien "semble", car ce n'est peut-être qu'en apparence. 

Qu'attend la Croatie de l'UE? Sortir du marasme économique dans lequel elle est plongée depuis 2008-2009 avec un PIB inférieure de 39% en dessous de la moyenne européenne.

Les pessimistes restent sceptiques quant à leur augmentation du niveau de vie par cet intermédiaire. Une crainte que la situation ne profite qu'à l'élite. Une peur que les investisseurs ne soient là qu'à la seule recherche d'une production toujours moins chère, menant à un appauvrissement des travailleurs, avant de trouver encore moins chère et plus qualifiée qui pousserait la Communauté Européenne, une nouvelle fois, à délocaliser. Les médias, les banques ont déjà été rachetées par des pays étrangers et l'arrière pensée subsiste que l'Union Européenne devienne une nouvelle Yougoslavie qui briserait leur indépendance. Le rêve intime des jeunes seraient plus tourné vers un nouveau siècle des Lumières. La pleine souveraineté ne date que de 1998. Elle n'a été qu'une histoire idéale dans une longue marche vers cette indépendance depuis que le roi Tomislav avait fondé le royaume croate en 925. Jusqu'à l'écriture glagolitique a servi dans ce but.

Le taux de chômage s’établit autour de 20% et 40% pour celui des jeunes de moins de 25 ans. Les travailleurs hautement qualifiés partent pour trouver du travail ailleurs dans une fuite des cerveaux qui ne profite pas au pays. L’intégration européenne pourrait provoquer la disparition d’entreprises croates qui ne parviendraient jamais à s’aligner sur la compétitivité des autres pays européens liée au niveau élevé des salaires.

Passer à la monnaie euro n'est prévue que pour 2015 au plus tôt.

La monnaie, toujours utilisée, le Kuna veut dire, en croate, "martre" en souvenir d'une époque pendant laquelle on payait avec leur peau, restera à des niveaux bas.

0.jpgLa corruption est largement répandue et la classe politique défend ses avantages. Avant la guerre, la Croatie était la région la plus riche en Yougoslavie après la Slovénie. La gestion désastreuse de la politique de privatisation de l'époque Tudman et son clientèlisme, ont détérioré ce qui faisait sa réputation en chimie, en exploitation du pétrole, de alulinium et dans la construction navale.   

La Croatie, le 28ème pays à rejoindre l’Union Européenne, un plus pour le secteur public et pas nécessairement pour le secteur privé. Pour le particulier, c'est un espoir imprécis et une lame de fond libérale qu'il ne peut contrer.

Deux agences de notations ont déjà dégradé les obligations croates au statut de pacotille vu la dette du pays. De nombreuses terres ne sont pas cultivées. 

Depuis 2007, l’UE a déjà versé 998 millions d’euros à la Croatie à titre d’aide de pré-adhésionCette année, ce sont 655 millions d’euros qui ont été ajoutés, soit environ 1,5% du PIB croate. Entre 2014 et 2020, Zagreb devrait recevoir encore 13,7 milliards d’euros pour des mesures d’ajustement.  

Cette fusion serait-elle, une victoire à la Pyrrhus dans laquelle chacun est perdant, au mieux, un peu, en moyenne, beaucoup, au pire, à la folie?

Un petit détour par un connaisseur avec des liens familiaux serbes dans la Yougoslavie de papa me disait...

0.jpgJe dis papa parce que pour lui, il y a aussi vingt ans et que la Yougoslavie s'est disloquée depuis.

"La Croatie, je connaissais jusqu'au début de la guerre en 1991. Depuis, j'ai décidé que je n'y passerais jamais plus de vacances pour des raisons politiques! Par contre, je m'y intéresse toujours régulièrement, de même qu'à l'ensemble des Balkans, au travers de mes lectures et de sites Internet. Je termine la lecture d'un livre de récit de voyage au travers de l'ex-Yougoslavie (entre 1930 et 1940) écrit pas Rebecca West "Agneau Noir et Faucon Gris". Un livre très éducatif sur l'histoire et les peuples qui composent cette ex-Yougoslavie. Un livre édifiant quant aux comportements de ces peuples constamment bousculés et saignés par les intérêts étrangers. Y compris ceux des religions. En parallèle,  je lis 'Histoire du capitalisme 1500 - 2010" de Michel Beaud. Une lecture qui devrait être obligatoire pour tous nos enfants entre 16 et 18 ans. Que de points communs entre ces deux récits! De la géopolitique à 100%. Mon discours sur la "balkanisation" du monde est en marche et un de ces points de départ est certainement la guerre en ex-Yougoslavie. De même que l'éclatement de URSS. Je te rassure, je ne suis en rien un supporter du communisme. Et, dans la même vaine, je ne me retrouve en rien avec ce néo-capitalisme qui est le contraire et la mise à mort de la démocratie. Comme le disait la ministre écolo française, il y a quelques jours, suite à son C4 signé par François Hollande, les partis traditionnels font le lit de l'extrême droite. Convaincu depuis 30 ans, chaque jour qui passe, me conforte dans cette pensée. La communauté européenne est le bras droit de ce néo-capitalisme qui négocie, qui impose la capitulation social et étatique, sans conditions, aux pays des Balkans. Croatie y compris. Après avoir détruit socialement et économiquement tous les pays africains, c'est le tour de l"Europe. La Belgique y compris. La Croatie, de même que la Serbie et la Slovénie, est exsangue. Tout a été ouvert au "marché libre" (c'est-à-dire celui qui a de l'argent, paye le prix qu'il impose à celui qui n'en n'a pas). La Croatie comme la Slovénie a tout vendu ou plutôt cédé pour presque rien. Le taux de chômage explose. Les pays y compris la Serbie sont en faillite virtuelle. Je remplacerais, seulement, le terme "démocratie moderne" par "hypocrisie" absolue.".

Une confirmation de plus à cet article, plus explicite et moins concensuelle que cet autre. Je me doutais de ce que j'allais apprendre, mais j'en ai, ainsi, le coeur net.

Globalement, à l'origine, c'était la Serbie fédéraliste qui, par une persuasion de force, tentait de maintenir les autres républiques autonomistes ou indépendantistes sous son propre giron.

Qu'aurait été la Yougoslavie restée unie, aujourd'hui?

Difficile de répondre si ce n'est de manière très générale.

Dans tous régimes démocratiques, plus il y a de votants, plus il y aura de l'importance pour ceux qui font partie de la majorité. C'est aussi moins de redondances au niveau des postes de commande gouvernementaux.

La situation en Belgique, si elle n'est pas identique, a aussi ce genre de problème communautaire qui sans sonnette d'alarme ne tiendrait pas compte des minorités démographiques.

En contre partie, vivre en communauté, c'est accepter le conformisme de l'unité générale d'opinion. Ce n'est pas pour rien, que l'Europe qui est, ce qu'on peut appelér, confédérale, fait penser à une nouvelle Yougoslavie pour un Croate.

Comme pour les habitants d'Europe de l'est qui avait "l'ostalgie", il y aura aussi de la "sudalgie" ou de la "balcanalgie" car on ne se fait pas facilement à la seule loi du marché, capitalisant les avoirs quand on n'y est pas né et qu'on n'y baigne pas par l'habitude.

0.jpgPersonnellement, j'ai connu la Croatie par deux fois. La première en 1983, dans la Damatie du sud avec Dubrovnik. La seconde, en 1988, plus au nord avec Split dans la Dalmatie centrale.

Des localités plus petites comme bases de retranchement hôtelière et lieux de tourisme comme Cavtat (Mostar, Kotor, Budva, Sveti Stephan, Perast, visités à l'époque, qui sont dans le Monténégro d'aujourd'hui) pour le sud et Trogir, Primosten, Sibenik, le parc national de Krka, l'île de Hvar plus au nord.

La ville de Split est un peu mondaine, avec son labyrinthe de ruelles qui s'imbrique dans l'ancien palais de l'empereur romain de Dioclétien alors que Dubrovnik, l'ancienne Raguse, partagée entre vénitienne et turque, conserve une devise prédestinée « La liberté ne se vend pas même pour tout l'or du monde ».

Six régions: l'Istrie, le Quarner, la Dalmatie du nord, la Dalmatie centrale, la Dalmatie du sud, et la Croatie continentale.

Pour le touriste lambda des années 80, rien ne laissait entrevoir la guerre des années 90 et comment elle allait se dérouler. Tout était camouflé pour l'étranger et encore plus, au vacancier qui devait garder un bon souvenir de son voyage.

D'après cette vidéo, il existe un "Balkan spirit" entre amour et haine dont la présentation dit "Saviez-vous que manger du yaourt bulgare permet de faire l'amour jusqu'à cent ans ? Le Serbe Emir Kusturica, réalisateur emblématique du Temps des gitans et de Chat noir, chat blanc, le philosophe slovène Slavoj Žižek, l'artiste serbe Marina Abramovicz, le musicien Goran Bregovicz, la star hollywoodienne Angelina Jolie, réalisatrice d'Au pays du sang et du miel, et bien d'autres créateurs croates, grecs, roumains ou bulgares s'interrogent sur l'identité balkanique devant la caméra d'Hermann Vaske. De savoureuses anecdotes personnelles en analyses historiques, ils peignent par petites touches une région traumatisée par la guerre et hantée par le racisme, mais également avide de vivre et débordante d'imagination. Avec humour, ils s'interrogent sur l'ambivalence grecque entre Occident et Constantinople, sur Dracula, sur le tabou de l'érotisme - et sur le sens de leur travail.".0.jpg

"Dans le pays du sang et du miel", un film qui traduit du mot Balkan. Des Balkans qui survivent grâce à l'humour noir, le sexe, la musique endiablée du violon tzigane et de la danse opposés à la violence dans lequel doivent nécessairement exister des Roméo et Juliette à la mode balkanaise...

Curieux cette collusion d'amour et de haîne.

Je suis remonté dans l'histoire de la partie croate de cette guerre et de ses prémices qui, parfois me paraissent banales ou futiles mais qui s'emballent très vite en guerre civile et fratricide. 

Février 1990, le nationalisme du Kosovo, dont les Albanais n'ont jamais accepté l'idée de faire partie de la Yougoslavie (depuis l'indépendance accordée en 1974), se rebelle déjà, à tel point que le chef de l'Etat, Janez Drnovsek, s'est rendu sur place tandis que le PC slovène se sépare du PC yougoslave. En avril, les Croates votent pour la première fois librement et désignent les membres du parlement croate. En mai, un affrontement sur le stade de Zagreb oppose la Dinamo de Zagreb à l'Etoile rouge de Belgrade et met le feu aux poudres. Le Serbe, Boris Jovic devient le chef de l'Etat dans une rotation entre Serbes et Croates.

En 1991, le gouvernement fédéral lance un ultimatum à la région croate insoumise de dissoudre leurs unitées armées. Dans la ville symbolique de Sarajevo, l'hésitation commence  pour les 6 présidents des républiques yougoslaves: un divorce à l'amiable ou un divorce brutal. Une guerre civile est déjà en route sous la houlette de Slobodan Milosevic. Le rattachement à la Serbie des Serbes de Croatie (13% de la population) est soumis au référendum. Le 20 mai, "contre-référendum" pendant lequel, les Croates se prononcent pour une Croatie indépendante dans une confédération. Le 22 juin, la Slovénie se sépare déjà de la Croatie. La Yougoslavie n'existe presque plus. Les affrontements ethniques continuent et les observateurs européens ne pourront pas faire respecter les cessez-le-feu successifs. Le 20 septembre commence l'offensive de l'armée fédérale. Franjo Tudman échappe à un bombardement serve. Dubrovnik est encerclée et soumise à un blocus entraînant, tout en résistant, l'évacuation de 3000 civils. Des Casques bleus de l'ONU s'interposent sans beaucoup de succès.

En 1992, la CEE enterre, définitivement, la Yougoslavie en reconnaissant la Croatie et la guerre va, dès lors, se déplacer en Bosnie, dans la ville symbolique et martyre de Sarajevo.  

Un documentaire de "Echappée belle" du 6 juillet sur France5 montrait ce qui restait comme stigmates de la guerre toujours visibles par les impacts de mortiers sur les monuments de Dubrovnik, mais, il est vrai que la vie semble avoir eu le temps de reprendre son cours. Dans le Montenegro, l'ancien pont de Mostar, détruit par la guerre, a été reconstruit à l'identique. Tout est prétexte aux fêtes traditionnelles. A 86% la population est catholique. 

En attendant, il reste les informations publicitaires qui sont là pour attirer le plus de visiteurs et des images classiques de la Croatie, comme "belle ensoleillée" qui font oublier le passé... Une fierté d'avoir des noms connus dans le monde comme Ivan Illich, John Marcovitch, Josiane Balasko et bien d'autres, apporte cet esprit identitaire croate.  

L'espoir fait donc vivre, même si l'attente fait souvent mourir. 

C'est la saison des vacances et la fréquentation touristique peut donner des indices.

Mes photos des années 80 qui montrent la Croatie encore pacifique, n'étaient pas encore numériques (ici en un clic).

Numérisées, elles ont, seulement, un peu perdu de leur tempérament et de leurs forces. Peut-être, tout à fait comme l'esprit croate.

Bonne chance à la Croatie européenne...

 

L'enfoiré, 

 

Citations serbo-croates:

  • « Des frères qui s'entendent bien construisent de nouvelles maisons. Ceux qui ne s'entendent pas vendent les vieilles. »
  • « A quoi sert l'étendue du monde quand nos souliers sont trop étroits ? »
  • « Avant de mordre vois si c'est pain ou pierre. » 
 
Mise à jour 15 août 2013Les Etats DésUnis d'Europe en 2 graphiques
  • par Audrey Duperron

Différents signes convergent vers une reprise économique et tout le monde espère que les élections allemandes qui auront lieu en septembre vont apporter de la stabilité dans la zone euro. Toutefois, tous les les problèmes structurels de l'UE n’ont pas été résolus, et quelques graphiques de Bloomberg Brief se sont attachés à nous le rappeler :

1. La croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2007 à aujourd'hui:

L'Allemagne est la seule grande économie de la zone euro qui a rattrapé son niveau de PIB de 2008, tandis que l'Allemagne, la Belgique et la Slovaquie sont les trois seuls pays qui ont enregistré une croissance au cours du premier trimestre 2013. En revanche, depuis 2008, l’économie grecque s’est réduite de 25%. 

2. Le taux de chômage dans l'UE:

 

La récession a généré 1,1 million de chômeurs supplémentaires dans la zone euro, ce qui porte le total de la zone euro à 19,3 millions de chômeurs, un nombre comparable à la population totale combinée de la Suède, du Danemark et de la Norvège. En Grèce et en Espagne, le taux de chômage des jeunes a atteint les niveaux records de 58,7 et 56,1%, respectivement, à comparer au taux de 7,5% de l’Allemagne. Toute une génération de jeunes est exclue du marché du travail et leur manque d’expérience risque d’handicaper la croissance future.

L'Europe dans l'hsitoire

09/07/2013

Le triomphe des gentils?

Le rédacteur en chef adjoint de mon journal télé, disait dans son éditorial "Faut-il montrer les dents pour se faire une place au soleil? Faut-il écraser l'autre pour séduire les foules? Faut-il devenir le chantre de l'individualisme pour écraser la concurrence malgré les trop nombreux exemples assénés par la réalité?" "Non, heureusement, non", concluait-il. 

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Rappelons qu'être gentil, c'est être bienveillant d'après la définition du Larousse et de Wikipedia. 

Plus naturelle, plus immédiate, l'empathie cognitive serait bien plus profitable que la gentillesse qui ne veut rien dire à priori et qui ne se mesure qu'à la longue.

'Méfiez-vous quand un politicien emploie le mot "juste"'. "Il explique que les politiciens répètent à l’envi le mot « juste » parce qu’il implique qu’ils font de leur mieux pour tous et que personne ne sera victime de discrimination.", était-il dit sous le lien. 

Tout comme le mot "juste", le mot "gentil" ne vaut guère plus dans l'échelle des mots fourre-tout.

Pour étayer la couverture 'Le triomphe des 'gentils"', dans un article, étaient cités  Christophe Maé et Zaz qui chantent le bonheur qui mène au succès.

Le secret: 'Une vie personnelle et médiatique, saine mais qui ne suffit pas à constituer un gage de longévité, mais qui y contribue et un été ludique, garanti sans égoïsme ni violence", était-il déclaré.

A lire les commentaires du billet, cela ne semblait pas être en faveur de Nabilla qualifiée de "Pauvre Nabilla. Pauvre cruche...". Constater que: "elle dit tout haut ce que l'écrasante majorité de la population murmure honteusement tout bas.", apportait une conclusion ou peut-être une constatation à double sens.

La rédactrice en chef du même journal s'indignait dans un autre édito parce que Nabilla était malmenée sur un plateau de télé, ne comprenant rien à l'humour de Stéphane De Groodt. Un petit mail, de ma part à la rédactrice, envoyé pour dire, qu'être béate d'admiration,  n'était pas vraiment de circonstance. Mon droit de réponse est resté sans réponse, bien entendu.  

Dans le choc Nabilla-DeGroodt, nous étions spectateur d'une rencontre du troisième type dans un surréalisme en 4D qui ne pouvait plus se comprendre.

Un esprit saint dans un corps avec deux seins.   

Récemment, Stéphane De Groodt joutait le rôle principal dans la pièce "Le Prénom" aux Galeries. Il était parfaitement dans son rôle et fut applaudi comme il se doit.

De l'humour incisif dont il faisait preuve, j'en redemande.

"Tout le monde est beau, tout le monde est gentil", une réflexion contradictoire me revenait à l'esprit.

A relire "Non, mais allô quoi, Fakebook", cela semblait aller aussi dans le même sens, avec des amis, sinon rien. 

Oh le monde est beau,
Ils font partie du même réseau
Oh le monde est beau,
Chaque jour on est plus nombreux
A être seul dans le bateau

Le match de la compétition de notre société serait-il dans les oubliettes? Match dans lequel, en fonction de l'éducation, des "juges d'occasion" désignent un gagnant et un perdant. Dans un monde où chacun se trouve dans une lutte d'influence, faudra s'accrocher quand la tempête souffle.

Pendant, les vacances essayons de colmater la brèche entre rêve "aimez-vous les uns les autres" et le "choc des réalités".

Pour en revenir à Zaz, à lire ce qui s'est passé lors de "Couleur Café" à son sujet, le rêve éveillé ne semblait pas être garanti sur facture. La description de l'événement était plutôt très négative "En musique, comme en tennis, il y a des jours sans, des concerts se transformant en cataclysmes parce que les cieux en ont décidé ainsi. ZAZ, samedi soir, a livré une prestation qu’elle voudra oublier au plus tôt. Tout a commencé par un trou de mémoire comme on en souhaite à aucun artiste. Car ce n’était pas un petit trou – un mot ou une phrase oubliée vite remplacée par nanana – mais un cratère. Car c’est quasiment toute la chanson qu’a perdue la chanteuse française. Elle l’aurait écrite elle-même, ceci dit (et non pas Mickaël Furnon qui lui a fait un joli cadeau), ce ne serait peut-être pas arrivé. Mais bon, sans se départir de son sourire, s’excusant, elle s’en est allée pour revenir et terminer tant bien que mal la chanson. ZAZ se concentre, transpire beaucoup, le rire est de plus en plus crispé et les bonds, nerveux mais les minutes suivantes se passent pas trop mal jusqu’à “Je veux” qui fait très plaisir au public. Et puis, vlan, voilà la technique qui la lâche. ZAZ tente de remplir le vide en demandant au public de chanter mais le divise approximativement en quatre. “Allez, jouez le jeu“, tente-t-elle encore désespérément pour sauver ce qui pouvait l’être. Elle n’abandonnera, vaincue, qu’une fois le problème résolu. Les chansons jazzy, davantage faites pour de petites salles, passent difficilement, tout comme les finesses instrumentales d’un groupe solide.".

Ne pas faire d'erreurs est un mythe mais le risque s'accroit quand on croit que tout est gagné d'avance et qu'on ne s'assure pas des préparatifs à tous les étages. 

0.jpgRevendiquer le droit à l'erreur mais plaindre la récidive, plus lourde de conséquences. 

"Je voudrais bien, mais je peux point" comme le chantait, justement, la Bonne du curé.

Cela ne suffit pas de chanter "Je veux" si on ne le pense pas comme un leitmotiv et qu'on n'ait pas mis toutes les chances de son côté pour y arriver. Que la composition de la chanson vienne par une personne interposée et soit interprétée, n'est pas un problème. 

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Johnny Halliday ne fait qu'interpréter des chansons de paroliers, mais c'est par l'intremise d'un certain brio qui plait à des générations différentes. Son show lors de ses 70 ans était une preuve que tout était minutieusement organisé pour s'en assurer. Ce n'était pas, du tout, le chanteur-interprète que je critiquais dans cet article.   

"J'aime rêver" dit Zaz. Mais la scène n'est pas du rêve en boîte, c'est un travail comme un autre qui doit être ficelé comme du papier à musique. 

Avoir écoulé 1,8 millions de disques, trois ans plus tard, n'est que la confirmation du succès. Après il faut tenir le cap et le gouvernail.

Zaz, de son vrai nom, Isabelle Geffroy, a vécu des années de galère. Sa chanson fétiche l'a propulsé aux nues avec la Victoire de la musique en 2011. Était-ce le trop plein de succès d'un coup et trop dur à assumer dans la longueur?

Pour que "Recto verso", le dernier album fonctionne avec des hymnes à la vie, à la fraternité, des chansons naïves bourrées d'émotions, teintées d'antimorosité, il faut pouvoir sortir du microsillon dans lequel on échoue tôt ou tard sans se renouveler.

Les gens se lassent vite, très vite, peut-être trop. La vie n'est pas une routine ni dans le succès, ni dans la galère.

Être soi, c'est aussi, apprendre à jouer à quelqu'un d'autre, à l'interpréter comme dans une pièce de théâtre avec des rôles multiples. Avoir des paroliers comme Goldman, Aznavour, Grand Corps Malade, et d'autres, ce sont de bons départs.  

"D'autres chanteurs ont joué les grillons champêtresLa rue, les pianos-bars, les métros, les restos comme Piaf, Renaud, Souchon, Winston, Brillant, Ségara, Maurane.. pour déverser une mélancolie, à raconter sa vie avec humilité". Puis, miracle, une chance, que quelqu'un repère la "perle rare". "Je me voyais déjà" chantait Aznavour. Rêver d'être "Le chanteur" pour Balavoine.

Galérer est une bonne manière de commencer et monter sur le train du succès grise mais ne rassure pas pour la suite pour le commun des mortels et encore moins dans le showbiz.

"Très chère originalité" ai-je écrit, il y a longtemps. Le showbiz y était mentionné. Les découvreurs de talents aussi. La gentillesse, non.

La chanson "Si je perds" que chante Zaz, traite d'une femme atteinte d'Alzheimer, est un risque à courir mais qui sera comprise si l'interprétation va de pair.  

Produire, c'est risquer et considérer, du moins dans sa tête, que ce qui vient après devra toujours être meilleur que ce qui précédait. Les bides existent et doivent exister. 

"Les joyeux guérissent toujours" lançait Rabelais.

Et il avait raison, c'est exactement ma manière de fonctionner en jouant à "l'enfoiré".

La phrase de Rabelais a été reprise comme titre d'un livre de Patrick Sebastien qui en a fait "sa maxime de vie pour faire face aux chagrins, aux blessures, aux deuils, aux défaites et aux trahisons que nous inflige la vie", comme il le disait.

Là, je suis d'accord à 100% et j'ai survolé son livre.

Il écrivait: "Être drôle, c'est être regardé dans l’œil dédaigneux comme un clone regarde un clown. Le stress tue des milliers de personnes chaque jour d'une manière comme une autre. Le sourire comme seule vie passe par le parasitisme, la tromperie, la fuite, le faux-semblant et la séduction.". 

Auditeur fidèle des "Cafés serrés" avec, ce qu'il faut bien appeler, sa bande d'enfoirés, j'adore.

Pas de "best of" pour la dernière de Gunzig, mais l’angoisse de ne pas revenir:
podcast

Une crise d'angoisse en pensant aux risques qu'apporterait l'avenir et ce fut la bonne idée d'imaginer les événements du futurs à l'avance. Dans les relations humaines, les échanges de bons ou de mauvais procédés se passent mieux en riant un bon coup.

La nature est amorale, sans cruauté, sans bonté. Ok.

L'homme s'adapte aux circonstances et à son environnement dans une compétition de la survie.

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Au travers d'une coopération organisée, les choses changent pour lui, sous le couvert de la démocratie et de la loi du nombre,  comme des dominos, les uns entraînant les autres, transformant l'évolution en révolution. 

Comment pouvait-on penser que la situation économique allait s'améliorer après avoir instauré un régime plus religieux, moins laïc quand 11,3% du PIB du pays se greffe sur le tourisme? Il vaut mieux s'attirer des relations emblématiques générales que des gentillesses symboliques et religieuses trop particulières. Louxor en devient une ville fantôme, une conclusion logique. 

"La seconde révolution égyptienne en 10 phases et une plaisanterie" : « Nasser, el-Sadate et Moubarak ont tous essayé de se débarrasser des Frères musulmans, mais seul Morsi y est parvenu ».

Quant au Pape François il fustige l'indifférence face aux migrants à Lampedusa, offre une messe par gentillesse. Est-ce une manière d'inviter au Saint-Siège? 

Les gentils ne sont peut-être pas ceux que l'on croit, en définitive. Etre gentil est, tout autant, un jeu d'influence de meneurs. Rappelons que dans le discours biblique, le terme Gentils désigne les non-Juifs. Tout se mélange, s'imbrique.

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Un gentil serait-il celui qui reste dans l'ombre?

Pierre Dac disait, avec raison, « Dans le monde affairiste du show business, il n’est pas nécessaire d’être bon musicien pour bien connaître la musique. ».

Si regarder dans la même direction que les autres, c'est être considéré gentil, cela ne veut pas dire qu'il faille toujours se conformer sans être pleinement conscient de ce qu'il en adviendra ensuite dans la pratique. Un esprit grégaire le prendrait sans réfléchir quitte à se retrouver en porte-à-faux et rechercher un répondant, un porte-parole dans tous les cas de déchirures de l'image de départ. 

A garder le sourire, c'est, au moins, une personne qui peut se considérer comme heureuse: son image dans le miroir. Mais, ce n'est pas un triomphe à l'y rechercher indéfiniment...

Dans le "Bûcher des vaniteux 2", le polémiqueur, Eric Zemmour reprenait les événements de 2012. (j'en avais parlé dans l'article précédent mais pour la version de 2011)

0.jpgAu dos du livre, il écrivait "Ils ont gagné. Ils sont le bien, le juste, le bon. La victoire du progrès sur la réaction de la lumière sur l'obscurité, du peuple sur la bourgeoisie, ni s'ils sont les nouveaux bourgeois, que le peuple a abandonné depuis longtemps. Ils on gagné et la réalité n'a qu'à bien se tenir. les nations, les frontières, les sexes n'existent plus, seules les impôts existent. Ils ont gagné et les méchants peuvent trembler et les bons se rassurer, les méchants se taire et les bons sans terre, sans voix, sans visage, parler, si ce n'est celui de la haine de tous les mots qui se terminent par "-phobes". Toujours la même histoire folle plein de bruits, de fureurs, contée par un idiot. Mais l'idiot, c'est moi".

Il y a l'art d'être méchant comme il y a la déchéance à être trop gentil.

Je ne partage pas toutes les idées de celui qui se dit "idiot" mais il est vrai que, pour la plupart, l'homme n'existe plus en tant qu'entité simple.

Il s'est vu obliger de s'harmoniser sous le seau de la démocratie qui fera tout bien à sa place, alors que, parfois, cette démocratie devient l'alibi de toutes les démagogies, de toutes les régressions et de tous les renoncements.

0.jpgLa démocratie lisse tout sur son passage et se fout royalement des minorités. La charria est, pour certains, une autre démocratie, qui déiste ne fait guère mieux en s'attirant les bonnes grâces spirituelles. 

Alors, l'homme choisit son clan, son parti et se dit content, conscient d'avoir ainsi fait son devoir. Être interlocuteur observateur, critique qui ne prend pas parti, ne suffit plus à ce genre de concitoyens. Il doit se sentir épaulé pour prendre une décision.

0.jpg"Ce n'est pas parce que tout le monde est dans l'erreur que tout devient vrai", une phrase qui me revient bien à propos.

L'égocentrisme est considéré comme mauvais. La solidarité et le social sont parmi les bons, car tout doit rester gratuit en "All inclusive" et en gardant, en plus, le "Team spirit".

Cela ne sert, peut-être, à rien pour celui qui est le plus intéressé mais cela peut rapporter gros en dehors de lui.

Cesser d'être gentil, commencer par être vrai dans le corps et en esprit, une sagesse qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui, au moins, n'a pas besoin de souffrir de l'opinion démocratiquement vôtre.

La nature est paradoxale, pourquoi l'homme ne le serait-il pas? Mais il y a un art de ne pas être gentil.

L'empathie cognitive ne tient pas compte des dichotomies du diable contre le saint, du bien contre le mal, de la gauche contre la droite, mais demande une remontée aux sources pour éviter les écueils et les effets secondaires.

Alors, pour finir, une vieille chanson, un spectacle permanent...


L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Sagesse, beauté et gentillesse ne font bouillir aucun chaudron. », Proverbe français
  • « La gentillesse s’improvise et l’agressivité se prépare. », Philippe Bouvard
  • « L'empathie est une vertu publique obligée alors que l'indifférence est un vice privé. », Jean Dion
  • « Il faut avoir le plaisir de l'autre mais pas le besoin », De Kersauson

02/07/2013

Une Grand-Place comme un théâtre baroque

Pour débuter nos promenades de vacances, pourquoi ne pas commencer par la Grand-Place de Bruxelles? Que dire à son sujet qui n'a pas encore été dit? Son histoire voit loin et vaut d'être approfondie pour en comprendre son déroulement. Ce 2 et 4 juillet, c'est la parade de l'Ommegang, une occasion de plus. 

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"La Grand-Place, le plus beau théâtre du monde", comme disait Cocteau..

Moi, qui la connaît depuis toujours, je ne sais pourquoi la Grand-Place m'attire encore.

Est-ce l'ambiance, l'envie de m'apercevoir que les touristes y viennent de partout avec une certaine fierté? L'ambiance bon-enfant qu'on y trouve avec les jeunes étudiants qui y viennent chanter pour se faire entendre?

C'est chez moi, ma place, quoi... Et plus je regarde, plus j'ai envie de regarder...

La place, un rectangle parfait de 110 mètres de long sur 68 mètres de large, bordée de 31 maisons corporatives.  

En permanence, des guides se font suivre le bras levé avec le parapluie ou ce qu'il en reste, mais surmonté d'un signe distinctif. Dernièrement, des touristes chinois m'avaient intéressé par leurs mimiques, leur besoin d'apprendre un passé qu'ils ignoraient par leur guide.

Guide, je l'ai été moi-même, l'espace d'une matinée avec une famille de Suisses. Je me rappelle encore, j'avais dû me documenter, entre autres, au sujet de la Grand Place. 

Ce 22 juillet, je me trouvais sur la place, un Ivoirien, émerveillé, m'avait adressé la parole pour me questionner. C'était la première fois qu'il venait à Bruxelles.

Est-ce le Palais Royal? Me demanda-t-il en pointant du doigt, la Maison du Roi. Comme j'avais préparé ce billet, je lui ai donné toutes les informations encore fraîches en mémoire. J'avais rendu apparemment, cet Ivoirien, heureux d'être là.

Un jour, au même endroit, de jeunes étudiantes m'avaient demandé si je savais s'il y avait des symboles maçonniques sur les façades de la Grand-Place. Ma réponse fut "oui", sans chercher à les désigner. Avoir eu un premier roi, Léopold Ier, qui était franc-maçon, cela ne pouvait pas être une surprise. 

On dénombre sept entrées pour se rendre sur la place. La rue au Beurre et la rue de la Colline sont les principales rues qui déversent leurs flots incessants de touristes.

La Grand-Place a vu accueillir, avec chaleur, tous les grands de l'histoire comme visiteurs par la population bruxelloise dans un intérêt partagé.  

Historique

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Au départ de l'histoire, une éminence sablonneuse, un ancien banc de sable au milieu de marécages, entre deux ruisseaux, le Spiegelbeek et le Smaelbeek. Rien qui puisse prédisposer le terrain à devenir une capitale.

Mais qu'est-ce qui a pu attirer des marchands pour y tenir un marché vers 979, date qu'on attribue à la naissance de Bruxelles? Charles de France, duc de Basse Lotharingie, qui vient se reposer en son château de l'île Saint-Géry de Bruocsella et qu'il a fait fortifier comme un nouveau castrum? Il ne se doute pas qu'il vient de fonder une future capitale. Les ducs de Brabant en font une étape marchande sur la route entre la Germanie et l'Angleterre. Dès le XIIème siècle, des échevins constituant la classe riche qui détenait le pouvoir législatif, font naître l'essor commercial et s'installent dans les rares maisons en pierres avec une tour d'Horloge à l'emplacement de l'Hôtel de ville. En 1390, les gens du peuple se groupent en corporations dans des boutiques en bois.

Au XIème siècle, la place prend le nom de Nedermarkt (le "marché bas") en recevant les premières pierres sur un espace assez irrégullier, bordé de cabarets et de maisons particulières et protégée par un donjon carré, considéré comme une tour ducale avant de devenir un beffroi comme halle de boulangers et de bouchers. Un rappel de cette histoire par le nom de la rue Chair-et-Pain.   

Les premières rues ne deviennent pavées qu'au XIVème. 

En 1401, s'ouvre la première chambre rhétorique, la "Den Boek" (le Livre) qui a pour devise "Om beters wille" (pour vouloir mieux). Le but s'exercer à la déclamation, de cultiver la poésie et de mettre en scène "mistères", "esbattements" et autres facéties.

En 1421, l'activité bruxellois est intense et très différente des campagnes. Les métiers sont spécialisés et 49 corporations sont regroupées en 9 Nations avec chacune un Saint patron. Les draps et les tapisseries sont des emblèmes de Bruxelles par leur finesse. 

Le 8 octobre 1430, Philippe le Bon fait sa "joyeuse entrée" à Bruxelles s'installe au Palais du Coudenberg. Bruxelles devient la capitale des Etats bourguignons. Les États du Brabant lui jurent fidélité en échange de concessions sur leurs privilèges et jurent de ne jamais engager de guerre contre la principauté de Liège ou contre l'Angleterre. Aux dépens de Louvain, elle devient capitale du duché de Brabant, grâce à la qualité de son drap dont les cours de Navarre, de France et d'Aragon raffolent. Les ducs de Bourgogne s'installent avec un noyau francophone qui investit la bourgeoisie commerçante qui fait sourire les Flamands "le pouvoir parler français". Ce n'est que Charles le Téméraire qui jette son dévolu sur Malines. Marie de Bourgogne signe la charte du Grand Privilège en 1477.

0.jpgLe 5 janvier 1515, Charles Quint, presque âgé de 15 ans, est intronisé prince des Pays-Bas devant les états généraux réunis à Bruxelles. Né à Gand, il parle le flamand. La Grand-Place est prête pour l'accueillir et l'honorer une première fois comme "prince naturel".  

Dès 1530, Bruxelles devient une première fois, capitale de l'Europe qu'il voulait créer, puisque les institutions du "Conseil d'Etat" (conseil pour le politique), du Conseil privé ((le législatif) et du Conseil des finances (la fiscalité et les monnaies) y sont transférées, tandis que le "Grand Conseil" (justice) reste à Malines. 

Le 2 juillet 1549, c'est la Joyeuse entrée dans la ville. Elle sera fêtée tous les ans lors de la fête de l'Ommegang. Bruxelles devient, ainsi, le centre politique et administratif de son empire "où le soleil ne se couche jamais" comme "une capitale européenne agréable à voir et à habiter". La noblesse obtient des postes clés. Ultra-catholique, la cité ouvre ses portes aux exilés de l'histoire.

Côté plus noir, Charles Quint crée l'Inquisition d'Etat et la terreur religieuse règne. Deux augustins réformés, Henri Voes et Jean Van Essen,  sont brûlés vifs.  

Quand, en son Palais de Coudenberg, il abdique, le 25 octobre 1555, son fils, Philippe II, perçu comme un étranger espagnol, prend le pouvoir et fait gronder la révolte des gueux contre la domination espagnole.

Le 5 juin 1568, envoyé par lui à Bruxelles, le duc d'Albe fait décapiter les Comtes d'Hegmont et de Hornes, fidèles au roi d'Espagne, mais qui sont soupçonnés d'hérésie et de crime d'Etat. Tyran sanguinaire ou obéissance aveugle à Philippe II, ce duc d'Albe?

0.jpgLe XVIIème siècle se caractérisent en confortant l'indépendance des Provinces-Unies avec à sa tête, l'archiduc Albert d'Autriche et l'infante Isabelle d'Espagne. Une période de prospérité qui n'empêche pas les tribunaux d'exceptions pour hérésie et sodomie. Le médecin Van Helmont, du sculpteur Jerôme Duquesnoy, du philosophe René Descartes en font les frais...

En 1648, la Paix de Westphalie est signée.

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En 1667, le États bruxellois votent la levée du gigot, l'impôt sur la bière. Fait cocasse, si ce n'est que la même révolte des bourgeois reprendra vingt ans plus tard. 

La même année, les troupes du marquis de Castel Rodrio, gouverneur de Bruxelles sont impuissantes face à la déferlante française.

Pour contrer l'invasion, les Provinces-Unies, l'Angleterre et la Suède s'allient contre la France dans une Triple Alliance. Le gouverneur de Bruxelles, Monterey, déclare la guerre à la France, le 16 octobre 1673.   

Du 13 au 15 août 1695, le Maréchal de Villeroy, envoyé par Louis XIV, choisit de bombarder Bruxelles, pour faire un exemple et surtout redorer son blason auprès du Roi. De son quartier général à l'abbaye de Dielegem, 25 mortiers et 18 canons à boulets rouges détruisent 16 églises et 3.800 maisons de la ville, dont celles de la Grand-Place. Un gigantesque incendie s'en suivit. L'hôtel de ville et la Maisons du Roi sont touchés. Mais la ville ne se rend pas, malgré l'affront.

0.jpgAprès le traumatisme, une fièvre de reconstruction réunit plusieurs centaines de milliers de florins. L'inauguration des travaux aura lieu dès mars 1696. En 1699, presque toutes les maisons sont reconstruites. Les maîtres d'oeuvre sont Gian Paolo Bombarda, Guillaume de BruynAntoine PastoranaJean Van Delen, Jean Cosyn...

Dès le XVIIIème siècle, les Pays-Bas deviennent autrichiens. En 1718, les doyens des Neuf-Nations se soulèvent et refusent de voter des impôts et réclament le retour des privilèges. Rebelle, François Anneessens est condamné à mort. Français et flamand sont déjà des langues concurrentes. Le prince de Lorraine entre à Bruxelles le 26 mars 1744 et les hostilités contre l'Angleterre et l'Autriche commencent.  Assiégée, Bruxelles retombe.

En 1742, deux loges maçonniques "Union" et "Equité" s'ouvrent à Bruxelles.

Le 4 mai 1746, Louis XV y fait sont entrée. Compter sur la Prusse et Frédéric II semble être la solution. 

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Le XVIIIème, le siècle des Lumières, est une période d'envol économique avec le soutien de l'esprit démocratique. Les pénuries, les grèves et d'autres émeutes populaires sous Joseph II, despote éclairé, qui entend soumettre les trois loges maçonniques, vont l'entraver. La Belgique redevient la zone tampon entre la France et ses ennemis. La République française anticléricale supprime les neuf départements belges de l'ancien régime. La ville réalise qu'elle est l'otage d'une culture qui n'est pas totalement la sienne.

En 1793, les Sans-culotte, iconoclastes, s'en prennent aux symboles des pouvoirs royaux et corporatifs..

Le 16 février 1798, Bonaparte entre dans Bruxelles. 

0.jpgAprès 1815, la maison d'Orange-Nasau est appelée à diriger la Belgique, comme nouvelle barrière contre la France. Elle tente d'imposer la langue "Neerlande". C'est l'échec, cela ne plaît pas à la partie méridionale et l'anarchisme se développe pour déteindre en volonté d'indépendance qui aboutira à la création de la royauté "Belgique" en 1830. Une suite à un opéra patriotique, sans grande valeur artistique, joué à la Monnaie.

La ville arbore le français comme un label de prestige tandis que les Flamands, organisés en corporation, s'en insurgent par voie de presse.    

L'industrialisation rapide, les importations de matières premières et les exportations des productions concrétisent l'option libre-échangiste avec le modèle de la puissante Angleterre, alors que les milieux agraires restent favorables au protectionnisme.

Entre 1860 et 1870, Bruxelles s'embellit. L'eau, le gaz, du rail à l'électricité et le voutement de la Senne insalubre font partie des améliorations...

0.jpgLa Belle époque a commencé pour la ville qui devient la capitale européenne de la science.     

En 1880, le Bourgmestre, Charles Buls, désire conserver l'éclat des maisons de la place et taxe leurs propriétaires en conséquence. L'idée de la valeur patrimoniale de la place prend, ainsi, son essort.
Les dernières invasions seront allemandes lors de deux guerres mondiales malgré la neutralité de la Belgique. Hitler passera cinq fois à Bruxelles mais ne visitera jamais la Grand-Place, trop attiré par la grandiloquence du Palais de Justice.
 
En 1975, le millième anniversaire de la ville est fêté en grand pompe. Depuis ces années-là, le néerlandais perd son image de langue de pauvres paysans pour être remplacé par celle parlée par le Flamand cossu. Le bilinguisme s'est installé par la force de l'obligation de trouver un emploi.
 
Le 2 décembre 1998, la place s'inscrit au Patrimoine mondiale de l'UNESCO et des restaurations successives de l'Hotel de ville et de différentes façades sont entreprises.
 
Visite des guildes de la Grand-Place
 
L'Hotel de Ville D'abord, l'aile gauche, entre 1402 et 1421, faisant le grand chambardement des expropriations d'une quinzaine de maisons.
En 1444, l'aile droite, dont Charles le Téméraire posa la première pierre et de la tour. Charles le Téméraire aimait Bruxelles et était, pour raison d'Etat, sans pitié pour Liège et Dinant.
Sous le patronage du l'architecte, Jan Van Ruysbroeck, l'aile droite de l'Hôtel de Ville fut construite plus courte, parce qu'il ne restait pas suffisamment de place pour la construire en équilibre en largeur. Contrairement à la légende, l'architecte ne se suicida donc pas pour n'avoir pas respecté l'équilibre des dimensions de sa construction. Il mourut, quarante ans plus tard, de vieillesse.
Sur le porche, les statues des saints patrons des Serments, milices qui étaient chargés de défendre la ville, avaient pris place, mais furent remplacés en 1850 lors d'une restauration.
Trois cents statues de personnages importants se partagent la façade (Charles Martel, Pépin Le Bref, Charlemagne, Philippe le Bel...). 
(L'Hotel de ville de Louvain (Leuven), plus petit, suit la même logique avec le même succès).  
Dans la cour intérieure, les statues de l'Escaut et de la Meuse. 

Martin Van Rode fit élever au sommet de la tour de 96 mètres, la girouette de Saint Michel terrassant le dragon en 1454. Girouette dorée de 4,5 mètres qui a été descendue sept fois, pour être restaurée dont la dernière fois en 1996.

Les autres maisons s'ornèrent suivant l'inspiration de la Renaissance italienne du XVIème derrière leurs fiers pignons rutilant d'or, avec leur bannières comme symboles de leurs privilèges. 

A droite, sous le chapiteau, les Moines buveurs et l'Empilement des chaises (skupstoel). A l'intérieur, le vestibule, la galerie des Souverains, la salle du Conseil. Une salle avec plafond qui montre l'assemblée des dieux. La vie de Clovis dans la salle Maximilien et les corporations bruxelloises, les statues des souverains qui règnèrent sur les Pays-Bas dans la salle Gothique.

Avec le dos à l'Hôtel de ville, en regardant de gauche à droite, on trouve successivement les maisons:

Le Renard, la Corporation des merciers (1382) avec le goupil doré, assis qui attend, en façade et saint Nicolas, au sommet de la maison.

Le Cornet, la maison des bateliers (1697) en forme de poupe de vaisseau sur l'un de ses pignons.

La Louve, la guilde des archers, protecteurs de la ville, constitués en milices, avec les statues de la Vérité, du Mensonge, de la Discorde et de la Paix. Les statues de Romulus et de Rémus en façade.

