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07/08/2006

Zéro en artithmétique

C'est la cote qu'il faut attribuer au bas du bulletin. Le comptage dans l'échange de prisonniers et/ou otages ne vaut pas mieux. 

La raison du plus fort a toujours eu ses propres lois qui n'ont plus rien à voir avec les sciences exactes.

Déjà à l'école, le pion qui recevait la boulette de papier dans la nuque n'avait de suite que par la punition collective de toute la classe.

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05/08/2006

Tunnel sans fond

"Faut-il fermer le tunnel sous la Manche?". Voilà le titre blasphématoire de "Question à la Une" du 22 février 2006. C'est aussi devenu le suspens de ces derniers mois pour les actionnaires.

medium_Tunnel_sans_fond_00.jpgEurotunnel est-il le fiasco du siècle? Il ne faudrait pas réfléchir longtemps pour le désigner comme tel.
Le chantier gigantesque inauguré en grande pompe ce 6 mai 1994 à Coquelles, dans le Nord de la France, est bien menacé de faillite aujourd'hui. En présence de la reine d'Angleterre, Elizabeth II et du président de la République François Mitterrand, l'entente cordiale était scellée et fêtée sous la Manche.

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01/08/2006

On Me Cochonne l'OMC !

C'est ce que pourrait dire tout bas Pascal Lamy. Qui ne connait pas ces trois lettres O.M.C.? On ne sait plus très bien ce qu'elles représentent  et pourtant beaucoup d'altermondialistes sont prêts à manifester contre cette organisation mondialiste.  

Ce lundi, 24 juillet, à Genève, le cycle de Doha était à nouveau bloqué jusqu'à nouvel ordre. Des discussions à n'en plus finir sur la libération du commerce international ont échoué au bout de cinq ans de négociations. Le retour sur la scène de ces dernières pourrait prendre de nombreux mois. Les six principaux acteurs de ce round qui ne se veut pas trop médiatique n'ont pu se mettre d'accord sur des dossiers agricoles, vieux comme le monde, ou tellement vieux que leur déracinement ne sera plus possible. Différends sur les subventions, les règles de douanes à l'importation sont les principales pierres d'achoppement dans cette bataille de "marchand de tapis". 149 pays membres, 149 pays qui déclarent après la réunion qu'ils sont tous perdants dans l'affaire. Accélérer la croissance et le développement sont les objectifs coulés dans le marbre dès 2001. D'autres cycles, comme celui d'Uruguay de 1986 à 2003 ont également suivi le même sort. La politique du pays le plus fort, dont vous devinez le nom, devrait pourtant pour des raisons électorales appuyer sur le champignon. Sur le même sujet, David Carayol, autre rédacteur Agoravox, lançait son article "Rencontre du G8, sommet de Rabat, cycle de Doha: mêmes agendas, mêmes échecs" qui prévoyait l'issue des rencontres de Doha.               

Mais, au fait, qu'en pense le principal intéressé?  

Michel Visart (MV), journaliste à la RTBF1, a interviewé Pascal LAMY, le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce pour lui faire dire ce qu'il pensait de ses commanditaires, les pays du monde, riches ou pauvres.


Son choix musical était Caetano VELOSO, "Carioca"


MV - Alors Gaetano Veloso, c'est bien sûr le Brésil, c'est un des pays qui faisait partie du dernier groupe des gros négociateurs de l'OMC à coté de l'Europe et des Etats-Unis. Est-ce qu'on peut dire que ces poids lourds vous ont déçu ?

PL - Déçu, ce serait prendre une position d'un petit peu haut, moi je ne suis pas là pour juger, je suis là pour essayer de faire avancer les choses, mais si j'écoute la majorité des membres de l'OMC qui sont des pays en développement, hier, avant-hier et aujourd'hui, eux c'est ce qu'ils disent, oui. Ils disent : on est très déçu, et ils ont les gros, les majors, sans lesquels aucun accord ne peut parvenir, les Etats-Unis, l'Europe, l'Inde, le Brésil, portent une responsabilité dans cette situation oui.