Le Sac, la maison des Ébénistes des Tonneliers (1444) avec un personnage qui tient un sac ouvert entre des vignes.

La Brouette, la maison des graissiers, sanctifiée par saint Gilles avec sa biche à ses côtés.

Le Roi d'Espagne, avec le buste de Charles II d'Espagne et deux esclaves enchaînés, devenu un grand café bien connu des étudiants et de leurs guindailles.

Avant la rue au Beurre...

Les maisons de l'Ane, de la Sainte-Barbe, du Chêne dédiée aux tisserands, du Petit Renard, du Paon, de l'Heaume sont de les toutes premières maisons de Bruxelles, petites. 

La Maison du Roi, la Broodhuis, édifiée comme Halle au pain sur ordre de le jeune roi des Espagnes, Charles Ier, futur Charles Quint. Le but, installer le percepteur des impôts impériaux pour payer les frais occasionnés par les guerres avec la FranceÉdifiée entre la rue Chair et Pain et la rue des Harengs. Elle est devenue un musée après sa reconstruction de 1873. Baudelaire y donna des conférences sans succès. Aujourd'hui, elle abrite les costumes de Manneken-Pis qui plus que le "Cortège de noce" de Pierre Breughel, attirent les touristes.  

Le quartier de maisons suivant a été restauré en 2012. 

0.jpgLa chambrette de l'Amman, l'Ammanskmerke, permettait au représentant du duc de Brabant de donner une meilleure vue pour assister à l'exécutions des sentences.

Le Pigeon, la Corporation des Peintres dès 1510. C'est Victor Hugo, exilé de France, qui en 1852, y trouva refuge et y écrivit son pamphlet "Le Petit Caporal".

La Chaloupe d'Or, maison des tailleurs, avec sur le fronton Saint Boniface, leur patron.

L'Ange, maison connue pour ses dentelles de Bruxelles.

La Maison Anne et Joseph occupée par les chocolats Godiva qui n'ont rien d'une légende.

Le Cerf, étroite avant la rue de la Colline.

La Maison des Ducs de Brabant, restauré en 1990; présente une rangée de bustes brabançons. Ensemble de sept maisons corporatives: la Bourse, La Colline, le Pot d'Etain, le Moulin à vent, la Fortune, l'Ermitage et la Renommée

Le Mont Thabor aux 3 Couleurs.

La maison de la Rose.

0.jpgL'Arbre d'Or qui a changé plusieurs fois de nom et de fonction. Elle est la maison des Brasseurs, mais qui a appartenu successivement aux tanneurs, aux tapissiers et aux cervoisiers, ce qui explique ses caves et son musée de la Brasserie.  Restaurée en 2010, Charles de Lorraine, lui qui a été l'instigateur du style "Grand Siècle", a retrouvé l'or de ses débuts à son sommet. 

La maison du Cygnemaison des bouchers en 1720. Lieu de divertissements, tour à tour cabaret, académie de musique et théâtre, elle devient un restaurant de prestige. Elle a été habitée par Karl Marx en 1845 et a vu la fondation du Parti Ouvrier Belge, le 15 avril 1885.

La maison de l'Etoile, la plus petite maison, reconstruite en 1895 sur une colonnade pour faciliter le passage, détient sous son arche, le monument à Everard 't Serclaes qui chassa les troupes du Comte de Flandre en 1256, ce qui ne l'empêcha pas d'être assassiné et de tomber sous les coups du Sire de Gaasbeek. Il est devenu porte-bonheur pour les passants qui le caressent. Ce qui, à la longue, a envoyé le monument en restauration depuis un certain temps.

Pas de tapis de fleur, cette année. Il a lieu toutes les années paires et le dernier, ce fut en 2012

0.jpgL'Ommegang, j'en ai parlé l'année passée. Elle a lieu, cette année, aujourd'hui ce 2 et le 4 juillet. Pas question de trouver la moindre place. Cette année, Jacques Weber a pris le rôle du personnage "Heraut", avec Bert Kruisman et Jo Lemaire comme première entrée sur la scène de l'Ommegang. L'année passée, c'était le chroniqueur, Stephane Bern qui jouait au commentateur.0.jpg

Conclusions ou constatations

La semaine dernière, Eric Zemmour était de passage à Bruxelles, interviewé à l'occasion de la sortie de son livre "Le bûcher des vaniteux 2" (interview complet).

L'interview se termine par: 

-La vanité est-elle un mal typiquement français?

-Oui. Quand on a été si grand et qu’on ne l’est plus, il ne nous reste que la vanité du passé qu’on a eu. En plus, c’est un mal qui a été aggravé par notre système de cour. À partir du XVIe siècle, on a imité les cours italiennes, en le faisant en grand, et on a développé la vanité. Défaut encore accru aujourd’hui parce qu’il n’y a plus la puissance qui existait auparavant. C’est tout ce qu’il nous reste, la vanité.

- Et en même temps, il y a un gros courant en France de "France bashing"…

- Absolument. Et, je ne dis pas France bashing, je dis haine de soi. Mais c’est un courant qui date. Déjà au XVIIIe siècle, Voltaire tape sur la France en permanence, mais ça a pris des proportions énormes depuis la défaite de 1940 et surtout à partir des années 70. Toutes les élites bien-pensantes passent leur temps à vomir la France. Si on les écoute, on a du retard sur tout. Le fond de tout ça a pris corps au XIXe avec la domination de l’Angleterre, c’est "ah qu’est-ce que c’est dommage que la France soit un pays catholique et non pas protestant", on aurait été un pays de commerçants et non pas d’agriculteurs. Après, ça a été "qu’est-ce que ça aurait été bien si on avait été Américains". D’où l’introduction du modèle multiculturaliste alors qu’on avait à mon sens, avec le modèle assimilationniste, le meilleur modèle d’intégration des étrangers au monde, et je pèse mes mots. On a abandonné tout ça pour un mythe anglo-saxon. Après, on a voulu être Suédois, maintenant on veut être Allemand car "ils font tout mieux que nous".

0.jpg- En Belgique, le mariage gay est passé comme une couque. Est-ce que ça vous interpelle?

- Les Belges n’ont peut-être pas la culture du débat idéologique qu’on a en France. Et cette histoire de mariage homosexuel n’est effectivement pas une question qui concerne beaucoup de monde, mais une question idéologique majeure. Je pense que les Belges n’ont pas ce goût des querelles purement théoriques. Ce n’est ni une qualité, ni un défaut à mes yeux, c’est comme ça. J’aime les querelles idéologiques et je pense qu’elles sont importantes car ce sont les idées qui font avancer le monde. Donc, en clair, les Belges sont passés à côté du sujet.

Avec quelques mots, il a compris ce qui nous différencie, Belges et Français. La France est un pays d'agriculteurs, plus tourné vers la terre que vers la mer. Tout ce qui est anglo-saxon est antagoniste pour un Français. 

Bruxelles s'est souvent laissée envahir avec une sorte d'enthousiasmes intéressés. Entrer dans les bonnes grâces de ses envahisseurs avec l'intention de faire des affaires avec eux a généré une tradition d'hospitalité peut-être forcée. L'Ommegang, fêtée tous les ans, n'en est qu'une preuve historique. Tant que la ville profitait de cette collusion, elle n'y voyait aucun inconvénient. Quand les régents exagéraient la ponction des taxes, la révolte finissait par gronder. Le Bruxellois est frondeur, rebelle mais surtout un marchand bourgeois et opportuniste à ses heures. 

Tellement de visiteurs étrangers se sont installés à Bruxelles, temporairement ou à demeure, que la ville est devenue la capitale du commerce libre-échangiste, tounée vers la mer pour les importations et les exportations via Anvers-Antwerpen. Les noms des autres rues qui jouxtent la Grand-Place démontrent l'option marchande: rue des Harengs, du Marché-au-Charbon, du Marché-aux-Herbes...

La ville est devenue la reine de l'assimilationnisme, du multiculturalisme, du cosmopolitisme et n'a pas eu la culture du débat idéologique que revandique Eric Zemmour. Ce qui, aujourd'hui, oblige à s'exprimer, parfois, bien plus qu'en globish pour se sortir de situations inextricables interculturelles dans des affaires relatives au commerce.

L'épisode du bombardement de Villeroy n'a pas été un phénomène banal. Il a été une terrible leçon pour Bruxelles. Se sentant vulnérable sans pouvoir lever une armée, la ville a appris à louvoyer, à composer avec ses ennemis. Profile bas, elle faisait seulement appel à des résistants ou des mercenaires quand ceux-ci la rançonnaient. 

Rien d'anormal à ce qu'en 1831, Léopold 1er débarque d'Angleterre et reçoive une "standing ovation" par la population belge et bruxelloise pour devenir le premier roi de la Belgique indépendante.

Ce fut un espoir de faire table rase des invasions du troisième type même s'il transitait par l'Angleterre.

Bruxelles n'a jamais eu la vanité et le chauvinisme qui dépasse parfois l'entendement d'un Français qui, sans le savoir, ne peut le reconnaitre.

L'esprit bruxellois se distingue par un côté très libéral avec une couche zinneke (batarde) qui s'exprime lors de la Zinneke Parade (prochaine en mai 2014). 

Dans les années 1970, on parlait de la Grand-Place comme du plus beau parking de voitures du monde. Etre envahi de voitures quand c'était commode, même si ce n'était pas très esthétique, le Bruxellois n'y voyait pas de drame en la demeure. Aujourd'hui, les voitures n'y sont admises que pour la célébration des mariages du samedi, ce qui ajoute une attraction à la place avec les voitures aux mètres. Weekends pendant lesquels, les vendeurs d'oiseaux venaient vendre leur volière. Remplacés par des vendeurs de plantes et de fleurs, aujourd'hui.

0.jpgC'est peut-être le moment de ressortir un article du journaliste français Quatermer. 

"Bruxelles, une ville sale", comme il le disait... 

Non, peut-être... 

Je ne vais pas aller par quatre chemins et j'avoue que c'est exactement ce que j'ai dit à mes hôtes suisses dont je parlais au début de l'article, en préambule à leur visite. Difficile de faire autrement dans une ville qui véhicule toutes les cultures.

"Une ville qui ne sait pas, suffisamment, mettre son patrimoine en valeur", ajoutais-je, immédiatement après. Il suffit d'aller voir une ville comme Barcelone qui a les mêmes objectifs de représentation de l'art nouveau, pour reconnaitre les différences d'approche.

Une ville pour laquelle il faut lever les yeux sur ses façades et non pas de les laisser rivés au sol pour ne pas glisser.

Le Guardian remettait le couvert, en disant que la Gare Centrale était une gare hideuse. Oeuvre de Horta, elle cache beaucoup de passages souterrains qui valent bien plus qu'un coup général.

La ville n'est pas, uniquement, une Grand-Place.

Se prendre au sérieux avec cela, c'est quoi ça, une fois?

Alors, une question me vient à l'esprit: un Bruxellois, pourrait-il vivre dans une ville trop aseptisée dans laquelle tout est "clean" et "soft"? Je n'en suis sûr.

Qu'entend-on par Bruxellois, d'ailleurs?

Le Bruxellois, s'il a besoin d'être étonné et, qu'entre deux visites, que tout ait changé ou presque, il a dû le constater sans pouvoir donner son avis. Avec une ville est en travaux perpétuels, le voilà comblé, si pas saturé.

La bruxellisation l'avait déjà beaucoup entamée en vue de l'Expo 58. Elle n'est pas terminée.  Elle s'est seulement réveillée à vouloir devenir une "métropole" quitte à risquer de perdre son âme en perdant les dimensions humaines d'une ville.

Ce n'est plus le temps où Bruxelles brusselait. Ok. "Au suivant" comme chantait le Grand Jacques, à condition qu'il reste maître du choix de ce "suivant".0.jpg

Etre patriote, chez nous, c'est quoi? Je me la suis posée. Une question, très personnelle, en définitive.

Le "Bruxelles, je t'aime", un peu trop PS, était-il dit. Il faut s'y faire, tout n'est que politique par un des bouts.

La visite est terminée... éN'oubliez pas le guideé, dirait-on dans ce cas...

Cette visite historico-touristique, une fin en soi? Pas du tout. Les hommes passent, les batiments et les pierres restent comme patrimoine ou non.

Beaucoup de mystères demeurent encore, sur la présence de certaines statues et décorations qui ornent la Grand-Place, ce qui fait que des légendes circulent.

Il y a les fêtes pour rappeler tout cela.

Beaucoup de livres et de photos touristiques sur Bruxelles, moins sur la Grand-Place.

En annexe quelques photos qui suivent l'ordre de la visite, ou celles de l'Ommegang de 2011.


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • « Une place pour les rêves Mais les rêves à leur place. », Robert Desnos 
  • « Une tête sans mémoire est une place sans garnison.  », Napoléon Bonaparte 

Source: "Sociologie de la Bruxellitude" de Louise-Marie Libert 

 

0.jpgMes sources: Entre autres, le "Guide "Belgique" de la Renaissance du livre, le GEO n°86 d'avril 1986.

 

Mise à jour 15 août 2013: Du 14 au 18 août Floralie sur la Grand-Place. Quelques photos sont ici

 

Je m'en voudrais de ne pas citer ce nouveau livre au sujet de la "Grand-Place", le plus documenté que je connaisse (son site). Je n'ai pas 35.000 clichés, mais j'en ai quelques centaines tout de même.

Je me réserve le livre comme cadeau d'anniversaire...

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25/06/2013

Juilletistes, à vos marques

"Merci patron", la chanson fétiche des Charlots, me servirait-elle pour une entrée en matière? Nous aurions besoin de leur humour, aujourd'hui. Après la fête de la musique, l'été est là, place aux vacances avec des articles qui se mettent au vert dans la suite...  

0.jpgLes congés payés, le pécule de vacances, une habitude depuis 77 ans qu'il faut utiliser quand on peut, pas nécessairement, quand on veut.

Une pensée émue pour les Américains?

Les États-Unis, pays où tout est possible mais où il n'existe aucune obligation légale pour les employeurs d'octroyer des congés payés à leurs salariés. Un quart des salariés n'en bénéficient pas. Ce qui ne signifie pas qu'ils ne prennent pas de congés. 

Dans les Corporations, deux semaines de congés payés sont règle courante et peuvent être complétées parfois de congés non rémunérées. Les quatre à six "sick days" (jours de maladie tolérés) peuvent être cumulés aux congés payés si le salarié n'a pas été malade. 

Bel oxymore, les paroles de la chanson des Charlots...0.jpg

La fête de la musique n'est pas parvenue à renverser la morosité ambiante.

Désynchronisé, de la fête, je n'en ai pas vu grand chose. Exceptionnellement,  pour cause de travaux, la fête de la musique avait lieu au Cinquantenaire. Le temps pour la fête n'y était pas.

Mais, l'homme est programmé aux événements, malgré lui,  en fonction des saisons. L'été est là, dit le calendrier, et il faut sortir ses habits de fêtes.

0.jpgSouvent, ce sont les Belges qui ouvrent le bal sur les routes des vacances. En août, les Français  prennent la relève dans un croisement qui devient rouge ou noir sur l'échelle de Richter de risques d'embouteillages.

Alors, zen, prenons ces vacances comme un message positif pendant lesquelles, il faut se ressourcer, faire un break et oublier les aléas de la vie active. 

Les derniers moments avant le départ, seront un peu stressants. C'est programmé toutes les années ainsi. Les souvenirs de stress sont incrustés au fond du cortex...

La chek list demande de jeter un coup d'oeil aux bagages, à l'administration, à la santé, au moyen de transport, aux payements et à la technologie de voyage.

Comme l'hiver a été long, que le printemps a laissé un goût de trop peu, donc, c'est encore plus crucial de changer tout cela.

Dans l'agitation, les cols blancs se sont conseillés pour la direction à prendre. Les problèmes sont toujours là, souvent en-dessous de la vérité, mais le message du patron est "On verra ça, à la rentrée". La phrase de dernière minute, la phrase qui oublie tout... Le patron, lui aussi, veut entrer dans la danse.

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Les ouvriers se sont bataillés pour obtenir les mêmes conditions sociales que les employés. Cela a fait trembler les patrons de sociétés avec les frais que cela pourrait engendrer. "On verra ça à la rentrée", répète-t-il.... 

Le fin mot de l'histoire serait-il dans ce texte de Audrey Duperon"Pourquoi votre patron se comporte comme un singe".

C'est l'effervescence du côté des caristes. Ceux qui vont retrouver leur famille dans le grand sud s'affairent avec des bagages et des cadeaux à faire péter les coffres et les remorques. Le Ramadan débutera vers le 9 juillet 2013, in cha’a-Llah.

0.jpgCette année, il y a eu quelques problèmes du côté du choix de la destination de ces vacances. Les manifestations en Grèce, l'austérité en Espagne, en Italie et au Portugal, ça la foutait mal... Les relents de religiosité en Egypte et en Tunisie, ne sont pas encore effacés. Depuis, la Turquie pète les plombs pour obtenir plus de démocratie...

Intolérable tout cela pour la paix des coeurs des touristes qui veulent passer des vacances!

Cela craint vraiment. Si cela va chauffer, ce n'est pas nécessairement dû à un coup de soleil. Au Brésil, même topo, il prend la relève, mais là-bas, c'est l'hiver qui commence alors que les médias parlent, désynchronisés, de "Printemps brésilien".

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Récemment, à deux doigts de cette période, je lisais un titre qui utilisait les mots de circonstances, en décalage "Il faut améliorer l'attractivité du climat d'investissement".

L'attractivité du climat d'investissement en vacances? Mais c'est bien sûr.  

On se rappelle, trop bien, ces beaux principes et préceptes qui s'appelaient « high-performing team, en low-cost »

Alors, fallait-il se plier à cette règle pour les vacances?

Plus question de réfléchir avec un esprit trop étroit. Fini le travailler "plus" pour gagner plus, cela va chauffer du côté budget "vacances".0.jpg

Il y a la crise et qui dit "crise" dit que ce sont des tunes à mettre dans le jackpot en prévoyance pour le budgetiser. Au diable, l'avarice et les dix commandements du management, à la con...

Les vacances et le plaisir sont les deux mamelles qui restent destinées aux membres de l'organisation de l'homme moderne.

Il y a un an, même période, Bruno Coppens puisait dans son marre de café.

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Marrant de revoir cela, après un an. Le cycle n'a pas vraiment changé. Le marre est resté le même. "Tout s'explique" toujours, comme il est dit dans une émission télé. 

A Bercy, Johnny chantait "Je te promets", lors de l'anniversaire de ses 70 ans.


A lire les paroles, je ne me doutais qu'il devait y avoir un lien aussi étroit avec les vacances. 

Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au-dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces

Je te promets la clés des secrets de mon âme
Je te promets la vie de mes rires à mes larmes
Je te promets le feu à la place des armes
Plus jamais des adieux rien que des au-revoir 

J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant,comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui mes serrent
J'te promets une histoire différente des autres
J'ai tant besoin d'y croire encore

 

Je te promets des jours tout bleu comme tes veines
Je te promets des nuits rouges comme tes rêves
Des heures incandescentes et des minutes blanches
Des secondes insouciantes au rythme de tes hanches

Je te promets mes bras pour porter tes angoisses
Je te promets mes mains pour que tu les embrasses
Je te promets mes yeux si tu ne peux plus voir
J'te promets d'être heureux si tu n'a plus d'espoir
 
 
 
J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil
J'y crois comme un enfant, comme on peut croire au ciel
J'y crois comme à ta peau, à tes bras qui me serrent
J'te promets une histoire différente des autres
Si tu m'aides à y croire encore

Et même si c'est pas vrai, si on te l'a trop fait
Si les mots sont usés comme écrit à la craie
On fait bien des grands feux en frottant des cailloux
Peut être avec le temps à la force d'y croire
On peut juste essayer pour voir
 

Et même si c'est pas vrai, même si je mens
Si les mots sont usés, légers comme du vent
Et même si notre histoire se termine au matin
J'te promets un moment de fièvre et de douceur
Pas toute la nuit mais quelques heures

Je te promets le sel au baiser de ma bouche
Je te promets le miel à ma main qui te touche
Je te promets le ciel au-dessus de ta couche
Des fleurs et des dentelles pour que tes nuits soient douces

0.jpgUne preuve de plus? "Je te promets" est aussi, un film dramatique américain inspiré de l'histoire vraie qui raconte les suites d'un accident en automobile dans lequel une jeune femme perd la mémoire de son histoire récente. Son mari tente de lui faire retrouver ses souvenirs. Elle va découvrir, progressivement, le pourquoi, elle avait tourné le dos à sa vie antérieure. Cela me rappelle quelque chose, aussi... 

0.jpgPerdre la mémoire de ce qu'il y avait avant les vacances et progressivement et redécouvrir le pourquoi pour avoir tourné le dos au travail est tout un programme de circonstance.

Une trêve, suite à un rêve et pas de cauchemars, pendant laquelle faire appel au subconscient, oblige à croire que tout se passera toujours bien pendant les vacances. 

Le programme complet est résolument ailleurs, il se dessine longtemps à l'avance ou en catastrophe, en "Last minute".  

"Pourquoi voyager?" Quelle question? Si ce n'est d'être inscrit dans nos gènes comme les animaux. 

0.jpgPas les animaux de compagnie, comme le chien, le chat,  la tortue ou le perroquet, bien sûr... Les emmener avec soi, c'est possible mais, souvent, pas à l'hôtel. Les laisser à la maison ou pire les rejeter sur la voie publique, ce serait faire preuve d'une ingratitude innommable.

La transhumance, c'est pour les autres animaux. Les oiseaux migrateurs, les gnous, les saumons, le papillon Monarque qui se permet de lancer son fameux "effet papillon" à des milliers de kilomètres de distance, en se laissant guider par les conditions climatiques. Tous ces oiseaux vivent la mondialisation, bien avant nous, en suivant la nourriture ou une température sur mesure, quitte à en devenir des réfugiés climatiques avant la lettre.

Les pigeons voyageurs ont appris à s'orienter avec l'aide du magnétisme terrestre.

Le mal du pays, ces voyageurs ne peuvent pas l'avoir, leurs gènes le leur permettraient pas. 

0.jpgObjectiver. Drôle d'idée de parler d'objectiver un voyage, diront certains. L'aventure est-elle au bout de l'objectif? Peut-on programmer un voyage pour éviter ses aléas? Oui, pour 50%. Peut-être moins...

Choisir un thème, culturel, sportif ou simplement rester à  la piscine de l'hôtel pour lézarder.

Un trekking sous forme de pelèrinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est se gaver de légendes et s'habituer à souffrir en silence avec des pieds en sang en pénitence, pour imiter le pêcheur, Saint-Jacques dans une découverte de soi. Comme dit Jean-Christophe Rufin en postafe de "Immortelle randonnée" "Compostelle malgré lui, c'est pour expliquer à ceux qui ne l'on pas vécu que le Chemin a pour effet, sinon pour vertu, de faire oublier les raisons qui ont ammené à s'y engager".

Lhassa et la Mecque, d'autres destinations lointaines, trop lointaines... Lourdes, plus proche qui fascine mais, cette année, elle avait des liens étranges avec Moïse, "sauvée des eaux".

0.jpgUn thème culturel, ce serait suivre les concerts de musique de Mozart, de fado, de flamenco ou alors, suivre à la trace, les vedettes préférées. Ces vedettes se mettent au vert sur les lieux de vacances, d'autres naviguent sur les mers à bords de paquebots géants et exercent leurs talents dans des soirées endiablées. 

Le photographe amateur, lui, recherche l'insolite avec l'aventure au bout de l'objectif et les photos souvenirs sous un angle, une exposition originale, à tout vouloir photographier quitte à risquer de perdre "l'esprit du Saint dans le corps sain" de son modèle. Tout cela pour regarder, simplement, les résultats dans l'ordre, bien plus tard, lors des soirées pluvieuses d'hiver avec dans la voix chevrotantes et fière:

- Tu te souviens de celle-là? Pas mal, non? C'était le pied...

Le pied de quoi? Du trépied qui stabilisait l'appareil numérique?

L'amateur de safaris, du vert écolo, pense à un voyage de Darwin, en remake...

Sportif, en plus, il sera prêt à déchirer son maillot parce qu'il est arrivé deuxième sur son point de chute.0.jpg

Suivre les modes, c'est le rôle des touttouristes... ou des touttourisques, pas vraiment méchants, pas vraiment idiots.

Puis, il y a le sédentaire, l'alergique aux déplacements, celui qui veut bien partir s'il peut retrouver son chez soi, avec, à table, le même steak-frites, la même bière, quitte à retourner, tous les ans, au même endroit, pour être sûr de retrouver les mêmes têtes ou pour montrer la nouvelle raquette de tennis en parlant de foot pendant les pauses cafés:

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Ah, s'il n'y avait le foot, comme la vie serait triste, condamné à parler du temps qui fait. 

Il ne l'avouera pas mais c'est aussi les raisons essentielles de sa réticence à partir en vacances, trop accroché au fauteuil, aux pantoufles et à la télé. Pour voyager, il a des cassettes de la "Croisière s'amuse". Auprès de mon arbre, je vivais heureux...

0.jpgMonsieur Hulot et le Simenon de service s'en vont écrire un roman pour  retrouver les auteurs sur les lieux de son crime.

L'écriture mène à tout... et Monsieur Hulot a sa statue dans le village Saint-Marc-sur Mer où s'est déroulé le tournage. Sa pipe volée doit se trouver quelque part, chez un collectionneur avisé.

Le choix de vacances est aussi vaste que les caractères de ses fans.

Elles ne sont pas gratuites. Les taxes routières, Monsieur Hulot ne devait pas les connaitre. Péages, vignettes & Co...

0.jpgLire les cartes pour rêver, c'est avant le départ, en repérage. En chemin, c'est faire confiance partielle au GPS et aux satellites.

Prendre des cartes, oui, mais lesquelles, à quelle réduction, à quelle échelle? Madame est, de toutes manières, considérée comme la plus malhabile pour les manipuler avec "sémiotique". Manque d'esprit d'orientation? Un vieux truc, aussi, inscrit dans les gènes qui n'auraient pas évolué assez vite?

Une injection de testostérone, c'est comme un coup de barre et çà repart pour permettre déjà à Madame, de tenir la carte dans le bon sens avec le Nord au dessus.

Pauvre de moi, j'entends d'ici, les réactions et les reproches à l'avoir écrit... Faudra que j'en parle avec Olivier de Benoist.

J'écris, ici, avec une âme parodisiaque et non, paradisiaque.

Il faut se représenter ce qu'on veut voir, avant de le voir et alors cela va tout seul. Le GPS ne sera jamais fiable à 100% puisqu'il n'est pas tenu à jour pendant les travaux sur les routes. Les choix qu'ils permettent, se limitent au "plus court" ou "au plus rapide", mais jamais au meilleur compromis. Un compromis, en fonction de quels desiderata, d'ailleurs? Par voies lentes, par les itinéraires bis ne sont pas de son ressort.

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Si, au bout d'un moment, vous constatez que vous tourner, à droite et à gauche, aux mêmes moments que la voiture qui vous précède, vous verrez qu'il a le même GPS que vous, à bord. Si vous tournez en rond, il ne faudra pas imputer la faute à Bison futé pour vous avoir détourné de vos objectifs. Le Bison est têtu, mais pas au point de vous imposer votre route. 

Faire un détour plutôt qu'un chemin direct? Cela dépend du temps imparti, du convoyeur plus que du conducteur. Au revoir, hasard, au revoir, voyage insolite. 

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Prévoir la densité de circulation, là, c'est recueillir les informations avant et pendant le trajet. Le RDC/TMC est, en principe, fait pour vous détourner d'une route encombrée. N'en tenez pas toujours compte. Faites le test. Arrivé au point dénommé "névralgique", c'est bizarre, il n'a plus de névralgique que le nom. Le bouchon a sauté depuis un moment.

Une pluie, après une période sèche, entrave tous les calculs prévisionnels. La signalisation codifiée, un autre sujet de préoccupation, inconsciemment social mais tellement dépendant du pays à traverser.      

Il n'en reste pas moins vrai que le temps passe plus vite quand on reste dans une ambiance festive à bord. 

Arrivé à destination, se tenir informé depuis l'ombre d'un palmier, informer de sa présence ne sont plus des problèmes que l'on essayait d'exprimer sur l'espace réduit d'une carte postale. C'est en ligne, sur Internet, sous l'oeil de la vidéo que cela se passe. C'est le pied, ai-je envie de dire.

0.jpgCela passe ou a passé par l'organisation des vacances avec TripLine, par la recherche de son chemin avec TripTraker, par l'établissement d'un itinéraire avec TrackMyTour et en finale, par l'explication de son aventure avec TravelPod. Un voyage à la carte? Mais n'oubliez pas que Big Brother vous suit à la trace... Snowden, "the public ennemi number one" vous la dit à partir de son refuge touristique.  

Au retour, tout sera à refaire dans l'autre sens. En fait, seulement presque, parce que le retour semble toujours plus court que l'aller. Plus d'excitation et plus rien n'est considéré comme exceptionnel. La perception du temps s'est faussée. Le "Home, Sweet home" rassure quelque part. Les repères pour atteindre la destination sont connus, détaillés dans les souvenirs. 

Pour des raisons privées et pour ne pas perdre la face, on ne peut pas tout raconter ce qu'on a fait entre le départ et le retour. Il faut avoir réussi ses vacances. C'est un must, vu qu'elles n'arrivent pas assez souvent, qu'elles coûtent cher et qu'en plus, apportent un plus au niveau social grâce au bronzage adéquat.

Tout a une fin, même les doigts de pieds en éventail, les brûlures baignées au miel de coco ou de palme. Ce putain de soleil tapait vraiment trop fort. Plus léger... Moins riche dans la poche, plus riche dans la tête.

0.jpgAlors, quand arrive le retour, après deux semaines, quand un collègue vous raconte, que tout nu, tout bronzé, ses aventures supers de vacances de manière trop enthousiaste, c'est que, peut-être, un peu honteux de le raconter, il aura oublié quelques petites péripéties au passage.0.jpg

Sans émotions, c'est que tout s'est passé, à la maison, sous la lampe cathodique à bronzer.

Et puis, qui sait, ce serait, peut-être, la lanterne rouge d'un des cyclistes qui dans les rues de Bruxelles jouait au femen ou au homen. Mais on ne boude pas quand c'est l'avenir... Tous à poil...

Il a eu trop de frais pour la maison, trop de factures en relation avec toutes les autres fantaisies de la vie moderne qui arrivent toujours au mauvais moment.

Partie remise...

L'idée des vacances qui vient au même moment par trop de monde pendant la belle saison, en juillet et en août, n'est pas la meilleure. C'est évident...

Pour justifier ce choix, les vacances scolaires, la construction du bâtiment qui s'arrête, trouveront d'autres obligations.

Il aura l'esprit grégaire, le goût de l'ambiance surchauffée, des habitudes prises quand les enfants étaient là, sont parfois nécessaires à oublier pour garder la paix des ménages. Plus on est de fous, plus on s'amuse...   

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Armes et bagages dans le coffre, le conducteur au volant, les enfants sur la banquette arrière et le conjoint à la place du mort pour suivre la caravane. Tout bien arrimé à sa place, dans chaque coin de l'espace réduit de la p'tite auto...

Si vous vous souvenez de l'escapade humoristique de ces vacances familiales... On va revivre ça, en puissance quatre.

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La bouffe, tous les jours, dénommée avec des noms exotiques, le lit du voisin, tout feu, tout flamme, qui empêchait de dormir avec ses bruits grincants trop caractéristiques et les voisins qui avaient envie de fêter trop souvent à des heures trop matinales et trop arrosées... Met de l'huile de Regglys et pas uniquement pour le lendemain au soleil.

Tous les chemins mènent à Rome, mais pas à la même vitesse et avec la même sueur.

En cette période, on hésite entre le temps de l'expansion et celui de la récession. A coup de mystifications, on en deviendrait chasseur de bulles.

Depardieu ne dira jamais qu'il est juilletiste. Il se targue seulement d'être "citoyen du monde".

En plus de la nationalité russe, de son passage subreptice, en Belgique, il va demander son septième passeport en Algérie. «Ça m’évitera de demander des visas pour revendiquer mon «droit aux excès» comme un de rebelle, qui bouscule les choses et qui est parfois ivre". "Une vie libre" comme l'a écrit Elsa Zimmerman. Une vie passionnée, géniale, gargantuesque avec superlatifs très tendance, dans une "France profonde", mais loin de la bien-pensance dans un jeu de l'échec et du hasard.

"Oui, assurément", dirait-il. 

"Non, peut être", me dis-je. 

"Dans la vie, faut pas s'en faire", une très vieille chanson qui reste possible, mais, surtout, sans humeur trop changeante, au retour. 

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Restez zen, cool, avant, pendant et même, après les vacances. 

Voyager, c'est remarquer que, malgré le livre de Alessandro Scafi "Mapping Paradise", le meilleur des mondes et le paradis n'existent nulle part et que le bonheur est affaire personnelle. Si le paradis existait, on s'y ennuierait très vite...

Quant à la promiscuité subie en juillet et en août, si vous y êtes obligé, fermez  les volets de vos paupières, mettez une musique douce dans vos oreilles et évadez-vous en esprit. Se retrouver seul au monde, avec des centaines, des milliers de touristes autour de soi, c'est géant.

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Donc, racontez vos expériences, inventez vos aventures malheureuses, sans honte. Vos débordements heureux, cela pourrait donner des soupçons de parti pris trop vite détectés... Les vrais bonheurs se tiennent en secret, pour soi car, en définitive, tous vos interlocuteurs s'en foutent de vos histoires, de vos photos ... 

Que recherchent les touristes? Et, le Belge? Serait-ce ça? --->>>

Juillet n'a jamais été mon mois de prédilection pour ce qu'on appelle les "grandes vacances".

En manque d'exotisme, je m'en vais par la rue de Brabant pour rejoindre le centre de Bruxelles. Vacances garanties sur facture, à petits prix. Mais, encore faut-il aimer les souks, la couleur café au lait et au sucre de canne... 

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Et puis, pour madame, les soldes de juillet, cela veut peut-être dire quelque chose, pour partir après, en fin de saison.

En attendant, bonnes vacances et merci patron pour les conseils et la temporisation...

Revenez-nous tous en forme.

En forme de quoi? Là, je vous laisse la réponse à votre bonne conscience...  

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Pour les autres, en avant, l'exploration proche ou plus lointaine, sous forme de billets... dès la semaine prochaine...

 

L'enfoiré,

 


Citations :

 

  • « Les vacances : des loisirs qui se répètent. », Jean Adrian 
  • « Je pensais que les vacances me videraient la tête. Mais non, les vacances, ça ne vide qu’une chose : le porte-monnaie. », Jean-Philippe Blondel
  •  « Rien n'use plus promptement que les vacances, quand elles se prolongent. », Extrait du Rouge Brésil 
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Mise à jour 24 juillet: Saint Jacques-de-Compostelle, c'est le drame. Un train fou... Pour les uns, il est le chauffeur imprudent qui a précipité son train dans une courbe dangereuse, entraînant la mort de 78 personnes. Mais d'autres, parmi ses amis et voisins, gardent de Francisco Jose Garzon Amo l'image d'un "excellent professionnel", à la longue expérience.

 

 

 
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Mise à jour 28 juillet: En Egypte, le Ramadan se termine en bain de sang. Au moins 65 personnes ont péri samedi au Caire dans des heurts entre forces de l'ordre et partisans du président déchu Mohamed Morsi, les plus meurtriers depuis sa chute, le nouveau pouvoir annonçant sa volonté d'en finir avec la contestation des islamistes.
 
 
 
 
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Mise à jour 29 juilletImmense défi de rendre les Parisiens aimables. "Do you speak touriste" cherche à y répondre. Paris, une belle ville, mais qui perdrait en efficacité à cause du manque amabilité de ses habitants. Autant savoir ce que chacun de ses hôtes demande.
 
Le Belge, une ambiance authentique, des suggestions.
L'Italien est sensible aux attention accordés à leurs enfants.
Le Japonais a un terrible besoin d'être rassuré.
Le Brésilien aime les contacts chaleureux.
Le Chinois aime les sourires.
Le Parisien devrait déjà apprendre à être aimable avec les autres Français.
 
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Les ministres se questionnent de pays à pays... 

Bientôt les aoutiens qui prennent la relève.
 
Avant cela des conclusions, un mois chaud, chaud
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Le mois de juillet 2013 figure dans le top 5 des mois de juillet les plus chauds depuis 1833. Et pendant la première quinzaine d’août, le mercure ne devrait pas passer sous la barre des 20ºC.

 

20/06/2013

La guerre de cicatrices

Le 2 avril à l'ONU fut une date historique. A une impressionnante majorité de 154 'Oui', 3 'Non' (l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie) et 23 'Abstentions' (les USA, la Russie, la Chine,... les principaux marchands d'armes), le traité qui régule le commerce des armes de guerre a été adopté dans une résolution qui empêcherait de massacrer des gens. Chaque pays devra s'assurer que les armes, du pistolet jusqu'aux avions de guerre, n'iront pas à l'encontre des Droits de l'Homme et qu'il ne sera pas détourné à des fins de terrorisme. Le marché des armes dans le monde représente 100 milliards de dollars par an.  

0.jpgAu musée de la guerre de Bruxelles, l'exposition "Scars war", rien à voir avec "Star war", montrait les dégâts des armes sournoises que l'on appelle "mines terrestres" ou "mines antipersonnelles

Chaque conflit militaires entraînent des victimes militaires et civiles. Chaque conflit militaire trace ses marques dans le paysage.

L'héritage cruel, ce sont les mines enterrées qui peuvent, sans limite de temps, en période de paix, faire beaucoup de victimes et de dégâts collatéraux avec effet retard.

Leur but, blesser plutôt que tuer comme des représailles à destination, le plus souvent, de civils. 

Elles constituent la menace la plus sournoise qui, à peu de frais et sans beaucoup d'efforts pour leur déplacement, ne visent personne en particulier mais tous ceux qui passeraient par là.

En 1998, le Traité d'Ottawa était signé pour tenter d'éradiquer le problème avec l'interdiction des mines antipersonnelles.

A l'époque, 161 pays ratifiaient le traité. Des programmes de conscientisation, des traitements de réhabilitation furent mis en place.

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On se rappelle des images de Lady D, qui un peu avant son accident, s'était promené dans un champ de mines.

L'UNMAS, Handicap International, le PNUD et d'autres encore, se sont chargés de cette "guerre d'après coup". 

L'Afghanistan est considéré comme le pays le plus touché par ces "Scars war". La manoeuvre de déminage s'organise avec l'aide de 15.000 Afghans sur plus de 6000 zones, qui sont reconnues comme dangereuses sur 600 kilomètres carrés, Pour l'année 2011, c'était encore 33 personnes par mois, souvent de jeunes enfants, qui en étaient victimes. Mais ces chiffres baissent d'année en année, preuve de l'efficacité.

Au Cambodge, ce sont 700 km2 qui ont été traités. Plus de 63.900 morts ou blessés dans la dernière décennie pour redescendre le nombre de victimes, en 2011, à 211.   

Dans le monde, 48.000 mines antipersonnelles et un million d'engins explosifs ont été détruits. Les actions ne sont pas inutiles et le monde est devenu plus conscient des risques encourus dans l'agriculture. 

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La Belgique a été le premier pays au monde qui, dès le 9 mars 1995, avait signé une législation interdisant ces mines. En juin 1997, à Bruxelles, fut lancée l'idée d'interdire l'emploi, le stockage, la production et le transfert d'armes non conventionnelles sous le nom de "Déclaration de Bruxelles".

Depuis 2005, des ONG sont financées pour assister les victimes et pour des opérations de déminages en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient.  

Dans le cadre du centenaire de début de la Grande guerre de 1914, d'autres expositions avaient déjà été présentées.  

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"Les jouets de la guerre" ne présentait pas cet aspect après un conflit. 

"Aux armes ou aux larmes citoyens", un article écrit, quand G.W. Bush était encore président des États-Unis.

Monumentum, une expo qui montrait comment on tente de se souvenir des guerres en les fixant dans la pierre mais qui se perdent dans "Les amalgames de l'histoire". 

Le massacre des enfants aux États-Unis a été un nouveau détonnateur pour prendre conscience que les armes ne sont pas des jouets.

Obama, dans son deuxième mandat, tente le coup avec de nouvelles initiatives pour corriger la situation en signant 23 mesures pour règlementer les armes.

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Et c'est la réponse du berger à la bergère, en plein débat sur le port d'armes aux États-Unis, la NRA publiait une vidéo qui qualifiait Obama « d’élitiste hypocrite » qui protège ses enfants avec plus d'armes.

Plus de guerres en Europe... en fait, c'est ailleurs que cela se passe. 

Au Mali, les Français ont été un secours pour repousser les Salafistes qui progressaient dangereusement.

Deux articles Pourquoi la guerre au Mali? et Honni soit qui mal y pense.

La réponse, toujours la même, le pognon et une sorte d'investissement sur l'avenir. Il ne faut pas chercher trop loin. 

La guerre civile en Syrie n'a jamais été aussi meurtrière. Le véto de deux pays qui y ont des intérêts et c'est le statu quo. Même l'utilisation des gaz ne fait rien à l'affaire. G8 : accord sur l’échange automatique de données et projet minimal sur la Syrie.

Une idéologie contre une autre. Dieu contre dieu.  Dollar contre dollar.

Les occidentaux redoutent un lourd bilan. Les guerres sont plus larvées, plus communautaires, plus régionales. Ce ne sont plus des guerres qui mettent en présence des pays, mais des régions suite à des conceptions diamétralement opposées de comment vivre en communauté.

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"Envoyé spécial" du 17 janvier, nous montrait "Tunisie: sous la menace salafiste". 

Deux ans après la Révolution de jasmin, l’euphorie a fait place au désenchantement en Tunisie.

L’économie est en berne, la transition politique bloquée et les extrémistes religieux réclament l’application de la charria et l’instauration d’un État islamique. En Turquie, on fait du commerce sous la surveillance de, par et pour l'islam.

Les plus radicaux de ces islamistes se revendiquent "salafistes jihadistes" et recrutent parmi la jeunesse.

Au travers de son histoire, nous découvrons qu’à l’université, les extrémistes radicaux veulent imposer le port du niqab, jusqu’ici interdit, dans les salles de cours. Partout dans le pays, ils organisent des rassemblements spectaculaires au cours desquels ils stigmatisent l’Occident.

Les risques de la guerre, on oublie aussi les mines personnelles, les cicatrices morales qui laissent des séquelles.  

Au salon du Bourget, les avions civiles cohabitent "pacifiquement" avec les militaires. Le marché des jets privés stagnent, la relève est assurée et ils deviennent des avions de surveillance dans les conflits. Le journaliste qui présentait le salon ce mardi, tirait la conclusion "La guerre, finalement, fait rêver". Et c'est peut-être cela qui crée une attirance qui ne permet pas de voir la finalité de l'opération.    

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Il y a longtemps, les plus jeunes aimaient se diviser entre cow-boys et indiens avec des revolvers à eau ou des arcs et flèches.

Les arcs et les revolvers sont devenus plus virtuels. Plus efficaces aussi... 

Ce sera donc bientôt, l'anniversaire de l'armistice du 11 novembre. Les poilus seront de sortie. Le patriotisme sera de la partie.

Le documentaire en 6 épisodes, "Apocalype, La deuxième guerre mondiale", revient sur nos écrans de la télé belge. 

Nous sommes en temps de paix en Europe, pourtant tout rappelle la guerre et il existe toujours une bonne raison de la faire quelque part dans le monde. 

Guerre économique, guerre de religion, guerre des mots... Cette dernière forme fait moins de dégâts collatéraux, sans être exempt d'effets secondaires. Les mots, les figures de style esquivent les problèmes, plus qu'elles ne les mouchent.

Une guerre n'est jamais gratuite

Même si elle reste difficile à prévoir

On ne l'empêche pas d'être induite

Alors essayer de la surseoir?

Bien qu'on la dise fortuite

C'est oublier l'envie de pouvoir.

Mais quand les patates sont cuites

Gagnants ou perdants, c'est toujours choir

Sans plus penser prendre la fuite

Comme pour une vraie fausse victoire

Qui ne restera jamais sans cuites

Au casse pipe du champ de tir de la foire

Et les mines dans le sol comme suites. 

Jeu de mots sans humour?

Pour trouver une touche d'humour à la suite d'un tel billet, j'avoue, j'ai dû puiser dans mes derniers retranchements.

0.jpgUn vieux café serré de Thomas, peut-être,

podcast
qui tentait, 
après la nouvelle de confier les casernes à des firmes privées, de nous apprendre ce qu'est un militaire et ce que sont les casernes.

Oui, c'est le cinéma qui fait les gorges chaudes aux guerres et à ses héros.

Les réalités sont ailleurs.

L'exposition "Scars War" qui se termine dans une semaine, n'a rien de gai. C'est un rappel des risques. 

Autant reconnaitre, de l'exposition, vous ne verrez aucune image prise à l'intérieur du musée. Vu l'interdiction, dont je ne m'étais pas aperçu, elles ont été détruites, après un mini incident diplomatique avec le personnel et le directeur du musée. Mon principal soucis résidait dans la manière de ne pas tout effacer, de ne pas supprimer les photos qui avaient été prises précédemment et pas de supprimer ces quelques photos de l'endroit. 

0.jpgSur Internet, les photos, pour étayer le sujet, ne manquent pas, alors pourquoi remuer ciel et terre? Dans un musée de l'armée, ce serait tenter le diable. Un souvenir de l'épisode, un crayon qui se trouve sur mon bureau avec l'adresse.

On n'allait pas en faire une cicatrice de plus en tirant sur l'ambulance avec les risques de dérapage. J'avais gardé le sourire et n'avais pourtant pas de mine patibulaire.

Les photos de l'extérieur du musée, c'est en cliquant, ici.

 

L'enfoiré,

 


0.jpgCitations:

 

  • « La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées. », Victor Hugo 
  • « Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie, à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple à travailler pour une chose qui ne pouvait ni le nourrir ni le vêtir. », Montesquieu 

12/06/2013

Opération Dan Brown

C'est le titre d'un article du Vif L'Express paru récemment au sujet du 6ème livre de Dan Brown, "Inferno" qui fait un démarage d'enfer. Une action de commando que l'hebdomadaire poussait un peu à dénigrer, vis-à-vis des règles de sécurité qui ont entouré la période avant publication.

0.jpgEn 2011, je sortais l'article "Dis-moi ce que tu lis, je te dirai ce dont tu rêves" dans lequel, je parlais des bestsellers de l'époque et des techniques pour arriver à le devenir. Dan Brown y apparaissait déjà.

Petite visite dans une librairie, c'est remarquer que, dès la sortie de "Inferno", le bouquin se trouve en bonne place parmi ceux qui feront l'été comme bestseller sur les plages.

Deux concurrents romanciers français dans le trio de tête...

"Un sentiment plus fort que la peur" de Marc Levy qui parle d'un document retrouvé et qui va changer une vie par après et son alter ego, Guillaume Musso, déjà sorti "Demain", le roman d'un rendez-vous manqué mais qui va rendre un de ses interlocuteurs victime d'une réalité qui le dépasse.

Guillaume Russo et Marc Levy ne se sont, parait-il, jamais lus en chassé croisé. Une peur de l'autre, de ce qu'il pourrait en dire, une volonté de rester original?

Une nouveauté, la sortie mondiale de "Inferno" de Dan Brown a été entourée d'une foule de précautions dignes d'un secret d'état jusqu'à sa parution. Préparé dans le plus grand secret, entouré de mesures de sécurités drastiques, quasi militaires, il est donc là, "Inferno" et avec le buzz qui l'accompagne.

A côté du nouveau Dan Brown, on retrouve ses cinq premiers ouvrages dans les librairies.

Qu'est-ce qui justifie ce succès? Pourquoi un tel engouement dès sa sortie?

Les gros sous. Un contrat avec une amende de plusieurs millions de dollars pour ceux qui dénonceraient le secret de l'histoire. 

Secret défense oblige un accès limité dans un réseau Intranet via clé USB, sans accès à Internet. Traduit  en italien, français, allemand, portugais, espagnol par deux ou trois traducteurs dans chaque langue. Traduction qui s'est déroulée en sous-sol du siège de Mondari, un bunker coupé du monde avec des contraintes qui frisaient la paranoïa. Sept jours sur sept de 10 à 23 heures, ils se sont partagés le travail et déplacés avec des gardes du corps. Envoyé vers une cinquantaine de pays. Un chèque à six zéros à payer par un éditeur pour obtenir les droits de publication. Le succès en librairie est en marche avec quelques ingrédients miracles sous forme de textes mystérieux ajoutés au suspense.

0.jpgLe premier ouvrage sorti, le "Da Vinci Code", a été un succès mondial en bousculant les consciences. Le lecteur, pris dans des révélations romanesques, avait tout pris pour argent comptant. Mais ce n'était pas le Léonard de Vinci, homo et bisexuel, chouchouté par les grands de son monde. La vie de Léonard pourrait ressortir dans un tout autre cadre. Rien à voir, non plus, avec le carton pâte de Dysney Land. C'est un thriller dont l'efficacité de ses méthodes imaginatives se retrouverait dans une BD sans images.

50 millions d'exemplaires vendus jusqu'ici et c'est loin d'être fini. 

Des livres d'autres auteurs sont sortis à sa suite pour en dire plus et départager ce qui était vrai de ce qui l'était un peu moins. Des analyses ont suivi l'étoile filante du succès de Brown. En "Monsieur Religion", Frédéric Lenoir, dans un christianisme cool, s'est inséré avec "Code Da Vinci: l'enquête". Essai monastique?  

Véritable saga à rebondissements qui a continué avec le même personnage central, le Pr Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard de son état. Plutôt herméneutique pour l'occasion. C'est, peut-être, donner une idée sur le temps qui lui reste en dehors de sa profession pour l'exercer !!!

Des ingrédients qui ont une odeur d'Indiana Jones de l'Arche perdue, un goût de Harry Potter et l'esprit vif de James Bond sans être agent secret.

Pas de fausse modestie, Dan Brown est devenu l'auteur de romans à suspense, le plus lu sur la planète, comme il est dit de lui.

La critique d'une journaliste est prévisible mais intéressante puisqu'elle compare le livre avec les précédents: 

"La même eau que ses quatre romans précédents avec Robert Langdon. Pourtant, ceux qui ont «embarqué» dans les courses folles de l'éminent professeur de symbologie à Rome (Anges & Démons), à Paris (Da Vinci Code) et à Washington, D.C. (Le symbole perdu) pour le suspense et malgré les coins ronds, pour le mystère au-delà des grosses ficelles, pour les incursions dans les arcanes de l'art, de la religion, de l'histoire et de la science assez passionnantes pour ne pas (trop) s'attarder aux libertés prises par le romancier, Inferno, bien que sorti du même moule, risque de décevoir. Peut-être parce qu'après quatre fois du même-plat-ou-presque, la surprise n'est plus au rendez-vous et, du coup, les défauts apparaissent plus. Probablement parce que l'intrigue est contemporaine au lieu d'avoir des racines plantées dans la nuit des temps par l'intermédiaire d'une mystérieuse organisation (les Illuminati, l'Opus Dei ou les francs-maçons). Certainement parce que le récit est plus faible que les précédents, avançant à coups de monumentales coïncidences et débouchant sur une conclusion certes dramatique, mais d'une envergure tellement moindre que l'enfer «promis» pendant les 500 pages précédentes que, d'une certaine manière, elle déçoit. D'autant qu'elle s'accompagne de revirements échevelés ayant pour origine l'amnésie de Robert Langdon. Comme lecteur, on se sent floué et (malhonnêtement) manipulé. Pourtant, et c'est la magie de Dan Brown, il est impossible de lâcher Inferno dès qu'on y a mis un pied - et un oeil.

L'histoire? Robert Langdon se réveille dans un hôpital de Florence, sans aucun souvenir de ce qui s'est passé au cours des derniers jours. Il ne sait même pas ce qu'il fait en Italie. Là-dessus, une tueuse «aux cheveux pointus» (?) et, comme il se doit, au physique et à la psyché particuliers (ils sont toujours ainsi, les méchants aux trousses du professeur) débarque et lui tire dessus. Il s'échappe en compagnie d'une jolie médecin dont les yeux, «quoique marron, recelaient une profondeur inhabituelle» (??). Et, dans sa veste en tweed - il découvre un pointeur qui «projette» une photo de La Carte de l'Enfer de Botticelli, inspirée au grand maître par L'Enfer de Dante. Commence ainsi un genre de chasse au trésor avec codes et énigmes. Menée sur 24 heures à Florence, Venise et Istanbul. Avec, sur les talons de Langdon, l'habituel policier tenace. Et, en travers de son chemin, une puissante organisation secrète. Enfin, en trame de fond, le danger que la surpopulation fait peser sur l'espèce humaine. On retrouve ici la manière Brown de découper son film... oups, son récit en chapitres courts, passant d'un protagoniste à un autre, d'où l'efficacité du montage et l'étourdissant effet «page turner»; sa façon aussi d'«interrompre» une scène d'action pour se transformer en guide touristique ou en professeur afin de décrire ou d'expliquer un lieu, une oeuvre d'art, un concept scientifique. Chose qui agace certains, mais qu'on lui pardonne tant lesdites explications et descriptions sont, en général, passionnantes. On trouvera par contre que Robert Langdon est moins vif d'esprit qu'à l'accoutumée (prendre des pages et des pages pour se rendre compte que les lettres CATROVACER doivent être ré-agencées pour signifier quelque chose!) et que sa route vers l'enfer est pavée de trop nombreux hasards et coïncidences. Pour déboucher sur un pétard pas mouillé quand même, mais un peu humide.

Une critique acerbe et un pétard humide?

A la librairie, à voir les clients acheter le roman sans même le consulter, ce n'est pas l'impression qu'on imaginerait. Aucune preuve de mépris de la part du public de lecteurs.

Le moment est aussi stratégique. Les vacances approchent et l'envie de lire se fait sentir avec les pieds en éventail. 

On ne change pas un scénario qui gagne et qui fait vendre deux cents millions de livres... "Dan Brown est Dan Brown et le succès de sa recette est tel qu'il n'a aucune raison d'en changer à moins qu'il ne soit atrocement blessé par les critiques, qui n'ont jamais été tendres envers son oeuvre.", disait, encore, la critique en préambule.

Un premier tirage à 600.000 exemplaires sous sa forme originale sera certainement suivi d'une édition dans la collection Poche pour faire exploser les compteurs. 

Avec le support de Al Dente, les 14.000 vers de la "Divine Comédie" ont dû nécessiter une étude poussée pour être extrapolés en une mystérieuse organisation avec des interlocuteurs au QI qui plane dans les nuages.

L'histoire sous la bénédiction de Malthus, dont le thème tourne autour de la surpopulation, de l'eugénisme, de la mondialisation diabolisée et des hommes sans frontières. Le risque de la pandémie rode alors que l'OMS tente d'amoindrir les effets dévastateurs. Sauver le monde, rien que cela comme objectif.

La morale et le spirituel sont orchestrés par une nature darwinienne mais sous des cadres enchanteurs. L'art pictural de Giorgio Vassari au Palazzio Vechio rend l'oeuvre de Dante prémonitoire. L'affolement des chiffres mystérieux est là pour étourdir. 

Des fausses pistes, des rebondissements, de l'humour, des dialogues, un cours d'architecture, un guide touristique et une histoire rocambolesque avec la mémoire éidétique de son guide.

C'est tout cela Dan Brown et il faudra s'y faire. 

0.jpgInferno est dit mieux traduit que le "Da Vinci Code" et moins indigeste que "Symbole perdu". Pourquoi pas? 

Une brique de 564 pages, divisée en 105 chapitres. Cinq pages par chapitre pour donner le temps nécessaire pour temporiser, pour souffler avant d'entamer le suivant.

Avant le prologue, il est dit: "Les faits iconographiques, textes, références historiques sont réels". Une touche de plus pour enfoncer le clou de la vérité.

Un prologue et un épilogue classiques. Une organisation privée, "Consortium", présente dans sept pays,  affublée du pseudonyme "Le Mendacium" pour ne pas troubler l'original...

0.jpgLe "Da Vinci Code" est passé au cinéma tout comme "Anges et démons". Ce dernier, refusé par le Vatican, donc par le principal intéressé, aiguise l'appétit des médias par le goût du scandale et l'envie de voir ce que l'Eglise voulait nous cacher. 

Toutes les couvertures rappellent que l'auteur est celui du "Da Vinci code" comme une référence indélébile.

Le passage à l'écran de "Inferno" est, peut-être, déjà programmé, en préparation avec Tom Hanks comme vedette principale.

Je possède les cinq premiers en format livre de poche, plus facile à manipuler et à transporter. J'attendrai, une nouvelle fois, la version Poche comme d'habitude. Ma préférence jusqu'ici? L' "Anges et démons" peut-être.

Si les livres de Dan Brown n'auront jamais de prix de littérature, ce sont les lecteurs qui apporteront le prix de l'excellence ou non. Le sujet est actuel.

Dante Aligheri n'aurait peut-être pas imaginé décrire un enfer aussi structuré et complexe. "Les endroits les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crises morales", une phrase du livre qui a tout son poids.

Retour à la source (avec l'aide de Wikipedia), à "La Divine Comédie", le poème de Dante Alighieri écrit en tercets enchaînés d'hendécasyllabes en langue vulgaire florentine et l'un des plus importants témoignages de la civilisation médiévale.

"Virgile, mandé par Béatrice, qui vient chercher le poète, va le mener par l’Enfer, seule sortie de la forêt. Dante et Virgile vont descendre à travers neuf cercles concentriques, une série d'anneaux numérotés, dans chacun desquels sont logés, par ordre de vice, les occupants de l’Enfer. Dans la géographie dantesque, l'enfer se présente comme un abîme en forme d'entonnoir".

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Pas besoin de relater toutes les péripéties. Il est aussi mentionné qu'il faut:  « Laissez toute espérance, vous qui entrez » dans ce lieu hors du temps et privé de lumière, dans l'Ante-enfer errent pour toujours les indolents, ceux qui, dans la vie, n'ont pas voulu prendre position et sont maintenant considérés comme indignes.".

La philosophie de Dante serait donc, peut-être, bien plus qu'une simple histoire biblique sous les traits d'une résistance pour rester digne.

Dans le livre de Dan Brown, l'énigme du mot CATROVACER, une fois réorganisé dans les deux mots "cerca trova" tourne au fantasme, au qui "cherche et trouve" digne de l'apocryphe chrétien de l'évangile selon Thomas« Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher, jusqu’à ce qu’il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé; quand il sera troublé, il sera émerveillé, et il règnera sur le Tout. » qui ferait revenir de lointains souvenirs presque fantasmagoriques.

Je dis "fantasmagoriques", parce qu'il n'y a aucune vérité reconnue dans les concepts que l'homme se fait de son "après". Il baigne dans une foule de représentations personnelles qui n'ont plus rien à voir avec une quelconque vérité. Nous ne sommes même plus du mythe allégorique de Platon qui parlait de prisonniers dans une grotte et qui ne voyaient que des ombres sur les parois pour imaginer ce qu'il y avait au dehors.

Aujourd'hui, on construit des modèles de vie pour simplifier l'existence, quitte à en devenir caricatural. L'utilité du processus n'est même pas garanti puisque les faux-semblants nous entourent.     

Je sais ce que pouvait chercher le lecteur dans ce livre et j'aperçois, sans difficulté, ce que l'écrivain y a trouvé.

Dan Brown dit qu'il a actuellement des ébauches pour au moins douze futurs livres, dont un qui implique l’association d'un compositeur célèbre avec une société secrète. Orienter les soupçons vers Mozart qui était également un franc-maçon, serait par pure spéculation

Après "Inferno", pourquoi pas une suite dans le "Purgatorio"  puisque la Bible a oublié d'en parler, et une autre dans le "Paradiso", puisque d'après Polnareff, on y ira tous, il vaut mieux en avoir une idée?

Faudrait s'y habituer très progressivement, bien avant le Jugement dernier.

Neuf cercles concentriques en forme d'entonnoir était-il dit dans "Inferno" version Dante.

En sortant de la sphère biblique, est-ce que ce serait:

  • "naitre", "vivre", "apprendre", "travailler", "enfanter", "épargner", "consommer", "chômer" et "mourir".
ou
  • "venir au monde par hasard", "respirer", "s'étonner", "évoluer", "spéculer", "être", "paraître", "chômer" et "s'en aller"?

Dans ce cas, chacun pourrait choisir sa manière de voir son existence, à mériter ou à démériter son enfer ou son paradis, à sa propre mesure sans Pr. Langdon et ses symboles.

Mais, si, alors, Roubini alias Mister Doom, le Cassandre de service, nous prédit, déjà, la catastrophe avant trois ans et que, dans cent ans, on sera tous morts dans une sorte de "cata en strophes", quoi... 0.jpg

là, ce ne serait plus du jeu, on brûlerait vraiment trop d'étapes.

 

L'enfoiré,


PS: S'offrir une visite à Florence et la vision de la porte du paradis, n'est ce pas le meilleur des présages. ---->>>

 

Citations:

  •  « Un thriller est un voyage. », Jean-Christophe Grangé 
  • « Beaucoup rêvent de succès. A mon sens, le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échecs et d’introspections. En fait, le succès représente 1% de votre travail qui comporte lui, 99% de ce qu’on peut appeler échec. », Soichiro Honda
  • « Le mérite envie le succès, et le succès se prend pour le mérite. », Jean Rostand

05/06/2013

Antinomie ou antidote ?

Il y a longtemps, j'écrivais "Les langues, un sacré jeu de langue". C'est aussi un terrible jeu de mots que ne renierait pas Raymond Devos. La richesse de la langue française semble passer par les dictionnaires de synonymes, d'analogies. Le vocabulaire, la pierre d'achoppement des langues et les us et coutumes des "alter" qui effraient d'après un sondage sur les perceptions de l'immigration (*).   

0.jpgJeu de mots:

Le titre d'abord, Antinomiela contradiction entre deux lois, deux principes de philosophie et  l'Antidote, le remède contre un mal moral.

En choisissant les suffixes grecs, « logie » qui veut dire science et « nomie »,  loi, on découvre quelques subtilités dans la liste de mots suivants :

•L'Astrologie, l'art de prédire les événements d’après l’inspection qui relie les astres et la vie sur Terre et l'Astronomie,  la science qui étudie la position, les mouvements et la constitution des corps célestes.

Pour Johannes Kepler, les deux sont identiques, comme des synonymes, ce qui en ferait plutôt un astrologue puisque pour lui, le ciel est divin. Copernic tente de simplifier le système grecque tandis que Galilée dans "Dialogue" fait sauter le lien. Newton utilise le tout pour établir la gravitation universelle.

Véritable melting pot d'interprétations, pourrait-on conclure. Mais continuons dans cette voie.

•L'Ecologie, la défense du milieu naturel par protection de l’environnement et l'Economiel'activité d’une collectivité humaine, relative à la production et à la consommation des richesses.

•La Gastrologie, la science de l'estomac et la Gastronomie, l'art de faire bonne chair.

•L'Ergologie, la modalités de transmission et d'élaboration des savoirs sur le travail et plus généralement sur l'ensemble des activités humaines et l'Ergonomie, l'étude de l’organisation rationnelle du travail.

La Physionomie, l'ensemble des traits du visage et la Physiologie, la science qui traite du fonctionnement des êtres vivants.

Quand aura-t-on dans la langue française la radionomie, la psychonomie,..?

La langue française a de ses surprises avec les mots quand ils dévient de leur origine. Les mots sont modulaires et leurs racines sont détournées complètement de leur objectif par les particules qui leur sont annexées.

A Bruxelles, le problème des langues est considéré comme s'il s'agissait du monstre du Loch Ness. Il réapparaît quand on n'y pense plus à des moments stratégiques que la politique utilise à son profit. En communauté flamande, la ville est, à plus de 90%, francophone. Comme capitale de l'Europe, elle fait aussi son va-tout avec plus de 100 langues européennes ou extra-européennes. Marcher dans ses rues, c'est faire du tourisme à bon marché. Cela ne va pas sans troubles. La peur de l'autre se manifeste quand on ne se comprend pas. Perdue entre intégration et ségrégation.

0.jpgSi le 27 mai dernier, la ministre de l'enseignement disait que si nous avions dépassé la moyenne en éducation, du côté de l'étude des langues nous avions peu de concurrents dans le peloton de tête. Oui, mais... un sondage démontre que cela ne suffit même pas à intégrer les populations allochtones. Intégrer ce n'est pas placer dans des ghettos. Puis, ce fut la réponse de la berger à la bergère du côtté flamand. 

En France, la plupart du temps, l'antagonisme si pas l'ostracisme vis-à-vis de l'anglais est plus que récurrent. La peur viscérale de perdre l'identité de la culture française a mené le pays à rétrograder parmi les monolingues, tout comme les anglophones, d'ailleurs. Le jargon informatique, anglophone, a été traduit par décret, rendant la compréhension difficile pour les non-Français.

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Si l'anglais est passée au globish dans le monde, pour le français, il ne faut pas penser que la langue n'a pas été "perturbée" par le québécois, le belge et l'usage des Africains qui ont pris la tangente de la rigidité linguistique française par des expressions propres et  typiques.

En Belgique, la belgitude est aussi revendiquée et se retrouve dans la vieille pièce de théâtre qui réapparaîtra la saison prochaine au Théâtre des Galeries: "Le mariage de Mademoiselle Beulemans". Le mot savant d'"ostracisme" y était, alors, prononcé par le prétendant français qui travaillait à la comptabilité d'une entreprise de bières d'une famille bourgeoise bruxelloise. Mot complètement en dehors de la compréhension de son hôte et patron.   

L'article "Ma langue" sentait bon le béret français et l'antidote à l'anglais

Le commentaire de volt exprimait le problème, tout haut et se faisant moinsser par la smala forumoise, tandis que le commentaire de hunter, resté dans les cordes, se voyait plussé au départ comme si la raison du bon-sens d'après le chapeau de l'article entrait comme raison suffisante dans les réalités de l'actualité.  

Deux ministres français proposaient, donc, de créer un enseignement supérieur en anglais. 

Deux raisons invoquées pour conspuer cet enseignement par la voie anglophone: 

  • attirer les étudiants étrangers. Argument jugé mince par l'auteur à juste titre puisque l'enseignement est d'abord à orienter vers les Français. Nous sommes d'accord.
  • veiller à la diversité des langues et des cultures et éviter l'uniformisation. Encore d'accord.

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Les technologies de traducteurs automatiques pourront, un jour, s'interposer entre deux langues, mais cela restera toujours artificiel. Les langues parlées par les humains resteront l'outil principal des moyens de communications oraux et écrits. 

La conclusion de l'auteur de l'article: "Vivant, en ce début de vingt-et-unième siècle, une situation quelque peu similaire en notre pays. De l’intérieur, il est étonnant de constater que ce n’est pas une mesure seule, mais, comme en aviation, une succession d’erreurs qui conduit au crash."

Peut-être, mais cette conclusion peut très bien être retournée à son désavantage sur le terrain des opérations.

0.jpgL'Oncle Sam est bien vieux pour imposer une quelconque autorité linguistique dans une Tour de Babel particulière. Il serait bien malhabile de vouloir asseoir sa suprématie culturelle sans filtres. Comprendre ses "amis" et ses "ennemis" est un avantage incontestable dans un monde mondialisé. Bien sûr, un enseignant qui donnerait un cours supérieur, se devrait d'être excellent dans la langue avec laquelle il enseigne pour ne pas donner son cours au rabais.

Donc, je ne dis absolument pas qu'il faut remplacer une langue par une autre, mais au contraire en connaître plusieurs. Un peu de toutes, comme les fromages belges...

En dehors de ce cas de figure, apprendre une autre langue se décide par le seul besoin de l'environnement et de son activité. A la CE, à Bruxelles, dans les bâtiments, les traducteurs sont bien présents lors des réunions, mais dans les couloirs en quelle langue parle-t-on?  

L'histoire, prise comme soutien par l'auteur, ne tient pas la route dans l'actualité. On ne vit plus en autarcie. Rien n'empêche de bien connaitre et conserver sa langue maternelle. En apprendre une ou plusieurs autres quand le besoin s'en fait sentir, c'est assurer un peu plus son avenir. Demain, ce sera peut-être le mandarin.

Samedi, j'étais sur la Grand-Place de Bruxelles. Un groupe de touristes chinois y était. J'ai essayé de poser la question "Where are you from?". Il n'y a que les plus jeunes qui sont arrivés à me comprendre. Mais, l'appareil numérique (photographique ou tablette), lui, n'avait aucun secret pour eux du plus jeune au plus vieux.

L'exception de ce jeune étudiant français qui est capable de s'exprimer en 15 langues différentes, est souvent pris en exemple. Je serais intéressé de savoir comment il les entretient en dehors des livres et de sa passion s'il n'a pas une immersion dans un environnement multilingue adéquat.  

Sans le vocabulaire, aucun dialogue n'est possible sinon par gestes. Les mots et la manière de les construire sont bien plus importants que ne le sont la grammaire et la syntaxe. 

"La France, mère patrie", un autre article, écrit par un Québécois, cette fois, m'avait fait autant sourire et à rechercher des expressions de ce pays pour le commenter.

0.jpgLa rigidité du langage est peut-être son cheval de Troie.

Des mots du nouveau Robert": "Brol", "fricadelle", "plan-cul",  "bombasse", "chelou", "low-cost",... 

Le dico comme reflet du temps? Evidemment, même si les dicos ne sont pas un jeu. 

Un forum ouvert sur le sujet avait donné quelques surprises sur prises.

Un premier commentaire déjà: "Voici les prémisses de la novlangue néo-libérale".

Pour info, novlangue vient du livre d'anticipation d'Orwell, 1984 : 'C'est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique (et même la seule « idée » de critique) de l’État.' Dany-Robert Dufour en parle également dans son essai le Divin Marché comme étant un des nouveaux commandant de la nouvelle religion à venir : 'Tu ignoreras la grammaire et tu barbariseras le vocabulaire ! (Ce qui aboutit à la création d’une novlangue).' En d'autres termes une mise en esclavage, surnoise, à travers le langage! .. Intéressant également de voir à quel groupe appartient le petit robert ..".

CQFD. Ambiance..

Excusez les "fôtes d'ortografs". Faites ce que je dis, pas ce que je fais, voyons...

- Que dire, en bas de ça (comme on dit chez nous)?

- Tout s'en va, tout évolue, Monsieur. Tout revient en force à un moment ou à un autre comme des gestes du muet dont il faudra un jour convertir les gestes en mots parce que rien n'est immuable. Tous ont le droit de dire ce qu'ils pensent. C'est démocratique. Le malheur, c'est que tout a une durée de péremption, même la pensée. Une langue qui n'évolue pas, est une langue en sursis.

- Quel est l'intérêt de cette discussion? répondait un autre commentaire.

0.jpgS'il y a des nouveaux mots, il faudra aussi penser en faire disparaître aussi pour éviter le trop plein.

Que les mots "boson de Higgs" se retrouvent ensembles parmi les noms propres n'est pas un problème et "boson" dans noms communs, mais pas ensemble, parmi les noms communs.

Le combat perdure entre proactifs qui cherchent dans le dédale des nouveautés et rétros qui accusent, étourdis par des mots coups de poing, à posteriori, mais qui ne sont pourtant plus nouveau mais qui ont échappé au moment opportun.

Le français trouvent, en partie, ses mots dans les langues latines et grecques et créent des macro-molécules organiques. Dans son histoire, se sont ajoutés de multiples autres langues. 

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Fédérer les régions est à la mode. Fédérer les langues ne l'est pas. Chaque langue veut sa part du gâteau et rester chaste et pure, croyant du même coup pouvoir exister dans le temps et l'espace. 

Le grec ancien s'est modernisé pour devenir une langue vivante. Le dernier bastion du latin se retrouvait dans la religion catholique de l'utilisation. Il s'est éteint sous Vatican II comme langue morte.

Le franglais est partout. Il s'intercale dans une conversation sans plus se faire remarquer. Des traductions en français en deviennent incompréhensibles.

L'anglais a gagné une bataille mais n'a pas gagné la guerre. L'influence du français sur l'anglais existe aussi, mais il est plus ancien. La langue officielle des JO est toujours le français. Ce n'est pas peu dire.

Si les puristes du français prennent les difficultés du langage comme une sorte de richesses. Ils rendent leur langue plus hermétique par des règles alambiquées dont on oublie jusqu'à l'origine.

L'espéranto

Comme toujours, dès qu'on parle de l'antagonisme anglo-français, les partisans de l'esperanto rappliquent et reprennent en coeur leur volonté de l'effacer par l'étude de l'esperanto comme si son étude allait bouleverser ou faire exploser le compteur de ses utilisateurs.

Disons d'emblée que ce qui est mis en avant comme avantage pour l'utilisation de cette langue, c'est sa facilité d'apprentissage, sa structure et sa grammaire.

0.jpgL’espéranto, comme dit Wikipedia, est "une langue construite conçue à la fin du xixe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de faciliter la communication entre personnes de langues différentes. Zamenhof publia son projet en 1887 sous le nom de Lingvo Internacia (Langue Internationale), sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite. Basé sur une grammaire régulière (sans exception), l'espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots se forment à partir d'un nombre limité de racines lexicales et d’affixes. L'espéranto est la seule langue construite qui a dépassé le stade de projet pour devenir une langue vivante, avec des locuteurs actifs répartis dans la plupart des pays du monde.".

Il y a quelques années, j'avais appris les rudiments de l'esperanto pour pouvoir en parler et parfois critiquer la langue si besoin était. Depuis, je ne l'ai plus jamais utilisée et j'ai dû me rafraîchir la mémoire pour écrire ce qui suit. 

Je suis donc resté sur ma faim comme si mon travail d'apprentissage était resté en rade sans arriver à destination. 

Une langue équitable pour la communication internationale, un beau rêve qui germa en 1870 dans la tête d'un enfant juif polonais de 11 ans dont la langue paternelle était le russe et maternelle, le yeddish. Dans la diversité de nationalités, de religions, de langues et de mœurs, Białystok, sa ville natale, est le théâtre permanent de tensions et de graves incidents. Son ouvrage "Langue Internationale" sortit à ses 28 ans. Il parle assez bien onze langues différentes. Donc, bien armé pour entreprendre une éventuelle fusion de langues.

Mais, le nombre d'espérantophones est difficile à évaluer. Entre deux et trois millions est la fourchette la plus couramment reprise.

Au départ de langues indo-européennes, sa langue construite consiste en monèmes invariables qui se combinent sans restriction. Sa tendance à accumuler des morphèmes sans pourtant arriver aux phonèmes 

Un scientifique pourrait en avoir une impression modulaire des mots. Lui a l'habitude d'atteindre l'infiniment petit des particules. Il y verrait des molécules, plus ou moins grosses, sans atteindre le niveau des atomes qui les composent. Les atomes seraient les sons, les phonèmes. En donnant la prononciation des sons, ils pourraient avoir l'avantage de se retrouver à l'intersection de toutes les langues vraiment indépendante de toutes. 

De nouvelles lettres se sont ajoutées à l'alphabet dans ce langage appelé "eo". Une mise à jour des caractères sous forme d'un logiciel est donc indispensable et disponible pour pouvoir l'utiliser sur un clavier d'ordinateur.

0.jpgTous les mots s'y prononcent comme ils s'écrivent et vice-versa. Bravo.

Mais ce sont les affixes que l'on ajoute à une racine de mot qui constituent la substantifique moëlle de la langue. 

La langue espéranto se construit, en effet, comme une sorte de poupée russe, un jeu de Lego, dont les couches font appel à un mot central (la racine, le coeur) et d' "affixes".  

Une leçon rapide de la construction des mots par l''espérance avec une pointe d'espoir comme synonyme?

Pourquoi tant de synonymes d'analogies linguistiques dans la langue française?

Parce que cette langue est celle qui convient le plus à la diplomatie qui doit chercher le plus de nuances possibles. Chaque langue a donc sa profession de foi et une destination particulière en fonction de son utilisation.

Les racines des mots existent seuls ou coexistent, ajustées par des dérivations comme les "préfixes" et des "suffixes" qui s'intègrent avant les lettres finales. 
Facile? Enfin, presque... 
Cette technique permet, en principe, de créer des néologismes à l'infini à l'écrit. 
Elle explique, aussi, une difficultépar la gymnastique intellectuelle nécessaire en temps réel dans une conversation orale.    
 
La dernière lettre des mots détermine le genre de mot : un "-o" pour les noms communs, un "-a" pour les adjectifs. un "-e" pour les adverbes, auquel s'ajoute un "-j" pour le pluriel ou "-n" pour l'accusatif.

Le temps des verbes se distingue par la terminaison: "-i" à l'infinitif, "-as" au présent, "-is" pour le passé, "-os" pour le futur, "-us" pour le conditionnel et "-u" pour l'impératif. 

Les corrélatifs sont mis en matrice en fonction de leur état (objet, personne, lieu, temps, raison, qualité, manière, quantité, propriété) et de l'expression que l'on veut leur donner.
Exemples de terminaisons parmi tant d'autres:
an (membre) urbo: ville urbano: un citadin
-estr (chef, patron) urbo: ville urbestro: maire
-ist (profession) pano: pain panisto: boulanger  
 
-ar (ensemble) arbo: arbre arbaro: forêt
-ej (local, lieu, boutique) pano: pain panejo: boulangerie
-ec (qualité) bela: beau beleco: beauté
-ism (système) nacio: nation naciismo: nationalisme 
-et (diminutif) domo: maison dometo: maisonnette
-eg (augmentatif) domo: maison domego: palais
 
Si l'esperanto se bâtit en un jeu de Lego, le français s'est construit au hasard du temps comme un jeu de dominos aux risques et périls d'un transfert complet d'identification.

Trop européen, l'esperanto, disait la commentatrice chinoise du premier article et en a abandonné l'étude pour cette raison.

L'esperanto se retrouve, il est vrai, restreint, même au niveau mondial, à un club d'esperantistes. Le club est devenu un autre groupement élitiste.

Belle idée que de vouloir rassembler les gens par la langue, mais c'est aussi perdre leur diversité, pourrait se dire le candide néophite. On ne peut pas penser de la même manière dans deux langues. Les langues latines ne se construisent pas de la même manière avec les langues germaniques. Les verbes n'occupent pas la même place dans une phrase.

Et là, réside l'anagonisme: comment garder, à la fois, la diversité et l'uniformisation. Très belle initiative de l'esperanto, très belle initiative humaniste de la part de Zamenhof de les rassembler. 

Son manque de mises à jour dues à la modernité, est peut-être aussi son plus grand péché malgré les quelques ressorts préexistants dans sa structure volontariste.

0.jpgCroire que l'on réunira un melting pot de cultures dans le même goulot d'étranglement de la langue, serait illusoire.
 
L'allemand joue parfois au mot le plus long avec 83 lettres en concaténant les mots. 
 

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Le festival du mot à la charité sur Loire, a choisi "Mensonge" et "transparence" comme les mots de l'année 2013. Ce choix est influencé par l'actualité, sans plus. 

Dans une confrontation des populations d'horizons multiples, dans un esprit de compétition perpétuel sans faire le premier pas pour essayer de comprendre les autres, que ce soit par une langue vivante ou une langue construite, dite "facile à apprendre", ce sont des dérapages incontrôlés qui se produisent.

Conclusions:

Si la langue est imposée par le plus fort, alors qu'en même temps, on parle de diversité, de liberté d'expression, il est impossible de ne pas trouver les mots d'antinomie et d'antagonisme sur son chemin.

0.jpgLe cinéma français prône l'exception culturelle.

Il a raison de la faire, cette exception.

Les synonymes et les doubles-sens du français autorisent des nuances utiles et habiles qui servent en diplomatie et déterminent les mentalités.

Le japonais, c'est par l'intonation des mots qu'il détermine le sens des mots et le niveau social et de politesse. Tout cela prouve que l'on difficilement fusionner plusieurs langues en une seule, n'en déplaise à Zamenhof et son élan de générosité et d'humanisme.  

Pour avoir fait du data mapping entre deux modèles de données, penser que l'on peut y arriver en donnant des correspondances à chaque concept en présence dans une relation "one to one", est un leurre. La relation "many to many" perturbe le plus souvent le processus. L'Office québécois de la langue français explique la difficulté de la tâche.  

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L'universalité des choses

Vendredi dernier, c'était la fête des voisinsDes millions de voisins dans toute l'Europe s'invitaient à partager un moment de convivialité. Dans notre société où l'indifférence et l'individualisme est souvent de mise, la fête agit en tant que catalyseur pour créer des liens entre citoyens.

C'est dire que le besoin d'intégration, de fusion, se fait sentir.

0.jpgDimanche, la fête de l'environnement à Bruxelles se la jouait anti-crise et mettait en avant les alternatives concrètes avec un double objectif: penser durable et faire du bien à son portefeuille.

"Faire du bien à son portefeuille", le fin mot de l'histoire. Nous sommes en plein dans l'écologie économique. La seule manière de faire tourner la machine humaine.

"La laideur se vend mal", disait Raymond Loewy, donc il faut rendre le monde plus beau, plus responsable de ses actes.

Dans ce cas, c'était aussi la biodiversité qui était à l'honneur. Dans son livre "L'Esthétisme du monde- Vivre à l'age du Capitalisme artiste", Gilles Lipovetsky exprime bien ce trop plein qui veut que le moindre objet se doit d'être stylisé, convivial. Design oblige avec au besoin l'art pour l'art dans un esprit de masse par l'esthétisme transversal.  

Deux fêtes qui, en cherchant bien, s'opposeraient dans leurs objectifs.

Quelle langue a été pratiquée par la majorité des fêtards du voisinage?

Un nouveau melting-pot, probablement. Avec des antinomies et des antidotes pour tenter d'éradiquer la lame de fond?

Non, peut-être... Une langue universelle est à l'opposé de la volonté de la diversité.

Un point de rassemblement qui m'a pourtant sauté aux yeux: la bouffe. Bizarre, là, tout le monde voulait tester l'inconnu.

La musique avait, aussi, ce don de tenter de réunir tout cela, sans frontières, avec le support d'une partition musicale.

Ce samedi, le concours Reine Elisabeth a départagé les douze finalistes.

Le côté antinomique du gagnant n'était pas les notes mais résidait dans son originalité pour interpréter le Concerto n°3 de Rachmaninov.

"Ce pianiste israélien présente une personnalité hors du commun qui fascine ou irrite", était-il dit.

L'originalité passe par l'improvisation et aime autant les antidotes que les antinomies.

La musique se construit avec seulement 8 notes et quelques accords. C'est le compositeur qui mettra ces notes en musique pour en faire quelque chose de miraculeux, de transcendant et l'interprète qui l'exprimera par sa personnalité et ses sentiments comme dans un "Tableau d'une exposition" de Moussorgsky.

Le temps est volatile. Il serait mal venu de le cadastrer avec des concepts trop rigides.

L'antidote du mot français "compatir" n'existe pas.

Si on essayait "conjouir" comme le proposait, récemment, Maxime Le Forestier? 

Peut-être pensait-il au phoque en Alaska..

Mais, avoir trouver cela, n'est-ce pas le meilleur mot de "Fin"? 

 

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L’enfoiré,

 

La fête de l'environnement en quelques photos et un seul clic.

 

Citations : 

  • « Les mots sont nos esclaves. », Robert Desnos
  • « Les mots manquent aux émotions. », Victor Hugo
  • « L'amour ? Des grands mots avant, des petits mots pendant, et de gros mots après. », Edouard Pailleron 

28/05/2013

Le climat par l'intérieur ou par l'extérieur

Marre d'entendre qu'après la pluie vient la pluie. Marre d'entendre parler du temps qu'il fait à toutes les sauces comme si c'était la seule discussion disponible. Non, ça ne me fait plus marrer... Prendre l'air, de l'altitude... voilà la solution.

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Du climat, on ne parle plus que de ça à la télé, avant, pendant et après le journal du jour. 

Fin mars, on disait qu'on était encore trop près de hiver et qu'il fallait attendre un peu pour que tout change avec le printemps. L'hiver avait pris un peu trop de racines. Ok.

A un mois de l'été, la neige est retombée avec deux à 10 centimètres en Ardennes. On passe de record en record du froid avec le printemps. Le Guiness Book ne risque pas de se refermer. Certains se souhaitent déjà joyeux Noël avec un certain humour garanti sur facture.

Le vent et la pluie agissent de concert pour donner cette impression.

Les Belges en ont plein les bottes et la tête qui rayerait les murs sans gel fixant pour cheveux.

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Qui se souvient encore de "Jules MetzMonsieur météo"Lui, tous les joursavait sa petite citation après la météo. Innocente, ponctuée d'un dicton comme « À la Saint Jules, mauvais temps n'est pas installé pour longtemps"

Ce serait plutôt, aujourd'hui: "A la Sainte Glace, mets toi à la masse".

Un de ses collègues suiveurs a eu à répliquer aux insultes et s'est vu mis à pied avec le motif cinglant d'une "liberté d'expression incomprise".

On peut lire ailleurs "Brève apologie du froid de canard et du temps de chienPrintemps pourri, printemps béni. Songez seulement à ces corvées rituellement printanières dont la pluie – Allah est grand! – vous exonère.".

0.jpgPourquoi pas, "Allah, akbar"?

Boston est encore dans toutes les mémoires pour les 20 Kms de Bruxelles de dimanche dernier.

Il s'agit de réchauffer l'atmosphère, pas de la refroidir mais pas de la réchauffer avec le syndrome de Stockholm, nouvelle formule.

Les gagnants du climat morose, car il y en a, ce sont les agriculteurs qui n'auront plus de problèmes avec la nappe phréatique, les marchands de parapluies en fanatiques du déclic de l'ouverture automatique, les livreurs de mazout qui ne savent pourtant plus où donner de la tête, à coup de trop petites livraisons, les marchands de rêves de soleil garanti adressés aux prospecteurs missionnaires de pays exotiques. 

0.jpgLes autres, les "exclus" restent à l'intérieur en attendant rageusement que cela passe.

Ce qu'on prévoit fait froid dans le dos: "Ce printemps restera dans les annales comme l’un des plus froids pour l’Europe de l’Ouest.  Le printemps météorologique se termine le 31 mai, et le 1er juin marque le début de l'été pour les météorologues. Et l’été ne s’annonce guère mieux. Sur leur carte de prévisions météo, les météorologues annoncent que la Belgique et une partie de la France seront dans la zone bleue, qui se caractérise par des températures inférieures à la normale, pour les mois de Juin, Juillet et Août"Aujourd'hui, on assure tout, on syndicalise tout, on  harmonise tout, alors pourquoi pas le climat?

0.jpgLe bâton mais avec moins de carottes, écrivais-je, il y a longtemps. Avoir imaginer qu'à l'époque, on aurait, dans une avenir plus ou moins proche, des pensées de rotir au soleil dès le printemps suite au réchauffement climatique. J'ai presque honte de le rappeler. Je parlais, alors, des côtes au sud de l'Angleterre, avec de plus en plus de palmiers qui avaient remplacé les platanes et les chênes. Le  Gulfstream, il n'est plus ce qu'il était. Il a perdu la boussole dans le fond des océans, lui qui était chargé de nous adoucir un climat dit "tempéré". Depuis, les catastrophes naturelles s'emballent. A l'échelle mondiale, leurs coûts sont évaluées à 16,2 milliards de dollars par heure. Cela se traduit par des pertes économiques dans les pays riches et des pertes humaines dans les plus pauvres. Si les moyennes de température n'ont pas changé, c'est dans les extrêmes que tout chavire. Récemment, une tornade à Sainte-Maxime. Bien sûr, rien à voir avec la dernière aux États-Unis, mais cela apporte du grain à moudre pour un prochain film catastrophe. 

0.jpgLe 31 mars dernier, le film documentaire « Une vérité qui dérange » de Al Gore était rediffusé  sur Club RTL. Ce film datait de 2006, juste après l'ouragan Katrina. 

Ce film reliait le réchauffement climatique à l'augmentation du CO2, avec l'arrière goût de l’industrialisation des hommes.

Les scientifiques révèlent qu'au pôle Nord, les glaces continuent à fondre à raison de 250 Mégatonnes par an. Dégelées, les eaux douces s'écoulent dans l'océan sans se mélanger aux eaux salées. Arrivée au pole Sud, cette eau douce regèle et élargit l'espace de l'Antarctique de glace et renvoie la chaleur reflétée par cette nouvelle surface blanche.

En fait, de savoir cela, cela nous rend, peut-être, la jambe plus belle, mais pas l'envie de sortir dehors avec elle. 

Dernièrement, on apprenait que le taux de CO2 dans l'air est au plus haut depuis 3 millions d'années, au pliocène. Le seuil des 400 parties par million de particules de dioxyde de carbone avait été franchi. Pourtant la température moyenne mondiale semble stagner. 
Serait-ce un signe que le réchauffement climatique devient de plus en plus inquiétant ou le contraire?

1.jpgUn article de "The Economist" répondait en substance par le fait que le climat serait dépendant de plus de complexités que la seule augmentation du CO2. 