MV - Est-ce qu'on peut parler d'un certain égoïsme de la part des pays du nord, des pays riches, on doit, on le sait c'est le cycle du développement, il y a peu à gagner pour les pays développés, dit-on. Donc, peu de motivation finalement ?

PL - Non je ne crois pas, je ne crois pas qu'on puisse dire qu'il y a peu à gagner pour les pays développés, à moins de le dire que, l'existence d'un système commercial multilatéral basé par les règles qui sont les mêmes pour tout le monde, n'a de valeur que pour les petits ou les faibles, je ne crois pas. Si les pays développés, les Etats-Unis, l'Europe, le Japon sont sérieux, un peu cohérents, et font ce qu'ils disent du point de vue de l'organisation de la société internationale, alors ils doivent faire les efforts nécessaires. C'est la différence qu'il y a entre les discours du dimanche à la banque et aux banquiers, et à la messe, et puis ce qu'on fait le lundi dans les négociations.

MV - Alors plusieurs ONG déjà, entre autre Oxfam, pour ne pas la citer, affirme que finalement cet échec est une bonne chose pour les pays en développement, parce qu'ils auraient été pieds et poings liés face aux pays riches. Vous partagez cette analyse ?

PL - Ce n'est pas ce que dit Oxfam exactement. Les organisations non gouvernementales ont eu sur ce sujet des attitudes très ambiguës, et des positions très changeantes. J'entends maintenant dire par beaucoup d'entres elles, que cette suspension et cette possibilité d'un échec, cette éventualité d'un échec définitif, est une catastrophe pour les pays en développement, les mêmes qu'il y a quelques années disaient, qu'une négociation à l'OMC n'était pas bonne pour le développement. Je crois qu’en réalité : il suffit d'écouter les pays en développement. Si on veut parler des intérêts des pays en développement, écoutons ce qu'ils disent, eux mêmes directement, disons sans intermédiaire, de temps en temps. Ce qu'ils disent, c'est qu'ils ont besoin de rééquilibrer les règles du commerce mondial qui leur sont défavorables. Compte tenu de traces assez visibles d'un passé colonial, qui a été celui du 19ème et d'une partie du 20ème siècle, il reste dans le système commercial multilatéral, même s'il a beaucoup évolué des traces de colonialisme économique. Il faut laisser à disparaître, ça ne peut se faire que petit à petit, ce cycle, cette négociation-là, était celle qui permettait enfin d'éliminer la plupart de ces traces, et notamment en matière agricole.

MV - Mais vous avez certainement vous même beaucoup écouté les pays les plus pauvres. Mais les six derniers négociateurs, ces fameux poids lourds, on ne les retrouvait pas là-dedans, ce n'était que des pays riches ou des pays émergents, des grosses puissances en devenir ?

PL - On ne peut pas non plus dire que l'Inde et le Brésil, sont des pays riches, ce sont des pays pauvres, moins pauvres et dont la croissance est plus dynamique qu'un certain nombre de pays d'Afrique par exemple, mais ne disons pas, s'il vous plait, sous prétexte que le Brésil est une puissance agricole potentielle, que la technologie indienne commence à manger des parts de marché ici et là, que l'Inde est un pays riche, l'Inde est un pays pauvre, effroyablement pauvre. Sauf pour disons, 100 ou 200 millions d'Indiens qui commencent à accéder au statut de classe moyenne. Cette idée qu'il y a d'un coté les pays les plus pauvres qui auraient du mal à s'insérer dans un commerce mondial qui est inégal, et de l'autre coté, la Chine, l'Inde et le Brésil qui, en quelque sorte, seraient passés de l'autre coté, épargnons-nous ces images de guignols. Le monde ne fonctionne pas comme cela, il est vrai que l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, sont des pays émergents, que leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes qu'un certain nombre de pays africains, mais ne caricaturons pas.

MV - D'accord, alors personne c'est clair ne vous impute l'échec des négociations, ce n'est pas vous qui négociez directement, mais vous avez d'ailleurs, c'est tout le monde qui le dit, énormément travaillé. Mais à titre personnel, est-ce que vous avez quand même un petit mea-culpa ?

PL - Je ne suis pas négociateur dans cette affaire, je ne suis pas négociateur, je suis sage-femme, berger, de temps en temps confesseur, parfois psychologue, parfois docteur. C'est une variété de rôles. Qu'est-ce que j'aurais pu faire du point de vue de mes fonctions de différent ? Les données étaient là quand je suis arrivé, le calendrier, il est là, c'est à l'intérieur de cela qu'il faut se positionner. Je ne crois pas, c'est vrai que j'ai poussé pour que les négociations avancent, je suis persuadé que c'est ce qu'il faut faire, compte tenu des délais qui sont les nôtres. Et par ailleurs, ce n'est pas forcément terminé, ne faisons pas comme si le cycle avait échoué à 19h40 23 juillet à Genève. Ce que j'ai essayé de faire, c'est de demander un temps mort, une pause, un moment : on se calme, on rentre à la maison, on réfléchit, on sort un peu le nez du pare-brise, et on regarde les enjeux un peu plus vastes. On regarde ce qui se passe dans le commerce mondial en général, le système multilatéral, on regarde aussi d'ailleurs ce qui se passe au Moyen-Orient, en Afghanistan, en Irak, en Corée du Nord. Parce que toutes ces choses là, on ne peut pas complètement les séparer des unes et des autres. On regarde la vision globale, on regarde le monde dans lequel on est, et on se demande si quelques milliards de subventions en moins ou quelques pourcentages de droits de douane en moins, en matière de produits agricoles sur le cochon, le poulet ou le bœuf, parce que c'est de ça qu'il s'agit… Pas plus pas moins.

MV - Justement, est-ce qu’il n’y a pas un déficit de communication à ce niveau-là. Alors, si vous pouviez expliquer brièvement pourquoi c'est indispensable d'avoir un nouvel accord de commerce international ?

PL - Bien sûr que c'est indispensable, s'il l'on pense que la société commerciale internationale, que l'échange international, que le développement de l'échange international, en gros est bon, parce qu'il permet une plus grande efficacité, et étant entendu que ça ne dit rien sur la distribution de ces effets de bien-être. Donc, 1).l'ouverture des échanges est bonne, pour qu’elle soit bonne pour un maximum de gens, il faut des règles communes, et 3) ces règles communes doivent être ajustées, adaptées régulièrement. La dernière fois qu'on a adapté les règles c'était il y a 10 ans, à la vitesse à laquelle va l'augmentation des échanges et la globalisation, il faut le faire maintenant. Et c'est de cela qu'il s'agit, mais ce qu'il faut bien voir, c'est que là où ça coince, c'est sur une tête épingle par rapport à tous ces problèmes. Là où ça coince, c'est quelques milliards de subventions agricoles qu'il faut diminuer et quelques pourcentages de droits de douane, encore une fois sur les produits que vous mangez tous les jours, et qu'il faut diminuer, et ça je pense qu'il faut reprendre un sens des proportions. Et c'est la raison pour laquelle, je pense que cette pause est nécessaire pour que les gens considèrent les proportions et reviennent éventuellement, en tout cas je l'espère, autour de la table avec des tactiques ou des proportions un peu meilleures.

MV - Et c'est dans ce sens là que vous demandez une réflexion aux états membres et qu'est-ce que vous allez pouvoir faire pour vous, pour déclencher cette réflexion parce qu'on n'a pas du tout l'impression que pour l'instant, ils soient prêts à aller plus loin, et à mettre un petit peu d'eau dans leur vin ?

PL - Pour l'instant, ils sont très occupés à se rejeter la responsabilité les uns sur les autres, c'est classique, quand une négociation ne marche pas, « c'est jamais de ma faute, c'est toujours de la tienne ». Il y a ce moment-là qu'il faut passer. J'espère, je pense que le temps de la réflexion va porter un peu conseil, et encore une fois, que le sens des proportions entre ce qu'ils vont perdre, tous, si cette négociation échoue, à commencer par ce qu'il y a sur la table, à commencer par l'élimination totale des subventions à l'exportation, à commencer par ce qui a été fait pour les pays les plus pauvres, et qui pour l'instant est sur la table en matière d'accès au pays du nord. Tout ce qui est sur la table, risque de disparaître, si la négociation échoue. Donc, prenons un peu de recul, prenons un peu de distance, voyons les risques qu'il y aurait à persévérer dans ces combinaisons tactiques qui se sont avérées incompatibles, et à ce moment là, revoyons-les.