Le réchauffement ferait-il une pause? Remplacé par un refroidissement local dans notre Europe occidentale?

Les océans accusent l'augmentation de chaleur sans apparemment, beaucoup broncher à rendre tous les films catastrophes déjà réalisés, plutôt caducs.  

0.jpg"La chaleur, cette soi-disant, augmentation de la chaleur de l'océan et fait probablement d'un artefact dû aux immenses erreurs de mesures". Kevin Trenberth  doit être heureux que l'on reparle de lui.

Les climato-sceptiques sourient dans leur barbe, raillent avec le beau rôle de l'actualité. L'homme, impliqué, responsable de l'augmentation de CO2 et donc du réchauffement climatique, est pour eux une blague de mauvais goût. 

1.jpgSi climatologues et climato-sceptiques cumulent les bons et les mauvais points, les citoyens lambda fulminent, se disent de qui se moque-t-on et pensent que plus rien ne va plus, impair et passe. Ils n'en ont rien à cirer de savoir ce qui se passera après demain, c'est aujourd'hui et demain qui les intéressent plus. Le climat en 2085, tel qu'il est présenté, c'est loin même si c'est pour faire peur pour moins que ça.  

Pour appuyer leur thèse, les sceptiques disent "L’establishment climatique ne travaille que sur des moyennes et des indices qui n'expliquent rien. Une telle approche, réductrice et statique, ne permet pas d'appréhender la dynamique des échanges d'air et d'énergie".

Se poser la question de savoir de "Quel réchauffement?" s'agit-il, n'est ni innocent pour le GIEC, ni pour ses adversaires. Lobby contre lobby.

L'écologie traditionnelle doit avoir quelques soucis à se faire, envoyés dans les cordes dans deux documentaires présentés sur ARTE. 

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La fausse promesse d'une énergie propreD'ici à 2050, les fournisseurs d'électricité devront produire de l'énergie sans émettre de dioxyde de carbone (CO2). L'éolien et le solaire font naître des espoirs, alors qu'ils ne couvrent que 1 % de l'approvisionnement en énergie en Europe. En revanche, l'industrie du biogaz se développe. Seul souci: pour alimenter cette filière, il faut de la biomasse, matière organique, qui, après transformation, produira de l'énergie. À l'origine, celle-ci devait provenir des déchets agricoles. Mais, au final, les exploitants préfèrent cultiver du maïs, et utilisent pour cela... du fioul. L'essence consommée par les 7.500 centrales de biogaz allemandes génère ainsi 2,5 millions de tonnes de CO2 par an, des données qui n'entrent pas dans le bilan carbone de l'Union européenne. Cette céréale sert aussi de base aux biocarburants. En Europe, l'extension de la production se fait au détriment des parcelles en fourrage ou des tourbières qui constituent d'importantes réserves de CO2. Au Brésil, elle provoque la destruction de pans entiers de la forêt amazonienne, libérant au passage des tonnes de gaz à effets de serre. En Europe, les centrales thermiques sont censées remplacer le charbon par du bois, mais les résultats ne sont guère probants. Partout, des multinationales régissent le marché de l'énergie.0.jpg 

De l'argent propre avec de l'air polluéSuite au protocole de Kyoto, signé en 1997, les pays qui émettent peu de CO2 peuvent vendre des certificats aux pays qui en produisent d'importantes quantités.

Génial, si ce n'est que des dérives sont vite apparues. Au lieu de réduire les émissions de CO2, le dispositif les a favorisées. Depuis 2005, les certificats se négocient en bourse comme d'autres valeurs soumises aux lois du marché. L'Union européenne a accordé aux entreprises polluantes des droits de polluer pour 200 milliards d'euros. En contrepartie, elles devaient investir dans des technologies plus avares en CO2. Or, dans nombre de cas, elles ont tout simplement délocalisé leurs nocives activités vers des pays moins regardants. Par ailleurs, le cours du droit à polluer avec une tonne CO2 est fluctuant, pouvant passer de 30 à 7,5 €. Bonnes affaires en vue pour les brokers, ce plan soi-disant miracle de l'ONU: le Clean Development Mechanism !".
 

Un site entier est réservé aux articles sur le climat avec des polémiques bon chic, bon genre et du scepticisme de bon aloi.

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Ce qui est sûr, c'est que dans certaines parties du monde, le climat est trop complexe pour être prévisible à long terme. L'atmosphère est trop mouvante. Un jet stream, dévié, suffit pour influencer complètement le climat.

Construire un modèle général semble quasiment impossible. Les prévisions du temps diminuent de fiabilité plus on s'écarte du jour où on les fait. Des prévisions à sept jours au grand maximum, malgré les espoirs...

Le S&V de juin pousse une nouvelle alarme: le trou de la couche d'ozone qui avait disparu aux pôles en 1984, se serait comblé. Il y aurait même trop d'ozone et que cela posait des problèmes. A l'époque, comme on craignait une augmentation des cancers de la peau à cause des UV moins filtrés par l'ozone, les CFC avaient été bannis. Aujourd'hui, la stratosphère se refroidirait avec un trop plein d'ozone. Les UV seraient plus forts aux tropiques et diminueraient en intensité au fur et à mesure que l'on se rapproche des Pôles (étude de Richard Mc Kenzy). Moins d'UV, moins d'ensoleillement entre les deux, ce qui veut dire une pénurie de vitamine D en perspective pour les hommes. Un manque que certains pensent combler par des ampoules de vitamines D, par une luminothérapie artificielle et pour les plus fortunés, par des voyages aux environs de l'Equateur. Pas question de revenir en arrière et ressortir les CFC, évidemment. Quand on n'a pas d"idées gratuites, il faut avoir du pognon.    

0.jpgIl faut, résolument, chercher autre chose, d'autres arguments pour maintenir la confiance. Ce sera avec le S&V d'avril que des articles poussaient le traditionnel Eureka avec cette question: "Le réchauffement climatique ne se serait-il pas présenté sur une autre planète du système solaire sans la présence de l'homme?". 

Est-ce que se baser sur des équations universelles, permettrait d'établir un modèle plus générique, en observant les similitudes sur d'autres planètes? Comprendre les tempérances et les extrêmes climatologiques de la planète bleue et chercher des situations correspondantes sur d'autres planètes du système solaire, avec l'objectif d'atteindre des prévisions sur une longue durée, plutôt que de donner le temps qu'il fera la semaine suivante. Un nouvel espoir et une manière de contourner le problème par le credo des "astro-climatologues".

Une fois, fusionnés, on ne sait, d'ailleurs, plus très bien s'ils sont plus astronomes que climatologues.

0.jpgS'intégrer dans un modèle cosmique, plutôt que dans l'épiphénomène de la Terre, serait-ce un nouveau programme de convictions, de prêches et qui sait, de nouvelles suspicions?

Et, bien, non, dit-on, du côté scientifique, cela commence à marcher. Il n'y aurait plus qu'à extrapoler les phénomènes.

Troublant comme les "vues extra-terrestres" ont de l'imagination...

Sur Mars, la planète que l'homme espère très bientôt coloniser, de petites tornades de poussières expliquent la formation de nuages. Ces mouvements de poussières, de bas en haut, appelés "convections", sont produits par un air sec et froid alors que le sol est chauffé par le Soleil.  Depuis 1978, les sondes envoyées par Viking Orbiter ont pu observer le phénomène.

Sur Vénus, les conditions climatiques sont extrêmes. Avec 93 bars de pression, 470°C en surface, pas question de pouvoir visiter. Des nuages d'acide sulfurique, poussés par des vents du plusieurs centaines de kilomètres par heure, peuvent faire comprendre certains "défauts terrestres". La stratification de l'atmosphère devient une petite cause aux grands effets bien plus fameux que l'"effet papillon" terrestre.

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Sur Saturne, c'est le gigantisme qui permet de modéliser la circulation de l'atmosphère lors de cyclones. Le 27 novembre dernier, la sonde Cassini a permis d'observer l’œil du cyclone saturnien qui couvrait 9 millions de kilomètres carrés avec des vents de 700 kms/h. Véritable vortex que l'on observe sur Terre, en plus petit, au dessus du pôle Sud, mais qui détermine les échanges de chaleur entre le pôle et le reste de la Terre. Le climat globalisé est dans le point de mire du laboratoire de météorologie dynamique, Aymeric Spiga!    

Le satellite Titan de Saturne permet de confirmer que le méthane a, tout comme l'eau, un cycle pour se régénérer. Sur Titan, il existe aussi des fleuves, des lacs, de la pluie, des nuages... mais constitués de méthane. Bien qu'avec des schémas différents, ce satellite est considéré comme une jumelle de la Terre.  

Le satellite Triton de Neptune préfigure l'avenir de la Terre et les effets de réchauffement par l'évaporation de sa calotte polaire. Elle possède une atmosphère et une calotte d'azote gelée qui ne fait que s'accentuer à mesure que la quantité de CO2 augmente. 

Autour du pôle de Jupiter, c'est à partir de son minuscule satellite IO et ses volcans en éruption et des particules chargées électriquement que sont à l'origine de gigantesques aurores boréales. L'interaction entre les deux astres proches est, donc, bien réelle. C'est remarquer que la chaleur modifie le climat à distance en perturbant les courants atmosphériques en colonnes d'air chaud plus hautes qu'elles ne le pourraient.

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En hiver, sur Terre, c'est peut-être une infime chance d'obtenir de 0,5 à 1°C en plus pour les pays continentaux comme la Russie, mais une baisse des températures en Europe de l'Ouest, alors que la moyenne du globe ne grimperait que de 0,01°C.

Il y a 126.000 années, le Groenland aurait mieux résisté que prévu au réchauffement, alors que la température était supérieure de 4 à 10°C à celle de notre époque. La fonte des glaces avait été limitée malgré une élévation du niveau des mers de deux mètres.

Un coup d'oeil dans les nuages et là, surprise, il y a de la vie dans leurs panaches blancs. De la biodiversité de vie, même. Des micro-organismes qui font aussi la pluie et le beau temps. Aux services de "noyaux de condensation", selon leur structure, ils entraînent alternativement le refroidissement et le réchauffement. 

Sur le plancher des vaches ou sous lui, les lombrics ont leur part de responsabilité sur le climat en diffusant les gaz à effets de serre, piégés dans le sous-sol, sous forme de CO2 et de NO2. Sous l'eau, le plancton joue, à 50%, le rôle d'un "enzyme glouton" du CO2 et malheureusement aussi, du plastique.

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Alors, enfoncer le clou des climatologues, des climato-sceptiques ou... dans la glace?

C'est du pareil au même.

Aller comme le Captain Cook à la découverte du Jardin d'Eden, en Syrie? Trop chaud, tout cela...

Ce weekend, deux journées portes ouvertes à l'Observatoire d'Uccle, à l'occasion du centième anniversaire de l'IRM. J'ignorais, mais cela va sans dire que cela tombait à pic pour leur dire ce qu'on pensait du climat et de leurs prévisions. Toutes les activités qui tournent autour de la climatologie, étaient représentées. 0.jpgEspace, soleil, planètes, évaporation, ballons-sondes, séismes, mesures des gaz à effet de serre... Tous pour un modèle, tous à la recherche d'une globalisation du climat en intégrant les données de centaines de points du globe dans des formules mathématiques. A la question pratique, "parviendra-t-on un jour obtenir des prévisions à longue échéance", la réponse fut "non, mais" ou quelque chose d'approchant. Pas de martingale en météorologie. Plus difficile encore que d'établir des statistiques de gestion, que d'extrapoler le seul passé dans l'avenir des entreprises. 

Au dehors, une éclaircie de quelques heures et c'était comme une fête. Les visiteurs souriaient avec le soleil revenu. Personne n'avait envie de les mettre au pied du mur.

Comme toujours, l'avenir radieux, il faut le rechercher dans les astres et temporiser sur Terre...

Une invention du para_sol_pluie_tonnerre, pour finir?

Et bien non. La spécialiste de la météo, Laurence, sous les traits de Nabilette, a inventé un truc génial: le banc solaire géant au dessus de Bruxelles.

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Sa conclusion judicieuse était: "C'est pas parce qu'il pleut qu'il ne faut pas vous déshydrater.".

A un conseil comme celui-là, difficile de résister...

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0.jpgPour dimanche, un autre événement et un conseil amusant: "20km de Bruxelles: habillez-vous «le plus léger possible»Vêtements légers et courts, c’est ce que conseille Catherine Lallemand, triple vainqueur des 20kms de Bruxelles.

Dimanche, on s'attendait aux 20.000 mètres nage libre,  le ciel plombé mais pas une goutte. En coureur solitaire, j'ai fait partie de la claque à regarder la caravane passer.  Une nouvelle poule aux œufs d'or quand on pense aux retombées économiques pour le secteur de l'Horeca en plus des 20 euros de droit d'inscription. Un nouveau record, moins d'une heure pour le premier Kénian. Le prince Philippe, brassard 37.395

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 était là et a fait le parcours en 01:50La fête fut malheureusement endeuillée. 20 kms reste une épreuve. Une BA à mon actif: avoir prêté mon ciré jaune, à une dame qui, attendait et grelottait de froid. A suivre...

 

Les 100 ans de l'IRM et les 20 kms en photos, c'est ici, en un clic...

 


 

L'enfoiré,

 

0.jpgMise à jour 31 mai 2013: Ce matin-là, Laurence Bibot avait besoin d'un café serré (trop d'irish coffee) pour rencontrer un écolo. 

podcast

La carte de Belgique, sus-mentionnée, était là pour référencer les bières belges, pas pour toutes les tester en même temps. The buzz. Formidable, aussi, ce Stromae qui en a fait un autre de buzz.

 

Article annexeL'exploration de Mars. puisque certains ont envie d'y aller sans espoir de retour.

 

Citations:

  • « Le monde est fait avec des astres et des hommes.  », Emile Verhaeren
  • « Un peu de honte réchauffe et donne de belles couleurs. », Proverbe néerlandais
  • « La météo c’est ce à quoi on s’attend, le climat c’est ce que nous obtenons. », Robert Heinlein 

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    Mise à jour 23 juillet 2013: C'est la canne au cul, pardon les canicules. 35°C et des orages qui arrivent.

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    Canicule ou vague de chaleur?

    C’est l’IRM qui détermine une alerte canicule. Il y a de nombreux critères pour déterminer le degré d’alerte allant de jaune à rouge. « Il faut déjà faire la différence entre une vague de chaleur est une mesure de l’intensité d’un épisode chaud sur plusieurs jours consécutifs et une canicule. Il y a canicule quand nous suspectons que les conditions de chaleur peuvent nuire à la santé publique »explique M. Debal. L’IRM tient également compte des minima de températures quand il s’agit de déterminer une situation de canicule. Si les minima sont suffisamment faibles pendant la nuit, le corps peut récupérer. Il n’y a donc pas de risque pour la santé publique. Concrètement, l’alerte jaune canicule est déclenchée jusqu’à demain parce que les minima dépassaient 16 degrés et les maxima, 28 degrés, et ce pendant trois jours consécutifs. La situation repassera au vert demain, les orages ayant refroidi l’atmosphère.

     

    Mise à jour septembre 2013: Nouveau rappel, nouveau rapport du GIEC1.jpg0.jpg

     

22/05/2013

Pseudos, modération et censure

Un pseudo peut en cacher un autre. La modération peut entraîner une suspicion après sa circonspection. La censure, se révéler comme une méthode simpliste, lâche et individualiste. En tous cas, trois concepts qui entretiennent une relation du style "je t'aime, moi non plus"La liberté d'expression, elle, en devient un mythe ou un mirage. Comme préambule, un retour sur l'article "Connais l'homme pour mieux te connaître", viendrait bien à propos.

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Pseudos

Le pseudo(nyme)du grec ancien ψευδής, pseudês («faux, erroné») est un nom d'emprunt, choisi par une personne, afin d'exercer une activité sous une identité autre qu'officielle pour garder l'anonymat.

Il est recherché dans les milieux artistiques, considéré, parfois, comme un nom de guerre et peut se retrouver côte à côte avec le nom officiel.

Quelques noms célèbres de la chanson, d'écrivains, correspondent à des pseudonymes. La liste des pseudonymes est longue

L'écrivain Romain Gary, par exemple, de son vrai nom Romain Kacew obtint le prix Goncourt en 1956, puis sous le pseudonyme d'Émile Ajar en 1975, alors qu'un auteur n'est pas autorisé à recevoir ce prix plus d'une fois.  

Ce genre de subterfuge, s'il s'accompagne de fraude à l'identité, pourrait faire aujourd'hui, l'objet d'une attention croissante des Services de la police criminelle. Un Eurobaromètre de la CE précise que 3% d'internautes ont été victimes d'une usurpation du nom officiel, sous forme de l'arnaque du fishing de l'information stratégique. En Belgique, fin 2011, ce fut la première condamnation pour usurpation d'identité par un faux profil Facebook dans le but de dénigrer. Le premier ministre a eu sa boiîte email a été piratée et la cybersécurité ne fait que réagir à ce genre d'attaques sans parvenir à la prévoir.   

Manifestement, sur Internet, plus qu'ailleurs, on n'aime pas trop se montrer au grand jour.

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Garder l'anonymat est la raison principale. Parmi les autres raisons invoquées, la peur du Big Brother, la crainte d'être reconnu par un tiers, de subir une arnaque potentielle et l'envie de pouvoir dire ce qu'on a envie de dire. Un nom de baptême trop long, inexpressif, difficile à retenir, pousse, aussi, à utiliser un nom d'emprunt. 

"Sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien? Pas si sûr...", écrivait le rédacteur, Charles Cuvelliez.

L'anonymat n'existe, en effet, jamais totalement.

La virtualité reste fidèle à son origine et une situation peut se retourner contre son auteur, figé sur cette origine.

0.jpgDéterminer qui lit une page, connaître la ville d'où elle est lue et la persévérance qui indique l'intérêt du lecteur, est déjà de la routine pour Google quand on possède un blog dont on est administrateur.

Premiers outils de surf installés sur l'ordinateur, les cookies ont été créés pour le confort de l'utilisateur. La reconnaissance par le système numérique ne nécessitant plus le sacrifice de la réintroduction de données utiles, elle se fait au prix d'une perte de sécurité et du contrôle. Ces cookies peuvent servir à des raisons commerciales sur la fréquentation des pages et pour d'éventuelles malversations comme un cheval de Troie. Profiler reste toujours la préoccupation du marketing via Internet et contribue à garder la gratuité des outils d'Internet. CQFD comme en tout il faut avoir une balance devant soi avec d'un côté les "avantages", de l'autre "les inconvénients". 

Faudra s'y faire, être ciblés par le marketing est devenu presque nature.

Via les SmartPhones, cette "facilité" risque de devenir la cible préférée des hackers

0.jpgPour contrer le hacking, il existe la norme W3C qui permet l'option "don't track" ou les anonymizers par plugins. Plus difficile à identifier, à remonter à la source, à l'IP comme identifiant, bien que mémorisée, l'identité reste accessible. 

Tout est conservé dans le monde du numérique. Le droit à l'oubli demande parfois plus d'efforts pour faire disparaître les traces stockées sur des serveurs qu'à les créer. 

A cet aspect  de confidentialité, tout à fait respectable, s'ajoute parfois une volonté de nuire plus que d'exprimer une opinion et une conviction personnelle, sous le couvert d'un pseudo.

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Ce n'est pas sous les masques que les consciences se lavent des outrecuidances et de tous remords. 

Accompagné d'un "A propos" ("About" en anglais), clair même humoristique, vaut mieux que rien. Un pseudo en devient moins banal. Dans ce cas, l'intention n'est plus de voiler son identité sous un voile de soie. 

Il y a deux ans, j'étais invité sur un forum des échecs en tant que candide sans aucune envie de me mesurer sur l'échiquier. 

Avec le pseudo d'enfoiré, comme d'habitude? Cela m'avait déjà donné quelques soucis de manière assez loufoque. (Anecdote relatée dans "Blanche neige et le huitième nain".).

L'enfoiré, un mot qui fait peur, entendu de tellement nombreuses fois, pour traduire un rejet. La définition de Laurent Baffie dans son dictionnaire humoristique est "Anciennement, enculé, salaud, fils de pute. Depuis Coluche, personne généreuse, altruiste et solidaire".    

En verlan, cela devient "eriofne". Adopté. Cela sonnait, peut-être mieux, en définitive... 

Ce furent deux challenges gagnés après une semaine: 100ème commentaire et 1000ème consultations. 

Le pseudo "Findus" d'un des interlocuteurs m'intriguait et m'a incité à lui poser la question de son origine. Sa réponse fut: "Un jeu d'aventures appelé Goblins avec deux personnages: Fingus, le sage et Winkel, l'arsouille. Un moment de distraction... et le "g"  est devenu "d". Rien à voir avec les produits surgelés. Désolé de mettre un terme à cette légende.".

Ni un produit surgelé, ni un hoax, mais le choix d'un pseudo par l'intermédiaire d'un raté, d'un lapsus et d'un mot que l'on trouve, ensuite, amusant, sans plus... 

L'interprète d'un pseudo peut être, donc, très peu représentatif de son modèle.  

Des pseudo makers automatiques existent pour tous ceux qui n'ont pas d'idées. Alors on tombe sur des pseudos générés artificiellement comme peut l'être "YEG033".

Dans ce cas, inspirer confiance, sans aucun accompagnement, restera alors une question de goût.

C'est un peu comme au resto où on donne la liste de noms de plats avec des noms ronflants ou incompréhensibles, mais sans dire ce qu'il y a en cuisine pour les préparer.

 

Modération:

Dans un forum, tout est dans la modération... Enfin, tout pourrait ou devrait l'être...

Par l'intermédiaire, d'un billet, plus récent, le même forum essayait de radicaliser sa modération en obligeant d'introduire un nom et un prénom à l'inscription ou de l'ajouter si cela n'avait pas été déjà fait, sachant que ces noms et prénoms ne seraient connus que  des administrateurs.

Rien de nouveau sous le soleil ou sous l'ombre de la Toile. 

Tout en comprenant parfaitement où la modération voulait en venir, ce fut une occasion de sourire et de poser d'autres questions:

  • Ce texte n'aurait-il pas dû exister dans les statuts à la création du site?
  • Qui vérifiera si le nom et le prénom correspondent à ceux de la carte d'identité de l'inscrit?
  • Le modérateur s'est-il renseigné sur ce qu'impliqueraient les démarches longues et souvent inefficaces, de réparation des préjudices en justice? 
  • Modérer, n'est-ce pas, une tâche destinée à un ombusman indépendant? Joueur aux échecs et administrateur du site, ne se retrouverait-il pas considéré comme juge et partie?
  • 'Être relatif à la pratique ou à la théorie du jeu d'échecs'" était demandé. Ce sont les trolls qui sont visés. Où commence et où finit un troll? Où commence-t-on à compter les pertes de temps en justifications ou en dénonciations, toutes deux  inutiles?
  • Où commenceraient les insultes et les incivilités précisées comme à bannir?
  • Ne faudrait-il pas légalement forcer le modérateur à justifier son refus? La plupart des journaux en profitent pour manipuler l'opinion publique? 

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Une réplique m'avait amusé "Dans quel flacon dois je faire pipi pour ne pas être banni du forum?" et résumait bien qu'un commentateur n'est pas prêt à se laisser conter fleurette.

De plus en plus de forums, profitent d'une modération préliminaire à la publication d'un commentaire, d'un article, pour les faire sauter et tomber dans l'oubli.

La meilleur modération d'un article, c'est respecter un cahier des charges bien réfléchi et garder l'idée de "psychologiquement vôtre". C'est dire, qu'il faut sortir de ses propres idées et revenir au besoin ensuite en le commentant.

Entrer sur la Toile, c'est aux risques et périls de son utilisateur dans un champ de mines potentielles où seuls les plus perspicaces vaincront ou survivront à l'usure des critiques. Une critique objective, même négative, peut apporter une chance d'amélioration. 

Chocs de cultures, de générations, démographique, de sexes du rédacteur ou du commentateur entrent en jeu. Sans être sexiste, il est presque certain qu'un forum s'adresse plus aux hommes et un réseau social comme Facebook, plus aux femmes.

Le journaliste Taddeî me parait donner le meilleur exemple de la modération réussie en respectant la parole de ses invités tout en limitant celle-ci par ce qui est prescrit par loi. 

Sa dernière émission de "Ce soir ou jamais" entrait vraiment dans le sujet qui nous occupe, en traitant celui de la jeunesse, la révolution, la démocratie et la culture.

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La société se construit fondamentalement de manière inégalitaire. Le plus âgé des internautes n'avait pas l'habitude du numérique. Avec son seul vécu pour bagage, il s'y est conformé en utilisant les mêmes subterfuges que le jeune féru de technologies modernes. Désoeuvré, il s'est senti coincé par le jeunisme qui l'entoure.

Le jeune, en "casseur du passé", voudrait refaire le monde, sortir du cocon dans lequel on tente de l'enserrer, alors que dans le fond, il se conforme à ce passé, sans l'avouer. 

Sur les forums, se retrouvent, mixés, des étudiants en attente de trouver un job, des retraités, des chômeurs et quelques fanatiques dans des polémiques qui ne veulent pas en avoir le nom... 

"Le syndrôme d'Erostrate" n'a pas vieilli. Il est toujours présent. Dans les forums virtuels, les joutes oratoires du café de commerce avec le partage des émotions ne sont, seulement, plus de rigueur. Des discussions, parfois virulentes, y gardent une volonté d'imposer des vues sans éclairer sur leurs motifs intrinsèques. 

Que reste-t-il, sinon de laisser le bénéfice du doute et puis, de tester les résistances de l'électricité de l'air? 

Il y aura toujours les "pseudo-histoires". Des études présentées comme des travaux d'historiens, de scientifiques sans respecter aucune méthodologie de recherches historiques ou scientifiques, présentes seulement pour valider abusivement une thèse préconçue à traiter avec doigté. On entre, ici, dans le domaine du mirage, du mythe de la pseudoscience.

0.jpgSeuls les articles sans risques, sont plussés à 100%. Pour les moinssages, aucune (dés)illusion à avoir. Ils ne veulent rien dire, non accompagnés d'une note explicative permettant d'apporter un droit de réponse adéquat. Espérons qu'ainsi les auteurs donneront une preuve de leur bonne santé tout en roulant les mécaniques.

Justifier par un argumentaire incontestable est bien plus difficile.  

Coter articles et commentaires et cela devient plus piquant. J'ai participé à des concours de moinssages, à se faire traiter de con, tout en couvrant l'absurde de la situation dans des répliques digne du spectacle "Peur de rien".

Tout est dans l'art de l'esquive et l'utilisation de la force de l'adversaire pour répondre aux flèches empoisonnées. Autant se rappeler que Guillaume Tell n'est plus de ce monde et que la pomme de sa cible a eu le temps de tomber.

Un commentaire peut très bien être plus complet, plus argumenté que ne l'est l'article qui le précède. Mais c'est relativement rare quand on voit ce qui se passe dans les forums citoyens.

Le nec plus ultra pour certains rédacteurs, c'est de recevoir des commentaires à gogo ou à gugus, rien que pour se sentir à l'aise, pour avoir une confirmation d'être lu et s'entendre exister. Commentaires qui se croisent, parfois, entre les pros-mielleux et contras-râleurs.  

Commenter ne veut pas dire nécessairement chercher un consensus pour se retrouver ensemble à l'embouchure, mais, tout au contraire, rester vrai. S'exprimer, c'est remonter le courant trop unitaire et par là, ne rechercher que le "démocratique vôtre". Trop de démocratie tue la démocratie et avoir l'unanimité relève de la chimère. Plutôt secouer le prunier pour que les prunes tombent, voilà ce qui se passe dans un forum normalement conçu tout comme ailleurs en politique. "Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont raison", dit le candide de service.

Dans l'orage verbal, l'humour peut encore vaincre la morosité d'une discussion houleuse ou trop académique.  

 

Censure:

L'article 25 de la Constitution belge dit que "La censure ne pourra jamais être établie". 

La censure rode ou frise l'atteinte à la vie privée et s'insère dans toutes les relations politisées. Journalistes et internautes s'y retrouvent avec les mêmes tendances et les mêmes défauts.

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La censure est ressentie comme une frustration, comme un viol de la liberté d'expression.
 

ARTE lançait un documentaire "Contre-histoire de l'Internet" qui disait en substance qu'Internet a été créé par des hippies tout en étant financé par des militaires. Cet improbable choc des cultures a donné naissance à un espace de libertés impossible à censurer ou à contrôler. C'est pourtant ce que cherchent à faire un certain nombre de responsables politiques, poussant hackers et défenseurs des libertés à entrer dans l'arène politique. Au début, pas de mot de passe. Du "peer to peer", sans plus. A la limite, devenu réseau de mafieux, de terroristes. En premier, le facteur qui envoie la lettre fut considéré comme responsable. Ensuite, celui qui a écrit la lettre. Enfin, celui qui la lit. La répression a commencé en France. HADOPI, censé veiller aux droits d'auteur. L'interdit ne sera jamais porteur d'intelligence. Seule la création de code Internet plutôt que seulement l'utiliser peut garder l'esprit démocratique. La période actuelle n'est qu'une phase intermédiaire.".

 
Réhabiliter les hackers... Internet dans un état "intermédiaire", un mot qui peut faire peur dans ce cas.

Le caricaturiste Pierre Kroll dont je vous abreuve de caricatures, était interrogé dans un tchat au sujet de la censure des dessins caricaturaux politiques, religieux, économiques, historique... L'autocensure existe, disait-il.

La censure peut prendre toutes les formes. Elle peut être élitiste, fondamentaliste, politique, linguistique...

La censure linguistique, Thomas Gunzig dans son café serré humoristique ce mardi, la prenait à revers, à rebrousse poil.  
podcast

ARTE en avait fait un autre documentaire "Fini de rire". Interrogés durant l'introduction, les dessinateurs disaient que "Dessiner c'est voir des choses que les autres ne voient pas. Dépasser les limites par le dessin est comme une récompenseSi on n'est pas dans l'actualité, on ne peut le comprendre". 

La Tunisienne du documentaire est sortie du carcan du dictateur Ben Ali pour retomber dans celui de la religion...

"Internet est la seule fenêtre entre l'Iran et le monde" ajoutait le dessinateur iranien.

C'est s'exposer et aussi savoir "la contre" comme on dit chez nous. C'est à dire avoir du répondant.

Les libertés, et pas uniquement d'expression, sont loin d'être respectées dans le monde.

1.jpgTous les médias officiels restent un peu piégés par la modération du journal pour lequel ils travaillent, par un supérieur qui a peur d'être dégommé par son propre supérieur. 

Le blogueur garde une autonomie plus grande, tout en devant se plier à une éthique de respect de son lecteur et, quelque part, une obligation de se protéger contre lui-même.

Est-il influent?

Marcel Sel (que j'ai appelé "mon sel de bain"), utilise aussi un pseudo et se voyait "redresseur de torts" ou "Zorro" dans cet interview

Non-journaliste, je garde à l'idée qu'influencer les autres reste plutôt du domaine de l'équilibriste. Influencer l'autre, faut pas trop rêver... 

Les autres ont leur vie, leurs amours, leurs soucis, leurs espérances et leurs désillusions. Je décline l'opportunité, la responsabilité d'influencer, si elles existaient. Changer le monde alors que souvent, ces promoteurs-prometteurs ne sont pas prêts d'en changer eux-même?

Risquer ses propres folies est aussi moins dangereux que de les subir par les autres.  

Il vaut mieux entrer en émulation qu'en compétition, ce qui deviendrait stérile.

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Informer, c'est d'abord s'être informé soi-même.

Sortir de l'intox et de "l'infaux".

Parfois, s'instruire par et pour les autres en remontant aux sources comme arguments.

Espérer que par la magie de l'osmose, certaines idées, un vécu parviennent à véhiculer, partager quelques émotions, c'est déjà atteindre le sommet de la jouissance. Sans idées en commun, sans petites connivences, c'est plus vite mal parti que bien.

La langue de bois doit être combattue même si les fondements de la société humaine poussent à la bienveillance, à se taire comme une solution de facilité ou un échappatoire de sécurité.

Tant que subsiste l'humour comme remède, rien de perdu, même s'il ne fait plus sourire, fait grincer les dents, c'est tant mieux. 

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"L'humour est un art d'exister... l'impolitesse du désespoir" disaient, tour à tour, Robert Escarpit et Dominique Noguez.

Philippe Geluck prépare un nouveau livre autour de la question "Peut-on rire de tout?". Par la parodie, le pastiche... "Rire du physique, du malheur, des pauvres, des riches, des vieux, des jeunes, des politiques, des religions et ... des mauvaises critiques, cela peut être méchant et jouissif", affirmait-il.  

Censurer le rire, c'est, simplement, annuler tout espoir d'exister.

Pour apprécier l'humour à sa juste valeur, tout est une question d'éducation, de formation, d'idéologies qui s'entrechoquent dans un monde devenu un peu trop 'village' avec des règles de vie trop différentes.

Toucher quelqu'un qui vit de l'autre côté de la planète, à la vitesse d'une connexion, ne coûte plus rien. Seuls, les préjugés se construisent derrière des tabous qui font office de casseroles au pied.

0.jpgA l'époque des caricatures de Mahomet, je sortais  "Le ciel pour horizon", un triptyque d'articles avec pour thème la religion. Je me suis autocensuré en postposant la publication des deux derniers épisodes alors qu'ils n'étaient nullement question d'Islam. Décaler dans le temps, c'est comme apporter le chocolat glacé à l'entracte...

Dans une telle ambiance, tout est toucher l'intégrité des autres ... Intégrité, un mot qui se rapproche trop du mot "intégrisme".

Les dessinateurs caricaturistes ont de plus en plus de 'pression', disent-ils.

Pas sûr que cela s'arrête à eux et que l'on ne retombe pas dans un formalisme prêché par un modérateur d'occasion.

A l'ère du visuel, on veut de l'image qui se déguste (ou se déglutit) à l'instant. Tout son art, partagé par les autres médias, consistera à reprogrammer les cerveaux an limitant la faculté de concentration pour rendre le cerveau incapable d’absorber des informations plus longues que le Tweet de 140 caractères maximum.

L'incapacité de dessiner, une lacune que j'assume. Je profite de l'occasion de remercier Kroll et Vadot de me permettre de reprendre leurs caricatures. (Expo à l'Espace Wallonie-Bruxelles).

Les salons du livre font encore salle comble, ce qui donne encore une chance à l'écriture et aux livres. 

 

Conclusions:

Info ou intox?

Nous sommes à l'ère de l'hyper-communication avec les médias disponibles. A l'ère où on dit tout et n'importe quoi. Le Buzz se crée sans même interférer sur son potentiel. La démocratie est devenue, une tarte à la crème dans laquelle on n'y trouve plus ni ses ingrédients, ni ses gènes. Internet a créé "La démocratie des crédules" selon Gérald Bronner.

Les Femen d'arroseuses passent par l'arrosage.1.jpg

Le meilleur modérateur doit faire abstraction de ses propres convictions.

A mettre trop d'eau dans son vin, on s'y noie.

Une annonce: Agoravox, la Fondation reconnue d'utilité publique, recrute un "community manager" comme ce forum se définissait, écrivait: "Il devra entre autres animer et structurer la communauté des lecteurs, des rédacteurs et des modérateurs d'Agoravox, qui constituent la vraie source d’information d’AgoraVox et en renforcer leur cohésion". 

Je ne sais pourquoi, mais cette annonce m'a fait sourire. De vieux souvenirs me sont revenus en mémoire qui ne semblaient pas être des preuves pour confirmer l'annonce.

Modérateur sur ce forum Agoravox pendant un an et parfaitement déclaré en tant que tel, je l'ai été. En plus, je continuais à passer par la même modération pour faire publier mes propres articles. Cela m'a valu beaucoup de contacts et de me retrouver, du même coup, entre le marteau et l'enclume en "Moderato cantabile".

Sera-t-on, un jour, complètement libre de tout dire, de tout écrire?

Peut-être, jamais. Tant mieux ou tant pis...

0.jpgCe serait possible, mais alors, tout le monde laisserait tomber les masques et les préjugés scolaires, parentaux inculqués à la petite cuillère dès le plus jeune âge. Un indien dans la ville, nu comme un vers, exempt de sortilèges et d'incantations vaudou?

L'espoir d'un Bouddhiste dans une de ses sept vies, d'un Musulman entouré de ses sept vierges, d'un Chrétien qui aurait, tout à coup, la folie d'énoncer les sept péchés capitaux tout haut derrière le confessionnal?

Non, impossible, je rêve...

En République française, un billet récent parle même de publicité qui remplace la liberté d'expression.

Puisqu'on parle de la France, on la croyait laïque. Les événements controverses récents du "mariage pour tous" prouvent le contraire. La philosophie y serait morte et l'Esprit Saint  reprendrait du galon chez ceux qui se disent scientifiques et philosophes. 

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Dans une civilisation hyper-sexuée, on trouve face à face, un "mai 68 à l'envers" qui pense au mariage pour tous comme une aberration et un "mai 68 renforcé" qui explose sous toutes ses formes lors de la Gay Pride.

La Belgique, 2ème pays le plus "gay-friendly" d'Europe après la Grande-Bretagne à tel point qu'elle a été surnommée la "Belgian Pride". En Belgique, c'est dix ans depuis le mariage homosexuel...

Cette manifestation, il faut la comprendre comme un réflexe contre l'absolutisme, bien plus sexuelle.

Oui, "Tabous, casse-toi".

Vas-y, "du tag au tact", au risque de te retrouver face au regard oblique des passants honnêtes. 

La censure est toujours idiote quand elle est partisane.

"Pour vivre heureux, vivons caché" est une maxime dépassée de nos jours par la maxime "restons curieux". Déconner est parfois plus important que de rester innocent.

En 1981, une pub disait déjà "Aujourd'hui, j'enlève le haut. La prochaine dois, j'enlève le bas".  Maître mot au parfum de scandale mélangé de suspense, on était encore loin du Web. Le PC arrivait seulement dans les foyers à des prix qui frisaient la paye de l'ouvrier...

La tendance ne serait-elle pas cette fois de "montrer les bas", exclusivement?

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Le film la "Grande Bouffe" date de 40 ans. Un film qui avait été très très controversé à sa sortie. 

Chez les dessinateurs, il y a comme une volonté, une envie d'artisanat.

Les gros producteurs de buzz vaquent dans un autre secteur, celui des gros sous. 

Tandis que, pour les premiers, la censure peut "tuer", elle faire gagner le jack-pot aux seconds. 

Le clip sulfureux de David Bowie a été censuré par YouTube.

Ce fut un beau coup médiatique. Buzz contre buzz en espérant qu'il en restera quelque chose de positif.

D'après le rapport de "Reporters sans frontières", la Belgique occupe la 21ème place dans le respect de la liberté de la presse.

Parmi les meilleurs, on cite la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège. Parmi les lanternes rouges, la Corée du Nord, l'Iran, la Chine et Cuba.

Sans carte de presse pour exprimer ces choses, les internautes n'ont pas de classements, aucune statistique n'étant disponible.

"Quid tacet concentirevidetur" (qui ne dit rien concent)

Faudrait-il inventer un organisme "Les internautes sans frontières"? 

Avec quel modérateur?

Y aurait-il quelque chose de changé dans la sphère virtuelle, sous l'ombre des palmiers en fleurs, dans la torpeur et devant l'écran noir de nos nuits blanches là où on se fait du cinéma?


 

L'enfoiré,

 

PS: Je parlais de la Gay Pride, elle avait lieu, ce samedi de Pentecôte, à Bruxelles. On annonçait une Pride sous tension. Digne d'une côte en pente à remonter, en quelques sortes... Le mot "gay" a même disparu. 

Elle se passa très bien avec 80.000 spectateurs fiers d'être là avec le mot d'ordre "la famille".

Un clic, et voici quelques photos intimistes d'avant la parade. Elles ont été prises le samedi matin, lors de la préparation de la parade. 

La parade, elle même, ce sont les journalistes qui se sont chargés de vider leur chargeur de photos. Choqueront-elles les âmes biens nées? 

 

Citations:

  • « Qu'est-ce qui pousse certains auteurs à se cacher derrière un pseudonyme ; est-ce qu'un écrivain, finalement, possède une existence réelle ? », Paul Auster
  • « Le poisson est un animal susceptible: en présence du pêcheur, il prend facilement la mouche. », Noctuel
  • « Internet: un grand théâtre dans lequel les acteurs se croient au bal masqué.», L'enfoiré 
  • « Dur de faire confiance à l'être humain. même les aveugles préfèrent se faire guider par les chiens », anonyme
  • « Tolérance: c'est quand on connait des cons et qu'on ne dit pas les noms"
 
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Mise à jour 20 mai 2013: Yahoo vient d'acheter Tumblr, un petit acteur nommé "désir".
 
 
 
0.jpgMise à jour 12 juin 2013: coup de théatre. La radio et la télé publique est coupée par le gouvernement grec. 
 
Mise à jour 20 juin 2013: L'écrivain anglais Martin Amis était interviewé dans le Vif à la suite de son livre "Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre". L'histoire d'un gars qui gagne au loto et qui révèle l'obsession actuelle de l'argent et de la célébrité. L"Anti-Social Behavior Orders" constitue le déclin de l'Angleterre.
Ecrire pour lui est répondre à une voie intérieure alors que la plupart des gens sont cloisonnés et la mettent de côté. Ecrire c'est demeurer enfant avec un sens de l'humour qui va jusqu'à la provoc pour estimer la force de l'autre dans un comique de situation, face aux travers de la société contemporaine. Le manque de communication silencieuse avec un livre va rétrécir l'avenir, dans une tyrannie du look, selon lui. Ecrire pour se faire plaisir, sinon rien... 
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16/05/2013

N'épargnez plus, spéculez ou consommez

Tour à tour, deux nouvelles: "Détourner les Belges de leur carnet" et "Supprimer les paiements en cash porterait un coup sévère à l'économie souterraine".

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Le Belge aime faire des économies pour se donner une chance d'avoir un petit plus dans le futur. Il a deux voies pour le faire la brique et le compte d'épargne s'il veut se mettre à l'abri des déconvenues. La sécurité a un prix qui vaut de l'or. Qui oserait le contester? L'Etat? Il devrait s'en rappeler.

L'argent papier n'a plus la cote. La carte bancaire ou de crédit est tellement pratique. Souvent devenue gratuite, elle ne l'est pas pour le commerçant qui doit payer un léger pourcentage sur les transactions. De plus, on oublie ainsi de compter les frais avant de recevoir l'addition en fin de mois. 

 

La taxe sur les livrets d'épargnes:

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Koen Geens, le Ministre des Finances, vient de lancer une idée de réactiver l'épargne, surprenante, quand on se souvient des raisons historiques pour lesquelles elle a été voulue.

Un "non" catégorique du Fédéral

Devant le tollé général qu'il a généré, Koen Geens dément le projet sans le rejeter.

Les comptes en banques déborderaient avec 240 milliards d'euros. Un pactole... 

A l'origine, en 1962, la première tranche d'intérêt de 1.500 FB de taxe sur les intérêts était exonérée d'impôt.

L'idée était de stimuler l'épargne et ainsi encourager l'achat de biens de consommation par des investissement productifs avec effet retard.

Le précompte mobilier effrayait déjà les contribuables et une baisse de l''épargne s'en est suivie. En 1966, pour limiter cette baisse, la limite était portée à 4.000 FB.

Les banques étaient alors plus proche de l'Etat avec la CGER.0.jpg

Les livrets d'épargnes sont déjà taxés, mais à partir de la somme d'intérêts qui dépassent 1.880 euros d'intérêts par an.  

Aujourd'hui, il est donc question de supprimer l'avantage fiscal dès le premier euro d'intérêt.

Sur 10.000 euros d'investissement avec le pourcentage de 1%, jusqu'à récemment, cela ne ferait plus 100 euros d'intérêt mais 85 euros, mais comme ce pourcentage est tombé à 0,55%; il ne reste que 46,75 euros. 

Une émission de radio sur Vivacité lançait un débat parmi les auditeurs. Les réactions étaient très "hard": "c'est une méthode de mafia".

La confiance devrait-elle, aujourd'hui, avoir une nième vie? Une entreprise n'a pas seulement le devoir de produire, mais aussi de vendre sa production pour être rentable et faire du bénéfice et ainsi payer ses collaborateurs et ses créanciers.

Dans une époque de récession, passe encore, mais dans une période de stagflation, cela craint vraiment.

Les placements, sous toutes les formes qui sont proposés, ne sont pas garantis par l'Etat. Les risques augmentent en virant des obligations aux actions, sans jamais être nuls.

A quel pourcentage sont récompensés les comptes d'épargnes?

Une peau de chagrin. Aucun incitant tangible pour attirer les investissements.

La baisse du rendement n'avait en rien changé les habitudes des épargnants belges.  L'épargnant avait dû seulement s'organiser autrement pour complémenter leurs retraites futures ou advenues.

La semaine dernière, les taux chutaient à nouveau, au niveau de 0,5% pour soutenir la croissance. On imagine déjà qu'ils tombent en dessous de 0%. Cela équivaudrait alors à payer pour prêter son argent. 

0.jpgL'argent des comptes dormirait en n'entrant pas dans l'économie?

Faux, lançait un auditeur, banquier, l'argent est recyclé dans l'économie par l'intermédiaire des banques. Les banques doivent seulement garder en caisse un back-up suffisant fixé par la loi. L'argent est de moins en moins liquide et de plus en plus virtuel sous forme de dettes.

Taxer le livret d'épargne pour pousser les gens à investir.

Quels sont les mieux placés pour le faire?

Les banques avec leurs ordinateurs, leurs consoles avec les situations de chaque investissement qui défilent dans une vision globale?

Ce serait donc le boulot des banques d'investir dans le circuit financier.

Un idée géniale ou un fiasco en préparation de taxer les livrets d'épargne?0.jpg

Il faut dépenser ou investir ou ... sortir l'argent des banques et aller le renvoyer dans un autre pays plus favorable dans un placement dit "plus intelligent", disait un auditeur...

Exactement, l'inverse du but à atteindre.  

Si on a une politique sociale, il faut en avoir les moyens pour pouvoir l'exercer.

L'argent en compte reste disponible. Bloqué sous forme d'obligations ou d'actions, n'est absolument pas pour garantir l'économie du particulier. Pendant la crise, les comptes étaient garantis à raison de 100.000 euros. La confiance a, ainsi, été, temporairement,  soutenue.

La bulle spéculative a été évitée grâce à la sécurité comme alibi. 

0.jpgIl y a déjà des lunes, le Fond Monory De Clerck avait été lancé pour les investisseurs dans le but d'effacer les problèmes de l'Epargne-Pension qui prenait l'eau. Les cotisants investisseurs en ont profité car la conjoncture était haussière lors de son lancement.

La différence avec la proposition d'investissement d'aujourd'hui, c'est que l'investisseur n'avait, alors, pas un fusil dans le dos. Il n'était pas encore "pigeon". Il pouvait décider de ne pas y souscrire, de prendre un chemin de traverse et choisir le moment le plus opportun. De plus, la Bourse avait encore bonne presse, malgré ses quelques soubresauts. Pour finir, il faut se rappeler qu'il existait des incitants comme les titres AFV avec précompte réduit, des exonérations sur les droits de succession, des réductions IPP pour attirer le "client".

Est-ce encore le cas? Pas vraiment, ou peu sensibles.

La question est, depuis, "Les Bourses sont elles sous-évaluées ou sur-évaluées?".

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Très probablement sur-évaluées à voir les cours qui grimpent. Les PE atteignent des sommets.

L'écart entre la vie du citoyen de la rue et la vie de la Bourse ne fait que s'accroître. 

Dans l'opération "taxe sur l'épargne", seraient visés le Livret vert, le Livret B...

En échange, ce qui est proposé, des Emprunts populaires, des Emprunts d'Etat, des actions de sociétés cotées en Belgique...

L’exonération du compte d’épargne est menacée par la Cour européenne de justice.

On devait s'en douter, qu'il y avait une idée qui venait du cortex européen. Geens n'a fait que sauter sur l'occasion pour dire que ce problème se trouvait ne se trouvait plus à son niveau.

En 2010, déjà, le département de la justice de l'UE, intimait la Belgique de se mettre en ordre et de respecter la libre circulation des capitaux au travers de l'Europe.

Il fallait donc penser à étendre le régime des avantages fiscaux à tous les capitaux même étrangers ou supprimer ces avantages. 

0.jpgCela faisait un certain temps que l'on incitait le particulier à investir et à prendre le large dans le domaine du risque.

J'en parlais dans "La spéculation sur le banc des accusés".

Les ISR, les "Investissements  Socialement Responsables" y étaient mentionnés.

Un beau geste, en somme, comme si on investissait dans le Télévie. On oublie que même le Télévie a subi quelques soucis dans le passé avec des détournements d'argent. 

Accrochez-vous à la lecture de la publication de BNP au sujet de l'ISR comme préambule:

"Investir utile au travers des ISR. Concilier l'engagement citoyen et les performances financières. Donner un sens aux investissements en sélectionnant les entreprises et les projets qui ont fait le choix de la durabilité, les mieux adaptés à l'environnement économique de demain. La pauvreté, l'inégalité, l'exclusion, la pollution, le changement climatique, la disparition des ressources naturelles sont autant d'enjeux majeurs sur lesquels l'investisseur a le pouvoir d'agir. Investir est une responsabilité et un formidable moyen de répondre à ces grands défis et d'orienter le modèle de société de l'avenir en choisissant d'utiliser le patrimoine pour développer un monde plus responsable, plus équitable et plus durable.".

- Mais, c'est bien sûr, dirait l'Inspecteur Bourrel dans les Cinq dernières minutes de son enquête. Où, faut-il signer devrait être sa réponse...

0.jpgRelisez mon billet dont je faisais mention ci-dessus, vous avez manqué quelque chose qui pourrait être l'essentiel.

Geler votre argent et vous êtes devenu incivique...

Faux... Entre 2007 et 2012, si les montants déposés sur les livrets d'épargne ont atteint 87 milliards d'euros, ils ont été crédités pour 19,6 milliards aux entreprises, aux hypothèques pour 43,9 milliards et aux prêts du pouvoir public à raison de 24 milliards.

Les livrets d'épargne dédicacés, les bons de caisse, les comptes à terme à 2,2% même précomptés privilégiés à 15%, seraient bloqués pour un minimum de 5 ans et n’allégeraient pas les comptes. 

3.jpgSupprimer les payements cash

Il parait que 16,4% du PIB échappe au pouvoir public à cause de la monnaie sonnante et trébuchante.

L'Europe veut supprimer les centimes.

On avait déjà allégé avec des billets en papier.

Le nouveau billet de cinq euros vient d'être lancé. On avait seulement oublié de vérifier que les lecteurs automatiques de billets allaient pouvoir accepter sa nouvelle mouture.

Une histoire belge de plus...

L'argent papier est inodore, insipide, mais il est surtout trop palpable.

Dès 2014, tous les titres papier, dématérialisés les pauvres, devraient sortir des coffres et portés en comptes-titres dans une banque... En 2015, il y aurait une amende à la clé pour les récalcitrants.

Depuis, on remplace le prix de la location du coffre par celui de la maintenance du compte-titres.

L'argent, sous toutes ses formes palpables, emmerde tout le monde. Cela coûte pour faire de la monnaie pièces ou billets, cela coûte pour l'écouler, cela coûte en temps pour le compter devant la caissière du magasin qui s'impatiente.0.jpg

La carte de crédit est tellement pratique et, de plus, on ne paye qu'une fois à la fin du mois.

L'argent est virtuel, vous vous souvenez, encore.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes du virtuel. 

Bien réel, sans traces, il trompe trop l'adversaire-récolteur.

L'utilisateur, lui, aimerait avoir son mot à dire dans ce qu'il fait de son pognon.  

Le billet de 500 euros à retirer de la circulation? Évidemment, cela prend moins de place dans une mallette.

On pense à tout. Surtout à la facilité du consommateur.

Pierre qui roule n'amasse pas assez de mousse. 

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Quant à l'enfer, lui, il est toujours pavé de très bonnes intentions...

Prenez les bonnes décisions, un encart spécial de mon journal du jour qui m'a tenu au courant de ce que je viens de raconter... parmi les pages qui suivent des titres comme "Les collaborateurs se sentent bien et bénéficient d'une protection optimale", "Valoriser les informations","Innovation sur tous les fronts", "L'information idéale et la décision parfaite n'existent pas".

Le journal voulait probablement se racheter ou racheter l'Etat....  

Spéculons en paix, un très ou trop vieux billet, celui-là...

Le côté social est mis en brèche. Partout, on racle les fonds de tiroirs.

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Les "pigeons" qui ont investi dans le durable, poussés par l'Etat, sont devenus de vils spéculateurs. Quand ils pensaient faire oeuvre utile écologique et retrouver les fruits de leurs investissements dans le remboursement des certificats verts, ils se sont sentis leurrés et ont lancé l'action "Ne touchez pas à nos certificats verts".

Alors, si on disait, "Ne touchez pas à nos certificats arc-en-ciel".  

0.jpgRelancer la consommation, la croissance et l'économie pour restaurer le confiance, demande une approche plus fine, plus ciblée, mieux maîtrisée.

On en parlait encore une fois avec Roland Gillet, ce matin.

Le slogan à la mode pour les banques : "Fit and proper"....


Une fable de Jean-Pierre Claris de Florian peut-être...

Sous le dôme d'un bois épais, un Lynx aiguisait ses dents au pied d'un arbre, en attendant sa proie.
 
Il aperçut une Taupe à demi enterrée sous une taupinière qu'elle venait d'élever.

Hélas ! pauvre créature, dit le Lynx, combien je te plains. Jupiter a été bien cruel en te privant de la lumière du jour qui réjouit tous les êtres. Tu ne dois exister qu'à demi, et ce serait, je pense, un service à te rendre que de te débarrasser d'une vie aussi triste.

- Je vous remercie de votre bonté, répliqua la Taupe; mais je pense que j'ai assez d'activité pour suffire à mon état et à mes besoins. Quant au reste, je suis entièrement satisfaite des facultés que Jupiter m'a départies, et je crois qu'il nous dispense à chacun ses dons selon les besoins de notre condition. Je n'ai pas, il est vrai, votre vue perçante; mais j'ai des oreilles qui me servent tout aussi bien, et dans ce moment, par exemple, un bruit que j'entends derrière vous m'avertit de fuir l'approche du danger.

Et en disant cela, elle rentra dans son trou, tandis qu'un dard, lancé par la main d'un chasseur, vint frapper juste au cœur le Lynx à la vue subtile.

- Nous devrions tirer parti des talents que nous possédons, au lieu de nous occuper à déprécier ceux qui sont accordés aux autres


 

L'enfoiré,
 
 
Citations:
 
  • « Trois choses sont absolument nécessaires : premièrement de l'argent, secondement de l'argent, troisièmement de l'argent. », Jean-Jacques Trivulce 
  • « La mauvaise monnaie chasse la bonne. », Nicolas Oresme
  • « Il faut mépriser l'argent, surtout la petite monnaie. », François Cavanna 
  • « Il faut choisir, dans la vie, entre gagner de l'argent et le dépenser; on n'a pas le temps de faire les deux », Edouard Bourdet 
 
 
0.jpg0.jpgMise à jour 30 mai 2013: N'épargnez plus, ne spéculez plus, ne consommez plus ou bien restez pauvre, mais alors avec humour... Les actions Bpost sont lancées. C'est par leur return sous forme de coupons que le succès est temporairement garanti. On se pose déjà la question de savoir jusque quand cela tiendra.
 
Mise à jour 14 juin 2013: L'ISR belge signe un bilan 2012 médiocre. Personne ne semble plus faire d'efforts de promotion vers le grand public. ISR, Intérêts Sans Return? 
 

Mise à jour 5 juillet 2013Deuxième attaque européenne, les intérêts notionnels qui ont été lancés en 2005 pour rappel.
Contrairement, à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas l'annuler qui est dans les tablettes, mais au contraire de les revoir vers le haut pour les entreprises avec des déductions fiscales encore plus importantes.
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Tout vient de la plainte d'Argenta qui se sentait lésée par la situation actuelle, même si la société ne désire pas que cela devienne un "Arrêt Argenta".
La révision serait tout profit pour les entreprises belges qui ont des succursales à l'étranger.
Actuellement, ils ne leur étaient pas permis de le déduire puisque ce n'était que les entreprises actives en Belgique qui étaient en cause.
La déduction de la base imposable un pourcentage de fonds propres de 3% s'levait à 2,4 millions d'euros.
Si l'extension de cette libération s'ouvrent aux autres cela mènera à 3,3 millions d'euros à déduire.
Exactement, le même problème que pour la taxation des carnets d'épargne. L'Europe ne veut pas de discriminations. Pour elle, il y a l'Europe fédéralisée.
 
0.jpgMise à jour 1 octobre 2013: La prime de fidélité est payée par trimestre.
Qu'est-ce que cela change?
Pas grand chose...
 
Mise à jour novembre 2013: Couper la banque entre dépôts et investissement0.jpgs. Interview d'Eric De Leukeneer
 
Mise à jour 08 mai 2014: Les carnets d'épargnes ont toujours la cote. Plus 0,40%, 252 milliards sur les comptes belges. L'aversion du risque est toujours présente. 
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Mise à jour 22 mai 2014Le Trends Tendance a un dossier sur les futur moyens de payer. Les banques traditionnelles se rationalisent, se sont restructurées. Les clients n'ont pas été contents de la manière frauduleuse dont elles ont traité leurs fonds déposés en comptes ou à manager en "père de famille" en précipitant les chutes à Wall Street. Elles ont forcé la dématérialisation des titres, pour que tout deviennent virtuel. Ce qui n'a d'ailleurs pas déplu aux autorités étatiques pour qui l'argent liquide permet le blanchiment d'argent sans laisser de traces. "Trop de fonds dorment sur les comptes. Le prochain défi financier pour l'Europe, c'est le shadow banking". L'argent doit rouler, virtuellement, peut-être mais rouler casquette, puisque c'est pour l'économie.

0.jpgDans le même temps, les banques se doivent de montrer patte blanche avec les clients importants et les autorités américaines qui sont devenues plus catholiques que le Pape. il faut dire que l'affaire Enron a généré des coups de canifs dans ce milieu juteux. La loi Sarbanes-Oxley a mis quelques grains de sable dans la machine pourtant bien huilée. Alors, pour garder leurs licences d'exploitation bancaire sur le sol américain, les banques européennes payent des amendes en milliards de dollars sans beaucoup chercher à l'éviter. Sont déjà passés à la caisse des P&L, la Deutsche Bank, le Crédit Suisse (2,5 milliards)BNP (5 milliards).... La CE prend son pourcentage au passage.

De nouveaux acteurs entrent en lice, parfois bien mieux placés sur le sol américain, plus mondialisés. Facebook avec plus d'un milliard d'utilisateurs. 

Facebook, Google, Skype sont dans le "business model" en collectant les infos avec énormément de cash. Passer à l'argent virtuel, pour ces sociétés avec les outils digitaux ne serait pas un détour du monde financier. Ce ne serait plus le PC Banking, la banque à domicile qui ferait le futur, mais la banque en migration à partir de la plage au soleil, de la voiture, crédits compris. Apprendre le métier de la finance ne demande pas un énorme investissement.

Les technologies numériques ne sont plus le frein pour rattraper tout ce qui est analogique dans le cerveau des humains. Un génération, encore, à attendre. 

 

09/05/2013

Le printemps, chez moi, c'est quoi?

Il y a peu, j'avais écrit "L'hiver, chez moi, c'est quoi?". L'hiver fut long, très long. Enfin, cette fois, ça y est, après un début de printemps plutôt raté, le voilà avec plus l'apparence. Du coup, c'est comme si on se shoutait par petites doses devant un écran de luminothérapie. Quelle réjouissance ressentie à profiter de la nature avec des journées de plus en plus longues. Tout se réveille... parfois, avec des inattendus. 

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"J'aime pas le printemps" écrivait un rédacteur.

L'âge doit avoir un lien avec le choix de sa saison préférée.  Pour moi, je l'ai écrit, c'est l'automne, pour des raisons propres.

Pour son "non-amour" vis-à-vis du printemps, il donnait seulement trois raisons..

1. c’est la tranquillité qui sera grandement perturbée. Impossible d’aller flâner n’importe ou sans croiser d’autres personnes qui ont eu la même idée, et rares sont les personnes silencieuses.

2. l’explosion des grillades qu’on aura à chaque jour quand il fait beau, avec un pic lors des week-end et jours fériés.

3. Période d’entretien, de destruction frénétique. Tondeuses, tailles haies, tronçonneuses, binettes, faux, mains nues, hache, scie… 

Si ce n'était que cela... J'ajouterais que dès qu'il y a un rayon de soleil, c'est un véritable cauchemard, la débandade qui commence pour se rendre à la mer ou dans les Ardennes comme si tous devaient rattrapper le temps perdu par l'hiver. Quant à la bébête qui monte, cela ne me donnera pas le hockey sur gazon...

L'hiver reste trop dans les esprits sevrés de soleil, ce printemps-ci. S'il fait ne fut-ce qu'un peu plus chaud, les marchands de glaces ressortiront et mettront les gaufres en réserve au frigo.

Répondre à la question de ce que représente le printemps, commence par un sérieux risque de ne pas être synchronisé avec ce que pense la généralité des gens. Le printemps, c'est le vert des arbres, presque trop vert. Je n'ai rien contre les écolos, mais faut pas ajouter des couches supplémentaires.

Le renouveau de la nature, dit-on. Mais cela manque un peu de maturité, cette nature.

L'homme est synchronisé à l'heure qu'il a sur son bracelet-montre, mais il a parfois  un autre rythme interne qui le chipotte.

Souvent, dans l'entreprise qui l'emploie, il n'en verra pas la couleur de ce renouveau. A y réfléchir, il s'en fout pour lui-même. C'est son épouse qui pensera tout à coup à réastiquer, à faire "le nettoyage de printemps" à la maison à faire chavirer la barraque. 

Première constatation, vivre à la campagne n'a rien à voir avec la vie citadine. Dans cette dernière, il n'y a pas les soucis du champs ou de l'entretien du jardin. Vivre dans une maison ou un appartement ne fait pas voir les choses sous le même angle.

Cette année, le vrai printemps était en retard. Il a poussé la nature dans ses derniers retranchements. Les bouleaux attendaient le bon moment pour germer et envoyer le pollen à tous vents. Cette année, dès les premiers rayons de soleil, ce fut une véritable explosion.

1.jpgDeux ou trois jours ont suffi à la nature pour leur rendre la couleur vert tendre et empêcher de tourner en rond, ceux qui sont affectés par le pollen.

Les arbres les plus précoces avaient déjà donné des signes d'attente. Le marronnier était sur ses starting-blocks. Les autres allaient suivre le même rendez-vous coûte que coûte.

24°C atteint un jour. Redescendu à près de zéro et en France, ce fut 20 centimètres de neige, sur les hauteurs de Saint-Etienne.

Cette année, les pics de pollen sont montées en flèche et ont dépassé les moyennes en l'espace de deux jours.

 

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Au point qu'allergique, j'ai pensé à me poser un masque sur le visage et commencé à rêver à la pluie salvatrice qui plaquerait le pollen sur le sol. 

Rhinites, conjonctivites, prurits, urticaires ont été du lot du combattant de l'aurore de la belle saison.  

1.jpgL'affiche publicitaire du nouveau film "L'écume des jours" venait bien à propos même si on n'y ressent pas la douce légèreté du roman comme le disaient les critiques.

L'écume, elle ne vient pas par la bouche mais par le nez.

La maladie d'amour s'allierait-elle à l'allergie sous le couvert d'un antidote antihistaminique?

Putain d'histamine qui, parait-il, a de plus en plus d'effets dans la population. Des médicaments, oui, il y en a, mais ils ont un effet secondaire: ils apportent la somnolence.

Juste ce qu'il ne faudrait pour admirer les paysages qui verdoient si tendrement. 

Au printemps, les "marmottes" sortent de leur hivernage. Je n'irai pas jusque là.

Cette période est propice à la bougeotte et pousse, on ne sait pourquoi, plusieurs candidats au nomadisme. Prendre la maison sur le dos, c'est pas vraiment une occasion rêvée pour somnoler.

1.jpgC'est aussi une période pendant laquelle, ils pensent à ressortir le vélo du garage pour aller se balader dans la nature et, parfois, remarquer qu'en dernière minute, la bécane nécessiterait une petite maintenance. La bécanne garée pour l'hiver, cela peut rouiller ou avoir d'autres maladies de l'inactivité, mais on l'avait oublié.

"Il y a du Villo dans l'air" disait la pub.

S'il n'y avait que du Villo, ce serait bien, mais....

On compte, dès lors, les points pour savoir si l'optimisme va prendre le dessus sur le pessimisme. 

J'aurais pu chercher toutes les chansons qui parlent du printemps pour orienter la décision. Je n'ai pas dû. C'était déjà fait.

Oui, Hugues, "Les filles sont jolies dès que le printemps est là"

Un peu de calme revenu, j'ai repris la bicyclette et l'appareil numérique à la recherche des coins déjà photographiés en hiver et pour en trouver d'autres. Pas besoin de carte aux trésors pour cela. Patience, observation et le hasard pour seul guide.

Par le plus grand des hasards, le petit jardin écologique, près de chez moi, avait une présentation de ce qu'est le compostage. Un brin de causette et puis s'en vont. Au suivant... 

Grand_Corps_malade dans son slam des saisons raconte ce qui, pour lui, fait le printemps.

Je commençais juste à m'y habituer

mais les jours ont rallongé.

J'ai compris que le printemps

allait emménager.

Le mois de mars avait tracé

en un battement de cils 

et on m'avait dit qu'en avril,

faut pas se découvrir d'un fil.

Mais moi, j'ai peur de rien

alors malgré les dictons vieillots,

j'ai enlevé une de mes vestes

pour ne pas avoir trop chaud.

J'ai vu les arbres avoir des feuilles

et les filles changer de godasses.

J'ai vu les bistrots ouvrir plus tard

avec des tables en terrasses.

Y avait plein de couples qui s'embrassaient.

C'est les hormones, ça réagit.

C'est la saison des amours

et la saison des allergies.

C'est vrai j'ai eu le nez qui coule

et je me suis frotté les yeux

mais j'ai aimé la chair de poule

pendant un coup de vent affectueux.

Sur les balcons ça bourgeonnait.

J'ai regardé le ciel bleu-pâle.

Y avait même des avions.

Ma factrice a ressorti le vélo.

J'étais content pour elle.

Content aussi pour le daron

qui aime le retour des hirondelles. 

1.jpgPour moi, le printemps a réellement commencé le 1er mai, avec ses muguets porte-bonheurs et ses discours politiques endiablés d'invectives et de noms d'oiseaux. Un folklore comme un autre.

Le 4 et 5 mai, Bruxelles était en ébulition à la fête de l'Europe et celle de Bruxelles, la fête de l'Iris. Deux fêtes qui tombaient de concert en un seul weekend. 

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La fête de l'Europe fut une journée portes-ouvertes de ces bâtiments autour du rond point Schumann qui n'ouvrent jamais au public.

Le besoin de rappeler, à la plupart, le rôle, de l'imbrication de ces trois gouvernements de l'Europe. De préciser, aussi, la raison du Prix Nobel de la Paix 2012 décerné à l'Union européenne. Au Berlaymont, la Commission avec José Manuel Barroso à sa tête. En face, au "Juste Lipse" avec Herman Van Rompuy comme Président du Conseil aux commandes du grand bateau "Europe" dans la tourmente.

A l'Espace Léopold, le Parlement des 27 pays de la CE, composé des bâtiments aux noms des initiateurs du projet "Europe", Paul-Henri Spaak et Altiero Spinelli, que l'on a appelé, en coulisse, pour sa configuration physique et ses besoins financiers,  "Caprice des Dieux".

Ce fut l'occasion de se rappeler des six mois de présidence en cours du Conseil attribué à l'Irlande, par l'intermédiaire de ses danses irlandaises.

0.jpgQue dire de plus, sinon que les eurosceptiques ne faisaient, probablement, pas partie des visiteurs. Ils n'y auraient pas trouvé leur compte. Beaucoup d'étrangers de passage déambulaient par cette belle journée ensoleillée, une occasion d'aller voir de plus près que "In Europe, everything is under control, with ou without money".

Dans le même temps, en France, François Hollande avait atteint l'anniversaire de sa première année de présidence. Après un quinquénat sarkozien, plutôt agité dont on retrouvait, la veille, les Secrets d'une présidence, comme si c'était une histoire immédiate les Français trouvaient leur nouveau dirigeant, trop normal et pas assez superman.   

Le lendemain, à la fête de l'Iris, ce fut "pour les amateurs de musique, de concerts organisés dans la soirée Place des Palais. Pop, rock, soul, il y en avait pour tous les goûts: Ann Arbor, Hooverphonic, le Grand Jojo. La fête de l’Iris est l’occasion de promouvoir les arts du spectacle et la vitrine pour des artistes de tous horizons.".

C'est aussi, un spectacle bon-enfant sous toutes ses formes physiques et historiques.

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Un boom démographique. Non, peut-être...

Samedi dernier, Charles Piquet prononçait son dernier discours en tant que Président de Bruxelles Capitale. 

«Bruxelles, c’est la capitale européenne où la capacité d’investissement est la plus modeste par habitant. Donc Bruxelles est héroïque »", disait-il.

"Héroïque"... Sans blague! Sans mentionner qui étaient les héros et les braves parmi les braves...

Une hirondelle ne fait pas le printemps.

Si la politique le faisait, cela se saurait.

Alors, en resumé, le printemps, chez moi, c'est quoi?

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Bien, c'est la saison des fêtes. Le mois de mai qui, avec ses jours de congés et ses potentiels de ponts, est peut-être le mois préféré par tous.

Après le pont du 1er mai, celui de ce jeudi 9 d'Ascension.

L'Ascension est une élévation, une résurrection, comme il en est dit pour définir cette fête chrétienne.

L'ascension de Merkel vers un nouveau mandat? Qui sait, mais elle devra attendre, les élections allemandes. Ce sera, déjà en automne et avant cela, elle devra se montrer sous son meilleur jour...

La résurection de Christiane de Duve? Oui, cela arrangerait, à juste titre.

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En attendant, déjà deux événements à signaler ce mois-ci: une collision de trains avec des produits toxiques qui se baladent dans la nature et un camion qui prennait un raccourci sans pouvoir s'arrêter sinon dans des maisons.

Mais de tout cela, le Printemps n'en a cure.

Une saison que l'on espère pas trop faite d'explosions naturelles ou artificielles... si, au moins, il savait cela, le Printemps...

Le Printemps avait, déjà, trop d'heures de gloire, à mi-course, même en gardant Vivaldi dans les oreilles.

Et, si on regardait tout cela, ensemble, avec philosophie et des photos à l'appui, en un clic. 

 

 


L'enfoiré,

 

0.jpgPSAujourd'hui, Sapanhine regagne ses lointaines pénates. Je vous en parlais lors de son arrivée à Bruxelles. Il parlera, bientôt, de ce retour aux sources temporaires.

 

Citations:

  • « La fantaisie est un perpétuel printemps. », Johann Friedrich von Schiller
  • « Certains matins de printemps ont une fraîcheur de grenouille. », Francis Dannemar
  • « L’automne est une mutation, l’hiver une lutte, le printemps un épanouissement. », Anonyme 

Mise à jour 27 décembre 2013Le printemps 2013 le plus froid depuis 1970. Le 23 mai, 6°C, alors que ce 27 décembre c'est la température minimale.  

 

02/05/2013

Un Roi ne s'use que si l'on s'en sert

Ça y est, Guillaume IV est intronisé. Les flonflons de la fête se sont éteints. Ce 30 avril, Béatrix des Pays-Bas cédait son pouvoir de reine en faveur de son fils après 33 ans de règne.  Pour l'occasion, le Vif-L'Express rappelait les grandes abdications de l'Histoire. Dans le même temps, de nouvelles rumeurs sur l'abdication d'Albert II. La question ne serait plus que de savoir quand. Mais ce ne sont que des rumeurs, répond-on au palais de Bruxelles. 

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"Abdiquer", un vilain mot, une farce, un mot qui peut faire peur.

« Abdiquer ? Autant disparaître ! A quoi bon devenir si petit que plus personne ne vous remarque ? La relation à deux n’était donc possible qu’à condition d’être une ombre ? ».

On abdique dans un couple quand les patates sont cuites pour divorcer. On dit alors, vulgairement, mettre les bouts ou prendre les voiles. On abdique au boulot quand on s'est trompé d'employeur.

En avoir marre, c'est aussi abdiquer...

Peter en parlait avec des mots savants de "sublimation percutante" dans le cas d'incompétence à la suite d'une promotion en trompe-l'oeil qui permet à l'un de démettre l'autre de ses fonctions. 

De toutes manières, cela laisse un goût amer de l'échec qu'être résigné, que de renoncer, que se désister et ainsi perdre la face. La déchéance guette parfois.

Abdiquer devient moins grave quand c'est dans le but de renoncer à une poursuite, à une instance, à une candidature ou un poste dans lequel on ne se sent pas bien dans sa peau.

On abdique même au Vatican quand la bulle de Benoit XVI éclate.

De toutes façons, les causes ne sont pas jamais clairement énoncées et la case "santé" est la plus facile à évoquer. 

Chez les souverains d'un pays, c'est suite à une révolution de palais, à des intrigues, à un soulèvement populaire ou pour cause de la maladie.

Béatrix des Pays-Bas jette donc le gant dans la bonne humeur et l'esprit d'avoir donné le meilleur d'elle-même à son pays.

Avant elle, ce furent Guillaume III (pour la petite histoire, né à Bruxelles), Wilhelmine et Juliana à avoir racroché chacun(e) à leur tour dans la tradition Orange-Nassau. Elle a désigné son fils aîné alors que l'autre est encore dans le coma après un accident de neige.1.jpg

En Belgique la princesse Astrid était récemment questionnée sur l'état de santé de son père Albert II:

-Jeudi, le Roi se déplaçait avec une canne et des rumeurs circulent sur son état de santé et de fatigue. Qu’en est-il ?

-  L’an prochain, il va fêter ses 80 ans, ce n’est donc plus un jeune homme de 20 ans. Mais il va très bien, j’ignorais d’ailleurs cette canne. Comme tout le monde, il peut avoir mal au dos.

- Vous n’êtes pas inquiète ?

- Non, pas du tout. 

- Mais après quasi 20 ans de règne, jugez-vous qu’il aurait le droit de se reposer ? On parle beaucoup d’abdication ces derniers temps…

- Écoutez, ça, ce n’est pas à moi de le dire. Je ne fais aucun commentaire. »

Même question au Prince Philippe:

- On verra cela au moment opportun.

Gunzig, en "baron d'occasion", en avait des commentaires dans un café avec trois sucres bien serrés.

podcast

Alors, une nouvelle fois, le Paris-Match belge se posait la question avec une couverture qui prévoyait pour "Albert II, des semaines décisives".

Pour titiller le goujon? Pour vider les bourses qui restent en fonction tout en semblant demander:

Alors, Sire, vous régniez pendant tant d'années, j'en suis fort aise. Mais, si je l'écris, est-ce que vous ne voudriez pas prendre votre quille avec un beau poème à la clé?".

Le commun des mortels sort des actifs sans en avoir le choix à un âge précis. Pourquoi en serait-il autrement? La population belge est interrogée à la radio. Faut-il copier la monarchie des Pays-Bas? dans un tchat endiablé. 

La semaine dernière, le Vif L'Express avait puisé dans l'histoire toute une série d'abdications sur lesquelles, il était intéressant de constater les artifices volontaires ou involontaires, par lesquels ces souverains abdiquaient. 

"Pas triste les grands deuils du pouvoir", comme il était dit en titre...0.jpg

Car abidquer ne veut pas dire que les souverains sauvent leur peau pour autant.

En 79 avant JC, Lucius Cornelus Sylladictateur et consul désigné, jette l'éponge après dix mois.

En 305, Dioclétien est malade et abdique volontairement.

En 1354, Jean VI Cantacuzène abdique pour revêtir l'habit monastique

En 1399, Richard II est enfermé et abdique forcé.

En 1555, Charles Quint souffre d'une goutte particulièrement invalidante. Il envisage assez tôt de se défaire du pouvoir.  

En 1567, Marie Stuart, rivale d'Elisabeth 1ère, prend l'ascensseur pour l'échafaud, même après avoir abdiqué.

En 1654, Christine de Suède abdique par lassitude et dégoût du pouvoir. Elle se rapprochera ensuite du mysticisme.

En 1659, Richard Cromwell dont les ennemis le surnomment « Tumbledown Dick », cède le trône avant de mourir.

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En 1724, Philippe V d'Espagne abdique mais rempile pour 20 ans, après les sept mois de son successeur.

En 1809, Gustave IV Adolphe de Suède est détrôné par un coup d'Etat.

En 1810, Louis Bonaparte, frère de Napoléon, voulait faire passé l'intérêt de la Hollande avant celui de la France. Il refusa le trône d'Espagne. son coup de grâce...

En 1815, Napoléon Ier récidive son abdication, après l'île d'Elbe, ce sera Saint Hélène, .

En 1830, Charles X. Ce sont les "Trois Glorieuses" et la "Révolution de Juillet" qui ont eu raison de lui. 

En 1840, Guillaume 1er les attentats se succèdent. Bismarck s'impatiente et Guillaume comprend qu'il faut céder la place pour ne pas perdre la face.

En 1848, Louis-Philippe 1er, l'insurrection trop forte et c'est l'exil

         et Louis 1er de Bavière, contraint d'abdiquer à cause de son impopularité.

0.jpgEn 1912, Puyi une abdication à répétition comme dernier "Fils du Ciel" dans une Chine qui perd son âme.

En 1918, Nicolas II finit tragiquement, exécuté avec toute la famille des Romanov.

         et Guillaume II, le "Kaiser kaput" après les "Arbeiter und Soldatenräte".

En 1936, Edouard VIII par amour pour la belle Wallis qui oeuvrait en secret pour les nazis.

En 1946, Victor Emanuel III, la République est à la mode et Mussolini est intéressé à le remplacer.

En 1951, Léopold III après une question royale, qui a mené à deux doigts de la guerre civile, signe sa reddition de justesse en faveur de son fils Baudouin.

La liste n'est certainement pas exhaustive mais suffisante pour se donner une idée.1.jpg

Le 6 juin prochain, Albert II fêtera son 79ème anniversaire, considéré comme un roi de transition lors de son intronisation, en août 1993. Il va fêter ses 20 ans de trône.

Il était question de son abdication, il y a deux ans et y a renoncé à cause du contexte de crise politique.

Albert II est vu comme le ciment du pays et est devenu un des rois préférés des Belges. Pas à dire, mais sa relative simplicité et son humour plaisent. 

C'est le printemps, les oiseaux qui chantent, le moment où la sève monte chez les jeunes tiges. Alors, quoi? 

1.jpgPhilippe, introverti, pourrait-il reprendre le flambeau dès le 21 juillet à la fête nationale?
Avant les élections de 2014,  vu que l'indécision est un risque de rater le coche.
Décision capitale, donc, pour le futur de la Belgique alors qu'il y a l'indépendantiste, antimonarchique, Bart Dewever qui grimpe dans les sondages. Régler la dotation royale, faire une réforme institutionnelle sont au programme. L'impatience grandit.

La princesse Mathilde, épouse de Philippe, fait bien plus l'unanimité. Il y a eu tellement de fois, qu'elle a dû presser son cher époux d'avoir une attitude moins guindée et ne pas rester trop raide.

Philippe chanterait-il, quelques fois, "Mathilde est revenue" avec la lusique de Brel?

Willem-Alexandre, un exemple pour Philippe?

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A 53 ans, Philippe manque l'aisance de Willem-Alexandre. Peut-être trop monté à la sauce de son oncle, catholique pratiquant, Baudouin qui voyait en lui, son successeur.

Alexandre, extraverti, n'esquive aucune question, preuve s'il en est, de la maturité politique nécessaire pour devenir chef d'Etat. De plus, il abaisse la garde du protocole envers lui.

"Je veux rester dans la tradition, mais je veux être un roi du 21ème siècle qui rassemble, représente et encourage la société", comme il le déclarait devant les caméras aux côtés de son épouse Maxima.

A bas, les salamalecs et les réponses coincées. Soyons jeune même à la Cour.

1.jpg80% de la population néerlandaise est royaliste. L'événement élève le pourcentage à 92%. Le mot "gewoon" (commun), "gezellig" (gentil) expriment la chaleur intime du peuple envers la famille royale. 

Ce 30 avril, les Pays-Bas se trouvaient dans un comte de fées en orange. 

D'avoir la royauté la plus chère d'Europe ne semblaient pas émouvoir la population. 

Pas de doute, la crise a touché les Pays-Bas comme pour ses voisins.

Une différence, le vélo est le moyen de transport préféré des Hollandais. 29.000 kilomètres de pistes cyclables sur un territoire de 41.530 kilomètres carrés. Cela fait une belle jambe et construit les mollets et le portefeuille dans une monarchie cyclable qui en devient, du coup, moins recyclable.

Dans ce pays plat, le Roi est, vraiment, la "petite Reine". 

Alors, oui, un Roi qui pédale, ne s'use que si l'on s'en sert.

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Et à cette occasion, les invités, les princes belges:

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Mais si l'on s'en sert, pourquoi ne le pourrait-on pas dans un jeu de mots?

Voici les Serres Royales du Palais de Laeken. Je vous invite à les visiter en photos.

 

L'enfoiré, 

 


Citations: 

    • « L'impuissance est peut-être notre plus douloureuse abdication en ce monde. », Marie-Claire Blais
    • « Un roi, réalisant son incompétence, peut soit déléguer, soit abdiquer. Un père ne peut ni l’un, ni l’autre. », Marlène Dietrich
 
Mise à jour 26 juin 2013: L'émir du Qatar abdique... ce qui revient dans un café serré
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Mise à Jour 03 juillet 2013: Le Roi Albert II abdique
 
0.jpgMise à jour 02 juin 2014: Le Roi Juan Carlos abdique
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25/04/2013

Le centenaire de "Science & Vie"

Le numéro 1147 d'avril 2013 fête le centième anniversaire de Science & Vie...

0.jpgLe mois dernier, comme prof de Sciences d'occasion, je parlais de Science avec de futurs "Créateurs d'étincelles" potentiels.

Le mensuel "Science & Vie", après un siècle d'existence, pourrait constituer six mètres à trouver dans une bibilothèque, jusqu'à à ce dernier numéro 1147, pour raconter son histoire.

Vulgariser la Science dans un langage simple sans aller trop loin dans le détail, implique de devoir oublier les formules pour ne garder que l'information dans un langage simple, abordable par le plus grand nombre de lecteurs. Étudier les formules, les théorèmes et leur démonstration n'est pas son but.

Dernièrement, l'article d'Agoravox "Regard politique sur les sciences" m'avait fait sortir un joker qu'il fallait pour initier le débat.

C'est vrai, la Science est devenue plus qu'une affaire de savoir. Elle est politique et des scientistes se retrouvent dans leurs rangs avec des buts différents. 

Une remarque de l'auteur, Clausm'avait interpellé par quelques parties choisies qui disaient:

"simple lecteur de Science et vie, j’ai une licence scientifique qui ne m’a pas permis d’embrasser le sujet si complexes de Gödel, à peine de le caresser....  rien dans le monde des hommes et de leur science ne doit absolument être pris au pied de la lettre. Ce qui ne signifie pas que je ne crois pas en certaines évidences scientifiques, vérifiables, notamment empiriquement et que je souhaite l’abandon des sciences au profit d’une quelconque métaphysique ou d’un nouvel ésotérisme. Je trouve frappant le contraste entre l'intéret pour le sujet, de la manière d'en parler et d’instrumentaliser les sciences dans nos sociétés modernes. Je maintiens que rien n’est évident, pas même le concept de gravité qui ne pourrait être qu’une force «émergente», non-fondamentale, concept qui nous emmène vers le domaine très difficile aussi pour l’entendement commun de la physique de l’information, du « it from bit » comme l’a montré Erik Verlinde qui rapportait de même: «Ce que nous appelons constituants fondamentaux est, en réalité, introduit de façon ad hoc, et, par conséquent, parfaitement réfutable. J’ajoute qu’il est peu probable que nous accédions jamais aux constituants fondamentaux.». L’importance insoupçonnée jusqu’alors de l’énergie noire et de la matière noire sont aussi autant d’exemples qui montrent, à défaut de prouver, que l’Homme n’a jamais semblé aussi loin de bien comprendre son environnement. Et j’ajouterai: tant mieux! La véritable connaissance amène naturellement à l'humilité.". 

Commentaire judicieux et exact à plus d'un titre qui sortait du cadre d'un scientisme de mauvais aloi. On ne peut nager entre deux eaux. On est à bord ou on reste à quai. Comme disait Zaz qui a touché le fond depuis sa chanson "Je veux", "Soit tu meurs, soit tu vis, mais tu ne restes pas entre les deux". 

Le risque de paraître tapageur existe toujours quand il s'agit de parler d'un sujet complexe avec un peu d'enthousiasme. Quand il s'agit de vulgariser, c'est peut être pire. 

Les Sciences dites "exactes" et "humaines" ne résolvent pas tout. Ont-elles, d'ailleurs, ce but de manière intrinsèque? Elles s'intéressent à des généralités, des moyennes en éliminant les particularités trop exclusives de l'individu.

Plus grande est la complexité des processus, plus de temps, il faudra pour assurer les avancées notoires avec la complicité des technologies. Celles-ci permettent d'aller plus loin, plus vite, avec plus de précision dans les calculs.

En Belgique, le Télévie vient de se refermer sur un record de dons récoltés de 8,7 millions d'euros. L'espérance dans la médecine, et par là en la Science, est totale. L'impatience est immense.

C'est donc le centenaire du journal et cela impose de se retourner dans son histoire.  1.jpg

Plonger dans le passé, s'est se rendre compte que tout a changé ou presque. Que la vie s'est considérablement allongée, avec plus de confort. C'est, aussi, constater qu'il faut partager cette Terre par beaucoup plus de Terriens contemporains avec tous les avantages et inconvénients que cela comporte.

Si le monde est devenu un grand village plus agile, il est, aussi, devenu plus fragile. Si les Sciences et les Technologies viennent ensembles pour résoudre les problèmes, elles en créent, involontérement, de nouveaux.

La Science se doit d'épargner, d'affiner ses recherches vu que le monde s'est défini et est fini.

La Science arrive-t-elle à destination dans une impasse comme le dirait ce billet?

S'il y a un cul-de-sac, une impasse, il faut, de toutes manières, les tester pour s'en rendre compte et laisser, comme l'a fait l'évolution, des chaînons manquants du savoir.

L'impasse ou le progrès est une affaire d'Homme et pas de Science. Mais l'auteur du billet s'explique. Je me demande le pourquoi de son statu quo. Mais, bon... toujours le problème d'être "the right man at the right place and at the right moment".

La Science comme toutes les autres ambitions, coûtent cher.

Testeur de tout et de choses très (trop) vite obsolètes pendant ma vie active, j'ai constaté qu'il ne suffit pas de remarquer les résultats, mais aussi s'assurer que ces derniers restent en adéquation avec les besoins et les réalités pour amortir les investissements.  

1.jpgCela étant dit, anniversaire oblige, parlons du S&V.

Plusieurs de mes articles ont été puisés dans ceux de ce magazine "Science & Vie". Je n'achètre pas tous les mois, ce mensuel. Mais je le consulte tous les mois. 

Anecdotique quand je me suis moqué d'un numéro d'été qui manifestement roucoulait de manière fantasque avec des titres qui ronflait bon l'exploit avec "80 incroyables vérités" mais qui laissait le lecteur sur sa faim au niveau pratique.

Façonner un esprit scientifique, c'est, d'abord, accepter de se tromper et de ne pas imposer ses vérités de force.

C'est garder une volonté de séparer le mensonge de la vérité en suivant les sources de l'information avec une dose de scepticisme.

Le Livre d'or dont on trouve quelques billets marquants dans ce numéro anniversaire, est assez explicite de ce que les lecteurs recherchaient que l'on peut résumer par le "S&V fait rêver".

Le magazine a dû initier et créer quelques vocations au travers de différentes générations en dépis de couvertures accrocheuses qui visent au sensationnalisme. 

Certains sujets dépassent le commun des mortels. Peu importe, si quelques articles ne sont lus que du bout des yeux en survol rapide et sans tout comprendre, ils créent le questionnement et peuvent servir de références. 

Rester curieux est, peut-être, le fin mot et la meilleure initiative qui peut arriver aux lecteurs. La pire aurait été d'avoir perdu le fil de l'histoire et ne plus se sentir que comme un maillon faible, soufflé par une chaîne de connaissances qu'il l'aurait placé au ban de la société moderne.

Avoir un esprit scientifique, tout comme un esprit numérique, n'est déjà pas à la portée de tout le monde. La Science a une philosophie bien, à elle et certains scientifiques disent qu'ils le sont et ne sont, en fait, que des scientistes.