MV - Alors le commissaire européen, Peter Medelson suggère, pour ne pas tout perdre en tout cas à court et moyen terme, d'avancer sur certains dossiers, certains acquis parallèlement. Est-ce qu'on peut imaginer de démanteler un petit peu l'agenda, et surtout les dossiers de l'agenda ?

PL - Il est prévisible que compte tenu de la complexité de cet agenda, un certain nombre de joueurs vont essayer de suggérer de garder dans cet agenda ce qui les arrange, et de retirer de l'agenda ce qui les dérange. Je m'attends à ce que ça se passe.

MV - Et vous n'êtes pas pour évidemment ?

PL - Ça me paraît difficile parce que compte tenu du fait que l'agenda a précisément été confectionné pour faire un équilibre entre les sujets qui fâchent et les sujets qui ne fâchent pas, si il s'agit de ne garder que les sujets qui ne fâchent pas, ma vision et votre vision de ce qui fâche ou de ce qui ne fâche sera différente. Donc, je ne suis pas sûr que ce soit une voie très, très prometteuse.

MV - Alors est-ce que le moment n'est pas venu pour vous directeur général de l'OMC, de penser enfin à la réforme de cette institution, que vous aviez en son temps, je crois que c'était après Cancun, qualifié de médiévale, parce que visiblement ça ne fonctionne pas trop bien quand même ?

PL - C'est vrai qu'on peut sûrement améliorer le fonctionnement. Mais sur ce point mon diagnostic est très clair, la raison pour laquelle aujourd'hui la négociation est bloquée, ça n'est pas parce que l'OMC fonctionnerait bien ou mal, ou mieux ou moins bien. La solution ne réside pas dans une procédure. Si les Américains ne veulent pas diminuer leurs subventions à l'exportation, leurs subventions internes qu'ils donnent à leurs agriculteurs, si les Européens ne veulent pas baisser davantage de quelques points leurs droits de douane, si les Brésiliens ou les Indiens ne veulent pas baisser de quelques points supplémentaires, leurs droits de douane sur les produits industriels, ce n'est pas une affaire de fonctionnement de l'OMC ça. C’est une affaire de volonté politique aux Etats-Unis, en Europe, au Brésil et en Inde.

MV - Alors Pascal Lamy, peut-être déjà une dernière question, en France, et vous êtes français bien sûr, on a entendu pas mal de voix, entre autre des organisations agricoles qui se sont réjouies au sein du gouvernement, certains on l'air presque contents. J'ai entendu dire que la France finalement n'y perdait pas à grand chose, hier soir Suzanne Schwab, la négociatrice américaine suggère d'attendre après les élections. Et vous, vous comprenez encore vos compatriotes ?

PL - Mais moi ici à Genève à l'OMC dans les négociations commerciales, je vois des Européens. Mon interlocuteur est un commissaire européen. Alors je sais qu'il travaille sous contrainte française, belge, néerlandaise, luxembourgeoise, et hollandaise, de même d'ailleurs que je sais le négociateur américain fonctionne sous contrainte de l'Iowa, du Connecticut, du Texas. Mais depuis que je suis ici, j'ai pour habitude de ne pas trop me mêler de la manière dont les gens que je vois et qui négocient ici, font leur soupe à la maison. Mais il est des moments où c'est utile, où il est des moments ou ça l’est moins. Cela étant, disons que l'agriculture française n'a jamais été propice à cette négociation et ce n'est pas un scoop…


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Mais, rassurez-vous, Monsieur Lamy, ce n'est pas encore l'acte de décès officiel du "round de Doha", même si cela en a la couleur. Les six grands (par ordre alphabétique pour ne pas faire de jaloux) Australie, Brésil, Etats-Unis, Inde, Japon, Union Européenne vont certainement vous concoqueter une surprise sur "prise de conscience". 

Mais, on peut comprendre que comme tout avortement, des discussions ratées sont une preuve d'échec.

Accusé l'autre pays de son propre échec n'est pas une preuve flagrante de sagesse.

Et si on ajoutait la lettre "D" au sigle de l'organisation, cela pourait mettre d'accord les altermondialistes en devenant l'Organisation Mondiale du Commerce Durable.

Alors, Messieurs, après le "revers", si vous essayiez le "coup droit", ça changerait.

 

L'enfoiré,

 

Sur Agoravox, d'autres commentaires

 

Citations:

  • "Se trop ériger en négociateur n'est pas toujours la meilleure qualité pour la négociation.", Cardinal de Retz
  • "Avant de négocier avec le loup, mets lui une muselière.", Valerio Butulescu
  • "Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier ", John Fitzgérald Kennedy
  • "Ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable.", Nikita Khrouchtchev
  • "C'est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant.", Françoise Giroud

Mise à jour : 22 juin 2007: Discussion de Potsdam échoue une nouvelle fois et prématurément entre Etats-Unis, Europe, Brésil et Inde, Mais on n'a pas encore siffler la fin de la "récréation". 

 

21/07/2006

Je t'aime, moi non plus, une fois

L'éclatement de la Belgique comme les Flamands semblent le penser ou le vouloir. Voler de ses propres ailes n'est pas gratuit de part et d'autre d'une frontière que l'on ne voudrait que linguistique. 

medium_Je_t_aime_moi_non_plus_00.jpgHervé HASQUIN, historien, député fédéral MR et président du centre d'études du MR (HH) et Paul-Henry GENDEBIEN, président fondateur du Rassemblement Wallonie-France (PHG) étaient rassemblés pour discuter de cette éventualité par le journaliste, J-P JACQMIN (JPJA) de la RTBF1 ce 14 juillet, fête nationale française.

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13/05/2006

Quand les jeunes s'en mêlent

Est-ce que ce sont les jeunes qui ont peur ou les jeunes qui font peur? Sont-ils jeunes d'esprit? L'enquête menée par l'émission radiophonique de la RTBF et la Communauté française belge s'est attelée à la tâche pour répondre à ces questions. "Quand les jeunes s'en mêlent" une émission qui ne connaitra pas de fin.

Les jeunes considèrent qu’ils sont en même temps en danger et un danger. Le gouvernement a perçu le message avant même que les résultats de l’enquête ne soient connus. Il a apporté à cette question complexe des solutions simples, finalement. Si le jeune est en danger, on convoque ses père et mère pour un stage parental. Si le jeune est un danger, on crée de nouvelles places en centres fermés. On peut avoir l’impression que le gouvernement n’a ainsi répondu qu’à la question qu’il avait sous les yeux.

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06/05/2006

Payez d'abord, on verra après

L'administration a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours. Saison des impôts et taxes de toutes sortes? Voici un petit lexique. 

N'avez-vous jamais été pris à la gorge dans vos relations avec les impôts?
"Si bien sûr, tous les ans quand j'ai à les payer", répondez-vous, avec un sourire mi-figue mi-raisin.
On a bien le souci parfois (je dis bien parfois) de vous refiler l'information de la répartition et de l'attribution qu'auront vos précieux deniers, mais cela reste fort théorique. Vous n'êtes pas le patron de votre entreprise à exiger un rapport sur les activités et la destination de vos investissements!

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22/04/2006

Jusqu'où aller trop loin

La semaine dernière, l'inadmissible, l'incompréhensible s'est produit: l'assassinat d'un jeune par un autre pour un simple MP3. Les réactions et l'émotion étaient très vives dans la population belge. 

En pleine gare Centrale à Bruxelles, en heure de grande affluence, le jeune Joe a eu le malheur d'écouter son MP3 en allant récupérer son train comme tous les jours. Ce 'luxe' a créé une envie qui s'est terminée en drame et a coûté la vie à Joe Van Holsbeek à la suite d'un coup de couteau.

La question du pourquoi, du comment une chose pareille a pu se produire est sur toutes les lèvres.

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18/04/2006

Il était le vol, une fois

Le titre pourrait faire croire à une histoire belge. Et oui, c'en est une. Voilà que notre ministre de l'intérieur pense à minimiser le larcin. Le vol à l'étalage ne serait plus coté à l'argus des délits à punir. 
 