Vouloir comprendre la Science et sortir de la simple vulgarisation, impose d'apprendre le langage spécifique, le jargon utilisé. Même si les scientifiques s'imposent d'informer, il n'est pas sûr qu'ils se feront comprendre par ceux qui n'auraient pas fait l'effort de compréhension. Oui, il y a un poids de la connaissance. Un poids au niveau de l'apprentissage et un poids à celui de l'éthique de son utilisation. 

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Conservateur, je possède toujours un autre numéro anniversaire, le numéro 1000 qui datait de janvier 2001. Son sous-titre "L'accélérateur du savoir". A cette époque, tout semblait possible avec le changement de siècle. Des projets fous pour ce XXIème siècle se dessinaient. Nous n'étions pas encore arrivé au 11 septembre, aucune crise majeure. La crise qui rappelait celle du crash de 1929, en a décidé autrement.

Ce numéro 1000 donne une occasion de comparer, dans la pratique, 21 projets et leurs réalisations. Les titres avec les rappels des buts à atteindre, suivis de la situation actuelle seraient ainsi:

1. La traque du Boson de Higgs : Celui-ci était chargé de proposer une vision radicalement neuve de la matière et de l'Univers. En 1993, un concours était lancé. Le but était de l'expliquer à un ministre britannique sur une simple feuille. David Milles, le gagnant, disait : "Dans une salle pleine, une sommité crée une perturbation identique en accroissant la résistance par son déplacement de masse, tandis qu'une rumeur immatérielle, le Boson, au travers d'un essaim de physiciens dans un état d'excitation, serait appelée un champ de Higgs".

>> Ce fameux Boson, "particule de Dieu" a été trouvée le 4 juillet 2012. Depuis, on attend les suites.   

2. L'océan fait sa météo: Pour faire des prévisions du temps, les isopycnes (mêmes densités) seraient préférés qux isobares. Les masses d'eau plutôt que les masses d'air. Des prévisions sur 15 jours avec 1/3 de degré d'erreur s'en suivraient grâce aux satellites qui donneraient la thermographie en surface des océans en 3D. Pour 2003, des prévisions à un mois pourraient être espérées grâce aux météorologues-océanographes.

>> Aujourd'hui, on parle de prévisions à une semaine avec des risques d'erreurs bien plus importants. Et si on cherchait dans les autres planètes? La raison, c'est que le climat est plus "intime". Il est dépendant de la région comme une foule de micro-climats. Anticiper devrait se faire région par région pour en déterminer les impacts sur chacune.  

3. La langue universelle des nombres: Pour sa contribution prophétique aux mathématiques par les fonctions analytiques et avoir fédéré le savoir par les nombres, Robert Langlands a reçu une médaille.

>> Les maths sont toujours la bête noire des étudiants dans un bottle neck.

4. Créateur d'étoiles par le laser: Le Laser Megajoule pour recréer le soleil en éprouvette serait opérationnel en 2008 pour réaliser des expériences sur la fusion contrôlée comme équivalent du projet américain NIF (National Ignition Facility).

>> Le malheur, il y a eu la crise. On accuse depuis un déficit en investissements et les projets ont accusés des retards. De plus des militants anti-nucléaire s'opposent au projet.

5. Fouiller sans creuser: Repérer les fossile et les artéfacs par une assistance technique.

>> La pyramide de Chéos a été un bon moyen d'expérimenter les techniques pour prouver l'efficacité. Le malheur en Egypte, il y a eu une révolution.

1.jpg6. Arche de Noé en ressuscitant les mammouth: Conserver les espèces en voie de disparition et tester la résurection de celles qui on disparu par clonage.

>> Nous étions en pleine période du Jurassic Park. Le clonage de la brebis Dolly a suivi. Sinon, on a parle des fumisteries de sectes comme celle de Raël.

7. Modéliser avec des cellules virtuelles: Le but: mettre au point des médicaments du futur.

>> Les nanotechnologies ont repris le flambeau de cette recherche médicale et l'étude du cerveau est devenu l'espoir numéro un pour le 21ème siècle.

8. La course aux protéines pour la pharmacie: Après le décryptage du génome humain, il était normal de s'intéresser aux gènes pour relancer les protéines pour la pharmacie.

>> De nouvelles pilules pharmaceutiques ont été développées mais elles dépendent des accords des pays et cela demande plusieurs années avant d'arriver dans le public. Quant au décryptage, il ne coûte quasiment plus rien mais cela peut devenir une menace de pouvoir prédire notre avenir par une forme d'eugénisme.

9. Des neurones très cultivés: Greffer des neurones sur les animaux et utiliser les cellules souches pour les regénérer. 300 malades avaient à l'époque été testés avec des neurones embryonnaires.

>> La relance du projet a démarré récemment avec Obama qui veut en savoir plus sur le cerveau avec une vue en parallèle sur l'étude des robots. 

10. Longévité à la reine: La gérontologie à l'honneur. Une meilleur qualité de vie. Une aspiration à l'immortalité. Pourquoi vieillir? La reine des fourmis protégée par son armée fait chuter la mortalité extrinsèque imputable aux prédateurs et aux parasite.

>> La différence avec les hommes, chez les souris, on n'a pas de terroristes, pas de démocratie et les sujets sont bien drillés. Si la vie de l'homme s'est allongée, la qualité de vie reste bien loin d'être au top. Le cancer reste toujours traité par des chimiothérapies lourdes. Le SIDA, mes maladies de la dégénérescence restent un poids lourds dans les caisses des mutualités.

11. Anabiopsis mutante: En 2010, les Arabidopsis, une fois modélisés par la modification de leurs gènes, les scientifiques pourraient lancer leur mutation dans une 2ème révolution verte.

>> Des OGM de 2ème génération, qu'en penseraient les anti-OGM d'aujourd'hui? 

12. Chasseurs de terres: Découvrir les planètes extérieures du système solaire. L'étoile Bêta Pictoris, une première mais géante, gazeuse et stérile. 60.000 étoile et le projet Corot se proposait d'aller voir cela de plus près en 2004. Eddington en 2010. Kepler en discussion et Gaia prévu en 2012. 

>> Toujours pas d'extra-terrestres à l'horizon. On recherche de l'eau, de l'ozone, du méthane et du carbone.

13. Pile à combustible avec rendement: Propreté et rendement. L'hydrogène, l'énergie du futur. Disponible sous forme d'hydrate de méthane.

>> Oui, mais, c'est toujours les énergies traditionnelles comme le pétrole et le nucléaire qui commencent à partager leur production avec les énergies dites vertes.

14. Archiver le Web: Le VHS, le CD à la casse. Vive le DVD. Mais on a peur de la pérénité des infos et de la vie des supports, de plus en plus courte. 

>> Le "cloud computing" (les infos dans les nuages) est là. Avec lui, les concentrateurs serveurs. Le Web est devenu la bibliothèque internationale et a résolu, en apparence, la lutte des supports. On ne sait plus où les informations sont localisées, mais on sait qu'elles sont là. On craint seulement l'orage dans les nuages ou les effets du "coup de sang" du soleil. Pour les documents, il faut séparer le bon grain de l'ivraie, mais puisqu'il y a de la place de stokage et que les moteurs de recherche résolvent, en principe, le problème...

15. 1000 passagers dans une aile volante: Transporter plus de monde en moins de temps.

>> Du rêve, on est passé à la réalité économique. C'est en nombre de places qu'il faut compter dans l'A380 et pas d'aile volante avant longtemps. Actuellement, pas de successeur au Concorde.

16. Le grand marché de la pollution: Réduire à tout prix le réchauffement de l'effet de serre et faire son marché de "bons pour polluer". En 2010, c'est convertir les matières premières en produits de consommation.

>> Des conférences passées d'échec en échec. C'est la crise et la baisse de la demande et des activités qui font baisser les prix des matières premières. En Belgique, on a poussé l'énergie verte. Ce fut un succès. Pour payer les certificats verts, les gouvernements se questionnent du comment rembourser les 2,5 milliards d'euros aux concitoyens. Quant aux éoliennes, c'est oui mais pas dans mon champ de vision.

17. Les pionniers du nanomonde: Construire des molécules atome par atome. La puissance des processeurs doublent tous les 18 mois pour répondre aux besoins tchnologiques.

>> Les processeurs ne doublent plus. Ils se "concertent" pour donner plus de vitesse. Les technologies nanométriques vont tout azimut et deviennent magiques au vu des débouchés en mettant de côté quelques risques.

18. Le net interplanétaire: InterPlanet pour envoyer des eMails jusque sur Mars.

>> Les promenades dans l'espace sont en panne de moyens et de carburant. Même la navette est au musée. La conquête de Mars a commencé.

19. Le SOS des campagnes: L'exode rural bat son plein. On constuit en massif dans les villes pour arrêter l'hémoragie.

>> Les villes sont à nouveau plébiscitées pour éviter les problèmes de transport dans les bouchons. De plus en plus de mégapoles avec des cités dortoires intégrées. Les villes se rejoignent avec les campagnes compressées entre elles. Les paysans se rebelle pour être payé au rabais.

20. Big brother prend le volant: Objectif trafic toujours fluide et zéro mort sur les routes. Des voitures pilotées par satellites.

>> Le GPS est devenu le pilote de secours du conducteur, mais il n'est toujours pas relié au moteur. Le radar reste majoritairement dans les laboratoires. La voiture électrique est la nouvelle passion. 

21. Super calculateur en lignes: Micros trop lents. 128 processeurs et un petit Cray T3E-1200E bardé de 816 processeurs;

>> Tout à fait. Quelques versions supplémentaires. Pas d'autres commentaires.

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On a souvent mis en opposition la Science et la croyance en Dieu. Le S&V du mois d'août 2005 répondait à la question "Pourquoi Dieu ne disparaîtra jamais". Celui de décembre de la même année, la question "L'évolution a-t-elle un sens?".

Les problèmes subsistent mais la Science est sensée les faire progresser.

Quant à la technologie, un article de Sarah Godard "Quand l'informatique d'aujourd'hui améliore la médecine de demain" venait bien à propos. Elle parlait de l'informatisation des soins de santé malgré les difficultés de financements.

1.jpgEn 2003, la spin-off Polymedis, avec un capital de 500.000 euros, informatisait les urgences dans l'IT hospitalier, digitalisait les prescriptions médicales, le dossier médical des patients. Objectiver les différences entre les patients, c'est, aussi, leur donner un profil génétique qu'il faudra protéger et sécuriser contre d'éventuels pirates informatique. Les "serious games" de la société "Fishing Cactus" permettent aussi de s'occuper des pathologies dégénératives. Tout est une question de sponsors et de mécènes dans le eHealth qui attendent des projets solides. Les logiciels en milieu hospitalier pour la prévention sont un véritable boulevard de croissance qui devrait créer un regain d'intérêt.  

Qui sommes-nous?,  veut préciser S&V dans sa page d'intro.

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L'histoire du S&V commence, avec Paul Dupuy, co-rédacteur du "Petit Parisien", lancé dans la presse par son père, qui faisait des records de publication avec une autre destinée. 

Le destin de Paul Dupuy était pris à son propre piège, quand il a signé son premier article "Les petits agents de la mort" dans lequel il parlait de la fièvre typhoïde, de la dysenterie, de la tuberculose, transportés par les insectes.

En 1927, comble de l'ironie, il mourrait suite à la fièvre typhoïde dans une époque qui ne connaissait pas encore les antibiotiques.

Le S&V de juin 2006, remettait les problèmes des moustiques sur le tapis.

Après la guerre 40-45, le titre du magazine passait de "La Science et la Vie" à "Science et Vie". Plus trard, modernisé par le remplacement du "et" par un "&".

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Où en sommes nous avec les Sciences, aujourd'hui?

Probablement encore dans de vagues brumes du changement de siècle, mais loin de la sortie du tunnel dont on aperçoit parfois quelques lueurs...

Une raison d'avancer sans se retourner trop souvent? Et, garder la notion de vulgariser comme mot de passe en commun.

Pour ses 100 ans, ce numéro 1147 de S&V se relance dans la futurologie.

Certains projets du début du 21ème siècle sont toujours présents, à relayer dans le futur. D'autres se sont ajoutés ou remplacent des précédents.

Chronologiquement, le S&V cite que l'on pourrait s'attendre dans l'ordre à la récupération de la chaleur humaine et de l'eau douce sous-marine, aux reproductions des objets par l'imprimante 3D, à l'extraction des minerais des abysses, au laser qui crée de la matière à partir du vide, aux fermes agricoles au centre des villes, aux usines de bactéries, aux plantes sans engrais, au réacteur de fusion, aux centrales solaires dans le désert, aux téléscopes pour détecter la vie extraterrestre, à l'ascensseur spatial, à l'exploitation des astéroïdes, et... pour 2100, innover et maitriser l'innovation.

Ce dernier point m'a parru très mal placé entre des débats éthiques comme pour la manipulation du climat, l'utilisation de robots humanoïdes, la privatisation de l'espace et bien d'autres.1.jpg

Le défi de la connaissance est de prendre la mesure du savoir avec minutie et imagination. 

Si la devise de S&V est "Tout se découvre, s'invente, se construit et se projette" cela  ne manque pas de sel, ni de souffle dans les réalités de la vie et le trouble causé par la mort.

Le magazine concurrent de S&V, "Science et Avenir" est né en 1947. Un autre "Pour la Science", en 1977.

Le savoir donne toujours le pouvoir. L'inverse est moins vrai.

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Jean Gabin avec sa chanson philosophique "Maintenant, je sais" montrait que l'homme ne sera jamais rassasié de savoir.imp

Pour l'anecdote, dans notre belgitude, il y a une confusion entre les mots "savoir" et "pouvoir".

Instinctivement, devant un écrit illisible, trop petit, un Belge vous dira "je ne sais pas lire" au lieu de dire "je ne peux pas lire". Ce belgicisme est-il un signe que l'on voudrait obtenir plus de savoir que de pouvoir?1.jpg

La soif de Sciences devra toujours s'adapter à la conjoncture et aux problèmes annexes. Jusqu'où sommes prêt à aller pour nous connaître ainsi que notre environnement?

Les problèmes qui rongent notre société, peuvent seulement trouver une solution avec l'humour d'un café très ou trop serré même s'ils sont toujours dépendants de ce qu'on en fait de ce café.

Back to the new future...

The best is yet to come... 

May be...


 

L'enfoiré,

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Citations d'Albert Einstein:

  • "Un problème sans solution est un problème mal posé".
  • "Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité". 
  • "La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information."
  • "La science n'est pas une conquête, amis une aventure", Isabelle Stengers
Mise à jour 26 avril 2013: Je me dois d'apporter la suite de l'histoire triptyque concernant l'article de "la science dans l'impasse"
 

18/04/2013

Non, mais allô quoi, Fakebook?

Facebook, encore et toujours. Plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde sur Internet. Ce réseau social réapparaît encore plus envahissant via le téléphone. Mais, qu'est-ce qui attire dans ce jeu de quilles? Qui utilise quoi et comment?

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C'est le premier réseau social dans notre pays (62%) devant LinkedIn à 19%, Google+ à 18% et Twitter à 12%. 

 

En Belgique, fin février, on comptait 4,9 millions d'utilisateurs de Facebook. Quasi la moitié de la population, en tenant compte que, logiquement, Facebook n'est pas accessible aux moins de 13 ans.

 

Cinq millions de Belge. 7 Belges sur 10 sont désormais présents sur les réseaux sociaux.

Le meilleur (ou le pire) serait-il encore à venir?1.jpg 

Après Facebook, voilà "Facebook Home" et par la même occasion, la prise du contrôle du téléphone de ses utilisateurs. Jusqu'ici, disponible sur les smartphones et les tablettes Android. iOS et Windows Phone, c'est pour bientôt.

Une application mobile d'une puissance absolument... 'phénoménale', était-il annoncé. 

Une méga-application qui rhabille le téléphone de la tête aux pieds. 

En gros, l'écran de verrouillage, la page d'accueil avec les icônes, le fond d'écran, les menus avec les applications à télécharger, le chat Messenger, fusionné avec les SMS et les messages. "Facebook minded" avec l'aide de Instagram, une autre application contrôlée à 100% par... Facebook.

Dès que le téléphone s'allume des photos postées par des amis défilent, en plein écran, avec les appels, les messages, les notifications.

Cette nouveauté sera gratuite. Le but, rester connecté en permanence sur son réseau. Cerise sur le gâteau, téléphoner, ce sera sans passer par le réseau téléphonique. Magique, donc...

Les données offertes par les Facebookers sont un bien trop précieux et rentable sur d'autres plans pour penser à les faire payer.

Il y a bien eu, le 13 mars, la Fondation CIGREF qui publiait les conclusions d'une étude intitulée "Tester l’hypothèse de la "Fin de la Vie Privée" dans la communication assistée par ordinateur. 

Mais, voyons, il ne faut pas jouer le trouble-fête. 

0.jpgCela étant dit, analysons, une nouvelle fois, le cas "Facebook".

Au milieu de beaucoup d'autres moyens considérés comme sociaux, Facebook est surnommé Fakebook, comme quelque chose qui sonne faux qui commence par une invitation, un partage, une déclaration et se termine en Muppet Show qui se met à caracoler. Ce qui est faux doit avoir une logique différente.

Qu'y a-t-il de social là-dedans? Tous amis, anciens amis d'avant, amis des amis, amis des amis des amis dans "the big family"? Plus on a d'amis sur Facebook, plus le concept d'ami devient relatif. Montrer aux amis combien notre vie est "cool" dans un média d'égo, quelques bafouilles, quelques photos de famille, le tout pimenté de voyages lointains réels ou irréels. Le privé révélé avec fierté...

Fini la crise. A la rigueur, une petite indignation, peut-être, mais sans casser l'ambiance. Il faut rester anodin, inoffensif, sans scandale. 

Rester ignoré, par contre, devient le pire des cauchemars. 

Facebook affirme le Bonheur, dans un parfait statu quo. La désagréable incertitude mine plus qu'elle ne solidarise. Alors, ce sera sans douleur, sans tristesse, sans angoisse, cool pour le meilleur et sans le pire. Insatisfaits, cherchez sur le terrain des amis en chair et en os avec plus d'os que de chair. 

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L'article 3&7 dit : "Vous ne publierez pas de contenus incitants à la haine ou à la violence, menaçant, à caractère pornographique ou contenant de la nudité". Facebook se dit le "gardien de l'ordre moral" au mépris de la liberté d'expression élémentaire avec des modérateurs factuels, institués comme juge.

Facebook s'érige en paragon de vertu.

Un profil Facebook dans une note doit réconforter les autres et rassurer son propriétaire d'exister même si c'est "a second life" à la mesure des aspirations. 

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La prestigieuse Université de Princeton a lancé une étude de John Cannarella qui donnait une conclusion douteuse dans la revue Arvix: la mort de Facebook en 2017 avec 80% des utilisateurs qui auraient fui Facebook. L'étude avait été réalisée à Google Trends qui donnait des statistiques comparées ensuite avec l'histoire de MySpace. La réponse du berger à la bergère a été humoristique: l'université devait mourir 4 ans plus tard. Il est vrai que les plus jeunes cherchent ailleurs à avoir des contacts et FB pour eux, est devenu trop couru par les adultes.

Gratuit? Oui. Mais peut-être de moins en moins si l'on en croit les dernières nouvelles. Si un Facebooker veut envoyer une bafouille en dehors de son champ d'amis, plus le degré de célébrité de celui-ci, grimpe, plus il va devoir payer pour écrire sur son mur. Pour éviter les spams et les messages indésirables, est-il dit, bien sûr. 

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Je n'oserais pas dire que, même dans le champ des amis, tout soit intéressant à savoir. Mais, bon, n'insistons pas. Restons cool, je vous dis. Chacun recherche ce qu'il veut y trouver.

Peu importe si les fans des people deviennent, quelque part, les dindons de la farce quand ils interviennent dans la pub de leurs idoles, tout en rehaussant les bretelles financières de Facebook, c'est étudié pour.

Des demandes de contacts arrivent, aussi, par l'intermédiaire d'autres canaux, comme Skype, ou l'eMail. Des bouteilles à la mer. comme celui que j'avais reçu récemment et qui, un peu tronqué, disait: "Je désire correspondre avec vous".

Un message plein de pureté, un véritable CV prestigieux. Cela prouvait que, dans toutes les couches favorisées de la société, règne une certaine détresse avec un besoin de dialogue. Enfin, si c'est vrai....

Jusqu'où "aller trop loin" et avec quelles sauces le "repas migratoire" serait servi, n'était pas précisé.

Une bouteille à la mer sur Internet atterrit, souvent, là où on s'y attend le moins.

Mon vieux billet "Veux-tu être dans mon réseau" approchait le problème des relations virtuelles par le côté technique via différentes options possibles.

Une question me vient à l'esprit: "y a-t-il un code de conduite dans la virtualité en général?".

L'art du savoir vivre sur le net s'appelle la netiquette qui ne serait pas réellement nécessaire en fonction du côté "cool" de Facebook. Mais, tout ne passe pas par là. Alors, de nouvelles questions se posent.

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En 1936, Dale Carnegie avait écrit un best-seller "Comment se faire des amis".

De son temps, c'était plutôt les relations de travail, avec des amis en "dur" auxquels il donnait ses conseils pour  améliorer les relations.

Le livre a été remis à jour, par ses "Assiociates" en se tournant vers le numérique et la virtualité des relations. Cette version  a pour sous-titre "Comment se faire des amis à l'ère du numériquesuivit de la précision "et accroître son influence".

Deux approches très différentes.

Dans ce livre, d'après la préface, il s'agirait de méthodes psychologiques pour obtenir la confiance d'interlocuteurs virtuels, de les convaincre d'adopter des idées et d'arriver, ainsi, par certaines astuces à les faire changer d'avis sans les irriter.

Quatre chapitres pour prétendre y arriver. Une nouvelle entrée dans le monde magique de Facebook.

J'apporterai derrière certains titres quelques remarques et questions "particulières" et qui n'ont qu'un but de "garder l'humour de circonstances" adapté à Facebook.

1Essentiel de l'engagement0.jpg

  • Ranger ses boomerangs. Serait-ce trop risqué de se faire moucher en étant trop direct ou trop ambitieux d'oser être franc dans le monde virtuel de Facebook?

  • Reconnaître les points positifs et les mettre en avant. Les points négatifs sont-ils à ce point nauséabonds et donneraient la migraine à un Fabooker?

  • Toucher les désirs profonds. Est-ce un désir du style "20.000 lieux sous les mers," pour ne pas rester superficiel et rester bien câblés dans un pipeline de désirs satisfaits de facebook?

2Marquer durablement les esprits 

  • S'intéresser aux intérêts des autres, en parler. Les autres n'en auraient-ils rien à cirer des idées reçues en boomerang?

  • Sourire. En virtuel, une photo bien souriante à ajouter au profil? Celle d'un des bons jours évidemment puisqu'il ne faut pas dégoûter d'avance un autre Facebooker.

  • Dompter le pouvoir des noms. Curieux. Tout le monde a un nom et tout le monde s'empresse d'en changer pour prendre un pseudonyme en dehors de Facebook. Le nom est le logo dans une entreprise. Il garde une valeur potentielle pour l'individu qui dépendra de ce qu'il écrit. Le nom ou un pseudo représentatif a beaucoup d'importance. Il identifie.  

  • Écouter davantage. Cela empêche-t-il de lire davantage pour comparer avec ce qu'on écoute en dehors de Facebook? 

  • Parler de ce qu'intéresse l'interlocuteur. Une fois, le pouvoir des noms dompté, au minimum.

  • Laisser les autres un peu mieux qu'ils étaient. Comment est-ce possible? Les autres sont par définition "bien" sur Facebook.

3Mériter et conserver la confiance

  • Éviter les polémiques. Sur le flacon Facebook, il est mentionné "Ne pas secouer avant l'emploi". C'est clair, non?

  • Ne pas le donner tous les torts aux autres. C'est évident, le tort tue. C'est dire qu'il ne faut pas perdre des amis potentiels en cours de route. Pas de véritable télé-réalité, style "Koh Lanta", sur Facebook.

  • Admettre ses erreurs promptement. Il ne faut pas laisser d'erreurs sur le plancher des vaches. Dans les nuages, il vaut mieux laisser des cumulus de beaux temps.

  • Rester amical. Tiens, cela me rappelle "Amicalement vôtre". Pirates s'absternir sur Facebook. 

  • Chercher des affinités. C'est le fin mot de l'histoire. S'exciter sur des sujets dont on ne connaît pas les tenants et les aboutissants, c'est risquer de se perdre en chemin sans comprendre la direction, ni le sens à prendre.

  • Ne pas revendiquer son mériteInterdit. Ce serait donner l'impression de petitesse à l'autre. 

  • Faire preuve d'empathie. Toujours caresser dans le sens du poil et applaudir en choeur et au bon moment. Opportunisme avant tout.

  • Appeler des sentiments élevés. Les sentiments des bas-fonds ne sont pas à consulter entre gens biens sous tous rapports.

  • S'ouvrir aux autres. Dévoiler vos secrets de fabrication, c'est exactement ce dont Facebook est friand.

  • Lancer des défis. Oui, mais en restant cool. Faut pas défier "Max, la menace". 

4Amener le changement sans irriter ni offenser

  • Apporter des notes positives. On n'est pas à l'école avec ce prof qui mettait des zéros ou des notes négatives. Là, on irrite vraiment. Cela rappelle trop de mauvais souvenirs.

  • Reconnaître ses erreurs. Quelles erreurs? Reagan disait de son bilan qu'il ne serait pas là pour entendre ce que les historiens diraient de lui.  

  • Minimiser secrètement les erreurs des autres. Impossible. L'autre Facebooker ne fait jamais d'erreur, par définition.  

  • Laisser sauver la face aux interlocuteurs. Avec quel le profil, le gauche ou le droit? La maison ne recule devant aucun sacrifice de représentation.

  • Poser des questions... Au lieu de donner des réponses. Ces dernières, c'est mal vu. Point.

  • Souligner les progrès accomplis. Cliquez sur "like", quoi... Féliciter l'ami de sa pensée "stratégique". Puis, changez,  progressez, allez consultez le suivant.  

  • Aider à la réputation des autres pour la confirmer. Cela dépend s'il y a du vent que trouver un "à propos" explicatif.

  • Trouver des terrains d'entente. Dans la virtualité, on surfe ainsi plus facilement que sur une vague et sans retour de flammes.

0.jpgÉnormément de beaux sentiments que ne dénigrerait pas un confesseur.

"Pour accroître son influence" est-il dit comme but du bouquin.

Assez déplaisant comme logique en dehors d'une pub pour un produit.

La question est de savoir à qui rapporte cette intention d'influencer. J'y reviendrai dans un article prochain. 

Aux dernières nouvelles, Facebook lancera des vidéos publicitaires dès cet été.

YouTube est déjà en mains chez Google. Ce sera amusant qu'elle se place entre la photo de la bien-aimée et de tantine sur l'écran du téléphone.

"La séduction n'est qu'un jeu" écrivais-je, un jour, au sujet de la pub. Un jeu avec des règles précises et un contrôle intermédiaire.

Sur Internet, c'est de la pub sans filets. La modération n'apporte pas plus d'assurance, et serait considérée comme une censure par celui qui se voit rejeté d'un des fils d'une discussion. La seule chose que l'on peut espérer, c'est que ce ne soit pas un jeu de massacre qui passerait vite en mode "insultes" dès que la séduction tourne à l'aigre ou que, la communication vire en dehors de la zone de l'art autorisé de la méchanceté

Facebook tente de faire croire que les amis des amis sont d'office d'autres amis comme dans une boule de neige sans fin. Rien n'est plus faux et n'avoir rien compris à la condition humaine.

Ce qui est sûr, c'est que le savoir et l'information compétente peuvent intéresser tandis que leur absence donne un résultat d'estime très aléatoire et, souvent, sans lendemain.

Être préparé à la discussion sur Facebook, est souvent impulsf. Pas besoin de beaucoup réfléchir.  

0.jpgPour son lancement, le nouveau Mariane belge avait lancé une campagne de pub dans les abris-bus. Une affiche présentait le nouveau journal comme "L'hebdomadaire qui n'est pas là pour plaire". Tout l'inverse de la conception de Facebook.

Les médias officiels chercheraient-il à se démarquer dans la "Primary life"?  

L'idée de sortir des sentiers battus serait-elle plus rentable financièrement dans la méthodologie du réel?

Tout le monde n'y est ni plus beau ni plus gentil. Faux semblant, donc.

Le plus durable ne s'inscrirait-il pas dans un modèle d'intérêts partagés? Intérêts d'ordre général et pas uniquement financiers, s'entend. S'il n'y a plus d'échanges d'informations, la relation s'éteint ou devient obsolète. 

Les forums citoyens ne sont pas faits de "Facebook minded". Il faut aussi l'assumer.

Je me suis bien amusé à la suite de cet article qui parlait de croissance et de décroissance. Plus récent, celui d'hier qui parlait du mariage pour tous. Deux sujets avec des thèses opposées, de notre actualité brûlante. Chacun est resté sur ses positions. Match nul. Pat sur l'échiquier.

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Transcender ou révolutionner la terre entière par son influence imposerait plus qu'une interprétation et pour le moins, une analyse historique. Poser des questions, cela peut rassurer l'interlocuteur sur son intérêt. Donner ses propres réponses à un problème indispose. Oui, mais c'est peut-être, une "chienne d'idée" et puis ajouter un "Grain de sel".

Oui, être indépendant des idées. Seul, c'est être libre. Je sais.

Présenter des excuses ou choisir de ne rien faire? Autre sujet d'inquiétude.

D'après une étude de l’European Journal of Social Psychology, les personnes qui refusent d’envoyer un mail d'excuses ressentaient une meilleure estime d’eux-mêmes. « Si vous refusez de présenter des excuses, vous en venez à vous sentir plus autonomes. Ce sentiment de pouvoir et de contrôle se traduit par une plus grande confiance en soi. Quant à accepter les excuses, ce serait dans le rôle de « victime », puisque trop habitué à devoir faire des excuses par politesse dans le monde policé du réel, la sincérité ne vient qu’au deuxième plan.». CQFD

Le livre de Thomas d'Ansenberg "Cessez d'être gentil. Soyez vrai" explique les dérives d'être avec les autres en oubliant d'être soi-même. Il suit, en cela, l'enseignement de Marshall Rosenberg. Dissimuler pour acheter la reconnaissance, l'intégration n'est qu"un orétexte pour désamorcer une mécanique de la violence sous-jacente. Résumé du livre: "Nous avons tendance à dire plus facilement leurs quatre vérités aux autres plutôt que d’exprimer simplement ce qui se passe en nous".

La question vient à l'esprit: "dans le monde de Facebook pourquoi y aurait-il une raison de s'excuser?"

On y oublie tout ou on fait semblant d'oublier?

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On s'amuse surtout à faire le buzz, c'est tout.

Cette addiction qui supprimée vire à la dépression, en passant par l'obsession et l'isolement.

Dans le lot, on trouve les ultras, les menteurs, les prétencieux narcissiques, les informateur affectif tout en en secret, une mauvaise idée de soi.

Alors, pour terminer pourquoi pas une anecdote qui finit bien?

Le sujet: un internaute que j'ai connu sur un forum. Au départ, des contacts froids, glaciaux dus à une incompréhension à la base. Un contact email privé et une amitié virtuelle en finale. Son pseudo? Sapanhine. Cela ne vous dit plus rien? Mais si, c'était ici et encore là où, lui non plus, n'était ni mort ni muet. 

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La morale de l'histoire, c'est qu'il faut prendre du recul et creuser une relation du hasard en profondeur. Une relation peut être opposée de conviction. Elle en apprendra parfois bien plus que celle qui fera bonne figure pour rester dans les cordes du violon comme arme de persuasion. Aimer le violon, c'est bien, mais, pas sous perfusion. 

Voilà, donc, la nouvelle génération appelée "Z" comme "zapping" après celle des "Y" ("why").

Des enfants, nés de smartphones, connectés en permanence, surfant sur Facebook ou regardant un film en streaming. Sans doute de nouvelles proies pour les marketeers que les analystes psys vont pouvoir épicer de statistiques.

Une technique de développement personnel fondé sur le fait d'écouter sa seule sagesse intérieure, cela finit toujours dans la génération Nabilla, celle du n'importe quoi dans un empire du vide.

1.jpg"Non, mais allô quoi, Facebook Home", tu veux aussi tout grésiller dans les chaumières...

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Pathétique et inquiétant, à la fois, que cette génération individualiste, hyper-sexualisée qui s'enferme dans des faire-valoir fictifs. Quand une société est atteinte de la maladie de "freakmania" auto-immune, avec ses idoles, le poison secrété qui l'achève et le web qui arrose le tout, il y a des nuages orageux qui se perdent dans le "cloud computing".

Génération moi, moi, moi dans laquelle on s'expose photos à l'appui dans une autoportrait-mania dans une "tyrannie du paraître".

Si tout va très bien, Madame La Marquise dans un café bien sucré-salé, mais, attention à l'atterrissage sur le mûr des lamentations ...

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Les Compagnons du Devoir ne connaissent pas la crise. Ils n'ont certainement pas dû passer sur Facebook. A la rigueur, sur LinkedIn. Rien à voir avec une secte. Mais peu d'élus qui ne devaient pas se présenter avec des mains d'or, loin d'être blanches mais, au contraire, bien noires.

La conclusion du livre de Carnegie reste, elle, toujours vraie: "Personne ne saurait renforcer sa capacité d'influence sans proximité relationnelle. Si, aujourd'hui, les affaires tournent 24 heures sur 24, la première préoccupation doit rester l'humain. Les plus belles aventures seront toujours des histoires d'interdépendances et d'interactions. Au bout du compte, l'art de se faire des amis à l'ère numérique se résume à trouver un terrain d'entente pour établir un lien et le maintenir".

Je vous laisse.

Un email m'est arrivé qui m'indique que j'ai des "notifications en attente" sur Facebook... Je sens que cela va être transcendant. :-)

"Fakebum, ergo sum. Errare humanum est".




 

L'enfoiré,

 

Articles annexes: "La méchanceté, tout un art", "Connais l'homme pour mieux te connaitre", "La grande marre du virtuel et du réel", "Le rituel est bien moins étendu dans le virtuel"

 


Citations:1.jpg

  • « L'amitié totale est universelle. Et seule l'amitié universelle peut être une amitié totale. Tout lien particulier manque de profondeur, s'il n'est ouvert à l'amitié universelle. », Jean Guitton
  •  « Une amitié née des affaires vaut mieux qu'une affaire née de l'amitié. », David Rockfeller 
  • « La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie. », Sénèque 
  • « Notre monde intello se partage en catégories et se départage en frontière imaginaire. Il ne faut pas croiser le fer, quand il n'y a pas de fer »L'enfoiré

 

Le livre de Ekaterina Walter "La méthode Facebook" divisé en 5 règles (5 "P"):

Passion, Propos, Personnes, Produits et Partenariats.

 

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20 février 2014: Facebook débourse 19 milliards pour WhatsApp: les investisseurs craignent une «bulle»

Le réseau social Facebook a annoncé mercredi soir la plus grosse acquisition de son histoire et mis sur la table l’énorme somme de 19 milliards de dollars pour l’application de messagerie mobile WhatsApp. WhatsApp était bien trop en avance dans la course de la messagerie mobile internationale pour que Facebook puisse le rattraper. Facebook devait ou bien abandonner ce marché aux réseaux sociaux mobiles étrangers, ou bien payer pour acquérir WhatsApp avant qu’il ne devienne trop gros. C’est ce qu’il a fait.

Ce rapprochement «nous permettra, par de nouveaux services mobiles accrocheurs, de connecter encore plus de gens dans le monde» et «aidera à renforcer les deux services», a affirmé le PDG fondateur du premier réseau social mondial, Mark Zuckerberg, en présentant l’opération aux analystes.

Facebook va payer 4 milliards de dollars en numéraire et 12 milliards en actions pour acheter cette application populaire et en forte croissance. Le groupe californien avait déboursé 700 millions de dollars pour sa précédente acquisition, Instagram, en 2012.

«La taille de la transaction est vraiment imposante, et cela va faire parler d’une bulle», selon un analyste financier. Après la bulle.com, la bulle.Whatsapps?

0.jpgMise à jour 06 mars 2014: Autre acquisition que Facebook voudrait accomplir: Titan Aerospace pour 60 millions de $. Le but: utiliser les drones atmosphériques à 20 kms d'altitude, équipés de relais télécoms et offrirent aux cinq milliards de personnes dans le monde qui n'ont pas Internet.

Avec un rayon d'action de 30 kms à la ronde, il est prévu d'envoyer 11.000 drones Solara qui ont 50 ou 60 mètres d'envergure.

 

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Mise à jour 15 avril 2014: Facebook a fait la demande à Dublin d'adapter un compte en relation avec le profil de ses membre pour effectuer des payements. Anodin? Pas vraiment quand on sait que la société a son siège fiscal à Dublin (Facebook Ireland Limited) et que cela a permis de limiter le payement d'impôts à 1,9 million d'euros alors que le chiffre d'affaire européen est mille fois supérieur. Facebook essaye de se réinventer pour éviter le désintérêt croissant de certains membres. Donc, affaire qui représente une nécessité stratégique. 

 

11/04/2013

Un début d'avril sans poisson au château de La Hulpe

Ce 1er avril, jogging dans le Domaine du Château de la Hulpe. La veille, j'en avais parlé avec mon copain qui connaissait pour y être passé en voiture devant l'entrée. Sans plus. Une raison de plus pour en parler. Un château, à moins de 10 kilomètres du centre de la ville, dans la forêt de Soignes. Une histoire d'un domaine et d'un château mais sans châtelaine. 

1.jpgLe Domaine Solvay est un endroit parfait pour oublier la ville de Bruxelles et son trafic à moins de 20 kilomètres de la ville.

Une perle du patrimoine architectural de la région wallonne de 227 ha, clôturée dans un parc à la lisière au sud de la Forêt de Soignes.

Ce lundi matin, 1er avril, 11:00, du soleil,  seulement 2°C au thermomètre et un vent piquant, le week-end de vacances printanier (la nouvelle manière de nommer les vacances de Pâques) commence sous un bon présage.

Pour se promener, il s'agirait d'être habiller chaudement, ce qui n'est pas mon cas. C'est dire qu'il me faudra courir. Pas question de lambiner en chemin sous mon training léger de coton. L'appareil numérique dans une main droite gantée de laine. L'autre dans la poche, prête à dégainer le carnet et le crayon. Paré pour une visite reportage.

Ce printemps était vraiment attendu après un hiver long avec des chutes de neige qui revenaient alors qu'on ne les attendaient plus.

En ces derniers jours de froidures persistantes, les arbres dénudés de leurs feuilles ne me rappellent ni les couleurs tendres du printemps et les couleurs chaudes de l'automne sont déjà loin. Les séquoias, seuls, continuent à pâlir d'envie les "collègues" à leur toison verte perpétuelle.

Le sol est spongieux, Je glisse à certains endroits. Mais, ce n'est ni une surprise ni un poisson d'avril, ni un chien qui aurait laissé sa carte de visite. C'est la boue qui m'attend, en ce premier avril, pour que je slalome ou que je surfe. Tout simplement.

Le passage par le château, je me le réserve pour la fin de ma course. Le contourner en cercles concentriques, ce sera ma technique d'approche.

Central, au sommet d'une butte, il n'est pas très discret. Il apparaît dans le champ de vision, sans même le chercher. 

A droite de l'entrée, les trois séquoias géants (Sequoiadendron giganteum) attirent une nouvelle fois, mon regard.

A gauche, c'est l'Argentine. Non, pas le pays, la rivière Argentine qui s'écoule dans un courant rapide et constant.

Un peu plus loin, première visite: les écuries "Les rênes de la Vie". "Un lieu de vie et d'intégration entre handicapés et non-handicapés" comme il est mentionné. Tout un programme avec le respect envers les animaux et les hommes.

Les étables sont ouvertes et vides. Près d'elles, quelques chevaux viennent de sortir et entament un pas de danse en cercle dans l'enclos, tout proche. Un palefrenier rassemble le fourrage à leur attention.

En 1991, J. Saintenoy-Simon a fait l'inventaire de toutes les essences d'arbres présentes dans le parc. Des plantes vasculaires indigènes et subspontanées, des Bryophytes, mousses et hépatiques450 espères ce qui représentent, tout de même, 38% de la flore belge. La preuve est faite, la diversité de l'habitat favorise, de fait, la biodiversité.

On deviendrait dendrologue, sans en connaître le mot, pour moins que cela. Des plaquettes plantées sur les troncs permettent d'en identifier quelques espèces avec le nom français associé au nom scientifique.

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L'obélisque, dans le fond, avec son soleil au sommet fait majestueux.

Les deux étangs attirent les curieux qui donnent quelques miettes aux canards colverts.

Une occasion choisie par les photographes à l'affût d'instants insolites.

Assis sur un banc, un vieillard regarde la scène des ébats entre humains et volière avec un intérêt amusé et philosophe.

La Fondation Folon entre dans l'objectif. Dans une ancienne ferme, les sculptures de Folon restent à jamais un des objectifs de visite du parc, mais ce sera, pour bientôt, lors de la réouverture printanière. En attendant, les statues regardent les passants, figés dans une posture destinée à l'éternité.

Des cyclistes s'époumonent en grimpant sur les quelques buttes. Il est temps de les suivre et d'atteindre le château.

Des statues, rongées par la mousse et le temps, de chaque côté du musée. Deux ensembles de personnages qui ont l'air de demander pitié au personnage du dessus qui avec ses chaînes voudrait les empêcher de s'évader et de prendre le large.

Dans le jardinet à la française, une sirène semble implorer le ciel, entourée de petits d'anges, tout aussi prêts à s'envoler.

Devant le château, une piscine arrondie a dû accueillir quelques baigneurs dans l'histoire du château, mais, elle n’incite plus à la baignade.

Il est temps de redescendre vers la sortie.

C'est le moment de parler de l'histoire à rebondissements du domaine et du château.

Le village de La Hulpe a conservé des tumuli de l'époque romaine au Champ-des-Mottes.

Henri 1er de Brabant accorde des privilèges à la localité, mais ce n'est qu'en 1567 que le village porte le nom de « La Hulpe », d'origine celte, "La Helpe", qui signifie "Rivière d'argent".

Bien plus tard, le village sera reconnu comme "La porte des Ardennes brabançonnes".

En 1663, le 1er moulin à papier est installé. C'est le début d'une industrie qui reste prospère jusqu'en 1970.

L'histoire du domaine se poursuit par un véritable thriller économique dans lequel intervient les membres de grandes familles.

Tout commence en 1822, sous l'époque Hollandaise. Guillaume 1er crée la Société Générale ( plus précisément "Algemeene Nederlandsche Maatschappij ter Begunstinging van de Volksvlijt" donc  "pour favoriser l'insdustrie nationale"et légue des domaines fonciers de la forêt de Soignes en échange d'une dote annuelle de 500.000 florins. Comme toute entreprise privée, soumise à l'impôt foncier, la Société Génarale se voit forcée de partager les territoires avec les communes limitrophes.

Entre 1831 et 1836, trois cinquième de la surface sont ainsi vendus à des propriétaires privés.

Dès 1833, le marquis de Béthune-Hesbigneul achète quelques parcelles de la forêt de Soignes. En 1842, il y érige un superbe château dont le style était modestement inspiré du château de Chambord, édifié suivant les plans des architecte Arveuf-Fransquin et J.F. Coppens.

Son aspect est très différent de celui d'aujourd'hui. Quatre tours octogonales lui donne un aspect médiéval en briques rouges.

En 1871, le baron Antoine de Roest d'Alkenade acquiert le château.

0.jpgEn 1893, il est racheté par l'industriel Ernest Solvay qui le considère comme résidence d'été et qui n'y apporte aucune modification majeure. Victor Horta est chargé, seulement, de l’aménagement intérieur.

Le fils Armand Solvay et le petit-fils Ernest-John modifient considérablement le château pour lui donner l'aspect actuel. S'ajoutent aux alentours, la plantation d’essences exotiques, le Belvédère et son étrange escalier, l’étang de la ferme, la percée rectiligne qui débouche sur ce curieux obélisque artificiel de 36 mètres de haut.

En 1968, pour préserver le château et éviter le morcellement du parc en lotissements, Ernest-John lègue toute la propriété à l’État belge.

En 1972, à sa mort, le parc, devenu propriété de la région, il devient accessible au public.

Mais, dès 1975, des problèmes de succession apparaissent. Un véritable roman feuilleton s'engage avec Anne Solvay qui voudrait le récupérer et qui gagne, en première instance, son procès comtre l'Etat belge.