Ce 13 avril (tiens, on est 13 jours en retard), le parquet d'Audenarde vient de classer les vols en magasins sans suite.

A Audenarde, en effet, dresser la liste des contraventions pour laquelle il ne faudra plus de PV, au départ confidentielle, a été la première tâche vite fait, bien fait et distribuée au policiers. "Sans suite" a un impact immédiat.

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29/03/2006

La face cachée du pétrole

Eric LAURENT, journaliste et auteur de "La face cachée du pétrole" chez PLON est l'invité de Jean-Pierre Jacqmin, journaliste de la RTBF.

Son choix musical: "Lindbergh" de Robert Charlebois  

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18/02/2006

Direct au coeur

Nous venons de passer le cap. La décision est prise, le vote et l'acceptation de la directive Bolkestein, que je qualifiais de "Machin" dans mon dernier blog sur l'Euro, vient de passer ce 16 février 2006.

politiqueDate qui méritera une pierre noire ou blanche dans l'histoire de la Commission Européenne, l'histoire nous le dira bien vite dans ses résultats.
Que de litres d'encre, de salive et de manifestations (dont je parlais voilà près d'un an dans "Les oiseaux ne se cachent plus pour mourir") ont été nécessaires pour en arriver là. 

Le texte en a été remanié, expurgé de ses aspects les plus polémiques.

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12/02/2006

Le "décoût" de la vie

L'Euro, ce bouc émissaire bien venu pour voiler la réalité vraie. Le Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs (CRIOC) a fait son enquête.

1.jpgL’Euro vient de fêter ses 4 ans mais plus il grandit et moins les Européens l’aiment. A sa naissance, en 2002, ils étaient 60% à trouver que l’Euro, c’était un bon coup. Aujourd’hui, c’est tout juste s’il décroche encore une majorité. Son pire péché serait d’avoir «apparemment » fait flamber les prix. Et même si toutes les mesures de l’inflation prouvent le contraire, plus de 80% des consommateurs en restent convaincus.

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08/02/2006

Séisme d'opinions

Nous vivons ces derniers jours un schisme idéologique avec repli sur soi et ripostes disproportionnées. Pourquoi ? 

Surpris de l’ampleur des dégâts philosophiques, moraux et corporels, tout le monde essaye de comprendre.

La RTBF par l’entremise du journaliste, Christian Jade, donne une réponse.:

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15/01/2006

Histoires d'eau

Comparaison entre deux catastrophes: le Tsunami, dommage humain et écologique sans précédents dans l'histoire de l'humanité, et le cyclone Katrina. 

Le mot "Tsunami" n'avait jusqu'à lors que peu de signification pour le commun des mortels. Après le passage de la vague meurtrière, la détresse des habitants qui ont enduré ce cataclysme n'a eu d'égal que l'élan de générosité qui s'en suivit dans le monde entier. Les opérations "12-12" de tout horizon ont eu le mérite de réveiller une conscience de solidarité mondiale.

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03/01/2006

L'argent du beurre

Les blocs économiques se réveillent l’un après l’autre, chacun plaçant le précédent dans l’ombre. Le mondialisme a tout de même un côté positif, par l’interdépendance.

L'argent du beurre_00.jpg

L'histoire d'une civilisation se construit à l'image de l'homme et par son interdépendance avec ceux qui l'entourent:

•La naissance avec ses balbutiements et la recherche de son identité.
•L'adolescence avec son affirmation de sa suprématie vraie ou fictive par ses grands 'coups de gueule' militaires et de son positionnement dans l'échelle des puissances par ses conquêtes.
•L'apogée caractérisée par une opulence et une puissance qui permettent à sa population de vivre de ses acquis dans un plus grand luxe de raffinement.
•Le déclin reflété dans le manque d'initiatives nouvelles, une stagnation, un protectionnisme, un manque d'entretien de son économie ou un conformisme généré par une fausse idée d'immortalité.

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11/11/2005

Détour de banlieue

Les événements dans les banlieues parisiennes vont laisser des traces. Tentatives d'explications.

0.jpgPhilippe Hermant, journaliste à la RTBF, m'interpellait avec ce qui suit:

"Attention aux mots, ils nous trompent. J'y pensais ces jours-ci en regardant les images enflammées de  Clichy-sous-Bois ou de Aulnay-sous-Bois et en écoutant les commentaires des hommes politiques et des journalistes. Parlons de ce mot, le mot "banlieue" que certains prononcent aujourd'hui comme un gros mot, presque comme une insulte. La banlieue, c'était au Moyen Age un territoire où s'exerçait l'autorité de la ville.

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29/10/2005

Grever la grève ?

La grève n'est pas une mince décision. Grèver ses propres ressources pour garder ses acquis. Quel serait l'autre alternative? 

Un coup d’œil au dictionnaire: 

Grever (du latin: gravare=charger) : Soumettre à de lourdes charges. Exemple: Grever l'impôt.

Grève: Jambière d'armure

Grève: (subst. fém.) Terrain plat et uni, généralement constitué de sable et de graviers, sis au bord d'un cours d'eau ou de la mer.

Grève (emprunté à un mot prélatin): Interruption concertée et collective du travail. Elle tire son nom de la place de Grève à Paris. Cette place, située en bord de Seine devant l'hôtel de ville, était un des postes d'accostage des bateaux. Les hommes sans emploi y trouvaient une embauche facile pour les chargements et les déchargements.             

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08/10/2005

Un grain de sel ou de sable en plus

Interview de Jose Emmanuel Barroso sur sa vision de l'Europe (avec quelques commentaires de l'Enfoiré) 

L'actualité commence tout doucement à me faire sauter le bouchon !

Voilà le quatrième billet lui étant consacré en moins de deux semaines. Il y a de quoi casser le rythme habituel de parution ! 

Après la grève générale en France et celle de la Belgique qui a suivi ce vendredi, je crois que l'Enfoiré avait un droit de réponse à fournir à l'interview radio transcrit ci-dessous de ce jeudi matin.  

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26/09/2005

La taxe pour s'envoyer en l'air ?

Discussion autour d'un désir de taxer les vols aériens. 

Taxe,aviationLettre ouverte à Monsieur Dominique de Villepin,

Vous vous êtes sans doute éveillé irrité avec un bruit d'avion qui survolait votre maison. Je ne vois d'ailleurs pas d'autres raisons pour laquelle vous vous êtes présenté ce 16 septembre à l'ONU à l'occasion du 60ème anniversaire avec l'idée de proposer une taxe sur les tickets d'avion pour apporter une aide aux pauvres du tiers monde et  pallier l'insuffisance de l'aide publique au développement. Une taxe de cinq Euros par vol serait donc l'idée.

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14/09/2005

Des paroles lourdes de conséquences

Les catastrophes s'expliquent parfois en demi teintes sans y voir de relations immédiates. 

En 1961, J.F. Kennedy prononçait un discours qui allait changer les attitudes des Américains pour de nombreuses années et dont les paroles allaient se retourner en définitive contre eux. Sous une forme anodine qui appelait, au premier degré, à de nombreux applaudissements, il lançait le 20 janvier 1961 lors de son investiture: 

"Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays. 

Sous un chapeau galvanisant l'esprit "dompteur" américain, par ces mots, il montrait et portait aux nues le chemin de l'individualisme à outrance et diabolisait l'"Etat Providence". La solidarité, la pauvreté: connais pas! La réussite attend ceux qui savent l'atteindre avec ses propres atouts dans le jeu de la vie.

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01/07/2005

Coup de pouce à la Démocratie

« La Démocratie par le peuple et pour le peuple ».


0.jpgVoilà ce qui résume la soif de participation des gens à prendre leur destin en charge.
Ceux-ci aspirent aujourd’hui à prendre plus de responsabilité participative.
Cependant, débattre démocratiquement dans des comités de quartiers plus proches des gens fonctionne généralement mieux que les élections organisées périodiquement au niveau du pays (comme nous l’avons vu dans « Vivre dans un monde démocratique, ça vous gratte ? »).
Pouvoir recourir au vote d’une manière synchronisée aux événements qui nécessitent une décision direct et rapide inciterait peut-être l'électeur à plus de civisme.

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