Ce conflit juridique va durer vingt ans en passant de la Communauté française à la Région Wallonne.

Cette dernière met fin à la discussion en allongeant 200 millions de FB sur la table des négociations et garantit ainsi le classement du domaine et à nouveau, l'accès au public.

L'imbroglio juridique se poursuit avec l'épisode Folon.

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Dès 2000, la Fondation Folon s'est installée dans l'ancienne ferme. Dans 14 salles, 322 œuvres contenant des gravures, des sculptures, des aquarelles, des tapisseries et des affiches de l'artiste, y sont exposées.

Bien après la mort de Folon, une autre histoire rocambolesque se poursuit jusqu'à la présence de ce qu'on a appelé un "Ministre des Utopies".

Après, le calme revenu, le château devient un lieu de réceptions, de mariages de prestige et de réunions politiques.

En été, des concerts et des pièces de théâtre y sont représentés.

Un restaurant et une librairie complètent pour rentabiliser le concept de Fondation.

En 1988, plusieurs scènes d'intérieur et d'extérieur du film "Le Maître de musique" ont été tournées au Château de La Hulpe. (Un extrait qui permet de voir l'intérieur du château).

Comme le château et le parc valent le détour en toutes saisons et en toutes occasions, on en arrive à parler de surfréquentation du site.

Oui, je sais, il y a ceux qui quittent les chemins, qui piétinent les semis, qui escaladent les talus, des adeptes de VTT à la recherche de nouveaux parcours difficiles, dont la surfréquentation n'est pas le souci majeur.

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Parler de Solvay, de Folon, c'est commencer par écrire des poèmes à plusieurs volets.

Oui, il y a toujours des effets secondaire dont il faut tenir compte pour trouver l'accord entre juste milieu et juste prix.

Quant à toi, cher copain, prend une heure ou deux, peut-être, trois, pour un passage futur, elles ne seront pas superflues.

Il parait que les "Dimanches au Château" sont de retour. Une occasion de plus à ne pas manquer.

D'après la pub, "la vie y devient facile". Je ne pouvais trouver meilleur incitant.

Non, Nicolas Sarkozy que l'on apprenait, ce matin-là, vouloir s'installer en Belgique, ne viendra pas s'intaller en Bruxelles et racheter le château. C'était un poisson d'avril. 

Je ne dis pas que tu y trouveras la châtelaine de tes rêves, à l'entrée du château...

1.jpgMais, prends ton appareil  avec toi, numérique ou analogique, qu'importe.

Installe-toi devant la piscine du château, bien à l'aise. S'il n'y a pas de transat, ce n'est pas grave. Pour finir, demande à quelqu'un de te prendre en photo. Surtout, regarde s'il n'y a personne d'autre dans le champ avant de faire le clic pour la postérité. Cela t'éviteras de devoir modifier la photo par après.

Tu verras, cela donne une impression de puissance et que le monde est à toi.

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Pas besoin de te faire mousser avec une bombe atomique. C'est bon pour l'ado de service coréen. Une photo avec un style de coiffure de punk atomique, cela ferait désordre et pas chic du tout par ici. 

Hier, on apprenait que Bernard Arnaud ne veut plus devenir belge. Ce n'était pas un poisson d'avril non plus.

Je te laisse avec mon 1er avril, en photos

ou alors en toutes saisons dans un voyage au pays de Folon... 

Ce pays-là te fera, à coup sûr, vivre sur une autre planète.


 

L'enfoiré,

 

Articles connexes: "Forêt de Soignes, forêt soignée", "Séquoia sait quoi y a".

 

1.jpgCitations:

  • « O saisons ô châteaux. L'âme n'est pas sans défauts. », Arthur Rimbaud 

  • « Les châteaux en Espagne qui ne coûtent rien à construire sont ruineux à démolir. », François Mauriac 

  • « Le schizophrène construit des châteaux dans les nuages. Le psychotique y vit. Le psychanalyste touche les loyers. », Jérôme Laurence 

     

    Témoignages

04/04/2013

Que reste-t-il de Karl Marx?

Le 17 mars dernier, Kiosque (min 43:38-52:40) se posait la question dans "C'était, il y a 130 ans", lorsque  le 14 mars 1883, mourrait Karl Marx. Sa pensée a influencé l'histoire du 20ème siècle. Son oeuvre fait-elle encore parler de lui? Une confrontation avec un journaliste russe, un italien, une polonaise, une africaine et un argentin montraient seulement des similitudes. Parlons-en...

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Les philosophes ne font souvent qu'interpréter le monde par plusieurs voies. Énoncer ce qui ne va pas et puis passer la main. 

Karl Marx voulait transformer le monde par le communisme.

Marx était, tout à la fois, admiratif et adversaire du capitalisme.

Si, d'après lui, l'esclavagisme a fait place au féodalisme, le féodalisme a été remplacé avantageusement par le capitalisme. Il n'est pas loin de faire l'éloge de la mondialisation comme on le lit dans "Le manifeste du communisme" qu'il avait achevé en 1845, dans la maison du Cygne de la Grand Place de Bruxelles, maison qui a vu la fondation du Parti Ouvrier Belge, le 15 avril 1885.

 

A son époque, Marx voyait le régime capitaliste déjà à l'agonie alors que la mondialisation que nous connaissons, n'était pas encore dans les limbes.

Pour édicter ses théories, il entretenait une relation d'amour-haine ont été deux mentors, économistes, philosophes, Friedrich Hegel et David Ricardo.

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Marx rejetait  la dialectique du concept des idées et de leurs évolution pour expliquer l'histoire du monde comme le préconisait, Hegel.

Au matérialisme historique du capitalisme, il faisait correspondre le mode de production matérialiste qui domine la vie sociale, politique et intellectuel, en développant la contradiction qui existait entre les relations des différentes classes sociales. L'anatomie de la société civile dessinait un lien direct avec le travail de production. Les profits de la classe possédante, étaient, d'après lui, réalisés par les seules "plus-value", qui provenaient des excès de la force du travail considérée comme un équivalent d'une marchandise.

"Le travail est un acte qui se passe entre l'homme et la matière. Le travailleur doit être maître de sa production.", écrivait-il.

Ce qu'il appelait "capital constant", était le coût moyen de production tandis que  le "capital variable" représentait le coût des salaires. La trop longue longueur de la journée de travail lui suffisait comme cheval de bataille principal contre l'évolution du capitalisme.

De son oeuvre maîtresse, "Le Capital", seul le premier volume paru, de son vivant, en 1867. Les deux suivants ont été achevés et publiés par Hegel.

1.jpgLes paroles de Marx visait le capitalisme: "Du fait, que l'aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l'État, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l'opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu'au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s'enrichir, non point par la production, mais par l'escamotage de la richesse d'autrui".

L'affaire était ainsi entendue. L'adversaire était pointé.

Aujourd'hui, cette vision déterministe et positiviste est remise  en question, si pas à l'index, car après un siècle et demi, le capitalisme a encore plus engraissé et les inégalités se sont creusées.

Le travail n'est plus considéré comme la manière la plus efficace et la plus sûre de gagner sa vie vu que la production échappe de plus en plus aux travailleurs et qu'en plus, le travail se raréfie, supplanté par des machines et les robots. Même en grimpant sur les premières marches de la hiérarchie ne permet plus de contrôler les moindres décisions et leur suivi dans leur ensemble.

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Dans quelques années, il sera naturel de partager sa subsistance. Subsistance qu'il faudra remettre en question au cours de cycles concentriques en avançant en âge. 

En quelques mots, le travail ne permet plus tout. Travailler plus n'apporte pas plus d'assurance d'efficacité au résultat.

Les crises sont devenues les symptômes de la mauvaise santé, de la déchéance du système capitaliste.

La phrase "La crise est le capitalisme", est taguée sur les murs des villes.

L'absence chronique de débouchés, les conditions d'équilibre entre consommation et investissement perturbée pas la décentralisation des décisions, ont fait réagir les gouvernements. Ils tendent à faire baisser les rémunérations exorbitantes dans les services publique, là où ils ont une action possible. L'inconscience des traders fous, l'indécences des parachutes dorés et des émoluments qui frisent l'absurde, les paradis fiscaux sont en voies de rectification. 

Dans le même temps, l'accroissement des dépenses à la mécanisation augmentent. Le ralentissement des affaires et l'augmentation du chômage, sont pointées comme les prémisses de la déchéance du capitalisme que Marx disait inéluctable.

2.jpgEn 1936, ses idées ont imprégné celles du socialisme, que le communisme considérait comme un ennemi, comme "la volaille qu'il fallait plumer". Toutes philosophies confondues dans un même paradigme à deux têtes.

Au marxisme, Lénine y aurait ajouté la dictature du prolétariat, alors que celle-ci existait déjà dans les écrits de Marx. Le marxisme-léninisme devenait le régime d'État pour Staline, Mao, Pol Pot, Castro et d'autres.

Collectivisme contre productivisme, pourrait-on dire, mais qui se rejoignent dans la finalité.

Le productivisme a creusé l'écart entre les plus riches et les plus pauvres.

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Le collectivisme a tenté de renverser, par la force, les velléités trop indépendantistes ou trop libertaires.

Tous en arrivent à être mené par des régimes autoritaires qui éradiquent tout libéralisme, toute idée libertaire si pas de la liberté, elle-même.

Il s'agit de "communier avec le communisme" comme si c'était l'envie de tous et récupérer, au passage, les âmes déchues du capitalisme par l'intermédiaire de meneurs de troupes visant, en définitive, leur propre avantage...

Le communisme, rappelons-le, désigne, dans son sens théorique initial, l'idéal d'une société sans classes avec une organisation sociale sans État, où la propriété privée serait abolie. Il a été, le plus souvent, instrumentalisé avec l'aide d'un esprit révolutionnaire sous un État fort portés par des discours fleuve pour haranguer les foules, mais qui se terminent par l'élimination, d'une manière ou une autre, de tous les opposants à la doctrine.  

Le "séisme capitalistique" d'octobre 2008 a été une bonne occasion à ne pas manquer pour faire ressusciter Karl Marx.

Lucien Sève écrivait alors "Ceux qui, voici vingt ans, avaient enterré Marx avec le socialisme soviétique en sont pour leur frais. La crise financière, économique et sociale confirma l'extraordinaire actualité de sa pensée. A condition de la débarrasser de clichés obsolètes". Il démissionnait du PCF à l’issue des régionales d'avril 2010, dénonçant ce qu'il voyait comme un "raidissement dans la pratique démocratique" d’un parti qui "n’a pas réussi à se transformer".

0.jpgEnsuite, ce furent les mouvements des Indignés qui désignaient d'autres coupables, les banques.

Devant Wall Street, il y eut des calicot avec "Marx avait raison".

Les pays BRICS, elles, veulent créer une nouvelle banque qui ressemblerait au FMI au sommet de Durban dans un nouvel ordre mondial en commun.

L'économique, toujours l'économique gouverne le monde d'une façon ou d'une autre.

La mondialisation n'a qu'à bien se tenir. Point, à la ligne.

S'il y a des ressemblances avec la doctrine communautaire de Marx, les différences d'époque rendent toute transposition directe aléatoire.

Dans les populations en Occident, l'idée de vivre ensemble, d'être solidaire semble un leitmotiv que l'on retrouve dans beaucoup de chansons de variété avec les mots génériques de "ensemble", de "solidarité" que l'on scande dans des moments de rassemblements politiques ou lors de sermons religieux, mais qui s'essoufflent à la première occasion dans les réalités de la vie.

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Le nouveau Pape François, dit le "Pape des pauvres", sera-t-il à la hauteur comme agent de ce renversement de conscience pour éradiquer toute corruption comme un Monsieur Propre dans une tornade blanche?

Éluder l'impôt solidaire est devenu un sport quand il dépasse un seuil critique.

Amusant l'idée de voir le catholicisme se rapprocher ainsi du marxisme.  

Tellement d'interprétations des écrits de Marx restent possibles.

Ces interprétations semblent, parfois, tellement contradictoires que Marx pourrait être considéré comme de retour dans quelques pays, par seulement certains aspects de sa pensée, disait le journaliste russe, présent sur le plateau de Kiosque.

0.jpgLa Russie garde précieusement, une statue de Marx à Moscou, face au théâtre Bolshoi comme il en existe beaucoup dans le monde. Il faut distinguer Marx et Marxisme, disait-il, encore, sur le plateau de TV5Monde. Dire que le communisme de Marx, "essayé" à l'Est, a radicalement échoué après 1991, ne serait pas tout à fait honnête. Marx ne peut évidemment pas être tenu pour responsable de ce qu'on a fait de sa doctrine. Plus on s'éloigne dans le temps et de Marx, plus on s'éloigne de ses écrits. Mais on ne parvient pas à l'enterrer complètement même avec ses contradictions.  

En Pologne, là où le communisme vivait pendant l'époque glorieuse de l'URSS, il n'y aurait plus aucune nostalgie du marxisme d'après la journaliste polonaise. La phrase de Marx "La religion, l'opium du peuple" est même enterrée puisque la Pologne avait envoyé son pape Jean-Paul II à Rome.

En Afrique, le mot "marxisme" aurait disparu du vocabulaire Subsiste le côté 'analyse' des relations sociales exacerbées par la crise du capitalisme.

L'Italie a eu longtemps un parti communiste très florissant dans les années 70 et 80, mais a, ensuite, choisi la voie de la Sociale-Démocratie.

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Le PCF en France n'est plus que l'ombre de lui-même en comparant avec la situation d'après-guerre. Georges Marchais a été celui qui a incarné le parti à bout de bras. Le parti a dû perdre sa connotation stalinienne après la parution du livre "L'archipel du Goulag" de Soljenitsin. Depuis, le parti recherche en permanence son nième souffle. Le sketch récent des Chevaliers du Fiel est assez explicite au sujet des affiches d'Arlette Laguillier. C'est le Front de Gauche, avec Mélanchon, qui a repris le flambeau, en plus dur, en reprenant certaines principes du marxisme. 

Dans les pays d'Amérique latine, 'on retrouve quelques principes marxistes qui perdurent au travers de gouvernements de Chavez, de Castro qui se considèrent comme les piliers du communismes. Tous deux, ennemis jurés de l'américanisme considéré comme Satan, comme il se doit.

La propriété privé a été acceptée, sans détour, dans les nouveaux pays communistes d'Amérique du Sud alors que son interdiction est dans les fondement de la doctrine initiale. 

4.jpgLe Laos a pris le nom de République démocratique populaire lao comme la Chine, n'en a plus que le nom mais plus les convictions communistes.

Les Républiques populaires sont des régimes communismes (dits parfois de «démocratie populaire») qui en font usage, mais n'en ont pas l'exclusivité. Plus aucun pays, même considéré comme doctrinaire du communisme, ne l'est plus vraiment.

Dans les pays de l'ancienne URSS, une nostalgie appelée "ostalgie" subsiste, après les virages à droite qui ont suivi.

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Certains économistes ont voulu rectifier les erreurs du capitalisme, en "moralisant" le capital. Un mot d'ordre qui mériterait le prix de l'humour noir.

Marx n'était pas dupe sur ce point.

Dans la préface du Capital, il écrivit "Je ne peins aucunement en rose le personnage du capitaliste. Le développement de la société en tant que formation économique est compris comme un processus d'histoire naturelle, ne saurait rendre l'individu responsable de rapports dont il demeure socialement un produit". 

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Le soucis "éthique", "moralisateur" est-il une enseigne publicitaire?

Jusqu'où ira cette tendance? Probablement, jamais jusqu'à l'os à moelle de la charpente. 

Celui qui se targue de "réguler le capitalisme" ne peut être qu'un charlatan politique. Réguler demande beaucoup plus qu'une intervention étatique.

En tenant pour axiome que si l'Etat lui-même joue dans les mêmes eaux que le capitalisme et qu'il ne s'auto-régule à la base, aucun espoir n'est possible.

Actuellement, les pays sont sur la même vague à rechercher, dans les fonds de tiroirs, le moindre milliards pour balancer les budgets.

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Pour suivre Marx, il faudrait engager le dépassement du capitalisme vers une autre organisation sociale où les humains auraient des formes neuves d'association et contrôleraient ensemble leur puissance sociale.   

Dernièrement, en Belgique, est venu l'idée de créer une nouvelle banque: la NewB.

Une banque axée sur une gestion responsable et éthique des dépôts et des crédits tout en privilégiant l'Etat belge.

En deux jours, 13.000 coopérateurs avaient versé 20 euros comme une obole de participation.

Un chat organisé montrait un certain engouement, si pas enthousiaste, des internautes pour l'opération. Un nouveau cri citoyen...
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« La différence avec une autre banque est que ce sont les clients comme propriétaires qui décideront et vérifieront si les équipes appliquent leurs consignes. C'est l'AG des coopérateurs qui décidera des secteurs à financer, ensuite le management fera rapport de l'exécution de ces directives et sera contrôlé par un comité éthique élu par l'AG; enfin, tout le portefeuille de crédit sera public. Une offre de tous les services comme le compte courant, le crédit... mais comme une coopérative. Tous les clients capitalistes détenant des actions et qui investiront en local avec des capitaux qui resteront locaux... Une voix par coopérateur dans une démocratie économique. ».

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A la question de savoir quelles étaient les formations des dirigeants, il fut répondu "Les profils des collaborateurs ont varié au fil des mois et des missions. Il y a des économistes, des financiers pour les questions liés au plan financier, des représentants des organisations pour les questions liés aux besoins sociaux et à la gouvernance, des informaticiens et des administratifs".

Rien d'anomal ni de totalement différent à ce qui se passe dans une banque traditionnelle si ce n'est cette idée de coopération.

"Comment être viable?" était la question subsidiaire face aux autres banques déjà en place. Qu'arrivera-t-il quand il faudra augmenter, de manière drastique, le capital pour ajouter à la cotisation d'entrée? Ces clients devenus propriétaires deviendraient de fait des actionnaires coopérants. N'exigeront-ils pas, tôt ou tard, des comptes de résultats positifs, des dividendes, des retours sur investissements, une plus-value? 

 


Alors, est-ce une banque utopique qui aurait des envies de faire ressusciter les principes de Marx?

 

0.jpgUn autre rebelle est ce qu'on appelle le "bitcoin".

Un système qui cherche à éviter les banques par un système de monnaie parallèle qui transite par Internet. Spéculation oblige. Au dernières nouvelles, il est monté à 238 dollars parmi 11 millions d'utilisateurs avant de chuter de 50%. Quant à la transparence, faut pas rêver...

Dans tous les mouvements de foule, il y aura toujours ceux qui retirent leur épingle du jeu. Qu'on appelle cela une élite oligarchique n'empêche pas que des gens mieux formés à la vie économique existent et qui laisseront une "larme" aux laissés pour compte dans un néo-darwinisme notoire. 

0.jpgSans beaucoup gratter la grande Toile, si le mot communisme n'apparaît plus que rarement en tant que tel, certains principes gauchisants se retrouvent dès la première dérive d'un fil de discussion qui tourne autour de l'argent, honni par ceux qui n'en ont pas, protégé par les autres. Normal, dirait-on.

Serait-ce ce que dit cet article la métamorphose du capitalisme?

Dans la conclusion, on y trouvait ce qu'aurait dit le sophiste Thrasymaque« la justice naturelle est ce qui est le plus avantageux au plus fort; et le plus fort est celui qui ne se trompe pas dans la compréhension de ce qui lui est avantageux. Le but de tous les hommes, ce qui rend vraiment heureux, c'est de mettre la puissance aux services des passions et des intérêts de celui qui la possède. L'injustice est sage et vertueuse. ».

On ne change pas l'homme pour l'introduire dans un moule à l'identique. Vouloir une autre société pour plus qu'une partie de population serait une meurtrière utopie. 

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L'homme, s'il est anthropomorphe et même grégaire, est un animal qui n'aime pas vivre en meute. S'il aime se retrouver en groupes restreints, en dehors de grands meetings politiques, c'est par le partage d'intérêts communs comme règle de vie qu'il vit le mieux. Calculateur à ses heures, il le tient par ses gènes, aimant la rêverie de vacances de l'esprit et quelques utilisations de son temps réservé au travail. Cela veut dire qu'il ne  faut pas le pousser dans ses derniers retranchements.

L'individu, dans une société de propriétaires privés, n'aime pas se faire dicter une concurrence qui ne serait pas "libre" et serait donc, de fait, "faussée". Perdre ce qu'il a emmagasiné par son travail en dehors de sa famille proche, est considéré comme "injuste". La débandade s'installe dès qu'il y a excès de ponctions, à la recherche d'une échappatoire.

Dans les entreprises, on trouve quelques sursauts qui s'opposent à la recherche du profit unique.

0.jpgD'après une étude récente de Ernst & Young, en période difficile, les entreprises performantes ne cherchent pas à uniquement générer du profit pour leurs actionnaires, mais se concentrent sur la création de valeur pour toutes les parties prenantes dans un nouveau paradigme économique durable où la 'stakeholder' (corporatif) value' remplace la 'shareholder value'. 

Le succès serait assuré par trois concepts "Mean" (ciblé), "Lean" (maigre) et "Clean" (durable). Des théories que l'on voudrait voir passer dans la pratique et sortir de principes théoriques. 

Ce ne serait plus le travail dans la communion mais la réflexion par le partage.

L'expérience de Pavlov prouve qu'il faudrait même remonter plus haut et se rapprocher des gènes pour changer les concepts sociaux. En conclusion de son expérience, reflétée sur l'homme, celui-ci serait attiré par telle chose et un autre par telle autre. Rien que par des stimuli, il salivera, inconditionnellement,  sans même se rappeler qu'il existe cet autre chose.

Les rites privilégient toujours la compétition dès le niveau scolaire qui encense les premiers de classe, et qui tombent, ainsi, dans le travers du joug du "diviser pour mieux régner" en protégeant la tête par une foule de grades hiérarchisés.

Être programmé, mentalement, à la séparation des biens et des jouissances pour récompenser les bons services dans un concept de "Bien" et de "Mal", prête à réflexion.

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Tout régime a des effets secondaires qui ne sont pas inscrits sur la posologie de leur boîte de Pandore.

Essayer de l'ouvrir et ce sera se retrouver avec des contents et des mécontents.

Jean Ferrat a vécu un recul vis-à-vis de ses convictions communistes en chantant "La jungle ou le zoo".

Rien de nouveau sous le soleil. Une faillite dans l'aboutissement de l'homo oeconomicus, consommé par le libéralisme théorique et de l'éthique de l'individu concurrentiel près à devenir "tueur" dans la liquidation des solidarités sociales jusqu'à l'extinction de l'espèce humaine car l'un dépend de l'autre.

Lev Vygotski poussait l'autre porte du marxisme par la notion du développement intellectuel de l'enfant comme une fonction des groupes humains plutôt que comme un processus individuel.

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Le travail n'y avait plus sa place. Serait-on plus proche d'une version 2.0 du communisme?

La conjoncture est à la radicalisation. Même François Hollande,  en baisse dans les sondages, s'en est aperçu comme socialiste convaincu lors de son dernier interview.

Avec un peu d'humour, la solution se pourrait être dans un marc de café  avec... 
deux Corée qui se font face en fourbissant leurs armes à défendre chacune une autre idéologie dans un bluff éternel et de l'affaire de mensonge de Cahuzac.
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Les secrets des Offshore-Leaks sont exposés mondialement, lisait-on dans la presse. Même la famille royale d'Espagne se retrouvait dans l'oeil du cyclone par la corruption.

C'est peut-être ainsi que l'on peut déterminer ce qu'est une démocratie. L'affaire Cahuzac et celle d'Espagne, en Corée du Nord ne serait jamais arrivée sur la scène publique.

 

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L'anarchie ne serait-il pas l'effet secondaire d'une volonté de partage dans sa globalité vu le nombre infini de convictions politiques différentes, de corruptions déguisées? 

Serait-on occupé à scinder le monde en régions, divisé par des convictions plutôt qu'à les rapprocher? Ce serait comme une nouvelle dérive de continents avec sur l'un d'eux, l'idéologie capitaliste et, sur l'autre, celle du communisme.

Le communisme a pu donner l'espoir d'une société juste. Le triomphe de capitaliste sautille de branche en branche sans être sûr d'atteindre la suivante.
 
Marx, tu suis toujours? 
 

 

L'enfoiré,

 

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Remarque: ce billet, je le dédie à Nabum avec qui j'étais assez opposé lors de son article "Laisser pisser le chameau".

Quand on lit l'aventure de Sébastien (ci-contre), il y a des questions à se poser.

 

Citations:1.jpg

  • « Chaque communiste doit assimiler cette vérité : le pouvoir est au bout du fusil. », Mao Tsé-Toung
  • « Pourquoi je suis communiste ? C’est bien simple : je possède un milliard et je veux le garder. », Pablo Picasso
  • « Un capitalisme sans banqueroute est comme un christianisme sans enfer », Frank Borman
Mise à jour 6 juillet 2013: L'assemblée générale des coopérant au projet de la NewB a eu lieu ce 6 juillet. L'aval de 60 millions d'euros de capital de départ devrait atteindre les 100 millions en un an. Il faut encore décrocher le sésame de Banque Nationale de Belgique et de la FSMA. Les participations devraient dépasser les 20 euros pour être réservées à la mise en oeuvre. Bale III impose un ratio crédit-impôt sur le capital. Les 43?600 coopérants sont prêts à transférer une partie de leurs avoirs. L'équipe de 11 personnes comprenant 4 banquiers de formation, comme "ex-" d'autres banques devront passer à la phase de recrutement. 
 
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28/03/2013

Créateurs d'étincelles

Je me suis demandé comment j'aurais pu inciter des adolescents en phase terminale du secondaire et les passionner à l'étude des Sciences quand on sait qu'elles sont un peu négligées... Défi pour un prof de Sciences... 

histoireBonjour, 

Je ne vais pas vous sucrer la pilule. Des nouvelles négatives circulent dans beaucoup de domaines et les sciences sont parfois visées. 

Aujourd'hui, je vais tenter de renverser ce négativisme ambiant et essayer de vous passionner en vous parlant de ce que les Sciences peuvent vous apporter.

Je vais commencer par vous parler d'histoire. Pas d'histoire  avec un grand "H" comme vous l'enseigne votre prof d'histoire. De la petite histoire de ceux qui ont marqué leur temps en laissant des traces indélébiles. Des anonymes célèbres, des créateurs d'étincelles, qui travaillent dans l'ombre, loin de "The Voice", mais qui entrerons dans les habitudes des gens par leurs découvertes et leurs inventions.

Et j'en suis convaincu, vous pourriez, demain, être de ceux-là.

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Je ne vais pas vous rappeler la dernière aventure qui est arrivée à Summly, à ce rachat par Yahoo, de ce Nick d'Aloisio quoique ce serait une bonne entrée en matière pour vous dire que la réussite est toujours possible. Oui, vous avez raison, le foot vous passionne et devenir un joueur sur le terrain, peut vous faire gagner plus de sous et vous motiver. Comment contrer cela? 

Pourquoi ne pas commencer par l'histoire de votre portable? Vous l'utilisez pour communiquer sans plus vous rendre compte de tout ce qui l'a précédé avant d'arriver dans vos poches. Il a supplanté le téléphone fixe et révolutionné votre vie de tous les jours. A une époque encore récente, il ne méritait pas la qualification de "portable" en faisant désordre avec son antenne proéminente. 

Mais vous direz, ce n'est pas de la science mais de la technologie. Et vous aurez raison. Mais, l'une est complémentaire à l'autre.

Tout va plus vite aujourd'hui que par le passé grâce à la technologie comme levier accélérateur de la Science sans que cela se ressente dans le bonheur général du monde.

Mais, passons, si vous le voulez bien, cela nous engagerait sur une mauvaise voie ou de mauvais sentiments...

Suivre l'histoire de la Science, c'est faire l'inventaire des inventions et des découvertes à travers les siècles comme l'a présenté l'émission de Arte "La fabuleuse histoire de la science" en six épisodes. Une histoire qui vous impose de revoir toutes vos convictions l'une après l'autre.

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Je reprendrai les conclusions du dernier épisode:

  • à notre insu, le cerveau fait de la Science.
  • la Science est affaire de politique, de croyances et d'argent
  • elle est motivé par le pouvoir et la passion 
  • les questions de demain seront façonnées par ce que nous sommes, par notre monde et nos préoccupations

Tout cela est vrai et bien résumé.

Il vous reste le choix du comment l'aborder. Des questions existentielles restent ouvertes comme "qu'est-ce l'univers?", "d'où venons-nous? et "de quelle matière est fait notre monde?" dans lesquels vous pouvez intervenir pour faire évoluer les connaissances scientifiques.

Je préviens, les connaissances perdent très vite de leur superbe et de leur caractère exceptionnel. Elles se doivent se renouveler en permanence. "Innover" est, plus que jamais, le mot clé.  

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Sur ARTE, une autre série d'émission intitulées "Il était une fois... les découvreurs" réalisées en dessins animés est destinée aux juniors. 

La dernière présentait "Guillaume Marconi et les ondes" avec son esprit curieux qu'il avait en bricolant des fils électriques en spirale pour créer des champs électromagnétiques en se passant de fils pour communiquer.

L'histoire des communications est arrivée dans mon Smartphone et elle continue toujours à vivre sa folle aventure... 

Au 19ème siècle, avec les découvertes et les lois de la thermodynamique et de l'électromagnétisme, le monde scientifique croyait qu'il connaissait toutes les lois fondamentales de la nature.

On en était loin comme vous pouvez le constater.

Sur la page de garde du Printemps des Sciences, dont les expositions viennent de s'achever à Bruxelles, il est écrit: "La Science est précieuse, fascinante, étrange…On pourrait aussi la qualifier d’inodore, incolore, insipide, mais ce serait trop réducteur. Alors, pourquoi pas: complexe, subtile, changeante, et surtout, essentielle? Ah, elle peut aussi être solide comme le roc, fluide comme le vent ou même invisible comme l’air. Banale et extraordinaire à la fois, omniprésente et rare, elle est source de vie, mais peut aussi semer terreur et effroi… On la traque sous terre pour vivre, et sur les autres Terres, juste pour le plaisir. Cosmique ou tellurique, elle est au cœur de notre existence, de notre survie, de nos loisirs, de nos peurs, de nos espoirs."

Disons que la Science se cherche en permanence, qu'elle bouge, qu'elle n'arrive jamais à satiété avec ses inventions et ses découvertes. Beaucoup de magazines de vulgarisations scientifiques en témoignent.

Si j'arrive à modéliser ces étapes dans votre esprit, à leurs donner un sens, une origine, une histoire et une fin de recevoir ou de non recevoir, je serai arrivé à mon but.

Je dis "non recevoir", parce que tout n'est pas bon à conserver et à prendre en considération. Des échecs et des déchets sont du nombre. Il y a toujours des découvertes ou des inventions qui ne tiennent pas la route dans la distance, trop dangereuses à l'usage ou en inadéquation avec le temps. L'histoire de la bombe atomique n'est qu'un des dérapages.

En résultent des bides magistraux conçus avec de gros budgets et de petites réalisations qui font, elles, un tabac. Inventer est toujours plus flatteur que de découvrir fortuitement pour justifier les investissements avec des rendements élevés. 

Le côté fortuit de la découverte reste, bizarrement, dans l’ombre et non avoué par le découvreur-inventeur qui aimerait plutôt laisser une image de longues recherches et d’un travail acharné. 

La fin justifie-t-elle les moyens?

Une réponse de Normand vous suffirait-elle? Je n'en ai pas d'autres.

Vous aimez les romans à suspense. Alors, avec la science, vous en aurez. 

On vous demandera de publier pour vous faire connaître et attirer l'attention sur vous. On vous demandera d'être proactif. Il faudra conserver l'humilité car avoir raison trop tôt, c'est trop émouvoir la galerie. 

Ressentir l’importance du changement nécessaire fera partie de votre stratégie future, d'une intuition mêlée d'expériences. 

Gardez une partie de votre savoir en réserve, pour ne pas vous le faire coiffer sur le poteau. Des inventeurs qui se sont fait voler leurs idées ne sont pas rares car la compétition fait partie du jeu.  

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Pour faire bouger les choses, comme acteur scientifique, il y aura le pouvoir, la passion, la rivalité et le hasard, la chance (inventions fruits du hasard). L'histoire s'écrit tout autant dans les laboratoires que sur le terrain.

Aujourd'hui, on mêle tout le melting pot, sous le seul parapluie des "Recherches et Développements". Des R&D, en abrégé. Des budgets sont alloués à la Science par le secteur public et plus souvent par le privé, mais toujours au compte-gouttes. 

histoirePourtant, on confond souvent l'invention avec l'innovation.

Le prix Nobel de médecine en 1937, Albert Szent-Györgyi disait qu'il y a deux types de recherches.

La recherche fondamentale qu'il qualifiait de "dyonisiaque" et la recherche appliquée, définie comme "apollonienne".

Dyonisos, associé au bon vin mais aussi, à la recherche de l'inconnu, avait des visions sans en connaître la destination, soutenues uniquement par l'enthousiasme, l'imagination et la démesure.

Apollon, associé au dieu du soleil, ami avec la raison, aimait les sollicitations objectivées et récompensées.

Et si Apollon avait rendez-vous avec Dionysos pour aller boire un coup ensemble, est-ce qu'ils continueraient à innover?

L'innovation est la transition de l'invention. Elle a besoin de sponsors pour démarrer et espère des royalties en retour. Elle est devenue chère à rechercher et à décupler son potentiel. histoire

On n'invente plus avec seulement un point d'interrogation devant le nez. La science s'est elle-même transformée dans ses processus et se tourne vers le travail en équipe.

Les entreprises ne peuvent même plus se permettre de se limiter aux résultats de leurs propres recherches. Elles acquièrent des connaissances d'autres sociétés. Elles sous-traitent et achètent des licences, des brevets.

L'écueil de l'invention fortuite, mais trop aléatoire, est ainsi évité. Il n'y a que la standardisation qui fait défaut dans ce processus d'externalisation qui empêche d’accroître encore plus cette tendance

Les relations "homme-homme" sont devenues difficiles et chères, disais-je. La machine s'est introduite dans cette relation qui n'est plus limitée au "one to one", mais au "many to many". Des relations dont on vous a parlé au cours d'informatique avec les difficultés qu'elles engendrent. S'il y a  des dysfonctionnements et des erreurs, pour s'en disculper, ce sera toujours le bug informatique et la machine qui sera responsables. Ce qui est plus de neuf fois sur dix, absolument faux, mais qui évitera de chercher les erreurs humaines qui prendraient bien plus de temps.

Qui fait quoi? Comment le fait-on? Avec quelles ressources matérielles et humaines? Internes ou externes? Qui prendra en charge le suivi des opérations?   

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Voilà, les questions qui importent, désormais, bien plus que la décision de passer à l'acte.   

Alors, vous allez me dire, "mais qu'est-ce que je viens faire dans cette galère?". "Comme les entreprises le font, je n'ai plus qu'à acheter ce qui existe pour consommer". "Plus besoin de me farcir des années d'études".

Encore une fois, à la limite, on pourrait le croire que tout a été inventé comme au 19ème siècle. Et pourtant...

Le marketing impose toujours ses lois. Si le marketing ne donne plus le temps aux entreprises d'espérer des inventions révolutionnaires et des découvertes fortuites, il fait tourner la machine du temps et des fantasmes.

Aujourd'hui, la complexité et le temps pour "inventer", pour "découvrir" est toujours voulu plus court. 

Ok, il y a l'"Open Innovation", l'"Open source" que vous devez avoir entendu parler sur Internet. Henry Chesbrough voulait mixer les connaissances par cette voie. D'après lui, il faudrait tout ouvrir pour tout le monde dans le libre, le perpétuel et le gratuit. Quand on sait que nous sommes dans un monde dans lequel tout s'achète et se vend, vous vous dites qu'il doit y avoir un truc. 

Je ne sais si c'est à cause de ces considérations que la Science aurait moins de succès auprès de vous, jeunes, plus attirés par le rêve que par une époque de crises et de projets d'avenir que l'on vous propose au raz des pâquerettes. Mais, il faut savoir que la pénurie de jobs dans le domaine des Sciences, existe bien plus qu'ailleurs.

La recherche fondamentale est souvent sous-évaluée à cause de ses retombées aléatoires. D'accord. Tout n'est pas qu'argent pour générer le plaisir. Mais il n'y a pas de recherches appliquées sans recherches fondamentales, sinon ce ne sont que des copies.

Soi-disant moins rentable, avec des retombées non estimables dès le départ, elle fait partie des activités scientifiques qui entrent en conflit moral avec la recherche appliquée qui se fixe des objectifs précis de rendements. Ces deux approches restent complémentaires.

La société veut toujours du nouveau. C'est ce qu'elle attend de vous. 

Une véritablement lutte à mort s'est engagée en dehors de nos frontières. Les pays en voie de développement vous attendent au tournant dès que vous lâcherez prise. 

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Votre portable et votre PC venaient du Japon. Il vient, désormais, de Corée du Sud.

Les cerveaux seraient-ils mieux formés en Corée qu'au Japon avec une technique mieux adaptée?

Pas vraiment, il y a une autre loi qui intervient. Celle du prix de vente qui dépend, à son tour, du cours de la monnaie.  Le won coréen est beaucoup plus faible que le yen. Ce qui explique cela.

histoireLe progrès humain est jonché de ce genre de moments d'incongruités politiques que l’humanité est obligée d'assumer.

Je suis désolé de vous le dire, les moments de grâce seront plus discrets encore dans le futur.

Il ne faut pas sous-estimé le consommateur. Pas fou, celui-là. Il peut analyser et comparer les prix avec le rendement et les plaisirs des gadgets que les technologies lui fournissent.

Alors, il faudra le faire rêver, ce consommateur comme un maître de la simplexité pourrait le faire, puisqu'il ne se rend pas compte que l'ergonomie qui lui rend les choses simples et plus agréables, sont dans le fond très complexes.

Même si, dans vos déductions, vous avez quelques soupçons sans preuves, il faudra les vendre, les traduire en y mettant des artifices pour qu'ils soient encore "achetables" par des consommateurs blasés. D'autres, avant vous, l'ont fait avec plus ou moins de bonheur.

Vous vous souvenez de ce fameux Boson de Higgs avec les théories des molécules qui l'entouraient. Imaginez comment cela aurait été difficile de le faire connaitre sans les médias, sans le buzz qui l'entourait et sans un nom magique de "particule de dieu". Réunir la science avec la religion par l'intermédiaire des médias, quelle idée de génie !

Aujourd'hui, c'est mon rôle de vous faire rêver à votre futur entre plusieurs voies.

Une première, celle du fondamental qui offre un angle à 360° avec la liberté mais sans certitudes et sans beaucoup de sponsors. Une seconde, au canevas de recherches, fixé d’avance par la recherche appliquée. Chacune contient tellement de sous-couches différentes du savoir que vous avez un choix étonnant. 

Il faut avouer que le métier de chercheur demande des dons d’ubiquité, d'intuition, d’observation, d'esprit de déduction qui sortent souvent des programmes enseignés dans les universités qui se doivent d'être informatives sans obligation d'apporter l'assurance du succès.

Les fondamentalistes ne seront pas plus intégristes avec des buts exploratoires, avant de devenir expiatoires devant un bide éventuel que les applicatifs.

L'ancien patron de GSK était sur antenne, hier. Il rappelait quelques principes en provenance du secteur pharmaceutique.

Je ne suis pas là, non plus, pour vous vanter uniquement les études supérieures.

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Chacun a son mot à dire pour croiser le fer de l’invention et de la découverte.

Mardi, Thomas l'avouait qu'il ne se sentait pas être une flèche podcast

alors que ce jeudi, il se sentait avoir de l'influence sur le gouvernement podcast.

Thomas, dont le papa, Edgar Gunzig, vous vous rendez compte, était physicien, intéressé au vide quantique, à l'inflation cosmique et auteur de la théorie du bootstrap, une théorie explicative de l'origine de l'univers. Ce serait, vraiment, jouer au fils à papa, avec un parfum de népotisme, que d'en ajouter une autre couche avec les mêmes accents, les mêmes notes, via son fils. Soyons pluralistes, que diable. L'autodidacte, aussi, peut avoir des envies de crier "Eureka" dans son bain ou ailleurs, sans avoir suivi des études très poussées. 

Passer à côté de la plaque de l'histoire manquerait toujours de panache et de goûts d’aventure quand on a quelques moyens innés, manuels ou intellectuels.

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Devenir "créateur d'étincelles", cela demande bien plus qu'une vague rumeur de l'histoire, qu'une entrée en religion et la fougue, personne ne vous forcera à l'avoir.

Les Sciences, en vitesse de croisière? Peut-être...

Crises structurelles? Un mauvais moment à passer?

"Cogito ergo sum", disait Descartes.

Cette maxime, au moins, est toujours vraie.

Rappelez-vous que les Sciences peuvent être autre chose qu'austères.

Elles peuvent être très amusantes comme le sont les histoires de Sherlock Holmes.

Voilà ce que je voulais vous dire, aujourd'hui.

Une vieille blague, pour finir, me vient en mémoire. Un peu rafistolée pour l'occasion, elle pourrait se dérouler ainsi:

Trois inventeurs dialoguent au salon des inventions de Bruxelles.

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Le premier, un américain dit:

- J'ai fait partie du projet Google glass. Avec ces lunettes, il est possible de communiquer avec le monde entier.

Le second, japonnais dit:

- J'ai fait partie de l'équipe qui a développé les nouveaux robots. Ils permettent d'aller voir de plus près les réacteurs de la centrale de Fukushima. Nous les contrôlons à distance. Cela n'est pas par la télépathie. Ils ont beaucoup de latitude dans leurs actions pour décider de la marge de manoeuvre sans interventions des hommes. 

C'est alors qu'on entend un bruit sourd qui provient de l'inventeur belge. Tous deux se retournent vers lui.

Le Belge, un peu honteux, dit, avec un esprit inventif:

- Ne vous en faites pas. C'est mon hologramme téléporté à New York. Je lui avais envoyé un message. Il vient de me renvoyer un accusé de réception sur mon vieux fax.

(Rires des étudiants)

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Je ne vous dis pas, mais, la morale de cette histoire pourrait bien être que si vous ne parvenez pas à faire passer vos inventions dans le public par les médias habituels, vous avez toujours la possibilité d'utiliser, en plus, l'ouïe ou l'odorat pour le faire.

Mais vous pouvez le considérer comme un poisson d'avril avant l'heure...

(Rires et applaudissements)

Merci... maintenant, allez jeter un coup d'oeil sur futura-sciences.


 

L'enfoiré,

 

Citations:

  • "Une pensée ? Un aspect de la vérité qui étincelle", Nicolae Iorga
  • "Les grands embrasements naissent de petites étincelles.", Cardinal de Richelieu
  • "Qui a peur des étincelles ne devient pas forgeron", Proverbe allemand
  • "La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique: rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi", Albert Einstein

 

histoireMise à jour 27 mars 2014: La réalité du virtuel. Le jeune Palmer Luckey veut révolutionner le monde du réel.

Sa start up Occulus VR a récolté 90 millions de $ grâce à son casque Occulus Rift et financé par Crowdfunding.

Facebook vient de l'acheter pour 2 milliards de $.

Le jeu vidéo va devenir une véritable plateforme qui permettrait de donner l'illusion du réel en se baladant dans le monde virtuel.

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Associé au Big Data qui n'est encore qu'au début de la vague et qui emmagasine des milliards de données chaque jour, il est certain que le terrain d'exploitation est gigantesque.

Pour y arriver, il faudrait des données pertinentes, des outils performants, des personnes compétentes et des objectifs bien définis (ce qui n'est pas encore le cas pour Facebook avec l'Occulus VR). A ne pas oublier des investisseurs, des data scientists, des business analysts, du marketing et un CEO comme leader, charismatique capable de mélanger toutes les cartes à disposition.  

22/03/2013

Pour l'amour de l'eau

... le titre d'une émission sur ARTE de 2008. Un film qui appelait à résister à la raréfaction de l'eau contre le pillage des sociétés dans un soucis écologique. 22 mars 2013, nouvelle journée mondiale de l'eau. Une autre émission sur RTL-TVI: "L'eau: source de vie". Puis, c'est à peu près tout dans la presse.

1.jpgPasser "Au fil de l'eau", c'est souvent passer de l'opulence à la pénurie.

RTL-TVI sautait allègrement du thermalisme de Spa à la création d'un puit de forage  à Kinshasa. L'image que cela peut donner de passer du nirvana à un travail de récupération de l'eau de forcat. (revoir)

S'il ne manque pas d'eau à Kinshasa, c'est l'eau potable qui fait défaut, même sans curistes qui se payent du thermoludisme. Boire de l'eau polluée, c'est le choléra qui prend la relève. Boire de l'eau du robinet ou en bouteille, un geste tellement simple, qu'on en oublie toutes les précautions qu'il faut prendre pour obtenir la qualité de l'eau.

Une tout autre histoire d'amour de l'eau... 

Les pays riches parviennent à résoudre leur pénurie en déssalant l'eau de mer et ensuite, la rendant potable. Solution qui se fait payer très chers.

Lutter contre la sécheresse en faisant pleuvoir dans le désert, l'idée peut paraître aussi folle que simpliste. 

En 2006, un projet pour faire pleuvoir dans le désert du Néguev, coordonné par l'Université libre de Bruxelles (ULB) et financé par Israël, avait été envisagé. Comme des sourciers, pour faire pleuvoir, deux rabbins étaient montés en mongolfière pour unir leurs prières.

J'ai cherché, rien de nouveau sous le soleil, plus rien n'en est dit du projet sur Internet... Le désert du Néguev est resté un désert.

Le projet avait, pourtant, mobilisé un budget de 60 à 100 millions d'euros et se basait sur le vieux principe des "îles de chaleur", recouverte de panneaux solaires et une condensation par la vapeur d'eau en provenance de beaux cumulus que le vent se chargerait de pousser jusqu'aux zones les plus arides.

De gigantesques nappes phréatiques existent sous les déserts de Mauritanie et du Sahara septentrional.

A Las Vegas, en plein désert, l'eau semble couler à flots continus. Et pourtant...

Sur la planète Terre, nous sommes entourés de 70% d'eau.

Cependant, l'eau douce fait chuter le pourcentage en dessous de 3% et à moins de 1% pour l'eau potable. 

Huit enfants par secondes meurent dans le monde par manque d'eau potable, disait Ricardo PetrellaL'OMS estime que plus de cinq millions de personnes meurent chaque année pour avoir absorbé une eau non potable. Un luxe, cet or bleu !

L'eau est le principal constituant des êtres vivants et l'élément indispensable à toute forme de vie. 

L'eau représente la troisième industrie mondiale après le pétrole et l'électricité, mais son caractère vital et sa raréfaction accélérée vont en faire, à court terme, la première ressource essentielle et, par là, un potentiel de profits pour certains.  

La corruption favorise même le gaspillage des ressources en eau pour faire monter les prix. La construction de barrages, de canaux et de réseaux de canalisations sont les plus touchés par cette corruption liés aux grands projets.

L'aide internationale contribue à cette situation quand une véritable gestion de l'eau n'est pas présente.

Intolérable le prix à payer quand on pense que cette eau est un don de la terre, mais qui est mal distribuée sur celle-ci. 

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Fin 2011, après 3 ans d'enquête, l'eau ne permet pas de lutter contre la déshydratation est il annoncé. L'UE dictait, alors, un nouveau texte de loi qui interdisait aux industriels de faire figurer cette assertion sur les bouteilles d'eau minérale ou d'eau de source. "Boire de l’eau pour prévenir la déshydratation ne peut pas être un argument de vente", concluait l'étude.

Miser sur l'or bleu est un enjeu majeur du XXIe siècle disait Jean-Claude Périvier, rédacteur de Défis & Profits. Bonne source d'informations dont je remercie les auteurs.

Au Pakistan, à Mohenjo-Daro, les archéologues ont découvert une civilisation vieille de 5000 ans qui disposait d'un réseau de distribution d'eau avec bains publics avec un systèle d'égouttage pour les eaux usées.

Pour Thalès de Milet, l'eau était "le principe de toutes choses". La Grèce antique a ses légendes autour des Naïades, des Néréïdes, de Poseidon. Rome invente les 11 ponts-aqueducs comme au pont du Gard pour canaliser l'eau dans les fontaines et les termes. A la chute de l'empire romain, la connaissance disparaît et l'eau est récupérée souvent souillée, ce qui a favoriser le choléra et le typhus.

Ce n'est qu'au 17ème siècle qu'un réseau de distribution afin d'améliorer l'hygiène se créa. En Belgique, les sociétés de distributions virent le jour en 1860. 

2.jpgLa disponibilité de l'eau, un des plus grands défis auquel l'humanité doit et devra faire face. Il va bien falloir que les pays s'entendent pour la gérer, à moins de s'engager sur la voie des conflits. Les échéances sont proches et le statu quo n'est pas tenable.

L'OCDE exhorte à réformer la gestion de l'eau, car selon un récent rapport, 3,9 milliards d'hommes (environ 40% de la population mondiale) vivront dans des zones soumises à un stress hydrique important d'ici 2050.0.jpg

D'après la Banque mondiale, l'utilisation de l'eau a augmenté deux fois plus vite que la population mondiale au cours des 50 dernières années, et la Banque calcule que la demande en eau devrait doubler tous les 21 ans.

Naturellement, assainir l'eau, il faut s'en réjouir sur le plan humanitaire par les vies préservées, les maladies évitées, l'hygiène et le confort pour davantage de gens et une production agricole plus efficace.

Mais, le développement de nombreux pays émergents (ou sur le point de le devenir), accentue la pression sur la demande en eau en créant plus de pollution, menaçant la disponibilité d'eau de bonne qualité.

0.jpgBeaucoup de pays sont déjà touchés par le stress hydrique, de manière plus ou moins forte hors des pays en voie de développement. La Grande-Bretagne fait l'expérience d'un déficit pluvieux; la France voit souvent ses nappes phréatiques dangereusement basses. Ce n'est évidemment rien à côté de ce qui se passe en Afrique...

Une situation que la pollution ne fait que dégrader et qui est encore aggravée par des infrastructures insuffisantes ou défectueuses. L'eau pourrait bien être considérée à court terme comme une ressource non renouvelable pour satisfaire la demande.

Le marché de l'eau est un marché de services de 500 milliards de dollars par an. En croissance annuelle de 5 à 7%, il suit les cycles économiques d'après la banque PICTET qui a un fonds sur l'eau très performant. C'est de plus en plus le secteur privé qui prend la relève sur un marché initialement détenu et géré par des entités publiques.

Les retombées bonnes ou mauvaises arrivent en cascades:

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  • l'eau gratuite est progressivement abandonnée. Le principe du "tout le monde paie" est communément admis. Le prix de l'eau est ajusté plutôt sur sa valeur que sur son coût.
  • l'eau est considérée comme une matière première finie. Sa réutilisation assure la pérennité des ressources (récupération des eaux pluviales, séparation des eaux usées, passage de l'assainissement au traitement des eaux usées, recyclage...) avec des réseaux intelligents mis en oeuvre dans les pays émergents. 
  • Via des partenariats public-privé, le secteur privé devient un acteur en progression, passant de 13% de parts de marché au niveau mondial à 21%.
  • récupération de la chaleur, l'utilisation des boues d'épuration comme source d'énergie (biogaz), le traitement des eaux pour la récupération de métaux et de minéraux. 
  • En alternative au chlore, la sécurité de l'eau et la santé publique, assurée par les UV, l'ozone et d'autres procédés d'oxydation.
  • des politiques gouvernementales en faveur de la préservation de l'eau avec des lois et directives. Aux États-Unis, comme "Safe Drinking Water Act", "Clean Water Act". En Europe, "Directive Cadre sur l'eau", remplacement des tuyauteries en plomb, traitement des eaux usées urbaines. En Chine, 12e Plan à cinq ans sur les ressources en eau et l'irrigation, objectifs prioritaires sur le traitement des eaux usées.
  • etc....

Les infrastructures liées à l'eau ont un besoin de 1.000 milliards de dollars par an d'investissement

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Si on prend les investissements dans l'énergie, les transports rails/routes, les ports et aéroports, l'eau absorbera 66% des investissements en Amérique du Sud, 57% en Asie, 56% en Amérique du Nord et 49% en Europe et en Afrique.

Sur 25 ans, cela représente 15,9 trillions de dollars en Asie, 9,2 trillions en Europe, 7,5 trillions en Amérique latine, et seulement 1,1 trillion en Afrique.

Les frais et les hausses de prix sont influencés par l'irrigation, le traitement des eaux usées, le stockage, la production d'hydroélectricité, l'eau en bouteille qui vise à l'amélioration de la qualité de l'eau potable du côté humain, pour les pays riches. Palier la sécheresse des terrains pour les autres. La mousson dans les pays tropicaux est, tout à la fois, un bien et un mal pour les récoltes. Les grands barrages ont généré autant de problèmes qu'ils en ont résolus.

Il faut 1.000 litres pour obtenir un kilo d'oranges, 5.000 litres pour produire un kilo de riz, un bovin consomme environ 400.000 litres d'eau dans sa vie entière !

Une grande partie de l'eau utilisée n'est pas "consommée" et retourne sous terre d'une manière ou d'une autre  dans un cycle à système fermé.

Elle est contaminée, quand elle a été utilisée par l'agriculture, l'industrie ou les usages domestiques. 

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80% des grands fleuves chinois sont tellement pollués que les poissons n'y vivent plus. Le Yang Tse est quotidiennement pollué par les sorties d'égouts et 40 tonnes de déchets industriels. Le fleuve Jaune est dans un tel état qu'il n'est même plus utilisé pour l'irrigation.

La pollution de l'eau la plus visible au quotidien est de nature industrielle, domestiques, mais il faut y ajouter les pollutions naturelles comme les sédiments, les substances nutritives de la végétation.

La protection de l'environnement et le développement durable passent par le traitement préventif de la pollution, à travers la gestion des déchets de notre société de consommation.

Le S&V de juillet 2012 parlait du réchauffement climatique en retraçant les étapes qui se sont suivies entre -20.000 et -10.000 ans pendant laquelle la Terre se réchauffait.

La corrélation entre le CO2 et le réchauffement était une nouvelle fois confirmée ou infirmés par les climatosceptiques à chercher qui a fait quoi. Une nouvelle histoire de la poule et de l'oeuf que les astro-climatologues cherchent à expliquer en comparant avec la Terre avec  d'autres planètes.

Le CO2, dégagé par les océans, réchauffe l'atmosphère et l'atmosphère réchauffée suit de près l'augmentation de CO2 comme thermostat.

0.jpgLe mystère, c'est pourquoi cela s'est déclenché lors de la dernière déglaciation qui n'était pas un moment qui avait subit un  maximum de changements. La différence avec aujourd'hui, c'est la rapidité du processus. En trois siècles, 30 % de plus en CO2 que lors de la dernière déglaciation.

Entre une molécule de CO2 et de H2O,  un atome de différence, mais qui a tellement d'importance pour la vie.

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Coca-Cola qui avait racheté Chaudfonfaine à Interbrew, a investi 60 millions d'euros depuis dix ans pour préserver son or bleu. La société a bien récupéré l'investissement, d'ailleurs. 160 millions de litres d'eau de Chaudfonfaine par an sortent de l'usine. Une eau filtrée pendant 60 ans avant de remonter à 37°C. De la géothermie qui refroidit à 15°C pour embouteiller l'eau. Chaleur qui permet, grâce à un système d'Intelligence Artificielle, à organiser les puits de captation. L'OMS utilise cette eau comme référence pour étalonner les autres sources.   

Hier, 21 mars, c'était la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. 

Un prétexte, une prémonition? Un problème qui parait bien maigrelet face aux problèmes que pose l'eau et sa distribution dans le monde. Il avait pourtant généré un débat.

La rareté de l'eau vient dans le prétoire comme un avocat du diable avec la discrimination que fait subir la nature, à la population du monde. Il aurait à défendre la raison de la sécheresse, d'un côté et le trop plein, de l'autre. Une prêche dans le désert...

L'économie mondiale est en crise. La tenue de la consommation soutient la croissance mondiale. Les gouvernements redoutent comme la peste une baisse de la consommation et encouragent des taux d'intérêt aussi bas que possible pour que leurs citoyens consomment, même au prix de l'endettement.

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Dès le XIIe siècle, aller à val ou à vau voulait dire "en descendant le long, en suivant la pente de", un vau étant une vallée. Au moins jusqu’au milieu du XVIe, cette locution, utilisée entre autres par Rabelais, avait le sens très concret de "suivre le fil de l’eau" comme "Aller à vau-l'eau" pour désigner une entreprise qui fonctionne mal.

C'est loin d'être le cas pour une entreprise dont l'activité "baigne dans l'eau", aujourd'hui. 

L'eau est, aussi, un thème qui coule de source pour l'investisseur avisé qui y voit une croissance continue sans faire autant de bruit que le font les différentes sortes d'énergies.

Les revenus, autour de l'eau, sont moins sensibles à la détérioration de la conjoncture économique et les investissements sont considérés traditionnellement dans le secteur "défensif". Belle défense, vu les quatre années de "performances durables". Signe des temps, le gouvernement chinois a planifié 450 milliards de dollars sur l'eau et ses dérivés.  

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Préserver la qualité de l'eau équivaut au thème majeur de la survie de l'espèce humaine, indépendamment de ce problème racial ou financier.

Allô, Martiens, ici la Terre...

- ...

- Chez vous, y en a-t-il encore de cet "or bleu"? Faites le nous savoir, que vous êtes bleus, rouges, verts, blancs ou noirs. Quelques gouttes suffiraient pour nous rassurer....

 

Pour finir, des photos de la situation des eaux dans le monde suite aux changements climatiques

 

L'enfoiré,

 

1.jpgCitations:

 

  • « Chacun dirige l’eau vers son moulin. », Proverbe corse
  • « L’eau renversée est difficile à rattraper. », Proverbe chinois
  • « La goutte d'eau qui fait déborder le vase ferait mieux d'éteindre l'étincelle qui met le feu aux poudres », Laurent Baffy

14/03/2013

Abus de faiblesse

Des "Abus de faiblesse et autres manipulations". Marie-France Hirigoyen en avait fait un livreMarie Andersen,  son cheval de bataille dans d'autres livres. Psychiatres, psychanalystes, elles ont consacré leurs carrières aux victimes pour combattre les violences psychologiques et en démonter patiemment les rouages et les techniques.

1.jpgLes violences peuvent prendre tellement de forme et envers, tellement de victimes différentes. Les faiblesses se découvrent tout au long de la vie. Mais, il y a des franges de la société plus enclines à se laisser prendre.

Définir ce qui génère les fragilités serait la première étape à prendre en considération. Une prédation s'établit par le fort sur le plus faibleinternt.

Il y a d'abord l'âge tendre, les enfants. On sait qu'ils sont les premières victimes des adultes dans les mains de pédophiles.

Il y a les femmes victimes du machisme des hommes. Comme les deux psys sont des femmes, c'est à la base ce qui les a fait écrire leurs livres.

La manipulation devient le cheval de Troie dans les relations humaines entre adultes.

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Le livre de Marie Andersen, "Les 10 façons de la manipulation" suivait d'autres comme la "Manipulation ordinaire". Ordinaire, parce que courante, mais pas parce qu'elle devrait être ordinairement acceptée. Les précautions contre la manipulation s'apprennent.

La famille, le couple, le travail, la vie sociale, Internet ne sont que certains cadres dans lesquels se rencontrent les manipulations de tous genres. Les personnages nuisibles agissent dans l'ombre. Ils se nourrissent de conflits. Les personnalités qui attirent un manipulateur sont celles qui lui donnent l'impression de posséder des qualités qui lui manquent et des faiblesses qui l'arrangent. Dix chapitres du livre décrivent la disqualification, l'imposition, l'isolement, l'intrusion le refus de dialogue, la chosification qui rend une personne "objet", l'inversion, le déni, le décervelage et l'emprise.  

Marie Andersen donnait sa méthode qu'elle appelait "Méthode 0-1-2" pour mieux communiquer. Une relation entre A, l'émetteur et B, le récepteur d'une information.

Le niveau 0 avec A qui parle comme il vomit et B qui n'est pas réceptif et n'entend rien.

Le niveau 1 avec A qui se veut informatif, attentif à lui-même pour clarifier ses idées et B passif car il n'a pas d'intérêt.  

Le niveau 2 avec A et B intéressés par besoin commun dans une solution win-win. La solution du nec plus ultra.

Elle ne connaissait manifestement pas l'algèbre booléenne, qui dit que si et seulement si a ET b est VRAI que le courant passe. 

Dans son livre, elle préconise de ne pas perdre son temps, de tirer les leçons du passé, d'être le meilleur ami de soi-même en se conseillant.

Marie-France Hirigoyen, elle, a suivi le fil rouge par sa propre expérience dès l'enfance pour guider ses écrits et sa pratique clinique.

Enfant déjà, elle traquait les injustices.

Elle écrit:

"J'ai toujours voulu être psychiatre. J'attribue cette vocation au fait que ma mère était une petite chose fragile, toujours dans la plainte. Peut-être, voulais-je lui venir en aide...

J'ai le souvenir qu'un jour à l'âge de 14 ans, ma mère m'a expliqué qu'aucun médecin n'avait pu la soulager. Je lui ai répondu qu'elle n'avait pas vu un psychiatreJ'ai toujours eu un intérêt aussi pour ce qui est juste et injuste.

Je me souviens qu'au lycée on avait mis des garçons dans notre classe de filles option maths, car nous étions très peu nombreuses. Nous, les filles, avions des cours de couture. Eux, les garçons avaient le droit de fumer et de sortir entre les cours. Je n'avais pas conscience d'être féministe, mais cette différence entre les sexes me choquait. Je me souviens que, durant mes études de médecine, un patron, chef de service, prenait un malin plaisir à malmener les étudiantes. Un jour, nous étions dans la chambre d'un patient, et le patron m'a demandé de faire l'examen clinique devant le staff. Alors que je terminais, il s'est mis à hurler: "Les couilles, Mademoiselle, palpez-lui les testicules! J'ai rougi, je me suis sentie humiliée.

Très clairement, j'ai écrit Le Harcèlement moral, en 1998, en réaction à cette hypothèse. Je considère que, dans certains cas, les personnes se font piéger.".

Avec ce livre, elle a veillé à faire découvrir au grand public le concept de "pervers narcissique". Concept que l'on découvre après avoir été asservi et qui permet de détruire moralement quelqu'un juste avec des mots.

Le concept de "pervers narcissique" se présente sous forme de vexations, de petites injustices, et l'a poussée à se tourner vers la victimologie et à l'étudier aux États-Unis, en 1994, puisque cette discipline n'existait pas en France.

Elle inspire la loi sur le harcèlement moral au travail en 2002.

"Après la parution de cet ouvrage, j'ai reçu des milliers de lettres qui décrivaient des situations stéréotypées. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la violence physique et directe, mais le glissement d'une situation normale à une situation abusive, les agressions insidieuses dont on ne prend conscience que quand il est trop tard", explique la thérapeute.

Elle considère que les femmes subissent plus de petites humiliations que les hommes. "Je pense que, si je n'avais pas été une femme, je n'aurais sans doute pas été sensible à ces violences invisibles", conclut-elle.

De petites injustices de la vie quotidienne, "trop" souvent la norme, contre lesquelles elle a eu envie de se battre en tant que femme.

Les psychanalystes parlaient du masochisme des victimes, et les thérapeutes systémiciens considéraient que s'il y avait des agresseurs, c'était parce qu'il y avait des victimes potentielles.

Pas de manichéisme, ni d'angélisme. Les notions de "bien" et de "mal" ne sont que des vues de l'esprit, poussées à l'extrême par des idéologies partisanes. 

Parler des psychopathes et comment les détecter, une autre tentative d'approcher les prédateurs qui s'éclatent toujours à un moment, suite à l'innocence de leurs victimes.

La vieillesse en est une des formes plus catégorisées dans le rayon "faiblesses". La maladie, le complément de la vieillesse.

Retombé en enfance, plus crédules, les plus âgés deviennent des proies faciles des plus jeunes.  

Dans l'article précédent, je parlais des "Démons de l'âge", des vieux qui cherchent encore à exister, mais qui sont pris de cours par la perte de connaissances des nouvelles vérités qui les dépassent.

Attention, cela ne veut pas dire que les démons de l'âge "jeune" ne soit pas maléable à suivre n'importe quel esprit révolutionnaire.

Mais, c'est vrai que les personnes âgés se laissent, plus facilement, arnaquer, sans même s'en rendre compte. 

Se faire agresser en rue, n'est que la forme la plus visible. On les retrouve, alors, perdus, dans la rubrique des "chiens écrasés" de la presse locale.

Ils deviennent aussi les victimes favorites à la maison. C'est plus subtile. Un coup de sonnette à l'aveuglette, à tous les étages d'un immeuble à appartements et c'est toute la sécurité établie à grands frais qui est chambardée. Il a mal compris, n'a pas réfléchi à la véracité des dires d'un visiteur, d'un faux facteur ou policier ripoux. 

La faiblesse des vieux qui espèrent encore faire illusion, se retrouve, aussi, confrontée à des femmes beaucoup plus jeunes. L'argent a seulement apporté un palliatif au vieillissement inéluctable, un complément aux illusions des victimes de la solitude dans de derniers élans de sexualité. 

Les jeunes-vieux d'aujourd'hui font de la résistance et veulent du gras de la vie en s'aidant d'une dose de Viagra. Avec l'âge, les raideurs se déplacent, pourrait-on dire avec humour.

Le privilège de la jeunesse apporte des tentations de pouvoir sur les aînés pour en profiter par quelques avantages qu'il faut appeler abus de faiblesses.

"L'enfer du décor", un livre écrit par la compagne, plus jeune de Raymond Devos. Elle a été dépassée par d'autres et a cru bon de se justifier et de se disculper devant une opinion publique dans ce livre. En 2009, le tribunal l'a relaxée du chef d'administration de substances nuisibles mais pas d'avoir usurpé la qualité de médecin. 

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Dernièrement, on apprenait que Bebel se séparait de sa chère et tendre.   

Coïncidence, le même jour, sortait le film "Les invités de mon père" sur nos ondes belges, diffusé ensuite, le 7 octobre dernier, sur France2, avec le même paradigme. 

Bébel (79 ans), un cas parmi tant d'autres.

Ce fut donc la fin d'une "belle" histoire avec Barbara Galdolfi (37 ans), ex-top-modèle, impliquée dans des affaires judiciaires et dont il avait fait la connaissance en juin 2008 dans un restaurant de Cannes.

Une histoire d'amour qui avait déjà fait couler beaucoup d'encre bien avant la rupture. Les policiers belges soupçonnaient Barbara, aujourd'hui animatrice à Star TV, d'avoir utilisé Bébel, et son état de faiblesse depuis son AVC, pour lui soutirer de l'argent.

L'avocat de l'acteur disait lors de la rupture "Je sais ce qui s'est passé et j'ai donné raison à Jean-Paul de mettre fin à cette aventure. Il y a des procédés qu'on ne peut accepter" ("Secret de stars").

A l'occasion de la journée de la femme du 8 mars, sortaient quelques articles sur le féminisme et ses égéries. 

Je ne vais pas ressortir "Le Martien et la Vénusienne" pour le prouver. La femme est peut-être l'avenir de l'homme, par ses intuitions et quelques forces de persuasions.

Profiter du sexe pour arriver à ses fins, n'est pas nécessaire être féministe. 

La gente féminine n'est plus ce qu'elle était. Qu'on ne vienne pas dire ce que je n'ai pas dit. J'adore quand les femmes sont compétentes et qu'elles se rebèlent quand on ne les respectent pas.

"Comment le 8 mars devint une journée fun?", un texte que j'ai aimé lire.

Au début de la semaine, on parlait de Sherill Sandberg comme de la nouvelle "Reine de la Silicon Valley", une égérie du féminisme, numéro 2 de Facebook, qui avait pour modèle Betty Friedan.

Dans son livre "Lean In" ("Femmes, ayez plus d'ambition"), elle invite les femmes à se bouger, à croire en leurs rêves, à les dépasser avec l'aide des hommes, pour, ainsi, effacer l'ordre social actuel dicté par la hiérarchie des sexes. Les rôles seraient-ils inversés? Machisme au féminin? 

Le sexe ne pourrait-il pas devenir une rampe de lancement à ses idées, même s'il peut en donner l'illusion? 

1.jpgL'Express affichait sa première page avec "L'arme du sexe". 

Si l'argent est le nerf de la guerre, le sexe, lui, est souvent son point sensible.

Les "Mariages distancés" par l'âge existent et peuvent se concevoir tant que l'argent n'intervient pas trop pour fausser les règles du jeu de l'amour.

1.jpgDans le film, "Vingt ans d'écart", cela passe encore... Plus, c'est bonjour les dégâts potentiels. En fin de course, cela parait plus un mélange à risques divers, que ce soit du côté  "couguar" ou "léopard", d'ailleurs.

On apprenait, dans la foulée, que les membres d'un couple sur cinq vivent ensemble sans se parler pour de seules raisons économiques.

Il est certain que vieillir rend moins suspicieux. Les personnes âgées sont les premières victimes d'arnaques et les moins aptes à déceler les signaux de danger. Pour l'expliquer scientifiquement, des chercheurs de l'université de Los Angeles ont montré que le cortex insulaire antérieur, associé aux sentiments instinctifs, sont moins actifs. 

Mais, où est la limite? Les femmes qui prennent des postes de direction ne prennent-elles pas le même chemin pour établir leur supprématie que les hommes? 

 

Les manipulations font partie de la vie, ce qui fait la différence, c'est l'intentionnalité.

 

Où commence l'influence normale et saine, où commence la manipulation?

Comment repérer les premiers signes d'un abus de faiblesse?

Le Monde du 16 août 2012 (Martine Laronche) relayait les titres de chapitres les plus évocateurs.

 

  • CHAPITRE 1. ABUS DE FAIBLESSE ET MANIPULATION

    • 1. Du consentement et de la liberté

    • 2. De l'influence à la manipulation

    • 3. Les textes juridiques

  • CHAPITRE II. LES PERSONNES VISÉES

    • 1. Les personnes vulnérables, âgées ou handicapées

    • 2. Abus de faiblesse sur mineurs

    • 3. Vers la sujétion psychologique

    • 4. La sujétion amoureuse ou sexuelle

    • 5. L'emprise des sectes

  • CHAPITRE III. LES MANIPULATEURS ET IMPOSTEURS

    • 1. Qui sont les manipulateurs ?

    • 2. Les mythomanes

    • 3. Les escrocs

    • 4. Les pervers narcissiques

    • 5. Les paranoïaques

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Enfants, personnes âgées, retombant en enfance, sont comme les adultes en état de sujétion psychologique, parfois en perte de repères. 

Comment ne pas parler d'Internet, là où les relations non protégées tournent, parfois, en une véritable confrontation de forces, en un pugilat. La Toile aurait pu se révéler un lien entre les hommes contemporains, entre les générations, dans un partage de connaissances. On est parfois très loin des liens d'amitiés préconisés par Facebook sur les forums de discussions. 

Se définir avec un "à propos" détaillé et sans honte est loin d'être une généralité. C'est alors qu'échapper ou contrer une propagande demande doigté et retenue de la part de ses utilisateurs. 

Une première forme de manipulation, c'est d'envoyer par procuration une information, sans partage, sans répondre à ses commentateurs en se désintéressant de ce que le lecteur en pense. Une autre technique, c'est de rejeter toutes contestations en pointant les autres comme de vils menteurs, perturbateurs,  trolleurs.

0.jpgLes plus dangereux sont peut-être les manipulateurs qui s'ignorent, qui le font avec conviction de leur bon droit comme porte-drapeau d'une cause.

Depuis 2006, je hante les forums, en m'intéressant à ce qui se dit sur Internet. Les coups fourrés, les insultes à mots couverts ne sont pas rares. Un jour, il y a déjà longtemps, un jeune avait lancé son pavé de textes dans la marre aux canards. Se voyant chahuté de toutes parts, il se souhaitait de ne plus avoir l'envie d'y revenir de sitôt. Aujourd'hui, il ne se trouverait plus dans la marre aux canards, mais dans un déluge de faux canards qui ne respectent plus rien. 

Alors, dernièrement de guerre lasse, comme j'aime taquiner le diable par la queue, j'ai joué au manipulateur, intentionnellement dans un article sur Daniel Cohn-Bendit qui déviait dangereusement sur la pente de la pédophilie. Jouer au "méchant" en remontant le flux et en finissant par le dire pour enlever les quiproquos. Ma conclusion sera de dire que cela demande une certaine persévérance, de courage pour dire parfois le contraire de ce que les autres pensent, de mélanger le vrai au faux. 1.jpgUne autre fois, j'avais rappelé ce phénomène d'ignorance de l'autre dans un commentaire. Il est resté lettre morte tout en disant que l'auteur au pseudo "Le moine du côté obscur" (qui le méritait bien), idéalisait les idées et pas les humains alors qu'il n'avait, d'après ses dires, pas besoin de leaders pour personnifier ses (propres) valeurs.

Les valeurs ne sont pas universelles. 

Alors que reste-t-il à la victime contestataire, dissidente?

Le pluralisme des idées à jeter aux orties?

Je sais que l'homme est complexe et plein de contradictions, cela veut dire qu'il faut parfois, aussi, "choser" pour en comprendre les sources de la "chose".

Un commentateur est face au dilemme de reculer et c'est l'autre qui avance. Ne pas oublier qu'à la base, il y a un test de résistance exercé sur la victime par le manipulateur.  

Je ne sais qui a utilisé le mot "surfer" en parlant d'Internet comme on le ferait sur des vagues. L'image est excellente. Surfer, c'est voir où on arrive sur le rivage, mais aussi regarder dans son dos de sa planche à voile ou sans voile.

Pour cela, avant tout, il faudra se respecter soi-même, sa planche de salut pour avoir une chance de résister aux manipulateurs et aux vagues qui cherchent la faille pour s'insinuer et mettre ses victimes le dos au mur. Avoir le courage de tirer la prise. Sinon, c'est le plongeon.

Un commentaire désagréable peut modifier notre manière de penser, en polarisant l'attention des lecteurs et engendrer un effet néfaste sur l'objectivité de l'interprétation.  

Vouloir avoir raison devient, alors, une addiction qui engage le combat, la fuite, le blocage ou la meilleure solution, l'apaisement. 

1.jpgUtiliser la force de l'adversaire, une manière habile de se "dévulnérabiliser". Les préjugés sont bien présents dès l'entrée de jeu dans toutes discussions. Ne jamais s'énerver. Donner du lest aux deux côtés. Trouver l'alternance entre provocations humoristiques et acquiescements de replis pour temporiser. Dévier ce qui est insupportable pour sortir d'un chapeau trop concentré, trop serré, ... trop amer, aussi.

La démagogie qui prétend mener le peuple se contente souvent de suivre la foule.

Oui, il y a des cerveaux malades, c'est dire qu'il faut y être préparé comme Taddeï tente de le faire dans une bataille d'opinions.

En se fondant sur son expérience clinique, Marie-France Hirigoyen s'interrogeait  sur la notion de consentement et les dérives des comportements.

Une quête aussi précise qu'inspirée, qui révèle que le statut de victime n'est pas irréversible, ni irrésistible.

 

L'enfoiré,

 

1.jpgMise à jour 15 mars 2013: Le journal de La1 belge présentait les maisons de repos qui ont dû aussi introduire Internet.1.jpg Certaines vont jusqu'à enseigner son utilisation en aidant l'utilisation du clavier et de la souris en n'oubliant pas d'avertir sur les danger de la Toile. Surfer sur le web pour les pensionnaires en allant retrouver l'endroit de leur résidence, de voir des clips. passer par la télé, mieux connue.   

 

Mise à jour 22 mars 2013: Affaire Bettencourt: Sarkozy mis en examen pour «abus de faiblesse»

Mise à jour 14 mars 2013: Jean-Pauml Belmondo chez Drucker pour ses 80 ans.

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Citations:

 

  • « La faiblesse est le courage des autres. », André Brochu

  • « L'alibi est la faiblesse des innocents. », Dominique Muller

  • « La morale est la faiblesse de la cervelle. », Arthur Rimbaud

 

07/03/2013

Les démons de l'âge ou de la jeunesse éternelle

Tous octogénaires... Quels sont les vrais-jeunes de 80 ans dont parle "Le Point" dernièrement? 

1.jpgAvec l'aide de la médecine, de plus en plus vieux vivent de mieux en mieux et de plus en plus en plus longtemps. 

Selon les chercheurs de l’Institut Max Planck72 ans d'aujourd'hui, valent 30 ans d'hier. La mortalité a diminué, à toutes les tranches d’âges, plus rapidement qu'au cours des 200 millénaires précédents grâce aux antibiotiques, aux vaccins et aux progrès dans l’agriculture et dans le traitement des eaux. 

Le Journal de LA1 du 1er mars avait une séquence intitulée "Tous octogénaires" car en Belgique, l'espérance de vie est passée à 83 ans pour les femmes et 78 pour les hommes. Pas de tabac, peu d'alcool étaient cités comme moyens pour y arriver. Plus de problème de compétitivité, ni de stress au boulot, peut-être aussi. Tout semble parfait.

1.jpgEn vieillissant, les hommes pleurent le titre du roman que l'auteur Jean-Luc Seigle définit comme : "Le courage de quitter la vie après avoir accompli son travail avec un fond de musique de Blues". 

C'est surtout la solitude qui était à redouter. 

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"Le Point" citait des noms célèbres qui ont atteint un âge avancé, sans se sentir vieux: Philippe BouvardJean d'OrmessonPaul BocuseHelmudt SchmidtMichel SerreEdgard MorinStephane HesselAlain ResnaisShimon PeresMichel Bouquet...

Danielle Moreau en a même fait un livre "80 ans et toujours fringants".

C'est vrai, ces "jeunes-jeunes" étaient souvent des intellos, agile du cerveau, mais plus fragiles du côté des muscles et des membres. Pas de travailleurs en usine, ni de transporteurs de poids lourds dans le peloton des super-seniors.

Les vrai "jeunes-vieux" ou les faux "vieux-jeunes" ont des trucs, décrits dans l'analyse de "Le Point".

Dans la liste, des racines trouvées dans le capital génétique, une capacité de toujours s'étonner devant la nouveauté, une envie d'avoir des choses à raconter sans s'en priver, un tic de se mêler de tout, une obligation de se coucher uniquement quand la fatigue est trop forte, de présenter des idées fixes sans certitudes, de se targuer d'un optimisme comme sport de combat, de s'accorder des jouissances dans l'oisiveté ou de prendre des risques à parler avec des jeunes, de se plier à un emploi du temps comme un démon de la dispersion... pour en finir par rester dans le fond 'enfant' et innocent de tout.

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En d'autres mots, s'ils ne savent plus vraiment où ils vont, mais, ils y vont sans s'en soucier.

Les Super Papys font de la résistance en se rappelant de leurs souvenirs d'un autre temps, d'un autre environnement, d'une autre crise, peut-être. 

Le Pape Benoit XVI a étonné en démissionnant, lui qui est sensé aller jusqu'à la fin. Pape de transition, avait-on dit d'emblée lors de son élection, il y a huit ans. La transition s'achève. 

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Au Saint-Siège, avoir un successeur, c'est une affaire de fumée blanche.

Les cardinaux, les "sous-papes" de sécurité, se sont installés en concile-à-bules, pas pour jouer du clavecin mais jouer des coudes pour se positionner avec des sourires de circonstances.

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Le nouveau Pape, on l'attend avec un âge dit "jeune", considéré à bonne mesure de 65 ans. Une relève jeune, alors que ce sont les vieux qui choisissent leurs suivants... La maison Gammarelli a déjà prévu les habits du suivant. Tout est donc en place.

"Le Pape est mort, un nouveau Pape est appelé à régner. Araignée ! quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon?", disait Prévert.  

"Au suivant", chanterait encore Jacques Brel plus prosaïquement.

Les styles anciens reviennent au goût du jour. On fait du jeune avec du vieux.

A croire la presse, les vieux ont le vent en poupe et on s'intéresse à eux.

Les "Années bonheurs" ont du succès en aidant à remonter le passé si l'attention des plus jeunes est encore présente.

Le film "Amour" avec Trintignant qui raconte la fin de vie d'un couple, ramasse les suffrages et les récompenses aux Césars.

Revers de la médaille, les pays industrialisés ne se sont pas préparés pour pouvoir faire face à l’augmentation des coûts de prise en charge de ces futurs retraités. Les autorités et des Offices des retraités s'en inquiètent.  

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C'est le moment de définir les quatre nouvelles sections d'âges de la vie.

Coupées au couteau, cela pourrait se répartir en 1er âge de 0-25 ans, celui de l'apprentissage à la cuillère, de 2ème de 26-50, celui de  l'utilisation à la louche, de 3ème de 51-75, celui de la consécration de la soupière et de 4ème de 76-Fin, celui de la réparation des ustensiles de ménage des trois premiers âges. Les "Quatre Saisons" de Vivaldi en quelques sortes que la pyramide des âges lisse avec des statistiques.

Ce qui va nous intéresser plus ici, c'est le dernier quart. 

Les vieux ne sont plus les mêmes que ceux que ceux de Jacques Brel. Ils attendaient, alors, la pendule d'argent. 



La pendule d'argent est devenue plus dorée pour cette génération de patriarches. Mais, c'est une dorure qui s'est effritée avec le temps et laisse entrevoir un alliage moins attirant par dessous.

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Aujourd'hui, s'ils sont les plus âgés, ils ne peuvent plus entendre la pendule. Électronique, elle ne fait plus le tic-tac et en plus, avec un appareil auditif qui amplifie les graves et atténue les aiguës automatiquement, pas sûr que cela passerait mieux. Alors, ils écoutent le temps qui passe sans plus pouvoir chercher à le comprendre.

Ils font tout autant qu'avant mais en plus de temps. Ils s'arrêtent souvent, contemplatifs, pour ménager leur monture.

L'environnement a changé, les mentalités ont changé, les objets de communications qui réunissaient les gens ont changé, même si les utilisateurs de ses objets arrivent petit à petit dans toutes les mains sans être fondamentalement compris... 

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Le "gap" entre les générations n'est toujours pas résolu. Le sera-t-il, un jour d'ailleurs?

Ils ne faudrait pas croire que tous les enfants du bon dieu soient devenus des canards sauvages avec l'âge.

Si, récemment, le Pape tweetait avec son iPad, cela s’appellerait pour l'occasion un iPope, à bord d'une papa-mobile, c'est à dire bien entouré de garde du corps.

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Quand les vieux se rebellent, c'est qu'ils sont devenus plus grincheux,  que l'horizon s'est rétrécit à la seule famille qui pourrait apporter le réconfort. A ce stade, la vieillesse s'insinue, s'incruste et s'installe alors pour ne plus les lâcher.

Ils voudraient communiquer, mais s'y prennnent de plus en plus mal en perdant les contacts naturels ou en radotant sur le dos de ses contemporains.

Leurs enfants, grands ou petits ne s'intéressent plus aux p'tis vieux que le temps d'une valse à trois temps sans jamais arriver à celle des mille temps. On ne compte plus jusque là. 

Ceux-ci, avec l'obligation d'être compétitifs, se retrouvent, parfois, bien loin comme un élastique entre le temps et l'espace.

Chacun vit, bien plus, sa vie sur des voies parallèles, qui comme chacun sait, ne se rejoignent qu'à l'infini. Ce métier dont on ne se sépare jamais complètement, revient parfois au p'tit vieux. Tout ne s'efface pas avec le temps. Il suffit d'un sommeil trop léger, ou trop agité, pour qu'ils se retrouvent avec des souvenirs pleins les bras.

Souvenirs tout à fait en compétition, si pas en opposition, avec ce qui se dit ou se fait dans la modernité du moment.

Quand la famille a pris la tangente, que le "décrochage" vis-à-vis de la modernité s'est produit, c'est alors que commence la marche forcée dans le désert. 

Rester dans le coup, c'est aussi avoir le pouvoir de se remettre en question pour s'aligner avec ce qui est nouveau, de faire table rase des préjugés avant d'affirmer avoir raison ou tort. 1.jpg

Pas sûr que les plus vieux se rappellent vraiment qu'ils ont plus de  temps pour penser. De plus en plus pressés de vivre, ils n'aiment pas attendre et perdre ce temps qui s'enfuit. A la caisse du supermarché, voilà qu'ils fulminent en attendant de pouvoir décharger leur caddy sur le comptoir de la caissière. Quand, d'aventure, un autre vieux ou une autre vieille, devant eux, a le malheur de sortir sa petite monnaie en chocolat sans payer avec la carte de crédit, ce sont leurs moues et leurs têtes qui s'allongent.
Plus le temps de tergiverser. Ils se levent d'ailleurs aux aurores qui ne sont pas borréales et viennent faire leurs petites courses, dès l'ouverture du magasin, pour l'éviter. Peut-être, auront-ils sur le feu un Téléshoping, un épisode du feuilleton "Plus belle la vie", des "Feux de l'amour", en réserve, qui les attendent à la maison en direct ou en différé ou, encore, enregistré par le petit fils.

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Quand ils arrivent à monter sur la vague, c'est par de petits tchats, par un tweet pour faire semblant qu'ils aiment encore.

Si, ce ne sont pas, heureusement, les volontés qui font l'homme, ce sont apparences qui en donnent l'image.

Les célèbrités marquent, d'ailleurs, le ton. Vieillir n'est pas "in" chez eux.

Jean Rochefort, âgé de 82 ans, dit "pas question de retraite".

Parmi les "vieux célèbres", il y a ceux qui défilent sur le canapé rouge de Michel Drucker. 

Hypocondriaque, il bave d'envie de tenir le coup ou la corde jusqu'à un âge avancé à présenter des jeunes et des vieux sur son plateau. Et, défilent Annie Cordy, Danielle Darieux, Azanavour, comme monstres sacrés. 

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Dimanche dernier, à "Vivement dimanche" c'était Salvator Adamo qui venait s'asseoir pour fêter ses 50 ans de carrière et souffler ses 70 bougies. "Une vie privilégiée", avoue-t-il. Les souvenirs sont sortis de cette rencontre entre deux contemporains presque parfaits, bien évidemment...

Le soir, Pierre Arditi annonçait qu'il se retrouverait avec Marielle dans le film "La fleur de l'âge".

Est-ce la fleur de l'âge ou la fleur au fusil? Faudrait choisir.

Michel Galabru apportait la note d'humilité de ses 90 ans avec sa petite fille et leur livre, en commun, "Tout est comédie". 

Dans la catégorie des "poids plumesé des people, on peut lire que Richard Gere avoue que "c'est formidable, à 63 ans, de jouer encore les séducteurs dans "Arbitrage" avec Susan Sarandon" et toujours "faire attention à l'argent". "Les rides me vont biens", disait Bruce Willis alors qu'il va reprendre son personnage de John McLane. 

Avec humour, on pourrait dire que les monuments sont de sortie avec leurs craquelures du temps dus aux pigeons qui laissent leur carte de visite pour donner un cachet supplémentaire.

Pourquoi n'en serait-il pas de même avec les citoyens lambda?

Dans la semaine, "Vieillir en pleine forme" était le sujet de X:enius sur ARTE.

1.jpgL'anonyme, Gunda traversait l'Allemagne à bord de son easy-rider. "Je ne me sens pas aussi vieille que je le suis", disait-elle.

Si ce n'était la synchronisation entre le corps et l'esprit qui laisse à désirer et déséquilibre, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes d'un âge certain.

1.jpgL'âge n'est pas décisif mais bien la biographie des mouvements. 

Le vélo était présenté comme une des solutions pour y remédier. Ce vélo qui apporte l'équilibre en faisant oublier le réflexe de prendre la voiture. Très théorique, tout cela.

Du côté cerveau, il faut savoir qu'il est toujours en plein processus de restructuration jusqu'à la fin de vie si le syndrome d'Alzheimer ne s'en mêlait pas pour rendre une symphonie romantique dodécaphonique. 

"Use it or lose it", une formule intraduisible avec le même impact dans d'autres langues.

Stéphane Hessel vient de tirer sa révérence à 95 ans.

Il faisait partie, en bonne place, des élus dans l'étude de "Le Point". La dernière marche a été, peut-être, trop haute même pour un homme au destin hors normes

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Il a eu de multiples vies. Pourtant, ce sont seulement les cinq dernières années que tout a été dit et résumé sur trente pages publiées à 4,5 millions d'exemplaires et traduite en 33 langues pour sortir de l'ombre.  

"Que faire" après s'être indigné? Hessel a essayé de le dire. Sera-ce dans "Engagez-vous"? Oui, mais à quoi?  Ce sont surtout les Indignés qui sont à plaindre. Ils ont perdu leur inspirateur, leur l'idole. Il faut bien le dire, le mouvement des jeunes indignés s'est un peu essoufflé. "Reposez-vous" maintenant, Stéphane.

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Une idole qui ressemble, en plus, à un adolescent qui lancerait des idées sans les assumer, cela ferait un peu gnan-gnan.

"Indignés de cons", comme l'écrit et le raconte, Marcel Sel.

"Un peu court, jeune homme"